Alain Finkielkraut: “Je suis toujours Charlie et je n’en démordrai pas”.

Alain Finkielkraut: «Je suis toujours Charlie et je n’en démordrai pas»

Alain Finkielkraut.

EXCLUSIF – Quatre ans après les attentats de janvier 2015, le philosophe, admirateur de Houellebecq, confie au Figaro ses inquiétudes face à la «dislocation» de la France.


L’islamisme, un défi pour notre civilisation. – «Le Figaro Enquêtes» publie cette semaine un recueil exceptionnel de textes, interviews, reportages d’observateurs parmi les plus brillants de leur époque. Ils éclairent et décryptent un phénomène sans précédent: le choc de civilisations à l’intérieur même de l’Europe et de la communauté nationale.

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Quatre ans après les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 en France, qui ont visé la rédaction du journal Charlie Hebdo, mais aussi des policiers et des clients d’une supérette kasher, et au cours desquels dix-sept personnes ont été tuées, Alain Finkielkraut reste, plus que jamais, Charlie. Car ce qu’il appelle «le parti de l’Autre» ou le «camp du déni» n’a pas dit son dernier mot. Certes, les bien-pensants n’ont plus le monopole de la parole légitime et une prise de conscience tardive s’opère. Mais les comparaisons incessantes avec les années 1930 continuent d’occulter une partie de la réalité tandis que le mouvement «décolonial», est, avec ses réseaux associatifs, très présent dans l’université. «La France se disloque, constate Alain Finkielkraut, et face à la force du nombre, il n’y a pas de recettes pour résorber la fracture.»

FIGAROVOX. – Quatre ans après les attentats de janvier 2015 êtes-vous toujours Charlie?

Alain FINKIELKRAUT.La caricature n’est pas la forme d’humour que je préfère. Mais face à des intellectuels – comme Pierre Rosanvallon qui se permet d’écrire une histoire intellectuelle de la période récente, sans la moindre référence aux attentats qui ont précédé le 11 janvier, ou bien encore Danièle Sallenave, qui dans son dernier livre, L’Églantine et le Muguet, s’en prend aux penseurs «républicains, néoconservateurs» et explique la montée de l’islamisme dans notre pays par notre passé colonial, et la situation qui est faite à nos concitoyens musulmans d’origine immigrée – alors oui, évidemment, face à eux, je suis Charlie et je n’en démordrai pas.

– Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

Le 11 janvier 2015, entre 1,2 et 1,6 million de personnes ont marché à Paris contre la terreur et pour la liberté d’expression. Que reste-t-il de cette marche?

«Je suis Charlie, je suis juif, je suis la police, je suis la République», lisait-on sur les banderoles de la grande manifestation du 11 janvier. Nuit debout a voulu laver la tache, en investissant la place de la République, pour dénoncer, comme si de rien n’ était, la bourgeoisie capitaliste, l’État policier et ses chiens de garde intellectuels. La brèche ouverte par les attentats dans la vision progressiste de l’histoire était colmatée. L’islam radical disparaissait, il n’était plus question des violences antipolicières, ni du nouvel antisémitisme. Tout se ramenait au face-à-face des «dominants» et des «dominés». C’était désespérant mais cela n’a pas pris ; malgré la ferveur médiatique, le peuple était le grand absent de cette assemblée populaire. On peut donc dire que le 11 janvier vit encore.

Un an après, Emmanuel Todd écrivait, Qui est Charlie?, qui faisait du 11 janvier une marche islamophobe…

À la question «Qui est Charlie?», Emmanuel Todd répond comme le faisait Guy Bedos, mais avant les attentats: «Charlie est le nom d’une bande de scélérats.» Dès le début de son livre, la sentence tombe: «Blasphémer de manière répétitive, systématique sur Mahomet, personnage central de la religion d’un groupe faible et discriminé, devrait être, quoi qu’en disent les tribunaux, qualifié d’incitation à la haine religieuse, ethnique ou raciale.» Et Todd accable de son mépris les manifestants du 11 janvier, «des millions de Français sont descendus dans la rue pour défendre le droit de cracher sur la religion des faibles». Ces insultes aux morts, et à ceux qui ont choisi de les honorer, ont valu à l’anthropologue la couverture de L’Obs, ce journal dont Jean Daniel avait su faire l’organe de la gauche antitotalitaire. Raison de plus pour être Charlie.

Après le sursaut du 11 janvier, il y a eu notamment les attentats du 13 novembre 2015, le 14 juillet 2016 à Nice, l’assassinat du père Hamel ou encore l’attaque de Trèbes. La nation s’est-elle habituée à l’horreur terroriste aussi bien qu’à l’islamisme ordinaire?

«Non on ne s’habitue pas. À chaque attentat, on espère seulement – sans trop y croire – que c’est la dernière fois»

Alain Finkielkraut

Non on ne s’habitue pas. À chaque attentat, on espère seulement – sans trop y croire – que c’est la dernière fois. Mais on a du mal à réaliser que le djihadisme est la forme paroxystique d’un phénomène sans précédent: le choc de civilisations, à l’intérieur même de la communauté nationale.

La France se disloque et, face à la force du nombre, il n’y a pas de recettes pour résorber la fracture. Les ministres de l’Intérieur font les uns après les autres le constat de cette impuissance. Le dernier en date, Gérard Collomb, a dit après avoir passé dix-huit mois Place Beauvau que les communautés vivent aujourd’hui côte à côte et que demain cela risque d’être face à face.

Le problème est aussi Européen. Visiblement, la CEDH n’est pas Charlie. La Cour européenne des droits de l’homme a confirmé la condamnation d’une Autrichienne qui avait évoqué lors d’un meeting la «pédophilie» de Mahomet. De même, le comité des droits de l’homme des Nations unies a également condamné symboliquement la loi française sur la burqa. L’islam radical profite-t-il de notre vision dévoyée des droits de l’homme?

«La France doit prendre le contre-pied du président de la Cour de cassation et se retirer du Comité des droits de l'homme de l'ONU», clame Alain Finkielkraut.
«La France doit prendre le contre-pied du président de la Cour de cassation et se retirer du Comité des droits de l’homme de l’ONU», clame Alain Finkielkraut. – Crédits photo : Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Dans les démocraties modernes, comme l’a très bien montré le philosophe Robert Legros, ce n’est pas seulement le peuple ou la nation qui est la source ultime de la loi, mais l’humanité. Tous les pouvoirs viennent de l’humanité, s’exercent au nom de l’humanité et s’accomplissent sous la surveillance de l’humanité. Pour le dire autrement, l’assemblée des citoyens ne peut pas voter une loi contraire aux droits de l’homme. Ce bel édifice est aujourd’hui en péril parce que le consensus sur la signification des droits de l’homme s’est brisé. Pour l’ONU, pour un certain nombre d’autres instances internationales, le port du voile intégral relève de la liberté d’expression. Et le président de la Cour de cassation française a laissé entendre que la justice de notre pays devrait s’incliner devant l’avis du Comité des droits de l’homme de l’ONU, estimant que la décision française d’interdire le voile à la crèche Babilou avait porté atteinte à la liberté religieuse.

Les dissidents d’Europe de l’Est pouvaient invoquer les droits de l’homme contre le pouvoir totalitaire ; c’est aujourd’hui entre deux conceptions des droits de l’homme que le combat se déroule. La France doit prendre le contre-pied du président de la Cour de cassation et se retirer du Comité des droits de l’homme de l’ONU. En s’y maintenant, elle trahit son histoire.

Pour en revenir au 11 janvier, au lendemain de cette marche, vous aviez déclaré dans les colonnes du Figaro: «Une bataille s’est engagée entre le parti du Sursaut et le parti de l’Autre.» Quatre ans après, quel parti a gagné cette bataille?

Le mouvement «décolonial» est avec ses réseaux associatifs, très présent dans l’université. Il dénonce, contre toute évidence, le racisme d’État. Il attaque l’universalisme républicain ; il invoque le féminisme pour légitimer le port du voile et la laïcité pour légitimer les revendications religieuses. Malheureusement, la gauche, dans sa majorité, ne trouve rien à y redire. Ainsi sacrifie-t-elle ses propres principes à une défense inconditionnelle de l’Autre. Le «parti de l’Autre» met la violence islamiste sur le compte de l’inégalité. «Nous enfantons des monstres qui nous tuent, nos bourreaux sont d’abord nos victimes», souffle-t-il. Cette thèse ayant quand même du plomb dans l’aile, une autre interprétation vient de voir le jour. Dans son livre Un temps pour haïr, Marc Weitzmann croit pouvoir déceler une collusion entre le néopopulisme très actif en Europe et ce qu’il appelle les courants réactionnaires musulmans. Même haine pour les élites et le mondialisme, même goût de l’authenticité, même homophobie, même phallocratie misogyne et, si j’ai bien compris, même apologie du sacrifice. Pour Marc Weitzmann, voir dans le comportement d’Arnaud Beltrame un geste sacrificiel, c’est s’inscrire dans la même logique que les djihadistes. Cette confusion entre sainteté – mourir pour l’autre – et barbarie – faire de son corps une arme de destruction massive – a quelque chose de désespérant. Elle témoigne du nihilisme dans lequel certains sont tombés. Heureusement pas tout le monde.

«Ceux qui comparent notre époque aux années 1930 n’ont qu’un but, occulter le véritable et nouvel antisémitisme»

Alain Finkielkraut

Alexandre Devecchio : « L’amalgame entre le terrorisme et l’islamisme doit être fait. » – Regarder sur Figaro Live

Pour Edwy Plenel, les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs d’hier?

Ce qui endormait la vigilance des nations dans les années 1930, c’était la hantise d’un retour de l’esprit de 1914 ; ce qui nous démobilise aujourd’hui, c’est la hantise d’un retour des années 1930. Pour Luc Boltanski, pour Enzo Traverso ou pour Edwy Plenel, l’islamophobie prend le relais de l’antisémitisme et ils voient renaître les théories nationalistes et traditionalistes chères à Charles Maurras, dans la bouche d’intellectuels qui auraient été autrefois dénoncés par l’Action française en tant que juifs. À cela, Charb, l’une des victimes de l’attentat du 7 janvier, avait, d’avance, répondu: «En 1931, existait-il un terrorisme international qui se réclamait du judaïsme orthodoxe? Des terroristes juifs revendiquaient-ils d’instaurer l’équivalent juif de la charia en Libye, en Tunisie, en Syrie et en Irak? Un Ben Laden avait-il envoyé un biplan s’écraser sur l’Empire State Building? Je ne suis pas historien mais je ne pense pas.» Les années 1930, c’était la montée irrésistible de l’antisémitisme. Ceux qui comparent notre époque aux années 1930 n’ont qu’un but, occulter le véritable et nouvel antisémitisme, car étant le fait des dominés, il ne cadre pas avec leur vision du monde.

Quand on voit des journalistes du Mondetel que Davet et Lhomme ou Chemin et Bacqué décrire l’islamisation de la France, on se dit que le temps du déni touche à sa fin…

Il se passe des choses. Les progressistes avaient voulu dresser une espèce de cordon sanitaire. Or on voit que ce n’est plus possible ; même sur des chaînes d’info en continu, des dialogues improbables se nouent, comme entre Romain Goupil et Robert Ménard. Les Bien-pensants n’ont plus le monopole de la parole légitime. Et effectivement, comme l’a dit le magazine Causeur, il est amusant de voir Le Monde découvrir la Lune. Vingt ans presque après la parution des Territoires perdus de la République.

On peut se réjouir de cette prise de conscience tardive, mais il n’est pas sûr que le parti du déni ait dit son dernier mot. Après une agression spectaculaire dans un lycée professionnel de Créteil, par un lycéen braquant son professeur, le hashtag «Pas de vague» est apparu sur Twitter. Des professeurs ont décrit les violences quotidiennes dont ils étaient victimes, mais Le Mondea aussitôt mis le couvercle sur cette expression. Un sociologue a expliqué, chiffres à l’appui, qu’il n’y avait pas plus de violences aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Il a également affirmé que les sanctions étaient contre-productives. Après quoi, Le Mondea publié un tableau des inégalités scolaires en Seine-Saint-Denis: autrement dit, si violence il y a, elle est le fait du pouvoir, de l’État. Mais peut-être que dans vingt ans, s’ils sont encore d’attaque, Davet et Lhomme réuniront une équipe de journalistes et écriront un livre sur les violences scolaires, appelé «L’ école à feu et à sang». À ce moment-là bien sûr, les micros se tendront vers les coordinateurs de ce livre. L’arrogance du progressisme n’est certes plus de mise, mais le combat n’est pas fini.

«Je pense que le mot “migrant” est en lui-même très révélateur», explique Alain Finkielkraut.
«Je pense que le mot “migrant” est en lui-même très révélateur», explique Alain Finkielkraut. – Crédits photo : Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

Déjà en 1989, vous alertiez sur les dérives communautaires à propos de l’affaire du voile à Creil. N’avons-nous pas perdu trop de temps?

Je pense que l’on a perdu beaucoup de temps. Je me souviens, avec le cœur serré, de la conférence de presse de Georges Bensoussan – Barbara Lefebvre était présente également – pour les 10  ans de la parution des Territoires perdus de la République, où il disait: «Depuis le livre, dans les banlieues, la situation s’est aggravée. L’antisémitisme n’est plus une opinion: c’est devenu un code culturel.» Il n’y avait pas de journalistes à cette conférence, simplement quelques amis. C’était en 2012. Il a fallu attendre 2018 pour que paraisse le «manifeste contre le nouvel antisémitisme». Ce mot de «nouveau» a d’ailleurs quelque chose d’absurde puisque cela fait plusieurs décennies que ça dure et que le signal d’alarme a été tiré il y a vingt ans. L’aveuglement a duré un temps fou et nous ne sommes d’ailleurs toujours pas au bout de nos peines. Daniel Schneidermann sur son blog a salué la parution d’un livre Les Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école: réussir au-delà des préjugés en disant, «voilà la meilleure réponse à apporter à Georges Bensoussan et à ses coauteurs». La crainte de stigmatiser la jeunesse en déshérence des banlieues reste tellement forte que l’on a toujours du mal à regarder la réalité en face.

Concernant l’affaire du voile de Creil, c’est en 2004 seulement que la France a pris conscience du problème et de sa teneur. C’est à cette date qu’une loi interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école a été votée. La commission Stasi, du nom de Bernard Stasi qui la présidait, qui devait réfléchir à l’application du principe de laïcité, était pourtant défavorable à la loi. Rien n’était gagné. Et rappelons aussi qu’à l’origine, ceux qui soutinrent le proviseur contre l’élève voilée se firent durement attaquer. Aujourd’hui, on s’aperçoit que le voile n’est qu’un aspect des revendications islamistes. Jean-Pierre Obin expliquait dans son rapport, en 2004, que les élèves voulaient partager, diviser les sujets enseignés entre ce qui était halal et ce qui était haram. Comme à la cantine. De plus en plus de lycées, de collèges et même d’écoles primaires sont confrontés à ce problème. Tout récemment, on a eu des exemples d’écoles où les garçons refusaient de donner la main aux filles. Le problème est loin d’être réglé.

Après Charlie, il y a eu la crise «migrants». Si le tabou sur l’islam commence à se fissurer, celui sur l’immigration semble indestructible…

Je pense que le mot «migrant» est en lui-même très révélateur. Aux yeux des partisans de l’hospitalité inconditionnelle, de l’ouverture infinie des frontières, l’homme qui arrive ne se définit ni par son origine ni par sa destination, mais par son errance. C’est un voyageur et, qui plus est, un voyageur sans bagages. On ne veut pas voir autre chose en lui que l’homo migrator. Cet aveuglement est évidemment problématique et dangereux, parce que l’antisémitisme dont l’Europe est aujourd’hui le théâtre n’est plus endogène. Il vient de l’extérieur, c’est un produit d’importation. Il est donc lié à l’immigration. Cela doit être dit avec autant de tact que possible, car il ne s’agit évidemment pas de décrire les migrants comme des envahisseurs pogromistes. Mais ce problème devrait quand même pouvoir être évoqué. Or avec le mot «migrant», c’est impossible, cette réalité est occultée. L’immigration est le dernier refuge de l’antiracisme idéologique. C’est une forteresse qui me semble très difficile à conquérir.

Le président Macron oppose les nationalistes aux progressistes. Le nationalisme est-il aujourd’hui la menace prioritaire en Europe?

Emmanuel Macron a fondé sa campagne sur l’opposition entre les progressistes et les conservateurs. Il module ce grand clivage en parlant dorénavant de populistes et de nationalistes. Le danger de l’extrémisme existe. Il y a eu récemment en Italie une marche pour célébrer le 90e anniversaire de la marche sur Rome des Chemises noires de Benito Mussolini.

Toutefois, à travers cette critique du populisme et du nationalisme, on cherche à criminaliser le droit des peuples à la continuité historique. Christophe Guilluy a écrit que si insécurité culturelle il y a, c’est parce que ceux qui avaient le statut de référent culturel sont mis en minorité là où ils vivent. Cela leur est insupportable, leur révolte est absolument légitime. Elle doit être écoutée et cette écoute doit se traduire dans les faits. Si nous voulons que notre pays reste vivable, il faut ralentir les flux migratoires ; car la force du nombre rend toute assimilation, et même toute intégration, impossible.


LE FIGARO ENQUÊTES – L’islamisme, un défi pour notre civilisation

– Crédits photo : nhlacer

Que dit le Coran? Entre chrétiens et musulmans, quel dialogue possible? Quelles différences entre islam et islamisme? L’islam représente-t-il un danger pour la civilisation européenne? La France est-elle particulièrement visée? Quelles sont les motivations et les causes du terrorisme? Sont-elles politiques, religieuses, économiques ou sociales? La disparition de Daech signifie-t-elle pour autant la fin de l’islamisme?

Voici autant de questions qui travaillent en profondeur l’Europe et plus particulièrement la France, durement touchée par le terrorisme islamiste ces dernières années. Pour tenter d’y répondre, Le Figaro ouvre, depuis 2015 en particulier, ses colonnes à des philosophes, théologiens,

sociologues, experts, journalistes, écrivains: David Thomson, Alain Finkielkraut, Zineb El Rhazoui, Gilles Kepel, Éric Zemmour, Rémi Brague, Jean Birnbaum, Hakim El Karoui, Hamed Abdel-Samad, Pascal Bruckner, Georges Bensoussan, Malika Sorel, Boualem Sansal.

Quatre ans après les attentats de janvier 2015, voici un recueil actualisé des textes, interviews, reportages de ces observateurs, parmi les plus brillants de leur époque. Ils éclairent et décryptent un phénomène sans précédent: le choc de civilisations à l’intérieur même de l’Europe et de la communauté nationale.

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