Auteur : rene levy

Le BNVCA demande aux Ministres de l’Intérieur et de la Santé des mesures contre l’AFPS qui veut empêcher les pharmaciens de vendre les produits israéliens AHAVA de la Mer Morte.

Le BNVCA demande aux Ministres de l’Intérieur et de la Santé des mesures contre l’AFPS qui veut empêcher les pharmaciens de vendre les produits israéliens AHAVA de la Mer Morte.

Le BNVCA  a reçu un grand nombre de protestations indignées émanant d’internautes qui ont découvert  sur un article du site d’information en ligne, Europe Israël, un exemplaire d’une lettre envoyée à des pharmaciens par l’association AFPS France Palestine Solidarité, de nature à les empêcher de vendre les produits israéliens AHAVA provenant de la Mer Morte les accusant de soutenir “la colonisation”.

L’article en question daté du 20 octobre 2018 est intitulé “Le groupuscule antisémite AFPS terrorise les pharmaciens parisiens qui vendent des produits israéliens ” !

Le BNVCA a vérifié l’exactitude de cette information auprès d’autres pharmaciens qui l’ont confirmée et souhaité garder l’anonymat.

Ces missives sont datées du 6 octobre et signées par la Co présidente AFPS Paris Centre.

Ce groupuscule AFPS, qui s’abrite abusivement du soutien à la Palestine, est membre du mouvement illégal  BDS. L’auteure de la lettre ment effrontément aux pharmaciens, notamment quand elle appuie sa menace en faisant faussement référence à une directive de la DGCCRF périmée et rendue caduque  depuis que la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, en accord avec le Ministère de l’Économie et des Finances, a suspendu l’application de l’avis du 24 novembre 2016 sur l’étiquetage des produits israéliens issus de Judée-Samarie et du ”plateau du Golan”, suite à une décision du Conseil d’Etat datée du 30 Mai 2018.saisi par l’OJE .

 

Le BNVCA tient à rassurer les pharmaciens, et saisit les ministres de l’Intérieur et de la Santé ainsi que le Conseil de l’Ordre afin qu’ils prennent des mesures administratives, réglementaires et pénales à l’encontre de l’AFPS, qui appelle au boycott en infraction avec nos lois et s’arroge le pouvoir d’exercer une “police privée”.

 

En l’espèce l’AFPS viole les articles 225-1-2 du Code pénal qui sanctionne toute discrimination, dont la Chambre criminelle de la Cour de Cassation, le 20 octobre 2015, a précisé “que le boycott est interdit en France et que la liberté d’expression n’autorise pas les excès dont le boycott fait partie”.

 

Nous rappelons que Le Boycott est analysé par la Cour de Cassation comme ”le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou leur non appartenance à une nation déterminée”.

 

L’AFPS et autres activistes de BDS  étant coutumiers du fait, et en infraction avec nos lois, le BNVCA a décidé de déposer plainte entre les mains du Procureur de la République de Paris.

 

 

Sonia Mabrouk nous enseigne comment interviewer

Gérard Davet : « Il y a un slogan en Seine-Saint-Denis : ‘une mosquée, trois mandats’ »

Cliquez sur l’image pour visualiser la vidéo.

 

Les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui publient une enquête sur l’islamisation en Seine-Saint-Denis, racontent au micro de Sonia Mabrouk les liens troubles entre les maires et les islamistes.

Face à la montée de l’islamisme dans leur département, les maires de Seine-Saint-Denis se montrent-ils impuissants ? C’est ce qu’estiment les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme (grands reporters au Monde), qui publient un livre intitulé Inch’ Allah, l’islamisation à visage découvert, une enquête Spotlight en Seine-Saint-Denis, écrit avec plusieurs étudiants en journalisme.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

« La forte majorité de musulmans sur place vivent un islam modéré, mais il y a des musulmans qui veulent un islam plus revendicatif. Les maires doivent composer avec eux et donc accepter une sorte de clientélisme religieux. Il y a un slogan maintenant en Seine-Saint-Denis : ‘une mosquée, trois mandats’. C’est pour un maire une façon d’acheter sa pérennité électorale », a raconté Gérard Davet, interrogé jeudi soir au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1.

« Une école salafiste dans laquelle les filles doivent être voilées ». « C’est un ouvrage assez étonnant qu’ont réussi nos jeunes journalistes, car ils apportent des révélations sur ce qui se passe dans certains endroits de la banlieue parisienne, dont la Seine-Saint-Denis, avec un islamisme très rigoriste, très dur. Une journaliste a visité une école salafiste dans laquelle les enfants n’ont pas le droit de faire de la musique, les filles doivent être voilées, les visages n’ont pas de représentation humaine… Ce sont des choses assez fortes en France en 2018 », a poursuivi son collègue Fabrice Lhomme.

 

PUBLIÉ PAR GAIA – DREUZ LE 20 OCTOBRE 2018

Site DEMOCRATIE PARTICIATIVE DE BORIS LE LAY . LE BNVCA SERA PRÉSENT LE 8/11/18 A L’ AUDIENCE EN RÉFÉRÉ ASSIGNANT LES OPÉRATEURS EN COMMUNICATION :

Site DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE DE BORIS LE LAY. LE BNVCA SERA PRÉSENT LE 8/11/18 A L’AUDIENCE EN RÉFÉRÉ ASSIGNANT LES OPÉRATEURS EN COMMUNICATION :

Le BNVCA accueille avec une grande satisfaction la décision du Procureur de la République de Paris qui assigne en référé les opérateurs de communications afin qu’ils bloquent le site antisémite « démocratie participative ».

 

Pour le BNVCA, il a toujours été clair et évident que le multirécidiviste, Boris Le Lay, publie en ligne des contenus racistes, antisémites, haineux et ignobles sur le site «www.democratieparticipative.biz», dont l’hébergement se situe hors du territoire national et échappe à notre législation.

 

Nous rappelons que suite aux plaintes déposées par le BNVCA le sieur Boris le Lay avait déjà été condamné en 2013 à 1 an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende par le Tribunal de Quimper, confirmé par la Cour d’Appel. Déjà en 2016 il cumulait une douzaine de condamnations mais son site de haine était maintenu.

Aussi, à la suite des signalements nombreux, répétés et insistants adressés au Parquet de Paris au nom du BNVCA depuis plusieurs années par notre conseil Maître Charles Baccouche, sur les propos tenus sur le site « www.democratieparticipative.biz », et à l’encontre duquel aucune poursuite pénale n’a pu aboutir, une action en référé a été initiée par le Parquet de Paris afin de voir bloquer l’accès à ce site en France.

 

Sont assignés les opérateurs suivants : “Fibre SAS, Orange, S F R, Bouygues, Colt Technology Services, Outremer Télécom”.

 

Le BNVCA qui a reçu copie de l’assignation délivrée interviendra par l’intermédiaire de Maître Baccouche à l’audience prévue le Jeudi 8 novembre 2018 à 14 H.

Le BNVCA dénonce et condamne les nouvelles menaces de mort adressées à un médecin parisien qui a déposé plainte.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne la nouvelle menace de mort adressée à un médecin juif de Paris.

Selon la victime qui a déposé plainte, une lettre anonyme lui est parvenue le 8 Octobre 2018 qui contenait un message qui ne laisse aucun doute sur ses intentions et dont nous citons quelques extraits ci après :

“X   C’est la compagne d’Hitler Tu veux du gaz dans tes fesses Sale Juif Vous pourrissez tout ce que vous touchez  Les nazis n ont pas fini le travail “.

 

La famille de la victime est de nouveau terrorisée. Courant juillet une menace écrite et anonyme du même type avait été adressée à ce même médecin.

Actuellement la victime ignore encore si la première enquête a avancé.

Elle avait  espéré que les investigations identifient l’auteur à partir de l’analyse de l’ADN de la salive laissée sur le timbre poste.

 

Nous demandons aux services de police de tout mettre en œuvre pour confondre l’auteur et l’interpeller rapidement et le mettre hors d’état de nuire à nouveau.

 

 

 

Le Président, Sammy GHOZLAN

 

Reportage de France 2 sur Gaza: il était une fois la légende du Hamas – Causeur

Reportage de France 2 sur Gaza: il était une fois la légende du Hamas
Ces gentils Palestiniens qui s’en prennent aux méchants Israéliens

France 2 diffusait, jeudi 11 octobre, un reportage d’Envoyé spécial sur la « jeunesse estropiée » de Gaza, dans lequel le rôle du Hamas est relativisé.
Le reportage de France 2, « Gaza, une jeunesse estropiée », diffusé le 11 octobre dernier, fait preuve d’un parti pris insupportable émanant d’une chaîne publique. Le Hamas pourrait presque l’utiliser comme film publicitaire.

Le rôle du Hamas dans le contrôle social de Gaza y est occulté ou minimisé. Une seule fois, la mention est faite que le Mouvement de résistance islamique est « considéré comme organisation terroriste ». Le terme « considéré » laisse cependant planer un doute.

Tous fans du Hamas !
Ce serait ensuite « la Haute Commission nationale pour la marche du retour et la fin du blocus » (sans doute une ONG indépendante ?) qui aurait appelé à se rendre à « une marche pacifique » vers les barbelés israéliens. L’organisation et l’instrumentalisation de cette « marche » par le Hamas n’ont pourtant pour unique but que de faire des victimes, des « martyrs » de la cause pour le bonheur des télévisions mondiales, France 2 au premier rang. En les endoctrinant, en les manipulant, le Hamas mène ces jeunes à la mort ou à la mutilation, comme le régime de l’ayatollah Khomeiny envoyait sa jeunesse sur les champs de mines ou face aux canons irakiens, dans un sinistre rituel morbide.

À Gaza, la liturgie est festive : on vient en famille, les enfants encouragés par les parents (« mais c’est eux qui le demandent », affirme un père face caméra), le glacier est présent et l’émulation au rendez-vous. On imagine les « T’es pas cap, hein, d’aller cisailler le barbelé ». Le Hamas peut dire merci à la télévision publique française d’avoir aussi fidèlement relayé sa légende. On risque d’attendre longtemps le reportage, improbable, faute de liberté de le tourner, sur le désarroi des mères ou des mutilés qui auront toute leur vie perdue pour maudire secrètement le Hamas !

Sens unique
On veut rentrer sur nos terres, affirment des gamins. « La plupart des deux millions d’habitants de Gaza sont des réfugiés », selon le commentaire. Il doit bien rester quelques dizaines de survivants de la guerre de 1948 mais tous les autres sont nés dans l’enclave : on ne savait pas que le statut de réfugié se transmettait par l’hérédité… Apparemment, il convient d’entretenir la fiction et de relayer mot à mot le vocabulaire du Hamas et de l’OLP.

Le point de vue israélien est représenté par un porte-parole de l’armée et par les sempiternels, mais ultra minoritaires, ex-officiers de Tsahal qui veulent « briser le silence », en oubliant que l’immense majorité de la société israélienne soutient cette répression qu’elle juge indispensable à sa sécurité, voire à sa survie. Était-ce compliqué d’aller faire un tour chez les voisins israéliens de la bande de Gaza ? De voir où atterrissaient ces « cerfs-volants incendiaires » montrés dans le sujet ? De montrer les impacts de missiles sur les maisons israéliennes ? De rappeler le contexte politique : l’évacuation de Gaza (et des colons israéliens) par Ariel Sharon en 2005, l’éviction meurtrière de Fatah par le Hamas en 2007, le contrôle politique et social, totalitaire, que ce mouvement terroriste, qui n’a jamais reconnu l’existence d’Israël, exerce sur la population depuis plus de dix ans ?

La conclusion des journalistes est sans appel, seulement tempérée par une légère prise de distance : « Pour beaucoup d’observateurs, cela ressemble au mieux à des bavures, au pire à des crimes de guerre ». Et si ces crimes étaient en réalité à attribuer au Hamas?

Le reportage et ce qu’il ne montre pas
Certes, d’un point de vue journalistique, la réalité doit être montrée sans tenir compte des conséquences sur la société française. Il n’empêche, ce reportage dans le contexte d’islamisation de dizaines de quartiers, risque bien d’alimenter l’antisémitisme. Pas tellement par ce qu’il montre, mais par ce qu’il ne montre, ne dit et n’analyse pas. Par son grossier parti pris sans nuance dans un conflit complexe. Cette grotesque « marche du retour » vers nulle part n’est qu’une opération médiatique du Hamas (que l’OLP n’a d’autre choix que de soutenir) pour entretenir la flamme palestinienne et sa martyrologie sans déboucher sur la moindre avancée politique.

Dans son dernier livre, Destin français, Éric Zemmour dénonce la politique du sentiment qui s’est, selon lui, depuis longtemps substituée à une politique de la raison. Qui serait insensible à la cause de ces malheureux jeunes estropiés ? Qui leur dira que leur sacrifice est vain, manipulé par des gens qui ont leurs deux jambes et des cerveaux assez tordus pour envoyer ainsi leur jeunesse au sacrifice ?

Article Causeur par Alain Destexhe – 16 octobre 2018

HEC Paris: des tags antisémites découverts

HEC Paris: des tags antisémites découverts
L’école de commerce de Jouy-en-Josas dans les Yvelines va porter plainte

ANTISEMITISME – Des tags antisémites ont été retrouvés dans une salle de classe du campus de la prestigieuse école de commerce HEC, près de Paris, qui va porter plainte, a-t-on appris ce vendredi 12 octobre de sources concordantes.

Sur un tableau d’une salle d’étude du campus, situé à Jouy-en-Josas (Yvelines) et sur lequel vivent plus de 2000 étudiants de 105 nationalités différentes, ont été découverts vendredi matin des croix gammées, des croix celtiques et les mots “Juden” (juif en allemand) inscrits au marqueur.

“Nous sommes très surpris, très choqués”, a dit à l’AFP le directeur général adjoint du groupe HEC, Eric Ponsonnet. Il a précisé que le groupe, ainsi que plusieurs étudiants, allaient porter plainte.

“Nous avons commencé à lancer des investigations en interne, nous sommes déterminés à aller au bout pour pouvoir prendre les sanctions nécessaires”, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dénoncé “la multiplication d’inscriptions antisémites dans les établissements de l’enseignement supérieur français depuis le début de l’année”.

En mars, un local utilisé par l’UEJF avait été saccagé dans la faculté parisienne de Tolbiac, alors occupée dans le contexte du mouvement d’opposition aux nouvelles règles d’entrée à l’université. En septembre, des tags antisémites visant le président de l’Université Grenoble-Alpes (UGA) ont été découverts sur le campus grenoblois.

“Lorsque des croix gammées se multiplient dans les universités et grandes écoles françaises, elles viennent renforcer un sentiment d’insécurité des français juifs”, a déclaré Sacha Ghozlan, président de l’UEJF, cité dans le communiqué.

Sur Twitter, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, a dit sa “totale solidarité avec l’UEJF” et son président.

Article HUFFPOST

 

 

 

 

 

 

Reportage de France 2 sur Gaza – Pourquoi et comment réagir ? Et sur I24NEWS… – Le CAPE

Le reportage d’Yvan Martinet et son équipe dans l’émission « Envoyé spécial » diffusé le 11 octobre 2018 sur France 2 est sans doute révoltant et partial et s’inscrit dans une longue série d’articles et de reportages que la presse internationale, les sites internet et les réseaux sociaux diffusent systématiquement sur la bande de Gaza.

Depuis la fameuse affaire al-Doura et la prise du pouvoir du Hamas, rien n’a changé fondamentalement sur le terrain et les journalistes étrangers tombent à chaque fois dans le piège que leur tend le Hamas.
Ce reportage a donc préféré suivre le sillage d’une certaine presse française qui préfère écrire de longs articles sentimentaux et diffuser des reportages sur la détresse des enfants palestiniens plutôt que sur les gamins israéliens vivant quotidiennement dans la terreur.

Le comble, pour le lancement du reportage, la chaîne avait diffusé une courte vidéo, extraite de l’enquête de ce Grand reporter, expliquant ainsi la situation : « Sur la bande de Gaza, au cœur du chaos, un glacier ambulant vient vendre ses sorbets aux jeunes lanceurs de pierres. Chaque vendredi, les enfants sont nombreux dans ces “marches du retour” qui se terminent dans le sang. Nombreux aussi sont les jeunes qui y laissent une jambe. Quel avenir pour ces jeunes amputés dans un territoire où tout manque, où les prothèses restent rudimentaires ? Alaa, 21 ans, rêvait de devenir le champion palestinien de cyclisme sur route. Mais le 30 mars 2018, une balle a emporté sa jambe droite et tous ses espoirs. Mohamad, 13 ans, aimerait devenir médecin. Lui aussi a été amputé, comme Atallah, 17 ans, et tant d’autres. »

C’est ainsi qu’un journaliste étranger nous explique la situation dans la bande de Gaza sans nous parler des causes et des vérités politiques sur le blocus et que veut dire concrètement la soi-disant « Marche du retour »…

Bien entendu, les préjugés politiques de chaque correspondant jouent un rôle considérable et prévalent souvent sur les prorogatifs du métier, mais ce qui est fort inquiétant et grave c’est que le narratif palestinien et leur version des faits dominent dans tous les reportages.

 

 

 

Un marchand de glaces pour récompenser les boucliers humains du Hamas (capture d’écran)

Rappelons que France 2 est une chaîne publique et dans ce dernier reportage, le journaliste accentue, sans scrupule, les images choc, le sensationnel, provoquant ainsi de fortes émotions, et même un certain effroi qui ne peuvent nous laisser indifférents.

Il filme des invalides sans distinction, et diffuse des images poignantes et choquantes en apportant soi-disant la preuve que l’armée israélienne tirait de manière délibérée, y compris sur des enfants qui ne constituaient aucune menace pour leur vie. A-t-il vraiment vérifié si tous ces jeunes amputés d’une jambe ont réellement été visés par des snipers de Tsahal ? Ignore-t-il la manipulation et la propagande du Hamas ? Pourquoi tous ces médias se basent-ils automatiquement sur des données et des chiffres du Ministère de la santé palestinienne ? Ne savent-ils pas que le Hamas compte dans le même bilan des victimes des accidents de la route et les bébés et enfants morts de maladie dans les hôpitaux ?

Toutes les guerres sont sales et affreuses et les drames personnels et familiaux sont terribles dans chaque société en conflit armé permanent. En Israël, les invalides de guerre et les amputés des jambes sont sans doute plus nombreux qu’à Gaza. Mais là n’est pas la question. Il est de notre devoir de nous poser des questions fondamentales sur le métier de journaliste dans un conflit.

Le premier principe de la Déclaration des principes de conduite des journalistes adoptée par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) est très clair : « le respect de la vérité et le droit du public à la vérité est le premier devoir du journaliste ». Il y est aussi dit que le journaliste « ne doit pas supprimer des éléments ou les falsifier » et que dans le cas où il avait connaissance d’une erreur, le journaliste doit immédiatement la rectifier. Le code éthique de la Société américaine des Journalistes professionnels souligne également la nécessité de croiser les sources et de les vérifier plusieurs fois et par différents moyens pour éviter toute erreur. Il ajoute que le journaliste ne peut modifier ou changer le contenu d’une photo ou d’une vidéo. Dans le cas où il devait corriger une erreur, le journaliste doit partager cette nouvelle information et expliquer au public son erreur, de façon à entamer une relation constructive entre le monde de la presse et l’opinion publique.

Qui envoie ces enfants se faire tuer ?
Il est facile de sensibiliser l’opinion publique et de focaliser les images sur la bicyclette d’un « champion de cyclisme de route ». On fabrique donc une émission avec une bicyclette orpheline pour pouvoir ébranler et choquer les téléspectateurs sur un sport familier et cher aux français. C’est si transparent quand on observe aussi et soudain un marchand de glace sur les lieux. Puis, on évoque avec tristesse et mélancolie le coût faramineux d’une prothèse ?

Une question très simple n’a pas été posée par le journaliste : qui envoie donc ces enfants se faire tuer ?

Ce reportage à l’eau de rose manque de crédibilité et pourrait être diffusé dans le cadre de la propagande du Hamas. On peut s’étonner d’ailleurs que la rédaction ait permis sa diffusion, car la majorité des enquêtes des émissions d’« Envoyé spécial » à travers le monde sont depuis de longues années à ce jour beaucoup plus sérieuses et plus crédibles que celle-ci.

C’est bien triste, ce journaliste et toute son équipe n’ont donc pas fait leur devoir et n’ont pas mené une véritable enquête comme il se doit. N’a-t-il pas eu l’idée d’interroger ces enfants : Pourquoi sont-ils ici présents sur le champ de bataille et non pas à l’école ?

N’a-t-il vraiment pas compris qu’il s’agit bien de boucliers humains ? N’a-t-il pas vu de ses propres yeux le sabotage systématique des ponts de passage de marchandises et d’essence ? N’a-t-il pas vu des cerfs-volants bourrés d’explosifs brûler des champs d’agriculteurs israéliens, détruisant toute plantation ?

Pis encore, il ne dénonce pas ces enfants qui partent avec de grands ciseaux et tenailles pour couper des fils de barbelés à la frontière, au risque de leur vie. On a l’impression qu’il les encourage. Aucune critique sur ces enfants qui partent vers leur mort bafouant ainsi les traités de l’UNICEF et les lois internationales.

 

France 2 doit s’interroger: qui a donné à cet enfant cette énorme tenaille ? (capture d’écran)

Pour « équilibrer » son reportage, le correspondant de France 2 interroge un Lieutenant-colonel de Tsahal qui répond à certaines questions. La caméra montrera un officier en uniforme, fort et grand de taille avec de très grosses lunettes de soleil. Ainsi prise, cette image pourrait donc effrayer les téléspectateurs et prouver que les officiers et soldats de Tsahal n’ont aucun sentiment envers les enfants palestiniens. Puis, pour démonter et démentir la thèse officielle de Tsahal, ce journaliste va voir à son bureau un ancien soldat israélien dont l’opinion sur Tsahal et l’agenda politique sont bien connus puisqu’il milite très activement au sein de l’ONG « Briser le silence ». Le jeu politique est si transparent et la mauvaise foi est si forte.

En général, les dépêches alarmantes que diffusent les médias français sur la mort de « bébés » et de « femmes enceintes », reprises automatiquement et sans vérification par les agences de presse et surtout par l’AFP, démontrent un comportement cynique et macabre pour pouvoir jouer sur les sentiments des décideurs et des ONG. Aucune image ne diffuse le côté israélien.

Plus grave encore, quand des civils ou soldats israéliens sont tués en Cisjordanie par des attentats ou par des jets de pierres, la presse ne souffle mot car le combat des Palestiniens est d’avance légitime contre l’occupant israélien. Mais quand une palestinienne est tuée sur la route, la nouvelle fait la une, et les accusations sont dirigées contre des habitants juifs sans que l’enquête le prouve définitivement. Certes, il existe des extrémistes partout mais chez nous, nous ne comptons plus les voitures ciblées chaque jour par des jets de pierres ou rochers jetés sur les routes.

Et maintenant, sur les réactions officielles et passionnelles…

En principe, on ne devrait pas condamner une émission avant de la voir jusqu’au bout. La précipitation des leaders communautaires et surtout de l’ambassadrice d’Israël pour interdire la diffusion de ce reportage n’a pas pris en considération tous les aspects journalistiques comme l’impact sur l’opinion publique française.

Il existe une règle, on ne peut intervenir dans le choix des rédactions, elles sont et devraient être indépendantes contre toutes les pressions, intérieures et extérieures. Nous pouvons bien entendu réagir, demander des explications, un droit de réponse, une interview et un autre reportage pour équilibrer, manifester sa colère, mais intervenir avant diffusion par une lettre écrite à la direction est sans doute contre-productif.

Dans ce genre de réactions, nous devrions garder la tête froide car cela se produira encore sur le petit écran français. Il serait plus sage de le faire discrètement en ayant de bons contacts avec la rédaction et non avec les directeurs et les présidents de la chaîne. Evoquer toujours les valeurs éthiques et professionnelles du métier du journaliste en apportant des preuves tangibles. Cette intervention a donné à ce reportage une publicité qu’il ne mérite pas, une dimension internationale, et une deuxième victoire au Hamas sur un plateau d’argent. Elle a considérablement augmenté le nombre des téléspectateurs sur les sites et réseaux sociaux et surtout les réactions haineuses, antisémites et antisionistes.

Enfin, dans les réactions parfois hystériques de certains, personne ne s’est posé la question mais à quoi sert une chaîne franco-israélienne indépendante comme I24NEWS sinon à rapporter toute la vérité sur le conflit et montrer le vrai visage d’Israël ? N’est-elle pas en principe la bonne réponse à France 2 et aux médias français ? Ne va-t-elle pas si loin comme l’indique sa pub ?

 

 

Qui pour montrer les tragédies humaines côté israélien ? (photo AFP/Jack Guez)

Eh bien, malheureusement non. Cette chaîne hybride n’est toujours pas à la hauteur de nos espoirs et n’est pas hélas considérée à sa juste valeur par les décideurs de l’opinion publique et politique. Dans la langue de Molière, elle demeure sectorielle et parfois communautaire et ses vedettes françaises « écrasent » par leur présence dominante les animateurs et les commentateurs israéliens.

La tendance politique est surtout à gauche et s’accorde plutôt avec celle d’une certaine presse israélienne. Dans certains milieux on la considère comme un instrument de propagande israélienne bien que ce ne soit pas le cas. Il faut reconnaître que les sujets économiques et culturels sont traités correctement, mais le traitement de l’information et de l’actualité manque d’originalité et de persévérance. D’autant plus que le site internet reprend en général des dépêches de l’AFP… Aucune analyse profonde sur tel ou tel événement en préférant traduire un commentaire paru sur le site Ynet du Yediot Aharonot ou reprendre des informations du journal Haaretz.

Plusieurs années se sont écoulées depuis son lancement en juillet 2013, et cette chaîne n’a pas réussi à ce jour à se différencier des autres médias. Elle n’a pas de caractère spécifique et manque parfois de professionnalisme.

Au départ, ce projet était fantastique et sa réalisation très ambitieuse. Le défi était trop grandiose pour une télévision privée qui diffuse en trois langues. Les prétentions et la flatterie ont prévalu sur la réalité du quotidien. Cependant tout est encore possible si I24 NEWS souhaite devenir une véritable chaîne d’information influente et non propagandiste, capable d’affronter les mensonges de nos détracteurs, et rivaliser avec al Jazeera ou France 24. Avant tout, elle devrait choisir une ligne rédactionnelle claire et limpide, rapporter des informations exclusives et des scoops et former ici de bons journalistes. Et surtout choisir : est-elle une chaîne israélienne ou française ? Quel est son vrai but ?

D’ici là, pour voir et entendre chaque soir sur son plateau des journalistes parisiens de BFM ou d’ailleurs, ayant en général les mêmes idées et les mêmes points de vue, il serait préférable et plus facile de zapper et de voir directement l’originale… n’est-ce pas ?

 

Freddy Eytan, « Reportage de France 2 sur Gaza – Pourquoi et comment réagir ? Et sur I24NEWS… », Le CAPE de Jérusalem, publié le 15 octobre 2018 : http://jcpa-lecape.org/reportage-de-france-2-sur-gaza-pourquoi-et-comment-reagir-et-sur-i24news

 

 

 

 

 

 

Augmentation de l’antisémitisme : «On va vers un judaïsme clandestin» – 15/10/2018 – ladepeche.fr

Le constat est particulièrement inquiétant. Depuis environ un an et demi, les agressions à l’égard des juifs de Toulouse sont en forte hausse, notamment dans les quartiers dits difficiles, ainsi que dans la périphérie. «On constate un antisémitisme de voisinage qui se traduit par des insultes, des graffitis antisémites, une violence verbale et parfois physique. Les promoteurs doivent de plus en plus faire appel à des médiateurs sociaux», note Franck Touboul, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Midi-Pyrénées. Des actes de violence d’autant plus intolérables qu’ils sont dirigés vers des populations vulnérables ; généralement des personnes âgées, isolées et en situation de précarité. Depuis quelques mois, le Crif doit gérer une dizaine de dossiers de locataires «évoluant dans un environnement de plus en plus hostile qui les oblige à quitter leur logement et leur quartier». «Quand les gens nous appellent, ils sont dans une détresse totale. Certains ne sortent plus de chez eux», confirme Yves Bounan, président du Consistoire de Haute-Garonne. Lundi dernier, une commission a donc été créée par le Crif pour instruire chaque dossier afin que les personnes soient relogées le plus rapidement possible. De façon générale, les juifs interrogés ont le sentiment d’une «agressivité latente». «Le fait d’afficher des signes religieux n’est pas sans danger. Dès qu’il y a une connaissance de l’appartenance religieuse, il y a des risques d’insultes. Les rabbins ne peuvent circuler au centre-ville sans se faire insulter ou cracher dessus. On s’oriente de plus en plus vers un judaïsme clandestin», note Franck Touboul. Un antisémitisme qui trouverait un terreau favorable dans l’islamisme radical. «Je déplore que nous n’ayons pas d’interlocuteur privilégié, de représentants musulmans pour aborder ces questions», souligne le président du Crif. Face à cette situation, une cellule juridique pour poursuivre tous les actes antisémites, faire des signalements au parquet et engager des poursuites a été mise en place il y a trois mois. Par ailleurs, la sécurisation de certains bâtiments a été renforcée, tout comme la formation des personnels. «Ça me coûte de le dire, mais je conseille aujourd’hui aux juifs d’être particulièrement prudents et discrets pour éviter de subir des actes de violences», conclut Franck Touboul.

Le chiffre : 10
dossiers > de locataires juifs agressés. Depuis un an et demi, une «Alya de l’intérieur» est apparue : en raison de leur religion, des locataires toulousains subissent des insultes ou se font agresser. Ils sont relogés dans des quartiers «moins sensibles» avec l’aide du Crif.

 

Article ladepeche

 

 

LETTRE DU PRÉSIDENT JOEL MERGUI A LA PRÉSIDENTE DE FRANCE2 :

Diffusion du reportage « Les estropiés de Gaza »

 

Paris, le 10 Octobre 2018

Objet : Diffusion du reportage « Les estropiés de Gaza »

Madame la Présidente,
J’ai récemment été alerté par de nombreuses personnes inquiètes de la diffusion sur votre antenne d’un reportage intitulé « Les estropiés de Gaza » dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial. »
La bande-annonce laisse effectivement apparaître un reportage très engagé à la limite de la partialité, sans autre grille de lecture possible pour le téléspectateur que la condamnation pure et simple d’Israël.
Je m’étonne que France 2 – qui diffuse par ailleurs la source de Vie – prenne le risque d’une programmation qui ne manquera pas d’avoir des répercussions sur la communauté juive de France. Vous n’êtes évidemment pas sans connaître le lien étroit existant entre la résurgence de l’antisémitisme en France et la détestation d’Israël, alimentée par de tels programmes.
Notre communauté porte à ce jour le traumatisme de multiples entreprises de désinformation qui diffusent des préjugés antisionistes à l’origine d’innombrables actes de violence antisémites dans notre pays.
Si le droit d’expression doit demeurer libre et un droit fondamental des journalistes, ceux-ci sont aussi tenus en vertu de leur charte déontologique de respecter la vérité avec l’impératif de ne publier que des informations vérifiées ou accompagnées de réserves.
J’ose donc espérer qu’il sera aussi fait mention dans ce reportage des estropiés d’Israël afin de conserver une certaine objectivité à défaut d’une neutralité que le titre du reportage ne laisse pas transparaître.
En effet, si les estropiés d’Israël ne doivent pas leurs blessures au fait d’avoir été volontairement exposés aux dangers pour servir la propagande, ils n’en sont pas moins les victimes innocentes et réelles de vrais terroristes islamistes, qui servent la même idéologie meurtrière que celle que connaissons hélas en France.
Je laisse donc à votre juste appréciation, la responsabilité de mesurer la pertinence d’une telle diffusion et le soin d’évaluer le respect de votre propre charte déontologique, je me réserve pour ma part le droit d’user de ma propre liberté d’expression pour dénoncer tout ce qui me paraîtrait moralement inacceptable.
Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées.
Joël MERGUI
Copie à : MM. Frédéric Potier Préfet DILCRAH et Pierre Régnault de la Mothe, conseiller du Premier
Ministre.

 

Le BNVCA appelle France 2 à la prudence et à de la pondération dans son reportage partisan sur “la jeunesse estropiée de Gaza” susceptible de déchaîner des violences antisémites en France pouvant dégénérer en une forme de guerre civile.

Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations émanant d’internautes et téléspectateurs français inquiétés par l’annonce du reportage qui devrait être diffusé par France 2 le jeudi 11 octobre 2018, dans l’émission ENVOYÉ SPÉCIAL d’Elise Lucet. Le sujet sera consacré à la “jeunesse estropiée de Gaza”, titre choisi par la rédaction du magazine pour suivre les Palestiniens blessés lors des affrontements avec l’armée israélienne ces derniers mois dans la bande de Gaza.

La bande annonce de l’émission, publiée lundi sur Facebook, a alimenté des commentaires indignés.

Ce reportage suscite déjà sur les réseaux sociaux son lot de commentaires.

Comme nous l’ont demandé nos requérants nous attirons l’attention de la Chaîne sur son imprudence à vouloir traiter d’un sujet qui va très certainement malheureusement générer des actes antisémites violents, comme ce fut le cas il y a 18 ans, après la diffusion en boucle, toujours par la même chaîne France 2, d’un reportage probablement « bidonné » sur la prétendue mort d’un jeune palestinien Mohamed Al Dura.

Le BNVCA souligne que l’incitation à la haine d’Israël est la source essentielle de l’antisémitisme qui sévit en France. Un reportage qui ne tiendrait pas compte du fait que les victimes palestiniennes de Gaza tentent de violer la frontière avec Israël et commettent des violences contre la population juive du sud de l’Etat juif, sera perçu comme partisan, partial et soutenant l’Islamo terrorisme du Hamas qui gouverne ce territoire palestinien.

Le Président, Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

Monsieur Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie a osé décrire les « JUIFS COMME AYANT LE NEZ CROCHU »

Le BNVCA dont l’objet consiste à lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, a été alerté par de nombreux correspondants indignés par les propos racistes et discriminatoires prononcés par Monsieur Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie qui, dans une nouvelle déclaration, a osé décrire les « JUIFS COMME AYANT LE NEZ CROCHU ».

Mahathir a également clamé que le consensus des historiens portant sur l’assassinat de six millions de Juifs pendant la Shoah était faux, déterminant le nombre de victimes à seulement quatre millions.


( https://fr.timesofisrael.com/le-premier-ministre-malaisien-insiste-sur-le-nez-crochu-des-juifs-a-la-bbc/)

Le BNVCA condamne ce type d’injures proférées par ce premier Ministre lors d’une interview à l’émission HARDtalk de la BBC et qui nous rappellent les pires moments subis par les juifs. Elles caractérisent la propagande des racistes, des antijuifs et des nazis coupables du génocide de 6 millions d’êtres humains au seul motif qu’ils étaient juifs.
Le BNVCA a saisi par écrit le 5 octobre 2018 l’ambassadeur de Malaisie en France, Mr Daruk Ibrahim Abdulah auquel il demande de transmettre à son gouvernement nos protestations et l’émotion que suscitent cette description ignoble, ces caricatures obscènes et ce préjugé raciste indignes d’un grand Chef d’Etat qui de surcroît se rend coupable de révisionnisme en minimisant le nombre de victimes juives de la Shoa.
Le BNVCA a transmis copie de ce courrier à Monsieur LE DRIAN Ministre français des Affaires Étrangères afin qu’il adresse eu nom de la France ses observations au représentant de la Malaisie en France.

Publiez un commmentaire Témoignage : « Face à l’islamisme, nos élites ont trahi »

Alors que l’existence de tensions communautaires a été reconnue par Gérard Collomb lui-même, le journaliste Yves Mamou (1) accuse les élites françaises de s’être coupablement désintéressées de l’immigration, et d’avoir fermé les yeux sur l’islamisation du pays.

Selon vous, l’immigration et l’islamisation auraient pour conséquence d’empêcher les Français de «faire nation»? Quel lien faites-vous entre la supposée émergence perturbatrice de l’islam et la supposée désagrégation de la nation française?

Yves MAMOU.- Le grand abandon* est une tentative de reconstitution. J’ai essayé de savoir pourquoi et comment, à côté de la nation française, une nation islamique avait pu progressivement se constituer. Les déclarations fracassantes de Gérard Collomb, ex-ministre de l’Intérieur, au matin de sa passation de pouvoir à Edouard Philippe, Premier ministre, montrent que la juxtaposition de ces deux nations aujourd’hui en France engendre un risque d’affrontement. Nous sommes aujourd’hui «côte à côte» (sous-entendu musulmans et non-musulmans) a dit Gérard Collomb, mais rien ne garantit que demain nous ne serons pas «face à face». Cet avis de guerre civile en bonne et due forme a été proféré par l’homme qui, pendant un an et demi, Place Beauvau, a eu sous les yeux, au quotidien, tous les rapports de police et de gendarmerie.

Gérard Collomb est partie prenante de l’élite politique française. Il abandonne son poste en informant que la guerre civile est à nos portes. Une fuite qui à elle seule justifie mon titre «Le Grand Abandon». L’avertissement aurait eu plus de force s’il avait été proféré par un ministre en exercice. L’avoir prononcé sur le pas de la porte a fait que certains médias ne l’ont même pas repris.

La guerre civile se définit comme le déchirement d’une nation. Je ne sais pas si cette guerre aura lieu, mais il m’a semblé utile de m’interroger sur la présence de deux nations sur le même territoire national. Parfois, ce sont des frontières mal tracées qui créent les conditions d’un affrontement entre deux nations. Mais en France, la nation islamique a été fabriquée de toutes pièces. Elle est le résultat d’une politique. Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles… ont, pour de multiples raisons, plusieurs décennies durant – et encore aujourd’hui – encouragé et légitimé l’immigration musulmane.

Cette préférence des élites pour l’islam a produit un fossé abyssal entre la France d’en haut et la France d’en bas. Le Baromètre de la Confiance que le Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, publie année après année, illustre parfaitement le phénomène: la majorité de la population française témoigne à l’égard de sa classe politique d’une gamme de sentiments qui va de l’écœurement au dégoût, en passant par le rejet et l’indifférence. Et sur quoi se cristallise cette rupture entre le haut et le bas de la société? Sur l’islam jugé trop invasif et l’immigration jugée excessive.

Curieusement, ce baromètre du Cevipof sauve la mise de deux institutions, l’armée et la police qui jouissent d’un taux de confiance de près de 80 %.

Peut-être, mais est-ce suffisant pour affirmer comme vous le faites que l’islamisme et l’immigrationnisme ont été voulus, théorisés, écrits et préparés à l’avance?

L’immigration a été voulue et organisée, mais l’islamisation de cette immigration n’était sans doute pas inscrite au menu. Si l’immigration se poursuit malgré l’islamisation, c’est sans doute que nos élites la jugent insignifiante. Ou bien qu’elle leur est indifférente. Et c’est cette indifférence au risque de guerre civile que j’ai voulu souligner.

La constance avec laquelle le Conseil d’État a aidé à la constitution d’une nation islamique en France est sidérante. Je liste dans mon livre tous les arrêts du Conseil d’État favorables à l’immigration musulmane, favorables au voile, favorables au burkini, favorables à la burqa, favorables aux familles polygames et j’en passe. Idem pour le Conseil constitutionnel qui trouve conforme à l’intérêt général de laisser les écoles salafistes proliférer ou de supprimer, au nom de la «solidarité», les peines qui frappaient autrefois les délinquants qui facilitaient l’immigration clandestine. Mon livre passe également au crible l’étrange aveuglement de l’Observatoire de la laïcité quand il est question d’islam et l’étrange sensibilité du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux récriminations des téléspectateurs musulmans.

Il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam

Tout ce que j’avance dans mon livre est sourcé. Le Grand Abandon est riche de plus de 700 notes et références. L’ordonnancement et la mise en relation de ces faits étayés et vérifiés entre eux mettent en lumière une évidence: il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam.

Ce qui nous ramène à votre première question. Ce n’est pas seulement l’islam qui empêche aujourd’hui de faire nation. Les élites aussi ne veulent plus faire nation.

«L’antiracisme politique qui sévit aujourd’hui n’a jamais eu pour but de combattre le racisme.» Que voulez-vous dire?

Je n’ai pas remarqué de mobilisation des organisations antiracistes contre le rappeur Nick Conrad qui a chanté le meurtre des Blancs et des enfants blancs dans les crèches. Ni contre les Indigènes de la République ou le syndicat SUD Éducation qui ont organisé des séminaires «racisés» fermés aux «Blancs», ni contre Médine qui rêve de crucifier les laïcards au Golgotha, ni contre Mmes Ernotte (France Télévisions) et Nyssen (ministère de la culture) qui souhaitaient voir moins de «Blancs» à la télévision.

En revanche, quand Éric Zemmour a affirmé que les immigrés étaient surreprésentés dans les prisons, ou quand Georges Bensoussan a tenté d’expliquer que l’antisémitisme sévissait dans une large frange de la population musulmane en France, les associations antiracistes se sont unies pour les traîner devant un tribunal. Au nom de la lutte antiraciste!

Ces quelques exemples permettent de situer la zone d’action de l’antiracisme: faire taire tout critique de la «diversité». La «diversité» n’est pas un slogan antiraciste un peu creux. Je démontre dans mon livre que la «diversité» est en réalité une politique. Et cette politique passe par les organisations antiracistes subventionnées par l’État, par l’école où l’apprentissage de l’arabe est proposé aujourd’hui dès le primaire, par une politique du ministère de la Culture qui subventionne la «diversité» au cinéma et au théâtre, par l’Afnor qui labellise les entreprises pour plus de «diversité», par le Conseil supérieur de l’audiovisuel qui, avec son Baromètre de la «diversité» rêve d’imposer des quasi quotas ethniques sur le petit écran, et par divers lobbys comme le Club XXI d’Hakim el Karoui ou l’association Coexister…

Le Grand Abandon démontre que l’antiracisme politique et le discours diversitaire n’ont pas pour but de combattre le racisme. Ce sont des outils au service d’une réinitialisation des consciences. Ils servent à marteler que les immigrés de couleur sont par essence des victimes. Les services du Premier ministre diffusent actuellement des clips contre les violences sexistes. L’un de ces clips montre un «Blanc» qui agresse sexuellement une jeune fille d’origine maghrébine laquelle est défendue par une «Blanche» en couple avec un homme noir. Ce clip d’État d’une grande pureté idéologique assigne la violence sexuelle aux hommes Blancs et refuse d’évoquer celle qui peut aussi exister chez les «victimes» de couleur. J’affirme que cette victimisation forcenée des Français de couleur participe à la fabrication de la violence d’aujourd’hui.

Quand vous parlez des «élites», qui désignez-vous exactement? Peut-on mettre tous les responsables politiques, économiques, culturels, médiatiques… dans le même panier?

Mon livre passe en revue les partis politiques, le ministère de la justice, les associations antiracistes, l’université, l’école, les experts, les intellectuels, le monde du cinéma et du théâtre et de quelques autres encore… Chacun de ces groupes ou institutions œuvre, dans le champ qui est le sien, à la promotion de la «diversité» et de son corollaire le «vivre-ensemble». J’ai déjà évoqué le cas du Conseil d’État, du Conseil constitutionnel et du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Mais je liste également le cas des intellectuels qui pétitionnent et lynchent médiatiquement toute personnalité publique qui émet des opinions non conformes aux leurs. L’écrivain algérien Kamel Daoud en a ainsi fait les frais quand il a expliqué que les viols de masse de Cologne en 2015 étaient dus à l’importation en Allemagne d’une culture patriarcale des relations entre les sexes. Les experts justifient et encouragent l’immigration au nom de supposés bienfaits économiques. Le ministère de la justice met à mal la liberté d’expression des Zemmour et Bensoussan… etc. J’ai 600 pages d’exemples et de logiques qui s’emboîtent les unes dans les autres et qui tous ensemble concourent à une révolution, «par le haut».

En trente ans, la société française a quitté un modèle laïque républicain pour être projetée dans un modèle multiculturaliste, communautariste et anti-laïque. Il s’agit d’une authentique révolution qui se poursuit encore aujourd’hui sous nos yeux. Les élites politiques, économiques et institutionnelles ont balayé le vieux modèle laïque et républicain sans demander l’avis du reste de la population. Les élites françaises ont été à l’origine du plus grand casse du siècle, lequel s’avère être aussi un casse de la démocratie et de la laïcité. Pour quel profit? Je crains que seul l’islamisme soit à même de tirer les marrons du feu.

Les politiques ont selon vous une responsabilité toute particulière dans la diffusion de l’islamisme. Tous, y compris le Front national, pourquoi?

Le Front national a joué les repoussoirs. Par sa seule présence, le Front national a empêché l’émergence de tout débat sérieux sur l’islam et l’immigration. Les éructations de Jean-Marie Le Pen toujours à la limite du racisme et de l’antisémitisme ont contribué au caractère hégémonique du discours antiraciste. Marine Le Pen a bien tenté de redresser l’image de son parti, mais le mal était fait. Et il dure encore.

Quant aux gouvernements de gauche, ils portent une responsabilité historique que j’expose dans Le Grand Abandon.

Vous reprochez aux politiques, notamment de gauche («islamo-gauchistes») leur clientélisme, mais vous le reconnaissez vous-même en introduction, les musulmans deviennent une composante à part entière de la population: il faut bien que des politiques leur parlent à eux aussi?

La gauche clientéliste flatte le communautarisme islamique: baux emphytéotiques pour la construction de mosquées, heures de piscine réservées aux femmes, etc., cela dans le but de recueillir les voix des musulmans. L’islamo-gauchisme accompagne la violence islamiste pour conquérir le pouvoir. Ce sont deux démarches différentes, mais les deux instrumentalisent les musulmans comme outil de conquête du pouvoir.

Cette instrumentalisation de l’islam par la gauche a creusé la tombe de la laïcité. La laïcité non plus n’est pas un mot creux. C’est l’espace de la citoyenneté. Et la citoyenneté c’est l’espace du politique parce qu’il est débarrassé de tous les sujets qui ne prêtent pas à la discussion et à la négociation. Si la laïcité a cantonné la religion au domicile et aux lieux de culte, c’est précisément pour les sortir de l’espace politique. En réintroduisant la religion – et surtout la religion musulmane – dans l’espace de la politique, la gauche (mais aussi la droite) a disséminé les germes de la guerre civile.

Une République laïque ne doit reconnaître que des citoyens et non des communautés, et moins encore des communautés religieuses. Penser comme le font nos élus de droite et de gauche que la République doit des mosquées aux musulmans est une erreur et une trahison. Une erreur parce qu’elle conforte le communautarisme et le sécessionnisme musulman. Et une trahison parce que ce que la République doit aux Français, quelle que soit leur confession ou leur couleur de peau, ce sont des écoles, la liberté de pensée et d’expression.

Vous critiques beaucoup aussi l’Église. Mais n’est-elle pas dans son rôle lorsqu’elle exprime une compassion à l’égard des migrants? Faut-il toujours tout ramener à une vision politique?

Le rôle des journalistes n’est pas de prendre les apparences pour le réel. Quand Macron va au Collèges des Bernardins et déclare aux plus hautes personnalités du catholicisme français qu’il faut «réparer» le lien abîmé entre l’Église et l’État, que croyez-vous qu’il fasse? Une bonne action? Non, il fait de la politique. Il s’adresse à une Église catholique blessée par cent ans de laïcité et qui souffre d’une hémorragie de fidèles. Il lui dit: oublions la laïcité, revenez dans le jeu politique. Pourquoi Macron fait-il cela? Pour se constituer des alliés dans son grand projet de bâtir ce qu’il appelle l’ «Islam de France». Macron a besoin d’alliés pour se débarrasser de la laïcité. Quel meilleur allié que l’Église?

Quant à la compassion de l’Église pour les migrants musulmans, il est bon de rappeler que cette compassion est sélective. L’Église ne défend pas les Coptes quand ils sont massacrés en Égypte, elle proteste à peine contre l’authentique épuration ethnique qui frappe les chrétiens d’Orient, et elle n’a guère eu de mot charitable pour les Yazidis massacrés par l’État islamique. C’est cette sélectivité compassionnelle qui interroge. J’essaye de montrer dans mon livre que la charité affichée de l’Église envers les musulmans est aussi une politique.

Quant aux médias, pour finir, vous y voyez des «falsificateurs de la vérité»?

Il y a quelques jours, le Journal télévisé de France 2 a diffusé un reportage sur l’épidémie d’attaques au couteau qui sévit à Londres. Mais la même épidémie sévit en France et aucun média ne dresse un tableau de la situation. Il faut feuilleter la presse de province, journal par journal, pour se rendre compte de l’ampleur des violences gratuites, souvent mortelles, commises au quotidien. Quand un journal évoque une attaque au couteau, on ignore le nom de l’agresseur et ses motivations. Comme s’il y avait une volonté d’anonymiser le «déséquilibré»! Les médias, dans leur grande majorité, participent au casse du siècle. Ils n’informent plus sur les problèmes, ils prêchent la «diversité» et le «vivre ensemble».

(1) Yves Mamou est un ancien journaliste du Monde. Il a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune. Collaborateur régulier du site américain The Gatestone Insitute, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Hezbollah, dernier acte* (éd. Plein jour, 2013) et Le grand abandon: Les élites françaises et l’islamisme* (éd. L’Artilleur), paru le 25 septembre 2018.

Maroc: le roi favorable à l’enseignement de la Shoah dans les manuels scolaires

Le roi du Maroc Mohammed VI à tanger le 27 septembre 2016
FADEL SENNA (AFP/Archives)

Le roi Mohammed VI a ordonné d’inclure la Shoah dans les manuels scolaires, a rapporté mercredi le site d’informations Le Desk.

La décision a été prise alors qu’il assistait à la 73ème Assemblée générale des Nations Unies à New York la semaine dernière.

Mohammed VI a envoyé un message à son ministre de l’Education, Said Amzazi, pour lui demander d’inclure la Shoah dans le programme d’études secondaires du pays.

“L’histoire que nous enseignons à nos enfants doit inclure une variété d’opinions et d’histoires. L’école doit présenter les plus grands moments de l’Humanité ainsi que les moments les plus sombres”, a déclaré le roi.

“L’éducation a le pouvoir de lutter contre la discrimination, le racisme, et contre le terrible phénomène de l’antisémitisme”, a-t-il ajouté.

La directrice de l’UNESCO, Audrey Azoulay, fille de l’un des conseillers principaux de Mohammed, André Azoulay, a salué cette décision.

“S’attaquer à l’antisémitisme, c’est défendre l’égalité de la dignité de tous les êtres humains”, a tweeté Azoulay. “L’éducation est le meilleur outil pour prévenir toutes les formes de discrimination.”

Jérusalem et Rabat ont établi des relations diplomatiques en 1994.

Emission TV du 6/10/18 « LES TERRIENS » de Thierry Ardisson: comparaison insupportable faite par les “antispécistes” entre l’abattage des animaux et le génocide des juifs durant la Shoa.

Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations de nombreux téléspectateurs choqués et indignés par la comparaison faite par les « VEGAN » et autres défenseurs des animaux de consommation, entre la “Shoa” et l’abattage des animaux de consommation, lors de l’émission « LES TERRIENS » animée par Thierry Ardisson le samedi 6 octobre 2018.

Le BNVCA condamne cette comparaison scandaleuse faite entre l’animal et l’être humain de même qu’avec le génocide systématique des juifs : hommes, femmes, enfants, vieillards, organisé par les nazis et leurs collaborateurs.

Si nous considérons que la condition des animaux de consommation doit être améliorée, surveillée, et réglementée, il nous est insupportable et inadmissible d’entendre les défenseurs des animaux, qualifier leur sort d’ holocauste, et les fermes d’élevage de “camps de la mort”.

Nous  appelons les dirigeants des  Vegan et des Antispécistes ainsi que leurs militants à plus de modération dans leur comparaison et de réalisme au risque de dénaturer leur combat et les discréditer.

 

Merkel : les Palestiniens doivent accepter Israël en tant qu’Etat juif | The Times of Israël

Merkel : les Palestiniens doivent accepter Israël en tant qu’Etat juif

La chancelière allemande approuve une solution à deux états mais reconnaît que de “nombreux” autres moyens sont possibles et soutien le retrait de l’Iran de la Syrie

La chancelière allemande Angela Merkel pendant une conférence de presse conjointe avec le Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit :Hadas Parush/Flash90 )

La chancelière allemande Angela Merkel pendant une conférence de presse conjointe avec le Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit :Hadas Parush/Flash90 )

La chancelière allemande Angela Merkel a souligné jeudi sa reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif, disant qu’elle soutient le point de vue du Premier ministre Benjamin Netanyahu lorsqu’il affirme que les Palestiniens devront, eux aussi, accepter cette définition dans un éventuel plan de paix.

Lors d’une conférence de presse organisée à Jérusalem, Merkel a expliqué qu’elle prévoyait de téléphoner au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et de lui poser quelques questions sur le processus de paix, et notamment sur ses politiques au sujet de Gaza. Elle a déclaré soutenir la solution à deux états mais elle a également reconnu qu’il y avait « de nombreux autres » moyens de résoudre le conflit.

Merkel a souligné son engagement complet en faveur de la sécurité d’Israël, précisant être d’accord avec Netanyahu sur la nécessité d’empêcher l’Iran d’obtenir des capacités nucléaires. En même temps, elle a noté que Jérusalem et Berlin étaient en désaccord sur la meilleure manière d’atteindre ce but commun.

Répondant à une question du Times of Israel, Merkel a dit qu’elle avait discuté avec Netanyahu de la loi récemment adoptée sur l’Etat juif, s’avouant « quelque peu inquiète » au sujet des droits démocratiques de la minorité non-juive du pays.

« Il y a eu une série de discussions internes en Israël à ce sujet. Il faut reconnaître que ce n’est pas la loi la plus consensuelle qui soit et j’ai donc posé quelques questions », a dit Merkel, s’exprimant en allemand.

« Et pourtant, nous reconnaissons l’Etat juif. Et s’il doit y avoir la paix, une paix durable, entre Israéliens et Palestiniens alors bien sûr, il n’est pas possible que tous les Etats considèrent qu’Israël est un état juif avec des droits démocratiques pour les minorités qui y vivent mais que les Palestiniens, eux, s’y refusent », a-t-elle continué.

« Cela ne peut pas être une base pour la paix. Il faut donc trouver des solutions et nous sommes favorables au fait de travailler pleinement sur ces solutions, comme nous en avons parlé ici », a-t-elle poursuivi.

Merkel a expliqué avoir débattu des « solutions possibles » au conflit israélo-palestinien avec Netanyahu.

« Nous favorisons et nous défendons le projet d’une solution à deux Etats », a-t-elle remarqué. « Il peut y avoir de nombreuses autres solutions, bien sûr, mais je pense encore que la création de deux Etats est la solution la plus sensée. Dans ce contexte, j’ai exprimé au nom de l’Allemagne ma préoccupation face à la politique d’implantation qui rend plus difficile la concrétisation d’une solution à deux Etats ».

La responsable allemande a indiqué que Netanyahu lui avait demandé de « continuer à encourager les Palestiniens à venir à la table des négociations » et elle a promis d’appeler Abbas dans un avenir proche pour « lui poser quelques questions, notamment sur la situation à Gaza ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la chancelière allemande Angela Merkel pendant une conférence de presse conjointe à l’hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit : AFP Photo/Menahem Kahana)

Merkel a ensuite affirmé qu’elle « convient très fermement » avec Israël de la nécessité d’empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire. « Là où nous ne sommes pas toujours d’accord », a-t-elle dit, « est sur le moyen d’atteindre d’atteindre cet objectif. La discussion continue donc ».

Elle a également estimé que la République islamique devait retirer ses soldats de Syrie et réduire son influence sur le pays « à un niveau proche de zéro », même si elle a reconnu que c’était « un projet difficile ».

« Il n’est absolument pas question que la présence des forces iraniennes à proximité du plateau du Golan soit une menace pour Israël », a-t-elle statué.

Merkel a expliqué s’être entretenue à ce sujet avec le président russe Vladimir Poutine.

L’Allemagne agira également pour lutter contre les menaces pesant sur l’Etat juif émanant du Liban, a continué la chancelière.

Israël a averti à de multiples reprises que Jérusalem ne tolérera pas la présence militaire iranienne en Syrie et a frappé de manière répétée des bases iraniennes lors de raids aériens, cherchant à empêcher le transfert d’armes avancées au groupe terroriste libanais du Hezbollah.

Israël a également fait pression sur Washington et Moscou, un autre allié essentiel de la Syrie et de l’Iran, pour garantir que les forces iraniennes et les milices appuyées par Téhéran seront conservées aussi loin que possible des frontières israéliennes.

Netanyahu a salué Merkel pour son engagement en faveur de la sécurité d’Israël et contre l’antisémitisme, reconnaissant toutefois des différences d’opinion.

« Nous sommes d’accord sur la majorité des problèmes, nous sommes en désaccord sur certains… Et alors ? Nous avons une alliance très forte », a-t-il noté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel à l’hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le Premier ministre a juré de « continuer à bloquer les efforts de l’Iran visant à utiliser la Syrie et le Liban comme bases avant pour attaquer Israël. Et nous continuerons aussi à nous engager auprès de nouveaux partenaires dans notre région ».

La menace émanant de l’Iran a amené Israël et les Etats arabes à se rapprocher « comme cela n’a jamais été le cas auparavant », a dit Netanyahu.

« Et je crois que cette nouvelle relation est un grand espoir pour l’avenir parce que je pense qu’elle ouvre la voie à la paix. Elle ouvre la voie à la paix entre Israël et les états arabes même si cela prendra du temps et que tout se normalisera petit à petit », a-t-il dit.

« Mais je pense qu’en fin de compte, cela nous aidera à concrétiser la paix avec nos voisins palestiniens s’ils se décident à accepter cette dernière au lieu de tenter de bloquer Israël par des conditions impossibles qui ne lui permettront pas de survivre ici ».

Les liens forts entre Berlin et Jérusalem peuvent servir d’exemple au monde en montrant comment d’anciens ennemis peuvent devenir des partenaires proches, a commenté Netanyahu.

« Voilà qui montre comment nous pouvons transformer l’histoire et nous unir pour construire un monde meilleur et plus sûr », a-t-il conclu.

 

Aujourd’hui, 10:22  0

Theresa May fustige Jeremy Corbyn sur l’antisémitisme au Labour | The Times of Israël

Theresa May fustige Jeremy Corbyn sur l’antisémitisme au Labour.

La leader conservatrice déplore la perte de “valeurs communes” et parle de “tragédie nationale” au sein du parti d’opposition.

La Première ministre britannique Theresa May a prononcé son discours principal le quatrième et dernier jour de la Conférence du Parti conservateur 2018 à Birmingham, au centre de l’Angleterre, le 3 octobre 2018. (AFP Photo / Oli Scarff)

La Première ministre britannique Theresa May a attaqué mercredi le chef de l’opposition Jeremy Corbyn à propos des récents problèmes d’antisémitisme dans son parti, affirmant que le parti travailliste vit une « tragédie nationale » sous sa direction.

Dans son discours d’introduction à la conférence du Parti conservateur, Theresa May a déploré la perte de « valeurs communes » avec le Parti travailliste qui unissait les deux mouvements.

« Ce qui les frappe est une tragédie nationale », a-t-elle déclaré.

Évoquant les récents scandales d’antisémitisme qui existent dans les rangs des Travaillistes, le chef du gouvernement britannique a évoqué un sondage du mois dernier suggérant que près de 40 % des Juifs britanniques envisageraient « sérieusement d’émigrer » si Jeremy Corbyn devenait Premier ministre.

« Que se passe-t-il quand des familles juives discutent sérieusement de ce qu’elles devraient faire si Jeremy Corbyn devenait Premier ministre, quand un grand député travailliste dit que son parti est ‘institutionnellement raciste’ ? ». Theresa May faisait référence aux propos de Chuka Umunna qui commentait la manière dont on traite l’antisémitisme au sein du Parti travailliste.

La Première ministre britannique a ensuite évoqué les apparitions de Jeremy Corbyn sur la chaîne de télévision iranienne Press TV, où, lors d’une interview en 2011, il se plaignait de la “partialité” de la BBC qui affirmait qu’Israël avait le droit d’exister.

Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, lors d’un discours aux députés, au dernier jour de la conférence annuelle de leur parti à Liverpool, le 26 septembre 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Oli SCARFF)

« Voilà ce que Jeremy Corbyn a fait au Parti travailliste », a résumé Theresa May, ajoutant qu’il incombait aux conservateurs de s’assurer que le chef de l’opposition « ne puisse jamais faire la même chose à notreAujourd’hui, 13:16 pays ».

Theresa May a également comparé négativement Jeremy Corbyn à un certain nombre d’anciens dirigeants du Parti travailliste.

« Clement Atlee, député proche de Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale, aurait-il dit aux Juifs britanniques qu’ils ne savaient pas ce que signifiait l’antisémitisme ?”, a-t-elle demandé, en faisant référence à l’adoption par le Parti travailliste d’une définition de l’antisémitisme qui ne correspond pas à celle de l’IHRA et à laquelle s’opposent les Juifs britanniques.

 

Timesofisrael

 

 

Confédération Des Juifs de France et Amis d’Israël : Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet

ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur internet…insipide, obséquieux et dangereux !

Home»A LA UNE»ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur internet…insipide, obséquieux et dangereux !
ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: Rapport contre le racisme et l'antisémitisme sur internet...insipide, obséquieux et dangereux !

Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur internet…insipide, obséquieux et dangereux !

La Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël , après lecture attentive du plan de lutte contre l’antisémitisme présenté le 19 Mars dernier par Edouard Philippe, avait été profondément déçue par son contenu et l’avait fait savoir !

Lors de cette présentation, au-delà de la constatation des faiblesses des propositions faites, nous avions pris acte du fait que le Premier Ministre  annonçait la création d’une mission dont l’objectif  fixé était de faire des recommandations afin de répondre à la prolifération des contenus haineux sur internet par des solutions opérationnelles, concrètes, immédiatement applicables et conformes à la liberté d’expression.

Certes, cet objectif était largement restreint au vu du projet qui avait été annoncé et initié par Manuel Valls en avril 2015. Mais nous pouvions espérer quelques propositions téméraires et créatives de cette mission de sorte de corriger les nettes insuffisances du premier plan.

Bien que nous étions déjà En Marche Arrière, on était en droit d’espérer un correctif  afin d’atténuer le malaise ressenti lors de cette première présentation !

Malheureusement, les conclusions produites par cette commission non seulement ne corrigent pas ce malaise mais l’accentuent.

Les recommandations issues de cette mission consistent principalement  à:

  • améliorer la clarté et la rapidité des procédures de signalement des contenus illicites ;
  • fixer un délai maximal pour le retrait des contenus haineux : le Premier ministre a indiqué que le délai de 24 heures (voire des délais plus rapides dans des cas très spécifiques), proposé par la mission, peut être envisagé s’il est entouré des garanties juridiques appropriées;
  • mettre en place des sanctions financières très dissuasives pour les opérateurs qui ne s’acquittent pas de leurs obligations en matière de retrait des contenus haineux.
  • rendre plus rapide et plus efficace le traitement judiciaire des infractions racistes et antisémites en ligne. En ce sens, la possibilité de déposer plainte en ligne, permise juridiquement par le projet de loi de programmation et de réforme pour la Justice, sera ouverte dès l’aboutissement des développements techniques nécessaires.

Or, beaucoup d’éléments décrits comme novateurs ne sont que la reprise d’éléments actuellement opérationnels: la pré-plainte sur internet est déjà effective avec les signalements de la plate-forme Pharos, la chasse aux informations racistes et antisémites est effective par le B.N.V.C.A depuis 2002, la formation spécifique des magistrats a été installée en 2005, la volonté ( présumée) d’agir dans les écoles,…

De fait, la simplicité et la rapidité des procédures de signalement des contenus illicites n’est en aucune manière le véritable problème auquel on  est confronté. En effet, la rapidité est immédiate par internet et, d’autre part,  il semble difficile de faire plus simple.

Autre réflexion évoquée: Fixer un délai maximal pour le retrait des contenus haineux. Or ceci semble  hasardeux et difficile à réaliser.

En effet, tout d’abord il serait difficile d’agir par simple volonté administrative car  notre droit implique la préservation d’un contrôle juridique, contrôle d’autant plus complexe que la mission rejette une répression des délits raciste et antisémites au travers du Code Pénal Général !

D’autre part, les 20 années d’expérience du B.N.V.C.A ont montré les limites de l’action possible lorsque les sites sont hébergés à l’étranger, ce qui est le cas dans la plupart des configurations !

De surcroit, la possibilité de déposer plainte en ligne, comme proposé,  parait particulièrement dangereuse dans la mesure où nous nous trouvons dans le contexte d’une répression par la loi sur la liberté de la presse. Dans ce contexte,  toute erreur procédurale serait fatale ! Il est donc plus que dangereux de laisser tout un chacun déposer plainte avec les approximations qui sont inhérentes à un profane .

Enfin, au delà de ces problèmes de fond, ce rapport nous inquiète à plus d’un titre:

  • Tout d’abord, la liste des personnes rencontrées par la mission: Le B.N.V.C.A, principale (voir unique) association à lutter effectivement et efficacement contre l’antisémitisme n’a pas été entendu alors que c’est la seule qui est sur le terrain depuis près de 20 ans. Cette absence laisse apparaitre la possibilité d’émergence d’un seul point de vue au travers des associations interrogées, point de vue qui serait aux antipodes de l’opinion largement partagée dans la communauté juive.
  • Ce malaise est encore accentué lorsque l’on prend connaissance de la liste des Mouvements religieux interrogés: 6 musulmans, 2 chrétiens ( ce qui se comprend au vu de la verticalité de l’église catholique) et 1 seule juive.
  • Mais notre plus grand étonnement est dû au fait que la seule Association Cultuelle Juive interrogée est l’ Assemblée du judaïsme libéral ( extrêmement minoritaire au sein du judaïsme français) et l’omission totale du Consistoire Israélite représentant la très large majorité des Juifs Français. Tout aussi dommageable est l’absence d’écoute des mouvements Habbad, en pleine expansion !
  • D’autre part, la présence du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) parmi les associations interrogées nous inquiète d’autant plus que le B.N.V.C.A, qui a 20ans d’existence,  est absent de cette consultation alors même que le C.C.IF, de création relativement récente, est interrogé malgré une réputation plutôt sulfureuse.
  • Enfin, la présence de l’AJC dans la liste des associations cultuelles interrogées semble plus qu’incongrue dans la mesure ou l’AJC n’est ni cultuelle, ni française !

POUR CONCLURE

Tout cela semble relever d’un parti pris particulièrement inquiétant, d’autant plus inquiétant que l’antisionisme ( considéré comme l’antichambre de l’antisémitisme par les trois précédents présidents de la République) ne figure plus dans le champs d’investigation de la haine sur internet.

Inquiétant car le problème, aujourd’hui, n’est pas tant la chasse aux propos haineux sur les réseaux sociaux, ou leurs poursuites pénales, mais la valeur dissuasive de la répression pénale qui doit en découler et qui n’est même pas évoquée dans ce plan.

De notre point de vue, la première et seule mesure déterminante qui doit être prise pour que le racisme ou l’antisémitisme ne soit plus perçu comme un dérapage d’opinion mais comme un véritable délit est qu’il soit réprimé comme tel dans le code pénal général !

En effet, comment éduquer, convaincre, réprimer l’antisémitisme quand sa répression est incluse dans la répression des abus d’opinion tels que définis par la loi de la presse de 1881 !

Si l’État ne conçoit pas que le racisme et l’antisémitisme est une atteinte aux droits de la personne et réprimée comme telle, alors comment pourrait-il en être autrement pour les auteurs de ces délits ?

Nous reviendrons, plus tard, longuement sur ce plan 2018-2020 pour démontrer à quel point il constitue une régression par rapport au plan 2015-2017 présenté par Manuel Valls. Plan qui fut appuyé par les précédents Ministre de l’Intérieur,  Garde des Sceaux,  Premier Ministre et  Président de la République, et qui était une avancée spectaculaire dans ce domaine. Il est bien dommageable que ce plan n’ait pu s’incarner dans une loi suite aux énormes pressions, incompréhensibles, de ceux-là mêmes qui applaudissent aujourd’hui au présent plan  .

Nous ne pouvons donc que regretter le fait que le plan Valls n’ait pas été repris par le présent gouvernement.

Pour notre part, nous ne cesserons de rappeler que la première mesure significative pour lutter efficacement contre ce fléau est la mise en application, en tous points, du plan Valls présenté en 2015.

Si l’État n’est pas en mesure de mettre en application ce plan, alors il n’y  a plus rien à espérer de l’État dans ce combat d’une importance vitale pour les français et tout particulièrement pour la communauté juive, menacée dans sa sécurité la plus vitale.

Ce plan est donc insipide car il ne présente aucune nouveauté ou originalité, obséquieux car il montre une certaine servilité face aux objectifs du gouvernement et dangereux car, d’une part, il situe l’antisémitisme au 6ème rang des menaces haineuses qui planent sur nos concitoyens (alors même qu’à ce jour seuls les juifs sont agressés et assassinés parce que juifs) et, d’autre part, en raison du choix des personnes interrogées et de l’absence totale de référence à l’antisionisme !

Déçus nous le sommes, mais combatifs nous restons, afin de venir à bout de ce fléau qu’est l’antisémitisme et le racisme, fléau, qui aujourd’hui, tue en France, nous l’avons encore vu ces dernières  semaines !

 

 

Richard C. ABITBOL
Président

Article cjfai

France: de nouveaux moyens pour améliorer la restitution aux Juifs spoliés | i24news

France: de nouveaux moyens pour améliorer la restitution aux Juifs spoliés.

Biens restitués aux juifs spoliés
afp

La commission pour l’indemnisation de victimes de spoliation de biens culturels pendant l’Occupation va voir ses pouvoirs élargis, selon un décret paru mardi au Journal officiel (JO), comme l’avait promis le Premier ministre Edouard Philippe durant l’été.

La Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS) est chargée d’examiner les demandes individuelles de réparation suite à des spoliations effectuées pendant l’Occupation sur la base des lois antisémites.

Edouard Philippe avait promis en juillet, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv de 1942, de “faire mieux” dans ce domaine.

Désormais, la CIVS sera également compétente pour proposer “de sa propre initiative ou à la demande de toute personne concernée, toute mesure nécessaire de restitution ou, à défaut, d’indemnisation, en cas de spoliations”, notamment lorsque ces biens ont été intégrés à des collections publiques ou confiés à des musées nationaux, selon le Journal officiel.

Par ailleurs, une mission de recherche et de restitution de ces biens culturels est créée. Elle dépend du ministère de la Culture.

Quelque 60.000 oeuvres et objets, considérés comme des biens confisqués ou vendus sous la contrainte, ont été récupérés en Allemagne et renvoyés en France. Les deux tiers, environ 45.000, ont été restitués à leurs propriétaires avant 1950. Les plupart des autres pièces ont été vendues par le service des Domaines, à l’exception de quelque 2.000 oeuvres, sélectionnées par des commissions spécialisées et confiées à la garde de musées français en raison de leur qualité artistique.

France : Opération antiterroriste contre une “association” chiite anti-Israël | The Times of Israël

France : Opération antiterroriste contre une « association » chiite anti-Israël

Le corps de ferme de 5 000 m2, ouvert depuis 2005 et pro-Hezbollah, a un paillasson recouvert du drapeau de l’État juif

 

.

Entrée du centre Zahra France, à Grande Synthe (Crédit : capture d’écran Google maps)

 

La police a perquisitionné mardi le siège d’une « association » chiite lors d’une opération antiterroriste à Grande-Synthe dans le Nord, le jour où Paris a gelé les avoirs de deux ressortissants iraniens, dont l’un est soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat à Villepinte en juin.

Trois personnes ont été placées en garde à vue à l’issue de l’opération, notamment pour détention illégale d’arme à feu, selon une source proche du dossier.

A 6H00, le siège de « l’association » chiite « Centre Zahra France » et les domiciles de ses principaux dirigeants à Grande-Synthe (Nord) ont fait l’objet de perquisitions administratives, mobilisant 200 policiers, dont des agents du Raid et de la BRI, selon la préfecture du nord.

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info Inscription gratuite !

L’opération a été lancée à la suite du « soutien marqué » à « plusieurs organisations terroristes » des dirigeants de l’association, dont les avoirs ont été gelés, selon un arrêté publié mardi au Journal officiel.

Les ministères de l’Intérieur ainsi que de l’Économie et des Finances ont également pris une mesure similaire, dans un arrêté séparé, à l’encontre de la Direction de la Sécurité intérieure du Ministère du Renseignement iranien et de deux ressortissants iraniens, dont l’un est soupçonné d’être impliqué dans le projet d’attentat à Villepinte en juin contre un rassemblement d’un groupe d’opposition iranienne en France, les Moudjahidine du peuple (MEK).

« Une tentative d’attentat a été déjouée à Villepinte le 30 juin dernier. Cet acte d’une extrême gravité envisagé sur notre territoire ne pouvait rester sans réponse », déclarent conjointement dans un communiqué Beauvau, le quai d’Orsay et Bercy.

Le 2 juillet, le parquet fédéral belge avait annoncé avoir mis en échec un projet d’attentat à la bombe qui aurait dû frapper, l’avant-veille à Villepinte en région parisienne, le grand rassemblement annuel des Moudjahidine du peuple iranien (MEK). Dans cette affaire à forte résonance diplomatique, l’enquête est menée par la Belgique en coopération avec les autorités judiciaires françaises et allemandes.

Le public brandit des photos de proches tués par le régime iranien au rassemblement Free Iran 2018, à Villepinte, le 30 juin 2018. (Crédit : AFP / Zakaria ABDELKAFI)

Soutien au Hezbollah

A Grande-Synthe, le centre Zahra héberge plusieurs associations parmi lesquelles le Parti antisioniste, la Fédération chiite de France ou France Marianne Télé, soupçonnées de légitimer le jihad et de faire l’apologie de mouvements terroristes comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, soutenus par l’Iran, selon une source proche du dossier.

Une douzaine de cars de CRS étaient déployés mardi matin autour de la grande bâtisse de briques rouges, siège de l’association, dans une impasse d’un quartier résidentiel tout proche de l’autoroute.

Acheté en 2000, le corps de ferme de 5 000 m2 est ouvert depuis 2005. On y pénètre en foulant un paillasson recouvert du drapeau d’Israël. Les lieux abritent notamment une salle de conférence et une salle de prière, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il est fréquenté par « environ 150 personnes », selon le responsable religieux du centre, Jamel Tahiri, 43 ans. Selon lui, les personnes qui détenaient des armes les possédaient « pour la sécurité du centre » : « ça n’a rien à voir avec du terrorisme ».

M. Tahiri est, avec Yahia Gouasmi et Abdelkrim Khalid dont les domiciles ont également été perquisitionnés, à l’origine de cette association montée en 2009 et qui se dit ouvertement « anti-sioniste ».

Très active sur les réseaux sociaux, le « Centre Zahra France » indique sur son site internet vouloir « faire connaître le message de l’Islam à travers le regard du Prophète et de sa famille », notamment à travers la publication d’œuvres, de colloques, voyages et films etc.

Jamel Tahiri a dit qu’il donnait dans le centre « des cours de religion et d’éducation », ajoutant que l’association « [soutenait] le Hezbollah. On est chiite, on est contre Daesh ».

De nombreux policiers sillonnaient également le centre de Grande-Synthe, ville de 23 000 habitants à proximité de Dunkerque.

Selon la mairie, ce centre ne participe « ni de près ni de loin » à l’aide aux migrants et aux réunions régulières entre associations et élus.

« C’est une communauté très fermée, on ne sait pas trop ce qu’il se passe à l’intérieur, il y a souvent des gardes devant l’entrée », a témoigné auprès de l’AFP une riveraine, sous couvert d’anonymat, affirmant aussi que l’association possède « des commerces en centre-ville ».

Article timesofisrael

Le rappeur raciste anti-Blanc : c’est la faute à Goldnadel !

Le rappeur raciste anti-Blanc : c’est la faute à Goldnadel !

À en croire les Décodeurs à pleins tubes du journal Le Monde (“Pendez les Blancs”, itinéraire d’une indignation », le 26 septembre), je serais le véritable responsable, pour l’avoir publicisé puissamment le premier sur Twitter, de la vidéo ultra-violente, ultra-raciste et ultra-haineuse commise par un rappeur noir qui se propose en chanson syncopée de tuer les enfants blancs jusque dans leur crèche.

 

Rarement maxime chinoise aurait été plus avisée : lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

La publicité faite aux inconnus est un problème trop grave pour le laisser entre les mains des journalistes convenus.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Je reconnais m’être posé la question, mais à la vue des réactions, je ne regrette pas ma décision.

Il paraîtrait en effet, à en croire les antiracistes dévoyés à géométrie invariable de la gauche extrême, que le racisme anti-Blanc n’existerait pas et serait une invention de l’extrême droite et de la fâcheuse sphère. Ainsi, l’appel aux pogroms anti-Blancs du rappeur inconnu serait un acte isolé destiné à sa publicité. Manifestement, nos antiracistes diplômés étaient aux abonnés absents lorsque Booba rêvait d’encul.. la France avec de l’huile ou que Médine songeait à crucifier sur le Golgotha les laicards.

Ils dormaient, lorsque les Indigènes de la République ou l’UNEF organisaient des camps racisés, de fait interdits aux Blancs. Ils étaient en villégiature lorsque Mesdames Ernotte et Nyssen souhaitaient voir moins de Blancs à la télévision. Les gens de SOS Racisme et leurs camarades ne lisent certainement pas la presse internationale, sinon ils n’auraient pas manqué de protester contre les assassinats récurrents de fermiers blancs en Afrique du Sud et au Zimbabwe.

Voilà pourquoi, j’ai décidé de faire savoir ce qui se passe dans la tête d’un rappeur demeuré mais prétentieux de Noisy-le-Grand et qui n’a rien d’isolé.

La négation du racisme anti-Blanc est au demeurant raciste consubstantiellement, sauf à considérer le blanc comme seulement raciste et jamais victime.

Au demeurant la perversion intellectuelle des antiracistes dévoyés de l’extrême gauche et associés est un puits sans fond. Les mêmes qui me font reproche d’avoir fait la publicité d’un inconnu dont il fallait taire les errements haineux sont les mêmes qui traquent impitoyablement et obsessionnellement, jour après jour, depuis 50 ans le racisme lorsqu’il émane ou émanerait des Blancs.

Ce sont eux qui recherchent tels des chiens truffiers ce qui pourrait ressembler à un salut nazi dans une manifestation populiste. Ce sont eux qui iraient jusqu’à inventer un inconnu poursuivant un migrant en Allemagne. Ce sont eux qui commettent des articles à diffuser en boucles lorsqu’un beaucoup plus inconnu que mon inconnu de rappeur dépose une tête de porc devant une mosquée. Et c’est encore le journal Le Monde, décidément très en forme, qui le lendemain, avec une rare condescendance, décide de faire une mauvaise publicité à un inconnu, en la personne du père d’une victime du Bataclan en lui reprochant sa haine de l’islamisme. C’est effectivement beaucoup mieux de la réserver à ceux qui haïssent la haine et de passer son temps à vouloir comprendre leurs assassins.

Et voilà qu’à présent, les mêmes, avec une pudeur de violette, craignent les effets pervers de la publicité d’un acte qui les gêne.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Non seulement je ne regrette pas d’avoir montré jusqu’au va se loger la haine du Blanc, mais d’avoir, par la même occasion, réussi à montrer jusqu’où va se nicher l’imagination débridée de ceux qui voudraient la cacher et qui préfèrent réserver leur détestation à ceux qui combattent la détestation.

Très exactement, et pour les mêmes raisons idéologiques, qui taxaient d’islamophobes et de racistes ceux qui il y a 10 ans osaient prétendre qu’il existait un puissant antisémitisme islamique. Ce qui lui a permis de monter en puissance sans résistance.

Dans ce cadre, on attribuera la palme de cette semaine à Samuel Laurent, responsable des Décodeurs du Monde, qui sur la Cinq de service public (évidemment) n’a pas hésité à comparer le rappeur inconnu, raciste et fantasmant la mort des enfants blancs en la justifiant par le racisme anti-Noir… à Georges Brassens.

Non, rien de rien, je ne regrette rien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs Actuelles.

La Banque d’Angleterre érige une Souccah pour ses travailleurs juifs | The Times of Israël

La Banque d’Angleterre érige une Souccah pour ses travailleurs juifs.

L’institution financière centrale du Royaume-Uni célèbre la fête juive pour la première fois en 324 ans d’histoire

Une femme décorant une souccah à l’hôtel Inbal de Jérusalem le 7 octobre 2014. (Yonatan Sindel / Flash90)

La Banque d’Angleterre a érigé une souccah à Londres pour ses ouvriers juifs pour la première fois de son histoire longue de plusieurs siècles.

Cette souccah, un endroit dans lequel les Juifs prennent leur repas une semaine par an à l’occasion de la fête de Souccot, a été inaugurée cette semaine.

C’est la première installation de ce type au sein de la banque, a annoncé vendredi le Jewish Chronicle.

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info Inscription gratuite !

Des membres de l’équipe de maintenance de la banque ont érigé le tabernacle sur un balcon du premier étage du bâtiment, situé sur la rue Threadneedle.

Mercredi, les collaborateurs juifs ont invité leurs collègues à un déjeuner dont le thème était l’importance de cette fête dans le judaïsme. Un débat animé par Miriam Lorie qui travaille pour le groupe de coordination des organisations juives locales au sein du Conseil du leadership juif anglais.

Cette banque a été ouverte en 1694, 38 ans après la réinstallation des Juifs en Angleterre.

La fête de Souccot se termine mardi.

Timesofisrael

Création d’un prix Ilan Halimi contre l’antisémitisme | The Times of Israël

Création d’un prix Ilan Halimi contre l’antisémitisme.

Il sera remis le 13 février 2019 et renouvelé le 13 février de chaque année, date anniversaire du jour de la mort du jeune juif piégé par le “gang des barbares” en 2006

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a lancé lundi le prix Ilan Halimi, du nom d’un jeune juif assassiné en 2006, pour promouvoir les initiatives citoyennes de jeunes contre l’antisémitisme.

Ce prix « viendra récompenser des projets portés par des jeunes de moins de 25 ans pour lutter contre les stéréotypes racistes et antisémites », a annoncé Mme Nyssen.

« Nous ouvrons ce (lundi) soir l’appel à candidatures ».

Un jury, chargé de départager les candidats, sera présidé par la femme de lettres Emilie Frèche, très engagée dans ce combat. Il sera remis le 13 février 2019 et renouvelé le 13 février de chaque année, date anniversaire du jour de la mort de Ilan Halimi en 2006.

Les projets pourront être à caractère éducatif, culturel, sportif, ou dans le champ du numérique.

« A la mémoire d’Ilan Halimi s’est ajoutée, depuis, celle de dix autres de nos concitoyens, assassinés sur le sol français parce qu’ils étaient juifs », a rappelé Mme Nyssen, citant les noms de Myriam Monsonego, Arié, Gabriel et Jonathan Sandler, Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Sarah Halimi et Mireille Knoll.

Extrait d’un montage d’Esther Grinberg, diffusé sur Instagram (Crédit : https://www.instagram.com/esthergrinberg/)

Ce prix s’inscrit dans le « Plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme » présenté par le Premier ministre Edouard Philippe en mars dernier.

Un prix Ilan Halimi existe déjà, en Essonne, depuis 2014, qui « est une inspiration pour celui que nous lançons aujourd’hui au niveau national », a précisé la ministre.

Ilan Halimi, 23 ans, jeune juif employé dans un magasin de téléphonie, était enlevé le 21 janvier 2006 par le « gang des barbares » mené par Youssef Fofana et découvert agonisant près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) le 13 février. Il mourait lors de son transfert à l’hôpital.

Par AFP Aujourd’hui, 18:58

timesofisrael

Le Figaro Premium – Bobigny : un homme d’origine asiatique agressé et volé dans le parking de sa résidence

Bobigny : un homme d’origine asiatique agressé et volé dans le parking de sa résidence.

 

Trois individus ont dépouillé un homme d’origine asiatique ce mercredi dans un parking en Seine-Saint-Denis. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Un homme d’origine asiatique a été agressé dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu’il était stationné dans le parking souterrain de sa résidence à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, rapporte Le Parisien . Ces trois agresseurs l’ont frappé plusieurs fois au visage et lui ont arraché son portefeuille. Légèrement blessé, le propriétaire du véhicule, âgé de 59 ans, a été transporté à l’hôpital universitaire Avicenne.

La copropriété située rue Birsinger possède un parking sécurisé. Pour s’enfuir, les trois individus ont dû faire appel à un complice qui bloquait la porte du garage. Selon Le Parisien, ils avaient sûrement repéré les lieux avant de commettre l’agression. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny. Aucune interpellation n’a été effectuée pour l’instant.

» LIRE AUSSI – Les Chinois d’Aubervilliers plaident pour plus de sécurité

Tamara Lui est membre du comité Sécurité pour Tous!, qui dénonce «toute forme de violence visant les Asiatiques de France» depuis la mort du couturier Zhang Chaolin en 2016. Selon elle, le mode opératoire de cette agression n’est pas nouveau. En revanche, «le quartier visé ne se trouvait pas sur le radar du comité», indique-t-elle au Figaro. Elle explique que les personnes d’origine asiatique – et tout particulièrement les Chinois – sont habituellement victimes de vols à Belleville, Aubervilliers et La Courneuve au sein de la région d’Île-de-France.

Les personnes d’origine asiatique visées en raison d’une «idée toute faite»

D’après Tamara Lui, ces agressions sont dues à «des rumeurs affirmant que les personnes asiatiques ont de l’argent». En effet, les trois agresseurs présumés de Zhang Chaolin, tué en août 2016, avaient expliqué aux enquêteurs que leurs victimes étaient «susceptibles de détenir de l’argent» du fait de leur appartenance à la communauté chinoise.

» LIRE AUSSI – À Aubervilliers, la communauté asiatique vit toujours dans la crainte

«C’est une idée toute faite, s’exclame Tamara Lui, le lien entre les Chinois et la richesse est faux et peut mener à des cas de préjudice physique et moral graves». Elle décrit «des enfants de 6 ans et des grands-mères de 80 ans [qui vivent] avec la peur au ventre».

Une défiance vis-à-vis des forces de l’ordre

Une heure après les faits, deux amis de la victime ont réclamé les bandes-vidéo des violences à un membre du syndicat de l’immeuble afin de retrouver les auteurs de l’agression. Mais, ne pouvant satisfaire leur demande, le résident a reçu plusieurs coups des deux hommes âgés de 45 ans. Ces derniers ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Bobigny.

Leur geste a frappé la présidente de l’association Chinois de France, Français de Chine qui explique au Figaro : «Ils ont réagi par la colère (…) ils n’ont plus confiance en l’autorité». Selon Tamara Lui, les agressions visant des personnes d’origine asiatique créeraient «une sorte de psychose et une peur qui entraîne des réactions disproportionnées»..

Source: lefigaro

LETTRE OUVERTE AUX DONATEURS DU MÉMORIAL DE LA SHOAH

Lettre ouverte aux donateurs du Mémorial de la Shoah.

Dreuz.info

Le dîner annuel du Mémorial de la Shoah aura lieu le 10 octobre prochain. Il sera l’occasion pour les donateurs de célébrer le Mémorial et d’apporter leur contribution généreuse au travail accompli. Rien de plus normal !

Les donateurs ne sauront sans doute pas – et c’est la raison de cette lettre -, que le discours de présentation du Directeur, M. Jacques Fredj, valorisant toutes les actions du Mémorial, ne mentionnera pas une forfaiture que nous avons déjà dénoncée dans la presse : l’éviction de son bureau le 2 juillet dernier, manu militari, de l’historien Georges Bensoussan dont l’engagement et le travail, depuis plus de 25 ans ont été pionniers grâce à toutes ses activités pédagogiques auprès des établissements scolaires et des professeurs d’histoire ainsi que ses nombreuses productions éditoriales.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

La faute de Georges Bensoussan ? Avoir été mis en procès, de façon inique et en contradiction totale avec la liberté d’expression qu’on peut attendre d’une démocratie, par le CCIF, le MRAP, la LICRA, La LDH, SOS Ô Sans Papiers, pour avoir dénoncé au cours de l’émission « Répliques » (octobre 2015) l’enracinement d’un antisémitisme culturel arabomusulman dans de nombreuses familles, en usant d’une métaphore calquée sur les propos d’un sociologue français d’origine algérienne. Par deux fois il fut relaxé. Malgré cela, il n’a reçu aucun soutien de la part du directeur du Mémorial de la Shoah retranché derrière une fausse neutralité.

La faute de Georges Bensoussan ? Avoir décrit depuis seize ans ces réalités, en particulier dès 2002 avec Les Territoires perdus de la République » (nouvelle édition, Fayard/Pluriel, 2015) et Une France Soumise (Albin Michel, 2017) et participé au Nouvel antisémitisme (Albin Michel, 2018), des livres qui dénoncent, faits à l’appui, l’origine de ce mal qui gangrène notre pays : l’islamisme.

Le Mémorial de la Shoah dont la vocation est de lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, au nom des Juifs exterminés, se devait de soutenir Georges Bensoussan, figure intellectuelle emblématique de cette Institution, pour son travail exemplaire et courageux.

Lanceur d’alerte, il est une des sentinelles les plus précieuses de notre société.

C’est pour le punir de s’être exprimé dans la presse que Georges Bensoussan, sur ordre personnel du Directeur du Mémorial, fut ensuite chassé de son bureau dans des conditions indignes. Lequel, le poursuivant de sa vindicte, l’exclut du séminaire de formation prévu en octobre 2018 en Israël, au mépris de l’engagement pris par le Président Éric de Rothschild deux mois plus tôt. Poursuivant sur cette lancée, on peut désormais craindre que l’actuel directeur ordonne à ses collaborateurs d’interdire à Georges Bensoussan toute activité au Mémorial.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Par son refus de nommer explicitement la source du nouvel antisémitisme, à savoir l’islamisme, il préfère chanter le « vivre ensemble » et le « pas d’amalgame » en ces temps où l’on assassine des Juifs parce que juifs. Monsieur Fredj s’est conduit ici comme un dhimmi parce qu’il connaît la vérité mais, par soumission et petits arrangements avec la pensée correcte, par lâcheté et par souci de conserver son poste, il s’est débarrassé d’un collaborateur exceptionnel pour s’enfermer dans l’omerta.

Nous ne devons pas cautionner cet abus de pouvoir qui insulte la mémoire des disparus, la communauté juive et la vérité ; il est donc primordial que chacun soit informé de tel agissements, indignes de notre institution.

Voilà pourquoi nous ne participerons pas au dîner de soutien du Mémorial de la Shoah. Parce que la conduite, les manœuvres comme les abus de pouvoir répétés du directeur de l’institution sont en contradiction totale avec l’éthique du Mémorial qui nous est cher.

Evelyne Tschirhart ex-donatrice

Source : dreuz

Le Figaro Premium – Comment les réseaux turcs s’insinuent dans l’islam de France

Comment les réseaux turcs s’insinuent dans l’islam de France.

ENQUÊTE – Le nouvel empire ottoman est présenté comme une affirmation de l’islam face à un Occident décadent.

 

Longtemps, Tariq Ramadan et son parrain du Golfe, le Qatar, ont régné en maîtres sur l’islam de France. La chute de l’islamologue, en détention provisoire pour des accusations de viol, et les difficultés géopolitiques de l’émirat ont changé le paysage. «L’arrestation de Tariq Ramadan a provoqué une onde de choc chez les musulmans. La découverte de cette vie à rebours de ce qu’il professait a été ressentie comme une trahison par de nombreux fidèles», explique le préfet Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain et délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Profitant du vide laissé par l’effacement du Qatar, surtout depuis le rapprochement américano-saoudien, la Turquie s’est engouffrée dans la brèche.

L’islam politique turc est parti à la conquête de la France. Depuis plusieurs années, les réseaux turcs interviennent de plus en plus directement pour peser sur l’islam de France. Leur dernière attaque en date a visé le nouveau …

 

 

 

 

Source : lefigaro

Explosif : l’UE gèle un budget destiné à l’Autorité palestinienne car ses livres d’écoles appellent à tuer les juifs

Explosif : l’UE gèle un budget destiné à l’Autorité palestinienne car ses livres d’écoles appellent à tuer les juifs

La commission du budget du Parlement européen vient d’approuver un gel de 15 millions d’euros à l’Autorité palestinienne, jusqu’à ce que l’AP accepte de réformer ses manuels scolaires.

Le communiqué entourant la décision stipule que « de nombreux exemples de représentations violentes, de discours haineux… et de glorification du jihad et du martyre  » se trouvent dans les programmes scolaires.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Le mardi 27 février, le sénateur américain Todd Young avait exprimé son indignation devant les manuels scolaires utilisés par l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine) pour enseigner gratuitement une éducation de base aux enfants des Palestiniens désignés comme réfugiés.

En mars dernier, le rapport IMPACT intitulé New Palestinian Authority textbooks teach mettait en lumière que les livres d’écoles affirmaient que « mourir en martyr [en tuant des juifs] est l’idéal de la vie ».

L’étude montrait comment les nouveaux programmes d’études de l’Autorité palestinienne, préparés par son ministère de l’Éducation en 2017, et maintenant utilisés par toutes les écoles gérées par l’UNRWA, délégitimaient et diabolisaient constamment Israël, glorifiait le terrorisme et préparait essentiellement les jeunes Palestiniens à croire que « mourir est mieux que vivre ».

PUBLIÉ PAR CHRISTIAN LARNET LE 27 SEPTEMBRE 2018 Embed from Getty Images

Source : dreuz.info

 

Le président argentin invite l’ONU à se souvenir des attentats des sites juifs | The Times of Israël

Le président argentin invite l’ONU à se souvenir des attentats des sites juifs

Mauricio Macri a aussi exhorté l’Iran à coopérer à l’enquête sur l’attentat terroriste de 1994 contre le centre juif AMIA, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés

Le président argentin Mauricio Macri s’adresse à la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies le mardi 25 septembre 2018, au siège des Nations Unies. (AP Photo/Frank Franklin II)

Le président argentin s’est exprimé contre le terrorisme mondial et a rappelé les victimes des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 dans son discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

Mauricio Macri a également appelé l’Iran à coopérer à l’enquête sur l’attentat à la bombe perpétré en 1994 contre le centre juif de l’AMIA, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés.

Le regretté procureur argentin Alberto Nisman avait établi que l’Iran était responsable de l’organisation de l’attentat, qui a été perpétré par un kamikaze du Hezbollah.

« Nous avons subi deux attaques graves en 1992 et 1994, qui ont coûté la vie à 107 personnes et fait des centaines de blessés », a déclaré M. Macri mardi dans son discours devant l’organe international.

« Notre pays ne cessera pas de poursuivre son objectif : faire en sorte que toutes les personnes impliquées dans les attentats comparaissent devant les tribunaux argentins, soient interrogées et finalement condamnées. »

« L’année prochaine marquera les 25 ans de l’attentat de l’AMIA. Je voudrais à nouveau demander à la République islamique d’Iran de coopérer avec les autorités judiciaires argentines pour faire avancer l’enquête concernant l’attentat terroriste le plus brutal commis sur notre territoire. »

Le centre juif de l’AMIA à Buenos Aires après l’attentat du mois de juillet 1994 (Crédit: Cambalachero/Wikimedia commons)

M. Macri a également déploré que les autorités russes aient refusé la demande faite par l’Argentine en juillet d’arrêter un conseiller de haut niveau auprès du Guide suprême de l’Iran au sujet de l’attaque. Ali Akbar Velayati, qui était ministre des Affaires étrangères de l’Iran au moment de l’attentat et s’est rendu à Moscou plus tôt cette année, a été impliqué dans l’attentat. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre Velayati et sept autres responsables iraniens depuis 2006.

« Nous demandons aux pays amis de l’Argentine de nous aider, en évitant de recevoir sous immunité diplomatique les accusés pour lesquels Interpol a fait des demandes d’arrestation internationales et a émis des notes rouges », a déclaré M. Macri.

Il a également présenté ses condoléances aux familles des cinq citoyens argentins qui ont été tués le 31 octobre 2017 par un conducteur ouzbek à New York.

« Je suis de tout cœur avec les familles des victimes de la barbarie terroriste dans le monde entier », a déclaré le président.

L’Iran serait également à l’origine de l’attentat à la voiture piégée de 1992 qui a détruit l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, faisant 29 morts et 242 blessés.

WebPage-TheTimes-of-israel

The Times of Israël

La «toile d’araignée»: les racines du BDS et la délégitimation d’Israël

La «toile d’araignée»: les racines du BDS et la délégitimation d’Israël

Le JCPA-CAPE de Jérusalem publie cette étude fouillée du Dr Ehoud Rosen et du Général Kupervasser sur les racines du BDS et la délégitimation de l’Etat d’Israël, où sont présentés pour la première fois, et de manière exhaustive, les acteurs du BDS et les grandes organisations, qu’ils soient liés à l’extrême-gauche ou aux Frères musulmans.

C’est la plus vaste enquête menée à ce jour sur les éléments actifs dans la délégitimation de l’État d’Israël, leurs modes de fonctionnement et leurs connexions dans plusieurs pays européens importants :

-En France, où vit la plus grande communauté juive du continent et où les actes antisémites augmentent considérablement.

-En Allemagne, où l’économie demeure la plus forte d’Europe et les relations avec Israël sont uniques et spécifiques à la lumière du passé nazi. Ce pays abrite aujourd’hui le plus grand nombre de Palestiniens du continent.

-En Belgique, un pays en proie à des troubles politiques depuis plusieurs années, où les institutions de l’Union européenne sont installées dans sa capitale, Bruxelles.

-Aux États-Unis, allié principal d’Israël où vit la plus grande communauté juive du monde. Les bouleversements politiques de ces dernières années et notamment l’avènement du Président Trump ne peuvent être ignorés.

Cette étude propose de définir les concepts de base liés à cette campagne systématique contre Israël au cours des deux dernières décennies.

Il s’agit d’une campagne qui se déroule dans les sphères politique, juridique, universitaire, culturelle, religieuse et économique, et comprend également des projets d’activités et projets directs tels que des flottilles envoyées sur Gaza et des groupes ou individus infiltrés en Israël et dans les Territoires. Le but de la campagne est de nier l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif.

Les caractéristiques des principaux militants et activistes sont inspirés principalement par la gauche radicale européenne et la confrérie des Frères musulmans.

Ce mouvement islamique, avec lequel le Hamas est affilié, est actif dans des pays occidentaux et associé à la Fraternité musulmane mondiale. Elle est une sorte de parapluie politique pour les médias et l’économie. Il convient de noter que les dirigeants importants de ce courant et le Hamas sont également liés au Jihad mondial, en particulier avec ceux de l’organisation terroriste Al-Qaïda.

La gauche radicale arabe – avec un accent particulier sur les militants affiliés au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) – est définie comme une organisation terroriste dans plusieurs pays européens.

Les éléments du Fatah et du leadership palestinien lui-même permettent à cette activité de se dérouler parce qu’elle est présentée dans le cadre d’une lutte populaire. Le nombre d’organismes, d’organisations et de coalitions qui opèrent dans le cadre de la campagne est très important, mais, dans de nombreux cas, il existe un petit nombre de militants appartenant à certains groupes qui constituent des “fronts” et non des organisations actives.

Les résultats de l’étude montrent que, malgré les différences structurelles entre les pays étudiés et la composition des différentes populations, le tableau est presque identique.

Manifestation du BDS à Paris en 2016 (capture d’écran)

Avant de dévoiler les caractéristiques des principaux militants de la campagne BDS, voici un rappel historique :

Pour certains observateurs et médias, le but du BDS serait d’appliquer des mesures punitives contre Israël en raison de sa présence dans les territoires conquis lors de la guerre des Six Jours de 1967. Pourtant, en lisant et en écoutant les dirigeants et les militants du BDS, nous constatons que leur but est plus ambitieux et beaucoup plus dangereux.

L’initiative BDS, inspirée par la « stratégie Durban », fut lancée en juillet 2005 avec trois objectifs précis :

  1. Mettre fin à l’occupation et à la colonisation israéliennes sur toutes les terres arabes et démanteler le « mur de séparation ».
  2. Reconnaître les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens en Israël en leur accordant une égalité complète.
  3. Respecter, protéger et promouvoir les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs propre maisons et propriétés spoliées, respectant ainsi la résolution 194 de l’ONU [selon l’interprétation palestinienne, le « droit au retour » signifie le retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs terres et foyers situés sur l’ensemble du territoire d’Israël].

La campagne de délégitimation d’Israël doit être distinguée de la critique de la politique ou du discours de son gouvernement aux frontières d’Israël. Même dans les rares cas où un tel discours survient, il sera prononcé en des termes délibérément vagues, et son but sera de servir d’outil de violence et non de débat permanent.

La coopération entre les militants de ces milieux est tactique et non stratégique. Chaque activiste a son propre agenda, ses priorités et ses objectifs. Le point de départ commun pour tous est celui des théories post-colonialistes selon lesquelles Israël est perçu comme un « corps étranger et blanc » au Moyen-Orient.

La campagne est principalement axée sur les centres de pouvoir de la société civile : les médias, le monde universitaire, le système juridique international, les organisations non-gouvernementales, les syndicats, divers organismes identifiés politiquement ou en raison de leur religion.

Ses sources d’inspiration et ses méthodes d’activité proviennent avant tout des campagnes réussies des mouvements de gauche radicale, comme celui contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, et du modèle de la « résistance non violente » qui a été rajeuni ces dernières années. Ces campagnes sont interprétées en fonction de la culture et de l’histoire du pays, notamment l’utilisation de politiques identitaires et de termes liés aux « droits de l’Homme » et la tentative d’exploiter les minorités dans les pays prétendument « opprimés » par les autorités.

Conférence de l’Association belgo-palestinienne à Bruxelles, fin 2017 (Adbekhattar)

Voici quelques citations éloquentes de leaders du BDS :

Omar Barghouti : « Notre campagne actuelle peut être considérée comme le dernier chapitre du projet sioniste. Nous assistons à la disparition rapide du sionisme, et personne ne pourra le sauver. En fait, le sionisme a l’intention de se suicider et pour ma part, je préfère l’euthanasie. »

Assad Abou Khalil : « Justice et Liberté pour les Palestiniens sont incompatibles avec l’existence même de l’Etat d’Israël. »

Ahmed Moor : « Il se peut que le BDS ne signifie pas nécessairement la fin de l’Etat juif… Il est sans doute un mouvement important, un projet à long terme, à savoir la dernière étape vers la confrontation finale. »

Au cours de ces dernières années, Israël a été mis au pilori par une campagne internationale de délégitimation visant son existence même en tant qu’Etat juif indépendant. Cette campagne tous azimuts touche tous les secteurs et fonctionne dans les domaines politique, juridique, universitaire, culturel et économique. Elle agit aussi dans le cadre « d’actions directes » comme la mise à flots de navires pour « briser le blocus de Gaza » et l’organisation de manifestations dans différentes capitales à travers le monde.

Ces objectifs fondamentaux sont constamment réaffirmés par les principaux dirigeants du BDS, en particulier par leur leader Omar Barghouti.

Déjà, en décembre 2003, Barghouti avait critiqué Roger Cohen du New York Times, pourtant souvent sévère à l’égard de la politique israélienne. L’éditorialiste américain avait écrit que le mouvement BDS possèdait un « calendrier caché », celui de « la fin d’Israël en tant qu’Etat juif. » Barghouti avait précisé dans les colonnes du journal new-yorkais que son objectif était la création d’un Etat binational où les Juifs ne seraient qu’une minorité.

Le BDS reçoit un soutien considérable de l’Autorité palestinienne et ses objectifs, notamment « le droit au retour des réfugiés », sont ceux des dirigeants palestiniens. Nabil Shaath, chargé des Relations extérieures du Fatah et membre influent de la Commission politique de l’OLP, comme les activistes proches de Riyad al-Maliki, l’actuel ministre des Affaires étrangères, soulignent dans des articles et entretiens qu’Israël ne pourra être reconnu comme Etat juif car cette reconnaissance aura des conséquences graves sur le « droit au retour ».

Dans le cadre de sa campagne de délégitimation, le BDS focalise ses activités sur les syndicats. Le 30 avril 2011, une première conférence syndicale palestinienne pour le boycott d’Israël a été organisée à Ramallah avec des participants du monde entier. Cette conférence a souligné le rôle important du BDS et celui des syndicats dans le combat des Palestiniens, en le qualifiant de « résistance populaire et pacifique à l’occupation israélienne ».

En septembre 2011, suite au discours du président Abbas à la tribune de l’ONU, Sabri Saydam, chargé de la haute-technologie, a révélé les principaux objectifs des Palestiniens : « nous devrions utiliser toutes les armes de la technologie moderne pour pouvoir recruter et développer les réseaux sociaux et organiser des campagnes pour boycotter les produits israéliens. Nous demanderons à toutes les universités de soutenir la cause palestinienne et de couper leurs liens avec les institutions israéliennes… »

En avril 2012, Abdel Fattah Hamayel, gouverneur de Bethléem, a diffusé une circulaire à toutes les institutions publiques et privées, exigeant d’interdire tout lien direct et la tenue de réunions avec la partie israélienne ; autant d’activités qui sont désormais illégales et passibles de sanctions.

Une autre campagne orchestrée par Jamal Juma, le directeur du mouvement « Grassroots Anti-apartheid » basé à Ramallah, a pour but de mobiliser les efforts contre le « Mur de l’Apartheid ». Cette campagne fait appel à tous les comités populaires et coordonne des manifestations organisées contre Israël dans différents villages, où elles avaient conduit à la violence à plusieurs reprises. Selon lui, le boycottage est un outil efficace pour soutenir les agriculteurs palestiniens et construire ainsi une économie palestinienne indépendante capable d’affronter l’occupation.

Pour Allam Jarrar, représentant un réseau d’ONG, le boycottage dans le contexte politique actuel est très important parce que « nous réagissons efficacement et pour la première fois depuis la Nakba palestinienne [la « catastrophe » de 1948]. Nous commençons enfin à réviser notre stratégie pour recouvrer nos droits inaliénables, notre droit à l’autodétermination, l’indépendance et le retour des réfugiés. »

D’autres activistes soulignent le caractère stratégique de cette campagne qui vise non seulement à mettre fin à l’occupation militaire en place depuis 1967, mais aussi à contester l’idéologie d’Israël, le sionisme et ses relations internationales. En effet, « le but est d’engager une action, de construire une culture populaire de boycott et d’élaborer une réponse à ceux qui insistent sur la normalisation. La campagne ne vise pas seulement l’économie d’Israël, mais conteste la légitimité d’Israël en tant qu’Etat colonial et d’Apartheid ». Rappelons que le BDS a resserré ses liens avec des filiales européennes de la confrérie des Frères musulmans et avec des partis d’extrême-gauche.

Nous constatons, comme le décrit Thomas Friedman dans le New York Times du 4 Février 2014, qu’une « troisième Intifada » est en cours, cette fois-ci propulsée par une résistance non-violente et par un boycott.

L’activiste allemande Ruth Fruchman à Berlin pendant l’Opération Bordure protectrice (capture d’écran)

La campagne de délégitimation et la société civile

Comme souligné dans nos publications précédentes, alors que diverses activités et actions initiées dans le cadre de la campagne de délégitimation sont présentées comme émanant d’organisations de la société civile, celles qui initient le combat font en réalité partie de divers réseaux d’ONG, avec des militants qui se rassemblent sur la base d’une idéologie et de buts communs, de liens personnels et de sources de financement.

Dans la plupart des cas, ces militants peuvent être identifiés. En outre, il arrive souvent que ces mêmes individus et groupes aient participé à diverses campagnes. Cela signifie que, tandis que les sentiments anti-israéliens et antisémites se multiplient, le nombre des instigateurs diminue progressivement. Pourtant, ces instigateurs deviennent à la fois plus ciblés et plus professionnels – et bien sûr financés dans le seul but de délégitimer Israël. Dans de nombreux cas, les acteurs étatiques financent les instigateurs de la campagne BDS en coulisses afin de promouvoir leurs divers intérêts et objectifs.

Les progrès de la campagne BDS peuvent être mesurés lors de deux incidents révélateurs : en juillet 2017, après l’attaque terroriste sur le Mont du Temple qui a amené le gouvernement israélien à placer des détecteurs de métaux devant les portes d’entrée d’Al-Aqsa ; en décembre 2017, après la déclaration du président américain Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y déplacer l’ambassade américaine. Bon nombre d’actions, de manifestations et d’émeutes qui ont eu lieu dans le monde entier ont alors été pré-coordonnées.

En outre, comme cela a été expliqué dans un rapport de 2004, les organisations de la société civile (OSC) ont tenté de redéfinir la relation avec leurs partis politiques afin de créer des partenariats plutôt que de poursuivre le patronage. Les ONG ont émergé de ce conflit alors que les les partis politiques étaient complètement écartés. Selon Salah Abdel-Shafi « certains militants politiques d’ONG de premier plan ont marginalisé le parti politique et utilisé l’ONG comme plate-forme pour entrer dans l’arène sociale et politique ».

Cela signifie que la structure de la « société civile » et de « l’activité populaire » palestiniennes est très différente des structures occidentales. De plus, cette structure fonctionne également dans le sens opposé, en permettant à certaines ONG de servir de fronts aux organisations et aux forces politiques. Les chiffres problématiques sont donc en mesure d’approfondir leur coopération politique et financière avec les principales organisations de la «société civile» occidentale et les ONG, ainsi qu’avec les institutions officielles de l’ONU et de l’UE concernées. Les anciens membres de groupes désignés par des terroristes, tels que le FPLP, sont à même de coopérer avec les organes de la «société civile» occidentale et de gérer leurs propres ONG dans divers pays.

Travailler avec des organisations de la société civile et des ONG du monde entier a facilité la voie de Durban en 2001 pour présenter Israël en termes d’apartheid, de nettoyage ethnique, etc.

Agir sous les titres de la « société civile » et des « ONG » permet également aux camps politiques palestiniens rivaux, notamment les camps nationalistes et islamistes, de collaborer sur certaines questions, tant dans les territoires palestiniens qu’à l’étranger.

D’autre part, après avoir nourri ces réseaux d’ONG artificielles et fortement politisées, les personnalités et décideurs européens sollicitent souvent leurs conseils sur des questions importantes, alors que leur pertinence par rapport aux Palestiniens ordinaires dans la rue n’est pas claire.

Une tendance plus récente au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne est la participation croissante à la campagne du BDS de personnalités qui, par le passé, soutenaient le processus de paix, du moins publiquement. De facto, cela crée une voie palestinienne parallèle qui continue d’aspirer à éliminer Israël tout en étant engagée dans le processus de paix.

Cela renforce les efforts de l’Autorité palestinienne ces dernières années pour passer outre les accords d’Oslo, exercer des pressions internationales sur Israël via les institutions internationales et, sur le terrain, encourager la lutte « populaire », « pacifique ». Le soutien de l’AP à « la résistance pacifique populaire » [muqawama] permet également à ses dirigeants d’appuyer le BDS, comme l’a exprimé par exemple le gouverneur d’Hébron, Kamil Hamid, qui a ouvert la troisième conférence du Comité national BDS (BNC) en décembre 2011.

Une manifestation “pour Gaza” organisée à Paris en parallèlement à “Tel-Aviv sur Seine” (capture d’écran)

Analyse de la campagne, des motivations et de la méthode de travail

Les éléments d’extrême-gauche et des partisans de la « solution à un seul État », servent de mentors aux autres forces impliquées dans la campagne.

Ce sont généralement des théories postcoloniales/post-impérialistes (inspirées par des intellectuels tels que Edward Saïd ou Noam Chomsky), dans lesquelles Israël est perçu comme une enclave impérialiste du Moyen-Orient. Depuis la crise financière de 2008, de nouveaux acteurs sont entrés en scène, ciblant Israël comme symbole du capitalisme occidental, qu’ils détestent. La situation semble être allée bien au-delà de la discussion commune sur l’antisionisme et le « nouvel antisémitisme » (en fait, plusieurs sont des militants Israéliens, juifs et antisionistes). En exploitant le système démocratique et les libertés d’Israël, des groupes antioccidentaux radicaux et des vestiges de la Guerre froide – même si leurs idéologies, leurs histoires et leurs tensions internes étaient diverses – se sont progressivement rassemblés pour cibler Israël comme le symbole de leur opposition.

Encouragées par la révolution tchèque (1989-1990), ainsi que par une série d’ouvrages sur l’histoire et les pratiques des « luttes non violentes » du professeur américain Gene Sharp, des groupes anarchistes, d’extrême gauche, ont adopté ce langage et cette méthodologie. Dans notre contexte, il convient de noter que même les actions pouvant potentiellement mener à la violence sont toujours qualifiées de non violentes.

Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, divers groupes d’extrême-gauche ont indiqué que l’islam politique (islamisme) était ce qu’ils percevaient comme la seule force organisée capable de résister à l’hégémonie américaine et à leur perception de « l’empire ».

La « résistance » [muqawamah] est souvent acceptée et présentée comme un outil légitime. Plutôt que de reconnaître que des acteurs non-étatiques organisent des attaques terroristes contre des États, la « résistance » est représentée selon les lignes marxistes comme la réponse naturelle des civils « opprimés » contre un « oppresseur ».

D’autre part, la « guerre contre le terrorisme », déclarée par le président américain George W. Bush à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, a été le principal catalyseur du militantisme pour ceux qui la considéraient comme une nouvelle forme de guerre inacceptable. La nature des idéologies d’extrême-gauche comme l’anarchisme nécessite une campagne et un activisme continus. Ses praticiens trouvent donc constamment de nouvelles raisons de manifester – tout en inventant de nouveaux groupes et fronts, généralement exploités par les mêmes personnes qui revendiquent « un large soutien » et « d’énormes succès ». Ces modèles ressemblent également aux méthodes employées par le propagandiste communiste Willi Münzenberg.

Dans la bataille actuelle contre Israël, les tactiques utilisées pendant la campagne contre la guerre du Vietnam, ainsi que la bataille contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, sont mises en œuvre. En outre, les principaux militants et intellectuels impliqués dans les campagnes précédentes jouent un rôle majeur.

La coopération entre différents groupes d’extrême-gauche et le début d’un plan stratégique à long terme visant à isoler Israël se sont manifestés pour la première fois lors du Forum des ONG organisé à Durban, en Afrique du Sud, parallèlement à la Conférence mondiale contre le racisme. Cette collaboration se poursuit sur le terrain via un certain nombre de plateformes internationales, allant du Forum social mondial antimondialiste (FSM) aux rassemblements régionaux et locaux qui en sont issus, tels que le Forum social européen (FSE) semestriel, et également au Tribunal de Russell sur la Palestine (RTOP), qui a déjà tenu plusieurs sessions (en 2015, il a même tenu une session pendant le FSM à Tunis).

Il est intéressant de noter ici que l’appel initial pour le boycottage et le désinvestissement a été publié au cours du mois de janvier lors du FSM tenu en 2005 au Brésil, plusieurs mois avant l’appel de la société civile palestinienne pour le BDS.

Les mesures font partie d’un appel général lancé par l’Assemblée des mouvements sociaux pour mondialiser la lutte contre le néolibéralisme, les guerres, le racisme, les castes, le patriarcat, l’impérialisme et la destruction de l’environnement. La lutte palestinienne était l’une des nombreuses luttes à travers le monde qui ont été soutenues dans cet appel.

Historiquement, depuis les années 1960, des éléments européens d’extrême-gauche ont eu des liens avec certains des sous-groupes du Fatah et des fronts marxistes/maoïstes (FPLP, FDLP). En outre, les leaders en exil en Grande-Bretagne du mouvement antisioniste/anti-impérialiste Matzpen, en particulier, sont devenus les « éducateurs » du conflit israélo-palestinien des principales figures de la « nouvelle gauche » en Europe. Peu à peu, le conflit est devenu le prolongement d’autres luttes anticolonialistes et le même langage et la même terminologie ont été adoptés. Les anciens dirigeants de Matzpen sont toujours très actifs dans la bataille d’aujourd’hui.

Au cours des années 1990, des personnalités du Fatah et d’autres organisations de l’OLP qui se sont opposées aux accords d’Oslo et au processus de paix ont quitté ou sont restées des opposants à la tête de la ligne militante. Le plus ancien d’entre eux est Farouk Kaddoumi (Abu al-Lutf), qui dirige le département politique de l’OLP à Tunis. Kaddoumi, et d’autres dans ses cercles, participent parfois à des activités lancées par le camp islamiste et continuent de promouvoir l’esprit d’anti-normalisation et d’anti-paix au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne contre le processus de paix.

Au cours des années 2000, l’augmentation de l’aide des donateurs à la Palestine à la suite de la création de l’Autorité palestinienne a également contribué à la prolifération d’ONG qui s’occupaient de divers programmes sociaux, culturels, économiques et politiques. La communauté des ONG palestiniennes est devenue dynamique et bien financée par les donateurs internationaux, et de nombreux dirigeants d’ONG étaient également actifs sur le plan politique dans diverses parties.

Une manifestation organisée par la Ligue des Musulmans de Belgique

Le rôle crucial des Frères musulmans

Les Frères musulmans, un mouvement originaire du Moyen-Orient, ont été internationalisés pour former un réseau qui, selon plusieurs personnalités du Mouvement, est représenté dans 80 pays. Ce réseau peut se voir dans des conférences conjointes, des groupes de lobbying politique, des manifestations pré-coordonnées ou des campagnes médiatiques en ligne, des sources de financement, etc.

En Europe et aux États-Unis, les organisations affiliées aux Frères Musulmans ont commencé à se développer à la fin des années 1950 et constituent aujourd’hui un vaste réseau de da’wah comprenant des mosquées, des associations caritatives, des écoles prétendant parler au nom des communautés musulmanes dans chaque pays. Pendant de nombreuses années, étant presque la seule voix de l’Islam dans les pays occidentaux, ils étaient effectivement perçus comme tels par la bureaucratie. Cependant, il y a eu un changement perceptible au cours des dernières années – l’ensemble du sujet ayant été examiné et de nouveaux groupes de musulmans étant progressivement formés pour contrer cette perception.

Les organisations affiliées aux Frères musulmans en Europe relèvent de la Fédération des organisations islamiques en Europe (FIOE), basée à Bruxelles, qui a été fondée en 1989 et revendique aujourd’hui des centaines d’organisations membres réparties dans les 28 États européens.

Le chef spirituel principal, en particulier de la partie européenne des Frères musulmans mondiaux, est le cheikh Yusuf al-Qaradawi, basé au Qatar. À la fin des années 1980, al-Qaradawi a développé la théorie de la jurisprudence des minorités [fiqh al-Aqaliyyat], qui traitait pour la première fois les musulmans vivant dans des pays non musulmans comme un fait établi. Dans sa nouvelle théorie, al-Qaradawi a statué sur leur vie quotidienne et leurs défis uniques.

En 1997, le FIOE a initié la formation du Conseil européen sur la fatwa et la recherche (ECFR), qui publie des fatwas affectant la vie quotidienne des minorités musulmanes pour appliquer la théorie du fiqh al-Aqaliyyat. En 2004, lors d’une visite à Londres, al-Qaradawi a lancé son Union internationale des universitaires musulmans (IUMS), basée au Qatar, pour diffuser ses théories à l’échelle mondiale.

Dans le contexte palestinien/Hamas immédiat, l’Union des Bons Musulmans (UOG), une importante coalition d’organisations caritatives européennes affiliées aux Frères Musulmans et issue de l’initiative d’Al-Qaradawi peu après le déclenchement de la deuxième Intifada en 2000, a été désigné en 2008 par le Trésor américain pour financer le Hamas.  De nombreux organismes de bienfaisance membres de l’UOG (dont certains désavouent cette affiliation) sont au cœur de la structure financière des Frères musulmans, qui comprend également des sociétés commerciales, des portefeuilles immobiliers, etc. Certaines organisations caritatives financent également diverses activités en Europe.

Logo du “Comité français de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens”

Le processus d’islamisation de la question palestinienne

Tout ce qui précède met en évidence le processus progressif d’islamisation de la question palestinienne en Europe (et il en va de même pour les États-Unis) au cours de la dernière décennie.

En mai 2013, le Président Abbas et son ambassadrice à Bruxelles, Leïla Shahid, ont été accusés de complot « contre les intérêts de tous les Palestiniens, à l’intérieur et dans la diaspora, en se livrant à l’ activisme contre le 11Conférence des Palestiniens en Europe, le plus grand rassemblement palestinien de la diaspora », qui se tient chaque année depuis 2003 du côté islamiste (avec comme principal organisateur la PRC basée à Londres) et qui avait lieu à Bruxelles cette année-là.

Il semble que le principal élan pour les islamistes à rejoindre la campagne de délégitimation provienne de la première opération israélienne à Gaza (2008-2009). Dans les mois qui ont suivi, une série de conférences internationales s’est tenue à Istanbul. Il est crucial d’analyser la première conférence afin de saisir les développements ultérieurs. Cette première conférence a rassemblé des centaines de savants radicaux sunnites, qui visaient à remodeler la bataille et à ouvrir un « troisième front djihadiste » à Gaza, en plus de l’Afghanistan et de l’Irak. Elle s’est tenue sous les auspices de la Campagne mondiale anti-agression (GAAC), principale organisation internationale qui regroupe des dirigeants salafistes, salafistes-djihadistes, musulmans et du Hamas, dont certains sont des terroristes désignés comme tels par les États-Unis.

La conférence a donné naissance à la tristement célèbre Déclaration d’Istanbul qui, entre autres répercussions, a amené le gouvernement britannique à rompre ses liens avec le Muslim Council of Britain (MCB), après qu’un de ses dirigeants ait refusé de retirer sa signature de la Déclaration. Une série de panels a discuté des multiples façons pour les civils de « briser le siège » de Gaza, en envoyant de l’aide humanitaire à bord de navires, camions et autres moyens, de collecter de l’argent dans le monde arabe et islamique, de manifester pacifiquement et d’exercer des pressions politiques dans divers pays, en utilisant des sondages publics et en coopérant avec des organes juridiques arabes et internationaux. Cet épisode illustre comment l’adoption de l’élément civil dans la lutte a été exploitée par la communauté sunnite-islamiste au sens large, en plus de la résistance violente.

Semblables aux tactiques d’extrême-gauche et souvent inspirées par elles, les organisations affiliées aux Frères musulmans réussissent à mener des campagnes et à envoyer un message coordonné qui donne l’impression d’un mouvement de masse soulevant les problèmes les plus urgents du monde arabe et musulman. La partie islamiste, à de nombreux égards, a pris le relais de la « rue » arabe et musulmane et depuis que le Fatah et l’Autorité palestinienne soutiennent et encouragent la « lutte populaire » contre Israël, il est très facile de participer aux campagnes la rivalité entre les parties dans l’arène politique, comme indiqué ci-dessus.

Dans le cadre de l’alliance « rouge-vert », les deux principaux organismes islamistes européens qui ont coordonné la lutte contre Israël (tous deux dirigés par des affiliés des Frères musulmans basés au Royaume-Uni) voulaient lancer une campagne européenne comprenant plus de 30 ONG pour mettre fin au « siège de Gaza » (ECESG).

Le deuxième groupe de coordination était la Campagne internationale pour briser le « siège de Gaza » (ICBSG), qui incluait également des affiliés des Frères musulmans du Moyen-Orient et du Hamas, ainsi que plusieurs affiliés radicaux occidentaux et non musulmans.

Le Centre de retour palestinien (PRC), basé à Londres, est probablement l’institution européenne affiliée aux Frères Musulmans la plus active dans la promotion d’un agenda pro-Hamas. En 2015, le PRC a obtenu le statut d’ONG consultative auprès du Conseil économique et social des Nations-Unies (ECOSOC). Ses dirigeants sont impliqués dans le lobbying politique, notamment auprès des dirigeants actuels du parti travailliste britannique et du Parlement européen. Récemment, avec les aspirations croissantes du Hamas à prendre le contrôle de l’OLP et à gagner ainsi la direction de l’Autorité palestinienne, ils ont également commencé à mettre en œuvre diverses initiatives inter-palestiniennes à l’échelle mondiale.

Enfin, dans le cadre de leur tentative de regagner leur crédibilité après la montée et la chute rapides de leurs administrations post-arabes, les éléments affiliés aux Frères musulmans ont commencé à créer de nouveaux fronts centrés sur les droits humains, notamment dans des pays comme l’Egypte, la Syrie et l’Irak, où les Frères musulmans ont récemment été affaiblis. L’étiquette « droits de l’homme » leur permet de renouer avec les organismes humanitaires internationales officielles.

Bien que la promotion la plus occidentale du militantisme islamiste ait été faite par des militants d’extrême-gauche, il est intéressant de voir que les Frères musulmans trouvent également un terrain d’entente avec l’aile droite montante. Par exemple, en août 2015, le Bureau de la liberté de l’Autriche (FPÖ) a invité le bureau en exil des Frères musulmans égyptiens à se rendre au Parlement.

Ces dernières années, les affiliés des Frères musulmans américains ont augmenté, en partie à cause des politiques accommodantes envers l’islamisme adoptées par la Maison Blanche et le Département d’Etat sous l’ère Obama. Il est également à noter que les affiliés américains et européens des Frères musulmans travaillent désormais plus étroitement qu’avant.

Depuis plusieurs années, la Ligue anti-diffamation (ADL) publie une liste annuelle des « Dix premiers groupes anti-israéliens en Amérique ». Parmi les groupes musulmans figurant sur les listes, la majorité peut être directement reliée aux cercles des Frères musulmans américains.

Conclusion

Les responsables de l’Union européenne devraient prendre au sérieux cette politique dangereuse et revoir leur soutien financier à toutes les ONG qui favorisent le boycottage et la délégitimation de l’Etat juif.

Comment l’Union européenne, particulièrement la France, peut-elle prétendre promouvoir la paix dans notre région et en même temps soutenir des activistes sabotant tout dialogue, dont leur véritable but est l’élimination de l’Etat d’Israël ?

Dr. Ehoud Rosen et Général Yossi Kupervasser

L’étude complète est disponible sur le site anglais du JCPA-CAPE.


Pour citer cet article :

Ehoud Rosen et Yossi Kuperwasser, « La “toile d’araignée”: les racines du BDS et la délégitimation d’Israël », Le CAPE de Jérusalem, publié le 27 septembre 2018 : http://jcpa-lecape.org/la-toile-daraignee-les-racines-du-bds-et-la-delegitimation-israel/

Israël boude l’Unesco, la France se désole… | Coolamnews

Israël boude l’Unesco, la France se désole…

Désolant: La France s’étonne encore de la défiance d’Israël face à l’Unesco !

Ce qui est réellement désolant c’est que la France s’étonne encore, ( par l’intermédiaire et sous la plume du journal « Le Monde »), que : « Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ait osé décliner hier, mercredi 26 septembre, l’invitation à une conférence sur l’antisémitisme organisée par l’Unesco à New York, en raison de  son « parti pris persistant » !

Ce qui est désolant … C’est que la France s’étonne encore qu’Israël mette des conditions à son retour au sein de cette organisation, que ce petit pays ose déclarer « Quand (…) l’Unesco mettra fin à son parti pris anti-israélien, quand il cessera de nier l’histoire et commencera à se battre pour la vérité, Israël se fera un honneur de le rejoindre à nouveau mais en attendant, Israël luttera contre l’antisémitisme à l’Unesco et partout ailleurs ».

Ce qui est désolant… C’est que la France s’étonne encore de la fureur d’Israël au constat que depuis 2009, l’Unesco ait fait voter 71 résolutions condamnant Israël contre 2 pour l’ensemble des autres pays dans le monde !

Ce qui est désolant… C’est que la France s’étonne encore qu’Israël se soit déjà emporté à maintes reprises contre des prises de position de l’institution.

Un exemple ? Alors qu’en 2011, l’Unesco avait décidé de l’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’institution, qu’il ait pu provoquer la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant, (je cite) « la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4 000 ans »….

L’ADN de l’UNESCO

Ce qui est désolant sinon étonnant c’est que de New York, Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, n’ait pas réagi directement aux propos du Premier ministre israélien. « Le racisme et l’antisémitisme sont des fléaux qui nous concernent tous et qui nécessitent une mobilisation collective », a-t-elle dit, en justifiant la tenue de la réunion. « La lutte contre le racisme et l’antisémitisme par l’éducation fait partie de l’ADN de l’UNESCO », a-t-elle aussi assuré. « C’est une responsabilité collective à laquelle nul ne doit se soustraire, qui ne doit pas être instrumentalisée et qui nécessite que nous soyons tous unis », a-t-elle conclu !

Ce qui est véritablement étonnant c’est que nous, nouveaux israéliens toujours français « quelque part », nous désolions encore de la position de la France, que nous ne puissions décidément pas faire le deuil de ce qui fut le si doux pays de notre enfance…

Source : Coolamnews

Israël : La loi sur l’Etat-nation une évidence par Jérémie Herscovic-Czarnobroda | Israel Is Forever

Bonjour,
Dans le cadre des réactions suscitées en France par la loi sur l’Etat-nation votée en Israël en juillet 2018.
Notre association Israël Is Forever a écrit une tribune afin de commenter cette loi.
TRIBUNE       
Paris, le 26 Septembre 2018
Israël : la Loi sur l’État nation, aussi évident que 1+1=2

La loi sur l’État nation votée le 19 Juillet 2018 serait, selon certains, un projet controversé.
« Israël est l’Etat-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination ». Controversé dites-vous ?

Certains pays et médias européens, et notamment Français, se sont offusqués d’une telle loi l’assimilant à un acte politique raciste visant à ne reconnaître « uniquement aux Juifs le droit à l’autodétermination en Israël. »
Il est parfois inquiétant de réaliser à quel point certains experts politiques français ont une capacité infinie à ignorer l’Histoire, ou bien à pratiquer un déni de réalité maladif.
Qu’y a-t-il d’ailleurs d’étonnant à ce que les mêmes qui niaient en 2016 et 2017 le lien entre Jérusalem et le peuple juif de par un accueil favorable des résolutions de l’UNESCO nient à présent le caractère juif de l’Etat d’Israël ?

Alors disons-le, la loi sur l’Etat nation relève de l’évidence. Elle est aussi criante de vérité que, dans l’univers des mathématiques , 1+1=2. Encore les mêmes, toujours les mêmes essaient de faire avaler à la masse que 1+1=0. 0 quand il s’agit d’Israël.
Cette loi ne fait qu’ancrer dans la constitution l’essence même de sa création.
C’est en ce sens que Théodore Herzl avait ouvert la voie à la « re-création » d’un « Etat Juif pour les Juifs » à l’emplacement même de sa terre ancestrale. Cette idée avait émergé lors de l’affaire Dreyfus suite au constat que les juifs seraient éternellement victimes du racisme des autres nations.
Et pourtant, l’ONU a bien reconnu Israël en tant qu’État du peuple Juif en 1948. Elle avait d’ailleurs encouragé en parallèle la création d’un État arabe de Palestine, ce que les arabes habitant sur place avaient refusé. Pourquoi aujourd’hui s’offusquer d’une loi ne faisant que reconnaître ce que l’ONU avait elle-même encouragé ? Cette loi ne fait pas que confirmer le quitus de l’ONU, elle est une évidence historique.
La judéité de l’État ne tient pas au caractère religieux mais prend sa définition dans la notion de peuple. Il est l’État du peuple juif dont l’identité et les valeurs prennent sources dans sa foi. Un peuple disposant de ses lois, sa langue, sa culture, et son Histoire.  A l’image d’une France qui contient en ses frontières un héritage culturel, linguistique, législatif, philosophique et religieux, l’Etat d’Israël ancre donc dans sa constitution le souhait de conserver ce qui fait l’identité de l’héritage de son peuple.
Alors pourquoi la France aurait-elle le droit de se définir en tant que pays du peuple Français, et baser sa constitution sur ce qui l’ADN de son héritage, et non Israël ?
Alors certains ignorants démagogiques ont caricaturé cette loi en avançant notamment que l’arabe serait à présent interdit en Israël. Faux. La langue arabe n’est simplement plus une langue officielle de l’état hébreu. La langue du peuple Juif est l’hébreu, et non l’arabe. La France doit-elle adopter la langue arabe comme langue officielle sous prétexte que sa communauté musulmane est importante ? Alors pourquoi s’offusquer qu’Israël ne fasse de l’hébreu l’unique langue officielle ? Les ignorants n’avanceraient-ils pas finalement avec un faux nez dissimulant leur visage négationniste niant l’héritage des valeurs du peuple d’Israël en Israël ? Des négationnistes refusant d’accepter la réalité telle qu’elle s’est définie, cherchant à instrumentaliser la réalité au service de leur haine. La haine non plus ancestrale des juifs, mais de leur État. Et au final, cette négation ne fait que valider d’autant plus la théorie fondatrice de Herzl.

Ancrer le caractère juif revient-il pour autant à rejeter les minorités de l’État représentant 15 à 20% de la population ? Absolument pas. Les arabes israéliens dont les Druzes disposent des mêmes droits. D’ailleurs, il n’y a jamais eu autant d’arabes israéliens présents dans les entreprises, les commerces, les restaurants, et les plages. Ils souhaitent plus que tout maîtriser la langue, prospérer, et s’intégrer au sein de la population israélienne. De leur aveu, les arabes d’Israël vivent mieux en Israël qu’ils ne vivraient à Gaza ou tout autre pays arabe. Mais ceux-là, qui représentent 1,5 Millions de personnes, l’Europe ne les voit pas.

Alors au final, quel est le sens de cette loi ? Pourquoi s’impose-t-elle comme une nécessité ?
Tout simplement parce que le parlement Israélien vient de jouer un coup d’avance par rapport à la stratégie palestinienne d’Abou Mazen.
En effet, à force d’avoir toujours demander plus, les arabes palestiniens ont finalement réussi à gagner moins en cassant la confiance et la volonté de paix des Israéliens. En exigeant, en plus d’une Palestine Arabe, une notion qu’ils assimilent à un « droit de retour » de 6 Millions de personnes (vs. quelques centaines de milliers dans les années 20) en Israël, ils réclament la destruction des fondements d’Israël : sa culture, ses lois, sa langue, son Histoire. Ils réclament au final un Etat binational dans lequel la loi du nombre pourrait jouer en leur faveur pour finalement détruire l’héritage juif comme ils l’ont fait dans l’ensemble des pays arabes dans lesquels il ne reste quasiment plus de communauté juive.
Cette revendication hier d’Arafat et aujourd’hui d’Abou Mazen devient une réalité brulante tant la Palestine arabe est devenue un mirage, rendue impossible de par des populations enchevêtrées et une apologie du terrorisme systématique poussant les israéliens à ne plus accepter de concessions douloureuses.
Dans un monde aussi hostile hier et aujourd’hui à son égard, le peuple juif considère que le caractère juif de son État est encore la meilleure garantie de sa survie. Et au-delà de l’évidence que 1+1=2, que B vient après A, les faits lui donnent raison.

Jérémie Herscovic-Czarnobroda
Président de Israël Is Forever France
Nous sommes à votre disposition pour échanger avec vous sur cette tribune.
N’hésitez pas à nous contacter sur le 06 14 80 11 72.

IIF FRANCE

75017 PARIS 
 
 
 

“Ahed Tamimi soutient les attaques terroristes” | Le Monde Juif

“Enquête exclusive” confirme : “Ahed Tamimi soutient les attaques terroristes”

 

Le journaliste-présentateur de l’émission “Enquête exclusive”, Bernard de La Villardière, a confirmé dimanche soir que la jeune palestinienne Ahed Tamimi, adulée par la presse française, soutient les attaques terroristes.

“Ahed Tamimi appelle à la libération de la Palestine par tous les moyens, y compris les attaques au couteau et les attentats-suicides”, a-t-il souligné dans un reportage consacré au conflit israélo-palestinien.

Interrogée la semaine dernière par France 24, Ahed Tamimi a appelé à la libération  de “Jaffa, Haïfa et Saint-Jean-D’acre”, alors que ces villes israéliennes sont reconnues comme israéliennes par la communauté internationale. “Il faut redoubler d’efforts pour libérer la Palestine”, a-t-elle exhorté.

La jeune palestinienne a également souligné son admiration pour Hassan Nasrallah, le chef du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah. “Je ne regrette pas d’avoir fait l’éloge d’Hassan Nasrallah [le chef du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah]. Il soutient la cause palestinienne. C’est quelqu’un qui est contre les Etats-Unis et Israël. Je le remercie pour son soutient à la cause palestinienne”, a-t-elle insisté.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

LES 45 INVENTIONS ISRAÉLIENNES GÉNIALES QUI CHANGENT LE MONDE. | IsraelValley

Les inventions israéliennes qui changent le monde.

Devinette: quel est le point commun entre la tomate cerise, la clé USB et l’épilateur électrique? Réponse à travers ce post qui met en vedette l’ingéniosité israélienne…

 

L’une des plus grandes sources de fierté d’Israël est son nombre impressionnant d’inventions et d’innovations dont ses citoyens sont à l’origine depuis 1948. Et ce, en dépit des défis démographiques, géographiques et diplomatiques auxquels l’Etat est confronté. Ainsi l’ingéniosité israélienne a donné naissance à l’irrigation par goutte-à-goutte, aux tomates cerises, aux grilles de voitures électriques, à la clé USB…

Dans une nouvelle exposition, le Musée scientifique Bloomfield de Jérusalem expose au public les 45 plus grandes inventions israéliennes. Les organisateurs de l’évènement précisent toutefois que bien d’autres inventions auraient eu leur place dans ce musée mais qu’ils ont du, pour des raisons de manque de place, limiter le nombre d’exposants.

La fondation ISRAEL21c a mis en ligne sur son site internet, dans un ordre aléatoire, la liste de ces 45 inventions.

1. Given Imaging : leader mondial dans le développement et la promotion de solutions agréables pour le patient qui doit subir un examen de détection de troubles dans les voies gastro-intestinales. Son invention la plus célèbre est la PillCam, une capsule munie d’une mini-caméra et qui permet d’explorer le corps du patient sans douleur. Ce système est aujourd’hui reconnu dans le monde entier pour son efficacité.

2. Netafim : pionnier mondial dans le domaine de l’irrigation intelligente et par goutte-à-goutte. L’idée vient de l’ingénieur israélien Simcha Blass qui a conçu un système permettant de contrôler l’écoulement de l’eau afin d’irriguer des cultures particulières. L’entreprise, dont le siège social est dans un kibboutz, propose ses services dans 113 pays et a implanté 13 usines à travers le monde.

3. Ormat Technologies : conçoit, développe, construit, possède, fabrique et exploite des centrales géothermiques dans le monde entier. L’entreprise fournit ainsi de l’énergie propre dans plus de 20 pays.

4. Pythagoras Solar : l’entreprise a créé la première fenêtre solaire au monde qui combine efficacité énergétique, production d’énergie et clarté. Cette unité de verre transparente photovoltaïque peut être facilement intégrée lors de la construction de bâtiments classiques

5. Hazera Genetics : projet de deux professeurs de la Faculté d’agriculture de l’Université hébraïque de Jérusalem qui a donné naissance à la tomate cerise – un aliment délicieux qui mûrit lentement et ne qui pourrit pas lors de son exportation.

6. BabySense : dispositif sans contact tactile, sans radiation, conçu pour empêcher la mort subite. Fabriqué par Hisense, l’appareil surveille la respiration d’un bébé et ses mouvements à travers le matelas pendant son sommeil. Une alarme visuelle et auditive est activée si la respiration cesse pendant plus de 20 secondes ou si le taux de respiration ralentit à moins de 10 respirations par minute.

7. EpiLady : le premier épilateur électrique. Il est parvenu, depuis sa création en 1986, à assurer sa place de leader mondial sur le marché des soins de beauté en vendant près de 30 millions de produits.

8. 3G Solar : créateur d’une alternative à faible coût à base de silicium qui génère plus d’électricité que les modules solaires photovoltaïques et à moindre coût par kilowattheure.

9. MobileEye : combine une minuscule caméra numérique avec des algorithmes sophistiqués pour aider les conducteurs à conduire de manière plus sûre. Le système de direction est lié à un appareil qui émet une alerte lorsque le conducteur est sur le point de changer de voie par inadvertance, avertit d’une collision imminente et détecte les piétons. MobileEye travaille aujourd’hui avec General Motors, BMW ou encore Volvo.

10. Levianthan Energy : l’entreprise a créé la Tulipe à Vent, sorte d’éolienne qui fabrique de l’énergie propre à faible coût, silencieuse, sans vibration, esthétique, qui peut s’adapter à n’importe quel changement de direction du vent et qui peut s’implanter sur n’importe quel toit de maison.

11. Rav Bariach : a créé la porte de sécurité en acier, devenue un standard en Israël. Son blocage géométrique dont les cylindres s’étendent à partir de points différents dans le cadre de la porte, est aujourd’hui vendu sur les cinq continents de la planète.

12. BriefCam : système de vidéo-synthèse qui permet de visionner des heures de vidéosurveillance en quelques minutes en résumant les images aux principaux mouvements. Un gain de temps considérable pour des enquêteurs qui doivent visionner des centaines d’heures d’enregistrement pour retrouver un suspect potentiel.

13. GridON : système ayant pour but de réduire les conséquences des défauts de courant sur les réseaux d’électricité et de promouvoir la flexibilité dans les procédures de distribution.

14. Better Place : idée de l’Israélien Shai Agassi qui a modélisé une grille de voitures utilisée à présent dans le monde entier.

15. Intel Israël : la branche israélienne d’Intel a changé la face du monde de l’informatique avec le processeur 8088 (le «cerveau» du premier PC), MMX et la technologie mobile Centrino. Les ingénieurs israéliens d’Intel dans les années 1990 ont du toutefois convaincre les patrons, sceptiques, de l’efficacité de la technologie MMX, une innovation visant à améliorer le traitement informatique. Celle-ci est aujourd’hui considérée comme un point central dans l’histoire de l’entreprise.

16. La clé USB : l’omniprésent petit appareil de stockage portable fabriqué par SanDisk, a été inventé par Dov Moran sous l’apparence d’une version améliorée du disque et de la technologie de la disquette grâce à l’utilisation de la mémoire flash et une interface USB permettant la connexion aux ordinateurs personnels.

17. TACount : système de microbiologie fonctionnant en temps réel qui permet la détection et le comptage des micro-organismes nuisibles en l’espace de quelques minutes. La méthode classique de culture cellulaire prend entre plusieurs heures et quelques jours. La technologie s’applique au contrôle des boissons, des eaux usées, des produits pharmaceutiques et à celui de la production alimentaire.

18. Solaris Energy : a innové de façon écologique et économique en créant des panneaux solaires flottant, permettant ainsi d’économiser l’utilisation de terres précieuses pour l’agriculture. L’évaporation qui s’échappe des réservoirs est par ailleurs contrôlée.

19. HydroSpin : développe un système de tuyauterie interne qui fournit de l’électricité pour la surveillance des eaux et des systèmes de contrôle dans les zones reculées et emplacements sans accès à l’électricité.

20. Le Centre de recherche Volcani du ministère de l’Agriculture et du Développement rural : vise à améliorer les systèmes existants de production agricole en introduisant de nouveaux produits, procédés et équipements. La recherche fondamentale et appliquée est menée dans six instituts et deux centres de recherche régionaux par plus de 200 scientifiques, 300 ingénieurs et techniciens.

21. Rosetta Green : une entreprise créée en 2010 dérivée de la division agro-biotechnologie de Rosetta Genomics qui développe des sortes de plantes améliorées pour l’agriculture et les industries des biocarburants en utilisant des gènes uniques appelés microARN.

22. Mazor Robotics’Spine Assist et autres robots chirurgicaux : ont révolutionné la chirurgie du rachis en offrant une procédure bien plus précise et en recourant à bien moins de radiation que le procédé habituel.

23. Le moniteur cardiaque optique développé par le professeur Ze’ev Zalevsky de l’université de Bar-Ilan University ProfZe’ev : technologie médicale révolutionnaire utilisant une caméra rapide et une petite source de lumière laser.

24. Elya Recycling : a développé et breveté une méthode innovante pour le recyclage du plastique basée sur des ingrédients naturels. Cette méthode permet de produire de la matière première utilisée dans la production de sacs à main en utilisant 50% d’énergie en moins que les méthodes de recyclage actuelles.

25. Like-A-Fish technologies : système unique au monde qui permet d’extraire de l’air à partir d’eau et ainsi de respirer sous l’eau sans les appareils traditionnels de plongée.

26. Itamar Medical’s WactchPAT : appareil de diagnostic mobile approuvé par la Food and Drugs Administration américaine qui permet le suivi du traitement de l’apnée du sommeil dans la chambre même du patient plutôt que dans une clinique.

27. Zenith Solar : a développé un système photovoltaïque à haute concentration et facilement extensible.

La technologie est fondée sur un design unique et des propriétés optiques brevetées pour extraire le maximum d’énergie en utilisant le moins de place possible.

28. AFC (Active Flow Control) : créé à l’Université de Tel Aviv sous la forme d’un système intelligent mélangeant air et gaz afin de remplacer les technologies existantes.

29. L’imagerie de renseignement spatiale (IMINT), créée par Elbit Systems, connue sous la désignation de « caméra spatiale », c’est-à-dire un système compact et léger, d’observation électro-optique pour le gouvernement, les sites commerciaux et scientifiques.

30. Turbulence : le premier film interactif. C’est également le nom de l’entreprise crée par le professeur Nitzan Ben-Shaul de l’Université de Tel Aviv. La technologie permet au spectateur de choisir la suite de l’intrigue du film en appuyant sur les touches d’un PC, Mac ou iPad à différents moments de l’action.

31. Decell Technologies : leader mondial de la transmission en temps réel d’informations sur la circulation routière en se basant sur le suivi de la localisation des téléphones portables et des GPS. Le système est aujourd’hui intégré dans les principaux systèmes de navigation, les services de gestion de flotte, les opérations de cartographie ainsi qu’au sein des chaînes d’informations de plusieurs pays dans le monde.

32. NDS VideoGuard Technology : système de technologie avancée offrant un accès payant au téléspectateur à certains programmes afin de mixer attractivité de l’offre et protection de l’œuvre de l’auteur.

33. PrimeSense : révolutionne l’interaction avec les appareils numériques en leur permettant de «voir» en trois dimensions et de transférer le contrôle des télécommandes et manettes sur les mains et le corps.

34. Takadu : fournit des logiciels de surveillance pour les services d’eau. Le produit offre en temps réel un système de détection et de contrôle des événements sur le réseau tels que des fuites, des éclats, des entrées sur des zones interdites et des manques d’efficacité.

35. Indigo Digital Printing Presses de Hewlett Packard (HP) : technologie pour l’impression dans le commerce, le courrier, la photo, les publications, les étiquettes, les emballages souples et les boîtes pliantes. Sa capacité d’impression permet de créer des tirages personnalisés, de modifier le texte, d’insérer des images sans avoir à arrêter la presse.

36. Cubital Ltd : a créé des prototypes de machines permettant de visionner en 3D le travail d’ingénieurs directement depuis leur écran d’ordinateur. La technologie est aujourd’hui utilisée dans l’industrie de l’automobile, de l’aérospatiale, du médical ainsi que dans les instituts de recherche.

37. Zomet Institute : basé à Jérusalem, l’institut à but non lucratif mêle rabbins, chercheurs et ingénieurs afin de trouver des solutions pratiques aux problèmes du quotidien tout en respectant le shabbat, le jour du repos hebdomadaire dans le Judaïsme, c’est-à-dire sans utiliser l’électricité. L’institut a notamment créé des détecteurs de métaux, des jeeps, des ascenseurs, des chaises roulantes électriques et des machines à café qui peuvent être utilisés pendant le shabbat. Les technologies sont à présent implantées dans les chaînes d’agro-alimentaire, dans l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv ou encore au sein de la 10ème chaîne de télévision israélienne.

38. EarlySense : solution de monitoring en continu qui permet aux hôpitaux de surveiller et d’enregistrer les pulsations par minute du cœur d’un patient, sa respiration, ses mouvements à distance sans contact physique grâce à un appareil placé sous le matelas.

39. TourEngine : entreprise à l’origine d’une stratégie de gestion de la chaleur permettant de réduire considérablement l’utilisation de carburants et les émissions de gaz.

40. Le supraconducteur limiteur de défaut de courant : conçu pour limiter les courts-circuits. Le système a été mis au point par RICOR Cryogenics et Vacuum Systems avec la coopération de l’institut de la supraconductivité de l’Université Bar Ilan.

41. Heliofocus : a développé une solution unique pour fournir de l’énergie solaire en utilisant l’air comme un fluide caloporteur.

42. Transbiodisel : produit du biodiesel à base d’enzymes catalyseurs (biocatalyseurs) à la place des catalyseurs chimiques utilisés actuellement pour la production de biodiesel

43. SolarEdge : a créé un module qui optimise chaque maillon d’une chaîne solaire photovoltaïque, en maximisant la production d’énergie tout en la surveillant en permanence pour détecter les défauts et empêcher un éventuel vol.

44. Le système des molécules captives en 3D : développé par trois professeurs de l’Université de Bar Ilan. Système qui permet de visualiser en trois dimensions une protéine et ses interactions avec le corps humain.

45. Panoramic Power : fournit une solution qui permet aux entreprises de surveiller leur organisation, réduire leurs dépenses opérationnelles et d’énergie.

Cet article a paru sur le site IsraelValley.

 

UN TAG ANTISÉMITE SÈME L’ÉMOI DANS LE XVIIIeARR. | JFORUM

Un tag antisémite sème l’émoi dans le XVIIIe arrondissement de Paris

Un tag antisémite sème l'émoi dans le XVIIIe arrondissement de Paris

Ce jeudi matin, la porte d’un immeuble de la rue Ordener, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, était marquée d’un tag antisémite, accompagné d’une croix celtique. Un habitant du 3e étage se sent visé par cet acte injurieux.

Les habitants de la rue Ordener dans le XVIIIe arrondissement de la capitale on découvert avec effroi un message antisémite tagué à la peinture noire sur la porte d’entrée de leur bâtiment. Le tag: «Ici vivent des ordures juives», «notamment au troisième» était accompagné d’une croix celtique souvent utilisée par des groupes néonazis. C’est une journaliste du journal Libération , Marie Ottavi qui a signalé la première, sur le réseau social Twitter, l’inscription, rapidement effacée par les services de la mairie de Paris. Une enquête de police est en cours, mais les locataires restent très inquiets par cet incident. En particulier ceux du troisième étage, directement visés par l’inscription.

Julien Barclla est l’un d’eux. Il a emménagé dans l’immeuble il y a trois semaines avec sa compagne. C’est elle qui l’a averti vers midi après avoir rencontré des journalistes en bas de chez elle, l’informant de l’existence du tag, déjà effacé. En voyant la photo de l’inscription, Julien Barclla a tout de suite reconnu le «symbole néonazi». «Avant, nous habitions à Berlin, donc ce symbole nous le connaissons bien» raconte ce Brésilien d’origine italienne qui se souvient avoir été menacé en Allemagne par des hommes le pensant de confession juive. «Ma femme a eu très peur ce matin et nous sommes tous les deux assez inquiets».

Une possible vengeance

Il raconte: «Au début, on s’est dit qu’on pouvait être visés par l’inscription antisémite, mais notre voisin de palier nous a dit qu’il était sûr d’en être la cible». Ce dernier a porté plainte, pensant à une vengeance: «J’ai eu une altercation avec un homme en avril dernier. Il m’a demandé de l’argent, j’ai refusé. Il s’est mis à m’insulter et je me suis rendu compte qu’il me suivait. En rentrant chez moi, je me suis mis à ma fenêtre pour fumer une cigarette et j’ai vu que l’individu était toujours là et qu’il me fixait. Ensuite, ça m’est sorti de l’esprit».

«QU’EST-CE QUE ÇA VA ÊTRE LA PROCHAINE ÉTAPE ? IL VA M’ATTENDRE AVEC UN COUTEAU ?»

UN HABITANT DE L’IMMEUBLE, QUI SE DIT VISÉ PAR LE TAG ANTISÉMITE

Trois semaines plus tard, on tente, à deux reprises, d’incendier la porte de l’immeuble. Il ne fait pas le rapprochement. Mais quand il découvre le tag ce jeudi matin, l’homme se sent immédiatement visé et porte plainte. «Qu’est-ce que ça va être la prochaine étape? Il va m’attendre avec un couteau?» s’inquiète-t-il. Une enquête menée par le service de l’accueil et de l’investigation de proximité (SAIP) du XVIIIe est en cours pour trouver l’identité du malfaiteur qui serait donc, selon les habitants de l’immeuble, la même personne qui a tenté d’incendier la porte.

Sur Twitter, le maire du XVIIIe arrondissement, Éric Lejoindre, a affiché son soutien, déclarant: «Je condamne avec la plus grande fermeté les ignobles messages antisémites retrouvés ce matin. La haine et le rejet de l’autre n’ont jamais eu leur place dans le 18ème et ne l’auront jamais. J’espère que le.s auteur.s seront arrêtés rapidement et qu’ils seront fermement condamnés». La marie de Paris, Anne Hidlago, s’est, elle aussi, exprimée.

ANNE HIDALGO

@ANNE_HIDALGO

AU LENDEMAIN DE LA DISPARITION DE LA GRANDE MARCELINE LORIDAN-IVENS, CET ACTE ABJECT NOUS RAPPELLE QUE L’ANTISÉMITISME PERDURE ENCORE, ICI MÊME, AU CŒUR MÊME DE PARIS. SOYONS TOUS MOBILISÉS POUR LE COMBATTRE. MA DÉTERMINATION EST TOTALE. TOUT MON SOUTIEN À LA COMMUNAUTÉ JUIVE.

Marie Ottavi@marie_ottavi

VOILÀ, ON EST EN 2018, RUE ORDENER À PARIS ET ON VIT UN CAUCHEMAR ÉVEILLÉ

Voir l'image sur Twitter
Source: Jforum

Histoire. Le 17 septembre 1978 Begin et Sadate signent les accords de paix. – IsraelValley

Histoire. Le 17 septembre 1978 Begin et Sadate signent les accords de paix.

Nathalie Sosna-Ofir : « Seuls des hommes courageux peuvent faire la paix… c’était le 17 septembre 1978, il y a 40 ans jour pour jour, à Camp David… Begin et Sadate signaient les accords de paix israélo-égyptiens ».

Selon le journal La Croix : « Quarante ans après les accords de Camp David, Israël et l’Egypte vivent une paix « froide », les relations diplomatiques entre Etats n’ayant pas réussi à réchauffer les sentiments de la population égyptienne envers ses voisins israéliens. »

Il existe toujours une barrière psychologique entre nous et le peuple israélien », reconnaît l’ancien député Mohamed Anouar al-Sadate. En cause, selon ce défenseur des droits de l’Homme, l’occupation continue par Israël des Territoires palestiniens.

Dans son bureau en banlieue cossue du Caire, il arbore toutefois fièrement un portrait de son oncle, le défunt président Anouar al-Sadate qui osa briser un tabou et accepter, le 17 septembre 1978, un accord de paix avec Israël lors de la conférence de Camp David, aux Etats-Unis.Ce geste lui valut d’être mis au ban par d’autres pays arabes. Trois ans plus tard, Anouar al-Sadate fut assassiné par des extrémistes ».

Menahem Begin (né Mieczysław Biegun le à Brest-Litovsk – mort le  à Jérusalem) est un homme d’État israélien. Il est Premier ministre d’Israël de  à . Begin négocie les accords de paix de Camp David avec le président égyptien Anouar el-Sadate, sous la médiation américaine du président Jimmy Carter. Il est alors convenu du retrait de Tsahal de la péninsule du Sinaï, restituée à l’Égypte. Ces accords, qui concrétisèrent le principe diplomatique d’échange « Territoires contre Paix », valent aux deux négociateurs le prix Nobel de la paix en 1978. Les négociations continuent jusqu’à la signature du traité de paix israélo-égyptien de 1979.

Né à Brest-Litovsk à une époque où la vie des juifs y était très dynamique, Begin reçut une éducation combinant l’étude religieuse traditionnelle de la Torah et des études laïques ; il fréquenta notamment le mouvement de jeunesse juive sioniste de gauche hachomer hatzaïr. Il conserva toute sa vie l’application des principes religieux et resta proche du judaïsme rabbinique orthodoxe. Cela lui valut d’ailleurs le pseudonyme de « rabbi Haim Sussover » des années plus tard lorsqu’il luttait au sein de l’Irgoun contre le pouvoir britannique en Palestine. Le père de Menahem Begin était un leader de sa communauté et un sioniste convaincu, admirateur de Théodore Herzl. Les parents de Begin périrent au cours de la Shoah.

Begin finit ses études de droit à l’université de Varsovie en 1935. Mais le grand tournant de la vie de Begin fut sa rencontre avec Vladimir Jabotinsky, le fondateur du Sionisme révisionniste anti-socialiste et du mouvement de jeunesse Betar. Jabotinsky marqua beaucoup le jeune Begin. Begin intègre le Betar dès sa création en 1928 puis en prend la tête en 1939, malgré quelques désaccords avec Jabotinsky, qui meurt en 1940.

Cela marque les débuts de l’engagement politique de Begin. En 1939 il s’enfuit à Vilnius ville faisant alors partie de la Pologne jusqu’à l’invasion de ce pays par l’Allemagne nazie. Le 20 septembre 1940, il est arrêté par le NKVD et détenu à la prison Lukiškės à Vilnius. Accusé d’être un agent de l’impérialisme britannique, il est alors condamné à 8 ans de Goulag, puis transféré le 1er juin 1941 au camp de travail de Petchora en Sibérie, expériences racontées plus tard dans son autobiographie. Libéré après la signature des accords Sikorski-Maïski en août 1941, il s’engage dans l’armée polonaise en Union soviétique, armée placée sous le commandement du général Władysław Anders. Évacué d’URSS avec le gros de cette armée, début 1943, il transite par l’Iran, l’Irak, puis la Palestine où s’organise le 2e Corps polonais. Caporal à la 5e division d’infanterie polonaise, il déserte en septembre 1943 comme 3 000 autres soldats juifs alors que leur unité stationnait en Palestine.

Un nouveau programme scolaire palestinien promeut la mort et le martyre | i24NEWS

Selon un récent rapport, un nouveau programme scolaire palestinien a été conçu pour “préparer les enfants palestiniens à rejoindre les rangs de la résistance contre Israël” et “promeut la mort et le martyre”.

Au cours de ces deux dernières années scolaires, l’Autorité palestinienne a mis en place un nouveau programme et a repensé les livres destinés aux élèves pour la première fois depuis l’année 2000, après les Accords d’Oslo.

En exclusivité, i24NEWS a pu se procurer une analyse des manuels scolaires pour les élèves du CP à la Terminale effectuée par l’Institut pour la Surveillance de la paix et la tolérance culturelle dans l’éducation scolaire (IMPACT-se).

Ce document révèle que l’élément de base de ce nouveau programme consiste à inciter les enfants palestiniens à “sacrifier leur vie au nom de la religion”. Le programme glorifie également le martyre et la résistance par la violence.

Le rapport y a décelé une “voix radicale qui couvre tous les aspects des idéologies nationalistes et islamistes” avec une “diabolisation violente d’Israël”, des “raisons antisémites” et un endoctrinement pour la libération de la Palestine par la violence ainsi que la destruction d’Israël.

Marcus Sheff, PDG d’IMPACT-se, a déclaré à i24NEWS que “la stratégie de l’Autorité palestinienne consiste à maintenir la flamme en éveil dans l’esprit de millions de jeunes Palestiniens qui seront ainsi prêts à agir violemment le moment venu”.

Ce rapport accuse l’Autorité palestinienne de faire figurer dans son programme “un endoctrinement à peine voilé” empreint de violence à plusieurs niveaux.

IMPACT-se
Palestinian children in fourth grade learn addition by adding the number of “martyrs” in the two intifadas against Israel, a report by IMPACT-se reveals
IMPACT-se

Par exemple, en mathématiques, les élèves de CM1 apprennent le calcul en comptant le nombre de “martyrs palestiniens” pendant les deux violentes intifadas contre Israël. En classe de Troisième, les collégiens apprennent la distribution des fréquences grâce au nombre de “martyrs” tués par Israël à Jérusalem au cours des années précédentes.

En cours de sciences, l’image d’un jeune garçon visant des soldats israéliens à l’aide d’une fronde illustre la Deuxième Loi du Mouvement de Newton.

Elle a pour but d’expliquer les concepts de puissance, de masse, de résistance à l’étirement et de mouvement circulaire. Un manuel de physique demande même aux élèves quelles “précautions de sécurité” ils doivent prendre en se servant d’une fronde.

Les élèves se familiarisent avec la notion d’hormones grâce à la description d’un combat contre l’armée israélienne et une histoire sur “l’agression sioniste” leur apprend ce qu’est la colonne vertébrale.

En cours d’arabe, les élèves de CP apprennent la lettre “hā” avec des mots tels que shahid (martyr), hujum (attentat), et harab (fuir).

Le programme comprend également de nombreux autres exemples d’incitation à la violence. On peut notamment lire dans un poème que les élèves apprennent en CE2 les vers suivants : “Je fais le vœu de sacrifier mon sang / d’emplir les terres du généreux / et d’éliminer de mon pays l’usurpateur / et d’annihiler les descendants des étrangers”.

Le rapport a découvert que, dans le programme, le “terrorisme est considéré comme un outil légitime pour les mouvements de libération”. Le terroriste Dalal Mughrabi, qui a participé au massacre de la route côtière de 1978 qui a fait 38 victimes israéliennes, dont 11 enfants, est célébré comme un “héros” et un “martyr”. Quant au massacre des Jeux Olympiques de Munich de 1972 au cours duquel des terroristes palestiniens ont assassiné 11 athlètes israéliens, il est décrit dans les manuels d’Histoire comme une “opération” faisant partie de la “résistance palestinienne”.

Le rapport d’IMPACT- se fait également état d’une augmentation des raisons antisémites invoquées dans le programme. Par exemple, en cours d’éducation islamique, les élèves apprennent que les Juifs ont tenté de tuer le Prophète Mahomet.

IMPACT-se
A Palestinian science textbook teaches Newton’s Second Law through the image of a child targeting soldiers with a slingshot, a report by IMPACT-se reveals.
IMPACT-se

Le rapport met en lumière une “diabolisation violente d’Israël”: le pays est d’ailleurs souvent décrit en tant qu’”occupation sioniste”. Un manuel de mathématiques propose même aux enfants de calculer la superficie du désert du Néguev en tant que proportion du territoire de Palestine.

L’Union européenne est le principal donateur à l’Autorité palestinienne et subvient largement aux salaires des enseignants. Les auteurs du rapport sont décidés à présenter ces preuves aux donateurs européens afin d’exhorter les Palestiniens à cesser cette incitation à la haine.

“Puisque ce sont eux qui financent, ils ont le droit de suggérer et d’insister sur le fait que la haine ne doit pas figurer au programme et que des valeurs positives comme la paix doivent y figurer”, a déclaré à i24NEWS Marcus Sheff, PDG d’IMPACT-se.

Nous avons tenté de joindre le ministre de l’Education palestinien mais il n’a pas répondu.

Eylon Levy est journaliste d’investigation pour i24NEWS en anglais

Le BNVCA condamne avec force les inscriptions manifestement antisémites peintes sur la porte d’un immeuble rue Ordener Paris 18ème

Le BNVCA condamne avec force les inscriptions manifestement antisémites peintes sur la porte d’un immeuble Rue Ordener Paris 18 ème. “ICI VIVENT DES ORDURES JUIVES- NOTAMMENT AU TROISIEME”.

De toute évidence, l’auteur des faits connait la famille juive visée dans cet immeuble.

Selon les informations recueillies par le BNVCA, il pourrait s’agir de l’immeuble situé au numéro 36 de la rue Ordener.

Le BNVCA saisit la Police du 18 ème arrondissement afin qu’elle enquête rapidement pour identifier et interpeller les lâches auteurs de cette infamie.

Le BNVCA constate que l’antisémitisme se manifeste au plus près du domicile des citoyens de confession juive.

 

Le Président

Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

SAISON FRANCE ISRAËL 2018 A PARIS DU 21 AU 23 SEPTEMBRE 2018

Gastronomie : Israël au Village international de la gastronomie et des cuisines populaires au Champ de Mars Du 21 au 23 septembre 2018

 

 

Découvrez la gastronomie israélienne au pied de la Tour Eiffel 

Exposition : Quelque part dans le Désert de Ron Amir au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Du 14 septembre au 2 décembre 2018

Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris accueille l’exposition « quelque part dans le désert » du photographe israélien Ron Amir présentée au Musée d’Israël à Jérusalem en 2016. Composée de trente photographies en couleur grand format et de six vidéos, l’exposition évoque les conditions de vie de réfugiés venus du Soudan et de l’Erythrée….Lire la suite

 

Exposition : Thicket et performances de Maya Dunietz au Centre Pompidou
Du 26 septembre 2018 au 4 février 2019

A l’occasion de la saison France-Israël, le Centre Pompidou présente Thicket de l’artiste Maya Dunietz au sein de ses collections permanentes au niveau 4 du Musée national d’art moderne. Sculpture et dispositif, installation composée de 10 000 écouteurs composant un immense « nuage acoustique » à la croisée du son et de l’image, l’œuvre incarne l’heuristique propre à la pratique de l’artiste...Lire la suite

 

Exposition : Histoire dans la pénombre et rétrospective cinématographique Douce sueur de Roee Rosen au Centre Pompidou
Jusqu’au 29 octobre 2018

  

L’exposition Histoires dans la pénombre présente deux œuvres majeures – The Blind Merchant (1989-1991), récit alternatif au Marchand de Venise de Shakespeare donné par un usurier aveugle, et Vladimir’s Night (2011-2014), traité politique sur les dangers de la fétichisation de l’objet – accompagnées d’un film plus récent, The Dust Channel (2016), opérette sur la purification dans toutes ses acceptions…Lire la suite 

Théâtre : 23 Thoughts about conflict, Worst Case Scenario au Théâtre de la Villette
Le 28 et 29 septembre 2018

En vingt-trois courtes séquences mêlant théâtre, musique et acrobatie, Danielle Cohen Levy et Namer Golan donnent corps au quotidien de jeunes trentenaires à Tel Aviv et aux situations de conflits universels ou personnels qu’ils traversent…Lire la suite

 

Copyright © 2018 Ambassade d’Israel, All rights reserved.
Ambassade d’israel

Our mailing address is:

Ambassade d’Israel

3 Rue Rabelais

Paris 75008

France

Add us to your address book

Want to change how you receive these emails?
You can update your preferences or unsubscribe from this list

Email Marketing Powered by MailChimp

SEINE-SAINT-DENIS : NOUVEAU LABORATOIRE IDÉOLOGIQUE DE ANTISÉMITISME DÉCOMPLEXÉ

Tribune. Selon le professeur d’histoire Kevin Bossuet, la Seine-Saint-Denis est aujourd’hui devenue le laboratoire idéologique du “nouvel antisémitisme”

Alors qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Seine-Saint-Denis est progressivement devenue une terre d’asile pour un bon nombre de familles juives venues principalement du nord de l’Afrique, elle s’est aujourd’hui, pour nos compatriotes juifs, très largement transformée en un territoire hostile. En effet, on ne compte plus le nombre d’actes antisémites qui ont, dans ce département, récemment fait la une de l’actualité. Il faut dire que l’arrivée massive d’une population en provenance du monde arabo-musulman, que la France n’a en partie pas su correctement assimiler, aura été pour un certain nombre de juifs le début d’une longue descente aux enfers dont beaucoup ont réussi à se sortir en s’exilant. Nous sommes ici bien loin des contes pour enfants que nous narraient jadis les partisans du multiculturalisme et du sans-frontiérisme au sein d’associations ou de partis politiques tels que le Parti Socialiste ou SOS Racisme.

Au cours de ces dernières années, les vagues migratoires ont été telles que l’islam est aujourd’hui devenu la première religion de la Seine-Saint-Denis. Déjà en 2009, les démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry avaient démontré que dans le 93, les jeunes de moins de 18 ans originaires du Maghreb, et donc pour la plupart musulmans, représentaient 39,2% du total des jeunes du département, et ceux en provenance du reste de l’Afrique 28,4 %. En janvier 2015, c’était au tour de Philippe Galli, alors préfet, d’estimer à 700 000 le nombre de personnes de confession musulmane sur ce territoire dont il avait la charge, soit 45% de la population totale. Sont-ils davantage, sont-ils moins nombreux ? Personne ne le sait vraiment dans la mesure où nous n’avons pas les outils juridiques et statistiques pour appréhender avec exactitude ce chiffre. Quoi qu’il en soit, pour l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, l’UAM 93, cela ne fait aucun doute : la population musulmane est majoritaire en Seine-Saint-Denis. Le recensement des lieux de culte vient d’ailleurs conforter cette idée. Alors qu’on évalue, sur ce territoire, à 160 le nombre de lieux de culte musulmans, le nombre des lieux de culte chrétiens est estimé quant à lui à 120 environ, et celui des lieux de culte juifs aux alentours de 35.

Par Auteur Kevin Bossuet  / Lundi 17 septembre 2018 à 11:49

Source : valeursactuelles

 

Politique | Nicolas Sarkozy à la grande synagogue de Marseille : l’antisémitisme “ne s’explique pas, mais se combat.” | La Provence

Nicolas Sarkozy à la grande synagogue de Marseille : l’antisémitisme “ne s’explique pas, mais se combat.”

Nicolas Sarkozy était l’invité d’honneur de la cérémonie des voeux du Nouvel an juif, organisée hier soir par le Consistoire, en présence de nombreux élus. Photos nicolas vallauri et F.T. mardi 18/09/2018 à 08h53

À Marseille, l’ancien Président a dénoncé l’antisémitisme depuis la grande synagogue.

 

Invité d’honneur de la communauté juive de Marseille hier soir à l’occasion de la cérémonie de l’an 5779 du calendrier hébraïque, Nicolas Sarkozy a délivré un message empreint de gravité. Dans la grande synagogue de la rue Breteuil comble, l’ancien président de la République a d’abord rappelé le sens de la laïcité qui fait que “personne n’est obligé de croire” mais qui “reconnaît l’apport des grandes religions à la culture française“, lançant sous les applaudissements : “La France a des racines chrétiennes et des racines juives.

Philosophe, Sarkozy a invité à “l’optimisme : regardez ce que la vie nous offre plutôt que ce qu’elle nous prend“. Avant une charge contre l’antisémitisme “qui ne s’explique pas, mais se combat“, pour s’interroger : “Notre modèle de civilisation va-t-il perdurer ? Vos parents n’ont pas baissé la tête devant les nazis au XXe siècle. Vous ne pouvez pas baisser la tête devant les nouveaux barbares du XXIe siècle.

Avant lui, Yves Moraine, représentant le maire LR Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, présidente LR du Département, et Renaud Muselier, patron LR de la Région, avaient eux aussi dénoncé l’antisémitisme et le terrorisme, et appelé à la lutte contre “l’empoisonnement des consciences“.

Tous ont promis l’intransigeance face aux menaces et de renforcer la sécurité de la troisième communauté juive d’Europe, qui compte ici quelque 60 000 âmes. Michel Cohen-Tenoudji, président du Consistoire israélite, et le grand rabbin Rehouven Ohana ont délivré un message de paix et souhaité que chaque Marseillais soit inscrit dans le Livre de la Vie pour l’année à venir. Michel Cohen-Tenoudji a par ailleurs surpris en annonçant la création d’un musée du judaïsme marseillais près de la grande synagogue.

On notait encore la présence de nombreux élus, du président du Crif, Bruno Benjamin, du président du Consistoire régional, Zvi Ammar, et de l’archevêque de Marseille, Mgr Pontier. La cérémonie s’est conclue par une vibrante Marseillaise. Yom Kippour.

Yom Kippour (le Grand Pardon) débutera ce mardi soir pour 25 heures de prière.

En visite au Mucem : “La politique, ce n’est pas ce que vous croyez”

Chacune de ses prises de parole est précédée d’un long sourire. Face aux caméras comme sur la terrasse du Mucem, Nicolas Sarkozy savoure de n’être plus “Sarko”. Et prend un malin plaisir à déjouer l’homme politique qu’il reste. Dans son cabinet à Paris, l’ancien président de la République reçoit beaucoup et se tient informé.

À Marseille, hier, comme à Aix dans la matinée, il privilégie les instants culturels. Au Mucem, il ne rate rien de l’exposition Ai Weiwei et jette un œil sur celle consacrée aux Français à table, où il se reconnaît sur une photo, avec Jacques Chirac en 1976. “La politique, c’est la vie, mais ce n’est pas ce que vous croyez“, glisse-t-il à ceux qui l’interrogent sur son implication.

L’ancien chef de l’État préfère évoquer ce Mucem qu’il a “voulu quand certains me demandaient des coupes budgétaires en 2008” ou sa campagne contre le cancer de l’enfant. “Mon engagement est là. On apprend des choses sur la vie, sur soi-même.”

Évidemment, la politique s’est invitée à sa table. Pour déjeuner, il a retrouvé au Pharo quelques ténors et députés de la majorité Les Républicains. L’occasion de leur redire la nécessité de “rester unis. J’ai toujours voulu rassembler“.

À l’orée des échéances européennes et municipales, le message est un mantra à droite. Dans l’après-midi, Nicolas Sarkozy a retrouvé le président de la Région Renaud Muselier dans son bureau. “Je voulais voir mes amis. Même si on n’a pas toujours les mêmes candidats, l’amitié est rare en politique. Alors je viens remercier mes amis, sourit-il. Il n’y a aucune raison que je me coupe d’eux. Ce n’est pas mon genre de jeter mes amis à la poubelle. Mais ce n’est pas pour cela que je me projette politiquement.” Même s’il reste, selon les enquêtes d’opinion, celui qui incarne le mieux la droite chez les électeurs.

Source : Laprovence

 

BELGIQUE : NEWSLETTER DE LA LIGUE BELGE CONTRE L’ANTISÉMITISME | (LBCA)

QUI EST VRAIMENT SCHILD EN VRIENDEN? 

En Flandre, le mouvement conservateur de droite «Schild & Vrienden» (Bouclier & Amis) fait depuis le 5 septembre l’objet d’une vive polémique. Le groupuscule a été infiltré pendant 6 mois par les journalistes du magazine Pano (VRT). L’enquête minutieuse met en lumière les pensées racistes, sexistes et antisémites véhiculées par ce groupement dirigé par son fondateur Dries Van Langenhove.

Ce reportage a fait l’effet d’une bombe en Flandre et fait trembler la classe politique. Une enquête judiciaire a déjà été ouverte par le parquet de Gand. Cette enquête stupéfiante est diffusée en exclusivité en Belgique francophone dans Questions à la Une

“HEIL HITLER” ET L’AIGLE NAZI SUR SON BICEPS 

Le chauffeur de bus de la Stib a été viré à cause de ses tatouages, dévoilés lors de la canicule.

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles a licencié, lundi, un membre de son personnel qui, au plus fort de la canicule, s’est présenté vêtu d’un short et d’un marcel à une réception entre collègues, donc pas au volant, organisée au dépôt Delta de la Stib, à Auderghem.

La tenue n’intervient en rien dans le licenciement d’Olivier B. Sauf qu’elle a révélé à tous que le chauffeur de bus portait sur le biceps gauche des tatouages relatifs à l’idéologie nazie.

Le symbole 88 est un signe de reconnaissance néonazi: «8» étant la huitième lettre de l’alphabet, «88» = «HH» = «Heil Hitler», il s’agit du salut à Hitler, le salut nazi. Sur son biceps, le chauffeur a aussi fait tatouer l’emblème du NSDAP, l’aigle du parti nazi, un symbole connu des adhérents de l’idéologie politique du national-socialisme.

Il a d’autres tatouages à l’épaule droite mais ceux-ci n’ont pas pu être photographiés. Enfin, celui qui a discrètement pris les photos croit avoir vu aussi un «soldat SS» tatoué sur sa jambe.

La Ligue belge contre l’antisémitisme a rencontré jeudi dernier Brieuc de Meeus, le CEO de la Stib. Et lundi, le chauffeur était licencié.

 

 

Source : lbca

DES HABITANTS DE GAZA FUSTIGENT LE HAMAS DANS UNE VIDEO | i24NEWS

Le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, le général Kamil Abu Rokun, a publié lundi une vidéo sur la page Facebook de COGAT en arabe dans laquelle des habitants de Gaza témoignent que l’organisation terroriste du Hamas reste la principale cause de la situation dans l’enclave.

“Nous ne pouvons pas continuer. Nous avons suffoqué. Les gens sont morts”, pleurent des habitants.

VISIONNEZ LA VIDÉO EN CLIQUANT ICI

“Pendant des mois, les dirigeants du Hamas ont exigé que vous veniez chaque vendredi dans la zone de la barrière de sécurité, mettant votre vie en danger pour de violentes émeutes et des manifestations inutiles. Blessé et ayant besoin d’aide, le Hamas vous abandonne et ne prend même pas la peine de vous fournir un traitement comme vous le témoignez vous-même dans la vidéo suivante,” a écrit le major-général Abu Rokun aux habitants de Gaza.

“Si vous recherchez les responsables de votre situation difficile dans la bande de Gaza, la réponse est très claire”, a ajouté le coordinateur des activités gouvernementales.

Depuis le 30 mars, 179 émeutiers palestiniens, incluant de nombreux membres d’organisations terroristes, sont morts lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la frontière.

Israël accuse le Hamas, le mouvement terroriste islamiste qui contrôle la bande de Gaza, d’orchestrer les manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière pour éviter des infiltrations de Palestiniens.

Source : i24NEWS

SHOAH: LA RESPONSABILITE DE LA POLICE DE VICHY | Jforum

Comment la police de Vichy s’est totalement soumise aux nazis Par Gaëlle Lebourg

Longtemps passée sous silence, taboue, la police de Vichy a pourtant eu un rôle déterminant dans la collaboration avec les Allemands.

Sans elle, ils n’auraient jamais été capables de rafler autant de Juifs de France. Dans un remarquable documentaire à voir sur France 3 le 19 septembre, Laurent Joly et David Korn-Brzoza reviennent sur l’histoire indigne de nos forces de l’ordre.

“La police française a réalisé jusqu’ici une tâche digne d’éloges”.

Cinq jours après la rafle du Vel’ d’hiv, le général en chef de la SS en France, Carl Oberg, acclame en ces mots les forces de l’ordre françaises. Elles viennent d’orchestrer et de réaliser une opération colossale, arrêtant 13 152 Juifs parisiens en quelques jours.

Peu connue, la police française est pourtant “la principale force du régime de Vichy” et “le principal atout de la Collaboration”, rappelle le documentaire La police de Vichy. Diffusé sur France 3 mercredi 19 septembre, en prime time à 20h55, ce film revient sur la proximité extrême des forces de l’ordre avec le régime nazi, jusqu’à la Libération.

Le brillant historien Laurent Joly y pointe une réalité déchirante : les flics français ont une grande responsabilité dans l’extermination des juifs. Sous l’état dictatorial de Pétain, c’est la police de Vichy qui a largement collaboré avec la Gestapo, raflé les Juifs, les réfugiés politiques, les communistes, les résistants, ou encore donné des noms d’otages à exécuter aux Allemands.

 

Un soldat SS avec un policier français. © Mémorial de la déportation 

Des camps d’internement en zone libre, surveillés par les Français

Car les forces de l’ordre françaises ont dépassé les attentes des Nazis. “Dès le premier jour [de l’occupation], l’occupant est surpris de l’esprit de collaboration étonnant des policiers français”, narre la voix off. Et cet esprit ne se tarira pas. Si “des dizaines des flics réputés antinazis sont arrêtés”, les hommes restant se mettent au pas d’Hitler, “sans complexe”. A la tête de la police, des activistes d’extrême-droite, des hauts fonctionnaires, ou des anticommunistes déterminés noueront des “arrangements criminels avec les Allemands”. 

Sans sourciller, le Ministère de l’Intérieur commence par ouvrir en zone libre des camps de concentration (pudiquement appelés “camps spéciaux”) pour y interner 40 000 Juifs étrangers. Uniquement surveillés par les forces de l’ordre françaises, les détenus vivent dans des conditions dramatiques. A l’hiver 1941, “dans le seul camp de Gurs, plus de 700 internés décèdent”. 

“Le pire est à venir”

Plus la guerre avance, plus l’épuration politique et raciale ira loin dans l’horreur. “Le pire est à venir”, conte le documentaire, compilant archives rares, vidéos de propagande et articles de journaux d’époque. En 1942, les forces allemandes dans l’Hexagone ne sont plus que 40 000 (trois fois moins que leurs collègues français), mais les chefs de Vichy n’en profitent pas pour freiner leur collaboration avec les Nazis. Bien au contraire.

Quand les hommes du Reich annoncent la déportation prochaine de 5 000 Juifs en zone occupée, le nouveau chef de la police René Bousquet leur fait savoir qu’“il y a aussi des milliers de Juifs étrangers en zone libre, et qu’il serait disposé à [leur] livrer”. Un mois plus tard, en juin 1942, les Allemands réclament ainsi la livraison de 40 000 Juifs de France. Cet objectif sera malheureusement dépassé. “A la fin de l’année 1942, 42 000 victimes ont quitté [l’Hexagone] à destination d’Auschwitz”.

“VICHY PRÉTEND S’ÊTRE ENTENDU AVEC L’OCCUPANT POUR SAUVER LES JUIFS FRANÇAIS. EN VÉRITÉ, IL EN A SACRIFIÉ DES MILLIERS.”

Prestation de serment des agents de police, faisant le salut fasciste au palais de Chaillot, à Paris, en janvier 1942 (photographie interdite par la censure). © LAPI / Roger-Viollet 

Le drame des enfants, une honte absolue

L’indignité des forces de l’ordre atteint son paroxysme lors de la rafle du Vel’ d’hiv’. Dans un premier temps, les Allemands n’avaient pas prévu de déporter les Juifs de moins de seize ans. Mais ce n’est pas de l’avis des policiers français, qui arrêtent 13 152 “Israélites”, dont 4 000 enfants.

Alors que le chef du gouvernement Laval avait prévu de livrer 24 000 Juifs aux Allemands, il rougit devant cet “échec relatif”. Et “insiste ainsi pour que les enfants soient déportés avec leurs parents”. Deux semaines plus tard, les Nazis donnent leur accord à la déportation des enfants. Si leurs parents ont déjà été envoyés dans les camps de la mort, “les enfants, dont plus de 800 ont moins de six ans, sont déportés sans eux, dans des wagons plombés”.

“LE DRAME DES ENFANTS A FAIT JOUÉ À LA POLICE ET À LA GENDARMERIE LE RÔLE LE PLUS HONTEUX DE LEUR HISTOIRE.”

“Tous ont tenté de justifier l’inacceptable”

A la fin de la guerre, à leurs procès, les responsables de Vichy n’hésitent pas à se cacher derrière des mensonges culottés, éhontés, martelant effrontément qu’ils ont sauvé des Juifs français. “Tous ont tenté de justifier l’inacceptable”. Avec talent, le réalisateur David Korn-Brzoza confronte les paroles fallacieuses des chefs de la police (incarnés par des comédiens) et les archives, ne laissant aucun doute sur leur culpabilité. Laval, Bousquet ou encore Darnand reprennent ainsi vie, cachés derrière un cynisme affligeant.

La reconstitution des paroles de René Bousquet, dans le documentaire La police de Vichy © PROGRAMM 33 

Jusqu’à la Libération, les arrestations de Juifs, mêmes français, se multiplieront. Début 1944, sous la houlette du nouveau Ministre de l’Intérieur Joseph Darnand, la terreur s’installe. Les policiers traquent, torturent et assassinent les résistants et réfractaires au Service du travail obligatoire (STO).

Les flics, valets de la Gestapo devenus miraculeusement résistants 

Mais après le Débarquement, le vent tourne chez les policiers. Sans pour autant déserter, “40% [d’entre eux] sont officiellement souffrants” en juillet 1944. Dans les combats pour la Libération de Paris, les flics sont en première ligne, et se joignent aux résistants. “Pourtant, parmi ces héros du jour, nombreux avaient jusque-là exécuté les pires ordres : arrêter des résistants, ou rafler des Juifs.”

Les combats de Paris suffisent toutefois à “laver l’opprobre”. En ces temps agités, le pouvoir gaulliste a besoin de forces de l’ordre, et “tourne la page de la collaboration policière”. La police sera quand même “le corps professionnel le plus épuré à la Libération”.

“PLUS DE 10 000 POLICIERS SONT SANCTIONNÉS, INTERNÉS OU JUGÉS. LES CHEFS DES BRIGADES SPÉCIALES, LES COMMISSAIRES ZÉLÉS, LES POURVOYEURS DE PELOTONS D’EXÉCUTIONS, SONT CONDAMNÉS À DE LOURDES PEINES.”

Si Laval est condamné à mort, certains réussissent à se faire oublier, comme René Bousquet. “Responsable des grandes rafles anti-juives”, il est acquitté en 1949 pour services rendus à la résistance. Il n’est inculpé qu’en 1993 pour complicité de crimes contre l’humanité, avant d’être assassiné par un déséquilibré la veille de son procès. Laurent Binet écrit dans son livre HHhH (Grasset, 2009) que ce “spectaculaire abruti” nous a ainsi privés du “procès du siècle”.

La Police de Vichy, de David Korn-Brzoza et Laurent Joly, sur France 3, le mercredi 19 septembre à 20h55.

LA VÉRITÉ SUR AHED TAMIMI « L’ICONE PALESTINIENNE » | Infoequitable

Le mythe Ahed Tamimi : trois faits peu connus sur « l’icône palestinienne »

On ne présente plus Ahed Tamimi. Et pourtant, on devrait… Invitée vedette de la Fête de l’Humanité du parti communiste puis attendue à plusieurs manifestations à travers la France, elle a été largement décrite par la presse comme une jeune fille qui aurait été envoyée en prison pour une simple gifle, sans gravité et quasiment justifiée puisque donnée aux soldats d’un pays qui opprimerait le sien. La réalité est différente et les faits suivants gagnent à être connus et partagés auprès du plus grand nombre.

 

1. Le rêve d’Ahed Tamimi n’est pas d’obtenir un Etat palestinien aux côtés d’Israël, mais de détruire l’Etat juif pour le remplacer par un unique 100% Etat arabe.

 

Le monde doit reconnaître la cause palestinienne. L’occupation n’est pas seulement le vol de terres. Nous nous opposons au racisme, au sionisme, à tout le système d’occupation et pas seulement aux colonies.

 

Lors d’un précédent voyage à Bruxelles, où le Parlement européen lui avait ouvert ses portes là aussi à l’initiative d’alliés d’extrême gauche, la jeune mais déjà chevronnée activiste avait bien expliqué que sa lutte « contre l’occupation et la colonisation » n’était pas uniquement contre la présence de Juifs israéliens en Cisjordanie (Judée Samarie). Ca, c’est ce que les occidentaux candides croient comprendre. C’est au sionisme lui-même qu’Ahed et ses soutiens s’opposent : c’est-à-dire au droit à l’autodétermination du peuple juif.

Son père, qui travaille de concert avec elle, l’a confirmé le jour où il a déclaré qu’« Israël est une grande colonie ». En clair, pour les Tamimi, un Juif habitant à Tel Aviv ou à Eilat est un « colon ». Le but des Tamimi est de mettre les Juifs dehors, par tous les moyens y compris les plus violents. Quand les journalistes prônent la « solution à deux Etats » et font dans le même temps l’éloge d’Ahed qui, elle, milite pour que tout le territoire soit arabisé, le lecteur doit se poser la question de leur cohérence.

 

AHED TAMIMI AU PARLEMENT EUROPÉEN AUX CÔTÉS DE LEILA KHALED, ANCIENNE TERRORISTE PALESTINIENNE IMPLIQUÉE DANS PLUSIEURS DÉTOURNEMENTS D’AVIONS DANS LES ANNÉES 1960 (FACEBOOK)

 

Notons au passage que le village où habitent les Tamimi, Nabi Saleh, ne peut être décrit comme « occupé » si l’on considère que la Cisjordanie / Judée Samarie est gérée, tant qu’un autre arrangement n’est pas trouvé, selon les termes des Accords d’Oslo signés par Israël et par les Palestiniens. Nabi Saleh se trouve dans la zone B prévue par ces Accords : l’administration civile y est confiée à l’Autorité palestinienne et Israël gère la sécurité. Ce qui fait que la présence de soldats israéliens, qu’elle plaise ou non, y est parfaitement légitime.

 

2. La famille d’Ahed Tamimi, qui met en scène sa « lutte » contre les soldats israéliens, est composée de meurtiers.

On ne choisit pas sa famille. Mais l’esprit de « révolte » d’Ahed Tamimi est bel et bien celui de sa famille. Ses parents n’ont pas hésité à l’instrumentaliser dès son plus jeune âge. Sciemment habillée à la mode occidentale par un père impresario, tout est fait pour que la jeunesse puisse s’identifier à Ahed Tamimi qui avait déjà connu la « gloire » en 2012, alors pré-adolescente, pour une autre mise en scène dans laquelle elle levait son poing face à des soldats israéliens.

Or cette famille est violente – et pas seulement dans le langage. Des proches d’Ahed Tamimi ont du sang sur les mains. Sa tante Ahlam Tamimi est le cerveau d’un attentat commis en 2001 dans la pizzeria Sbarro de Jérusalem qui fit 15 morts, dont 7 enfants et une femme enceinte, et 130 blessés. Ahlam, dont il faut écouter le témoignage glaçant sur sa volonté de faire le plus grand nombre de morts possibles, ne s’est jamais repentie, bien au contraire. Le mari d’Ahlam est Nizar, un cousin, qui avait lui été condamné en 1993 avec un autre cousin, Saïd, pour le meurtre d’un Israélien brûlé vif, Haïm Mizrahi.

En 2012, Ahed et ses parents étaient présents au mariage de leurs cousins assassins, Ahlam et Nizar… Encore enfant, Ahed a été filmée au mariage en train de taper joyeusement dans ses mains (vidéo, passage à 1mn).

 

 

SOURCE: THETOWER.ORG

 

On compte par ailleurs d’innombrables preuves de la haine anti-juive des Tamimi dans leurs posts sur les réseaux sociaux.

 

3. Condamnée pour une simple gifle ? Faux : Ahed Tamimi prône ouvertement la violence et les journalistes le savent mais ils vous le cachent.

Passons outre le fait qu’Ahed Tamimi a donné toute une série de coups (coups de poing, coups de pied…) aux soldats et qu’elle y était encouragée par sa mère (quelle genre de mère met ainsi son enfant en danger ?) aux cris de “utrodo” (“اطرد”) – « expulse-les », « jette-les dehors ».

La condamnation d’Ahed Tamimi ne visait pas seulement cet incident, mais aussi les mots d’une extrême violence qu’elle a eus :

 

(…) que ce soient des attaques au couteau, des opérations de martyrs (c’est à dire des attentats-suicides à la bombe), des jets de pierres, tout le monde doit agir pour que nous puissions ainsi nous unir et permettre de faire passer notre message comme il convient, et atteindre l’objectif qui est la libération de la Palestine, si Allah le veut.

 

Ahed Tamimi a lancé cet appel à tuer les Juifs devant une caméra tenue par sa mère juste après l’incident (à partir de la 38e seconde dans la vidéo). L’incitation à la violence faisait partie des chefs d’inculpation de l’activiste, qui n’a pas été envoyée en prison juste pour une modeste gifle.

 

 

Les médias cachent systématiquement cette vidéo qui démolit complètement le narratif de la « non-violence ». InfoEquitable a démontré que BFMTV, comme d’autres organes de presse, le faisait en connaissance de cause.

Les médias n’ont pas non plus parlé du soutien qu’elle à affiché en août 2018 au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui partage avec elle l’objectif de détruire Israël : « Nous le soutenons tous et sommes fiers de lui », a-t-elle dit après avoir elle-même reçu le soutien du chef terroriste (vidéodont le mouvement a par le passé commis des attentats jusqu’en France (7 morts et 57 blessés à la rue de Rennes à Paris en 1986…).

 

Conclusion

Tous ces éléments parfaitement vérifiables sont connus de tout journaliste sérieux qui travaille sur le sujet. Ils sont aussi connus du Parti communiste français et des autres supporters de « l’icône de la résistance palestinienne ». Il ne faut pas perdre de vue que lorsque Ahed parle devant un public français à la Fête de l’Huma ou que les journaux lui tressent des louanges, le message de haine des Juifs parti de Nabi Saleh résonne à des milliers de kilomètres de là, en France où des Juifs ont déjà été tués pour « venger les enfants de Palestine » (le motif donné par Mohammed Merah pour son massacre à Toulouse). C’est un message dangereux qui peut susciter d’autres vocations similaires. Il est donc important de partager les éléments énoncés dans cet article auprès du plus grand nombre pour déconstruire le mythe érigé autour d’Ahed Tamimi.

Source: InfoEquitable

Vous appréciez le travail de veille et d’information d’InfoEquitable ? Aidez-nous à le poursuivre en faisant un don déductible de vos impôts à hauteur de 66 % des sommes versées. Chaque geste compte ! Suivez aussi InfoEquitable sur Facebook et Twitter.

Auteur : InfoEquitable. Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander ici une autorisation écrite préalable.

Image : capture d’écran YouTube – journal L’Humanité


.

Lettre ouverte au PCF et son Secrétaire National Monsieur Pierre LAURENT

Monsieur Pierre LAURENT

Secrétaire national du

Parti Communiste français

2 Place Colonel Fabien

75019 Paris

 

Drancy le 16 Septembre 2018

 

Monsieur le Secrétaire national,

 

Mon Bureau alerté par un grand nombre de correspondants, observe et prend acte que le

Parti Communiste Français que vous dirigez, appuyé par le quotidien l’HUMANITE a décidé d’inviter à la “Fête de l’Humanité” la jeune palestinienne Ahed TAMIMI pour témoigner du sort des milliers de prisonniers de son peuple enfermés dans les geôles d’Israël.

 

Nous rappelons que Ahad TAMAMI est sortie de prison en juillet dernier après 8 mois d’incarcération justifiée par son comportement agressif.

Monsieur le Secrétaire National à cette occasion, nous tenons à saluer la décision démocratique et courageuse d’Israël qui permet à Tamimi de voyager librement, quand bien même elle va abuser de cette liberté pour critiquer le Gouvernement de l’Etat juif et plaider en faveur de prisonniers qui ont pourtant du sang juif sur les mains.

Effectivement, la majorité sinon la totalité des détenus palestiniens ont été jugés coupables de meurtres ou tentatives d’attentats visant des cibles civiles, alors que le Hamas palestinien retient en otage des civils innocents.

Monsieur le Secrétaire National, nous considérons que le Parti Communiste Français s’honorerait en démontrant qu’il ne fait aucune discrimination en matière d’humanisme, entre les prisonniers qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens.

Monsieur le Secrétaire National, nous attendons du Parti Communiste Français et de vous-même que vous fassiez preuve d’humanité équitable en exigeant des palestiniens la libération de trois jeunes civils israéliens détenus par le Hamas à Gaza. L’un est juif d’origine éthiopienne, l’autre un bédouin musulman, le troisième un Israélien de confession musulmane, tous trois, égarés au-delà de la frontière et réputés de faible santé mentale.

 

Monsieur le Secrétaire National, nous aurions souhaité que vous eussiez mis à profit la Fête de l’Humanité au cours de laquelle vous défendiez les prisonniers palestiniens, afin évoquer aussi et condamner publiquement la situation de ces 3 civils israéliens détenus illégalement et abusivement à Gaza.

Le respect des droits de l’homme commande d’œuvrer sans délai pour la libération de MANGISTU, AL SAYED et Abou GHANIMA dont les familles sont sans nouvelles.

(Âgé de 30 ans, Mangistu est un citoyen juif israélien d’origine éthiopienne qui résidait dans la ville côtière d’Ashkelon. Le 7 septembre 2014, il est entré à Gaza en escaladant une clôture de barbelés près de la plage, sous l’œil d’une caméra qui le prouve. Un équipement technologique a par ailleurs fourni la preuve qu’al-Sayed, un citoyen palestinien d’Israël âgé de 29 ans de descendante bédouine résidant dans la ville d’al-Hura, dans le désert du Négéria, a bien traversé la frontière avec Gaza le 20 avril 2015. Le citoyen israélien, Jumaa Abu Ghanima, berger musulman, âgé de 20 ans, se serait rendu à Gaza en juillet 2016. Sa famille, préoccupée par sa santé mentale, affirme qu’il est entré involontairement à Gaza alors qu’il s’occupait des moutons de sa famille, près de la frontière)

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire Monsieur le Secrétaire national à l’expression de mes meilleurs sentiments.

 

Le Président

Sammy GHOZLAN

0177384944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOURNANT AUX ETATS-UNIS: LA CAMPAGNE DU BDS SERA CONSIDÉRÉE COMME “ACTIVITÉ ANTISÉMITE” | Ifinfo.com

Encore une décision très importante et positive de l’Administration Trump concernant Israël. Dans le cadre de la lutte contre l’antisionisme qui se développe à pas de géant dans les universités américaines, le directeur du département de défense des droits du citoyen au ministère de l’Education, Kenneth Marcus, a modifié la définition du judaïsme telle qu’elle avait été interprétée par l’Administration Obama. De simple “religion”, le judaïsme sera désormais considéré également comme une origine ethnique. Les conséquences sont considérables. Selon la définition de l’ancienne administration, s’attaquer à Israël ne pouvait pas être considéré comme de l’antisémitisme. Dorénavant, les actes antisionistes ou les appels au boycott pourront être poursuivis pour antisémitisme.

 

En 2011, au temps de l’Administration Obama, une plainte avait déposée contre l’Université Rutgers (New Jersey) pour activités agressives du BDS au sein du campus, y compris l’invitation faite à Omar Barghouti, initiateur et animateur du BDS pour s’y exprimer. L’administration avait alors étudié le cas et avait décrété qu’il ne s’agissait pas d’activités antisémites, le BDS ne s’attaquant pas (officiellement) au judaïsme ni aux juifs. C’est cette anomalie qu’a voulu corriger l’Administration Trump.

Kenneth Marcus a écrit une lettre à l’Organisation sioniste mondiale, spécifiant qu’il considérera comme antisémite toute tentative de dénier au peuple juif le droit à l’autodétermination, qui prétendra que l’existence de l’Etat d’Israël est une forme de racisme ou qui emploiera des doubles standards entre Israël et d’autres pays démocratiques. L’OSM s’est félicitée de cette importante décision qualifiée de “pionnière”: “Souvent, les organisations de haine anti-israélienne tentent de convaincre qu’elles ne s’attaquent qu’au sionisme et à l’Etat d’Israël mais pas aux juifs, et qu’il s’agit dès lors d’activités légitimes. Mais tout le monde sait que ces activités sont le masque contemporain de l’antisémitisme classique”.

Dans les milieux gauchistes et pro-palestiniens américains, on comprend déjà que les activités anti-israéliennes seront plus difficiles car elles tomberont sous le coup de la loi contre l’antisémitisme qui est très sévère aux Etats-Unis.

Cette annonce a été faite deux jours à peine après que Washington ait annoncé la fermeture de la représentation de l’OLP à Washington et donné un délai d’un mois à la délégation de l’OLP de quitter les Etats-Unis.

Photo illustration

Source: lphinfo.com

 

 

YOM KIPPOUR : INVITATION A SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DU GRAND RABBIN DE FRANCE HAIM KORSIA

Cette année la commémoration annuelle du 19 septembre organisée en hommage aux victimes des attentats terroristes par l’Association Française des victimes du terrorisme coïncide avec le jour de Kippour, Férié pour tous les juifs.

 

Afin de s’associer à cette manifestation le BNVCA invite toutes les communautés juives de France et toutes les synagogues à appliquer les recommandations du Grand Rabbin de France Monsieur Haïm KORSIA prescrites dans sa lettre du 14 Septembre 2018 (ci-dessous) dans laquelle il demande à tous les Rabbins de célébrer cet hommage national en récitant une prière particulière pendant l’office du Yom Kippour au moment de Yzkor (souvenir).

Lettre du Grand Rabbin Monsieur Haim KORSIA:

 

 

DISPARITION d’un homme de 68 ANS – 1 M 74 – Cheveux châtains – Barbu

 

 

 

Disparition le Mardi 11 Septembre vers 10H30 au niveau du 222 rue Gambetta Paris 20 éme, de monsieur Meyer ABITBOL 68 ans qui mesure 1 M 74, est barbu, ses cheveux châtains.

 

Il Porte une chemise à carreaux bleu et blanc et un pantalon noir.

 

Le mardi 11 septembre vers 9h après avoir quitté un appartement situé au 5 rue Charles Cros Paris 20 ème pour se rendre à son Hôtel situé au  222 avenue Gambetta Paris 20 ème, a été vu là bas pour la dernière fois vers 10H30.

 

Pour  information complémentaire cette personne est diabétique.

Il avait sur lui des papiers d’identité

 

 

Fiche signalétique

 

ABITBOL

 

MEYER

 

Né le 22/04/1950 au Maroc

 

Age 68 ans

 

NATIONALITÉ FRANÇAISE

 

Taille : 1m74

Cheveux châtains

Yeux noisette

A une  petite barbe

 

Porte une chemise à carreaux bleu blanc pantalon noir.

 

Signalement effectué à la police des Lilas (93) et au consulat de France à

Tel Aviv en Israël

 

Signes particuliers  a été opéré la veille et porte des cicatrices des opérations

Aurait été en état d’ébriété au moment de la disparition.

 

 

Informez  le BNVCA 06 63 88 30 29

 

France: la cause palestinienne est perçue de plus en plus négativement sur les réseaux sociaux #palestine | europe-israel

France: la cause palestinienne est perçue de plus en plus négativement sur les réseaux sociaux #palestine

Si la cause palestinienne est soutenue par le pouvoir et les médias, auprès de la population française, le sentiment est fortement négatif. Seuls 5 % des informations sur la Palestine intéressent les lecteurs contre 17 % qui votent sciemment contre.

La FRANCE sous influence

Le site talkwalker analyse en continu les réseaux sociaux et les interactions autour de thèmes précis.
Ici un rapport twitter / instagram sur le mot #palestine en France et le nombre d’auteurs. Cela permet de réaliser que la cause palestinienne sur les réseaux sociaux n’est animée que par 8400 personnes sur l’ensemble du territoire. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan des tweets français. La force de la cause palestinienne réside en son soutien acharné par les différents gouvernements français, mariés au monde arabe.

Ce premier rapport révèle que la Palestine est perçue comme une cause négative pour de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux.

MONDE : Une popularité sectaire

C’est sur le site hashtagify.me que l’on peut découvrir les influenceurs de la cause palestinienne.
Essentiellement de faux profils stratégiques, utilisant des photos de profils de juifs ultra-ortodoxes pour animer un flux à tendance islamo-nazie. Le fameux Aleph Jacquot, star des pro-palestiniens, faux profil, est retweeté régulièrement. Il sert évidemment de « caution juive » à une haine brute d’Israel.
On constate que la Palestine ne vit que d’alertes et de Breaking News alarmantes. Les auteurs des tweets maintiennent un état d’urgence disproportionné en comparaison aux dégâts réels sur le terrain.

UNE PROPAGANDE ESSENTIELLEMENT EN ANGLAIS et en ARABE

La langue la plus utilisée sur les réseaux sociaux est l’anglais, puis vient en seconde place l’arabe, le français est la troisième langue de propagande.

La cause palestinienne est une cause essentiellement racialiste qui malgré les efforts n’emportent que très peu de non musulmans / arabisants. Elle est menée par quelques influenceurs responsables en partie des dégâts générés lors d’émeutes.
Aux vues des statistiques ci-dessus, la cause palestinienne ne serait pas si médiatisée sans le soutien des médias officiels, derrière lesquels se placent les Etats et d’immenses intérêts financiers.

Article exclusif d’europe-israel.org  analyse des réseaux sociaux 

Non, Trump n’a pas séché les obsèques de McCain | La voix de nos maîtres

Non, Trump n’a pas séché les obsèques de McCain

Résultat de recherche d'images pour "trump golf"

C’est pourtant ce qu’on nous a laissé entendre.

Voici les titres de la presse :

« Donald Trump part au golf pendant les funérailles de John McCain » (BFMTV)

« Donal Trump se rend au golf pendant les funérailles de John McCain » (RTL)

« Pendant les obsèques de John McCain, Donald Trump joue au golf » (Paris Match)

« Grand classe, Trump se rend à son club de golf pendant les funérailles de McCain » (20 Minutes)

« Trump va au golf pendant les funérailles de McCain » (Le Figaro)

« Pendant les obsèques nationales de John McCain, Trump joue au Golf » (Le Huffington Post)

« Pendant les obsèques de John McCain, Donal Trump était au golf » (Ouest France)

Et voici ce que j’ai entendu sur France Info, en conclusion de deux reportages sur la cérémonie des obsèques de McCain :

« Trump, quant à lui, a préféré aller jouer au golf »

« Trump n’y était pas : pendant ce temps-là, il jouait au golf »

La première de ces deux citations relève clairement du mensonge et de la manipulation puisqu’elle est tout bonnement fausse. Mais les autres ne sont contestables que par leur implicite. Comme on n’imagine pas, a priori, que le Président des États-Unis pourrait n’avoir pas été invité aux funérailles d’un héros national, on pense d’emblée que c’est lui qui a choisi de ne pas s’y rendre. Et tout est fait pour que nous le pensions.

Évidemment, de la part de Trump, il y a une volonté de provoquer, voire de choquer, en ne s’associant ostensiblement pas à l’hommage rendu à John McCain. Il aurait pu rester dans son bureau, cela n’aurait pas eu le même impact.

Mais les titres tellement similaires et les commentaires médiatiques nous incitent à croire que Trump a boycotté la cérémonie des funérailles pour aller au golf, double provocation ! Ce qui n’est pas vrai : il n’y était pas invité, le défunt lui-même ayant indiqué ne pas souhaiter sa présence à son enterrement.

Je pense qu’un traitement adéquat aurait consisté à indiquer en titre que Trump était persona non grata aux obsèques de McCain, ce qui donnait d’emblée deux informations : son absence et la raison de cette absence. Il ne restait plus qu’à préciser, en fin d’article que le Président, n’étant pas convié à la cérémonie, était allé jouer au golf.

En effet, au-delà du titre, il faut observer le contenu des articles, et là, la déontologie est variable.

Ainsi, sous le titre très ironique de 20 Minutes, le journaliste précise d’emblée : « En même temps, John McCain avait fait savoir avant sa mort qu’il ne souhaitait pas que Donald Trump assiste à ses obsèques… »

En revanche, voici l’article de BFMTV :

De très nombreuses personnalités politiques, dont les anciens présidents Clinton, Bush et Obama, étaient rassemblées ce samedi dans la cathédrale de Washington pour les funérailles du sénateur républicain John McCain.

Quand on sait que seuls 20% des internautes lisent les articles jusqu’au bout…

Source : causeur.

Rene Levy

Trump : “J’ai un lien personnel avec le judaïsme”

Trump : “J’ai un lien personnel avec le judaïsme”

Le président américain Donald Trump s’est entretenu jeudi au téléphone avec des dirigeants juifs et a rappelé ses actions en faveur d’Israël et de la cause juive à l’occasion des vœux pour le Nouvel an juif, Roch Hachana.

Au cours de la conférence téléphonique, le dirigeant américain s’est félicité d’avoir tenu sa promesse électorale de transférer à Jérusalem l’ambassade américaine, l’extradition vers l’Allemagne du criminel de guerre nazi Jakiw Palij, le retrait des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme raison de son parti pris anti-israélien et du retrait américain de l’accord nucléaire iranien.

Trump a également rappelé la décision de son administration de retenir les fonds destinés à l’Autorité palestinienne jusqu’à ce que le chef de l’AP Mahmoud Abbas accepte de reprendre les négociations avec Israël.

“Le président a tenu toutes ses promesses électorales en faveur d’Israël et de la cause juive. Ses prédécesseurs ne l’ont jamais fait. Nous lui devons donc nos remerciements. Nous avons eu le privilège de recevoir les vœux du Président pour une bonne année”, a déclaré le rabbin Yaakov Menken. Directeur de la Coalition for Jewish Values, l’une des organisations invitées à participer à la conférence téléphonique.

Cette conférence téléphonique annuelle regroupe différents courants du judaïsme américain – libéraux, massorti (conservateurs), reconstructionnistes (1), ainsi que juifs orthodoxes. C’est véritablement devenu une tradition avec l’administration Obama, que les rabbins libéraux soutenaient à 100 %.

Selon un reportage de la chaîne israélienne Channel 10, le président Trump a également mentionné ses liens de parenté avec le judaïsme à travers sa fille Ivanka, son gendre Jared Kushner et les enfants du couple. “J’ai un lien personnel avec le judaïsme : Ivanka, Jared et leurs enfants”, a-t-il dit.

Restaurant juif attaqué en Allemagne : l’avocat Goldnadel clashe les médias français

Restaurant juif attaqué en Allemagne : l’avocat Goldnadel clashe les médias français

L’avocat Gilles-William Goldnadel a fustigé samedi l’empressement des médias français à accuser l’extrême droite allemande après l’attaque fin août d’un restaurant juif à Chemnitz.

“Quel bel empressement ! Quelle aimable sollicitude ! Ni Madame Halimi, ni l’affaire Corbyn, ni même la jeune juive allemande assassinée par un migrant n’avaient bénéficiées d’autant de célérité dans la publicité”, a-t-il dénoncé sur Twitter.

“Sur la chaîne publique islamo gauchiste Arte qui a spéculé hier sans preuves sur Chemnitz, il n’était pas question de montrer ça:”, a-t-il ajouté, en partageant une vidéo de 2016 d’une manifestation anti-israélienne en Allemagne dans laquelle des musulmans scandent “A mort les Juifs ! Vive Adolf Hitler ! Allah Akbar!”.

Un restaurant juif de Chemnitz a été la cible d’une attaque à caractère antisémite en marge d’une récente manifestation à l’appel de l’extrême droite dans cette ville allemande sous tension depuis deux semaines, ont indiqué samedi les autorités et le propriétaire de l’établissement. Les faits se sont déroulés dans la soirée du 27 août.

Selon la presse allemande, les auteurs de l’attaque étaient cagoulés et vêtus de noir. Les extrémistes islamo-gauchistes, anti-israéliens notoires et proches de la cause des “migrants”, qui provoquent les manifestants à Chemnitz, sont aussi cagoulés et vêtus de noir.

Les services de renseignements et le ministre allemand de l’Intérieur ont réfuté catégoriquement les allégations de la chancelière Angela Merkel sur de présumées chasses aux migrants par l’extrême droite sur le territoire allemand.

Chana Tova bonne année à toutes et à tous

A l’occasion Du Nouvel an Juif, le Bureau de Vigilance et son Président adressent  à tous nos meilleurs vœux de santé, de réussite, d’amour et d’amitié, et de douceur dans la paix.

L’antisémitisme malheureusement, ne s’arrêtera pas en 5779.

Sachez, nos ennemis le savent, que nous ne laisserons rien passer, et que vous nous trouverez toujours à vos côtés.

Bonne année à toutes et à tous.

Il y a 46 ans, “Septembre noir” ensanglantait les J.O. de Munich | Causeur

Il y a 46 ans, “Septembre noir” ensanglantait les J.O. de Munich

Le 5 septembre 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, l’équipe israélienne avait été attaquée par un commando palestinien. Onze athlètes avaient péri ainsi qu’un policier allemand. Sous une plateforme en herbe, non loin du stade olympique, une exposition photo et vidéo retrace les événements et dresse un portrait des victimes. Et puis il y a les autres. Ceux qui ont dans le passé glorifié ce massacre et tortillent du cul pour l’assumer aujourd’hui.

Plenel récuse (mollement) Plenel

On ne peut commémorer ce jour sans penser à la moustache la plus humaniste du PAF, Edwy Plenel, dont je rappelle que cet homme de conviction est l’un des rares, après le massacre des athlètes israéliens, à avoir eu le courage d’écrire : « L’action de Septembre Noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël […] Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation » – propos qu’il a regrettés du bout des lèvres en affirmant, près d’un demi-siècle après, qu’il les « récusait fermement »

Et puis il y a Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique, grand admirateur des massacreurs.

Corbyn, la preuve par l’image

Des photographies de Corbyn ont été prises en 2014 (un an avant son élection à la tête de son parti) alors qu’il se tenait près de la tombe de terroristes qui ont massacré 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972, tenant une couronne mortuaire.

The Sun écrivait que le leader travailliste assistait à un service de commémoration des « martyrs » palestiniens dans un cimetière en Tunisie.

Corbyn a tout d’abord démenti, déclarant au quotidien Morning Star : « J’étais en Tunisie lors d’une conférence palestinienne. J’ai déposé une gerbe à tous ceux qui étaient morts dans l’attaque aérienne survenue à Tunis, au siège des organisations palestiniennes. Et j’étais accompagné par beaucoup d’autres personnes qui assistaient à une conférence à la recherche de la paix » (au passage, « l’attaque aérienne » à laquelle il faisait référence était une frappe aérienne israélienne sur les quartiers généraux de l’OLP en 1985, en représailles du détournement d’un yacht israélien et de l’assassinat de trois passagers israéliens).

– Oui mais… des images le montrent déposant une gerbe sur la tombe des membres de Septembre Noir qui ont perpétré les atrocités de Munich.

– Oui mais… le Daily Mail affirme que le monument commémorant les « victimes du raid aérien » se trouve dans une autre partie du cimetière que celle où Corbyn a été photographié. Car les images, affichées sur la page Facebook de l’ambassade palestinienne en Tunisie, le montrent debout sous un auvent rouge avec un toit en tôle d’acier. Et selon le Mail, cette structure se trouve à côté des tombes des membres de Septembre Noir et d’une plaque en l’honneur de leur fondateur, Salah Khalaf, de son principal collaborateur, Fakhri al-Omari, et de Hayel Abdel-Hamid, chef de la sécurité de l’OLP.

– Oui mais… dans un article publié après ce voyage sur le site du Morning Star en Octobre 2014, Corbyn, chef de l’opposition, semblait effectivement faire référence à la tombe de l’un des meneurs du massacre de Munich.

« Après que des gerbes ont été déposées sur les tombes de ceux qui sont morts ce jour-là et sur les tombes des autres tués par les agents du Mossad à Paris en 1991 [donc là, il s’agit bien des responsables du massacre de Munich, tués le jour du massacre puis à Paris en 1991 pour ceux qui étaient passés entre les mailles, probablement par le Mossad], nous nous sommes dirigés vers la statue poignante de l’avenue principale de la ville côtière de Ben Arous, qui était ornée de drapeaux tunisiens et palestiniens [C’est effectivement là que se trouve le monument dédié aux « victimes » de 1985] », avait-il écrit. D’ailleurs, face à la dénonciation persistante de ses mensonges, Corbyn a finalement admis qu’il était présent au moment où la gerbe a été déposée: « J’étais présent mais je ne pense pas avoir été impliqué. » Tellement pas impliqué que c’est lui qui dépose la gerbe ! En fait il passait là par hasard et a juste voulu aider. Rendre service…

L’hommage… aux terroristes

« J’y étais parce que je voulais voir une cérémonie en mémoire de tous ceux qui sont morts dans chaque attaque terroriste, partout, parce que nous devons y mettre un terme », a-t-il dit. « On ne peut pas vouloir la paix en entretenant un cycle de violence. La seule façon de faire la paix et d’entretenir un cycle de dialogue. »

Donc, après avoir dit qu’il n’y était pas, finalement il admet qu’il y était… Des photos le démontrent, ses écrits le prouvent et pour « rendre hommage » indistinctement « à ceux qui sont morts dans chaque attaque terroriste », il a déposé une gerbe… sur le monument dédié à Septembre Noir. Ah, l’humour anglais…

France: une croix gammée taguée sur la porte du bureau d’un employé juif

France: une croix gammée taguée sur la porte du bureau d’un employé juif à Noisy-le-Grand

 

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a rapporté mardi qu’une croix gammée avait été retrouvée sur la porte du bureau d’un homme de confession juive à Noisy-le-Grand (93), en banlieue parisienne.

La victime, qui travaille en tant que Directeur de la Plateforme de Contrôle de la Recherche d’Emploi de Pôle Emploi Île de France a découvert le graffiti antisémite fin août, du côté intérieur de la porte du bureau qu’il occupe de façon personnelle et nominative.

Selon l’employé, il est nécessaire d’être muni d’un badge pour accéder à l’intérieur de l’établissement où il exerce sa fonction.

“La police enquête actuellement sur les faits” et “les personnes soupçonnées travaillent au sein des bureaux” du Pôle Emploi de Noisy-le-Grand, a confié Sammy Ghozlan, président du BNVCA.

Suite à la découverte de cette croix gammée sur la porte de son bureau, la victime a déposé plainte. “Plus de 200 personnes ont accès au site où je travaille. Ce sera très difficile de déterminer qui est responsable de cet acte”, a estimé la victime, contactée par i24NEWS.

Si les syndicats ont condamné ce qu’il s’est passé au sein du Pôle Emploi de Noisy-le-Grand, “ils ont également critiqué le fait qu’il y ait des interrogatoires de police”, a regretté la victime.

“Ma direction n’a pas officiellement réagi, ni porté plainte, c’est extrêmement choquant”, a ajouté l’homme concerné par ce tag antisémite.

“Nous constatons qu’après avoir visé des gens dans la rue, des écoles ou des synagogues, l’antisémitisme sévit dans les entreprises ainsi qu’au plus près des domiciles des personnes de confession juive”, a indiqué Sammy Ghozlan, rappelant que “Mireille Knoll a été agressée puis tuée par des personnes vivant dans son entourage”.

i24NEWS
Marche blanche en mémoire de Mireille Knoll à Jérusalem
i24NEWS

En début de semaine, des tags antisémites ont également ciblé le président de l’Université Grenoble-Alpes: “Aujourd’hui, on attaque le Juif, y compris lorsque son nom n’a pas de consonance israélite”, a indiqué Sammy Ghozlan à i24NEWS.

Il a rapporté “les arrachages de mezouza” (boîtier contenant une prière juive et fixé à l’entrée des maisons de personnes de confession juive) à répétition, et ce “dans toute la France”.

Face à ce nouvel acte antisémite le BNVCA a contacté la hiérarchie du Pôle Emploi ainsi que le Préfet de Bobigny (93) pour demander à ce “que tout soit mis en œuvre pour découvrir et interpeller les auteurs” du tag de la croix gammée.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme s’est également constitué partie civile aux côtés de la victime.

i24NEWS

 

 

” Pourquoi ce qui est possible à Berlin ne l’est pas à Paris “

A Berlin, le BDS est maintenant considéré comme un mouvement antisémite…

La ville-Etat de Berlin a décidé de classer comme mouvement antisémite le mouvement BDS (boycott désinvestissement et sanctions), qui promeut le boycott d’Israël comme un moyen de promouvoir la cause palestinienne……Détails…….

La semaine dernière, le comité de Berlin pour la protection de la Constitution a ajouté dans son rapport annuel pour 2017 une section intitulée « Sujet spécial: Antisémitisme ».
Le rapport a donné une nouvelle definition de l’antisémitisme, définition proposée par un groupe indépendant d’experts désignés par le Bundestag, le parlement allemand.
Le comité a déclaré que “des membres du mouvement BDS remettent en cause le droit d’Israël à exister et accusent Israël dans son ensemble de raciste”.
Ce rapport arrive un an après que le maire de Berlin, Michael Müller, ait annoncé son intention de prendre des mesures pour empêcher le mouvement BDS d’utiliser des fonds ou des bâtiments publics pour leurs événements.
Müller avait déclaré: “Les militants du BDS affichent des pancartes antisémites devant des entreprises berlinoises qui vendent des produits israéliens. Ce sont des pratiques inacceptables de l’ère nazie. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher le BDS d’obtenir des salles et des fonds pour mener ses incitations anti-israéliennes”.
Müller avait également déclaré qu’il avait l’intention d’utiliser tous les moyens légaux nécessaires pour lutter contre la propagation de l’antisémitisme lors des manifestations et dans les écoles.
Cette décision anti-BDS fait de Berlin la troisième ville allemande, après Francfort et Munich, à adopter une position plus ferme sur les activités de l’organisation visant Israël.
Les attaques antisémites en Allemagne sont en hausse.
Au total, 401 attaques ont été signalées de janvier à juin 2018, soit 10% de plus qu’au cours du même semestre en 2017.

Source Koide9enisrael

WebPage

Nouvel an juif: Devant Macron, les responsables de la communauté s’inquiètent d’une hausse de l’antisémitisme | Cicad

Nouvel an juif: Devant Macron, les responsables de la communauté s’inquiètent d’une hausse de l’antisémitisme

ANTISEMITISME. Ils dénoncent aussi « les dangers et les ravages de la parole anti-juive » sur les réseaux sociaux…

Emmanuel Macron a assisté mardi soir à la Grande Synagogue de Paris à une présentation des vœux à la communauté juive pour les fêtes du Nouvel an juif, Roch Hachana, qui débutent dimanche, en présence des responsables de la communauté, qui ont fait part de leur inquiétude d’une hausse de l’antisémitisme.

Arrivé vers 20h à la synagogue de la rue de la Victoire (IXe arrondissement), il a été accueilli par le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président du consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim, en présence de plus d’un millier de personnes qui lui ont réservé un accueil très chaleureux. Emmanuel Macron n’a pas pris la parole pour des questions de laïcité, selon le grand rabbin Korsia.

C’est la première fois qu’un président de la République assiste à cette cérémonie laïque, précise l’Élysée, qui rappelle que, l’an dernier, Emmanuel Macron s’était rendu à la célébration des 500 ans du protestantisme et avait participé au dîner de rupture du jeûne du ramadan, organisé par le Conseil français du culte musulman. La communauté juive française, qui compte environ 500.000 personnes, est la plus importante d’Europe.

« La France est devenue le pays de la plus grande émigration juive »

« Nos rabbins (…) constatent la recrudescence des actes antisémites, dont ils refusent que la paternité soit attribuée à des déséquilibrés », a souligné Joël Mergui, déplorant aussi « les dangers et les ravages de la parole anti-juive » sur les réseaux sociaux. « Les faits redoublent », a abondé Haïm Korsia, sans donner de chiffres précis.

Joël Mergui a par ailleurs dit vouloir refuser d’être « les victimes collatérales d’une laïcité de repli qui croit lutter contre l’islamisme ». Il a mis en garde : « Après avoir été longtemps le pays d’Europe de la plus grande immigration juive, la France est devenue aujourd’hui le pays de la plus grande émigration juive du monde ». Soulignant leur attachement à la laïcité en France, les deux responsables ont aussi fait part de leurs inquiétudes à l’égard de la montée des populismes « et la montée des racismes en Europe ».

Macron devrait se rendre « prochainement » en Israël

Joël Mergui a invité le chef de l’Etat à « accompagner » les « projets » de la communauté juive, notamment en apportant un soutien au futur Centre européen du judaïsme qui doit ouvrir courant 2019 à l’ouest de Paris. Autres demandes : que « l’abattage rituel, la circoncision, les fêtes religieuses » ne soient « plus perçues comme des concessions en marge du droit (…) mais (soient) des libertés évidentes ».

Le président, qui a pris plusieurs bains de foule avant et après les discours, a reçu plusieurs pots de miel, synonyme de douceurs sucrées pour la nouvelle année. Selon Joël Mergui, le Président de la République devrait se rendre « prochainement » en Israël. Parmi les invités figuraient plusieurs ministres du gouvernement dont Gérard Collomb (Intérieur), mais aussi l’ex-président Nicolas Sarkozy, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, des députés et quelques personnalités comme Marek Halter ou Francis Huster.

Source : 20minutes.fr, 5 septembre 2018

Rene Levy

Paris : une agression antisémite sur le pont Alexandre III – Le Parisien

Un étudiant de 25 ans dénonce une agression antisémite dont il aurait été victime, dans la nuit de dimanche à lundi LE PARISIEN

Samuel, étudiant de 25 ans, a porté plainte pour une agression dans la nuit de dimanche à lundi.

Un simple vol de collier, qui dérape… Et se transforme en agression antisémite. C’est du moins la version que la victime, Samuel, un jeune étudiant en journalisme de 25 ans,a livré aux policiers du commissariat du XIXearrondissement, qui ont enregistré sa plainte.

Dans la nuit de dimanche à ce lundi, Samuel, qui a passé la soirée en boîte de nuit, rentre chez lui à pied, vers 3 heures du matin, en empruntant le pont Alexandre III (VIIIe).

Soudain, une moto s’arrête à sa hauteur, et le passager arrache la chaîne en or du jeune homme…. Avant de découvrir que le bijou porte une médaille juive, représentant l’étoile de David.

Au lieu de prendre la fuite, les deux auteurs du vol se ravisent et reviennent vers Samuel : traité de « sale Juif », le jeune homme est frappé et dépouillé de son portefeuille, de ses cartes bancaires, de son argent et de ses titres de transport.

«Profondément choqué, souffrant de multiples contusions, il s’est réfugié dans un hôtel, d’où il a pu contacter sa mère », détaille Sammy Ghozlan, le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui devrait également déposer plainte, et demande que tout soit fait pour identifier les agresseurs présumés, « probablement filmés par les caméras de vidéosurveillance ».

04 septembre 2018, 19h29 | MAJ : 04 septembre 2018, 19h37- Leparisien

Antisémitisme sur Facebook : le sexagénaire eurois jugé à Evreux

 

Le sexagénaire eurois, qui se présente comme l’ancien vice-président de la société française de psychohistoire, comparaît demain devant le tribunal correctionnel d’Evreux.

Justice. Un sexagénaire eurois est attendu demain à la barre du tribunal correctionnel pour avoir notamment contesté la Shoah sur sa page Facebook.

Ce n’est pas une affaire courante qui figure au programme du tribunal correctionnel d’Évreux, demain après-midi. Les motifs tranchent avec les dossiers habituels d’outrages, de stupéfiants ou de vols : « contestation de l’existence de crime contre l’humanité » et « provocation à la haine raciale ». En toile de fond, l’antisémitisme qui peut trouver un terrain d’expression favorable sur le web.

Car c’est pour ses écrits « par voie électronique » que Philippe Di Costanzo est poursuivi. Cet écrivain de 69 ans, installé à Breteuil, dans le sud de l’Eure où il gère des chambres d’hôtes et a animé des ateliers d’écriture, se voit reprocher des publications sur sa page Facebook en octobre et novembre 2017. Il y écrit entre autres que les rescapés des camps, comme l’écrivain Primo Levi, ont menti, que la pornographie est « une arme secrète des juifs pour ruiner la chrétienté » ou encore que six millions de juifs n’ont pas pu mourir pendant la Seconde Guerre mondiale puisqu’il n’y avait pas autant de juifs en Europe à cette période. C’est une association qui a signalé ces publications, alertée par des militants présents sur les réseaux sociaux. L’Organisation juive européenne se constituera partie civile demain et « d’autres organisations nous rejoindront peut-être à l’audience, explique Me Félicia Malinbaum, l’une des avocates de la structure. Notre association a été créée en 2014 et sa vocation est de lutter contre l’antisémitisme et la haine d’Israël. Nous n’hésitons pas à signaler les faits dont nous avons connaissance et à porter plainte, en lien notamment avec Avocats sans frontières. »

« Les raisons de cette cuti virée ? »

Dans le cas présent, c’est auprès du procureur de la République de Paris que les premières démarches ont été effectuées, avant que le dossier « atterrisse » dans l’Eure, où réside le prévenu. « Les publications sur le compte Facebook de ce monsieur sont clairement antisémites, selon l’avocate. Deux délits sont constitués et la personne mise en cause a été entendue par un officier de police judiciaire. » Cela n’a visiblement pas refroidi les ardeurs de Philippe Di Costanzo.

Non seulement sa page Facebook existe toujours, mais elle est quasi quotidiennement alimentée par l’intéressé avec des commentaires de la même eau que ceux qui lui valent sa convocation devant le tribunal. Sollicité à plusieurs reprises par nos soins, Philippe Di Costanzo n’a pas souhaité donner suite. Il livre cependant quelques éléments de personnalité sur les réseaux sociaux. « Qui pourrait croire que j’ai été socialiste et sympathisant des musulmans jusqu’à près de 60 ans ? (…), écrit-il ainsi le 21 avril dernier. Les raisons de cette cuti virée de façon si radicale ? Tout d’abord les faits eux-mêmes et également un soudain intérêt à revisiter l’Histoire et certains textes fondateurs. Internet y est bien évidemment aussi pour quelque chose. » Tout comme dans la présence demain à la barre de celui qui se présente aussi comme l’ancien vice-président de la société française de psychohistoire.

Vincent LE GALLOIS

Source: paris-normandie

Nouvel an juif : une première, le président Macron va s’adresser aux Juifs de France | lemondejuif.info

Le président Emmanuel Macron va s’adresser mardi à la communauté juive de France lors d’un discours en la Grande synagogue de la Victoire à Paris, à l’occasion des fêtes de Roch Hachana, le Nouvel an juif qui débutera le 9 septembre.

Jusqu’en 2013, c’est le ministre de l’Intérieur – chargé des cultes – qui présentait les vœux du gouvernement à la première communauté juive d’Europe, forte d’un demi-million de membres.

Depuis 2014 et la nomination de Manuel Valls à Matignon, le Premier ministre préside en personne la soirée. La cérémonie avait toutefois été supprimée en 2016, la communauté consistoriale étant en deuil au lendemain de la mort de l’ancien grand rabbin de France Joseph Sitruk.

Lors du second tour de la dernière présidentielle, les responsables communautaires juifs avaient appelé à voter massivement en faveur d’Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen.

Depuis plusieurs mois, la côte de popularité du dirigeant français chute auprès de la communauté juive en raison de ses violentes critiques contre Israël et de son soutien affiché au terroriste franco-palestinien Salah Hamouri.

En 2016, Emmanuel Macron avait accusé certains établissements juifs d’enseigner “la Torah plus que les savoirs fondamentaux”. Une polémique vite étouffée par certains responsables communautaires juifs proches de l’homme politique.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo :

25 ans après les Accords d’Oslo: la fin des illusions ?

Les Accords d’Oslo sont une sorte de parenthèse énigmatique entre la paix et la guerre, entre le rêve et le cauchemar.

Les signataires préféraient l’illusion à la réalité sur le terrain tandis que les opposants dévoilaient la supercherie d’Arafat.

Certains fanatiques réagissaient avec violence jusqu’au jour où le Premier ministre Rabin fut assassiné brutalement, lâchement. Depuis, tout a basculé…

25 ans après la signature des Accords d’Oslo, une question fondamentale se pose toujours : le cours de l’Histoire au Moyen-Orient aurait-il totalement changé si Rabin avait poursuivi le processus d’Oslo ? 

Personne ne peut l’affirmer catégoriquement et celui qui oserait le dire sans hésitation agirait avec une crédulité, une confiance irraisonnée et quelque peu ridicule. Il prouverait qu’il est un simple ignorant des véritables intentions des chefs palestiniens. La méconnaissance des intentions réelles de l’ennemi fut déjà ignorée avant la terrible guerre de Kippour. Elle a été mise à l’épreuve avec Arafat lors de la signature des Accords d’Oslo et durant la Seconde Intifada déclenchée en septembre 2000. Puis, cinq ans plus tard, lors du retrait unilatéral de toute la bande de Gaza et le démantèlement sauvage de 8 000 familles israéliennes du Goush Katif.

Le désir ardent d’aboutir à la paix coûte que coûte a bousculé la donne géopolitique mais bouleversa tous les esprits dans les deux camps, israélien et arabe, à Gauche comme à Droite.

Le général Yitzhak Rabin, héros de la guerre des Six Jours, avait signé les accords d’Oslo sans aucun enthousiasme, conscient qu’ils seraient tôt ou tard bafoués par Yasser Arafat et ses successeurs. Pour illustrer son immense dilemme et les grands risques encourus, il évoquait comme métaphore le fromage de Gruyère : cet accord comportait des manquements… Rabin a perdu la vie, assassiné par un fanatique juif.

Arafat est venu de Tunis avec ses troupes et des terroristes notoires. Accueilli à Gaza et à Jéricho tel un triomphateur, il s’installa à nos portes en pensant à la conquête par étape de toute la Palestine. Manipulateur et rusé comme un vieux renard, il aurait lancé son Intifada meurtrière et permis au Hamas de commettre des attentats suicide même si Rabin était encore au pouvoir.

La gravité des accords d’Oslo réside dans la naïveté sincère des dirigeants de l’époque, en particulier Shimon Pérès et Bill Clinton. Ils pensaient que la page avec les Palestiniens était définitivement tournée et que le Proche-Orient avait enfin changé de visage. Ils avaient mis la charrue avant les bœufs et dans ce TGV de la paix, ils ont brûlé de nombreuses étapes sans s’arrêter dans les stations de la réflexion et de l’évaluation des faits. Le cérémonial a éclipsé la réalité sur le terrain et les vagues d’attentats ont plongé les Israéliens dans l’insécurité, l’anxiété et le désespoir.

La vision romantique d’un nouveau Proche-Orient idyllique et d’un marché commun riche et fructueux n’est hélas pas pour demain ni pour après-demain.

La solution du problème palestinien, que la communauté internationale exige depuis 1967, est une question complexe, compliquée et unique. Elle ne peut être résolue selon des critères historiques européens.

Les accords d’Olso, une parenthèse entre le rêve et le cauchemar (photo GPO)

Pour pouvoir résoudre le problème palestinien, chaque camp devrait accepter le compromis mais aussi refuser des décisions extrêmes.

Ce n’est pas par une annexion israélienne ou le retrait complet des territoires qu’on réussira à résoudre le problème. Il n’est pas seulement territorial et ne ressemble pas aux litiges que nous avons connus avec la Jordanie et l’Égypte ou entre la France et l’Allemagne. Dans ce contexte, la formule « la terre contre la paix » n’est pas le principal obstacle.

L’administration américaine a bien compris les enjeux du conflit. Elle a brisé le rêve des Palestiniens sur deux dossiers épineux : Jérusalem et les réfugiés.

Le transfert de l’ambassade des Etats-Unis fut un premier pas qui écarte toute souveraineté palestinienne sur notre capitale éternelle.

La fin de l’aide financière à l’UNWRA met un terme à la supercherie qui dure depuis plus de 70 ans sur le problème des réfugiés palestiniens, leur nombre grandissant chaque année et le désir de retourner dans leurs foyers.

Il était temps de lancer un nouveau processus de paix en écartant ces deux dossiers de l’ordre du jour. Faire comprendre à tous que Jérusalem est la capitale indivisible de l’État juif et que le problème des réfugiés devrait être réglé par les Palestiniens eux-mêmes et non pas par la communauté internationale. L’Union européenne devrait contribuer à dissoudre l’UNWRA et non plus éterniser le problème des réfugiés. Pourquoi n’a-t-elle pas résolu et indemnisé également les Juifs du Moyen-Orient et du Maghreb chassés par les chefs arabes?

Dans le contexte historique du Moyen-Orient, notre devoir est de rapporter les faits et les chiffres et de rafraîchir la mémoire de tous ceux qui prétendent trouver une solution magique au conflit arabo-israélien.

25 ans après l’échec d’Oslo, dissiper toutes les illusions et s’opposer farouchement aux utopies.

Freddy Eytan

Posted by  on 9/02/18 • Categorized as Editorial

Antisemitisme au sein du Centre Pompidou de Paris. Le Bnvca dépose plainte.

Le. Bnvca condamne avec force les tags antisémites et les croix gammées dessinés sur un tableau  exposé au Centre. Pompidou a Paris. Le ou les auteurs anti juifs se seraient introduits sans effraction dans le bureau d’un membre du personnel admistratif du Centre Pompidou pour commettre leurs méfaits de façon volontaire et délibérée.
Nous demandons au Préfet de Police de Paris et au Procureur de la République de Paris de saisir la PJ afin que tout soit mis en œuvre pour interpeller les auteurs de cet acte lâche et infâme. Découvert seulement le 29 août, le Bnvca reste profondément ulcéré par cette nouvelle agression antisémite commise dans un établissement public en principe sous surveillance, et pose la question qu’en est il de la protection des sites sensibles.
En vertu de pouvoirs que lui confèrent ses statuts, le Bnvca dépose plainte entre les mains du Procureur de la République de Paris.

Plainte officielle déposée contre Corbyn pour ses remarques sur les « Sionistes »

Plainte officielle déposée contre Corbyn pour ses remarques sur les « Sionistes »

Les Travaillistes contre l’antisémitisme demandent la suspension du chef, déclarant qu’il devrait faire l’objet du même examen que tous les membres du parti

Jeremy Corbyn, chef du Labour britannique, à la sortie du bureau de vote, dans le nord de Londres, le 8 juin 2017. (Crédit: Daniel Leal-Olivas/AFP)

Jeremy Corbyn, chef du Labour britannique, à la sortie du bureau de vote, dans le nord de Londres, le 8 juin 2017. (Crédit: Daniel Leal-Olivas/AFP)

Samedi, un groupe de campagne contre l’antisémitisme du parti britannique Travailliste a déposé une plainte contre Jeremy Corbyn au sujet d’un discours de 2013 dans lequel il avait déclaré que les « Sionistes » en Grande Bretagne ne connaissent pas l’histoire et ne comprennent pas la culture anglaise.

Le parti Travailliste contre l’antisémtisme a dit qu’il avait déposé une plainte formelle dans le parti contre Corbyn pour « antisémitisme et pour avoir discrédité le parti », selon le journal Observer.

Appelant à la suspension immédiate de Corbyn, un porte-parole du groupe a déclaré au journal que le chef du parti travailliste « doit être soumis aux mêmes examen et procédures que n’importe quel autre membre du parti ».

« Il est temps pour le parti Travailliste de montrer qu’il cherche à traiter sérieusement l’antisémitisme en suspendant immédiatement Mr Corbyn et en lançant une enquête complète et indépendante sur sa conduite », a déclaré Euan Philipps.

La plainte est intervenue après que le The Times of London a publié un éditorial qualifiant Corbyn d’être « ouvertement antisémite », avant de conclure que ses commentaires devraient « le rendre inéligible à l’adhésion, sans parler de la direction, d’un parti démocratique et à une fonction publique ».

Corbyn – qui a déjà été critiqué pour sa gestion de l’antisémitisme au sein du parti et après que plusieurs de ses remarques anti-Israël ont refait surface – a été confronté à une nouvelle vague de critiques la semaine dernière après que le Daily Mail a publié une vidéo d’un discours de 2013 dans laquelle il affirmait que les « Sionistes » étaient incapables de saisir « l’ironie anglaise » même s’ils avaient vécu pendant des années en Grande-Bretagne.

Corbyn a dit aux participants d’une conférence à Londres, soutenue par le Hamas, que les « Sionistes… ont clairement deux problèmes. Le premier est qu’ils ne veulent pas étudier l’histoire, et, le second, ayant vécu dans ce pays pendant très longtemps, probablement toute leur vie, ils ne comprennent pas l’ironie anglaise. Ils avaient besoin de deux leçons, avec lesquelles nous pourrions peut-être les aider ».

La conférence accueillait plusieurs intervenants polémiques, y compris une personne qui préconisait le boycott de la Journée de Mémoire de la Shoah et une autre qui accusait Israël d’être responsable des attaques terroristes du 11 septembre à New York.

Le discours de 2013 de Corbyn a provoqué un tollé de la part de plusieurs députés travaillistes et des personnalités juives, alors que le rédacteur en chef du journal Jewish Chronicle a déclaré qu’il « est presque impossible de lire cela comme autre chose qu’une référence aux Juifs ».

Mais Corbyn a défendu ses commentaires en insistant sur le fait que sa référence aux « Sionistes » n’était pas un euphémisme pour le peuple juif.

Dans un communiqué cité par The Guardian vendredi, Corbyn a dit qu’il était devenu « plus prudent avec la manière dont je pourrais employer le terme ‘Sioniste’ parce que ce terme d’auto-identification politique a de plus en plus été détourné par des antisémites comme un code pour dire ‘Juifs’ ».

L’incident est le dernier en date d’une longue série de révélations détaillant l’antipathie de Corbyn pour l’état juif, et soulignant le fossé croissant qui se creuse entre la gauche britannique et la communauté juive du pays.

LA CONTESTATION DE L’ÉTAT JUIF PAR LES ÉLITES ISRAÉLIENNES, PAR PIERRE LURÇAT

ISRAEL, ETAT JUIF, SIONISME, CONSTITUTION, COUR SUPRÊME, AHARON BARAK, ACCORDS D’OSLO

LA CONTESTATION DE L’ÉTAT JUIF PAR LES ÉLITES ISRAÉLIENNES, PAR PIERRE LURÇAT

AUGUST 26 2018

Yom Yeroushalayim (photo P. Lurçat)

La polémique actuelle autour de l’adoption par la Knesset de la Loi fondamentale “Israël État-nation du peuple juif” ne peut être comprise sans la replacer dans le contexte de l’intervention grandissante de la Cour suprême dans la vie publique au cours des trois dernières décennies, et de la contestation du caractère juif de l’État par les membres des élites israéliennes post-sionistes. Le présent article, extrait de mon nouveau livre (Israël, le rêve inachevé, à paraître aux Editions de Paris / Max Chaleil), expose le contexte historique de cette controverse.

La récente polémique déclenchée par le vote à la Knesset de la Loi fondamentale définissant Israël comme “l’État-nation du peuple Juif” est une conséquence directe de l’affaiblissement de la notion d’État juif par la Cour suprême. Cette notion était en effet inscrite dans la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël de 1948, qui mentionnait explicitement le droit naturel du peuple juif d’être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain”. L’idée que le nouvel État d’Israël était l’État-nation du peuple Juif était considérée comme une évidence incontestable par ses fondateurs, et elle a été acceptée par la communauté des nations, lors du vote de l’Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947.

Comment cette évidence a-t-elle été progressivement remise en question, au point que l’adoption par le parlement israélien de la Loi fondamentale sur l’État juif est aujourd’hui largement dénoncée comme “polémique” ou anti-démocratique ? La réponse à cette question est étroitement liée à l’interventionnisme judiciaire de la Cour suprême, depuis le début des années 1990. C’est en effet cette dernière qui a ébranlé le large consensus qui existait en Israël en 1948, lors de la proclamation d’Indépendance, signée par des représentants de tous les partis, d’un bord à l’autre de l’échiquier politique. En faisant du caractère juif de l’État un sujet polémique et en opposant “État juif” et “État démocratique” – deux réalités qui avaient coexisté sans problème majeur pendant quatre décennies – la Cour suprême a ouvert la boîte de Pandore.

Proclamation de l’Etat d’Israël :

la Loi sur l’Etat-nation est conforme à la Déclaration d’Indépendance de 1948

Dans l’esprit des pères fondateurs du sionisme politique et des premiers dirigeants de l’État d’Israël – au premier rang desquels David Ben Gourion – le caractère juif de l’État n’était en effet nullement contradictoire avec son caractère démocratique. C’est dans cet esprit qu’il a élaboré le fragile équilibre sur lequel ont reposé l’État et ses institutions après 1948. Ben Gourion a fait preuve à cet égard d’une volonté de compromis inhabituelle, qu’il justifie ainsi dans ses écrits : “Sauver la nation et préserver son indépendance et sa sécurité prime sur tout idéal religieux ou antireligieux. Il est nécessaire, dans cette période où nous posons les fondations de l’État, que des hommes obéissant à des préoccupations et à des principes différents travaillent ensemble… Nous devons tous faire montre d’un sage esprit de compromis sur tous les problèmes économiques, religieux, politiques et constitutionnels qui peuvent supporter d’être différés”(1).

En totale contradiction avec cet esprit de compromis, qui a permis aux différentes composantes de la nation israélienne de coexister pendant les premières décennies de l’État, le juge Aharon Barak a adopté une démarche partisane et défendu des positions radicales sur le sujet crucial de l’identité de l’État d’Israël. Sous couvert de concilier les valeurs juives et démocratiques de l’État d’Israël, Barak a en effet mené un véritable combat contre tout particularisme juif de l’État. Au nom d’une conception bien particulière des “valeurs universelles” (“les valeurs de l’État d’Israël en tant qu’État juif sont les valeurs universelles communes aux membres d’une société démocratique” (2)), la Cour suprême a pris toute une série de décisions marquantes, dont le point commun était de réduire à néant le caractère juif et sioniste de l’État.

Aharon Barak : un “fondamentalisme juridique”

Ces décisions ont tout d’abord concerné principalement des questions religieuses, comme les conversions non orthodoxes (effectuées par les mouvements juifs réformés et « conservative »), ou bien le respect du shabbat sur la voie publique. Sur toutes ces questions, le juge Barak a fait preuve d’un esprit antireligieux militant, qui a suscité, en réaction, d’immenses manifestations contre la Cour suprême, organisées par le public juif orthodoxe au milieu des années 1990. Mais il s’est avéré par la suite que la doctrine Barak n’était pas dirigée uniquement contre le judaïsme orthodoxe, mais tout autant contre les valeurs fondamentales du sionisme politique.

La décision la plus marquante à cet égard a été celle de la Cour suprême dans l’affaire Kaadan. Il s’agissait d’une famille arabe qui avait voulu acheter une parcelle de terrain dans le village juif de Katzir, créé par l’Agence juive sur des terres domaniales appartenant à l’État. Dans cette affaire, le juge Barak a pris le contre-pied de la politique traditionnelle d’implantation juive en Israël, qui remonte aux débuts du sionisme, bien avant la création de l’État. L’arrêt de la Cour suprême, rédigé par Barak, affirmait ainsi que « l’État n’est pas en droit d’allouer des terres domaniales à l’Agence juive en vue d’y construire un village sur une base discriminatoire entre Juifs et Arabes ». En d’autres termes, la Cour suprême prétendait disqualifier toute l’entreprise de peuplement juif menée par l’Agence juive depuis les débuts du sionisme politique, au nom de sa conception de l’égalité.

C’est dans ce contexte de remise en cause progressive des fondements du sionisme par la Cour suprême – et plus largement, par une partie des élites israéliennes dont elle est représentative – qu’il faut comprendre la récente polémique autour de la Loi fondamentale sur l’État-nation. En réalité, celle-ci n’ajoute rien de nouveau à la Déclaration d’Indépendance. L’opposition virulente qu’elle a suscité s’explique surtout par l’effritement progressif du consensus sioniste, mis à mal par l’assaut de l’idéologie post-moderne et post-sioniste qui a triomphé à l’époque des accords d’Oslo, au début des années 1990. Cette période a été marquée par une véritable “révolution culturelle” (3) – concomitante à la “révolution constitutionnelle” que nous avons décrite plus haut – qui a vu les notions fondamentales du sionisme politique remises en cause par une large partie des élites intellectuelles de l’État d’Israël, dans le monde universitaire, celui de l’art et de la culture, les médias, etc.

Un de ceux qui a le mieux exprimé cette révolution culturelle a été l’écrivain David Grossman, qui écrivait dans un article publié en septembre 1993, intitulé “Imaginons la paix” (4) : “Ce qui est demandé aujourd’hui aux Juifs vivant en Israël, ce n’est pas seulement de renoncer à des territoires géographiques. Nous devons aussi réaliser un “redéploiement” – voire un retrait total – de régions totales de notre âme… Comme la “pureté des armes”… Comme être un “peuple spécial”… Renoncer au pouvoir en tant que valeur. A l’armée elle-même en tant que valeur…” Ce que nous dit Grossman – et ce qu’ont exprimé à l’époque des dizaines d’autres intellectuels partageant la même idéologie – c’est qu’il était prêt à renoncer à tous les éléments essentiels de l’ethos sioniste (ou “régions de notre âme”), pour transformer l’État juif en État de tous ses citoyens, c’est-à-dire en État occidental dans lequel les Juifs n’auraient plus aucune prérogative nationale.

“Renoncer aux territoires de notre âme” – David Grossman

C’est au nom de la même idéologie radicale que d’autres intellectuels ont prétendu abroger la Loi du Retour, fondement de l’immigration juive en Israël et pilier de l’existence nationale dans l’esprit de David Ben Gourion, son principal artisan, qui la considérait comme “la quintessence de notre État”. Mais la révolution culturelle entreprise à l’époque des accords d’Oslo a échoué. Elle a doublement échoué : une première fois, dans le feu et le sang du terrorisme palestinien, qui a anéanti les espoirs chimériques de mettre fin au conflit par des concessions territoriales. Et une seconde fois, lorsque les Israéliens ont rejeté par les urnes, à une large majorité, l’idéologie post-sioniste qui avait brièvement triomphé lors de la révolution culturelle menée par les opposants de l’État juif.

Les citoyens israéliens ont en effet exprimé, à de nombreuses reprises, leur attachement aux valeurs fondamentales du sionisme politique et à la notion d’État juif, décriée par une partie des élites intellectuelles. Le “retrait total des régions de notre âme” promu par David Grossman n’a pas eu lieu, parce que les Israéliens ont refusé, dans leur immense majorité, cette entreprise d’auto-liquidation nationale. Ils ont signifié qu’ils étaient attachés à la Loi du Retour et aux notions de ‘pureté des armes’ et de ‘peuple spécial’ tournées en ridicule par Grossman, et que leur âme juive vibrait encore. Ils ont signifié leur attachement indéfectible aux valeurs juives traditionnelles, à l’armée d’Israël (où le taux d’engagement dans les unités combattantes n’a pas faibli, malgré l’idéologie pacifiste) et à “l’espoir vieux de deux mille ans d’être un peuple libre sur sa terre”, selon les mots de l’hymne national.

Pierre Lurçat

Netanyahu : “Personne ne pourra plus jamais nous conduire à la mort” | Le Monde Juif

Netanyahu : “Personne ne pourra plus jamais nous conduire à la mort”.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu hommage vendredi aux victimes de la Shoah, ainsi qu’aux Lituaniens qui ont sauvé des juifs au cours d’une visite historique dans cet Etat balte, patrie de ses ancêtres.

“Nous avons participé aujourd’hui à une cérémonie commémorative émouvante au monument Poneriai édifié en mémoire des 70 000 Juifs de Vilnius qui ont péri pendant la Shoah. J’ai expliqué que j’avais souhaité participer à cette cérémonie parce qu’il y a plus de 100 ans, mon grand-père, qui était un jeune étudiant de yeshiva, a été battu presque à mort non-loin d’ici par des antisémites”, a-t-il indiqué dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

“Juste avant de perdre connaissance, il a prononcé les mots suivants: “Si je vis, j’emmènerai ma famille en Israël et nous reconstruirons notre vie sur notre terre. Nous pourrons ainsi perpétuer la tradition des Maccabées et nous défendre nous-mêmes!”. Voici les mots que j’aimerais lui dire aujourd’hui: “Grand-père, je suis revenu ici, je suis retourné dans la forêt de la mort en tant que Premier ministre d’Israël”. Nous ne serons plus jamais sans défense. Nous avons un État, nous avons une armée et nous pouvons nous défendre nous-mêmes. Personne ne pourra plus jamais nous conduire à la mort. Israël est fort, Israël est fier, Israël vivra pour toujours. Am Israël Haï!”, a-t-il poursuivi.

Le dirigeant israélien s’est envolé jeudi pour la Lituanie pour participer au sommet des pays baltes. Ce voyage de quatre jours marque la première visite officielle d’un Premier ministre israélien en Lituanie.

Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Le BNVCA demande l’interdiction de la manifestation d’intimidation prévue par BDS le 28/8/18 à 8h30 devant le Commissariat de Police de Montpellier en soutien à 3 activistes en infraction à la loi.

Le Président
Sammy GHOZLAN
01 77 38 49 44


Le BNVCA est requis par un grand nombre d’habitants des départements de l’Hérault et de l’Aude  et particulièrement de résidents de Montpellier qui nous expriment leur inquiétude d’une part et leur colère, en apprenant que les activistes du mouvement illégal BDS appellent à un rassemblement le mardi 28 aout 2018 à 8h30 devant le Commissariat de Police de  Montpellier pour protester contre les auditions de Saadia, Manu, José Luis, auteurs du délit de discrimination selon l’article 225 du Code Pénal.

Ils avaient été interpellés pour avoir manifesté les 20 et 21 mars 2018, de façon sauvage, devant le théâtre Jean Vilar à La Paillade et commis le délit d’appel au boycott du spectacle présenté par une troupe israélienne.

Nous considérons que cette nouvelle manifestation sauvage du 28/8/18 doit être empêchée, voire réprimée et dispersée. Il nous paraît intolérable que ces groupes tentent d’intimider les Pouvoirs Publics, Police et Justice pour entraver leur bon fonctionnement  et manquer au respect des lois et des autorités.

Ces individus devront être sanctionnés, leurs rassemblements illicites réprimés de la même manière que ceux qui appelleraient à un quelconque délit, et soutiendraient les auteurs de ces infractions. Comme le vol, l’abus de confiance, etc. Le boycott est un délit qui doit être traité au même titre que les autres, prévus et punis par notre Code Pénal.

Certains de nos requérants se sont même allés à comparer ces actions subversives à celles des bandits dans les films de “Western”, qui assiègent les bureaux du “Sheriff” pour faire libérer leurs comparses “hors la loi”.

Nous demandons au Préfet de l’Hérault d’user des pouvoirs que lui confère sa haute fonction, pour mettre un terme aux troubles engendrés par les activistes de BDS et aux menaces qu’il font peser sur la paix publique.

Le BNVCA condamne le soutien de la Mairie d’Aubervilliers au terroriste franco palestinien Hamouri.

Le Président

Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

 

 Le BNVCA est requis par un grand nombre de franciliens et d’administrés d’Aubervilliers (93) choqués et indignés par le communiqué de la Municipalité qui réclame la liberté d’un individu, Salah Hamouri, au motif qu’il est franco palestinien.

A notre connaissance la Ville d’Aubervilliers n’a jamais milité pour demander la libération d’autres français détenus par des états islamiques ou des dictatures.

Nous rappelons que Salah Hamouri membre de l’Organisation terroriste FPLP, avait été incarcéré en Israël pour avoir préparé un attentat terroriste antisémite, dans le but d’assassiner le Grand rabbin Ovadia Yossef grand décisionnaire du judaïsme reconnu mondialement.

 

Le FPLP est l’Organisation  responsable de nombreux attentats dont le détournement des passagers français de l’avion d’Air France sur Entebbe en 1976.

 

Hamouri avait été libéré à la suite de l’intervention du Président Sarkozy, en échange du jeune franco israélien Guilad Shalit otage à Gaza de l’Organisation terroriste Hamas.

 

Le BNVCA demande au Préfet de Seine Saint Denis d’interdire ” l’initiative symbolique organisée par la Ville d’Aubervilliers prévue dans le hall de l’Hôtel de Ville, le lundi 27 août prochain à 18h” car nous considérons que cette réunion est de nature à soutenir et encourager le  terrorisme, notamment dans une période où notre pays est la cible des islamo terroristes.

 

Face au danger qui menace les citoyens d’Aubervilliers, face aux victimes d’incendies mortels qui se succèdent dans cette Ville,  le BNVCA recommande aux élus d’Aubervilliers de se préoccuper d’abord et surtout de la sécurité de leurs propres administrés.

 

 

COMMUNIQUÉ DE BDS FRANCE : SOLIDARITÉ AVEC LES MILITANTS DE BDS-FRANCE MONTPELLIER | BDS

COMMUNIQUÉ de BDS France :

 Solidarité avec les militants de BDS-France Montpellier

Le BNVCA (le soi-disant « Bureau National de Vigilance Contre l’antisémitisme ») vient de porter plainte contre 3 porte-paroles de BDS France Montpellier pour : « (…) avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de discrimination selon l’article 225 du code pénal. ». Les faits incriminés sont relatifs à l’action de boycott du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien les 20 et 21 mars au théâtre Jean Vilar à La Paillade. Trois des porte-parole de BDS Montpellier, sont convoqués le 28 août à 9h au commissariat central pour audition.

Depuis début 2018, BDS 34 est verbalisé par la police municipale et/ou nationale là où il s’exprime pour informer la société civile de ce qui se passe en Palestine, y compris lors d’une manifestation déclarée en préfecture. Au total 12 PV ont été dressés au nom d’un des porte-parole de BDS France Montpellier. Trois d’entre eux ont été dressés pour atteinte à la tranquillité pour des actions menées de jour !

L’engagement de ces poursuites survient au moment où Israël vient d’adopter une « Loi fondamentale » qui consacre « Israël en tant qu’État national du peuple juif » et donc officialise l’apartheid à l’égard des Palestiniens d’Israël, supprime l’arabe comme seconde langue officielle, officialise Jérusalem capitale d’Israël, officialise le refus du retour des réfugiés palestiniens et promeut l’annexion par la colonisation juive au rang de « valeur nationale ». Israël se déclare ainsi officiellement comme État raciste doté d’un système d’apartheid contre l’ensemble du peuple palestinien.

Depuis plus d’un siècle et particulièrement depuis son expulsion massive en 1948 (la Nakba) le peuple palestinien subit colonisation, expulsions, épuration ethnique, apartheid et répression sous de multiformes formes (massacres, assassinats, blocus ignoble de Gaza, emprisonnement massif, etc.). Face à l’inaction ou à la complicité des grandes puissances, le mouvement BDS initié par les Palestiniens est devenu une forme majeure de soutien non violent et antiraciste à la lutte pour le respect du droit international et des droits humains en Palestine. Son développement dans le monde entraîne des tentatives de répression et d’interdiction (notamment en France). La mobilisation des personnes, associations, partis et syndicats voués à la cause de la justice et de l’égalité voue ces tentatives à l’échec.

Il est plus que jamais nécessaire  que  partout en FRANCE  la société civile manifeste son soutien au peuple palestinien et réponde à son appel au boycott désinvestissement et sanctions contre  l’apartheid israélien.

La campagne BDS France exprime toute sa solidarité au comité BDS France Montpellier dont la lutte s’inscrit dans cette démarche citoyenne, anti-raciste et non violente. Elle considère qu’au lieu de tenter  de réprimer ou d’interdire l’expression du BDS et de céder aux pressions indignes du lobby pro-israélien, les autorités françaises doivent prendre fermement  position contre les innombrables violations israéliennes et le racisme inscrit dans la loi qui caractérise ce régime.  Elle considère que partout les comités BDS  doivent se renforcer ou se constituer pour l’appel au boycott de cet État tant qu’il ne respectera pas le droit international et les droits humains.

Paris, le 21 août 2018.

sources : https://www.bdsfrance.org/communique-de-bdsf-solidarite-avec-les-militants-de-bds-france-montpellier/

« Israël : Etat-nation » : quand CNEWS a la langue qui fourche | InfoEquitable

La loi fondamentale « Israël : Etat-nation du peuple juif » adoptée par le parlement israélien fait couler beaucoup d’encre. Malheureusement, la plupart des commentaires qu’elle suscite ne s’attardent pas sur le texte. L’une des plus importantes déformations concerne la disposition sur la langue officielle du pays.

La chaîne CNEWS s’est livrée à l’une des pires manipulations à ce sujet dans une vidéo au sujet d’une manifestation contre cette loi à Tel Aviv.

 

 

La vidéo explique que

 

L’arabe qui est la langue officielle du pays va ainsi être remplacé par l’hébreu…

 

Bien évidemment, dire que l’arabe est, ou a été, « LA langue officielle » d’Israël est une pure invention.

La loi ne fait que mettre sur le papier une réalité connue de tous : Israël a été créé en 1948 justement pour être l’Etat du peuple juif (un Etat arabe, dont la langue aurait été l’arabe, aurait dû voir le jour à ses côtés selon le plan de partage voté par l’ONU en 1947 ; l’attaque du nouvel Etat d’Israël par les armées arabes a mis fin à cette possibilité à l’époque mais c’est une autre histoire). La langue commune des Juifs étant l’hébreu, elle est devenue la principale langue du pays.

 

Quelle place pour l’arabe jusqu’à présent ?

A défaut d’être la langue officielle du pays, l’arabe était-il donc une langue officielle, au même titre que l’hébreu ? Non, et c’est une sorte de scoop, tant on a pu voir des médias comme Le Monde assurer que la loi « retirait à l’arabe son statut de langue officielle au côté de l’hébreu ». D’abord parce qu’il n’y avait pas à proprement parler de langue officielle : Israël n’a jamais eu de constitution et l’objet de la nouvelle loi est justement de compléter les lois fondamentales existantes, qui ensemble font office de constitution, en officialisant les attributs de l’Etat – langue, mais aussi drapeau, capitale, critères conférant le droit à l’autodétermination…).

Toutefois, sans être langue officielle, la langue arabe était la seule langue minoritaire du pays à jouir d’une reconnaissance par l’Etat. Le géopolitologue Emmanuel Navon, qui a participé à l’élaboration de la nouvelle loi, explique dans Le Figaro :

 

La loi « Israël : Etat-nation » ne met pas fin au statut officiel de la langue arabe, puisque l’Arabe n’a jamais été formellement une langue officielle en Israël. L’Arabe avait statut de langue officielle sous le Mandat britannique, au même titre que l’Anglais et l’Hébreu. Avec l’indépendance d’Israël en 1948, le Conseil national temporaire statua que le droit mandataire britannique continuerait d’être en vigueur tant que non supplanté par la législation israélienne. Or cette législation, ainsi que la jurisprudence de la Cour suprême, a fait de l’Arabe une langue reconnue mais pas officielle. La loi exige que les listes de partis et de candidats aux élections soient en Hébreu, mais autorise les partis à traduire les noms de leurs candidats en Arabe. La Cour suprême a obligé l’Etat à faire figurer l’Arabe aux côtés de l’Hébreu sur certains panneaux de signalisation, mais a refusé de rendre ses arrêts en Arabe. Ce statut reconnu mais non-officiel de la langue arabe est préservé et codifié par la nouvelle loi fondamentale.

 

Quelle place pour l’arabe après l’adoption de la loi fondamentale ?

Pour le savoir, il est indispensable de lire le texte (hébreu – anglais – français) dont voici une traduction de l’article 4 :

 

A. La langue de l’Etat est l’hébreu.

B. La langue arabe a un statut spécial dans l’Etat ; l’utilisation de l’arabe dans les institutions de l’Etat ou face à celles-ci sera réglementée par la loi.

C. Rien dans la présente clause ne déroge au statut effectivement accordé à la langue arabe avant l’entrée en vigueur de la présente loi fondamentale.

 

Le deuxième alinéa continue de reconnaître un statut particulier à la langue arabe. Il s’agit, comme c’est donc le cas depuis des décennies, d’une langue secondaire, mais c’est bien plus que ce qui est octroyé aux langues de nombreuses minorités ailleurs dans le monde ; la France n’a par exemple que le français pour langue officielle et sa constitution ne reconnaît pas de statut spécial au basque, au breton ou au corse dont les locuteurs se doivent de maîtriser le français pour interagir avec l’administration…

L’alinéa C est plus intéressant encore. Tout commentateur qui n’a rien trouvé à redire durant les 70 précédentes années sur le statut de la langue arabe en Israël et qui estime que les Arabes israéliens sont relégués par la nouvelle loi à un statut de « citoyens de seconde zone » (mots utilisés par CNEWS…) devrait relire ce paragraphe, qui dit explicitement que rien ne changera par le fait de cette loi, qui inscrit le statu quo !

Non, CNEWS, l’hébreu de va pas remplacer l’arabe. Que l’on approuve ou non cette loi, il faut reconnaître qu’elle ne fait qu’officialiser le statut existant de l’hébreu comme principale langue du pays, de même que les privilèges existants de l’arabe comme langue de la plus importante minorité. Faire croire le contraire est de la désinformation.

La France compte des millions d’arabophones (auxquels elle ne confère aucun privilège linguistique…). Leur laisser entendre que des Juifs oppriment les Arabes en Israël peut en amener certains à nourrir un ressentiment potentiellement violentcontre les Juifs qui vivent à leurs côtés en France ; tout cela sur les bases d’une fausse information

 

Nb : La vidéo présente une autre information de façon très lacunaire :

Dans la foule, de nombreux drapeaux de l’Etat palestinien, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Benjamin Netanyahu, grand défenseur de cette loi : « il n’y a pas de meilleur témoignage de la nécessité du droit national. Nous allons continuer à agiter le drapeau israélien avec fierté. »

Ce n’est pas par nationalisme impulsif à la seule vue de drapeaux palestiniens que le Premier ministre israélien a réagi. Il faisait aussi référence à des chants entonnés en plein Tel Aviv (et visibles dans la vidéo qu’il a tweetée) par les manifestants brandissant ces drapeaux, que les médias occidentaux ont largement passés sous silence : « Avec le sang et le feu nous récupérerons la Palestine ». Benjamin Netanyahu les a explicitement mentionnés dans un communiqué. Ce qui donnait une tout autre tonalité à la manifestation et aux revendications d’une partie des opposants arabes au texte qu’un simple combat pour « l’égalité » tel que présenté par CNEWS.

Infoequitable

WebPage

F. Klein : une approche officielle de l’antisémitisme allemand© | Jforum

F. Klein : Une approche officielle de l’antisémitisme allemand

Par Manfred Gerstenfeld

Le 11 avril, le gouvernement fédéral allemand a nommé le diplomate Felix Klein au poste nouvellement créé de Commissaire à l’Antisémitisme en Allemagne. Le besoin d’une telle nomination correspondait à une forme de reconnaissance indirecte de la gravité des expressions de haine des Juifs en Allemagne, plus de soixante-dix ans après la Shoah.

Klein a été le représentant spécial du Bureau des affaires étrangères du pays pour les relations avec les organisations juives et les problèmes d’antisémitisme au cours des quatre dernières années[1]. Ayant pris ses fonctions le 1er mai 2018, Klein a déjà démontré, au cours de cette brève période de temps, qu’il peut faire la différence concernant une facette du débat sur l’antisémitisme. Il y a, à présent, un responsable du gouvernement qui répond fréquemment et publiquement à de nombreux aspects de l’antisémitisme allemand.

Il a été difficile d’obtenir une configuration entièrement fiable de l’antisémitisme allemand substantiel, au fil des années. Un trait saillant est que la police a enregistré, en 2017, quatre incidents antisémites classiques par jour[2]. Berlin, en particulier, semble être devenu un foyer de la haine antijuive. L’organisation de vigilance RIAS y a enregistré près d’un millier d’incidents antisémites en 2017. Ces derniers  comprennent des incidents qui ne peuvent pas déboucher sur des poursuites[3]. Cette configuration exclut les cas relatifs à la forme la plus récente d’antisémitisme : l’anti-israélisme.

Concernant l’anti-israélisme, une étude de l’Université de Bielefeld en 2014 a démontré que 40% des Allemands pensent que les Israéliens mènent une guerre d’extermination contre les Palestiniens[4]. Une étude de 2015, commanditée par la Fondation Bertelsmann révélait que 41% d’Allemands pensent que “Israël agit envers les Palestiniens comme les Nazis agissaient envers les Juifs”[5]. Apparemment, ces Allemands projettent les crimes sans précédent de la génération de leurs grands-parents sur Israël.

Bien que Klein n’ait pas encore abordé tous les aspects de l’antisémitisme, il a déjà répondu à nombre de ses composantes. Dans une interview, ce mois-ci avec le quotidien Die Welt, il a mentionné qu’il y a des régions d’Allemagne où ne vit aucun Juif et des écoles sans le moindre élève juif. Néanmoins, là aussi l’antisémitisme se manifeste dans ces lieux[6].

Klein mentionne trois incidents majeurs dans l’histoire de l’antisémitisme en Allemagne de l’après-guerre. Le premier concerne un procès initiés par des Nazis contre un survivant de la Shoah, Philipp Auerbach, en 1951. Il était responsable des restitutions financières aux victimes des Nazis. Le second incident concernait la pièce de théâtre de Rainer Werner Fassbinder “The Garbage, The City and The Death.”[Les Ordures, La Ville et la Mort”]. La première était programmée pour Francfort en 1984.

Dans cette mise en scène, une personnalité culturelle allemande prédominante faisait la promotion de stéréotypes antisémites. Finalement, Klein a déclaré que le débat sur la circoncision, en 2012, a débouché sur l’expression la plus large d’antisémitisme en Allemagne. Elle avait été provoquée par l’interdiction de la circoncision prononcée par un tribunal de Cologne[7].

Klein a aussi indiqué qu’il a l’intention de combattre les déformations politiques des statistiques rapportées en Allemagne sur les actes antisémites. Les crimes contre les Juifs par des auteurs inconnus sont enregistrés comme s’ils étaient causés par des partisans de l’extrême-droite. Klein a souligné que le changement nécessaire ne pourrait être réalisé qu’en convaincant les ministres de l’Intérieur des états fédéraux, pour modifier les façons dont les statistiques sont établies.

Il a reconnu que les atteintes physiques par des Musulmans contre des Juifs sont bien plus nombreuses que celles qui sont dûment enregistrées. Dans ce contexte, Klein a ajouté qu’il devrait aussi vérifier et s’assurer que tous les imams adoptent une attitude appropriée contre l’antisémitisme[8].

Pour tout observateur de la scène antisémite allemande, il est évident que les incidents antisémites dans les écoles sont un problème particulièrement grave. Ils concernent des personnes particulièrement jeunes et vulnérables qui ne peuvent pas échapper à la haine et à la violence de leurs camarades de classe. Les auteurs sont souvent, mais pas toujours, Musulmans.

 

Klein affirme que la connaissance du Judaïsme et de la vie juive doit être propagée de façon appropriée dans les écoles, et pas uniquement en relation avec la Shoah. Il a déclaré que les directeurs d’école et les enseignants doivent lancer des actions plus décisives à propos des incidents antisémites. Les enseignants devraient bénéficier de formations régulières concernant la lutte contre l’antisémitisme et le racisme au sein de l’environnement scolaire.

Klein a aussi mentionné un autre problème important : le système judiciaire allemand. Les journalistes de Die Welt qui l’ont interviewé ont soulevé avec lui ce problème, après qu’un réfugié syrien, qui avait frappé un jeune homme portant la kippa n’avait été condamné qu’à quatre semaines en prison.

Klein a obtenu la promesse qu’on lui affecterait 11 collaborateurs. Cela contraste avec l’approche de l’U.E. Malgré qu’elle ait une population six fois plus importante que l’Allemagne, son Coordinateur pour la lutte contre l’Antisémitisme ne dispose que d’un seul assistant. La dame chargée du dossier réalise des prestations tout-à-fait remarquables, mais comment peut-on y parvenir avec aussi peu d’aide? Klein a annoncé que l’un de ses collaborateurs s’occupera de l’antisémitisme sur Internet. D’autres travailleront sur les relations internes relatives à la sécurité.[9]

Klein a déjà eu un impact important, en critiquant vivement une caricature antisémite du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, dans le quotidien national très lu Sueddeutsche Zeitung. Il a déclaré que : “La caricature crée des associations d”idées avec les dessins intolérables de la propagande du National Socialisme”. Klein a accusé le journal d’avoir franchi la ligne rouge[10]. Ce journal important dispose d’un palmarès étoffé en matière d’attaques antisémites. En ce cas précis, le journal a présenté es excuses et limogé le dessinateur[11].

Klein a aussi fait des commentaires sur les incidents individuels comme la récente attaque par un Palestinien d’un professeur israélien en visite[12]. En outre, il a condamné le boycott des produits israéliens[13]. Il s’est également exprimé contre l’antisémitisme qui trouve sa source à la droite de la droite, de l’extrême-gauche, autant que contre l’antisémitisme musulman. De plus, il a souligné que les églises allemandes portent une responsabilité particulière eu égard à leur histoire. Il a mentionné spécifiquement l’influence durable de l’antisémitisme extrémiste du réformateur protestant Martin Luther et du comportement des églises sous la férule de l’Allemagne nazie[14].

L’Allemagne est un pays en mutation, en partie du fait, de sa politique grossièrement erronée d’accueil qui a amené un afflux d’environ 1, 5 million de gens, au cours de la période des trois dernières années, principalement en provenance des pays arabes. Beaucoup de ces migrants ont été nourris de préjugés antisémites depuis le lait de leur nourrice. Le fait qu’il y ait actuellement un responsable officiel au gouvernement qui veille à découvrir les multiples facettes de l’antisémitisme, va probablement provoquer suffisamment de mauvaise publicité à l’égard du pays, pour que les autorités essaient au moins de résoudre, au moins une partie de ces nombreux problèmes.

Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

—————————–

[1] www.dw.com/de/regierung-ernennt-antisemitismus-beauftragten-felix-klein-kabinett-meseberg/a-43344736

[2] www.dw.com/en/germany-averaged-four-anti-semitic-crimes-per-day-in-2017-report-says/a-42538545

[3] https://report-antisemitism.de/media/bericht-antisemitischer-vorfaelle-2017.pdf, page 5

[4] https://ekvv.uni-bielefeld.de/blog/pressemitteilungen/entry/antisemitismus_bedroht_j%C3%BCdisches_leben_und

[5] www.bertelsmann-stiftung.de/en/topics/aktuelle-meldungen/2015/januar/germans-take-skeptical-view-of-israel/

[6] www.welt.de/politik/deutschland/plus179337122/Extremismus-Antisemitismus-ist-unislamisch.html

[7] Ibid

[8] Ibid.

[9] ibid

[10]  www.welt.de/politik/deutschland/article176437583/Geschmacklose-Zeichnung-Antisemitismusbeauftragter-kritisiert-Sueddeutsche-Zeitung-scharf.html

[11] www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/22223

[12]rp-online.de/nrw/panorama/antisemitische-attacke-auf-israelischen-professor-in-bonn_aid-23915269

www.presseportal.de/pm/30621/3996412

[13] www.domradio.de/themen/judentum/2018-05-25/antisemitismusbeauftragter-nimmt-kirchen-die-pflicht

[14] ibid

By  Marc  – Août 16, 2018

 

jforum.fr

Ben Gourion et la promesse divine | vidéo – JForum

 

Ben Gourion et la promesse divine- vidéo

Trois ans avant sa mort, David Ben Gourion accorde une interview à un journaliste israélien apparemment agnostique, qui cherche à comprendre en quoi la terre d’Israël est une promesse accordée par D-ieu au peuple juif. 

Ben Gourion un agnostique ? Sa réponse sur la création d’Israël fait taire ceux qui l’affirment. Sans se démonter, « le vieux », comme on le surnommait affectueusement à l’époque, tente d’expliquer la relation unique d’un peuple avec sa terre qui ne s’est pas démentie malgré les vicissitudes de l’histoire.

Le journaliste insiste cependant : (Nous sommes là car) « nous avons foi en nous mêmes pas en D-ieu » répète-t-il à l’ancien Premier ministre. Ben Gourion qui semble perdre patience lui rétorque alors : « parler de la sorte c’est nier l’existence de D-ieu. Et il n’y a rien dans ce monde sans D-ieu !

Un document rare qui vient de ressortir des archives et qui met en relief l’attachement de Ben Gourion aux textes bibliques, à l’histoire du peuple juif et plus inattendu…à la promesse divine faite au peuple juif.

Le fils d’Erdogan a trouvé qui est à l’origine de la crise économique en Turquie: Israël! | LPH INFO

Les antisémites et les conspirationnistes font décidémment preuve d’un manque d’originalité désespérant. Depuis des siècles, les Juifs ont toujours été désignés comme responsables des crises économiques qui frappaient les pays dans lesquels ils vivaient. Le politiquement correct actuel de l’antisémitisme, effet de la Shoah qui s’estompe peu à peu, leur a substitué le terme de “sionistes” ou “Israël” mais l’intention reste la même.

C’est ainsi que Bilal Erdogan, le fils du dictateur antisémite turc, a trouvé qui est à l’origine de la crise monétaire et économique qui frappe le pays depuis l’instauration des sanctions américaines: Israël! Il a déclaré: “Ce sont les mêmes forces qui se sont attaquées à la Turquie après l’incident avec Shimon Pérès à Davos qui agissent aujourd’hui contre nous”.

On se souvient que lors du Forum de Davos en 2009, Recep Erdogan, alors Premier ministre turc, avait brusquement quitté une tribune sur laquelle il se trouvait notamment en présence de Shimon Pérès, non sans lui avoir adressé des propos hostiles et accusé Israël de “massacrer les Palestiniens à Gaza”. Le Forum se tenait juste après l’Opération anti-terroriste “Oferet Yetzuka” (Plomb durci). Ces images de Recep Erdogan faisant un affront public à Shimon Pérès firent le tour de monde et furent le signe de départ du changement de cap à 180° de la politique turque vis-à-vis d’Israël sous le “règne” de Recep Erdogan.

Le président turc lui-même s’est déjà exprimé de manière identique lors de crises politiques ou économiques précédentes, accusant notamment des “milieux sionistes américains” d’ourdir contre son pays.

La livre turque a atteint son plus bas niveau historique face à la monnaie américaine, avec 7,1 livres pour un dollar. Par ailleurs le président américain a décidé de relever de manière dramatique les taux de taxes sur les importations d’acier et d’aluminium en provenance de Turquie. Le président américain est décidé d’utiliser la manière forte face au dictateur turc jusqu’à ce qu’il accepte de remettre de remettre en liberté le prêtre américain  Andrew Brunson, accusé par Ankara de “terrorisme” et “espionnage”.

lphinfo.com   

WebPage

Passe d’armes entre Netanyahu et Corbyn sur “Septembre noir” | The Times of Israël

Le Premier ministre israélien a fustigé le chef du Labour pour son hommage aux terroristes de Munich, Corbyn a riposté en accusant Israël de tuer “des dizaines” d’enfants à Gaza

Jeremy Corbyn porte une gerbe de fleurs durant une visite aux Martyrs de Palestine, en Tunisie, en octobre 2014. (Crédit : page Facebook officielle de l'ambassade palestinienne en Tunisie)

Jeremy Corbyn porte une gerbe de fleurs durant une visite aux Martyrs de Palestine, en Tunisie, en octobre 2014. (Crédit : page Facebook officielle de l’ambassade palestinienne en Tunisie)

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le chef du Labour Jeremy Corbyn se sont affrontés par tweets interposés sur la présence de ce dernier à une cérémonie supposée rendre hommage au commando palestinien « Septembre noir », sur fond d’accusations d’antisémitisme déchirant le Parti travailliste britannique.

Netanyahu a fustigé le chef du Labour lundi, après la publication par le tabloïd Daily Mail de photos montrant Jeremy Corbyn tenant une couronne de fleurs lors d’une cérémonie à Tunis en 2014 en hommage aux terroristes à l’origine du massacre des Jeux Olympiques de Munich en 1972, et pour sa comparaison entre l’occupation nazie des pays européens pendant la Seconde guerre mondiale et les opérations militaires israéliennes en Cisjordanie.

M. Netanyahu a estimé que Jeremy Corbyn méritait une « condamnation sans équivoque » pour avoir déposé une couronne sur la tombe de membres du commando palestinien qui avait tué onze athlètes isréaliens lors des jeux Olympiques de 1972 à Munich.

Le leader de la principale formation d’opposition britannique a répliqué sur le réseau social, dénonçant de « fausses » accusations.

« Ce qui mérite une condamnation sans équivoque, c’est le meurtre de plus de 160 manifestants palestiniens par les forces israéliennes à Gaza y compris des dizaines d’enfants », a ajouté Jeremy Corbyn.

Les responsables israéliens ont refusé de réagir aux accusations de Corbyn.

Le ministre de la Défense Avigdor Liberman a déclaré lundi que 168 Palestiniens ont été tués lors des affrontements transfrontaliers avec les forces israéliennes depuis le début du mouvement Marche du Retour, une séries d’émeutes encouragées par l’organisation terroriste palestinienne. Le Hamas a reconnu que des dizaines de membres de son groupe figurent parmi les victimes.

Israël est resté relativement muet sur les scandales d’antisémitisme qui ont secoué le parti travailliste du Labour et creusé le fossé entre Corbyn et les Juifs britanniques.

The laying of a wreath by Jeremy Corbyn on the graves of the terrorist who perpetrated the Munich massacre and his comparison of Israel to the Nazis deserves unequivocal condemnation from everyone – left, right and everything in between.

— PM of Israel (@IsraeliPM) 

Dans une vidéo partagée sur Twitter vendredi, on entend Corbyn déclarer que les Palestiniens de Cisjordanie vivent « sous un type d’occupation qui aurait été reconnue par de nombreuses personnes en Europe qui ont souffert de l’occupation pendant la Seconde guerre mondiale, avec des barrages, des détentions, et des comportements illogiques de la part de l’armée et de la police ».

Israeli PM @Netanyahu‘s claims about my actions and words are false.

What deserves unequivocal condemnation is the killing of over 160 Palestinian protesters in Gaza by Israeli forces since March, including dozens of children.https://twitter.com/netanyahu/status/1029046307481153542 …

— Jeremy Corbyn (@jeremycorbyn) 

Cette vidéo aurait été filmée en 2013 durant un événement organisé par le Palestine Return Centre, alors que Corbyn n’était qu’un membre lambda au sein du Labour.

Les propos de Netanyahu sont survenus après que Corbyn a semblé admettre qu’il était effectivement présent pour déposer une gerbe de fleurs lors de cette cérémonie.

« Une gerbe a en effet été déposée par ceux qui étaient présents à la conférence de ceux qui ont été tués à Paris en 1992 », a déclaré Corbyn à Sky News.

Il faisait référence à la tombe d’Atef Bseiso, chef du renseignement pour l’OLP et impliqué dans le meurtre des athlètes israéliens durant l’opération terroriste Septembre noir à Munich, en 1972. Bseiso a été tué à Paris en 1992.

Après une certaine insistance, Corbyn a admis qu’il était « présent au moment où la gerbe a été déposée. Je ne pense pas avoir été impliqué. »

Corbyn a déclaré qu’il était venu rendre hommage à ceux qui ont été tués durant l’attaque terroriste.

« J’y étais parce que je voulais voir une cérémonie en mémoire de tous ceux qui sont morts dans chaque attaque terroriste, partout, parce que nous devons y mettre un terme », a-t-il dit. « On ne peut pas vouloir la paix en entretenant un cycle de violence. La seule façon de faire la paix et d’entretenir un cycle de dialogue. »

« L’attaque terroriste » à laquelle il faisait apparemment référence était une frappe aérienne israélienne sur les quartiers généraux de l’OLP en 1985, en représailles au détournement d’un yacht israélien et de l’assassinat de trois passagers israéliens.

EXCLUSIVE – In 2013 @JeremyCorbyn spoke at an event hosted by the Palestinian Return Centre in which he made a direct comparison between Israel’s occupation of the West Bank and the Nazi occupation of Europe during WW2. Watch until the end…

— The Golem (@TheGolem_) 

Le chef de l’OLP Yasser Arafat s’en est sorti indemne, mais plusieurs de ses gardes du corps et des civils ont été tués dans cette frappe, qui a démoli entièrement les quartiers généraux.

Les photos publiés par le Daily Mail semblent montrer Corbyn devant une plaque commémorative en hommage à l’organisation terroriste de Septembre Noir, à une dizaine de mètres des tombes de ceux qui ont été tués dans la frappe de 1985.

Dans un article publié après ce voyage, Corbyn, chef de l’opposition, semblait effectivement faire référence à la tombe de l’un des meneurs du massacre de Munich.

La délégation israélienne lors de l’ouverture des Jeux olympiques de Munich en 1972. (Capture d’écran)

« Après que des gerbes ont été déposées sur les tombes de ceux qui sont morts ce jour-là et sur les tombes des autres tués par les agents du Mossad à Paris en 1991, nous nous sommes rendus devant une statue sur l’avenue principale de la ville côtière de Ben Arous, qui était ornée de drapeaux israéliens et palestiniens », avait-il écrit.

Lors de l’attaque du village olympique de Munich en septembre 1972 par le groupe terroriste palestinien Septembre Noir, 11 Israéliens ont été pris en otage. Deux ont été assassinés dans le village olympique et neuf autres ont été exécutés à l’aéroport. Un policier allemand a été tué dans une fusillade avec les terroristes au cours d’une tentative de sauvetage bâclée.

Selon le Daily Mail du samedi, les photos de la cérémonie montrent Corbyn devant une plaque honorant le fondateur de Septembre Noir Salah Khalaf, ses proches Fakhri al-Omari et Hayel Abdel-Hamid, chef de la sécurité de l’OLP. Juste à côté se trouve la tombe de Bseiso. On pense généralement qu’ils ont tous été assassinés soit par le Mossad, soit par des factions palestiniennes rivales.

Cette affaire survient alors que le parti travailliste britannique est au cœur d’une série de scandales autour de sa critique d’Israël et sur l’antisémitisme. Le chef du parti Jeremy Corbyn a été accusé d’avoir comparé Israël aux nazis et a déploré que la BBC ait été « partiale » sur le droit d’Israël à exister.

Corbyn a également critiqué la loi sur l’État-nation juif, récemment adoptée par le parlement israélien, affirmant qu’elle « discrimine la minorité palestinienne en Israël ».

The nation state law sponsored by @Netanyahu‘s government discriminates against Israel’s Palestinian minority.

I stand with the tens of thousands of Arab and Jewish citizens of Israel demonstrating for equal rights at the weekend in Tel Aviv.

— Jeremy Corbyn (@jeremycorbyn) 

En référence à une importante manifestation qui a eu lieu samedi soir, au cours de laquelle des participants ont brandi des drapeaux palestiniens, Corbyn a écrit : « Je me tiens aux côtés des milliers de citoyens arabes et juifs d’Israël qui manifestent pour l’égalité des droits ce week-end à Tel Aviv. »

Les propos de Corbyn représentent le dernier épisode d’une série de crises au sein du Labour, qui a vu de nombreux membres sanctionnés pour des propos antisémites ou anti-Israël. Corbyn lui-même a été critiqué pour sa tolérance du problème, voire pour le fait qu’il fasse partie du problème.

Des rabbins, notamment le grand-rabbin britannique, ainsi que des députés du Labour ont fait part de leur colère et accusé le parti et son chef d’être incapable ou non désireux d’exclure les membres antisémites du parti et d’en éradiquer le sentiment antisémite.

Jeremy Corby a récemment reconnu que son parti avait « un vrai problème » avec l’antisémitisme, un sujet qui fait polémique depuis des mois. Le Labour a fait l’objet d’attaques récemment, après avoir notamment refusé d’adopter certains éléments de la définition de l’antisémitisme élaborée par l’Alliance internationale pour le souvenir de l’Holocauste (IHRA).

L’AFP a contribué à cet article.

Article : thetimeofisrael

 

L’ancien ministre koweïtien Sami Al-Nesf critique la stratégie palestinienne : Les Arabes ont perdu les guerres et doivent en payer le prix | Memri

Sami Abdullatif Al-Nesf, ancien ministre koweïtien de l’Information, a déclaré que tout au long de l’histoire, la cause palestinienne a souffert à cause des extrémistes. « Les terres sont récupérées par la paix, pas par la guerre », a-t-il affirmé. Il a critiqué le Grand Mufti de Jérusalem, Hajj Amin Al-Husseini, pour avoir contrecarré le plan de partage, exhorté les Palestiniens à partir, en réaction démesurée à Deir Yassin et maintenu les Palestiniens dans des camps de réfugiés. Al-Nesf, pilote et ancien président et directeur général de Kuwait Airways, a déclaré : « Tant que nous ne nous tournerons pas vers le genre de pensée raisonnable qui nous fait défaut depuis un siècle, nous continuerons à accuser les voix de la raison d’être des traîtres, des criminels et des collaborateurs, pour emprunter la voie de l’extrémisme, qui débouche toujours sur une catastrophe. »

Et d’ajouter : « La question du déplacement [de personnes] est une chose courante » et « nous avons choisi de faire la guerre et l’avons perdue, ainsi, logiquement, nous devrions en payer le prix ». L’interview avec Al-Nesf a été diffusée sur la chaîne web koweïtienne Diwan Al-Mulla le 11 juillet 2018Extraits : 

Sami Abdullatif Al-Nesf : A travers l’histoire, personne n’a autant nui à la cause palestinienne que les groupes qui rivalisent dans leur degré d’extrémisme. Peu de gens savent qu’en 1937, la Commission royale Peel britannique avait conclu qu’il devrait y avoir deux Etats, solution dont on pleure aujourd’hui la perte. La commission Peel a octroyé aux Palestiniens 90 % de la terre – 25 000 kilomètres carrés – tandis que les juifs ont reçu un mini-Etat de 2 500 kilomètres carrés, dans des zones qui étaient juives à travers l’histoire, aux alentours de Tel-Aviv. […]

Les slogans bruyants et vides du mufti Amin Al-Husseini ont contrecarré le plan des deux Etats. Al-Husseini s’est enfui chez Hitler, en misant sur le mauvais cheval. Ce que j’essaie de montrer, c’est qu’historiquement parlant, la cause palestinienne a perdu du temps, et une fois de plus à cause des extrémistes, non à cause des modérés.

Journaliste : A cause des braillards extrémistes…

Sami Abdullatif Al-Nesf : Israël n’a jamais bénéficié des modérés, mais des gens qui crient : « L’Accord du siècle ? Non à la paix ! » Une autre chose dont j’ai été témoin personnellement, contrairement à beaucoup d’autres qui parlent de la cause palestinienne, sont les changements sur le terrain. Aujourd’hui, quand vous allez à Jérusalem et en Cisjordanie, vous voyez que tout a changé. Le nombre de colons a atteint un million, et ils ne partiront jamais. Il n’y a plus des structures préfabriquées, comme au début. Aujourd’hui tout est en béton. Aucune colline n’est laissée vacante. Ainsi, à moins que nous ne nous tournions vers le genre de pensée raisonnable qui nous fait défaut depuis un siècle, nous continuerons d’accuser les voix de la raison d’être des traîtres, des criminels et des collaborateurs, pour emprunter la voie de l’extrémisme, qui débouche toujours sur une catastrophe. […]

[Les juifs ont dit] que tout Etat vaut mieux que pas d’Etat du tout. Ils ont dit qu’accepter [le plan] valait mieux que le rejeter, dans l’espoir que l’autre camp le rejetterait. Ainsi, la partie juive a accepté ses 10 %…

Journaliste : Alors que les Arabes ont refusé…

Sami Abdullatif Al-Nesf : Où est allé [Al-Husseini] ? Il s’est enfui chez Hitler… A ce jour, la cause palestinienne paie le prix des photos de lui avec Hitler. […]

Premièrement, [Al-Husseini] a rejeté le plan de partition de 1948, par lequel [les Palestiniens] auraient gagné…

Journaliste : Il comprenait la Cisjordanie et l’ensemble de…

Sami Abdullatif Al-Nesf : Deuxièmement, il a exhorté les Palestiniens à partir, en exagérant ce qui s’est passé à Deir Yassin et ailleurs. Pour votre information, des massacres ont eu lieu des deux côtés. Il l’a exagéré, en raison de sa théorie selon laquelle les Palestiniens devaient partir pour faciliter l’intervention des armées arabes. En outre, il pensait que les Palestiniens pourraient recevoir des armes à l’étranger. Eh bien, ils sont partis et ne sont jamais revenus. Le plus grand crime d’Al-Husseini a été son insistance pour maintenir les Palestiniens dans des camps de réfugiés. Quand les Arméniens ont émigré, ils ne sont pas allés dans des camps de réfugiés. Quand les Kurdes ont émigré, ils ne sont pas allés dans des camps de réfugiés. […]

Cet homme, avec son extrémisme, a nui à la cause palestinienne. Il a dit : Pour éviter de perdre la cause palestinienne, maintenons les Palestiniens dans des camps de réfugiés au Liban, en Jordanie et partout ailleurs. Ils ont été placés dans des camps de réfugiés, et jusqu’à ce jour, ils en paient le prix. Je dis à nos frères palestiniens : Les propos radicaux sont-ils tout ce qui vous intéresse ? Voulez-vous vraiment que votre cause soit perdue ?

Journaliste : Les slogans sont-ils tout ce qui les intéresse ?

Sami Abdullatif Al-Nesf : Tout à fait. Les slogans. Laissez-moi vous raconter ce que Mahmoud Abbas m’a dit, et ce que j’ai dit à Khaled Mashaal à Damas, et à Ismail Haniya à trois reprises, alors que nous dînions chez lui à Gaza. Abbas a déclaré : « La cause est sur le point d’être perdue. Trouvons une solution avec Israël, afin de conserver au moins ce qui reste de la terre. » Chaque fois que les extrémistes provoquent une guerre, de nouvelles terres sont perdues, et chaque fois que la paix est signée, la terre est récupérée. Le Sinaï n’a pas été récupéré par la guerre. Il a été perdu deux fois en temps de guerre et a été regagné par la paix. C’est par la paix que la Jordanie a repris la terre qu’elle avait perdue dans la guerre de 1967. Les terres sont récupérées par la paix, non par la guerre. […]

[Le Hamas a dit à Abbas] qu’ils voulaient un gouvernement d’unité. Très bien, a-t-il dit. La différence entre nous est que vous ne reconnaissez pas Israël. Exact, ont-ils dit. Nous voulons libérer la Palestine du fleuve à la mer. Il leur a demandé : Avec quelles armes allez-vous le faire ? [Abbas] dit : Depuis que nous avons été expulsés des terres de 1967 à cause de l’extrémisme arabe – en Syrie, en Égypte et ailleurs – nous sommes devenus complètement dépendants d’Israël. Il a dit : Si nous donnons des postes ministériels  au Hamas, où est-ce qu’un ministre de l’Agriculture [du Hamas] obtiendra-t-il de l’eau ? L’eau vient d’Israël. Disons que vous êtes le ministre des Finances. La monnaie qui a cours à Gaza et en Cisjordanie est le shekel. Si vous voulez de l’argent, vous l’obtenez d’Israël. L’électricité à Gaza et de Cisjordanie provient aussi d’Israël.

Journaliste : Le pétrole provient d’Israël…

Sami Abdullatif Al-Nesf : La nourriture, l’eau, tout… […] En 1917, tout comme il y avait des extrémistes, il y avait également des gens sages et raisonnables. L’un d’entre eux était [l’homme politique libanais] Shakib Arslan. Il a dit : Lorsque j’ai visité les colonies [juives], j’ai compris qu’elles étaient comme une locomotive moderne, qui pourrait nous sortir de notre ignorance, de notre pauvreté, etc. Ces gens étaient des Européens, venus cultiver la terre des colonies, a-t-il dit. Il y avait des Palestiniens qui ont dit la même chose. Certains Palestiniens ont dit : [Les juifs] sont ici depuis 1700-1800 et à travers l’histoire. Les Israélites et la Terre d’Israël sont mentionnés dans le Coran. Où était-ce ? En Afrique ? Non, c’est la même terre. Trouvons un terrain d’entente, ont dit ces gens. Al-Husseini, Arafat, Ahmad Shukeiri et tous ceux qui ont brandi la bannière de l’extrémisme ont nui à la cause palestinienne et à la cause des Arabes. […]

Les Palestiniens aujourd’hui, avec leur extrémisme rhétorique… Ce ne sont pas seulement les Palestiniens, mais nous, les Arabes en général. Nous constituons le meilleur type d’ennemi du monde : des terroristes malfaisants et méchants, qui sont faibles. Eh bien, vous ne pouvez pas avoir les deux. Le Hamas, avec tous ses slogans, devrait nous montrer les avions et les tanks qui reflètent sa capacité à faire ce qu’il dit. Il n’en a aucun. Certains disent : ô pour les jours de Saladin… Les [croisés] européens ne sont pas venus en colons. Ils ont été incités par le mensonge selon lequel les Arabes les opprimaient. Ils n’ont fait qu’entrer et sortir. C’était une affaire triviale pour eux… Même Jérusalem – après sa libération par Saladin, son frère, Al-Adil I, a essayé de la rendre aux croisés, mais ils n’en voulaient pas. Ils ont dit qu’ils ne voulaient que les villes côtières. Il en va de même avec tout le problème des colonies… Les Blancs d’Afrique du Sud sont toujours là-bas. Ils ne sont pas partis […]

La question du déplacement [de personnes] est une chose courante. Nous avons prétendu que [1948] était la première fois que cela se produisait, mais ce n’est pas vrai, que cela nous plaise ou non. En outre, il est important de comprendre – et c’est une chose avérée à travers l’histoire –  que si vous perdez une guerre, vous en payez le prix. Nous sommes les seuls à refuser de payer le prix, alors que nous avons perdu la guerre de 1948. Nous avons perdu les guerres de 1956 et 1967, mais nous refusons de payer le prix. Ça ne marche pas comme ça. Nous avons choisi de déclencher la guerre et avons perdu, donc logiquement, nous devrions en payer le prix. Une autre chose s’est avérée à travers l’histoire. Si je fais un marché pour vous acheter cette table pour 10 dinars, cette offre est valable seulement maintenant. Si vous acceptez le prix de 10 dinars, l’accord entre en vigueur maintenant. Mais sinon, je ne peux pas revenir un an ou deux plus tard, après qu’il s’avère que la table vaut une fortune – disons 1 000 dinars – et vous dire : Abou Ahmad, vous vous souvenez de notre marché de l’année dernière ? L’offre était de 10 dinars, mais aucun accord n’a été signé. Si les Palestiniens avaient accepté l’une de ces transactions du passé, la balle aurait été dans le camp israélien maintenant. […]

Jérusalem était sous l’occupation des croisés pendant 200 ans, mais il n’y avait pas une seule fatwa interdisant de visiter la ville.

Journaliste : Exact.

Sami Abdullatif Al-Nesf : L’Egypte était sous occupation depuis 1882, mais personne n’a dit que vous ne pouviez pas visiter l’Egypte ou Al-Azhar. Toute l’Afrique du Nord était sous occupation, mais il n’y avait pas une seule fatwa interdisant les visites à la Grande Mosquée de Kairouan… Laissez-moi vous donner un exemple encore meilleur : La Mecque. Le prophète Mohammed s’y est rendu en pèlerinage lorsqu’elle était encore gouvernée par les infidèles. Il n’a pas dit qu’il ne pouvait pas y aller parce qu’elle était occupée par les infidèles. Il y a eu des gens qui nous ont trompés et nous ont dit de ne pas visiter [la Palestine], et qui ont remis la Cisjordanie, Jérusalem, et les Palestiniens aux [Israéliens].

Prévisualiser la pièce jointe WebPage.pdf

 

Le BNVCA dépose plainte contre l’auteur d’une caricature antisémite signée Willem : Tweetée par Libération

 Le BNVCA reçoit de nombreuses protestations d’internautes indignés à juste titre par un dessin signé WILLEM, diffusé via le compte Twitter de LIBERATION et incitatif à la haine antijuive.

Bernhard Willem Holtrop, dit Willem, est un dessinateur satirique néerlandais. Il réside en France depuis 1968 et devient en 2013 le premier Néerlandais à obtenir le Grand Prix de la Ville d’Angoulême. Il est réputé pour son “Humour vache” mais nous considérons qu’il a dépassé les bornes en tweetant ce dessin manifestement antijuif et à la fois anti-israélien.

Sur son dessin nous découvrons que la scène se passe en Israël. Une femme tient dans une main la dépouille du corps d’un homme dénudé, qu’elle est prête à jeter dans l’une des deux poubelles : l’une réservée au druzes l’autre aux palestiniens. Derrière elle, un homme juif religieux lui recommande de veiller au tri et de le jeter dans la bonne poubelle.

D’une part nous considérons intolérable et humiliante cette caricature de Willem que tend à présenter des êtres humains comme des déchets, et insinuer que les juifs et les israéliens tuent les druzes et le palestiniens, les traitent comme des déchets et les jettent. Ce qui est manifestement faux.

D’autre part, nous déplorons que LIBE se rende complice de cette haine vouée aux Juifs et aux Israéliens, qui dégénère bien souvent en violences antisémites criminelles.

Pour le BNVCA ce type de dessin prétendu humoristique ne relève en rien de la liberté d’expression mais du délit d’incitation à la haine raciale et à la discrimination. En conséquence le BNVCA a chargé son conseil Maitre Baccouche de déposer plainte contre l’auteur de cette caricature et tous les complices que l’enquête aura révélés.

 

 

 

 

 

Médaille d’or de Lonah Salpeter (Israël) aux Championnats d’Europe.

Le drapeau d’Israël hier soir à Berlin dans le stade au lourd passé nazi, là même où Hitler depuis la tribune déclara ouverts les JO d’été de 1936, pour célébrer la médaille d’or de l’israélienne Lonah Salpeter aux Championnats d’Europe du 10.000 m. (Nathalie Sosna-Ofir)
Lonah Chemtai Salpeter (née le 12 décembre 1988) est une athlète kényane naturalisée israélienne, spécialiste des courses de fond.
D’origine Kalenjin, Lonah Chemtai naît en 1988 au Kenya. En 2008, elle s’installe en Israël et exerce la profession d’assistante maternelle pour les enfants de l’ambassadeur du Kenya en Israël. Elle se marie en 2014 avec Dan Salpeter, son entraîneur.
Naturalisée israélienne en 2016, elle est sélectionnée dans l’équipe d’Israël aux Jeux de 2016, à Rio de Janeiro : elle participe à l’épreuve du marathon mais abandonne après le 30e kilomètre.
Elle se classe 9e de la Coupe d’Europe du 10 000 mètres 2017 et 41e du marathon des championnats du monde 2017.
Douzième des championnats du monde de semi-marathon en mars 2018 à Valence en Espagne, elle remporte le 19 mai 2018 le titre individuel de la coupe d’Europe du 10 000 mètres, à Londres, en portant son record personnel à 31 min 33 s 03, meilleure performance mondiale de l’année et record national.
Elle est championne d’Europe du 10 000 mètres le 8 août 2018.

Source :israelvalley.com

Le BNVCA félicite la Championne israélienne Lonah Salpeter pour sa performance.

Appel à la mobilisation : Commémoration Attentat rue des Rosiers ce jour à 13H devant l’ancien Restaurant Goldenberg

Le BNVCA appelle à rejoindre le rassemblement organisé le 9 août 2018 à 13 h pour rendre hommage aux victimes de l’Attentat commis rue des Rosiers par des terroristes palestiniens. La commémoration se déroulera devant l’ancien restaurant Goldenberg rue des Rosiers à Paris.

Le BNVCA rappelle que son Président Sammy Ghozlan, alors en mission exceptionnelle nommé par le Premier Ministre, Pierre Mauroy, était au cœur de cette affaire.

Nous déplorons que les auteurs de ce massacre, qui avait fait 6 morts et 22 blessés à Paris, le 9 août 1982, n’ont jamais été arrêtés et que l’un d’entre eux identifié est encore en liberté.

Cette matinée incandescente qui a scellé le destin des juifs de Tunisie

Juin 1967, une guerre de six jours qui n’en finit pas

Apprenant la nouvelle de ce qui aurait pu être un début de pogrom s’il n’avait été rapidement maîtrisé, une partie des Tunisiens sont en état de choc. Ils comprennent vite qu’une fissure s’est opérée ce jour-là dans l’image que a toujours voulu donner d’elle. Dès le lendemain d’ailleurs, le chef de l’État envoie le premier ministre Bahi Ladgham à la synagogue pour présenter ses regrets au grand rabbin de Tunis. Mais si, montant en première ligne, il a sauvé l’image de son régime auprès de l’Occident et de « ses » juifs, le 5 juin 1967 est une profonde atteinte à son autorité et au récit national patiemment construit d’un État fort protecteur de tous ses citoyens sans distinction.

Une double lecture doit être faite de cette journée du 5 juin 1967 où, pour la première fois depuis l’indépendance, Tunis a frôlé l’émeute. Cette matinée incandescente a vu en même temps remonter au grand jour au sein de la population de vieux réflexes antijuifs jusque-là bridés par le pouvoir et se dérouler, en instrumentalisant la rue, un épisode de la guerre de succession qu’ont commencé à se livrer les hiérarques du régime depuis la crise cardiaque dont Bourguiba a été victime le 14 mars précédent. Car si ce déchaînement a été possible dans un pays où la population est minutieusement quadrillée et où les manifestations ne sont organisées que pour soutenir le régime, c’est que plusieurs acteurs sont entrés en scène. Des ambassades arabes d’abord, celle d’Irak notamment, sont loin d’avoir été étrangères à l’excitation antijuive. Les clans rivaux au sein du Parti socialiste destourien (PSD) au pouvoir se sont par ailleurs affrontés par manifestants interposés, et ceux qui brandissaient des portraits de Bourguiba en attisant la foule ont été à l’époque nommément reconnus comme des responsables locaux des cellules destouriennes de la capitale1.

Il est clairement apparu aux yeux des observateurs d’alors que la colère populaire, de fait largement provoquée, pouvait servir des intérêts antagoniques galvanisés par l’affaiblissement d’un chef tout-puissant mais désormais atteint par la vieillesse et la maladie. Au-delà de l’évènement lui-même, c’est ce qu’il a révélé d’une Tunisie nouvelle qui a servi d’accélérateur à l’exode des juifs.

L’exception juive dans une Tunisie arabe

En premier lieu, l’affaiblissement de Bourguiba est perçu comme une menace par la population juive, traditionnellement légitimiste, et qui voit dans la protection d’un pouvoir fort la seule garantie d’une sécurité mise à mal depuis la nuit des temps par les effervescences populaires. Le président est donc à ses yeux le garant de sa tranquillité, comme l’avait été en son temps l’autorité beylicale, traditionnelle protectrice des minorités. La popularité du chef de l’État chez les juifs s’est en outre accrue à la suite de son fameux voyage au Proche-Orient en 1965 où il avait été le premier chef d’État arabe à proposer à Israël une paix négociée. Fervent partisan de l’Occident et en particulier des États-Unis avec lesquels il a noué une solide alliance dès avant l’indépendance, Bourguiba est également considéré comme le plus sûr antidote à l’influence du nassérisme et du nationalisme arabe dont les rhétoriques gagnent en audience dans des couches de plus en plus larges de la population. En milieu étudiant, le début des années 1960 a vu se créer un parti baasiste qui diffuse les idées du panarabisme. Cependant la secousse vient aussi du fait que la journée du 5 juin a fait ressurgir les ardeurs destructrices d’une Tunisie souterraine occultée aux yeux de l’étranger, comme d’une partie des Tunisiens eux-mêmes, par la réputation qu’a le pays d’être une contrée paisible, tolérante et depuis toujours ouverte sur l’étranger.

L’émeute antijuive a d’ailleurs choqué Bourguiba lui-même, effaré de voir les Tunisiens animés des mêmes haines dévastatrices qu’il méprise tant chez les Orientaux. Pourtant, si ce chef charismatique est trop intelligent pour être antisémite, si plus d’un juif a déjà dans sa vie fait partie de ses proches, les contradictions de son régime ne sont pas totalement étrangères au tragique épisode qui marque bien, pour les relations judéo-arabes en Tunisie, la fin d’une époque et le début d’un inexorable délabrement. Le chef du Néo-Destour a toujours insisté sur la « tunisianité » de la population juive (à vrai dire difficilement contestable) ; à chaque étape du combat pour l’acquisition de la souveraineté, il a tenu à l’associer symboliquement à la lutte d’abord, puis brièvement à l’exercice du pouvoir. Il n’en reste pas moins que le caractère musulman de l’État tunisien — affirmé dans l’article premier de la Constitution promulguée en 1959 — l’a maintenue dans son immémorial statut minoritaire, et que seule la « révolution culturelle » impossible qu’eût été la mise en place d’une République laïque eût pu la faire accéder à une réelle égalité.

Fidèle à sa tactique, Bourguiba a tenté de trouver un moyen terme entre des exigences contraires en essayant d’intégrer, par la persuasion et la pédagogie, les juifs à la nouvelle nation tunisienne, tout en soulignant depuis le début de sa vie politique la dimension arabo-musulmane des Tunisiens. S’il y a toujours personnellement tenu et l’a rappelé en toute occasion, la permanence d’une importante communauté juive n’a pas constitué de toute façon pour lui une question prioritaire dans la Tunisie qu’il a voulu construire. Tout en déplorant avec sincérité le début de migration consécutif à la création de l’État d’Israël d’abord, à la politique de Ben Salah ensuite, qui frappe de plein fouet une communauté en partie vouée au commerce, il n’est pas loin d’estimer inéluctable une telle évolution.

Juridiquement considérés comme des citoyens, les juifs n’en sont pas moins victimes depuis l’indépendance de discriminations larvées qui les excluent de fait de la communauté nationale. L’absence de maîtrise de la langue arabe de la plupart de leurs élites et le soutien de la quasi-totalité d’entre eux à l’existence de l’« État hébreu » les renvoie par ailleurs, dans le contexte de la construction politique d’une identité collective arabo-musulmane, à leur antique marginalité. Enfin, pour la majorité de l’opinion, le conflit avec Israël a transformé les juifs en « cinquième colonne » d’un ennemi devenu héréditaire. Le pragmatisme tolérant d’un Bourguiba, s’il a évité que leur mise à l’écart ne s’opère avec la violence qu’elle a pu prendre au Proche-Orient, ne pouvait couper la Tunisie de son environnement arabe et, en juin 1967, elle est submergée à son tour par la puissante lame de fond venue de l’est.

Dès le 5 juin pourtant, dans une dernière tentative de conjurer l’échec de sa patiente pédagogie, Bourguiba a encore défendu avec force ses positions et répété ce qui a toujours constitué l’axe de sa politique : la Tunisie, dit-il à la fin de cette mémorable journée, se range sans hésiter « aux côtés des États arabes frères qu’elle assure de son soutien dans leur combat pour la Palestine (…) Elle est prête à prendre sa place au combat avec les moyens dont elle dispose. » Oui, rappelle-t-il aux Occidentaux, Israël est un fait colonial, et les souffrances passées des juifs ne leur donnent pas le droit d’opprimer à leur tour. Mais, « notre hostilité à Israël n’est nullement dictée par un quelconque fanatisme d’ordre religieux ou racial (…) Nous nous sommes toujours refusés à confondre le problème d’Israël avec la situation des juifs résidant en Tunisie (…) Du reste, faire de la question palestinienne une affaire raciale ou religieuse serait non seulement une injustice, mais encore une erreur tactique (…). »2. Il est toutefois trop tard pour inverser le cours des évènements.

Après la guerre de juin 1967, seuls quelques milliers de juifs continuent de vivre sur leur terre ancestrale, leur nombre diminuant au fil des ans avec le vieillissement démographique d’une population qui ne se renouvelle plus. Depuis, tous les pouvoirs qui se sont succédé en Tunisie sont demeurés enfermés dans un discours de type schizophrénique, exaltant l’islamité de la Tunisie tout en réaffirmant la tunisianité des juifs qui y demeurent de nos jours. Mais les jeunes générations tunisiennes ignorent cette dimension dorénavant disparue de leur histoire. Reste qu’avec le Maroc, la Tunisie est le seul pays du monde arabe à abriter au XXIe siècle une population juive non négligeable, témoin d’une longue présence passée.

Source : https://orientxxi.info/ du 15 juin 2017

Sheila et le Rabbin Radford chez Michel Drucker

Une rencontre impressionnante d’humanité et de vérité : Sheila nous permet de connaître un peu mieux le Rabbin Radford, converti au judaïsme, qui nous présente son cheminement présente son ouvrage et explique en quelques mots comment il est devenu juif. Cette retransmission de l’émission du 6 janvier 2013, Vivement dimanche sur France 2 nous offre un moment bien agréable.

Source: europe-israel.org

Haine du Juif dans les médias français : aucun article sur la jeune israélienne joueuse d’échecs victime de la politique antijuive de la Tunisie – Le Monde Juif

Alors que les médias français ont consacré des centaines d’articles à la libération de la jeune provocatrice palestinienne Ahed Tamimi, Le Monde Juif .info constate que la presse française occulte sciemment la discrimination antijuive dont est victime la jeune joueuse israélienne de jeux d’échecs, Liel Levitan, 7 ans, empêchée par la Tunisie de participer aux Championnats du monde.

 

Vous pouvez effectuer une recherche sur Internet, vous ne trouverez que quelques articles des sites juifs français consacrés au sort de la jeune israélienne. Ni l’AFP, ni les grands médias français n’ont évoqué le cas de Liel Levitan. Pourquoi donc ? Nous connaissons tous la réponse.

Pourtant, le sujet est tellement grave que la Fédération Internationale des Echecs (FIDE) a indiqué que la Tunisie se verrait sanctionnée si elle n’accordait pas de visa à la jeune israélienne.

Selon une responsable de la FIDE, l’organisation exerce des pressions sur la Tunisie, demandant au pays d’autoriser la venue de tous les participants qualifiés pour la compétition.

L’écolière israélienne, championne d’Europe en titre d’échecs des scolaires, risque de ne pas être en mesure de pouvoir réaliser son rêve de décrocher le titre mondial en raison du refus de la Tunisie, pays hôte du Championnat du monde, d’autoriser la participation d’Israéliens.

Liel Levitan joue aux échecs depuis l’âge de 4 ans. Liel a remporté plusieurs compétitions dont le championnat d’Israël pour enfants de moins de 6 ans.

“Mon rêve est d’être championne du monde”, a-t-elle confié la semaine dernière à la télévision israélienne après sa victoire au Championnat d’Europe.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Le BNVCA inquiet de la recrudescence des actes antijuifs notamment liés à des différends de voisinage

 

Le BNVCA s’inquiète sérieusement de la recrudescence d’actes antisémites et notamment relatifs à des différends de voisinage qui dégénèrent en agressions antisémites souvent violentes.

En seulement 2 mois nous avons enregistré une trentaine d’actes antijuifs. Ce chiffre n’inclut pas les signalements enregistrés sur le Web, ou par notre “Observatoire de l’Antisémitisme en Ligne”.

Nous observons que l’antisémitisme se banalise de plus en plus, et que les auteurs antisémites libèrent leur parole antijuive sans retenue ni complexe.

Parmi les différents types d’actes nous recensons à la fois :

–  Agressions physiques

–  Lettres anonymes / Dessins/ Menaces de mort

–  Problèmes de voisinage / Agressions physiques & insultes

–  Tags / Affiches sur des lieux de Culte & lieux publics

–  Menaces & insultes sur des lieux de travail

–  Actions commandos BDS

–  Décisions discriminatoires des communes et conseils municipaux.

Le BNVCA met en cause l’incitation à la haine d’Israël qui se répand sur les réseaux sociaux, ou lors des actions commandos des activistes de BDS.

Les informations tronquées ou le parti pris systématique anti israélien de certains médias,

les reportages télévisés pro palestiniens orientés, de même que les articles rédigés par certains journalistes de la presse écrite qui expriment leur propre état d’âme, plutôt que la réalité, portent une part importante de responsabilité dans le déchaînement antijuif lié à l’antisionisme.

Ainsi, nombreux pensent que le dernier article de Libération daté du 19 juillet 2018 qui laisse à penser que les juifs français massacrent les enfants palestiniens, conduira à court ou moyen terme des antisémites à passer à l’acte violent contre les citoyens français de confession juive.

Le BNVCA demande à nouveau aux autorités de l’Etat plus de fermeté, plus de surveillance des réseaux sociaux, et plus de sanctions exemplaires et dissuasives contre les délinquants antisémites.

Le BNVCA condamne les inscriptions antisémites dessinées sur les murs extérieurs de la synagogue du Havre le 28/7/18

Le BNVCA condamne les inscriptions antisémites dessinées sur les murs extérieurs de la synagogue du Havre, Rue Victor Hugo découverts le samedi 28 juillet 2018.

En plus des inscriptions « Non aux sionistes », « Non à Israël », des petits drapeaux en papier de la France, de la Palestine et du Liban étaient collés sur la porte du lieu de culte.

Le BNVCA rappelle que cette même synagogue a déjà été l’objet d’agression antijuive, en décembre 2016 lorsque des balles d’arme à feu ont été découvertes dans la boite aux lettres et au pied de ce lieu de culte.

Nous demandons que tout soit mis en œuvre pour identifier les auteurs de cette nouvelle infamie antijuive afin qu’ils soient sévèrement punis par la justice.

Les tags antisionistes qui visent Israël même qui sont tagués sur une synagogue, confirment que les antisionistes sont des antisémites notoires.

Le BNVCA met en cause les campagnes de BDS et les activistes de cette organisation illégale dont les discours incitatifs à la haine d’Israël poussent à l’acte antijuif.

Le BNVCA demande à nouveau aux autorités de l’Etat d’être plus ferme avec ces associations qui se recommandent de BDS et faire procéder à leur dissolution et leur interdiction.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE BNVCA CONDAMNE LE COMPTE TWITTER “HISTORIX-X° [email protected]” QUI TWEET UN PHOTOMONTAGE ANTISÉMITE DU JEU MONPOLY RENOMMÉ JEWNOPOLY

Le BNVCA alerté par son “observatoire de l’antisémitisme en ligne” et de nombreux internautes vigilants, condamne le compte Twitter “HISTORIX-X°[email protected]”, qui tweet un photomontage du jeu de société MONOPOLY, ce jeu rebaptisé JEWNOPOLY, remplace des cases du jeu en question par des Étoiles juives (Maguen David) et des images d’insinuations douteuses sur la communauté juive.

Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Baccouche de déposer Plainte auprès du Tribunal compétent afin que le titulaire du compte Twitter incriminé “HISTORIX-X°[email protected] “soit identifié et interpellé et mis hors d’état de nuire à nouveau.

 

INFO LE POINT. Paris : la police enquête sur des lettres de menaces contre des associations juives

Plusieurs associations, dont le Crif, ont porté plainte après avoir reçu des missives antisémites signées « La main noire ». Une enquête a été ouverte.

Une enquête a été ouverte, le 29 juin dernier, par le parquet de Paris pour des faits de « menaces de crime en raison de l'appartenance à une religion ».
Une enquête a été ouverte, le 29 juin dernier, par le parquet de Paris pour des faits de « menaces de crime en raison de l’appartenance à une religion ».

 

C’est une affaire prise « très au sérieux » par les enquêteurs de la police judiciaire parisienne et les autorités judiciaires. Selon nos informations, une enquête a été ouverte, le 29 juin dernier, par le parquet de Paris pour des faits de « menaces de crime en raison de l’appartenance à une religion ». Cette enquête a été déclenchée après les plaintes déposées dans des commissariats parisiens par les représentants du Fonds social juif unifié et de l’Association consistoriale israélite de Paris.

AGRESSION ANTISÉMITE VIOLENTE À PARIS 20 ème AU CRI d’”Allah Ouakhbar” L’AUTEUR INTERPELLÉ.

Le BNVCA salue le rôle et l’action de la police du 20 ème arrondissement de Paris qui a interpellé en flagrant délit l’auteur d’une attaque antisémite commise à 21 h 20, le 17/07/18 par un individu de type nord africain contre Mr David C..

Alors que l’homme de confession juive  âgé de 69 ans (qui portait une kippa sur la tête) sortait de la synagogue, et se dirigeait vers une boulangerie proche du 17 rue Pelleport à Paris 20 ème, il a été pris à partie par un jeune homme de 19 ans, d’origine nord africaine, qui l’a frappé sur le corps et sur la tête, mis à terre, tiré par les cheveux et battu en criant “Allah Ouakhbar. Vive Hitler, à mort les juifs”.

Prévenue par des témoins, la police est rapidement intervenue pour délivrer la victime qui a déposé plainte. L’auteur antijuif a été arrêté et placé en garde à vue puis transféré à l’infirmerie psychiatrique, sur les recommandations du médecin en raison de son état de surexcitation observé.

Le BNVCA  constate et déplore encore une fois, qu’un antisémite violent qui se recommande de l’islamisme va échapper à la justice au motif qu’il présenterait des troubles mentaux, qui ne peuvent et ne doivent tout expliquer, tout excuser, tout absoudre.

La victime elle, blessée, qui souffre de nombreuses contusions, et notamment des coups reçus à la tête devra se présenter aux Urgences Médicales Judiciaires pour faire évaluer le nombre d’ITT que son état de santé exige.

Le BNVCA reste attentif aux suites données par le Parquet de Paris à cette affaire, pour que cette nouvelle attaque antijuive ne reste pas impunie.

LE BNVCA SALUE L’ACTION DE LA POLICE SUITE AU FLAGRANT DÉLIT A PARIS 20 ème.

Le BNVCA salue le rôle et l’action de la police du 20 ème arrondissement de Paris qui a interpellé en flagrant délit l’auteur d’une attaque antisémite commise à 21 h 20, le 17/07/18 par un individu de type nord africain contre Mr David C..

Alors que l’homme de confession juive  âgé de 69 ans (qui portait une kippa sur la tête) sortait de la synagogue, et se dirigeait vers une boulangerie proche du 17 rue Pelleport à Paris 20 ème, il a été pris à partie par un jeune homme de 19 ans, d’origine nord africaine, qui l’a frappé sur le corps et sur la tête, mis à terre, tiré par les cheveux et battu en criant “Allah Ouakhbar. Vive Hitler, à mort les juifs”.

Prévenue par des témoins, la police est rapidement intervenue pour délivrer la victime qui a déposé plainte. L’auteur antijuif a été arrêté et  placé en garde à vue puis transféré à l’infirmerie psychiatrique, sur les recommandations du médecin en raison de son état de surexcitation observé.

Le BNVCA  constate et déplore encore une fois, qu’un antisémite violent qui se recommande de l’islamisme va échapper à la justice au motif qu’il présenterait des troubles mentaux, qui ne peuvent et ne doivent tout expliquer, tout excuser, tout absoudre.

La victime elle, blessée, qui souffre de nombreuses contusions, et notamment des coups reçus à la tête devra se présenter aux Urgences Médicales Judiciaires pour faire évaluer le nombre d’ITT que son état de santé exige.

Le BNVCA reste attentif aux suites données par le Parquet de Paris à cette affaire, pour que cette nouvelle attaque antijuive ne reste pas impunie.

 

LE BNVCA APPORTE LA PREUVE QUE BDS MENT AUX CLIENTS DE GÉANT CASINO DONT LA DIRECTION NIE BOYCOTTER ISRAËL ET RÉFUTE ETRE L’AUTEUR D’UN TRACT DISCRIMINATOIRE.

Depuis 5  jours, des internautes ont transmis au BNVCA  un document largement diffusé, portant le logo du Groupe, et “censé informer la clientèle de Géant Casino du fait que le Groupe n’importe pas des produits en provenance d’Israël conformément à des considérations juridiques européennes”.

Mr Sammy Ghozlan Président du BNVCA a personnellement contacté la Direction de la communication du Groupe Géant Casino, ce 16/07/18 à 18h qui lui a déclaré ce qui suit :

“Nous n’avons jamais repéré le document dont vous nous avez fait parvenir une photographie dans aucun de nos magasins. Il est entendu que nous n’aurions jamais rédigé ou diffusé un tel document. Pour finir, le logo utilisé en bas à droite est un très ancien logo d’une des enseignes du groupe qui n’est plus utilisé depuis plusieurs années.”

Le BNVCA constate encore une fois que les activistes de BDS, sont pris en flagrant délit de mensonge, et d’usage de faux en utilisant un logo désuet de Géant Casino.

 

Conférence de Presse

MEURTRE DE SARAH HALIMI : LES AVOCATS DE SES PROCHES DENONCENT UNE ENQUETE “UNIQUEMENT A DECHARGE”

Les conseils réclament un “juste milieu” dans le traitement de cette affaire après les conclusions d’un deuxième collège d’experts psychiatres, concluant à l’abolition du discernement de Kobili T., suspect du meurtre.
Conférence de Presse
 
Les avocats des proches de Sarah Halimi, de gauche à droite : Gilles-William Goldnaldel, Oudy Bloch, Muriel Ouaknine-Melki, Nicolas Benouaiche et Stéphanie Cohen. @ Salomé Legrand/Europe 1

Ils étaient convoqués mercredi dans le cabinet de la juge d’instruction. Les avocats des proches de Sarah Halimi se sont vus communiquer les conclusions du deuxième collège d’expert psychiatres chargés de se pencher sur l’état de santé mentale de Kobili Traoré, accusé du meurtre de la retraitée de confession juive âgée de 65 ans, violentée puis défenestrée au cri d’« Allahou akbar ! » par son voisin en avril 2017.

“Tout est sujet à débat”. Contrairement à la première expertise menée par le Docteur Zagury, ce nouveau rapport conclut à l’abolition complète du discernement du jeune homme, mis en examen pour « homicide volontaire » et qui a reconnu les faits. Lors d’une conférence de presse, jeudi, les cinq avocats des proches de Sarah Halimi ont dénoncé le fait que cette expertise ait été demandée par la juge d’instruction elle-même et non pas par l’avocat de la défense.

“La défense elle-même de Monsieur Traoré n’a pas cru devoir faire cette demande, il a dû considérer que le rapport de Monsieur Zagury correspondait à la réalité psychiatrique des faits et que son client avait suffisamment de discernement pour être dans un procès plein et entier”, souligne Me Gilles-William Goldnadel qui martèle : “de toute ma carrière je n’ai jamais vu cela, je n’ai pas mémoire d’avoir vu une instruction à ce point à décharge”.

Et l’avocat d’ajouter : “C’est incongru en matière de délais, en matière de frais […] de là à penser que ce premier rapport ne correspondait pas aux espoirs du magistrat instructeur, il n’y a qu’un pas que je franchis.” “Avec cette magistrate tout est sujet à débat”, abonde Me Muriel Ouaknine-Melki qui dénonce notamment son refus d’organiser une reconstitution.

“Pas de procès en cour d’Assises”. “La conséquence de cette abolition de discernement n’est pas neutre, s’il n’y a pas de discernement, il n’y aura pas de procès en cour d’Assises”, ajoute Me Oudy Bloch qui prévient que l’homme serait alors interné en psychiatrie mais qu'”avec les progrès de la science, une fois qu’il sera considéré comme non dangereux, il ressortira et donc nous nous retrouverons avec une hospitalisation dont personne ne contrôle la durée”.

Rappelant que la magistrate “a mis plus de cinq mois à retenir le caractère antisémite de cet assassinat“, les avocats réclament “un juste milieu” dans le traitement de cette affaire et n’excluent pas de demander le dépaysement de ce dossier. Une troisième expertise psychiatrique a été ordonnée.

Source : europe1.fr

TR : Assassinat de Sarah Halimi Le BNVCA apprend sans surprise le résultat de l’expertise qui conclut à l’irresponsabilité pénale du meurtrier antisémite.

Le Président
Sammy Ghozlan Drancy le 11/7/18
0609677005
Le BNVCA déçu et inquiet apprend sans aucune surprise cependant, la décision de la Juge d’Instruction chargée de l’assassinat de Sarah Halimi qui, se substituant à l’avocat de l’assassin a réclamé une contre expertise psychiatrique qui contredit le premier examen et conclut que la volonté du criminel antjuif était abolie au moment des faits.
Depuis le début, le BNVCA a perdu toute illusion de voir l’assassin, voisin de la victime, sanctionné pour le crime antijuif qu’il a commis en toute connaissance de cause, selon nous, le 4 avril 2017 à Paris 20 ème.
Pour le BNVCA, Sarah Halimi n’aurait jamais du mourir. La façon dont l’instruction est conduite nous surprend à plus d’un titre.

1/ Le caractère antisémite n’a été reconnu que tardivement, et seulement après les réquisitions du Procureur de la République.

2/ Pas de reconstitution qui pourrait nous éclairer sur les raisons pour lesquelles, ni les policiers avertis, présents sur les lieux, ni les résidents témoins, n’ont porté secours et assistance à la victime de Traoré.

3/ Enfin la nouvelle expertise excuse la culpabilité de l’assassin antisémite au motif que sa volonté, son discernement, ont été abolis par la prise de stupéfiants.

4/ Nous relevons le paradoxe suivant, selon lequel, lorsqu’un automobiliste en état d’ébriété ou sous l’emprise de la drogue commet une infraction au code de la route, il est poursuivi pénalement et son état constitue une circonstance aggravante. Mais lorsqu’un islamiste, drogué, commet un crime antisémite, il bénéficie d’une excuse pénale absolutoire.

Pour le BNVCA qui n’attend rien de favorable de la nouvelle contre expertise commandée, nous sommes convaincus que ce crime va rester impuni et accroîtra le malaise ressenti par nos concitoyens juifs.

DES INSCRIPTIONS ANTISÉMITES DÉCOUVERTES SUR UN TEMPLE PROTESTANT – RTL.

 

Des inscriptions antisémites ont été découvertes lundi 9 juillet, taguées sur les murs du temple protestant de l’Oratoire du Louvre, à Paris. Une enquête a été ouverte.

Le temple protestant de l'Oratoire du Louvre (Paris).
Le temple protestant de l’Oratoire du Louvre (Paris).Crédit : FRED ROMERO / CC
Leia Hoarau 
Leia Hoarau
Journaliste

“Mort aux Juifs”. Cette inscription, accompagnée d’une croix gammée, a été découverte hier, en milieu de journée, sur un des murs de l’Oratoire du Louvre de Paris, côté rue Saint-Honoré.

Des dégradations ont également été constatées sur une boîte aux lettres, du côté de la rue de l’Oratoire. Ce lieu, classé monument historique, est une église protestante dont la construction date de 1616. Une enquête a été ouverte et confiée à la police du premier arrondissement.

Contacté par RTL.fr, Sammy Ghozlan, président du Bureau national de la vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), se désole de la tournure que prennent les hostilités faites à la communauté juive : “Ce sont des faits qui s’amplifient : on est passé de la croix gammée à des menaces de mort. Et parallèlement, ces actions passent de plus en plus inaperçues. Les citoyens ne les signalent même plus.”

Le BNVCA a décidé de porter plainte ainsi que de contacter les élus pour faire effacer les inscriptions. Sammy Ghozlan a également déploré que l’action de la justice ne soit pas plus rapide et plus forte, face à l’antisémitisme : “Je considère que, lorsque les inscriptions sont réalisées dans des lieux publics, il appartient au parquet d’engager immédiatement des poursuites, sans attendre l’action des associations”.

Ces agissements sont non sans rappeler le tag antisémite et la croix gammée trouvés sur les murs d’une école juive, dans le 16e arrondissement, en avril dernier.

RTL.FR

Le BNVCA condamne les inscriptions antijuives taguées sur les murs de l’Oratoire Protestant du Louvre à Paris et sur une boîte aux lettres de la Poste rue de l’Oratoire.

Le BNVCA condamne les inscriptions antijuives découvertes le 9/7/18 à 11h30 sur un mur de l’Oratoire Protestant du Louvre, classé monument historique. Ce mur situé rue Saint-Honoré, dans le 1er arrondissement de Paris, portait l’inscription “Mort aux Juifs” accompagnée d’une croix gammée. 

Nous condamnons également les tags similaires retrouvés sur une boite aux lettres de La Poste au 8, rue de l‘Oratoire à Paris. Une enquête est ouverte et confiée aux policiers du 1er arrondissement.

Le BNVCA qui constate que ces injures antisémites qui se développent et se banalisent a décidé de déposer plainte contre inconnu, espérant que les vidéos surveillance permettront d’identifier le ou les auteurs.

Le BNVCA demande à la Ville de Paris de faire procéder sans délai à l’effacement de ces inscriptions racistes.

 

Le BNVCA salue l’action de la Gendarmerie de Sens qui a identifié et interpellé l’auteur de graffitis antisémites (croix gammées) tagués sur la porte d’entrée d’une résidente juive d’un immeuble de Saint Valerien (Yonne) le 30 décembre 2017.

Le BNVCA a déposé plainte contre inconnu le 20/2/18 auprès du Procureur de la République du TGI de Sens, suggérant que l’enquête se porte également sur l’auteur de harcèlements téléphoniques nocturnes, dont a été victime cette dame de 64 ans, à mobilité réduite et suivie quotidiennement par des infirmiers à domicile.

Les soupçons portés par le BNVCA ont été confirmés par l’enquête conduite par les gendarmes.

Il s’agit en réalité du voisin de la victime. Ce dernier a été interpellé, placé en garde à vue le 3 Juillet 2018, et mis en cause tant pour les croix gammées sur sa porte palière que pour le harcèlement nocturne.

Après 14h d’audition, il a fini par tout avouer et reconnaître être le seul auteur des faits.

Le Juge d’Instruction auquel il a été présenté, a émis le  5 /7/18 une mesure d’éloignement de son village dans lequel il ne peut plus résider.

Suite à la plainte du BNVCA, déposée le 28 février 2018 auprès du Tribunal de Grande Instance de Sens, l’auteur des faits a été renvoyé devant le Tribunal Correctionnel et sera jugé le 28 septembre 2018.

Le BNVCA se tiendra aux côtés de la victime lors de cette audience.

Le BNVCA qui constate que désormais l’antisémitisme se développe même dans des villages retirés, reste vigilant et recommande aux victimes et témoins de l’informer de tels faits,

soit sur la hot line  06 63 88 30 24, soit sur le site BNVCA.ORG.

 

 

 

 

AGRESSION ANTISÉMITE À CRÉTEIL : DES PEINES DE PRISON FERME DE HUIT À SEIZE ANS.

Nous faisons suite à notre Article du 3 juillet ainsi que l’interview de notre Avocat sur CNEWS. 

En 2014, trois hommes avaient pénétré de force, cagoulés et armés, dans l’appartement des victimes. La circonstance aggravante d’antisémitisme a été retenue.

Des peines de huit à seize ans de prison ont été prononcées vendredi 6 juillet contre Houssame Hatri – en fuite –, Ladje Haidara et Abdou Salam Koita, poursuivis pour séquestration, extorsion, violences aggravées, association de malfaiteurs et viol pour l’un d’entre eux. Elle a également condamné leurs deux complices à des peines de cinq et six ans de prison. La cour d’assises du Val-de-Marne à Créteil a reconnu la circonstance aggravante d’antisémitisme dans le choix de leurs victimes lors de l’agression de Jonathan B. et Laurine C. Elle a déclaré Ladje Haidara coupable de viol.

L’avocate générale Christine Laï avait requis la veille des peines de huit à vingt ans, en qualifiant les agresseurs de « loups » qui évoluaient dans ce quartier, où habite une grande partie de la communauté juive de Créteil. Pour l’accusation, il ne faisait aucun doute que les agresseurs avaient choisi leurs victimes en raison de leur religion.

 
Source : https://www.lemonde.fr/police-justice/article/2018/07/06/agression-antisemite-a-creteil-des-peines-de-prison-ferme-de-huit-a-seize-ans_5327481_1653578.html

 

 

LE BNVCA ATTRISTÉ PAR LA MORT DE CLAUDE LANZMANN.

Le journaliste et cinéaste Claude Lanzmann est mort.

 

Défenseur acharné de la cause d’Israël, il était notamment l’auteur du documentaire « Shoah », consacré à l’extermination des juifs pendant la seconde guerre mondiale.

Claude Lanzmann, à Paris en septembre 2013.

Le cinéaste et journaliste Claude Lanzmann est mort à Paris, jeudi 5 juillet, à l’âge de 92 ans. Il était né le 27 novembre 1925 à Bois-Colombes dans une famille d’origine juive d’Europe de l’Est, immigrée en France à la fin du XIXsiècle.

En 1934, à la suite du divorce de ses parents, Claude, son frère cadet Jacques (écrivain, scénariste et parolier) et sa sœur Evelyne (Evelyne Rey, actrice de théâtre), emmenés par leur père, vont vivre à Brioude, en Haute-Loire. Ils y restent jusqu’en septembre 1938. Quand la famille retourne à Paris, Claude poursuit ses études au lycée Condorcet, où il découvre l’antisémitisme lorsqu’il assiste au quasi-lynchage d’un élève juif nommé Lévy, sans oser intervenir. Il subit lui-même des remarques antisémites.

Pendant la guerre, il s’engage dans les Jeunesses communistes et dans la Résistance à Clermont-Ferrand, où il est interne au lycée Blaise-Pascal. En janvier 1945, il est admis en hypokhâgne au lycée Louis-le-Grand, à Paris. Il y rencontre Jean Cau, secrétaire de Jean-Paul Sartre (de 1946 à 1957), avec qui il noue une grande amitié. Il suit des études de philosophie à la Sorbonne puis à l’université Eberhard Karl de Tübingen, en Allemagne. Il enseigne à Berlin en 1948-1949.

 Claude Lanzmann, un portraitiste hors pair

La parution des Réflexions sur la question juive, de Sartre, en 1947, est pour lui un événement majeur. L’ouvrage devient le socle d’un séminaire sur l’antisémitisme que Lanzmann organise en Allemagne à la demande de ses étudiants. Voulant dénoncer la faiblesse de la dénazification au sein de l’université, il publie en 1949 deux articles dans le Berliner Zeitung, journal de la République démocratique allemande (RDA), ce qui lui vaut de quitter ses fonctions d’enseignant. De retour en France, il se lance dans une carrière de journaliste. Il devient pigiste en 1951 pour France Dimanche et part en reportage en Allemagne de l’Est. Ses articles ne sont pas retenus par son journal et c’est Le Monde qui les publie.

Engagement anticolonialiste

Il rencontre en 1952 Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre, qui lui proposent de participer au comité de rédaction des Temps modernes, fondé en 1945. Il devient le compagnon de Simone de Beauvoir, une relation qui durera sept ans. En avril 1952, il publie son premier article dans Les Temps modernes, « La Presse de la liberté », puis part pour la première fois en Israël. « Numéro après numéro, dossier après dossier, la revue n’a pas cessé de s’approfondir et de s’améliorer, délimitant et marquant de plus en plus clairement le territoire unique qu’elle occupe dans la politique et la culture de gauche en France »souligne Claude Lanzmann.

Claude Lanzmann (à gauche), Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre visitent les pyramides de Gizeh, en Egypte, le 4 mars 1967.

En mai 1958, le journaliste Lanzmann se rend en Corée du Nord. Puis, le 27 avril 1959, il publie un long article sur la fuite du dalaï-lama du Tibet, cette fois-ci dans Elle. Son engagement anticolonialiste s’affirme. Il fait notamment partie des dix inculpés, parmi les signataires du « Manifeste des 121 », qui dénoncent la répression en Algérie en 1960.

En 1967, il prend une grande part à l’élaboration du fameux numéro des Temps modernes intitulé « Le Conflit israélo-arabe ». L’édition paraît en mai, à la veille de la guerre des Six-Jours, lui conférant une exceptionnelle actualité. Un article de 80 pages intitulé « Israël, fait colonial ? », signé du sociologue et historien Maxime Rodinson, a constitué à lui seul un corpus historique et théorique qui a fondé l’engagement politique de toute une génération en faveur des droits des Palestiniens. Jusqu’en 1970, Claude Lanzmann partage ses activités entre Les Temps modernes et diverses collaborations journalistiques. Il écrit de nombreux articles et reportages. En 1986, après la mort de Simone de Beauvoir, il deviendra le directeur de la revue.

Source : lemonde

LE BNVCA CHOQUÉ D’ APPRENDRE QUE M. D’ALIL BOUBAKEUR RECTEUR DE LA GRANDE MOSQUÉE DE PARIS, DEFEND ET SOUTIENT L’IMAM TATAI DE LA GRANDE MOSQUÉE DE TOULOUSE.

Le BNVCA a reçu un nombre important de protestations de correspondants choqués d’apprendre et de lire que le Recteur de la Grande Mosquée de Paris Mr Dalil BOUBAKEUR défend et soutient l’imam Tatai auteur d’un prêche anti Juif et anti Républicain prononcé dans la mosquée de Toulouse en décembre 2017 et diffusé sur les réseaux sociaux.

Nous considérons qu’il est du devoir du BNVCA de dénoncer le soutien apporté par Monsieur Dalil BOUBAKEUR ainsi que la presse le rapporte.

“Reçu lundi 2 juillet à la Grande Mosquée l’Imam TATAI (Nouvel Imam de la grande Mosquée de Toulouse), se serait excusé pour des « propos décontextualisés ». Il a été immédiatement conforté par Monsieur BOUBAKEUR qui publie un communiqué au nom de la Grande Mosquée de Paris” : (Voir ci-dessous communiqué de presse de Mr BOUBAKEUR).

Les allégations de Mr BOUBAKEUR contenues dans son communiqué de presse selon lesquelles l’imam de Toulouse n’a pas un instant évoqué « la souffrance du peuple juif » sont fausses. Bien au contraire il loue la guerre incessante du « musulman » qui doit chercher « le juif » « derrière chaque arbre pour le tuer ».

Le parquet de Toulouse ouvre une information pour incitation à la haine. Le BNVCA a déposé plainte pour ces faits.

Le soutien de Mr BOUBAKEUR aux propos de Tatai, appelant à la haine à la discorde entre les citoyens s’analyse selon les dispositions de l’article 222-17 du Code Pénal.

En conséquence le BNVCA a décidé de déposer plainte en vertu cet article 222-17 contre Monsieur BOUBAKEUR qui selon nous n’est en rien le représentant de l’Islam de France, mais seulement Président de la fédération Nationale de la Grande Mosquée de Paris,
Qu’il n’est pas investi d’un pouvoir quelconque sur les officiants, Imams et communautés musulmanes de France,
Qu’en revanche il dispose d’une influence morale réelle sur de très nombreux musulmans.
D’autant que Tatai avance que même « les Chrétiens croient en ces prédictions ».

Le BNVCA attend des représentants de l’Islam en France qu’ils se désolidarisent publiquement de l’Imam de Toulouse Tatai, et condamnent ses prêches antisémites et anti Républicains.

___________________________________________________________________________________

 

« Communiqué de presse de Mr BOUBAKEUR”
Paris, lundi 2 juillet 2018
Le Recteur de la Mosquée de Paris a reçu ce lundi l’imam Mohammed Tataï de la grande mosquée de Toulouse, en présence de son conseil d’imams, pour entendre son explication suite à la polémique provoquée par une vidéo diffusée sur YouTube dans laquelle, en décembre 2017, il évoque un hadith dans un prêche consacré à l’eschatologie des fins dernières et à la souffrance du peuple juif.
L’imam Mohammed Tataï proteste vivement de sa bonne foi. Il s’excuse profondément auprès de ses amis de la communauté juive de Toulouse et de France de l’interprétation décontextualisée de ses propos. Il rappelle qu’il a toujours appelé dans ses prêches au respect de toutes les communautés religieuses et en particulier la communauté juive qu’il évoque constamment en terme favorable (Moïse est cité 134 fois dans le Coran) et avec qui il entretient d’excellents rapports.
Aussi, l’imam Mohammed Tataï s’engage comme par le passé à insister sur le vivre-ensemble et sur la nécessaire entente inter-religieuse. Et en raison de son engagement exemplaire à Toulouse et dans la région en faveur du vivre-ensemble, la Mosquée de Paris souhaite que l’imam Tataï poursuive sa mission dans la paix, le dialogue et la sérénité.
La Mosquée de Paris saisit cette occasion pour inviter tous les imams de France à observer une stricte impartialité dans leurs propos (Dars, Khotba, etc.) notamment à l’égard des Religions du Livre dans le respect scrupuleux de toutes les croyances.
Recteur Dalil BOUBAKEUR
Président de la Fédération nationale
de la Grande Mosquée de Paris – FGMP

Le BNVCA salue l’hommage rendu par la Vile de Créteil et son Maire Laurent Cathala à Alain GHOZLAND ancien Conseiller Municipal lâchement assassiné.dont le nom est donné à une place de la Ville.

Le BNVCA salue l’hommage rendu par le Maire Laurent Cathala et la Ville de Créteil à notre ami       Alain GHOZLAND, dont le nom sera donné désormais à une place du Chef Lieu du Département du Val de Marne. La Place de la Brèche prend donc le nom de place Alain GHOZLAND.

Alain GHOZLAND ancien Conseiller Municipal était aussi un membre influent de la communauté juive de CRETEIL. Il était apprécié et aimé de tous pour son dévouement, sa disponibilité, et l’humour qui le caractérisait.

Il a été lâchement assassiné le 11 janvier 2016.

Les hasards du calendrier font que ce même jour, un autre  hommage vibrant est rendu par la Nation  à Madame Simone Veil, femme juive, ancienne Ministre et Première Présidente de la Communauté Européenne, qui entre avec son époux au Panthéon.

C’est toujours ce même 1/7/18 que le judaïsme  commémore par un jeûne, le deuil rappelant le siège et la destruction de Jérusalem,il y a près de 3000 ans.

L’honneur fait aujourd’hui à Alain GHOZLAND retentit aussi sur toute la communauté juive, qui exprime sa gratitude à la Municipalité de Créteil, car ainsi, le souvenir d’Alain GHOZLAND restera gravé dans la mémoire de la Ville.

Le Président

Sammy GHOZLAN

0609677005

0177384944

 

Le BNVCA salue l’hommage historique rendu par la Nation à Simone Veil et son entrée au panthéon avec son époux.

Le BNVCA salue avec une forte émotion, une grande et sincère gratitude, le Président de la République Mr Emmanuel Macron, tout l’Etat, toute La France, pour la magnifique  et grandiose cérémonie d’hommage rendue à l’occasion de l’entrée au Panthéon de Madame Simone Veil et son époux Antoine.

Cet évènement historique au cours duquel ont été rappelées les valeurs et les leçons de Simon Veil, Juive, Républicaine, Européenne, restera gravé à tout jamais, d’autant que le numéro tatoué de façon indélébile qu’elle portait sur son bras dans le camp de Birkenau figurera sur son  caveau.

Le parcours et le destin  exceptionnels de Simone Veil, depuis sa déportation parce que juive, jusqu’à son ascension aux  hautes fonctions à la tête du Parlement Européen, témoignent de sa force de caractère, de sa judaïté, de sa grande dignité, de sa volonté d’aider les autres, les plus faibles.

Nous sommes convaincus que, celle qui a combattu l’antisémitisme, les discriminations et la barbarie, aurait été meurtrie de voir qu’au 21 eme siècle la haine du juif persiste, que Sarah Halimi, Mireille Knoll ont été assassinées parce juives.

Par ailleurs nous observons que le hazard du calendrier fait que ce même jour où  la Patrie  rend cet hommage  à cette grande dame juive, le judaïsme  commémore par une jeûne, le deuil rappelant le siège et la destruction de Jérusalem, il y a près de 3000 ans.

Madame Simone Veil disait  “ne pas se faire d’illusion sur la condition humaine “, toutefois  suivant l’exemple qu’elle a donné, le BNVCA  continue la lutte.

Le Président

Sammy GHOZLAN

0609677005

0177384944

Le BNVCA en colère demande au Ministre de l’Intérieur , au Préfet de Haute Garonne, et au Maire de Toulouse, de mettre hors d’état de nuire l’influent imam de Toulouse,auteur de virulents discours antioccidental et antisémite.

 

Le Président                                                   
Sammy GHOZLAN


Le BNVCA en colère est sérieusement inquiet après avoir été alerté par un grand nombre d’internautes , et lecteurs des journaux en ligne TIMES OF ISRAEL et LE MONDE JUIF
qui rapportent que l’imam de Toulouse Mohamed Tatai , a prononcé  le 15 décembre 2017 , en arabe,un sermon manifestement antijuif ,dans sa mosquée Ennour de Toulouse, et diffusé via You Tube, le 30 janvier 2018.
Il s’agit d’un dangereux et virulent appel au meurtre.
La très sérieuse agence d’information MEMRI  produit la vidéo incriminée mise en ligne.
Nous considérons que cet évènement est d’autant plus grave qu’il s’est produit dans la mosquée de cette ville de Toulouse définitivement marquée par l’assassinat des petites enfants et de leur père professeur  de l’école juive de Toulouse le 19 mars 2012.
Le discours de cet imam, inspiré de versets du Coran, étant incitatif à la haine et à la violence, le BNVCA a décidé de déposer plainte et de saisir le Ministre de l’Intérieur Mr Gérard Collomb afin qu’il prenne les mesures administratives et pénales qui s’imposent.
Nous saisissons également  le Préfet de Haute Garonne Mr Pascal Mailhos afin qu’il  procéde sans délai à la fermeture de la mosquée Ennour de Toulouse.et à l’arrestation voire à l’expulsion de l’Imam Tatai.
Nous demandons au Maire de Toulouse, Mr Jean Luc Moudenc, d’user de ses pouvoirs locaux de police pour agir et faire cesser l’activité de cet imam et sa mosquée.
Nous demandons également aux dirigeants de l’Islam de France et à ceux qui, musulmans français, prônent l’idéal d’un “Islam de Paix et de Tolérance” qui revendiquent les valeurs du “Vivre ensemble, de fraternité, d’amour”, de faire destituer le prétendu Imam de Toulouse Tatai, de toutes ses fonctions, et de se désolidariser publiquement de cet individu.
Mohamed Tataï, de nationalité algérienne, installé à Toulouse depuis 1987, président de l’association Cercle de Dialogue Civilisationnel (CDC), a acheté un vaste terrain de 5 000 m2, grâce à une collecte de fonds auprès de 5 000 fidèles, . C’est cette même mosquée que fréquentait Mohamed Merah l’assassin de soldats français et d’enfants juifs français.
Tatai est connu pour ses positions anti républicaines et anti occidentales.
Pour se faire une opinion plus précise sur les prédications de Mohamed Tatai on peut écouter ses prêches en vidéo sur le site de la Mosquée de Toulouse. Déja, le 4 février 2011, Mohamed Tataï lançait un sermon devant ses Fidèles sur le thème « Des organisations corruptrices dans une communauté de bien »Quelques passages en gras italique ci-dessous, retranscrits en français sur le site officiel de la Mosquée Empalot de Toulouse, où l’on retrouve les thèmes classiques habituels de l’Islam politique :

– l’Occident qui cherche à pervertir les Musulmans, par les libertés, la démocratie, la laïcité
– l’Occident qui persécute les Musulmans (racisme, islamophobie, démantèlement de la communauté)
– Le complot des Juifs, qui manipulent les dirigeants Occidentaux (et même les Arabes) afin de persécuter les Musulmans
– La communauté Musulmane doit rester soudée, se fortifier pour lutter contre l’ennemi sioniste .

Nous considérons que cet individu met en danger les membres de la communauté juive, déjà fortement éprouvée. Il appartient aux services de l’Etat  de le mettre hors d’état de nuire outre mesure.

Le BNVCA a chargé son conseil maître Baccouche, de déposer plainte auprès de Procureur de la République de Toulouse.

_________________________________________________________________________________________________________

Ci dessous le hadit (verset coranique cité par Tatai) et quelques ses propos prononcés par l’imam et  traduits de l’arabe . ,

Lors d’un sermon à la Mosquée Ennour à Toulouse, l’imam Mohamed Tatai, imam de la mosquée, a relaté le hadith antisémite selon lequel le Jour du jugement, les musulmans combattraient les juifs, et les pierres et les arbres dévoileraient ceux qui se cachent derrière eux. Et d’ajouter que les juifs et les chrétiens croient également en ces prophéties. Le Premier ministre israélien a fait part de sa « crainte qu’Israël ne vive pas plus de 76 ans » et lorsque l’ancien président israélien Shimon Peres est décédé il y a deux ans, c’était « l’enterrement d’Israël », a-t-il affirmé. Le sermon du 15 décembre 2017 a été diffusé sur la chaîne YouTube de la Grande Mosquée de Toulouse le 30 janvier 2018. Extraits :

Mohamed Tatai : [Le prophète Mahomet] nous a décrit la bataille finale et décisive : « Le Jour du jugement n’arrivera que lorsque les musulmans combattrons les juifs. Les juifs se cacheront derrière les pierres et les arbres, et les pierres et les arbres diront : ‘ô musulman, ô serviteur d’Allah, un juif se cache derrière moi, viens le tuer’, sauf l’arbre Gharqad, qui est l’un des arbres des juifs. » Ce hadith a été raconté par l’imam Muslim. Les chrétiens et les juifs croient également en ces prophéties. […]

Le Premier ministre [israélien] assistait à une rencontre à sa résidence. Cela a été rapporté dans les médias. Il a dit : « Nous célébrons aujourd’hui le centenaire de la Déclaration Balfour, et dans 31 ans, nous célébrerons le centenaire de l’Etat d’Israël. Je m’engage devant vous à faire ceci, cela et encore cela. » Puis il a dit… Et c’est incroyable… Il a dit qu’il craignait qu’Israël ne vive pas plus de 76 ans, comme c’est écrit dans les prophéties [des juifs]. Par conséquent, lorsque leur président est décédé il y a deux ans, et que les gens sont venus rendre leurs derniers hommages, l’un de leurs célèbres journalistes a dit : « Les gens ne sont pas venus aujourd’hui à l’enterrement de Peres, mais à l’enterrement d’Israël. »

 

Washington claque la porte du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour son “hypocrisie” envers Israël

Washington claque la porte du Conseil des droits de l’homme de l’ONU pour son “hypocrisie” envers Israël

i24NEWS – AFP
Les Etats-Unis se sont retirés mardi du Conseil des droits de l’homme (CDH) de l’ONU en accusant l’institution basée à Genève d'”hypocrisie” et de parti pris contre Israël, une décision aussitôt dénoncée par des organisations de défense des droits humains.”Nous prenons cette mesure parce que notre engagement ne nous permet pas de continuer à faire partie d’une organisation hypocrite et servant ses propres intérêts, qui fait des droits de l’homme un sujet de moquerie”, a lancé devant la presse à Washington l’ambassadrice américaine à l’ONU Nikki Haley, aux côtés du secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

“Pendant trop longtemps, le Conseil des droits de l’homme a protégé les auteurs de violations des droits de l’homme et a été un cloaque de partis pris politiques”, a-t-elle ajouté.Mme Haley et M. Pompeo ont insisté sur le fait que les Etats-Unis resteraient un héraut des droits de l’homme dans le monde mais, pour beaucoup, cette décision reflète la défiance du gouvernement américain envers les organismes multilatéraux.
Israël, à l’ordre du jour de chaque session

Cette annonce intervient au lendemain de vives critiques du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme Zeid Ra’ad Al Hussein contre la politique “inadmissible” et “cruelle” des autorités américaines de séparation d’enfants de leurs parents sans-papiers à la frontière mexicaine.Mais Nikki Haley et Mike Pompeo ont assuré que la décision était liée à l’échec des tentatives de réforme du CDH.

“Malheureusement, il est maintenant clair que notre appel à la réforme n’a pas été entendu”, a dit Mme Haley.HECTOR RETAMAL (AFP/File) US Ambassador to the United Nations Nikki Haley denounced as ‘wildly inaccurate’ an Arab-backed UN draft resolution to protect the Palestinians that was vetoed by Washington
HECTOR RETAMAL (AFP/File) Le CDH a été créé en 2006 pour promouvoir et protéger les droits humains à travers le monde mais ses rapports ont souvent contredit les priorités américaines.En particulier, le fait qu’Israël soit le seul pays au monde ayant un point fixe (appelé point 7) à l’ordre du jour de chaque session, soit trois fois par an, provoque la colère des Etats-Unis.Washington, dont le mandat au Conseil s’achevait en principe en 2019, avait aussi réclamé que l’exclusion des Etats membres commettant de graves violations des droits de l’homme soit votée à la majorité simple et non aux deux tiers, et que le processus de sélection des Etats membres soit renforcé.”Les pays (membres) se sont entendus pour saper la méthode actuelle de sélection des membres”, a déclaré M. Pompeo. “Et le biais continu et bien documenté du Conseil contre Israël est inadmissible. Depuis sa création, le Conseil a adopté plus de résolutions condamnant Israël que contre le reste du monde”, a-t-il ajouté.WANG Zhao (POOL/AFP) US Secretary of State Mike Pompeo is seen here at a meeting with Chinese Foreign Minister Wang Yi (not pictured)in Beijing on June 14, 2018
WANG Zhao (POOL/AFP) Depuis l’arrivée début 2017 du républicain Donald Trump à la Maison Blanche, les Etats-Unis se sont retirés de l’Unesco, ont coupé plusieurs financements à des organes de l’ONU et ont annoncé notamment leur retrait de l’accord de Paris sur le climat et de l’accord nucléaire avec l’Iran endossé par les Nations unies.Le départ des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme n’est pas une première. Il y a douze ans, l’administration du républicain George W. Bush avait déjà boycotté le CDH, avant que le démocrate Barack Obama ne décide d’y faire participer son pays à nouveau.

Juifs italiens: le « recensement » des Roms présente des relents du fascisme passé

Juifs italiens: le « recensement » des Roms présente des relents du fascisme passé
Des parallèles avec la Shoah ont été remarqués après que le ministre de l’Intérieur Matteo Salvini a ordonné le décompte de la minorité tzigane du pays

Par JTA
Le leader du parti d’extrême droite italien de la Ligue Matteo Salvini lève les pouces au siège de la formation à Milan, le 5 mars 2018 (Crédit : AFP/Piero Cruciatti)
Le leader du parti d’extrême droite italien de la Ligue Matteo Salvini lève les pouces au siège de la formation à Milan, le 5 mars 2018 (Crédit : AFP/Piero Cruciatti)
ROME — La communauté juive italienne a condamné un appel lancé par le ministre de l’Intérieur, issu de la ligne dure, à recenser la population rom.

L’Union des communautés juives italiennes (UCEI) a estimé dans un communiqué émis mardi que l’appel lancé par Matteo Salvini de faire un « recensement » des Roms en Italie rappelait les législations antisémites introduites par le gouvernement fasciste dans le pays à la veille de la Shoah, en 1938.

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info INSCRIPTION GRATUITE !
Salvini, à la tête du parti de la Ligue de droite, a indiqué à une chaîne de télévision lundi qu’il avait demandé au ministère de préparer un dossier sur la situation des Roms en Italie afin de déterminer » ‘qui’, ‘comment’ et combien’. »

Cette déclaration a suscité une vague de protestations de la part de l’opposition de centre-gauche.

Plus tard, Salvini a précisé qu’il n’avait pas l’intention de « créer des dossiers ou prendre les empreintes digitales » des Roms au niveau individuel.

L’annonce faite par Salvini « d’un recensement possible, spécifique de la population rom nous inquiète et réveille des souvenirs des mesures racistes qui avaient été prises il y a seulement 80 ans et qui, malheureusement, ont été oubliées », a dit le communiqué de l’UCEI.

La formation de Salvini, lors des élections du 4 mars, a remporté des victoires dans une grande partie du nord de l’Italie avec une véhémente plate-forme anti-immigration.

Le communiqué de l’UCEI a expliqué qu’il n’y avait « pas de recherche de consensus, pas d’anxiété au niveau de l’ordre public qui viennent justifier cette proposition perturbante de désigner des catégories sociales spécifiques de citoyens, de les recenser et de les soumettre à des politiques sécuritaires spéciales qui leur seraient exclusivement réservées ».

Bouches-du-Rhône : quand le venin salafiste se diffuse

Bouches-du-Rhône : quand le venin salafiste se diffuse
Par Coralie Bonnefoy, à Marseille

En avril, un imam algérien était expulsé pour des prêches violents à Marseille. Malgré son départ, son influence demeure. Dans la deuxième ville de France, mais aussi dans les petites villes alentour.
En ce vendredi de prière, sous l’enseigne verte, les larges portes restent closes. Sur le boulevard National, dans le IIIe arrondissement de Marseille – quartier considéré comme l’un des plus pauvres d’Europe – la mosquée As-Sounna a fermé en décembre dernier, à la suite d’une décision de la préfecture de police. Son imam, El Hadi Doudi, 63 ans, figure de référence du salafisme en France, a été expulsé vers son pays d’origine, l’Algérie, le 19 avril. Ces deux décisions s’appuyaient sur une note des services de renseignements, dénonçant des prêches « diffusant une idéologie contraire aux principes républicains et des messages de haine et de violence » qui « dépassent la sphère religieuse, conduisent les habitants du quartier à un repli communautaire et constituent le terreau d’actions violentes ».

Mais, le prêcheur parti, son emprise demeure. « Ici, le salafisme gagne du terrain », lâche sans détour l’imam Abderrahmane Ghoul, vice-président du conseil régional du culte musulman (CRCM). La note des renseignements confirme : un quart des fidèles des Bouches-du-Rhône qui se rendent régulièrement à la prière du vendredi fréquentent un lieu de culte salafiste, contre 5,5 % au niveau national. Le document liste une quinzaine de mosquées à Marseille et une dizaine dans le reste du département, sous influence salafiste.

Malgré la fermeture de la mosquée As-Sounna que fréquentaient 800 fidèles, l’endoctrinement de l’imam Doudi s’est déployé dans les Bouches-du-Rhône, de Fos-sur-Mer à Gardanne, en passant par La Ciotat, Marignane, Vitrolles, Miramas, Saint-Victoret, Septèmes-les-Vallons et La Roque-d’Anthéron… « Il a laissé son venin », martèle l’imam Salim Hacène-Blidi.

“Discours de haine”

Dans sa mosquée de la rue Cristofol, à 700 m des portes closes d’As-Sounna, le cheikh Hacène-Blidi, s’il ne fait pas mystère de son passé salafiste, assure lui avoir tourné le dos. « Je suis un peu comme quelqu’un qui a été au FN et qui maintenant passe chez Les Républicains », ose-t-il. Sa mosquée reste cependant référencée comme salafiste par les services de renseignements… Doudi ? Il l’a côtoyé et s’en est éloigné. Hacène-Blidi raconte volontiers la « dérive sectaire » dans laquelle s’est peu à peu engagée une partie de la communauté musulmane de la cité phocéenne. « Les jeunes aiment la dureté, ils cherchent un chef. Doudi incarnait ça : une expérience, un passé aussi, avec le Front islamique du salut [FIS] en Algérie », analyse-t-il. Une ligne dure qui se manifestait par les prêches sans équivoque, relève la préfecture de police des Bouches-du-Rhône. « On peut pratiquer un islam salafiste sans dire que l’on est prêt à accepter de l’argent sale pour les besoins immobiliers d’agrandissement de sa mosquée ; sans appeler à lapider les femmes adultères ; sans dire que les juifs sont les amis des singes et des chiens ; sans demander de crier “Allah akbar” dans les lieux publics pour effrayer les mécréants… Or, tout cela a été dit par l’imam Doudi », résume Olivier de Mazières, le préfet de police. « Il était donc important d’y mettre un terme », poursuit-il.

La Mosquée As-Sounna dans le IIIe arrondissement de Marseille a été fermée. (AFP)

Me Nabil Boudi, l’avocat de l’imam expulsé, assure que son client est un « bouc émissaire » dont les propos ont été mal interprétés. Une défense qui laisse l’imam Ghoul dubitatif : « Il suffit d’aller voir sur son site pour se rendre compte qu’il tient un discours de haine. » Le préfet de police confirme d’ailleurs que « cinq personnes au moins sont passées par la mosquée As-Sounna avant de rejoindre la zone de combat en Syrie ».

Ahmed* vit et va à la mosquée dans une des rues adjacentes au boulevard National. Pour ce quadragénaire porteur de la tabaâ – cette tache au front qui signe l’assiduité religieuse -, la mosquée As-Sounna offrait un double visage : « En façade, il y avait un salafisme quiétiste, pacifiste, pour les fidèles un peu naïfs. Mais, derrière, des salafistes djihadistes particulièrement attachés à Doudi étaient aux commandes. » Pour preuve, quand l’imam Hacène-Blidi a installé sur la façade de sa mosquée voisine un drapeau tricolore, un drapeau européen et un panneau SOS radicalisation, « ça n’a pas plu à tout le monde, témoigne-t-il. Mais, quand des jeunes qui sont passés par chez Doudi arrivent en vous disant : “C’est vrai qu’on ne doit pas dire bonjour à un non-musulman ?”, c’est inquiétant. Pour moi, ce genre de phrases, c’est le premier pas vers la radicalisation. »

“CINQ PERSONNES AU MOINS SONT PASSÉES PAR LA MOSQUÉE AS-SOUNNA AVANT DE REJOINDRE LA ZONE DE COMBAT EN SYRIE.” OLIVIER DE MAZIÈRES, PRÉFET DE POLICE

“Le bon chemin”

Ce pas a été franchi dans le quartier du Liourat, à Vitrolles, qui compte 34 000 habitants, parmi lesquels de 5 000 à 6 000 musulmans. La mosquée Al-Albani, lieu de culte historique musulman (le seul de la ville pendant vingt-cinq ans), n’a longtemps drainé que les anciens, les chibanis, de la ville gérée par l’extrême droite de 1997 à 2002. « C’était une mosquée “sage” », confirme Habib Malagouen, qui en fut le vice-président et se présente comme un réformateur. Il a suffi d’une nuit pour qu’elle bascule. « Un putsch, se souvient-il. En 2014, un imam autoproclamé, Thierry Soeun, qui se faisait appeler Tair Abou Sany, a débarqué avec ses soldats, sa garde rapprochée. Et ils ont pris le pouvoir. »

Abderrahmane Ghoul, vice-président du conseil région du culte musulman et imam. – Robert Terzlan / Divergence

Formé par El Hadi Doudi, le jeune converti prêche alors un islam très radical. « Ils étaient beaucoup plus rigoristes que les deux imams modérés que nous avions à l’époque. Ils ont même fait leur procès, comme au tribunal ! On nous reprochait de ne pas être de bons musulmans, d’être trop laxistes, de ne pas être sur le bon chemin… » se remémore Habib Malagouen, encore choqué par l’épisode. En 2016, l’imam controversé démissionne après différents rebondissements judiciaires et des passes d’armes avec le maire PS, Loïc Gachon, qui assure encore aujourd’hui sa « grande vigilance » à l’égard du lieu. « Ils ont perdu des fidèles puisqu’une partie de la mosquée a déménagé. Mais, au Liourat, il reste un noyau dur », assure Habib Malagouen, qui préside désormais l’Association pour le futur centre culturel et cultuel musulman de Vitrolles (AFCCCMV), lieu de prière en construction, érigé en concertation avec la ville.

“LES SALAFISTES ONT RENDU CE COIN INVIVABLE. MA FEMME EST MUSULMANE, NON VOILÉE. UN JOUR QU’ELLE PASSAIT PAR LÀ, UN HOMME L’A PRISE À PARTIE ET MAUDITE.” HEDDI, TRENTENAIRE

Pressions quotidiennes

Au Liourat, le président Hocine a pris la suite de Thierry Soeun et n’a pas souhaité répondre aux questions de Marianne. « C’est le bras droit et le bras gauche de l’ancien imam. Il porte la même idéologie, s’agace Said Laoui, membre du conseil d’administration du futur centre cultuel. On s’inquiète. Mais nous serons très fermes. Dans notre mosquée, au moindre trouble, il y aura un rappel à l’ordre et, si besoin, une dénonciation aux autorités. »

Vitrolles n’est pas la seule ville du département où l’implantation salafiste est manifeste. En décembre dernier, la première cellule de déradicalisation des Bouches-du-Rhône a vu le jour à Miramas. Une bourgade endormie de 25 000 habitants, au nord-est de l’étang de Berre, où un snack, suspecté d’être un lieu de rassemblement de jeunes radicalisés, a dû baisser le rideau en 2016. Idem pour la mosquée Dar Es-Salam à Aix-en-Provence, dans le quartier du Calendal, fermée l’année suivante après les prêches discriminatoires et haineux de son imam, Charef M’rabet. L’arrêté pris par le préfet de police de l’époque, Laurent Nunez, évoque aussi « les pressions quotidiennes exercées sur les habitants » qui « provoquent un repli communautaire ».

A Marseille, au gré du boulevard National où officiait l’imam Doudi, l’empreinte du dirigeant salafiste marque encore la vie du quartier. « Là comme à Aix, on a pu mettre en lumière un rayonnement dans la proximité immédiate du lieu, une influence de fait. Ce n’est pas un hasard si, entre 2016 et 2017, les verbalisations pour port du voile intégral interdit ont été dressées là-bas et pas ailleurs », souligne Olivier de Mazières. Dans sa mosquée de la rue Cristofol, l’imam Hacène-Blidi poursuit : « Doudi voulait que tout passe par lui, dans la vie de sa mosquée comme dans celle du quartier… » Ce repli exaspère Heddi, un trentenaire qui a vécu dans les quartiers nord et dont l’épouse est originaire du IIIe arrondissement : « Les salafistes ont rendu ce coin invivable ! Ma femme est musulmane, non voilée. Un jour qu’elle passait là, un homme la prise à partie et maudite. Elle est d’ici, mais il est hors de question qu’on y vive. »

Se substituer à l’autorité

Doudi qui attirait des fidèles de toute la région pour ses prêches a aussi drainé une population nouvelle, lors de son arrivée au début des années 2000. « Ces gens venaient de Paris ou d’ailleurs et ils se sont installés là, dans les appartements mais aussi les boutiques », détaille un membre de la communauté. Abderrahmane Ghoul confirme : « Dès qu’une mosquée salafiste prend de l’importance, tout le quartier suit : magasins de hijabs, salons de thé, kiosques à sandwichs, librairies… Ils achètent des fonds de commerce. Ils organisent une vie en vase clos. »

Avec ses fidèles, l’imam Doudi régentait tout, se substituant même à l’autorité des familles pour organiser des mariages arrangés au profit de sa bande. « Ses plus proches, des salafistes venus du bled, de Tunisie, du Yémen, parfois sans papiers, payaient de 1 000 à 1 500 € pour épouser une femme. C’était Doudi qui choisissait. En général, les jeunes filles – dès 15 ou 16 ans – fréquentaient sa mosquée. Comme elles considéraient que leurs pères et mères étaient des “ égarés”, Doudi devenait leur tuteur. Elles se mariaient donc sans l’aval de leurs parents. Il y a eu plusieurs cas comme ça », se désespère un imam. Khaled Slougui, président de l’association de lutte contre la radicalisation Turquoise Freedom et auteur de l’ouvrage Eloge de la déradicalisation. Une approche politique (Edilivre), témoigne de ces mariages, qu’il voit comme « une nouvelle forme de proxénétisme ». A haute voix, il s’interroge sur une forme de déni des pouvoirs publics : « On tire le signal d’alarme depuis longtemps. Pourquoi réagit-on si tardivement ? »

Les portes closes de la mosquée As-Sounna le resteront. Fin mai, la mairie de Marseille a annoncé qu’elle allait préempter le site dans le cadre d’une opération destinée au renouvellement urbain du quartier. Il n’empêche, « dans la communauté ça s’agite. Il y a des tractations et des négociations », souffle un imam. Il en est convaincu : « Les disciples de Doudi germeront ailleurs. »

* Certains prénoms ont été changés.

Nouvelle audition dans l’enquête sur la mort de Mireille Knoll

Nouvelle audition dans l’enquête sur la mort de Mireille Knoll
Publié par Corinne [email protected]
L’un des suspects du meurtre de Mireille Knoll, 85 ans, est de nouveau entendu aujourd’hui par les juges d’instruction du tribunal de grande instance de Paris. Yacine M. nie avoir tué la vieille dame le 23 mars dernier, dans son appartement du XIe arrondissement de Paris.

Le corps de Mireille Knoll, 85 ans, a été retrouvé en mars 2018 à son domicile
Le corps de Mireille Knoll, 85 ans, a été retrouvé en mars 2018 à son domicile © Maxppp / Aurelien Morissard / IP3
Depuis le début, Yacine M. nie être l’auteur du meurtre de la vieille dame juive, sa voisine, qu’il connaissait depuis tout petit. L’homme, âgé de 28 ans, ne devrait pas changer de discours ce lundi devant les juges d’instruction. Malgré les déclarations de son comparse, Alex C., qui dit l’avoir vu poignarder Mireille Knoll, en criant “Allah Akbar”. Malgré son passé jalonné de condamnations pour violences, malgré le couteau saisi chez sa mère – et que celle-ci aurait nettoyé – Yacine M. affirme que c’est son complice, Alex C., rencontré en prison, qui a tué la veille dame. Il assure que le couteau saisi chez sa mère lui servait à se scarifier, et à couper son “shit”, sa résine de cannabis.

Depuis bientôt trois mois, les deux hommes sont mis en examen pour “homicide en raison de l’appartenance vraie ou supposée de la victime à une religion” et écroués. Après ce second interrogatoire de Yacine M., le prochain acte d’enquête sera, sans doute, la confrontation des deux suspects aux versions diamétralement opposées.

Guerre des polices

On s’en souvient, la mort de Mireille Knoll avait déclenché une immense vague d’émotion. Des milliers de personnes s’étaient rassemblées pour une marche blanche contre l’antisémitisme, cinq jours après sa mort. Selon nos informations, l’affaire, très sensible, a fait l’objet ces dernières semaines d’une véritable guerre des polices.

Quand, le 23 mars dernier, le corps de la vieille dame est découvert dans son appartement incendié du XIe arrondissement de Paris, la 2e Direction de la police judiciaire (DPJ) est immédiatement saisie de l’enquête en flagrance. C’est l’un des plus gros services de police judiciaire, compétent sur tout le nord-est de Paris. Ses enquêteurs font les premières constatations, interpellent les deux suspects, les entendent en garde à vue. La question du mobile antisémite est abordée, parmi d’autres : cambriolage qui aurait mal tourné, ressentiment personnel sur fond d’alcoolisme, etc.

À lire
JUSTICE

Mireille Knoll, un crime au mobile complexe
En attendant l’ADN

A l’issue des gardes à vue, le parquet puis les juges d’instruction retiennent le caractère antisémite du crime – en raison principalement des déclarations d’Alex C. – donnant ainsi à l’affaire un énorme retentissement. Les magistrates ont-elles pensé que les policiers ne seraient pas à la hauteur ? Elles décident, début avril, de saisir également l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH), un office de gendarmerie à compétence nationale, spécialisé notamment dans la lutte contre les crimes motivés par la haine et l’intolérance.

Les policiers, qui n’ont pas été prévenus, prennent plutôt mal l’arrivée inopinée des gendarmes, dans une affaire qu’ils mènent depuis le début, sans difficulté particulière. Au point que les juges font marche arrière : exit les gendarmes, l’Office vient d’être finalement dessaisi. Et pendant ce énième épisode de la guerre des polices, les résultats des tests ADN sur les couteaux saisis chez les deux suspects se font toujours attendre.

 

LE BNVCA RECRUTE DES BENEVOLES SPECIALISES ET ENGAGES

LE BNVCA RECHERCHE BÉNÉVOLES SPÉCIALISÉS (ÉES) OU POSSÉDANT SOLIDE FORMATION DANS LE JURIDIQUE ET L’INFORMATIQUE;

 

Vous êtes retraité (ée) ou avez du temps à consacrer à notre noble démarche:

1- Solides connaissances en Droit Administratif, Juridique ou Pénal.

2- Dans le domaine de l’Informatique , bonne maîtrise sous Windows, Mac Office, WordPress et Réseaux.

3- Bonne base de Secrétariat.

Tous cela pouvant s’effectuer éventuellement à partir de son domicile.

Veuillez contacter Monsieur Lévy au 06 08 27 14 18

Afin de mieux nous connaitre veuillez vous rendre sur notre site web: bnvca.org

“Dans la tête des SS” : France 3 à la rencontre d’anciens nazis

“Dans la tête des SS” : France 3 à la rencontre d’anciens nazis

"Dans la tête des SS" : France 3 à la rencontre d'anciens nazis
Adolf Hitler, serrant la main à des SS, en 1937 à [email protected] AFP

Le réalisateur Serge de Sampigny est allé recueillir les témoignages d’anciens SS, encore en vie, dans un documentaire qui mêle archives, interviews et récit historique.

Une véritable plongée dans l’abjection. Si le documentaire Dans la tête des SS, diffusé mercredi sur France 3 à 20h55, retrace avec précision le mode de fonctionnement de la Schutzstaffel jusqu’à la tombée du Troisième Reich, le programme marque surtout par sa capacité à détailler les méthodes d’endoctrinement du régime totalitaire.

La fascination du statut. Pendant 106 minutes, Serge de Sampigny raconte l’histoire de la Schutzstaffel (SS), avec l’aide d’images d’archives et les témoignages d’anciens SS. Plus qu’Hitler, il est donc question d’Heinrich Himmler (chef de la SS), et de sa capacité à tenir les hommes sous son commandement. Le documentaire met notamment en lumière le pouvoir de fascination du statut SS exercé sur les gens à l’époque, qu’ils soient parents ou enfants.

Mais surtout, l’équipe du documentaire a retrouvé une vingtaine d’anciens SS. Certains ont refusé de parler, d’autres ont accepté. Parmi ces anciens nazis, on retrouve aujourd’hui un pasteur ou encore un militant politique en faveur de la démocratie. Comme le relève le documentaire, la plupart des SS passeront entre les mailles du filet de la justice à l’issue de la guerre.

Nous pouvons transmettre un ou plusieurs cookies sous forme de petits fichiers texte contenant des caractères alphanumériques qui identifient votre navigateur Internet. Ils sont utilisés pour suivre des habitudes d’utilisation sur nos sites partenaires, de manière non personnellement identifiable.

Voir la video

Laissez-vous séduire par ses proportions dynamiques, son design avant-gardiste et ses multiples innovations technologiques.

Des témoignages glaçants. Mais pour de nombreux SS, l’idéologie nazie est restée ancrée au plus profond de leur réflexion. “Beaucoup d’entre eux, des nostalgiques, rejoindront les associations des vétérans de la Wafen SS”, explique ainsi le documentaire.

Serge de Sampigny et ses équipes ont ainsi interviewé Fernand Kaisergruber, Egon Kuhn, Kurt Barckhausen ou encore Herbert von Mildenburg. Tous d’anciens SS. Herbert von Mildenburg est sans doute celui dont le témoignage est le plus glaçant, tant il reste convaincu par les thèses de l’époque. Face à la caméra, il n’hésite pas à évoquer Adolf Hitler en le désignant comme “l’homme de sa vie”, et désigne Heinrich Himmler comme “un homme propre qui voulait le meilleur pour le peuple allemand”.

Endoctrinés dès le plus jeune âge dans une spirale de haine envers les juifs, ces hommes, aujourd’hui âgés, refusent de renier leurs actes pendant la guerre. “Je ne doute pas un seul instant que si c’était à refaire, je ferais exactement le même chemin”, lance ainsi Fernand Kaisergruber aux journalistes venus l’interroger. L’horreur, jusqu’au bout.

Le chef de la plus grande organisation musulmane du monde chez Netanyahou 18 juin 2018 Katja Epelbaum

Le chef de la plus grande organisation musulmane du monde chez Netanyahou
18 juin 2018 Katja Epelbaum

Entretien spécial jeudi à Jérusalem entre Binyamin Netanyahou et Yahya Cholil Staquf, le secrétaire général de l’organisation islamique mondiale « Nahdlatul Ulama ».
Fortement critiqué en Indonésie pour sa visite en Israël, le secrétaire général de la plus grande organisation musulmane du monde, Yahya Cholil Staquf, a lancé un appel à la « compassion » entre les Juifs et les musulmans.

S’il réclame l’indépendance d’un Etat palestinien, Staquf a affirmé vouloir promouvoir les relations politiques entre Jérusalem et Djakarta. « Je veux appeler le monde, le monde entier à choisir un avenir meilleur. Choisissons le ‘rahma’, c’est-à-dire la compassion et le souci des autres ».

Le chef de « Nahdlatul Ulama » (60 millions de membres), a même sollicité un entretien avec le Premier ministre israélien affirmant que le président indonésien Joko Widodo avait été informé de sa démarche. Il a précisé dans la foulée qu’il ne savait pas si son président soutenait ou pas sa démarche.

Philippe Val : « L’indifférence à l’antisémitisme relève du suicide civilisationnel » Entretien avec l’initiateur du manifeste “contre le nouvel antisémitisme”

Philippe Val : « L’indifférence à l’antisémitisme relève du suicide civilisationnel »
Entretien avec l’initiateur du manifeste “contre le nouvel antisémitisme”

parElisabeth Lévy – 14 juin 2018

Philippe Val © Hannah Assouline
Sous protection policière renforcée, l’initiateur du manifeste « contre le nouvel antisémitisme » est aux prises avec l’islamisme depuis des années. Il raconte la genèse de cette initiative, nous confie les réticences de certaines personnalités de gauche à le signer et appelle les musulmans à faire leur aggiornamento.

Causeur. Vous êtes à l’initiative du Manifeste « Contre le nouvel antisémitisme » publié fin avril par Le Parisien–Aujourd’hui en France, et signé par une pléthore de personnalités de très haut niveau. Pourquoi ?

Philippe Val. J’ai d’abord été invité à donner une conférence qui est devenue un article pour le livre collectif qui était en préparation à la suite de l’assassinat de Sarah Halimi et surtout du refus du juge d’instruction de le qualifier de crime antisémite. [Le juge a finalement retenu le caractère antisémite du crime en mars 2018, NDLR.] Plus tard, un jeune homme très engagé, rapide et intelligent qui travaillait pour Albin Michel m’a demandé de réfléchir avec lui à la promotion du livre. C’est lui qui a eu l’idée de faire appel au Parisien, et cela m’a semblé très opportun qu’un grand journal populaire consacre une « une » et une pleine page à cette question, avec un manifeste plutôt qu’avec un article personnel. J’ai ensuite contacté quelques amis concernés, puis nous nous sommes tous mis à contacter nos relations, amis et connaissances pour les convaincre, ce qui n’a pas été tout seul… Voilà pour l’anecdote. À quoi il faut ajouter un événement décisif, la marche blanche pour Mireille Knoll qui a marqué un début de prise de conscience. J’y ai entendu des gens qui n’étaient pas juifs, j’ai rencontré des imams et je me suis dit qu’un nouvel état d’esprit était en germe.

D’accord, mais puisque beaucoup de gens se posent la question : pourquoi cette obsession de l’antisémitisme ? (Qu’est-ce qu’il a avec les juifs ?)

Il ne viendrait à l’idée de personne de poser cette question à ceux qui se mobilisent pour la Palestine ou pour les réfugiés afghans. L’antisémitisme a une histoire imbriquée dans l’histoire européenne. Ce qui touche les Français juifs touche tous les Français, et, outre les crimes qu’il engendre de nouveau, il met en péril tout l’édifice démocratique des États de droit. L’indifférence à l’antisémitisme relève du suicide civilisationnel. Vous pourriez me poser la question ainsi. Pourquoi vous inquiétez-vous de l’agonie des libertés ?

Des juifs sont contraints de quitter leurs quartiers car ils sont juifs. C’est la réalité qui est brutale, pas les mots.
Avez-vous essuyé beaucoup de refus ?

Personne ne m’a dit non, mais certains ne m’ont pas répondu.

Il y a Nicolas Sarkozy, Manuel Valls, Jean-Pierre Raffarin… Avez-vous essayé de faire signer François Hollande ?

L’ancien président de la République m’a fait savoir que, par principe, il ne signait jamais de manifestes.

Certains ont-ils retiré leur signature ?

Il y a eu quelques gros conflits.

Plutôt avec des gens de gauche, je suppose ?

Oui, et c’est mélancolique… Vous remarquerez que les personnalités du PS qui ont signé ont plus de 60 ans et sont retirées des activités du Parti… La jeune génération est ailleurs, apparemment plus préoccupée par la bande de Gaza gouvernée par le Hamas, qui est un mouvement terroriste, que par le sort de ses compatriotes juifs. Et le fait que l’un exclut l’autre signe la faillite idéologique de cette gauche.

Il se dit et s’écrit qu’Anne Hidalgo avait signé avant de se rétracter.

No comment.

Quel public Anne Hidalgo, qui n’est ni antisémite ni indifférente à l’antisémitisme, a-t-elle peur de s’aliéner ?

Je me perds en conjectures. Je pense comme vous qu’elle n’est pas soupçonnable. Elle est peut-être coincée par un embouteillage rue de Rivoli.

Jacques Julliard estime que la gauche a un malaise avec l’antisémitisme musulman qu’elle a longtemps nié et minimisé. Est-ce vrai ?

Ce que dit Julliard est parfaitement juste et son texte, « La gauche, l’islam et le nouvel antisémitisme », est formidable. Son âge et son expérience devraient inciter à prendre au sérieux ce qu’il a à dire, au plus haut niveau de l’État. Il me semble que sa parole mérite au moins autant l’attention que celle de Yassine Belattar…

Autre absence remarquée, celle de la Macronie, représentée par quelques députés. Il se murmure que certains ministres auraient été dissuadés…

Le République en marche est un jeune parti extrêmement discipliné. Sa direction a sans doute dit aux militants que le président avait son calendrier sur la question et qu’il ne fallait pas partir en danseuse devant lui. Je conçois parfaitement qu’il y ait une discipline de parti. Mais elle a des limites. Sur ce sujet, j’ai la conviction que la liberté d’expression des élus doit être respectée.

Il serait donc malséant de pointer une certaine gêne du pouvoir sur ce sujet ?

Malséant, c’est le terme exact. Mais lorsque la réalité est malséante, la gêne du pouvoir devient elle-même malséante. On peut même inverser les termes, et dire que la malséance du pouvoir devient gênante.

Revenons sur certains points du manifeste. En parlant d’« épuration ethnique » en Seine-Saint-Denis, n’y êtes-vous pas allés un peu fort ?

Le terme est dur, mais sa définition dans le dictionnaire et selon l’ONU correspond parfaitement à la réalité. Une épuration ethnique n’a pas forcément besoin d’être organisée par un État. Des juifs sont contraints de quitter leurs quartiers car ils sont juifs. C’est la réalité qui est brutale, pas les mots. Et ça ne concerne pas que la Seine-Saint-Denis…

Le fait que l’antisémitisme soit lié à la radicalisation islamiste ne fait plus de doute pour personne
On a aussi contesté votre approche théologique. Vous demandez que le Coran soit épuré de ses versets particulièrement durs envers les juifs et les chrétiens…

Allons, il ne me viendrait pas à l’idée de demander de « changer » le Coran ! J’ai fréquenté un collège religieux et je me suis intéressé suffisamment aux religions pour savoir qu’une telle demande n’aurait aucun sens. Le manifeste appelle à une réinterprétation, c’est-à-dire à la production d’un commentaire contredisant l’interprétation littérale de certains hadith et sourates. Il n’y a pas si longtemps, les protestants français ont supprimé la référence aux écrits antisémites de Luther. Les catholiques ont aussi fait ce travail. Nous ne sommes plus à l’époque de Mahomet (VIIe siècle). Quand le temps change, il faut adapter la lecture des textes sacrés.

Par ailleurs, je pense que l’islam radical relève moins de la religion que de la politique. Il s’agit d’une poussée idéologique de haine contre les démocraties modernes. Pour cette idéologie, le cosmopolitisme, les libertés sexuelles et la bâtardise (c’est-à-dire la mauvaise origine) s’incarnent dans une identité juive fantasmée, c’est son effrayant point commun avec le nazisme. Nous sommes confrontés à la difficulté de transgresser un tabou : convertir, dans notre esprit, un phénomène religieux en mouvement politique terroriste. Je suis convaincu qu’au fond, les autorités politiques et intellectuelles sont embarrassées par la revendication religieuse des terroristes. C’est hallucinant de constater que d’une certaine façon, cette revendication protège les terroristes.

Parlons maintenant de la réception du manifeste. Pensez-vous avoir fait progresser la prise de conscience ?

Si nous n’y avions pas cru, nous n’aurions rien fait. En tout cas, l’expression « nouvel antisémitisme » est entrée dans le langage courant. Il est très important de nommer les choses. Quand on parle du nouvel antisémitisme, on sait désormais ce que ça veut dire. C’est utile pour les journalistes qui ont à travailler sur ces questions, certains qui étaient un peu hésitants sont d’ailleurs tombés du bon côté. Plus encore, le fait que l’antisémitisme soit lié à la radicalisation islamiste ne fait plus de doute pour personne. Or, on n’a pas affaire à quelques cas isolés de radicalisation, mais à un phénomène culturel large. C’est déjà un pouvoir politique qui s’exerce par la peur. Face à cela, après l’assassinat de Mireille Knoll, le manifeste a contribué à élargir le cercle de la raison. Ainsi, des gens aussi différents que Jean-Pierre Raffarin et Annette Wieviorka l’ont-ils défendu de façon extrêmement éloquente à la radio.

Cette prise de conscience a-t-elle aussi progressé chez les musulmans ?

Je ne peux pas imaginer que les musulmans y soient restés sourds. Il y a forcément des musulmans comme vous et moi qui disent : « Ça suffit ! » Depuis la parution du manifeste, il suffit de lire les journaux pour voir qu’il y a des débats houleux entre la mosquée de Paris, le CCIF, les Musulmans de France… Le débat est lancé.

Qu’avez-vous pensé des contre-pétitions de gauche ?

C’est grotesque. On aurait dû être tous ensemble. Quant à leur argument selon lequel les jeunes musulmans radicalisés sont en situation erratique parce que la République ne s’est pas occupée d’eux, il est encore plus grotesque. Pire, c’est une faute. Ceux qui pensent ainsi ne sont pas descendus sur terre depuis longtemps. Pourquoi le même phénomène politico-religieux s’observe-t-il en Tchétchénie, au Danemark, en Égypte, en France… ? Ce n’est pas la République française qui est responsable de la radicalisation au Yémen ! Et pourtant, c’est la même radicalisation. Tout cela est un discours absurde sorti des cuisines fast-food de la sociologie française.

On doit poser à l’islam des exigences claires et nettes.
Une fois le diagnostic dressé, a-t-on la moindre idée de ce qu’il faut faire ?

D’abord, l’État a un rôle important à jouer. Aujourd’hui, l’État est mal à l’aise quand il s’agit de religion. Il n’a plus conscience de son périmètre inviolable, aussi est-il enclin à faire du Trudeau… Le chef de l’État doit avoir les gestes, les mots et les actes nécessaires pour rétablir le rapport de force entre l’État et l’islam. Pour les autres religions, c’est réglé depuis un moment, même si la vigilance laïque ne doit pas faiblir. Quand on estime les gens, on leur demande des choses estimables.

Il faut engager une négociation, une discussion philosophique, politique, voire théologique, bien que ce ne soit pas le rôle de l’État d’intervenir dans un débat théologique, sauf quand la théologie déborde elle-même de son cadre. On doit poser à l’islam des exigences claires et nettes. Ensuite, il y a tout un travail à mener contre la peur. Il y a des profs, des policiers et des citoyens de tous horizons qui savent mais ont la trouille d’en parler et d’agir. Or, la peur peut pousser à pactiser, voire collaborer avec les gens les plus effrayants. La police, la justice et l’État avec la force de la loi doivent assumer leurs missions régaliennes.

Certes, mais l’État ne peut pas grand-chose si la société s’en fiche. Or, à écouter Georges Bensoussan (avec qui nous dialoguons), la société française est pour une grande part indifférente au sort des juifs. Beaucoup de gens pensent qu’« avec les juifs, il y a tout le temps des problèmes ». Peut-on leur en vouloir ?

Je ne crois pas que les gens pensent comme cela. La France est un pays où des stéréotypes à la con un peu racistes subsistent, mais ce n’est pas un pays antisémite ! Pour des raisons idéologiques, voire culturelles, depuis longtemps – on le voit à partir de l’affaire Dreyfus, mais aussi pendant la guerre de 1940-1945 – une partie du milieu intellectuel français est antisémite. Cet antisémitisme intellectuel va, à partir de la guerre d’Algérie, muter en antisionisme. Il y a une espèce de recyclage d’un antisémitisme d’élite en France, qui est passé de droite à gauche tout en restant résiduel au sein de l’extrême droite. Inversement, une partie de la gauche a transformé son anticolonialisme en antisionisme puis en antisémitisme, renouant de ce fait avec l’antisémitisme de gauche du xixe siècle, le fameux « socialisme des imbéciles ». Il existe donc un écosystème qui a rendu possible une indifférence, voire une hostilité, à l’égard d’Israël, ce qui est déjà un scandale car on peut critiquer la politique israélienne sans remettre en cause l’existence et le droit à la sécurité d’Israël. Aujourd’hui, l’antisionisme est devenu ce que l’on sait. Mais ce phénomène, assez haut perché dans la société, ne concerne pas le peuple en général. Si indifférence il y a chez certains, c’est que le Français lambda est sans doute mal informé sur la question, sans quoi il y serait plus sensible que ses élites. Voilà pourquoi il est fondamental d’informer et de sensibiliser. C’était le but du manifeste, augmenter le volume de la voix de ceux que l’on n’entend jamais, justement parce qu’ils sont majoritaires.

Désolée d’être rabat-joie, mais le 11 janvier 2015, 10 millions de personnes ont aussi manifesté pour le droit de se moquer des religions. Là-dessus, nous avons perdu la bataille.

Complètement ! Voilà ce qui arrive lorsque l’État ne prend pas les choses en main. Au lieu d’être ferme face à l’islam comme il l’a été avec les autres religions, l’État est devenu poreux. Pour engager un bras de fer, c’est fâcheux.

À ce sujet, Marcel Gauchet parle de « l’inconscient américain » de Macron : le président voudrait, comme le font les Américains, frayer avec les curés de toutes obédiences. Et si là-bas on peut sortir en burqa, pourquoi serait-ce interdit chez nous ?

J’ai été extrêmement choqué par un article publié il y a quelques années par Régis Debray sur la question de la raison et du sacré. Pour lui, si les religions posent parfois problème, le sacré doit être préservé. Affirmer que la raison qui nous permet d’avoir des institutions démocratiques et des libertés est inférieure au sacré, c’est mettre au second plan ce que nous avons en commun, et au premier, ce qui nous divise. C’est une très bonne idée pour déclencher l’étripage général.

Pardon, mais Debray dit simplement que la raison ça ne suffit pas comme ciment et qu’il nous manque, en quelque sorte, un sacré laïque.

Évidemment, cette espèce de chose bizarre qui ressemble à la transcendance est décisive dans la vie. Pour moi, la question de la grâce en art ou en musique est plus importante que tout ! Mais c’est mon problème personnel. Ce que nous avons en commun, c’est la raison.

Mais la raison ne suffit pas à distinguer les Français des Américains ! Debray et Gauchet, dans un autre registre, ont raison quand ils affirment qu’une communauté humaine doit être soudée par quelque chose de plus grand que les individus qui la composent : une certaine idée de la France, ce n’est pas seulement le fruit de la raison !

Évidemment. Les choses qui nous grandissent sont précieuses, mais on ne peut éviter le débat sur leur nature. Parmi les choses qui nous dépassent, certaines sont criminelles et délirantes, d’autres sublimes. On doit pouvoir en discuter. Reste que la loi collective sur laquelle nous nous accordons tous est fondée sur la raison et prime sur nos croyances. Pour l’au-delà de la raison, chacun a ses croyances sans lequel l’humain, se sachant mortel, ne peut pas vivre. Les premières œuvres d’art sont des tombes. Le monument aux morts qu’est le Requiem de Mozart est le plus bel hymne à la vie mortelle. La transcendance n’a jamais servi qu’à ça : vivre en sachant qu’on va mourir.

Cependant le libéralisme tel qu’il naît après les guerres de religion postule qu’on ne cherchera plus à imposer une définition substantielle du bien commun, mais qu’on se mettra d’accord sur les procédures de résolution des conflits. La crise démocratique que nous connaissons est-elle liée à ce vide de sens commun ?

Malraux, qui a été un très grand ministre de la Culture et, de surcroît, un intellectuel décisif du xxe siècle, était obsédé par l’idée que quelque chose de sublime nous relie. Sans cela, on est foutus. Je pense que même le plus athée des philosophes comme Spinoza est hanté par la béatitude qui est précisément le sentiment de la grâce. Mais dès lors qu’aucune forme de sublime ou de transcendance ne doit imposer sa loi aux autres, ce n’est pas à l’État de s’en occuper !

Certes, mais on assiste précisément à l’invasion de l’espace public par les obsessions et croyances des uns et des autres …

C’est insupportable ! On est dans un Disneyland qui va finir en film d’horreur, si ce n’est déjà fait…

Croyez-vous vraiment à la possibilité d’un tel dénouement ?

Oui. Si les gens au pouvoir ne reviennent pas à la raison et au courage politique. Au lieu de regarder les sondages avant de dire un mot, qu’ils relisent – ou sinon, qu’ils lisent – les mémoires de Churchill !

Israël-Argentine annulé: victoire mondiale du BDS

Israël-Argentine annulé: victoire mondiale du BDS

La sélection argentine a renoncé à jouer à Jérusalem sous la pression pro-palestinienne


Sous la pression pro-palestinienne, le match Israël-Argentine a été annulé par la sélection albiceleste. L’attitude de cette dernière et le traitement médiatique réservé à cet épisode interrogent. 


Après le départ réussi du Tour d’Italie cycliste (le fameux Giro) en Israël début mai, un autre bel événement sportif devait avoir lieu dans ce pays : la réception de la prestigieuse sélection de football argentine, en vue de préparer cette dernière à la prochaine Coupe du Monde en Russie (14 juin-15 juillet).

Quelle superbe affiche que ce match de prestige pour Israël, de quoi, comme pour le Giro, donner une autre image du pays et montrer qu’en plus de leurs couleurs, ces deux pays partagent aussi l’amour du football.

Messi n’est pas prophète en ce pays

Hélas, la partie, initialement prévue à Haïfa, a été déplacée à Jérusalem. Ce qui ne peut apparaître que comme un détail va pourtant être le prétexte à un embrasement planétaire proportionnel à la notoriété mondiale du meilleur joueur argentin, Lionel Messi.

Quoi de plus normal que de voir la ville du Messie et de Marie accueillir Messi et Di Maria ? Le gotha des marqueurs de « goals » au pied du Golgotha : les catholiques si croyants que sont les Argentin devaient être impatients. Mais c’était sans compter sur les dirigeants de la fédération palestinienne de football, le BDS et internet.

Le patron de la fédération palestinienne a, en effet, purement et simplement menacé publiquement l’Argentine et sa star Messi, en exhortant les palestiniens à brûler son maillot s’il posait le pied en Israël. Plus grave encore, des activistes s’en sont pris aux joueurs en préparation en Espagne, en leur brandissant des maillots argentins ensanglantés, et surtout en menaçant de mort les propres enfants de Lionel Messi.

L’Argentine, une histoire de boycotts

La sélection argentine a fini par annuler le match, pour le plus grand plaisir du BDS qui appelle au boycott de tout ce qui se réfère à Israël de près ou de loin. Une rencontre sportive officielle n’a pas pu avoir lieu entre deux nations parce que l’une des deux aura cédé au chantage et aux menaces d’une troisième…

Aux dernières nouvelles, la fédération israélienne a décidé de porter l’affaire devant la FIFA, ce qui, sans être grand clerc, ne débouchera hélas sur rien de mieux qu’un piteux communiqué de cette instance si peu démocratique.

En revanche, l’Argentine a la mémoire courte concernant les menaces de boycott. Il y a quarante ans, pour dénoncer le régime de Videla, un mouvement demandait à toutes  les sélections, dont la France, de boycotter le Mondial de football organisé en Argentine. Michel Hidalgo lui-même, alors sélectionneur des Bleus, fût victime d’une tentative de kidnapping pour que la France déclare forfait. C’était en 1978, l’année des trois Papes, huit ans avant la « main de Dieu » de Diego Maradona.

Gageons que l’Argentine, en cohérence, déclarera forfait pour le Mondial, prise de remords à l’idée de cautionner le régime de Moscou qui occupe illégalement la Crimée. Peut-être même, qui sait, qu’elle refusera également de participer ensuite au prochain Mondial au Qatar, pour, là aussi, démontrer avec zèle son attachement à la défense des droits de l’Homme. Que valent quelques matches devant les grands enjeux et les principes moraux des athlètes, fussent-elles des stars multimillionnaires ?

L’Equipe de bras cassés

Comment nos médias ont-ils rendu compte, une fois de plus, de cette actualité moyen-orientale ? Arrêtons-nous un instant sur l’émission sportive quotidienne la plus vue de France, « L’Equipe du soir » sur la chaîne L’Equipe. Le mercredi 6 Juin, en première partie, l’un des sujets débattus, par l’animateur et ses chroniqueurs sportifs, concernait cette affaire. Le choix éditorial retenu fût de prendre cette affaire sous l’angle des menaces reçues par Lionel Messi. Certes, la menace à ce niveau est rare et mérite de s’y arrêter. Ce n’est toutefois pas la première fois que l’on s’en prend à des joueurs, pas plus en France qu’ailleurs.

D’autres angles, en revanche, auraient pu être abordés, comme celui du forfait volontaire d’une sélection de foot engagée à jouer un match, ce qui est rarissime. Cela rappelle plutôt des cas de forfaits de lutteurs, judokas ou autres refusant de combattre un athlète israélien. Le seul cas récent s’approchant de près ou de loin à ce forfait dans le monde du foot remonte à… Knysna, lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud, quand les joueurs français avaient boycotté un entraînement, et non un match officiel. Autre angle éditorial non retenu, celui d’une fédération nationale, palestinienne en l’occurrence (la FIFA compte en effet plus de membres que l’ONU elle-même) menaçant de représailles deux autres fédérations de football, et obtenant gain de cause. Enfin, s’il est médiatiquement logique d’incarner le débat autour de Messi, ce sont bien les 23 joueurs, sans compter l’encadrement, qui étaient menacés. Là aussi, menacer physiquement des joueurs sur leur camp de base, à l’étranger qui plus est, semble être une première.

Le débat sur la chaîne L’Equipe fût globalement de qualité, malgré une prudence de sioux sur le fond du problème. L’un des débatteurs se demandait ainsi s’il était préférable de boycotter une nation, ou au contraire, à l’instar du XV de France jouant en Afrique du Sud du temps de l’apartheid, d’y aller quand-même pour montrer que le sport est au-dessus de tout. Insidieusement, le parallèle Israël/Afrique du Sud, comme tout droit sorti d’un tract du BDS, était fait, sans que personne ne s’en offusque.

Un autre encore expliquait, avec aplomb, que le fond du problème était de jouer en Israël, et que si le match avait été programmé à Barcelone, il n’y aurait eu absolument aucun incident. Personne, là non plus, ne rebondissait devant tant de naïveté. C’est pourtant bien à Barcelone que des militants anti-israéliens s’en sont pris aux joueurs argentins…

Mais le pire se trouve, là encore, sur les fameux « rezosocios ». La page Facebook de « L’Equipe du soir », visiblement sans aucun modérateur, était un véritable déversoir de haine. Petit florilège des commentaires laissés sous le sujet « Israël – Argentine annulé : la politique qui s’invite dans le football cela vous met-il mal à l’aise ? » : « Israël état terroriste », « Etat assassins » « les nazis d’aujourd’hui, c’est Israël », ad nauseum, j’en passe et des meilleures, comme disait feu Thierry Roland.

Le commentaire le plus pertinent était bien celui d’un internaute qui s’étonnait devant tant de haine décomplexée : « Petit mot au mec de « L’équipe du soir » qui a posté ça: tu t’attendais à quoi en postant ça sérieux ??? Tu crois qu’ils vont te répondre ‘ah bah oui on est mal à l’aise, ça nous fait tout drôle’ ??? Non: mets le mot Israël dans n’importe quel post de n’importe quel sujet sur FB, et tu ne prendras que des réponses haineuses. Vous voulez parler de sport ? Parlez d’autre chose ».

Curieux qu’un tel média, le journal L’Equipe, fleuron de la presse sportive dans le monde, se laisse aller à tant de légèreté…

Les concerts du rappeur Médine au Bataclan suscitent la polémique

Les concerts du rappeur Médine au Bataclan suscitent la polémique

Le président Emmanuel Macron et la maire de Paris Anne Hidalgo rendent hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 devant le Bataclan à Paris, le 13 novembre 2017
Etienne LAURENT (POOL/AFP)

Programmé pour le 19 puis pour le 20 octobre en date supplémentaire dans le tristement célèbre Bataclan, l’annonce du deuxième concert du rappeur Médine passe mal auprès de certains…

Outre le nom de son album – ‘Jihad’, ‘Guerre sainte’ en français – particulièrement gênant au vu de la salle où l’artiste doit se produire, les paroles de ses chansons sont connues pour être violentes.

Dans ses textes Médine indique notamment que s’il “applique la Charia (loi islamique, NLDR), les voleurs ne pourront plus faire de main courante”. Il s’en prend également à la laïcité et à ses symboles, estimant que “Marianne est une Femen, tatouée ‘Fuck God’ sur les mamelles”.

Des propos intolérables pour certains internautes, politiques ou encore défenseurs de victimes des attentats du Bataclan.

Dans un message posté sur Twitter, Marine Le Pen s’en est pris à Médine, indiquant qu’”aucun Français ne peut accepter que ce type aille déverser ses saloperies sur le lieu même du carnage du Bataclan”.

Certaines familles de victimes de l’attentat terroriste qui avait eu lieu dans la salle de concert en 2015 se sont tournées vers leur avocate, Caroline Wassermann, pour lui demander d’agir.

“[Elles] ne peuvent pas comprendre ni supporter que quand on a un fils ou une fille qui est mort ou blessé au Bataclan, que dans ce même lieu – qui a été le théâtre des horreurs islamistes – […] on permette à quelqu’un qui chante ‘Je porte la barbe, je suis de mauvais poil, crucifions les ‘laïcards’ comme Golgotha’” de se produire, a indiqué l’avocate sur i24NEWS.

“On est choqués, on se demande comment on a pu laisser passer une chose pareille”, s’est indignée Caroline Wassermann.

Cette dernière a également qualifié la situation d’”invraisemblable”, trouvant “complètement scandaleux et choquant” le fait que les “concerts soient complets” et précisant que Médine n’a “pas sa place au Bataclan”.

L’avocate a précisé à i24NEWS qu’elle allait écrire “au préfet de police de Paris pour qu’il puisse […] prendre des mesures ou un arrêté pour interdire ce spectacle”. “Il est prévu également d’alerter officiellement le ministère de la Culture et différentes instances nationales”, a-t-elle ajouté.

Caroline Wassermmann a également estimé que “tous les citoyens qui sont attachés à la laïcité devraient s’emparer de ce genre de sujet pour dire stop ce n’est pas possible”.

Sur les réseaux sociaux, de nombreux utilisateurs ont repris le hashtag #PasDeMédineAuBataclan, demandant l’annulation des concerts du chanteur dans la salle parisienne.

L’une des deux représentations est déjà complète et il ne reste que quelques places disponibles pour la deuxième…

Le BNVCA demande à M6 et INCA Institut l’interruption de la diffusion d’un clip vidéo publicitaire ambigu.

Le BNVCA est saisi par un grand nombre de téléspectateurs de M6 choqués par un spot publicitaire de INCA, INSTITUT de lutte contre le cancer diffusé par cette chaîne de télévision.

Chargé d’informer sur la prévention de l’alcool qui provoque le cancer du foie, le clip vidéo,
Boire régulièrement de l’alcool provoque etc …” décline 6 autres types de cancers causés par l’alcool. Chacun d’eux est représenté par un verre que l’animation ajoute et pose l’un près de l’autre. Ainsi les 7 verres placés forment une sorte de candélabre à 7 banches, qui ressemble au symbole du Judaïsme et d’Israel : la Ménorah.
Le BNVCA a décidé de contacter  la direction de la chaine de TV M6 ainsi que l’Institut responsable de cette campagne publicitaire pour leur exprimer l’émotion suscitée par ce clip.
Le BNVCA vérifiera s’il ne s’agit que d’une maladresse ou d’une intention malsaine de l’Agence d’expertise sanitaire et scientifique INCA.
Quoiqu’il en soit, le BNVCA demande à M6 et à INCA Institut de suspendre la diffusion de ce clip vidéo.
Le Président                                                   
Sammy GHOZLAN

Kamel Daoud – Erdogan aime la France

Kamel Daoud – Erdogan aime la France

L’écrivain explique les raisons pour lesquelles le dictateur turc a choisi la France comme ennemie, jusqu’à en faire la cible favorite de son expansion.

par

Kamel Daoud - Erdogan aime la France
Pourquoi Erdogan a-t-il besoin de la France comme ennemie ? Les raisons sont multiples. D’abord ce pays incarne, dans la littérature islamiste, l’antithèse utile : sa laïcité est le contraire du califat. Autrefois, l’ennemi des peuples émancipés était « l’Amérique impérialiste », aujourd’hui, l’ennemi de l’islam, c’est la France, selon la propagande en vogue. On est passé, lentement, des harangues sur le socialisme des opprimés et ses supposées vertus à l’islamisme des exclus et ses « droits ». Au sud du monde, dans la planète d’Allah, le mot « laïcité » est synonyme d’athée, de mécréant, d’agent de l’Occident, de traître. Des années auparavant, la propagande islamiste a même réussi son premier attentat étymologique sur ce mot, et les défenseurs de la liberté dans le monde dit arabe passent désormais pour des agents de la main étrangère. Attaquer la France, c’est donc exacerber cette opposition et se faire passer pour l’avocat des musulmans contre ceux qui veulent leur voler leurs âmes, c’est-à-dire leur religion. Erdogan le sait et en use. Sans la France laïque, le califat turc manquera de passion et de cible.

Coignard – Alexis Kohler, symbole de la schizophrénie française

Coignard – Alexis Kohler, symbole de la schizophrénie française

La plainte déposée par Anticor contre le secrétaire général de l’Élysée met en lumière les attentes contradictoires du pays sur ses élites.

Par

Alexis Kohler, le 13 juillet 2017 à l'Élysée. 
Alexis Kohler, le 13 juillet 2017 à l’Élysée.

Un jour, un haut fonctionnaire avait employé la métaphore d’une usine marémotrice pour décrire le va-et-vient entre secteurs public et privé auquel se livrent certains de ses collègues. Ceux-ci tirent avantage de leur situation à l’aller et au retour, assurait-il. Souvent demeurés dans la fonction publique, ils vont dans un premier temps augmenter sensiblement leurs revenus hors les murs de l’État mais bénéficient du « droit au retour » en cas d’échec. Et, parfois, ils réussissent leur deuxième carrière mais souhaitent tout de même revenir à leurs premières amours. C’est le cas des deux têtes de l’exécutif et de leurs deux plus proches collaborateurs.

Enquête: Islamo-syndicalisme, une dérive française

Enquête: Islamo-syndicalisme, une dérive française

Les syndicats veulent-ils vraiment lutter contre la présence de plus en plus palpable de l’islam sur les lieux de travail ?


Empêtrées dans leurs querelles internes, fragilisées par la fonte de leurs effectifs, les confédérations sont mal armées pour résister à la présence de plus en plus palpable de l’islam sur les lieux de travail. Mais veulent-elles seulement lutter ? Enquête.


Si toute la France connaît aujourd’hui le nom et le visage de Maryam Pougetoux, ce n’est pas parce que cette jeune femme est présidente de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF) à Paris-IV, mais parce qu’elle porte le voile islamique. C’est certes son droit, comme l’ont répété ses nombreux avocats, mais ce signe religieux ostentatoire n’en a pas moins suscité, en plus d’une âpre polémique, quelque désarroi à gauche : « Bigoterie patriarcale et sexiste en contradiction avec les combats féministes que l’UNEF a toujours portés », a lancé Bruno Julliard, adjoint à la mairie de Paris et patron de l’UNEF de 2005 à 2007. Même colère de Julien Dray, ancien pilier de l’organisation : « La direction du syndicat qui accepte cette jeune dame comme dirigeante souille tout notre combat. » Maryam Pougetoux a été défendue par la direction nationale de l’UNEF, ainsi que par des personnalités politiques comme Olivier Besancenot (NPA) et Alexis Corbière (LFI).

« Un apartheid ethnique et religieux »

« Mon voile n’a aucune fonction politique », a clamé la jeune fille dans Le Monde du 20 mai. On a du mal à la croire. À sa décharge, elle n’a que 19 ans. Elle sortait à peine de maternelle quand la question de l’influence islamique dans le monde syndical est devenue un vrai sujet, au tournant de la décennie 2000. C’est à cette époque que les services de renseignement ont commencé à s’inquiéter de la création de réseaux salafistes structurés dans certaines entreprises.

La présence de musulmans dans les syndicats n’est évidemment pas une surprise. Ils étaient déjà majoritaires au sein des usines automobiles d’Île-de-France dans les années 1980. Le calendrier de l’hégire siglé Force ouvrière, qui a suscité la polémique, est d’ailleurs à replacer dans ce contexte (voir entretien avec Denis Maillard).

Beaucoup plus inquiétants sont en revanche les réseaux salafistes, avec lesquels des syndicats composent et temporisent. Ils ont été décrits dès septembre 2005 par un rapport du Centre français de recherche sur le renseignement, rédigé par Éric Denécé. À la même époque, la gendarmerie démantelait le réseau Ghazaouet, au sein de la société Connecting Bag Services (CBS), sous-traitant d’Aéroports de Paris spécialisé dans la manutention des bagages. Ghazaouet est une ville côtière algérienne. Des salariés français natifs de cette région s’étaient organisés « sur des bases ethniques et religieuses, selon un système de type mafieux », pointe alors une note des Renseignements généraux. Ils faisaient venir des nouvelles recrues de Ghazaouet et évinçaient autant que possible les Français de souche du recrutement et des promotions, instaurant « un apartheid ethnique et religieux ».

Le réseau Ghazaouet pillait les bagages: le vol d’Occidentaux étant assimilé à un acte de foi 

Le réseau Ghazaouet, par ailleurs, pillait massivement les bagages, ce qui a provoqué une plainte d’Air France (avec 40 interpellations et plus d’une vingtaine de condamnations en correctionnelle à la clé). Pour les RG, cette conjugaison de la délinquance, du fondamentalisme et du pillage n’avait rien de fortuit : « Islamistes et délinquants des cités œuvrent de concert pour placer l’aéroport sous la loi de la charia », affirmait la note1, ajoutant que le vol d’Occidentaux étant assimilé à un acte de foi et de résistance. Or, c’est souvent passé sous silence, l’un des leaders du réseau Ghazaouet était délégué syndical ! Quand l’affaire a éclaté, SUD Aérien a d’ailleurs soutenu les salariés de CBS dont les badges d’accès aux zones sécurisées de la plate-forme de Roissy avaient été annulés, en dénonçant une « chasse aux musulmans »

Histoire ancienne ? Pas tout à fait. Une semaine seulement après les attentats du 13 novembre 2015, la gendarmerie du transport aérien perquisitionnait plusieurs sociétés de la plate-forme de Roissy. À Servair (groupe Air France), un ancien délégué Force ouvrière a été suspendu. Il conservait plusieurs Corans dans son armoire, à des fins de prosélytisme. En décembre 2013, la CGT d’Air France a écarté une dizaine de délégués de Roissy Escale pour cause de communautarisme et d’intolérance religieuse. Ils ont immédiatement rejoint le Syndicat libre et indépendant du collectif aérien (Slica), créé en 2008 par une première vague de transfuges de la CGT. Le Slica conteste toute orientation religieuse, mais selon nos informations il est surveillé par les services de renseignement (y compris sa branche caritative, l’association Aidons-les, ex-Slica-social).

« Salafistes de la CGT ou CGT salafiste ? »

Le transport aérien est un secteur sensible. Roissy emploie de nombreux musulmans, domiciliés dans le Val-d’Oise ou en Seine-Saint-Denis. Sur la plate-forme aéroportuaire, plusieurs sociétés ont fait le même constat : une minorité tente d’imposer les prières sur le lieu de travail et n’obéit qu’en dernière extrémité aux ordres des cadres féminines. Des dérives que la RATP a également dû combattre ces dernières années. Certains chauffeurs refusaient de s’asseoir dans les bus que des femmes avaient conduits avant eux. Basée au dépôt de Nanterre, la militante CGT Ghislaine Dumesnil avait dénoncé ces comportements et l’apathie de son syndicat, en février 2013, dans une lettre ouverte intitulée « Salafistes de la CGT ou CGT salafiste ? ». La suite est connue. Ghislaine Dumesnil a été cataloguée xénophobe tendance paranoïaque, jusqu’à ce que la France entière apprenne que Samy Amimour, l’un des tueurs du Bataclan, avait été chauffeur de bus pour la régie parisienne. Il est alors devenu difficile d’ignorer les signes évidents de dérive religieuse dans l’entreprise. Si l’on met à part le lien ténu qui attache la RATP aux tueries de 2015 (un ex-employé…), aucun chauffeur salafiste n’a jamais précipité son bus sur la foule. L’existence de ces chauffeurs salafistes n’en pose pas moins un problème.

Si les syndicats préfèrent ne pas les voir, c’est d’abord par électoralisme. Même minoritaires, les intégristes ont un certain ascendant moral sur leurs coreligionnaires (ce que l’anthropologue Florence Bergeaud-Blackler appelle « le premium du barbu », à propos de la consommation de produits hallal : le plus rigoureux sert de modèle). Ils peuvent faire perdre des voix et son pouvoir à un syndicat. La CFDT de la RATP, a l’origine du « guide de la laïcité » de l’entreprise, a perdu sa représentativité aux élections de 2014, tout comme FO, qui avait suspendu, peu avant, quelque 200 adhérents présumés radicalisés.

La CGT du Rhône et la mosquée de Saint-Priest

Des organisations dynamiques et performantes savent affronter les périls ordinaires de l’entrisme et des dérives idéologiques. Les syndicats français, hélas, sont assez mal en point. Il est vrai que la confédération CFDT a diffusé un guide pratique sur la religion en entreprise en 2015 et que la CFE-CGC d’Orange a demandé en 2016 la suppression des congés liés à la religion. Mais ces initiatives ponctuelles tranchent avec une difficulté générale à traiter la question.

Une péripétie survenue en 2014 permet de cerner l’ampleur du malaise. Des militants de l’Union syndicale CGT du commerce du Rhône écrivent à la direction confédérale pour s’émouvoir que leur syndicat ait, en 2012 et 2013, fait des dons à la mosquée de Saint-Priest ! L’initiative a été prise par Amar Lagha, secrétaire de l’organisme, et entérinée, selon les auteurs du courrier, par la trésorière, Hamache Ratiba. Pris dans la tourmente sur les coûts de rénovation de son appartement de fonction, le secrétaire général de la CGT, Thierry Lepaon, n’a pas vraiment le temps de s’occuper du dossier. Il est débarqué en janvier 2015. Son successeur, Philippe Martinez, est mis au courant de ces dons mais ne décide rien. Il faut dire que, entre-temps, Amar Lagha a pris la tête de la fédération nationale CGT du commerce et des services ! Contacté par Causeur, l’intéressé nie tout « don à la mosquée », avant d’admettre des dons à l’association La Paix pour tous… qui gère la mosquée En-Nasr de Saint-Priest, celle-là même que fréquentait Yassin Salhi, le terroriste qui a décapité son patron à Saint-Quentin-Fallavier en juin 2015 (avant de se suicider en prison).

Fragilité numérique et idéologique des syndicats

Selon Amar Lagha, qui proteste contre les « amalgames », les dons « ont servi à envoyer des orphelins à Disneyland Paris » et étaient de faibles montants. Combien précisément ? Impossible de le savoir. Les comptes de l’union syndicale pour les années concernées sont un fouillis incompréhensible. Mandaté par des militants, le cabinet d’expertise comptable lyonnais One Expertise a refusé de les certifier. Dans un rapport que nous avons consulté, il relève des « irrégularités », des « manquements aux règles de base de la comptabilité » et des « mouvements de fonds [essentiellement des retraits d’espèce, NDLR] régulièrement non justifiés ». Le lot commun de centaines de syndicats en France… Sollicité, afin de savoir quelles suites ont été données à ce rapport, Amar Lagha n’a pas trouvé le temps de nous répondre. La confédération ne commente pas davantage.

Rien ne permet d’affirmer qu’il y a une offensive concertée pour accroître l’influence de l’islam au sein du syndicalisme français. En revanche, la fragilité numérique et idéologique des syndicats est telle que quelques islamistes peuvent prendre le contrôle d’une section d’entreprise, voire d’un syndicat, sans manigancer ni rencontrer de réelle résistance. En dehors de Roissy et de la RATP, les experts citent généralement comme secteurs exposés la grande distribution, la sécurité et la propreté, avec une intensité particulière dans les banlieues d’Île-de-France, du grand Lyon ou du grand Toulouse. Les entreprises de nettoyage sont un cas préoccupant. Les immigrés y sont très majoritaires. Certains syndicats y tolèrent depuis très longtemps des pratiques scandaleuses de gestion du personnel par des « délégués-patrons », qui exercent un droit de regard sur les embauches sur des bases ethniques et religieuses. En 2016, le syndicat CGT de la propreté de la région parisienne a été désaffilié par la confédération, après vingt années d’atermoiements. La décision n’avait aucun lien avec une quelconque islamisation. Il s’agissait plus prosaïquement de couper les ponts avec un syndicat corrompu, dont les dirigeants avaient été condamnés en 2014 en correctionnelle pour faux en écriture et abus de confiance. « Quand la délinquance de droit commun reste impunie aussi longtemps, soupire un responsable d’une union syndicale CGT parisienne, inutile d’espérer une quelconque vigilance sur des entorses à la laïcité. »

Georges Bensoussan: « Pourquoi les musulmans de France n’ont pas crié ‘Pas en notre nom’ ? »

Georges Bensoussan: « Pourquoi les musulmans de France n’ont pas crié ‘Pas en notre nom’ ? »

Entretien avec l’auteur des ‘Territoires perdus de la République’ (2/2)


Importé dans les bagages d’une partie de l’immigration maghrébine, l’antisémitisme des banlieues se nourrit souvent d’une haine de la France. Pour l’avoir diagnostiqué, l’auteur des Territoires perdus de la Républiques, Georges Bensoussan, s’est attiré un procès et la défiance de certaines élites.

 

Causeur. Comment cet antisémitisme musulman s’est-il exporté dans nos banlieues ? 

Georges Bensoussan. L’antijudaïsme culturel venu du Maghreb (et pas seulement islamique) a été importé dans les bagages d’une partie de cette immigration. Il a souvent été aggravé par le choc de l’acculturation et de la déstructuration de la société traditionnelle quand l’image de l’homme et du père, au bas de l’échelle sociale, a connu un véritable déclassement, accéléré par le chômage. Elle a encore été plus entamée par le choc d’une modernité dont l’émancipation des filles (et la meilleure réussite scolaire d’une partie d’entre elles) fut l’illustration. De là, une focalisation du ressentiment sur « la France » et sur « les juifs » dont la réussite, réelle ou fantasmée, est apparue à certains comme une « injustice » supplémentaire et un affront fait aux antiques hiérarchies.

Tous ceux qui voient leur père perdre son emploi et ne réussissent pas à l’école ne deviennent pas antisémites !

Dans « une partie » de l’immigration venue du Maghreb, le terreau antijuif était déjà là, fertile, et les témoignages en ce sens sont désormais nombreux, d’Amine El Khatmi à Saïd Ben Saïd et à Zineb El Rhazoui. Vous devez tenir compte de la longue mémoire historique qui nous porte et qui nous parle à notre insu tant que nous ne la décryptons pas. C’est pourquoi il n’y a là aucun déterminisme, mais tout au contraire un appel à l’intelligence critique pour passer de l’hérédité à l’héritage assumé. À la suite de Lewis, Fenton, Littmann, Stillman, Hirschberg et quelques autres, nous savions que l’image courante des juifs dans le monde arabo-musulman était celle d’êtres peureux et sans importance, plus méprisés souvent que véritablement haïs. Même élevé socialement, le Juif demeurait mentalement un dhimmi, quand bien même ce statut juridique avait disparu.

En France, où la communauté juive, majoritairement issue d’Afrique du Nord, occupe souvent des positions sociales confortables, ce « renversement » de situation renforce la frustration et ce fameux sentiment d’« humiliation » que seule l’anthropologie culturelle (décriée comme une « nouvelle forme de racisme ») permet d’entendre. Un antijudaïsme couplé, dans « une partie » de cette immigration d’origine algérienne, à un sentiment antifrançais.

Pourquoi ce sentiment a-t-il perduré chez des Algériens de la deuxième ou la troisième génération ?

La colonisation française en Algérie et, a fortiori, la guerre de décolonisation furent brutales. Elles ont laissé des souvenirs douloureux, transmis de génération en génération. De là, souvent, dans certaines familles au moins, cette double injonction, psychiquement déstabilisante, à l’endroit de l’intégration : réussir, mais « sans ressembler aux Français ». Ces réalités, connues (cf. Philippe Bernard, Michèle Tribalat), demeurent peu entendues. Proust était fin sociologue quand il notait dans la Recherche que « les faits ne pénètrent pas dans l’univers de nos croyances ».

Face à l’assimilation des juifs à la France, une contre-culture de banlieue s’est constituée. Des Constantinois, des Oranais, des Kabyles, des Arabes, des Marocains, des Tunisiens se sont fondus dans le grand ensemble qu’on appelait les « Beurs » au XXe siècle. L’antisémitisme est-il le ciment identitaire d’une « beuritude » made in France ?

L’affaire Ilan Halimi, en 2006, nous a appris que l’antisémitisme n’était pas seulement un « code culturel », mais désormais, dans nombre de nos banlieues, un « code culturel d’intégration ». Les tortionnaires d’Ilan Halimi étaient d’origines diverses, tout un petit monde soudé par la haine « du Juif », tel un nouveau « mode d’intégration » dont le parler « antifeuj » était devenu la langue. Le Juif était redevenu cet élément étranger dont la haine qu’on lui voue permet de faire société. En 2002, des professeurs nous rapportaient ces expressions entendues dans leurs classes, « gomme feuj » ou « stylo feuj » (hors d’usage). En 1978, dans son beau livre L’Établi, Robert Linhart expliquait que chez son ami marocain, Ali, employé comme lui aux chaînes de montage des 2CV chez Citroën, « juif » voulait dire « quelque chose qui est mal fait ». Sans la prise en compte de ces matrices culturelles, il n’est pas d’analyse possible des faits sociaux.

Si l’on en croit les travaux scientifiques, une grosse minorité (30 %) de Français musulmans est tentée par la sécession culturelle qui comporte généralement l’antisémitisme. Cela signifie que 70 % sont acculturés aux valeurs françaises…

Pensez-vous vraiment que les bolcheviks étaient majoritaires dans l’« opinion russe » en 1917-1918 ? Ou les fascistes italiens lors de la « marche sur Rome » en octobre 1922 ?

N’espérez-vous pas un sursaut des élites musulmanes ?

En février 1994, à Hébron, un activiste juif, Baruch Goldstein, tue 28 musulmans dans une mosquée de la ville au nom de sa conception particulière de la foi de ses pères. Des Israéliens, en masse, descendent alors dans les rues du pays pour crier : « Pas en notre nom ! » Merah, Nemmouche, les frères Kouachi, Coulibaly, Bouhlel et les autres ont dit tuer « au nom de l’islam ».  Pourquoi les musulmans de France, à l’instar des Israéliens de 1994, ne sont-ils pas descendus dans la rue pour crier : « Pas en notre nom ! » puisque ces assassins se revendiquaient d’une foi qui leur est commune ?

Fin juillet 2016, des intellectuels et notables français, d’origine maghrébine pour beaucoup, publiaient dans le JDD une belle tribune contre les attentats islamistes. Mais dans leur liste des victimes, ils oubliaient malencontreusement les victimes juives de Merah et de l’Hypercacher. Après qu’on le leur eut fait remarquer, ils répondirent que cela « n’était pas significatif » et refusèrent, comme on le leur suggérait, de publier un manifeste corrigé.

D’accord, mais après le manifeste du Parisien, 30 imams ont reconnu, dans une tribune du Monde, l’existence de l’antisémitisme qui gangrène une partie de « leur » jeunesse.

Peut-être, mais ils l’ont fait à mots couverts, tout en recommandant aux profanes que nous sommes de leur laisser la formation d’une jeunesse souvent désœuvrée. Car en tant qu’imams, nous expliquent-ils, ils possédaient les « bonnes réponses… »  Dans une nation laïque qui avait payé cher les guerres de religion du XVIe siècle et le combat de l’Église contre la Révolution deux siècles plus tard, nous régressons donc au point de nous entendre dire que des autorités religieuses seraient les plus légitimes pour répondre à une menace de dérive criminelle.

Ces maladresses en série de responsables musulmans n’expliquent pas tout. N’y a-t-il pas, derrière les questions de l’islam radical et de l’antisémitisme, un malaise plus général, une crise identitaire de la nation française ?

La « crise juive » de la France est inséparable de la crise globale de la nation. L’analyse de la fragmentation communautaire, de la poussée politique de l’islam, de l’abandon étape par étape des milieux populaires, doit prendre en compte la donne sociale. Mais pas seulement, et c’est ici que les adeptes du tout-social souffrent d’une réduction de leur champ visuel.

L’élite des centres-villes, intégrée dans la mondialisation, abandonne d’un même mouvement la minorité juive et la « France périphérique ». Ces catégories la lestent. Cette double mise à l’écart participe d’une même logique d’abandon dont la gauche sociétale est en partie responsable, tout à son éloge du multiculturel et de l’immigration. L’identité culturelle de la France a été caricaturée, comme toute notion d’identité d’ailleurs, grimée en nationalisme xénophobe, voire raciste. Or, si l’on veut comprendre la France aujourd’hui, il faut accepter d’entendre le désespoir d’un pays souvent méprisé (« ploucs », « beaufs », « fachos »). Il faut saisir l’étonnante jonction de la gauche sociétale qui promeut l’ouverture des frontières et l’homme sans racines, avec un capitalisme mondialisé, financiarisé et triomphant, dont l’idéal reste l’homme abstrait, réduit à sa seule fonction de producteur et de consommateur. Et dont le temps libre sera absorbé dans le divertissement de masse, lui-même un objet marchand.

La réification des rapports sociaux (Pierre Legendre parle de notre temps comme d’une « ère post-nazie »), le triomphe du productivisme avec en arrière-fond des frontières ouvertes et une vague migratoire puissante (qui s’intègre de plus en plus mal) ont fini par déliter le tissu culturel et social de la nation, mettant à mal les rapports humanisés, cet ensemble de valeurs dans lesquelles on se reconnaît – ce qu’Orwell nommait la « common decency ».

Il faudra donc se pencher sur l’alliance du gauchisme culturel et d’un capitalisme agressif (dont le journal Libération est l’illustration), qui nous a menés à l’impasse démographique, écologique et civilisationnelle mondiale que l’on sait. Pourtant, gare à ceux qui dévient du discours panurgique de la « diversité » et de la religion de la « croissance ». Car, sur le plan médiatique (voire académique), nous vivons une sorte d’ordre moral qui ne le cède en rien à l’ordre moral bourgeois macmahonien, dont les milieux de la bien-pensance, ces « Homais-hipsters » qui s’en gaussent généralement, oublient à quel point ils en sont les héritiers flaubertiens.

Peut-être, mais dans ces conditions, la crise française n’est qu’une des modalités de la crise de la civilisation occidentale. En tout cas, le flux de l’alyah des juifs de France semble s’être un peu tari, voire inversé car beaucoup de gens reviennent. 

L’émigration des juifs français continue vers Israël même si elle est en baisse et s’il y a des retours, comme toute vague d’immigration en a d’ailleurs connu. De 2000 à 2016, 52 000 de nos compatriotes français, et juifs, ont quitté notre pays vers l’État d’Israël. Et combien d’autres vers d’autres cieux ?  Ajoutez les migrations internes en quête de zones moins périlleuses et vous obtenez une Seine-Saint-Denis d’où, en quinze ans, 80 % de la population juive est partie.

Sur ce sujet, comme sur les autres, le « en même temps » macronien donne un peu le tournis…

Le phénomène macronien est d’abord un phénomène générationnel. Au-delà, c’est surtout une aventure personnelle, voire relativement solitaire. Hors le président, omniprésent, quel ministre existe vraiment, comme l’a récemment analysé Marcel Gauchet ? On voit mal ce que pourrait être l’avenir d’un pays qui semble déboussolé. Et d’un peuple qui n’a pas voix au chapitre. Un gouffre sépare en effet un système médiatique verrouillé et la majorité qui le subit en silence, avec cette illusion de démocratie que sont ces « débats » transformés en spectacle.

Permettez-nous une question personnelle. Pensez-vous qu’un jour vous quitterez la France ?

Je l’ignore. Je sais seulement que ce procès, gagné une seconde fois en appel, a sonné pour moi le divorce avec la France qui était mienne par sa langue, son histoire et ses héros. Par sa littérature et ses monuments aux morts comme par ses paysages, de Charente en Aubrac. Je comprends mieux aujourd’hui l’exil volontaire de Bernanos en 1938. À un certain stade de veulerie, la tentation de l’exil s’offre comme un salut.

Allemagne : arrestation en Irak du suspect du meurtre d’une adolescente juive

Allemagne : arrestation en Irak du suspect du meurtre d’une adolescente juive

Le jeune Irakien de 20 ans, arrivé en Allemagne avec des centaines de milliers d’autres réfugiés, est soupçonné d’avoir violé puis étranglé Susanna Feldman, entre le 22 et 23 mai

Susanna Feldman, l'adolescente allemande de 14 ans, violée et tuée par des réfugiés irakien et kurde. Son corps a été retrouvé à Wiesbaden, le6 juin 2018. (Crédit : Facebook)

Suite à la découverte de son corps, la police a publié un communiqué confirmant que Susanna F. avait été violée, tuée et enterrée dans la nuit du 22 mai par deux demandeurs d’asile

Un participant porte une kippa lors d'un rassemblement "Berlin porte la kippa" pour protester contre l'antisémitisme devant le centre communautaire juif le 25 avril 2018 à Berlin, en Allemagne. (Carsten Koall/Getty Images via JTA)

Un participant porte une kippa lors d’un rassemblement “Berlin porte la kippa” pour protester contre l’antisémitisme devant le centre communautaire juif le 25 avril 2018 à Berlin, en Allemagne. (Carsten Koall/Getty Images via JTA)

Une jeune fille juive de 14 ans a été retrouvée morte jeudi près de la ville allemande de Wiesbaden, et la police a déclaré que deux demandeurs d’asile, l’un irakien et l’autre turc, l’auraient violée et assassinée.

Susanna F. avait disparu il y a deux semaines. Jeudi, à la suite de la découverte de son corps, la police a publié un communiqué confirmant qu’elle avait été violée, tuée et enterrée dans la nuit du 22 mai.

La communauté juive de Mayence, en Allemagne, a réagi avec émotion et horreur à la nouvelle qu’une jeune fille de 14 ans de la communauté a été retrouvée morte jeudi près de la ville de Wiesbaden.

« Je suis aussi choqué, triste et consterné par la mort violente de Susanna qu’on peut l’être », a déclaré le rabbin Aharon Ran Vernikovsky, qui dirige la communauté juive de Mayence. « Je suis choqué et sans voix », a-t-il confié à l’hebdomadaire Juedische Allgemeine, ajoutant que la communauté fera tout ce qui est en son pouvoir pour aider et soutenir sa famille.

Le cas de Susanna F. préoccupe les médias allemands depuis plusieurs jours. La nouvelle de la découverte de son corps jeudi et la confirmation par la police qu’elle a été violée et assassinée, prétendument par deux demandeurs d’asile musulmans, ont fait la une des journaux du pays, bien que la plupart des journaux n’aient pas mentionné au départ le fait qu’elle était juive.

Jeudi après-midi, le Conseil central des Juifs d’Allemagne a confirmé que la victime était juive et a exprimé ses condoléances à ses amis et à sa famille.

« Une jeune vie s’est achevée d’une manière horrible », peut-on lire dans le communiqué. « Nos plus sincères condoléances vont à la famille et aux amis. Susanna était membre de la communauté juive de Mayence. »

Les procureurs ont indiqué jeudi que deux hommes – un Irakien de 20 ans et un citoyen turc de 35 ans, tous deux vivant dans des foyers pour demandeurs d’asile dans la ville – sont soupçonnés d’avoir violé et tué la jeune fille le soir de sa disparition. Ils pensent que les deux ont ensuite enterré son corps.

Selon la police, l’Irakien, identifié comme étant Ali Basar, semble avoir quitté précipitamment sa famille la semaine dernière pour se rendre à Erbil, en Irak, via Istanbul. Il est également suspecté dans une série d’infractions antérieures dans la région de Wiesbaden, dont un vol sous la menace d’un couteau.

On pense qu’il est arrivé en Allemagne en octobre 2015, au plus fort de l’afflux de migrants en Allemagne, et qu’il faisait appel du rejet de sa demande d’asile lorsqu’il a soudainement quitté le pays.

Le Conseil central des Juifs d’Allemagne a fait savoir jeudi qu’il n’y a encore aucune information attestant du mobile des deux demandeurs d’asile. Il n’y a aucune certitude non plus qu’ils aient eu connaissance qu’elle était juive, a ajouté l’organisation-cadre.

« Actuellement, les raisons du meurtre sont encore peu claires », a dit le conseil dans un communiqué. « Nous attendons des forces chargées de faire appliquer la loi qu’elles puissent résoudre rapidement et entièrement le dossier et qu’elles infligent des sanctions dures à l’auteur ou à ses auteurs. Des conclusions ou des spéculations prématurées ne doivent toutefois pas être avancées ».

Susanna Feldman, l’adolescente allemande de 14 ans, violée et tuée par des réfugiés irakien et kurde. Son corps a été retrouvé à Wiesbaden, le6 juin 2018. (Crédit : Facebook)

Le principal suspect dans le meurtre d’une adolescente de 14 ans en Allemagne, un demandeur d’asile débouté, a été arrêté en Irak où il avait fui, a annoncé vendredi le ministre allemand de l’Intérieur Horst Seehofer.

Ali Bashar a été « arrêté cette nuit vers deux heures du matin par les forces de sécurité kurdes dans le nord de l’Irak », a affirmé le ministre. Ce meurtre, précédé d’un viol, a suscité un vif émoi et des interrogations sur la politique migratoire de l’Allemagne.

Le jeune Irakien de 20 ans, arrivé en Allemagne en octobre 2015 avec des centaines de milliers d’autres réfugiés, est soupçonné d’avoir violé puis étranglé Susanna Feldman, une adolescente juive de 14 ans à Wiesbaden entre les 22 et 23 mai.

Son corps avait été retrouvé mercredi grâce aux indications d’un jeune réfugié de 13 ans assurant qu’Ali Bashar lui avait confié avoir commis le crime.

Le jeune homme, ainsi que ses parents et ses cinq frères et soeurs, avait quitté l’Allemagne le 2 juin alors qu’il n’était pas encore soupçonné du meurtre, et rejoint Erbil, grande ville du nord de l’Irak où les kurdes bénéficient d’une grande autonomie.

L’Allemagne participe dans cette région à la formation militaire des Peshmergas, les combattants kurdes.

Ni le ministre ni les autorités kurdes n’ont fourni dans l’immédiat de précisions sur les circonstances de l’interpellation du jeune homme.

Une porte-parole du ministère allemand des Affaires étrangères avait auparavant expliqué que Berlin et Bagdad ne disposent pas d’un accord d’extradition, ce qui pourrait rendre plus difficile son retour en Allemagne.

Ali Bashar était déjà connu de la police pour divers actes de délinquance et son nom est apparu dans une affaire de viol d’une fillette de 11 ans qui résidait dans le même foyer de demandeurs d’asile.

L’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD) s’est emparée de l’affaire pour dénoncer une nouvelle fois la généreuse politique d’accueil des réfugiés de la chancelière Angela Merkel.

Ali Bashar avait été débouté de sa demande d’asile mais avait le droit de séjourner en Allemagne en attendant l’examen par la justice de son recours contre ce rejet.

Procès Alain Soral: hier j’ai vu le visage de la haine

Procès d’Alain Soral : J’ai vu le visage de la haine, par Sacha Ghozlan’ ↓

Nous attaquons régulièrement des antisémites ou des racistes devant la 17ème chambre du Palais de Justice de Paris. Souvent, les prévenus évitent les salles d’audience et se contentent d’une représentation par un de leurs avocats. Ces audiences sont longues, difficiles parfois, mais je crois n’avoir jamais vécu d’audience aussi éprouvante que celle d’hier.

Nous attaquions Soral, aux côtés de SOS Racisme, la LICRA, J’Accuse, le MRAP et le BNVCA pour des caricatures antisémites publiées pendant et après la campagne présidentielle.


Dans la salle d’audience, une soixantaine de militants du site Égalité et Réconciliation étaient venus supporter leur gourou de l’antisémitisme. Une ambiance lourde pesait : les caméras d’Egalité et Réconciliation nous filment à la sortie de la salle d’audience, les avocats sont désignés comme des « avocats juifs » par Soral, le président du Tribunal et le ministère public sont accusés d’être « à la solde de la communauté juive organisée » et à chaque saillie de Soral un ricanement lugubre traverse la salle. Ce rire, je le connais bien. C’est celui d’activistes du GUD que j’ai combattus il y a quelques années lorsque j’étudiais à Assas.

Alain Soral fait témoigner à la barre Jacob Cohen, Hervé Ryssen, Pierre Hillard et Youssouf Hindi qui se livrent chacun à des monologues délirants sur le complot juif, accusant tantôt les juifs de contrôler le monde, tantôt « la communauté juive organisée » d’être responsable de l’antisémitisme en France. Ces tristes témoins, experts autoproclamés qui vivent leur obsession sans contradiction ni démarche scientifique, ont l’assurance des fanatiques. Alain Soral enchaîne et qualifie le judaïsme de religion incitant à la haine, tente d’expliquer un complot « Talmudo-sioniste » visant à gouverner le monde et se déclare « national socialiste ».

L’avocat de Soral, est certainement le meilleur de ses accusateurs tant il épouse les thèses de son client avec médiocrité. Il est d’ailleurs poursuivi pour contestation de crime contre l’humanité devant cette même chambre et menace de publier une exposition des dessins censurés publiés sur Égalité et Réconciliation, qualifiant d’artistes ceux qui s’amusent à nier la Shoah, à dessiner des personnalités juives en cafards. Inhabituel pour un avocat.

J’ai l’habitude d’assister à ces audiences violentes mais la dangerosité de Soral réside dans le fait qu’il se sert de ce procès comme d’une tribune politique pour exposer sa vision creuse, obsessionnelle, mono maniaque, délirante, étouffante, antisémite, complotiste, négationniste du monde.

Hier j’ai vu le visage de la haine.

Heureusement, le visage de l’humanité s’est lui aussi manifesté, sans fard et avec détermination.

Les avocats des parties civiles, notamment Stephane Lilti, Ilana Sk et Jean-Louis Lagarde ont rappelé que les dessins d’Alain Soral étaient pré-génocidaires, que les Tutsi étaient qualifiés de cafards ou de cancrelats par la Radion des Mille collines et que les juifs étaient qualifiés de rats dans la presse d’avant-guerre.

Mon ami Marc Knobel a livré à la barre un vibrant témoignage dont lui seul a le secret pour dénoncer les innombrables caricatures antisémites qui figuraient sur le site d’Egalité et Réconciliation dont Alain Soral est le directeur de publication. Joel Kotek a rappelé ce qu’est une caricature antisémite : la volonté de représenter frauduleusement le réel.

La procureur de la République a requis six mois de prison et 5000€ d’amende pour chacune de ces caricatures.

Si je comprends quelque chose de cet après-midi kafkaïen, c’est qu’il faut regarder ce visage rempli de haine et lui tenir tête. Au mieux, Soral est le Céline du pauvre.
Celui qui accuse les juifs d’être obsédés par l’argent est un boutiquier de haine, qui affiche sa feuille d’impôt en début d’audience, qui engrange plusieurs centaines de milliers d’euros de chiffre d’affaires avec sa société. Alain Soral qui accuse les juifs de contrôler le monde de façon occulte est le président à vie d’une secte dont il entend bien étendre l’influence, alors même qu’il engrange plusieurs millions de visites chaque mois sur son site internet. Celui qui conteste l’existence de la Shoah, des chambres à gaz, fait dans le même temps l’apologie de la collaboration, de crime contre l’humanité.

Alain Soral est un sinistre personnage, perdu dans ses propres contradictions, dont la vacuité politique est telle qu’il tente de la masquer par une fausse assurance de petit garçon rebelle.

A cet antisémitisme, ce nationalisme d’extrême-droite, cette haine viscérale, nous opposons notre Humanité avec détermination.

L’Humanité émane de nos avocats, de nos amis qui témoignent. Et en fermant les yeux hier, je me rappelle que l’Humanité prend aussi des visages que l’Histoire a voulu déformer et anéantir.

Je pense au visage doux, aux yeux pétillants d’intelligence et remplis d’humanité d’Elie Buzyn, 89 ans, rescapé de la Shoah et militant de la Mémoire qui a témoigné il y a deux jours devant des centaines d’étudiants à La Sorbonne. Ce visage est aussi celui de l’Humanité, face à l’inhumain. Celui de l’Histoire face au négationnisme.

Ce visage d’un grand homme qui témoigne est une de nos réponse à ces petits personnages.

C’est pour le visage d’Elie, celui des siens, des nôtres et de tous ceux qui combattent cette haine que nous agissons, avec détermination.

Hier j’ai vu le visage de la haine, et nous lui tiendrons toujours tête.

Sacha Ghozlan
Président de l’UEJF

IL N’Y AURA PAS DE LUTTE CONTRE L’ANTISÉMITISME EN FRANCE

IL N’Y AURA PAS DE LUTTE CONTRE L’ANTISÉMITISME EN FRANCE

lettre de Paris, 1

Par Shmuel Trigano

A l’occasion d’un court séjour en France, j’ai découvert avec stupéfaction que, finalement, rien n’y a changé depuis le début des années 2000. Ce jugement a quelque valeur, je crois, à la lumière de ce que j’avais entrepris avec quelques amis dès le début des années 2000 avec l’Observatoire du monde juif (obs.monde.juif.free.fr) et la revue Controverses(controverses.fr) sans compter plusieurs livres d’analyse de la situation[1].

Je fais tout d’abord référence au discours médiatique sur les événements de Gaza . Inutile de dire que, vu d’Israël, on ne peut être que stupéfait par la façon française de voir les choses, ou, plus exactement, de les falsifier ou, plus sournoisement et avec perversité, de les travestir. J’ai même entendu sur BFM (“Radio Macron”) un commentateur comparer la répression israélienne des tentatives du Hamas de forcer la frontière israélienne, avec la gestion (sans mort!) par Macron de l’émeute des casseurs dans la manifestation qui venait d’avoir eu lieu çà Paris. Macron, lui même, évoque à propos des actes de guerre du Hamas, le droit de manifester!

Quelque chose ne tourne pas rond dans la tête des élites françaises. A moins qu’elles ne jouent au plus fin. On pourrait leur rétorquer que leur traitement de ces événements est “disproportionné” et qu’on attend de les voir à l’épreuve lorsque se produira une attaque de 100 000 “refugiés” qui chercheraient à forcer la frontère française pour y commettre des actes de guerre. Accueil avec des fleurs comme en Allemagne?

La source de l’AFP

Mis à part l’explication de cet état de faits qui met en lumière ce syndrome de la psyché collective qui vise à se mentir à soi même en mentant à tous les autres (une posture qui s’accompagne toujours de la désignation d’un bouc émissaire par qui le scandale arrive), un système idéologique est à l’œuvre en France qui explique comment celà se passe. Il concerne la communication publique, c’est à dire la machine qui transforme les faits bruts en récits. et dont le produit fini impulse dans les esprits et l’opinion publique une interprétation de la situation qui, pour les esprits incompétents, c’est à dire la majorité, fait corps avec les faits.

C’est une réalité que nous avons bien analysée depuis 18 ans en la démontrant par A+B.  En France, tous les médias sont informés sur le Moyen Orient par l’intermédiaire de l’AFP et cette dernière a résolument adopté dans sa façon de construire les événements le point de vue du Hamas et de l’OLP. Il y a, sur ce sujet, un code d’écriture, un modèle de narration que nous avons bien identifiés.

L’atmosphère délétère

Au bout de 20 ans de ce traitement, l’esprit public est infecté. Un fait nous le confirme, mesuré par le sondage de l’UEJF: 53% des Français associent le sionisme au “complot juif”, le schéma absolu de l’antisémitisme moderne. C’est un fait extrêmement grave, dont les Juifs français de ce jour ne semblent pas se soucier. Croient-ils qu’en ayant changé d’appartement et de quartier ils échapperont au problème? ou en se mentant à eux mêmes en rejoignant le corps idéologique global qui fait tout pour que les Juifs (officiels) ne “caftent” pas et tirent un voile consensuel sur la réalité des faits. Pour qu’ils jouent le jeu eux aussi.

L’atmosphère délétère ainsi installée crée un environnement par principe hostile aux Juifs (sans que nécessairement il y ait passage à l’acte: ouvrez simplement la télé ou la radio pour vous y baigner). Les 53% de l’opinion montrent que le milieu social concerné va bien au delà des milieux islamistes: il s’est étendu à une grande partie de la société française. Qui dit soupçon de complot, dit soupçon diffus, délégitimation, vilification de tout acte des individus juifs et bien plus, car l’idée de complot” associé à l’idée de “sionisme”, désigne en effet dans l’image même, l’idée que les Juifs font bloc, ce qui implique toute condition collective juive et donc la “communauté juive”. C’est une  accusation collective des Juifs qui est en jeu. Sionisme veut dire en fait “communauté juive française”. La chose est vraie objectivement quoique dans une autre perspective car, depuis la deuxième guerre mondiale, au sortir de Vichy, les Juifs n’ont trouvé la force de reprendre la vie juive, dans une France qui avait décrété qu’ils appartenaient à un peuple étranger, qu’en puisant des forces symboliques dans le sionisme qui démontrait au sortir de la guerre qu’il pouvait y avoir un destin collectif juif ne serait pas tragique mais digne et positif.

Cet environnement hostile à “Israël” (= aux Juifs)  libère naturellement, en les autorisant moralement et sociologiquement, les passages à l’acte des islamistes et une inimitié ambiante dans les milieux musulmans qui baignent par l’intermédiaire des pays dont ils sont originaires et par les télévisions moyen orientales dans un océan de haine antisémite. Ceci est de l’ordre du constat (voir le site Memri et Palestinian Media Watch) et non du jugement,  amplement démontré depuis 20 ans. Pour “venger “les enfants de Gaza” (dixit), Merah n’avait qu’à suivre les “événements” sur la télévision française pour en concevoir le projet[2]. A ce propos, avez-vous remarqué cette quête médiatique de “l’enfant victime” comme ressource théatrale du scandale moral? Quand il n’existe pas, on l’invente (comme le récit sur l’enfant Al Durah de France2). Le Juif “tueur d’enfants”, nous avions consacré 200 pages à l’analyse de ce syndrome aujourd’hui qui dans la mythologie antisémite se nomme “le crime rituel”[3]?

Ce n’est pas seulement de l’ordre de l’opinion

Sur le plan des cadres sociaux, les choses s’aggravent quand on se souvient que l’AFP est une organisation semi gouvernementale en liens avec le ministère des affaires étrangères. La ligne idéologique qu’elle impulse à l’information publique ne peut être que concertée avec le pouvoir d’Etat.  Sous ce jour-là la situation apparaît encore plus gravissime. On sait certes, par les historiens, que le Quai d’Orsay n’a pas de sympathie pour l’Etat d’Israël et a fortiori le sionisme, et qu’il tient à sa “politique arabe” comme à la prunelle de ses yeux. Mais, là, il y a un hic: “la politique arabe de la France” ne concerne plus seulement l’extérieur mais, depuis une trentaine d’années la scène intérieure, la société française elle même. De toutes façons avec l’unification européenne l’interpénétration de l’intérieur et de l’extérieur est une évidence, sous le jour notamment de la vague d’immigration des pays d’islam. Il y a forcément une interaction entre la façon dont la France gère l’islam et les populations originaires du monde arabe, en France, et sa politique arabe,envers les Etats arabes, et donc son traitement d’Israël. “Jeter du lest” sur Israël (dont on ne craint rien), en pratiquant le “Israel bashing” ne peut qu’apporter un répit  – c’est ce que les élites escomptent tout à fait erronément – sur le plan de la pression islamique (réélle ou supposée) à l’intérieur. “Israël” comme le “sionisme” permettent justement de dissocier les Juifs de l’Etat d’Israël, ce qui rend “moralement” recevable la critique abusive d’Israël. Eh quoi n’a-t-on pas le droit de critiquer Israël? La réponse est non si cette critique se fait en fonction de doubles standards de jugement.  Ainsi Mohamed Merah, un terroriste né en France, tue des enfants juifs français pour venger “Gaza”, les “enfants” de Gaza. Ainsi on peut être antisioniste sans être antisémite: l’apparence est sauve.

Que cette stratégie soit illusoire a été démontré au regard des Juifs mêmes: l’erreur capitale du gouvernement Jospin d’avoir décidé de ne pas condamner et réprimer les 500 agressions qui avaient courament lieu en France, a ouvert la voie à la révolte des banlieues puis, bien plus tard, à l’apparition d’un terrorisme islamiste français, sui generis, et demain à quoi? La fameuse (?) lettre de Pascal Boniface au parti socialiste de “laisser tomber” les Juifs pour flatter l’électorat musulman montre que ce misérable calcul est présent à tous les niveaux de la vie publique. Dans la meilleure des expressions de ce syndrome, et peut être de façon plus nocive, c’est quand on établit une équivalence des Juifs et des musulmans dans tout traitement social pour “prouver” l’égalité des musulmans à tous les Français (un besoin lui même douteux).Dans cette configuration, c’est l’élément Juif qui joue le rôle de l’égaliseur des musulmans avec les citoyens français (ce qui ne fait qu’accentuer la jalousie de l’opinion musulmane).

Y-at-il donc un antisionisme de fait dans le système politique et social français? C’est la question à laquelle il faut répondre. En quoi influe-t-il sur la condition publique des Juifs français? Se voient-ils poussés à se dissocier d’”Israël” (devenu objet mythique et délirant) pour être “légitimes”?  C’est ce que montrent objectivement depuis 20 ans  certaines figures publiques d’origine juive, des “intellectuels”, quand elles dénoncent Israël à la vindicte publique pour rester dans le cercle des “gens biens”, “invités des plateaux de télévision. En les replaçant dans le contexte que nous avons décrit, on ne peut que comprendre qu’ils s’alignent sur la pression “antisioniste” en choisissant de “jeter du lest”, eux aussi, en se dissociant de “mauvais juifs” désignés à la cantonnade, promis au lynch médiatique en un pitoyable spectacle!

Le moment Macron: retour au “conflit importé”

La profession de foi répétée par le président de la République ces derniers temps, “le discours antisémite, ce n’est pas la France”, est bien gentille mais pas crédible. C’est de l’ordre d’un pieux souhait. Et on en comprend la logique quand Macron a le front de  déclarer à Whashington que “l’antisémitisme est le résultat d’un conflit importé”.

Effectivement, si l’antisémitisme n’est pas franco-français, il ne peut qu’être étranger et frapper une France innocente. Du coup, le discours de l’AFP et l’opinion publique majoritaire pensent bien et Israël est ou peut ou doit être responsable de cet état de faits. Ainsi juifs comme musulmans souffriraient de ce qu”Israël fait aux Palestiniens” “le peuple en danger”.  Il est doublement coupable (sur le terrain et sur ce qui se passe en France) et les musulmans sont ici comme là bas sans responsabilité si bien que les Juifs (français) doivent faire un effort en montrant combien ils sont “pluralistes” et conciliants (cf. le dialogue “inter religieux où l’Etat les embrigade d’office), en montrant combien ils ne se comportent pas comme les Israéliens. et se dissocient d’eux, ce qui est la condition pour se farie accepeter par les musulmans qui se sentent légitimement offensés par “ce que fait Israël”. Du coup, la chose s’accompagen du mythe mensonger de l’Andalousie islamique, proposée come modèle à la “République”. Ce qui revient à un désaveu radical de la civilisation et de l’existence israéliennes, sortie de la pseudi “convicence des trois religions” sous la houlette de la Sharia et du statut de dhimmi. Je viens de résumer en quelques lignes ce qui se trame dans la notion de “conflit importé”.

Tout celà est une belle “mécanique” idéologique bien huilée qu’on peut résumer ainsi :

1)C’est un conflit importé

2)Israël est responsable de cet état de faits

3)Les Juifs sont criticables parce qu’ils sont sionistes

4)les agresseurs français ne sont pas coupables- on peut même les comprendre (cf. Hubert Védrine en 2001)

5) les Juifs français doivent faire la preuve qu’ils sont pacifiques

6)le “dialogue des religions” va en être l’occasion

7) les Juifs donneront satisfecit et légitimation aux musulmans

8) on condamnera avec des formules toutes faites (la République ne serait pas la République…) l’antisémitisme

9)On continuera à dénigrer Israël très officiellement.

Le discours présidentiel est ainsi un véritable déni de ce qui se passe depuis 20 ans et qui indique qu’il n’y a pas de changement véritable de politique “juive” depuis Jospin, qu’il n’y aura pas de combat véritable contre l’antisémitisme si ce n’est des raccommodages, des replâtrages et beaucoup de pathos et de compassion pour les “victimes”, pas seulement juives. L’innocentement des uns se paie toujours de l’accusation des autres et il n’a pas fallu beaucoup de temps pour le voir, avec le communiqué de l’Elysée suite à l’agression du Hamas à Gaza (le 28 mai 2018)

Le Président de la République a fait part de la vive préoccupation de la France sur la situation à Gaza, à Jérusalem et dans les villes palestiniennes. Il a déploré le grand nombre de victimes civiles palestiniennes à Gaza aujourd’hui et ces dernières semaines. Il a condamné les violences des forces armées israéliennes contre les manifestants. Il a appelé tous les responsables à la retenue et à la désescalade et a insisté sur la nécessité que les manifestations des prochains jours demeurent pacifiques“. En somme, bien sûr, Israël est autant coupable que le Hamas agresseur et terroriste, mais aussi les escadrons de civils instrumentalisés ou de terroristes du Hamas déguisés en civils, lancés contre la clôture de la frontère étaient des “manifestants”! La boucle est bouclée. Autant de raisons de haïr cet Israël inhumain.

Cependant, le déni de la réalité de l’antisémitisme en France s’adosse à un autre déni de la situation globale de la France sous la menace terroriste islamiste qui recrute dans le milieu de l’islam français et pas à l’international, ce qui est la chose la plus grave pour la France.  On pourrait définir cet état de fait comme une guerre interne, une guerre civile dans laquelle une partie de la population prend les armes (de guerre) contre une autre partie de la population, en fait toute la population française. Le déni de cette sombre réalité, sans doute trop dure à affronter pour une élite défaillante, vise à éviter la confrontation, voire même éviter de nommer l’ennemi comme on le remarque de plus en plus tant c’est évident. Il n’existe pas! Ici aussi il est “importé”. En ne ciblant pas l’identité de l’assaillant, en ne l’identifiant pas mais aussi en adoptant la raison qu’il invoque pour “légitimer” ses agressions ( à savoir l’inhumanité d’Israël) – tout en condamnant le passage à l’acte (à savoir le terrorisme) ! – on croit “arrondir” les angles alors qu’on ne fait qu’aggraver le comportement (le terrorisme) qui va avec  la raison invoquée pour le légitimer. L’ancien ambassadeur d’Israël à Washington, désormais député du parti Koulanou, Michael Oren a bien compris la contradiction interne à la position française, toutefois sans en comprendre la nature “dialectique”:  « Honte à la France pour apporter son soutien à cela. Le gouvernement français ne peut pas dire qu’il est contre l’antisémitisme et voter en faveur de cette décision antisémite (la résolution du Conseil de sécurité sur Gaza) ».

On se demande ce qui est le plus grave, cette auto-tromperie des élites françaises, ce déni de la réalité française ou le déni de l’antisémitisme. Car ce dernier se manifeste dans une société qui choisit l’esquive et l’abandon plutôt que la confrontation avec le réel. C’est à dire inéluctablement la désignation d’un bouc émissaire…

Par Shmuel Trigano

Photos journal

————————

[1] Cf. Le dernier en date sur ce sujet, Quinze ans de solitude, Juifs de France 2000-2015, Editions Berg international, 2015.

[2] Voir l’impact aujourd’hui même (autour du   29 mai 2018 ), dans un communiqué du BNVCA qui relate les faits suivants ( visibles via le lien   http://europalestine.com/spip.php?article14346&debutencart4=1 ) rapportés par Le Monde Juif: ” Un homme se disant musulman exerce un scandaleux chantage sur le personnel de Carrefour et déclare  “C’est inadmissible! […] On est des consommateurs de longue date, ça fait des années qu’on est là, on à un mot à dire il n y a pas que la légalité, il y a aussi l’éthique. Mettre ces produits (les dattes de marque SUN supposée israélienne) est un affront aux consommateurs de confession musulmane”, a-t-il affirmé dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. “Carrefour ne fait pas de politique”, s’est alors défendu le chef de rayon.“Carrefour fait aussi de la politique en prétendant ne pas savoir, je veux être sûr que ce soit enlevé ! Ils sont en train de fusiller des Palestiniens comme des lapins, je ne suis pas là pour financer la tuerie israélienne ou l’occupation israélienne. C’est le minimum qu’on puisse faire en tant que consommateur responsable”, a poursuivi ce musulman pro-BDS. Des faits semblables se sont produits dans d’autres magasins commis par un autre musulman au Carrefous Bobigny  ou par Capjpo http://www.europalestine.com/spip.php?article14231 (fin du communiqué du BNVCA.

[3] Controverses, n°10, mars 2009, cf. tout le dossier: http://controverses.fr/Sommaires/sommaire10.htm

La petite-fille de Mireille Knoll au forum contre l’antisémitisme de l’ONU

La petite-fille de Mireille Knoll au forum contre l’antisémitisme de l’ONU

Par T of I

Mireille Knoll, survivante de la Shoah, a été assassinée dans son domicile parisien il y a deux mois, suscitant l’indignation en France et à l’international

Une photo de Mireille Knoll et des fleurs sont placées sur la clôture entourant son immeuble à Paris, le 28 mars 2018 (Crédit : François Guillot / AFP)

Une photo de Mireille Knoll et des fleurs sont placées sur la clôture entourant son immeuble à Paris, le 28 mars 2018 (Crédit : François Guillot / AFP)

Deux mois après le meurtre brutal de Mireille Knoll, survivante de la Shoah dont l’assassinat avait créé une onde de choc en France et dans le monde, sa petite-fille a pris la parole lors d’un événement spécial consacré à la lutte contre l’antisémitisme aux Nations unies.

Cette conférence, organisée à l’initiative de l’ambassadeur israélien à l’ONU, Danny Danon, s’est penchée sur la lutte contre l’antisémitisme dans le monde et sur le rôle que peuvent tenir les jeunes générations dans ce combat.

Keren Brosh, la petite-fille de Knoll, qui a récemment achevé son service au poste de capitaine au sein de l’unité des renseignements de l’armée israélienne, a évoqué l’histoire de sa grand-mère lors de cet événement.

« Aujourd’hui, c’est mon devoir de me dresser ici, devant vous, et de vous dire de vous réveiller. Le monde change, les gens ont besoin d’espoir, nous avons besoin d’être guidés, nous avons besoin de protection, nous avons besoin de nous sentir en sécurité et de marcher librement dans la rue ou simplement de nous trouver en sûreté au sein de notre domicile », a expliqué Brosh.

« Je suis fière d’être ici, je suis fière d’avoir été la petite-fille de ma grand-mère et je suis fière d’être Juive. Mes adieux à ma grand-mère bien-aimée ont commencé à Paris, en compagnie de 30 000 personnes qui ont défilé en sa mémoire. Ils se sont prolongés lors de la marche des Vivants en Pologne, d’Auschwitz à Birkenau, aux côtés du président israélien, dans mon uniforme militaire, et ils continuent encore ici. Je vous le recommande vivement à tous : Marchez avec moi », a-t-elle ajouté.

Se tournant vers la jeune femme au cours de son discours, l’ambassadeur israélien Danny Danon a noté que « les Juifs étreignent et soutiennent votre famille et ils ressentent cette douleur atroce causée par le meurtre horrible de votre grand-mère ».

Mireille Knoll, 85 ans, une survivante de l’Holocauste qui a été retrouvée assassinée dans son appartement à Paris (Autorisation)

« Le meurtre brutal de Mireille, qui avait survécu à la Shoah, prouve une fois encore au monde que le combat contre l’antisémitisme est loin d’être achevé. Ce crime horrible doit éveiller la communauté internationale et la déterminer à agir contre de telles injustices et contre tous les actes de haine contre le peuple juif », a conclu l’ambassadeur.

Le BNVCA condamne les liens financiers de BDS avec des organisations terroristes révélés par le site TABLET. Le BNVCA demande au Gouvernement d’interdire BDS, sanctionner ses activistes et ses adeptes.

Le BNVCA vient d’apprendre que selon le site internet Tablet, reconnu pour le  sérieux de ses informations, l’organisation B D S a des liens financiers avec des groupes terroristes.
Selon le site internet Tablet, la “Campagne pour les droits des Palestiniens”, qui supervise le travail de 329 organisations BDS différentes, parraine fiscalement le Comité national palestinien BDS (BNC), un groupe basé à Gaza et en Occident et qui est le principal coordinateur des efforts BDS dans les territoires palestiniens.

Le système fonctionne comme les cartels de drogue, avec de nombreuses organisations écrans destinées à brouiller les circuits par lesquels l’argent est acheminé jusqu’aux organisations terroristes.

1/ L’organisation achemine les dons vers BNC.

2/ Le BNC compte parmi ses membres le Conseil des forces nationales et islamiques en Palestine (PNIF).

3/ Ce Conseil des forces nationales, est une coalition de mouvements de « résistance » qui comprend lui-même parmi ses membres, le Hamas, le Jihad islamique palestinien et le Front populaire de libération de la Palestine, tous considérés comme des groupes terroristes par Israël, les États-Unis et l’Europe.

Le Centre Simon Wiesenthal a déclaré dans un communiqué que les journalistes de Tablet « ont confirmé un lien officiel entre la campagne BDS et certaines des organisations les plus violentes de la planète ». Il ajoute que « toute personne qui soutient le mouvement antisémite BDS devrait maintenant se rendre compte qu’elle soutient également les objectifs de ses sponsors, parmi lesquels des gens avec le sang de plus de 1 000 Israéliens et des touristes sur les mains. L’hypocrisie de BDS a toujours été évidente, mais maintenant c’est officiel. »

Maintenant que le lien de BDS avec le terrorisme est démasqué, le BNVCA demande au Ministre de l’Intérieur de prescrire aux Préfets:

1/ D’interdire toute manifestation BDS de sanctionner, disperser et réprimer tout rassemblement sauvage.

2/ De faire dissoudre les associations qui appellent au Boycott, et faire supprimer leurs sites.

Nous demandons également à la Ministre de la Justice de recommander à tous les Parquets, de poursuivre d’initiative toutes les associations et les activistes adeptes de BDS.

Nous restons convaincus que ces mesures entraîneront une baisse sensible de l’antisémitisme.

Le Président                                                   
Sammy GHOZLAN

BOYCOTT à CARREFOUR CHAMBOURCY (78) qui cède à la POLICE ISLAMIQUE et retire des dattes supposées provenir de l’Etat juif. Le BNVCA dépose plainte.

Le BNVCA reçoit depuis près de 5 jours, un nombre considérable de protestations émanant d’internautes et clients des magasins Carrefour, profondément indignés par la passivité du directeur et du personnel de magasins Carrefour Chambourcy 78 (rue de Mantes) qui ont cédé aux menaces et aux actions d’intimidation exercées sur eux par des musulmans qui les contraignaient à retirer des dattes de  la marque SUN des rayons, au motif ignoble que ces produits qui proviendraient de l’Etat juif ne pouvaient être proposés à la vente durant le Ramadan.
Les faits se seraient produits  autour du   29 mai 2018 et sont visibles via le lien
Comme à chaque fois que le BNVCA est informé de ce type d’action discriminatoire, une plainte sera  déposée non seulement contre les auteurs de ce délit, mais contre tous ceux qui par leur silence et leur soumission se sont pliés au diktat de cette police islamique.
Ainsi que le souligne “le monde juif”, Un homme se disant musulman exerce un scandaleux chantage sur le personnel de Carrefour et déclare  “C’est inadmissible! […] On est des consommateurs de longue date, ça fait des années qu’on est là, on à un mot à dire il n y a pas que la légalité, il y a aussi l’éthique. Mettre ces produits est un affront aux consommateurs de confession musulmane”, a-t-il affirmé dans une vidéo largement diffusée sur les réseaux sociaux. “Carrefour ne fait pas de politique”, s’est alors défendu le chef de rayon.“Carrefour fait aussi de la politique en prétendant ne pas savoir, je veux être sûr que ce soit enlevé ! Ils sont en train de fusiller des Palestiniens comme des lapins, je ne suis pas là pour financer la tuerie israélienne ou l’occupation israélienne. C’est le minimum qu’on puisse faire en tant que consommateur responsable”, a poursuivi ce musulman pro-BDS.
Des faits semblables se sont produits dans d’autres magasins commis par un autre musulman au Carrefous Bobigny  ou par Capjpo http://www.europalestine.com/spip.php?article14231
Ce discours démontre l’influence néfaste de la désinformation médiatique qui a relayé en France la propagande palestinienne du mouvement islamo terroriste  Hamas.

Alors que de nombreux internautes ont dénoncé cette action de boycott, l’enseigne Carrefour ne s’est toujours pas exprimée et ses services restent injoignables. Le BNVCA a gagné plusieurs procès contre les activistes de BDS et notamment en 2015, devant la  la Cour de Cassation, la plus haute juridiction française, qui a déclaré illégaux les appels au boycott d’Israël.  

D’autres procédures sont encore en cours devant plusieurs tribunaux de l’hexagone. De plus, dans un courrier adressé à Mr Alexandre Bompart, PDG de Carrefour, le BNVCA rappelle que l’appel à boycott est un délit prévu et réprimé par nos lois qu’il convient de sanctionner comme les autres délits vol, abus de confiance, viol, escroquerie etc.

Le Président du BNVCA Sammy Ghozlan a déjà saisi le Ministre de l’intérieur afin qu’il prescrive aux Préfets de disperser, réprimer toutes les manifestations sauvages organisées par BDS plutôt que les encadrer pour préserver l’ordre public.

Premiers Ministres de la France, Ministres de l’Intérieur et de la Justice, Présidents de la République, tous ont affirmé que l’antisionisme c’est l’antisémitisme. L’appel à boycott participe de cet antisionisme qui pousse à l’acte antijuif. Il est temps d’y mettre un terme sans délai, sans complaisance.

Les citoyens juifs n’en peuvent plus d’être ainsi  harcelés. Victimes de l’insécurité antijuive, ls s’expatrient ou déménagent. Ils se demandent s’ils seront aussi  chassés des commerces  comme à l’époque du régime Nazi.

Le Président                                                   

Sammy GHOZLAN

Le BNVCA salue la décision du Tribunal Administratif de Nancy qui annule la délibération du Conseil Municipal de Vandoeuvre les Nancy élevant le terroriste Barghouti au rang de citoyen d’honneur.

Le BNVCA salue avec satisfaction la décision du Tribunal Administratif de Nancy qui conformément à la Lecture de l’audience du 29 mai 20018 annule  la délibération du Conseil Municipal de Vandoeuvre Les Nancy,du 21/11/2016 qui décernait abusivement le titre de citoyen d’honneur au terroriste palestinien Marwan Barghouti..

Dans son jugement le Tribunal  rappelle que maître Charles Baccouche, Avocat, conseil du BNVCA a déposé une requête et un mémoire enregistre sous le N° 1603750 le  23/12/16 et le 2/10/17 réclamant l’annulation des dispositions du Maire de Vandoeuvre les Nancy.

L’OJEqui  s’est associée à la démarche déposée par le BNVCA permet d’opposer désormais un front commun aux velléités des élus qui abusent de leur mandat pour exercer un palestinisme sans discernement.
incitatif à la haine d’Israêl, poussant à l’acte antijuif, et provoquant un déplacement des habitants juifs de leur commune vers d’autres cités plus accueillantes.
Comme nous l’avons souligné dans notre requête, cette prise de position de la Ville n’étant pas justifiée par un intérêt local, le Tribunal dans ses conclusions “ mande et ordonne au Préfet de Meurthe et Moselle… de pourvoir à l’exécution de ce jugement.”
Nous sommes convaincus que cette décision servira de Jurisprudence.
Le BNVCA rappelle qu’à notre  demande  des décisions similaires ont déjà été prises par d’autres tribunaux administratifs, contraignant les maires en infraction à annuler leurs délibérations iniques et amorales.
Le BNVCA rappelle que les islamo terroristes commettent leurs attentats en Europe en général et en France en particulier, en s’inspirant des méthodes et des modus opérandi des terroristes palestiniens “attaque à la hache, au couteau, voiture bélier, mitraillage etc”. Nous considérons que cette forme d’apologie du terrorisme commise par des maires communistes ou d’extrême gauche au motif qu’il est palestinien est dangereuse et de nature à encourager le terrorisme sur notre sol en suscitant de possibles vocations.
Le Président                                                   
Sammy GHOZLAN

DISPARITION INQUIETANTE: ITSHAK BENHAMOU 60 ans A DISPARU DEPUIS LE 2 AVRIL 2018.

Je vous prie de bien vouloir diffuser ce message de disparition inquiétante depuis le 2 avril2018 de Mr Benhamou Isaac qui aurait un frère à Lyon ou dans la région

Il s’agit de 

Benhamou itshak ou  Isaac 60 ans né le 15 novembre1958  (entre le Maroc et l’Algérie) 

Divorcé sans enfant, de Nationalité française 

Taille 1. 70 m, Cheveux gris, Couleur des yeux ignorée  
Porte des grosses lunettes, “Peottes” et une barbe  blanches
Dernier Domicile connu 1 rue du Chalet Paris 10 eme. Aurait un frère à Lyon ou dans la région lyonnaise, aucune autre famille connue 
Cette personne n’est plus réaparue depuis le 2 avril 2018, son téléphone  0783619468   ne répond plus.
Toute information le concernant doit être transmise au BNVCA 0663883029.

Une du Point sur Erdogan: le retrait des affiches des kiosques est “inacceptable” (Macron)

Une du Point sur Erdogan: le retrait des affiches des kiosques est “inacceptable” (Macron)

Le président Emmanuel Macron lors d’une rencontre avec la presse à l’Institut français de Saint-Pétersbourg, le 25 mai 2018
Ludovic MARIN (AFP)

Le président français Emmanuel Macron a jugé lundi soir “parfaitement inacceptable” que des affiches de l’hebdomadaire Le Point, dont la Une présente le président turc Erdogan comme un “dictateur”, soient retirées des kiosques de presse “au motif qu’elles déplaisent aux ennemis de la liberté”.

“La liberté de la presse n’a pas de prix: sans elle, c’est la dictature”, a réagi sur son compte Twitter le président de la République.

L’hebdomadaire français a dénoncé dimanche une campagne de “harcèlement” contre son dernier numéro, qui a fait l’objet de menaces dans le Sud de la France.

“Après une semaine de harcèlement, d’insultes, d’intimidation, d’injures antisémites et de menaces à notre attention sur les réseaux sociaux, voici venu le moment où les sympathisants (du parti du président turc) AKP s’attaquent aux symboles de la liberté d’expression et de la pluralité de la presse”, a dénoncé Le Point dans un article paru sur son site internet.

Capture Le pointLe titre du Point “Le dictateur. Jusqu’où ira Erdogan?”
Capture Le point

Vendredi, dans la banlieue d’Avignon (sud), un kiosquier a fait retirer cette Une, qui présente un portrait de M. Erdogan sous le titre “Le dictateur. Jusqu’où ira Erdogan?”, des façades de son kiosque sous la pression d’un groupe de militants.

“Un groupe de Turcs pro-Erdogan a menacé le gérant du kiosque” situé sur une place centrale du Pontet “pour lui intimer l’ordre de retirer l’affiche”, a expliqué Xavier Magnin, directeur de cabinet du maire Front National (FN) Joris Hébrard.

La société chargée des espaces publicitaires sur le kiosque a alors envoyé un salarié pour retirer l’affiche.

La mairie du Pontet a demandé samedi matin à la société d’affichage de remettre l’affiche, ce qui a été fait vers 16H, provoquant l’arrivée d’une vingtaine de partisans de M. Erdogan. La gendarmerie a alors envoyé plusieurs hommes pour maintenir l’ordre.

Dimanche cependant, la Une du Point a de nouveau été rendue invisible par d’autres affiches pro-Erdogan. Le Point indique que des militants ont également retiré l’affiche d’un kiosque de Valence, à 100 km au nord du Pontet.

Le président de Reporters sans frontières, Christophe Deloire, avait souligné que “ces actes sont isolés mais ont une forte portée symbolique”.

DJ Selam : Monsieur le Président Emmanuel Macron reconnaît le caractère antisémite

DJ Selam : Monsieur le Président Emmanuel Macron reconnaît le caractère antisémite d’un meurtre commis en 2003

Le jeune homme avait été tué par un ami ayant déclaré à la police : “J’ai tué un juif ! J’irai au paradis !”

Sébastien Selam (Crédit : affaireselam / Dailymotion)

Sébastien Selam (Crédit : affaireselam / Dailymotion)

Cette nuit du 19 novembre 2003, Sébastien Selam, alias « DJ LamC », 23 ans, se faisait froidement assassiner et mutiler à coups de couteau et de fourchette dans les sous-sols de son immeuble du 10e arrondissement. Le coupable : Adel Amastaibou, qui était son voisin et aussi son meilleur ami – les deux jeunes hommes se connaissaient depuis l’enfance.

Meyer Habib, député de la 8e circonscription des Français de l’étranger, avait promis qu’il écrirait à Emmanuel Macron pour tenter de rouvrir l’enquête sur le meurtre de Sébastien Selam « pour que justice soit faite » alors que le meurtrier avait revendiqué ouvertement un acte antisémite, a-t-il déclaré dimanche à i24News.

Meyer Habib, député des Français de l’étranger. (Crédit : capture d’écran YouTube/Meyer Habib)

Le président Emmanuel Macron a reconnu, dans un courrier adressé au député Meyer Habib, le caractère antisémite du meurtre de Sébastien Selam, le comparant à l’assassinat de Mireille Knoll, indique la lettre rendue publique dimanche par cet élu.

« Ce motif n’avait alors pas été retenu, car la circonstance aggravante de crime antisémite ne date dans le code pénal français que de 2003 », selon Meyer Habib.

« Ravivé par l’assassinat odieux de Mireille Knoll, le souvenir de ce jeune Français tombé sous les coups du fanatisme le plus sombre est encore vif. Soyez assuré que sa mémoire perdure au sein de notre communauté nationale, profondément affectée par les crimes à caractère antisémite tels que celui de Sébastien Selam », lui a répondu le président de la République dans un courrier en date du 22 mai.

« A cet égard, je suis déterminé à lutter contre les agressions à l’égard de nos concitoyens juifs en raison de leur confession », poursuit le chef de l’Etat, qui dénonce « des idéologies infâmes qui conduisent à haïr l’autre ».

« Aussi, s’il ne m’appartient pas de me prononcer sur une décision de justice (…) je puis vous assurer que vous me trouverez toujours aux côtés de celles et ceux qui sont visés par la violence antisémite », ajoute-t-il.

Gilles-Jean Portejoie, avocat à l’époque de la famille de Sébastien Selam, a déclaré à l’AFP qu’il s’agissait pour lui « incontestablement d’un crime dont l’antisémitisme était le mobile » mais que « le caractère antisémite était passé au second plan derrière le débat sur la responsabilité pénale » de l’auteur présumé du meurtre.

Ce débat a été tranché en janvier 2010 devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel qui l’avait jugé irresponsable pénalement, écartant toute perspective d’un procès pour la famille du jeune disc-jockey.

« Je suis ravi que le président Macron se souvienne de cette affaire qui est pour moi un symbole des crimes antisémites », a commenté l’avocat.

« C’est une injustice profonde pour la famille depuis quinze ans », a ajouté Axel Metzker, un autre des anciens avocats de la famille de Sébastien Selam.

Amastaibou, qui avait été jugé peu avant pour avoir menacé de mort un rabbin, ne réfutera pas la thèse du crime antisémite, criant même : « J’ai tué un Juif ! J’irai au paradis. »

Dans son procès verbal, consulté et révélé par la chaîne i24News, qui a diffusé un reportage consacré à l’affaire il y a deux mois, il déclarera le soir même à la police : « Je suis content s’il est mort cet enculé, ce bâtard, s’il est mort, je suis trop content, ce putain de juif, sale juif. »

Selon la chaine, le même document précisait que « le comportement de Amastaibou est manifestement sensé et volontaire » et que le suspect « se dit pleinement satisfait de son acte ».

Sébastien Selam (Crédit : affaireselam / Dailymotion)

Le caractère antisémite du crime ne sera pourtant jamais retenu – ce pour quoi se bat la famille du jeune homme et leurs avocats depuis des années. L’acte sera jugé comme relevant de la folie, Amastaibou ayant effectué plusieurs séjours en hôpital psychiatrique auparavant. Il bénéficiera finalement d’un non-lieu pour irresponsabilité pénale en 2006.

Pour Guillaume Didier, ancien membre de cabinet au ministère de la Justice, le motif antisémite n’a jamais été retenu malgré les propos du suspect car « à l’époque, ni pour le législateur, ni pour l’institution judiciaire, ni même pour la société, il n’était très naturel de relever ces circonstances aggravantes d’antisémitisme ».

Selon lui, « cela avait pour origine une raison très simple : cette circonstance aggravante de crime antisémite ne datant dans le code pénal français que de 2003, l’année même du meurtre de Sébastien Selam ».

Dans un premier temps, les conclusions tirées dans l’affaire liée au meurtre de Sarah Halimi étaient similaires à celles tirées dans l’affaire concernant Sébastien Selam. Ainsi, si les juges et les experts ont d’abord considéré qu’il ne s’agissait pas d’actes antisémites mais d’actes délirants, ils admettaient que « le délire était alimenté d’une thématique antisémite ambiante », comme l’a défini l’expert psychiatre Daniel Zagury dans son rapport sur la personnalité de Adel Amastaibou.

« Morts parce que Juifs » ; enterrement en Israël des victimes de l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015 (Crédit: Flash90)

Le meurtre de Sébastien Selam, qui remonte à 2003, aurait-il ainsi un jour une chance d’être redéfini comme relevant de l’antisémitisme ? Selon Me Gilles-William Goldnadel, avocat des proches de Sarah Halimi et de Mireille Knoll, l’octogénaire juive retrouvée brûlée à son domicile le 25 mars 2018 par cela serait possible « à condition qu’il y ait un fait nouveau », ce qui serait « quelque chose de très difficile ».

Aujourd’hui, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, on dénombre officiellement onze victimes de l’antisémitisme en France : Ilan Halimi en 2006, les quatre victimes de la tuerie de l’école juive Ozar Hatorah à Toulouse en 2012, les quatre victimes de la prise d’otage de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes en 2015, et Sarah Halimi et Mireille Knoll plus récemment. Sébastien Selam ne fait pour l’instant toujours pas partie de ces tristes statistiques.

Grande-Bretagne : la Tour de Londres reconnue comme « site d’histoire juive »

Grande-Bretagne : la Tour de Londres reconnue comme « site d’histoire juive »

(DR)

La célèbre Tour de Londres va, bientôt, être présentée à ses visiteurs comme un « site clef » du patrimoine juif médiéval anglais. Ce, après que des recherches ont montré son « importance particulière pour les juifs londoniens ».

Tous les ans, trois millions de visiteurs viennent découvrir la célèbre tour de Londres. Désormais, suite à la publication d’une nouvelle recherche sur l’histoire de cette dernière, certains tours organisés sur place ainsi que le module éducatif destiné aux écoles montreront « la signification particulière (de l’endroit) pour les juifs de Londres ». Rupert Gavin, le directeur des « Historic Royal Palaces », a précisé, en outre, qu’il cherchait les moyens pour « représenter de manière vivante la présence juive » dans ce site. Qui, fut notamment défendu, en 1267, par des juifs en armes s’opposant à la révolte des barons menée par Simon de Montfort, révolte visant à détrôner le roi d’Angleterre.

Mais, l’histoire juive de la Tour ne se résume pas à cette seule action d’éclat. En effet, comme l’explique Sally Dixon-Smith, la conservatrice des collections de la Tour, qui vient de publier ladite recherche sur les liens entre le lieu et les juifs, « la position de la communauté juive est centrale pour comprendre » l’histoire de l’Angleterre de l’époque et celle du site.

Ainsi, après avoir « épluché » moult documents, elle a découvert que les juifs de la capitale étaient venus régulièrement se réfugier là lors d’émeutes violentes dirigées contre eux. Comme en 1189 à l’occasion du couronnement de celui qui allait être connu sous le nom de Richard Coeur de Lion. Au 13ème siècle, lors de ce que l’on peut nommer un pogrom, les juifs sont même restés dans la Tour pendant plusieurs mois!

C’est aussi dans cette même tour que les juifs londoniens venaient réclamer justice. « Les juifs étaient considérés comme propriété de la Couronne, dit la conservatrice. Ils relevaient, donc, de la juridiction des constables (commissaires royaux, ndlr) ». En même temps, lors de cette période, juifs et chrétiens étaient taxés séparément et « la protection royale et l’accès au tribunal royal avaient un prix ». Les juifs payaient, donc, de lourds impôts et une partie de l’argent ainsi collecté a servi à l’extension de la Tour ainsi qu’à la construction de sa célèbre « Porte des Traîtres ».

La Tour de Londres était aussi une prison. Y furent incarcérés des juifs accusés de meurtres rituels (à la fin du 13ème siècle) ou ceux soupçonnés, en 1278, d’avoir « rogné » le bord de pièces en argent. Sur les 600 chefs de familles enfermés pour cette raison (dont la grande majorité était innocente), plusieurs furent exécutés. C’est enfin là qu’en décembre 1290, les juifs expulsés d’Angleterre furent regroupés pour qu’ils quittent définitivement le pays via la Tamise (puis la mer). Ce, après avoir dû s’acquitter d’un dernier impôt auprès du « constable » de la Tour.

Le BNVCA salue la décision de la Cour d’Appel qui a relaxé l’historien Georges Benssoussan est lavé enfin de toute suspicion de racisme ou d’islamophobie.

Le BNVCA salue la décision de la Cour d’Appel qui a relaxé l’historien Georges Bensoussan et lavé enfin de toute suspicion de racisme ou d’islamophobie.
Nous considérons que la vérité a gagné. Mr Georges Bensoussan victime d’un procès en sorcellerie, a été lavé de toute accusation de racisme ce 24 mai par arrêt de la Cour d’appel de Paris.
Une décision qui confirme le jugement rendu en mars 2017. Depuis deux ans et demi, Mr Bensoussan  responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, auteur de nombreux ouvrages sur la destruction des juifs européens, l’histoire du sionisme et sur la condition juive dans le monde arabe, était trainé devant les tribunaux pour avoir repris, lors de l’émission Répliques, animée par Alain Finkielkraut, les termes et l’analyse du sociologue Smain Laacher sur l’antisémitisme dans la culture arabe.
Le BNVCA s’était opposé à la LICRA qui en première instance avait commis l’erreur de s’associer au Comité contre l’Islamophobie en France (CCIF), artisan du djihad judiciaire contre les intellectuels et les journalistes, la Ligue des droits de l’homme, le MRAP, le parquet, et un obscur « Comité de soutien O sans papiers »
Maintenant que justice à été rendue innocentant Georges Bensoussan, nous estimons que le Président du Mémorial de la Shoa, Monsieur Eric de Rothschild s’honorerait à le rétablir sans délai, dans ses fonctions, afin qu’il poursuive ses travaux d’une importance et d’une qualité  exceptionnelle.
Le Président                                                   
Sammy GHOZLAN

Le BNVCA condamne les tags antisémites découverts rue de la Celle au Chesnay (78)et demande ç la Mairie leur effacement.

Le BNVCA condamne les tags antisémites découverts rue de la Celle au Chesnay (78) et demande à la Mairie leur effacement.

Le BNVCA condamne les tags antisémites découverts le 24/5/18 rue de la Celle au Chesnay (78).

Sur le mur de clôture d’une cité on pouvait lire cette phrase ignoble  “les juifs détruisent la France”.

Le BNVCA a été alerté par une administrée de la ville du Chesnay, inquiète de la haine anti-juive qui se répand inexorablement, probablement réactivée par les discours et reportages accusant à tort et sans discernement l’Etat juif d’avoir éliminé des terroristes du Hamas à Gaza.
Nous demandons au Maire du Chesnay de faire procéder  par ses services, à l’effacement de ces graffitis antisémites le BNVCA encourage tous les témoins et victimes d’antisémitisme à nous contacter sur la Hot Line du BNVCA au  0663883029 ou cliquer sur le site BNVCA.ORG
Le Président                     
Sammy GHOZLAN

– Erdogan est-il un nouvel Hitler ?

– Erdogan est-il un nouvel Hitler ?

Comparaison n’est pas raison. Cependant, il y a de multiples similitudes entre l’ascension de Hitler et celle du président turc Recep Tayyip Erdogan.

Par

Publié le | Le Point.fr
Jusqu'où ira Recep Tayyip Erdogan ?
Jusqu’où ira Recep Tayyip Erdogan ?

© Jason Alden/Bloomberg via Getty Images
Il y a quelque chose d’obscène à comparer à Hitler le moindre tyranneau étranger ou politicien français et à assimiler au nazisme les déclarations déplaisantes ou xénophobes. Tels sont les effets de la banalisation du mal, pont aux ânes de la nouvelle doxa.

Le Centre Simon Wiesenthal appelle la France à condamner la nouvelle provocation d’Abbas

Le Centre Simon Wiesenthal appelle la France à condamner la nouvelle provocation d’Abbas

Le Centre Simon Wiesenthal a exhorté mardi les dirigeants européens, en particulier la France et l’Allemagne, à condamner la nouvelle provocation antijuive du dirigeant palestinien Mahmoud Abbas.

“Quelles que soient l’état de santé d’Abu Mazen, sa dernière blague montrant un soldat israélien gazant un bébé palestinien prouve à quel point le président de l’Autorité palestinienne nourrit le cancer de la haine envers l’Etat juif, son peuple et ses valeurs. La validation de cette caricature par lui montre à quel point il y a peu de différence entre l’AP et le Hamas. Tous deux continuent à faire subir un lavage de cerveau à une nouvelle génération d’enfants, à savoir que les Israéliens sont des intrus et des nazis”, a fustig