Auteur : rene levy

Gilles Kepel – Identitaires et salafistes

Comment les islamistes s’intéressent aux Gilets jaunes. L’essayiste livre une analyse qu’il développera dans un ouvrage à paraître.

PAR Gilles Kepel Le Point 


Gilles Kepel Politologue, specialiste de l'islam et du monde arabe. Dernier livre paru : << Sortir du chaos >> (Gallimard, 2018). “/><figcaption><em><strong>Gilles Kepel </strong>Politologue, spécialiste de l’islam et du monde arabe. Dernier livre paru : « Sortir du chaos » (Gallimard, 2018). </em></figcaption></figure>



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  • Un certain nombre de jeunes des banlieues populaires, principalement issus de l’immigration nord-africaine et subsaharienne, ont profité du désordre lié aux manifestations des Gilets jaunes pour « franchir le périphérique » et pénétrer au cœur de l’espace urbain. Ils y ont décliné les formes propres de leur mobilisation – réminiscence des grandes émeutes de 2005. Les deux phénomènes sont comparables par leur saisonnalité, leur récurrence ainsi que leur ampleur territoriale. Il y a treize ans était advenue en effet la première occurrence massivement médiatisée de crémation d’automobiles et de pillage de commerces, critère de l’émeute française « post moderne ». En 2018, des « jeunes des quartiers » s’infiltrèrent donc derrière les habitants des « territoires périurbains » dans une sorte de juxtaposition de groupes sociaux. Les seconds revendiquaient avec ostentation une citoyenneté déniée par les élites urbaines en montant à Paris drapeau tricolore au vent pour s’approprier les espaces symboliques de la République – les Champs-Élysées de la parade du 14 Juillet – depuis leurs ronds-points. Et, contrairement aux « banlieues » de 2005 dominées par le chômage, et où incendies et caillassages se déroulaient à la nuit tombée, la France périurbaine qui gagne difficilement sa vie durant les jours ouvrés ne pouvait se permettre de sacrifier son gagne-pain quotidien : les défilés se déroulèrent donc le jour chômé du samedi, à charge pour les retraités, les intermittents et les personnes en recherche d’emploi de tenir la permanence durant la semaine pour bloquer les péages et les carrefours.

    La mouvance djihadiste s’intéressa explicitement aux Gilets jaunes début décembre 2018. Depuis la chute de Raqqa un an plus tôt, la capacité de Daech à coordonner des attentats spectaculaires en France avait disparu, laissant la place à des attaques isolées au couteau, ainsi à Trèbes le 23 mars (5 morts) et à Paris le 12 mai (2 morts). Leurs auteurs avaient fait allégeance au califat mais agi spontanément. Dans le désarroi après l’effondrement de l’État islamique, la mouvance djihadiste ne parvenait plus à trouver un mode opératoire global. Dans ce contexte défavorable, le mouvement des Gilets jaunes – en dépit des préventions contre les manifestants, dépeints au départ comme autant de kouffar (« mécréants ») – apparut comme une opportunité, car il creusait dans l’Hexagone des failles où s’infiltrer pour hâter les guerres d’enclaves débouchant sur la guerre civile, prélude au triomphe du djihad. Telle était la vision de l’idéologue Abou Moussab al-Souri, ingénieur syrien éduqué en France, dans son « Appel à la résistance islamique mondiale ». C’est ainsi qu’une Web TV djihadiste mit en ligne un photomontage mêlant l’Arc de triomphe maculé de graffitis et entouré de Gilets jaunes incendiant une barricade avec un djihadiste en uniforme de combat, kalachnikov en main, qui paraissait diriger l’émeute…

    • Propagande. Affiche (photomontage) mise en ligne par une Web TV djihadiste montrant l’Arc de triomphe en feu.
    • Propagande. Affiche (photomontage) mise en ligne par une Web TV djihadiste montrant l’Arc de triomphe en feu.

    Interpénétration. L’exhortation à passer à l’action était accompagnée de la reproduction en arabe de la déclaration d’allégeance au calife Baghdadi. Dans un registre proche, des photos montraient un immeuble haussmannien des beaux quartiers de l’Ouest parisien couvert d’un tag en arabe reprenant le principal slogan des printemps arabes de 2011, « Le peuple veut la chute du régime », assimilant le destin de Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi à l’avenir d’Emmanuel Macron.

    Le 21 décembre, à Angoulême, un mannequin à l’effigie du président fut décapité par un bourreau tout de noir vêtu, comme les exécuteurs de Daech – selon une scénographie macabre qui empruntait aux vidéos djihadistes. Alors que, trois jours avant, des touristes scandinaves avaient été égorgées au Maroc et que les images atroces circulaient en ligne.

    Sur ces entrefaites se produisit l’attaque meurtrière du marché de Noël à Strasbourg. Dans un pathétique déni, les pages « Débats » du Mondeplaidèrent que le tueur Cherif Chekatt était un « faux djihadiste », alors qu’on découvrit peu après sa vidéo d’allégeance à Daech. L’hommage de la nation aux victimes, par une cérémonie que présida à Strasbourg le président de la République, en exprimant sa gratitude aux forces de l’ordre qui avaient éliminé le tueur, mais qui étaient harcelées, voire lynchées par ailleurs par les plus radicaux des Gilets jaunes, mit le mouvement en porte-à-faux. Il commença à amorcer une décrue significative – tandis que ses membres complotistes accusaient en ligne le gouvernement d’avoir monté l’attentat pour briser la mobilisation. Cette confusion entre divers registres et ce mélange des genres qui banalisait la violence aboutirent à la scène du 16 février où l’on vit, en plein cœur du quartier parisien de Montparnasse, une horde pogromiste vêtue de gilets jaunes harceler, en marge d’un défilé, le philosophe et académicien Alain Finkielkraut aux cris de « Retourne en Israël »« La France est à nous » et « Tu iras en enfer ». L’interpénétration entre salafisme et identitaires n’était plus une scène de fiction tirée de Soumission, de Michel Houellebecq, mais un phénomène bien réel qui interroge les dérives profondes de notre société§

    Souleimane – Suis-je juif ?

    CHRONIQUE. Le jeune écrivain syrien installé en France raconte son expérience de l’antisémitisme dans le métro parisien il y a quelques années.

    Par Omar Youssef Souleimane Le Point.fr 

    << Je suis juif quand il s'agit de l'Holocauste ou lorsque les islamistes invitent a aneantir les juifs. >>”/><figcaption>« Je suis juif quand il s’agit de l’Holocauste ou lorsque les islamistes invitent à anéantir les juifs. »</figcaption></figure>



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  • Minuit dans le métro parisien. Il tend le bras et palpe doucement la poche de l’homme assis juste derrière lui. Le pickpocket est en face de moi et personne ne remarque son manège. D’un clin d’œil, il me signifie de ne rien dire et je le regarde à mon tour avec insistance. Il ne trouve rien à voler dans la poche de son voisin et échange quelques mots dans un dialecte du Maghreb avec son camarade. Je détourne le regard jusqu’à l’arrivée à la station Robespierre.

    Le pickpocket se lève, s’approche de moi et me demande un mouchoir. Je ne réponds pas. Il me demande alors comment je m’appelle. Je n’ouvre pas la bouche. «  Je hais les juifs, vous êtes des tueurs, des animaux, vous détestez les musulmans. Je vais te casser la gueule, je vais te tuer  », me dit-il en français. Il pose ses mains autour de mon cou et m’étrangle presque. Je prends ses mains et le repousse vivement. Il recule d’un pas, s’arrête devant la porte de la rame qui vient de s’ouvrir. Il sort alors un couteau de sa poche et hurle : «  Sale juif, espèce de connard ! Descends et tu vas voir ce que je vais faire de toi !  » Un des voyageurs se lève et lui donne un coup de pied qui le fait tomber sur le quai où son copain le suit. Je dis alors aux voyageurs : «  D’habitude je ne suis pas juif, mais aujourd’hui je le suis.  » Le signal de départ retentit et les portes se referment. Depuis le quai, le pickpocket fait glisser une vitre du wagon et me crache dessus ainsi que sur l’homme qui l’a frappé. Le métro repart. Une jeune fille se met à pleurer, elle veut retourner à la station Robespierre histoire de lui apprendre la politesse. Son ami la calme et, arrivés au terminus, tout le monde descend.

    «  Vous, les Souleimane, vous êtes bien des juifs. Pas étonnant que vous fassiez autant de mal autour de vous !  »

    Chaque fois que ma grand-mère se disputait avec mon grand-père, elle lui disait : «  Vous, les Souleimane, vous êtes bien des juifs. Pas étonnant que vous fassiez autant de mal autour de vous !  » Je me demandais alors pourquoi ma grand-mère répétait à l’envi ces paroles. Une fois, j’ai osé poser la question à mon oncle. Il m’a répondu qu’à l’époque ottomane, un de nos ancêtres, appelé Souleimane, était un commerçant juif de Damas. Quelques années plus tard, j’ai étudié l’arbre généalogique de la famille et tout ce que j’ai trouvé, c’est que le père de mon grand-père s’appelait Younès. Il s’était établi à Quotayfa, à cinquante kilomètres au nord de Damas, comme beaucoup d’autres familles ayant quitté la capitale lors du mandat français.

    Notre origine juive est toujours restée confuse et secrète. Dans notre village, comme dans tous les pays arabes, le mot «  juif  » est synonyme de bassesse, d’avarice, de haine et de perfidie. Dans mon enfance, je n’avais pas besoin de demander pourquoi nous détestions les juifs. Les aînés nous mettaient en garde de ne jamais rester seuls avec un juif, le prophète Mahomet ayant dit un jour : «  Un juif ne reste pas avec un musulman sans songer à le tuer. » Mon grand-père possédait un modeste magasin de chaussures à Quotayfa et chaque semaine se rendait à Damas s’approvisionner auprès d’un commerçant juif. Parfois, lorsqu’il rentrait tard le soir, ma grand-mère lui demandait s’il avait faim et lorsqu’il lui répondait qu’il avait mangé chez son collègue juif, elle lui rétorquait que c’était «  haram  » et que les gens du Livre ne doivent pas être pris comme amis.

    Des «  racines  » juives, réelles ou fictives

    Pendant les congés d’été, nous allions à la mosquée pour y apprendre le Coran et le cheikh nous répétait ce verset : «  Tu constateras que les plus agressifs vis-à-vis des croyants sont les juifs et les polythéistes  » (Coran, sourate 5, La table dressée, verset 82). Il nous racontait l’histoire de la bataille contre la tribu juive des Banu Quorayza pendant laquelle le prophète aurait fait égorger 40 hommes, 300 d’après certaines sources. Après quoi il s’empara de leurs terres, de leurs biens, de leurs femmes et de leurs enfants pour avoir collaboré avec les Quoreychites lors de la bataille du Fossé. Après tous ces récits et ces textes pleins de haine, je ne m’étonnais plus que ma grand-mère utilise le mot juif à chaque fois qu’elle voulait insulter mon grand-père.

    L’incident du pickpocket a précédé de deux mois le massacre de l’équipe de Charlie Hebdo et des clients juifs de l’Hyper Cacher. Un pickpocket arabe a agressé un autre Arabe issu d’une famille musulmane pensant qu’il était juif du fait de son apparence physique. Je me dois de le remercier pour m’avoir rappelé les «  racines  » juives de ma famille, qu’elles soient réelles ou fictives. Si elles étaient prouvées, cela ne changerait rien à ma façon de voir le monde. Quoi qu’il en soit, je suis juif quand il s’agit de l’Holocauste ou lorsque les islamistes invitent à anéantir les juifs. Je suis juif et je suis fier d’avoir combattu les régimes qui persécutent les juifs tout en condamnant, dans le même temps, la politique de l’État d’Israël à l’égard des civils palestiniens.

    La première mission lunaire israélienne décollera ce soir de Cap Canaveral en Floride

    21 février 2019 | 

    Lancée par une fusée Falcon 9, le vaisseau spatial sans pilote baptisé Bereshit (ndlr Genèse en hébreu) doit décoller ce soir au plutôt demain vers 01h45 du matin heure israélienne de la base aérienne de Cape Canaveral en Floride. À 60 000 km au-dessus de la Terre, il se séparera du lanceur Falcon et orbitera d’abord autour de la Terre dans des ellipses et se dirigera ensuite vers l’orbite de la lune. Puis il ralentira et effectuera un « alunissage » en douceur. Si la mission réussie, Israël sera le quatrième pays à entrer dans le club très fermé des puissances spatiales après les États-Unis, la Russie et la Chine….

    Crédit: Image YouTube

    La fusée Falcon 9 propulsera Bereshit dans une orbite terrestre « longue et complexe », où elle élargira  progressivement son orbite pendant environ cinq semaines jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment proche de la Laune pour entrer dans son champ de gravitation. À partir de là, le vaisseau spatial effectuera une série de manœuvres afin d’atteindre sa destination entre les sites d’atterrissage d’Apollo 15 et 17 d’ici la mi-avril.P

    Le vaisseau spatial a la forme d’une table ronde avec quatre pieds en fibre de carbone. De la taille d’un lave-vaisselle, il mesure environ 1,5 mètre de hauteur et pèse 585 kg. Au cours d’une mission qui ne devrait durer que deux ou trois jours sur la Lune, Bereshit utilisera des instruments embarqués pour photographier le site d’atterrissage, mesurer le champ magnétique de la lune (pour mieux comprendre comment l’astre de la nuit s’est formé) et renvoyer toutes les données au centre de contrôle d’Israël Aerospace Industries. Tout cela  pendant deux ou trois jours avant que son système cesse de fonctionner.

    Ce projet entrepris pour la première fois par une association privée à but non lucratif marque incontestablement un tournant dans l’industrie spatiale israélienne qui, jusqu’à présent, n’a été centrée que sur des projets liés à la sécurité, notamment des lancements de satellite.

    « C’est le début de l’histoire d’Israël dans le grand espace, qu’elle réussisse ou non« , a déclaré à Reuters, Morris Kahn, le milliardaire du  high-tech qui a investi 44 millions de dollars  dans le projet Beresheet.

    C’est l’ingénieur Alex Friedman, 68 ans, qui dirige l’équipe en charge de cette mission. Il est Haredi (ndlr orthodoxe) et père de 7 enfants et 21 petits-enfants. « Les gens sont persuadés que les Haredim ne font qu’étudier la Torah toute la journée, c’est un stigmate qui me dérange », confie Alex, « Maimonides était bien médecin et astronome et le Rabbi de Loubavitch a étudié le génie électrique, les mathématiques et la physique » ajoute-t-il.

    SpaceIL est principalement soutenu par des donateurs privés, dont le magnat des casinos américain Sheldon Adelson et le milliardaire Morris Kahn cité plus haut, cofondateur d’Amdocs, l’une des plus grandes entreprises de haute technologie israélienne. Israël Aerospace Industries, appartenant au secteur de la défense, a également collaboré à ce projet. Le succès de cette mission signera une nouvelle ère: celle des sociétés privées se lançant leurs propres missions spatiales.

    Tel-Avivre –

    Israël bientôt quatrième pays à se poser sur la Lune

    Par Vincent Coste  avec AFP• 
    Pleine lune photographiée à Leeuw-Saint-Pierre, Belgique | 20/02/2019

    @ Copyright :REUTERS/Yves Herman 

    Le Lune redevient tendance. Après, la Russie (l’URSS à l’époque), les Etats-Unis et la Chine, Israël ambitionne de devenir le quatrième pays à poser un engin spatial sur le sol lunaire. Cet objectif, porté par le projet SpaceIL, va se concrétiser ce 21 février avec la lancement d’un satellite embarquant un alunissage baptisé “Bereshit”, soit le Genèse en hébreu. L’opération aura lieu depuis Cap Canaveral, en Floride, d’où une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX décollera à 20h45 heure locale, soit 2h45 heure française.

    Si tout se passe bien, “Bereshit” devrait alunir le 11 avril, après avoir parcouru 6,5 millions de kilomètres à une vitesse maximale de 10 kilomètres à la seconde, correspondant 36 000 km à l’heure. Un fois sur le sol lunaire, l’engin de 585 kg collectera des données sur la formation du notre satellite, qui seront partagées avec l’agence spatiale américaine la Nasa.

    La mission comporte également une dimension beaucoup plus symbolique. En effet des souvenirs d’un rescapé de la Shoah, des dessins israéliens, sans oublier une bible ont été numérisés et placées à l’intérieur de l’engin qui restera sur la Lune, après les deux jours que devrait durer sa mission. 

    Le projet d’un coût de 100 millions de dollars (un peu plus de 88 millions d’euros) a été en partie financé par des fonds privés. Toutefois, le ministère israélien de la Science et de la Technologie, l’agence spatiale israélienne (ISA) ainsi que Israel Aerospace Industries (entreprise publique notamment spécialisée dans la défense), se sont joints au programme porté par SpaceIL. 

    Le décollage de la mission, à suivre en direct à l’heure H :

    Pascal Bruckner: «La haine anti-juive prend plusieurs formes»

    1. Actualité
    2. Politique

    Par Guillaume Perrault 

    INTERVIEW – Le philosophe et romancier Pascal Bruckner réagit à la profanation du cimetière juif de Quatzenheim (Bas-Rhin). Il analyse ensuite, par ailleurs, ce qu’est l’islamo-gauchisme, qui semble manifeste dans les insultes et les menaces proférées contre le penseur Alain Finkielkraut samedi à Paris.

    LE FIGARO. – Quelle réaction vous inspire la profanation des tombes du cimetière juif de Quatzenheim? 

    Pascal BRUCKNER. – Quelle que soit l’identité des coupables, toute transgression d’un tabou, comme les vociférations antisémites lors de certains défilés des «gilets jaunes» samedi dernier, donne lieu à un phénomène d’emballement mimétique. Les suiveurs désirent faire parler d’eux à leur tour et accaparer l’attention publique pendant un jour ou deux. Ils se croient en état d’impunité et autorisés à surenchérir. Ils profanent les tombes avec des croix gammées. C’est comme les répliques d’un tremblement de terre, une sorte de réveil de l’abjection. La haine antijuive va ainsi jusqu’à s’en prendre aux morts, comme pour les tuer une seconde fois. 

    Il existe différentes variétés d’antisémitisme. Les insultes et les menaces contre Alain Finkielkraut, samedi, à Paris, ont paru relever de ce qu’on appelle l’islamo-gauchisme. Qu’entend-on par cette expression? 

    L’islamo-gauchisme naît avec Michel Foucault en 1979 et son enthousiasme pour la révolution khomeyniste de Téhéran. Après Louis Massignon (1883-1962) et Jacques Berque (1910-1995), Foucault reconnaît la force politique explosive de l’islam renaissant. La date de naissance officielle de l’islamo-gauchisme est la publication en 1994 par Chris Harman, leader du SWP (Socialist Workers Party), le minuscule parti trotskyste anglais, d’un long article intitulé Le Prophète et le prolétariat, où il prône l’alliance entre militants de gauche et associations musulmanes radicales. Il faut selon lui ramener les brebis égarées de l’islamisme et les mobiliser au service de la seule cause qui vaille: la destruction du capitalisme. 

    D’emblée c’est une duperie réciproque qui s’installe: tandis qu’une frange d’altermondialistes prônent l’accommodement avec l’islam, les intégristes, déguisés en amis de la tolérance, se servent de la gauche pour avancer leurs pions sous le masque d’une rhétorique progressiste. C’est toute l’histoire de l’alliance tragique de Tariq Ramadan avec la gauche européenne et surtout, en France, avec Mediapart. Double tromperie: les uns soutiennent le voile, au nom de la lutte contre le racisme et le colonialisme. Les autres feignent d’attaquer la mondialisation pour imposer leur version de la foi. 

    Le stupéfiant dans ces palinodies, c’est à quel point une certaine gauche est prête à piétiner ses valeurs pour complaire aux barbus: l’égalité homme-femme, le doute salvateur, l’esprit critique, tout ce qui était associé traditionnellement à une position éclairée. L’islamo-gauchisme? La conjonction des ressentiments: une religion en plein désarroi fait alliance avec une gauche en pleine débâcle pour tenter de se sauver l’une par l’autre.

    «Ce mariage contre-nature est le fruit d’un constat : l’effondrement total de tous les idéaux de la gauche.»

    La fascination d’une certaine extrême gauche pour l’islamisme est-elle ancienne? Comment l’expliquer? Cette fascination a-t-elle évolué?

    Ce mariage contre-nature est le fruit d’un constat: l’effondrement total de tous les idéaux de la gauche. L’Union soviétique s’est désintégrée, la classe ouvrière s’est massivement réfugiée chez Marine Le Pen, le tiers-monde embrasse avec enthousiasme l’économie de marché et le consumérisme: pour une fraction du mouvement progressiste, seule la jonction avec le fondamentalisme du Croissant sera l’occasion d’un second souffle. La bigoterie néo-bolchevique des fidèles égarés du marxisme a ceci de touchant qu’elle contraint les militants aux pires contorsions idéologiques. L’islam, cette «religion des opprimés» (Emmanuel Todd), devient le dernier grand récit auquel se raccrocher et qui remplace le communisme, la décolonisation, le panarabisme. La grandeur des musulmans vient de ce qu’ils sont les derniers porteurs de la promesse. 

    «Jamais la schizophrénie entre le féminisme et l’antiracisme n’a été aussi marquée.»

    Mais à quel prix? Au prix du reniement de soi et de la régression totale. Pour prendre un exemple, on a vu ainsi des féministes pures et dures (Caroline De Haas, Clémentine Autain) et le sociologue Éric Fassin chercher à minimiser le viol, à l’occasion des événements de Cologne le 1er janvier 2016, dès lors qu’il était commis par des immigrés contre des Européennes. Jamais la schizophrénie entre le féminisme et l’antiracisme n’a été aussi marquée. Le mâle en rut n’est coupable que s’il est blanc, hétérosexuel ou occidental. Les autres sont disculpés par avance, par remords postcolonial. Et haro sur les intellectuels arabo-musulmans tels Kamel Daoud ou Boualem Sansal qui osent remettre en cause leur propre religion! 

    C’est une même culture de l’excuse qui touche les meurtres de masse: ainsi, les attentats du 13 novembre 2015 à Paris, qui ont fait 130 morts, ont été expliqués par le sociologue Geoffroy de Lagasnerie par le fait que «les terrasses de café sont un des lieux les plus intimidants pour les jeunes des minorités ethniques […] Un espace où l’on n’ose pas s’asseoir, où l’on n’est pas bien accueilli, où l’on n’est pas servi, où, quand on est servi, c’est cher. Un des lieux les plus traumatisants […] Au fond, vous pouvez dire qu’ils ont plaqué des mots djihadistes sur une violence sociale qu’ils ont ressentie quand ils avaient 16 ans». Bref, la gauche est malade du déni: les terroristes, loin d’être des meurtriers, sont des archanges dont les forfaits nous incombent. «Ces monstres sont le produit de notre société. Ce n’est pas l’islam qui a produit ces terroristes. Ces derniers se prétendent de l’islam mais n’ont rien à voir avec l’islam. En revanche, ils sont le produit de toutes les fractures, de toutes les déchirures de notre société»,a écrit le journaliste Edwy Plenel (Bondy Blog, 14 janvier 2015). 

    Le discours assimilant Israël à un État raciste pratiquant l’apartheid comme l’Afrique du Sud d’antan est très présent à l’extrême gauche. Pourquoi ces propos sont-ils aussi fréquents dans cette famille de pensée? 

    «La haine d’Israël est le principal aphrodisiaque du monde arabe», disait feu le roi Hassan II. Il est aussi le seul fédérateur de toutes ces familles politiques souvent en désaccord. Selon cette vulgate, les Juifs ont perdu tout droit au titre de parias, lequel est désormais l’apanage des Palestiniens. Les musulmans sont devenus les nouveaux Juifs de l’humanité, alors que les Israéliens sont les nouveaux nazis. «Sionisme ADN criminel de l’humanité», criait-on dans les rues de Paris en 2006, «Hitler était sioniste», déclare en 2016 l’ancien maire travailliste de Londres Ken Livingstone. C’est au nom de l’antiracisme et de l’anticolonialisme que l’on condamne l’État hébreu. 

    Pour citer un historien italien, Enzo Traverso, depuis la création d’Israël, il est arrivé aux Juifs une malédiction pigmentaire: ils ont «blanchi», ont franchi «la ligne de couleur» et sont devenus «Blancs» c’est-à-dire oppresseurs. Avec la fin de l’antisémitisme, le Juif est entré dans la race supérieure, avec la création d’Israël, il est entré dans la maladie européenne du nationalisme et c’est ce qui l’a perdu. Et tout Juif est comptable de l’existence d’Israël, sauf s’il rompt publiquement avec lui. À ces torrents de sottises, il n’est qu’une réponse: aujourd’hui, l’État d’Israël est la seule zone de paix, de prospérité et de respect des libertés individuelles dans un Moyen-Orient en proie au chaos.

    * Auteur de près d’une trentaine d’ouvrages, Pascal Bruckner a notamment publié un essai remarqué, «Un racisme imaginaire. La querelle de l’islamophobie» (Grasset, 2017, 272 p., 19 €).

    Antisémitisme: Paris appliquera la définition de l’IHRA intégrant l’antisionisme

    “L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République”, a martelé le chef de l’Etat français au dîner du Crif

    Par AFP et  TIMES OF ISRAEL

    Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

    Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

    Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’anti-sionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

    « La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’anti-sionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » – à l’instar de son discours lors de la 75e cérémonie du Vel d’Hiv.

    Il s’agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l’antisémitisme, mais pas d’une modification des textes juridiques, a expliqué l’Elysée. Le président de la République avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait alors envoyé un communiqué à la presse.

    « Il ne s’agit pas de modifier le code pénal, encore moins d’empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (…), il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d’Israël, la négation même de l’existence d’Israël, la haine des juifs la plus primaire. »

    Le président français Emmanuel Macron, à droite, s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu suite à leur rencontre au palais de l’Elysée à Paris, le 10 décembre 2017 (Crédit : AFP/Pool/Philippe Wojazer)

    « Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

    Le président israélien Reuven Rivlin avait plus tôt apporté mercredi son soutien au président français et au philosophe français Alain Finkielkraut face aux actes antisémites, qu’il a qualifié d’ « affront » à la France.

    Quelques minutes avant le discours de M. Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit.

    « L’antisionisme aujourd’hui constitue le visage dissimulé de l’antisémitisme », a pour sa part déclaré le député Eric Ciotti (LR), qui salue cette décision mais estime « personnellement » qu’ »une résolution ne suffira pas » et demande « une traduction législative ». 

    Sur ce sujet, Gil Taïb et Joël Mergui ont dit leur satisfaction. « On demandait depuis des années la reconnaissance de l’antisionisme. Si les moyens sont mis en oeuvre pour que les paroles antisémites puissent être condamnées, c’est pour nous une avancée essentielle », a déclaré M. Taïeb.A

    « Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confrontée à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ».

    « À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». C’est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d’évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi.

    Extrait d’un montage d’Esther Grinberg, diffusé sur Instagram (Crédit : https://www.instagram.com/esthergrinberg/)

    Quelles différences entre antisémitisme et anti-sionisme ?

    « Il n’y a pas en France de définition officielle de l’antisémitisme, tout comme il n’y a pas de définition officielle, par exemple, du racisme anti-musulman ou envers les personnes asiatiques. Notre droit est fondé sur une conception universaliste et globale, pas sur un ciblage explicite de chaque religion », explique Frédéric Potier, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

    L’avocat Richard Malka abonde : « La loi n’utilise jamais le terme ‘antisémitisme’. De même qu’elle n’utilise jamais le mot ‘juif’ ou ‘musulman’ ou ‘catholique’ ».

    L’antisémitisme est appréhendé par le droit pénal à travers la loi de 1881 sur la liberté de la presse, pour ce qui est des injures publiques, de la provocation publique à la haine et de la provocation publique à la discrimination fondées sur l’appartenance « à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

    Pas de définition officielle non plus de l’antisionisme.

    Selon la Chancellerie, les tribunaux peuvent déjà condamner des personnes qui, « sous couvert d’un anti-sionisme de circonstance, véhiculent en réalité un antisémitisme réel ». « A charge pour l’accusation d’établir que le mobile final vise bien à s’en prendre à un individu soit à raison de sa religion, soit à raison de sa nationalité ».

    Une proposition de loi

    Un texte qui « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, dont une vise à renforcer la pression sur les opérateurs du Net, dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet, sera déposé « dès le mois de mai » par la députée LREM Laëtitia Avia, a annoncé le président.

    « La députée Laëtitia Avia déposera dès le mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport », a expliqué le président.

    « Nous devons à ce titre nous inspirer de ce que nos voisins allemands ont su faire de manière efficace et pragmatique : apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires, appeler à la responsabilité des individus comme des plate-formes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. »

    Ce texte « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, qui vise à renforcer la pression sur les plateformes numériques dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a-t-il dit.

    Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine « dans les meilleurs délais » et de « mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité » de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique -une annonce saluée comme « fondamentale » par le président du Consistoire Joël Mergui et Gil Taïeb vice-président du Crif.

    Gilles Taieb, co-auteur du rapport de septembre, a précisé à l’AFP « qu’on s’oriente sur un délai de 24 heures ».

    Macron a accusé « des plateformes comme Twitter, pour citer des mauvais exemples, qui attend des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaires » et « parfois prend des jours, des semaines pour retirer les contenus ainsi identifiés ».

    Il s’est prononcé en revanche contre l’interdiction générale de l’anonymat sur internet qui pourrait « aller vers le pire ».

    Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

    Emmanuel Macron a demandé la dissolution d’ »associations ou groupements » racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d’extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

    « Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (…). J’ai demandé au ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente », a déclaré le chef de l’Etat, citant nommément les trois organisations « pour commencer ».

    Enonçant une ligne de conduite « poursuivre, punir et éduquer », il a également annoncé avoir demandé au ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, « de procéder à un audit des établissement marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive ».

    « Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose, parfois de ce que nous voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus », a-t-il estimé.

    « L’école doit jouer à plein son rôle de rempart républicain contre les préjugés et contre la haine, mais aussi contre ce qui en fait le lit: l’empire de l’immédiateté, le règne d’une forme de relativisme absolu. L’enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique sera renforcée. Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations », a-t-il souligné.A LIRE : Stella: « Ce n’est pas pour rien qu’on met nos enfants dans des écoles juives »

    « L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République », a martelé le chef de l’Etat.

    « La honte doit changer de camp », a martelé le chef de l’État, ajoutant, ému : « Nous sommes chez nous. Nous tous ». Cette déclaration entendait répondre au slogan « On est chez nous », largement scandé dans divers rassemblements d’extrême droite depuis plusieurs années.

    La France a connu récemment une multiplication d’actes antisémites – +74 % en 2018. Mardi, 96 tombes ont été découvertes profanées dans un cimetière juif alsacien.

    L’intellectuel et membre de l’Académie française Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie samedi en marge d’un défilé des « gilets jaunes » par des manifestants, dont l’un a notamment utilisé le mot « sioniste ». Cela a suscité un débat en France sur le sens à donner à ce mot dans ce contexte.

    Quelques jours plus tôt, des portraits de Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et figure récemment décédée de la vie politique française, avaient été barrés d’une croix gammée. Et un arbre planté à la mémoire d’Ilan Halimi, un jeune juif torturé à mort en 2006, avait été retrouvé scié.

    Des rassemblements contre l’antisémitisme se sont tenus mardi dans de nombreuses villes à travers la France, notamment place de la République à Paris où près de 20 000 personnes ont dénoncé ces actes.

    « La masse n’était pas là, la foule n’était pas là », a ainsi regretté à l’antenne de la chaîne CNews l’avocat Serge Klarsfeld, connu pour sa traque d’anciens nazis. « L’antisémitisme, ça ne se guérit pas facilement, c’est un travail très long ».

    En 2018, l’Agence juive estimait à 45 000 – un dixième de la communauté – le nombre des juifs de France ayant fait leur alyah, l’émigration vers Israël, en une décennie.

    Dans son discours, le président du Crif, Francis Kalifat, avait lancé un appel aux musulmans et aux imams à lutter contre l’antisémitisme et à « en finir avec la justification religieuse de la haine des juifs ».

    Il avait également dénoncé « l’antisémitisme de certains musulmans, l’antisémitisme de certains gilets jaunes ».

    « L’engagement du président français Macron d’adopter la définition de l’IHRA, reconnaissant ainsi que l’antisémitisme est un problème dominant qui doit être abordé de manière frontale et universelle, est une étape encourageante. Cependant, il ne s’agit que du début d’un long chemin à parcourir et nous devons tous continuer à être aussi vigilants que possible. Des actions, et non des mots, sont nécessaires pour éradiquer réellement ce problème. L’adoption de cette définition de l’antisémitisme doit être suivie de mesures concrètes pour légiférer et veiller à son application dans tous les domaines, » a déclaré Ronald S. Lauder, président du Congrès juif mondial, qui s’est dit prêt à aider le gouvernement français.

    La haine judéo-sioniste en France

    Posted by Freddy Eytan on 2/21/19 •

    Le Président Macron a reconnu l’échec du combat contre l’antisémitisme et appelle maintenant à des actes. Sans doute, mieux vaut tard que jamais. 

    Certes, l’aveu de la part du président français est courageux et encourageant, mais il a été entendu à plusieurs reprises par ses prédécesseurs. La recrudescence des actes antisémites est criante et dépasse tout entendement.

    Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les Juifs de France n’avaient connu une menace aussi pesante sur leur avenir. Les attentats et les actes antisémites les inquiètent profondément.

    Contrairement aux promesses des autorités françaises, les actes antisémites augmentent chaque jour. Cette recrudescence dangereuse est le résultat d’une incitation à la haine permanente de la part de nos détracteurs. Des mensonges et des calomnies et des voix pour la délégitimation et le boycottage de l’Etat juif sont entendus par les prêcheurs dans les mosquées, par des professeurs dans les universités, dans certains médias et sur les sites internet.

    Comment ne pas lancer un cri d’alarme et de pointer du doigt l’origine du Mal ? Pourquoi ne pas dire la vérité sur les auteurs ? Ne sont-ils pas en majorité des jeunes musulmans intoxiqués par la radicalisation et influencés par une incitation à la haine, y compris dans les prisons de France ? Fallait-il attendre 48 heures pour identifier l’agresseur d’Alain Finkielkraut ? La police ne sait-elle pas que les salafistes portent une barbe sans moustache ? Stupéfiante aussi la réaction du philosophe qui ne souhaite pas porter plainte et qui veut comprendre le phénomène. Comprendre quoi ? La fascination des intellectuels de gauche depuis Foucault et Sartre pour l’islam politique ? Des Ayatollahs ? Du soutien d’une certaine extrême gauche pour l’islamisme ? Que les insultes sont encouragées par des islamo-gauchistes au sein des Gilets-jaunes ? N’a-t-il pas entendu les propos de ce méchant salafiste le menaçant de mort ? De l’égorger ? De chasser les Juifs de France car ce pays est maintenant à eux ?

    Désormais, ils pensent que la France leur appartient et qu’ils sont devenus les propriétaires. Dans ce contexte alarmant, cessons donc de réfléchir, de philosopher, ou de manifester après chaque grave incident, car il est temps vraiment de passer aux actes. Adopter des lois radicales et jeter en prison par un tribunal spécial tous les auteurs des actes anti judéo-sionistes.

    Le président Macron au dîner du CRIF, le 20 février 2019 (capture d’écran)

    Le président Macron a annoncé que la France allait endosser la définition de l’alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA), une organisation intergouvernementale fondée en 1998 qui intègre l’antisionisme dans la définition de l’antisémitisme. Toutefois, nous apprenons que ce texte n’est pas contraignant et il s’agit seulement de recommandations. Si selon Macron « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » pourquoi ne pas modifier la législation dans ce sens ?

    Certes, il est légitime de critiquer la politique d’un gouvernement mais comment lutter contre la vague anti judéo-sioniste quand l’incitation à la haine à l’égard d’Israël et des Juifs prend des proportions incalculables ? Quand la haine va jusqu’à s’en prendre à la profanation des cimetières, aux morts, comme pour tuer le Juif une seconde fois.

    La communauté juive est la plus importante de la diaspora en Europe. Structurée depuis Napoléon, elle est héritière de souffrances, de pogroms et de la Shoah, elle doit se défendre et être défendue. Elle est profondément française et européenne mais revendique légitimement le droit à la différence. Comment peut-elle gommer un passé millénaire, se détacher de l’appartenance au peuple du Livre ? Comment rompre avec la tradition et pourquoi couper ses liens avec les Juifs d’Israël ? Comment ne pas être solidaires de l’Etat d’Israël et ne pas le défendre dans les moments de crise et de conflits ?

    Les Juifs forment une grande famille, un groupe humain et humaniste qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun : Juifs de la diaspora avec les Juifs de l’Etat d’Israël. Les Juifs sont une nation, mais ils ne sont pas une nation comme les autres. En dépit de la dispersion à travers les continents, les Juifs demeurent un peuple uni, solidaire et structuré malgré leurs divergences d’opinion et les multiples facettes socio-économiques qu’ils représentent. La nation juive a toujours eu une vocation universelle d’union, de rassemblement, de solidarité et de respect envers l’Etat, la laïcité, les religions, la Justice et les droits de l’Homme. Cette spécificité est unique. Contrairement à d’autres communautés, elle n’est pas sectaire et ne souhaite pas devenir missionnaire.

    Les Juifs, venus d’Europe de l’Est ou après la décolonisation des pays du Maghreb, se sentaient d’abord français et la France était leur havre d’accueil et le pays des libertés par excellence. Depuis leur arrivée en France, ils se sont intégrés et ont prouvé une loyauté exemplaire. Ils ne peuvent gommer du jour au lendemain leurs racines françaises. Elles sont profondes, elles datent du début de l’ère chrétienne.

    Les Juifs attendent de véritables actes

    Les Juifs français aiment la France et Israël. La question d’un double amour dans l’âme juive, pour sa patrie spirituelle et sa patrie temporelle, date de l’exode des Hébreux après la destruction du Temple de Jérusalem. On retrouve des philosophes et poètes qui aimaient profondément leur pays natal et tout autant que Jérusalem. Ce double amour ne leur posait pas de problème car l’affection que l’on ressent pour son père ne diminue en rien celle que l’on éprouve pour sa mère.

    Cependant, les Juifs de France souhaitent être rassurés par les autorités, non seulement par des déclarations mais aussi par des actes. Circuler librement dans les rues avec une kippa ou un talith sans être agressés par des voyous. Envoyer leurs enfants à l’école en toute tranquillité sans être insultés de « sale juif » ou de « youpin ». Pouvoir mener une vie normale et paisible et gommer une fois pour toutes les profanations des cimetières, des graffitis et des croix gammées sur les murs des synagogues de Paris et de province.

    Il est temps aussi que les dirigeants de la communauté musulmane sortent de leurs mosquées et lancent avec les imams des appels à une véritable intégration et une coexistence plutôt de se dérober des responsabilités et boycotter tout ce qui concerne Israël.

    La France vit actuellement des moments difficiles sur tous les plans et dans tous les domaines. Si le gouvernement souhaite vraiment que les Juifs ne partent pas en Israël ou ailleurs, s’il préfère que les Juifs contribuent à son succès dans la crise économique et sociale, il devrait apporter des gages, prendre des décisions audacieuses et rassurer la communauté. Cependant, l’appel de dirigeants israéliens à quitter la France est déplacée et contreproductive.

    Enfin, mettons à l’épreuve le président Macron et attendons donc de véritables actes.

    Freddy Eytan

    L’antisémitisme en nous

    1. LOPINION

    SYLVAIN COURAGE

    STÉPHANE MANEL

    On ne naît pas antisémite, on le devient. A force de chercher une cause simple aux malheurs du monde. On le devient en cultivant la haine de soi et des autres. Par envie, par jalousie, par complexe d’infériorité, par « peur de la castration », disait Freud. La judéophobie, aussi vieille que le monde, est la plus archaïque, la plus ténébreuse et la plus violente des passions sociales. La foule cherche un bouc émissaire, une victime expiatoire pour sceller son unité en éliminant la différence.

    « Enlève ton gilet, sale juive! » Ce cri s’est échappé de la mêlée vociférante qui encerclait Ingrid Levavasseur, figure médiatique des « gilets jaunes », conspuée pour avoir osé prétendre à l’élection. Surtout pas d’élu(e)s, pour les plus amers des « gilets jaunes » ! Haro sur Alain Finkielkraut, ce « sale sioniste » croisé à un carrefour, ou sur Emmanuel Macron, « pute à juifs » selon un calicot placé, cet hiver, au-dessus de l’autoroute A6.

    Certes, ce mouvement, réceptacle de toutes les colères, n’épuise pas le triste sujet. La destruction des arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi ou les croix gammées tracées sur l’image de Simone Veil ne sont pas encore attribuées. Mais l’insurrection des oubliés, des invisibles et de la France périphérique a porté la haine des juifs comme la nuée, l’orage. La mythification d’un peuple purificateur opposé à une élite corrompue ne pouvait que raviver les souvenirs d’Edouard Drumont, des « Protocoles des Sages de Sion » et du grand complot juif, point de fuite de tous les schémas conspirationnistes.

    « Nous sommes devant la banque Rothschild, c’est là que ça se passe », lançaient une poignée de « gilets jaunes » venus repérer les lieux du « pouvoir profond des usuriers » censés réduire le reste de l’humanité en esclavage pour satisfaire leur diabolique cupidité. Dans leur vidéo, ces manifestants se gardent de prononcer quelque slogan antisémite, mais tournent autour du tabou, comme des obsédés. Dénonciation de l’argent roi, de la finance apatride et de l’oligarchie des ploutocrates : cette idéologie forgée au xixe siècle n’est ni de droite ni de gauche. Ni religieuse ni athée. Même les Lumières y ont succombé. « Le plus abominable peuple de la terre », a écrit Voltaire au sujet des juifs.

    Le fantasme, universellement répandu, permet de surmonter les contradictions de toute société en rejetant les fautes sur un coupable idéal ­ censément oisif, lascif, usurier, immoral, subversif… ­, regardé comme un agent de destruction de la communauté religieuse (persécutions antijudaïques), villageoise (pogroms) ou nationale (lois antijuives). Ce délire a conduit tout droit à la politique exterminatrice nazie et à la Shoah.

    Sa résurgence ne souffre aucune excuse. Les progressistes de gauche se pensent immunisés. Le sont-ils vraiment? Avant d’être l’apanage des ultranationalistes de l’extrême droite, l’antisémitisme a été une construction des mouvements anarchistes, socialistes et ouvriers. Selon la formule prêtée au révolutionnaire allemand Karl Liebknecht, il faut bien y voir un « socialisme des imbéciles ».

    L’antisionisme en est aujourd’hui la traduction « politiquement correcte ». Dans les pays arabo-musulmans et leur diaspora, dans la mouvance islamiste, dans les officines de la gauche décoloniale comme de la droite extrême, la pulsion judéophobe se dissimule derrière un nouveau signifiant. Mais elle n’a pas changé de signification. Revendiquer le droit de dire « A bas Israël! », comme le fait Eric Coquerel (1), député de La France insoumise, ne revient pas à critiquer la politique ­ hautement contestable ­ d’un Etat, mais bien à poursuivre la plus avilissante entreprise de haine conçue par l’humanité. L’hypocrisie en plus. S. C.(1) Sur France 2, le 18 février.

    Source L’Obs

    Antisémitisme: une peste plus rouge que brune

    parElisabeth Lévy – 19 février

    antisemitisme finkielkraut ps gilets jaunes
    Manifestation des gilets jaunes, 9 février 2019. Auteurs : Francois Mori/AP/SIPA. Numéro de reportage : AP22299320_000001

    Affirmer, comme le font certains, que « les gilets jaunes sont antisémites », est à la fois une insulte et une sottise. Mais il y a des antisémites parmi eux.  On notera que les expressions anti-juives sont devenues de plus en plus récurrentes à mesure que le mouvement s’est gauchisé. 


    Ce sera un chouette festival de proclamations républicaines. On se serrera les uns contre les autres, on répètera sur tous les tons que l’antisémitisme c’est mal et qu’on est contre. On dira en boucle qu’attenter aux juifs c’est attenter à la France. Les chaînes infos feront des « spéciales », les journaux titreront sur « le sursaut ». Les injures lancées à Alain Finkielkraut ont déclenché la mobilisation générale qui n’a pas eu lieu après l’assassinat de quatre enfants et d’un adulte juifs à l’école Ozar Hatorah de Toulouse en mars 2012. L’appel à « l’union contre l’antisémitisme » et à la manifestation de ce mardi a été publié quelques jours avant l’agression de l’académicien. Mais c’est l’émoi soulevé par celle-ci qui a sonné le branle-bas de combat. Ainsi, si le président a renoncé à ouvrir la marche, une grande partie du gouvernement sera présente derrière le Premier ministre. Il y aura même François Hollande qui avait tellement de mal à évoquer l’antisémitisme des quartiers. Le soir, tout le monde se félicitera de cette belle journée pour la République. Peut-être même parlera-t-on de « l’esprit du 19 février ».

    L’alya de l’intérieur

    Depuis des années, nous évoquons régulièrement – trop pour certains ­- la montée d’un antisémitisme qui a provoqué chez les juifs de banlieue une « alya de l’intérieur », beaucoup ayant quitté les villes islamisées pour se regrouper dans des zones plus sûres. Nous avons enragé du déni qui a recouvert cette tragédie à bas bruit que beaucoup ne voulaient pas voir. Nous devrions donc nous réjouir de ce que la haine des juifs devienne une grande cause nationale. Après tout, un excès  de bons sentiments vaut mieux que les mauvais ou que l’indifférence. Sauf qu’il y a un loup et même plusieurs.

    Il y a l’usure des mots, des slogans, des marches, des bougies et de l’indignation elle-même. Certains rêvent d’un petit 11 janvier.

    Il est vrai que les foules sentimentales sont réconfortantes. On a envie d’en être, de marcher et de marcher. Seulement, on sait ce qu’il est advenu de l’esprit du 11 janvier et de nos belles promesses de défendre la liberté d’expression et la laïcité. Dans nos banlieues, la sécession islamiste a continué à progresser, s’appuyant sur les calculs politiques des uns, la résignation des autres et notre indifférence à tous. Alors j’ai de plus en plus de mal à croire aux phrases qui commencent par « nous n’accepterons pas », « nous ne tolérerons pas », « nous résisterons » car elles précèdent souvent les abdications en rase campagne. On déclare, la voix grave, que rien ne sera plus comme avant. Et tout est comme avant. Ou pire.

    L’obsession de Rothschild et des sionistes

    Et puis, c’est un peu délicat à écrire, mais on peut craindre que cette focalisation subite et exclusive sur le malheur juif  finisse par lasser. D’accord, il y a ces tags et ces chiffres inquiétants. L’obsession de Rothschild et des sionistes qui dirigent le monde qui court les réseaux sociaux sur fond de désastre éducatif. Mais nombre d’autres groupes souffrent. Ne faudrait-il pas par exemple faire aussi place à la tristesse des catholiques qui voient des églises profanées ? Les images terribles d’autels souillés, de statues dégradées, de tabernacles déversés n’auraient-elles pas dû faire la « une » de nos journaux et tourner en boucle sur nos écrans ? On n’aimerait pas que des catholiques en arrivent, par délaissement, à penser qu’il n’y en a que pour les juifs. Comme le dit Alain Finkielkraut, « nous sommes dans le même bateau ».

    Ce qui reste de la gauche (renforcée sur ce terrain qui ne mange pas de pain par la droite et la macronie) voudrait bien rejouer Carpentras et le bon temps de la lutte antifa. Rappelons pour la jeunesse qu’en 1990, après la profanation de tombes juives dans le cimetière de Carpentras, des centaines de milliers de manifestants ont défilé à Paris, derrière le président de la République soi-même. Contre le « F-Haine » et Jean-Marie Le Pen. Pas de chance, on découvrira des années plus tard que les néo-nazis qui ont fait le coup n’avaient strictement aucun lien avec le parti lepéniste. Ces jours-ci, on n’en a pas moins entendu beaucoup d’élus et de responsables de gauche invoquer cette scène fondatrice et appeler le président à participer au remake. Tous contre qui vous savez, on allait bien s’amuser. Ainsi, alors que même la France insoumise était finalement invitée après quelques atermoiements, le Rassemblement national et Debout la France ont d’abord été oubliés. Ce qui revenait à les désigner sinon comme fauteurs d’antisémitisme, comme suspects. La ficelle était un peu grosse et pas mal de voix se sont élevées pour dénoncer cette exclusion, comme celle de Jean-François Kahn qui a déclaré sur BFM : « Marine Le Pen a beaucoup de défauts, mais pas l’antisémitisme. » Olivier Faure, le patron du PS qui était à la manœuvre a finalement déclaré qu’elle était la bienvenue de même que tous les électeurs du Rassemblement national. Ce à quoi elle a répliqué qu’elle organiserait son propre hommage, ne voulant pas défiler avec tous les responsables de la montée de l’islamisme et de l’antisémitisme qui va avec. Elle se demande par ailleurs pourquoi le gouvernement ne fait rien contre les milieux d’extrême droite qui sont archi-connus.

    Tous n’ont pas en tête le même antisémite

    Toutefois, il ne les a pas inventés, ces dérapages. Au sein du mouvement et sur les réseaux sociaux où il s’exprime, on a vu se déployer les éléments de langage du conspirationnisme qui mènent toujours aux juifs. Affirmer, comme le font certains, que « les gilets jaunes sont antisémites », est à la fois une insulte et une sottise. Mais il y a des antisémites parmi eux. Il y en a aussi chez les bouchers-charcutiers ou les cégétistes. On peut cependant observer que ces expressions anti-juives sont devenues de plus en plus récurrentes à mesure que le mouvement s’est mélenchonisé et même nuitdeboutisé. Parmi les pionniers des ronds-points, beaucoup sont partis, lassés d’entendre parler de Palestine et de vegan. Les défilés sont de plus en plus noyautés par des groupuscules organisés d’extrême droite et d’extrême gauche, sans oublier quelques islamistes en colère, auxquels se joignent quelques bataillons indigénistes, ou les membres de Justice pour Adama et de quelques autres associations, tout cela reformant le fond de sauce haineux du « Jour de colère ».

    Antisémites au nom de l’antiracisme

    Nombre de commentateurs ont souligné triomphalement que les déclarations antisémites intervenues dans les marges de la mobilisation des Gilets jaunes n’avaient rien à voir avec les musulmans. Sans doute ont-ils raison, quoi qu’il n’y ait guère moyen de le savoir. De toute façon, que l’antisémitisme islamiste ne soit pas au cœur de l’actualité ne permet pas de conclure à sa disparition. Et le « on est chez nous » lancé à la face de notre plus cher mécontemporain jouait bien la musique du grand remplacement. Surtout, au lieu de se demander qui sont les antisémites, exercice voué à l’échec car ils ne forment pas un groupe homogène, on ferait mieux de s’interroger sur la nature de l’antisémitisme qui a cours aujourd’hui. On ne dénonce pas les juifs comme juifs, mais comme capitalistes, comme colonialistes, et comme sionistes. « L’antisémitisme s’exprime dans la langue de l’antiracisme », résume Finkielkraut qui l’avait vu venir en 2000 dans Au nom de l’Autre. Du coup, des députés En Marche se sont mis en tête de faire de l’antisionisme un délit. Une deuxième loi Gayssot, quelle brillante idée. Non seulement la première n’a pas fait taire le négationnisme, mais en instaurant un privilège juridique pour les juifs, elle a ouvert la course à la reconnaissance mémorielle. Certes, la haine d’Israël cache ou entraîne toujours la haine des juifs. Y répondre par la censure ne serait pas seulement contre-productif, ce serait aussi une défaite intellectuelle. En attendant, ce fatras qui séduit aussi bien des fachos que des gauchos est bien, d’un point de vue idéologique, la facette gauchiste de l’islamo-gauchisme. C’est de cette matrice, et pas des années 1930, que vient la haine des juifs déguisée en haine d’Israël qui se lâche aujourd’hui. Dans son inspiration, cette peste est plus rouge que brune. Beaucoup de ceux qui s’apprêtent à défiler préfèrent ne pas le savoir. Autant dire qu’on n’attend pas grand-chose d’une mobilisation qui a toutes les chances de rester sans lendemain, à moins qu’elle n’accouche d’autres billevesées du genre de la loi anti-antisioniste. « Tout de même, me glisse un ami, c’est quand même bien que les gens se réveillent, non ? » Peut-être. Je l’avoue, ce grand raout m’agace à l’avance, mais s’il n’y avait personne ça m’inquiéterait. Ces juifs ne sont jamais contents.

    « Nouvelle forme d’antisémitisme »

    par Ingrid Riocreux | Causeur.fr

    salaf

    C’est triste à dire mais… heureusement qu’Alain Finkielkraut a été agressé.

    Et heureusement que deux caméras se trouvaient là : celle de Charles Baudry et de Yahoo Actualités, d’après Libé.

    Sinon quoi ?

    Sinon, nous étions bons pour subir encore longtemps des refrains mi-faux mi-flous sur « l’antisémitisme aujourd’hui en France ».

    Coïncidence, cette agression verbale violente a eu lieu juste après une succession d’actes antisémites allant de la profanation des lieux de mémoires (les arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi ont été coupés) à l’agression physique d’un enfant (le petit garçon de 8 ans à Sarcelles) et la publication des chiffres de l’antisémitisme : une hausse de 74% a été enregistrée par rapport à l’année dernière.

    Mais justement, dans cette atmosphère, il était assez fascinant de voir comme le discours journalistique s’employait à rabattre les soupçons vers « l’extrême droite » et à reconstruire le portait robot fantasmatique de l’aryen blond: çà et là, on nous rappelait qu’ »il y a une tradition de l’antisémitisme en France » dans laquelle on mélange tranquillement un certain antijudaïsme chrétien et les avatars hexagonaux de l’antisémitisme national-socialiste; sur France 24, on nous disait que l’antisémitisme d’aujourd’hui « amalgame des traditions ». Certes, on évoquait un peu partout l’existence d’un « antisémitisme d’extrême gauche ». Une concession a minima.

    Edouard Philippe mentionnait, il y a deux semaines, l’existence d’une « nouvelle forme d’antisémitisme ». L’expression allait faire florès ; on s’interrogeait : « existe-t-il une nouvelle forme d’antisémitisme ? » Mais cette question a bien peu de sens et l’expression du premier ministre plaît justement parce qu’elle est elliptique et même euphémistique. On a l’impression que l’on parle de la résurgence d’un phénomène ancien, qui reviendrait sous une « nouvelle forme ». Ou d’une permanence qui muterait seulement par sa forme, alors que c’est bien sa nature et son contenu qui sont en cause. En tout cas, on est prié de croire qu’on a affaire à une réalité qu’on ne sait pas, ou pas encore, nommer.

    Certes, on parlait de « l’antisémitisme dans les quartiers » mais dans tous les débats que j’ai pu entendre, en tout ou parties, ce thème n’était jamais assumé par les journalistes, toujours par des intervenants invités. Ce procédé me paraît souvent symptomatique de ces situations dans lesquelles on aurait tort de prétendre qu’on ne nous dit pas la vérité, mais où, pourtant, nous avons l’impression que nous ne sommes pas tout à fait autorisés à la penser. C’est une chose, en effet, de laisser dire qu’il existe dans notre pays un antisémitisme musulman, c’en est une autre de l’affirmer.

    L’épisode Finkielkraut a permis de voir et d’entendre ce qu’on ne nous affirmait pas : les journalistes ont montré les images de ce barbu hurlant « Dieu va te punir » et nous ont informés que « l’un des agresseurs de Finkielkraut  [était] membre de la mouvance salafiste ».

    Mais nos médias auront à faire un examen de conscience : quand on stimule le communautarisme et la concurrence victimaire, quand on se scandalise de certaines haines et qu’on en banalise d’autres, on porte une responsabilité dans l’exacerbation des tensions qui déchirent une société.

    Pourim ou la Face cachée de Dieu

    אחרית הימים

    A la fin des temps lorsque l’on ne fêtera plus les solennités juives on fêtera encore Pourim.

    Pourquoi Pourim est il si important? N’y a-t-il pas les grandes solennités de Pessah, Shavouot et Souccot qui scandent l’année juive?

    On dit et on transmet de génération en génération, que Kippour-le grand Pardon, jour de jeûne et de Téchouva, est comme Pourim qui est un jour de fête, de déguisement, le jour ou le peuple juif a été sauvé de la fureur d’Haman, le descendant d’Amalec.

    Parce que « ki » en hébreu signifie « comme » et « Pour » le sort, donc le sort a protégé le peuple juif en exil, et par conséquent, à la merci des Nations, de la destruction par un opportun et salutaire  retournement de la situation.

    Kippour serait un Pourim inversé, c’est-à-dire, qu’au soir de la journée de jeûne, alors que le Tribunal céleste a rendu ses arrêts de vie ou de mort, que les prières se sont accumulées au pied du Trône de gloire, que le peuple a fait un véritable retour, la Téchouva, etsort lavé de ses fautes  et réintègre la haute protection de la Shéhina, qui nous rétablit dans l’alliance ancestrale.

    Nous voila bien avancés, car nous n’avons pas bien compris ces élans de la foi, il est vrai qu’avec les juifs, il faut s’attendre à des questions compliquées tant ils connaissent toutes les réponses.

    Essayons de voir plus clair: Pourim est l’Histoire du peuple juif exilé à Babylone, menacé d’extermination par un Ministre haineux et zélé d’un puissant Roi, très distrait.

    Cette menace mortelle va inaugurer le long martyre de ce petit peuple qui sera menacé jusqu’à la fin des temps, d’être anéanti et d’être victime de la haine tenace des Nations.

    Pourim qui signifie «les Sorts» serait un miracle naturel, c’est-à-dire que le peuple aurait échappé à la catastrophe par le jeu du hasard, sans intervention surnaturelle, mais par une succession de chanceux hasards et par l’adresse d’un chef éclairé et d’une femme d’exception. Il s’agit de Mordekhaï le Juif et d’Esther sa nièce,

    C’est-à-dire le Maitre c’est Mordekhaï et Esther c’est la beauté cachée de l’âme, comme son nom l’indique, de la racine Léastir = cacher, masquer. הסתר פנים (Esther hapanim)

    Dieu cache sa face, mais sa présence plane sur tout le récit, en donnant force et adresse à Esther, la reine improbable du Royaume d’Assuérus,

    En quelque sorte, elle est mandatée par le Tout Puissant pour agir dans le Monde des Hommes, mais nul ne le sait, pas même elle, la principale intéressée.

    Le récit nous rapporte que le très puissant Roi Arashverosh, régnant sur 127 provinces de Médie et de Perse, donna à Chouchan sa capitale, une grande fête qui dura sept jours (pourquoi sept ?) comme il convient lorsque l’on est roi. Le septième jour il fit querir la Reine Vachti, femme fort belle, ce qui est normal quand on est Reine d’un si grand royaume.

    Mais voilà que la Belle refusa d’obtempérer au désir de son royal époux.

    Pourquoi se rebella-t-elle ? Le récit ne le dit pas, peut être pour nous donner la joie de le découvrir par nous-mêmes. Une joie dont probablement on se serait passé, si on avait connu la suite.

    On imagine que cette résistance ne manqua pas de déclencher la fureur du Roi et de ses conseillers, ne supportant pas d’être moqués et méprisés par une simple femme, Reine certes, mais reine par la grâce de son seigneur et maître.

    Sur d’avisés conseils, le Roi fit annoncer: « Que l’on recherche pour le roi de belles jeunes filles vierges, les rassembler à Chouchan, la capitale, dans le harem, sous la responsabilité du gardien des femmes. (Donc un eunuque de toute confiance) Ainsi, la jeune fille qui aura la faveur du roi, deviendra reine à la place de Vachti. »

    Il faut reconnaitre que Vachti a eu une riche idée de se mettre le roi à dos, comme on le verra.

    Bien sur, Vachti la rebelle, ne pouvait pas savoir qu’il y avait à Chouchan, un homme juif craignant Dieu, nommé Mordekhaï, de la tribu de Binyamin, qui, (le hasard fait bien les choses) était l’oncle d’une orpheline belle et sage, dénommée Hadassa-Esther, qui figurait parmi les jeunes filles présentées au Roi.

    (S’il nous est resté le prénom d’Esther, ce n’est pas pour rien, le levain caché dans la pate fait monter l’Histoire du Monde)

    Esther prit appartement dans le harem et fut entretenue par 7 servantes (curieux ces chiffres qui reviennent 7, 3) mais prudemment, masqua son origine, sur les instructions de son oncle  qui chaque jours « allait et venait devant le Harem » pour vérifier qu’elle fut bien traitée, pendant une année de préparation, comme les autres, avant de paraitre devant le Roi. Il avait de la patience ce Roi.

    Par sa gentillesse et sa pudeur, Esther trouvait grâce aux yeux de tout son entourage.

    L’attente prit fin le dixième mois, à Tévet, dans la septième année du règne, elle apparut devant sa Majesté.

    Le miracle de l’amour agit immédiatement, bref, un coup de foudre les statufia,  « Le roi aima Esther plus que toutes les autres femmes. Elle acquit sa faveur et sa grâce, plus que toutes les autres vierges. Il plaça la couronne royale sur sa tête et en fit sa reine, à la place de Vachti… ».

    Naturellement le Roi ignorait les origines de sa nouvelle épouse qui continuait d’obéir en tous points aux instructions de Mordekhaï. Ce dernier (encore un sort favorable) connut une renommée soudaine en découvrant que deux Serviteurs du Palais complotaient l’assassinat du Monarque, il en fit part à Esther qui s’empressa de les dénoncer à son époux, en précisant que Mordekhaï avait découvert les traitres.

    Mais les choses se compliquèrent hélas comme toujours, car une sorte de folie s’empara du Roi qui s’enticha d’Amman, un homme ambitieux et sans scrupules, dont il fit son premier ministre doté de pouvoirs exorbitants.

    Mordékhaï, fidèle à la foi de ses pères, ne s’inclinait ni devant Haman ni devant les dignitaires de la Cour, qui s’émurent de cette inconvenance. Haman décida que Mordékhaï devait mourir et pour faire bonne mesure, tout le peuple auquel cet impoli, doublé probablement d’un coquin, appartenait.

    Il tira au sort (Pour) au mois de Nissan et le mois d’Adar fut désigné comme le plus propice pour ce nettoyage ethnique, plus précisément le 7 adar, date de la mort de Moïse, et donc selon lui un jour néfaste pour les juifs,

    Cependant le coquin de sort lui avait caché que Moïse était né justement un 7 adar, et qu’il avait vécu 120 ans, temps parfait disent nos Sages, pour qu’un personne accomplisse complètement son cycle en ce bas monde et retourne vers le Créateur, mission accomplie.

    C’est là justement, le sort des Justes.

    Il s’efforça avec succès, de convaincre le Roi qu’un peuple rétif et révolté vivait sur ses terres et menaçait la cohésion du royaume. Il reçut le sceau royal et l’entière liberté d’agir à sa guise.

    Nous retrouvons le reflexe habituel des juifs en cas de danger, ils firent Téchouva, déchirèrent leurs vêtements et même, jeunèrent trois jours à la demande d’Esther, terrifiée en apprenant l’effrayante nouvelle et redoutant d’apparaitre devant le Roi sans y être invitée.

    Mordekhaï, homme avisé la mit en garde : «si tu restes silencieuse le salut viendra d’une autre source » Esther pas très rassurée, demanda que les juifs jeunent avec elle, trois jours durant.

    Enfin, nous entrevoyons le rapport avec Kippour qui est le jour de la « Techouva », et Pourim, temps de «  Techouva » jeûne et repentir.

    Mais…….« Elle trouva grâce aux yeux du Roi » qui, magnanime et    amoureux, lui offrit la moitié du Royaume, mais elle lui demanda simplement de l’inviter avec Haman à un banquet.

    Haman se réjouit de cette invitation, rancunier, il se devait auparavant de régler le sort de Mordekhaï, il décida donc, de faire pendre cet effronté, et avant de festoyer il fit ériger une potence (sur le conseil de sa femme) destinée à éliminer l’importun, et tout son peuple.

    On sait que Mordekhaï fut revêtu des habits royaux pour avoir sauvé le Roi

    La suite des péripéties de cette dramatique histoire, sont à consulter dans la Méguila

    (Rouleau) d’Esther, Haman fut mortifié, sa chute va commencer à partir de cet instant.

    Il sera conduit au Banquet d’Esther au cours duquel, elle présentera sa requête au Roi :

    « Si j’ai trouvé grâce  à tes yeux, ô roi, que ma vie me soit accordée et la vie de mon peuple soit accordée, Nous allons être anéantis…. »

    Fort intrigué, le Roi voulut savoir (Il est dans la nature des Rois, de ne point connaitre le destin de leurs sujets) qui était l’auteur d’une telle horreur.

    Esther s’empressa de désigner Haman, encore tout réjoui et grisé de vin et de festivités, mais il déchanta rapidement et se transforma en suppliant aux pieds d’Esther, l’implorant d’apaiser la colère royale.

    Le sort d’Aman et de ses fils (tous mauvais) fut scellé, lui-même sera pendu à la même potence qu’il avait fait dresser pour Mordekhaï. Eux aussi furent pendus dans le même souffle.

    Mordekhaï prit la place d’Haman comme Conseiller du Roi : Le roi A’hachvéroch dit à la reine Esther et à Mordekhaï, le Juif. Il lui donna pleins pouvoirspour agir au mieux dans l’intérêt des juifs, dans tout son Royaume.

    Les juifs célébrèrent ce salut inespéré, produit sans aucune intervention divine. Le sort (Pour)  a voulu que le complot fomenté par Haman, se retournât contre lui, sa famille et ses partisans.

    S’est depuis lors, en nos foyers, instaurée la tradition de narrer chaque année à la même date, le récit de Pourim, ou le sort fut favorable aux juifs, par une grande fête ou on danse on jette des bonbons on se déguise, comme est déguisée toute l’Histoire, qui est celle d’un permanent maquillage.

    Mais pourquoi nous dire que Mordekhaï est «  JUIF »? En fait, ce sera la première fois dans la Bible que le mot Juif est inscrit. Cela n’est pas anodin, ce seul mot justifie presqu’à lui seul, l’importance de Pourim dans notre tradition.

    La Méguila dont la racine vient de gal, donne: « découvrir en déroulant », comme les vagues si vous voulez, qui se déroulent indéfiniment sur toutes les plages du Monde.

    Mais que découvrir sinon ce qui est caché ?  

    Esther désigne ce qui est caché et c’est Dieu lui-même qui est caché tout au long de cette histoire.

    Son nom n’est prononcé sous aucun de ses vocables ou de ses attributs, Le juif désormais, prend l’Histoire en charge et va porter les pour-im, les aléas affectant le peuple juif dans ses tribulations sur toute la surface de la Terre.

    Le Juif ira, déguisé en mendiant sur les routes de l’Histoire, à la merci des Nations prenant ce Roi pour un Gueux

    Que nous dit la Tradition ?

    Que Joseph qui est l’Hébreu solidement investi dans son identité hébraïque, revêt les habits de l’exil en devenant le vice Roi d’Egypte,

    Que Moïse dans son habit royal égyptien recouvre son identité hébraïque en emmenant le peuple hors de l’exil, dont l’Egypte est la figure totalitaire (Léon Ashkenazi Z’’al)

    Que Mordekhaï a du abandonner ses habits et son identité hébraïques pour adopter l’identité de l’exil qui est l’identité juive, ou l’hébreu en exil.

    Le Juif est contraint d’enfouir le nom d’Israël et de redevenir Jacob, et pour longtemps.

    Car Israël est le nom de l’hébreu lorsqu’il est « chez lui » en terre d’Israël, et il est Jacob lorsqu’il est hors de son pays. Nous dit Manitou le Maitre juif-hébreu du XXème siècle.

    Il est fort et droit Israël, il tient ce nom nouveau du combat avec l’ange, dans la nuit du Yabok, ou Jacob sur la route du retour « au pays de ses pères » a obtenu la bénédiction et le nom d’Israël, parce qu’il a pu tenir tête aux Puissances du Ciel et aux Puissances terrestres.

    (Yachar Hael veut dire D… est droit) et sa Shékhina, la Providence protège le peuple, lorsqu’il réside sur la Terre donnée par le Tout Puissant, aux hébreux, en héritage.

    Jacob absent, est vulnérable, il est « à découvert » car la Présence divine, est aussi en exil et ne le protège que de loin.

    Nous serions désespérés si nous n’apprenions pas enfin, que le Juif Mordekhaï est de la Tribu de Binyamin, dont le territoire jouxte celui de Judas, Judas qui est le signe et la racine de la Royauté d’Israël.

    Judas implique le retour des juifs à leur Dieu et le retour des hébreux à leur identité et à leur Terre. Téchouva et Shivat tsion.

    Pourim est l’épisode qui lance l’Histoire d’Israël sur les routes des exils et des retours

    De retours en exils il en sera ainsi, jusqu’à la fin des temps, lorsque l’Eternel se souviendra de son alliance avec Abraham, avec Isaak, avec Jacob.

    Il ramènera et rassemblera en ce temps là, les restes d’Israël, les exilés de Sion, au pays qu’il a juré de donner à son peuple de toute éternité.

    Le jour ou Achem sera UN et son nom sera UN.

    N’est ce pas à ce Retour inouï auquel nous assistons de nos jours, sans trop y croire et en y croyant tout de même?

    Dans l’attente de la réponse dernière, réjouissons-nous des miracles de Pourim.

    Célébrons la beauté du pays d’Israël et buvons à la santé du peuple juif, vivant sous le regard vigilant de son de son Père, de son Roi qui est aux cieux.

    Avinou Malkhénou ché Bachamaïm

                                                                           Charles BACCOUCHE

    Le président de la Conférence des rabbins européens : “L’antisémitisme s’aggrave et conduit au pire”

    “Faut-il rester ou partir?” Cette question sera l’un des trois thèmes de débat qui sera organisé dimanche à Munich, en marge de la conférence annuelle sur la sécurité, le “Davos” des questions stratégiques. Le rabbin Goldschmidt a présidé la communauté juive de Moscou avant de succéder, en 2011, au rabbin Sitruk à la tête de la conférence des rabbins européens, basée à Bruxelles……..Interview………

    La thématique du départ des Juifs d’Europe n’a pas été ajoutée au dernier moment, comme si elle prolongeait une crise qui vient de plus loin. Il livre au JDD sa réaction sur la hausse des agressions antisémites. Voici quelques extraits de son interview.

    Comment avez-vous réagi cette semaine au débat sur l’augmentation des agressions antisémites?
    Ce sont des chiffres qui traduisent ce que l’on vit au quotidien depuis des années et qui prouvent que le phénomène s’aggrave et nous conduit vers le pire. 
    En France, nous étions focalisés depuis dix ans sur les attentats terroristes d’origine islamiste qui visaient notre communauté. Aujourd’hui, nous voyons ressurgir des comportements antisémites, qui coïncident avec le mouvement social des Gilets jaunes soutenu par l’extrême droite et l’extrême gauche françaises. 
    En Allemagne, où les attaques ont progressé de plus de 50%, leurs auteurs sont en majorité des individus d’extrême droite. 
    En Hongrie, nous avons assisté le week-end dernier à un rassemblement de néonazis venus de toute l’Europe.

    Vous posez la question du départ des Juifs d’Europe pour ceux qui se sentent menacés. Quelle est la réalité des chiffres?
    En une décennie, le nombre des Juifs en Europe est passé de 2 millions à 1,6 million. Ceux qui sont partis craignaient davantage le terrorisme islamiste que l’extrême droite. 
    Mais s’ils partent, c’est parce qu’ils pensent à demain et à après-demain, à l’avenir de leurs enfants. 
    Doivent-ils continuer à les faire venir dans des centres culturels comme celui où nous nous trouvons, derrière des portes blindées et sous surveillance en permanence? 
    Ils se posent également certainement, je le crois, la question du respect qu’ils estiment ne plus avoir ici.

    Source Le Journal du Dimanche
    V

    « Les ‘‘gilets jaunes’’, avocats involontaires de la démocratie représentative »

    EUGÉNIE BASTIÉ VINCENT TREMOLET DE VILLERS LE FIGARO

    LE FIGARO. – Vous avez exprimé au mois de novembre une forme de sympathie pour les « gilets jaunes ». Quand on voit la tournure que prend ce mouvement, le regrettez-vous ?

    Alain FINKIELKRAUT.- Il y a quelques années, une amie journaliste m’a confié, avec un grand sourire, qu’elle se sentait beaucoup plus proche d’un Londonien ou d’un Berlinois que d’un habitant de Limoges. J’ai été estomaqué par cet aveu tranquille. Je n’imaginais pas que les progressistes des « smart métropoles » assument leur hors-sol avec une telle sérénité et tiennent en si piètre estime les « péquenots » du périurbain, des villes moyennes ou de la campagne. Le mouvement des « gilets jaunes », c’est Limoges, mais aussi Villeneuve-sur-Lot, Dieppe, Issoudun ou Paimpol qui se sont rendues visibles à tous ceux qui n’avaient d’yeux que pour les villes-mondes et les migrants. Les « somewhere » (les gens de quelque part) se sont rappelés au bon souvenir des « anywhere » (les citoyens de partout). Les « déplorables » ont relevé la tête. Les laissés-pour-compte de la nouvelle économie et des aides sociales ont fait entendre leur voix, ils ont temporairement converti les ronds-points, ces hauts lieux de l’âge des flux, en places de village, et je me sens aujourd’hui comme hier solidaire de cette protestation. Mais les choses se sont très vite gâtées. Cette France négligée et souvent méprisée est passée d’un seul coup de l’ombre à la lumière et les défilés hebdomadaires ont été filmés en intégralité comme les étapes du Tour de France. Les différents leaders de cette révolte protéiforme ont été accueillis à bras ouverts sur tous les plateaux de télévision. Ils sont devenus les stars du petit écran. Cette promotion leur est montée à la tête et l’arrogance a changé de camp. L’aide-soignante Ingrid ­Levavasseur, si sincère et si émouvante lors de sa première apparition, regarde, trois mois après, le premier ministre avec une moue de dégoût et le traite comme un moins-que-rien. Cette ­corruption médiatique d’un mouvement salutaire a quelque chose de désespérant. Les maires qui interviennent dans le grand débat national ont une tout autre tenue et une véritable compétence. Les « gilets jaunes » sont les avocats involontaires de la démocratie représentative.

    Que vous inspirent ces manifestations hebdomadaires sans autre objet que la destitution du chef de l’État ?

    Les manifestations aujourd’hui, c’est le Golem. Il avance, il marche, il dévaste sans égard pour rien ni personne, les commerçants crient grâce, les édiles s’arrachent les cheveux, l’opinion s’exaspère, mais on a perdu la formule pour l’arrêter.

    La police est mise en accusation. Que vous inspire cette notion de violence policière que l’on oppose à celle des casseurs ?

    Aux États-Unis, si les policiers avaient été attaqués, frappés ou lynchés par des manifestants, ils auraient fait usage de leurs armes létales, et, au nom de la légitime défense, ils n’auraient subi aucune sanction. Ce n’est certes pas un exemple à suivre, mais ne nous trompons pas d’époque : nous sommes entrés dans l’âge de la banalisation des violences antipolicières. En 1968, on criait bêtement « CRS SS » mais aucun étudiant, aucun ouvrier n’aurait eu l’idée de jeter sur les policiers des boules de pétanque, des bouteilles d’acide ou des billes d’acier. Dans les quartiers dit sensibles ou lors de toutes les manifestations, ce sont les flics désormais qui ont peur. Il y a des violences de leur côté, c’est vrai, mais la plupart d’entre eux font preuve d’une retenue exemplaire et parfois héroïque, hantés qu’ils sont par la mort de Malik Oussekine pendant une manifestation contre la loi Devaquet. Malik Oussekine : c’est précisément la bavure que les émeutiers parmi les manifestants appellent de leurs vœux pour faire converger les luttes et embraser le pays.

    Le ministre de l’Intérieur a donné les chiffres de l’antisémitisme, qui indiquent une forte hausse l’an passé. Cette poussée vous inquiète-t-elle ?

    Les actes antisémites ont augmenté de 74 % en 2018. Si on n’avait pas vu certains « gilets jaunes » faire la quenelle ou d’autres associer les noms de Macron et de Rothschild, et si deux portraits de Simone Veil n’avaient pas été recouverts par des croix gammées, ces chiffres seraient probablement passés inaperçus. Comme les voitures quotidiennement incendiés, ç’aurait été « business as usual ». Là, l’occasion était belle de rapatrier l’antisémitisme et de dénoncer la résurgence d’une haine bien de chez nous. Mais ce n’est pas la faute des « gilets jaunes » si la France connaît aujourd’hui ce qu’Édouard Philippe a appelé une « alya intérieure ». De plus en plus de Juifs quittent les communes de banlieue où leur vie devient infernale pour certains quartiers de Paris ou pour… Limoges, justement. Un antisémitisme venu du Maghreb, de Turquie, du Moyen-Orient, d’Afrique et des Antilles s’implante en France et on en a pour longtemps. Quand, lors d’une de mes émissions de France Culture, Georges Bensoussan a mis cette réalité en évidence, il a été accusé par Olivier Schrameck, alors président du CSA, d’« encourager des comportements discriminatoires ». Dans sa lettre envoyée à France Culture, le même Schrameck m’a reproché (en me nommant « l’animateur ») de « n’avoir, à aucun moment, contribué à la maîtrise de l’antenne ». Bensoussan a été poursuivi en justice et finalement relaxé par la 17e chambre. Sa mésaventure témoigne de la force en France du parti du déni. Ce parti est très prompt à se mobiliser contre l’extrême droite. Mais ce ne sont pas des « gilets jaunes » qui ont scié les deux arbres plantés à la mémoire d’Ilan Halimi là où il a été retrouvé agonisant. Ce ne sont pas non plus des excités de la fachosphère qui ont traité l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui de « pute à Juifs » parce que après l’attentat de Strasbourg elle a osé déclarer : « Il faut que l’islam se soumette à la critique ! Qu’il se soumette à l’humour ! Qu’il se soumette aux lois de la République ! On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens : “L’islam est une religion de paix et d’amour et c’est juste le terrorisme qui est mal.” »

    N’assiste-t-on pas tout de même à la résurgence du vieil antisémitisme d’extrême droite ?

    Pour bien comprendre ce qui arrive, il faut relier les agressions antisémites aux profanations d’églises et aux actes antichrétiens qui connaissent, eux aussi, une croissance exponentielle. Qu’on ne nous refasse pas, de grâce, le coup des années 30. En France au XXIe siècle, les Juifs et les catholiques sont dans le même bateau.

    Reste, bien sûr, qu’on ne peut pas répondre à un déni par un autre déni. Lors d’un Facebook Live (comme je crois qu’on dit) opéré depuis son camion, le désormais célèbre Éric Drouet a pris l’appel d’un certain Stéphane Colin, et celui-ci, entre deux couplets contre les « merdias », a dit que « c’est une mafia sioniste qui est en train de nous entretuer » (sic). Éric Drouet ponctuait ces propos de « ouais, je sais, je sais » et il a, pour finir, invité Stéphane Colin à se mettre en relation avec tous les gens qui exprimaient leur enthousiasme pour ses propos en temps réel.

    Dieudonné et Soral ont fait un rêve : agréger une France black-blanc-beur autour de la haine des Juifs. Ce rêve risque d’autant plus d’être notre cauchemar que nous vivons à l’ère des réseaux sociaux. Dans ce nouveau monde, les inhibitions sont levées, chacun se lâche et vient pêcher, en guise de vérité, le mensonge qui comble son attente. L’imprimerie avait rendu possible la démocratisation de la culture. L’écran interactif opère son remplacement. Tous les grands partages du vrai et du faux, du beau et du laid, du haut et du bas, de la barbarie et de la civilisation sont abolis. L’égalité règne et elle a un goût de mort.

    La violence est de nouveau un mode d’expression politique. Vivons-nous un moment de dé-civilisation ?

    Les « gilets jaunes » veulent pouvoir vivre dignement de leur travail. Avec sa casquette à l’envers, ses délires conspirationnistes et son anti-élitisme forcené, le non moins célèbre Maxime Nicolle ne porte pas cette revendication, il la caricature et il annexe les « gilets jaunes » incapables de le désavouer au processus de dé-civilisation qui menace de nous engloutir.

    Plusieurs France (en étant schématique, les « quartiers », les urbains et la France périphérique) se regardent avec défiance. Le vivre-ensemble est-il plus que jamais une illusion ?

    Le mot « vivre-ensemble » a été inventé pour masquer la disparition de la chose. Mis à part quelques militants associatifs, ce mot ne trompe plus personne. Il y a plusieurs France, en effet, et l’alliance terra-novienne entre les métropoles et les quartiers est un fantasme que la réalité se chargera bientôt d’anéantir.

    Le Figaro – samedi 16 février 2019

    L’Académicien Alain Finkelkraut lâchement agressé verbalement, en marge de la manifestation des Gilets Jaunes du 16/2/19 Boulevard du Montparnasse à Paris.

    Le BNVCA condamne l’agression verbale anti-juive commise ce 16/2/19, en marge de la manifestation hebdomadaire des “Gilets Jaunes” au cours de laquelle  à hauteur du Boulevard du Montparnasse, le philosophe Alain Finkielkraut a été la cible de violentes insultes antisémites .” Sale sioniste de merde”, “dégage”, “Nique ta mère”. Pendant que certains des manifestants crient “sale juif”, d’autres  hurlent ‘Palestine”.

    Que lui serait-il advenu sans l’intervention des forces de l’ordre.

    La preuve de ces violences est apportée par des images qui ont été tournées par Yahoo Actualités . Cette vidéo montre aussi l’un des manifestants lancer à l”Académicien “Espèce de raciste, t’es un haineux, tu vas mourir, tu vas aller en enfer, espèce de sioniste”.

    Ces faits rappellent à beaucoup les prémices des pogroms anti-juifs qui ont été commis dans les années noires de notre histoire. 

    Pour le BNVCA ces expressions répétées, faisant allusion au sionisme, à Israël, à la Palestine, ces menaces de mort, caractérisent clairement ceux qui les les ont prononcées. Elles sont la démonstration flagrante .du nouvel  ” antisémitisme, anti-sioniste” que nous dénonçons depuis 20 ans et qui devra être enfin pris en compte, par tous ceux qui appellent à manifester  contre ce fléau, le mardi 19 février, s’ils veulent vraiment le combattre et le vaincre. 

    Le BNVCA qui apporte son soutien à Alain Finkelkraut  a décidé de déposer plainte contre les auteurs de ces menaces et injures publiques, auprès du Procureur de la République de Paris.

    Nous demandons qu’une enquête soit rapidement ouverte afin d’identifier et trainer devant la Justice ces antijuifs  

    Mesdames et Messieurs nos gouvernants(es) inspirez vous du Maire de New York

    Le maire de New York condamne le BDS et appelle à “éradiquer” l’antisémitisme

    15/02/201915:08:15MIS À JOUR LE15/02/201915:33:51Écrit pari24NEWS

    New York Governor Andrew Cuomo (R), pictured with with Police Commissioner James O’Neil (C) and Mayor Bill de Blasio, received a suspicious package that turned out to be a false alarm
    TIMOTHY A. CLARY (AFP)

    Le maire de New York Bill De Blasio a promis jeudi d'”éradiquer une fois pour toutes” toutes les manifestations antisémites et a vivement condamné le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et de Sanctions) lors d’un rassemblement organisé à Brooklyn contre l’antisémitisme.

    “C’est une triste réalité, mais l’antisémitisme est bien vivant dans ce monde, dans cette ville, dans ce pays. L’histoire nous dit que si vous le prenez à la légère, les gens seront blessés et mourront et nous ne le permettrons pas à New York”, a-t-il déclaré.

    En tant que maire de cette ville connue pour sa tolérance, De Blasio a indiqué que New York devrait être “un exemple pour le monde entier en matière de protection pour la communauté juive.”

    Lors d’une conférence de presse tenue le 3 janvier par le maire et les responsables de la NYPD, le chef des détectives de la NYPD, Dermot Shea, a précisé que sur les 361 crimes de haine enregistrés à New York en 2018, plus de 50% étaient de nature antisémite.

    De Blasio a révélé lors de l’événement de jeudi que les chiffres des premières semaines de 2019 témoignent d’une augmentation continue de tels incidents.

    Au 10 février, 47 crimes de haine ont été signalés à New York, contre 27 au cours de la même période en 2018. Plus des deux tiers des crimes de haine, soit 32 incidents, visaient la communauté juive.

    De Blasio considère que la fusillade d’octobre 2018 dans la synagogue Tree of Life à Pittsburg, est une “sonnette d’alarme”.

    Le maire a également réitéré son soutien à Israël, affirmant qu’il avait été créé “non seulement comme le rêve d’une patrie pour les personnes qui ont perdu le leur, mais aussi comme un refuge contre un monde rempli de haine”.

    “Les démocrates et les républicains doivent faire preuve de la même ferveur. Israël doit exister pour que le peuple juif sache qu’il est toujours protégé,” a-t-il souligné.

    Le Consul général d’Israël à New York, Dani Dayan, a salué les propos de De Blasio, ajoutant que “l’État d’Israël se tient aux côtés de la communauté juive américaine et continuera de collaborer avec les autorités contre l’antisémitisme croissant”.

    “Peut-être que certaines personnes ne le réalisent pas, mais quand ils soutiennent le mouvement BDS, ils bafouent le droit d’Israël à exister et c’est inacceptable,”a-t-il dénoncé.

    “Charlottesville, Pittsburgh et les récentes agressions physiques contre les Juifs à Brooklyn sont inquiétants et nécessitent une action”, a affirmé M. Dayan dans un communiqué.

    “Nous devons lutter de toutes nos forces contre la bête antisémite,” a-t-il conclu.

    Le BNVCA s’associe à la manifestation nationale contre l’antisémitisme organisée par tous les partis politiques français réunis le 19/2/19 dans toute la France.

    Le  Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme accueille avec un intérêt exceptionnel,et une attention particulière, l’appel à manifester seulement contre l’antisémitisme, le mardi 19 février à 19 heures Place de la République, et partout en France, lancé par le PS et suivi par toutes les organisations et partis politiques Français représentés au Parlement. Cette annonce nous réjouit d’autant qu’elle est imprévue, inattendue sinon inespérée. Lorsque l’équipe de volontaires a créé en 2001 le BNVCA pour identifier le nouvel antisémitisme nous n’imaginions pas que 20 ans après nous en serions encore à devoir le combattre. LE BNVCA A DECIDE DE S’ASSOCIER A CE RASSEMBLEMENT. pour dénoncer toutes les formes d’antisémitisme que subissent  nos concitoyens juifs, agressés, insultés, assassinés au motif q’ils sont juifs. LE BNVCA A DECIDE DE S’ASSOCIER A CE RASSEMBLEMENT QUI PREND EN COMPTE UNIQUEMENT LE SEUL ANTISEMITISME  SANS DEVOIR  LE COMPARER AU RACISME OU L’ISLAMOPHOBIE. Le  BNVCA n’a eu de cesse de clamer et de démontrer que le nouvel antisémitisme puise son venin dans la haine d’Israel qui pousse à l’acte anti-juif. Le BNVCA veillera à ce que cette protestation Nationale inédite et encourageante dénonce autant l’antisémitisme d’extrême droite, que celui d’extrême gauche, ou commis par des musulmans d’origine africaine et nord africaine. Nous souhaitons que cette nouvelle prise de conscience restaure  et renforce la confiance des français juifs dans leur pays.

    Le chanteur juif français Enrico Macias triomphe à Casablanca et fait échec aux antisémites de BDS.

    Le BNVCA  se réjouit du triomphe  sans conteste remporté ce 14 février par Enrico Macias lors de son  concert donné devant le public chaleureux du Mégarama de Casablanca (Maroc).

    La salle comble, l’enthousiasme des spectateurs qui chantaient avec Enrico, sont la preuve de l’échec cinglant infligé aux organisateurs de la campagne violemment  antisémite orchestrée par le mouvement BDS et ses acolytes extrémistes, qui tentaient de défier l’autorité de leur souverain Mohamed VI. Les manifestants regroupés dehors scandaient “Macias dégage, Jerusalem aux palestiniens dehors les sionistes”.

    Nous saluons à la fois le talent le courage et la détermination du chanteur  juif français, Enrico Macias qui n’a pas cédé aux menaces.

    Nous restons convaincus que les organisateurs marocains du spectacle ont programmé Enrico, assurés de l’intérêt et de la bonne réputation du peuple marocain pour l’artiste et ses chansons célèbres.

    Démonstration est faite de la vilénie de BDS, de ses appels au boycott et de sa haine anti-juive. 

    Hausse «effrayante» des actes antisémites en Allemagne en 2018

    Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.
    Photo: Jens Meyer Archives Associated Press Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016. 

    Antoine Lambroschini – Agence France-Presse à Berlin

    Une augmentation des actes antisémites a été recensée l’an passé en Allemagne, atteignant un sommet depuis 10 ans, une résurgence qui inquiète le gouvernement confronté à un essor de l’extrême droite.

    Cette montée de l’antisémitisme intervient alors que d’autres pays européens sont confrontés à un phénomène similaire, en particulier la France où la communauté juive a appelé mardi à « un sursaut national ».

    En Allemagne, pays dont l’identité nationale est largement fondée sur la repentance de l’Holocauste, 1646 actes antisémites ont été recensés en 2018, une hausse de 9,4 % par rapport à 2017, selon les données préliminaires de la police allemande transmises à la demande du groupe parlementaire de la gauche radicale Die Linke et dont l’AFP a obtenu une copie mercredi.

    Les violences antisémites sont passées de 37 à 62, faisant 43 blessés l’an dernier, selon ces données préliminaires, les statistiques définitives étant publiées en mai.

    Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne, Josef Schuster, a dénoncé mercredi « une tendance effrayante » et appelé à « un engagement plus fort et urgent contre l’antisémitisme des politiques, de la police et de la justice ».

    Et « si l’on pense à tous les actes qui ne relèvent pas du pénal, les choses sont encore plus inquiétantes », a ajouté le responsable de cette communauté qui compte environ 200 000 personnes en Allemagne.

    La criminalité antisémite est ainsi à son apogée depuis 2009 (1690 actes), tandis qu’il faut remonter à 2007 pour retrouver un nombre équivalent de violences antijuives (64).

    Deux formes d’antisémitisme

    Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.

    Plusieurs affaires ont choqué le pays l’an passé, en particulier l’agression en avril à Berlin d’un Arabe israélien portant une kippa. L’agresseur était un jeune Syrien de 19 ans récemment arrivé et qui a été condamné à un mois de prison ferme. L’agression, filmée, a eu un retentissement énorme.

    Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait une entrée historique au parlement fin 2017, a lui été au centre de nombreuses polémiques liées au nazisme.

    En janvier encore, une figure de premier plan de la communauté juive d’Allemagne, Charlotte Knobloch, avait dénoncé l’AfD – « qui relativise les crimes des nazis » – dans un discours au parlement bavarois à l’occasion de la journée de commémoration de la libération d’Auschwitz.

    Une grande partie des élus de la formation avait quitté la salle et peu après, cette femme de 86 ans indiquait recevoir « chaque minute des insultes brutes, des menaces et des injures ».

    Dans ce contexte, Angela Merkel a décidé en 2018 de nommer pour la première fois un délégué gouvernemental pour la lutte contre l’antisémitisme.

    La chancelière s’est aussi inquiétée à de nombreuses reprises, notamment en novembre lors de la commémoration du pogrom nazi de la Nuit de Cristal, de l’essor des actes antijuifs en Allemagne et ailleurs en Europe, sur fond d’envolée électorale des partis populistes et d’extrême droite.

    En hausse en France également

    L’antisémitisme a aussi fait les gros titres ces derniers jours en France après un week-end marqué par plusieurs cas de vandalisme.

    L’image de Simone Veil — une figure politique française et européenne, déportée à 15 ans au camp d’Auschwitz — a été barrée d’une croix gammée, un tag « Juden » (Juifs en allemand) a été tracé sur la vitrine d’un restaurant parisien et un arbre à la mémoire d’un jeune Juif assassiné en 2006 a été sectionné.

    Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, a déploré, auprès de l’AFP, la « libération et la banalisation de la haine antijuive ».

    Lundi, le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner avait dénoncé un « poison », annonçant une hausse de 74 % du nombre des actes antisémites en 2018 : 541 contre 311 l’année précédente, selon le ministère.

    Antisémitisme : les juifs vont-ils quitter la France ?

    ENTRETIEN. Dans « La France sans les juifs », Danny Trom pense que le départ massif des juifs est inéluctable face à la montée du sentiment d’insécurité.

    Modifié le 13/02/2019 – Publié par:| Le Point 

    
Danny Trom, charge de recherche au CNRS depuis 1997.
    Danny Trom, chargé de recherche au CNRS depuis 1997.

    Le Point : Dans La France sans les juifs, vous alertez sur le départ des juifs. D’après le ministère israélien de l’Immigration, ils étaient 8 000 en 2015, mais 3 000 en 2017. Sur une population estimée à 600 000 personnes, on est loin du phénomène de masse, d’autant que les retours après un an se situent entre 10 et 30 %…

    Danny Trom : C’est quand même un départ massif. Et le flux ne tarit pas. La France a été longtemps un pays d’immigration idéale pour les juifs, mais elle est devenue depuis 2001-2002 un pays d’émigration. Ils ne partent pas sous le coup de la panique, sur un coup de tête. Leur projet a mûri, du fait des expériences répétées, parfois quotidiennes, de manifestations d’hostilité.

    La France est-elle antisémite ?

    On a eu l’impression après la guerre que l’antisémitisme était discrédité, mais il a perduré à l’extrême droite et a pointé son nez à gauche. La première formulation du négationnisme a été soutenue dans les années 1970 par l’extrême gauche de la maison d’édition La Vieille Taupe. En faisant passer l’extermination des juifs pour un mensonge, il s’agissait déjà de démontrer la mainmise de ces derniers sur la France. La Shoah n’était qu’une invention destinée à justifier l’existence de l’État d’Israël, État colonial produit d’une culpabilisation mensongère de l’Occident. À partir de la fin des années 1980, cette construction idéologique a trouvé un écho d’autant plus large qu’étaient en train de s’effondrer les instances de socialisation et d’intégration de la classe ouvrière. Avant, quand les immigrés arrivaient dans les usines, ils avaient non seulement du travail, mais étaient aussi pris en charge par la CGT et le PC. Avec l’effondrement du communisme et l’affaiblissement du syndicalisme, ces populations se sont retrouvées sans repères. Cette désorientation peut être à l’origine d’un nouvel antisémitisme, qui s’exprime de manière de plus en plus légitime, trouvant dans les universités des prolongements savants.

    Les intellectuels en seraient responsables ?

    Une certaine intelligentsia de gauche travaille aujourd’hui à faire des juifs les porte-parole du néocapitalisme prédateur, du néocolonialisme. Le grand problème de la gauche révolutionnaire en France, c’est qu’elle doit faire face au délitement de sa clientèle, la gauche ouvrière. Le nouvel acteur de la révolution, ce sont les dominés ; les immigrés, souvent, remplissent ce rôle. Or ces « souffrants » veulent que les injustices dont ils ont été victimes soient reconnues et, à leurs yeux, le drame vécu par les juifs fait écran aux crimes de l’esclavage et de la colonisation. Il y aurait deux poids, deux mesures au profit des juifs, qui gagneraient sur tous les tableaux : la reconnaissance, l’argent, l’influence… Le juif incarnerait la classe dominante, aux plans matériel et symbolique. Ainsi se referme le piège de la concurrence victimaire.

    Pour vous, si cette revendication antisémite a pu s’exprimer, c’est que la République s’est délitée.

    Les juifs tiennent en France une place très ancienne, et c’est avec eux que la République a testé la validité générale de son modèle : les juifs de Bordeaux ou d’Alsace étaient des « nations juives » complètement distinctes à la fin du XVIIIe siècle. Si l’on réussissait à en faire des citoyens, cela signifiait que la formule républicaine était universellement valide. L’intégration des juifs et la modernité politique ont donc été intimement liées. Bénéficiant d’une émancipation complète, devenus israélites, les juifs ont été des partisans acharnés de la République, lui vouant une confiance sans bornes. Mais, quand la République s’affaiblit, la situation des juifs est menacée.

    « La France sans les juifs » (PUF, 192 p., 15 €). Parution le 13 février.

    Vous allez jusqu’à écrire que le projet européen s’inscrit en opposition à l’État d’Israël. Cela nécessite une explication…

    Il n’y aurait pas eu de construction européenne sous cette forme et à ce rythme si l’État-nation n’avait pas été discrédité après la Première, mais surtout la Seconde Guerre mondiale. Le nationalisme a été accusé d’avoir ruiné l’Europe et engendré le génocide. Des pays qui, à des degrés divers, ont été fascistes puis vaincus, ou vaincus puis fascistes, ont décidé de s’unir. Or, dès lors que l’État-nation est considéré comme une forme révolue, l’État d’Israël devient un anachronisme. Doté d’une armée puissante, cet État qui recourt à la force est en porte à faux par rapport à une Europe politiquement impuissante. Sa création est en outre le miroir de l’incapacité des Européens à protéger les juifs. En réalité, l’État d’Israël est perçu comme l’échec du projet d’universalisme européen.

    Aujourd’hui, l’Europe est devenue un lieu d’accueil peu exigeant. C’est l’esprit de la bienveillance universelle. Mais, logiquement, un émigré turc en Allemagne ne se sent pas concerné par la repentance allemande face à la Shoah. Or, si l’accueillant ne manifeste aucune exigence parce qu’il n’a plus une conscience vive de sa propre histoire, c’est la communauté politique qui se délite d’autant. C’est ainsi que la place des juifs en Europe est en cours d’effacement.

    L’hostilité à Israël n’est-elle pas d’abord liée au conflit israélo-palestinien ?

    Il en sert de prétexte, mais il n’en est pas la cause. La légitimité de l’État d’Israël a toujours posé problème, et les variations de la politique moyen-orientale n’expliquent pas la dégradation de la situation des juifs en Europe.

    Vous revenez aussi sur le rapport particulier des juifs à Israël…

    Les juifs ont développé des stratégies politiques de survie, parce qu’ils savaient d’expérience que le peuple leur était souvent hostile et que leur protection dépendait de leur alliance avec le pouvoir suprême. Avec l’émancipation, ils se sont intégrés dans les nations, mais malgré cela s’est posée la question de savoir si l’État démocratique, où le peuple est souverain, pouvait les protéger. C’est dans ce contexte qu’est né le sionisme politique qui a fait de l’État d’Israël le garant d’une protection de substitution. Pour les juifs d’Europe, l’État d’Israël n’est pas leur État-nation, mais un refuge virtuel. Les cas de Raymond Aron et de Hannah Arendt sont un révélateur de cette place particulière. Le premier était indifférent au sionisme, la seconde y était hostile, mais tous deux ont ressenti une peur panique face à la disparition possible d’Israël lors de la guerre des Six Jours, en 1967. Cela ne se situe pas sur le plan politique, mais existentiel.

    En vous lisant, on a l’impression que la France ne serait plus capable de protéger ses citoyens juifs. Les actes antisémites ont été en hausse de 69 % sur les neuf premiers mois de 2018, mais nous demeurons dans un État de droit.

    Le problème est la société. Les autorités ont fait ce qu’il fallait. Premier ministre, Manuel Valls avait rappelé que « la France sans les juifs ne serait plus la France ». Mais cette phrase n’a pas été comprise ou a été réprouvée. Il s’est développé en France une sous-culture du ressentiment extrêmement puissante, pour laquelle cette affirmation était un scandale. Ce n’est pas un hasard si Valls est l’un des hommes politiques les plus détestés de France.

    On se centre trop sur le terrorisme islamiste, pas assez sur le large terreau sur lequel il prospère. Pour que quelques-uns soient prêts à passer à l’acte, il faut un milieu qui sympathise, au moins sur le plan des idées. Dieudonné, que je sache, n’est ni musulman ni arabe.

    Vous allez jusqu’à parler d’un « soulagement maladroitement dissimulé » de la part des Européens devant le départ des juifs. N’est-ce pas excessif ?

    Face à la revendication dite décoloniale – qui trouve un écho dans une population numériquement beaucoup plus importante que ce qui reste de Juifs d’Europe -, l’Europe n’a ni la force ni l’envie d’arbitrer en faveur des juifs. Ce processus d’émigration va ainsi suivre son cours, parachevant le départ des Juifs d’Europe, qui s’est amorcé dans l’est du continent à la fin du XIXe siècle et qui a eu pour point d’orgue la Shoah. Nous savons que nombre de parents juifs ont retiré leurs enfants de l’école républicaine, que beaucoup d’enseignants se font houspiller dès qu’ils évoquent la Shoah. Connaissez-vous des Français d’origine algérienne ou marocaine qui sont retournés au Maroc ou en Algérie parce que la société française serait trop xénophobe ? Je ne nie aucunement les discriminations réelles ni le vote frontiste qui les touchent directement, mais personne ne part aujourd’hui pour ce motif, alors que des juifs quittent la France parce qu’ils se sentent en insécurité.

    Comment sont calculés les chiffres des actes antisémites?

    Par Alexis Feertchak 
    Mis à jour le 13/02/2019 à 10h55 | Publié le 12/02/2019 à 19h28

    FOCUS – Après deux années de baisse, le nombre d’actes antisémites a augmenté de 74% en 2018, selon le ministère de l’Intérieur. Des chiffres à analyser avec prudence, car il n’existe pas de réelles statistiques en France permettant de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime.

    Chaque année, les chiffres des actes antisémites sont communiqués par le ministère de l’Intérieur. Ils se sont élevés à 541 en 2018, soit une hausse de 74% par rapport aux 311 recensés en 2017, qui représentait alors le chiffre le plus faible enregistré depuis 2001.

    Cette hausse a été présentée par Christophe Castaner alors que plusieurs inscriptions antisémites ont été découvertes ce week-end dans la capitale, notamment des croix gammées sur le portrait de Simon Weil ou le mot «Juden» sur la vitrine du magasin Bagelstein. Dans ce contexte, Le Figaro précise comment ces chiffres sont établis et dans quelle mesure ils permettent de dresser un état des lieux de l’antisémitisme en France. 

    ● Une méthode statistique imparfaite

    En France, les chiffres sur les actes antisémites comme sur les actes anti-chrétiens ou anti-musulmans sont à utiliser avec précaution. En effet, la loi interdit de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime. Lors du dépôt de plainte, seul le caractère raciste ou discriminatoire de l’infraction est retenu. Les chiffres dont on dispose sont fournis par des associations cultuelles – comme le Service de protection de la communauté juive, dépendant du CRIF – puis recoupés par les services du ministère de l’Intérieur. «Cela permet de déceler une tendance, mais cela n’a aucune valeur statistique et ne décrit même pas la réalité», déclarait François Pupponi, député et ancien maire de Sarcelles, sur Europe 1.

    Cet appel à la prudence est répété chaque année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. «La CNCDH appelle, depuis plusieurs années, à la prudence et à la retenue dans l’interprétation des chiffres publiés sur le racisme, sujet sensible s’il en est. Il convient d’être précis dans les termes utilisés, et de mettre en perspective toute annonce de chiffres avec la question de la fiabilité de leur source et de la méthode de leur collecte», précise-t-elle dans la dernière édition de son rapport annuel sur le racisme et l’antisémitisme. 

    ● La «nouvelle judéophobie» en débat

    Depuis plusieurs années, sous l’impulsion notamment du sociologue Pierre-André Taguieff, d’aucuns observent la percée d’une nouvelle forme d’antisémitisme, qualifiée souvent de «nouvelle judéophobie», qui se distingue des formes historiques d’antisémitisme d’extrême droite. Ce nouvel antisémitisme, qui prendrait racine dans le conflit israélo-arabe sur fond de «concurrence victimaire», serait principalement le fait de milieux islamistes et d’extrême gauche. 

    Depuis une quinzaine d’années, plusieurs attentats djihadistes récents visant la communauté juive ont représenté la plus tragique illustration de cet antisémitisme islamiste, à l’image de la tuerie commise devant le collège Ozar-Hatorah par Mohamed Merah en 2012 (quatre morts) et la prise d’otage de l’Hyper Cacher à Paris en 2015 (quatre morts également). On compte encore plusieurs meurtres dont le mobile antisémite a été retenu par la justice, comme celui de Sarah Alimi en avril 2017 ou de Mireille Knoll en mars 2018. Deux meurtres qui rappellent également une autre affaire antisémite, celle du «gang des barbares» de 2006: une vingtaine de personnes, dirigées par Youssouf Fofana, ont enlevé, séquestré et torturé le jeune Ilan Halimi, qui est mort après une longue agonie. Cette semaine, deux arbres plantés en sa mémoire ont été sciés à Sainte-Geneviève-des-Bois.

    ● Corrélation avec l’actualité du confit israélo-arabe

    Un constat réalisé par la CNCDH dès son rapport annuel de 2004: «Les auteurs connus des actes visant la communauté juive n’appartiennent plus, dans leur très grande majorité, à des groupes influencés de façon notable par l’idéologie extrémiste de droite, mais aux milieux d’origine arabo-musulmane». Déjà, deux ans plus tôt, cette même commission notait la corrélation entre le nombre d’actes antisémites répertoriés et l’actualité du conflit israélo-arabe, remarquant que ceux-ci provenaient alors en majorité d’«acteurs originaires des quartiers dits ‘sensibles’». 

    Ainsi, alors que les actes antisémites avaient nettement diminué à la fin des années 1990, ils ont réaugmenté avec la seconde Intifada (2000-2006). Une même recrudescence a pu être observée en 2009 après l’opération militaire «Plomb durci» de l’Armée israélienne à Gaza. De même en 2014, un nouveau pic à 851 coïncide avec la guerre de Gaza. Le chiffre toujours élevé de 2015 correspond quant à lui à une nouvelle vague de violences entre Israéliens et Palestiniens, parfois connue sous le nom d’Intifada des couteaux.» LIRE AUSSI – Israël, Palestine: qu’est-ce qu’une «intifada»?

    La baisse de leur nombre en 2016 et en 2017 pourrait traduire une moindre médiatisation du conflit israélo-arabe. À l’inverse, l’année 2018, marquée par une recrudescence des actes antisémites, a aussi connu un nouveau pic de violences à Gaza, à l’image de la «marche du retour», manifestation palestinienne annuelle commémorant la «Nakba» (exode palestinien de 1948). Cette année, correspondant au 70e anniversaire de cet événement historique en même temps qu’au moment du déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, la manifestation s’est soldée par 120 morts et plus de 4 000 blessés.

    ● La persistance des anciens stéréotypes antisémites

    Mais ce n’est pas tout. Si les actes antisémites semblent bien en majorité provenir de cette «nouvelle judéophobie», les études d’opinion réalisées en France sur l’antisémitisme révèlent plutôt la persistance des anciens stéréotypes plutôt qu’une focalisation sur la question israélo-palestinienne. «À la différence des actes antisémites, très liés aux péripéties du conflit israélo-palestinien, les opinions restent structurées par les vieux stéréotypes liés au pouvoir, à l’argent, à la suspicion de double allégeance», note en 2018 la CNCDH. La commission s’appuie sur un sondage de l’IPSOS réalisé en 2017 selon laquelle 20% des Français jugent que «les juifs ont trop de pouvoir en France», 38% pensent que «les juifs ont un rapport particulier à l’argent» et 39% estiment que «pour les juifs français, Israël compte plus que la France». 

    La CNCDH fait aussi remarquer qu’il manque «les perceptions que les diverses minorités ont les unes des autres». En 2005, une enquête de Sylvain Brouard et Vincent Tiberj sur les Français issus de l’immigration maghrébine, africaine et turque, en majorité musulmane faisait «apparaître une tension sur la question israélienne et une plus grande réceptivité aux préjugés antisémites» sur fond de «malaise identitaire, d’intolérance religieuse, de jalousie à l’égard d’une communauté perçue comme plus anciennement installée, socialement plus favorisée, plus présente dans l’espace public», note cependant la commission. Deux tendances qui se retrouvent par ailleurs dans le sondage de l’IFOP à la fois parmi les électeurs les plus à gauche et les plus à droite. Sur fond de chiffres imparfaits, l’antisémitisme apparaît plus que jamais comme un phénomène protéiforme et complexe. 

    Le Bnvca qui confirme l’augmentation régulière et exponentielle des actes antisémites en France prend acte des déclarations de Mr Castaner, Ministre de l’Intérieur qui déplore cette situation.

    Toutefois le Bnvca ne comprend pas l’indolence du gouvernement face à ce fléau qui persiste alors qu’aucune mesure “Pénale ni Administrative” n’est  à la hauteur de la gravité des agissements des coupables, ni de cette situation notamment contre BDS et ses activistes qui, partout dans l’hexagone, organisent des manifestations sauvages d’incitation à cette haine d Israël qui pousse immanquablement à l’acte anti juif. Leur objectif aujourd’hui, est d’empêcher que le concours Eurovision de la chanson se déroule à Tel-Aviv, comme prévu. 

    Il est regrettable que le Secrétaire d’ Etat auprès du Ministre de l’Intérieur (très certainement sur ses instructions de Monsieur le Ministre) excuse ces délinquants du délit d’appel au boycott pourtant prévu et réprimé par nos lois, sous le faux prétexte que leurs rassemblements ne troublent pas l’ordre public.  Cette  attitude est de nature à les encourager et faire accroître le nombre des actes antisémites auxquels viennent s’ajouter les exactions anti-juives de nombreux individus infiltrés et participant aux défilés des Gilets Jaunes.

    Le malaise ressenti par les français de confession Juive, leur donne le sentiment être isolés en dépit des assurances répétées dans leurs discours, par les dirigeants de. L’État. Or ils ne voient pas et ne demandent rien d’autre que la loi soit appliquée.

    Le Bureau

    Happening de l’UEJF lors d’un cours d’Elie Hatem, anti-sioniste et monarchiste

    Mégaphone au poing, le président de l’UEJF a confronté le professeur de droit et ex-conseiller de Jean Marie Le Pen à quelques-unes de ses déclarations passées

    Par TIMES OF ISRAEL STAFF6 février 2019, 14:06  1

    Elie Hatem sur la chaîne de télévision Al Arabiya le 12 février 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube/MEMRI)

    Elie Hatem sur la chaîne de télévision Al Arabiya le 12 février 2016. (Crédit : capture d’écran YouTube/MEMRI)

    « Vous faîtes partie d’un mouvement antisémite, un mouvement qui soutient Charles Maurras. Est-ce que vous êtes proche d’Alain Soral, de Serge Ayoub, de Fréderic Chatillon ? »

    Des militants de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) sont allés perturber un cours de droit donné par l’avocat Elie Hatem, cadre de l’Action française (AF) à l’université de Bobigny le 31 janvier 2019.

    Mégaphone au poing et face à l’amphithéâtre, Sacha Ghozlan, président de l’UEJF a confronté Elie Hatem à quelques-unes de ses déclarations et de ses fréquentations :

    A cette liste de figures à l’antisémitisme éprouvé, et parfois condamné par la justice, Elie Hatem, sarcastique, ajoute : « Et de Jean-Marie Le Pen! » .

    En effet, Elie Hatem a été le conseiller politique de l’ancien président du Front national (aujourd’hui Rassemblement national) Jean-Marie Le Pen. Il est cependant très hostile à sa fille Marine Le Pen qui lui a succédé à la tête du mouvement.

    Il en donne les raisons : « Nous savons que Marine Le Pen se rapproche de certains mouvements qui contrôlent l’opinion publique en France, a déclaré Hatem, chrétien maronite d’origine libanaise, sur Al Arabiya TV en février 2016. Une transcription de cet entretien a été traduite depuis l’arabe par le site de veille sur les médias arabes et orientaux MEMRI.

    « Elle a agi ainsi afin de blanchir le Front national. Ces mouvements comprennent les mouvements sionistes et la franc-maçonnerie qui contrôlent la presse et le gouvernement en France », avait alors déclaré Hatem.

    Plus récemment, Elie Hatem a également été annoncé à une réunion de personnalités de l’extrême droite antisémite et complotiste, qui tente de récupérer une partie du mouvement de protestation des gilets jaunes.

    Ils s’étaient donnés rendez-vous à Paris pour participer à une « grande réunion publique » le 19 janvier dernier autour du thème « Gilets jaunes ou la révolution qui vient ».

    On y retrouvait Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste et pétainiste ‘L’œuvre française’, dissout en 2013 après la mort de Clément Méric, mais aussi Jérôme Bourbon. Directeur de l’hebdomadaire d’extreme-droite Rivarol, Bourbon appelle régulièrement à la réhabilitation d’Adolf Hitler. Il y a un an, la Licra se plaignait auprès de Twitter que le compte de Jérôme Bourbon soit toujours actif.

    Alain Soral d’Egalité et Réconciliation et Hervé Ryssen étaient également présents à cette réunion « publique » dont le lieu confidentiel n’est dévoilé que via téléphone.

    Le militant d’extrême droite Hervé Lalin, dit Ryssen, a été condamné en juin dernier à Paris à un an de prison, la peine maximale encourue, pour des messages antisémites dans une vidéo diffusée sur la plate-forme YouTube.

    Aujourd’hui, l’UEJF demande publiquement « au président de l’Université, Jean-Pierre Astruc, d’exclure Elie Hatem de ses fonctions de professeur ».o

    L’engouement pour l’étude du Talmud conquiert la Corée du Sud

    Certains pensent que la clé de la réussite scolaire réside dans les approches juives de l’éducation, et ont conduit à la création de dizaines d’institutions basées sur la “havruta”

    Par TIM ALPER6 février 2019, 12:211

    SEOUL, Corée du Sud (JTA) – En 2014, Kim Hye-kyung s’est retrouvée dans un abîme éducatif.

    Cette mère de deux enfants vit en Corée du Sud, un pays passionné par les études, où les parents versent chaque année plus de 17 milliards de dollars en soutien scolaire privé. Les enfants commencent tôt – 83 % des enfants de 5 ans reçoivent une éducation privée – et le rythme ne cesse de s’accélérer jusqu’à ce que, à 18 ans, les élèves passent le redoutable examen d’entrée de huit heures à l’université de Suneung. Si vous échouez au concours de Suneung, vos perspectives d’emploi pourraient s’effondrer. Si vous réussissez avec brio, vous pourrez décrocher une place convoitée dans une université de premier ordre.

    « J’ai détesté l’idée d’envoyer mes enfants dans des écoles privées, où les enseignants amoncèlent l’information dans la tête des jeunes sans penser à nourrir la créativité », a déclaré Kim Hye-kyung. « Quand mes enfants étaient plus jeunes, je leur lisais des livres ou je les sortais au lieu de les envoyer à l’école. Mais en grandissant, j’ai commencé à m’inquiéter de ce que leurs résultats scolaires pâtissent de mes décisions. »R

    Kim Hye-kyung se trouvait dans ce dilemme lorsque, par hasard, elle est tombée sur un livre d’un auteur coréen sur ce qui était pour elle une nouvelle méthode d’étude. C’était la havruta, une méthode utilisée par les érudits du Talmud dans laquelle des binômes d’étudiants débattent et se posent des questions basées sur des textes rabbiniques anciens.

    « Quand j’ai lu un article sur la havruta, j’ai tout de suite senti un lien émotionnel », a dit Kim Hye-kyung. « C’était le chemin éducatif dont j’avais rêvé. J’ai cru que mon cœur allait éclater de joie. »

    La plupart des Sud-Coréens n’ont jamais rencontré de juif. A part un petit centre Habad dans cette capitale et quelques groupes informels d’expatriés juifs (pour la plupart laïcs), la communauté juive de Corée du Sud est pratiquement inexistante. Ainsi, les Sud-Coréens ne savent pratiquement rien sur la façon dont les Juifs vivent, ce qu’ils mangent (et ne mangent pas) ou ce en quoi ils croient.

    Une Sud-Coréenne et son enfant lisent des livres sur le Talmud dans une librairie de Séoul. (Tim Alper via JTA)

    Cependant, il y a un point concernant les Juifs que presque tous les Sud-Coréens peuvent raconter.

    « Les Juifs ne représentent que 0,2 % de la population mondiale, mais 23 % des lauréats du prix Nobel sont des Juifs », a déclaré Choi Jae-young, étudiant à Séoul. « Et malgré tout le temps et l’argent que nous consacrons à l’éducation, un seul Coréen a déjà reçu un prix Nobel. Cela irrite beaucoup de Coréens. Ça nous donne envie d’apprendre les secrets des Juifs. »

    Certains Sud-Coréens pensent que la clé pour percer ces « secrets » se trouve dans les approches juives de l’éducation.

    « Les Coréens n’ont pas besoin d’imiter les systèmes de croyances juives, a déclaré le chercheur en éducation Seol Dong-ju, mais nous devons copier la façon dont les Juifs enseignent à leurs enfants.

    Il en résulte des douzaines d’écoles privées sur le thème de la chavruta, avec des succursales très fréquentées dans les grandes villes du pays, s’adressant à tous, des tout-petits aux adultes. Certains utilisent des textes talmudiques en coréen, tandis que d’autres suivent des programmes entièrement laïcs.

    Kim Jung-wan, qui dirige l’une de ces institutions – la Havruta Culture Association – explique que la quête d’éducation juive en Corée du Sud a plus de 40 ans. Tout a commencé au milieu des années 1970, lorsque les traductions coréennes d’histoires inspirées du Talmud de Rabbi Marvin Tokayer, aumônier militaire américain en poste au Japon, ont fait leur apparition dans des librairies de Séoul.

    Les histoires de Tokayer ont rencontré un vif succès. Le Talmud, le vaste recueil hébreu et araméen des lois et coutumes du premier millénaire, est effectivement devenu viral en Corée du Sud : Au cours des décennies qui ont suivi, des centaines de versions coréennes du Talmud ont été publiées, la plupart provenant de traductions et de commentaires en anglais. Il peut s’agir de livres d’images pour enfants ou de volumes plus épais et plus lourds pour les adultes.

    Mais la fièvre sud-coréenne pour le Talmud a également suscité une grande fascination pour le savoir juif – une fascination qui a donné naissance à toutes sortes de publications remarquables, dont une traduction en coréen de la Haggadah, le livre que les Juifs lisent lors du Seder de Pessah.

    Traduction en coréen de la Haggadah, le livre que les Juifs lisent au Seder de Pessah. (Tim Alper via JTA)

    Et, comme l’explique Kim Jung-wan, l’intérêt pour le Talmud a fini par amener les universitaires coréens à étudier comment les Juifs étudient les textes religieux. Ils ont commencé à apprendre à connaître les yeshiva, des académies qui se consacrent à l’étude du Talmud. Des consultants sud-coréens se sont rendus dans certains des centres d’études du Talmud les plus fréquentés d’Israël.

    Ce qu’ils y ont découvert les a subjugué : de vastes salles qui résonnaient de la clameur des discussions animées des élèves, sans que les voix des enseignants puissent se faire entendre. Des binômes d’étudiants du Talmud – havruta vient d’une racine hébraïque signifiant « ami » ou « compagnon » – étaient plongés dans un débat animé sur les textes, analysant leur logique et débattant une série de questions écrites posées par des rabbins.

    Pour de nombreux penseurs sud-coréens, c’était le « secret » qu’ils recherchaient depuis les années 1970 : une méthodologie d’apprentissage qui ajoutait du dynamisme à l’apprentissage basé sur le livre et supprimait l’enseignant en tant que point focal des leçons.

    Le long chemin de Kim Jung-wan en havruta a commencé en 2001, lorsqu’une connaissance universitaire lui a suggéré d’utiliser le Talmud comme outil d’enseignement pour son fils, alors âgé d’à peine un an.

    « J’ai continué à explorer le sujet. J’étais fasciné », dit-il.

    Kim Jung-wan a ensuite étudié l’hébreu au Israel Culture Center, une filiale de l’ambassade d’Israël à Séoul.

    « Finalement, j’ai commencé à essayer de traduire en coréen certaines parties du texte original du Talmud en utilisant la traduction anglaise de Schottenstein comme référence », dit-il. « Ce mois-ci, je vais me rendre dans une yeshiva en Israël, où je vais étudier pendant un mois. Ce n’était pas facile pour un non-juif comme moi d’être admis, mais j’ai réussi. »

    En fait, la plupart des yeshivot orthodoxes ont pour politique de dissuader avec tact les non-juifs de poursuivre l’étude du Talmud. Les universitaires sud-coréens, cependant, ne semblent pas découragés.

    Photo illustrative d’une yeshiva ultra-orthodoxe de Jérusalem, 16 août 2018. (Aharon Krohn/Flash90)

    Les sceptiques appellent à la prudence, notant que les modes éducatifs sud-coréens ont tendance à aller et venir, en particulier dans le monde ultra-compétitif des institutions universitaires privées. Les critiques mettent en garde contre le fait que même si les partisans chantent actuellement les louanges de la havruta dans les talk-shows télévisés, le phénomène pourrait s’avérer être éphémère.

    Mais les faits suggèrent le contraire.

    La méthodologie est de mieux en mieux acceptée par le grand public, passant des écoles privées aux salles de classe publiques classiques. En décembre, l’un des plus grands syndicats d’enseignants du pays, la Fédération coréenne des associations d’enseignants [Korean Federation of Teachers’ Associations – KFTA], a conclu un protocole d’accord avec la Havruta Culture Association. Le partenariat qui en résultera verra des dizaines d’enseignants traditionnels apprendre à initier des sessions d’apprentissage de type havruta.

    « Beaucoup de nouvelles tendances en matière d’éducation sont apparues et ont disparu ici », a déclaré Lee Hyo-sang des fédérations des enseignants. « La plupart tombent en désuétude après environ cinq ans après avoir manqué aux promesses de leurs promoteurs. Mais pour la havruta c’est différent. Son histoire remonte à des siècles.

    « Les experts de la KFTA ont visité de nombreuses écoles de havruta et ont constaté que, plutôt que d’être trop calmes comme la plupart des salles de classe coréennes typiques, elles étaient toutes animées de discussions et de débats bruyants. C’est une percée dans la culture scolaire coréenne. Il pourrait trouver des applications dans les écoles, les ménages et même les entreprises. »

    Même les enfants d’âge préscolaire participent à cette initiative.

    Yoojung Kindergarten, une école maternelle du nord de Séoul, a récemment ajouté des modules de havruta à son programme. Les enfants écoutent les histoires du Talmud, puis se lancent dans des discussions en binômes de type havruta.

    Des parents prient pour que leurs enfants réussissent le test d’aptitude scolaire au temple Jogye à Séoul, Corée du Sud, le 15 novembre 2017 (AP Photo/Ahn Young-joon).

    « Nous voulions trouver une activité amusante et vivante en classe qui encouragerait la créativité, mais aussi l’éducation morale », a déclaré le directeur Jung Geum-sook. « La havruta semble cocher toutes ces cases. »

    Les parents croient aussi qu’ils peuvent jouer un rôle. Alors qu’elle se documentait sur la façon dont les étudiants juifs pratiquent la havruta dans les yeshivot, Kim Hye-kyung a commencé à réfléchir à des moyens d’adapter la même méthodologie à la maison.

    Elle a commencé par des lectures familiales de livres d’histoires illustrées, encourageant son mari et ses enfants à se poser des questions dans le style de la havruta, à chaque étape du processus.

    « Cela a ouvert tout un monde de pensées et de sentiments inexprimés », dit-elle. « Nous avons découvert que les questions que nous avons posées n’avaient pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Tout le processus est devenu à la fois instructif et amusant. »

    Kim Hye-kyung a ensuite appliqué sa méthodologie de la havruta à la maison à un éventail de matières laïques, y compris les mathématiques, les langues et les sciences, et a fini par écrire deux livres populaires de style manuel décrivant ses méthodes.

    « L’apprentissage basé sur la discussion en havruta est même efficace pour les enfants qui se préparent aux examens », dit-elle. « Ça les aide à s’attacher émotionnellement à du matériel d’étude impersonnel qui, autrement, les ennuierait à en pleurer. »

    Un rapport révèle l’implication de terroristes dans les activités du BDS |i24NEWS

    Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a révélé dimanche un rapport complet rédigé par son ministère selon lequel des organisations liées à la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) entretiennent des liens étroits avec le groupe islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza et le Front populaire de libération de la Palestine.

    La charte du mouvement BDS appelle à exercer un boycott et diverses pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël afin “d’aboutir à la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes, ainsi que le respect du droit au retour des réfugiés palestiniens”.

    Selon le rapport, au moins une trentaine d’activistes, parmi lesquels, certains ont passé plusieurs années dans une prison israélienne après avoir été reconnus coupables d’actes terroristes ou d’attentats, sont liés aux organisations du BDS, dont certaines sont financées par l’Union européenne.Voir l’image sur Twitter

    Voir l'image sur Twitter

    גלעד ארדן@giladerdan1

    Today we revealed the web of hidden ties between terrorist organizations and 13 leading #BDS groups in the EU, US and PA. All countries & financial institutions must investigate and end funding to BDS groups tied to terror. The BDS masquerade is ending. #TerroristsInSuits14321:12 – 3 févr. 201999 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    “Les organisations terroristes et les mouvements de boycott sont unis autour d’un seul objectif, celui de détruire Israël et voient dans la délégitimation de l’Etat hébreu un moyen complémentaire à la lutte armée”, a déclaré dimanche M. Erdan lors d’une conférence de presse.

    “J’espère qu’avec la publication de notre rapport, l’UE et tous les pays qui subventionnent les organisations de boycott reconsidèreront la légitimité et le financement qu’ils accordent aux organisations BDS”, a-t-il expliqué.

    “Les organisations de boycott ont construit un réseau mondial visant à répandre la haine et les mensonges contre Israël, et c’est une politique de riposte que je m’efforce de mener”, a-t-il poursuivi notant qu’à présent “26 États américains ont adopté des lois contre des organisations qui boycottent Israël”.

    Ahmad GHARABLI (AFP/File)

    Israel’s Public Security Minister Gilad Erdan is threatening to ban Amnesty International from the country over a campaign for digital accommodation providers to stop listing properties in occupied Palestinian territories
    Ahmad GHARABLI (AFP/File)

    Il a par ailleurs rappelé qu’Israël luttait contre les tentatives de boycott international des produits issus des implantations israéliennes de Cisjordanie.

    “De hauts responsables européens commencent à comprendre les objectifs du BDS, qui sont purement antisémites, et ont cessé de financer les organisations BDS”, a indiqué M. Erdan.

    “Le BDS et les organisations terroristes sont les deux côtés d’une même médaille, qui rejettent Israël en tant qu’Etat juif, et ne cherchent qu’à le rayer de la carte”, a-t-il fustigé.

    Le ministre a précisé que le rapport sera publié dans plusieurs langues afin d’inciter les leaders mondiaux à agir contre la campagne BDS. Il a en outre affirmé détenir des informations supplémentaires qui pour l’heure ne seront pas dévoilées.


    04/02/201908:45:20MIS À JOUR LE 04/02/201909:10:50Écrit par i24NEWS

    Maître Nisand avocat du BNVCA à Strasbourg

    Raphaël Nisand: Le retour des djihadistes en France, un risque inconsidéré


    Qu’est-ce qu’un djihadiste ?

    Pour moi c’est quelqu’un, homme ou femme, qui en toute connaissance de cause a décidé d’entrer en guerre contre toutes les personnes et institutions qui n’adhèrent pas à la charia, la loi islamique fondamentaliste.

    Ces gens ont pris les armes afin de terroriser l’humanité entière vouée à devenir un grand califat où s’appliquerait une loi moyenâgeuse. Les djihadistes français ont quitté la France pour mener cette guerre contre le monde entier et d’abord contre leur propre pays qu’ils affrontent les armes à la main. Les djihadistes ont donc sciemment trahi la France qui les a vus grandir et ils sont partis en terre de djihad afin d’y commettre les pires crimes. Là-bas ils ont décapité, forcé des enfants à exécuter des prisonniers devant les caméras, ils ont réduit des populations en esclavage, violé et contraint au mariage forcé les femmes yézidies, ils ont fait creuser des fosses communes par des prisonniers qu’ils exécutaient ensuite, bref ils se sont comportés en barbares et ont fait régner une terreur comme rarement il y en eut.

    Le nombre de djihadistes qui pourraient revenir en France atteint le nombre de 700. Photo d’illustration. MaxPPP/PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE

    Ceux d’entre eux qui sont revenus en France après entraînement ont déjà commis les pires attentats terroristes comme par exemple ceux commis à Toulouse, au Bataclan ou encore au musée Juif de Bruxelles.

    Le terroriste de Bruxelles auparavant tortionnaire de journalistes français otages en Syrie n’hésite pas quant à lui à faire plaider que les vieux israéliens assassinés par lui ont été en fait tués par le Mossad.

    Ces gens ne renoncent en rien à leur idéologie mortifère et ils ne respectent rien. Alors on nous explique aujourd’hui qu’au fur et à mesure des pertes territoriales de l’état islamique, des islamistes étrangers de plus en plus nombreux tombent entre les mains des forces kurdes et que les kurdes menaceraient de les relâcher dans la nature si la France ne les récupère pas.

    On nous explique aussi qu’il serait donc dans l’intérêt de la France de rapatrier les djihadistes avec leurs femmes, plusieurs par homme puisque c’est la polygamie qui prévaut, ainsi que des centaines d’enfants dont certains déjà endoctrinés.

    Tout ceci est très problématique. D’abord on fait semblant d’oublier que pour qu’un système carcéral fonctionne, il faut que les détenus soient d’accord pour purger leur peine. Dans le cas contraire le personnel des prisons est confronté à des fauves ingérables ce qui est déjà le cas avec de nombreuses tentatives d’égorgement qui transforment en enfer le travail des surveillants de prison.

    Rajouter à cette actuelle problématique déjà existante des centaines d’individus forcenés et qui ont par nature accompagné l’état islamique jusqu’au bout, c’est faire courir un risque considérable au personnel pénitentiaire bien sûr mais aussi à tout le pays.

    De combien d’attentats la France sera-t-elle victime suite à ces retours ?

    Que deviendront les Juifs, cible première comme l’ont montré Merah et Nemmouche ?
    Que deviendra l’ordre public dans notre pays lorsqu’on admettra des centaines de familles polygames qui auront parfaitement droit aux allocations familiales et donneront un signal exécrable dans tout le pays alors que la polygamie est un interdit absolu en France.

    En bref on le voit, le prix à payer pour ce rapatriement est beaucoup trop élevé et ceci pour complaire à des principes dépourvus de réalité en ce qui concerne ces gens.

    Alors évidemment il n’y a pas de solution toute faite et il faudrait poser tous les termes de ce débat. Dire que ces gens seront jugés à leur retour n’a pas de sens. La justice française ne pourra pas connaitre l’étendue des crimes commis par chaque individu dans ces contrées lointaines où aucun témoin non acquis à la cause islamiste ne pouvait survivre et où les rares journalistes qui y sont allés ont été tués ou pris comme otages. La justice française a besoin de preuves et il n’y en aura pas et ce seront donc de faibles peines de principe qui, à défaut de preuves seront prononcées.

    Les djihadistes avec leurs familles seront donc nos voisins de demain, ce qui donne à penser.
    François HOLLANDE avait imaginé la déchéance de nationalité mais il n’a pas réussi à faire passer cette idée qui l’a même empêché de se représenter.

    Les américains ont Guantanamo, prison spéciale très décriée située hors des Etats-Unis dont personne ne s’est jamais évadé pour commettre un attentat, mais une telle solution est-elle possible pour la France ? Non bien sûr en raison notamment des engagements internationaux de la France et de la convention européenne des droits de l’homme.

    Les américains toujours eux avaient interné les familles japonaises dont ils se méfiaient pour des raisons de sécurité intérieure après Pearl Harbour. Autre temps autres mœurs ces solutions là ne semblent ni possibles ni souhaitables mais il faut trouver des solutions sécuritaires qui préservent tous les français d’un éventuel retour de ces terroristes sur le sol français.

    Raphaël Nisand 
    Chroniqueur le lundi matin 8H30 sur Radio Judaïca.

    Posté le 3 février 2019 par admin — 1 commentaire ↓

    Holocauste: Comment Une Série Télévisée Américaine A Changé L’Allemagne


    DivertissementBy Sameh On Jan 30, 2019

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    Toujours de la série télévisée sur l'Holocauste
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    La mini-série a dramatisé le génocide des nazis à travers l’histoire fictive de la famille Weiss

    C’était un gros budget pour la télévision américaine avec Meryl Streep. Et en 1979, la mini-série L’Holocauste a changé la façon dont les Allemands ont perçu leur propre histoire. 

    Il introduisit l’horreur des crimes nazis dans les salons des gens et fit du mot “Holocauste” un terme couramment utilisé en allemand. 

    Ce mois-ci, le drame a de nouveau été diffusé à la télévision allemande – et il est toujours aussi d’actualité. 

    Un tiers de la population ouest-allemande, soit environ 20 millions de personnes, a vu en 1979 au moins une partie de la série en quatre parties. 

    L’Holocauste raconte l’histoire d’une famille juive fictive – Karl Weiss, médecin réputé à Berlin, et de sa femme et de ses enfants – qui documente leur parcours tragique allant de la prospérité bourgeoise aux chambres à gaz. 

    Une histoire parallèle se concentre sur Erik Dorf, un avocat au chômage qui, au départ, était apolitique mais trouve un travail avec la SS de Hitler et devient partie intégrante de la machine à tuer nazie. 

    Les effets sociaux des victimes des nazis

    La série a déclenché un débat national. Les sondages montrent que 86% des téléspectateurs ont discuté de l’Holocauste après le programme avec des amis ou la famille. 

    Dix mille Allemands ont appelé la station de radio WDR, beaucoup en larmes pour exprimer leur choc et leur honte. Dans certains cas, d’anciens soldats se sont manifestés pour confirmer les détails des crimes nazis.

    C’était la première fois qu’un grand drame grand public décrivait la vie des victimes de Hitler.

    À cette époque, un documentaire sérieux traitait de faits et de chiffres et, dans les années 1960, le débat était principalement axé sur les auteurs, dont certains avaient été déclenchés par les procès d’Auschwitz à Francfort entre 1963 et 1965. 

    “Les survivants sont venus aux procès d’Auschwitz, et les journalistes ne les ont même pas interviewés, et personne ne s’est intéressé aux victimes, ce qui a changé avec l’Holocauste (la série télévisée)”, explique le professeur Prof. Frank Bösch, historien.

    Il a écrit un livre sur les événements majeurs de 1979 qui ont changé le monde. Il pense que ce drame télévisé fait partie de ceux-ci aux côtés de la révolution iranienne et de l’élection de Margaret Thatcher. 

    La mini-série sur l’Holocauste raconte des histoires personnelles émotionnelles de gens ordinaires – faciles à identifier pour les téléspectateurs et accessibles à la société ordinaire. 

    De manière inhabituelle, les auteurs ne sont pas diabolisés comme des sadiques fous diaboliques, mais paraissent comme de simples Allemands, cogs de la machine nazie qui ont contribué à l’Holocauste par le biais de petites atrocités quotidiennes ou de la lâcheté. 

    La série était controversée et ne venait presque jamais en Allemagne. Il a été produit par la chaîne de télévision américaine NBC et observé en 1978 par 120 millions d’Américains. 

    Les commentateurs allemands, cependant, ont salué la série comme étant un feuilleton mélodramatique au fromage qui banalise la Shoah (l’Holocauste). 

    Les néo-nazis ont même bombardé deux chaînes de télévision pour arrêter des émissions en Allemagne. 

    Les gauchers ont accusé les chaînes de télévision américaines d’exploiter cyniquement le crime nazi pour obtenir des subventions à la télévision. Les nationalistes de droite se sont plaints que les victimes de guerre allemandes aient été oubliées. 

    La série a été critiquée à ce jour: certains survivants de l’Holocauste ont déclaré que le drame avait été réaménagé et simple. Mais cela a changé la manière dont l’Allemagne gère son passé nazi. 

    Et le débat national a conduit à une soif de connaissances. Dans les années 1980, les écoles réclamaient davantage de matériel pédagogique, les historiens allemands se concentraient de plus en plus sur l’Holocauste et les camps de concentration ouvraient les premières grandes expositions et monuments.

    Certains responsables allemands ont d’abord craint que la série ne conduise à une attitude anti-allemande à l’étranger, explique le professeur Bösch. Cependant, les recherches nationales sur l’âme suscitées par le drame ont conduit l’Allemagne à faire face à son crime par le passé. 

    Un rappel opportun pour les Allemands

    Maintenant que la minisérie touche à sa fin à la télévision, l’Allemagne a réévalué la façon dont le drame a changé le pays il ya 40 ans. 

    Le souvenir de l’Holocauste et les mots “plus jamais” sont devenus des principes clés de l’identité politique de l’Allemagne moderne. 

    Cependant, l’alternative d’extrême droite pour l’Allemagne (AfD) stipule que les Allemands devraient maintenant passer à autre chose et tracer une ligne dans cette culture du souvenir. 

    Le chef de l’AfD, Alexander Gauland, a décrit le régime nazi l’année dernière comme “un simple excrément d’oiseau dans plus de 1 000 ans de réussite de l’histoire allemande”.

    Et moins de la moitié des étudiants allemands savent ce qu’était Auschwitz, selon une enquête de la Fondation Körber.

    Quarante ans après la première diffusion de l’Holocauste en Allemagne, des drames accessibles sont toujours nécessaires pour mettre en lumière les crimes nazis.

    Quelques mois après la diffusion de la série, l’Allemagne a levé la période prescrite pour le meurtre afin de permettre aux nazis d’être jugés pour leur participation à l’Holocauste. 






    Alfred Nakache, le «nageur d’Auschwitz», bientôt au Panthéon mondial de la natation


    MEMOIRE  Champion de natation à la vie brisée par la Seconde Guerre mondiale, Alfred Nakache (1915-1983) intégrera au mois de mai le Swimming Hall of Fame de Fort Lauderdale, aux Etats-Unis…

    Nicolas Stival

    Le nageur Alfred Nakache en 1946.
    Le nageur Alfred Nakache en 1946. — AFP
    • Né dans une famille juive en Algérie, le nageur Alfred Nakache s’est bâti un impressionnant palmarès à Paris puis à Toulouse.
    • Rescapé du camp d’extermination d’Auschwitz, il y a perdu sa femme et sa petite fille.
    • Brisé par la déportation, cet homme exceptionnel est parvenu à retrouver le haut niveau et à participer aux Jeux olympiques de Londres, en 1948.

    En engloutissant les JO de 1940 et 1944, au zénith de sa carrière, l’Histoire l’a sans doute privé de médaille olympique. Alfred Nakache (1915-1983) sera pourtant intronisé le week-end du 18-19 mai au Swimming Hall Of Fame de Fort Lauderdale, en Floride. Ce panthéon mondial de la natation s’apprête à accueillir le « nageur d’Auschwitz », rescapé des camps de la mort, dont sa femme Paule et leur petite Annie, deux ans, ne sont pas revenues.

    Deuxième d’une fratrie juive de onze enfants, Alfred Nakache a vu le jour à Constantine, en Algérie. Il s’est éteint sur une plage des Pyrénées-Orientales, à Cerbère, des suites d’un malaise cardiaque survenu lors de son kilomètre de natation habituel. Entre ces deux bornes, près de 68 ans d’une vie exceptionnelle et tragique, dont la famille du nageur, sa nièce Yvette Benayoun-Nakache en tête, entretient le souvenir.

    Un grand sportif rattrapé par l’Histoire

    15 titres de champion de France, deux records du monde, trois d’Europe et neuf de France. Le puissant Alfred Nakache est un modèle de polyvalence : quatrième du relais 4×200 m nage libre aux Jeux olympiques de Berlin, en 1936, il participera douze ans plus tard, à Londres, au 200 m brasse papillon (deux disciplines alors jumelées) et… au tournoi de water-polo.

    « Enfant, il n’aimait pourtant pas l’eau, assure Yvette Benayoun-Nakache, ancienne députée de la Haute-Garonne, de 1997 à 2002. C’est son père David qui un jour l’y a poussé. Il ne l’a plus quittée. » Parti de son Algérie natale en 1933, à 18 ans, Alfred rejoint Paris, son prestigieux lycée Janson-de-Sailly et le Racing Club de France. Il y devient professeur d’éducation physique, comme son épouse Paule.

    Fin 1940, l’abrogation du décret Crémieux par le régime de Vichy le prive de sa nationalité française. Il fuit la capitale pour la zone libre.

    A Toulouse, Artem (son surnom) intègre les Dauphins du TOEC où il tissera des relations pour la vie, notamment avec son entraîneur Alban Minville et la famille du nageur Alex Jany. Le Constantinois se rapproche aussi des réseaux de résistance juifs, dont il entraîne les recrues, dans le gymnase qu’il gère avec sa femme. Dénoncée, la famille est arrêtée le 20 novembre 1943, déportée vers Drancy puis Auschwitz. A l’arrivée dans le camp d’extermination, Alfred y sera immédiatement séparé de Paule et d’Annie. Il ne les reverra plus.

    L’horreur et la reconstruction

    « Alfred se rendait à la gare Matabiau où arrivaient les convois des déportés, pour voir si sa femme et sa fille revenaient, raconte-t-elle. Jusqu’au jour où le responsable d’un convoi lui a tendu un billet, qui disait qu’elles avaient été gazées dès leur arrivée à Auschwitz. »

    Avril 1945 : Alfred Nakache ne pèse plus qu’une quarantaine de kilos, la moitié de son poids normal, lorsqu’il est libéré de Buchenwald. Il avait rallié ce camp depuis Auschwitz au cours des marches de la mort organisées par les nazis devant la progression des Soviétiques. A son retour à Toulouse, il est recueilli par son frère Prosper, le père d’Yvette Benayoun-Nakache.

    Une postérité gravée dans la pierre

    Brisé, l’athlète se reconstruira, en redevenant champion de France puis en battant le record du monde du 3X100 mètres trois nages dès 1946. Il se remariera avec Marie, originaire de Sète où l’ancien nageur terminera sa vie, après un passage par La Réunion. Sur sa tombe du cimetière Le Py, à quelques mètres de celle de Georges Brassens, deux autres prénoms sont couchés : ceux de Paule et d’Annie.

    Paris, Montpellier, Nancy, Sète… Le « nageur d’Auschwitz » a donné son nom à de nombreuses installations sportives. Dix ans après sa mort, l’Etat d’Israël lui a décerné en 1993 le trophée du grand exemple au Musée du sport juif international. A Toulouse, un espace nautique a été baptisé en juin 2018. Mais dès 1944, le maire de l’époque Raymond Badiou avait inauguré la piscine d’hiver Alfred-Nakache, près du Stadium.

    Beaucoup plus tard, elle découvrira une autre facette de sa personnalité, bien plus enjouée. « A Sète, il nous recevait dans sa maison de pêcheur sur la corniche, au mois d’août. Toute la famille était là. Il sortait ses médailles, et il les distribuait. » Dans un peu moins de quatre mois, c’est Alfred Nakache qui sera honoré en Floride, au côté des plus grands nageurs de l’Histoire.Société

    « Mon oncle avait été déporté et on pensait alors qu’on ne le reverrait pas vivant », explique Yvette Benayoun-Nakache. Enfant, l’ancienne députée se souvient d’un homme qui l’« impressionnait par sa voix, sa carrure et ses sourcils ». « Il ne parlait pas beaucoup de la déportation. »

    Source 20 Minutes

    Golnadel : « Qui enquêtera sur la violence de l’extrême-gauche ?

    »PUBLIÉ PAR  GILLES WILLIAM GOLDNADEL LE 28 JANVIER 2019

    Gilles-William Golnadel déplore la bienveillance de nombreux médias à l’égard de la violence des groupuscules d’extrême-gauche, alors que celle de l’extrême-droite fait désormais l’objet d’une commission d’enquête parlementaire.

    Je soutiens depuis trop longtemps qu’en raison notamment de l’absence de tout procès en règle du totalitarisme communiste de Staline à Mao, d’équivalent de Nuremberg pour le nazisme, il existe à l’égard de l’extrême gauche une extrême indulgence dont ne bénéficie certainement le pôle radical opposé situé sur le planisphère politique, et qui mobilise au contraire fantasmatiquement le fantôme d’Hitler.

    Il n’est que de voir les larmes versées sur le sort de l’Humanité en dépôt de bilan et sous protection des juges du tribunal de commerce, journal sans lecteurs d’un parti sans électeurs mais sous perfusion d’argent public, pour constater que le sort des défunts journaux nationalistes n’avait pas éveillé autant de publique compassion dans le milieu des défenseurs acharnés d’une presse pluraliste.

    L’auteur du présent article, tout autant partisan de ce pluralisme invoqué rituellement, mais n’ayant oublié ni la publication des exemplaires faisant bon accueil à l’occupant allemand et invectivant «juif Mandel» ou «juif Moch», ni l’approbation du procès des blouses blanches, ni l’entrée des troupes soviétiques dans Budapest, ni dernièrement l’indulgence envers Chavez, prendra sur lui.

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    Mais si l’on veut mesurer encore davantage l’hémiplégie intellectuelle et morale de traitement entre extrêmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire uniquement consacrée aux violences de l’extrême droite en apporte une énième fois la consternante démonstration.

    Initiée par la France Insoumise, cette commission investiguera certainement utilement sur ces groupuscules de l’ultra-droite aussi violents que, pardon pour le pléonasme, conspirationnistes et antisémites.

    Mais il relève du déni, de la cécité, à moins qu’il ne s’agisse que du cynisme, de laisser dans l’ombre une extrême gauche toute aussi violente mais infiniment plus nombreuse.

    Dans l’ombre, les Blacks Blocs, en dépit notamment de la manifestation du 1er mai 2018, quand 1 200 cagoulés, tous de noirs vêtus et armés de cocktails Molotov ou de pavés, descendirent dans la rue pour s’en prendre aux policiers.

    Dans l’ombre les zadistes, qui, avant de voir leur violence récompensée, avaient laissé pour mort un malheureux vigile à Notre-Dame des Landes.

    Dans l’ombre les Antifas, ces soi-disant «antifascistes» tels que repris sans ironie trop souvent par une presse en bonne disposition, qui ont expédié le maire de Béziers Robert Ménard à l’hôpital pour avoir eu le front, sans doute trop national, de vouloir participer à un débat public près de Bordeaux sans que cela n’émeuve aucun député ou journaliste prétendument démocrate ou opposé à la violence politique, et qui font régner la terreur dans les facultés aujourd’hui minées par le racialisme anti-blanc et l’indigénisme le plus indigent.

    En passant, on remarquera sans trop s’étonner de l’habituelle et perverse contradiction, que cette France Insoumise qui condamne les violences policières et d’extrême droite à Paris, absout les violences policières et d’extrême gauche à Caracas.

    Et à l’intérieur de ce déni de la réalité violente, habite la pure folie. On apprend en effet que cette commission censée vouloir étudier la violence politique a accepté en son sein la désignation du député anciennement de la République En Marche M’jid El Guerrab dont la principale contribution aura été d’avoir agressé en août 2018 son collègue socialiste Boris Faure à coups de casque de motards à la suite d’une réflexion. Le malheureux parlementaire avait vu son crâne fracassé et un pronostic vital engagé pendant qu’il était dirigé pour quatre jours au service de réanimation…

    Certains soutiennent encore assez niaisement que ce qui séparerait extrême gauche et droite extrême serait la question du racisme et de l’antisémitisme.N

    À titre indicatif, je signale la parution du palmarès de l’antisémitisme 2018 publié par le Centre Simon Wiesenthal. Celui-ci place le Ku Klux Klan en première position, le leader noir musulman Louis Farrakhan en second, les campus universitaires dominés par l’extrême gauche en troisième et Jeremy Corbyn chef du parti travailliste du Royaume-Uni en quatrième position.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

    La situation en France n’a rien de très différent, sauf que le Klan n’existe pas.

    Voilà qui ne devrait donc pas justifier cette flagrante différence dans le traitement de la radicalité la plus violente qui encourage la plus épargnée à redoubler d’activité.

    Encore faudrait-il que ce débat se situe dans la rationalité et que la gauche médiatique issue de «CRS SS» ne tienne pas encore le haut du pavé.

    Profanation de la synagogue de la communauté Française “Yonathan Sandler”, à Jérusalem (Photos)

    La synagogue qui porte le nom de Yonathan Sandler, Juif francais assasiné avec ses enfants lors de l’attaque terroriste orchestrée par Mohamed Merah contre l’école Otzar Hatorah de Toulouse, qui se trouve dans le quartier de Kyriat Yovel, à Jérusalem, été profanée…….Détails………

    La synagogue Shaykh Israëlת à Kiryat Yovelת à Jérusalem a été profanée dans la nuit de lundi a mardi. 
    Les forces de police sont arrivées sur le site et ont constaté de gros dégats.
    De nombreux objets, notamment des rouleaux de la Torah, ont été jetés au sol. 
    La police enquête sur l’incident.
    Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri (Shas) a déclaré: “J’ai été profondément choqué par les terribles scènes de profanation qui se sont déroulées cette nuit dans la synagogue de la communauté française de Kiryat Yovel à Jérusalem.
    Deri a déclaré: 
    “Il est difficile de croire qu’une profanation antisémite aussi scandaleuse se soit déroulée ici, en Eretz Yisrael, dans une synagogue portant le nom de Yonathan Sandeler, assassiné avec ses deux enfants lors de l’attaque terroriste de Toulouse, en France”.



    Profanation of the synagogue of the French community “Yonathan Sandler”, in Jerusalem (Photos)
    The synagogue which bears the name of Yonathan Sandler, French Jew murdered with his children during the terrorist attack orchestrated by Mohamed Merah against the school Otzar Hatorah of Toulouse, which is in the district of Kyriat Yovel, in Jerusalem, was desecrated …….Details………
    The Shaykh Israel Synagogue at Kiryat Yovel in Jerusalem was desecrated on the night of Monday to Tuesday.
    Police forces arrived at the site and found big damage.
    Many objects, including Torah scrolls, were thrown to the ground.
    Police investigate the incident.
    Interior Minister Aryeh Deri (Shas) said: “I was deeply shocked by the terrible scenes of desecration that took place that night in the synagogue of the French community of Kiryat Yovel in Jerusalem.
    Deri said:
    “It is hard to believe that such an outrageous anti-Semitic desecration took place here, in Eretz Yisrael, in a synagogue bearing the name of Yonathan Sandeler, murdered with his two children during the terrorist attack in Toulouse, France”.

    Source Koide9enisrael

    France: des tags antisémites et racistes sur la maison d’un maire en Alsace

    09/11/201820:39:47MIS À JOUR LE09/11/201821:30:08Écrit pari24NEWS – AFP

    Deux croix gammées et des messages antisémites ont été découvert à l’entrée de la synagogue de Verdun
    AFP

    Des tags antisémites et racistes, visant notamment le préfet de la région Grand Est et les migrants, ont été inscrits sur la maison du maire de Brumath (Bas-Rhin) dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

    “Toutes les façades de la maison et la porte du garage ont été taguées sur deux mètres de haut”, a expliqué le maire de Brumath, Etienne Wolf, “effaré”.PUBLICITÉ

    Il était écrit, a-t-il détaillé: “Marx=Jude” (juif en allemand) à côté d’une croix gammée, “Le préfet juif Marx, on ne veut plus de migrants”, “Migrant raus” (dehors en allemand) ou encore “Elus alsaciens=vendus”.

    “Mon nom n’était nulle part, mais ma maison a été visée en tant qu’élu alsacien”, a-t-il ajouté, précisant qu’il était de confession catholique et avait enseigné la religion pendant trente ans.

    Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie et des techniciens en identification criminelle ont procédé à un relevé d’indices, a précisé l’élu, qui est aussi vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin.

    M. Wolf a ensuite fait recouvrir de peinture les inscriptions. “Ca fait 18 ans que je suis maire, je n’ai jamais été confronté à cette problématique”, a-t-il ajouté. 

    DOMINIQUE FAGET (AFP)

    Le Premier ministre Manuel Valls (G) et le préfet de Seine-et-Marne Jean-Luc Marx, le 2 juin 2016 à Nemours
    DOMINIQUE FAGET (AFP)

    Des inscriptions antisémites visant entre autres le préfet, Jean-Luc Marx, ont été relevées ces dernières semaines dans cinq autres communes du Bas-Rhin, a indiqué la préfecture.

    Après deux années de baisse, les actes antisémites en France ont fortement augmenté (+69%) sur les neuf premiers mois de 2018, s’est alarmé le Premier ministre Edouard Philippe dans une tribune publiée vendredi sur Facebook.

    Marine Le Pen a par ailleurs estimé vendredi que “refuser de désigner la cause” de la montée de l’antisémitisme, identifiée comme étant “l’islamisme radical” par son compagnon Louis Aliot, revenait à “se condamner à l’impuissance et donc renoncer à le combattre.”

    Le BNVCA salue avec une grande satisfaction la décision courageuse et morale du Comité International Paralympique

    Le BNVCA salue avec une grande satisfaction la décision courageuse et morale du Comité International Paralympique qui a retiré dimanche l’organisation des Mondiaux-2019 Paralympiques de Natation à la Malaisie car elle refusait d’accueillir les athlètes israéliens. Le BNVCA avait condamné la position discriminatoire de la Malaisie et les discours antisémites  du premier ministre malaisien Mahathir Mohamed, et de son Ministre des Sports Sayed Saddik dont l’obsession palestiniste et la haine antijuive les prive de tout jugement, de toute humanisme, leur  enlève tout sens moral et leur fait perdre l’esprit sportif. Le BNVCA félicite et approuve  Monsieur Marc-André Fabien, président, Comité Paralympique Canadien, qui déclare “qu’aucune forme de discrimination ne doit être tolérée. Tous les athlètes méritent de concourir dans un environnement sécuritaire et inclusif”.

    L’auteur canadien-égyptien Saïd Shoaib : Les imams occidentaux qui louent le califat islamique sont des terroristes

    Lors d’une interview avec le politologue et auteur égypto-allemand Hamed Abdel-Samad, l’écrivain canadien-égyptien Saïd Shoaib a déclaré que les imams d’Occident adhèrent à l’islam colonialiste et dupent les Occidentaux en parlant de « la grandeur du califat islamique ». Selon lui, de tels propos constituent une forme de terrorisme, susceptible de se transformer en terrorisme armé, si l’occasion se présentait. C’est une menace que l’Occident ne comprend pas. Cette forme d’islamisme est enseignée dans les mosquées et les écoles islamiques en Occident et l’aboutissement naturel de cette éducation est le terrorisme, a-t-il renchéri.

    Saïd Shoaib : Les imams d’ici font quelque chose qui trompe beaucoup de gens, tout particulièrement en Occident. Ils parlent, par exemple, de la grandeur du califat islamique. Est-ce que cela relève du terrorisme ? Oui. Les [Occidentaux] ne comprennent pas qu’il s’agit de terrorisme. Lorsque vous adhérez à la notion d’un islam colonialiste qui attaque les nations, les domine et les contrôle, vous êtes un terroriste. Vous êtes un terroriste non armé, jusqu’à ce que l’occasion se présente… […]

    Hamed Abdel-Samad a ajouté que les mêmes musulmans qui manifestent de l’hostilité envers les autres religions dans leurs pays d’origine viennent en Occident et critiquent les chrétiens, les juifs, l’Occident et la laïcité, tout en exigeant que personne ne critique l’islam. Qualifiant le gouvernement canadien de naïf, Abdel-Samad a critiqué le fantasme « romantique » du Premier ministre Justin Trudeau, selon lequel tout le monde devrait « se prendre par la main, s’étreindre et s’embrasser ».  D‘après lui, Trudeau n’est pas vraiment conscient des enseignements délivrés dans les mosquées canadiennes. Sohaib a déclaré que les politiciens occidentaux ignorent tout de l’islam, ajoutant que « beaucoup de sang sera versé ici en Occident ». Selon lui, si les politiciens occidentaux n’arrivent pas à enrayer la « vague » terroriste en Occident, les citoyens ordinaires seront enclins à élire des dirigeants de plus en plus « extrêmes ». « Le principal projet des islamistes est de détruire la civilisation occidentale. Ils l’ont dit eux-mêmes ! », a-t-il conclu. La vidéo a été mise en ligne sur la chaîne YouTube d’Abdel-Samad le 14 janvier 2019. Extraits :

    J’ai envoyé mes livres en arabe contre l’islam politique à une bibliothèque ici [au Canada]. J’étais heureux de trouver ici l’un de mes livres qui n’avait rien à voir avec l’islam. Je voulais leur donner mes livres parce qu’ils venaient d’ouvrir. Alors je leur ai donné deux livres contre l’islam politique, mais cette bibliothèque publique les a refusés. Ils m’ont envoyé un courrier officiel…

    Hamed Abdel-Samad : Ils ont probablement mentionné « l’islamophobie »…

    Saïd Shoaib : Ils m’ont dit que mes livres étaient contraires aux valeurs canadiennes.

    Hamed Abdel-Samad : Ces valeurs acceptent l’islam violent mais rejettent la critique de l’islam politique ?

    Saïd Shoaib : Je m’élève contre les gens qui détestent le Canada et veulent le détruire. Ces gens ont déclaré que c’était leur intention. Ils l’ont même dit dans des livres approuvés par cette bibliothèque, pouvez-vous le croire ? Un musulman normal – qu’il soit né ici ou qu’il ait immigré – n’a pas d’autre forme d’islam. Vous trouvez cette forme d’islam dans les mosquées, dans les sermons… C’est la forme d’islam que vous voyez dans les écoles islamiques ici. Je n’ai pas envoyé mes filles dans des écoles islamiques ici, par peur. Ils cachent leurs programmes scolaires, forcent les jeunes filles à porter le hijab, et ainsi de suite… Si un musulman d’ici ne devient pas un terroriste, il doit être un grand homme. Nous devrions le remercier d’être un être humain bon et épris de paix, car le cheminement naturel des choses veut qu’il devienne un terroriste. […]

    Hamed Abdel-Samad : Ce qui est étrange, c’est que lorsque ces gens vivaient dans leur pays d’origine, ils ne permettaient pas aux chrétiens de construire des églises, ils méprisaient les chrétiens et les bahaïs, et ils n’aidaient pas les fidèles des autres religions à obtenir leurs droits. Mais lorsqu’ils arrivent en Occident, non seulement ils revendiquent leur droit de culte, et leur droit de pratiquer librement leurs rites religieux, mais ils exigent également que personne ne leur critique leur religion. Ici au Canada, ils critiquent avec audace les chrétiens, les juifs, les Occidentaux et la laïcité… Il n’y a pas de « phobie de la laïcité»… Il n’y a pas de « christianophobie»…

    Saïd Shoaib : Et pas de « phobie anti-zoroastrienne ». Cela a été inventé par les islamistes.

    Hamed Abdel-Samad : Le problème, c’est que les islamistes sont les plus méprisants envers les autres religions.

    Saïd Shoaib : Oui, évidemment.

    Hamed Abdel-Samad : Mais quand ils viennent ici, ils veulent une loi empêchant la critique de leur religion. Autre chose étrange : un gouvernement naïf comme [le gouvernement] canadien… Je sais que je suis un invité ici, mais je dis ce que je pense partout… Le Premier ministre de ce gouvernement naïf [Justin Trudeau] est très étrange. Selon son fantasme naïf et romantique, tout le monde devrait se tenir par la main, s’étreindre et s’embrasser. Pourtant, il ne sait pas ce que ces gens enseignent dans leurs mosquées.

    Saïd Shoaib : Je suis dérouté par les politiciens canadiens qui parlent de l’islam. Ils ne connaissent pas l’islam. Si vous voulez en savoir plus sur l’islam, vous pouvez nous interroger. N’interrogez pas des gens d’un seul courant. Une autre erreur grave au Canada et en Occident est que les représentants [de la communauté] musulmane sont les islamistes. […]

    Beaucoup de sang sera versé ici, en Occident, et les musulmans en paieront le prix. Ils seront les premiers… Si les politiciens occidentaux ignorent comment enrayer cette vague [terroriste], les Occidentaux ordinaires choisiront [le dirigeant] le plus extrémiste. Nous en avons des indications. Trump a gagné en Amérique. Le parti conservateur a remporté le gouvernement de l’Ontario. Des gens plus extrêmes viendront. Si les politiciens actuels ne parviennent pas à assurer la sécurité des Occidentaux, ils prendront les choses en main. Et qui seront les victimes ? Les musulmans normaux qui n’ont rien à voir avec cela. […]

    Le plan principal des islamistes est de détruire la civilisation occidentale. Ils l’ont dit eux-mêmes !

    Anti-Israël : Les Mondiaux-2019 paralympiques de natation retirés à la Malaisie

    “Nous n’avons aucune autre alternative que de chercher un nouvel hôte pour les championnats”, a déclaré le CIP après que Kuala Lumpur eut refusé d’accueillir des Israéliens

    Par AFP et  TIMES OF ISRAEL STAFF27 janvier 2019, 13:55  0

    Des nageurs lors des championnats de natation paralympiques d'hiver de 2018 en Israël à la piscine d'Alyn à Haïfa (Crédit : Karen Isaacson, Israel Paralympic Committee Facebook page)

    Des nageurs lors des championnats de natation paralympiques d’hiver de 2018 en Israël à la piscine d’Alyn à Haïfa (Crédit : Karen Isaacson, Israel Paralympic Committee Facebook page)

    Le Comité international paralympique (CIP) a retiré l’organisation des Mondiaux-2019 paralympiques de natation à la Malaisie car elle refusait d’accueillir les athlètes israéliens, a annoncé dimanche le CIP.

    « Tous les Championnats du monde doivent être ouverts à l’ensemble des athlètes et nations admissibles qui doivent pouvoir y participer en sécurité et sans aucune forme de discrimination. Quand un pays hôte exclut des athlètes d’une nation particulière, pour des raisons politiques, nous n’avons aucune autre alternative que de chercher un nouvel hôte pour les championnats », déclare le CIP dans un communiqué.

    Le ministère israélien des Affaires étrangères avait condamné la Malaisie pour cette interdiction au championnat organisé sur l’île de Bornéo, qualifiant l’initiative de « honteuse » et estimant que si les athlètes étaient écartés, alors un nouveau site devait être trouvé pour la compétition.

    Le Premier ministre malais Mahathir Mohamad avait indiqué que les nageurs israéliens ne devaient pas être autorisés à entrer dans le pays et, son ministre des Affaires étrangères, Saifuddin Abdullah, avait plus tard enfoncé le clou, affirmant que ce pays à majorité musulmane « n’organisera plus d’événements impliquant Israël ou ses représentants ».

    La Malaisie, où l’islam est religion d’Etat, n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël.

    Le Premier ministre de la Malaisie Mahathir Mohamad lors d’un entretien avec l’AP à Putrajaya, en Malaisie, le 13 août 2018 (Crédit : AP Photo/Yam G-Jun)

    Mohamad avait estimé que c’était le « droit » de son pays de refuser l’entrée aux ressortissants israéliens et qu’il était « injuste de lui mettre l’étiquette d’antisémite » pour des propos anti-juifs tenus dans le passé.

    S’exprimant devant la prestigieuse chambre des débats de l’université d’Oxford, l’Oxford Union, Mohamad avait affirmé qu’un « pays a le droit de conserver ses frontières fermées à certaines personnes et c’est pour cette raison que des frontières ont été édifiées ».

    Son ministre des Affaires étrangères Saifuddin Abdullah a justifié cette décision la semaine dernière par la volonté de son pays de « lutter au nom des opprimés ».

    Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon, avait alors dénoncé une décision « honteuse ».

    Dimanche, il a salué sur Twitter l’annonce du Comité international paralympique : « C’est une victoire des valeurs sur la haine et l’intolérance, une déclaration forte en faveur de la liberté et de l’égalité. Merci à vous @Paralympics pour cette courageuse décision !!! »EN SAVOIR PLUS SUR :

    Hommage à Michel Legrand, ami d’Israël.

    Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Compositeur de génie, Michel Legrand, trois fois oscarisé et célèbre créateur des thèmes des « Parapluies de Cherbourg » et des « Demoiselles de Rochefort », est décédé à l’âge de 86 ans et c’était un ami d’Israël.
    Comme il l’a confié au Jérusalem Post en 2012, « Comme il se plaisait à le dire, “Israël, ce n’est pas seulement un pays de 16 ans mon cadet. C’est le symbole, le regroupement de tout un héritage traditionnel, musical, littéraire, qui a traversé le monde entier. L’odyssée de ce peuple est universelle.”
    Sa première expérience en rapport avec l’Histoire israélienne remonte à 1982 quand il a mis en musique un biopic américain, « Une femme nommée Golda », consacré à Golda Meïr, mais la culture juive lui a surtout offert une fabuleuse aventure cinématographique : celle de Yentl, troisième et dernier Oscar du compositeur en 1984. Ce film, réalisé par Barbra Streisand, s’inspire de la nouvelle » Yentl, the Yeshiva Boy » d’Isaac Bashevis Singer avec qui il a retravaillé en 1996 pour le dessin animé Chelm.
    Lorsque Michel Legrand venait en Israël interpréter son œuvre, il faisait jouer Yentl systématiquement, à la grande joie du public.
    « Je ne peux pas ne pas jouer ce thème quand je viens. Je suis fier de cette partition, d’avoir ému Israéliens et Juifs de tous les pays sur un sujet qui leur appartient, d’avoir réussi à leur ‘parler’ via ma musique.” disait-il.
    Même s’il a visité le monde entier, il considérait Israël à part, dont le destin le touchait particulièrement et il avait noué de solides amitiés en Terre sainte, à commencer par Robert Parienti, directeur de l’Institut Weizmann en Europe et Shimon Peres qu’il aimait comme un frère.
    En 2014, Michel Legrand a composé un opéra populaire, « Dreyfus », sur le prisonnier de l’ïle du Diable sur un livret de Didier van Cauwelaert et qui a été créé à Nice.
    A Paris se joue « Peau d’âne » au théâtre Marigny, œuvre tirée du film de Jacques Demy qu’il avait remanié pour la scène.

    Source : Jerusalem Post & Israël Valley

    Champigny : des familles juives menacées de mort

    >Île-de-France & Oise>Val-de-Marne|Corentin Lesueur|25 janvier 2019,

    Au moins cinq familles campinoises de confession juive ont reçu le même courrier, le week-end dernier. DR

    Un courrier représentant une valise et un cercueil a été reçu, en fin de semaine dernière, par des habitants ayant pour seul point commun le judaïsme.

    Quand ses parents lui ont montré le courrier trouvé dans leur boîte aux lettres, Hélène* a d’abord pensé à une mauvaise blague. Une missive à l’humour tout de même menaçant : la feuille A4 ne contenait rien d’autre que les représentations d’une valise et d’un cercueil.

    Ce n’est qu’après en avoir parlé à la synagogue que la famille s’est interrogée sur le caractère antisémite de la sommation : au moins quatre autres personnes de confession juive avaient reçu un courrier similaire, le week-end dernier. La plupart domiciliées quai Gallieni, à Champigny-sur-Marne, où résident les parents d’Hélène.

    « Ça signifie qu’il y a eu une vraie recherche [sur la religion des habitants du quartier], en déduit-elle. L’antisémitisme se manifeste désormais au plus près du domicile. C’est effroyable. Ça veut quand même dire “Faites vos valises ou mourrez”. » La Campinoise a déposé une pré-plainte mardi, faisant fi des réserves de ses parents : « Pour eux ce n’était rien, ils ne voulaient pas faire la demande. Moi, ça m’a angoissée. »

    -

    Champigny-sur-Marne, jeudi. La plupart des destinataires de la menace habitent quai Gallieni. LP/C.L. 

    « L’antisémitisme est partout »

    Dimanche, une plainte a été déposée par une autre destinataire du courrier pour « menace de crime ou délit sur personne de confession juive ». Elle aussi a fait le lien entre sa religion et le papier après discussion à la synagogue. La jeune femme dit « ne pas dormir sur [ses] deux oreilles » depuis la réception : « Je ne m’attendais pas à recevoir ce type de menace. Mais ça ne m’étonne pas trop. L’antisémitisme est partout. »

    « C’est un phénomène rampant, qui se déclare au plus près des victimes », déplore Sammy Ghozlan. Pour le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, qui a alerté la procureur de la République de Créteil, le caractère des menaces est clair : « Ça ne vise que des familles juives ». Afin d’endiguer la « persécution », il incite les personnes touchées à porter plainte, sans se laisser affecter par « syndrome de la victime » : « Il y en a tellement qui préfèrent garder le silence, occulter les choses, pour ne pas créer la panique… »

    Certains à Champigny appellent en effet à la « prudence » sur les visées des menaces, même si les destinataires ont pour seul point commun le judaïsme. « C’est vrai que c’est menaçant, mais je ne vois pas le caractère antisémite, tempère un responsable communautaire de Champigny. Y’a pas marqué “sale juif”, ni d’étoile de David ou de croix gammée. Est-ce que ce n’est pas un règlement de compte ou l’acte d’un taré du quartier ? »* Le prénom a été modifié

    « LA VALISE OU LE CERCUEIL » : UNE RÉFÉRENCE À LA GUERRE D’ALGÉRIE

    Sur le caractère de la menace reçue par les familles à Champigny, Nicolas Lebourg, historien à l’Université de Montpellier, conseille d’être « très prudent ». Pour ce spécialiste de l’extrême droite, la formule « la valise ou le cercueil » relève plus de « l’imaginaire pied-noir » que de l’antisémitisme : « Elle renvoie à la pression exercée pour chasser les Français d’Algérie censés devoir choisir entre l’un ou l’autre. » Le mot d’ordre, d’abord utilisé dans des tracts des indépendantistes algériens, a ensuite été repris à son compte par l’Organisation de l’armée secrète (OAS), qui ambitionnait de conserver l’Algérie française et de faire tomber le général de Gaulle.

    Elle aussi historienne (Université Paris 8), Marie-Anne Matard-Bonucci confirme que les symboles utilisés ne sont pas « particulièrement répertoriés » au sein l’imagerie antisémite. Pour la professeure, il s’agirait tout de même en l’espèce d’un « acte antisémite » : « C’est difficile de le nier si le seul dénominateur commun des destinataires est l’appartenance au judaïsme. »Val-de-Marne

    Source: Le Parisien

    Kurdes: Donald Trump lance un sévère avertissement à la Turquie

    Ceux qui affirmaient que l’annonce du départ des troupes américaines de Syrie constituait une trahison des alliés kurdes auront été un peu trop rapides. Après les avertissements du conseiller à la Sécurité nationale américaine John Bolton, c’est le président Donald Trump lui-même qui a menacé Ankara.

     par Shraga Blumjanvier

    Avec son style direct et sans détours, le président américain a tweeté: “Si les Turcs s’attaquent aux Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie, les Etats-Unis détruiront l’économie turque”. Le président américain a également demandé aux Kurdes de ne pas provoquer inutilement la Turquie.

    La colère de Donald Trump provient aussi de l’affront fait la semaine dernière par le président turc Recep Tayyip Erdogan à John Bolton, en refusant de le recevoir alors qu’il se trouvait déjà à Ankara pour le rencontrer. Le président turc avait précédemment refusé la demande américaine exprimée en Israël par le conseiller à la Sécurité nationale de ne pas s’attaquer aux groupes kurdes de Syrie du Nord, la qualifiant de “grave erreur”.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a rapidement répondu en déclarant: “Les Etats-Unis n’obtiendront rien en menaçant l’économie turque. Les tweets du président américain ne sont destinés qu’à éa politique intérieure américaine et la coopération stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie ne doit pas se faire par le biais des réseaux sociaux”.

    Les dirigants turcs feraient bien d’être un peu moins arrogants et sûrs d’eux. Lors de la dernière crise entre Washington et Ankara sur fond de refus turc de libérer le pasteur américain Andrew Bruson, les mesures de rétorsion économiques avaient fait plonger la livre turque et chanceler l’économie du pays.

    Le Maroc propose d’accueillir Netanyahou en échange d’une solution favorable dans la question du Sahara

    Les autorités marocaines ont lancé la boule. Ils sont prêts à accepter que le premier ministre israélien séjourne au Maroc si les américains lèvent le pied dans la pression qu’ils exercent sur les parties en vue de résoudre le conflit quadragénaire du Sahara marocain.

    Selon la même boule, des sources fiables marocaines font part d’une visite du Premier ministre israélien au Maroc en mars prochain, au cours de laquelle Benyamin Netanyahu entend présenter sa « médiation » entre Rabat et le conseiller américain à la Sécurité nationale sur la question du Sahara. En d’autres termes, Rabat est prêt à faire ce cadeau à John Bolton à condition qu’il adopte une position favorable au Maroc ou, du moins, mettre fin à la menace de bloquer le financement de la MINURSO s’il n’y a pas de progrès dans les négociations entre les parties.

    Le bras de fer entre Rabat John Bolton continue. La nomination d’Ahmed Charai comme membre du Conseil d’Administration de l’International Crisis Groupe se situe dans le cadre d’une offensive visant à faire que les américains changent d’avis et acceptent d’imposer une solution basée sur la proposition marocaine d’une autonomie élargie.

    Selon le site PressTV, le quotidien arabophone « Rai al-Youm a décrit un « très grave signal » lié à l’annonce par le Premier ministre israélien de vouloir se rendre au Maroc jouer la médiation entre ce pays et le conseiller américain à la Sécurité nationale John Bolton (un républicain de droite proche d’Israël) sur la question du Sahara Occidental ».

    Ce qui est pour Raï-Alyoum « un projet pour faire sur le Maroc dans le cadre du dossier du Sahara eet le contraaindre ainsi, finalement, à normaliser avec Israël et accepter le deal du siècle », n’est en réalité qu’un message subliminal envoyé au locataire de la Maison Blanche pour l’amener à explorer la piste d’une solution au conflit sahraoui en échange de la reconnaissance officielle de l’État d’Israël.

    Selon PressTV, « l’imminente visite de Netanyahu au Maroc avait été déjà évoquée par des sources marocaines. Parmi d’autres, le média Le site Info a écrit que des contacts avaient lieu entre le cabinet de Netanyahu et plusieurs responsables marocains dans l’objectif de recevoir le Premier ministre israélien après la visite du pape François au Maroc, prévue les 30 et 31 mars prochain. Netanyahu devra être accompagné de trois rabbins, selon cette source ».

    Morocco Mail


    L’Union européenne n’a jamais cessé de financer le boycott anti-israélien



    23 janvier 2019 |

    Un rapport publié mercredi par le ministère des Affaires stratégiques (MSA) a révélé que, contrairement à la politique déclarée de l’Union européenne notamment par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, celle-ci finance toujours et n’a jamais cessé de financer des ONG qui encouragent le boycott d’Israël. L’UE aurait transféré des millions d’euros  à ces  organisations en 2017 et en 2018…

    Ce rapport fait suite à une étude approfondie publiée en mai 2018 par le ministère des Affaires stratégiques sur le financement accordé par l’UE aux organisations de boycott d’Israël en 2016. À cette époque, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, exhortait Mogherini à cesser immédiatement le transfert de fonds à ces organisations. En réponse, la ministre des Affaires étrangères de l’UE a répondu que des procédures strictes de surveillance et de vérification étaient en place, assurant le ministre Gilad Erdan qu’aucun fonds de l’Union européenne n’était utilisé pour promouvoir le boycott d’Israël.P

    Gilad Erdan a demandé à son ministère d’élargir son examen des données de l’UE publiées entre 2017 et 2018 et a constaté que, malgré les déclarations de Federica Mogherini et contrairement à la politique officielle de l’Union européenne en matière de lutte contre le boycott, un financement de plus de 5 millions d’euros avait été transféré à dix organisations promouvant le boycott  contre l’Etat d’Israël.

    À la lumière des conclusions du rapport actualisé du MSA, le ministre Erdan a adressé une lettre au ministre des Affaires étrangères, Mogherini, soulignant la nécessité de mettre fin à  la politique schizophrénique de l’UE qui, d’une part, s’oppose officiellement aux boycotts contre l’État d’Israël mais d’autre part, soutient des organisations de boycott.

    Le rapport de la MSA a également révélé que deux des plus importantes organisations de boycott d’Israël, Al-Haq et Al-Mezan, avaient reçu une subvention pluriannuelle de plus de 750 000 euros de l’UE, qui aurait apparemment débuté en 2018. Ces conclusions concordent avec celles d’un récent rapport de la Cour des comptes européenne, l’organe de contrôle financier de l’Union Européenne, qui pointait d’importantes lacunes dans la capacité de l’UE à contrôler les fonds transférés aux nombreuses organisations recevant son aide. La CCE a averti que l’Union européenne manquait d’informations et de transparence quant à la manière dont ces fonds étaient distribués ou utilisés.

    En décembre 2018, la Cour des comptes européenne a appelé à « mettre immédiatement fin au financement des ONG qui encouragent activement le boycott d’Israël » en expliquant que le Conseil européen ne disposait pas d’informations suffisantes et suffisamment détaillées sur la manière dont ces ONG utilisaient ces fonds.

    Tel-Avivre – source Aroutz7

    .

    A lire absolument : L’Express du 13 janvier 1969 – Israël et nous

    Posté le 16 janvier 2019 par Tribune Juive

    Au lendemain de l’embargo sur les ventes d’armes vers Israël, décidé par le général de Gaulle, J.J.S.S. explique ce qui rapproche nos deux pays.

    Jean-Jacques Servan-Schreiber (1968). Wikipédia

    C’est vieux comme le monde : « Quos vult perdere Jupiter dementat ». Jupiter rend, d’abord, fous ceux qu’il veut perdre. Le chef de l’État français, qui connaît les recettes, sait à merveille se servir de celle-là. Les outrances, les contre-vérités, les imputations calomnieuses du communiqué officiel de l’Élysée, tendant à expliquer le « coup de semonce » tiré par la France contre Israël, sont bien de nature à faire déraisonner ceux qui aiment Israël. Là est le danger.

    M. Daniel Mayer, par exemple, a profondément choqué quand il a prononcé, en réaction au premier embargo gaulliste contre l’aviation israélienne, sa petite phrase tristement célèbre : « J’ai honte d’être français ! ». C’est tout à fait ce que Jupiter attendait de lui, et de quelques autres ; c’est ce qu’il espère de nouveau. De Gaulle, rompu comme il est à la manipulation de tous les vieux instincts, sait que l’anti-israélisme n’est pas payant en France, mais que l’antisémitisme l’est. Son art, et son espoir, sont de les enchevêtrer.

    Sur le port de Marseille, le matériel militaire pour Israël est en attente. L’Express

    Israël, c’est tout autre chose

    Laissons donc l’antisémitisme. C’est là une affaire pathologique, qui ne relève pas du raisonnement mais de la thérapeutique, et le débat sur les affaires publiques ne doit pas prétendre soigner les âmes. Israël, c’est tout autre chose.

    A côté des sentiments, et même des sensibilités légitimes, on peut essayer d’analyser la technique politique du Président, qui est préoccupante, et la raison pour laquelle tant de Français sont si attachés à la sécurité d’Israël.

    Le communiqué présidentiel de la semaine dernière sur le Moyen-Orient, qui est navrant, n’est pas pire que la moyenne.

    Affirmer qu’Israël a pris l’initiative d’une « attitude agressive », en 1967, et passer sous silence que l’acte de guerre fut au contraire celui de Nasser chassant les casques bleus et bloquant la navigation ; déclarer que l’action soviétique, et celle de ses alliés (par conséquent arabes) tendent à offrir à Israël « la reconnaissance et les garanties de cette reconnaissance », alors qu’il n’en est pas question ; décréter que la raison, la raison majeure, qui empêche la résolution des Nations unies de 1967 d’être applicable au Moyen-Orient, c’est « qu’Israël la refuse », alors que tous ses voisins la rejettent, car précisément elle comporte la reconnaissance ; enfin, et ceci n’est plus une contre-vérité mais un appel au sang, conclure la communication officielle en indiquant que c’est le « développement de la résistance palestinienne » qui pourra rapprocher d’une solution ; voilà bien des inconvenances pour un homme responsable. C’est vrai.

    Israël n’est pas une nation banale

    Mais elles sont du même ordre, pas pire, que la crucifixion bisannuelle, par exemple, de la vérité économique dont dépend l’avenir de notre pays. Le gaullisme n’est pas la vérité des faits ni le respect des citoyens. Ce n’est pas d’aujourd’hui, ni seulement à propos d’Israël. Ce n’est qu’un chapitre d’une longue histoire, et qui se dénouera ailleurs qu’au Moyen-Orient.

    Reste à éclairer, néanmoins, ce qui fait d’Israël un cas particulier, et le rend si proche de tant de Français.

    Couverture de L’Express, n°914 du 13 janvier 1969.

    Israël n’est pas une nation banale. C’est l’aventure humaine par excellence. Ce que les Israéliens démontrent, au monde entier, par leur organisation sociale, et par leur développement industriel, c’est, bien au-delà du sionisme, la supériorité de l’intelligence sur la nature. Et c’est là le problème du siècle.

    Comment fait-on pour créer une industrie moderne sans aucune matière première ? L’Italie s’en occupe très habilement et la Suède avec brio, entre autres. Mais aucun pays, partant d’aussi bas, n’est arrivé aussi haut qu’Israël.

    Une société de solidarité

    Comment fait-on pour sortir les pays d’Afrique, du Moyen-Orient, tous les pays de soleil et de désert, du sous-développement et de la misère ? Problème formidable, auquel personne n’a encore trouvé de réponse satisfaisante. Sauf, maintenant, par son travail et son ingéniosité, Israël.

    Comment fait-on pour être, autant qu’il est possible, une société de solidarité, où non seulement la fortune ne confère aucun pouvoir mais où les hommes doués de force ou d’intelligence se sacrifient, en partie, au profit de ceux qui ne le sont pas, de ceux qui sont faibles, malades, incultes, inaptes ? Ce sera de plus en plus la question des sociétés industrielles, celle de l’égalité. Qui l’a résolue ? Personne. Mais sur la voie de cette difficile, et ambitieuse, recherche, il y a des pays plus avancés que d’autres. Le Marché commun est en retard sur l’Amérique, l’Amérique, largement, sur la Scandinavie – et, à bien des égards, la Scandinavie sur Israël.

    On ne doit pas en conclure qu’Israël soit une société modèle, loin de là. Simplement, tout ce qui met en péril Israël ne menace pas seulement une nation, pas seulement le sionisme, pas seulement les Juifs, pas seulement un peuple courageux – mais une part de l’espoir humain. Et c’est cela que tant de Français pressentent.

    Jean-Jacques Servan-Schreiber (en 1969)

    NEMMOUCHE, DJIHADISTE CRIMINEL ANTISÉMITE A TROUVÉ AVOCAT COMPLOTISTE ET ANTISÉMITE

    Publié le 14 janvier 2019 par allegra

    Ou peut-être sont-ils seulement antisionistes  ?

    Le journaliste et ancien otage Nicolas Hénin se souvient en effet très bien de l’antisémitisme « viscéral » de son ex-geôlier Nemmouche :

    « Il racontait qu’il avait rêvé qu’il avait pris une kalachnikov et ‘fumé’, comme il disait, une petite juive. »

    « Quand Mehdi Nemmouche était le geôlier des 4 journalistes français, capturés en juin 2013 et otages pendant dix mois, il adorait déjà parler de son futur procès.

    Lui, l’auteur – présumé – de l’attaque du Musée juif, qui, le 24 mai 2014, a abattu 4 personnes : Emmanuel et Miriam Riva, couple de touristes israéliens de 54 et 55 ans, Dominique Sabrier, 66 ans, une Française qui travaillait bénévolement au musée, et Alexandre Strens, Belge de 25 ans, employé du musée. En l’espace de 82 secondes. Qu’il a tenté de filmer avec une GoPro. Pour faire comme Merah, son héros – « le plus grand mec que la France ait produit », avait-il dit à Didier François, un des otages. »  lit-on dans un article de l’Obs Procès Nemmouche intitulé « Si la défense tient l’axe du complot juif, les mots manquent… » , décrivant la personnalité de Nemmouche et les prémisses du procès qui s’est ouvert aujourd’hui à Bruxelles.

    Qui sont les avocats de Nemmouche ?

    Entourant Dieudonné, à gauche Sébastien Courtoy , à droite Henri Laquay  

    Les avocats plaideront l’innocence de Nemmouche et de son coaccusé. Selon le quotidien Le Monde du 7 janvier 2019, les avocats sont habitués des procès pour terrorisme islamiste et d’anciens défenseurs de Dieudonné, dont un spectacle fut interdit à Bruxelles en 2012. Dieudonné les a honorés d’une « quenelle d’or. »

    Maîtres Sébastien Courtoy et Henri Laquay ont ainsi dévoilé leur stratégie : elle consistera à évoquer un prétendu complot des services secrets israéliens. 

    Cette stratégie était déjà évoquée dans un article du Vif de mai 2015  :

    « Drôle de personnage, Sébastien Courtoy. Anticonformiste, célinien par sa gouaille débridée et son absence de tabous. Un « Don Quichotte anti-juif », qualifie un confrère bruxellois. Fasciné par les patronymes juifs, il les déforme expressément. Repère les origines. En 2006, il avait vu la main du Mossad, le service secret israélien, dans l’innocent appel téléphonique que lui avait passé une institutrice de 54 ans qui reprochait à son ancien élève de défendre des islamistes. Il demanda une protection rapprochée.

    « Alors, pourquoi avoir choisi des cibles juives ? » A demi-mots et tout en se défendant de tout  » complotisme intergalactique », Courtoy évoque les services secrets israéliens. Il agite simplement d’autres pistes que celles suivies par la juge d’instruction Berta Bernardo-Mendez. »

    Sébastien Courtoy, adepte de la quenelle, conspirationniste et antisémite, avocat de Nemmouche, a tenu par le passé les propos suivants :

    « On peut dire qu’il y a un lobby juif qui exerce des pressions sur les décideurs »

    « Une partie de la communauté juive se sert des cadavres du génocide juif pour légitimer les cadavres palestiniens »

    « On sait aussi que certains milieux proches de l’état d’Israël sont fort impliqués dans la finance internationale »

    « Les gens en ont marre de voir qu’il y a une communauté d’intouchables »

    « Je ne donnerai pas de noms parce que la personne n’est pas là pour se défendre, je laisse ce type de méthodes à une certaine communauté »

    « Ce sont des réseaux qui se multiplient et se dispersent au-delà des frontières »

    « Imaginez-vous le consistoire israélite du Luxembourg, ce ne sont pas n’importe quelles personnes qui y siègent, ce sont des avocats, des juges, des magistrats, des hauts représentants de la finance internationale qui font pression sur le procureur général » »Son crime fondateur, on le connait tous, Dieudonné n’a pas été ramper servilement devant une communauté sioniste qui demande cela comme condition pour passer dans les médias. Il a fait pire encore, il a défié l’autorité. »

    « En Belgique, on a le Centre pour l’Egalité des Chances qui en 30 ans n’a jamais poursuivi que des musulmans et des chrétiens, jamais de sionistes. On a déjà compris le degré de neutralité de cet organe. »

    « Le parquet de Bruxelles a confié le dossier, je le sais de bonne source, à un substitut du procureur qui émane précisément de la communauté qui persécute Dieudonné depuis son passage chez monsieur Fogiel. On a compris le degré de neutralité qui va s’attacher à son procès. Curieusement pas à un substitut d’origine camerounaise qu’on a confié ce dossier ».

     Vidéo compilation de Courtoy tenant ces propos à diverses dates.Eric Dupond-Moretti déclara qu’il défendrait un négationniste : « Je peux très bien défendre un négationniste, mais sûrement pas la négation des chambres à gaz. »
     Sébastien Courtoy ne peut pas en dire autant. 
    (Merci à JDL pour la compilation)

    Subvention de l’Etat et de la Ville de Paris à une asso indigéniste avec notre argent

    Benjamin Griveaux critique sévèrement Anne Hidalgo au sujet de la subvention à la Fasti.

    Benjamin Griveaux critique sévèrement Anne Hidalgo au sujet de la subvention à la Fasti. – ELIOT BLONDET-POOL/SIPA POLITIQUEPolémique

    Subvention de Paris à une asso indigéniste : Griveaux dénonce une atteinte “aux valeurs de la République”

    Par Hadrien MathouxP

    L’élu de Paris Pierre Liscia a interpellé le conseil municipal au sujet d’une subvention accordée à la Fasti, une association proche des valeurs des Indigènes de la République. Les 3.000 euros ont bel et bien été attribués mais l’affaire est remontée jusqu’au gouvernement, dont le porte-parole Benjamin Griveaux a réagi auprès de Marianne.

    “C’est une association militante politique”

    LA FASTI, ORGANISATION INDIGÉNISTE ?

    Évaporée courant novembre, la polémique repart de plus belle : la mairie de Paris est critiquée pour avoir accordé une subvention à la Fédération des associations de solidarité avec tous-te-s les immigré-e-s (Fasti), un groupement qui vient en aide aux sans-papiers sur le terrain mais développe aussi, dans son magazine militant, des thèses politiques très marquées. Initiées par un élu de droite du 18e arrondissement, Pierre Liscia, les protestations contre ce don d’argent public prennent désormais une autre dimension : le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, s’est saisi du dossier, fustigeant auprès de Marianne la décision de la mairie de Paris. “Ma position est simple : des gens qui se mettent en dehors des valeurs de la République ne peuvent pas bénéficier de fonds publics“, tranche le secrétaire d’Etat, qui fait partie des candidats pressentis pour représenter la République en marche (LREM) aux municipales à Paris en 2020.

    Pour mieux comprendre cette controverse, il faut revenir au conseil municipal du 5 novembre dans le 18e arrondissement. Pierre Liscia, élu de droite proche de Valérie Pécresse, lance le débat au sujet d’une subvention passée inaperçue : 3.000 euros doivent être attribués à un projet d’accompagnement de couturiers sans papiers de la Goutte d’Or, un quartier populaire du nord de la capitale. L’association choisie est donc la Fasti, qui se présente dans ce dossier comme un recours à une autre structure qui n’était plus en mesure de porter le projet. Pierre Liscia s’en insurge, et partage sa prise de parole sur les réseaux sociaux : “Je vais m’opposer à cette délibération, non pas parce que l’action d’accompagner les couturiers de la Goutte d’Or me pose problème, bien au contraire, mais parce que je suis très réservé quant au choix de l’association que vous vous apprêtez à financer. C’est une association militante politique qui a des prises de position particulièrement radicales, virulentes, et qui pose la question du respect d’un certain nombre de principes républicains.

    S’ensuit un débat tendu, des élus communistes et écolos de la majorité dénonçant son “choix de s’en prendre à ceux qui défendent les plus faibles“. A cet instant, le jeune élu est le seul à prendre position contre le vote de la subvention. Mais le 12 novembre, un élément change la donne : la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra) publie un communiqué pour demander à son tour à Anne Hidalgo de renoncer à financer la Fasti. En pleine commémoration des attentats du 13-Novembre, la mairie de Paris décide prudemment de retirer l’aide de 3.000 euros de l’ordre du jour des réunions du conseil de Paris, et de “reporter l’examen de cette délibération afin d’étudier ces nouveaux éléments et en tirer toutes les conséquences nécessaires“.

    Le 20 novembre, une tribune de soutien à la Fasti, signée par des élus communistes (Gérald Briant, Nicolas Bonnet-Oulaldji, Pierre Laurent) mais aussi Insoumis (Danielle Simonnet, Eric Coquerel), ainsi que par une flopée d’associations (Emmaüs, Attac, le Secours catholique, le Mrap, Droit au logement), s’indigne de la prise de position de la Licra, dénonçant une “tentative de délégitimer” l’action de la Fasti.

    Qu’est-il précisément reproché à la Fasti, fédération d’une cinquantaine d’associations d’aide aux immigrés (les Asti) ? Des prises de position politiques pour le moins radicales. On en trouve trace dans les colonnes de leur journal militant, le bimestriel intitulé Ouvrons les frontières. Dans cette publication, dont le contenu est en ligne sur le site de la fédération, celle-ci défend des positions s’inscrivant dans une tendance contestataire et très contestée de l’antiracisme : la mouvance décoloniale. Ainsi, après les attentat de janvier 2015 notamment contre Charlie Hebdo, la Fasti refusait clairement “l’appel à ‘l’unité nationale’, la glorification des forces de l’ordre dominant – policiers et militaires – [n’ayant] qu’un seul but : relégitimer les politiques (néo)coloniales et capitalistes qui sont la cause même de ces violences”.Au sujet des attaques du 13 novembre 2015, l’association écrit qu’ils sont, “entre autres, la conséquence des politiques internationales menées par les pays occidentaux (…) et la conséquence de la politique économique et sociale de la France qui paupérise toujours davantage les quartiers populaires dans le cadre de discours médiatiques stigmatisants”. En regard, les passages condamnant les terroristes sont très brefs.

    De manière générale, les textes militants de la Fasti regorgent de critiques outrancières et d’amalgames historiques où l’usage du “point Godwin” paraît une figure imposée. Ainsi, lorsqu’elle donne son opinion sur la loi Asile et immigration du printemps dernier, celle-ci est tout simplement qualifiée de “code de la honte” qui traiterait les migrants comme “des indésirables, comme l’ont été en d’autres temps, dans les heures sombres de l’histoire de ce pays, les Républicains espagnols, les Juifs, les Tsiganes, les Algériens…“. Et lorsque des opérations de police ont lieu pour expulser des personnes sans papiers, c’est le terme de “rafle” qui est utilisé (ce fut le cas en août 2014 et en juin 2015). Enfin, lors du quinquennat de François Hollande mais aussi en février 2018, l’accusation de “racisme d’Etat” a été brandie pour qualifier la politique de la France, accusée par exemple en novembre 2013 de n’avoir “jamais voulu analyser de manière critique le racisme qui imprègne ses institutions, ses lois, son histoire toute entière.

    A de multiples égards, ces prises de position de la Fasti s’inspirent du discours du Parti des indigènes de la République (PIR), qui se revendique explicitement opposé au modèle républicain français. Quelques signataires de la tribune de soutien à la Fasti de novembre sont d’ailleurs des proches du PIR : la militante Sihame Assbague, les sociologues Nacira Guénif et Saïd Bouamama. Dans son numéro d’avril, Ouvrons les frontières adressait un soutien appuyé à toute la galaxie racialiste et décoloniale qui gravite autour du PIR : “Nous savons quelle violence est imposée aux personnes racisées qui entrent en lutte; l’association Lallab, le collectif Mwasi, les organisatrices du camp d’été décolonial et du Nyansapo festivalRokhaya Diallo, les familles des jeunes racisés tués par la police, tous et toutes sont confronté-e-s à une réaction violente. Nous souhaitons participer à faire entendre leurs luttes et à dénoncer les violences qui leur sont faites.”

    LA SUBVENTION VOTÉE PAR LA VILLE DE PARIS

    Alors, la Fasti est-elle une officine indigéniste ? Auprès de Marianne, le communiste Gérald Briant, élu du 18e signataire de la pétition de soutien à l’association, déplore “un procès fait sur la base de quelques lignes d’un journal militant, tiré par les cheveux et malsain“. S’il admet ne pas employer à titre personnel l’expression “racisme d’Etat”, l’élu estime qu’il s’agit “d’une opinion qu’on peut comprendre” et s’en prend à Pierre Liscia : “Il a ses obsessions concernant les musulmans. Les valeurs de la République lui importent moins quand Valérie Pécresse finance des associations anti-IVG ! La Fasti est une fédération d’associations qui s’occupent de l’intégration des travailleurs migrants ; s’il y a des gens qui travaillent pour porter les valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité, c’est bien eux. S’en prendre à la Fasti pour des raisons politiciennes, c’est minable, dégueulasse”. En novembre déjà, le président du groupe écolo au Conseil de Paris, David Belliard, dénonçait dans Libération “un procès d’intention (…). Il faut assumer de financer des associations quelles que soient leurs positions politiques, à condition que cela reste dans le cadre républicain et à condition que les actions menées soient utiles pour les gens”.

    Les critiques de Pierre Lisca et de la Licra ont tout de même convaincu plusieurs groupes d’élus au Conseil de Paris (Les Républicains, UDI-MoDem, Constructifs et LREM) de voter contre les subsides accordés à la Fasti. En vain : lors du conseil municipal du 12 décembre, où la subvention de 3.000 euros a finalement fait son retour dans l’ordre du jour, elle a été votée.

    Extrait du compte-rendu du conseil municipal de la ville de Paris du 12 décembre.

    LE GOUVERNEMENT ALERTÉ

    Convaincu que les élus communistes et écologistes ont fait pression sur Anne Hidalgo pour réintégrer la subvention en menaçant de faire capoter le vote sur le budget (une information catégoriquement niée par la mairie et les groupes concernés), Pierre Liscia décide de porter l’affaire au niveau du gouvernement. Dans ses arguments pour justifier sa subvention, la ville de Paris fait en effet valoir que l’Etat verse déjà des subsides à
    la Fasti. Elle a ainsi reçu, en 2017, 120.000 euros du commissariat général à l’Égalité des territoires (CGET), 65.000 euros de la Direction de l’accueil, de l’accompagnement des étrangers et de la nationalité (DAAEN) et 25.900 euros du Fonds pour le développement de la vie associative (FDVA).

    Découvrant en outre “que les Asti sont amenées à intervenir régulièrement au sein d’établissements scolaires“, l’élu de droite, “choqué d’apprendre que l’argent public sert à financer une association qui entretient la détestation de la France“, envoie le 7 janvier 2019 une lettre au Premier ministre Edouard Philippepour s’en émouvoir : “Je souhaiterais que votre administration rende publiques les relations qu’elle entretient avec la Fasti et qu’elle clarifie son positionnement à son égard“. Auprès de Marianne, Liscia juge “incompréhensible” que la République “finance une association qui participe à la détestation de la police et qui reprend les justifications des islamistes” pour expliquer les attentats.

    GRIVEAUX CONTRE HIDALGO

    Vendredi 11 janvier, Pierre Liscia a rencontré Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement. Lequel s’est saisi du dossier et a sollicité des explications des services de l’Etat quant à ces subventions existantes, sans réponse au moment où ces lignes sont écrites. Joint par Marianne, le secrétaire d’Etat se montre offensif : “La solidarité envers les migrants, les personnes les plus fragiles, est une valeur que je partage. Si des actions sont menées en ce sens, j’applaudis des deux mains. Mais je défends également les valeurs de la République : quand on y est attaché, on ne peut pas ne pas trouver abjectes les déclarations de la Fasti en réaction aux attentats survenus à Paris notamment, ou concernant un prétendu racisme d’Etat. Ces prises de position s’inscrivent dans un champ idéologique que l’on connaît bien : celui des indigénistes, du Parti des indigènes de la République”.

    Le secrétaire d’Etat, élu en juin 2017 député dans la 5e circonscription de Paris, charge la mairie : “Les valeurs de la République ne se négocient pas. On ne peut pas les sacrifier, et cela est d’autant plus vrai à Paris, une ville meurtrie dans sa chair par les attentats”. Une charge que les partisans d’Anne Hidalgo ne manqueront pas d’interpréter comme une manœuvre politique, alors que Benjamin Griveaux doit officialiser (ou non) au printemps sa candidature aux élections municipales de l’an prochain.

    Contactée, la mairie de Paris nous a fourni des explications circonstanciées. Elle confirme que le projet de subvention à la Fasti avait été reporté en novembre afin, en période de commémorations, “de préserver les victimes et les familles de victimes” des attentats de 2015. Depuis lors, de nombreux “échanges et vérifications” auraient été effectués : la Fasti a été reçue par Anne Hidalgo et son administration pour “apporter l’ensemble des éclairages demandés concernant ses prises de position“. L’Hôtel de ville évoque également des discussions avec la Licra et une expertise conduite par ses services administratifs concernant les projets engagés par l’association, qui auraient abouti à des résultats positifs. La mairie assure en outre avoir “rappelé à la Fasti que la liberté associative est un droit fondamental, auquel Paris est viscéralement attaché, et que notre Ville a toujours souhaité que soit portée une parole modérée et emprunte de sobriété s’agissant des événements les plus douloureux qui l’ont marquée“. Enfin, fait-elle valoir, l’analyse financière des comptes de la Fasti a montré que les nombreux financements de l’Etat, lui aussi interpellé par la Licra, n’ont pas été suspendus. Comme quoi, tout “raciste” qu’il soit, l’Etat sait se montrer généreux.

    Le président Rivlin va rencontrer Emmanuel Macron la semaine prochaine

    FRANCE – ISRAEL

    Écrit pari24NEWS

    Le président israélien Reuven Rivlin, le 6 septembre 2017 à Munich
    Matthias Balk (dpa/AFP/Archives)

    Le président israélien Reuven Rivlin se rendra en France la semaine prochaine et rencontrera son homologue Emmanuel Macron pour la toute première fois, ont rapporté vendredi les médias israéliens.

    Le président débutera sa visite par une cérémonie officielle mercredi à l’Hôtel national des Invalides, où il sera reçu par une garde d’honneur.

    Dans la soirée, le Président de la République française accueillera M. Rivlin pour un dîner officiel.

    Il visitera également une base de l’armée de l’air française et sera accompagné du commandant de l’armée de l’air, le Major-général Amikam Norkin.

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait voyagé à Paris en novembre pour assister aux commémorations du centenaire de la fin de la Première Guerre mondiale.

    Plus de 60 chefs d’Etat et de gouvernement s’étaient réunis pour commémorer le centenaire de l’armistice de la Grande guerre, rassemblement hors norme qu’Emmanuel Macron veut mettre à profit pour vanter le multilatéralisme dans les relations internationales.

    Fin octobre, M. Macron avait envoyé son conseiller diplomatique Aurélien Lechevallier à Jérusalemet à Ramallah pour des pourparlers sur le processus de paix entre Israël et les Palestiniens.

    Le BNVCA condamne la décision raciste des autorités malaisiennes qui interdisent aux sportifs israéliens leur participation aux championnats de paranatation. Le BNVCA demande à la ministre française des Sports de retirer la France de cette compétition en signe de protestation.

    Le BNVCA condamne la position de la Malaisie et de son gouvernement, ainsi que les déclarations discriminatoires du Premier Ministre

    Mr Mahathir Mohamad, qui refuse  de délivrer des visas pour deux athlètes Israéliens qui devaient participer aux Championnats du monde de

    “paranatation”  de 2019 à Kuching, sur l’île de Bornéo.
    Il s’agit d’une manifestation d’antisémitisme avérée quand on se souvient que déjà en octobre 2018, ce Premier ministre malaisien avait usé d’une caricature antisémite flagrante en déclarant que les Juifs avaient le nez crochu“, lors d’une interview accordée à la BBC. Le BNVCA demande au Comité Olympique de retirer ces compétions de Malaisie et les organiser dans un autre pays si les autorités malaisiennes persistent dans leur racisme anti-israélien et anti-juif. Le BNVCA a décidé d’exprimer les protestations de tous ses correspondants à l’Ambassadeur de Malaisie en France. Le BNVCA demande à Mme Roxana Maracineanu,  Ministre des Sports de retirer la participation de la France de ces compétitions prévues en Malaisie tant que les autorités de ce pays discrimineront les sportifs de l’Etat juif, et mépriseront la morale et l’esprit sportifs.

    Kamel Daoud et Boualem Sansal, l’hymne à la liberté de deux écrivains algériens

    1. VOX
    2. Vox Monde

    Par Alexandre Devecchio 

    RENCONTRE – Adversaires des islamistes et du régime de Bouteflika, les deux plus grands écrivains algériens de leur époque se respectent et s’admirent. Pourtant, ils n’avaient jamais croisé leur regard dans la presse. Pour Le Figaro, ils ont échangé longuement. À propos de l’Algérie, de la France, de l’islam, de l’exil et d’Albert Camus…

    Leur première rencontre s’est faite dans les nuages. C’était il y a une dizaine d’années. Les deux écrivains algériens étaient tous les deux à 10.000 mètres d’altitude: dans un avion quelque part entre Alger et Marseille. Kamel Daoud est assis une ou deux rangées devant Boualem Sansal, qui ne l’a pas remarqué. «Je n’osais pas aller lui parler. J’ai passé la majorité du vol retourné à me dire: “j’y vais ou j’y vais pas?” A la fin, j’en avais un torticolis!, se souvient Daoud. J’admire énormément Boualem Sansal. Et pourtant pour un Algérien en admirer un autre, c’est très difficile! (rire) J’admire son œuvre, mais aussi l’homme: sa liberté et son indépendance.» 

    L’admiration est réciproque: «Kamel Daoud a été une lumière dans le ciel pour moi, affirme l’auteur du Serment des barbares. Dans les années 1990 je n’avais plus d’espoir. Je pensais que l’Algérie allait tomber, définitivement. Un jour, j’ouvre le quotidien d’Oran (où Daoud a été chroniqueur pendant une quinzaine d’années, NDLR) et je lis une chronique: je me dis, “ça existe encore ce genre de prises de parti?” Ce n’est pas possible qu’un homme parle comme ça dans ce pays! On était en pleine guerre civile et le plus important était de manifester du courage.»

    Boualem Sansal et Kamel Daoud, le 20 novembre 2018 à Paris.
    Boualem Sansal et Kamel Daoud, le 20 novembre 2018 à Paris.  – Crédits photo : FRANCOIS BOUCHON/François Bouchon / Le Figaro

    Malgré l’amitié littéraire et intellectuelle qui les lie, les deux hommes n’ont que de très rares occasions de se rencontrer. Daoud habite à Oran tandis que Sansal vit à Boumerdès près d’Alger: les deux villes sont situées à 400 km d’écart. La surveillance du régime isole les deux écrivains. Il leur arrive cependant de dîner chez l’ambassadeur de France en Algérie. 

    Cette fois, la rencontre a eu lieu au Figaro, un matin de la fin du mois de novembre, devant un modeste petit déjeuner. C’était la première fois qu’un journal leur proposait un entretien croisé. Les deux hommes ont sauté sur l’occasion malgré un agenda surchargé. La parution concomitante en France de leurs derniers livres* respectifs leur a permis d’être à Paris au même moment. 

    Une même communauté de destin

    Sansal et Daoud, ce sont deux visages de la liberté. Le premier est aussi placide que le second est tempétueux. Sansal, avec ses longs cheveux blancs et son éternel sourire plein de sagesse, a des allures de vieux maître de kung-fu impassible. C’est dans cette profonde sérénité qu’il puise la force d’être libre. Daoud se nourrit au contraire de l’adversité. Chez lui, on devine la colère rentrée et la rage de vivre. S’il n’y avait eu les livres, l’ancien adolescent mystique serait peut-être devenu moudjahidine. Sa rencontre avec la littérature a dirigé sa révolte contre les pouvoirs établis et les dogmatismes. 

    Les retrouvailles entre les deux hommes sont simples, chaleureuses, presque fraternelles. Daoud et Sansal partagent une vraie communauté de destin et s’inscrivent dans une même filiation littéraire et philosophique. Tous deux sont considérés comme les plus grands écrivains algériens de leur époque. Tous deux savent conjuguer le particulier et l’universel. Tous deux sont des adversaires irréductibles du régime de Bouteflika. Tous deux défient les bigots et les fanatiques. Tous deux sont censurés en Algérie. Tous deux sont à leur manière des héritiers d’Albert Camus. Comme l’auteur de L’Étranger, Daoud et Sansal sont à la fois des hommes révoltés et des hommes tiraillés: partagés entre la France et l’Algérie, entre le désir d’exil et l’attachement à leurs racines, «dissidents courageux» en Occident, «suppôt de la France» en Orient.»

    Coïncidence troublante, Sansal a vécu dans son enfance rue Darwin à cent mètres de la maison du Prix Nobel dans le quartier populaire de Belcourt à Alger. Kamel Daoud a, lui, rendu un vibrant hommage à Camus à travers son premier roman, Meursault, contre-enquête , qui fait écho à L’Étranger. Il y fait parler le frère de l’Arabe tué par Meursault dans le chef-d’œuvre de Camus. Certains ont voulu y voir une critique de la colonisation alors que le livre analyse plutôt l’échec de la décolonisation. Daoud y montre comment la mémoire obsédante des crimes de la colonisation et de la guerre d’indépendance est devenue une prison pour les Algériens enfermés à jamais dans le statut de victimes, incapables de construire l’avenir. 

    «Nous avons aujourd’hui des millions d’“anciens combattants” qui viennent d’on ne sait où. Qui s’imaginent tout connaître, mais qui n’ont rien vécu»Boualem Sansal

    «Le souvenir que peut avoir la génération de Boualem de la guerre d’Algérie n’est pas du tout le même que celui des générations suivantes, qui ne l’ont pourtant pas vécue, explique Daoud. La génération actuelle en fait une reconstitution fantasmée compensatoire. Avec un très fort sentiment anti-français. Les jeunes de 17 ans te parlent de la colonisation française avec une haine, que même mon père qui a vécu cette période n’adopte pas.» «Nous avons aujourd’hui des millions d’“anciens combattants” qui viennent d’on ne sait où. Qui s’imaginent tout connaître, mais qui n’ont rien vécu.», ironise Sansal. 

    Daoud est né huit ans après la proclamation d’indépendance tandis que Sansal avait déjà 13 ans lorsque l’Algérie est devenue indépendante. Il a connu l’Algérie des années 1960 communiste et athée où l’on ne faisait pas le ramadan et où l’on pouvait sortir bras dessus, bras dessous avec sa petite amie, boire des verres en terrasse. L’Algérie des pieds-rouges, véritable Mecque des révolutionnaires où la religion était considérée comme l’opium du peuple. «Il y avait à Alger tout le gratin de la gauche internationale: Che Guevara avait un appartement en face de la cathédrale. Les Black Panthers et Régis Debray étaient-là aussi. Étudiant, j’ai même rencontré mes idoles Bob Dylan et Jane Fonda. Et puis Boumediene, avec son coup d’État, en 1965, a sifflé la fin de la récréation: “la parlotte, c’est fini, maintenant l’Algérie c’est une caserne!”», se souvient l’auteur de Gouverner au nom d’Allah

    «Les pieds-rouges sont rentrés chez eux. Petit à petit, sont arrivés ceux qu’on appelait les pieds-verts, des prédicateurs venus d’Arabie, du Yémen allant de marché en mosquée prêcher le retour de l’islam. On se moquait d’eux, mais en trois ans, ils ont islamisé tout le monde, y compris les enfants dans les écoles. Et toi, Kamel, tu es tombé dans le piège un bref instant…»

    «La culture est vraiment vitale. Vitale pour sauver les gens. Celle-ci seulement pourra prémunir les jeunes contre les manipulations religieuses et les idéologies les plus morbides»Kamel Daoud

    La politique d’arabisation menée par le gouvernement sous la pression de l’Arabie saoudite se révèle être, en réalité, une politique d’islamisation. Sansal, dont l’épouse est tchèque, retire sa fille de l’école et l’envoie étudier à Prague. Daoud, alors adolescent, n’a pas cette chance. «Plus exactement, le piège s’est refermé sur moi. Vous êtes jeune, vous avez soif d’absolu. Vous avez le FLN d’un côté, autrement dit, le néant, le rien. Et de l’autre côté, vous avez une offre idéologique qui prend tout en charge, vous parle de l’hygiène, du corps, de la mort… Entre le FLN et le prêcheur, il apparaissait plus tentant de choisir le prêcheur. D’autant que celui-ci offrait de l’épopée à l’adolescent désœuvré que j’étais. Le seul moyen de sortir de la caserne, c’était la mosquée.» 

    Ce qui sauvera le jeune homme, c’est la lecture et l’écriture, son seul espace de liberté. Il s’empare de tous les livres qui lui tombent sous la main: de vieux Jules Verne déchirés et même des manuels de cuisine. Il noircit lui-même des cahiers entiers. La leçon qu’il en tire est simple: «La culture est vraiment vitale. Vitale pour sauver les gens. Il faut transmettre aux jeunes le maximum de culture. Celle-ci seulement pourra les prémunir contre les manipulations religieuses et les idéologies les plus morbides. Si la culture n’est pas là pour tempérer tout ça, alors c’est la catastrophe.»

    La cible des islamistes

    La catastrophe en Algérie a eu lieu durant la décennie noire des années 1990 où le Groupe islamique armé (GIA) kidnappe, viole et égorge à tout va: 200.000 Algériens sont assassinés. Si la guerre civile est aujourd’hui terminée, rien n’est réglé. L’islamisme a été vaincu militairement, mais il l’a emporté culturellement. Il est plus que jamais enraciné dans la population et les deux écrivains redoutent le pire. Le crépuscule de Bouteflika ajoute à leur inquiétude. «Comme le gaz, l’islamisme occupe tout, il prend tout l’espace…» constate Sansal. 

    «Le jour où nous apparaîtrons comme une vraie menace pour quelqu’un du régime, nous finirons par être tués»Kamel Daoud

    «L’immobilisme actuel en Algérie est un leurre, auquel tout le monde veut croire, tout n’est pas statique: les islamistes sont très actifs et ils conquièrent, explique Daoud. Le régime depuis des années, sous-traite l’espace public, les médias, les journaux, les chaînes de télévision, le réseau de mosquées, les prêcheurs à la gestion islamiste. La société est convertie. Nous n’avons plus de citoyens mais des croyants!» 

    Pour les deux écrivains, le scénario le plus probable après la disparition de Bouteflika est l’alliance entre les islamistes et les nouveaux officiers avec un danger: l’émergence d’un «Iran sunnite» en Afrique du Nord. Dans un contexte politique aussi instable, leur notoriété en Europe ne les protège plus. «Dans les télévisions islamistes il y a des appels au meurtre contre nous. Cela me fait peur, j’ai une famille», lâche Daoud. «Le jour où nous apparaîtrons comme une vraie menace pour quelqu’un du régime, nous finirons par être tués», acquiesce Sansal.

    Pensent-ils à s’exiler, à rejoindre la France?

    «C’est surtout en France que j’ai peur pour ma vie. Je suis terrorisé par l’électron libre de 17  ans qui peut vous tuer à tout instant, par fanatisme»Kamel Daoud

    «Comme tous les Algériens, on y pense tous les matins. Et puis le soir, on se dit, “on verra plus tard”», plaisante Sansal. Comme Camus, il est longtemps resté pour sa mère, aujourd’hui décédée. Ses filles vivent à Prague et sont européennes. Pour lui, il y a désormais moins d’urgence à partir. Daoud, lui, se sent coincé entre sa mère et ses enfants. «Je suis plus terrorisé pour ma fille que pour mon garçon. Un pays, pour moi, ce n’est pas un drapeau et un hymne. C’est l’endroit où l’on voudrait que nos enfants grandissent. Or, en Algérie, tous veulent expatrier leurs enfants. Donc ce n’est plus un pays.». «Les Algériens pensent beaucoup à partir pour leurs enfants. Mais s’ils partent, ils se disent que ces derniers risquent de tomber de Charybde en Scylla s’ils viennent dans les banlieues françaises», précise Sansal. 

    En réalité, si Daoud et Sansal hésitent, c’est aussi parce que la France leur apparaît aujourd’hui de moins en moins comme la nation de Voltaire et de plus en plus comme le pays de Soumission de Houellebecq. «C’est surtout en France que j’ai peur pour ma vie. Je suis terrorisé par l’électron libre de 17  ans qui peut vous tuer à tout instant, par fanatisme», confie Daoud. Quant à Boualem Sansal, la seule tentative d’agression dont il a été victime s’est produite à Nice. L’agresseur était franco-algérien. Les deux écrivains sont la cible des islamistes et du régime, mais pas seulement.» LIRE AUSSI – Boualem Sansal: «Oui, l’Europe a peur de l’islamisme, elle est prête à tout lui céder»

    Les attaques viennent également d’une partie du monde intellectuel occidental qui, par mauvaise conscience coloniale, les accuse de «stigmatiser» les musulmans, de faire le jeu de l’extrême droite ou des «islamophobes». Daoud a ainsi essuyé les foudres de certains universitaires français pour avoir dénoncé les viols de Cologne. Aux fatwas réelles s’ajoutent ainsi des fatwas symboliques de plus en plus lourdes à porter. D’autant que leur refus de toute logique communautaire les expose aussi à la détestation de certains musulmans qui voient en eux la figure du «traître». 

    «Ce que je ne comprends pas, c’est que les Algériens ne font même pas de résistance quand ils en ont la possibilité, dans des pays démocratiques, comme la France»Boualem Sansal

    Entre deux rives, attaqués d’un côté comme de l’autre, Kamel Daoud et Boualem Sansal observent, amers, qu’il est de plus en plus difficile aujourd’hui de défendre une position universaliste, y compris en Europe. «Ce que je ne comprends pas, c’est que les Algériens ne font même pas de résistance quand ils en ont la possibilité, dans des pays démocratiques, comme la France», constate Sansal. «Ils font même le contraire, Boualem. Ils nous reprochent à nous de prendre la parole librement, s’emporte Daoud. À chaque fois que je prends la parole dans un débat, il y a toujours un Algérien pour se lever et me dire: “Vous salissez le pays, votre parole est récupérée par l’extrême droite”. Les communautés étrangères dans les pays occidentaux, votent islamiste. Quel paradoxe! Ils veulent vivre dans des pays de modernité et nous fourguent, à nous, des califats par procuration. Pourquoi vivent-ils dans un pays de liberté et ne l’augmentent-ils pas, cette liberté, au lieu de la museler? On ne vient pas dans un pays libre pour vivre replié sur soi. C’est inacceptable. Ça me tue. J’ai envie de passer un appel au bonheur: soyez heureux! Il faut écrire un appel aux exilés, Boualem, pour qu’ils arrêtent d’alimenter leur malheur.»

    «Le Peintre dévorant la femme» de Kamel Daoud, «Ma nuit au musée», Stock, 140 pages, 17 euros.

    «Le Train d’Erlingen ou La Métamorphose de Dieu», Boualem Sansal, collection Blanche, Gallimard, 256 pages, 20 euros.

    Cet article est publié dans l’édition du Figaro du 15/01/2019. Accédez à sa version PDF en cliquant ici

    Trump en croisade contre l’antisémitisme en Europe

    Donald Trump a promulgué une loi mettant en exergue la nécessité de combattre l’antisémitisme sur le Vieux Continent et d’assurer la sécurité des communautés juives européennes. Le chef d’Etat américain a signé lundi (photo ci-dessus) une loi sur la lutte contre l’antisémitisme en Europe, annonce un communiqué de la Maison-Blanche…….Détails……..

    Selon le texte de la loi, approuvé en 2017 par la Chambre des représentants, il est «dans l’intérêt national des États-Unis de combattre l’antisémitisme sur le sol américain et à l’étranger». 
    Il met notamment l’accent sur la nécessité d’assurer la sécurité des communautés juives d’Europe, «des synagogues, des écoles et des cimetières».
    «Les États-Unis devraient continuer à mettre en exergue l’importance de la lutte contre l’antisémitisme dans les institutions internationales», dont l’Onu, l’Union européenne et l’OSCE, indique le texte de loi.
    Il oblige le Département d’État à rendre compte des efforts déployés par les États-Unis pour former un partenariat avec les forces de l’ordre européennes et des groupes de la société civile pour lutter contre les incidents antisémites.
    Cette loi serait une réponse à la croissance du nombre d’incidents antisémites en Europe, où les Juifs sont visés par des persécutions verbales ou physiques, voire même par des attaques terroristes.
    Le texte apporte des amendements à la loi de 1998 sur la liberté religieuse (International Religious Freedom Act). 
    Il est désormais prévu que le rapport annuel du Département d’État sur la liberté de religion comporte une description des défis sécuritaires et besoins des communautés juives européennes, pour chaque pays européen touché par l’antisémitisme.

    Source Sputnik News

    Une Israélienne atteinte de paralysie cérébrale diplômée en médecine au Technion

    Hodaya Oliel, 27 ans, qui a réalisé son rêve de devenir médecin, veut se spécialiser en neuropédiatrie

    Par TIMES OF ISRAEL STAFF

    Dr. Hodaya Odiel (Capture d'écran : Hadashot TV)

    Dr. Hodaya Odiel (Capture d’écran : Hadashot TV)

    Hodaya Oliel, une jeune femme de 27 ans atteinte de paralysie cérébrale, a réalisé son rêve de devenir médecin après avoir obtenu son diplôme au Technion – Israel Institute of Technology.

    « J’en ai rêvé toute ma vie », a déclaré Oliel à la chaîne d’information Hadashot samedi dernier.

    Oliel est née trois mois avant terme et ne pesait que 930 grammes à la naissance, après quoi elle est descendue à seulement 760 grammes.

    Enfant, Odiel a été hospitalisée dans le service orthopédique, mais « l’autre moitié [du service] était le service de neuropédiatrie, et cela m’a toujours intéressée ».

    « Pendant tout ce temps, je me disais, entre mes propres [opérations], que je voulais être médecin et que je voulais me spécialiser en neuropédiatrie ».

    Hodaya Oliel entre dans le bâtiment de l’école de médecine au Technion à Haïfa. (Capture d’écran Hadashot TV)

    Ses parents étaient inflexibles sur le fait que Hodaya, atteinte de paralysie cérébrale, grandirait aussi normalement que possible.

    Hadas Odiel, sa mère, a dit qu’elle ne laisserait personne les convaincre que leur fille avait besoin d’une éducation spéciale.

    « La jeune fille parle et comprend parfaitement, pourquoi la placer dans un jardin d’enfants pour enfants en difficulté », a-t-elle raconté, rappelant qu’elle et son mari ne voulaient pas que le mot « handicapés » sorte de leur bouche.

    « Ce n’est pas de la sémantique, c’est un mode de vie », et ils l’ont toujours traitée comme une personne ordinaire, a ajouté son père, Michael Oliel.

    Après avoir subi cinq opérations avant d’entrer au lycée, Oliel a obtenu son diplôme avec les meilleures notes et a servi pendant un an dans le programme de service national israélien pour les filles religieuses qui choisissent de ne pas rejoindre l’armée.

    En poursuivant ses études de médecine, Oliel a trouvé que le bâtiment de l’école était un défi, sans ascenseur ni rampe dans les escaliers. Elle a aussi choisi de vivre seule dans un appartement, confiant à la chaîne de télévision qu’elle faisait de son mieux pour ne pas penser aux études intensives qui l’attendaient et aux défis physiques quotidiens.

    Le professeur Ido Fefferkorn, de l’hôpital Carmel de Haïfa, s’est dit impressionné par la réaction de ses patients face à la « petite étudiante en médecine au grand cœur ».

    « Je pense qu’en fin de compte, le patient se moque de savoir si le médecin a des béquilles, des lunettes ou un appareil auditif », dit Fefferkorn. « Ils veulent un professionnel qui connaît la médecine. »

    Avec une partie de son internat passée dans un service pour prématurés, Oliel a déclaré : « C’est émouvant parce que je sais que certains d’entre eux vont sortir d’ici dans une situation semblable à la mienne ».

    Bien qu’elle soit diagnostiquée comme souffrant de paralysie cérébrale « légère », elle a ajouté : « La question est de savoir ce que signifie légère et pour qui elle l’est exactement ? Je ne sens pas vraiment que ce soit léger pour moi parce que je dois me lever tous les matins et accomplir mes tâches ».

    Le chef du service des prématurés, le professeur Ofer Lavi, a salué la force de la jeune médecin.

    « Avec ce que vous projetez et ce que vous avez traversé, avec votre expérience et la façon dont vous vous exprimez, nous avons beaucoup à apprendre à la jeune génération (de médecins) », a dit Lavi. « Vos actions, le fait que vous soyez tellement meilleurs que tant d’autres, nous aident à aiguiser ces sensibilités. Vous avez une force que personne d’autre n’a. »

    Kurdes: Donald Trump lance un sévère avertissement à la Turquie

     par Shraga Blumj

    Ceux qui affirmaient que l’annonce du départ des troupes américaines de Syrie constituait une trahison des alliés kurdes auront été un peu trop rapides. Après les avertissements du conseiller à la Sécurité nationale américaine John Bolton, c’est le président Donald Trump lui-même qui a menacé Ankara.

    Avec son style direct et sans détours, le président américain a tweeté: “Si les Turcs s’attaquent aux Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie, les Etats-Unis détruiront l’économie turque”. Le président américain a également demandé aux Kurdes de ne pas provoquer inutilement la Turquie.

    La colère de Donald Trump provient aussi de l’affront fait la semaine dernière par le président turc Recep Tayyip Erdogan à John Bolton, en refusant de le recevoir alors qu’il se trouvait déjà à Ankara pour le rencontrer. Le président turc avait précédemment refusé la demande américaine exprimée en Israël par le conseiller à la Sécurité nationale de ne pas s’attaquer aux groupes kurdes de Syrie du Nord, la qualifiant de “grave erreur”.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a rapidement répondu en déclarant: “Les Etats-Unis n’obtiendront rien en menaçant l’économie turque. Les tweets du président américain ne sont destinés qu’à éa politique intérieure américaine et la coopération stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie ne doit pas se faire par le biais des réseaux sociaux”.

    Les dirigants turcs feraient bien d’être un peu moins arrogants et sûrs d’eux. Lors de la dernière crise entre Washington et Ankara sur fond de refus turc de libérer le pasteur américain Andrew Bruson, les mesures de rétorsion économiques avaient fait plonger la livre turque et chanceler l’économie du pays.

    Mairie de Vandoeuvre / Affaire Barghouti: le BNVCA salue la décision du Tribunal Administratif donne raison au Préfet de Meurthe et Moselle

    Affaire Barghouti : le tribunal a donné raison au préfet de Meurthe-et-Moselle… Nouvelle victoire de la préfecture face au maire de Vandœuvre. Le tribunal administratif vient, en effet, de donner raison au représentant de l’Etat en Meurthe-et-Moselle dans le dossier concernant le “leader” palestinien, Marouane Barghouti……..Détails…….. Ce dernier qui est emprisonné en Israël depuis seize ans, est une personnalité très controversée. Il est considéré par les uns comme un dangereux terroriste et par les autres comme le nouveau Mandela. C’est le point de vue du maire de Vandœuvre, Stéphane Hablot, qui l’a fait citoyen d’honneur de sa ville. Mais le préfet s’y est opposé. Il a saisi le tribunal administratif qui a annulé en mai dernier la délibération. Et cela au motif que la compétence des communes se limite aux affaires qui ont un « intérêt local ». Cela n’a pas empêché le maire de Vandœuvre de reprendre un mois plus tard, le 27 juin, une nouvelle délibération concernant Marouane Barghouti. Cette fois pour réclamer sa libération. Conséquence : le préfet a de nouveau saisi le tribunal administratif. Le dossier a été plaidé le 17 décembre dernier. Le jugement est tombé il y a quelques jours. Malgré une mobilisation et une manif de l’association France Palestine Solidarité au moment du procès, le tribunal administratif est resté inflexible. Il a donné raison au préfet et annulé la délibération réclamant la libération de Barghouti. Pourquoi ? Toujours pour la même raison. Car la délibération « doit être regardée comme manifestant une prise de position dans un conflit international » et n’a pas « d’intérêt local ». Contacté, le maire de Vandœuvre a annoncé qu’il ne ferait pas appel : « Le tribunal a pris une décision sur la forme que je respecte. Sur le fond, cela ne change rien. L’hommage à Marouane Barghouti a déjà eu lieu lorsque sa femme a été reçue à Vandœuvre le 30 juin dernier (photo ci-dessus). C’est l’essentiel ». Sur le même thème et pour la même raison, le tribunal administratif a également annulé une délibération de la municipalité de Villerupt faisant de l’architerroriste palestinien un citoyen d’honneur de la ville. Source L’Est Republicain

    Le BNVCA exprime son étonnement et sa déception suscités par la légère sanction (rappel à la loi) décidée conte l’auteur d’injures antisémites violentes.

    Le BNVCA exprime son étonnement et sa forte déception suscités par la trop légère sanction infligée le 10 décembre 2018 par le tribunal d’Alençon au sieur Ph POULAIN qui en septembre 2016, à Saint Sur Risle, avait  déversé des flots d’insanités et propos antisémites sur les réseaux sociaux 

    Le rappel à la loi décidé par ce Tribunal nous paraît très insuffisant, ni dissuasif, ni exemplaire au regard du déchaînement antijuif de cet individu qui a proféré des injures telles que: « le rôle important des juifs dans l’esclavagisme et la souffrance de l’humanité » (page 1)

    Citant à sa façon le « Lévitique » : « Les esclaves doivent rester un héritage et qu’il est permis de les traiter avec cruauté » «  Les rabbins qui ont vendu aux Romains Jésus de Galilée…. »

     «  si Dieu existe il en a fait (les juifs) des animaux, égoïstes….. »

     « Les juifs ont une idéologie raciste, communautariste, expansionniste, criminel ….. » c

    Et dans « le vrai talmud » Les juifs déverseraient « des immondices (sic) sur les chrétiens et les musulmans » en bref ce sont «  des monstres » (page 4)

     « les attentats du 11 septembre ont été bénéfiques pour Israël »

    Des qu’il en a été alerté le BNVCA avait déposé plainte espérant une peine sévère contre le prévenu. Nous considérons que cette forme d’indulgence décidée par le Tribunal d’Alençon n’est pas de nature à nous aider dans le combat incessant mené contre l’antisémitisme

    Scène surréaliste: Daniel Cohn-Bendit et Noa reçus par le yishouv juif de Hevron!

    Scène surréaliste: Daniel Cohn-Bendit et Noa reçus par le yishouv juif de Hevron!

    La chanteuse Ahinoam Nini (Noa) connue pour ses idées très à gauche avait une fois déclaré que ses enfants se rendraient volontiers à Oum El-Fahm mais jamais à Hevron. Finalement, c’est elle qui s’est rendue dans la Ville des Patriarches!

    L’origine de cette visite est des plus insolites. Elle est liée à l’initiative du député européen Daniel Cohn-Bendit dit “Dany le Rouge” (passé depuis chez les Verts…) qui réalise un film-documentaire dans lequel il entend présenter une palette de courants différents d’identité juive. C’est dans ce cadre que le député européen s’est également rendu au yishouv juif de Hevron accompagné de la chanteuse israélienne.

    Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, le porte-parole du yishouv, Noam Arnon, a relevé que la rencontre entre ces deux personnes et des représentants des habitants juifs s’est déroulée dans une très bonne atmosphère. Noam Arnon a exprimé sa satisfaction: “Il est bon que des gens d’horizons divers puissent se rencontrer et parler même s’ils ne sont pas d’accord. Sur ce point nous étions tous d’accord! Nous leur avons servi du café et des gâteaux et chacun a pu dire ce qu’il voulait dire et entendre ce que les autres avaient à dire dans une atmosphère dénuée d’agressivité”.

    Noam Arnon a aussi expliqué que de même que les habitants juifs de Hevron s’opposent à tout boycott contre eux, ils ne souhaitaient pas boycotter ces personnes qui désiraient s’entretenir avec eux.

    Le porte-parole a dit qu’il avait principalement transmis les messages du lien très fort qui relie le peuple juif à Hevron mais aussi l’amour du prochain quel qu’il soit – tant qu’il ne s’attaque pas aux Juifs – qui caractérise la population juive locale, rajoutant que ses interlocuteurs ont été surpris par ces propos, tant ils ont l’image fausse des “méchants colons racistes”. “Seule une souveraineté juive dans cet endroit pourra garantir la paix et la sécurité de tous dans cette région”, leur a-t-il dit,

    Mais Daniel Cohn-Bendit et Noa ne se sont pas contentés de cette rencontre, ils ont aussi effectué une courte visite au Caveau des Patriarches! “Ce n’est pas étonnant”, explique Noam Arnon, “puisque la racine du mot ‘Hevron’ vient du verbe “relier”.

    On imagine que chaque côté est resté sur ses positions.

    Mais qui sait si ce genre de rencontres lors desquelles les adversaires de la présence juive en Judée-Samarie et à Hevron en particulier sont ainsi accueillis avec chaleur par des êtres humains d’une valeur inestimable, n’ébranleront pas chez eux quelques certitudes davantage imposées par la propagande et les idées reçues que par une réelle connaissance.

    Photo porte-parole yishouv Hevron

    Le BNVCA exige l’interdiction et la suppression de la publication “s’échapper d’Auschwitz” postée sur un forum lié à un parcours de “[email protected]ère” de la plateforme de l’Académie de Montpellier.

    Le BNVCA exige l’interdiction et la suppression de la publication  “s’échapper d’Auschwitz” postée sur un forum lié à un parcours de “[email protected]ère” de la plateforme de l’Académie de Montpellier.

    Bien que ce document inscrit dans la rubrique “Histoire et Géographie jeux sérieux et pratique nouvelles” n’ait pas été validé par l’inspection pédagogique, nous considérons que l ‘Académie de Montpellier porte une lourde responsabilité, d’autant que, comme le révèle l’hebdomadaire “LE CANARD ENCHAINE” la plateforme en cause “[email protected]ère“, permet aux professeurs d’échanger en interne au tour de plusieurs contenus.
     Dans ce jeu morbide Les SS peuvent éliminer les suspects”, quant aux Juifs aux Tsiganes “ils  peuvent perdre la vie sur un coup de dés.
    Nous considérons insupportable et inadmissible qu’un jeu pédagogique utilise le thème d’Auschwitz et puisse servir de support au cercle de stagiaires inscrits à un parcours de formation. 
    Auschwitz reste associé à la Shoah, en faire une base de jeu ou de communication, tend à banaliser le plus grand génocide de l’Histoire commis par les nazis.
    Le BNVCA a décidé de saisir le Ministre de l’Education Nationale pour lui demander de prendre les mesures administratives et pénales qui s’imposent.

     

    Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés

    Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

    Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

    Le spectacle offrira une mise en exergue de l’opéra pour enfants Brundibar, dans sa version française. © Agence Brive

    Les lycées Cabanis, Danton et Bossuet s’associent pour écrire et mettre en scène un spectacle de théâtre et d’opéra intitulé Parcours d’enfances juives 39-45. Avec, au coeur, l’opéra pour enfants Brundibar.

    Pourquoi ce spectacle ?

    En travaillant l’an dernier sur la Première Guerre mondiale, les lycéens ont étudié une grande plaque commémorative rapportant les noms des personnels de Cabanis tombés au champ d’honneur.

    Sur le même mur du hall du lycée, une toute petite plaque, presque anonyme, évoque un événement survenu le 26 août 1942 : six élèves, des réfugiés juifs étrangers, ont été raflés au petit matin dans le dortoir par les forces de l’ordre françaises.

    Retracer la vie de Ludwig Scheucher

    Via Egletons, Nexon et Drancy, ils ont été déportés à Auschwitz, par le convoi 26, le 31 août 1942. Seul me jeune Allemand Ludwig Scheucher en est revenu.

    C’est son histoire, croisée avec les récits de deux autres enfants déportés, Helga Weissova et Hanus Hachenburg, auteurs de livres témoignages à l’égal du Journald’Anne Franck, que le spectacle racontera sur un mode onirique.

    Quand des lycéens travaillaient sur la Première Guerre mondiale

    Qui participe ?

    Une centaine d’élèves sont engagés dans le projet, des lycées professionnel et général Cabanis, du lycée polyvalent Danton et de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet. Un exemple de mixité à la fois entre sections et entre privé et public.

    Pour concevoir et interpréter ce spectacle d’environ 1 h 30, chacun son rôle : les sections Système numérique et Technicien d’usinage de Cabanis ont réalisé, avec les professeures Nelly Cabanot et Emmanuelle Coulondre, les recherches documentaires aux Archives départementales et municipales, et au musée Michelet à Brive.

    Les élèves des sections Technicien d’usinage et Système numérique ont nourri le scénario de leurs recherches documentaires, iconographiques et sonores. 

    Ces documents nourriront le scénario, ainsi que la mise en scène visuelle du spectacle ; la bande-son sera réalisée avec l’aide du professeur de Musique assistée par ordinateur, Davy Dutreix, du Conservatoire de Brive.

    Trois enfants dans la guerre, la déportation en commun

    Une classe de seconde de Cabanis écrira, à compter du mois de janvier, la pièce de théâtre en elle-même, avec leur professeure Céline Buge et l’aide du comédien et metteur en scène Cédric Laroche, du Théâtre du Paradoxe.

    Ils se fonderont sur les recherches de leurs camarades, sur leur lecture de romans et d’essais, notamment le Journal d’Helga Weissova, On a besoin d’un fantôme de Hanus Hachenburg, encore ou La musique à Terezin de J. Karas.

    Un dialogue onirique s’instaure entre un lycéen d’aujourd’hui, élève à Cabanis, trois jeunes déportés Helga Weissova, Ludwig Scheucher et Hanus Hachenburg, et le compositeur H. Krasa, qui évoque l’opéra pour enfants Brundibar.

    TEREZIN-BRIVE, PARCOURS D’ENFANCES JUIVES (Synopsis)

    Les élèves de première bac pro Métiers de la mode et du vêtements du lycée Danton se verront confier en suivant la réalisation de tous les costumes du spectacle.

    Enfin, les collégiens et lycéens de Bossuet, membres de la Maîtrise de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet, donneront à entendre, dans son intégralité et dans sa seule version française (traduite par un professeur de Montauban Jean-Claude Lapeyre en 1995), le célèbre opéra pour enfants Brundibar. Ils l’interpréteront avec les musiciens de l’Ensemble instrumental de Brive.

    Brundibar, qu’est-ce que c’est ?

    Brunbibar est un opéra pour enfants créé par le compositeur juif pragois Hanz Krasa dans le cadre d’un concours du ministère de l’Enseignement et de l’Education populaire tchèque en 1938.  Le livret a été écrit par l’écrivain Adolf Hoffmeister. Les premières répétitions ont lieu dès cette année-là à l’orphelinat juif de Prague ; tous les enfants et personnels seront déportés à Theresienstadt, où Krasa réécrit l’opéra de mémoire.

    Un opéra pour défendre la liberté

    L’opéra a été monté pour la première fois, par des enfants et pour les enfants du camp de concentration de Theresienstadt le 23 septembre 1943, où Krasa a été déporté en 1942 ; Krasa réécrit l’opéra à partir de quelques partitions pour piano et de mémoire, l’adaptant aux instruments disponibles dans le camp. Dans l’année qui suit, il y sera joué 55 fois, notamment le 20 août 1944 à l’occasion d’une visite du comité de la Croix-Rouge, venu constater les conditions de vie à Terezin, un “camp modèle” selon la propagande nazie. L’opéra a aussi été filmé dans Theresienstadt, le film de propagande qui voulait faire croire à une vie agréable dans les camps.

    Rassemblant sur scène quarante choristes et solistes, l’opéra Brundibar a été interprété par quelque 15.000 enfants en transit dans le camp ; seul un millier a survécu à la guerre. Son compositeur Hanz Krasa a été assassiné par les nazis à Auschwitz en 1944.

    La fable de l’opéra reprend des éléments des contes Hansel et Gretel et Les musiciens de Brême. Aninka et Pepícek sont frères et sœurs, orphelins de père ; pour gagner de l’argent, ils décident de chanter sur la place du marché, d’où le méchant Brundibar les pourchasse. Jusqu’à ce que la liberté l’emporte…

    Le spectacle Terezin-Brive : Parcours d’enfances juives (39-45) sera donné le mercredi 29 mai, dans la salle culturelle d’Allassac, à 20 h 30.

    Blandine Hutin-Mercier

    SERVICE NATIONAL: UN MINISTRE PLUS LAÏQUE QUE L’OBSERVATOIRE

    En matière de laïcité, Jean-Michel Blanquer tient une ligne républicaine très éloignée de celle de l'Observatoire de la laïcité.

    En matière de laïcité, Jean-Michel Blanquer tient une ligne républicaine très éloignée de celle de l’Observatoire de la laïcité. – Capture d’écran – i24News

    [VIDÉO] Service national : Jean-Michel Blanquer recale l’Observatoire de la laïcité et s’oppose aux signes religieux

    Le ministre de l’Education s’est opposé à l’avis non contraignant de l’Observatoire de la laïcité, qui préconisait de modifier la législation pour autoriser le port de signes religieux lors de la phase en internat du futur service national universel. “C’est évidemment une recommandation que je ne suivrai pas”, a affirmé Jean-Michel Blanquer.

    Franc désaveu pour l’Observatoire de la laïcité. Deux jours après l’article deMarianne consacré aux recommandations de cette commission d’experts, qui conseillait au gouvernement d’autoriser le port de signes religieux pendant la phase en internat du futur service national universel, le ministre chargé de mettre en œuvre la réforme a d’ores et déjà annoncé qu’il ne tiendrait pas compte de cet avis. Invité de la chaîne i24News, Jean-Michel Blanquer a déclaré : “L’Observatoire de la laïcité ne m’a pas consulté avant de faire cette recommandation. C’est évidemment une recommandation que je ne suivrai pas. C’est toujours intéressant de voir ce qu’ils disent, mais en l’occurrence ils se trompent.

    Le 18 décembre dernier, l’Observatoire de la laïcité avait rendu à Gabriel Attal, secrétaire d’Etat à l’Education placé sous l’autorité de Jean-Michel Blanquer, une étude consacrée aux futures règles d’application de la laïcité au sein du futur service national universel (SNU) que compte mettre en place le gouvernement. Une mesure du rapport avait retenu l’attention : pour la première phase de la partie obligatoire du SNU, qui concerne des jeunes de 14 à 16 ans et se déroule en internat, l’Observatoire conseillait de ne pas soumettre les appelés au SNU “au principe de neutralité, ni à l’encadrement de leur manifestation d’appartenance religieuse“.

    Cette proposition avait fait parler : en effet, un précédent rapport adressé à Emmanuel Macron par un groupe de travail recommandait au contraire d’étendre la loi de 2004, qui proscrit le port de signes religieux ostensibles à l’école, à cette période d’internat du SNU. Par ailleurs, nombre de militants laïques avaient fait part de leur inquiétude quant au flou qu’aurait créé la mesure préconisée par l’Observatoire : comment expliquer à des jeunes qu’ils ont le droit d’arborer kippas, croix chrétiennes, voiles islamiques ou turbans au cours du SNU mais pas à l’école, et ce alors que la loi de 2004 fait déjà l’objet de contestations sur le terrain ? 

    UN MINISTRE PLUS LAÏQUE QUE L’OBSERVATOIRE

    Il semble que Jean-Michel Blanquer ait été sensible à ces arguments, confirmant par là son orientation franchement laïque : en juin dernier, le ministre de l’Education avait fait distribuer dans toutes les écoles de Franceun “vade-mecum“, document de 83 pages conçu pour aider les professeurs à gérer concrètement les atteintes à la laïcité. Ce petit guide a été conçu avec la collaboration du Conseil des sages de la laïcité, créé en février par le ministre pour “préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de faits religieux“.

    Par ailleurs, des équipes laïcité ont été créées dans chaque rectorat pour apporter une aide concrète aux établissements “chaque fois qu’il y a une difficulté”. Les professeurs disposent désormais aussi d’une plateforme spécifique de signalement pour alerter sur chaque fait problématique. Autant dire qu’en matière de laïcité, la ligne républicaine suivie par Jean-Michel Blanquer a peu à voir avec les accommodements prônés par l’Observatoire. Le désaccord concernant le SNU en est la plus récente illustration.

    Allemagne : la Loi qui Interdit le Mariage des Enfants a été Déclarée Inconstitutionnelle

    Alain Finkielkraut: “Je suis toujours Charlie et je n’en démordrai pas”.

    Alain Finkielkraut: «Je suis toujours Charlie et je n’en démordrai pas»

    Alain Finkielkraut.

    EXCLUSIF – Quatre ans après les attentats de janvier 2015, le philosophe, admirateur de Houellebecq, confie au Figaro ses inquiétudes face à la «dislocation» de la France.


    L’islamisme, un défi pour notre civilisation. – «Le Figaro Enquêtes» publie cette semaine un recueil exceptionnel de textes, interviews, reportages d’observateurs parmi les plus brillants de leur époque. Ils éclairent et décryptent un phénomène sans précédent: le choc de civilisations à l’intérieur même de l’Europe et de la communauté nationale.

    Disponible en kiosque et sur la boutique en ligne du Figaro


    Quatre ans après les attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015 en France, qui ont visé la rédaction du journal Charlie Hebdo, mais aussi des policiers et des clients d’une supérette kasher, et au cours desquels dix-sept personnes ont été tuées, Alain Finkielkraut reste, plus que jamais, Charlie. Car ce qu’il appelle «le parti de l’Autre» ou le «camp du déni» n’a pas dit son dernier mot. Certes, les bien-pensants n’ont plus le monopole de la parole légitime et une prise de conscience tardive s’opère. Mais les comparaisons incessantes avec les années 1930 continuent d’occulter une partie de la réalité tandis que le mouvement «décolonial», est, avec ses réseaux associatifs, très présent dans l’université. «La France se disloque, constate Alain Finkielkraut, et face à la force du nombre, il n’y a pas de recettes pour résorber la fracture.»

    FIGAROVOX. – Quatre ans après les attentats de janvier 2015 êtes-vous toujours Charlie?

    Alain FINKIELKRAUT.La caricature n’est pas la forme d’humour que je préfère. Mais face à des intellectuels – comme Pierre Rosanvallon qui se permet d’écrire une histoire intellectuelle de la période récente, sans la moindre référence aux attentats qui ont précédé le 11 janvier, ou bien encore Danièle Sallenave, qui dans son dernier livre, L’Églantine et le Muguet, s’en prend aux penseurs «républicains, néoconservateurs» et explique la montée de l’islamisme dans notre pays par notre passé colonial, et la situation qui est faite à nos concitoyens musulmans d’origine immigrée – alors oui, évidemment, face à eux, je suis Charlie et je n’en démordrai pas.

    – Crédits photo : BERTRAND GUAY/AFP

    Le 11 janvier 2015, entre 1,2 et 1,6 million de personnes ont marché à Paris contre la terreur et pour la liberté d’expression. Que reste-t-il de cette marche?

    «Je suis Charlie, je suis juif, je suis la police, je suis la République», lisait-on sur les banderoles de la grande manifestation du 11 janvier. Nuit debout a voulu laver la tache, en investissant la place de la République, pour dénoncer, comme si de rien n’ était, la bourgeoisie capitaliste, l’État policier et ses chiens de garde intellectuels. La brèche ouverte par les attentats dans la vision progressiste de l’histoire était colmatée. L’islam radical disparaissait, il n’était plus question des violences antipolicières, ni du nouvel antisémitisme. Tout se ramenait au face-à-face des «dominants» et des «dominés». C’était désespérant mais cela n’a pas pris ; malgré la ferveur médiatique, le peuple était le grand absent de cette assemblée populaire. On peut donc dire que le 11 janvier vit encore.

    Un an après, Emmanuel Todd écrivait, Qui est Charlie?, qui faisait du 11 janvier une marche islamophobe…

    À la question «Qui est Charlie?», Emmanuel Todd répond comme le faisait Guy Bedos, mais avant les attentats: «Charlie est le nom d’une bande de scélérats.» Dès le début de son livre, la sentence tombe: «Blasphémer de manière répétitive, systématique sur Mahomet, personnage central de la religion d’un groupe faible et discriminé, devrait être, quoi qu’en disent les tribunaux, qualifié d’incitation à la haine religieuse, ethnique ou raciale.» Et Todd accable de son mépris les manifestants du 11 janvier, «des millions de Français sont descendus dans la rue pour défendre le droit de cracher sur la religion des faibles». Ces insultes aux morts, et à ceux qui ont choisi de les honorer, ont valu à l’anthropologue la couverture de L’Obs, ce journal dont Jean Daniel avait su faire l’organe de la gauche antitotalitaire. Raison de plus pour être Charlie.

    Après le sursaut du 11 janvier, il y a eu notamment les attentats du 13 novembre 2015, le 14 juillet 2016 à Nice, l’assassinat du père Hamel ou encore l’attaque de Trèbes. La nation s’est-elle habituée à l’horreur terroriste aussi bien qu’à l’islamisme ordinaire?

    «Non on ne s’habitue pas. À chaque attentat, on espère seulement – sans trop y croire – que c’est la dernière fois»

    Alain Finkielkraut

    Non on ne s’habitue pas. À chaque attentat, on espère seulement – sans trop y croire – que c’est la dernière fois. Mais on a du mal à réaliser que le djihadisme est la forme paroxystique d’un phénomène sans précédent: le choc de civilisations, à l’intérieur même de la communauté nationale.

    La France se disloque et, face à la force du nombre, il n’y a pas de recettes pour résorber la fracture. Les ministres de l’Intérieur font les uns après les autres le constat de cette impuissance. Le dernier en date, Gérard Collomb, a dit après avoir passé dix-huit mois Place Beauvau que les communautés vivent aujourd’hui côte à côte et que demain cela risque d’être face à face.

    Le problème est aussi Européen. Visiblement, la CEDH n’est pas Charlie. La Cour européenne des droits de l’homme a confirmé la condamnation d’une Autrichienne qui avait évoqué lors d’un meeting la «pédophilie» de Mahomet. De même, le comité des droits de l’homme des Nations unies a également condamné symboliquement la loi française sur la burqa. L’islam radical profite-t-il de notre vision dévoyée des droits de l’homme?

    «La France doit prendre le contre-pied du président de la Cour de cassation et se retirer du Comité des droits de l'homme de l'ONU», clame Alain Finkielkraut.
    «La France doit prendre le contre-pied du président de la Cour de cassation et se retirer du Comité des droits de l’homme de l’ONU», clame Alain Finkielkraut. – Crédits photo : Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

    Dans les démocraties modernes, comme l’a très bien montré le philosophe Robert Legros, ce n’est pas seulement le peuple ou la nation qui est la source ultime de la loi, mais l’humanité. Tous les pouvoirs viennent de l’humanité, s’exercent au nom de l’humanité et s’accomplissent sous la surveillance de l’humanité. Pour le dire autrement, l’assemblée des citoyens ne peut pas voter une loi contraire aux droits de l’homme. Ce bel édifice est aujourd’hui en péril parce que le consensus sur la signification des droits de l’homme s’est brisé. Pour l’ONU, pour un certain nombre d’autres instances internationales, le port du voile intégral relève de la liberté d’expression. Et le président de la Cour de cassation française a laissé entendre que la justice de notre pays devrait s’incliner devant l’avis du Comité des droits de l’homme de l’ONU, estimant que la décision française d’interdire le voile à la crèche Babilou avait porté atteinte à la liberté religieuse.

    Les dissidents d’Europe de l’Est pouvaient invoquer les droits de l’homme contre le pouvoir totalitaire ; c’est aujourd’hui entre deux conceptions des droits de l’homme que le combat se déroule. La France doit prendre le contre-pied du président de la Cour de cassation et se retirer du Comité des droits de l’homme de l’ONU. En s’y maintenant, elle trahit son histoire.

    Pour en revenir au 11 janvier, au lendemain de cette marche, vous aviez déclaré dans les colonnes du Figaro: «Une bataille s’est engagée entre le parti du Sursaut et le parti de l’Autre.» Quatre ans après, quel parti a gagné cette bataille?

    Le mouvement «décolonial» est avec ses réseaux associatifs, très présent dans l’université. Il dénonce, contre toute évidence, le racisme d’État. Il attaque l’universalisme républicain ; il invoque le féminisme pour légitimer le port du voile et la laïcité pour légitimer les revendications religieuses. Malheureusement, la gauche, dans sa majorité, ne trouve rien à y redire. Ainsi sacrifie-t-elle ses propres principes à une défense inconditionnelle de l’Autre. Le «parti de l’Autre» met la violence islamiste sur le compte de l’inégalité. «Nous enfantons des monstres qui nous tuent, nos bourreaux sont d’abord nos victimes», souffle-t-il. Cette thèse ayant quand même du plomb dans l’aile, une autre interprétation vient de voir le jour. Dans son livre Un temps pour haïr, Marc Weitzmann croit pouvoir déceler une collusion entre le néopopulisme très actif en Europe et ce qu’il appelle les courants réactionnaires musulmans. Même haine pour les élites et le mondialisme, même goût de l’authenticité, même homophobie, même phallocratie misogyne et, si j’ai bien compris, même apologie du sacrifice. Pour Marc Weitzmann, voir dans le comportement d’Arnaud Beltrame un geste sacrificiel, c’est s’inscrire dans la même logique que les djihadistes. Cette confusion entre sainteté – mourir pour l’autre – et barbarie – faire de son corps une arme de destruction massive – a quelque chose de désespérant. Elle témoigne du nihilisme dans lequel certains sont tombés. Heureusement pas tout le monde.

    «Ceux qui comparent notre époque aux années 1930 n’ont qu’un but, occulter le véritable et nouvel antisémitisme»

    Alain Finkielkraut

    Alexandre Devecchio : « L’amalgame entre le terrorisme et l’islamisme doit être fait. » – Regarder sur Figaro Live

    Pour Edwy Plenel, les musulmans d’aujourd’hui sont les juifs d’hier?

    Ce qui endormait la vigilance des nations dans les années 1930, c’était la hantise d’un retour de l’esprit de 1914 ; ce qui nous démobilise aujourd’hui, c’est la hantise d’un retour des années 1930. Pour Luc Boltanski, pour Enzo Traverso ou pour Edwy Plenel, l’islamophobie prend le relais de l’antisémitisme et ils voient renaître les théories nationalistes et traditionalistes chères à Charles Maurras, dans la bouche d’intellectuels qui auraient été autrefois dénoncés par l’Action française en tant que juifs. À cela, Charb, l’une des victimes de l’attentat du 7 janvier, avait, d’avance, répondu: «En 1931, existait-il un terrorisme international qui se réclamait du judaïsme orthodoxe? Des terroristes juifs revendiquaient-ils d’instaurer l’équivalent juif de la charia en Libye, en Tunisie, en Syrie et en Irak? Un Ben Laden avait-il envoyé un biplan s’écraser sur l’Empire State Building? Je ne suis pas historien mais je ne pense pas.» Les années 1930, c’était la montée irrésistible de l’antisémitisme. Ceux qui comparent notre époque aux années 1930 n’ont qu’un but, occulter le véritable et nouvel antisémitisme, car étant le fait des dominés, il ne cadre pas avec leur vision du monde.

    Quand on voit des journalistes du Mondetel que Davet et Lhomme ou Chemin et Bacqué décrire l’islamisation de la France, on se dit que le temps du déni touche à sa fin…

    Il se passe des choses. Les progressistes avaient voulu dresser une espèce de cordon sanitaire. Or on voit que ce n’est plus possible ; même sur des chaînes d’info en continu, des dialogues improbables se nouent, comme entre Romain Goupil et Robert Ménard. Les Bien-pensants n’ont plus le monopole de la parole légitime. Et effectivement, comme l’a dit le magazine Causeur, il est amusant de voir Le Monde découvrir la Lune. Vingt ans presque après la parution des Territoires perdus de la République.

    On peut se réjouir de cette prise de conscience tardive, mais il n’est pas sûr que le parti du déni ait dit son dernier mot. Après une agression spectaculaire dans un lycée professionnel de Créteil, par un lycéen braquant son professeur, le hashtag «Pas de vague» est apparu sur Twitter. Des professeurs ont décrit les violences quotidiennes dont ils étaient victimes, mais Le Mondea aussitôt mis le couvercle sur cette expression. Un sociologue a expliqué, chiffres à l’appui, qu’il n’y avait pas plus de violences aujourd’hui qu’il y a vingt ans. Il a également affirmé que les sanctions étaient contre-productives. Après quoi, Le Mondea publié un tableau des inégalités scolaires en Seine-Saint-Denis: autrement dit, si violence il y a, elle est le fait du pouvoir, de l’État. Mais peut-être que dans vingt ans, s’ils sont encore d’attaque, Davet et Lhomme réuniront une équipe de journalistes et écriront un livre sur les violences scolaires, appelé «L’ école à feu et à sang». À ce moment-là bien sûr, les micros se tendront vers les coordinateurs de ce livre. L’arrogance du progressisme n’est certes plus de mise, mais le combat n’est pas fini.

    «Je pense que le mot “migrant” est en lui-même très révélateur», explique Alain Finkielkraut.
    «Je pense que le mot “migrant” est en lui-même très révélateur», explique Alain Finkielkraut. – Crédits photo : Francois Bouchon/François Bouchon / Le Figaro

    Déjà en 1989, vous alertiez sur les dérives communautaires à propos de l’affaire du voile à Creil. N’avons-nous pas perdu trop de temps?

    Je pense que l’on a perdu beaucoup de temps. Je me souviens, avec le cœur serré, de la conférence de presse de Georges Bensoussan – Barbara Lefebvre était présente également – pour les 10  ans de la parution des Territoires perdus de la République, où il disait: «Depuis le livre, dans les banlieues, la situation s’est aggravée. L’antisémitisme n’est plus une opinion: c’est devenu un code culturel.» Il n’y avait pas de journalistes à cette conférence, simplement quelques amis. C’était en 2012. Il a fallu attendre 2018 pour que paraisse le «manifeste contre le nouvel antisémitisme». Ce mot de «nouveau» a d’ailleurs quelque chose d’absurde puisque cela fait plusieurs décennies que ça dure et que le signal d’alarme a été tiré il y a vingt ans. L’aveuglement a duré un temps fou et nous ne sommes d’ailleurs toujours pas au bout de nos peines. Daniel Schneidermann sur son blog a salué la parution d’un livre Les Territoires vivants de la République. Ce que peut l’école: réussir au-delà des préjugés en disant, «voilà la meilleure réponse à apporter à Georges Bensoussan et à ses coauteurs». La crainte de stigmatiser la jeunesse en déshérence des banlieues reste tellement forte que l’on a toujours du mal à regarder la réalité en face.

    Concernant l’affaire du voile de Creil, c’est en 2004 seulement que la France a pris conscience du problème et de sa teneur. C’est à cette date qu’une loi interdisant le port de signes religieux ostensibles à l’école a été votée. La commission Stasi, du nom de Bernard Stasi qui la présidait, qui devait réfléchir à l’application du principe de laïcité, était pourtant défavorable à la loi. Rien n’était gagné. Et rappelons aussi qu’à l’origine, ceux qui soutinrent le proviseur contre l’élève voilée se firent durement attaquer. Aujourd’hui, on s’aperçoit que le voile n’est qu’un aspect des revendications islamistes. Jean-Pierre Obin expliquait dans son rapport, en 2004, que les élèves voulaient partager, diviser les sujets enseignés entre ce qui était halal et ce qui était haram. Comme à la cantine. De plus en plus de lycées, de collèges et même d’écoles primaires sont confrontés à ce problème. Tout récemment, on a eu des exemples d’écoles où les garçons refusaient de donner la main aux filles. Le problème est loin d’être réglé.

    Après Charlie, il y a eu la crise «migrants». Si le tabou sur l’islam commence à se fissurer, celui sur l’immigration semble indestructible…

    Je pense que le mot «migrant» est en lui-même très révélateur. Aux yeux des partisans de l’hospitalité inconditionnelle, de l’ouverture infinie des frontières, l’homme qui arrive ne se définit ni par son origine ni par sa destination, mais par son errance. C’est un voyageur et, qui plus est, un voyageur sans bagages. On ne veut pas voir autre chose en lui que l’homo migrator. Cet aveuglement est évidemment problématique et dangereux, parce que l’antisémitisme dont l’Europe est aujourd’hui le théâtre n’est plus endogène. Il vient de l’extérieur, c’est un produit d’importation. Il est donc lié à l’immigration. Cela doit être dit avec autant de tact que possible, car il ne s’agit évidemment pas de décrire les migrants comme des envahisseurs pogromistes. Mais ce problème devrait quand même pouvoir être évoqué. Or avec le mot «migrant», c’est impossible, cette réalité est occultée. L’immigration est le dernier refuge de l’antiracisme idéologique. C’est une forteresse qui me semble très difficile à conquérir.

    Le président Macron oppose les nationalistes aux progressistes. Le nationalisme est-il aujourd’hui la menace prioritaire en Europe?

    Emmanuel Macron a fondé sa campagne sur l’opposition entre les progressistes et les conservateurs. Il module ce grand clivage en parlant dorénavant de populistes et de nationalistes. Le danger de l’extrémisme existe. Il y a eu récemment en Italie une marche pour célébrer le 90e anniversaire de la marche sur Rome des Chemises noires de Benito Mussolini.

    Toutefois, à travers cette critique du populisme et du nationalisme, on cherche à criminaliser le droit des peuples à la continuité historique. Christophe Guilluy a écrit que si insécurité culturelle il y a, c’est parce que ceux qui avaient le statut de référent culturel sont mis en minorité là où ils vivent. Cela leur est insupportable, leur révolte est absolument légitime. Elle doit être écoutée et cette écoute doit se traduire dans les faits. Si nous voulons que notre pays reste vivable, il faut ralentir les flux migratoires ; car la force du nombre rend toute assimilation, et même toute intégration, impossible.


    LE FIGARO ENQUÊTES – L’islamisme, un défi pour notre civilisation

    – Crédits photo : nhlacer

    Que dit le Coran? Entre chrétiens et musulmans, quel dialogue possible? Quelles différences entre islam et islamisme? L’islam représente-t-il un danger pour la civilisation européenne? La France est-elle particulièrement visée? Quelles sont les motivations et les causes du terrorisme? Sont-elles politiques, religieuses, économiques ou sociales? La disparition de Daech signifie-t-elle pour autant la fin de l’islamisme?

    Voici autant de questions qui travaillent en profondeur l’Europe et plus particulièrement la France, durement touchée par le terrorisme islamiste ces dernières années. Pour tenter d’y répondre, Le Figaro ouvre, depuis 2015 en particulier, ses colonnes à des philosophes, théologiens,

    sociologues, experts, journalistes, écrivains: David Thomson, Alain Finkielkraut, Zineb El Rhazoui, Gilles Kepel, Éric Zemmour, Rémi Brague, Jean Birnbaum, Hakim El Karoui, Hamed Abdel-Samad, Pascal Bruckner, Georges Bensoussan, Malika Sorel, Boualem Sansal.

    Quatre ans après les attentats de janvier 2015, voici un recueil actualisé des textes, interviews, reportages de ces observateurs, parmi les plus brillants de leur époque. Ils éclairent et décryptent un phénomène sans précédent: le choc de civilisations à l’intérieur même de l’Europe et de la communauté nationale.

    Disponible en kiosque et sur la boutique en ligne du Figaro

    Zineb El Rhazoui accuse La France insoumise

    rmc

    Zineb El Rhazoui accuse La France insoumise d’être “pénétrée” par “une pensée qui ouvre la porte à l’islamisme”

    L’ex-journaliste de Charlie Hebdo estime que la gauche radicale a été “phagocytée” par “la pensée indigéniste, qui ouvre la porte à l’islamisme” et assure que des militants laïcs de LFI ont été exclus pour avoir dénoncé cet “entrisme indigéniste”.

    Les “Grandes Gueules” c’est “le show qui vous parle et qui parle de vous”… alors tout le monde parle des GG ! Chaque jour, Alain Marschall et Olivier Truchot  sont à la barre d’un talk-show de trois heures en direct intégral avec des personnalités peu ordinaires que sont les “Grandes Gueules”. Des personnalités issues de la société civile ! Ils ne sont pas journalistes mais commerçant, commissaire de police, instituteur…

    RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l’actualité et sur l’interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s’articule autour de rendez-vous phares comme la matinale de Jean-Jacques Bourdin, les Grandes Gueules, Radio Brunet ou M comme Maïtena.

    Benjamin Stora – Jean Sévillia, l’Algérie en débat

    A l’occasion de la sortie de son livre « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie », Jean Sévillia s’entretient avec l’historien Benjamin Stora.

    Par

    Le Point
    
Conquete. La prise de la smalah d'Abd el-Kader par le duc d'Aumale, le 16 mai 1843. Peinture de Hippolyte Bellange (1800-1866).
    Conquête. La prise de la smalah d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale, le 16 mai 1843. Peinture de Hippolyte Bellangé (1800-1866).

    Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs

    Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs

    Israël se dit prêt à réclamer une indemnisation de 250 milliards de dollars pour les Juifs chassés des pays arabes

    Après 18 mois de recherche, on a totalisé une estimation de 35 milliards de dollars de la Tunisie et 15 milliards de la Libye.

    Juifs d'Aden, Yémen, en attente d'évacuation vers Israël le 1er novembre 1949. (GPO / Domaine public)

    Juifs d’Aden, Yémen, en attente d’évacuation vers Israël le 1er novembre 1949. (GPO / Domaine public)

    Israël se prépare à demander une indemnisation d’un montant total de 250 milliards de dollars à sept pays arabes et à l’Iran pour les biens et avoirs laissés par les Juifs qui ont été forcés de fuir ces pays, à la suite de la création de l’État d’Israël.

    “Le temps est venu de corriger l’injustice historique des pogroms (contre les Juifs) dans sept pays arabes et en Iran, et de restaurer, pour des centaines de milliers de Juifs qui ont perdu leurs biens, ce qui leur revient légitimement”, a déclaré samedi le ministre israélien de l’Égalité sociale, Gila Gamliel, qui coordonne le traitement de la question par le gouvernement israélien, a déclaré samedi.

    Selon les chiffres cités samedi soir par le journal israélien Hadashot, les demandes d’indemnisation des deux premiers des huit pays concernés sont en cours de finalisation, Israël devant demander 35 milliards de dollars d’indemnisation pour la perte d’actifs juifs de Tunisie et 15 milliards de dollars à la Libye.

    Au total, le reportage télévisé a déclaré qu’Israël chercherait plus de 250 milliards de dollars auprès de ces deux pays, ainsi que du Maroc, de l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Iran.

    Juifs yéménites marchant vers Aden, site d’un camp d’accueil, avant leur émigration vers Israël, 1949. (Kluger Zoltan / Archives nationales de photo israéliennes / domaine public)

    Justice pour les Juifs des pays arabes (JJAC), un groupe international regroupant des organisations de la communauté juive, a estimé que quelque 856 000 Juifs de 10 pays arabes – les deux autres étaient l’Algérie et le Liban – ont fui ou ont été expulsés en 1948 et après, alors les émeutes ont laissé de nombreux juifs morts ou blessés.

    Au cours des 18 derniers mois, utilisant les services d’un cabinet comptable international, le gouvernement israélien a discrètement étudié la valeur des biens et des actifs que ces Juifs avaient été forcés de laisser, a rapporté la télévision.

    Immigrants irakiens peu après leur arrivée à l’aéroport de Lod, été 1951 (Teddy Brauner, GPO)

    Il s’achemine maintenant vers la finalisation des revendications alors que l’Administration Trump se prépare au dévoilement possible de sa proposition de paix tant attendue. Une loi israélienne de 2010 stipule que tout accord de paix doit prévoir une compensation pour les avoirs des communautés juives et des Juifs à titre individuel, forcés de quitter les pays arabes et l’Iran.

    Juifs yéménites à bord d'un avion à destination d'Israël effectuant l'opération du tapis magique, 1949 (crédit photo: Wikimedia Commons)

    Juifs yéménites à bord d’un avion à destination d’Israël effectuant l’opération du tapis magique, 1949 (crédit photo: Wikimedia Commons)

    «On ne peut parler du Moyen-Orient sans prendre en compte les droits des Juifs qui ont été forcés de quitter leurs communautés prospères dans un climat de violence», a déclaré Gamliel, membre du parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

    Ministre de l’égalité sociale, Gila Gamliel. (Miriam Alster / Flash90)

    “Tous les crimes qui ont été commis contre ces communautés juives doivent être reconnus.”

    L’Autorité palestinienne a demandé plus de 100 milliards de dollars d’indemnisation à Israël pour les avoirs laissés par les résidents arabes de l’actuel Israël, qui ont fui ou ont été forcés de partir au moment de la création de l’État juif, et a présenté une documentation à cet effet aux États-Unis il y a dix ans, a rapporté la télévision.

    Les Palestiniens ont également toujours réclamé un «droit de retour» dans ce qui est aujourd’hui Israël pour les quelques dizaines de milliers de réfugiés survivants et leurs millions de descendants. Cette demande sonnerait le glas d’Israël en tant qu’Etat juif et a été rejetée par les gouvernements israéliens successifs. Israël soutient que les réfugiés palestiniens deviendraient citoyens d’un État palestinien en vertu d’un accord de paix permanent, tout comme les réfugiés juifs des pays arabes sont devenus citoyens d’Israël. Il affirme également qu’en étendant le statut de réfugié aux descendants palestiniens, les agences des Nations Unies concernées gonflent artificiellement le problème, ce qui complique les efforts de paix. Ce dernier point de vue est partagé par le gouvernement Trump, qui a annoncé l’année dernière qu’il mettait fin au financement de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

    Israël n’a jamais officiellement demandé à être indemnisé pour les Juifs forcés de quitter les terres arabes et l’Iran. Bien que nombre de ces Juifs soient arrivés en Israël avec à peu près rien, ils n’ont pas demandé le statut de réfugié officiel à la communauté internationale.

    L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a prononcé le discours d’ouverture lors d’un événement officiel des Nations Unies commémorant les réfugiés juifs des pays arabes, le 1er décembre 2015 (Shahar Azran).

    À l’époque, l’État juif nouvellement créé luttait pour attirer la migration des Juifs du monde et pour projeter sa légitimité en tant qu’État souverain, capable de prendre soin de son propre peuple. Son premier Premier ministre, David Ben Gourion, n’aurait pas souhaité que les Juifs retournent dans leur “patrie historique” comme des réfugiés, selon Meir Kahlon, président de l’Organisation centrale des Nations Unies pour les Juifs des pays arabes et de l’Iran.

    Les fonds obtenus des huit pays ne seraient pas alloués à des familles individuelles, a précisé le reportage télévisé, mais seraient plutôt distribués par l’État via un fonds spécial. Gamliel coordonne le processus, en collaboration avec le Conseil de sécurité nationale israélien, qui relève du bureau du Premier ministre.

    En 2014, Israël a adopté une loi tous les 30 novembre de chaque année, commémorant la sortie et la déportation de Juifs des pays arabes et iraniens, qui prévoit des programmes éducatifs et des manifestations diplomatiques visant à sensibiliser davantage la communauté internationale à la question des réfugiés juifs des pays arabes et de l’Iran, ainsi que de leur droit à réparation.

    Cette année-là, lors des premiers événements de ce type, Netanyahu et le président Reuven Rivlin ont lancé des appels en faveur de réparations financières.

    Le président Reuven Rivlin prend la parole lors d’une cérémonie marquant l’expulsion des Juifs des pays arabes. 30 novembre 2014. (crédit photo: courtoisie)

    «Ce n’est pas pour rien que cette journée est célébrée le lendemain du 29 novembre», a déclaré Netanyahu le 30 novembre 2014, en référence à l’anniversaire de l’adoption par l’ONU du plan de partition de la Palestine en 1947. «Les pays arabes , qui n’a jamais accepté la déclaration des Nations Unies sur l’établissement d’un État juif, a obligé les Juifs vivant sur leur territoire à quitter leurs maisons en laissant derrière eux leurs avoirs… Nous avons agi – et continuerons à agir – pour qu’ils et leurs revendications ne oublié.”

    Dans son allocution à cette première cérémonie, Rivlin a appelé à une plus grande représentation des Sépharades dans la société israélienne, ainsi qu’une indemnisation pour leurs souffrances. Il a reconnu que les problèmes des Juifs du Moyen-Orient ne s’étaient pas atténués à leur arrivée en Israël, où les Juifs européens étaient fermement enracinés au pouvoir.

    “Leurs voix ont été mises en sourdine, mais les paroles étaient dans leur bouche tout le temps, même si elles étaient prononcées en hébreu avec un accent persan ou arabe, ce qui en Israël était considéré comme une langue ennemie et considéré comme une source de honte”, a-t-il déclaré.

    «La voix des Juifs des pays arabes et de l’Iran doit être entendue dans le système éducatif, dans les médias, dans les arts et dans les institutions officielles du pays, car elle doit également être entendue sur la scène internationale, afin de réparer l’injustice historique et d’assurer des réparations financières », a déclaré Rivlin.

    Kahlon a déclaré que «près de 800 000 sont venus ici (dans les années qui ont suivi la création de l’État) et le reste (environ 56 000) est allé aux États-Unis, en France, en Italie et ailleurs».

    Kahlon lui-même est arrivé en Israël en tant qu’enfant de Libye et a passé ses premières années dans l’État juif dans l’un des camps de tentes mis en place pour abriter le flot de nouveaux arrivants.

    Barber Rachamim Azar, un nouvel immigrant de Bagdad, exerce son commerce sous la tente qu’il partage avec sa femme et ses deux enfants dans un maabara (camp d’immigrés) au centre d’Israël en été 1951. Il a déclaré à un photographe du Bureau de presse du gouvernement passer à un kibboutz (Teddy Brauner, GPO)

    En mars 2014, le Canada a officiellement reconnu le statut de réfugié aux émigrés juifs qui ont fui ou ont été expulsés des pays arabes après la fondation d’Israël.

    Certains des migrants en Israël disent en privé que le problème est de donner à Israël une carte de négociation lors des négociations avec les Palestiniens, afin de s’opposer aux demandes d’indemnisation des Palestiniens pour les biens et avoirs laissés dans l’actuel Israël.

    JForum avec agences

    Le BNVCA demande que les manifestations sauvages des activistes de BDS soient réprimées comme l’exige le Ministre de l’l’Intérieur pour les autres rassemblements non autorisés.

    Le BNVCA salue et accueille avec satisfaction la décision des Autorités de Police, et notamment du Ministre de l’Intérieur d’exiger de tout mouvement désireux d’organiser une manifestation, d’en demander préalablement l’autorisation au Préfet compétent comme le règlement le prescrit.
    Cette décision a été rappelée  à la suite des débordements occasionnés par les casseurs lors de manifestations réunies par des “Gilets Jaunes”.
    En cas de non respect de ces règles les Autorités de Police et de Justice sont invitées à disperser et réprimer les manifestions dites sauvages, non déclarées.
    Le BNVCA demande instamment au Ministre de l’Intérieur, de donner ses instructions aux Préfets des Départements de l’hexagone et d’Outre Mer, afin que cette disposition soit également
    appliquée avec fermeté aux activistes du Mouvement illégal BDS (Boycott Désinvestisement Sanctions).
    Ces actiivistes de BDS, vêtus de gilets ou tee shirts verts, se réunissent sans autorisation sur la voie publique, ameutent et haranguent la foule avec des porte voix, déploient des banderoles appelant au Boycott d’Israel, se mettent en scène, diffusent leur vidéos sur Internet, défient la loi et ses représentants, causent impunément un trouble à l’ordre public qui irrite les citoyens juifs et les amis d’Israel.
    Ces rassemblements accroissent le malaise que ressent la communauté juive dont les membres sont victimes de cette incitation à la haine d’Israel qui engendre l’antisémitisme et pousse à l’acte antijuif.
    Nous rappelons avec insistance que l’appel au Boycott est un délit prévu et réprimé par nos lois. Il doit être traité comme tel, et les activistes de BDS doivent être considérés comme des délinquants.
    Actuellement ces actions hostiles teintées d’antisémitisme visent à empêcher la France et les artistes Français à participer au concours de l’Eurovision qui doit se dérouler en Israel, après la victoire
    remportée par la chanteuse de l’Etat juif.
    Le BNVCA alerté par des administrés de Montpellier, a décidé de déposer encore une fois plainte devant le Procureur de l’Hérault, contre les activistes de BDS qui ont organisé une manifestation sauvage Place de la Comédie à Montpellier, sous des chapiteaux, filmée et diffusée par eux sur la toile, et que l’on peut lire via le lien suivant:
    .https://www.facebook.com/BDSFMontpellier/videos/757853724607698/?t=9

    Le BNVCA condamne les violences et les menaces de mort racistes qui s’infiltrent au cours des manifestations des Gilets Jaunes

    Le BNVCA condamne sans ambages et sans équivoque les auteurs des lettres de menaces de mort à caractère raciste adressées à des Députés du parti La République en Marche.  

    Les parlementaires Jean-François Mbaye, Laëticia Avia et Hervé Berville ciblés par un raciste anonyme ont reçu la même lettre anonyme manifestement raciste.

    Dans ce courrier non signé, il est reproché au Député Jean François Mbaye d’être “un ‘noir de service, comme ceux que l’on case dans les pubs afin de faire croire que les Français ne sont pas racistes“. 

    Le courrier qui s’en prend aux députés LREM Laetitia Avia (Paris) et Hervé Berville (Côtes d’Armor) promet à Jean François Mbaye de ‘”ui mettre une balle dans la tête et affirme ” tu vas mourir”.

    Le BNVCA condamne également les dégradations et l’intrusion de nombreux activistes dans le bâtiment abritant les bureaux du Porte Parole du Gouvernement obligeant Mr Benjamin Griveaux à être évacué pour échapper à d’éventuels agresseurs, qui ont utilisé un élévateur, un engin de chantier, pour enfoncer la porte du Ministère.


    Les violences qui accompagnent les manifestations des “Gilets Jaunes”et s”exercent contre des Policiers, des Députés, un Ministre, sont de nature à nous inquiéter sérieusement 
    Le BNVCA appelle les autorités à la plus grande vigilance et demande que les auteurs des lettres racistes soient rapidement identifiés interpellés et très sèvèrement sanctionnés.

    Marseille : un médecin braqué et séquestré à son cabinet

    Marseille : un médecin braqué et séquestré à son cabinet

    Sur les images de vidéosurveillance de la salle d’attente, la deuxième bande d’agresseurs enfonce la porte du bureau de consultation.

    PHOTO DR

    Le 2 décembre, ce généraliste de Sainte-Marthe (14e) aurait été agressé par une bande de toxicomanes et menacé avec des armes de guerre

    Des grenades lacrymogènes, des cris, des armes, des violences… Encore sous le choc, Samuel Oudinèche raconte “l’enfer” qu’il a vécu le 2 décembre dernier. Ce jour-là, ce médecin marseillais n’était pas coincé dans une manif de gilets jaunes, mais… dans son cabinet, comme tous les dimanches ; car il est l’un des rares généralistes à consulter ce jour-là. Et comme tous les dimanches, il y avait foule devant sa porte.

    Le Dr Oudinèche n’est pas un médecin comme les autres. Nous l’avions rencontré il y a quelques semaines (La Provence du 26 octobre), dans son cabinet de Sainte-Marthe (14e), assailli par des dizaines de patients qu’il ne pouvait pas soigner, faute de feuilles de soins délivrées en nombre suffisant par la Sécurité sociale. Des malades étrangers pour la plupart, pauvres parmi les pauvres, des personnes pas à jour de leurs droits, des mères de famille aussi, qui galèrent pour trouver un médecin dans les quartiers Nord. “Je n’ai que des patients compliqués…“, élude le médecin.

    Juif pratiquant affiché, tables de la Torah bien en vue sur son bureau, Samuel Oudinèche accueille une patientèle majoritairement musulmane. “Il est le seul docteur de Marseille qui parle arabe et qui nous comprend“, disent de lui ses patients reconnaissants. D’autres le sont moins. En particulier les toxicomanes, qui affluent chez ce praticien, l’un des rares à délivrer des ordonnances sécurisées pour des drogues de substitution. Agressée il y a quelques mois, sa collègue ophtalmologue du centre médical de Sainte-Marthe a recruté… un garde du corps, qui ne la quitte plus d’une semelle.

    “J’ai subi une agression préméditée”

    Mais si des bagarres éclatent régulièrement dans le cabinet du Dr Oudinèche, “jamais encore je n’avais subi un tel niveau de violence“, assure-t-il. Ce dimanche 2 décembre, il en est persuadé : “J’ai subi une agression préméditée“. Il décrit une bande de toxicomanes qui se serait donné rendez-vous à son cabinet, pour l’obliger à prescrire des ordonnances de Subutex. “Ils ont lancé des grenades lacrymogènes dans la salle d’attente. J’ai été séquestré dans mon bureau de 11 heures à 3 ou 4 heures du matin. Ils ont sorti des armes de guerre et me les ont braquées sur le front. Des caïds faisaient le guet à l’extérieur.” Les images de vidéosurveillance que nous avons plus consulter montrent un individu cagoulé qui s’acharne à coups de pied contre la porte du bureau de consultation. “Ça, c’est la 2e bande, ils sont arrivés vers 21 heures, sans doute prévenus par les premiers agresseurs“, analyse le Dr Oudinèche.

    Contactées par nos soins, deux patientes qui ont assisté aux faits confirment ce récit glaçant. “C’était la guerre !“, résume l’une d’elle, qui évoque “les bousculades, les menaces, les coups.” “Au moment où j’allais partir, ils ont jeté une bombe lacrymogène.” L’autre patiente, enceinte, raconte avoir été “piétinée par la foule” et a fait un malaise.

    Arme sur la tempe, avec le sentiment que j’allais bientôt mourir“, le Dr Oudinèche a dû remplir de dizaines d’ordonnances de Subutex datées du mois de janvier. En partant, ses agresseurs auraient embarqué son ordinateur médical, contenant des milliers de pièces d’identité, attestations, et aussi les relevés de comptes et les documents personnels. “Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel au cabinet d’un individu qui me réclamait 10 000 euros pour me restituer ce matériel“, poursuit le Dr Oudinèche.

    De source policière, on confirme qu’une plainte a été déposée et qu’une enquête est ouverte. En attendant, la police a ordonné au médecin de fermer son cabinet jusqu’à nouvel ordre.

    Le BNVCA vous appelle à venir nombreux pour rendre Hommage aux victimes Yohav Hattab, Yohan Cohan, Philippe Braham et François Michel Saada, lâchement assassinés.

    CRIF/HYPERCACHER – MERCREDI 9 JANVIER 2019 : LE CRIF VOUS INVITE À LA CÉRÉMONIE D’HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT DE L’HYPER CACHER

    Mercredi 9 janvier 2019 aura lieu la cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat de l’Hyper Cacher de janvier 2015.
    Nous ne les oublierons jamais
    En hommage aux victimes de l’attentat de l’Hyper Cacher, le Crif vous invite à la cérémonie d’hommage
    Mercredi 9 janvier 2019, à 19h30
    devant l’Hyper Cacher – 23, avenue de la Porte de Vincennes, à Paris

    L’«enfant terrible» des lettres françaises Michel Houellebecq est de retour

    L’«enfant terrible» des lettres françaises Michel Houellebecq est de retour

    <em>Sérotonine</em>, ouvrage sombre et poignant, semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».
    Photo: Bertrand Guay Agence France-Presse Sérotonine, ouvrage sombre et poignant, semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».

    Michel Houellebecq, « l’enfant terrible » des lettres françaises, est de retour sur les étals des libraires avec un nouveau roman, Sérotonine, ouvrage sombre et poignant, qui semble avoir anticipé la révolte des « gilets jaunes ».

    L’écrivain français contemporain le plus lu à l’étranger a choisi, selon son éditeur, d’observer « une stricte diète médiatique ». Mais son roman, d’ores et déjà assuré d’être un best-seller, constitue un événement de la rentrée littéraire d’hiver en France, où il sort vendredi, mais aussi en Europe, où les ventes vont démarrer la semaine prochaine.

    Difficile d’échapper à la déferlante. Flammarion a prévu un tirage exceptionnel de 320 000 exemplaires (le tirage moyen d’un roman en France se situe autour de 5000 exemplaires). En Allemagne, où le livre sort lundi, son éditeur a prévu un tirage tout aussi exceptionnel pour un livre étranger de 80 000 exemplaires. En Espagne la première édition de l’ouvrage est de 25 000 exemplaires.

    « C’est simple je n’ai vendu que ça depuis ce matin ! », s’exclame vendredi une vendeuse de la librairie Delamain, près du Palais Royal à Paris.

    À la librairie Le Divan, dans le 15e arrondissement de la capitale, Chantal, 67 ans — elle veut taire son nom de famille — est venue se procurer l’ouvrage dès l’ouverture de l’établissement. Cela fait « plusieurs jours qu'[elle] attend », car elle adore cet écrivain « pertinent, ancré dans le réel », son côté « nihiliste et sombre ». « Il y a très peu d’auteurs qui ont une vision de la société », dit-elle.

    À quelques pas de là, Antoine Jourdan, retraité de 76 ans, se dit au contraire fatigué du tapage médiatique autour de la nouvelle sortie d’un écrivain qu’il juge « cynique ». « Je ne le lirai pas, sauf si quelqu’un me convainc…”.

    Le romancier n’avait rien publié depuis le polémique Soumission, paru il y a quatre ans, le jour même de l’attaque contre Charlie Hebdo. Toutes éditions confondues, cet ouvrage s’est écoulé à près de 800 000 exemplaires dans le monde francophone. En Allemagne, Soumission a dépassé les 520 000 exemplaires.

    Sérotonine sortira en allemand le 7 janvier, en espagnol le 9, en italien le 10 et en anglais en septembre.

    Le septième roman de Michel Houellebecq, 62 ans, plonge ses lecteurs au coeur de la France rurale et souffrante. Écrit des mois avant l’apparition des « gilets jaunes », le roman semble avoir anticipé ce mouvement qu’aucun responsable politique n’avait vu venir.

    « Le prendre au sérieux »

    Accusé souvent de cynisme, l’écrivain est plein d’empathie quand il décrit le désespoir d’agriculteurs au bout du rouleau.

    L’auteur, qui a récemment fait l’éloge du protectionnisme de Donald Trump, tire à boulets rouges sur la politique libérale de l’Union européenne coupable à ses yeux de tous les maux.

    Malgré les scènes pornographiques (l’éloge de la fellation voisine avec la description d’un « gang bang » canin, on croise un pédophile allemand…), le roman de Michel Houellebecq est éminemment romantique.

    Outre la description d’une impitoyable violence sociale, le coeur du livre nous parle d’une violence intime tout aussi terrible : celle d’un homme égoïste que l’échec de sa vie amoureuse a conduit à la dépression. On sort de sa lecture bouleversé.

    La presse internationale a été troublée par l’image que Michel Houellebecq donne de la France.

    L’hebdomadaire allemand Die Zeit affirme avoir longtemps considéré « les convictions anti-libérales du plus grand auteur français du moment » comme un « gadget littéraire ». « Mais maintenant, il faut le prendre au sérieux », estime Die Zeit. Et le Frankfurter Rundschau qualifie Houellebecq de « prophète des gilets jaunes ».

    En Italie, où ses romans sont régulièrement en tête des ventes à leur sortie, le Corriere della Sera estime que « le plus grand écrivain français vivant réalise le miracle de mettre sa gêne, son écoeurement envers le monde contemporain au service de pages émouvantes ».

    Le quotidien de droite Il Giornale n’hésite pas à comparer Houellebecq au grand écrivain catholique Georges Bernanos. « Sérotonine est un nouveau chapitre d’une oeuvre nécessaire pour comprendre où va le monde… et changer de direction », estime Il Giornale.

    L’auteur est « de retour avec un roman qui met en lumière la colère qui couve depuis longtemps dans les provinces françaises », écrit pour sa part The Sunday Times.

    Dans son livre, affirme The Telegraph, « l’enfant terrible des lettres françaises » ne fait rien de moins que « prédire le destin tragique de la civilisation occidentale ».

    Pour le journal espagnol El Pais, « une des scènes centrales est le blocage d’une autoroute par des agriculteurs en colère contre Paris […] et l’Union européenne, “grande pute”, selon les mots du narrateur. La protestation se termine par un affrontement sanglant avec la police, comme si le sismographe houellebecquien avait anticipé » les heurts qui ont marqué l’actualité des derniers mois.

    Au moins 568 véhicules incendiés dans la nuit du 31 décembre

    Au moins 568 véhicules incendiés dans la nuit du 31 décembre

    Les autorités n’ont pas dévoilé le chiffre officiel de véhicules brûlés lors de la soirée du réveillon. Mais des incidents ont été rapportés par différents médias.

    Par

    Des centaines d'interventions de pompiers ont ete comptabilisees dans toute la France le soir du reveillon de la Saint-Sylvestre.
    Des centaines d’interventions de pompiers ont été comptabilisées dans toute la France le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre.

    France: une militante franco-algérienne veut “combattre le philosémitisme”

    La militante politique franco-algérienne Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), a déclaré dans un discours, lors d’une conférence de la Commission islamique des droits de l’homme, qu’il faut “combattre le philosémitisme”.

    Le philosémitisme est une attitude favorable envers les Juifs, en raison de leur religion, de qualités attribuées collectivement aux Juifs, et de leur statut de peuple élu de Dieu, selon les différentes religions issues de la Bible.

    Dans son discours, intitulé “Combattre le philosémitisme pour combattre l’islamophobie et le sionisme,” Bouteldja a notamment déclaré que “nous devons critiquer l’islamophobie radicale et le philosémitisme, qui sont les mêmes visages du racisme d’Etat. L’idée ici n’est pas de combattre l’islamophobie et l’antisémitisme. L’idée est de combattre l’islamophobie et le philosémitisme,” selon l’Institut de recherche sur les médias du Moyen Orient (Memri).

    Par ailleurs, Houria Bouteldja avait sorti un ouvrage en 2016, Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire, dans lequel elle a notamment écrit que “les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française” ou encore “le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa.”

    Bouteldja est connue pour avoir fait l’objet de nombreuses controverses et a même été accusée d’être antisémite, homophobe, sexiste, communautariste et raciste.

    Lors d’une émission de télévision elle avait déclaré “le Hamas et le Hezbollah sont des mouvements de résistance qui résistent… J’affirme haut et fort que ces deux mouvements sont des mouvements de résistance ; c’est clair, net et précis.”

    Source : i24news.tv, 31 décembre 201

    Images antisémites : IMA 2019, (Institut du Monde Arabe) la suite du Palais Berlitz 1941 ?

    Images antisémites : IMA 2019, la suite du Palais Berlitz 1941 ?

    Le Juif et la France2.jpgPar Liliane Messika et Serge Skrobacki

    Durant le dernier trimestre 1941, une exposition-phare a reçu 200 000 visiteurs au Palais Berlitz, l’immeuble parisien qui abrite, depuis 2006, le siège d’une grande banque nationale. L’exposition avait pour titre « Le juif et la France ». Son objectif officiel était « (d’)aider les Français à reconnaître les Juifs par leurs caractéristiques physiques » en prouvant leur « emprise corruptrice générale » et son objectif officieux, de « justifier les mesures antijuives du régime, qui établissait de fait l’antisémitisme en politique d’État (l’Histoire par l’image) ». Elle était financée par l’Institut d’étude des questions juives, une association privée créée en mai 1941 avec le soutien du bureau de la Propagande allemande.

    Pour paraître scientifique, l’exposition s’appuyait sur les « travaux » de Georges Montandon, un médecin-anthropologue-explorateur suisse, à qui son pays d’origine refusait un poste dans l’enseignement à cause de ses accointances avec les Bolchéviques. Du coup, c’est l’étiquette de « professeur d’anthropologie » qu’il avait demandée aux organisateurs de l’exposition, et qui justifiait que son ouvrage Comment reconnaître le Juif, paru en 1940, en fût utilisé comme fil conducteur. On aurait pu remonter un peu plus loin et citer son premier article sur le sujet, paru en 1926 sous le titre L’origine des types juifs… dans L’Humanité[1]. Oui, L’Huma. Le fascisme rouge-brun-vert ne date pas d’aujourd’hui !

    Aujourd’hui, l’IMA (pas l’Huma ?) expose une caricature antisémite

    Ce n’est pas dans le cadre d’une exposition et il n’y a qu’une seule image : une caricature du Premier ministre israélien, dont la réalisation a repris les canons de l’exposition Le juif et la France. À l’IMA, il s’agit officiellement de l’affiche d’une manifestation parmi les « Rencontres et débats à l’Institut du Monde Arabe ».

    Le titre du « débat » a, lui aussi, été visiblement inspiré par le manuel du parfait petit antisémite mis au point par la Propaganda-Abteilung : ce « débat », où n’interviendront que des antisémites et des antisionistes militants, contient les éléments de langage destinés à rappeler les défauts ontologiques de la race juive, qu’on trouvait déjà dans l’exposition de 1941. L’affiche de « Le juif et la France »montrait « une sorte de rabbin (posant…) des mains crochues sur les pays d’Europe (et donc la France), (…). Il s’agit donc bien de marquer les esprits en montrant que le « Juif » est autre, différent, prédateur et dangereux. (L’Histoire par l’image) » Le titre de l’affiche pour la grand-messe du 9 janvier est « Main basse sur Israël » et l’image représente deux enfants portant un masque de Netanyahou avec des yeux vides de loup-garou et levant des mains rouges de sang.

    Mère-grand, que vous avez de grandes dents !

    C’est pour mieux te hacher menu, mon enfant ! Et que vous avez de beaux titres ! C’est pour mieux entourlouper ceux qui ont envie de l’être, mon enfant.

    Dans le détail, le casting du « débat » :

    Jean-Pierre Filiu est sobrement présenté comme « professeur des universités en histoire du Moyen-Orient, Sciences Po Paris. »

    Dominique Vidal est, lui, introduit comme « historien et journaliste, spécialiste des relations internationales et notamment du Proche-Orient, collaborateur au ‘’Monde diplomatique’’…»

    Quant à Stéphanie-Latte Abdallah, ce serait une « historienne et politiste, chargée de recherche au CNRS-CERI, d’abord spécialisée dans le domaine des réfugiés et de l’histoire des femmes dans les camps palestiniens de Jordanie … »

    Le « débat » doit être animé par Denis Sieffert, directeur de l’hebdomadaire Politis.

    Jean-Pierre Filiu est-il objectif et sinon de quel côté penche-t-il ?

    Pourquoi ne dit-on pas qu’il est le chouchou de CAPJPO-Europalestine ? Bon, on ne peut pas tout dire. Mais là, il s’agit de l’engagement majeur de sa vie, dans lequel il a éduqué son fils ! Car cet homme, dont le nom signifie « fils » en corse, a lui-même un fils. Lequel « a été visé et blessé par un soldat israélien à Jérusalem-Est » (« visé », dixit le site emblème de la haine anti-israélienne, qui lit dans l’esprit des gens auxquels il dénie une âme).

    OK, le fils participait à une manifestation violente et il a été touché par une balle en caoutchouc (un projectile létal, selon Filiu père). Quand Europalestine rend compte des tirs de roquettes made in USSR qui ont détruit des jardins d’enfants juifs, elle décrit les actes héroïques de Gavroches lançant à l’aveuglette des projectiles artisanaux. Cela donne la mesure de son objectivité. Et de celle du père de la presque victime, qui raconte que « Tsahal vise les visages, et peu importe que les individus fuient la confrontation (Europalestine) ».

    C’est manifestement cette objectivité et la connaissance d’Israël qu’il tient de son fils, bénévole de l’Intifada, qui justifie la présence de Filiu à un « débat » visant à définir si, dans l’État juif, le « processus de régression démocratique est irréversible ».

    Dominique Vidal est-il objectif et sinon de quel côté dégouline-t-il ?

    Comme si la mention du Monde diplomatique ne suffisait pas pour informer de la haine antisémite qui sert de colonne vertébrale à M. Vidal, ajoutons qu’il est l’invité permanent de Oumma.com, le site du peuple musulman où, fort de sa « connaissance des tenants et les aboutissants du conflit israélo-palestinien pour les avoir décryptés dans de nombreux ouvrages(Oumma.com) » il expliquait, le 17 mai 2018 « le ‘’massacre sans précédent’’ perpétré par l’armée israélienne d’occupation dans la bande de Gaza, signe de la radicalisation de l’extrême droite au pouvoir à Tel Aviv et du sentiment de toute-puissance qui l’anime. » Dominique Vidal ignorerait que l’armée israélienne a évacué Gaza en août 2005, faisant de ce territoire palestinien une entité indépendante et judenrein ?

    Qu’importe, puisque sur Oumma, seuls viennent des convaincus de la thèse hitlérienne sur la nocivité du Juif, alors pour eux, « armée d’occupation » est un bonbon au meilleur goût que « Gaza, territoire libéré depuis 13 ans mais utilisant tout son budget à essayer d’annihiler Israël », plus factuel et donc plus fade, voire indigeste.

    De tous les intervenants, Dominique Vidal est celui dont la boutonnière s’orne du plus de médailles d’antisionisme, anti-israélisme et anti judaïsme. Celle d’entre toutes qui peut doubler ses émoluments dans les pays arabes antisionistes (pléonasme), est son origine juive. Un antisémite juif, c’est le summum de l’idiot utile pour ceux qui haïssent l’État juif.

    StéphanieLatte Abdallah est-elle objective et sinon de quel côté tend-elle ?

    On a « oublié » dans son CV qu’« elle a été affectée … à l’Ifpo dans son antenne des Territoires palestiniens (2013-2016). (Sciences PO) » Aurait-on risqué d’en conclure que ce séjour de trois ans dans les Territoires palestiniens, elle l’avait choisi, un choix qui ne traduit pas un tropisme pro-israélien ? Pfff ! Où va-t-on chercher des choses pareilles ? D’ailleurs, si ça se trouve, dans le casting du « débat », c’est elle qui tiendra le rôle du punching ball, euh, de défenseur de la démocratie israélienne. Mais pourquoi s’embarrasserait-on d’un point de vue divergent ?

    Denis Sieffert est-il objectif et sinon de quel côté plonge-t-il ?

    L’animateur du « débat » est fier d’annoncer que Politis, son hebdomadaire « est né en même temps que la 1ère Intifada ». Dans le numéro de décembre 2018, il estime « extrêmement inquiétant » que Jérusalem puisse finir par être « considérée comme une propriété israélienne ». Il énonce péremptoirement que « le conflit Israélo-Palestinien est un conflit colonial » (sur la terre ancestrale des colonisateurs, colonisée par les Arabes, puis par les Européens avant qu’ils y reviennent eux-mêmes) et il se réjouit que « le mouvement international pour le boycott soit vivace et très efficace, malgré les obstacles qu’il doit affronter. ( Politis) »

    Le mouvement BDS a un fan-club. Son objectif est très officiellement de délégitimer Israël et de l’isoler sur la scène internationale, afin de le laisser seul face à ceux qui veulent le détruire. La bataille est serrée pour la présidence de son fan-club, mais Denis Sieffert est presque aussi bien placé que Dominique Vidal, son comparse Alain Gresh ou Olivia Zemmor, la présidente à vie de CAPJPO-Europalestine. Cela en fait-il la personne ad’hoc pour équilibrer le débat et ne pas confisquer la parole au profit des témoins à charge ?

    Euh, qui sont les témoins à décharge, déjà ?

    Le processus de régression démocratique est-il irréversible ?

    Le processus de régression démocratique, en IMA dans le texte, est caractérisé par le fait que les gouvernements successifs d’Israël refusent de se suicider comme le leur demandent poliment, brutalement ou diplomatiquement les amis de M. Filiu.

    En 2002, quand le Israël bashing était le seul point commun de tous nos médias, et l’antisémitisme contre les Juifs hexagonaux sa conséquence bien visible, les Français s’accordaient sur très peu d’autres choses. Quelques balises leur permettaient, cependant, de se sentir membres de la communauté nationale : 1) Hitler était un grand criminel, 2) Staline aussi, mais il devait être pardonné car sa motivation était humaniste et 3) l’un et l’autre n’étaient que des amateurs face au MAL incarné par Ariel Sharon. Le 4) était que les Juifs français se plaignant d’avoir été agressés aux cris de « Mort aux Juifs » allaient finir par susciter l’antisémitisme dont ils se plaignaient à tort.

    La preuve : Sébastien Sellam, assassiné aux cris de Allahu Akbar en 2003, Ilan Halimi, séquestré, torturé et assassiné en 2006 par des « Barbares » qui faisaient écouter par téléphone à son père ses cris sous la torture, au motif de « venger les Palestiniens ». Arieh et Gabriel Sandler (6 et 3 ans), leur père Jonathan et Myriam Monsenego (7 ans) tués dans la cour de leur école juive à Toulouse en 2012. Le tueur commentait dans sa GoPro qu’il était jouissif de tuer des enfants juifs comme les Juifs tuaient des enfants palestiniens à Gaza (où il n’y avait plus de Juifs depuis 7 ans). Yohan Cohen, 20 ans, Philippe Braham, 45 ans, François-Michel Saada, 64 ans et Yoav Hattab, 21 ans, tués pendant la prise d’otages à l’Hyper casher de Vincennes en 2017. Deux octogénaires, Sarah Halimi tuée en 2017 et Mireille Knoll en 2018 au cri de Allahu Akbar, après avoir toutes deux été traitées de « sale juive » par leur futur assassin… Ces Juifs, ils vont finir par provoquer de l’antisémitisme, à toujours se plaindre !

    Le nom du pire

    Jusqu’à ce qu’il tombe dans le coma en 2006, le nom d’Ariel Sharon, prononcé par un Français, était toujours accolé à « leader d’extrême-droite », même si l’homme qui avait évacué la dernière implantation dans le Sinaï en 1979 et Gaza en 2005 avait créé un parti centriste nommé Kadima (En avant !). Il est décédé sans être sorti du coma en janvier 2014.

    Heureusement pour les ANTISIOMITES (©Alain Legaret), Sharon fut rapidement remplacé dans la haine anti-juive par un autre loup-garou : Benyamin Netanyahou.

    Netanyahou est patriote, un mot qu’on n’utilise plus que péjorativement dans la France de 2018. Dans l’esprit de ceux qui gouvernent nos esprits, patriote=xénophobe=le mal absolu. Car si on aime les siens, on déteste forcément les autres, non ? Euh… Est-ce à dire qu’un couple amoureux, des parents aimants ou un groupe d’amis sincères sont nécessairement misanthropes ? Un amateur de musique détesterait corollairement la peinture et la littérature ? Ne riez pas, c’est bien ce dont il s’agit : Netanyahou aime son peuple et son pays, donc il hait forcément les autres peuples et les autres pays, donc il est d’extrême-droite, donc il a réduit la démocratie de son pays à peau de chagrin, CQFD.

    Alors que s’il avait ouvert grand les portes à ceux pour qui l’insulte suprême est « yahoud », « juif », s’il avait aidé l’Iran à acquérir la bombe atomique à Israël destinée, s’il acceptait les tentatives d’anéantissement qui sont le seul projet politique des Palestiniens, autant à Gaza qu’en Cisjordanie, c’est pour lui qu’on aurait du chagrin ! Elle serait tellement sincère, cette surenchère de condoléances ! « Je préfère vos condamnations à vos condoléances », disait Golda Meir aux « chancelleries ». Encore une qui faisait régresser la démocratie ?

    Comment nos médias transforment la droite réelle en « extrême droite » fantasmée

    Le scénario est constant. Concernant Israël, c’est un peu particulier : tout homme politique ou tout parti qui n’est pas explicitement nommé « socialiste », « communiste » ou « arabe » est automatiquement sacré « d’extrême-droite ». C’est d’autant plus idiot qu’en Israël, les partis qui sont vraiment fascistes se trouvent plutôt du côté des partis arabes, qui interdisent les opinions individuelles, la liberté religieuse, les ventes immobilières à des Juifs, qui criminalisent l’adultère et l’homosexualité et n’hésitent pas à imposer leurs vues par les armes. Par rapport aux dirigeants palestiniens, Mahmoud Abbas élu en Cisjordanie pour quatre ans en 2005 ou le Hamas, dirigeant Gaza par la terreur depuis son coup d’État de 2007, ces partis politiques présents dans l’hémicycle israélien sont des petits joueurs… mais ils aspirent à devenir grands.

    Eh oui, on rappelle que l’État juif n’est pas une dictature fondée sur l’apartheid, mais un pays démocratique où les Arabes, y compris ceux qui veulent le détruire, peuvent siéger au Parlement. En témoignent les treize élus à la Knesset : la liste arabe « estissue de l’alliance entre le parti communiste Hadash et les trois formations arabes : le Mouvement islamique, la Liste arabe unie-Ta’al et les nationalistes de Balad. C’est la première fois depuis la création d’Israël en 1948, que les différents partis arabes présentent un front uni lors des élections législatives. Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, la Liste unifiée devient la troisième force politique en remportant 13 sièges à la Knesset à l’issue des élections législatives de 2015. (Wikipedia

    Le monde (pas le journal) est plus subtil quand il parle d’autres que les Juifs

    Dans le reste du monde, il y a des critères plus subtils que le seul nom du parti pour jeter l’opprobre extrême-droitiste sur un dirigeant. Ainsi, c’est de vouloir défendre ses propres citoyens, ceux qui l’ont élu, plutôt que l’humanité tout entière, qui lui fait monter les marches du toboggan qui le fera, ensuite, dévaler dans le déshonneur.

    Augmenter la dette de son pays, au point d’égaliser les colonnes budgétaires des rentrées et des dépenses classe l’inconscient plutôt à gauche, donc du bon côté de l’échafaud médiatique.

    À l’inverse, refuser d’augmenter la dette, exiger de faire des réformes afin de ne pas obérer l’avenir des citoyens nés et à naître, le classe très à droite, c’est-à-dire le fait avancer jusqu’au palier devant la pente du toboggan. Le bon sens est alors le seul obstacle qui empêche sa chute finale dans les oubliettes de l’histoire.

    Mais cet obstacle s’écarte poliment de lui-même si le dirigeant refuse d’accueillir « tous les malheurs du monde », comme le formulait le Premier ministre socialiste français Michel Rocard, à qui fut épargnée cette chute grâce à son porte-bonheur lexical.

    En dévalant la pente, le dirigeant en cours de lapidation médiatique pourra toujours faire valoir que ses choix n’étaient pas xénophobes, qu’ils visaient à préserver les ressources pour ses concitoyens, à protéger les concitoyens eux-mêmes des agressions dont sont victimes leurs voisins plus généreux et à prémunir leur mode de vie contre un changement radical, halal et létal.

    Trop tard, plus personne n’écoutera ses arguments, qui seront de toute façon confisqués par les « corps intermédiaires », les corps sur lesquels il aurait fallu passer pour avoir accès aux micros, aux caméras et aux interrupteurs des rotatives.

    Demandez aux récents condamnés : l’Italien Salvini, le Brésilien Bolsonaro, le Hongrois Orban, l’Australien Morrison. Mais pas la peine d’interviewer le Serbe Vucic : il a réussi à échapper à la malédiction grâce à un artifice génial. Tout en refusant d’intégrer les migrants (ouh extrême droite !), il a nommé une femme première ministre (ce qui est déjà de nature à obtenir son passe-droit… de gauche) et une homosexuelle de surcroît, ce qui lui assure le passeport diplomatique. Bien ouèj !

    La caricature de Netanyahou a dû le faire rire

    Le Premier ministre israélien, qui va se re-présenter devant les électeurs en avril 2019, ne prendra certainement pas la peine de s’insurger contre l’organisation, en France, d’un « débat » visant à l’affaiblir, pas plus qu’il ne s’inquiétera de la caricature le représentant comme un double fossoyeur inhumain : il est probable que sa devise est plutôt du style Oderint dum metuant (qu’importe qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent), que l’on attribue (à tort) à Caligula. Mais Netanyahou, lui, ne cherche pas à se faire aimer, il cherche à protéger son peuple et ses frontières de tous leurs ennemis locaux et internationaux.

    Si l’on en juge par l’état des USA à la fin du mandat d’un Président qui voulait séduire ses ennemis en exhibant sa repentance et sa faiblesse et en sacrifiant ses alliés, on ne peut lui donner tort.

    C’est plutôt les Juifs français qui ont lieu de craindre les retombées de cette provocation à plus de haine antisioniste, tous les précédents démontrant que c’est toujours suivi de passages à l’acte criminels. Cela dit, cette activité de militantisme anti-État juif est inévitable puisqu’elle figure dans les statuts de l’IMA, pas dans cette forme, mais bien dans le fond.

    Ne serait-il pas plus efficace et plus bénéfique pour nos concitoyens, au lieu de s’indigner de ses incitations à la haine, de fermer cette institution dont l’intérêt général est exclusivement centré sur d’autres pays que le nôtre, qui squatte les subventions du FEDER[2] auxquelles elle ne peut pas prétendre et dont la fin du déficit abyssal pourrait permettre des économies substantielles, voire une redistribution vers nos concitoyens en gilets jaunes auxquels leurs « élites » n’ont pas les moyens de donner satisfaction ?

    L’Institut du Monde arabe, un établissement sui generis[3]

    Voulu par Giscard d’Estaing en vue de privilégier les relations franco-arabes, l’IMA a été inauguré en 1987 par Mitterrand : sur un terrain de 10 000 m2 offert par le ministère des affaires étrangères, le bâtiment de Jean Nouvel, haut de 32 mètres, développe 27 000 m2 utilisables, pour une emprise au sol de 7 250 m2. Tout ça pour 446 millions de francs HT, dont près de 251 MF financés par la France. Et 3 millions d’euros par an d’entretien.

    L’IMA est soutenu par une fondation créée en commun par la République française et des États membres de la Ligue arabe (22 à ce jour). Les coûts de l’IMA sont répartis entre la France 60% et les pays arabes, 40%. Ça, c’est la théorie. En pratique, dès 1990, tout le poids financier reposait sur notre pays. En novembre 1990, le député Olivier Roux interrogeait le gouvernement[4] au sujet du déficit (150 millions de francs à l’époque) en demandant quelles mesures allaient être prises.

    Les bonnes relations avec les pays arabes nous ruinent

    La situation ne s’est pas arrangée : en 2008, la commission des finances a constaté un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros (des euros, 6,65 fois plus que des francs). Fallait plus rien lui demander, à l’IMA car il était en « quasi cessation de paiement » après la défaillance des pays de la Ligue arabe qui étaient censés en financer 40 %. Aujourd’hui, ils en fournissent moins de 10 % et c’est la France qui éponge l’ardoise annuelle de plus de 12 millions d’euros. Depuis ce rappel à l’ordre, les 12 millions annuels sont fournis par le ministère des Affaires étrangères (français, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant). Du coup on réduit les budgets de l’armée et de la police. Normal, on n’en aura bientôt plus besoin : à force de voir comme les Arabes sont mis à l’honneur dans l’IMA, les islamistes vont comprendre qu’on les aime d’amour, ils vont se tondre la tête et, vêtus de toges couleur safran, jeter des fleurs aux passants.

    À l’IMA, ceux qui paient ne sont pas ceux qui décident

    C’est une des originalités de cet établissement unique. Ainsi, quand il monte une exposition sur « les Chrétiens d’orient », l’IMA oublie les chrétiens. Bon, c’est une étourderie, il ne faut pas y voir le mal ! « Le simple fait que cette exposition existe est une victoire, souligne un diplomate français à la retraite, soucieux de son anonymat. La bataille a été assez difficile pour parvenir à monter cet éclairage sur les chrétiens d’Orient, une région qui a des rapports compliqués avec ses chrétiens. (Le Monde des religions) » Mais, mais, on nous a répété si souvent que dans ces relations conflictuelles, les « croisés » (comprendre « les chrétiens ») étaient les agresseurs qui devaient se faire pardonner leurs exactions. On nous aurait menti ?

    « Les chrétiens de la Péninsule arabique ou ceux de Nazareth sont également invisibles. Ainsi, les héritiers de Jésus de Nazareth sont absents de ce panorama sur les chrétiens d’Orient ! » lit-on aussi dans cet article, avec cette explication de Dominique Trimbur, historien, co-auteur du catalogue : « On est à l’IMA. C’est la politique qui l’emporte. Pour les pays arabes, Israël n’existe toujours pas. » Mais, re-mais, et re-re-mais, Télérama nous affirmait, il y a quelques jours, que Nazareth était située en Palestine occupée (par Israël) et que les Juifs étaient seuls responsables des mauvaises relations entre musulmans et chrétiens. Il est vendu aux sionistes, l’historien co-auteur ?

    L’arroseur inconsciemment arrosé

    On aime bien citer le « quotidien de référence », surtout quand il sort du registre de sa monomanie antisioniste (en fait c’est la première fois qu’on le constate, mais on ne le lit plus depuis 2002, alors on peut avoir raté des épisodes). Le Monde, lui, cite Bernard Heyberger, historien, directeur d’études à l’EHESS, auteur du Que sais-je ? sur Les Chrétiens d’Orient et membre du comité scientifique de l’exposition. « Je pense que les lacunes de l’exposition relèvent plus de l’inconscient. Par exemple, après la conquête musulmane, la vie des chrétiens semble sans un nuage, alors qu’ils ont le statut de dhimmis ».

    Nos lecteurs à nous savent qu’un « dhimmi est un terme historique du Droit musulman qui désigne un citoyen non-musulman d’un État musulman, lié à celui-ci par un ‘’pacte de protection’’ discriminatoire. » Mais l’inconscient de la rédaction du Monde ne peut pas s’empêcher de minimiser les discriminations infligées aux Juifs et aux chrétiens. Qu’est-ce qu’il ajoute, Le Monde après le mot « dhimmis » ? Ceci : « [citoyens non musulmans, soumis à un impôt particulier, ndlr]. » Les exactions innombrables auxquelles étaient soumis les dhimmis juifs (il n’y en a plus un seul, ils ont tous été chassés) et que subissent toujours les chrétiens en pays arabes culminent dans leur fonction de fusible à chaque crise politique, qui s’apaise généralement après un pogrome. Le Monde ne remarque qu’un impôt particulier. Vous avez dit que les lacunes de l’expo relevaient de l’inconscient, Monsieur Heyberger, alors quid de celui de la rédaction du Monde ? Il ne relève pas, il abaisse. On ne vous l’envoie pas dire.

    Régression démocratique débattue à l’IMA : humour involontaire ?

    L’IMA célèbre le monde arabe afin de le rendre plus sympathique aux Français, c’est l’objectif figurant en première place dans ses statuts. On ne va pas le lui reprocher. La France a, dans cette entreprise, 22 partenaires, qui sont tous des États appartenant à la Ligue Arabe, celle qui a représenté les Palestiniens après la Guerre de six-jours. Celle qui a opposé les « 3 NON de Khartoum » aux dirigeants israéliens d’alors, lorsqu’ils ont proposé, à l’ONU, d’échanger « la terre contre la paix » : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non aux négociations avec Israël. D’où l’intertitre de l’article du Monde : Éviter de mentionner Israël, car l’animosité antisioniste est consubstantielle de l’IMA, comme le note Elodie Bouffard, commissaire de l’exposition : « Cette exposition était un défi, il fallait concilier deux objectifs. Il s’agissait de faire découvrir les chrétiens d’Orient au public français et d’être fidèle aux attentes de nos partenaires… »

    Ah, justement, les partenaires de l’expo et les partenaires de la France dans l’IMA ont un autre point commun que leur haine d’Israël. Allons, cherchez bien ! Que partagent l’Algérie et la Mauritanie ? Ou encore la Lybie et le Soudan ? Ou bien le Royaume Mutawakkilite du Yémen (du nord), devenu République arabe du Yémen en 1962, puis République démocratique populaire du Yémen en 1967, et l’Émirat de Transjordanie, devenu le Royaume Hachémite de Jordanie avec l’annexion de la Cisjordanie en 1950, qui a conservé le même nom après la perte de la Cisjordanie en 1967 ?

    Ah bon, la Cisjordanie n’était pas une république démocratique palestinienne ? Ça alors, ça en boucherait un coin aux visiteurs de l’IMA ! Heureusement qu’on ne le leur dira jamais : on doit « être fidèle aux attentes de nos partenaires. » Bon, alors, cet autre point commun entre tous les partenaires ? Ouiii ! Vous avez gagné : ce sont tous et toutes des dictatures.

    On a tout compris

    L’avantage de ces dictatures, c’est qu’elles ne risquent aucune régression de la démocratie, puisqu’elles ne l’ont jamais expérimentée. C’est pourquoi il est légitime que dans l’enceinte d’un Institut qui les représente, on « débatte » entre leurs affidés de la régression qui délégitimera leur ennemi commun, en illustrant le « débat » d’une image fabriquée selon les critères mis au point par leur ancêtre idéologique, celui qui n’a réussi qu’à 50% la solution finale à laquelle ils aspirent. ♦LM&SS

    Liliane Messika et Serge Skrobacki,

    Mabatim.info

    Les Converso pourraient- ils bénéficier de la loi du retour en Israël ?

    Les Converso pourraient- ils bénéficier de la loi du retour en Israël ?

    par .
    révèle une ascendance sépharade répandue en Amérique latine.

    Une étude génétique révèle une ascendance sépharade répandue en Amérique latine.

    Une famille colombienne orthodoxe présentée en 2012. Une nouvelle étude a révélé une ascendance génétique sépharade “répandue” dans les pays d’Amérique latine. (Paul Smith/For the Washington Post)

    Lors d’une étude génétique portant sur 6 589 personnes originaires de cinq pays d’Amérique latine, environ un quart d’entre elles présentaient des traces de ce qui pourrait être une ascendance juive sépharade.

    23% des latinos seraient descendants des Juifs d'Espagne

    23% des latinos seraient descendants des Juifs d’Espagne

     

    Le généticien Juan-Camilo Chacón-Duque et ses collègues ont publié leurs résultats la semaine dernière dans le magazine Nature Communications.

    Converso est le mot espagnol pour les personnes qui se sont converties du judaïsme au christianisme pendant l’Inquisition en Espagne et au Portugal. Beaucoup de conversos, ou anusim en hébreu, ont fui en Amérique latine.

    Globalement, les gènes converso ne représentent qu’une petite partie des ascendances des populations étudiées dans chaque pays, allant de 1 % au Brésil à 4 % au Chili. Les chercheurs ont utilisé un ensemble de variations de l’ADN, ou haplotypes, que l’on observe couramment chez les Juifs ayant des racines dans la péninsule ibérique.

    Mais les gènes converso “sont très répandus”, a dit Chacón-Duque à JTA.

    Environ 23 % des 6 589 personnes échantillonnées présentaient des gènes – soit plus de 5 % de leur ascendance – associés à une ascendance sépharade, méditerranéenne orientale ou méditerranéenne méridionale, “probablement issue principalement de la migration coloniale clandestine” des conversos, selon les chercheurs.

    “Pour chaque individu, nous avons caractérisé plus de 600 000 variants génétiques, ” ont-ils ajouté, ” créant un profil dense de variation génétique à l’échelle du génome pour chaque individu “.

    L’étude est la plus complète du genre en Amérique latine, mais “elle ne représente pas l’ensemble de la population”  a dit Chacón-Duque.

    Bien que l’étude indique que les gènes converso se sont largement répandus en Amérique latine, a-t-il ajouté, l’échantillon de recherche de moins de 7 000 personnes “ne signifie pas nécessairement qu’un quart des Latino-américains ont des gènes séfarades”.

    Cependant, la représentante élue Alexandria Ocasio-Cortez (D-N.Y.) a annoncé lors d’une cérémonie d’allumage de bougies à Hanukkah qu’elle descend de Juifs séfarades qui se sont réfugiés à Porto Rico pendant l’Inquisition espagnole. Au cours du débat qui a suivi, les généalogistes ont noté que tout individu peut compter environ 1 million d’ancêtres entre le présent et l’an 1500.

     

    “Ils étaient juifs, résistants, communistes” d’Annette Wieviorka

    “Ils étaient juifs, résistants, communistes” d’Annette Wieviorka

    Dans cette réédition augmentée suite à l’ouverture de nouvelles archives de la police et à la publication de mémoires des derniers survivants, l’historienne de la Shoah et d’Auschwitz (où furent assassinés ses grands-parents paternels) suit le destin des jeunes francs-tireurs partisans juifs du groupe Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI)…….Détails……..

    Ce livre, qu’elle désigne comme « le plus personnel » à ce jour, reconstitue des parcours intellectuels, affronte la singularité de ces identités croisées, raconte le yiddishland de la mémoire parentale ou de l’enfance de l’ancien secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, lui-même déporté.
    Au croisement de ses recherches et de la tragédie familiale, celle qui écrivit aussi la biographie de Maurice Thorez et de sa femme, et fut en contact direct avec les derniers survivants de la MOI, mène l’enquête en érudite empathique — sans jamais se départir de la rigueur des faits mais en adhérant si bien à son sujet qu’on ne peut le découvrir en simple spectateur indifférent.
    Le livre ressuscite un monde oublié, raconte ce microcosme (ils ne furent jamais plus de 300) qui tenta d’inventer sa liberté aux confluents de l’engagement et de l’exil forcé.
    Il permet aussi de revisiter l’affaire de L’Affiche rouge, propagande allemande  placardée sur les murs de Paris au moment de l’exécution des « 23 » du groupe Manouchian, le 21 février 1944.
    Annette Wieviorka, qui rompit avec le maoïsme auquel elle adhéra un temps (passant même deux années en Chine) quand elle découvrit son potentiel totalitaire, poursuit et consolide ainsi l’œuvre de mémoire entamée à son retour, restituant l’enthousiasme et l’aveuglement, l’échec final et pourtant la persistance du « symbole même de l’héroïsme révolutionnaire » que représentent encore ceux qui tombèrent au nom d’un idéal plus que d’une patrie, de la liberté plus que d’une identité — « Je ne tuais pas des Allemands, je tuais des nazis en uniforme » clamera toujours Henri Karayan, l’un des derniers Arméniens survivants de la MOI.

    BDS ??? Les exportations israéliennes en 2018 ont dépassées tous les pronostics !

    BDS ? Les exportations israéliennes en 2018 ont dépassées tous les pronostics !


    Les exportations israéliennes ont atteint un niveau record en 2018, avec un montant de 110 milliards de dollars, soit une hausse de 8% par rapport à 2017, alors qu’elles atteignaient 103 milliards de dollars……..Chiffres et Analyse………

    Selon le ministre de l’Economie et de l’Industrie, Eli Cohen, les objectifs du gouvernement en matière d’exportation devraient franchir la barre des 120 milliards de dollars d’ici 2020. Les performances de cette année pourraient permettre d’atteindre cet objectif plus tôt.
    Selon un rapport publié par le ministère de l’Économie et de l’Industrie et l’Institut israélien des exportations (IEI), l’augmentation des exportations israéliennes est supérieure à celle du commerce mondial, qui devrait atteindre 4,2% en 2018.
    Les données montrent que le secteur des biens et services a enregistré la meilleure performance en 2018: les exportations de services de haute technologie ont enregistré une augmentation de 14% avec  un record de 51 milliards de dollars, tandis que les exportations de produits électroniques et chimiques ont augmenté de 3%, atteignant 60 milliards de dollars.
    Les exportations vers l’Asie ont augmenté de 20% en 2018 pour atteindre 10 milliards de dollars. Les exportations vers l’Union européenne sont restées stables à 16 milliards de dollars et les exportations vers les États-Unis se sont élevées à 11 milliards de dollars.
    Le directeur général de l’IEI, Gadi Arieli, a déclaré: “2019 sera probablement confronté à des défis importants pour les exportations étant donné le ralentissement prévu de l’activité économique mondiale en raison de la guerre commerciale américano-chinoise”.
    Cohen a noté que “la scène internationale pose des défis complexes et difficiles aux exportateurs israéliens, et je suis ravi que les divers programmes d’aide du ministère aident les exportateurs à faire face aux marchés internationaux”.

    L’enquête du New York Times montre que Tsahal n’a pas visé délibérément Razan Al-Najar, une médecin de Gaza…

    L’enquête du New York Times montre que Tsahal n’a pas visé délibérément Razan Al-Najar, une médecin de Gaza…

    La jeune médecin palestinienne Razan al-Najar, tuée par des tirs israéliens le 1er juin lors d’émeutes violentes organisées par les terroristes du Hamas qui se sont déroulées à la frontière de la Bande de Gaza, n’a pas été victime d’un sniper de Tsahal……..Détails………


    L’incident, qui a eu lieu lors de l’une des émeutes hebdomadaires massives que le Hamas a orchestrées le long de la frontière avec Gaza depuis le mois de mars, a déclenché une vaste réaction internationale. Les Palestiniens ont affirmé que les forces israéliennes avaient délibérément tué Al-Najar, une affirmation réfutée par Tsahal.
    Dans les jours qui ont suivi l’incident, l’armée a ouvert sa propre enquête sur la mort d’Al-Najar et a prouvé qu’elle n’avait pas été visée délibérément par des snipers de Tsahal mais qu’elle avait été touchée par des balles israéliennes tirées contre des émeutiers ultra-violents.
    L’armée a également précisé u’Al-Najar avait lancé une grenade fumigène sur les forces de défense israéliennes.
    Le porte-parole en langue arabe de Tsahal, le Major Avichay Adraee, a tweeté qu’Al-Najar n’était “pas l’ange de la miséricorde que la propagande du Hamas prétend être”.
    Une première enquête sur l’incident a révélé qu’un petit nombre de balles avaient été tirées sur un groupe ultra-violent mais qu’aucun coup de feu n’a été délibérément ou directement dirigé vers Al-Najar”.
    Dimanche, le New York Times a publié son rapport sur l’incident. Le journal a indiqué que son personnel avait examiné plus de 1000 photos de la fusillade, analysé un modèle 3D de la manifestation et mené des entretiens avec des dizaines de témoins et des commandants de Tsahal pour vérifier comment Najar avait été tuée.
    L’enquête du Times a révélé que des tireurs de l’armée israélienne avait tiré sur une foule d’émeutiers dans laquelle se trouvaient des personnes vêtues de blouses blanches bien visibles, un acte jugé par le journal comme “franchement dangereux et imprudent”.

    Erevan honore un survivant de la Shoah qui a inventé le terme « génocide »

    Erevan honore un survivant de la Shoah qui a inventé le terme « génocide »

    Raphael Lemkin a participé à la rédaction de la Convention de l’ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, après des années de campagne pour cette mesure

    Raphael Lemkin. (Crédit : Domaine public)

    Raphael Lemkin. (Crédit : Domaine public)

    JTA – La capitale de l’Arménie a nommé une rue en l’honneur de Raphael Lemkin, l’avocat juif qui a inventé le terme génocide.

    Le maire adjoint d’Erevan, Sergey Harutunyan, a déclaré lors de la cérémonie du 11 décembre que l’héritage de Lemkin avait eu un « impact sérieux » sur l’histoire du monde, a rapporté l’agence Armenrpess.

    Lemkin est né dans ce qui est aujourd’hui la Biélorussie, dans une famille juive polonaise. Il a fui les nazis en 1941 et s’est réfugié aux États-Unis.

    En tant que juriste, il a participé à la rédaction de la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, pour laquelle il avait fait campagne pendant des années.

    Le massacre de milliers de civils arméniens par les troupes turques pendant la Première Guerre mondiale a eu une influence précoce et puissante sur Lemkin, qui est né en 1900.

    En l’étudiant, il a écrit : « mes inquiétudes au sujet du meurtre d’innocents sont devenues plus significatives pour moi. Je ne savais pas quelles réponses apporter, mais je pensais qu’une loi contre ce type de meurtre racial ou religieux devait être adoptée par le monde. »

    Lemkin parlait couramment neuf langues et savait en lire 14. Son premier livre publié fut une traduction en 1926 du roman de Chaim Nachman Bialik Noach et Marynka de l’hébreu en polonais.

    Il est mort en 1959.

    Le BNVCA condamne les dégradations volontaires et voies de fait commises sur le véhicule d’une famille juive de Sarcelles entre le 26 et le 27/12/8

    Le BNVCA dénonce et condamne les dégradations et voies de fait commises sur le véhicule d’une famille juive de Sarcelles dans la nuit du 26 au 27 décembre 2018.

    Alors que le véhicule était garé dans le sous-sol de l’immeuble,19 Rue André Gruning à Sarcelles, des inconnus ont rayé volontairement les portières et les ailes, ont déposé des sacs poubelles remplis d’immondices sur le toit et ont collé une mézouza sur le pare-brise.

    La victime rappelle que courant Avril la mézouza posée sur la porte de son appartement avait été arrachée.

    La nature de ces faits caractérise la haine et la méchanceté manifestée par les auteurs de cet acte volontaire et abject.

    La victime a déposé plainte.
    Nous demandons aux services de Police de tout mettre en œuvre pour identifier et interpeller les délinquants antisémites et les mettre à la disposition de la justice.

    Donel Jack’sman victime de racisme en plein spectacle

    VIDEO. “Un truc aussi violent, c’est la deuxième fois que je le vis : l’humoriste Donel Jack’sman victime de racisme en plein spectacle

    En tournée dans toute la France, l’humoriste s’est fait insulter par un spectateur lors de son passage à Nice, dimanche. Il raconte à franceinfo.

    FRANCEINFO

    Ce n’était pas écrit dans le sketch. En tournée pour son spectacle “On ne se connaît pas, on ne juge pas”, l’humoriste Donel Jack’sman a fait l’objet d’insulte raciste à Nice, dimanche 23 décembre. L’incident a eu lieu au moment où le comédien a demandé au public pour quel parti politique il votait.

    Un spectateur se réclamant du Rassemblement national l’a alors traité de“sale noir”. Sur scène, Donel Jack’sman n’en croit pas ses oreilles. “Au début, je ne suis pas sûr de ce que j’ai entendu”, explique-t-il à franceinfo. Au point de demander à l’homme dans le public de répéter. Ce que ce dernier a fait, sans se démonter : “J’ai dit ‘sale noir’“. 

    J’ai une fraction de seconde pour décider. Est-ce que j’arrête le spectacle ? Je lui tombe dessus ? Je le frappe ? Ou je le fais sortir ?

    l’humoriste Donel Jack’sman

    à franceinfo

    “Ça fait dix ans que je fais de la scène et un truc aussi violent, c’est la deuxième fois que je vis ça, reprend l’humoriste, je suis encore sous le choc.” Il envisage de porter plainte.

    L’histoire méconnue de Chiune Sugihara, le Japonais qui a sauvé 40 000 Juifs de l’Holocauste

    PUBLIÉ PAR GAIA – 

    Malgré les risques évidents d’une telle entreprise, Chiune Sugihara a fait tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à un maximum de Juifs d’Europe de l’Est d’échapper à l’Holocauste. Un acte de bravoure largement méconnu et sous-estimé qui a pourtant permis de sauver la vie de milliers de personnes.

    À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le diplomate japonais Chiune Sugihara s’installe en Lituanie en tant que vice-consul. L’homme a été soigneusement sélectionné pour ce poste : il parle couramment le russe et lorsqu’il était ministre des affaires étrangères en Mandchourie, il a aidé à négocier la vente du réseau de chemin de fer mandchourien aux Russes, bien qu’il ait plus tard démissionné de ce poste pour protester contre les actions de son gouvernement à l’égard des Chinois.

    Alors que les prémices d’un nouveau conflit mondial commencent à se faire sentir en Europe, le gouvernement japonais a décidé d’envoyer sur le terrain un homme qui pourra recueillir des informations sur les mouvements des troupes allemandes et soviétiques, et Sugihara va se retrouver malgré lui au cœur du conflit.

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    À partir de 1939, de nombreux Juifs fuient la Pologne et se réfugient en Lituanie

    La guerre éclate peu de temps après l’arrivée de Chiune Suhigara à Kaunas, capitale temporaire de la Lituanie, avec sa femme et ses enfants. En 1939, l’invasion de la Pologne par Hitler déclenche une guerre qui s’étendra bientôt à l’Europe entière, et bien que la Lituanie ne soit à l’époque pas encore touchée par ses horreurs, le flot de réfugiés juifs contraints de fuir leur pays apporte avec lui son lot de témoignages sordides.

    Sugihara et sa famille deviennent les témoins directs des épreuves de la guerre lorsque l’Union soviétique conclut un accord avec l’Allemagne et permet aux troupes russes d’occuper le pays où elles sont stationnées.

    Particulièrement violente, l’occupation du pays par les communistes donne lieu à de nombreuses arrestations massives et déportations. Sugihara se retrouve soudain en position de pouvoir aider les familles juives qui sont désormais piégées entre Hitler et Staline : en tant que vice-consul du Japon, il est habilité à délivrer des visas de sortie, synonymes d’une nouvelle vie loin des crimes innommables commis par les Nazis et les Soviétiques.

    Avec le consul des Pays-Bas, Jan Zwartendijk (seul autre diplomate étranger resté à Kaunas après que l’Union soviétique ait ordonné à tous leurs homologues de quitter la ville), Sugihara élabore un plan qui va permettre de sauver des centaines de vies : il délivrera des visas de transit qui permettront aux réfugiés de voyager à travers l’URSS jusqu’au Japon, et Zwartendijk accordera aux réfugiés des permis d’entrée pour les colonies néerlandaises dans les Caraïbes, qui leur permettront d’échapper aux camps de la mort.

    L’un des visas de transit délivrés par Sugihara en 1940

    Seul problème majeur : le gouvernement japonais refuse catégoriquement d’accéder aux multiples demandes de Sugihara et de délivrer les visas nécessaires. La culture japonaise met fortement l’accent sur l’obéissance et Sugihara sait qu’il risquait de mettre en danger non seulement sa carrière, mais également sa famille en choisissant de désobéir à un ordre direct.

    Cependant, l’homme qui a grandi au sein de la caste des samouraïs ne peut se résoudre à abandonner tant de personnes à un sort funeste, et décide après mûre réflexion de leur venir en aide malgré les risques qui pèsent sur lui.

    Durant 29 journées interminables en 1940, Chiune Sugihara et son épouse passent des longues heures à rédiger des visas à la main. Le couple travaille sans relâche et réussit à produire jusqu’à 300 visas par jour, ce qui représente ce que produit habituellement le consulat japonais en un mois. Ne s’arrêtant même pas pour manger, le diplomate japonais et son épouse poursuivent leurs efforts jusqu’à ce qu’ils soient finalement contraints d’abandonner la capitale lituanienne et de monter à bord d’un train quittant le pays.

    Durant près d’un mois le couple Sugihara produit jusqu’à 300 visas par jour 

    Alors que le train est sur le point de quitter la gare de Kaunas, Sugihara jette frénétiquement par la fenêtre des visas vierges, sur lesquels sa signature et le tampon du consulat Japonais ont été apposés, afin que les gens puissent s’en saisir et les remplir plus tard. Lorsque le train démarre, il jette également son sceau officiel à un réfugié, dans l’espoir que celui-ci puisse l’utiliser pour produire de faux visas.

    Chiune Sugihara (à gauche) et son fils Noburi (à droite) photographiés en Israël en 1969

    Chiune Sugihara gardera ces actes secrets durant des décennies, et étrangement, le gouvernement japonais ne découvrira jamais qu’il avait désobéi aux ordres. À partir des années 1960, les témoignages de Juifs ayant pu échapper aux camps de la mort grâce au travail du vice-consul japonais commencent à se multiplier, et l’homme reçoit le titre de « Juste parmi les nations » en 1985. On estime qu’il a contribué à sauver la vie de plus de 40 000 personnes durant la Seconde Guerre mondiale.

    Source : Dailygeekshow

    Les Karaïtes, une communauté juive méconnue

    Peu connus et parfois considérés comme faisant partie d’une secte, “les Karaïtes ont pris leurs racines en Irak, en Crimée, ainsi qu’en Palestine. Plus tard, ils sont arrivés en Egypte”, raconte l’historienne Levana Zamir à i24NEWS.

    Les Juifs karaïtes “ne suivent que ce qui est écrit dans la Torah”, poursuit-elle. En effet, la particularité de cette petite communauté est de vivre selon les écritures hébraïques, sans addition ou soustraction au texte initial.

    “On peut tout à fait voir le judaïsme karaïte comme le judaïsme originel, qui conserve les premières traditions du peuple d’Israël depuis toujours et ce jusqu’à aujourd’hui. C’est en fait le diamant qui se trouve au sein de la couronne”, explique Shlomo Gaver, président de l’Association du judaïsme karaïte à i24NEWS.

    Alors que de nombreux Juifs célèbrent actuellement la fête de Hanoukka, les Karaïtes, eux, ne commémorent pas la victoire militaire des Maccabées sur la dynastie grecque des Séleucide en allumant le chandelier à neuf branches, car cette fête rabbinique n’est mentionnée à aucun moment dans l’Ancien Testament.

    “Il est indiqué dans la Torah ‘tu ne mangeras pas le chevreau dans le lait de sa mère’, les rabbins ont interprété cela, indiquant qu’il était interdit de mélanger le lait avec la viande mais pour les Karaïtes c’est le fait de cuisiner la viande, dans le lait, qui est interdit”, rien de plus, explique l’historienne.

    Ce fossé entre un judaïsme ‘interprété’ par les rabbins et un autre, littéral, a créé un fossé important entre les Karaïtes et les autres Juifs. “En Egypte, les Karaïtes ne pouvaient pas prier dans les synagogues rabbiniques ou se marier avec des Juifs traditionnels. Ils ne voulaient d’ailleurs pas ‘s’assimiler’ à ces communautés”, précise Levana Zamir.

    La communauté karaïte aurait représenté jusqu’à 40% de la population juive mondiale jusqu’au Xème siècle de notre ère. A partir de cette période, les rabbins traditionnels, qui considéraient les Karaïtes comme des hérétiques, ont tenté à plusieurs reprises de les exclure de la communauté israélite.

    “Les rabbins nous sont très hostiles, jusqu’à aujourd’hui”, confie Shlomo Gaver à i24NEWS.

    “Il s’agit d’une hostilité historique, dans la tradition karaïte, les rabbins ne sont que des messagers et interprètent la Torah au sens propre. Ils font l’intermédiaire entre les fidèles et la Torah. Alors que dans le judaïsme rabbinique, les rabbins ont le pouvoir d’interpréter la Torah et de décider de nouvelles lois, ce qui ne correspond pas au dogme karaïte”, explique-t-il. “Pour les Juifs karaïtes, la compréhension de la Tora dépend de l’individu, et non de son rabbin”, ajoute Shlomo Gaver.

    Les pratiques des Karaïtes “peuvent ressembler à celles de l’Islam, mais elles n’ont pas de rapport”, explique Levana Zamir.

    Alors que les Juifs de la communauté karaïte ôtent leurs chaussures pour prier et qu’ils s’agenouillent ou se prosternent, l’historienne rappelle qu'”à l’époque, on priait au temple de Jérusalem sans sandales”.

    “Aux alentours de l’an 700 après Jésus-Christ, pour se différencier de l’islam, le judaïsme rabbinique a décidé de ne pas continuer à prier comme les Musulmans et que la prière se ferait donc assise et plus en se prosternant”, explique de son côté Yossi Yefet, président adjoint de l’Association du judaïsme karaïte mondial.

    De nos jours, le courant karaïte se compose de quelque dizaines de milliers de fidèles seulement, dont la majorité se trouve en Israël et sont répartis dans une dizaine de communautés.

    Le judaïsme karaïte est reconnu par l’Etat hébreu mais pas par le tribunal rabbinique israélien.

    Source : i24News

    Bernard Pivot déchaîne les réseaux sociaux avec la quenelle dévoyée

    Dans un tweet publié lundi, le journaliste et écrivain lyonnais Bernard Pivot a regretté que le mot quenelle, “joli mot de la cuisine lyonnaise” soit “sali, souillé, déshonoré par Dieudonné et les gilets jaunes antisémites”.

    L’homme de lettre, amoureux de la littérature française, est un habitué des réseaux sociaux et particulièrement de Twitter.

    Parmi ses meilleurs tweets, on retrouve: “Le mot arrogance contient deux r, un r de mépris, un r de connerie”, “La librairie n’encombre pas le cerveau des hommes politiques alors que le cerveau des hommes politiques encombre les librairies”, “La théorie du genre est un genre de théorie dont on ne sait pas théoriquement à quel genre elle appartient”.

    Bernard Pivot a voulu dénoncer à sa manière l’attitude des manifestants qui ont chanté, samedi matin à Paris, ce signe jugé de ralliement antisystème mais aussi antisémite, popularisé par Dieudonné.

    Les réactions ne se sont pas fait attendre. Elles sont contrastées. Il y a ceux qui vont dans le sens de Bernard Pivot et ceux qui parlent davantage d’amalgame.

    Beaucoup appellent au calme et au dialogue: “Que les gilets jaunes qui ne cautionnent pas ses débordements relèguent leurs gilets au placard. Les portes des mairies sont ouvertes pour entamer un dialogue constructif. Ceux qui persistent sont complices des violences commises. Pas excusables.”

    D’autres précisent: “Pas toi nanard… Je te pensais plus cultivé ! Ce geste est antisystème, pas antisémite.”

    Certains pensent que c’est un “formidable contre-feu médiatique pour pouvoir détourner le mouvement des gilets jaunes”.

    Pour revenir à la cuisine, une jeune femme préfère en appeler aux fondamentaux: “J’aime pas les quenelles”. L’un ajoute: “Les gilets jaune n’ont pas de quenelle au menu de leurs revendications.”

    Pour ceux qui voudraient se réconcilier autour d’un bon plat de quenelles lyonnaises voici la recette de Marmiton.

    Source : L’Est Républicain

    On peut être un grand footballeur mais encore un plus grand imbécile Monsieur Salah, honte à vous.

    Le chantage de Muhamad Salah du FC Liverpool

    Ceux qui ont suivi le dernier Mondial de football ont pu admirer les prouesses de l’ailier droit Muhamad Salah, magicien du ballon. Mais ce magicien qui joue actuellement dans le club anglais du FC Liverpool aimerait apparemment faire disparaître l’Etat d’Israël d’un coup de baguette magique.

    Muhamad Salah a menacé de quitter son club si celui-ci engage le joueur israélien Moanes Dabour qui évolue actuellement dans le club autrichien du Red Bull Salzbourg mais qui porte aussi le maillot de l’équipe nationale d’Israël. La haine que voue Muhamad Salah à Israël est telle qu’il met de côté que Moanes Dabur est lui-même arabe et musulman comme lui. Un site sportif égyptien est allé jusqu’à titrer: “Moanes Dabour va-t-il supprimer le gagne-pain de Salah?”.

    Moanes Dabour

    Ce dernier a été acquis en 2017 par le FC Liverpool à l’AS Roma pour la coquette somme de 42 millions d’euros et perçoit un salaire de 200.000 livres sterling par…semaine, soit environ 10 millions d’euros pour la saison!

    Muhamad Salah n’en est pas à sa première. Lorsqu’il évoluait au FC Bâle entre 2012 et 2014, il avait refusé de serrer la main aux joueurs du Maccabi Tel-Aviv avant et après la rencontre.

    Par le passé, trois joueurs israéliens ont joué dans l’équipe du FC Liverpool, Avi Cohen z.l., Rony Rosenthal et Yossi Benayoun et d’autres israéliens ont évolué et évoluent encore dans des clubs européens. Mais aucun d’entre eux ne s’est jamais prêté à une telle attitude anti-sportive et déshonorante envers des joueurs d’origine arabe.

    Betty Deutsch: concilier le sport de haut niveau et la vie orthodoxe?

    Betty Deutsch: concilier le sport de haut niveau et la vie orthodoxe?

    Betty Deutsch: les ambitions sportives d’une jeune athlète juive orthodoxe !

    En mars dernier, une femme juive orthodoxe, mariée et mère de cinq enfants, a obtenu la première place, parmi les concurrents israéliens, dans le 8emarathon de Jérusalem.

    Près de 35 000 personnes, venues de 72 pays, ont participé à cette compétition annuelle devenue très populaire.

    La gagnante, Betty Deutsch, originaire des USA, qui vit avec sa famille dans le quartier de Har Nof, est âgée de 29 ans.

    Elle avait fait sensation parmi les coureurs en raison de sa tenue vestimentaire et du foulard qui lui couvrait tous les cheveux.

    Pendant la course, c’est son mari qui gardait les enfants, tous âgés de moins de 8 ans. Michael Deutsch, enseignant dans une Yeshiva et étudiant en informatique, a appris la victoire de son épouse par téléphone.

    La performance de la jeune femme est plutôt inédite. Elle ne pratique ce sport que depuis trois ans et ne fait partie d’aucun club d’athlétisme où personne ne la connait.

    Et pourtant, quelques mois après son triomphe, Betty Deutsch, surnommée par ses amies ‘speedy Betty’, compte poursuivre dans cette voie.

    Dans une interview accordée au site Ynet, Betty Deutsch a admis qu’elle était la première championne religieuse orthodoxe. Elle a ajouté que seuls quelques ‘h’arédim’ pratiquaient ce sport.

    ‘Mais je ne vois aucune dérive dans mes activités. J’ai consulté en outre un rabbin cabaliste qui a confirmé que je pouvais pratiquer des activités physiques’.

    Et de préciser : « Beaucoup de gens me demandent s’il n’y a pas de contradiction entre la religion et le sport. Je ne la vois vraiment pas. En revanche, il existe un commandement nous enjoignant de ‘préserver nos vies’. Et c’est réellement ainsi : une âme saine dans un corps sain. Dans le monde orthodoxe, lorsqu’on agit contre la norme, cela provoque des réactions. Mais je savais que j’agissais bien’.

    Betty a encore confié que ‘contrairement aux autres sportifs, chaque course avait pour elle une connotation spirituelle’.

    Betty Deutsch fait du sport depuis son enfance, aux Etats-Unis mais elle s’entrainait alors dans la catégorie du taekwondo.

    « Mais après mon Alya, je me suis arrêtée en raison de mes grossesses et de la naissance de mes enfants. Mais lorsque le quatrième bébé est venu au monde, j’ai compris que je devais reprendre ce sport et je me suis fixé comme objectif de courir pour le marathon ».

    Dans moins de deux semaines, Betty Deutsch participera au marathon de Tibériade et elle espère se tenir une nouvelle fois sur le podium.

    Son rêve, qui apparait pour l’instant plutôt irréalisable, serait d’atteindre des résultats lui permettant de se présenter aux Jeux Olympiques. Elle a conclu sur un ton optimiste : « Je suis patiente. Cela ne fait que trois ans que je cours et j’espère devenir la première athlète juive orthodoxe des JO ».

    Claire Dana-Picard 

    L’université de Californie s’oppose aux actions du BDS

    L’université de Californie s’oppose aux actions du BDS

    La direction a émis un communiqué disant que tout boycott potentiel d’Israël est “une menace directe et grave pour la liberté universitaire”

    L'université de Californie à Santa Barbara (Crédit: CC-BY-SA Coolcaesar/Wikimedia Commons)

    L’université de Californie à Santa Barbara (Crédit: CC-BY-SA Coolcaesar/Wikimedia Commons)

    Les responsables de l’université de Californie ont émis un communiqué conjoint s’opposant à toute action potentielle de ses différentes facultés en faveur du boycott d’Israël.

    Ce communiqué est survenu après plusieurs incidents aux Etats-Unis concernant des enseignants ayant mené des actions anti-israéliennes en soutien au mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

    Les dix responsables ont déclaré « réaffirmer » leur opposition « de longue haleine à un boycott universitaire des institutions et/ou des universitaires » israéliens.

    « Notre attachement à un engagement et à un partenariat continus avec nos collègues israéliens et palestiniens et avec les universités est sans faille », ont-ils déclaré.

    Ils ont ajouté qu’un boycott « est une menace grave et directe à la liberté académique de nos étudiants et de nos facultés ainsi qu’à l’échange inconditionnel d’idées et de perspectives sur nos campus – ce qui comprend le débat et le discours sur les conflits au Moyen-Orient ».

    La déclaration est venue en réponse à un appel lancé par 101 organisations, la majorité d’entre elles juives, aux universités pour qu’elles prennent position contre les efforts de boycott, un appel qui a été intitulé « Déclaration des responsables d’université contre la mise en oeuvre du boycott universitaire d’Israël ».

    Les responsables de l’université de Californie sont les premiers à ratifier cette initiative.

    La lettre, mise au point par l’initiative AMCHA – observatoire de l’antisémitisme sur les campus – avait été envoyée au début du mois à 250 présidents et doyens d’université dont les institutions ont indiqué dans le passé rejeter les boycotts de l’Etat juif.

    Le courrier demandait aux leaders de réaffirmer leur opposition au vu des récents exemples de membres de faculté qui se sont opposés à des programmes d’études en Israël.

    Au mois de novembre, la faculté du Pitzer College de Claremont, en Californie, avait voté la suspension d’un programme d’études à l’étranger au sein de la faculté de Haïfa. Cet automne, deux professeurs de l’université du Michigan ont refusé d’écrire des lettres de recommandation pour des étudiants qui souhaitaient faire leurs études en Israël. L’un d’entre eux, John Cheney-Lippold, professeur d’études américaines, a dû renoncer à une promotion au mérite et à un congé suite à sa décision.

    JTA a contribué à cet article.

    Pologne : l’Allemagne contribue à la création d’un mémorial à Sobibor

    Malgré le nombre important des victimes juives massacrées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, entre les années 1942 et 1943, dans le camp de concentration de Sobibor, en Pologne, aucun monument n’a été érigé sur place pour rappeler leur sort tragique et personne n’a jamais pris l’initiative jusqu’à ce jour d’y construire un musée pour raconter leur terrible histoire.

    A présent, on apprend par les médias que le site va être transformé en lieu de commémoration. Un bâtiment dressé sur place abritera une exposition permanente qui ouvrira ses portes dans deux ans. Ce projet sera soutenu par le gouvernement allemand qui offrira 1 million d’euros. Ces fonds devraient être déposés dans un premier temps à la ‘Auschwitz-Birkenau Foundation’ avant d’être transférés aux responsables de la construction du nouveau musée.

    Il faut rappeler que plus de 170 000 Juifs ont été assassinés par les autorités allemandes dans ce camp qui, comme celui de Belzec et celui de Treblinka, a été ouvert dans le cadre de l’opération Reinhard. Parmi eux se trouvaient 34 000 enfants.

    Le camp a été détruit par les Nazis après la révolte des prisonniers juifs en 1943. Afin de cacher leurs crimes, les Allemands en avaient effacé toute trace. Mais c’était sans compter sur les témoignages des survivants

    En 2007, des archéologues polonais et israéliens ont entamé des fouilles à l’emplacement de l’ancien camp de la mort. En 2014, ils ont retrouvé des restes de chambres à gaz ainsi que des milliers d’objets personnels qui avaient été volés aux victimes.

    Le président de la fondation, Piotr Mateusz Andzej Cywinski, qui dirige également, depuis 12 ans, le Musée d’Etat d’Auschwitz Birkenau, a déclaré que ‘se souvenir de Sobibor était important’. Il a ajouté : « Ici, des détenus se sont soulevés contre les gardiens du camp et cela s’est produit dans deux autres endroits : à Auschwitz et à Treblinka ».

    De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne en Pologne, Rolf Nikel, a estimé que ‘la contribution financière de son pays permettrait d’assurer que le mémorial rappelant les crimes commis par les Allemands, au nom de l’Allemagne, serait maintenu’.

    Claire Dana-Picard

    Selon la radio de service public, Israël serait responsable des malheurs des chrétiens de Gaza.

    Selon la radio de service public, Israël serait responsable des malheurs des chrétiens de Gaza. Le reportage passe sous silence l’action des islamistes du Hamas.

     

    A la Maison de la Radio, les vieilles traditions de Noël ne se perdent pas. Dans les temps anciens, la fête de la nativité était l’occasion d’accabler les Juifs afin rappeler sa faute inexpiable au « peuple déicide ».

    Reprenant le flambeau, France Inter semble s’ingénier à diffuser tous les 24 décembre une petite perfidie anti-israélienne, afin de mieux stigmatiser ceux qui aux yeux de la station constituent les fauteurs de trouble dans la région.

    Cette année, dans la page consacrée aux préparatifs de Noël, nous avons ainsi eu droit à un reportage sur le triste sort des chrétiens de Gaza.

     

     

    Vivre dans l’enclave islamiste aux mains des terroristes du Hamas n’est certes pas une sinécure lorsque l’on n’est pas musulman.

    Mais à écouter le journal du matin, présenté par Agnès Soubiran, « l’ambiance sombre » qui affecte le petit territoire palestinien n’est due qu’à une cause : « Une partie de la communauté chrétienne de la bande Gaza ne pourra pas se rendre dans la ville natale du Christ en raison des restrictions de circulation imposées par Israël qui comme chaque année n’a délivré des permis qu’au compte-gouttes… »

    Suit le reportage à Gaza de la journaliste Marine Vlahovic.

    On y apprend que « seules 600 personnes ont reçu un permis » de la part des autorités israéliennes pour pouvoir quitter Gaza et se rendre à Bethléem.

    Les autres ont célébré la messe à Gaza.

     

     

    « On fait un petit dîner pour le réveillon et ensuite on assiste à la messe de minuit ici. A par ça, il n’y a rien à faire. Alors qu’ailleurs il y a plein de festivités. C’est vraiment très frustrant de rester ici. En fait c’est comme si ce n’était pas vraiment Noël », explique une jeune Gazaouite chrétienne au micro de France Inter.

    Les responsables de ce « Noël maussade » ? Les Israéliens bien sûr, en raison du « blocus sévère » qu’ils imposent à Gaza.

    Sur les conditions et les raisons de ce « blocus » (qui n’en est pas un puisque chaque jour des centaines de camions de marchandises pénètrent à Gaza et de très nombreux Gazaouites ont la possibilité de pénétrer en Israël ne serait-ce que pour aller se faire soigner dans les hôpitaux israéliens), on ne saura rien.

    Ni l’irrédentisme du Hamas, ni la violence qu’il dirige chaque jour contre Israël, ni les tirs de roquettes et de missiles sur les villes israéliennes ne sont évoqués dans ce reportage.

    Si les chrétiens souffrent à Gaza, c’est de la faute des Juifs, pas des milices islamistes qui ont imposé leur loi sur le territoire.

    Rien sur les discriminations, les menaces et les humiliations dont sont quotidiennement victimes les chrétiens (sans parler des conversions forcées).

     

    A Gaza, les islamistes distribuent des tracts pour interdire la célébration de Noël

    L’envoyée spéciale de France Inter à Gaza, Marine Vlahovic, n’a peut-être pas réussi à mettre la main sur le tract diffusé par les brigades al-Nasser al-Din, l’une des plus implacables milices islamiques à Gaza, intimant à la population de ne pas célébrer Noël ?

    Si la journaliste s’était donnée la peine de lire le Jerusalem Postelle aurait pu apprendre que ce tract a été diffusé auprès des musulmans mais également des chrétiens auxquels on a bien fait comprendre qu’il leur est demandé d’adopter un profil bas en toutes circonstances.

     

     

    Voici le tract qui a échappé à la grande reporter de terrain envoyée par France Inter à Gaza :

     

     

    Le tract, qui a été distribué dans les jours précédant Noël, rappelle, versets du Coran à l’appui, la stricte interdiction de célébrer cette fête. « Dieu n’est pas pour le peuple du mal », peut-on y lire à gauche (juste au-dessus d’un sapin barré d’une croix rouge).

    Mais à France Inter, on ne lit pas le Jerusalem Post et on se méfie de la presse israélienne.

    On préfère mettre en garde les auditeurs : ce sont les Juifs qui persécutent les chrétiens de Gaza. Pas les musulmans. Pas les islamistes.

     

    Les églises de Gaza illuminées… aux couleurs de l’islam

    Dans son reportage radio, la journaliste de France Inter a aussi omis de préciser que les églises de Gaza étaient illuminées en vert, aux couleurs de l’islam !

     

     

    La petite minorité chrétienne de l’enclave aux mains des islamistes a-t-elle manifesté son consentement pour ces illuminations de Noël d’un genre très particulier ?

    Nous sommes prêts à parier que non.

    L’effet saisissant de cette déco gazaouite donne en tout cas une idée de l’état de soumission et de dhimmitude dans lequel les chrétiens sont cantonnés.

     

    Le point de vue israélien n’est pas donné

    Bien entendu, à aucun moment l’envoyée spéciale à Gaza n’a jugé utile de prendre contact avec les autorités israéliennes pour connaître leur position sur ce dossier.

    Le reportage en tout cas n’en parle pas.

    Mettre en cause une partie sans lui donner la parole, c’est presque une habitude sur France Inter lorsqu’il s’agit d’Israël.

     

    Cette année, plus d’un chrétien sur deux a pu se rendre à Bethléem

    Pareillement, le reportage rend les Israéliens responsables de l’exode des chrétiens dont une grande majorité a quitté Gaza ces dernières années.

    Pour la radio de service public, ce n’est certes pas l’instauration implacable de la charia – la loi islamique – qui a poussé ces chrétiens à fuir mais bien les « sionistes » qui auraient rendu l’atmosphère irrespirable.

    « Une situation qui a contribué à l’exode des chrétiens de Gaza. On en comptait 3.500 il y a 15 ans, selon les estimations, ils ne seraient plus qu’un millier aujourd’hui », conclut la journaliste.

     

     

    On sursaute un peu à la lecture de cette dernière information qui change un tantinet la donne (c’est à se demander si les journalistes et les présentateurs comprennent ce qu’ils disent à l’antenne).

    Les Israéliens ont donc distribué cette année 600 autorisations pour se rendre à la messe de minuit à Bethléem pour une population estimée à mille âmes ?

    Malgré le climat de violence que le Hamas fait régner depuis le printemps dernier à la frontière avec Israël, plus d’un chrétien sur deux s’est vu autorisé à la franchir ? Et c’est ce que la présentatrice appelle des autorisations délivrées « au compte-gouttes » ?

    On demeure pantois devant une telle présentation des faits qui relève de la malhonnêteté intellectuelle.

    Cette enquête sur les tourments infligés par Israël aux chrétiens de Gaza est tellement bidon qu’aucun grand titre de la presse française ne l’a reprise.

    En cherchant bien, nous avons retrouvé l’info sur ce site turc francophone pro-Erdogan…

     

     

     

    … accompagnée d’une photo de propagande qui relève plus de la mise en scène que de l’authentique reportage.

    Ce site Medyatürk ne bénéficie que d’une faible visibilité auprès de l’opinion publique française.

    France Inter peut se féliciter d’avoir donné une plus grande audience à cette campagne de désinformation anti-israélienne.

    Voici le Top 10 des antisémites de l’année 2018 (Centre Simon Wiesenthal)

    Voici le Top 10 des antisémites de l’année 2018 (Centre Simon Wiesenthal)


    L’institut Simon Wiesenthal a publié aujourd’hui (mercredi) la liste des plus grands antisémites de l’année 2018. La liste comprend des personnes publiques ou des organisations dont les actions, les déclarations ou les politiques ont sombrées dans l’antisémitisme……. Voici le Top 10………

    1: Robert Bowers, le monstre qui a assassiné 11 Juifs lorsqu’il a ouvert le feu dans une synagogue de Pittsburgh, aux Etats-Unis.

    2: Louis Farrakhan, leader de la nation islamique radicale, qui a qualifié les juifs de termites dans l’un de ses discours raciste.

    3: Les universités américaines, qui sont le théâtre de nombreuses attaques antisémites contre des étudiants et des conférenciers juifs.

    4: Jeremy Corbin , chef de la faction travailliste britannique, en raison de ses déclarations antisémites et de son soutien aux terroristes.

    5: L’UNRWA , l’organisation des Nations Unies, qui agit systématiquement contre Israël et légitime le terrorisme du Hamas.

    6: Airbnb , une société qui a annoncé son intention de boycotter les locations d’appartements en Judée-Samarie plutôt que d’autres lieux controversés dans le monde.

    7: La banque allemande GLS, qui soutient le BDS et qui finance des organisations liées au terrorisme palestinien.

    8: L’évêque Gail Harris , une membre du clergé américain qui a inventé de fausses opérations de Tsahal à Jérusalem-Est, histoire de stigmatiser un peu plus l’armée de défense d’Israël.

    9: L’Institut Karolinska (un centre médical) , une institution suédoise responsable de l’attribution du prix Nobel de médecine qui aurait fermé les yeux sur le harcèlement des médecins juifs de l’hôpital, les poussant à la démission.

    10: Roger Waters , musicien qui a fondé le célèbre groupe Britannique Floyd Floyd, fervent militant du BDS et qui ne rate jamais une occasion de discréditer Israël.

    Les pogroms après la guerre 39/45 en Pologne

    Les pogroms après la guerre en Pologne

    À partir du printemps 1946, les Juifs rentrent d’URSS.

    Les victimes juives de l’antisémitisme polonais étaient déjà nombreuses depuis 1944. Des Juifs rescapés des camps ou cachés dans la forêt, qui reviennent dans leurs villages, sont accueillis aux cris de : « Quoi, ils ne sont pas tous morts ? » Des incidents antisémites sont signalés. Des Juifs retournés dans leurs villages disparaissent. D’autres sont retrouvés morts sur les routes ou dans les bois. Ces faits passent d’abord inaperçus. L’insécurité est un problème pour tous, et même les soldats russes tombent victimes des nationalistes. L’Allemand parti, le Russe est devenu l’ennemi, comme l’est également le communiste polonais. Dans une église, un curé avait prévenu : « Attention, les Russes et les Juifs reviennent. Bientôt ils seront ici. Alors vengez-vous des Russes et des Juifs avant qu’il ne soit trop tard. » Le gouvernement provisoire publie en juillet 1944, à Chelm, déjà libérée, un manifeste assurant les Juifs de droits égaux. Lublin devient la capitale provisoire du nouveau gouvernement, en juillet 1944 également. Dans tout l’Est libéré (Lublin, Chelm, Zamosc), les règlements de compte se poursuivent avec les forces nationalistes (« les gars dans la forêt », les organisations NSZ, NZW1…).

    Un Comité central des Juifs de Pologne est créé à la veille de l’offensive d’hiver de l’Armée rouge. Il regroupe des sionistes, des socialistes, des communistes. Il tient sa première assemblée nationale en novembre 1944 à Lublin, et organise l’accueil des survivants. En janvier 1945, Varsovie, Lodz, Cracovie puis Katowice sont libérés.

    Les attaques contre les Juifs dans les villages éloignés, dans les trains et les autobus sont souvent le fait d’unités nationalistes, qui n’ont pas capitulé après la dissolution de l’AK (Armée de l’intérieur)2 en janvier 1945, et qui combattent les « ennemis de la Pologne ». Mais les paysans tuent aussi pour ne pas avoir à rendre les maisons qu’ils avaient volées, ou par crainte d’être inquiétés pour les dénonciations qu’ils avaient commises. En mai 1945 est promulguée une loi qui abroge tous les contrats de propriété passés entre des tiers et les autorités d’occupation, et qui prévoit que toute propriété abandonnée du fait de la guerre sera rendue.

    Au-delà des meurtres individuels, le premier pogrom a lieu à Cracovie en août 1945 : attaques de synagogues, de centres communautaires et d’appartements, assassinats. Dans toute la région, qui accueille des Juifs d’autres lieux, les exactions se multiplient. Elles s’étendent à toute la Pologne. C’est dans ce contexte que le bruit court au début de 1946 que des dizaines de milliers de Juifs vont rentrer d’URSS. Ces retours s’opèrent à partir du printemps 1946, sur ordre de Staline, contre l’avis de Gomulka, vice-premier ministre polonais. La décision est prise de diriger ces Juifs vers les provinces de l’Ouest, récupérées ou prises sur l’Allemagne en 1945, en particulier vers la Silésie et la Poméranie. Ces régions sont peu peuplées car désertées par les Allemands, qui ont pris la fuite ou bien en ont été chassés par les Polonais. Aux yeux du gouvernement polonais, cela a un autre avantage : les Juifs ne reviendront ainsi pas dans leurs villages d’origine. En juillet 1946, ils sont 150 000 à être revenus. La Communauté juive en Pologne a quadruplé, et atteint 200 000 à 250 000 personnes. En dehors des régions de l’Ouest, beaucoup s’installent à Lodz, moins détruite que d’autres villes comme Varsovie, et où un grand centre de rapatriement fonctionne : à Lodz se trouvent 17 000 rescapés des camps, 1 500 anciens partisans, 2 000 rescapés des forêts et du ghetto, et 10 000 réfugiés d’URSS.

    Les assassinats dans les trains se répandent. En mai 1946, alors que les rapatriements s’accélèrent, le Comité central de Varsovie a établi une liste de près d’un millier de morts officiellement recensés.

    Le journaliste Léon Leneman raconte :
    « J’ai fait moi aussi partie des premières vagues de rapatriés d’Union soviétique. Nous étions heureux de rentrer et n’imaginions pas un seul instant que les Polonais étaient restés antisémites après tout ce qui venait de se passer sous leurs yeux. Il a vite fallu abandonner nos espoirs. J’ai vu des trains arrêtés en rase campagne puis attaqués par les bandes de la NSZ. Ils volaient les bagages, battaient et tuaient les Juifs qui étaient descendus des wagons après que les Polonais eurent crié : “Officiers soviétiques et Juifs, sortez, quittez le train”. Il faut rappeler que ces fascistes polonais résistaient contre la présence de l’armée soviétique et la prise de pouvoir par les staliniens locaux rentrés de Moscou. L’animosité envers les Russes était très forte à ce moment-là. Les Juifs étaient fusillés sur place. Les Russes on les emmenait ailleurs. Pour en faire quoi ? Nous ne l’avons jamais su, mais je ne pense pas qu’il y ait eu des représailles de la part de l’Armée rouge, du moins pas à ma connaissance.
    La première réaction de ceux qui, comme moi, avaient échappé aux attaques de trains, ces massacres de la liberté, consistait à retourner dans leur ville ou dans leur village à la recherche des membres de la famille dont ils avaient été séparés. Ils ne retrouvaient personne. Tous avaient été exterminés.
    Alors commençait la quête pour un détail, un renseignement, un souvenir. Un nouveau drame se greffait sur le premier : ici ou là, les gens retrouvaient leurs meubles, un objet ayant appartenu aux parents, une voiture d’enfant… chez le voisin d’à côté ou d’en face.
    La tragédie prenait alors des proportions inhumaines pour ces rescapés, qui se rendaient peu à peu compte que les familles avaient été exterminées avec l’aide de ces nouveaux ‘propriétaires’ de biens juifs, les voisins polonais. »

    Un autre témoignage du retour en Pologne précise :
    « Quiconque a fait partie de ces convois vous dira que, même de nuit, les yeux fermés, il pouvait reconnaître, à la seconde près, l’instant où le train était entré en territoire polonais. Lorsqu’il ne s’agissait pas d’une attaque en règle, avec exécution de quelques gens pris au hasard pour nous faire passer l’envie de rester en Pologne, les pierres lancées contre nos wagons nous servaient de message d’avertissement. Le jour nous étendions des couvertures aux fenêtres afin de nous dissimuler au regard des paysans et aussi de nous protéger des jets de pierres. Nos convoyeurs, venus de Varsovie afin d’organiser les départs, pour nous mettre en garde, nous avaient parlé des assassinats et des attaques de trains. Nous ne voulions pas les croire. Des meurtres de Juifs après l’holocauste, cela nous semblait inimaginable. Au bout de quelques heures de voyage, nous étions fixés. Rien n’avait changé dans ce pays. Ce qui explique qu’un certain nombre de rapatriés ne sont descendus du train qui venait de l’Est que pour monter dans un autre, en partance pour l’Ouest celui-là.
    Nous allions trouver sur place quelques milliers de survivants des camps. Ils nous racontèrent que les Polonais ne voulaient plus d’eux et qu’ils avaient déjà tué plusieurs centaines de Juifs avant notre arrivée. Leur peur aurait fini par être contagieuse si nous n’avions pas été dirigés à l’autre bout de la Pologne, là où l’antisémitisme – faute de Juif  – n’avait pas encore fait de victimes. »

    Dans les territoires de l’Ouest de la Pologne, où se réfugient nombre de ceux qui rentrent d’URSS, se reconstitue une activité économique et renaît une vie juive, culturelle et religieuse. Dans les écoles, on apprend le yiddish, l’hébreu et le polonais. A Szczecin, un habitant sur deux est juif en mai 1946, et le yiddish devient prédominant dans les rues et sur les enseignes des boutiques. A Wroclaw, un théâtre se crée. En Basse-Silésie, les témoignages font état d’un grand calme. Yaakov Lustig, dans un entretien avec Marc Hillel raconte : « Celui qui venait de l’extérieur était surpris. Le plus extraordinaire est que les Juifs vivaient dans la plus parfaite tranquillité, comparé à ce qui se passait dans le reste de la Pologne. Certes les journaux les tenaient au courant des meurtres perpétrés par les terroristes. Ils se sentaient concernés, mais pas directement. Quand nous leur expliquions que nous nous barricadions, la nuit, par crainte d’une attaque, c’est tout juste s’ils acceptaient de nous croire. Pour eux, l’occupation était terminée et la confiance qu’ils mettaient dans un gouvernement socialiste les poussait à envisager l’avenir des Juifs en Pologne avec sérénité. D’ailleurs ils adhéraient nombreux au parti et entretenaient avec la population locale d’excellentes relations. Le miracle tenait au fait que Juifs et Chrétiens étaient logés à la même enseigne, c’est-à-dire qu’ils se partageaient un butin pris aux Allemands. Les Polonais, transplantés eux aussi, n’avaient donc aucune raison de massacrer les Juifs. »

    À la différence de la Basse-Silésie et de la Poméranie au Nord (territoires allemands auparavant), la situation de la Haute-Silésie, au Sud, est plus tendue. La réinstallation des Juifs est rendue plus délicate du fait de la présence d’une forte population autochtone polonaise : dans ce territoire devenu polonais à partir de 1922, une politique de polonisation avait été menée. En 1945, des dizaines de milliers de Polonais silésiens, transplantés vers l’Est par les Allemands en 1939, emboîtent le pas de l’Armée rouge afin de rentrer chez eux, tandis que les Volksdeutsche (population allemande) sont chassés. Des Polonais d’autres régions arrivent aussi en masse. Ainsi, moins chanceux que ceux de Basse-Silésie ou de Poméranie qui ne rencontrent que des Polonais transplantés comme ils le sont eux-mêmes, les Juifs de Haute-Silésie, redevenue polonaise, sont contraints de se greffer sur une majorité de Silésiens autochtones. Mais contrairement aux districts de Kielce, Lublin, Lodz et Cracovie, les populations environnantes donnent aux survivants juifs l’impression qu’ils sont, sinon acceptés, du moins tolérés. Les Polonais de Haute-Silésie, très marqués par des siècles d’influence germanique, n’avaient pas fait preuve d’un patriotisme marqué pendant la guerre ; la résistance fut peu active et l’aide aux Juifs encore plus faible que partout ailleurs (l’extermination des Juifs, nombreux dans cette région, fut immédiate en 1939 dès l’invasion allemande). Ils ne tenaient donc pas à aggraver leur cas face au nouveau régime, et les Juifs se sont sentis plus libres de leurs mouvements. Ces régions sont plus calmes qu’ailleurs, et servent de vitrine pour les journalistes étrangers ; les incidents restent isolés. Dans un premier temps seulement.

    Le 3 juin à Katowice, un train en provenance d’URSS est attaqué à la gare. Un mort, beaucoup de blessés. Mais la police intervient rapidement.

    « Après cet affreux drame de la gare, d’où je suis sortie indemne, nos gens en Silésie ont commencé à partager la peur des autres. Dans la journée, ils étaient des Polonais qui participaient à la reconstruction de leur pays, la nuit ils redevenaient des Juifs qui se barricadaient à l’intérieur des maisons à plusieurs familles dans une pièce et sous la protection de quelques hommes armés. Mais nous avions très peur malgré tout. Certaines familles pliaient bagage et s’en allaient vers la frontière.
    L’hostilité n’a cessé d’augmenter, à cause de l’arrivée des rapatriés d’URSS, qui se poursuivait, et de l’oppression policière qui s’abattait sur les Polonais, la police en profitant pour poursuivre les anti-communistes. La participation de Juifs à ces actions était vécue comme insupportable par les Polonais. »

    À l’Ouest, le médecin responsable de l’organisation de santé et d’entraide juive OSE est assassiné chez lui. Une jeune fille de 20 ans est tuée dans le kibboutz créé à Zabrze, à 20 kilomètres de Katowice. Dans le reste de la Pologne, les agressions se développent, y compris contre des orphelinats qui regroupent les enfants rescapés.

    Les départs vers la Palestine ou vers les pays occidentaux via les camps de DP (personnes déplacées) d’Allemagne et d’Autriche s’accélèrent.

    Le 4 juillet 1946 a lieu le pogrom de Kielce, une petite ville située au Sud de Varsovie. Un enfant polonais avait disparu. Les Juifs sont accusés de l’avoir enfermé dans une cave, sur fond de meurtre rituel. La maison communautaire est attaquée. 42 personnes, près du tiers de la communauté des survivants, sont tuées. 20 000 Polonais y ont participé.

    D’autres assassinats ont encore lieu, après ce pogrom, dans les trains qui viennent d’URSS. Des incidents surviennent partout. « À Klodzko, en Basse-Silésie, une femme parvient à répandre rapidement une rumeur inhabituelle, donc plus efficace : “Une jeune fille polonaise a été violée par un Juif”. Heureusement, la police veille. Mais aux policiers venus l’arrêter, elle déclare : “J’espérais pouvoir, à moi seule, déclencher un autre Kielce.” »

    Environ 1 500 Juifs ont été tués après la fin de la guerre. 100 000 Juifs ont quitté la Pologne dans les trois mois qui ont suivi le pogrom de Kielce. Il est resté 100 000 à 120 000 Juifs en Pologne.