Un homme mis en examen et écroué pour avoir projeté d’attaquer une école maternelle

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L’homme a été interpellé par la DGSI. – AFP

INFO BFMTV – Un homme a été arrêté à son domicile en Seine-et-Marne le 25 mars dernier par la DGSI dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat contre une école maternelle. Le suspect a reconnu ses intentions meurtrières. Il a été mis en examen et écroué.

Il se revendique comme “le fils spirituel” de Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban. A l’instar de son mentor, un homme a reconnu avoir voulu commettre un attentat dans une école maternelle et tuer des policiers. Interpellé le 25 mars à son domicile de Seine-et-Marne, selon nos informations, il a été mis en examen 4 jours plus tard pour “association de malfaiteur terroriste” et est désormais écroué.

Déjà connu des services du renseignement territorial pour sa radicalisation depuis fin 2017, l’homme cherchait à se procurer des armes, selon les informations qui sont remontées aux oreilles des enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui ont déjoué cet attentat. Un deuxième homme, un ami d’enfance de ce suspect, a d’ailleurs été mis en examen dans ce dossier. Il avait été interpellé en août 2018 par les douaniers alors qu’il cherchait à importer des armes.

Tuer des policiers

Entendu pendant 96 heures en garde à vue, l’homme âgé de 21 ans a reconnu son intention meurtrière et le scénario qu’il avait imaginé. Il a raconté avoir voulu entrer dans une école, s’en prendre physiquement aux enfants, puis les prendre en otages en attendant l’arrivée des policiers. Il avait ensuite prévu de tuer les membres des forces de l’ordre. Le suspect a d’ailleurs précisé avoir repéré l’établissement scolaire qu’il souhaitait viser, ce que l’enquête n’a pour l’instant pu déterminer.

Au cours de ce projet meurtrier, cet homme souhaitait également assassiner à un policier de Seine-et-Marne qui l’avait arrêté dans le passé pour une affaire de droit commun. Il a affirmé aux enquêteurs de la DGSI qu’il avait déjà trouvé son adresse. Si le suspect reconnait les faits, il a tenté de les justifier par des problèmes psychologiques. Il a expliqué souffrir d’une dépression et a précisé avoir voulu “sublimer son suicide” en lui donnant un impact médiatique retentissant.

Menace endogène

Toujours selon nos informations, aucune propagande jihadiste n’a été retrouvée ni lors des perquisitions menées à son domicile, ni sur son ordinateur ou son téléphone portable. Lors de l’analyse de son matériel numérique, les enquêteurs ont toutefois noté que l’homme avait cherché à effacer ses traces et son historique, notamment en utilisant le dark web. 

A ce stade de l’enquête, les policiers considèrent que le suspect présente davantage des troubles psychiatriques qu’une réelle radicalité et adhésion pour les thèses jihadistes. Mais son mode opératoire et les cibles qu’ils envisageait font directement écho à la propagande du groupe Etat islamique. Pour les enquêteurs spécialisés, cet individu est représentatif d’une menace endogène avec des individus fragiles psychologiquement et perméables aux idéologies radicales.

Cécile Ollivier

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