Auteur : rene levy

Fin de la Liberté d’expression sur Radio J ?

Fin de la liberté d’expression sur Radio J ?

Dov Zerah, nouveau président de Radio J, dès sa prise de fonction, a imprimé sa vision de la liberté d’expression en interdisant à compter du vendredi 7 décembre, la diffusion (payée au demeurant) de la chronique hebdomadaire de l’UPJF. Cette chronique diffusée chaque dimanche vers 15H15 sur Radio J faisait partie du paysage communautaire depuis une vingtaine d’années.
J’ai accepté naturellement, précisément au nom de la liberté d’expression, la demande de Claude Barouch, président de l’UPJF, de s’exprimer pour faire part de son mécontentement, dans la ligne ouverte de ce dimanche 16 décembre.
10 minutes après l’intervention de Claude Barouch, alors que je dialoguais avec des auditeurs, Dov Zerah a donné l’ordre à notre technicien réalisateur, que les micros me soient coupés et que de la musique soit diffusée à la place.
J’ai juste eu le temps de protester contre cette censure.
La « ligne ouverte » est (ou était) un rare lieu où tous pouvaient s’exprimer sans censure (sauf propos délictuels). J’anime (ou j’animais) cette émission depuis 37 ans, bénévolement en y consacrant mes dimanches après-midi.
Co-fondateur de Radio J, si ces décisions persistent, je devrai me résoudre à ce que cette radio devienne la radio d’une pensée unique, au détriment de tous ceux n’appartenant pas aux « élites bien pensantes » dans notre communauté.
Source :
https://www.facebook.com/guy.rozanowicz?__tn__=%2CdC-y.g-R&eid=ARBgWjtGEQJi3G1lgI-ufVRIwdufQrmcG_u09R3qcvUOgUPT-q1biAvTV7Yxr50j_DZIGnsa7iG7HFFc&hc_ref=ARStZwPcGwFxwmUaEJKooaqj9KsN0FTi6pyHEEFKxeetL-n0KpRDLmqubyPLYUTsHPc&fref=nf

Radio J et Judaiques FM changent de direction

Changement dans deux radios juives de Paris, Radio J et Judaiques FM, qui ont été reprises par Marc Eisenberg. Ces deux radios se partagent une seule et même fréquences à Paris : 94.8.

Les deux antennes resteront distinctes à la demande du CSA mais seront quand même certainement regroupées sur un même site. C’est Raphy Maciano qui dirige désormais Judaiques FM et et Dov Zerah dirigera Radio J. Les nouvelles direction sont déjà en place. Rappelons que sur Paris, quatre radios se partagent la « fréquence juive » depuis 1981. Chacune représente des tendances différentes. qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour créer une fréquence unique. Radio J, qui est supposée être la plus proche des milieux religieux et celle qui serait aussi la plus proche des idées du gouvernent israélien actuel. Elle émet de 4h à 8h et de 14h à 16h30.
Judaiques FM qui émet de 8h30 à 11h, de 21h à 23h et de minuit à 2h30. Elle était supposée être politiquement plus indépendante.

RCJ (Radio de La Communauté Juive) actuellement dirigée par Paule Henriette Levy, dépend du FSJU, le Fonds Social Juif Unifié, une institution juive représentative. Elle est considérée comme la plus institutionnelle. RCJ se veut être la radio la plus culturelle. Elle émet de 8h à 8h30, de 11h à 14h et de 23h à minuit et Radio Shalom a été reprise par deux de ses journalistes, Bernard Abouaf et Pierre Gantus. La radio se veut comme un lieu d’information entre les communautés et est plus proche des milieux favorables à un processus de paix au Moyen Orient. Elle émet de 16h30 à 21h.


Dov Zerah, né le 31 juillet 1954 à Tunis (Tunisie), a occupé le poste de directeur général de l’Agence française de développement (AFD) du 2 juin 2010 au 29 mai 20131. Il était également président de Proparco, filiale de l’AFD spécialisée dans le financement du secteur privé ; censeur d’OSEO.
Dov Zerah est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, possède une maîtrise de Sciences économiques de l’université de Panthéon-Sorbonne, est ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, Promotion Voltaire (1980) et auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN – 59e session)
De 1981 à 1993, avant de devenir sous-directeur des Affaires bilatérales, il occupe quatre postes à la direction du Trésor : adjoint au chef du bureau du financement des entreprises, chef du bureau de la Réglementation bancaire et des relations avec la profession bancaire, chef du bureau des banques, et chef du bureau de la zone franc et de l’Afrique sub-saharienne. De 1984 à 1986, il est attaché financier à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes.
De 1993 à 1999, il occupe des postes de direction de cabinets, cabinets des ministres de la Coopération, puis de l’Environnement, puis du commissaire européen chargée de la recherche, de l’innovation, de l’éducation, de la formation et de la jeunesse. De juin 1993 à novembre 1995, il est directeur délégué à la direction générale de la Caisse française de développement (CFD), qui deviendra l’AFD.
De 1999 à 2002, il est président de la Compagnie cotonnière (COPACO) et président de Dagris (Développement des agro-industries du sud) ex-Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT), holding de sociétés cotonnières implantées dans une trentaine de pays principalement africains.
De 2002 à 2007, il est directeur des Monnaies et médailles au ministère de l’Économie.
En avril 2007, il est nommé conseiller maître à la Cour des comptes2.
Dov Zerah a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), à l’Institut supérieur du commerce (ISC), ainsi qu’à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC).
Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine de 2008 à 2014, il a été administrateur des Consistoires central et de Paris de 2009 à 2014.
Dov Zerah est vice-président du Groupe « Que faire ? », qui rassemble d’anciens membres de cabinets ministériels de droite, du centre et de gauche, ainsi que des dirigeants d’entreprises.

Marcelle Machlu du Technion révolutionne le traitement du Cancer?

Marcelle Machluf révolutionne le traitement du cancer?

Marcelle Machluf, professeure au Technion en Israël, a trouvé le procédé pour s’attaquer aux tumeurs cancéreuses sans affecter les cellules saines.

Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France, a interviewé le Pr Marcelle Marchluf, Doyenne de la faculté de Biotechnologies et de Génie alimentaire au Technion.

Née au Maroc, elle a fait toute sa scolarité à Ashdod. Cette grande ville d’Israël située au sud de Tel Aviv peut ainsi s’enorgueillir d’avoir vu grandir l’une des plus éminentes scientifiques d’Israël, ancienne étudiante de l’école Médicale de Harvard (USA).

Fidèle à sa ligne éditoriale, Israël Science Info met à nouveau en lumière des femmes d’exception en Israël, chercheuses ou entrepreneuses.

Quel a été votre parcours ?

Je suis une scientifique, membre de la communauté du Technion.  Je suis née au Maroc, et je suis arrivée en Israël à un an, avec ma mère et ma grand-mère. Nous avons quitté le  Maroc parce que les Juifs du Maroc à l’époque considéraient Israël comme la Terre Promise.

J’ai été élevée à Ashdod, où j’ai suivi toute ma scolarité, puis j’ai obtenu mon Bachelor en chimie et biologie à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Après quoi, je me suis mariée, et avec mon mari nous avons déménagé dans le sud d’Israël où j’ai obtenu mon Master et mon Doctorat à l’Université Ben-Gurion du Néguev.

C’est à ce moment que j’ai décidé de changer pour la faculté d’ingénierie, j’ai passé un diplôme en génie chimique et ingénierie médicale. Ce fut un moment clé : j’ai réalisé que je voulais faire des sciences appliquées et non plus de la science théorique.

J’ai par la suite étudié pendant cinq ans à l’école Médicale de Harvard en post-graduate, programme appelé aussi post doc-fellowship. J’ai donc déménagé avec mes deux enfants, mon époux et ma mère. Mon dernier enfant est né là-bas.

Après ces cinq années, j’ai été recrutée par le Technion, à la Faculté de Biotechnologie et d’Agro-technologie, dont je suis aujourd’hui la Doyenne.

Toutes mes recherches sont en rapport avec les sciences appliquées et ont pour but de développer des applications médicales dans le domaine du cancer, ou dans la création de tissus biologiques.

Vous êtes spécialisée dans la recherche sur le cancer et les cellules souches, pourquoi ?

Dans la lutte contre le cancer, nous développons l’administration localisée de médicaments, c’est-à-dire l’injection de médicaments à l’endroit précis où se situe la tumeur. Cela rend le traitement plus efficace, tout en permettant de réduire les effets secondaires et la quantité de médicaments administrée au patient. La plupart des études dans le monde réalisées dans ce domaine utilisent des matières synthétiques pour administrer le traitement au patient.

Dans notre laboratoire nous utilisons uniquement ce que notre corps a déjà produit naturellement pour combattre le cancer. L’idée est que nous avons dans la moelle osseuse, ce que l’on appelle des cellules souches adultes. Tout le monde possède ces cellules souches somatiques qui sont particulièrement de bonne qualité.

Cependant, lorsqu’une tumeur apparaît et qu’elle se développe, elle envoie un signal aux cellules souches somatiques qui quittent alors la moelle osseuse et viennent protéger la tumeur.  C’est ce qu’elles font, elles ne le savent pas, mais elles le font.

Dès lors, nous avons pensé utiliser le fait que ces cellules souches puissent reconnaître et localiser la tumeur et agir sur ce qui n’allait pas. Nous avons donc extrait ces cellules.

Cependant, je ne voulais pas travailler directement sur les cellules, parce que si elles peuvent faire ce que vous voulez, elles peuvent également adopter des comportements néfastes.

Nous avons pris les cellules souches somatiques, et retiré tout ce qu’il y avait à l’intérieur, pour  conserver uniquement les membranes. Nous avons conservé avec la membrane tout ce qui est capable de détecter la tumeur. Nous ne savons pas ce que c’est, mais c’est bien là.

Puis nous avons ensuite inséré une nano-vésicule appelée nano-vésicule hybride et rebaptisé ces cellules, « cellules nano-fantômes ». Fantômes parce que nous en avons retiré tout ce qu’il y avait à l’intérieur.

Après cela, nous avons rempli le « fantôme » avec le médicament, avant d’injecter le nano fantôme dans le corps malade. Lorsqu’il y a une tumeur, les nano-fantômes la localisent, s’y accrochent – et délivrent  le médicament sur la tumeur.

C’est un fait, et c’est ce que nous avons constaté. Elles tuent presque l’ensemble des tumeurs avec lesquelles elles entrent en interaction. Au stade de notre recherche, nous avons constaté que ces cellules nano fantômes peuvent tuer une tumeur en un peu plus de deux semaines.

C’est extrêmement impressionnant. Cela nous a pris sept ans pour obtenir ce résultat.

Aujourd’hui c’est une découverte majeure pour le laboratoire et plusieurs investisseurs sont venus vers nous, afin de transposer le modèle dans les milieux médicaux.

De plus nous avons remarqué que ces nano fantôme ne s’attaquent pas qu’à un seul type de tumeur, mais bien à l’ensemble des tumeurs présentes.

Des tests supplémentaires nous ont également montré qu’elles ne détectent pas seulement les tumeurs et mais également les métastases, et à  l’heure actuelle, il n’y a aucun système qui puisse détecter les métastases. Avec un peu de chance, nous en avons un désormais. Nous ne savons pas encore comment cela fonctionnera, mais dans le cas des animaux, tout fonctionne parfaitement.

Vous avez été nommée Doyenne de la faculté de bio-technologie et d’agro-technologie, en tant que femme, quel est votre ressenti ?

Je suis déçue qu’il n’y ait pas suffisamment de femmes aux plus hauts niveaux académiques, notamment professeur. Nous ne sommes que 10% à enseigner à temps plein au Technion, mais le Technion est en train d’évoluer. Nous somme cinq Doyennes pour la première fois en Israël, dans le secteur de l’ingénierie, ce que vous ne trouvez pas dans les autres universités.

Mise à part cela, je  pense que les femmes, les jeunes filles, n’ont pas assez appris qu’elles peuvent être excellentes dans le secteur de l’ingénierie, ou dans le domaine des sciences exactes, des mathématiques ou de la physique. On enseigne aux filles qu’elles devraient faire autre chose. Je pense que le temps aidera à changer cela.

Mon sentiment est que oui, vous devez croire en vous. Oui, c’est très difficile parce que c’est un monde contrôlé par les hommes, mais c’est en train de changer. Plus seront nombreuses les femmes qui intégreront de hautes positions dans ces domaines, plus nous verrons de femmes. Les femmes peuvent selon moi apporter beaucoup, à la fois dans les sciences et  le management des sciences.

Vous êtes également Directrice du Centre d’Innovation Alimentaire

Ce centre fait partie de ma faculté. Nous sommes en train de développer des accélérateurs et des innovations dans le monde de la cuisine et de l’agroalimentaire. Et parce que je suis la Doyenne j’essaie de placer cela au cœur de notre projet. Notre faculté est l’épicentre de l’innovation alimentaire en Israël.

 Quelles relations souhaiteriez-vous tisser entre votre faculté et la France ? 

Pour le moment nous n’avons pas d’interactions, mais nous espérons que des entreprises françaises viendront rejoindre le mouvement que nous initions pour l’innovation alimentaire. Il y a beaucoup  d’entreprises françaises dans le secteur alimentaire, et nous espérons qu’elles seront amenées à travailler avec nous. Peut-être que cela interviendra plus vite que prévu.

Que représente le Technion France pour vous ?

Pour moi premièrement, c’est une de mes maisons. Je suis venue plusieurs fois, je sais tout ce que vous accomplissez Muriel. La France est un des leaders en Science en Europe, tout comme l’Angleterre. Des Institutions scientifiques majeures sont françaises. Par conséquent, plus nous collaborerons, plus les progrès seront importants et ce, pour l’ensemble des pays. Nous disposons de savoirs en Science complémentaires. En Israël, certains groupes travaillent avec l’Inserm, Paris V, et de nombreuses autres institutions. J’aimerais les voir interagir davantage et que des Centres de recherche rejoignent à la fois des Institutions françaises et israéliennes. Nos deux pays en bénéficieraient fortement.

Source blog de Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France

Libération et l’intox des « routes pour colons »

Libération et l’intox des « routes pour colons »

Le correspondant de « Libération » a écrit qu’Israël avait ouvert une « bretelle autoroutière pour les colons ». InfoEquitable l’a vérifié : c’est complètement inexact.

 

Une actualité lourde et chargée occupe Israël, dont les ressortissant ont été visés cette semaine par plusieurs graves attaques – à commencer par celle qui a coûté la vie à un bébé qui a eu le malheur d’attendre le bus dans le ventre de sa mère lorsqu’un terroriste palestinien a tiré sur la foule, et qui malgré une césarienne d’urgence ne put survivre que quatre jours.

En dépit de ces événements dramatiques, le correspondant de Libération Guillaume Gendron a trouvé le temps de rédiger une « chronique de mode » au ton léger autour des habitudes vestimentaires de Benjamin Nétanyahou. Ce texte facétieux s’amuse d’un accessoire de mode adopté Premier ministre israélien qui, en bon animal politique, soigne tous les aspects de son image. La doudoune qu’il porte lors de ses visites de terrain n’a forcément pas été choisie au hasard. Elle fait même des émules, explique Guillaume Gendron :

 

Et évidemment, il l’avait sur le dos quelques heures plus tard au moment d’inaugurer une nouvelle bretelle autoroutière pour les colons, promettant qu’«aucun Juif ne serait jamais déraciné» de la Cisjordanie occupée, au côté de son ministre des Transports et du Renseignement, lui aussi vêtu d’une… doudoune noire matelassée.

 

La bretelle autoroutière en question est l’échangeur d’Adam, situé en Samarie (Cisjordanie). Elle sépare une route qui relie cette region à Jérusalem, quelques kilomètres au sud de là, et une autre qui va vers Qalandia, passage vers la ville de Ramallah. Est-ce une bretelle pour colons ? Non !

Guillaume Gendron, qui a une longue expérience dans la région, ne peut pas l’ignorer : le réseau routier de la zone C est ouvert à tous les véhicules, israéliens comme palestiniens !

L’administration civile israélienne (en charge de cette zone C selon les accords d’Oslo) l’a d’ailleurs confirmé le jour même de la parution de l’article de Libération :

 

 

Le nouvel échangeur d’Adam (…) dessert à la fois les Palestiniens et les Israéliens.

 

Non, la nouvelle bretelle autoroutière n’est pas « pour les colons ». Elle dessert tous les habitants de la région sans distinction. La tournure de la phrase suggère un « apartheid » inexistant.

Plusieurs lecteurs de Libé ont déjà signalé l’erreur. A moins que Guillaume Gendron n’ait accès à d’autres informations que nous ignorerions – et dans ce cas nous les ferions suivre à nos lecteurs -, il nous paraît indispensable que Libération corrige cette phrase pour donner aux lecteurs une vision juste de la réalité. InfoEquitable a contacté la rédaction à cet effet.

Le prince Mohamed bin Salman oeuvre pour un sommet tripartite avec Netanyahou et Trump

Le prince Mohamed bin Salman oeuvre pour un sommet tripartite avec Netanyahou et Trump

Soucieux de faire oublier au plus vite l’affaire Khashoggi, le prince-héritier saoudien Mohamed bin Salman a décidé de susciter un événement de dimenson internationale qui marquerait les esprits.

Les médias arabes rapportent que le prince-hériter envisagerait d’organiser la tenue d’un sommet tripartite inédit à Washington entre lui, le président américain Donald et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou. Si un tel sommet se tenait, ce serait la première fois que des dirigeants israélien et saoudien de si haut niveau se rencontreraient en public depuis la création de l’Etat d’Israël. Les médias israéliens avaient révélé que Binyamin Netanyahou et Mohamed bin Salman se seraient déjà rencontrés officieusement, notamment en Jordanie.

Mais avant de prendre la décision définitive, le prince saoudien a entamé de nombreuses consultations avec des experts politiques, diplomatiques et militaires de son entourage pour savoir si une telle initiative serait bénéfique pour rehausser son image et celle de son pays ou si cette démarche aurait des conséquences négatives dans le reste du monde arabe.

Contrairement aux monarques saoudiens précédents, Mohamed bin Salman se sent moins lié par le poids de l’Histoire et souhaite se rapprocher d’Israël pour amoins deux raisons: leur ennemi commun qui est l’Iran et tout ce que peut lui apporter Israël dans sa volonté de réformer profondément et moderniser l’Arabie saoudite.

Larissa Cain, une des dernières survivantes du ghetto de Varsovie

Saint-Malo : le douloureux témoignage de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie

Larissa Cain est sans doute l’une des dernières survivantes au monde du ghetto de Varsovie. Elle est venue témoigner à Saint-Malo. Un récit douloureux mais précieux.

Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, l'histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l'intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d'histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l'Histoire.
Larissa Cain n’était qu’une petite juive polonaise tout juste âgée de 8 ans quand elle a découvert l’inhumanité instaurée par le régime nazi. Elle a échappé « par chance » à une mort qui a fauché presque toute sa famille. (© Samuel Sauneuf / Le Pays Malouin)

C’est un petit bout de femme, au sourire espiègle et au rire contagieux, qui s’est présenté devant les élèves du lycée Jacques Cartier de Saint-Malo, jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2018.

Deux jours pour raconter deux années plongées dans l’enfer du ghetto de Varsovie.

Rescapée d’Auschwitz, Ginette Kolinka vient témoigner à Saint-Malo

La faim, la maladie, la peur, la mort. Larissa Cain n’était qu’une petite juive polonaise tout juste âgée de 8 ans quand elle a découvert l’inhumanité instaurée par le régime nazi. Elle a échappé « par chance » à une mort qui a fauché presque toute sa famille.

Depuis plus de 40 ans maintenant, elle témoigne de la Shoah dans des livres, dans des écoles, via des associations. À 86 ans, Larissa Cain est l’une des dernières rescapées vivantes du ghetto de Varsovie. Morceaux choisis de son intervention devant les lycéens malouins.

Cette image du ghetto de Varsovie est l'une des photos les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale.
Cette image du ghetto de Varsovie est l’une des photos les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale. (© DR / Wikipedia)

Le début de la guerre

« Je n’avais pas encore 7 ans début septembre 1939. J’habitais le 4e étage d’un immeuble du centre-ville de Varsovie avec mes parents. J’entends encore le bruit des avions qui déversaient leurs bombes par vagues successives. On n’avait pas le temps de souffler, qu’une seconde vague arrivait. On se cachait dans les caves. Notre appartement a été miraculeusement épargné. On a eu beaucoup de chance de ne pas mourir enfouis sous les décombres ».

L’arrivée des Allemands

« Sur leurs wagons était inscrit : « Nous allons en Pologne persécuter les Juifs ». Leur programme était clair. Cette guerre devait permettre l’anéantissement des populations des territoires conquis pour installer un Reich de 1 000 ans.
Si nous sommes tous différents, les races n’existent pas. Eux pensaient que si. Et les Juifs, comme moi, appartenaient à la dernière des sous-races. Celle qu’il fallait exterminer en premier ».

Les premières privations

« Tous les Juifs âgés de plus de 10 ans devaient porter au bras un brassard blanc avec une étoile à six branches bleues. En tant que race inférieure, on a d’abord considéré que nous n’avions pas besoin d’enseignement. Fini l’école pour les enfants et terminé le droit d’enseigner pour les adultes. On a aussi rapidement interdit aux médecins non-Juifs de soigner des Juifs et vice-versa ».

Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif durant la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de la ville, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l'insurrection de ses occupants contre les nazis. Il rassembla jusqu'à 380 000 personnes.
Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif durant la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de la ville, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l’insurrection de ses occupants contre les nazis. Il rassembla jusqu’à 380 000 personnes. (© DR / Wikipedia)

La création du ghetto

« Un an plus tard, tous les Juifs de Varsovie ont été contraints d’habiter le même secteur de la ville. Ils ont eu trois semaines pour déménager dans ce qu’on allait appeler le ghetto de Varsovie. Il était divisé en deux : un petit et un grand ghetto, reliés par une passerelle. 400 000 personnes s’y sont entassées, soit le tiers de la ville regroupé dans un espace restreint (128 000 habitants au km²), entouré de murs hauts de 3 mètres et recouverts de fils barbelés.
Dans chaque pièce, on comptait 8 personnes en moyenne. Comme notre appartement était situé dans le ghetto, nous avons accueilli mon oncle, ma tante et mon cousin.
Vous savez, au début, du haut de mes 8 ans, j’étais heureuse. Je n’allais plus à l’école et mon grand cousin que j’aimais beaucoup dormait sur un matelas à côté de moi. Il avait un album de timbres, c’était super. Mais ce bonheur n’a pas duré bien longtemps… »

La faim, la maladie, la mort

« Une terrible épidémie de typhus se répandit dans le ghetto. Le typhus se transmet par les poux. Et comme les gens n’avaient plus de quoi se laver, le typhus fit des ravages. Mon père tomba malade à son tour et s’installa dans ma chambre.
Nous ne mangions chaque jour que l’équivalent de 184 calories. Il vous en faut combien, vous, aujourd’hui ? 2 500, c’est ça ?
Les gens mouraient du typhus, de la faim. On mettait les corps dénudés et recouverts de journaux devant les portes. Des charrettes passaient les ramasser chaque matin pour les déposer dans les fosses communes ».

Durant l'été 1942, les Allemands ont déporté 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d'extermination de Treblinka (où l'espérance de vie n'excédait pas 3 heures !).
Durant l’été 1942, les Allemands ont déporté 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d’extermination de Treblinka (où l’espérance de vie n’excédait pas 3 heures !). (© DR / Wikipedia)

Le travail et les déportations

« Les Allemands obligeaient les gens à travailler 7 jours sur 7 dans le ghetto. Deux équipes se relayaient : 12 heures le jour ou 12 heures la nuit. Mes parents travaillaient pour une entreprise allemande qui confectionnait des uniformes. Elle était venue faire ses affaires ici. Elle n’a jamais été inquiétée après la guerre.
Durant l’été 1942, les Allemands sont passés à l’étape suivante. 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d’extermination de Treblinka (où l’espérance de vie n’excédait pas 3 heures !). Les rafles se succédaient, de jour comme de nuit. Le soir du 4 septembre, ma mère est partie pour son poste de nuit. Je lui ai dit de ne pas y aller. Elle n’est jamais revenue ».

L’évasion

« Je me suis évadée en décembre 1942, quelques mois avant l’insurrection du ghetto. C’est mon oncle Alexandre, qui vivait à l’extérieur, qui a tout organisé. J’avais 10 ans. J’ai escaladé le mur d’enceinte avec une échelle. C’était haut. J’avais terriblement peur. J’étais paniquée, tétanisée. Et puis j’ai sauté de l’autre côté dans la neige, où un ami de mon oncle m’attendait. Beaucoup de gens m’ont aidé ensuite à me cacher. J’ai eu beaucoup de chance. Les gens qui s’enfuyaient du ghetto étaient souvent dénoncés à la gestapo, contre quelques sous ».

L’incroyable périple d’un déporté

L’arrivée en France

« Je suis arrivée en France en 1946, chez un grand-oncle qui vivait du côté de Nancy.
L’après-guerre était très difficile pour nous, survivants. J’avais perdu ma mère. Je n’ai jamais su ce qu’étaient devenus mon père et mon oncle Alexandre qui m’avait sauvée. Pratiquement toute ma famille a été décimée par les nazis. Chez mon père, ils étaient 11 frères et sœurs. Ils ont tous disparu.
J’avais 14 ans, et on m’a mis en CP. C’était terrible de ne pas pouvoir communiquer avec les autres, de ne pas comprendre leur langue. Je n’avais qu’une seule idée en tête : apprendre le français. Je me suis nourri de littérature. C’est comme ça que j’ai pu me reconstruire…
Lisez de très beaux livres. Vous allez voir à quel point ça vous développe, ça vous porte. Les livres nous permettent de réfléchir et nous aident à juger ».

L’actualité

« Je suis éternellement reconnaissante à la France. Nous avons la chance de vivre dans l’un des plus beaux pays au monde. Cette démocratie, il ne faut pas la détruire. On ne peut pas obtenir tout, tout de suite et faire démissionner un président que nous avons élu. Je suis très très inquiète quand je vois ce qu’il se passe. Je ne sais quel sera le résultat de cette période.
Les migrants ? Il ne faut pas les laisser dans la rue. Il y a des postes à pourvoir en France. Il faut les faire travailler pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins et participer à la vie du pays ».

Son message

« Il est bien des merveilles en ce monde, il n’est pas de plus grande que l’homme », disait Sophocle. L’homme peut faire le mal, mais il peut aussi faire le bien… Il faut avoir le courage, dans des conditions difficiles et dangereuses, de savoir dire non ».

Recueilli par Samuel SAUNEUF

Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, l'histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l'intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d'histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l'Histoire.
Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d’Auschwitz-Birkenau, l’histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l’intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d’histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l’Histoire. (© Le Pays Malouin)

Centre Wiesenthal: “Paris brûle-t-il” ?

Centre Wiesenthal : « Paris brûle et les Juifs sont les dommages collatéraux »

Shimon Samuels a exprimé auprès du ministre de l’Intérieur français son indignation devant les dérives antisémites des manifestations “Gilets jaunes” menées à travers l’Hexagone

Des manifestants se rassemblent autour d'une voiture en feu lors d'une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

Des manifestants se rassemblent autour d’une voiture en feu lors d’une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

Dans une lettre adressée au ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, le directeur du Centre Simon Wiesenthal pour les relations internationales, Shimon Samuels, a exprimé son indignation devant les dérives antisémites des manifestations « Gilets jaunes » menées à travers la France.

Samuels a rappelé que « Hitler, lors de sa visite unique à Paris, a été tellement impressionné qu’il a créé le prix ‘Fur Alle ein Mahl in Paris’ (Un séjour à Paris pour chaque soldat de la Wehrmacht) en guise de récompense. Pendant l’évacuation nazie de 1944, il a téléphoné au gouverneur allemand pour vérifier si son ordre avait été respecté, et a crié ‘Paris brûle-t-il ?’ ».

« Les manifestations/émeutes de samedi dernier auraient plu à Hitler, les Juifs devenant leurs victimes collatérales », a-t-il poursuivi.

« Ce qui a commencé il y a quatre semaines par des marches ciblées contre les taxes sur l’essence a été infiltré et détourné par des vandales d’extrême droite et d’extrême gauche, des anarchistes et des staliniens radicaux soucieux de vol, d’incendie volontaire et de chaos… Leur point commun est la théorie du complot et la haine des Juifs, » a fait valoir le Centre.

« Cela deviendra une menace mortelle avec le retour d’un groupe de plus de 2 000 combattants terroristes français survivants du Califat en ruines [État islamique]. Les entrainements de l’Etat islamique commencent dès l’âge de dix ans pour l’utilisation des armes à feu, la décapitation des otages et le lavage de cerveau pour haïr les Juifs ».

La lettre ajoutait : « Samedi dernier, le centre de Paris était verrouillé. Les rues étaient désertes, alors qu’elles sont normalement bondées d’acheteurs [en cette période] de Noël qui ont réagi en s’imposant un ‘couvre-feu’. Les synagogues du secteur, jamais fermées le jour du Shabbat, étaient fermées pour leur propre sécurité. »

« Habituellement bloquées par la circulation, les rues autour de notre maison étaient interdites de 6h du matin jusqu’au soir. C’était comme une zone de guerre, ornée de graffitis nazis et d’affiches du président sur lesquelles on pouvait lire ‘Macron, la pute des Juifs !’. »

Monsieur le ministre, « la semaine dernière, la France s’est jointe aux 27 autres membres de l’Union européenne pour signer un manifeste historique contre l’antisémitisme. Cela doit maintenant être appliqué en imposant des mandats d’arrêt et des ordonnances de détention pour incitation à la haine et à la violence contre les Juifs, dans ce qui est devenu une ‘Intifada de Paris’ », a conclu Samuels.

L’Australie va décider de l’installation de son Ambassade à JERUSALEM

L’Australie met en garde ses citoyens avant une décision sur Jérusalem

Le Premier ministre Scott Morrison va vraisemblablement annoncer samedi la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël

Le Premier ministre Scott Morrison, à gauche, s'exprime devant les médias aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Marise Payne au parlement de Canberra, le 16 octobre 2018 (Crédit : Mick Tsikas/AAP Image via AP)

Le Premier ministre Scott Morrison, à gauche, s’exprime devant les médias aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Marise Payne au parlement de Canberra, le 16 octobre 2018 (Crédit : Mick Tsikas/AAP Image via AP)

Le gouvernement australien, qui se prépare à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, a appelé vendredi à la vigilance ses citoyens voyageant dans le pays voisin d’Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, par crainte de représailles.

« Des manifestations ont eu lieu ces dernières semaines autour de l’ambassade d’Australie à Jakarta et du consulat général d’Australie à Surabaya », la deuxième ville d’Indonésie, a prévenu le ministère des Affaires étrangères dans un avis public.

« Elles risquent de se poursuivre. Faites preuve de la plus grande prudence », a-t-il insisté.

Le Premier ministre Scott Morrison va vraisemblablement annoncer samedi la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, suivant l’exemple du président américain Donald Trump, ont indiqué à l’AFP des responsables australiens, tout en précisant que le projet pouvait encore être modifié.

M. Morrison devrait cependant s’abstenir de déplacer l’ambassade d’Australie à Jérusalem, devant les implications en termes de coût et de sécurité.

Le chef du gouvernement australien, qui redoute un revers électoral l’an prochain, espère séduire l’électorat juif et chrétien conservateur et s’attirer les bonnes grâces de la Maison Blanche.

Cette décision risque cependant d’alimenter les tensions. Si elle se confirme, le gouvernement palestinien appellera les pays arabes et musulmans à « retirer leurs ambassadeurs » et à « prendre des mesures de boycott économique », a averti l’ambassadeur palestinien en Australie, Izzat Abdulhadi, interrogé par l’AFP.

Le gouvernement indonésien avait déjà exprimé sa colère plus tôt cette année, suspendant un vaste projet d’accord commercial entre les deux pays.

Des milliers de personnes aux funérailles des soldats tués en Cisjordanie

Des milliers de personnes aux funérailles des soldats tués en Cisjordanie

Yosef Cohen était “grand, saint, et pur” a dit son beau-père ; Yovel Mor Yosef a été salué pour avoir renoncé au basketball pour servir dans une unité de combat religieuse

Des amis et des membres de la famille assistent aux funérailles du soldat de Tsahal Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Des amis et des membres de la famille assistent aux funérailles du soldat de Tsahal Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les deux soldats israéliens tués lors de l’attentat terroriste de jeudi dans le centre de la Cisjordanie ont été enterrés vendredi, commémorés solennellement et avec affection par leurs familles, amis et commandants.

Le sergent Yosef Cohen et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef étaient membres du bataillon d’infanterie Netzah Yehuda de la Brigade Kfir, une unité pour soldats ultra-orthodoxes.

Les funérailles de Cohen ont commencé à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem, où des centaines de personnes ont pleuré le résident de Beit Shemesh, âgé de 19 ans, parmi lesquelles Eli Ben Dahan (HaBayit HaYehudi), Moti Yogev (HaBayit HaYehudi), Oren Hazan (Likud), et Moshe Lion, maire de Jérusalem.

Une photo montage montre le sergent Yosef Cohen (G) et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef de la Brigade Kfir de l’Armée israélienne. Les deux jeunes hommes ont été tués le 13 décembre 2018 lors d’un attentat terroriste à l’extérieur de l’avant-poste de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie. (Armée israélienne)

« Yosef, mon adorable enfant, enfant juste, je n’aurais jamais cru que ce moment arriverait », a dit le beau-père de Cohen, le rabbin Eliyahu Merav, dans son éloge funèbre. « Pendant des années, je t’ai élevé, toi, le grand, saint, pur enfant… plein d’amour, de générosité et de grandeur d’âme ».

Le père de Cohen, Eitan, est mort quand il était jeune, et sa mère – qui, comme les autres femmes, ne prit pas la parole aux funérailles conformément à la coutume ultra-orthodoxe – a épousé le rabbin Merav.

« Cher Eitan, es-tu heureux avec ton cher enfant, maintenant ? Tu danses avec lui là-haut ? » a dit Merav en s’adressant au défunt père de Yosef Cohen.

Cohen a été enterré dans une section du cimetière du mont des Oliviers dédiée aux Hassidim de Bretslev.

Les funérailles de Mor Yosef ont eu lieu au cimetière militaire d’Ashkelon, sa ville natale, dans le sud du pays.

Quelque 2 000 personnes sont venues rendre hommage à ce jeune homme de 20 ans, qui devait rentrer chez lui jeudi matin, mais qui s’est porté volontaire pour rester avec son unité afin de donner du temps libre aux autres soldats.

Le commandant de la brigade Kfir, le colonel Zion Ratzon, a déclaré qu’il avait appris l’amour de Mor Yosef pour le basketball par ses amis et commandants. « Adolescent, tu étais un joueur de basket-ball, tu as abandonné ce rêve pour servir comme combattant dans l’armée israélienne », a-t-il déclaré.

« Tes amis m’ont parlé d’une personne spéciale qui considérait l’entraide comme une priorité absolue », a ajouté Ratzon. « Tu étais une personne modeste et tranquille, avec un bon cœur. Aimé de tous tes amis. Ton départ prématuré va laisser un énorme vide dans nos coeurs, un vide que nous ne pourrons jamais combler. »

« Yovel, notre cher soldat, tu es tombé pour la défense de notre pays, de nos familles, de tes amis », a dit Uri Slav, le cousin de Mor Yosef. « Ta connaissance approfondie de la Torah et des chants religieux m’a toujours surpris ».

« Nos conversations, nos rires, nos discussions sur la NBA vont me manquer », a-t-il ajouté. « Tu étais le pilier de la famille avec ton dévouement. Lors d’événements familiaux, tous les enfants te regardaient avec adoration, y compris ma fille. Tu avais toujours le sourire aux lèvres. Tu nous manqueras à jamais. Repose en paix, je t’aime ».

Des amis et des membres de la famille sont affligés lors des funérailles du soldat Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire de Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le petit Ami’ad-Israel a été par des centaines de personnes à sa dernière demeure

Des centaines de personnes ont accompagné le petit Ami’ad-Israël hy”d à sa dernière demeure

Selon la tradition juive, le rituel de la brit-mila a été pratiqué sur le nourrisson hy”d, fils d’Avihaï et Shira Ish-Ran, avant qu’il ne soit inhumé. Ses parents lui ont donné le prénom de “Ami’ad-Israël”.

Plusieurs centaines de personnes se sont rendues dans la soirée au mont des Oliviers pour accompagner le bébé à sa dernière demeure. Sa maman, Shira, l’avait vu mercredi matin pour la première fois sans savoir que ce serait aussi la dernière.

Les deux grands-pères, rav Rephael Ish-Ran et Haïm Silberstein ont tout deux, malgré leur douleur, prononcé des paroles de foi et de force, et ont lancé un message aux terroristes: “Vous ne nous briserez pas! Vous ne nous vaincrez pas! Nous sommes ici sur notre terre et nous ne partirons jamais!”.

Le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan a lancé un appel urgent au Premier ministre et ministre de la Défense afin que toutes les mesures soient enfin prises pour assurer la sécurité des Juifs de Judée-Samarie. Il a également demandé une réponse sioniste aux attentats: la création d’un nouveau village juif.

Finalement Chérif Chekatt a été abattu par la police à Strasbourg

Chérif Chekatt a été abattu par la police à Strasbourg (source proche du dossier)

Cherif Chekatt, suspected of a shooting at a Christmas market in Strasbourg, has spent time in prison in France and Germany
Handout PHOTOGRAPHER/AFP

Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été abattu par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

L’homme a été abattu au 74 rue du Lazaret où un très important dispositif de police a été déployé, a-t-on précisé de même source.

“Il a tiré sur une équipe de policiers de sécurité publique qui a riposté ” a indiqué une source policière.

Mardi soir, peu avant 20H00, il avait pénétré dans le centre historique de la ville au milieu du marché de Noël criant “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe); selon des témoins, il avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants, en frappant d’autres à coups de couteau, tuant trois personnes, dont un touriste thaïlandais, et en blessant 13.

Frederick FLORIN (AFP)French police in Strasbourg were searching the banks of the Rhine for Cherif Chekatt after Tuesday’s deadly shooting
Frederick FLORIN (AFP)

Après des échanges de tirs avec des militaires, qui l’ont blessé au bras, il avait réussi à s’enfuir en prenant un taxi pour se rendre dans un quartier proche, le Neudorf, où a eu lieu un nouvel échange de tirs avec la police, avant qu’il ne disparaisse.

Plus de 700 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour le retrouver et les polices allemande, suisse et luxembourgeoise étaient aussi en alerte.

L’avis de recherche des policiers français décrivait un “individu dangereux” de 1,80 m, à la “peau mate”, avec une “marque sur le front”.

– Connu depuis 2015 –

Né à Strasbourg et fiché “S” (“sûreté de l’État”) pour sa radicalisation islamiste, Cherif Chekatt, 29 ans, avait été condamné à 27 reprises en France, Allemagne et Suisse pour des faits de droit commun.

“Il a déjà été incarcéré à de multiples reprises et était connu de l’administration pénitentiaire pour sa radicalisation et son attitude prosélyte en 2015”, a rappelé le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. L’assaillant était inscrit au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et faisait l’objet d’un suivi par les services de renseignements intérieurs, a-t-il ajouté.

Il devait être interpellé par les gendarmes mardi matin, dans le cadre d’une enquête de droit commun, le jour de la fusillade donc, mais a échappé à cette arrestation.

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Patrick HERTZOG (AFP)Hundreds of police in France are now hunting for Cherif Chekatt, who has at least 27 convictions in four European countries
Patrick HERTZOG (AFP)

La vie reprenait doucement à Strasbourg jeudi, où les écoles – fermées la veille – ont été rouvertes. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé que le marché de Noël, qui attire chaque année deux millions de touristes, rouvrira vendredi.

Après cette attaque, le gouvernement a rehaussé à “urgence attentat”, soit son niveau maximal, le plan national de lutte contre le terrorisme Vigipirate.

Le traditionnel marché de Noël de Strasbourg avait fait l’objet d’un projet d’attentat en décembre 2000, qui avait été déjoué.

Ville “touristique” avec “une identité française et européenne”, Strasbourg “est une cible convoitée depuis de longues années”, a souligné Anne Giudicelli, directrice de la société de conseil Terrorisc.

Et le président du Centre d’analyse du terrorisme, Jean-Charles Brisard, a noté l’apparition d’un “terrorisme de plus en plus de proximité”. “Jusqu’à récemment, on frappait à Paris, parce que c’est symbolique. En majorité, les terroristes frappent désormais en province”, analyse-t-il.

La France vit sous une menace terroriste élevée depuis la vague d’attentats jihadistes sans précédent qui a fait 246 tués depuis 2015, sans compter la fusillade de Strasbourg.

George H.W.Bush, Israël et les milliers de juifs qu’il a sauvés

George H. W. Bush, Israël et les milliers de juifs qu’il a sauvés

Le 41e président américain avait une relation souvent conflictuelle avec la communauté et Israël, mais son héritage est perçu avec beaucoup plus de bienveillance

Le président George H.W. Bush s'exprimant en 1993. (Jewish Chronicle/Heritage Images/Getty Images via JTA)

Le président George H.W. Bush s’exprimant en 1993. (Jewish Chronicle/Heritage Images/Getty Images via JTA)

WASHINGTON (JTA) – George H. W. Bush, le président à mandat unique dont le débat public avec les dirigeants juifs a fait la Une des journaux et dont les interventions privées ont aidé à mettre des dizaines de milliers de Juifs hors de danger, est mort.

Bush, 94 ans, est mort vendredi chez lui à Houston, selon sa famille, moins d’un an après le décès de sa bien-aimée Barbara.

L’échec de la tentative de réélection de Bush en 1992 a marqué un creux dans les relations entre les républicains et la communauté juive. Bush n’a obtenu que 11 % des suffrages des Juifs dans cette compétition, soit un tiers de ce qu’il avait obtenu quatre ans auparavant, lors de sa victoire contre Michael Dukakis en 1988.

La présidence Bush a été marquée par des tensions tant avec le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir qu’avec les dirigeants juifs américains.

En 1991, Bush s’en est pris aux militants pro-israéliens qui avaient envahi le Congrès en réaction à la réticence du président à approuver les garanties de prêts demandées par Israël pour aider à accueillir des centaines de milliers de Juifs de l’Union soviétique qui venait de s’écrouler.

Bush se disait « un homme seul », combattant « un millier de lobbyistes sur la Colline » [le Capitole]. Les dirigeants juifs ont vu l’insinuation selon laquelle la communauté pro-israélienne possédait un pouvoir de nuisance pour déstabiliser le dirigeant du monde libre en le qualifiant d’antisémite borderline. Le propos « un homme seul » a hanté Bush par la suite, et même les Juifs républicains ont eu tendance à utiliser la première présidence de Bush pour montrer jusqu’où ils avaient pu aller pour attirer le soutien des Juifs.

Pourtant, cela ne constituait pas toute l’histoire. On se souvient moins bien de la façon dont, en tant que vice-président de Ronald Reagan, Bush a tranquillement aidé à organiser certains des moments cruciaux dans l’effort pour faire sortir les Juifs de l’ex-Union soviétique, d’Éthiopie et de Syrie.

« Si vous additionnez le nombre de Juifs qu’il a sauvés, il est un grand tzaddik », a déclaré Abraham Foxman, ancien directeur national de l’Anti-Defamation League, en 2013, en utilisant le mot hébreu pou « homme juste ».

Le président George H.W. Bush remet un stylo à Vladimir Raiz après la signature d’un message de Pessah à la Maison Blanche, Washington, le mercredi 4 avril 1990, sous le regard de son épouse Karmella. Tous deux avaient récemment émigré de l’Union soviétique vers Israël. (AP Photo/Barry Thumma)

M. Bush était profondément impliqué dans la politique étrangère en tant que vice-président, et les dirigeants juifs ont déclaré qu’il avait aidé à orchestrer le spectaculaire seder organisé par le secrétaire d’État George Schultz à l’ambassade des États-Unis à Moscou en 1987.

Il a également ignoré les conseils d’une grande partie de son équipe de sécurité nationale en 1991 – la période même où il était aux prises avec ses arguments les plus difficiles avec les dirigeants juifs – et a approuvé les ouvertures américaines au régime de Mengistu en Éthiopie qui ont abouti à l’opération Salomon, qui a amené 15 000 Juifs en Israël. Entre autres choses, Bush a obtenu un « parachute doré » pour Mengistu Haile Mariam, le dictateur qui préparait déjà sa fuite vers le luxueux exil au Zimbabwe.

Bush a également contribué à persuader Hafez Assad, le dictateur syrien, d’autoriser des jeunes femmes juives à quitter la Syrie pour New York afin qu’elles puissent se marier à des hommes de la communauté juive syrienne.

Bien que certaines de ces actions furent secrètes à l’époque, M. Bush n’a pas voulu en revendiquer la responsabilité, même au cours des années qui ont suivi.

Le président américain George H. Bush lors de sa rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères Moshe Arens dans le bureau ovale de la Maison Blanche le lundi 13 mars 1989 à Washington. (AP Photo/Doug Mills)

« C’était un homme de la vieille école », a dit Marshall Breger, qui était l’agent de liaison avec la communauté juive sous Reagan et Bush.

« Avec lui, vous aviez le sentiment qu’il était discret sur ses émotions et sensible à l’idée qu’il pouvait être considéré comme vaniteux et mielleux envers les autres avec des déclarations exagérées. »

Breger se souvient d’avoir voyagé sur la banquette arrière d’une voiture avec Bush pour inaugurer les nouveaux locaux du National Museum of American Jewish Military History, en 1984. Une partie de la dédicace comprenait l’apposition d’une mezuzah, et Breger a tenté de donner une kippa à Bush. Bush n’a pas voulu la mettre.

Breger a fait remarquer qu’il s’était procuré une kippa de camouflage pour l’occasion, mais que cela a semblé encore aggraver les choses.

« Je lui ai dit : ‘Vous devrez porter ce genre de chose’. Et il a répondu : ‘On va croire que je me prostitue’. C’était tout à fait contraire à son code de séduction », a déclaré M. Breger, aujourd’hui professeur de droit à l’Université catholique de Washington.

« Je lui ai dit : ‘Tout d’abord, ils penseront que vous avez un comportement approprié et, deuxièmement, ils adoreraient que vous les séduisiez’ », se rappelle Breger.

Le président George H. W. Bush signe un livre de condoléances pour l’ancien Premier ministre Menachem Begin, jeudi 12 mars 1992 à l’ambassade d’Israël à Washington (AP Photo/Doug Mills)

Bush a revêtu à contrecœur la kippa, mais Breger a remarqué qu’il l’avait enlevée avant la fin de la cérémonie.

La pudeur intense de Bush a été perçue comme de la froideur et a permis à ses rivaux de le dépeindre comme patricien et distant. Deux moments de l’élection de 1992 ont contribué à éloigner le public du président, dont la gestion magistrale de la première guerre du Golfe persique a contribué à enterrer l’ambivalence de l’après-guerre du Vietnam à l’égard des militaires.

Sa surprise apparente face à la technologie des scanners de supermarché suggérait qu’il n’était pas familier avec les tâches quotidiennes de l’Américain moyen. Bien que l’histoire ait été démystifiée – Bush connaissait bien l’appareil, mais a été étonné par un scanner de nouvelle génération exposé lors d’une convention des épiceries en Floride – l’image est restée.

Lors d’une assemblée publique à Exeter, New Hampshire, pendant les primaires, en regardant ses notes, Bush a lu à haute voix, « Message : Cela me tient à cœur », ne réalisant pas que c’était le conseil d’un de ses assistants. La phrase est devenue l’emblème de son incapacité maladroite à communiquer.

Pourtant, la fonction publique était un attrait naturel pour George Herbert Walker Bush, dont le père, Prescott Bush, était un sénateur américain du Connecticut. Plus tard, il se rappellera à quel point il lui semblait naturel de s’enrôler dans la Marine après avoir obtenu son diplôme de l’Académie d’élite d’Andover en 1942. Il est devenu pilote de bombardier et a reçu la Distinguished Flying Cross de l’armée de l’air après que les Japonais eurent abattu son appareil en 1944.

Un an plus tard, il épouse Barbara Pierce et, comme ses aïeux, fréquente l’Université Yale. Cherchant à se débrouiller seul dans la vie, il a décliné l’offre d’emploi de son père dans une banque d’investissement et s’est rendu au Texas, où il s’est lancé dans le commerce du pétrole. Il a commencé par vendre des fournitures et, en quelques années, il est devenu un homme du pétrole.

Mais Bush n’a pas pu résister à l’appel du service public, et à la fin des années 1950, il était actif au sein du Parti républicain d’État. En 1966, il a été élu au Congrès, ce qui représentait une réussite à l’époque pour un républicain du Texas.

À Washington, il a rapidement noué des liens d’amitié avec des organisations juives nationales. Nommé ambassadeur aux Nations Unies par Richard Nixon en 1972, il a fait la Une des journaux lorsqu’il a annulé une apparition au Dick Cavett Show après que les dirigeants juifs lui ont demandé de ne pas donner de légitimité à un autre invité de Cavett le soir même. L’invité était Meir Kahane, de la Ligue de défense juive, dont les propos radicaux et parfois violents avaient ébranlé les institutions juives.

Le président George H. W. Bush, (deuxième à partir de la droite), et la première dame Barbara Bush, (deuxième à partir de la gauche), participent à une célébration de Hanukkah en jouant au jeu de dreidel à la Maison Blanche, le mercredi 12 décembre 1990, Washington, D.C. Aux côtés du président, se trouvent de gauche à droite, Pamela Kasenetz, le vice-président Dan Quayle, Mme Bush, Marilyn Quayle, et Ben Cooper. (AP Photo/Barry L. Thumma)

Bush écrivit à Cavett à l’époque qu’il avait vérifié auprès de « certains dirigeants responsables et très respectés d’organisations juives nationales » qui le convainquirent que « tout geste de ma part qui donnerait la moindre apparence de reconnaissance ou de crédibilité à Kahane nuirait aux sérieux efforts productifs et juridiques qu’eux-mêmes et des milliers de leurs compatriotes juifs ont entrepris pour alléger la souffrance de leurs frères ».

Aux Nations unies, Bush a fait du judaïsme soviétique l’un de ses sujets de prédilection, et la communauté juive lui a organisé un dîner d’hommage en 1973 après la fin de son mandat.

Son intérêt pour Israël et ses relations avec les États-Unis s’est manifesté à nouveau en 1976, alors qu’il était directeur de la CIA. Bush était furieux que les responsables de la CIA aient estimé dans un forum semi-public qu’Israël disposait de 10 à 20 bombes nucléaires prêtes à être utilisées. Depuis les années 1960, le protocole conjoint américano-israélien ne vise ni à confirmer ni à nier la possession présumée d’armes nucléaires par Israël.

Dans une déclaration faite cette année-là à JTA, Bush n’a pas abordé la révélation présumée, mais a ajouté : « Dans la mesure où des informations confidentielles auraient pu être mentionnées, j’accepte l’entière responsabilité. Je suis déterminé à ce que cela ne se reproduise plus. »

Bush a dirigé une primaire controversée contre Reagan en 1980, puis a accepté son offre comme colistier. Il a assumé des rôles critiques en politique étrangère sous Reagan, mais les deux hommes ne se sont jamais rapprochés. Reagan n’a pas été surpris par Bush en 1988.

Néanmoins, le président sortant a rendu service à son successeur au début de 1989, en donnant le feu vert aux relations de bas niveau entre les États-Unis et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP. Bush aurait été confronté à une tempête politique s’il avait initié de tels liens, mais il en avait besoin pour ouvrir la voie à l’une de ses grandes ambitions : Conduire les frères ennemis du Moyen Orient dans un nouvel ordre mondial de paix, mené par ce qui était en passe de devenir la seule superpuissance de la planète.

Le patricien lèse-majesté de Bush a irrité les responsables israéliens, en particulier le Premier ministre Yitzhak Shamir, dont la jeunesse brutale en tant qu’enfant de parents assassinés par leurs voisins polonais, puis en tant que militant pré-État, n’aurait pu être plus en contraste avec l’éducation de Bush.

Le président américain George Bush avec le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir durant une réunion à la Maison Blanche, le 23 novembre 1991 à Washington. (Crédit : AP Photo/Marcy Nighswander)

Dans A World Transformed, le récit de sa présidence que Bush a co-écrit avec son conseiller à la sécurité nationale, Brent Scowcroft, Bush félicite Shamir d’avoir pris la décision impopulaire de ne pas frapper l’Irak pendant la guerre du Golfe en 1991, malgré la pluie de missiles tirés sur les villes israéliennes.

Quelques pages plus tard, Bush se demande pourquoi Shamir n’était pas enthousiaste à l’idée de participer à la conférence de paix de Madrid que les États-Unis avaient convoquée après la guerre. Bush écrit qu’il s’attendait à un certain degré de gratitude de la part d’Israël pour l’avoir protégé pendant la guerre du Golfe – apparemment sans se rendre compte que c’est précisément cette protection non désirée qui a suscité le ressentiment des Israéliens farouchement engagés à se protéger.

Les affrontements diplomatiques n’ont pas diminué. En juin 1990, le conseiller le plus digne de confiance de Bush, James Baker, comparaissant devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, a demandé un peu de « bonne foi » à Shamir. « Quand vous serez sérieux au sujet de la paix, faites-nous signe », dit Baker, s’adressant à un Shamir virtuel, et donnant le numéro du standard de la Maison Blanche.

En mars 1992, Ed Koch, l’ancien maire de New York, écrivait que Baker n’avait pas tenu compte de la colère des Juifs en disant : « Au diable les Juifs, ils ne votent pas pour nous ». Baker l’a catégoriquement démenti.

Fred Zeidman, un homme d’affaires de la région de Houston et collecteur de fonds du parti républicain qui est ami avec la famille Bush et avec Baker, a déclaré que cette remarque a longtemps été mal comprise. M. Baker dirigeait sa colère contre un autre membre du Cabinet, a dit
M. Zeidman, et il a voulu que ce soit une plaisanterie.

Le président George H.W. Bush, (à gauche), et le Premier ministre Yitzhak Rabin d’Israël discutent en marchant, le lundi 10 août 1992, sur le terrain de la résidence secondaire de Bush à Kennebunkport, dans le Maine. (AP Photo/Greg Gibson)

A la mi-1992, alors que sa campagne présidentielle était en cours, Bush semblait irrémédiablement blessé aux yeux de la communauté juive. La solide performance de la primaire de Pat Buchananan, un guerrier culturel connu pour ses méandres occasionnels dans sa séduction de l’électorat juif, n’a pas aidé. Le discours-programme apocalyptique de Buchananan n’a pas non plus été prononcé à la convention cet été-là.

Les dirigeants juifs ont dit que dans leurs rencontres avec Bush depuis sa présidence, ils se sont efforcés de lui faire comprendre à quel point il est cher à la communauté. Malcolm Hoenlein, ancien vice-président exécutif et président de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, se souvient d’une rencontre avec Bush peu de temps après sa remarque « un homme seul ».

Malcolm Hoenlein (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

M. Bush avait les larmes aux yeux, a dit M. Hoenlein, et il a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais eu l’intention d’attaquer. « J’ai mené toute ma vie différemment », a dit M. Bush à la délégation.

Bush interagissait rarement avec les dirigeants juifs après sa présidence, et il n’a jamais su l’adulation que son fils mériterait dans certains quartiers juifs pour son dévouement envers Israël.

Le jeune Bush semblait, d’une certaine façon, contredire directement les politiques de son père. L’un des premiers actes de l’ancien Bush fut de mettre en branle le processus qui allait finalement accueillir le leader de l’OLP, Yasser Arafat, dans la sphère américaine. Dès le début de sa présidence, le jeune Bush a décidé d’isoler Arafat, qu’il a qualifié de terroriste impénitent.

Foxman a dit que l’histoire juive jugerait Bush avec bienveillance.

« Je crois qu’il restera dans l’histoire juive comme le président qui s’est engagé dans un grand nombre d’initiatives pour sauver davantage de Juifs dans les pays où ils étaient persécutés », a-t-il déclaré.

Le Conseil européen adopte une déclaration historique contre l’antisémitisme et pour la protection des Juifs d’Europe

Le Conseil européen adopte une déclaration historique contre l’antisémitisme et pour la protection des Juifs d’Europe

Il s’agit d’une initiative commune entre l’Autriche et le Congrès juif mondial

Le Conseil européen va adopter une déclaration historique exprimant son intention de combattre l’antisémitisme et assurer la protection des Juifs du continent. Deux pays s’étaient opposés dans un premier temps à cette déclaration ou à sa formulation, mais l’intervention de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Emmanuel Macron les ont finalement convaincus de la soutenir. Il s’est agi de la Suède, qui voulait que soit rajoutés des articles sur le combat contre l’islamophobie (!), et de l’Espagne qui s’opposait au principe même de cette déclaration car selon Madrid elle pourrait empêcher de critiquer Israël!

L’antisionisme n’a pas été inclus nommément dans la déclaration, mais uniquement par allusion: “Le Conseil européen considère que l’antisémitisme, y compris lorsqu’il s’exprime sous couvert de positions politiques, ainsi que le néo-nazisme, contribue à inquièter fortement les communautés juives en Europe”.

Les vingt-huit ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’UE ont signé ce texte qui devrait être définitivement entériné vendredi par le Conseil européen. Ici également, il convient de noter le rôle déterminant de l’Autriche qui assurait jusqu’à récemment la présidence tournante de l’UE et qui a rédigé cette déclaration en coopération avec le Congrès juif mondial, dont un représentant avait même été invité à s’exprimer devant le forum des ministres concernés. A relever également le rôle important de la baronne Khatarina Von Schnubein, coordinatrice de l’UE pour la lutte contre l’antisémitisme, grande amie du peuple juif et de l’Etat d’Israël, qui a été l’une des chevilles ouvrières dans la rédaction de cette déclaration et son adoption…après 84 ébauches successives!

Israël a également été impliqué dans le processus, mais uniquement dans sa dernière ligne droite, par le biais de la représentation israélienne à l’Union européenne et les différents ambassadeurs d’Israël dans les pays européens.

Il s’agit d’une première historique, car c’est la première fois que le Conseil européen adoptera un tel texte sur le combat contre l’antisémitisme, signe que ce fléau fait hélas à nouveau partie du paysage européen.

Mis à part les aspects déclaratifs, le texte de onze pages contient aussi des articles opérationnels qui demandent aux Etats de l’UE de prendre des mesures concrètes en faveur des communautés juives, dans une stratégie holistique, qui va du financement de systèmes de protection pour les institutions juives jusqu’à l’enseignement accru de la Shoah en passant par les mesures judiciaires plus répressives ou le combat contre l’antisémitisme sur les réseaux sociaux.

Le Congrès juif mondial a indiqué qu’il supervisera désormais le passage de la parole aux actes dans les différents pays de l’UE. Il note par exemple une inégalité flagrante dans les moyens employés par les différents Etats pour assurer la protection des communautés juives. Certaines sont par exemple obligées de prendre en charge près de la moitié de leurs dépenses de protection, d’autres  doivent carrément en assurer la totalité. C’est le cas de  la Lituanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suisse, la Macédoine, la Bosnie-Hertégovine, le Belarus et l’Ukraine. A l’opposé d’autres pays sont en pointe: la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Italie ou encore la Grèce.

Le Congrès juif mondial parle d’une “révolution” dans l’appréhension de l’antisémitisme par l’Union européenne car elle donne désormais la possibilité aux communautés juives de demander des mesures fortes aux gouvernements de leurs pays en se basant sur cette déclaration commune.

Un haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères a souligné que l’adoption de cette déclaration tombait au bon moment, après que les statistiques et sondages récents confirment une nette remontée de l’antisémitisme en Europe. Abandonnant le langage diplomatique, ce fonctionnaire a estimé que l’Europe et “consubstantiellement malade de l’antisémitisme, même 70 ans après la Shoah, sans rapport avec l’existence de l’Etat d’Israël”.

Autre nouvelle positive, une fois n’est pas coutume, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël, Emanuele Giaufret a exprimé le soutien de l’UE à l’opération “Bouclier du Nord” lancée par Tsahal mardi matin. Par le biais d’un tweet, il a dit: “Israël a le droit légitime de protéger sa population et son territoire”.

Scandalisé par la CNCDH qui prime des organisations qui appellent au boycott d’Israel, le BNVCA exige plus de cohérence des autorités de l’Etat et demande à la Garde des Sceaux de ne pas remettre ce prix.

Le BNVCA reçoit un très grand nombre de protestations de correspondants indignés par le fait que le 28 novembre 2018, la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme (CNCDH) a décerné        « le Prix des droits de l’homme de la République française ‘Liberté, égalité, fraternité’ » (édition 2018) aux organisations controversées Al-Haq et B’Tselem (récompense commune).

Selon cette institution « structure de l’Etat », le prix sera remis le 10 décembre 2018, journée internationale des droits de l’homme, par la Ministre de la Justice et la Présidente du jury de la CNCDH.

Le BNVCA est scandalisé par le choix  de ces deux organisations réputées pour appeler au boycott d’Israel prévu et réprimé par notre code pénal.

Le BNVCA et tous ceux qui luttent contre la haine et l’antisémitisme exigent des dirigeants de l’Etat plus de cohérence. On ne peux condamner et interdire par la loi les appels au boycott, poursuivre en justice les activistes de BDS et en même temps récompenser des organisations qui prônent le boycott d’Israel.

Le BNVCA considère qu’il s’agit d’une offense faite aux victimes de l’antisémitisme. C’est pourquoi le BNVCA demande instamment à Madame Nicole Belloubet, Garde des Sceaux de ne pas se compromettre et ne pas décerner ce prix à ces associations liées à l’organisation terroriste FPLP, auteur de nombreux attentats criminels sanglants, de détournements d’aéronefs dont; l’avion d’Air France sur Entebbé en 1976 et la prise d’otages, dont de très nombreux français.

Le BNVCA considère qu’en l’espèce, la CNCDH trahit ses missions. Nous recommandons à toutes les Associations Juives et de lutte contre le racisme et l’antisémitisme de ne plus participer aux travaux de la CNCDH dont le parti pris laisse désormais un goût amer de défiance.

Danièle Obono, une « décolonialiste » au sein de l’université française ?

Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du «Parti des indigènes de la République» (PIR) vient d'être nommée au sein du Conseil d'administration de l'UFR de Science politique de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Une nouvelle qui inquiète Guilhem Carayon.

Cette tribune est écrite par Guilhem Carayon, responsable de l’UNI Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Elle est cosignée par Olivier Vial, président de l’UNI.


Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du «Parti des indigènes de la République» (PIR) vient d’être nommée au sein du Conseil d’administration de l’UFR de Science politique de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Cette instance fixe au quotidien les orientations des enseignements et des recherches proposés aux étudiants.

Depuis plusieurs années, les activistes en tous «genres» tentent d’infiltrer l’Université afin de poser un vernis «scientifique» sur leurs engagements les plus radicaux. Les militants du genre furent les pionniers. Et désormais, les études de genre prospèrent et se répandent d’amphithéâtres en amphithéâtres. L’université a ainsi servi de caisse de résonance aux adeptes de l’écriture inclusive, aux avocats de la fluidité des genres et des toilettes neutres …

Avec Danièle Obono, c’est une autre idéologie qui fait de l’entrisme. Une idéologie aux antipodes de notre tradition humaniste. La député de Paris s’est, en effet, faite l’avocate des thèses «décolonialistes» prônées par le Parti des indigènes de la République.

Ce groupuscule extrémiste avait publié en 2016 des messages de soutien aux organisateurs d’un attentat contre des civils à Tel Aviv! «L’Antisionisme», revendiqué par sa porte-parole Houria Bouteldja dissimule mal un réel antisémitisme. Selon elle, «les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe». Sic!

A l’occasion des 10 ans des Indigènes de la République, Danièle Obono avait encensé le parti indigéniste, qualifiant même le discours de sa porte-parole Houria Bouteldja de «très beau et très juste». En réalité, l’idéologie que Danièle Obono défend, repose sur des fondements racialistes. Elle va jusqu’à prôner la non-mixité raciale et sexuelle (!) dans les réunions politiques ou syndicales, en somme un apartheid inversé. Ce genre d’inepties tend malheureusement à se développer, comme ce fut le cas durant le blocus de Tolbiac, les étudiants avaient déjà pris l’initiative d’organiser des Assemblées Générales interdites aux hommes blancs. Re-Sic!

Elle s’est également «distinguée» dans son soutien à un texte de Rap dont les paroles font froid dans le dos: «Nique la France, et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes, (…) ton pays est puant, raciste et assassin». (*) Doit-on s’attendre à ce que ce genre de colique verbale soit désormais au programme de l’UFR?

Alors, comment a-t-on pu intégrer Danièle Obono dans un conseil qui détermine les orientations de l’enseignement des Science politique dans l’université symbole des libertés intellectuelles depuis le Moyen-Âge? Comment peut-on avoir choisi une personnalité aussi radicale, discréditant par ses engagements anti-humanistes l’image et le prestige de La Sorbonne?

L’argent public qui finance la recherche publique doit-il servir à diffuser une propagande «bolcho-trotsko-marxiste» comme se définit Danièle Obono, ou pire à soutenir l’offensive des «décolonialistes».

En réalité, cette nomination n’entache pas seulement l’image de l’UFR de Science politique. Demain, ce seront l’ensemble des diplômes et des recherches de l’Université Paris 1 qui seront suspects.

“Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne proche du Parti des Indigènes de la République, et de sa présidente Houria Bouteldja qui écrivait « les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe ». Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne qui a défendu le multirécidiviste de la haine Dieudonné M’Bala M’Bala, au moment où celui-ci écrivait le 11 janvier 2015 : « je suis Charlie Coulibaly ».

Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne qui défend la pratique des réunions en non-mixité raciale, alors que ces pratiques interdisant l’accès à des réunions aux personnes dites « blanches, hétérosexuelles ou de sexe masculin » ont été organisées au sein de l’Université Paris 1.

L’Université Paris 1 a été marquée l’an dernier par des dégradations inacceptables, des inscriptions à caractère antisémite au sein du local de la FEDER saccagé.

Soucieux de défendre les valeurs républicaines qui nous protègent et garantissent la liberté, l’égalité et la fraternité pour chacun, et de faire rayonner l’Université Panthéon Sorbonne en France et dans le monde, nous demandons au directeur de l’UFR de Science Politique, Monsieur Bernard Dolez, de revenir sur sa décision de nommer Danièle Obono au Conseil d’Administration de l’UFR.”

Sinon, le risque c’est de voir l’université Française devenir le cheval de Troie de tous les courants nés au sein de la gauche radicale américaine la plus folle.

Source: Le Figaro Vox – l’ UEJF et le BNVCA

(*) Nique la France, Zone d’expression populaire, 2009

Ce qui préoccupe les services de renseignements

Ce qui préoccupe les services de renseignements

Les appels à la guerre civile par les groupes extrémistes de droite ou de gauche sont pris très au sérieux par les agents de la DGSI, du SCRT et de la DRPP.

Par


Reactifs. Evacuation de la gare du Nord, a Paris, en mai 2017, apres que des suspects fiches par la DGSI ont ete signales dans un train en provenance de Valenciennes.
Réactifs. Evacuation de la gare du Nord, à Paris, en mai 2017, après que des suspects fichés par la DGSI ont été signalés dans un train en provenance de Valenciennes.

Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

Anciens du GUD, membres de la fraternité St Pie X, plusieurs personnalités antisémites ont participé aux manifestations des gilets jaunes à Paris

Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d'incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d'écran Youtube)

Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d’incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d’écran Youtube)

Alors que la mobilisation des gilets jaunes atteignait à Paris samedi 1er décembre un degré d’intensité en terme d’affrontements avec les forces de l’ordre et de détériorations encore inégalé depuis le début du mouvement, plusieurs témoins rapportent la présence d’une poignée de groupuscules « nationalistes et d’extrême droite », selon le journal Libération.

Déjà le 17 novembre, le militant néo-nazi Hervé Ryssen était signalé en marge d’une marche arborant un gilet jaune. On notait également la présence de Dieudonné, le polémiste jugé coupable à plusieurs reprises d’incitations à la haine et à la violence contre les juifs.

Lors des manifestations parisiennes du 1er décembre, le quotidien Libération a ainsi repéré « aux abords de la place de l’Etoile Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste ‘L’œuvre française’, dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain ».

L’Oeuvre française n’est pas seulement ultranationaliste, il regroupe aussi des nostalgiques du maréchal Pétain et des antisémites. Ce groupe, très proche du Front National (FN, aujourd’hui RN) avant son changement de dénomination, se présente comme « à la pointe du combat nationaliste, de l’action anti-sioniste et anti-marxiste au sein de la nation française ».

À la suite de la mort du militant anti-fasciste Clément Méric, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur avait annoncé le 24 juillet 2013 la dissolution de l’organisation à l’issue du Conseil des ministres.

Il déclarait que l’Œuvre française est une « association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au Maréchal Pétain, à Brasillach ou à Maurras ».

Marianne signale également la présence d’Axel Lousteau conseiller régional du Rassemblement national (RN), proche de Marine Le Pen et ancien membre du GUD. L’hebdomadaire évoque aussi la présence de plusieurs formations d’extrême-gauche comme les Black Blocs.

Plusieurs groupuscules catholiques intégristes, « notamment de la fraternité Saint Pie X, de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sont aussi présents, » note également Libération. La fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont le fondateur Mgr Marcel Lefebvre a été excommunié en 1988, a été épinglée à plusieurs reprises pour la diffusion de propos antisémites.

Le BNVCA demande l’annulation de la réunion palestiniste à risque organisée le 5/12/18 à Sevran par la Députée Clémentine Autain, avec le Député Jean Paul Lecoq.

Le BNVCA demande au Préfet de la Seine Saint Denis l’annulation de la réunion prévue le 5 décembre à Sevran à  l’initiative de la députée LFI Clémentine Autain, en soutien à la Palestine, plus précisément consacrée à ce qu’elle appelle “la justice pour la paix et la solidarité avec le peuple palestinien”.
Si le soutien au peuple palestinien ne souffre d’aucune objection, nous craignons que cette réunion ne tourne en une attaque d’Israel et à cette incitation à la haine de l’Etat juif, qui pousse immanquablement à l’acte anti-juif.
L’invitation à intervenir faite au Député Communiste Jean Paul Lecoq est de nature à provoquer cette haine. Ce député est réputé pour avoir déjà exprimé son soutien aux terroristes palestiniens Salah Hamouri et Marwan Barghouti. Ce dernier, chef des Tanzim est l’auteur de nombreux attentats terroristes sanglants.
Nous rappelons que Salah Hamouri est membre de l’organisation terroriste FPLP qui a revendiqué plusieurs actions terroristes, dont le détournement de l’avion d’Air France sur Entebbé, (Ouganda) en 1976 et la prise d’otages de passagers dont de nombreux français.
Déjà en mai 2018 Jean Paul Lecoq qualifiait Israel ” d’Etat terroriste”. De plus refusant à Israel le droit de défendre sa population, il tend à justifier les agressions anti israéliennes, en ayant déclaré “si j’étais Gazaoui je n’aurais qu’une envie, c’est me trouver avec ceux qui sont face aux soldats israéliens”.
Le BNVCA attire l’attention des autorités sur l’exode imposé aux citoyens juifs du 93, notamment en raison du ” palestinisme”, sans discernement des édiles Communistes du Département. La commune de Sevran qui n’est pas épargnée par ce mouvement risque de voir sa situation aggravée à la suite de cette réunion.

Le Président
Sammy GHOZLAN
Ancien Conseiller Municipal de Sevran

 

Après Montreuil Dieudonné, interdit de spectacles à l’Hay les Roses. Le BNVCA demande des sanctions contre les spectateurs de Dieudonné.

Le BNVCA demande au Préfet du Val de Marne d’user de ses prérogatives pour empêcher MBALA MBALA alias Dieudonné de donner des représentations dans le département du Val de Marne en général et dans la Ville de L’Hay les Roses, en particulier, où il a prévu de s’y produire à 9 reprises.

Le BNVCA salue la décision de Mr Vincent JEANBRUN Maire Les Républicains de l’Hay les Roses (Val de Marne) qui a pris un arrêté municipal en ce sens.
Dieudonné n’est plus ni un humoriste, ni un polémiste, Il est un repris de justice plusieurs fois poursuivi en justice par le BNVCA et plusieurs fois condamné pour Injure Raciale, Incitation à la Haine et Apologie du Terrorisme. Il continue pourtant impunément de braver l’autorité, et défier la loi.

Le BNVCA vous invite tous à venir à la cérémonie commémorative de la rafle des Juifs de Tunis par les S.S. qui aura lieu le dimanche 9 décembre à 10 heures 45 précises, au Mémorial de la Shoah 17 rue Geoffroy l’Asnier 75004 Paris (métro Saint-Paul ou Pont Marie)

Il y a 76 ans à Paris on raflait les Juifs et on les enfermait provisoirement au « Vel d’Hiver « avant Drancy puis Auschwitz. Il y a 76 ans à Tunis, le 9 décembre 1942, on raflait les Juifs avant de les envoyer dans des camps de travail, prélude à une élimination physique programmée. Il y a 76 ans en Tunisie, des Juifs ont été déportés, assassinés, fusillés, parce qu’ils étaient Juifs. Ils sont morts « a kiddouch Hachem, » mais ils n’ont pas de tombes où nous pouvons nous recueillir. N’est-il pas normal qu’une fois l’an, nous nous réunissions pour rappeler leur mémoire et pour transmettre à nos enfants conformément à l’impératif biblique Zakhor, cette page singulière et mal connue de l’histoire de la Shoah qui montre bien que l’objectif des nazis était l’élimination totale du peuple Juif, en Europe mais aussi hors d’Europe, là où la guerre conduisait les forces de l’Axe. ?

 Aussi, je vous invite tous à venir à la cérémonie commémorative de la rafle des Juifs de Tunis par les S.S. qui aura lieu le dimanche 9 décembre à 10 heures 45 précises, au Mémorial de la Shoah 17 rue Geoffroy l’Asnier 75004 Paris (métro Saint-Paul ou Pont Marie)  sous la présidence de Monsieur le Grand Rabbin de France, en présence d’un membre du gouvernement de la République, du Maire de Paris, de représentants du corps diplomatique et de différentes personnalités  civiles et militaires.

Diffusez aussi l’information à vos proches, à vos amis, sur vos réseaux sociaux, car si nous ne sommes pas nombreux le 9 décembre le souvenir de ce qui s’est passé en Tunisie périra et nous aurons donné une victoire posthume à Hitler qui disait que personne ne se souviendrait

Claude NATAF

Le BNVCA et le CCJ 93 saluent le Maire Communiste de Montreuil dont l’arrêté a conduit le sieur Dieudonné à annuler ses spectacles.

Le BNVCA et le CCJ 93, Conseil des Communautés Juives de Seine Saint Denis, présidés par Mr Sammy Ghozlan, saluent le Maire Communiste de Montreuil Sous-Bois, Mr Patrice Bessac dont l’arrêté Municipal a conduit le sieur MBALA MBALA alias DIEUDONNE à annuler ses spectacles “EN VERITE” joués dans un local de cette commune, Rue Stalingrad, en infraction avec la loi. Dieudonné y prévoyait de s’y produire durant 3 mois, chaque vendredi et samedi.

Nous rappelons que le Maire de Montreuil Sous-Bois avait pris le 15 novembre un arrêté de « fermeture provisoire des locaux », après un avis défavorable à l’accueil du public, émis par la Commission de Sécurité de la Ville en raison d’un « danger grave et imminent ».

De plus dès le 28 octobre le BNVCA avait alerté par écrit le Préfet de Seine Saint Denis lui demandant d’user de ses pouvoirs, pour empêcher Dieudonné de se produire dans le Département, d’autant que cet individu est un repris de justice plusieurs fois condamné pour antisémitisme, admirateur du négationniste Faurisson, de Jean Marie Le Pen, compère aussi de Gouasmi, fondateur du Centre Islamiste Zahra avec lequel il a fondé le parti antisioniste. Il s’est récemment distingué aux côtes de certains “gilets jaunes” antisémites effectuant le geste nazi de la quenelle.

“Juifs des pays arabes et d’Iran”: le sens de la “Journée du souvenir” | Shmuel Trigano

“Juifs des pays arabes et d’Iran”: le sens de la “Journée du souvenir” Prof. Shmuel Trigano

Que celèbre-t-on dans “le jour du marquage de la sortie et de l’expulsion des Juifs des pays arabes et d’Iran”? Tout d’abord il faut dire que son instauration depuis 2014, sur la proposition de celui qui était alors député, Shimon Ohayon, constitue un acquis important. Mais la signification de cette journée et la façon dont on la célèbre, depuis, manquent de clarté. Sans doute parce qu’il y a un fossé entre le but de cette célébration, telle qu’elle est expliquée dans la Loi, “défendre les droits des réfugiés juifs à des réparations le jour où la paix sera conclue ” et la réalité objective, mais non reconnue, de ce qui est commémoré. Pourquoi est-il question de “marquage” et pas de “mémoire”? Pourquoi “Juifs des pays arabes et d’Iran et pas de Turquie? Et pourquoi n’est-il pas dit “des pays d’islam”, le critère qui unifie tous ces pays, ce que fait implicitement la loi, et qui fut le facteur de la condition des sépharades à travers l’histoire?

A quoi fait référence la “sortie”? Il s’agit en fait, tout simplement, d’évoquer la disparition, la liquidation, dans la violence, d’un univers bi-millénaire en terres d’islam. La date de commémoration choisie qui pourrait nous renseigner n’est pas aussi claire: quel est le message de cette commémoration au lendemain du 29 novembre, date où l’ONU décida en 1947 du partage de la Palestine et de la création de deux Etats? Que la disparition du monde sépharade est la conséquence de la constitution de l’Etat d’Israel qui ainsi aurait causé (voire fomenté selon certains) la liquidation des communautés juives du monde arabe? A moins que ce ne soit l’alya massive de ces Juifs répondant à l’appel messianique qu’ils entendaient venir d’Israël? Dans ces deux cas, c’est l’événement lui même qui est occulté et enterré. L’alya cache alors le drame qui précède et le messianisme la dimension politique de l’événement.
Cette occultation se donne à voir dans la façon dont est célébrée la cérémonie dans le grand amphi du Binyane haouma de Jérusalem, unique célébration sur le plan national. Elle ne délivre aucun message central et fort, entre la célébration de la culture sépharade et les témoignages victimaires individuels: c’est un moment de réjouissance et de nostalgie. L’abord purement testimoniel de l’événement commémoré élimine sa portée politico historique dans le temps présent et cet effacement s’inscrit dans une célébration culturelle et identitaire qui de surcroît l’occulte.
Or l’enjeu de cette histoire concerne le temps présent. C’est le droit moral autant que les réparations qui compte et pas seulement quand la paix sera au rendez vous. L’enjeu est double. Il interpelle d’abord ceux qui ont vécu ces événements et qui se sont vus interdire de mettre des mots sur le traumatisme qui a bouleversé leur vie, en redonnant leur caractère historique à ces événements. Il concerne la légitimité de l’Etat d’Israël accusé aujourd’hui dans l’arène internationale – et même en Israël – d’un “péché originel” constitutif de son existence, du fait de l'”injustice” commise par son existence même envers les Palestiniens. Or ceux qu’on accuse de “péché”, d'”apartheid”, de “racisme”, ceux sont justement les descendants de 600000 réfugiés juifs, devenus la majorité des citoyens israéliens, les descendants de ceux que les Etats islamiques ont chassés, violentés et spoliés. Le message de cette journée de commémoration doit restaurer le caractère historique et politique de cette histoire, partie intégrante de l’histoire du peuple juif au XX° siècle. C’est à ce chantier que le livre collectif (Sof hayahdut be artsot haislam) qui vient de paraître (Ed. Carmel) en hébreu veut contribuer. Il met en parallèle le destin global de 11 communautés juives, 900000 Juifs entre 1940 et 1970, période qui s’inscrit de façon intrinsèque dans la suite du nazisme (le chef du nationalisme arabo-musulman, le mufti de Jérusalem devînt un dignitaire du régime nazi, fonda une légion SS musulmane dans les Balkans…), une période durant laquelle se retira un pouvoir colonial qui avait été l’occasion d’une libération et d’un véritable âge d’or pour les peuples dominés de l’islam qui, ainsi, purent échapper à la Sharia et à la condition de dhimmi.

Ce message doit devenir un motif central du discours sur le conflit arabo)israélien – ce qu’il n’jamais été – , à savoir un discours affirmant la légitimité objective de l’Etat sur le plan de l’arène régionale: il y a eu un échange de populations avec les Arabes palestiniens, suite à une guerre d’extermination que ceux-ci ont provoquée et perdue avec les Cinq Etats arabes venus à leur rescousse. Sur ce plan là les descendants des réfugiés juifs ne se sentent aucun sentiment de culpabilité ni de responsabilité, aucun sentiment d’obligation envers les Palestiniens. Ils ont eux aussi les clefs de leur maison abandonnée!

Gaza: l’interview vérité du patron de la Croix-Rouge en Israël | Infoequitable

Jacques de Maio vient de donner une interview au Monde qui tranche avec les mensonges anti-israéliens repris le plus souvent par les médias français.

Une fois n’est pas coutume, nous avons trouvé un article honnête dans Le Monde, concernant Israël.

Tout n’est pas rose bien sûr, dans cette interview. Le chef de la Croix-Rouge en Israël et dans les Territoires palestiniens formule aussi des critiques à l’encontre des Israéliens, certaines mesurées, d’autres qui nous semblent moins fondées.

Mais son analyse – qui s’appuie sur les faits dont il a été témoin dans le cadre de sa mission – tranche avec ce qu’on a l’habitude de lire et d’entendre en général sur Israël dans la presse française.

Jacques de Maio confie son expérience de responsable de la Croix-Rouge alors qu’il arrive au terme de ses cinq ans de mandat sur le terrain.

Il aborde en premier lieu la question des prisonniers palestiniens :

« Après trente ans d’expérience en Afghanistan, au Yémen ou en Somalie, je veux dire que l’accès humanitaire, en Israël, est assez remarquable. Il n’y a pas un seul prisonnier palestinien perdu, disparu. Le système a une histoire et des mécanismes de transparence.

A certains égards, Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats. Nous avons un dialogue très riche avec les Israéliens sur les dossiers que nous suivons, des détenus au comportement des forces armées. »

Voila une mise au point qui fait litière des accusations infondées de mauvais traitements ou de tortures de prisonniers palestiniens qui foisonnent pêle-mêle sur les sites pro-palestiniens.

Ces accusations sont également reprises et propagées par les grands médias de la presse française, comme cet article publié en février 2016 par France Info :

Cet article était basé sur les assertions jamais étayées d’organisations israéliennes d’extrême-gauche comme B’Tselem ou Hamoked.

Ces ONG (qui n’ont de « non gouvernementales » que le nom, puisqu’elles sont copieusement subventionnées par les gouvernements européens) affirment sans l’ombre d’une preuve que la « torture » serait largement pratiquée dans les prisons israéliennes.

Eh bien, non ! Le patron de la Croix-Rouge en Israël et ceux qui travaillent avec lui ont un accès permanent à chacun de ces prisonniers.

Jacques De Maio ne signale pas le moindre cas de mauvais traitement chez les prisonniers palestiniens.

(C’est en revanche dans les prisons de l’Autorité palestinienne et du Hamas que la torture est une pratique généralisée, comme un récent rapport l’a révélé.)

Jacques de Maio aborde le cas de « personnes disparues »
Il n’y a aucun Palestinien disparu dans les prisons israéliennes.

En revanche, de nombreux Israéliens – civils ou militaires – sont aux mains du Hamas ou de groupuscules islamistes.

Le patron de la Croix-Rouge en Israël fait le point sur ce dossier :

« Les « missing » sont des gens sur le sort desquels la famille n’a pas de certitude formelle, vivants ou morts. On ne fait pas de distinction entre civils et militaires. Ils sont environ 45. Il y a deux civils israéliens, peut-être trois, qui sont présumés vivants à Gaza et qui sont notre priorité absolue. On est en « clash » avec le Hamas sur ce sujet. »

Sans donner plus de précisions sur leurs identités, Jacques de Maio rappelle une terrible réalité : les disparus, les personnes détenues au secret sans raisons, se trouvent dans les prisons palestiniennes.

La presse française n’est guère prolixe sur le sort de ces captifs israéliens aux mains du Hamas.

A noter, toutefois, cette dépêche de l’AFP de septembre 2018 (reprise ici sur le site de L’Express) signalant le cas de deux civils israéliens (dont un handicapé mental) détenus depuis des années par le Hamas à Gaza et dont on est sans nouvelles.

 

Les ripostes de Tsahal sont-elles « disproportionnées » ?
Enfin, le patron de la Croix-Rouge en Israël apporte la grande question de « l‘usage de la force » armée par l’armée israélienne dont les détracteurs de l’Etat juif l’accuse de le faire de manière « disproportionnée ».

Tout en estimant qu’il « y a eu trop de victimes civiles en 2014 » à Gaza, Jacques de Maio confie :

« En 2014, nous avons eu des mois de discussion avec l’armée israélienne sur les leçons à retenir de la guerre à Gaza, cet été-là. C’est la même discussion que nous avons avec les Américains, les Français ou les Saoudiens : sur la distinction civils/militaires, la proportionnalité, etc. On a mené un travail confidentiel avec eux, comme avec les Brigades Al-Qassam [branche armée du Hamas]. »

A noter, ce passage contient une information en filigrane qui a peut-être échappé au lecteur.

L’armée israélienne, lorsqu’elle opère à Gaza, n’agit pas de manière différente que les armées françaises et américaines lorsqu’elles bombardent Raqqa, Mossoul, Tripoli ou… Zagreb.

Des civils sont malheureusement tués – ceux que l’on appelle pudiquement les « dommages collatéraux » – et Tsahal ne réagit pas de manière plus « disproportionnée » que les armées des démocraties occidentales.

A cet égard, Jacques de Maio souligne la complexité du problème et fait preuve d’humilité.

Face aux organisations terroristes qui utilisent leurs propres populations comme boucliers humains, il n’existe pas de réponse idéale.

« Dans une guerre, les soldats ont le droit de tuer des menaces réelles ; on ne défend pas le droit à la vie dans toutes circonstances. L’équation entre la proportionnalité stratégique et les obligations humanitaires, c’est une immense question qui renvoie même à l’utilisation de l’arme atomique à Hiroshima. Elle interroge sur la pertinence du droit de la guerre dans le contexte de l’après 11 septembre 2001, avec l’organisation Etat islamique (EI), avec la guerre asymétrique contre des mouvements armés plus ou moins terroristes qui se cachent derrière la population.

Nous, nous opérons à un niveau inférieur : l’analyse empirique de la conduite des opérations, et les victimes civiles. Pour cela, nous avons différents angles de vue : les précautions prises, l’utilisation d’artillerie en milieu urbain, la définition des cibles. Le cuisinier du Hezbollah en est-il une ? J’ai bossé pas mal en Afghanistan avec les troupes de l’Otan. Ces questions secouent le monde entier. »

Les tirs israéliens face aux émeutes de Gaza
Le patron de la Croix-Rouge en Israël se dit « hyperpréoccupé » par ce qu’il considère être « un usage excessif des balles réelles » dans la répression des émeutes de Gaza et le « coût humain disproportionné ».

Mais avec lucidité, il ajoute :

« Les manifestations près de la clôture sont régies par le paradigme du maintien de l’ordre. Mais il est clair qu’on n’est ni à Berlin ni à Gênes [sommet du G8 en 2001]. Dans ces manifestations de civils se greffent en filigrane des opérations militaires qui justifient l’utilisation d’armes létales (…) Les Palestiniens, eux, sont dans une logique de poussée. Plus ils s’approchent de la clôture, plus ils sont en danger, quoi qu’on pense de leurs motivations. Ce mouvement est voulu, planifié, avec une logistique. On discute avec le Jihad islamique palestinien (JIP) ou le Hamas pour minimiser l’exposition des plus vulnérables, des enfants de 7 à 12 ans qui font des concours d’héroïsme. »

Conclusion
Tout est dit, ou presque. Il faut décrypter ces terribles paroles de Jacques de Maio et prendre la mesure de son impuissance.

La Croix-Rouge qui n’a aucun pouvoir coercitif pour peser sur les belligérants en est réduite à « discuter » avec les organisations terroristes palestiniennes – non pas pour empêcher l’utilisation d’enfants de 7 ans dans les combats – mais juste pour « minimiser (leur) exposition ».

Le mérite de cette interview publiée par Le Monde aura été de permettre au lecteur de bonne foi de prendre connaissance de la réalité des affrontements qui ont eu lieu à Gaza ces derniers mois.

Vous appréciez le travail de veille et d’information d’InfoEquitable ? Aidez-nous à le poursuivre en faisant un don déductible de vos impôts à hauteur de 66 % des sommes versées. Chaque geste compte ! Suivez aussi InfoEquitable sur Facebook et Twitter.

Infoequitable

Site DEMOCRATIE PARTICIATIVE DE BORIS LE LAY . LE BNVCA partie au procès, salue le jugement en référé du TGI de Paris du 27/11/18 ASSIGNANT LES OPÉRATEURS EN COMMUNICATION A BLOQUER L’ACCÈS AU SITE de Boris le Lay.

Le BNVCA accueille avec une grande satisfaction le jugement prononcé par le Tribunal de Grande Instance de Paris qui délibérant “en état de référé” ce 27 novembre 2018, déclare recevables la requête et l’action du BNVCA et condamne en référé les opérateurs de communications contraints désormais de bloquer le site antisémite “démocatie participative”.

Les opérateurs assignés suivants : “Fibre SAS, Orange, S F R, Bouygues, Colt Technology Services, Outremer Télécom” sont tenus de faire mettre en œuvre, sans délai, toutes mesures les plus adaptées et les plus efficaces propres à empêcher l’accès, à partir du territoire français et /ou par leurs abonnés, situés sur ce territoire, au site WW.democratieparticipative.biz…les mesures de blocage seront effectuées de manière définitive et illimitée”.

Pour le BNVCA, il a toujours été clair et évident que le multirécidiviste Boris Le Lay publie en ligne des contenus racistes, antisémites, haineux et ignobles sur le site, www.democratieparticipative.biz qui se situe hors du territoire national et échappe à notre législation.

Nous rappelons que suite aux plaintes déposées par le BNVCA le sieur Boris le Lay avait déjà été condamné en 2013 à 1 an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende par le Tribunal de Quimper, confirmé par la Cour d’Appel. Déjà en 2016 il cumulait une douzaine de condamnations mais son site de haine était maintenu.

Le BNVCA tient à souligner que l’action en référé a été initiée par le Parquet de Paris afin de voir bloquer l’accès à ce site en France, notamment à la suite des signalements nombreux, répétés et insistants adressés depuis plusieurs années, par Maître Baccouche Conseil du BNVCA au Parquet de Paris, de même que suite aux plaintes déposées en raison des propos tenus sur le site « www.democratieparticipative.biz », à l’encontre duquel aucune poursuite pénale n’a pu aboutir.

Nous restons convaincus que cette décision sera de nature à lutter plus efficacement contre les messages de haine qui fleurissent sur la toile.

Sammy GHOZLAN

Un Européen sur cinq justifie l’antisémitisme!!!!!!

Un Européen sur cinq justifie l’antisémitisme!!!

Plus de 25% des européens pensent que les Juifs ont trop d’influence dans les affaires, la politique, les médias et la finance. Un sur cinq estime que l’antisémitisme est le reflet du comportement quotidien  des Juifs dans le monde et dans le même temps, un européen sur vingt interrogé n’a jamais entendu parler de l’Holocauste. C’est le résultat d’une enquête à grande échelle menée par CNN dans sept pays d’Europe qui révèle un ancrage profond  de l’antisémitisme sur le vieux continent….

Selon un nouveau sondage de CNN présenté dans l’édition de mardi du journal Yediot Aharonot, les stéréotypes antisémites ont encore de beaux jours devant eux en Europe alors que la mémoire de l’Holocauste  s’estompe. Le sondage CNN / ComRes, qui a interrogé plus de 7 000 personnes (7 092), a été mené dans sept pays d’Europe (Autriche,  France, Allemagne, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne et  Suède). Il révèle que plus du quart des européens pensent que les Juifs ont trop d’influence sur les affaires et la finance (en Pologne et en Hongrie, c’est environ 40% qui l’ont affirmé, en France et en Allemagne 25%). Près d’un européen sur quatre déclare que les Juifs ont également trop d’influence sur les zones de conflit et de guerre dans le monde. Un sur cinq affirme que les Juifs ont trop d’influence sur les médias et un pourcentage similaire pense que les Juifs ont aussi trop d’influence dans la politique.

La croyance en un pouvoir juif va de pair avec une surestimation du nombre de Juifs dans le monde. Alors qu’environ seulement 0,2% de la population mondiale est juive, environ les deux tiers des personnes interrogées dans le sondage ont estimé que le pourcentage des Juifs dans le monde était trop élevé. 25% des Hongrois, 20% des Britanniques et 20%  des Polonais estiment à plus de 20% la population de Juifs dans le monde. Quant aux français, aux autrichiens, aux allemands et aux suédois, ils estiment que 5 à 10%  de juifs vivent dans leurs pays respectifs.

Ce sondage témoigne d’attitudes et de comportements dérangeants et contrastés à l’égard des Juifs combinés à une ignorance surprenante. Environ un européen sur vingt dans les pays interrogés par CNN n’a jamais entendu parler de l’Holocauste, alors que moins de 75 ans se sont écoulés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et qu’il existe encore des dizaines de milliers de survivants. Cette ignorance est particulièrement frappante chez les jeunes français: une personne sur cinq âgée de 18 à 34 ans a déclaré ne jamais en avoir entendu parler. En Autriche, le pays de naissance d’Adolphe Hitler, 12% des jeunes ont déclaré n’avoir jamais entendu parler de l’Holocauste et 40% des autrichiens interrogés confient  qu’ils n’en savent que très peu sur le sujet.

En revanche, les européens pensent qu’il est important de garder en vie le souvenir de l’Holocauste. Les deux tiers ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste contribuait à garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus. Ce chiffre s’élève à 80% en Pologne et la moitié des Européens ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste contribuait à lutter contre l’antisémitisme aujourd’hui.

Mais les sentiments des européens sont complexes, contrastés et embrouillés à l’égard de l’Holocauste, d’Israël, des Juifs et de l’antisémitisme. Un tiers des européens ont déclaré que les Juifs utilisaient l’Holocauste pour promouvoir leurs intérêts.  Une faible, mais solide majorité (54%) a déclaré qu’Israël avait le droit d’exister en tant qu’État juif. Un tiers des personnes interrogées estiment que les critiques adressées à Israël ont tendance à être motivées par l’antisémitisme. Et un tiers des personnes interrogées ont aussi déclaré qu’Israël utilisait l’Holocauste pour justifier ses actions. Un tiers ont déclaré que les partisans d’Israël utilisaient l’accusation d’antisémitisme pour faire taire leurs critiques. Un tiers des Européens ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste détournait l’attention des autres atrocités d’aujourd’hui.

Plus du quart des répondants (28%) ont déclaré que la plus grande part de l’antisémitisme dans leur pays était une réponse aux actions de l’État d’Israël. Et près d’un sur cinq (18%) ont déclaré que l’antisémitisme était le reflet du comportement du peuple juif en général.

Enfin 10% des européens avouent être antisémite, un chiffre qui atteint 15% en Pologne et 19% en Hongrie.

ComRes a interrogé 7 092 adultes dans sept pays du 7 au 20 septembre (Grande-Bretagne, 1010; France, 1006; Allemagne, 1012; Pologne, 1020; Hongrie, 1019; Suède 1018; Autriche, 1007). Les données ont été pondérées pour être représentatives de chaque pays en fonction de l’âge, du sexe et de la région.

DILCRAH: ” On assiste aussi à la résurgence d’un antisémitisme d’extrême droite “

DILCRAH : « On assiste aussi à la résurgence d’un antisémitisme d’extrême droite »

La hausse des actes antisémites en France ne semblent pour une fois pas liée à l’actualité du conflit israélo-palestinien

Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-Lgbt (Dilcrah) a réagi à l’annonce de la hausse des actes antisémites en France faite en début de mois par le Premier ministre français Edouard Philippe.

Il avait annoncé une croissance de 69 % des actes antisémites sur les 9 premiers mois de l’année 2018.

« Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal », affirmait le chef du gouvernement dans cette tribune publiée exactement 80 ans après la funeste nuit de Cristal et ses exactions nazies contre les Juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938.

« Pourquoi rappeler, en 2018, un aussi pénible souvenir ? Parce que nous sommes très loin d’en avoir fini avec l’antisémitisme », écrivait M. Philippe, évoquant les chiffres « implacables » des actes antisémites en France sur la partie écoulée de 2018.

Si ce chiffre a été rendu pubic, son détail reste pour l’instant inconnu : la déclaration faite par Edouard Philippe via son Facebook se contentait de l’annoncer sans dévoiler la part de paroles antisémites, de menaces verbales, de dégradations de biens ou d’actes physiques, ni leur localisation.

Frédéric Potier s’en explique au micro de RTL : « il s’agit d’un chiffre provisoire et qui recoupe les mois de janvier à septembre 2018. D’habitude, le ministère de l’Intérieur attend une communication annuelle, mais le Premier ministre a choisi de révéler ce chiffre et de ne pas se taire à l’occasion de l’anniversaire de la Nuit de Cristal, le premier pogrom nazi, pour éveiller les consciences, sonner l’alarme et montrer que l’antisémitisme progresse ».

« Les causes [de cette hausse] sont multiples et nous sommes en train de les analyser, avance Potier. Le contexte international pèse traditionnellement sur ces actes là : cette année il y a eu le déménagement de l’ambassade américaine à Jerusalem et la résurgence d’un antisémitisme d’extrême droite. Cela s’est traduit aux Etats Unis par la tuerie de Pittsburgh et en France par des affaires heureusement moins graves, comme des tags antisémites comme dans des zones rurales dans le sud-ouest ou des tags à l’encontre de préfet comme Alsace récemment ».

Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre dernier, une série de graffitis antisémites ont été inscrits en noir dans deux communes des Pyrénées.

Les habitants ont pu lire à leur réveil des hommages au négationniste Robert Faurisson, mort le 21 octobre dernier.

Sur l’Ehpad de Salies, a été inscrit « Faurisson résistance », tout comme sur la place du Temple de la même ville, où l’on pouvait également lire « Shoah escroquerie ».

A Escos, les mêmes messages ont été retrouvés sur les murs de la mairie.

Selon le journal La République des Pyrénées, ses actes ont été « vivement dénoncés par le maire, Claude Serres-Cousiné », qui a déposé plainte.

« C’est affreux. Je suis choqué. On n’a jamais eu ça à Escos. On est un petit village très calme. Je me sens complètement dépourvu, désolé », se désolait le maire Daniel Vigneau cité par le même journal.

Le patron de la Croix -Rouge en Israël met les points sur les i: “Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats”

Le patron de la Croix-Rouge en Israël met les points sur les i : “Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats”

Le représentant de la Croix-Rouge en Israël et dans les “Territoires palestiniens”, Jacques de Maio, a rejeté la semaine dernière les accusations des dirigeants palestiniens sur le sort des détenus palestiniens en Israël.

“Après trente ans d’expérience en Afghanistan, au Yémen ou en Somalie, je veux dire que l’accès humanitaire, en Israël, est assez remarquable. Il n’y a pas un seul prisonnier palestinien perdu, disparu. Le système a une histoire et des mécanismes de transparence”, a-t-il assuré dans un entretien accordé au journal Le Monde.

A certains égards, Israël respecte mieux la IVconvention de Genève que beaucoup d’Etats. Nous avons un dialogue très riche avec les Israéliens sur les dossiers que nous suivons, des détenus au comportement des forces armées, a-t-il souligné.

En 2017 déjà, le représentant de la Croix-Rouge en Israël et dans les “Territoires palestiniens” avait rejeté les accusations palestiniennes à l’encontre d’Israël.

“Israël nous donne, contrairement aux établissements de sécurité de nombreux autres pays, y compris ceux d’Occident, un accès rapide aux hauts fonctionnaires de l’armée israélienne, des services pénitenciers et à d’autres services de sécurité. Nous avons un dialogue utile, productif et professionnel avec eux. Nous avons clarifié avec eux la question des assaillants qui effectuent des attaques terroristes et nous sommes parvenus à une conclusion sans équivoque selon laquelle il n’y a pas d’ordre de l’armée israélienne de tirer sur des suspects à tuer. Les règles d’engagement n’ont pas changé et il est vrai que les soldats individuels ont pris une mauvaise décision à certains moments et qu’il existe de nombreux cas de comportement scandaleux aux passages frontaliers, parfois en violation complète des ordres donnés. Nous n’hésitons pas à signaler cela à l’armée israélienne qui nous donne à chaque fois une réponse professionnelle. C’est pourquoi nous avons rejeté l’accusation, et il y a eu tout de suite ceux qui ont affirmé que nous allions couvrir les crimes de guerre commis par l’armée israélienne et que nous servions les sionistes”, avait déclaré Jacques de Maio dans un entretien accordé au site israélien Ynet.

“La Croix Rouge était sur le terrain en Afrique du Sud pendant l’apartheid, et nous répondons à quiconque fait l’argument qu’Israël est État d’apartheid : Non, il n’y a pas d’apartheid ici. Il n’y a pas de régime ici basé sur la supériorité d’une race par rapport à une autre, il n’y a pas de protection des droits fondamentaux de l’homme fondée sur une soi-disant infériorité raciale. Ce qui existe ici est un conflit national sanglant, la caractéristique la plus importante et la plus tragique étant que cela dure depuis plusieurs décennies ? Ce n’est pas un régime d’apartheid mais de l’occupation”, avait-il insisté.

En 2015 déjà, le dernier président blanc de l’Afrique du Sud, Frederik Willem De Klerk, l’homme qui a aboli les lois raciales, s’était opposé au boycott d’Israël et à “l’odieuse”comparaison entre l’apartheid et le conflit israélo-palestinien.

Deux vies au service du dialogue judéo-chrétien

Deux vies au service du dialogue judéo-chrétien

L’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), qui a eu 70 ans cette année, a remis son prix annuel mercredi 21 novembre.

Les deux lauréats sont issus de la communauté juive : il s’agit de l’universitaire Franklin Rausky, qui enseigne notamment au Collège des Bernardins, et du responsable communautaire Raphy Marciano.

« La laïcité de la République française permet la liberté de confession, mais aussi d’échanges entre les différentes religions », se réjouit Raphy Marciano, qui a reçu le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France, le 21 novembre. 

« La laïcité de la République française permet la liberté de confession, mais aussi d’échanges entre les différentes religions », se réjouit Raphy Marciano, qui a reçu le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France, le 21 novembre.  / Alliance israélite universelle

La ruelle de son enfance, à Casablanca, était bordée par deux églises. C’est donc très tôt que Raphy Marciano, juif séfarade, a rencontré des chrétiens, notamment sur les bancs de l’école. « Mais à cause du poids de l’Histoire, j’étais méfiant à l’égard du christianisme, confie aujourd’hui ce grand-père de 69 ans. Quand j’étais face à une croix, je voyais une épée. »

Le « déclic » du dialogue judéo-chrétien n’a eu lieu que des années plus tard, grâce à son maître, le philosophe Elie Wiesel. C’était après ses études à Sciences-Po, alors que Raphy Marciano avait définitivement quitté le Maroc pour la France et qu’il y commençait un engagement de quatre décennies au service de la culture juive : à la tête du Centre Rachi puis du Centre communautaire de Paris (devenu plus tard Espace culturel et universitaire juif d’Europe).

Cette sensibilisation au dialogue avec le christianisme lui est venue de sa rencontre avec des hommes « exceptionnels », le dominicain Bernard Dupuy ou le théologien Jean Dujardin. C’est à ce dernier, décédé en mars, ainsi qu’à Elie Wiesel, que Raphy Marciano a dédié le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France qu’il a reçu à Paris mercredi 21 novembre. Il avait déjà été promu Chevalier de la Légion d’honneur en juillet 2017.

Église et antisémitisme : de « l’enseignement du mépris » au dialogue avec les juifs

Une « co-responsabilité » judéo-chrétienne ?

« Grâce à nos discussions, j’ai compris que le christianisme n’était pas un scandale à tolérer, ni les chrétiens des idolâtres, raconte-t-il aujourd’hui. J’ai appris aussi qu’une lecture chrétienne de la Bible peut m’interpeler, voire me permettre de mieux me connaître moi-même. »

Convaincu que juifs et chrétiens ont une « co-responsabilité » à l’égard de l’humanité, porteurs qu’ils sont d’un même message, Raphy Marciano insiste néanmoins sur l’incontestable altérité de ces deux religions – altérité qui ne saurait être provisoire. « Nos théologies ne se rencontreront jamais, estime-t-il, ou peut-être dans un autre temps de l’Histoire… »

Discussion autour d’un article de Benoît XVI sur les juifs

Cela ne doit pas empêcher les juifs et les chrétiens de « s’obstiner » à poursuivre un dialogue dont Raphy Marciano considère qu’il est, en France, en plutôt bonne santé – même s’il s’agit d’un dialogue « de minorité à minorité ». « La laïcité de la République française permet la liberté de confession, mais aussi d’échanges entre les différentes religions », se réjouit-il.

« Nostra aetate », un demi-siècle plus tard

Il y a tout juste trois ans, pour les 50 ans de la Déclaration du concile Vatican II « Nostra aetate », Raphy Marciano a signé l’audacieuse « Déclaration pour le Jubilé de Fraternité à venir », remise solennellement par le Grand Rabbin de France Haïm Korsia au cardinal André Vingt-Trois, au Collège des Bernardins.

L’universitaire Franklin Rausky, lui aussi récompensé mercredi 21 novembre par l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), faisait également partie des cinq rédacteurs de ce texte.

Résolument optimiste, il se terminait sur ces mots : « La fraternité entre Juifs et Chrétiens constitue un premier jalon et une invitation à faire du dialogue entre toutes les religions et les spiritualités la pierre angulaire d’une humanité réconciliée et pacifiée. Puisse-t-elle habiter le cœur de nos prières. »

Mélinée Le Priol

Paris : Mike Brant donne son nom à une place du XVIe arrondissement

Paris : Mike Brant donne son nom à une place du XVIe arrondissement


Paris rend hommage à l’israélien Mike Brant, l’un des chanteurs vedettes des années 1970. Le conseil d’arrondissement du XVIe arrondissement examinera ce lundi un vœu pour donner le nom de l’idole à la place située à l’intersection des rues Dufrenoy, Benjamin Godard et Spontini et de I’avenue Victor-Hugo…….Détails……..

L’inauguration aura lieu dans les prochaines semaines.
Le Conseil de Paris de décembre dernier avait adopté un vœu porté par Pierre Auriacombe, Président du groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants (PPCI) souhaitant donner le nom de l’idole à une place ou une rue dans le XVIe.
« Au-delà de sa personnalité, le chanteur d’origine Israélienne a beaucoup œuvré pour la paix entre Israël et la Palestine », avait souligné l’élu du XVIe. L’interprète de « Laisse-moi t’aimer » et de « Qui saura » a, par ailleurs, vécut plusieurs années Victor Hugo avant de se suicider le 25 avril 1975, à 28 ans, en se jetant du 6e étage d’un immeuble de la rue Erlanger.

Israël demande le retour de Jonathan Pollard, Washington refuse

Israël demande le retour de Jonathan Pollard, Washington refuse

Le ministère américain de la Justice a rejeté une demande officielle de l’Etat hébreu autorisant Jonathan Pollard à s’installer en Israël, a annoncé mercredi un rapport trois ans après la libération de l’espion. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou aurait demandé au président américain Donald Trump d’autoriser l’émigration de Pollard…….Détails……..

Pollard a passé près de 30 ans en prison après avoir été reconnu coupable d’espionnage pour le compte d’Israël.
Il ne s’est pas rendu dans l’État juif depuis sa libération en novembre 2015.
Hadashot TV a rapporté qu’Israël avait également déposé une demande officielle auprès du ministère américain de la Justice, demandant que Pollard soit autorisé à s’installer en Israël, où il resterait dans des conditions restrictives dans le cadre d’un accord entre les deux pays.
Il y a plusieurs semaines, le ministère a rejeté sans équivoque la demande, selon le rapport, en affirmant que la raison en était “la gravité des crimes” commis par Pollard dans les années 1980.
Au terme de sa liberté conditionnelle, il doit rester cinq ans sur le sol américain, ce qui l’empêche de s’installer en Israël comme il en a exprimé le souhait.Son sort a donné lieu à un interminable bras de fer entre Israël, où il est vu par une bonne partie de la population comme un héros national ayant sacrifié sa liberté, et les Etats-Unis, dont les présidents successifs, de Ronald Reagan à Barack Obama, avaient toujours refusé sa libération anticipée.

De hauts responsables du Pentagone ou de la CIA n’ont jamais digéré la masse d’informations classées secret-défense que l’espion a livrées contre de l’argent et en pleine guerre froide à l’allié stratégique israélien des Etats-Unis.
Il aurait aidé Israël à bombarder en 1985 le QG de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l’OLP, Abou Jihad, à Tunis en 1988.
Une mesure de clémence serait une faveur supplémentaire faite par les Etats-Unis après la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël et la décision de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

Source I24News

Le BNVCA poursuit en justice le prétendu alias “Arnaud Chavez ” meneur des “Gilets jaunes” et auteur du geste antisémite de la quenelle sur une tombe juive qu’il profane.

Le BNVCA alerté par de très nombreux internautes scandalisés dépose plainte contre un individu se disant Arnaud Chavez qui s’exhibe sur Facebook et d’autres Réseaux sociaux, se faisant photographier devant une stèle élevée à la mémoire des victimes de la barbarie nazie.

Provocateur ignoble, il profane cette stèle en étalant son keffieh palestinien sur la tombe, en faisant le geste de la « quenelle » imaginée par Dieudonné en signe de moquerie de la Shoah inspirée du salut nazi. Sur un autre post, il apparaît aussi à côté du multirécidiviste MBALA MBALA, plusieurs fois condamné pour diffamation, antisémitisme et apologie du nazisme.
Le lien ci-dessous a alerté le BNVCA

Il anime une page Facebook sous ce pseudonyme : Arnaud Chavez
Cette image a choqué des Organes de Presse comme l’Ardennais et le Club Mediapart.

Cet individu qui masque probablement son véritable patronyme, se présente comme l’un des meneurs des manifestations des « Gilets jaunes » à Charleville-Mézières.
Le BNVCA demande qu’une information soit ouverte afin que l’enquête judiciaire identifie précisément ce personnage antisémite qui devra être sévèrement sanctionné.

Tous nos requérants nous expriment leur colère et leur lassitude à devoir sans cesse surveiller les manifestions de haine et d’injures antisémites qui se répandent sur internet. Ils nous disent leur impatience à voir les délinquants punis et leur communication mise hors d’état de nuire.

 

Attentats de janvier 2015 : “Il y avait trois tueurs mais ils étaient au moins une quinzaine derrière les attaques”

Attentats de janvier 2015 : “Il y avait trois tueurs mais ils étaient au moins une quinzaine derrière les attaques”

Près de quatre ans après les tueries de 2015, l’enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts, est terminée. Un procès est prévu en 2020…….Détails……..

Quinze personnes sont mises en examen dans ce dossier et plusieurs mandats d’arrêt ont été émis visant des suspects partis rejoindre l’État islamique en zone irako-syrienne.
“Il y avait trois tueurs, mais ils étaient au moins une quinzaine” derrière les attaques, a indiqué ce mardi 20 novembre sur franceinfo Maître Antoine Casubolo-Ferro, avocat de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT).

C’est important d’avoir un procès pour les victimes, même si les frères Kouachi et Amedy Coulibaly sont morts ?

Maître Antoine Casubolo-Ferro : Bien sûr que c’est très important, parce qu’on va poser les responsabilités de chacun.
On s’aperçoit qu’il y avait trois tueurs, mais qu’ils étaient au moins une quinzaine, selon le juge d’instruction. C’est toute une chaîne et c’est ça qu’on a besoin de comprendre.
Ce sont ces gens-là que l’on va juger, qui vont prendre leurs responsabilités et être condamnés en fonction de leur responsabilité. Pour les familles, on parle souvent de reconstruction.
Un attentat, ce n’est pas seulement au moment même de l’attaque, c’est avant, pendant, après.
C’est toute une équipe de gens qui amène ces trois-là à tirer.

Est-ce que les familles attendent encore des réponses ?

Bien sûr. On a beaucoup de questions à poser : comment est né le projet ?  Pourquoi ces gens-là ? Pourquoi l’Hyper Cacher ? Pourquoi cette policière à Montrouge ? Est-ce qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment ? Cela voudrait dire que Monsieur Coulibaly avait un autre projet ?
On sait qu’à Montrouge, il y avait une autre école juive qui, comme par hasard, avait les mêmes caractéristiques que celle de l’affaire Merah à Toulouse. Il y a toutes ces questions à poser.

Croyez-vous que la dizaine d’hommes mis en examen, dont l’un poursuivi pour complicité d’assassinat terroriste, ne sont que des “logisticiens” ?

Bien sûr que non, mais ce n’est pas seulement moi qui ne les croit pas, c’est le juge d’instruction.
C’est quand même trois ans d’enquête. On a des éléments très concrets qui prouvent qu’ils savaient avant. Mohamed Belhoucine [qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international après être parti en Syrie quelques jours avant l’attentat de l’Hyper Cacher] on sait qu’il part avant avec Hayat Boumedienne [la veuve d’Amedy Coulibaly].
Donc, ils ne partent pas comme ça, par hasard. On sait que c’est Coulibaly qui les accompagne à l’aéroport. Ces gens savaient avant, ça ne peut pas être juste un hasard.

Source France TV Info

En Pologne, un trou dans la mémoire collective

En Pologne, un trou dans la mémoire collective

Des centaines de milliers de Polonais ont participé dimanche à la «marche commune pour la Pologne», à Varsovie.
Photo: Janek Skarzynski Agence France-Presse Des centaines de milliers de Polonais ont participé dimanche à la «marche commune pour la Pologne», à Varsovie.

Cette garderie se veut le symbole du renouveau qui s’est emparé de cet ancien quartier juif depuis une vingtaine d’années. Alors qu’avant la guerre, à Cracovie, un habitant sur trois était juif, comme dans la plupart des grandes villes de Pologne, la capitale culturelle polonaise ne compterait plus aujourd’hui que quelques milliers de juifs. Et encore. Pourtant, le Centre culturel juif fondé il y a dix ans à peine ne dérougit pas. On vient y suivre des cours d’hébreu et de yiddish, y découvrir les grands auteurs juifs du siècle dernier et même apprendre à apprêter la carpe farcie et à faire cuire le traditionnel gâteau au fromage.

« On assiste à un véritable renouveau de la culture juive à Cracovie », dit le directeur adjoint du centre culturel, Sebastian Rudol, lui-même né dans une famille catholique de Chrzanow, située à 20 kilomètres d’Auschwitz. Une ville dont il découvrit vers l’âge de 12 ans qu’elle avait été majoritairement juive avant la guerre. « C’est là que j’ai eu le sentiment qu’on ne pouvait pas comprendre la Pologne sans tenir compte de son héritage juif », dit-il.

UNE MARÉE ROUGE ET BLANC DÉFERLE SUR VARSOVIE

On avait annoncé une manifestation d’extrême droite, car l’an dernier des banderoles portant des slogans en faveur de l’« Europe blanche » s’étaient glissées dans le cortège. C’est plutôt une marée blanc et rouge, aux couleurs du drapeau polonais, qui a déferlé sur Varsovie ce dimanche pour célébrer le centième anniversaire de l’indépendance retrouvée au moment de l’Armistice, le 11 novembre 1918.

Dès la matinée, des familles ont commencé à se réunir devant le Palais de la culture au centre-ville. Plusieurs étaient venus avec leurs grands-parents et leurs petits-enfants. Lorsque le cortège s’est finalement ébranlé, avec une bonne heure de retard, ils étaient déjà plusieurs dizaines de milliers à patienter dans le froid portant une cocarde, un bandeau ou un drapeau aux couleurs de la Pologne. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 200 000 personnes auraient participé à cette manifestation bon enfant qui n’avait réuni que 60 000 personnes l’an dernier.

Après une tentative d’interdiction et des négociations avec les organisateurs, c’est finalement le président, Andrzej Duda, le premier ministre, Mateusz Morawiecki, et le chef du parti conservateur au pouvoir (PiS), Jarosław Kaczyński, qui ont pris la tête de cette « marche commune pour la Pologne ». Afin d’éviter les débordements, les pancartes et les bannières autres que celles aux couleurs du pays avaient été interdites. Seule exception, des fumigènes rouges ont rythmé la manifestation. Les rares militants extrémistes dont on avait annoncé la venue, souvent de l’étranger, auront été noyés dans la marée humaine.

Plus tôt, les divisions politiques étaient apparues plus évidentes. Sur la place du général Pilsudski, fondateur de la République, les cérémonies militaires se sont déroulées sans les représentants de l’opposition ni les anciens présidents Walesa, Kwasniewski et Komorowski. Seul l’ancien premier ministre libéral et président du Conseil européen, Donald Tusk, qui aurait des visées sur la présidence, a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu. La soirée s’est terminée par un gigantesque feu d’artifice.

Pour nombre de descendants des anciennes familles juives d’avant-guerre, le renouveau juif de Cracovie avec son festival international, ses commerces ethniques, ses vendeurs de souvenirs et ses dizaines de milliers de touristes qui défilent chaque année a pourtant quelque chose de factice et de folklorique.

Nouvelle polémique

« On ne refait pas l’histoire. C’est comme ça. C’est tout », tranche l’écrivaine et journaliste Anna Bikont, qui déplore qu’il n’y ait toujours pas de véritable mémoire de la Shoah en Pologne. En 2004, cette journaliste qui a découvert ses racines juives sur le tard vers l’âge de 33 ans a créé un choc avec la publication de son livre intitulé Le crime et le silence (Denoël). À la suite des travaux de l’historien américain Jan Tomasz Gross (Les voisins, Fayard), qui démontraient à l’encontre de l’idéologie officielle que de très nombreux Polonais avaient participé à l’extermination de 90 % des Juifs de Pologne, Anna Bikont entreprit de recueillir les témoignages des derniers survivants du pogrom de Jedwabne. Un village situé aux confins de la Biélorussie et de la Lituanie où furent exterminées plusieurs centaines de Juifs dès 1941, peu après l’arrivée des Allemands et le départ des Russes.

« À l’exception de petits groupes ici et là, la mémoire de la Shoah n’existe pas en Pologne, dit Anna Bikont. On a pourtant tué des Juifs partout. Le sang a coulé dans les rues de toutes nos villes. Mais, on a oblitéré tout ce qui était juif. On ne veut se souvenir que de notre propre martyrologie. » Chaque année, rappelle-t-elle, des bus viennent de Varsovie pour commémorer le pogrom de Jedwabne. Mais la population locale n’y participe guère.

Au début de l’année, le gouvernement a d’ailleurs relancé la polémique en tentant de criminaliser toute référence à la responsabilité de la nation ou de l’État polonais dans l’extermination de 10 % de la population du pays. Si le texte de la loi a finalement été modifié, afin de calmer les critiques d’Israël et des États-Unis, il représente pour nombre d’historiens une forme de « blanchiment de l’histoire ». Comme si le pays était toujours incapable de reconnaître l’évidence de la participation d’une partie non négligeable de la population polonaise à ces massacres. Anna Bikont n’hésite pas à parler d’un backlash mené au nom de la lutte contre la repentance et pour la préservation de la fierté nationale.

Un débat en panne

On a parfois l’impression que les 3 millions de Polonais morts durant la guerre regardent en chien de faïence les 3 millions de Juifs exterminés durant la même période dans les camps de la mort. Il est vrai que l’État polonais, en exil dès 1939, n’a jamais participé à l’extermination des Juifs et qu’il a même dénoncé dès 1941 les déportations et les crimes de masse commis à leur encontre. Les ambassades polonaises n’hésitent d’ailleurs jamais à protester chaque fois qu’on évoque « les camps de la mort polonais ». Même Barack Obama avait dû s’excuser d’avoir omis de dire qu’ils étaient plutôt « en Pologne ».

Il est aussi vrai que le pays compte plus de 6000 justes, dont Jan Karski et Irena Sendler, honorés par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem pour avoir sauvé des milliers de Juifs. Cela exonère-t-il pour autant les Polonais de la participation de nombre de leurs concitoyens à ces massacres dès l’arrivée des Allemands ?

Le débat sur ces questions est relativement récent, temporise Dariusz Stola, qui dirige le Musée de l’histoire des juifs polonais à Varsovie. Et les 45 ans de glacis soviétique n’ont pas aidé à éclaircir les choses, dit-il. « Pourtant, depuis 1987, il ne se passe pas deux ans sans que la question ressurgisse. En 2001-2002, le livre de Tomasz Gross, même s’il contenait certaines exagérations — comme lorsqu’il affirmait que la moitié du village avait exterminé l’autre moitié — a déclenché un débat qui a touché tout le monde. Comme historien, c’est la plus belle chose que j’ai vue de ma vie. »

Stola déplore cependant que, depuis l’apparition des réseaux sociaux, le débat ait tendance à dégénérer. « Depuis dix ans, les échanges sont devenus brutaux et se sont radicalisés. Ces réseaux sont en train de tuer toute discussion démocratique. » Il estime néanmoins que cette violence est largement symbolique. « Comparer l’époque actuelle aux années 1930 est parfaitement ridicule, dit-il. À cette époque, les Juifs étaient agressés dans les rues et il y avait des émeutes raciales. Aujourd’hui, le débat a beau être hystérique, il y a de moins en moins d’agressions antisémites. Le nombre de graffitis antisémites est d’ailleurs en baisse… car on les fait sur Internet. »

Peu d’antisémitisme

Récemment, le président Andrzej Duda a demandé pardon aux Juifs expulsés de Pologne par les communistes lors de la campagne antisémite de 1968. En dépit des réticences du pays à reconnaître ses torts dans la Shoah, « la Pologne reste probablement un des lieux les plus sûrs pour un Juif aujourd’hui », affirme Avi Baumol, représentant à Cracovie du grand rabbin de Pologne. « L’histoire y est peut-être plus lourde à porter, mais il y a moins d’agressions antisémites en Pologne qu’en France. Peut-être parce qu’il n’y a pas de communauté musulmane, il y a très peu d’antisémitisme en Pologne. »

Ce Juif israélien né à New York et qui a vécu à Vancouver dit avoir dû faire lui-même des efforts pour comprendre que les Polonais avaient eux aussi perdu trois millions de leurs compatriotes durant la guerre. « Certes, ce n’est pas un crime du même ordre que la Shoah, c’est très différent, mais ça reste un crime lourd à porter ». Il rappelle que la femme de l’actuel président, Agata Kornhauser-Duda, est originaire de Cracovie et qu’elle a un père juif. Il y a quelques mois elle est d’ailleurs venue discuter avec les membres du Centre culturel juif. « Dans mes pires rêves, dit-il, je ne vois pas le moindre lien entre les années 1930 et ce que je vois aujourd’hui en Pologne. »

L’historien Dariusz Stola a souvent comparé la peur des Polonais de reconnaître pleinement le rôle des leurs dans la Shoah à ce que dit ce Juif mort dans le poème du grand poète Czeslaw Milosz intitulé Un pauvre chrétien regarde le ghetto. Voilà soudain le corps en décomposition pris de peur sous le regard d’un chrétien et qui s’exclame :

Mon corps brisé me livrera à sa vue

Et il me comptera parmi les aides de la mort

Une députée clashe le Premier ministre sur la haine du Juif

Une députée clashe le Premier ministre sur la haine du Juif : “De quel antisémitisme parlons-nous ? Vous ne le nommez jamais !”

La députée Les Républicains Brigitte Kuster a fustigé mercredi le refus du Premier ministre Édouard Philippe de nommer l’antisémitisme musulman.

“Vous l’avez annoncé vous-même la semaine dernière, les actes antisémites ont augmenté de 69% depuis début janvier. Pour marquer les consciences, vous avez même été jusqu’à faire référence à la terrible Nuit de cristal perpétrée il y a 80 ans en Allemagne”, a rappelé l’élue lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

“Mais de quel antisémitisme parlons-nous ? Vous ne le nommez jamais ! Vous ne le nommez jamais ! C’est comme si derrière ces statistiques il n’y avait ni coupables ni criminels. Bien sûr, toutes les formes d’antisémitismes sont à combattre sans relâche. Que cela soit l’antisémitisme des groupuscules néonazis, tout comme l’antisémitisme, plus sournois, des activistes du boycott d’Israël. Ces mouvements sont-ils la cause principale de l’explosion de haine que nous connaissons actuellement ? Le doute est permis”, a-t-elle poursuivi.

“À l’inverse, il existe une forme d’antisémitisme qui procède d’un véritable système, qui agit à visage découvert et dont la dangerosité n’est plus à prouver. Cet antisémitisme tue : Mireille Knoll, Sarah Halimi et tant d’autres… Il chasse des familles de quartiers où elles vivaient depuis des générations. Il refuse, voir interdit, l’enseignement de la Shoah à l’école. Cet antisémitisme a un nom : islamisme. Mais ce nom, jamais vous ne le prononcez ! Croyez-vous, Monsieur le Premier ministre, que les mesures que vous avez annoncées suffiront à combattre le fascisme islamiste ?”, a conclu la députée.

Le Monde Juif

Tunisie : 2 juifs français refoulés d’une conférence inter-religieuse mondiale le BNVCA condamne la décision antisémite et saisit le Ministre Français des Affaires Étrangères

Le BNVCA condamne la décision discriminatoire et antisémite de la Justice Tunisienne qui a empêché deux Français de confession juive de participer au Forum Mondial Inter Religieux qui s’est déroulé du 4 au 8 novembre 2018 dans la ville tunisienne de Hammamet.

Ruth Ouazana et Alain Silberstein, deux français de confession juive ont été refoulés alors qu’ils devaient assister à cette rencontre respectivement en tant que secrétaire générale et président du Forum international des scouts juifs (IFJS). Tous deux sont par ailleurs membres des Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EEIF).
Selon les intéressés, ” le jugement décrétait qu’il était interdit d’accueillir, d’héberger et de faire participer les membres du forum international des scouts juifs et tous les porteurs d’un passeport israélien ” à cette rencontre inter-religieuse. ” La Justice Tunisienne qui s’est fait le relais des extrémistes islamistes a été saluée par le mouvement islamo terroriste palestinien Hamas équivalent de Daesh à Gaza “.
Nous considérons que par la décision inique de ce tribunal tunisien, le Gouvernement tunisien a non seulement manifesté un antisémitisme flagrant mais a de surcroît interdit son territoire à des ressortissants français.
Le BNVCA a décidé d’exprimer ses protestations à l’Ambassadeur de Tunisie en France, et de saisir immédiatement le Ministère des Affaires Étrangères français afin qu’il prenne des dispositions diplomatiques qui s’imposent.
Le BNVCA attire l’attention des Gouvernants Tunisiens sur les conséquences que leur attitude discriminatoire et antisémite aura sur le tourisme qu’ils veulent développer dans leur pays, et sur la résonance que cette mesure antijuive entraînera sur les pèlerinages à Djerba.

Tunisie : 2 juifs français refoulés d’une conférence inter-religieuse mondiale

Tunisie : 2 juifs français refoulés d’une conférence inter-religieuse mondiale

Ruth Ouazana, qui a vécu à Tel Aviv en 2014, et Alain Silberstein, président du Forum international des scouts juifs n’ont pas pu assister à la rencontre à Hammamet

Message d'accueil des participants du forum mondial inter-religieux de Tunisie duquel 2 juifs français ont été refoulés (Crédit: autorisation)

Message d’accueil des participants du forum mondial inter-religieux de Tunisie duquel 2 juifs français ont été refoulés (Crédit: autorisation)

La justice tunisienne a empêché deux Français juifs – Ruth Ouazana et Alain Silberstein d’assister au Forum international des ambassadeurs du dialogue inter-religieux – qui regroupe plusieurs mouvements scouts religieux et laïcs – qui s’est déroulée du 4 au 8 novembre dans la ville tunisienne de Hammamet, à une soixantaine de kilomètres au sud de Tunis. Une décision qui a provoqué une déferlante de réactions du Crif jusqu’à l’organisation terroriste palestinienne du Hamas.

Ruth Ouazana et Alain Silberstein devaient assister à cette rencontre en tant que secrétaire générale et président du Forum international des scouts juifs (IFJS). Tous deux sont par ailleurs membres des Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EEIF) qui se trouvent « à l’origine de l’idée d’une association transnationale destinée à rassembler les Scouts juifs, » explique Jérémie Haddad, président de ce mouvement.

Alors qu’ils étaient déjà arrivés en Tunisie, « un tribunal tunisien de première instance a rendu une décision interdisant au mouvement des scouts [tunisiens] de recevoir des participants israéliens et des représentants du forum international des scouts juifs, » rapporte le site d’information tunisien Sahara Medias.

Tout est parti d’une campagne menée sur les réseaux sociaux : « En fait ce sont des scouts palestiniens qui ont fait circuler une capture d’écran de la page Facebook de l’IFJS où nous indiquions l’adresse de nos locaux israéliens, » explique Silberstein. « Des locaux qui n’existent d’ailleurs pas, ajoute-t-il, car nous sommes logés actuellement chez les EEIF à Paris. En plus, dans l’hystérie qui a suivi sur les réseaux sociaux, des gens ont confondu ‘israélites’ et ‘israéliens’ car en arabe il n’existe pas de distinctions entre ces deux mots. Des partis politiques nationalistes tunisiens et des associations tunisiennes qui militent contre la normalisation des relations avec Israël ont pris la relève et ont porté plainte auprès du tribunal de Tunis ». Ils ont fait valoir qu’il est interdit par la loi à des organisations tunisiennes d’entretenir des relations avec des Israéliens.

La Tunisie a cessé d’avoir des relations diplomatiques officielles avec Israël au début de la seconde intifada en 2000, sur décision du président Zine el-Abidine Ben Ali. Depuis, à l’instar du Maroc, des lois visant à criminaliser la reprise des relations entre la Tunisie et Israël ont été proposées à plusieurs reprises, en 2015 et en 2018, par le Front populaire, une coalition de partis tunisiens de gauche et d’extrême-gauche. On note aussi des crispations lors de la venue de personnalités juives en Tunisie, comme ce fut le cas avec Michel Boujenah en juillet 2017. Le comédien juif d’origine tunisienne annoncé au festival de Carthage avait été la cible d’une campagne de boycott menée par la principale centrale syndicale tunisienne, la branche tunisienne du BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) et le parti Al Jouhoumri. Il avait reçu alors le soutien public du président du festival.

L’opinion publique en Tunisie est divisée sur la question d’Israël. Qu’il s’agisse d’empêcher la venue d’un comique juif ou de scouts israélites, les perturbateurs « sont toujours la minorité de la minorité, » affirme Silberstein.

Mais dans le cas de ce forum, la justice tunisienne a pris de manière exceptionnelle le relais des organisations qui luttent contre la normalisation avec Israël.

Alors que les deux représentants de l’IFJS étaient réunis quelques jours avant ce forum avec les membres d’autres associations de jeunesses religieuses pour la réunion annuelle de leur association, les scouts tunisiens ont appris qu’un jugement concernant les membres de l’IFJS était tombé :

« Ce jugement décrétait qu’il était interdit ‘d’accueillir, d’héberger et de faire participer’ les membres du forum international des scouts juifs et tous les porteurs d’un passeport israélien’ à cette rencontre inter-religieuse, raconte Alain Silerberstein, alias Hocco de son nom de totem scout. Nous étions dés lors interdits de séjour dans l’hôtel où il y avait la conférence ».

« Mais ce tribunal a en fait interdit à deux citoyens français — membres du Forum international des scouts juifs — de participer à cette rencontre, » tonnent en chœur Ouazana et Silberstein dans un communiqué au nom de l’IFJS publié à leur retour.

« Ce qui est énervant, ce sont les preuves apportées et validées par le tribunal, » s’agace le président de l’IFJS : « deux copies d’écrans – dont une non-datée – une qui montre que Ruth a travaillé en Israël l’autre que nos locaux s’y trouveraient, suffisent à un juge pour se mettre à plat ventre ».

Silberman et Ouazana décident alors de quitter la Tunisie accompagnés par l’aumônier des scouts catholiques, le père Jacques Gagey qui décide de ne pas participer au forum par solidarité : « il n’était pas question pour lui que des Français restent alors que d’autres étaient discriminés, » précise Silberstein.

Ruth Ouazana, secrétaire du Forum international des scouts juifs (Crédit : autorisation)

De retour en France, il analyse : « En fait derrière ce jugement, ce sont les scouts tunisiens qui étaient visés. C’est l’approche d’ouverture et de vivre-ensemble des scouts tunisiens qui a dérangé cette minorité de Tunisiens. D’ailleurs, le tribunal a précisé qu’ils étaient co-responsables en cas de non-respect du jugement ».

« Je dois avouer que j’ai été assez secouée de voir cette campagne, et d’être interdite de conférence inter-religieuse, » confie Ruth Ouazana jointe par le Times of Israël, à son retour la semaine dernière.

« J’ai été directement visée dans cette interdiction qui lie chantage et antisémitisme, raconte-t-elle. Le président des scouts tunisiens aurait dû aller en prison selon le jugement de référé si je m’étais rendue à la Conférence. Les scouts tunisiens nous ont vraiment aidés et font appel de ce jugement en ce moment ».

Elle souligne sa profonde stupéfaction quand elle a appris que certains groupes politiques avaient fait des copies d’écran de son profil Linkedin, où l’on pouvait lire qu’elle avait vécu à Tel Aviv en 2014, et qu’ils les avaient ensuite diffusées pour faire pression sur les autorités tunisiennes.

La polémique a pris une autre dimension lorsque, via Twitter, le groupe terroriste du Hamas s’est félicité de la non-participation de l’IFJS à cette conférence. Selon le site tunisien d’informations Webdo, le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri a déclaré : « Nous apprécions le grand peuple tunisien et toutes les organisations tunisiennes qui ont protesté et dénoncé cette participation ».

Contacté, le ministère français des Affaires étrangères affirme n’avoir été ni « informé, ni a fortiori saisi, au sujet de l’invitation de ces personnes à ce forum inter-religieux, » mais rappelle qu’il se tient « à la disposition des ressortissants français pour les accompagner dans leurs démarches ».

Il rappelle à cette occasion « son opposition à toute forme de boycott d’Israël ».

Contactée par le Times of Israel, l’ambassade de Tunisie à Paris a déclaré ne « pas avoir d’informations à ce sujet ». Nos questions par courrier électronique sont restées sans réponse à ce jour.

Le mouvement scout tunisien qui a organisé ce forum inter-religieux affirme, de son côté, n’avoir envoyé aucune invitation à des représentations du scoutisme israélien.

Alain Silbertsein, totémisé Hocco est le président du Forum international des scouts juifs qui a également quitté la Tunisie suite à la décision du tribunal (Crédit: Hocco)

Craig Turpie, président du Comité mondial du scoutisme, Ahmad Al-Hendawi, secrétaire général de l’Organisation mondiale du mouvement scout, et Wahid Labidi, président des Scouts tunisiens ont exprimé à travers un autre communiqué commun « leur extrême tristesse de voir leurs amis du Forum international des scouts juifs interdits par les autorités tunisiennes de participer au Forum mondial des ambassadeurs du dialogue inter-religieux ».

Le président du Crif, Francis Kalifat, « s’est indigné que l’on puisse interdire à des citoyens français de participer à une conférence dont le but est justement de rapprocher les cultures, les croyants et les peuples ».

Il raconte avoir « adressé un courrier à Son Excellence Abdelaziz Rassaa, Ambassadeur de Tunisie en France, afin de lui faire part de son mécontentement suite à l’exclusion des Éclaireuses Éclaireurs Israélites de France d’une conférence mondiale pour le dialogue inter-religieux ».

« Nous nous faisions une joie de participer à la Conférence mondiale des Ambassadeurs pour le dialogue inter-religieux organisée par les Scouts tunisiens en partenariat avec l’Union internationale des scouts musulmans, » regrettent Ruth Ouazana et Alain Silbertsein.

Sur cette photo prise le 2 mai 2018, on voit René Trabelsi au téléphone devant la synagogue de la Ghriba de l’île de villégiature tunisienne de Djerba. Trabelsi, qui appartient à la communauté juive de Tunisie, a été nommé ministre du Tourisme lors du dernier remaniement gouvernemental, le 5 novembre 2018. (Photo by FETHI BELAID / AFP)

Symbole du rapport paradoxal de la Tunisie envers les Juifs et Israël, cet événement survient peu après la nomination de René Trabelsi, un Tunisien juif, professionnel du tourisme et originaire de l’île de Djerba, au poste de ministre du Tourisme.

Sa nomination a également provoqué une lever de bouclier d’une partie de l’opinion publique tunisienne, notamment condamnée par l’association tunisienne de soutien au minorités (ATSM).

Un Palestinien ostracisé sera enterré dans un cimetière juif de Jérusalem

Un Palestinien ostracisé sera enterré dans un cimetière juif de Jérusalem

Le mufti a statué qu’Alah Kirsh, tué dans un accident sur la route 90, n’était pas “membre de la nation musulmane” car il avait vendu des terres à des juifs

Photo d'illustration : Vue aérienne d'un cimetière musulman à Jérusalem-Est (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Photo d’illustration : Vue aérienne d’un cimetière musulman à Jérusalem-Est (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Un rabbin de Jérusalem a autorisé l’inhumation d’un homme palestinien dans un cimetière juif après que des imams ont interdit d’enterrer sa dépouille dans un cimetière musulman parce qu’il avait vendu des biens immobiliers aux Juifs.

Aryeh Stern, le rabbin en chef ashkenaze de la capitale d’Israël, a statué qu’Alah Kirsh pouvait être enterré dans un cimetière juif à titre d’exception parce qu’il était un « gentil juste », a annoncé vendredi le site d’information Ynet.

Kirsah a été tué avec cinq autres personnes dans un accident de la route le 4 novembre. Sa famille a voulu enterrer sa dépouille dans un cimetière musulman à Jérusalem Est, mais les imams ont refusé car il a été accusé d’avoir vendu des biens immobiliers à des Juifs dans cette zone de la capitale il y a plusieurs années. Les membres de la famille n’ont pas été autorisés à apporter la dépouille de Kirsh dans la mosquée Al-Aqsa. On leur a également interdit de planter une tente de deuil et d’y recevoir des invités, selon la coutume musulmane.

Ekrima Said Sabri, le Grand Mufti de Jérusalem, a cité une fatwa de 1935, publiée par son prédécesseur, Amin al-Husseini.

Responsable antisémite des Arabes israéliens et allié de l’Allemagne nazie, al-Husseini a écrit cette année là que « quiconque vendant une maison ou une terre à des Juifs ne recevra pas de rite funéraire musulman ». Basant une nouvelle fatwa sur l’ancienne, Sabri a écrit : »Quiconque vendant aux Juifs à Jérusalem n’est pas membre de la nation musulmane. Nous n’accepterons pas sa repentance et il ne sera pas enterré dans le cimetière musulman ».

La dépouille de Kirsh a été placée temporairement dans un cimetière musulman à Nabi Salih, un village a proximité de Ramallah. Stern a statué qu’il pourrait être enterré dans la partie du cimetière juif à Har HaMenuchot réservée aux personnes sans religion.

« Puisque les Musulmans ne veulent pas l’enterrer, nous devons corriger cette injustice, qui provient d’une humiliation injuste d’un homme dont le seul péché a été d’être prêt à vendre sa terre aux Juifs, a écrit Stern. C’est notre devoir de rendre honneur à ce gentil juste. Il s’agit d’une personne qui a fait preuve de bonne volonté et était prête à prendre des risques pour l’installation de Juifs ».

L’affaire a été portée à l’attention de Stern par Im Tirtzu, un groupe d’activistes israéliens de droite.

Nous espérons que ces paroles soient suivies par des actes en conformité avec la juridiction française

A la convention du CRIF, le ministère de l’Intérieur condamne BDS

Il « condamne avec fermeté l’appel au boycott de produits israéliens. » Le secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur Laurent Nuñez était invité à la 9e convention du Conseil représentatif des institutions juives de France dimanche…….Détails……..

Entre des discours de Bernard-Henri Lévy et des interventions de Meyer Habib, il aura notamment été question, lors de ce rendez-vous, du mouvement de boycott d’Israël, BDS.
« Qu’est ce que BDS ? C’est un mouvement plus proche du Hamas que de l’autorité palestinienne », a osé le politologue Joël Kotek à la tribune.
Evoquant une manifestation demandant « la séparation du CRIF et de l’Etat », Joël Kotek a assuré que celle-ci « nous ramène dans les années 30, où l’on voulait se débarrasser des juifs. »

Lors d’un discours de clôture, Laurent Nuñez a, lui, tenu à rappeler l’opposition du ministère de l’Intérieur et de Christophe Castaner, initialement prévu mais finalement absent, au boycott :
« Ces actions sont constitutives d’une infraction pénale », a-t-il affirmé en ajoutant que la préfecture de police avait procédé « à l’ensemble des constatations pour que des poursuites puissent être engagées. »

Source Le MuslimPost

Robert Badinter nous donne une formidable leçon d’histoire pour ne rien oublier…..

Robert Badinter nous donne une formidable leçon d’histoire pour ne rien oublier…..

Tout au long des pages, on sent l’amour qui lie Robert, enfant puis adolescent à sa grand-mère. Malgré les épreuves qu’elle allait traverser, malgré celles, plus terribles encore qui l’attendaient en France. Un livre de souvenirs mais qui se lit aussi comme une formidable leçon d’histoire pour ne rien oublier……..Entretien……….

Pourquoi écrire ce livre maintenant ?

Je suis maintenant un homme âgé et j’ai eu le désir de rendre hommage à ma grand-mère maternelle, que j’ai beaucoup aimée.
Jadis, je veux dire avant la Seconde Guerre mondiale, les familles gardaient les personnes âgées à la maison, on ne les mettait pas dans des maisons de retraite même agréables.

Qui était Idiss ?

C’est ma grand-mère maternelle. Elle se confond avec mon enfance. C’est la raison pour laquelle je l’ai beaucoup aimée. Les rapports entre les grands-parents et les petits enfants sont d’abord marqués par l’amour, plus encore que par le devoir d’éducation.
J’ai conservé pour elle une grande tendresse et une reconnaissance à travers toutes ces années. Et plutôt qu’écrire mes mémoires, j’ai préféré écrire l’histoire d’Idiss.

Comment avez-vous procédé ?

Je n’ai pas écrit une biographie. Pour retrouver des traces du Yiddishland, je suis allé en Bessarbarie.
C’est un monde mort, anéanti par la Seconde Guerre mondiale. Le génocide hitlérien des juifs a exercé là-bas sa férocité, il ne reste rien.
C’est aussi une des raisons pour lesquelles je me suis dit : «je vais partir non pas à la recherche du temps perdu comme le disait si bien Proust, mais du temps passé.»

Est-ce aussi un livre d’Histoire ?

C’est un récit qui commence dans une société profondément antisémite, l’empire tsariste des années 1870, marqué à la fois par une violence populaire, les pogroms souvent manipulés par la police et par un antisémitisme légal, qu’on retrouve en pire dans la législation nazie.
Avec la différence profonde qu’Hitler et les siens avaient conçu un projet génocidaire total qui était bien au-delà de ce qu’on pouvait imaginer au XIXe siècle.

Elle va choisir l’exil ?

Née dans la misère, Idiss a connu en grandissant des années très difficiles, comme beaucoup de juifs dans ce qu’on appelait alors le Yiddisland. Il faut en mesurer l’importance, de la Baltique à la mer Noire.
L’attrait de la République française sur ces communautés-là était d’une intensité dont on a perdu le souvenir aujourd’hui. Le français était la langue de l’émancipation et de la culture.
Au 19e, le français régnait culturellement sur l’Europe continentale. Victor Hugo a vendu autant d’exemplaires des Misérables, dans la première édition française, en 1862, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, qu’à Paris. S’ajoutait cette donnée, perdue de vue, que la Révolution avait donné aux juifs le droit d’être pleinement citoyens.
Ils pouvaient être juges, officiers, fonctionnaires. D’où l’axiome «Heureux comme un juif en France». À chaque fois qu’il y avait une vague de persécutions là-bas, succédait une vague d’émigration ici.
ça commence toujours de la même façon, ce sont les jeunes hommes qui partent en premier, puis après selon leurs possibilités, ils font venir leurs parents, leurs enfants.

Vous décrivez l’arrivée à Paris, marquée par beaucoup de solidarité ?

Oui c’est normal, Idiss débarque dans une ville inconnue, elle est illettrée. Tout naturellement elle va dans le quartier où sont les autres «débarqués».
Et c’est toujours une loi profonde de l’immigration : celui qui arrive, il est normal qu’il aille chez un cousin ou un ami plutôt que d’aller dans un quartier inconnu où on parle une langue qui est pour lui difficile.

En France à cette époque, les immigrés sentent-ils qu’ils peuvent s’intégrer ?

Oui, et ils le voulaient ! J’ai tenu à rappeler l’instituteur de ma mère, à Paris, à l’école communale. Il évoque l’instituteur de Camus, qui voulait que les jeunes immigrés deviennent des Français républicains et qui faisait des heures supplémentaires pour eux, après la classe.
Ce sont pour moi des personnages clefs, ils étaient des pionniers de la République, des Jauréssiens, des pacifistes… On voit très bien l’influence profonde de l’école républicaine.
C’est une période d’assimilation, les enfants d’immigrés doivent se penser comme Français.
C’était très clair pour mon père. Par exemple on ne parlait que français chez moi, jamais le russe, sauf mes parents quand les enfants ne devaient pas comprendre…

Et arrive 1940 ?

C’est l’effondrement, la destruction de la République, l’avènement du régime de Vichy. J’ai vu ce que ça signifiait pour mon père qui était si profondément républicain, patriote, internationaliste, socialiste tendance Jaurès. C’est son monde qui s’est effondré en juin 1940. Il aimait la République, et croyait que l’armée française était invincible.
On s’est retrouvé avec un désastre militaire absolu. La France détruite, 1,8 million de prisonniers, des réfugiés par millions sur les routes, plus de ponts de chemin de fer, les Allemands tenaient la ligne de démarcation.
Et à Vichy, que faisait-on en priorité quand la France était dans cet état de détresse ?
On fabriquait les premiers décrets contre les étrangers puis les juifs.

Jeune homme, comment le vivez-vous ?

Douloureusement. Et en même temps vous avez le privilège de l’adolescence. Avec mon frère, on entendait à la radio, «les juifs sont les rats de l’humanité», c’était grotesque !
Vous avez le choix entre en rire ou vous effondrer. Après viendra le temps de la tragédie, là c’est autre chose.

Au quotidien, sentiez-vous la haine ?

Pas dans la vie quotidienne,. Après l’arrestation de mon père à Lyon en février 1973 par Klaus Barbie, ma mère, mon frère et moi sommes allés en Savoie, à côté de Chambéry.
Trois personnes qui arrivent séparément ; pas de courrier, jamais ; pas de visite, jamais ; pas un mot sur le père ! Touvier était à la tête de la milice à Chambéry. Tous les matins je passais devant à vélo en allant au lycée… Il aurait suffi d’un mot et c’était fini.
On est resté là, protégé par le silence complice d’une population qui ne pouvait pas ignorer qui nous étions. Lors du procès Touvier en 1994, je me suis dit «ce n’est pas bon pour les jeunes générations, elle pourraient avoir l’impression que leurs parents étaient des assassins, des miliciens, des collabos». Je crois beaucoup à l’exemplarité des parents. C’est fondamental, c’est une structure morale très forte pour la vie.
Je présidais alors le Conseil Constitutionnel, j’ai appelé le maire et je lui ai dit : «je voudrais que vous réunissiez les enfants des écoles, je viens leur dire que leurs parents étaient des gens bien».

C’est un geste fort…

Oui, et je leur ai raconté. Il y avait là encore des vieux copains. On est tombé dans les bras les uns les autres.
Je le dis toujours, ce n’est pas l’effet d’un hasard. Sur les chiffres du recensement à l’automne 1940, il y avait environ 320 000. On a la liste des déportés juifs de France, 75 000 environ.
Seulement 3 000 sont revenus. Je rappelle un élément très important : à l’époque, la moitié des juifs étaient étrangers et parlaient avec un accent… être juif, étranger, même si vous aviez des faux papiers, l’accent, vous ne pouviez pas le changer. Pour la vie quotidienne, ça implique un réseau de protection, de résistance – il y en a eu bien sûr —, mais c’est plus un réseau de complicité silencieuse, quotidienne, qui a fait qu’il y a eu proportionnellement plus de juifs qui ont survécu en Franceque dans la plupart des pays occupés par les nazis. Mais il y a eu aussi des dénonciateurs de juifs à cette époque affreuse.

Aujourd’hui, quand vous voyez les actes antisémites, que pensez-vous ?

Qu’il y ait encore de l’antisémitisme aujourd’hui, des violences et même des meurtres d’inspiration antisémite est pour moi un sujet de consternation. C’est peut-être aussi une raison pour lesquelles que j’ai écrit ce livre.
La persistance de cette haine de l’autre.

Etes-vous inquiet pour la démocratie ?

Je suis plus inquiet sur l’avenir de l’Union Européenne, avec ce qu’elle implique pour moi d’essentiel, la paix.
L’Union Européenne est un progrès décisif. Et c’est pour ça que je suis si profondément Européen. On devrait faire beaucoup plus attention, lutter toujours plus pour renforcer l‘Union Européenne.

Le livre éclaire sur ce qu’était l’Europe et ce qu’elle est devenue

C’est simplement le récit d’une vie singulière. Idiss a connu une jeunesse dans la Russie tsariste chargée d’antisémitisme. Et elle finit dans Paris occupé par nazis. Elle suit, sans le vouloir, le cours de l’Histoire, est emportée par l’Histoire et ça s’achève pour elle au pire moment de la guerre et de l’Occupation.. Aujourd’hui, c’est le grand bienfait de l’Union Européenne, la réconciliation entre les peuples européens et la consécration de ses valeurs.
Les prochaines élections européennes portent de gros enjeux, je m’étonne qu’on ne s’y consacre pas plus.
Seule une Europe soudée par les valeurs de la démocratie peut assurer aux générations à venir la paix et la liberté, ces bienfaits dont l’histoire d’Idiss souligne tout le prix.

Robert Badinter publie aux Editions Fayard un livre intitulé «Idiss», du nom de sa grand-mère. Ce livre « ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1940. 

Source La Depeche

Rue des Rosiers: L’ex-DST confirme que Mitterrand négociait avec Abou Nidal

Rue des Rosiers: L’ex-DST confirme que Mitterrand négociait avec Abou Nidal

Un ex-chef de la direction de surveillance du territoire raconte dans un documentaire comment il a été décidé de négocier avec ceux qui venaient d’attaquer la rue du quartier juif

Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, explique comment il a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal (Crédit: capture d'écran France 2)

Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, explique comment il a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal (Crédit: capture d’écran France 2)

En 1982, la France a donné carte blanche au groupe terroriste palestinien Abou Nidal qui venait de commettre l’attentat dans la rue des Rosiers pour qu’il évolue librement sur son territoire contre l’assurance qu’il ne frapperait plus le pays.

C’est ce que dévoile le documentaire-choc de Patrick Rotman et Vincent Nouzille intitulé Histoire secrète de l’anti-terrorisme diffusé sur France 2 le 13 novembre et disponible sur le site en rediffusion.

En 2011, le général Philippe Rondot avait déjà évoqué ce sombre aspect de l’anti-terrorisme français. Il avait fait partie des membres de la direction de surveillance du territoire (DST) à négocier avec Abou Nidal- mais c’est la première fois que le directeur de la DST de l’époque, Yves Bonnet, nommé par le président de l’époque François Mitterrand, en charge de cette négociation dévoile officiellement cette opération.

Nous sommes en 1982 au lendemain de l’attentat de la rue des Rosiers qui a visé le restaurant de Jo Rosenberg et qui a fait 6 morts et 22 blessés. L’appareil judiciaire et policier français épargné jusqu’alors par ce genre d’attaques terroristes n’est pas encore prêt à affronter ce genre de menaces d’un genre nouveau.

Les secours et la police rue des Rosiers, à Paris, après un attentat qui a fait six morts et 22 blessés, le 9 août 1982. (Crédit : Jacques Demarthon/AFP)

« La France ne pouvait pas s’imaginer alors être attaquée par un autre Etat sur son propre territoire, » explique le journaliste Vincent Nouzille. Devant cette menace, le président français François Mitterrand choisit la voie de la « négociation ».

Suite à l’attentat, la police suit dans un premier temps la piste du groupe dit des Irlandais de Vincennes, puis celle d’un groupuscule néo-nazi, puis ses soupçons la portent sur le groupe terroriste palestinien.

« Nous avons pu établir à peu près d’une façon certaine qu’il s’agissait du groupe Abou Nidal, explique Jean-Louis Bruguières, juge anti-terroriste chargé de l’affaire de la rue des Rosiers dans le documentaire. L’arme retrouvée – un fusil mitrailleur WZ 63- à proximité de la scène de crime était la même que celle utilisée dans d’autres affaires similaires dans des pays voisins qui étaient imputées au groupe Abou Nidal, » se souvient-il. Mais si le commanditaire est bien identifié, les exécutants eux jouiront – et pour certains jouissent – encore d’une certaine impunité. C’est en 2015 seulement, soit 33 ans après les faits que la France, via le juge Marc Trévidic émettra des mandats d’arrêt contre trois membres de l’organisation.

Sabri Khalil al banna dit Abou Nidal, mort le 16 août 2002 à Bagdad, est le fondateur du Fatah-Conseil révolutionnaire, un mouvement terroriste palestinien dissident du Fatah de Yasser Arafat. Il est responsable de plusieurs attaques meurtrières dans les années 1970-1980 qui ont tué plus de 300 personnes.

Abou Nidal est à la tête d’un groupe de terroristes palestiniens, mais c’est « avant tout un mercenaire au service de la Syrie [pays alors dirigé par Hafez al-Assad] qui ne supporte la présence française au Liban, » racontent les journalistes. Il décide alors de lui faire payer.

A cette époque, la lutte contre le terrorisme est encore balbutiante, chaque service travaille dans son coin. Et la DST le fera sans aucune coordination avec l’enquête judiciaire du juge Bruguières.

Nommé par François Mitterrand, le préfet Yves Bonnet prend la direction de la DST fin 1982 soit quelques semaines après le drame. Il adapte le service et crée la première division antiterroriste de la DST. Il en donne la direction à Jean-François Clair, ce dernier confiant à Louis Caprioli les « affaires moyen-orientales » incluant le cas du groupe Abou Nidal.

La DST, tout comme le juge Bruguières remonte rapidement jusqu’à Abou Nidal. Mais au lieu de le traquer, ils prennent contact avec lui à Vienne et Alger.

Souriant, énigmatique, Yves Bonnet raconte face caméra et pour la première fois ce que fut l’attitude officielle de la France : « Nous sommes rentrés en relation avec l’organisation Abou Nidal. A partir de ce moment-là nous avons passé une sorte de marché non-écrit qui voulait que les gens d’Abou Nidal ne commettraient plus d’attentats en France, et en revanche je leur garantissais qu’ils pourraient venir en France ».

Lé général Philippe Rondot a raconté à Giacomo Battiato un scénariste italien les détails de cette histoire, qui sont venus alimenter la trame du film L’Infiltré avec Jacques Gamblin.

Ainsi « par l’intermédiaire d’un officier français des renseignements, un accord est conclu avec le terroriste aux termes duquel il s’engage à ne pas frapper la France ni ses intérêts. En retour, poursuit La Dépêche la France libère des terroristes prisonniers et accueille à ses frais des étudiants dans ses universités »

Le juge Jean-Louis Bruguières (Crédit: Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons)

Confrontés à cette déclaration par les journalistes, Jean-Louis Bruguières, à l’instar des anciens subordonnés de Bonnet apparaissent un peu abasourdis par l’audace de leur ancien collègue et supérieur.

En rigolant, Caprioli répond : « eh bien, le préfet Bonnet vous en a parlé, moins je ne vous le dirai pas ». Et Jean-François Clair : « il s’est exprimé, il a dit ce qu’il a envie de dire. C’était le patron, je n’ai rien à dire sur le sujet ».

Pourtant sur le même ton badin l’ancien préfet Bonnet affirme : « Disons que Clair était très au courant ».

Louis Caprioli dément en revanche que ces négociations aient pu être à l’initiative seule de Yves Bonnet : « toutes les décisions qui sont prises dans la lutte anti-terroriste sont des décisions politiques, raconte-t-il au début du reportage. Les services ne s’engagent pas dans une opération s’ils n’ont pas le feu vert des autorités. Donc dans ces opérations, puisque le préfet Bonnet vous en a parlé, le président de la République était informé, tout cela était une décision politique ».

Grâce à ces marchandages secrets, le groupe Abou Nidal ne frappera plus la France. Mais le 27 décembre 1985, le groupe terroriste revendique les attentats perpétrés dans les aéroports de Rome et de Vienne dans lesquels des ressortissants israéliens sont visés. A l’aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino quatre hommes armés ouvrent le feu sur le comptoir de la compagnie d’El Al, tuant 16 personnes et en blessant 99 autres. Quelques minutes plus tard, à l’aéroport de Vienne-Schwechat, trois hommes lancent des grenades sur les passagers d’un vol pour Tel Aviv, tuant 4 personnes et en blessant 39 autres.

En 2017, à la veille du 35e anniversaire de l’attentat, des associations ont demandé aux autorités françaises de se mobiliser pour obtenir l’extradition des suspects de l’attentat de la rue des Rosiers.

En 2015, le juge anti-terroriste Marc Trévidic avait délivré quatre mandats d’arrêts contre l’organisateur présumé de l’attentat et trois membres possibles du commando qui avait mené cet assaut.

« Ces demandes n’ont pas été satisfaites. 35 ans après les faits, les victimes restent donc dans l’attente d’un procès », regrettaient dans un communiqué le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT).

La justice jordanienne a rejeté la demande d’extradition de ses deux ressortissants d’origine palestinienne, Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », présenté comme le cerveau de cette attaque, et Nizar Tawfiq Mussa Hamada, membre présumé du commando.

François Mitterrand (Crédit : CC BY 2.0)

La justice française recherche toujours Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb », qui vit aujourd’hui en Cisjordanie, et Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias« Souhail Othman », qui vit en Norvège.

Les deux associations appelaient « les autorités françaises à tout mettre en œuvre auprès de leurs homologues norvégiens, jordaniens et palestiniens pour que les suspects soient entendus en France par le juge en charge du dossier et que la justice puisse travailler en toute indépendance et en dehors de toute considération politique. »

« Pendant ce temps, dans le quartier du Marais, les traces de l’attentat s’effacent, note le Crif. Le restaurant de Jo Goldenberg a fermé ses portes en 2006, remplacé par une boutique de vêtements, en 2010. Seule une plaque commémorative, apposée en 2011 en remplacement de la précédente inaugurée en 1983 par François Mitterrand et disparue en 2007, conserve la mémoire de cet événement tragique. Et, 36 ans après les faits, les victimes restent toujours dans l’attente d’un procès ».

ISRAËL victime du HAMAS et de l’ONU, par Pierre Saba | Tribune Juive Info

Au Proche-Orient, les tirs permanents de roquettes en provenance de la bande de Gaza et à destination d’Israël atteignent des distances et une intensité qui perturbent considérablement la paix civile des israéliens et mobilisent leur gouvernement.

Novation de Droit international public (DIP), la bande de Gaza avait été restituée à l’Autorité palestinienne par Israël en signe de bonne volonté et en vue d’un accord final de paix alors qu’il s’agissait d’un territoire acquis à la suite d’une agression subie et gagnée par la partie israélienne. Les millions de dollars américains dévolus au développement agricole de Gaza ont été utilisés à l’armement d’agression contre l’Etat hébreu. Loin de féliciter Israël, l’ Organisation des Nations Unies (ONU) n’a eu de cesse de le condamner, de lui reprocher des faits jamais établis au nom d’un Droit inexistant et de collaborer avec ses ennemis. A la suite d’un coup d’Etat organisé par la milice Hamas, armée et financée par la république islamique d’Iran, l’Autorité palestinienne avait été dégagée de Gaza au profit de l’organisation terroriste Hamas et de ses alliés armés. Depuis, les roquettes contre l’Etat hébreu perturbent de plus en plus le cours de la vie des populations civiles israéliennes. Autre exception mondiale, les gouvernements israéliens ne répondent pas toujours aux agressions de roquettes lancées par le Hamas et le Djihad islamique.

L’ONU et la plupart des instances internationales nomenclaturent le Hamas et ses alliés comme des bandes armées terroristes. La dichotomie des expertises du Secrétariat général des Nations unies et des analyses du Conseil de sécurité (CS), de l’Assemblée générale (AG) et des commissions est patente. Elle empêche l’exécution des mesures de sécurité et de protection des populations israéliennes et palestiniennes victimes du dictat des milices islamistes. L’instrumentalisation par les dictatures locales hostiles à l’existences de l’Etat hébreu des instances onusiennes (CS, AG, commissions) les neutralisent en adoptant des dispositions contraires à la charte de l’ONU et au DIP.

Astreint de défendre sa population et la souveraineté de son Etat, le cabinet israélien est une fois de plus et toujours pour ces raisons pérennes au bord d’une nouvelle guerre. Les dysfonctionnements des instances de l’ONU conduisent à l’abandon des devoirs de leurs charges et le développement d’une situation de guerre sans fin.

Instrumentalisation par de bellicistes dictatures des instances de l’ONU chargée du maintien de la paix internationale, abandon de ses responsabilités par cette même organisation, telle est la situation qui permet à des bandes armées islamistes, au mépris du Droit , d’attaquer la population d’un Etat en légitime défense depuis 1948. Au-delà de la responsabilité des bandes terroristes de Gaza, l’abandon de sa charge et l’inanité de l’ONU constituent la responsabilité essentielle du maintien du conflit entre Israël et Gaza.

Pierre Saba – Tribunejuiveinfo

Posté le 13 novembre 2018

 

 

Pétain, frappé d’indignité nationale. Les mots de Francaois Heilbronn.

Pétain, frappé d’indignité nationale. Les mots de François Heilbronn.

Editorial. En Israël, les propos de Macron sur Pétain n’ont pas fait la Une des médias. Seul le site Ynet consacre une longue news. En France, la Communauté juive est outrée. IsraelValley reprend un post de François Heilbronn sur Facebook.

Avant de transmettre ce texte sans l’altérer, François Helbronn avait écrit une lettre à l’Express (extrait) lors d’un titrage du magazine :  » Mon ennemi est l’extrême-droite française fascisante et vichyssoise, l’extrême-gauche antisémite et rétrograde, l’islam radical et les djihadistes ».

TEXTE DE FRANCOIS HEILBRONN. Pétain a été condamné à mort, frappé d’indignité Nationale, on lui a retiré toutes ses décorations et donc son titre (car c’est un titre) de Maréchal pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison.

On ne célèbre pas un traître quoi qu’il ait fait avant.

Le Président Macron n’est pas historien, il ne dicte pas une histoire Nationale. Le « en même temps » ne fonctionne pas en histoire.

Nous lui avions pourtant montré lors de sa visite au Mémorial de la Shoah quand il était candidat, le Statut des Juifs très durement durci de la main de Pétain. Il en avait été choqué.

Cette phrase conduit à mélanger Pétain avec les vainqueurs patriotes de 14-18, il a été un traître à son pays, seul reste la faute, rien de la vie qui la précède.

De plus parmi les Maréchaux inhumés aux Invalides, il n’y a évidemment pas Pétain, donc il ne devrait pas faire partie de l’hommage de samedi.

On revient hélas, au temps de Mitterrand récipiendaire de la Francisque fleurissant le 11 novembre la tombe du traitre Pétain à l’île D’Yeu.

Quelle faute ! quel retour malsain en arrière sur les avancées historiques montrant le rôle criminel de Pétain envers les résistants, les juifs et tous les français qui ont eu à souffrir des crimes de la collaboration d’Etat et de la Milice.

 

 

Hausse des actes antisémites : «On s’attaque désormais plus aux gens qu’aux synagogues»

Selon le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, les cibles ont changé.

La hausse est forte, très forte. Ce vendredi, Édouard Philippe s’est ému sur sa page Facebook de l’importante augmentation des actes antisémites depuis le début de l’année par rapport à l’an dernier : + 69 % selon le Premier ministre. Ce chiffre ne prend en compte que les plaintes déposées.

Pour Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) qui enregistre des signalements au quotidien, le phénomène est encore plus important. Surtout, il a évolué vers des agressions plus « personnelles ».

Que pensez-vous des chiffres cités par le Premier ministre ?

Ils sont justes car ils concernent les plaintes déposées mais incomplets car nous constatons de plus en plus de peur de représailles, et donc des gens qui ne vont pas jusque devant la justice. Par ailleurs, beaucoup d’affaires sont classées sans suite donc ça peut décourager.

Aujourd’hui, au BNVCA, on reçoit généralement entre 3 et 4 appels chaque jour. Avant d’être président du Bureau, j’étais commissaire de police, mais je n’ai jamais autant travaillé que depuis que je suis à la retraite !

Comment expliquez-vous cette augmentation ?

C’est que la nature et les cibles des actes ont changé. Avant étaient surtout visées des synagogues, des écoles juives ou quelques magasins. Mais aujourd’hui, les bâtiments sont bien mieux protégés, avec des barrières, de la vidéosurveillance et l’opération Sentinelle sur les lieux de culte ou identifiés comme juifs.

Alors, on est passé à un antisémitisme du quotidien et à des actes qu’on a appelé domestiques, dans la sphère privée. C’est-à-dire des agressions personnelles, des tags sur des boîtes aux lettres, des croix gammées sur les portes d’appartements privés, comme récemment celle d’un directeur d’un Pôle emploi. Les incendies de synagogues sont remplacés par des incendies de voitures. Les gens sont touchés au plus près de chez eux, plus seulement lorsqu’ils se rendent dans un lieu. Donc ça multiplie les signalements individuels.

Quelles sont les conséquences de ce changement de cible ?

Les juifs ont développé des techniques pour se faire discrets : on enlève tout signe dans la voiture, la mezouzah (un boîtier contenant des passages bibliques sur un parchemin, NDLR) a été retirée des portes des appartements. Même l’arbre planté par une association en hommage à Mireille Knoll, assassinée en mars dernier, est complètement anonyme par peur que la plaque soit profanée…

A certains endroits, des gens déménagent pour éviter d’être visés. C’est parfois le cas en Seine-Saint-Denis par exemple, où certains endroits se sont désertifiés de juifs. Certaines synagogues ont déjà fermé, faute de rabbin et d’équipe pour s’en occuper, d’autres sont en cours de fermeture et certaines survivent difficilement. Il n’y a parfois plus que dix fidèles là où il y en avait 200 il y a cinq ans. Les victimes, elles, se sentent de plus en plus isolées et certains juifs vont jusqu’à quitter la France.

Aurélie Rossignol|09 novembre 2018, 13h03

 

 

 

En mars 2018, lors d’une marche blanche après la mort de Mireille Knoll. LP/Philippe Labrosse

Article: leparisien

Le BNVCA est profondément déçu et choqué par l’hommage rendu par le Président de la République Monsieur Emmanuel Macron à Petain, le Traître à la Patrie.

Le BNVCA est profondément choqué par la déclaration inattendue du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, dont les propos tenus sur Petain donnent le sentiment qu’il réhabilite le traître à la patrie frappé d’indignité Nationale en 1945.

Cet hommage à Petain à faire retourner Simone Veil dans son tombeau du Panthéon, est ressenti comme une insulte désinvolte à la mémoire des héros, des résistants, des valeureux poilus de 14-18, de nos soldats de 39-45 et bien sûr des familles juives déportées.

Pour le BNVCA et toutes les victimes de l’antisémitisme, Petain reste le chef d’un état Français Anti juif, collaborateur des nazis, le Traître à la Patrie, la honte de la France, rien ne peut justifier un tel hommage.

Ce type de déclaration est de nature à encourager et renforcer l’extrême droite de notre pays.

Le Président, Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

 

11 Novembre: Les soldats juifs ont payé “l’impôt du sang”

11 Novembre: Les soldats juifs ont payé “l’impôt du sang”

A la veille de la commémoration du centenaire du 11 Novembre 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale, je vous propose de relire l’analyse historique suggestive du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia sur l’Union Sacrée entre les religions durant la Grande Guerre.

Blessé plusieurs fois à Verdun, le soldat Jean-Louis (lire ci-dessous) est au milieu de ce groupe (le seul tête nue). « Nous manquons de photos de ces Poilus », regrettent les Amis de Rezé, qui font appel aux descendants de ces familles de soldats pour leur confier photos et documents.

Blessé plusieurs fois à Verdun, le soldat Jean-Louis (lire ci-dessous) est au milieu de ce groupe (le seul tête nue). « Nous manquons de photos de ces Poilus », regrettent les Amis de Rezé, qui font appel aux descendants de ces familles de soldats pour leur confier photos et documents. | DR

Quelques repères historiques

En 1914, la France compte 185 000 juifs (soit 0.5% de la population totale de 39 millions d’habitants).
Se sentant totalement intégrés à la République, et soucieux de récupérer les provinces perdues en 1870 (40 000 juifs vivaient en Alsace et en Moselle à ce moment là), les juifs vont massivement participer à l’effort de guerre.

Partisans de l’Union sacrée, 16 000 juifs français partiront sur le front (auxquels il faut ajouter 14 000 juifs venus d’Algérie sur un total de 65 000, et 8 000 juifs étrangers vivant en France sur un total de 30 000).
Au total, ce sont environ 38 000 juifs qui s’engageront dans l’armée française, dont 12 000 engagés volontaires.

Les actes héroïques ne manquent pas. Les juifs payent « l’impôt du sang ».

6 800 juifs de France mourront sur le front, soit 17% du nombre de juifs mobilisés (une proportion similaire à la moyenne nationale), dont 5 000 juifs français. 6 rabbins français seront tués, soit 13% du corps rabbinique.

Quelques juifs célèbres durant la Grande Guerre
 
Le Capitaine Dreyfus, son fils, et les 3 fils de son frère ainé, Jacques Dreyfus : 2 d’entre eux seront tués, et le 3ème, l’un des aviateurs les plus décorés de la grande guerre, mourra à Auschwitz.
Marc Bloch, fusillé pour faits de résistance en 1944.
René Cassin, gravement blessé sur le front.
Et bien sûr, Jacob Kaplan, le futur Grand Rabbin de France, symbole à lui-seul de cet engagement des juifs Français, et dont le Grand Rabbin de France Haim Korsia a consacré une très belle et très complète biographie en 2006.

Jacob Kaplan à 19 ans en 1914 et il est élève du Séminaire. Il sera combattant alors qu’il s’engageait sur la voie du rabbinat.
Mobilisé le 20 décembre 1914, il déclara « Je ne veux pas être aumônier, mais combattre avec mes camarades ». Il fera toute la guerre dans le 411ème régiment d’infanterie.
Ses états de service durant les quatre ans de guerre seront remarquables. Il connaîtra les tranchées, les combats, les hivers froids, les bombardements, la bataille de Verdun pendant 16 mois.
Il sera blessé par un éclat d’obus dans les tranchées de Champagne en 1916 et retournera au combat juste après.
Cela lui vaudra d’être décoré de la Croix de guerre et de figurer dans le « Livre des défenseurs de Verdun ». Il retournera au Séminaire juste après la guerre en 1919.

Et parmi ces rabbins engagés sur le front, comment ne pas évoquer la mort au champ de bataille du rabbin Abraham Bloch le 29 août 1914 en tendant un crucifix à un soldat chrétien agonisant, devenant l’image mythique du patriotisme juif dans la France républicaine. Je salue la présence avec nous du petit-fils du rabbin Bloch, Paul Netter, qui interviendra au cours de ce colloque.

En mai 1916, le Président de la République, Raymond Poincaré, participera à l’office célébré dans la Grande synagogue de la Victoire à Paris, à la mémoire des combattants juifs morts au champ d’honneur. Les murs de cette synagogue portent encore aujourd’hui les longues listes de ces morts pour la France, sur des plaques apposées en 1923.

Il faut aussi souligner que les combattants juifs seront soutenus à l’arrière par un travail sans relâche de la communauté, en particulier les deux seules institutions juives de l’époque, le Consistoire Israélite et l’Alliance Israélite Universelle.

En août 1914, le Consistoire organise l’aumônerie militaire.
En 1915, il publie la « Tefila du soldat » qui sera distribuée sur le front.

Les juifs pendant la grande guerre

Les sermons rabbiniques associent l’idéal religieux et l’idéal républicain, l’histoire du peuple juif et l’histoire de la nation.
Et notons également que jamais, dans l’histoire du judaïsme français, la femme n’aura été autant mise en valeur, avec un rôle clé d’organisation et de motivation.

Mais le grand paradoxe de cet engagement sans précédent pour la nation, c’est qu’il n’effacera pas, loin s’en faut, l’antisémitisme présent de longue date.

En France, malgré la réhabilitation d’Alfred Dreyfus en 1906, l’antisémitisme n’a pas disparu au sein de l’armée, ni dans la société. Il se renforce même à nouveau à partir de 1917.

En Allemagne, l’antisémitisme ne cessera d’augmenter tout au long de la guerre, sur fond de détérioration de la situation économique et d’une victoire qui ne vient pas. On cherche le coupable. Et une fois, de plus on le trouve dans le juif.

Haïm Korsia est Grand Rabbin de France depuis le 22 juin 2014, aumônier général israélite des Armées et administrateur du Souvenir Français, il a officié à Reims de 1988 à 2001.

Docteur en histoire contemporaine, titulaire d’un MBA de la Reims Management School, il a publié de nombreux ouvrages, dont une biographie du Grand Rabbin Jacob Kaplan en 2006, Être Juif et Français: Jacob Kaplan, le Rabbin de la République, aux Éditions Privé.


Le 29 août 1914, à Taintrux, dans les Vosges, le front est incertain. Une pluie d’obus s’abat sur les soldats et nombre d’entre eux sont frappés.

C’est là que se trouve le grand rabbin Abraham Bloch, aumônier israélite. Né à Paris en 1859, rabbin de Remiremont (Vosges), d’Alger, puis de Lyon, il s’engage dans l’aumônerie aux armées pour défendre la France et les valeurs républicaines qu’elle incarne.

Un soldat tombe, mortellement touché, et voit le grand rabbin, portant la soutane comme beaucoup d’aumôniers. Il le prend pour un prêtre catholique, et lui demande un crucifix. Pour répondre à l’ultime désir du soldat, le grand rabbin Bloch court chercher une croix dans le village le plus proche et le présente au moribond. C’est alors qu’un nouvel obus les frappe tous deux et les réunit dans la même mort.

Ce 29 août, un soldat tombe, mortellement touché, et voit le grand rabbin, portant la soutane comme beaucoup d’aumôniers. Il le prend pour un prêtre catholique, et lui demande un crucifix.

Pour répondre à l’ultime désir du soldat, le grand rabbin Bloch court chercher une croix dans le village le plus proche et le présente au moribond.

C’est alors qu’un nouvel obus les frappe tous deux et les réunit dans la même mort, assistés du père jésuite Jamin.

Maurice Barrès, loin d’être un philosémite reconnu, en parle dans son livre Les Diverses Familles spirituelles de France comme d’un acte «plein de tendresse humaine».

Une stèle honore ce geste extrême de fraternité, à 6 kilomètres de Saint-Dié dans les Vosges: «Ici, le 29 août 1914, le grand rabbin Abraham Bloch, aumônier aux armées françaises, a été tué, après avoir porté la croix du Christ, à un soldat catholique mourant. Inauguré le 2 septembre 1934 par M. G. Rivollet, ministre des pensions.»

Afficher l'image d'origine

Une autre plaque à la mémoire du grand rabbin Bloch est apposée à l’entrée du séminaire israélite de France, symbole et message à tous les futurs rabbins qu’ils seront au service de tous, par-delà leur communauté, car tous frères.

C’était il y a cent ans, mais c’est de cette notion de don de soi pour que l’autre vive, dont nous aurions tant besoin aujourd’hui!

Il ne s’agit pas pour le judaïsme contemporain de tirer quoi que ce soit de ce sacrifice, comme du sacrifice de tous ceux qui sont morts pour la France en professant la foi d’Israël, mais de rappeler notre Histoire, et combien cet acte et tous les autres nous obligent, tout comme ils engagent notre pays à rester fidèle au rêve de ceux qui ne sont plus.

Face aux quatre immenses plaques situées dans la grande synagogue de Paris et rappelant le sacrifice des membres connus de la communauté juive de Paris au cours de la Grande Guerre, figure un texte particulièrement émouvant: «A la mémoire de Charles Péguy, mort pour la France le 5 septembre 1914».

Et la pierre garde le message de Charlotte, son épouse: «J’aimerais que le nom de mon mari Charles Péguy soit joint à ceux des israélites qui ont donné comme lui leur vie pour la France».

Lui qui incarnait la profondeur de l’âme française savait où étaient, parmi les citoyens, ceux qui aspiraient à une France de l’idéal. C’est peut-être ce qui nous est si difficile à vivre aujourd’hui: ce décalage entre la France idéale et celle de toutes les contingences et de tous les dénis.

Le grand rabbin Jacob Kaplan, mort il y a plus de vingt ans, était convaincu que la grande réconciliation entre les religions de France s’était scellée dans la boue et les larmes des tranchées. Lui-même, avant d’être grand rabbin de France (1955-1981), grand-croix de la Légion d’honneur et membre de l’Institut, était un survivant du 411e régiment, où il avait servi durant toute la première guerre mondiale.

Ne doit-on se réconcilier que dans la souffrance et les difficultés, dans les tranchées et dans la guerre?

Il nous faut retrouver cette confiance en notre destin commun qui nous poussera chacun à conserver sa foi, ses convictions politiques, sociétales, éthiques, tout en nous ouvrant à l’autre.

Nous aurons ainsi la certitude qu’elles enrichissent la société dans laquelle nous vivons, le monde que nous bâtissons.

Beaucoup de nos concitoyens ont des gestes de respect envers les croyants d’un autre culte, démontrant leur foi laïque en l’homme, base essentielle de leur foi en Dieu. Ce faisant, ils construisent au quotidien une France qui est belle. Mais combien s’enferment et se replient sur des espaces restreints et cloisonnés?

Cent ans après le geste sublime du grand rabbin Abraham Bloch, nous avons plus que jamais besoin de son message d’amour du prochain et de respect de la foi de qui ne prie pas comme nous, mais adresse sa prière au même Dieu, son rappel de ce qu’est la vocation du creuset français et son rêve d’une France «unie dans la diversité».

Nous serons avec tous ceux qui croient en la France et qui espèrent en l’Homme afin de réaffirmer que le grand rabbin Abraham Bloch est toujours un modèle pour nous d’engagement, de foi et de don de soi.

Le plus bel hommage à rendre au grand rabbin Abraham Bloch est de réaffirmer aujourd’hui par nos actes que par son engagement total, il était une part du génie de la France.

Et si nous ne pouvons pas être présents, poursuivons son action et partageons son élan de manière moderne et actuelle en publiant un message sur les réseaux sociaux: «Plus de minute de silence, mais une minute pour la France. Tous ensemble et non pas différents. Jamais indifférents à l’autre. C’est la France qu’on défend, c’est la France qu’on aime «.

Haim KORSIA

http://www.tribunejuive.info/wp-content/uploads/2014/07/combattants-juifs2.png

Un ancien combattant français juif blessé de la Grande Guerre et amputé, pose fièrement aux côtés de ses enfants.

Sa fillette a sur sa robe l’étoile jaune que le régime collaborationniste de Vichy l’oblige à porter.

Quant à lui, à la place de l’étoile jaune, il arbore fièrement ses médailles.

Son fils n’a pas encore, et n’aura plus jamais l’âge, de porter cet insigne distinctif.

Il envoie cette photo avec un courrier à l’attention du Maréchal Pétain.

Peine perdue.

Pas de réponse.

Rien ne les sauvera.

Pascale Davidovicz

Israël et les pays arabes du Golfe: une révolution diplomatique.

Israël et les pays arabes du Golfe : une révolution diplomatique

ANALYSE. Unis par leur crainte de l’Iran, les dirigeants israéliens et arabes sunnites affichent désormais sans complexe leur proximité.

De notre envoyé spécial à Tel Aviv,

Publié le | Le Point.fr
Le sultan Qabus d’Oman recevant dans son palais Benjamin Netanyahu, le 26 octobre. Une « visite historique », a tweeté le Premier ministre israélien

 

Le BNVCA dépose plainte contre les auteurs ignobles des « tracts antisémites et néos nazis » diffusés par le Site « democratieparticipative » de Boris Le Lay.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme ulcéré dénonce et condamne les auteurs et les distributeurs de « tracts » manifestement antisémites appelant à manifester le 17 novembre contre ce qu’ils appellent la « finance Judéo bolchevique » sur le prix des carburants et contre « le pillage Fiscale de la juiverie internationale ».

Ces caricatures infâmes et ces « tracts » ignobles diffusés sur internet et les réseaux sociaux via le Site « democratieparticipative » seraient l’œuvre d’un dénommé Boris Le Lay un repris de justice, plusieurs fois poursuivi en justice par le BNVCA et plusieurs fois condamné. Le BNVCA en son conseil Maître Charles Baccouche dépose plainte contre les hauteurs et diffuseurs de ces « prospectus » auprès du Procureur de la République de Paris. Nous rappelons que le 8 novembre 2018 l’avocat du BNVCA sera présent à l´Audience de Référé assignant les Opérateurs de Communication afin qu’ils bloquent le site néo nazi et anti juif « www.democratieparticipative.biz ».

 

 

 

 

Quand les yeux s’ouvrent sur l’islamisation

 

Quand les yeux s’ouvrent sur l’islamisation

L’ÉDITORIAL DE FRANZ-OLIVIER GIESBERT

« Les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent. » Cette formule de Voltaire s’applique bien à une gauche plus ou moins islamo-gauchiste qui a ses entrées jusque parmi les « progressistes » de la macronie. Comiques sont, de ce point de vue, les intimations des chers confrères du Monde qui, sans doute sous la pression de leurs lecteurs, viennent tout à coup de découvrir la lune. Les pitres !

Tandis que les « nauséabondes » pages Débats du quotidien du soir s’échinent, sur un ton de secte apocalyptique, à nous faire croire que le grand débat se déroule, en France, entre les extrémistes identitaires et les islamo-gauchistes, les excellents Gérard Davet et Fabrice Lhomme nous font une révélation interstellaire : il y aurait dans certains quartiers comme un problème avec l’islamisation. D’où un livre tout à fait intéressant qui se veut sans concession, « Inch’Allah ! » (1), écrit sous leur magistère par des étudiants du Centre de formation des journalistes.

Attention, il paraît que c’est un scoop. On se pince. Défense de rire. Pendant plusieurs décennies, Le Monde a fait partie, avec Mediapart et leurs épigones audiovisuels, des organes de presse qui désinformaient les Français sur l’islamisation en nous faisant croire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sans oublier d’infantiliser les Arabes, qu’ils enfermaient dans un islam victimaire, comme s’ils n’avaient pas droit à un libre-arbitre. Dès que vous sortiez des clous de leur doxa en vous interrogeant sur la bigoterie et le suprémacisme musulmans, ils vous traitaient de raciste, de fasciste. Aujourd’hui à la ramasse, ils s’accrochent aux branches en « révélant » une réalité que toute le monde connaît depuis des décennies.

Surréaliste est le spectacle de ces confrères étonnés par leurs trouvailles sur des sujets que le poids des tabous leur interdisait de traiter, mais qui faisaient l’objet d’enquêtes dans le reste de la presse : l’islamisation de la vie quotidienne mais aussi la violence à l’école. Où étaient-ils passés, entre-temps ? Sans doute étaient-ils congelés ou endormis. A moins qu’ils ne fussent réduits comme source d’information à la seule lecture quotidienne du Monde, qui, tout à son bisounoursisme, rechignait à publier les mauvaises nouvelles.

Il n’est pire aveugle que celui ne veut pas voir et interdit aux autres d’ouvrir les yeux. Haro sur Le Point pour avoir titré à sa une, en 2012, « Cet islam sans gêne », une couverture condamnée avec horreur par Le Monde et toute la moutonnaille de l’islamo-gauchisme. Haro sur Elisabeth Badinter, Jacques Julliard, Philippe Val, Caroline Fourest ou Manuel Valls, dont le grand tort fut d’avoir eu raison trop tôt. Haro encore sur Georges Bensoussan, coupable d’avoir dirigé en 2002 un ouvrage collectif et prophétique, « Les territoires perdus de la République », qui lui valut des ennuis avec… la justice pour « incitation à la discrimination, la haine, la violence envers les musulmans » avant d’être finalement relaxé. Sans parler d’Eric Zemmour, souvent excessif, contre lequel il faut, pour avoir bonne conscience, signer des pétitions. A propos, à quand une pétition contre Davet et Lhomme ?

Comme l’ignorance, la lâcheté française ne cesse de faire des progrès. La preuve par l’abattage rituel, principalement halal (mais aussi kasher, à la marge). Dans nos abattoirs, le halal, tradition inventée récemment, s’est développé dans des proportions considérables pour les bovins et les ovins, de plus en plus souvent tués sans avoir été étourdis au préalable, comme le voudrait le respect que nous devons aux animaux. C’est pourquoi les Français carnivores mangent halal sans le savoir. Sur les carcasses, aucune mention n’est faite du mode d’abattage afin de ne pas « stigmatiser ». Payant ainsi à leur insu la « certification » halal qui s’applique à la viande des bêtes égorgées vives selon le rite islamique, les consommateurs, laïques ou pas, remplissent les caisses des mosquées habilitées !

Voilà encore un scandale qui a toujours été occulté, mis sous le boisseau. Puisque les bouches s’ouvrent, n’est-il pas temps, dans l’intérêt des nombreux musulmans français, totalement intégrés, d’en finir avec les dérives salafistes, de tenir ferme sur les principes républicains, d’appeler enfin un chat un chat ? C’est en nommant les problèmes qu’on se donnera une chance de les régler pour arriver à une société sans peur ni non-dits ni discriminations, comme celle qu’incarnait et incarne toujours Charlie Hebdo.

Symboles éternels, poétiques et insouciants du génie français, Cabu et Wolinski sont vivants comme jamais. C’est ce que confirme le formidable livre de Jean-Luc Porquet, « Cabu, une vie de dessinateur » (2), une saga bourrée de dessins, d’anecdotes, d’inédits. Une pure merveille de liberté, de désopilance, de vraie sagesse, aussi. C’est pourquoi nous serons toujours inconsolables§

VIDEO | Colère de Michel Boujenah : “L’antisionisme c’est bien la négation de notre pays et de notre peuple”

VIDEO | Colère de Michel Boujenah : “L’antisionisme c’est bien la négation de notre pays et de notre peuple”

L’humoriste Michel Boujenah a fustigé vendredi les indignés sélectifs qui ne manifestent que contre Israël et non en défense des Chrétiens de Syrie ou du Tibet occupé par la Chine.

“Toutes les réactions négatives que j’ai eues, c’est à propos d’Israël. C’est-à-dire que tous les messages de haine que j’ai reçus c’est Regardez ce que fait Israël, et après vous vous étonnez qu’on vous déteste. C’était ça ! C’est fascinant quand même !”, a-t-il dit à nos confrères d’I24News, dans le cadre de l’émission “Le Grand Live Week-end”.

“Moi, je n’ai pas vu un mec défiler à Paris pour les Chrétiens de Syrie qui se font massacrer. Je n’ai pas vu un mec dans la rue, ou très peu de gens descendre pour le Tibet. La montée de l’antisémitisme et l’antisionisme c’est pareil aujourd’hui. Faut arrêter avec ces conneries, c’est pareil”, a-t-il insisté.

“L’antisionisme c’est les gens qui ne veulent pas que l’Etat d’Israël existe. J’ai beaucoup d’amis en Israël, il y a des gens qui ne sont pas forcément d’accord avec la politique de Netanyahu. Israël est une démocratie. Ne pas être d’accord avec tel ou tel gouvernement cela ne veut pas dire qu’on veut que le pays en question disparaisse. Il y a des gens qui n’aiment pas Trump, ça ne veut pas dire qu’ils n’aiment pas Tennessee Williams ou Julia Roberts. C’est délirant quand même. Je n’entends jamais dire un mec qu’il faut rayer les Etats-Unis de la carte parce qu’il n’aime pas Trump ! Donc, l’antisionisme c’est bien la négation de notre pays et de notre peuple”, a-t-il conclu.

Michel Boujenah sera en tournée en Israël du 30 décembre 2018 au 3 janvier 2019.

Les juifs américains face à un antisémitisme que beaucoup croyaient disparu

Pendant plus de 50 ans, les juifs américains ont vécu en sécurité, convaincus que l’antisémitisme appartenait au passé. La tuerie de Pittsburgh leur a apporté la confirmation qu’il était revenu, témoin d’une montée de l’extrémisme nourrie par la polarisation de l’ère Trump et les réseaux sociaux.

Les juifs américains – au nombre de quelque 5,3 millions en incluant toutes les personnes d’origine juive, selon le Pew Research Center – ont longtemps eu “un sentiment illusoire d’invulnérabilité”, indique à l’AFP Jacques Berlinerblau, professeur au centre de civilisation juive de l’université de Georgetown, à Washington.

Ce sentiment, envié par les juifs européens, “a maintenant volé en éclats”, dit-il, faisant écho aux nombreux témoignages partagés sur les réseaux sociaux depuis la fusillade de samedi dans une synagogue de Pittsburgh, qui a fait 11 morts.

Selon Kenneth Jacobson, directeur adjoint de l’Anti-Defamation League (ADL), organisation qui lutte contre l’antisémitisme et les discriminations, le réveil des juifs américains face à la menace antisémite a été progressif.

Il y a 15 ans, soutient-il, “les juifs américains nous disaient souvent +Pourquoi l’ADL existe-t-elle encore? L’antisémitisme n’est plus un problème aux Etats-Unis+”.

Quand les attentats antisémites se sont multipliés en France et en Europe ces dernières années, “le sujet est revenu dans les conversations”, ajoute-t-il.

Ensuite, avec les manifestations de l’extrême droite à Charlottesville à l’été 2017 et la multiplication des alertes à la bombe visant des institutions juives, “les gens se sont rendu compte que l’antisémitisme était ici aussi”.

En février, l’ADL avait publié un rapport recensant une hausse de 57% des incidents antisémites en 2017, la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis les années 1970.

Et en cette année électorale 2018, les attaques antisémites, notamment contre les journalistes juifs, se sont multipliées sur les réseaux sociaux, selon une nouvelle étude de l’ADL, qui recense une série de hashtags et de mots codés utilisés par les suprémacistes blancs.

Parmi les plus évidents: #NWO, pour “New World Order”, un nouvel ordre mondial que les élites juives seraient censées préparer, ou “globalist”, pour “mondialiste”, un qualificatif souvent associé au financier d’origine juive George Soros, devenu la cible des extrémistes et l’une des personnalités anti-Trump visées la semaine dernière par un colis piégé.

“Il y a une nouvelle technologie de la terreur, et cette technologie est une mauvaise nouvelle pour les juifs”, avance M. Berlinerblau.

Dans ce contexte, souligne-t-il, l’attaque de Pittsburgh n’est pas “un véritable choc”, mais plutôt “un lent déraillement: tout le monde se rend compte qu’il va y avoir de plus en plus de choses comme ça, avec toutes les armes qu’il y a dans ce pays”.

– “Période effarante” –

La conviction que l’extrémisme est inexorablement en hausse: c’est le sentiment qu’affichaient lundi beaucoup de parents venus déposer leurs enfants au grand centre communautaire juif du quartier de l’Upper West Side de New York, ville qui abrite plus d’un million de juifs, la plus grosse communauté des Etats-Unis.

“C’est vraiment une période effarante”, confie Jana Gold, 42 ans, New-Yorkaise depuis toujours et mère de deux fillettes de cinq et neuf ans.

“Je ne me sens pas plus vulnérable aujourd’hui” qu’avant Pittsburgh, dit-elle. “Cela contribue simplement au climat général”, ajoute-t-elle en pointant la responsabilité de Donald Trump, même si la fille du président américain s’est convertie au judaïsme et qu’il affiche une politique résolument pro-Israël.

“Contrairement aux présidents passés, il déchire les gens plutôt que d’essayer de les rassembler”, pointe-t-elle.

Pour Bob Dorf, 69 ans, venu déposer son petit-fils de quatre ans, le président américain “fomente la violence”. “Ma plus grand peur, c’est combien d’attaques comme ça allons-nous avoir? C’est juste le nouveau chapitre d’une horrible saga”, dit ce professeur d’université.

Comme beaucoup d’institutions juives à New York, le centre communautaire est protégé par des mesures qui ne datent pas d’hier: un garde devant l’entrée, et un contrôle des sacs et des visiteurs via un portique de sécurité.

Si le maire de la ville a annoncé samedi une protection renforcée des institutions juives, Kenneth Jacobson de l’ADL estime que les juifs américains sont désormais face à un dilemme.

Ceux-ci “avaient le sentiment d’être vraiment des citoyens complètement égaux”, dit-il. “Le défi maintenant est à la fois de prendre (l’antisémitisme) très au sérieux et, en même temps, de ne pas devenir comme l’Europe. L’Amérique a été globalement un endroit formidable pour les juifs, on veut que ça reste comme ça”.

Source: actu.orange

Antisémitisme – Haine anti-juive dans les facultés de médecine et à l’encontre des médecins : communiqué de l’A.M.I.F

L’A.M.I.F, Association des Médecins Israélites de France, dénonce et condamne avec force les actes antisémites qui se sont multipliés notamment au cours du mois d’octobre 2018.

L’A.M.I.F, Association des Médecins Israélites de France, qui a été créé en 1948 pour assurer le soutien et la défense des étudiants en médecine et les médecins juifs survivants de la Shoah, dénonce et condamne avec force les actes antisémites qui se sont multipliés notamment au cours du mois d’octobre 2018.

Le 3 septembre, des tags antisémites visant le président de l’Université Grenoble-Alpes ont été inscrits sur les murs du campus universitaire. L’un d’entre eux mentionne “La rentrée, ça gaze(ra) ?”

Le 8 octobre, un médecin juif de Paris a reçu pour la deuxième fois par courriers anonymes avec des menaces abjectes “Tu veux du gaz (…) Sale Juif. Vous pourrissez tout ce que vous touchez. Les nazis n’ont pas fini le travail”.

Le 19 octobre, des tags antisémites visant le doyen par intérim de la fac de médecine de Créteil, via ses initiales ont été inscrits sur le mur d’une maison située juste en face de l’entrée, rue du général Sarrail.

Le 29 octobre , une étudiante de deuxième année de la faculté de médecine Bobigny a porté plainte après avoir fait l’objet d’injures antisémites et d’un harcèlement à caractère antisémite de la part d’un groupe d’élèves notamment dans le cadre de la préparation du week-end d’intégration de la fac de médecine.

Cette succession d’actes antisémites doit conduire les autorités de notre pays à faire preuve d’une vigilance renforcée et à adopter des sanctions exemplaires et dissuasives à l’égard des auteurs des actes antisémites.

Nous appelons l’ensemble du corps médical à condamner avec fermeté tous les actes antisémites qui sont contraires à nos valeurs communes.

Une fresque de Dieudonné fait tache à Sélestat – France 3 Grand Est

Une fresque de Dieudonné fait tache à Sélestat

Un Dieudonné grimaçant et le doigt levé orne un mur au nord de la ville / © Carine Feix / France 3 Alsace
Un Dieudonné grimaçant et le doigt levé orne un mur au nord de la ville / © Carine Feix / France 3 Alsace

Par Sabine Pfeiffer 

La fresque n’est pas récente. Le visage grimaçant de Dieudonné s’affiche depuis près de deux ans dans le quartier de la Filature, sur un petit bâtiment de trois mètres de haut, bien visible depuis la route de Strasbourg. Mais elle fait parler d’elle suite à l’article paru ce mercredi 17 octobre dans le Canard Enchaîné sous le titre “Dieudonné glorifié à Sélestat”.

© Carine Feix / France 3 Alsace
© Carine Feix / France 3 Alsace

Singer un rabbin

Dans cet article, notre confrère explique que l’humoriste est montré “effectuant un de ses gestes fétiches : le doigt levé pour dire ‘au-dessus, c’est le soleil’, en référence au caractère ‘sacré’ de la Shoah, avec un rictus censé singer le faciès caricatural d’un rabbin…”

Peu de réactions dans la cité humaniste

Les gens du quartier ne semblent pas gênés par le portrait. Beaucoup  n’y reconnaissent pas Dieudonné, ou ne savent pas qui c’est. “Je pense que c’est un révolutionnaire” a confié cet habitant à notre équipe. Une autre habitante, elle, admet qu’elle “adore” ce graff, au nom de la “liberté d’expression”.

La conseillère municipale écologiste Caroline Reys s’indigne depuis longtemps de cette effigie de l’humoriste, dont l’auteur, un enfant du quartier, est connu sous le pseudonyme de Story. Elle a fustigé cette fresque dans une tribune publiée par le journal municipal en juin 2017, et aurait alerté le service jeunesse de la communauté de communes.

A quelques mètres du cimetière israélite

Le petit bâtiment orné du portrait de Dieudonné se trouve à quelques dizaines de mètres seulement du cimetière israélite de Sélestat. Une situation particulièrement choquante, selon Caroline Reys, car fin avril, les personnes qui participent aux cérémonies de commémoration des victimes de la Shoah sont obligées de passer devant cette fresque qui représente “une personne connue et condamnée pour ses propos antisémites”. L’élue écologiste estime qu’il y a “quelque chose de cynique de laisser ce visage les regarder, les narguer, au moment où ils rendent cet hommage.” Mais la municipalité, elle, n’a pas encore répondu aux sollicitations de France 3 Alsace.

Le 13 novembre, la Bibliothèque Humaniste de Sélestat rénovée sera inaugurée par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Elle vient de ré-ouvrir après des travaux d’un montant de 15 millions d’euros, permettant de mieux valoriser l’inestimable collection de livres anciens de l’humaniste de la Renaissance Beatus Rhenanus. Un humaniste dont Dieudonné semble loin d’être un digne descendant.

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/selestat/fresque-dieudonne-selestat-1560150.html

Lettre ouverte au maire de Clichy Rémi Muzeau

Lettre ouverte au maire de Clichy Rémi Muzeau

Monsieur le Maire,

Je m’appelle Frank-David Cohen, je suis parisien depuis près de 40 ans. Avec ma femme et mes deux enfants, nous nous apprêtons à devenir clichois prochainement. Nous allons emménager rue Huntziger.

Par curiosité, je me suis demandé qui était ce Monsieur Huntziger à qui cette rue rendait hommage. C’est avec beaucoup d’étonnement et de dégout que j’ai découvert qu’il était membre du gouvernement de Vichy en 1940 et l’un des signataires de la loi portant sur le statut des juifs leur interdisant l’accès à un certain nombre de fonctions et notamment l’accès et l’exercice des fonctions publiques.

Arrière petit fils de déportés, ma famille paternelle, décimée par la guerre a changé de nom pour cacher sa judéité. Ça n’est qu’en 2014, après des années de procédures, que j’ai pu récupérer mon nom d’origine. Il me parait totalement inconcevable aujourd’hui de rendre hommage à un tel personnage à chaque fois que j’indiquerai mon adresse et que je devrai écrire son nom. Le nom de Charles Huntziger doit être oublié. Il fait honte à la France, peu importe ses succès en tant que chef de guerre français de la Première Guerre Mondiale.

Alors qu’aujourd’hui l’antisémitisme prolifère comme jamais depuis le guerre, il serait un symbole fort et courageux de remplacer le nom de Charles Huntziger par celui de Simone Veil, rescapée des camps de la mort et qui a tant apporté à la France.

Dans l’espoir que vous donniez une suite favorable à ma requête, je vous prie de croire, Monsieur le Maire, en l’expression de ma plus haute considération.

Frank-David Cohen

Vous trouverez, attachés à cette lettre les documents suivants :
– L’étoile jaune que portait ma grand-mère comme cela était imposé à tous les français de confession juive.
– L’acte de décès de mon arrière grand père, arrêté par la police française le 14 aout 1943 avec toute sa famille dans son appartement 90 Boulevard de Courcelles (17e arrondissement de Paris) et exterminé à Auschwitz (Convoi numéro 59 du 2 sept 1943).
– Un courier du commissariat général aux questions juives qui demandait la saisie par l’Etat de la machine à écrire de mon grand-oncle arrêté le même jour au même endroit et déporté également à Auschwitz. Ce courrier administratif et si symbolique souligne l’importance de ne pas honorer le moindre membre du gouvernement de Vichy, partisan de cette collaboration si organisée.
– La loi portant sur le statut des juifs dont Charles Huntziger était signataire

IMG_3052.jpeg

Les 11 victimes de l’attentat de Pisttsburgh ont été identifièes

Parmi les victimes, âgées de 54 à 97 ans, figurent un couple et deux frères ; Le maire de Pittsburgh veut engager le débat sur les armes à feu

Des membres de la communauté de Squirrel Hill se réunissent pour une veillée organisée par des étudiants en souvenir de ceux qui sont morts plus tôt dans la journée au cours d'une fusillade à la synagogue Tree of Life dans le quartier de Squirrel Hill à Pittsburgh le 27 octobre 2018. (Crédit : Dustin Franz / AFP)

Des membres de la communauté de Squirrel Hill se réunissent pour une veillée organisée par des étudiants en souvenir de ceux qui sont morts plus tôt dans la journée au cours d’une fusillade à la synagogue Tree of Life dans le quartier de Squirrel Hill à Pittsburgh le 27 octobre 2018. (Crédit : Dustin Franz / AFP)

Les onze personnes abattues samedi dans une synagogue de Pittsburgh ont été identifiées et leurs familles prévenues, ont indiqué dimanche les autorités américaines.

Parmi les victimes, âgées de 54 à 97 ans, figurent un couple et deux frères, a précisé Karl Williams, le chef de l’équipe médicale lors d’une conférence de presse.

Robert Bowers, l’homme inculpé pour avoir tué ces 11 personnes, a évoqué le « génocide et son désir de tuer des juifs » pendant l’attaque contre ce lieu de culte, ont confirmé dimanche matin les autorités.

« Au cours de son attaque meurtrière contre les personnes de la synagogue, Bowers a fait des déclarations au sujet du génocide [Shoah] et de son désir de tuer des juifs », a déclaré au cours d’une conférence de presse Scott Brady, procureur général de l’ouest de la Pennsylvanie.

Les noms des victimes :

Joyce Feinberg, âgée de 75 ans
Richard Gottfried, âgé de 65 ans
Rose Mallinger, âgé de 97 ans
Jerry Rabinowitz, âgé de 66 ans
Cesil Rosenthal, âgé de 59 ans
David Rosenthal, âgé de 54 ans
Bernice Simon, âgée de 84 ans
Sylvan Simon, âgé de 86 ans
Daniel Stein, âgé de 71 ans
Melvin Wax, âgé de 88 ans
Irving Younger, âgé de 69 ans

Les Etats-Unis doivent réfléchir aux moyens d’empêcher les auteurs potentiels de crimes racistes de se procurer des armes à feu, a estimé dimanche le maire de Pittsburgh, au lendemain de l’attaque contre une synagogue de sa ville qui a fait onze morts.

Bill Peduto en avril 2018 à Pittsburgh (Crédit : AP/Keith Srakocic)

« J’ai entendu le président dire qu’il faudrait armer des gardes dans nos synagogues », a déclaré lors d’une conférence de presse Bill Peduto.

« Notre approche devrait plutôt être : comment retirer les armes à feu – qui sont le dénominateur commun de toutes les fusillades en Amérique – des mains de ceux qui veulent exprimer leur haine raciste avec des meurtres ? »

M. Brady a confirmé que Robert Bowers, qui sera déféré devant un juge lundi, avait été inculpé de 29 chefs d’accusation et qu’il encourait la peine de mort.

Blessé lors de sa confrontation avec les forces de l’ordre, il a été opéré et restait hospitalisé dans un état stable dimanche matin.

« Nous savons que la haine ne l’emportera jamais, que ceux qui essaient de nous diviser à cause de la façon dont nous prions ou de l’origine de nos familles dans le monde vont perdre », a estimé au cours de ce même point-presse le maire de Pittsburgh, Bill Peduto.

Les autorités ont estimé à une semaine le temps nécessaire pour examiner et nettoyer la scène de crime.

Le BNVCA est horrifié par l’attentat antijuif commis le 27/10/18 dans une synagogue de Pittsburgh aux USA

Le BNVCA apprend avec horreur l’attentat terroriste commis dans une synagogue de Pittsburgh ce 27 octobre 2018 à 9h45.

L’auteur a lâchement tiré sur des fidèles en prière et désarmés, dans leur lieu de culte.

La fusillade a fait au moins 10 morts et plusieurs blessés. Encore une fois la haine des juifs qui a frappé aujourd’hui, apporte la preuve que les juifs ne sont à l’abri nulle part dans le monde.

De toute évidence, les drames, les crimes de la Shoah n’ont pas servi de leçon et la violence antijuive persiste, alimentée par une propagande relayée par certains médias et en tout cas par les réseaux sociaux et les sites antisémites installés aux USA, protégés par le premier amendement de la Constitution des Etats Unis d’Amérique au prétexte de la Liberté d’expression.

Le BNVCA considère qu’il est temps que les USA censurent les sites antisémites, racistes, antisionistes et incitatifs à la haine et au meurtre.

Gaza, une autre vérité, par Sarah Cattan | Tribune Juive

Gaza, une autre vérité, par Sarah Cattan

C’était il y a peu. Notre émoi à tous. En cause, le reportage d’Envoyé spécial, l’émission d’information de France 2. Gaza, une jeunesse estropiée. Le personnage central en était Alaa. Un brave garçon. Censé être allé se promener et manifester paisiblement vers la frontière israélienne. C’est ballot le voilà qui se prend une mauvaise balle : il en perd la jambe. Adieu veaux vaches Adieu espoir de devenir cycliste.

Un autre, allé lui aussi vers la frontière, pour s’amuser dit-il, puni lui encore de ses actes innocents. De cette manière cruelle. Injuste. Violente. Ces salauds de Tsahal.

Gaza, une jeunesse estropiée. Ces pauvres lanceurs de cerfs volants. Incendiaires.

Ceux-là encore qui répètent à l’envi vouloir tuer des Juifs et rentrer.

Gaza, une jeunesse estropiée. Y avait bien de ci de là un membre du Hamas venu soutenir des manifestations spontanées et issues du peuple. Sic.

Gaza, une jeunesse estropiée. Y avait même, venu conforter le précédent, un membre dirigeant de Breaking the Silence, venu à son tour dénoncer ces enfoirés de soldats israéliens qui avaient ordre de tirer sur des civils désarmés.

La presse française s’en donna à cœur joie. Vous enjoignant de bien les regarder, ces ado utilisés comme boucliers humains.

La presse française? Elle fit silence sur le fait que le docu faisait l’impasse sur les dégâts causés par les joujoux de la dite jeunesse estropiée.

La presse française ? Elle ne s’offusqua guère qu’étaient tues les incitations à la haine génocidaire anti-juive diffusées sans relâche par le Hamas.

La presse française ? Elle fait l’impasse sur la nature de Breaking the Silence. Alors n’attendons pas qu’un jour elle s’intéresse à la nature du Hamas.

Le doc, ce reportage de propagande anti-israélienne, venait comme la cerise sur le gâteau des infos malhonnêtes diffusées en continu et depuis toujours par nos médias. La malhonnêteté résidant dans le choix des mots. Mais encore dans le fait de taire le prix que payait l’Etat hébreu depuis un temps insupportable.

Ainsi était offert ce soir-là un documentaire qui ne pouvait qu’émouvoir, à défaut d’informer, tous ceux qui ne manqueraient pas d’être frappés d’empathie envers cette jeunesse estropiée. Ces marcheurs peace and love. Victimes de ces salauds d’Israéliens qui, non contents d’avoir volé leurs terres leur tiraient dessus comme sur du bestiau. A bout portant.

On sait tous : ces ripostes disproportionnées de l’Etat hébreu.

Ainsi ça continuait.

Ainsi ça continuait. Infos occultées. Réalité déformée. Faits falsifiés. Plus encore ? Le documentaire en question ne se faisait-il pas relai et porte-voix des appels au meurtre de Juifs.

Tout cela au vu et au su de notre classe politique et de nos médias. Fidèles à leur complaisance, voire leur servilité et peut-être leur hostilité, sur ce sujet qui décidément les rendait hystériques.

Nos médias donc. Lesquels, recourant à un procédé stylistique éculé, en vinrent à titrer que c’était carrément Israël, l’Etat hébreu himself, qui venait à vouloir se mêler de la politique française !

Israël qui, outrepassant les limites, voulait toucher à la liberté d’expression !

C’était la guerre des images. Fût-elle malhonnête. We want to set fire to Israel so that the Jews will be burned or forced to leave their country, avait répété tant et tant Abu Al-Majd. Rejoint par ces Palestiniens affirmant sans complexe leur but ultime: brûler les Juifs et détruire Israël.

La Jeunesse estropiée ne fut que blessée.

C’est que dès la diffusion de la bande-annonce, Meyer Habib déplora l’expression d’une pareille soumission à la stratégie cynique du Hamas, alors que d’autres dénonçaient l’imposture consistant à faire accroire qu’ils étaient des anges, ces presque tous activistes du Hamas que l’organisation djihadiste envoyait à la mort.

Tous ils virent leur émotion à Dame Ernotte. La tenant comme responsable complice du fait que le service public véhiculât la haine d’Israël dont on savait les conséquences dramatiques sur les français juifs. Il en fut même un qui alla jusqu’à accuser Charles Enderlin d’avoir arméMerah. A force d’avoir usé et abusé de commentaires à charge et seulement à charge à l’encontre d’Israël.

Aliza bin Noun, elle demanda l’annulation pure et simple de la diffusion du reportage et dénonça pour ce faire un contenu pouvant inciter à la haine à l’encontre d’Israël et avoir des répercussions directes sur les Français de confession juive.

Rien n’y fit. Et outre que le mauvais film fut diffusé, l’amalgame désolant entre Juifs et Israël lui fit écho. Pire : Tout ça donnait, osèrent certains, raison à Pascal Boniface et son Peut-on encore critiquer Israël?

Certains pointèrent bien du doigt ces parents qui n’hésitaient pas à envoyer leurs rejetons fanatiques et les servir en guise de sacrifices, pratique révoltante qui engendrait le déséquilibre entre les combattants : les uns brandissaient leurs nourrissons en guise de boucliers.

Des logiciels incompatibles…

Leurs armes : de pauvres outils pour couper les barbelés qui encerclent la bande de Gaza.

Leurs armes : des lance-pierres.

Leurs armes : des cerfs-volants enflammés.

Le reportage, à charge, entonnait la rengaine servie par des médias unanimes déjà: l’armée israélienne tirant systématiquement à balles réelles sur les manifestants, dont certains étaient non-armés et se trouvaient à plusieurs centaines de mètres de la frontière.

Certes, vous dira-t-on : la parole fut laissée à l’armée israélienne en fin de reportage.

L’ingérence israélienne

La Société des journalistes de la chaîne s’est émue de l’ingérence -sic- inédite et inquiétante des diplomates israéliens. Et Yvan Martinet, l’auteur du sujet, déclara au Monde sa consternation de voir l’ambassade d’Israël interférer dans [leur] ligne éditoriale avant même la diffusion, jurant qu’il n’y avait pas une virgule à enlever à ce reportage.

Ce cher vieux Télérama releva le caractère inquiétant d’une demande d’annulation de la diffusion d’une production journalistique par les représentant d’une puissance étrangère. A quoi l’ambassade refusa de parler de censure.

Aujourd’hui, BTA nous remet ce film, court et d’autant plus éloquent : voilà en peu de

 

 

Puisque le documentaire d’Yvan Martinet ne répondait en rien aux critères d’objectivité revendiqués par la production, puisqu’il ne répondait pas davantage aux dispositions statutaires relatives à la neutralité du service public de l’information imposées en France par le CSA, puisque in fine le travail présenté équivalait à un ouvrage de propagande, puisque fut refusé un développement -même minime- des thèses israéliennes contradictoires aux fins d’équilibrage minimal de la thèse unique présentée au documentaire, pourquoi ne pas le diffuser.

Il donne la parole aux gazaouis.

Mais comme il ne suffit pas que la haine de l’Etat juif soit si bien partagée dans la presse française. Voilà que ce matin La LFI de Mélenchon n’oublia guère de s’occuper, alors qu’ils ont tant à faire ces jours-ci, de la visite de 185 patrons français en Israël. Con-da-mna-tion !!!! Crièrent-ils.

Rendez-vous compte. Une délégation de 185 chefs d’entreprise bretons en Israël ! Lorsqu’on sait la politique de l’État hébreu. Son régime violent, ouvertement d’extrême-droite, qui renforce et assume la poursuite de la colonisation des territoires palestiniens.

LFI, qui soutient à fond le BDS, demande donc à l’UE de rendre publique la liste des entreprises ayant participé à ce voyage etc etc etc

Mais il y a de ci de là des dépêches couleur d’espoir. Ce matin mardi 23 octobre, Human Rights Watch publia un rapport glaçant : Deux autorités, une voie, zéro contestation. Fruit de deux ans d’enquête. 147 entretiens donnent la parole à d’anciens détenus. Mais aussi à leurs avocats. Un but : mettre à jour la face sombre et méconnue de l’Autorité palestinienne et du Hamas, engagés qu’ils sont depuis 2007 dans la lutte que l’on sait. Adeptes des méthodes répressives qui font fi du droit comme des engagements pris, commettant in fine à l’égard de leurs citoyens les tortures dont ils accusent régulièrement leurs homologues israéliens : La torture pratiquée à la fois par l’AP et le Hamas peut constituer un crime contre l’humanité, dit le rapport de HRW.

Le raffinement du shabeh qui torture sans trace aucune aura ainsi lieu dans le bus, ce lieu où le prisonnier est contraint de rester debout des jours durant. D’autres décrivent des chocs électriques de plusieurs dizaines de secondes aux épaules. D’autres encore le supplice du pénis. D’autres enfin de leur punition pour crimes numériques, entendez ces messages échangés sur les réseaux sociaux.

Etonnamment, HRW en appelle à tous les états qui fournissent financements et assistance à ces forces de sécurité palestiniennes et les exhorte à suspendre leurs aides.

Sarah Cattan

 

Posté le 23 octobre 2018admin  TRIBUNE JUIVE↓

Boycott d’Israël : des patrons bretons répondent à la France insoumise | The Times of Israël

Critiqués par le parti d’extrême gauche suite à leur voyage d’étude en Israël, des représentants patronaux d’Ille-et-Vilaine répondent avec une pointe d’ironie.

 

 

le 17 octobre dernier 185 patrons originaires d’Ile-et-Vilaine sont rentrés en France après un voyage d’étude en Israël. Deux patrons rennais sont revenus de ce voyage avec l’idée d’aider Israël à exporter des usines de dessalement d’eau; notamment en Afrique.

Une semaine après leur retour en Bretagne, la section rennaise de la France insoumise a réagi en condamnant fermement ce voyage, rapporte Ouest-France.

Dans un communiqué cité par Ouest-France, les représentants locaux affirment : « Nous suggérons aux acteurs économiques de se renseigner au préalable sur la situation en Israël et dans les territoires illégalement occupés. Nous ne pouvons que regretter, par exemple, la falsification de la réalité avec la présentation d’un prétendu miracle économique en matière agricole, qui est surtout basé sur l’exploitation et la captation de la ressource en eau au détriment des populations palestiniennes ».

Quand à la demande de la France insoumise de rendre publics les futurs accords économiques entre des entreprises bretonnes et israéliennes, « et qui profiteront tant à l’économie de notre territoire qu’aux travailleurs israéliens qu’ils soient juifs, musulmans, d’une autre confession ou athées », elle procède, selon Bruno Cressard clairement d’une « volonté d’ostraciser et est totalement incongrue ! ».

Les liens économiques qui unissent la France, au-delà de la Bretagne, et Israël connaissent une croissance – presque – régulière.

« Après leur augmentation de 15 % en 2015 et une stagnation en 2016, les exportations françaises de biens en Israël ont connu une croissance de 12,9 % sur l’année 2017 », explique le ministère de l’Économie et des Finances français.

« La France voit sa part de marché progresser mais reste en-deçà de l’Allemagne et de l’Italie. Les échanges de services prennent une part grandissante dans la relation bilatérale. »

L’effort pour accroître les relations économiques bilatérales est activement entretenu par les ambassadrices respectives des deux pays (Aliza Bin Nounet Hélène Le Gal) qui incitent régulièrement les entreprises de leur pays d’accueil à nouer plus de partenariats avec leur pays d’origine.

Article timesofisrael

Le BNVCA demande aux Ministres de l’Intérieur et de la Santé des mesures contre l’AFPS qui veut empêcher les pharmaciens de vendre les produits israéliens AHAVA de la Mer Morte.

Le BNVCA demande aux Ministres de l’Intérieur et de la Santé des mesures contre l’AFPS qui veut empêcher les pharmaciens de vendre les produits israéliens AHAVA de la Mer Morte.

Le BNVCA  a reçu un grand nombre de protestations indignées émanant d’internautes qui ont découvert  sur un article du site d’information en ligne, Europe Israël, un exemplaire d’une lettre envoyée à des pharmaciens par l’association AFPS France Palestine Solidarité, de nature à les empêcher de vendre les produits israéliens AHAVA provenant de la Mer Morte les accusant de soutenir “la colonisation”.

L’article en question daté du 20 octobre 2018 est intitulé “Le groupuscule antisémite AFPS terrorise les pharmaciens parisiens qui vendent des produits israéliens ” !

Le BNVCA a vérifié l’exactitude de cette information auprès d’autres pharmaciens qui l’ont confirmée et souhaité garder l’anonymat.

Ces missives sont datées du 6 octobre et signées par la Co présidente AFPS Paris Centre.

Ce groupuscule AFPS, qui s’abrite abusivement du soutien à la Palestine, est membre du mouvement illégal  BDS. L’auteure de la lettre ment effrontément aux pharmaciens, notamment quand elle appuie sa menace en faisant faussement référence à une directive de la DGCCRF périmée et rendue caduque  depuis que la Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes, en accord avec le Ministère de l’Économie et des Finances, a suspendu l’application de l’avis du 24 novembre 2016 sur l’étiquetage des produits israéliens issus de Judée-Samarie et du ”plateau du Golan”, suite à une décision du Conseil d’Etat datée du 30 Mai 2018.saisi par l’OJE .

 

Le BNVCA tient à rassurer les pharmaciens, et saisit les ministres de l’Intérieur et de la Santé ainsi que le Conseil de l’Ordre afin qu’ils prennent des mesures administratives, réglementaires et pénales à l’encontre de l’AFPS, qui appelle au boycott en infraction avec nos lois et s’arroge le pouvoir d’exercer une “police privée”.

 

En l’espèce l’AFPS viole les articles 225-1-2 du Code pénal qui sanctionne toute discrimination, dont la Chambre criminelle de la Cour de Cassation, le 20 octobre 2015, a précisé “que le boycott est interdit en France et que la liberté d’expression n’autorise pas les excès dont le boycott fait partie”.

 

Nous rappelons que Le Boycott est analysé par la Cour de Cassation comme ”le fait d’entraver l’exercice normal d’une activité économique quelconque en opérant une distinction entre les personnes notamment en raison de leur appartenance ou leur non appartenance à une nation déterminée”.

 

L’AFPS et autres activistes de BDS  étant coutumiers du fait, et en infraction avec nos lois, le BNVCA a décidé de déposer plainte entre les mains du Procureur de la République de Paris.

 

 

Sonia Mabrouk nous enseigne comment interviewer

Gérard Davet : « Il y a un slogan en Seine-Saint-Denis : ‘une mosquée, trois mandats’ »

Cliquez sur l’image pour visualiser la vidéo.

 

Les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, qui publient une enquête sur l’islamisation en Seine-Saint-Denis, racontent au micro de Sonia Mabrouk les liens troubles entre les maires et les islamistes.

Face à la montée de l’islamisme dans leur département, les maires de Seine-Saint-Denis se montrent-ils impuissants ? C’est ce qu’estiment les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme (grands reporters au Monde), qui publient un livre intitulé Inch’ Allah, l’islamisation à visage découvert, une enquête Spotlight en Seine-Saint-Denis, écrit avec plusieurs étudiants en journalisme.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

« La forte majorité de musulmans sur place vivent un islam modéré, mais il y a des musulmans qui veulent un islam plus revendicatif. Les maires doivent composer avec eux et donc accepter une sorte de clientélisme religieux. Il y a un slogan maintenant en Seine-Saint-Denis : ‘une mosquée, trois mandats’. C’est pour un maire une façon d’acheter sa pérennité électorale », a raconté Gérard Davet, interrogé jeudi soir au micro de Sonia Mabrouk sur Europe 1.

« Une école salafiste dans laquelle les filles doivent être voilées ». « C’est un ouvrage assez étonnant qu’ont réussi nos jeunes journalistes, car ils apportent des révélations sur ce qui se passe dans certains endroits de la banlieue parisienne, dont la Seine-Saint-Denis, avec un islamisme très rigoriste, très dur. Une journaliste a visité une école salafiste dans laquelle les enfants n’ont pas le droit de faire de la musique, les filles doivent être voilées, les visages n’ont pas de représentation humaine… Ce sont des choses assez fortes en France en 2018 », a poursuivi son collègue Fabrice Lhomme.

 

PUBLIÉ PAR GAIA – DREUZ LE 20 OCTOBRE 2018

Site DEMOCRATIE PARTICIATIVE DE BORIS LE LAY . LE BNVCA SERA PRÉSENT LE 8/11/18 A L’ AUDIENCE EN RÉFÉRÉ ASSIGNANT LES OPÉRATEURS EN COMMUNICATION :

Site DÉMOCRATIE PARTICIPATIVE DE BORIS LE LAY. LE BNVCA SERA PRÉSENT LE 8/11/18 A L’AUDIENCE EN RÉFÉRÉ ASSIGNANT LES OPÉRATEURS EN COMMUNICATION :

Le BNVCA accueille avec une grande satisfaction la décision du Procureur de la République de Paris qui assigne en référé les opérateurs de communications afin qu’ils bloquent le site antisémite « démocratie participative ».

 

Pour le BNVCA, il a toujours été clair et évident que le multirécidiviste, Boris Le Lay, publie en ligne des contenus racistes, antisémites, haineux et ignobles sur le site «www.democratieparticipative.biz», dont l’hébergement se situe hors du territoire national et échappe à notre législation.

 

Nous rappelons que suite aux plaintes déposées par le BNVCA le sieur Boris le Lay avait déjà été condamné en 2013 à 1 an de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende par le Tribunal de Quimper, confirmé par la Cour d’Appel. Déjà en 2016 il cumulait une douzaine de condamnations mais son site de haine était maintenu.

Aussi, à la suite des signalements nombreux, répétés et insistants adressés au Parquet de Paris au nom du BNVCA depuis plusieurs années par notre conseil Maître Charles Baccouche, sur les propos tenus sur le site « www.democratieparticipative.biz », et à l’encontre duquel aucune poursuite pénale n’a pu aboutir, une action en référé a été initiée par le Parquet de Paris afin de voir bloquer l’accès à ce site en France.

 

Sont assignés les opérateurs suivants : “Fibre SAS, Orange, S F R, Bouygues, Colt Technology Services, Outremer Télécom”.

 

Le BNVCA qui a reçu copie de l’assignation délivrée interviendra par l’intermédiaire de Maître Baccouche à l’audience prévue le Jeudi 8 novembre 2018 à 14 H.

Le BNVCA dénonce et condamne les nouvelles menaces de mort adressées à un médecin parisien qui a déposé plainte.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne la nouvelle menace de mort adressée à un médecin juif de Paris.

Selon la victime qui a déposé plainte, une lettre anonyme lui est parvenue le 8 Octobre 2018 qui contenait un message qui ne laisse aucun doute sur ses intentions et dont nous citons quelques extraits ci après :

“X   C’est la compagne d’Hitler Tu veux du gaz dans tes fesses Sale Juif Vous pourrissez tout ce que vous touchez  Les nazis n ont pas fini le travail “.

 

La famille de la victime est de nouveau terrorisée. Courant juillet une menace écrite et anonyme du même type avait été adressée à ce même médecin.

Actuellement la victime ignore encore si la première enquête a avancé.

Elle avait  espéré que les investigations identifient l’auteur à partir de l’analyse de l’ADN de la salive laissée sur le timbre poste.

 

Nous demandons aux services de police de tout mettre en œuvre pour confondre l’auteur et l’interpeller rapidement et le mettre hors d’état de nuire à nouveau.

 

 

 

Le Président, Sammy GHOZLAN

 

Reportage de France 2 sur Gaza: il était une fois la légende du Hamas – Causeur

Reportage de France 2 sur Gaza: il était une fois la légende du Hamas
Ces gentils Palestiniens qui s’en prennent aux méchants Israéliens

France 2 diffusait, jeudi 11 octobre, un reportage d’Envoyé spécial sur la « jeunesse estropiée » de Gaza, dans lequel le rôle du Hamas est relativisé.
Le reportage de France 2, « Gaza, une jeunesse estropiée », diffusé le 11 octobre dernier, fait preuve d’un parti pris insupportable émanant d’une chaîne publique. Le Hamas pourrait presque l’utiliser comme film publicitaire.

Le rôle du Hamas dans le contrôle social de Gaza y est occulté ou minimisé. Une seule fois, la mention est faite que le Mouvement de résistance islamique est « considéré comme organisation terroriste ». Le terme « considéré » laisse cependant planer un doute.

Tous fans du Hamas !
Ce serait ensuite « la Haute Commission nationale pour la marche du retour et la fin du blocus » (sans doute une ONG indépendante ?) qui aurait appelé à se rendre à « une marche pacifique » vers les barbelés israéliens. L’organisation et l’instrumentalisation de cette « marche » par le Hamas n’ont pourtant pour unique but que de faire des victimes, des « martyrs » de la cause pour le bonheur des télévisions mondiales, France 2 au premier rang. En les endoctrinant, en les manipulant, le Hamas mène ces jeunes à la mort ou à la mutilation, comme le régime de l’ayatollah Khomeiny envoyait sa jeunesse sur les champs de mines ou face aux canons irakiens, dans un sinistre rituel morbide.

À Gaza, la liturgie est festive : on vient en famille, les enfants encouragés par les parents (« mais c’est eux qui le demandent », affirme un père face caméra), le glacier est présent et l’émulation au rendez-vous. On imagine les « T’es pas cap, hein, d’aller cisailler le barbelé ». Le Hamas peut dire merci à la télévision publique française d’avoir aussi fidèlement relayé sa légende. On risque d’attendre longtemps le reportage, improbable, faute de liberté de le tourner, sur le désarroi des mères ou des mutilés qui auront toute leur vie perdue pour maudire secrètement le Hamas !

Sens unique
On veut rentrer sur nos terres, affirment des gamins. « La plupart des deux millions d’habitants de Gaza sont des réfugiés », selon le commentaire. Il doit bien rester quelques dizaines de survivants de la guerre de 1948 mais tous les autres sont nés dans l’enclave : on ne savait pas que le statut de réfugié se transmettait par l’hérédité… Apparemment, il convient d’entretenir la fiction et de relayer mot à mot le vocabulaire du Hamas et de l’OLP.

Le point de vue israélien est représenté par un porte-parole de l’armée et par les sempiternels, mais ultra minoritaires, ex-officiers de Tsahal qui veulent « briser le silence », en oubliant que l’immense majorité de la société israélienne soutient cette répression qu’elle juge indispensable à sa sécurité, voire à sa survie. Était-ce compliqué d’aller faire un tour chez les voisins israéliens de la bande de Gaza ? De voir où atterrissaient ces « cerfs-volants incendiaires » montrés dans le sujet ? De montrer les impacts de missiles sur les maisons israéliennes ? De rappeler le contexte politique : l’évacuation de Gaza (et des colons israéliens) par Ariel Sharon en 2005, l’éviction meurtrière de Fatah par le Hamas en 2007, le contrôle politique et social, totalitaire, que ce mouvement terroriste, qui n’a jamais reconnu l’existence d’Israël, exerce sur la population depuis plus de dix ans ?

La conclusion des journalistes est sans appel, seulement tempérée par une légère prise de distance : « Pour beaucoup d’observateurs, cela ressemble au mieux à des bavures, au pire à des crimes de guerre ». Et si ces crimes étaient en réalité à attribuer au Hamas?

Le reportage et ce qu’il ne montre pas
Certes, d’un point de vue journalistique, la réalité doit être montrée sans tenir compte des conséquences sur la société française. Il n’empêche, ce reportage dans le contexte d’islamisation de dizaines de quartiers, risque bien d’alimenter l’antisémitisme. Pas tellement par ce qu’il montre, mais par ce qu’il ne montre, ne dit et n’analyse pas. Par son grossier parti pris sans nuance dans un conflit complexe. Cette grotesque « marche du retour » vers nulle part n’est qu’une opération médiatique du Hamas (que l’OLP n’a d’autre choix que de soutenir) pour entretenir la flamme palestinienne et sa martyrologie sans déboucher sur la moindre avancée politique.

Dans son dernier livre, Destin français, Éric Zemmour dénonce la politique du sentiment qui s’est, selon lui, depuis longtemps substituée à une politique de la raison. Qui serait insensible à la cause de ces malheureux jeunes estropiés ? Qui leur dira que leur sacrifice est vain, manipulé par des gens qui ont leurs deux jambes et des cerveaux assez tordus pour envoyer ainsi leur jeunesse au sacrifice ?

Article Causeur par Alain Destexhe – 16 octobre 2018

HEC Paris: des tags antisémites découverts

HEC Paris: des tags antisémites découverts
L’école de commerce de Jouy-en-Josas dans les Yvelines va porter plainte

ANTISEMITISME – Des tags antisémites ont été retrouvés dans une salle de classe du campus de la prestigieuse école de commerce HEC, près de Paris, qui va porter plainte, a-t-on appris ce vendredi 12 octobre de sources concordantes.

Sur un tableau d’une salle d’étude du campus, situé à Jouy-en-Josas (Yvelines) et sur lequel vivent plus de 2000 étudiants de 105 nationalités différentes, ont été découverts vendredi matin des croix gammées, des croix celtiques et les mots “Juden” (juif en allemand) inscrits au marqueur.

“Nous sommes très surpris, très choqués”, a dit à l’AFP le directeur général adjoint du groupe HEC, Eric Ponsonnet. Il a précisé que le groupe, ainsi que plusieurs étudiants, allaient porter plainte.

“Nous avons commencé à lancer des investigations en interne, nous sommes déterminés à aller au bout pour pouvoir prendre les sanctions nécessaires”, a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) a dénoncé “la multiplication d’inscriptions antisémites dans les établissements de l’enseignement supérieur français depuis le début de l’année”.

En mars, un local utilisé par l’UEJF avait été saccagé dans la faculté parisienne de Tolbiac, alors occupée dans le contexte du mouvement d’opposition aux nouvelles règles d’entrée à l’université. En septembre, des tags antisémites visant le président de l’Université Grenoble-Alpes (UGA) ont été découverts sur le campus grenoblois.

“Lorsque des croix gammées se multiplient dans les universités et grandes écoles françaises, elles viennent renforcer un sentiment d’insécurité des français juifs”, a déclaré Sacha Ghozlan, président de l’UEJF, cité dans le communiqué.

Sur Twitter, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, Frédéric Potier, a dit sa “totale solidarité avec l’UEJF” et son président.

Article HUFFPOST

 

 

 

 

 

 

Reportage de France 2 sur Gaza – Pourquoi et comment réagir ? Et sur I24NEWS… – Le CAPE

Le reportage d’Yvan Martinet et son équipe dans l’émission « Envoyé spécial » diffusé le 11 octobre 2018 sur France 2 est sans doute révoltant et partial et s’inscrit dans une longue série d’articles et de reportages que la presse internationale, les sites internet et les réseaux sociaux diffusent systématiquement sur la bande de Gaza.

Depuis la fameuse affaire al-Doura et la prise du pouvoir du Hamas, rien n’a changé fondamentalement sur le terrain et les journalistes étrangers tombent à chaque fois dans le piège que leur tend le Hamas.
Ce reportage a donc préféré suivre le sillage d’une certaine presse française qui préfère écrire de longs articles sentimentaux et diffuser des reportages sur la détresse des enfants palestiniens plutôt que sur les gamins israéliens vivant quotidiennement dans la terreur.

Le comble, pour le lancement du reportage, la chaîne avait diffusé une courte vidéo, extraite de l’enquête de ce Grand reporter, expliquant ainsi la situation : « Sur la bande de Gaza, au cœur du chaos, un glacier ambulant vient vendre ses sorbets aux jeunes lanceurs de pierres. Chaque vendredi, les enfants sont nombreux dans ces “marches du retour” qui se terminent dans le sang. Nombreux aussi sont les jeunes qui y laissent une jambe. Quel avenir pour ces jeunes amputés dans un territoire où tout manque, où les prothèses restent rudimentaires ? Alaa, 21 ans, rêvait de devenir le champion palestinien de cyclisme sur route. Mais le 30 mars 2018, une balle a emporté sa jambe droite et tous ses espoirs. Mohamad, 13 ans, aimerait devenir médecin. Lui aussi a été amputé, comme Atallah, 17 ans, et tant d’autres. »

C’est ainsi qu’un journaliste étranger nous explique la situation dans la bande de Gaza sans nous parler des causes et des vérités politiques sur le blocus et que veut dire concrètement la soi-disant « Marche du retour »…

Bien entendu, les préjugés politiques de chaque correspondant jouent un rôle considérable et prévalent souvent sur les prorogatifs du métier, mais ce qui est fort inquiétant et grave c’est que le narratif palestinien et leur version des faits dominent dans tous les reportages.

 

 

 

Un marchand de glaces pour récompenser les boucliers humains du Hamas (capture d’écran)

Rappelons que France 2 est une chaîne publique et dans ce dernier reportage, le journaliste accentue, sans scrupule, les images choc, le sensationnel, provoquant ainsi de fortes émotions, et même un certain effroi qui ne peuvent nous laisser indifférents.

Il filme des invalides sans distinction, et diffuse des images poignantes et choquantes en apportant soi-disant la preuve que l’armée israélienne tirait de manière délibérée, y compris sur des enfants qui ne constituaient aucune menace pour leur vie. A-t-il vraiment vérifié si tous ces jeunes amputés d’une jambe ont réellement été visés par des snipers de Tsahal ? Ignore-t-il la manipulation et la propagande du Hamas ? Pourquoi tous ces médias se basent-ils automatiquement sur des données et des chiffres du Ministère de la santé palestinienne ? Ne savent-ils pas que le Hamas compte dans le même bilan des victimes des accidents de la route et les bébés et enfants morts de maladie dans les hôpitaux ?

Toutes les guerres sont sales et affreuses et les drames personnels et familiaux sont terribles dans chaque société en conflit armé permanent. En Israël, les invalides de guerre et les amputés des jambes sont sans doute plus nombreux qu’à Gaza. Mais là n’est pas la question. Il est de notre devoir de nous poser des questions fondamentales sur le métier de journaliste dans un conflit.

Le premier principe de la Déclaration des principes de conduite des journalistes adoptée par la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) est très clair : « le respect de la vérité et le droit du public à la vérité est le premier devoir du journaliste ». Il y est aussi dit que le journaliste « ne doit pas supprimer des éléments ou les falsifier » et que dans le cas où il avait connaissance d’une erreur, le journaliste doit immédiatement la rectifier. Le code éthique de la Société américaine des Journalistes professionnels souligne également la nécessité de croiser les sources et de les vérifier plusieurs fois et par différents moyens pour éviter toute erreur. Il ajoute que le journaliste ne peut modifier ou changer le contenu d’une photo ou d’une vidéo. Dans le cas où il devait corriger une erreur, le journaliste doit partager cette nouvelle information et expliquer au public son erreur, de façon à entamer une relation constructive entre le monde de la presse et l’opinion publique.

Qui envoie ces enfants se faire tuer ?
Il est facile de sensibiliser l’opinion publique et de focaliser les images sur la bicyclette d’un « champion de cyclisme de route ». On fabrique donc une émission avec une bicyclette orpheline pour pouvoir ébranler et choquer les téléspectateurs sur un sport familier et cher aux français. C’est si transparent quand on observe aussi et soudain un marchand de glace sur les lieux. Puis, on évoque avec tristesse et mélancolie le coût faramineux d’une prothèse ?

Une question très simple n’a pas été posée par le journaliste : qui envoie donc ces enfants se faire tuer ?

Ce reportage à l’eau de rose manque de crédibilité et pourrait être diffusé dans le cadre de la propagande du Hamas. On peut s’étonner d’ailleurs que la rédaction ait permis sa diffusion, car la majorité des enquêtes des émissions d’« Envoyé spécial » à travers le monde sont depuis de longues années à ce jour beaucoup plus sérieuses et plus crédibles que celle-ci.

C’est bien triste, ce journaliste et toute son équipe n’ont donc pas fait leur devoir et n’ont pas mené une véritable enquête comme il se doit. N’a-t-il pas eu l’idée d’interroger ces enfants : Pourquoi sont-ils ici présents sur le champ de bataille et non pas à l’école ?

N’a-t-il vraiment pas compris qu’il s’agit bien de boucliers humains ? N’a-t-il pas vu de ses propres yeux le sabotage systématique des ponts de passage de marchandises et d’essence ? N’a-t-il pas vu des cerfs-volants bourrés d’explosifs brûler des champs d’agriculteurs israéliens, détruisant toute plantation ?

Pis encore, il ne dénonce pas ces enfants qui partent avec de grands ciseaux et tenailles pour couper des fils de barbelés à la frontière, au risque de leur vie. On a l’impression qu’il les encourage. Aucune critique sur ces enfants qui partent vers leur mort bafouant ainsi les traités de l’UNICEF et les lois internationales.

 

France 2 doit s’interroger: qui a donné à cet enfant cette énorme tenaille ? (capture d’écran)

Pour « équilibrer » son reportage, le correspondant de France 2 interroge un Lieutenant-colonel de Tsahal qui répond à certaines questions. La caméra montrera un officier en uniforme, fort et grand de taille avec de très grosses lunettes de soleil. Ainsi prise, cette image pourrait donc effrayer les téléspectateurs et prouver que les officiers et soldats de Tsahal n’ont aucun sentiment envers les enfants palestiniens. Puis, pour démonter et démentir la thèse officielle de Tsahal, ce journaliste va voir à son bureau un ancien soldat israélien dont l’opinion sur Tsahal et l’agenda politique sont bien connus puisqu’il milite très activement au sein de l’ONG « Briser le silence ». Le jeu politique est si transparent et la mauvaise foi est si forte.

En général, les dépêches alarmantes que diffusent les médias français sur la mort de « bébés » et de « femmes enceintes », reprises automatiquement et sans vérification par les agences de presse et surtout par l’AFP, démontrent un comportement cynique et macabre pour pouvoir jouer sur les sentiments des décideurs et des ONG. Aucune image ne diffuse le côté israélien.

Plus grave encore, quand des civils ou soldats israéliens sont tués en Cisjordanie par des attentats ou par des jets de pierres, la presse ne souffle mot car le combat des Palestiniens est d’avance légitime contre l’occupant israélien. Mais quand une palestinienne est tuée sur la route, la nouvelle fait la une, et les accusations sont dirigées contre des habitants juifs sans que l’enquête le prouve définitivement. Certes, il existe des extrémistes partout mais chez nous, nous ne comptons plus les voitures ciblées chaque jour par des jets de pierres ou rochers jetés sur les routes.

Et maintenant, sur les réactions officielles et passionnelles…

En principe, on ne devrait pas condamner une émission avant de la voir jusqu’au bout. La précipitation des leaders communautaires et surtout de l’ambassadrice d’Israël pour interdire la diffusion de ce reportage n’a pas pris en considération tous les aspects journalistiques comme l’impact sur l’opinion publique française.

Il existe une règle, on ne peut intervenir dans le choix des rédactions, elles sont et devraient être indépendantes contre toutes les pressions, intérieures et extérieures. Nous pouvons bien entendu réagir, demander des explications, un droit de réponse, une interview et un autre reportage pour équilibrer, manifester sa colère, mais intervenir avant diffusion par une lettre écrite à la direction est sans doute contre-productif.

Dans ce genre de réactions, nous devrions garder la tête froide car cela se produira encore sur le petit écran français. Il serait plus sage de le faire discrètement en ayant de bons contacts avec la rédaction et non avec les directeurs et les présidents de la chaîne. Evoquer toujours les valeurs éthiques et professionnelles du métier du journaliste en apportant des preuves tangibles. Cette intervention a donné à ce reportage une publicité qu’il ne mérite pas, une dimension internationale, et une deuxième victoire au Hamas sur un plateau d’argent. Elle a considérablement augmenté le nombre des téléspectateurs sur les sites et réseaux sociaux et surtout les réactions haineuses, antisémites et antisionistes.

Enfin, dans les réactions parfois hystériques de certains, personne ne s’est posé la question mais à quoi sert une chaîne franco-israélienne indépendante comme I24NEWS sinon à rapporter toute la vérité sur le conflit et montrer le vrai visage d’Israël ? N’est-elle pas en principe la bonne réponse à France 2 et aux médias français ? Ne va-t-elle pas si loin comme l’indique sa pub ?

 

 

Qui pour montrer les tragédies humaines côté israélien ? (photo AFP/Jack Guez)

Eh bien, malheureusement non. Cette chaîne hybride n’est toujours pas à la hauteur de nos espoirs et n’est pas hélas considérée à sa juste valeur par les décideurs de l’opinion publique et politique. Dans la langue de Molière, elle demeure sectorielle et parfois communautaire et ses vedettes françaises « écrasent » par leur présence dominante les animateurs et les commentateurs israéliens.

La tendance politique est surtout à gauche et s’accorde plutôt avec celle d’une certaine presse israélienne. Dans certains milieux on la considère comme un instrument de propagande israélienne bien que ce ne soit pas le cas. Il faut reconnaître que les sujets économiques et culturels sont traités correctement, mais le traitement de l’information et de l’actualité manque d’originalité et de persévérance. D’autant plus que le site internet reprend en général des dépêches de l’AFP… Aucune analyse profonde sur tel ou tel événement en préférant traduire un commentaire paru sur le site Ynet du Yediot Aharonot ou reprendre des informations du journal Haaretz.

Plusieurs années se sont écoulées depuis son lancement en juillet 2013, et cette chaîne n’a pas réussi à ce jour à se différencier des autres médias. Elle n’a pas de caractère spécifique et manque parfois de professionnalisme.

Au départ, ce projet était fantastique et sa réalisation très ambitieuse. Le défi était trop grandiose pour une télévision privée qui diffuse en trois langues. Les prétentions et la flatterie ont prévalu sur la réalité du quotidien. Cependant tout est encore possible si I24 NEWS souhaite devenir une véritable chaîne d’information influente et non propagandiste, capable d’affronter les mensonges de nos détracteurs, et rivaliser avec al Jazeera ou France 24. Avant tout, elle devrait choisir une ligne rédactionnelle claire et limpide, rapporter des informations exclusives et des scoops et former ici de bons journalistes. Et surtout choisir : est-elle une chaîne israélienne ou française ? Quel est son vrai but ?

D’ici là, pour voir et entendre chaque soir sur son plateau des journalistes parisiens de BFM ou d’ailleurs, ayant en général les mêmes idées et les mêmes points de vue, il serait préférable et plus facile de zapper et de voir directement l’originale… n’est-ce pas ?

 

Freddy Eytan, « Reportage de France 2 sur Gaza – Pourquoi et comment réagir ? Et sur I24NEWS… », Le CAPE de Jérusalem, publié le 15 octobre 2018 : http://jcpa-lecape.org/reportage-de-france-2-sur-gaza-pourquoi-et-comment-reagir-et-sur-i24news

 

 

 

 

 

 

Augmentation de l’antisémitisme : «On va vers un judaïsme clandestin» – 15/10/2018 – ladepeche.fr

Le constat est particulièrement inquiétant. Depuis environ un an et demi, les agressions à l’égard des juifs de Toulouse sont en forte hausse, notamment dans les quartiers dits difficiles, ainsi que dans la périphérie. «On constate un antisémitisme de voisinage qui se traduit par des insultes, des graffitis antisémites, une violence verbale et parfois physique. Les promoteurs doivent de plus en plus faire appel à des médiateurs sociaux», note Franck Touboul, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) de Midi-Pyrénées. Des actes de violence d’autant plus intolérables qu’ils sont dirigés vers des populations vulnérables ; généralement des personnes âgées, isolées et en situation de précarité. Depuis quelques mois, le Crif doit gérer une dizaine de dossiers de locataires «évoluant dans un environnement de plus en plus hostile qui les oblige à quitter leur logement et leur quartier». «Quand les gens nous appellent, ils sont dans une détresse totale. Certains ne sortent plus de chez eux», confirme Yves Bounan, président du Consistoire de Haute-Garonne. Lundi dernier, une commission a donc été créée par le Crif pour instruire chaque dossier afin que les personnes soient relogées le plus rapidement possible. De façon générale, les juifs interrogés ont le sentiment d’une «agressivité latente». «Le fait d’afficher des signes religieux n’est pas sans danger. Dès qu’il y a une connaissance de l’appartenance religieuse, il y a des risques d’insultes. Les rabbins ne peuvent circuler au centre-ville sans se faire insulter ou cracher dessus. On s’oriente de plus en plus vers un judaïsme clandestin», note Franck Touboul. Un antisémitisme qui trouverait un terreau favorable dans l’islamisme radical. «Je déplore que nous n’ayons pas d’interlocuteur privilégié, de représentants musulmans pour aborder ces questions», souligne le président du Crif. Face à cette situation, une cellule juridique pour poursuivre tous les actes antisémites, faire des signalements au parquet et engager des poursuites a été mise en place il y a trois mois. Par ailleurs, la sécurisation de certains bâtiments a été renforcée, tout comme la formation des personnels. «Ça me coûte de le dire, mais je conseille aujourd’hui aux juifs d’être particulièrement prudents et discrets pour éviter de subir des actes de violences», conclut Franck Touboul.

Le chiffre : 10
dossiers > de locataires juifs agressés. Depuis un an et demi, une «Alya de l’intérieur» est apparue : en raison de leur religion, des locataires toulousains subissent des insultes ou se font agresser. Ils sont relogés dans des quartiers «moins sensibles» avec l’aide du Crif.

 

Article ladepeche

 

 

LETTRE DU PRÉSIDENT JOEL MERGUI A LA PRÉSIDENTE DE FRANCE2 :

Diffusion du reportage « Les estropiés de Gaza »

 

Paris, le 10 Octobre 2018

Objet : Diffusion du reportage « Les estropiés de Gaza »

Madame la Présidente,
J’ai récemment été alerté par de nombreuses personnes inquiètes de la diffusion sur votre antenne d’un reportage intitulé « Les estropiés de Gaza » dans le cadre de l’émission « Envoyé spécial. »
La bande-annonce laisse effectivement apparaître un reportage très engagé à la limite de la partialité, sans autre grille de lecture possible pour le téléspectateur que la condamnation pure et simple d’Israël.
Je m’étonne que France 2 – qui diffuse par ailleurs la source de Vie – prenne le risque d’une programmation qui ne manquera pas d’avoir des répercussions sur la communauté juive de France. Vous n’êtes évidemment pas sans connaître le lien étroit existant entre la résurgence de l’antisémitisme en France et la détestation d’Israël, alimentée par de tels programmes.
Notre communauté porte à ce jour le traumatisme de multiples entreprises de désinformation qui diffusent des préjugés antisionistes à l’origine d’innombrables actes de violence antisémites dans notre pays.
Si le droit d’expression doit demeurer libre et un droit fondamental des journalistes, ceux-ci sont aussi tenus en vertu de leur charte déontologique de respecter la vérité avec l’impératif de ne publier que des informations vérifiées ou accompagnées de réserves.
J’ose donc espérer qu’il sera aussi fait mention dans ce reportage des estropiés d’Israël afin de conserver une certaine objectivité à défaut d’une neutralité que le titre du reportage ne laisse pas transparaître.
En effet, si les estropiés d’Israël ne doivent pas leurs blessures au fait d’avoir été volontairement exposés aux dangers pour servir la propagande, ils n’en sont pas moins les victimes innocentes et réelles de vrais terroristes islamistes, qui servent la même idéologie meurtrière que celle que connaissons hélas en France.
Je laisse donc à votre juste appréciation, la responsabilité de mesurer la pertinence d’une telle diffusion et le soin d’évaluer le respect de votre propre charte déontologique, je me réserve pour ma part le droit d’user de ma propre liberté d’expression pour dénoncer tout ce qui me paraîtrait moralement inacceptable.
Je vous prie d’agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes salutations distinguées.
Joël MERGUI
Copie à : MM. Frédéric Potier Préfet DILCRAH et Pierre Régnault de la Mothe, conseiller du Premier
Ministre.

 

Le BNVCA appelle France 2 à la prudence et à de la pondération dans son reportage partisan sur “la jeunesse estropiée de Gaza” susceptible de déchaîner des violences antisémites en France pouvant dégénérer en une forme de guerre civile.

Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations émanant d’internautes et téléspectateurs français inquiétés par l’annonce du reportage qui devrait être diffusé par France 2 le jeudi 11 octobre 2018, dans l’émission ENVOYÉ SPÉCIAL d’Elise Lucet. Le sujet sera consacré à la “jeunesse estropiée de Gaza”, titre choisi par la rédaction du magazine pour suivre les Palestiniens blessés lors des affrontements avec l’armée israélienne ces derniers mois dans la bande de Gaza.

La bande annonce de l’émission, publiée lundi sur Facebook, a alimenté des commentaires indignés.

Ce reportage suscite déjà sur les réseaux sociaux son lot de commentaires.

Comme nous l’ont demandé nos requérants nous attirons l’attention de la Chaîne sur son imprudence à vouloir traiter d’un sujet qui va très certainement malheureusement générer des actes antisémites violents, comme ce fut le cas il y a 18 ans, après la diffusion en boucle, toujours par la même chaîne France 2, d’un reportage probablement « bidonné » sur la prétendue mort d’un jeune palestinien Mohamed Al Dura.

Le BNVCA souligne que l’incitation à la haine d’Israël est la source essentielle de l’antisémitisme qui sévit en France. Un reportage qui ne tiendrait pas compte du fait que les victimes palestiniennes de Gaza tentent de violer la frontière avec Israël et commettent des violences contre la population juive du sud de l’Etat juif, sera perçu comme partisan, partial et soutenant l’Islamo terrorisme du Hamas qui gouverne ce territoire palestinien.

Le Président, Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

Monsieur Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie a osé décrire les « JUIFS COMME AYANT LE NEZ CROCHU »

Le BNVCA dont l’objet consiste à lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, a été alerté par de nombreux correspondants indignés par les propos racistes et discriminatoires prononcés par Monsieur Mahathir Mohamad, Premier Ministre de la Malaisie qui, dans une nouvelle déclaration, a osé décrire les « JUIFS COMME AYANT LE NEZ CROCHU ».

Mahathir a également clamé que le consensus des historiens portant sur l’assassinat de six millions de Juifs pendant la Shoah était faux, déterminant le nombre de victimes à seulement quatre millions.


( https://fr.timesofisrael.com/le-premier-ministre-malaisien-insiste-sur-le-nez-crochu-des-juifs-a-la-bbc/)

Le BNVCA condamne ce type d’injures proférées par ce premier Ministre lors d’une interview à l’émission HARDtalk de la BBC et qui nous rappellent les pires moments subis par les juifs. Elles caractérisent la propagande des racistes, des antijuifs et des nazis coupables du génocide de 6 millions d’êtres humains au seul motif qu’ils étaient juifs.
Le BNVCA a saisi par écrit le 5 octobre 2018 l’ambassadeur de Malaisie en France, Mr Daruk Ibrahim Abdulah auquel il demande de transmettre à son gouvernement nos protestations et l’émotion que suscitent cette description ignoble, ces caricatures obscènes et ce préjugé raciste indignes d’un grand Chef d’Etat qui de surcroît se rend coupable de révisionnisme en minimisant le nombre de victimes juives de la Shoa.
Le BNVCA a transmis copie de ce courrier à Monsieur LE DRIAN Ministre français des Affaires Étrangères afin qu’il adresse eu nom de la France ses observations au représentant de la Malaisie en France.

Publiez un commmentaire Témoignage : « Face à l’islamisme, nos élites ont trahi »

Alors que l’existence de tensions communautaires a été reconnue par Gérard Collomb lui-même, le journaliste Yves Mamou (1) accuse les élites françaises de s’être coupablement désintéressées de l’immigration, et d’avoir fermé les yeux sur l’islamisation du pays.

Selon vous, l’immigration et l’islamisation auraient pour conséquence d’empêcher les Français de «faire nation»? Quel lien faites-vous entre la supposée émergence perturbatrice de l’islam et la supposée désagrégation de la nation française?

Yves MAMOU.- Le grand abandon* est une tentative de reconstitution. J’ai essayé de savoir pourquoi et comment, à côté de la nation française, une nation islamique avait pu progressivement se constituer. Les déclarations fracassantes de Gérard Collomb, ex-ministre de l’Intérieur, au matin de sa passation de pouvoir à Edouard Philippe, Premier ministre, montrent que la juxtaposition de ces deux nations aujourd’hui en France engendre un risque d’affrontement. Nous sommes aujourd’hui «côte à côte» (sous-entendu musulmans et non-musulmans) a dit Gérard Collomb, mais rien ne garantit que demain nous ne serons pas «face à face». Cet avis de guerre civile en bonne et due forme a été proféré par l’homme qui, pendant un an et demi, Place Beauvau, a eu sous les yeux, au quotidien, tous les rapports de police et de gendarmerie.

Gérard Collomb est partie prenante de l’élite politique française. Il abandonne son poste en informant que la guerre civile est à nos portes. Une fuite qui à elle seule justifie mon titre «Le Grand Abandon». L’avertissement aurait eu plus de force s’il avait été proféré par un ministre en exercice. L’avoir prononcé sur le pas de la porte a fait que certains médias ne l’ont même pas repris.

La guerre civile se définit comme le déchirement d’une nation. Je ne sais pas si cette guerre aura lieu, mais il m’a semblé utile de m’interroger sur la présence de deux nations sur le même territoire national. Parfois, ce sont des frontières mal tracées qui créent les conditions d’un affrontement entre deux nations. Mais en France, la nation islamique a été fabriquée de toutes pièces. Elle est le résultat d’une politique. Les élites françaises, c’est-à-dire les grands corps de l’État, les partis politiques, les experts, les magistrats, les médias, les élites culturelles… ont, pour de multiples raisons, plusieurs décennies durant – et encore aujourd’hui – encouragé et légitimé l’immigration musulmane.

Cette préférence des élites pour l’islam a produit un fossé abyssal entre la France d’en haut et la France d’en bas. Le Baromètre de la Confiance que le Cevipof, le centre de recherches de Sciences Po, publie année après année, illustre parfaitement le phénomène: la majorité de la population française témoigne à l’égard de sa classe politique d’une gamme de sentiments qui va de l’écœurement au dégoût, en passant par le rejet et l’indifférence. Et sur quoi se cristallise cette rupture entre le haut et le bas de la société? Sur l’islam jugé trop invasif et l’immigration jugée excessive.

Curieusement, ce baromètre du Cevipof sauve la mise de deux institutions, l’armée et la police qui jouissent d’un taux de confiance de près de 80 %.

Peut-être, mais est-ce suffisant pour affirmer comme vous le faites que l’islamisme et l’immigrationnisme ont été voulus, théorisés, écrits et préparés à l’avance?

L’immigration a été voulue et organisée, mais l’islamisation de cette immigration n’était sans doute pas inscrite au menu. Si l’immigration se poursuit malgré l’islamisation, c’est sans doute que nos élites la jugent insignifiante. Ou bien qu’elle leur est indifférente. Et c’est cette indifférence au risque de guerre civile que j’ai voulu souligner.

La constance avec laquelle le Conseil d’État a aidé à la constitution d’une nation islamique en France est sidérante. Je liste dans mon livre tous les arrêts du Conseil d’État favorables à l’immigration musulmane, favorables au voile, favorables au burkini, favorables à la burqa, favorables aux familles polygames et j’en passe. Idem pour le Conseil constitutionnel qui trouve conforme à l’intérêt général de laisser les écoles salafistes proliférer ou de supprimer, au nom de la «solidarité», les peines qui frappaient autrefois les délinquants qui facilitaient l’immigration clandestine. Mon livre passe également au crible l’étrange aveuglement de l’Observatoire de la laïcité quand il est question d’islam et l’étrange sensibilité du Conseil supérieur de l’audiovisuel aux récriminations des téléspectateurs musulmans.

Il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam

Tout ce que j’avance dans mon livre est sourcé. Le Grand Abandon est riche de plus de 700 notes et références. L’ordonnancement et la mise en relation de ces faits étayés et vérifiés entre eux mettent en lumière une évidence: il existe bel et bien une préférence des élites françaises pour l’islam.

Ce qui nous ramène à votre première question. Ce n’est pas seulement l’islam qui empêche aujourd’hui de faire nation. Les élites aussi ne veulent plus faire nation.

«L’antiracisme politique qui sévit aujourd’hui n’a jamais eu pour but de combattre le racisme.» Que voulez-vous dire?

Je n’ai pas remarqué de mobilisation des organisations antiracistes contre le rappeur Nick Conrad qui a chanté le meurtre des Blancs et des enfants blancs dans les crèches. Ni contre les Indigènes de la République ou le syndicat SUD Éducation qui ont organisé des séminaires «racisés» fermés aux «Blancs», ni contre Médine qui rêve de crucifier les laïcards au Golgotha, ni contre Mmes Ernotte (France Télévisions) et Nyssen (ministère de la culture) qui souhaitaient voir moins de «Blancs» à la télévision.

En revanche, quand Éric Zemmour a affirmé que les immigrés étaient surreprésentés dans les prisons, ou quand Georges Bensoussan a tenté d’expliquer que l’antisémitisme sévissait dans une large frange de la population musulmane en France, les associations antiracistes se sont unies pour les traîner devant un tribunal. Au nom de la lutte antiraciste!

Ces quelques exemples permettent de situer la zone d’action de l’antiracisme: faire taire tout critique de la «diversité». La «diversité» n’est pas un slogan antiraciste un peu creux. Je démontre dans mon livre que la «diversité» est en réalité une politique. Et cette politique passe par les organisations antiracistes subventionnées par l’État, par l’école où l’apprentissage de l’arabe est proposé aujourd’hui dès le primaire, par une politique du ministère de la Culture qui subventionne la «diversité» au cinéma et au théâtre, par l’Afnor qui labellise les entreprises pour plus de «diversité», par le Conseil supérieur de l’audiovisuel qui, avec son Baromètre de la «diversité» rêve d’imposer des quasi quotas ethniques sur le petit écran, et par divers lobbys comme le Club XXI d’Hakim el Karoui ou l’association Coexister…

Le Grand Abandon démontre que l’antiracisme politique et le discours diversitaire n’ont pas pour but de combattre le racisme. Ce sont des outils au service d’une réinitialisation des consciences. Ils servent à marteler que les immigrés de couleur sont par essence des victimes. Les services du Premier ministre diffusent actuellement des clips contre les violences sexistes. L’un de ces clips montre un «Blanc» qui agresse sexuellement une jeune fille d’origine maghrébine laquelle est défendue par une «Blanche» en couple avec un homme noir. Ce clip d’État d’une grande pureté idéologique assigne la violence sexuelle aux hommes Blancs et refuse d’évoquer celle qui peut aussi exister chez les «victimes» de couleur. J’affirme que cette victimisation forcenée des Français de couleur participe à la fabrication de la violence d’aujourd’hui.

Quand vous parlez des «élites», qui désignez-vous exactement? Peut-on mettre tous les responsables politiques, économiques, culturels, médiatiques… dans le même panier?

Mon livre passe en revue les partis politiques, le ministère de la justice, les associations antiracistes, l’université, l’école, les experts, les intellectuels, le monde du cinéma et du théâtre et de quelques autres encore… Chacun de ces groupes ou institutions œuvre, dans le champ qui est le sien, à la promotion de la «diversité» et de son corollaire le «vivre-ensemble». J’ai déjà évoqué le cas du Conseil d’État, du Conseil constitutionnel et du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Mais je liste également le cas des intellectuels qui pétitionnent et lynchent médiatiquement toute personnalité publique qui émet des opinions non conformes aux leurs. L’écrivain algérien Kamel Daoud en a ainsi fait les frais quand il a expliqué que les viols de masse de Cologne en 2015 étaient dus à l’importation en Allemagne d’une culture patriarcale des relations entre les sexes. Les experts justifient et encouragent l’immigration au nom de supposés bienfaits économiques. Le ministère de la justice met à mal la liberté d’expression des Zemmour et Bensoussan… etc. J’ai 600 pages d’exemples et de logiques qui s’emboîtent les unes dans les autres et qui tous ensemble concourent à une révolution, «par le haut».

En trente ans, la société française a quitté un modèle laïque républicain pour être projetée dans un modèle multiculturaliste, communautariste et anti-laïque. Il s’agit d’une authentique révolution qui se poursuit encore aujourd’hui sous nos yeux. Les élites politiques, économiques et institutionnelles ont balayé le vieux modèle laïque et républicain sans demander l’avis du reste de la population. Les élites françaises ont été à l’origine du plus grand casse du siècle, lequel s’avère être aussi un casse de la démocratie et de la laïcité. Pour quel profit? Je crains que seul l’islamisme soit à même de tirer les marrons du feu.

Les politiques ont selon vous une responsabilité toute particulière dans la diffusion de l’islamisme. Tous, y compris le Front national, pourquoi?

Le Front national a joué les repoussoirs. Par sa seule présence, le Front national a empêché l’émergence de tout débat sérieux sur l’islam et l’immigration. Les éructations de Jean-Marie Le Pen toujours à la limite du racisme et de l’antisémitisme ont contribué au caractère hégémonique du discours antiraciste. Marine Le Pen a bien tenté de redresser l’image de son parti, mais le mal était fait. Et il dure encore.

Quant aux gouvernements de gauche, ils portent une responsabilité historique que j’expose dans Le Grand Abandon.

Vous reprochez aux politiques, notamment de gauche («islamo-gauchistes») leur clientélisme, mais vous le reconnaissez vous-même en introduction, les musulmans deviennent une composante à part entière de la population: il faut bien que des politiques leur parlent à eux aussi?

La gauche clientéliste flatte le communautarisme islamique: baux emphytéotiques pour la construction de mosquées, heures de piscine réservées aux femmes, etc., cela dans le but de recueillir les voix des musulmans. L’islamo-gauchisme accompagne la violence islamiste pour conquérir le pouvoir. Ce sont deux démarches différentes, mais les deux instrumentalisent les musulmans comme outil de conquête du pouvoir.

Cette instrumentalisation de l’islam par la gauche a creusé la tombe de la laïcité. La laïcité non plus n’est pas un mot creux. C’est l’espace de la citoyenneté. Et la citoyenneté c’est l’espace du politique parce qu’il est débarrassé de tous les sujets qui ne prêtent pas à la discussion et à la négociation. Si la laïcité a cantonné la religion au domicile et aux lieux de culte, c’est précisément pour les sortir de l’espace politique. En réintroduisant la religion – et surtout la religion musulmane – dans l’espace de la politique, la gauche (mais aussi la droite) a disséminé les germes de la guerre civile.

Une République laïque ne doit reconnaître que des citoyens et non des communautés, et moins encore des communautés religieuses. Penser comme le font nos élus de droite et de gauche que la République doit des mosquées aux musulmans est une erreur et une trahison. Une erreur parce qu’elle conforte le communautarisme et le sécessionnisme musulman. Et une trahison parce que ce que la République doit aux Français, quelle que soit leur confession ou leur couleur de peau, ce sont des écoles, la liberté de pensée et d’expression.

Vous critiques beaucoup aussi l’Église. Mais n’est-elle pas dans son rôle lorsqu’elle exprime une compassion à l’égard des migrants? Faut-il toujours tout ramener à une vision politique?

Le rôle des journalistes n’est pas de prendre les apparences pour le réel. Quand Macron va au Collèges des Bernardins et déclare aux plus hautes personnalités du catholicisme français qu’il faut «réparer» le lien abîmé entre l’Église et l’État, que croyez-vous qu’il fasse? Une bonne action? Non, il fait de la politique. Il s’adresse à une Église catholique blessée par cent ans de laïcité et qui souffre d’une hémorragie de fidèles. Il lui dit: oublions la laïcité, revenez dans le jeu politique. Pourquoi Macron fait-il cela? Pour se constituer des alliés dans son grand projet de bâtir ce qu’il appelle l’ «Islam de France». Macron a besoin d’alliés pour se débarrasser de la laïcité. Quel meilleur allié que l’Église?

Quant à la compassion de l’Église pour les migrants musulmans, il est bon de rappeler que cette compassion est sélective. L’Église ne défend pas les Coptes quand ils sont massacrés en Égypte, elle proteste à peine contre l’authentique épuration ethnique qui frappe les chrétiens d’Orient, et elle n’a guère eu de mot charitable pour les Yazidis massacrés par l’État islamique. C’est cette sélectivité compassionnelle qui interroge. J’essaye de montrer dans mon livre que la charité affichée de l’Église envers les musulmans est aussi une politique.

Quant aux médias, pour finir, vous y voyez des «falsificateurs de la vérité»?

Il y a quelques jours, le Journal télévisé de France 2 a diffusé un reportage sur l’épidémie d’attaques au couteau qui sévit à Londres. Mais la même épidémie sévit en France et aucun média ne dresse un tableau de la situation. Il faut feuilleter la presse de province, journal par journal, pour se rendre compte de l’ampleur des violences gratuites, souvent mortelles, commises au quotidien. Quand un journal évoque une attaque au couteau, on ignore le nom de l’agresseur et ses motivations. Comme s’il y avait une volonté d’anonymiser le «déséquilibré»! Les médias, dans leur grande majorité, participent au casse du siècle. Ils n’informent plus sur les problèmes, ils prêchent la «diversité» et le «vivre ensemble».

(1) Yves Mamou est un ancien journaliste du Monde. Il a également collaboré au Canard Enchaîné, à Libération et à La Tribune. Collaborateur régulier du site américain The Gatestone Insitute, il est l’auteur de nombreux ouvrages dont Hezbollah, dernier acte* (éd. Plein jour, 2013) et Le grand abandon: Les élites françaises et l’islamisme* (éd. L’Artilleur), paru le 25 septembre 2018.

Maroc: le roi favorable à l’enseignement de la Shoah dans les manuels scolaires

Le roi du Maroc Mohammed VI à tanger le 27 septembre 2016
FADEL SENNA (AFP/Archives)

Le roi Mohammed VI a ordonné d’inclure la Shoah dans les manuels scolaires, a rapporté mercredi le site d’informations Le Desk.

La décision a été prise alors qu’il assistait à la 73ème Assemblée générale des Nations Unies à New York la semaine dernière.

Mohammed VI a envoyé un message à son ministre de l’Education, Said Amzazi, pour lui demander d’inclure la Shoah dans le programme d’études secondaires du pays.

“L’histoire que nous enseignons à nos enfants doit inclure une variété d’opinions et d’histoires. L’école doit présenter les plus grands moments de l’Humanité ainsi que les moments les plus sombres”, a déclaré le roi.

“L’éducation a le pouvoir de lutter contre la discrimination, le racisme, et contre le terrible phénomène de l’antisémitisme”, a-t-il ajouté.

La directrice de l’UNESCO, Audrey Azoulay, fille de l’un des conseillers principaux de Mohammed, André Azoulay, a salué cette décision.

“S’attaquer à l’antisémitisme, c’est défendre l’égalité de la dignité de tous les êtres humains”, a tweeté Azoulay. “L’éducation est le meilleur outil pour prévenir toutes les formes de discrimination.”

Jérusalem et Rabat ont établi des relations diplomatiques en 1994.

Emission TV du 6/10/18 « LES TERRIENS » de Thierry Ardisson: comparaison insupportable faite par les “antispécistes” entre l’abattage des animaux et le génocide des juifs durant la Shoa.

Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations de nombreux téléspectateurs choqués et indignés par la comparaison faite par les « VEGAN » et autres défenseurs des animaux de consommation, entre la “Shoa” et l’abattage des animaux de consommation, lors de l’émission « LES TERRIENS » animée par Thierry Ardisson le samedi 6 octobre 2018.

Le BNVCA condamne cette comparaison scandaleuse faite entre l’animal et l’être humain de même qu’avec le génocide systématique des juifs : hommes, femmes, enfants, vieillards, organisé par les nazis et leurs collaborateurs.

Si nous considérons que la condition des animaux de consommation doit être améliorée, surveillée, et réglementée, il nous est insupportable et inadmissible d’entendre les défenseurs des animaux, qualifier leur sort d’ holocauste, et les fermes d’élevage de “camps de la mort”.

Nous  appelons les dirigeants des  Vegan et des Antispécistes ainsi que leurs militants à plus de modération dans leur comparaison et de réalisme au risque de dénaturer leur combat et les discréditer.

 

Merkel : les Palestiniens doivent accepter Israël en tant qu’Etat juif | The Times of Israël

Merkel : les Palestiniens doivent accepter Israël en tant qu’Etat juif

La chancelière allemande approuve une solution à deux états mais reconnaît que de “nombreux” autres moyens sont possibles et soutien le retrait de l’Iran de la Syrie

La chancelière allemande Angela Merkel pendant une conférence de presse conjointe avec le Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l'hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit :Hadas Parush/Flash90 )

La chancelière allemande Angela Merkel pendant une conférence de presse conjointe avec le Le Premier ministre Benjamin Netanyahu à l’hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit :Hadas Parush/Flash90 )

La chancelière allemande Angela Merkel a souligné jeudi sa reconnaissance d’Israël en tant qu’Etat juif, disant qu’elle soutient le point de vue du Premier ministre Benjamin Netanyahu lorsqu’il affirme que les Palestiniens devront, eux aussi, accepter cette définition dans un éventuel plan de paix.

Lors d’une conférence de presse organisée à Jérusalem, Merkel a expliqué qu’elle prévoyait de téléphoner au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas et de lui poser quelques questions sur le processus de paix, et notamment sur ses politiques au sujet de Gaza. Elle a déclaré soutenir la solution à deux états mais elle a également reconnu qu’il y avait « de nombreux autres » moyens de résoudre le conflit.

Merkel a souligné son engagement complet en faveur de la sécurité d’Israël, précisant être d’accord avec Netanyahu sur la nécessité d’empêcher l’Iran d’obtenir des capacités nucléaires. En même temps, elle a noté que Jérusalem et Berlin étaient en désaccord sur la meilleure manière d’atteindre ce but commun.

Répondant à une question du Times of Israel, Merkel a dit qu’elle avait discuté avec Netanyahu de la loi récemment adoptée sur l’Etat juif, s’avouant « quelque peu inquiète » au sujet des droits démocratiques de la minorité non-juive du pays.

« Il y a eu une série de discussions internes en Israël à ce sujet. Il faut reconnaître que ce n’est pas la loi la plus consensuelle qui soit et j’ai donc posé quelques questions », a dit Merkel, s’exprimant en allemand.

« Et pourtant, nous reconnaissons l’Etat juif. Et s’il doit y avoir la paix, une paix durable, entre Israéliens et Palestiniens alors bien sûr, il n’est pas possible que tous les Etats considèrent qu’Israël est un état juif avec des droits démocratiques pour les minorités qui y vivent mais que les Palestiniens, eux, s’y refusent », a-t-elle continué.

« Cela ne peut pas être une base pour la paix. Il faut donc trouver des solutions et nous sommes favorables au fait de travailler pleinement sur ces solutions, comme nous en avons parlé ici », a-t-elle poursuivi.

Merkel a expliqué avoir débattu des « solutions possibles » au conflit israélo-palestinien avec Netanyahu.

« Nous favorisons et nous défendons le projet d’une solution à deux Etats », a-t-elle remarqué. « Il peut y avoir de nombreuses autres solutions, bien sûr, mais je pense encore que la création de deux Etats est la solution la plus sensée. Dans ce contexte, j’ai exprimé au nom de l’Allemagne ma préoccupation face à la politique d’implantation qui rend plus difficile la concrétisation d’une solution à deux Etats ».

La responsable allemande a indiqué que Netanyahu lui avait demandé de « continuer à encourager les Palestiniens à venir à la table des négociations » et elle a promis d’appeler Abbas dans un avenir proche pour « lui poser quelques questions, notamment sur la situation à Gaza ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et la chancelière allemande Angela Merkel pendant une conférence de presse conjointe à l’hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit : AFP Photo/Menahem Kahana)

Merkel a ensuite affirmé qu’elle « convient très fermement » avec Israël de la nécessité d’empêcher l’Iran d’acquérir une arme nucléaire. « Là où nous ne sommes pas toujours d’accord », a-t-elle dit, « est sur le moyen d’atteindre d’atteindre cet objectif. La discussion continue donc ».

Elle a également estimé que la République islamique devait retirer ses soldats de Syrie et réduire son influence sur le pays « à un niveau proche de zéro », même si elle a reconnu que c’était « un projet difficile ».

« Il n’est absolument pas question que la présence des forces iraniennes à proximité du plateau du Golan soit une menace pour Israël », a-t-elle statué.

Merkel a expliqué s’être entretenue à ce sujet avec le président russe Vladimir Poutine.

L’Allemagne agira également pour lutter contre les menaces pesant sur l’Etat juif émanant du Liban, a continué la chancelière.

Israël a averti à de multiples reprises que Jérusalem ne tolérera pas la présence militaire iranienne en Syrie et a frappé de manière répétée des bases iraniennes lors de raids aériens, cherchant à empêcher le transfert d’armes avancées au groupe terroriste libanais du Hezbollah.

Israël a également fait pression sur Washington et Moscou, un autre allié essentiel de la Syrie et de l’Iran, pour garantir que les forces iraniennes et les milices appuyées par Téhéran seront conservées aussi loin que possible des frontières israéliennes.

Netanyahu a salué Merkel pour son engagement en faveur de la sécurité d’Israël et contre l’antisémitisme, reconnaissant toutefois des différences d’opinion.

« Nous sommes d’accord sur la majorité des problèmes, nous sommes en désaccord sur certains… Et alors ? Nous avons une alliance très forte », a-t-il noté.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu pendant une conférence de presse conjointe avec la chancelière allemande Angela Merkel à l’hôtel King David de Jérusalem, le 4 octobre 2018 (Crédit : Hadas Parush/Flash90)

Le Premier ministre a juré de « continuer à bloquer les efforts de l’Iran visant à utiliser la Syrie et le Liban comme bases avant pour attaquer Israël. Et nous continuerons aussi à nous engager auprès de nouveaux partenaires dans notre région ».

La menace émanant de l’Iran a amené Israël et les Etats arabes à se rapprocher « comme cela n’a jamais été le cas auparavant », a dit Netanyahu.

« Et je crois que cette nouvelle relation est un grand espoir pour l’avenir parce que je pense qu’elle ouvre la voie à la paix. Elle ouvre la voie à la paix entre Israël et les états arabes même si cela prendra du temps et que tout se normalisera petit à petit », a-t-il dit.

« Mais je pense qu’en fin de compte, cela nous aidera à concrétiser la paix avec nos voisins palestiniens s’ils se décident à accepter cette dernière au lieu de tenter de bloquer Israël par des conditions impossibles qui ne lui permettront pas de survivre ici ».

Les liens forts entre Berlin et Jérusalem peuvent servir d’exemple au monde en montrant comment d’anciens ennemis peuvent devenir des partenaires proches, a commenté Netanyahu.

« Voilà qui montre comment nous pouvons transformer l’histoire et nous unir pour construire un monde meilleur et plus sûr », a-t-il conclu.

 

Aujourd’hui, 10:22  0

Theresa May fustige Jeremy Corbyn sur l’antisémitisme au Labour | The Times of Israël

Theresa May fustige Jeremy Corbyn sur l’antisémitisme au Labour.

La leader conservatrice déplore la perte de “valeurs communes” et parle de “tragédie nationale” au sein du parti d’opposition.

La Première ministre britannique Theresa May a prononcé son discours principal le quatrième et dernier jour de la Conférence du Parti conservateur 2018 à Birmingham, au centre de l’Angleterre, le 3 octobre 2018. (AFP Photo / Oli Scarff)

La Première ministre britannique Theresa May a attaqué mercredi le chef de l’opposition Jeremy Corbyn à propos des récents problèmes d’antisémitisme dans son parti, affirmant que le parti travailliste vit une « tragédie nationale » sous sa direction.

Dans son discours d’introduction à la conférence du Parti conservateur, Theresa May a déploré la perte de « valeurs communes » avec le Parti travailliste qui unissait les deux mouvements.

« Ce qui les frappe est une tragédie nationale », a-t-elle déclaré.

Évoquant les récents scandales d’antisémitisme qui existent dans les rangs des Travaillistes, le chef du gouvernement britannique a évoqué un sondage du mois dernier suggérant que près de 40 % des Juifs britanniques envisageraient « sérieusement d’émigrer » si Jeremy Corbyn devenait Premier ministre.

« Que se passe-t-il quand des familles juives discutent sérieusement de ce qu’elles devraient faire si Jeremy Corbyn devenait Premier ministre, quand un grand député travailliste dit que son parti est ‘institutionnellement raciste’ ? ». Theresa May faisait référence aux propos de Chuka Umunna qui commentait la manière dont on traite l’antisémitisme au sein du Parti travailliste.

La Première ministre britannique a ensuite évoqué les apparitions de Jeremy Corbyn sur la chaîne de télévision iranienne Press TV, où, lors d’une interview en 2011, il se plaignait de la “partialité” de la BBC qui affirmait qu’Israël avait le droit d’exister.

Le chef du Parti travailliste britannique, Jeremy Corbyn, lors d’un discours aux députés, au dernier jour de la conférence annuelle de leur parti à Liverpool, le 26 septembre 2018 (Crédit : AFP PHOTO / Oli SCARFF)

« Voilà ce que Jeremy Corbyn a fait au Parti travailliste », a résumé Theresa May, ajoutant qu’il incombait aux conservateurs de s’assurer que le chef de l’opposition « ne puisse jamais faire la même chose à notreAujourd’hui, 13:16 pays ».

Theresa May a également comparé négativement Jeremy Corbyn à un certain nombre d’anciens dirigeants du Parti travailliste.

« Clement Atlee, député proche de Churchill pendant la Seconde Guerre mondiale, aurait-il dit aux Juifs britanniques qu’ils ne savaient pas ce que signifiait l’antisémitisme ?”, a-t-elle demandé, en faisant référence à l’adoption par le Parti travailliste d’une définition de l’antisémitisme qui ne correspond pas à celle de l’IHRA et à laquelle s’opposent les Juifs britanniques.

 

Timesofisrael

 

 

Confédération Des Juifs de France et Amis d’Israël : Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur Internet

ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur internet…insipide, obséquieux et dangereux !

Home»A LA UNE»ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur internet…insipide, obséquieux et dangereux !
ÉDITORIAL DE LA SEMAINE: Rapport contre le racisme et l'antisémitisme sur internet...insipide, obséquieux et dangereux !

Rapport contre le racisme et l’antisémitisme sur internet…insipide, obséquieux et dangereux !

La Confédération des Juifs de France et des Amis d’Israël , après lecture attentive du plan de lutte contre l’antisémitisme présenté le 19 Mars dernier par Edouard Philippe, avait été profondément déçue par son contenu et l’avait fait savoir !

Lors de cette présentation, au-delà de la constatation des faiblesses des propositions faites, nous avions pris acte du fait que le Premier Ministre  annonçait la création d’une mission dont l’objectif  fixé était de faire des recommandations afin de répondre à la prolifération des contenus haineux sur internet par des solutions opérationnelles, concrètes, immédiatement applicables et conformes à la liberté d’expression.

Certes, cet objectif était largement restreint au vu du projet qui avait été annoncé et initié par Manuel Valls en avril 2015. Mais nous pouvions espérer quelques propositions téméraires et créatives de cette mission de sorte de corriger les nettes insuffisances du premier plan.

Bien que nous étions déjà En Marche Arrière, on était en droit d’espérer un correctif  afin d’atténuer le malaise ressenti lors de cette première présentation !

Malheureusement, les conclusions produites par cette commission non seulement ne corrigent pas ce malaise mais l’accentuent.

Les recommandations issues de cette mission consistent principalement  à:

  • améliorer la clarté et la rapidité des procédures de signalement des contenus illicites ;
  • fixer un délai maximal pour le retrait des contenus haineux : le Premier ministre a indiqué que le délai de 24 heures (voire des délais plus rapides dans des cas très spécifiques), proposé par la mission, peut être envisagé s’il est entouré des garanties juridiques appropriées;
  • mettre en place des sanctions financières très dissuasives pour les opérateurs qui ne s’acquittent pas de leurs obligations en matière de retrait des contenus haineux.
  • rendre plus rapide et plus efficace le traitement judiciaire des infractions racistes et antisémites en ligne. En ce sens, la possibilité de déposer plainte en ligne, permise juridiquement par le projet de loi de programmation et de réforme pour la Justice, sera ouverte dès l’aboutissement des développements techniques nécessaires.

Or, beaucoup d’éléments décrits comme novateurs ne sont que la reprise d’éléments actuellement opérationnels: la pré-plainte sur internet est déjà effective avec les signalements de la plate-forme Pharos, la chasse aux informations racistes et antisémites est effective par le B.N.V.C.A depuis 2002, la formation spécifique des magistrats a été installée en 2005, la volonté ( présumée) d’agir dans les écoles,…

De fait, la simplicité et la rapidité des procédures de signalement des contenus illicites n’est en aucune manière le véritable problème auquel on  est confronté. En effet, la rapidité est immédiate par internet et, d’autre part,  il semble difficile de faire plus simple.

Autre réflexion évoquée: Fixer un délai maximal pour le retrait des contenus haineux. Or ceci semble  hasardeux et difficile à réaliser.

En effet, tout d’abord il serait difficile d’agir par simple volonté administrative car  notre droit implique la préservation d’un contrôle juridique, contrôle d’autant plus complexe que la mission rejette une répression des délits raciste et antisémites au travers du Code Pénal Général !

D’autre part, les 20 années d’expérience du B.N.V.C.A ont montré les limites de l’action possible lorsque les sites sont hébergés à l’étranger, ce qui est le cas dans la plupart des configurations !

De surcroit, la possibilité de déposer plainte en ligne, comme proposé,  parait particulièrement dangereuse dans la mesure où nous nous trouvons dans le contexte d’une répression par la loi sur la liberté de la presse. Dans ce contexte,  toute erreur procédurale serait fatale ! Il est donc plus que dangereux de laisser tout un chacun déposer plainte avec les approximations qui sont inhérentes à un profane .

Enfin, au delà de ces problèmes de fond, ce rapport nous inquiète à plus d’un titre:

  • Tout d’abord, la liste des personnes rencontrées par la mission: Le B.N.V.C.A, principale (voir unique) association à lutter effectivement et efficacement contre l’antisémitisme n’a pas été entendu alors que c’est la seule qui est sur le terrain depuis près de 20 ans. Cette absence laisse apparaitre la possibilité d’émergence d’un seul point de vue au travers des associations interrogées, point de vue qui serait aux antipodes de l’opinion largement partagée dans la communauté juive.
  • Ce malaise est encore accentué lorsque l’on prend connaissance de la liste des Mouvements religieux interrogés: 6 musulmans, 2 chrétiens ( ce qui se comprend au vu de la verticalité de l’église catholique) et 1 seule juive.
  • Mais notre plus grand étonnement est dû au fait que la seule Association Cultuelle Juive interrogée est l’ Assemblée du judaïsme libéral ( extrêmement minoritaire au sein du judaïsme français) et l’omission totale du Consistoire Israélite représentant la très large majorité des Juifs Français. Tout aussi dommageable est l’absence d’écoute des mouvements Habbad, en pleine expansion !
  • D’autre part, la présence du Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) parmi les associations interrogées nous inquiète d’autant plus que le B.N.V.C.A, qui a 20ans d’existence,  est absent de cette consultation alors même que le C.C.IF, de création relativement récente, est interrogé malgré une réputation plutôt sulfureuse.
  • Enfin, la présence de l’AJC dans la liste des associations cultuelles interrogées semble plus qu’incongrue dans la mesure ou l’AJC n’est ni cultuelle, ni française !

POUR CONCLURE

Tout cela semble relever d’un parti pris particulièrement inquiétant, d’autant plus inquiétant que l’antisionisme ( considéré comme l’antichambre de l’antisémitisme par les trois précédents présidents de la République) ne figure plus dans le champs d’investigation de la haine sur internet.

Inquiétant car le problème, aujourd’hui, n’est pas tant la chasse aux propos haineux sur les réseaux sociaux, ou leurs poursuites pénales, mais la valeur dissuasive de la répression pénale qui doit en découler et qui n’est même pas évoquée dans ce plan.

De notre point de vue, la première et seule mesure déterminante qui doit être prise pour que le racisme ou l’antisémitisme ne soit plus perçu comme un dérapage d’opinion mais comme un véritable délit est qu’il soit réprimé comme tel dans le code pénal général !

En effet, comment éduquer, convaincre, réprimer l’antisémitisme quand sa répression est incluse dans la répression des abus d’opinion tels que définis par la loi de la presse de 1881 !

Si l’État ne conçoit pas que le racisme et l’antisémitisme est une atteinte aux droits de la personne et réprimée comme telle, alors comment pourrait-il en être autrement pour les auteurs de ces délits ?

Nous reviendrons, plus tard, longuement sur ce plan 2018-2020 pour démontrer à quel point il constitue une régression par rapport au plan 2015-2017 présenté par Manuel Valls. Plan qui fut appuyé par les précédents Ministre de l’Intérieur,  Garde des Sceaux,  Premier Ministre et  Président de la République, et qui était une avancée spectaculaire dans ce domaine. Il est bien dommageable que ce plan n’ait pu s’incarner dans une loi suite aux énormes pressions, incompréhensibles, de ceux-là mêmes qui applaudissent aujourd’hui au présent plan  .

Nous ne pouvons donc que regretter le fait que le plan Valls n’ait pas été repris par le présent gouvernement.

Pour notre part, nous ne cesserons de rappeler que la première mesure significative pour lutter efficacement contre ce fléau est la mise en application, en tous points, du plan Valls présenté en 2015.

Si l’État n’est pas en mesure de mettre en application ce plan, alors il n’y  a plus rien à espérer de l’État dans ce combat d’une importance vitale pour les français et tout particulièrement pour la communauté juive, menacée dans sa sécurité la plus vitale.

Ce plan est donc insipide car il ne présente aucune nouveauté ou originalité, obséquieux car il montre une certaine servilité face aux objectifs du gouvernement et dangereux car, d’une part, il situe l’antisémitisme au 6ème rang des menaces haineuses qui planent sur nos concitoyens (alors même qu’à ce jour seuls les juifs sont agressés et assassinés parce que juifs) et, d’autre part, en raison du choix des personnes interrogées et de l’absence totale de référence à l’antisionisme !

Déçus nous le sommes, mais combatifs nous restons, afin de venir à bout de ce fléau qu’est l’antisémitisme et le racisme, fléau, qui aujourd’hui, tue en France, nous l’avons encore vu ces dernières  semaines !

 

 

Richard C. ABITBOL
Président

Article cjfai

France: de nouveaux moyens pour améliorer la restitution aux Juifs spoliés | i24news

France: de nouveaux moyens pour améliorer la restitution aux Juifs spoliés.

Biens restitués aux juifs spoliés
afp

La commission pour l’indemnisation de victimes de spoliation de biens culturels pendant l’Occupation va voir ses pouvoirs élargis, selon un décret paru mardi au Journal officiel (JO), comme l’avait promis le Premier ministre Edouard Philippe durant l’été.

La Commission pour l’indemnisation des victimes de spoliations (CIVS) est chargée d’examiner les demandes individuelles de réparation suite à des spoliations effectuées pendant l’Occupation sur la base des lois antisémites.

Edouard Philippe avait promis en juillet, à l’occasion de la commémoration de la rafle du Vél d’Hiv de 1942, de “faire mieux” dans ce domaine.

Désormais, la CIVS sera également compétente pour proposer “de sa propre initiative ou à la demande de toute personne concernée, toute mesure nécessaire de restitution ou, à défaut, d’indemnisation, en cas de spoliations”, notamment lorsque ces biens ont été intégrés à des collections publiques ou confiés à des musées nationaux, selon le Journal officiel.

Par ailleurs, une mission de recherche et de restitution de ces biens culturels est créée. Elle dépend du ministère de la Culture.

Quelque 60.000 oeuvres et objets, considérés comme des biens confisqués ou vendus sous la contrainte, ont été récupérés en Allemagne et renvoyés en France. Les deux tiers, environ 45.000, ont été restitués à leurs propriétaires avant 1950. Les plupart des autres pièces ont été vendues par le service des Domaines, à l’exception de quelque 2.000 oeuvres, sélectionnées par des commissions spécialisées et confiées à la garde de musées français en raison de leur qualité artistique.

France : Opération antiterroriste contre une “association” chiite anti-Israël | The Times of Israël

France : Opération antiterroriste contre une « association » chiite anti-Israël

Le corps de ferme de 5 000 m2, ouvert depuis 2005 et pro-Hezbollah, a un paillasson recouvert du drapeau de l’État juif

 

.

Entrée du centre Zahra France, à Grande Synthe (Crédit : capture d’écran Google maps)

 

La police a perquisitionné mardi le siège d’une « association » chiite lors d’une opération antiterroriste à Grande-Synthe dans le Nord, le jour où Paris a gelé les avoirs de deux ressortissants iraniens, dont l’un est soupçonné d’être impliqué dans un projet d’attentat à Villepinte en juin.

Trois personnes ont été placées en garde à vue à l’issue de l’opération, notamment pour détention illégale d’arme à feu, selon une source proche du dossier.

A 6H00, le siège de « l’association » chiite « Centre Zahra France » et les domiciles de ses principaux dirigeants à Grande-Synthe (Nord) ont fait l’objet de perquisitions administratives, mobilisant 200 policiers, dont des agents du Raid et de la BRI, selon la préfecture du nord.

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info Inscription gratuite !

L’opération a été lancée à la suite du « soutien marqué » à « plusieurs organisations terroristes » des dirigeants de l’association, dont les avoirs ont été gelés, selon un arrêté publié mardi au Journal officiel.

Les ministères de l’Intérieur ainsi que de l’Économie et des Finances ont également pris une mesure similaire, dans un arrêté séparé, à l’encontre de la Direction de la Sécurité intérieure du Ministère du Renseignement iranien et de deux ressortissants iraniens, dont l’un est soupçonné d’être impliqué dans le projet d’attentat à Villepinte en juin contre un rassemblement d’un groupe d’opposition iranienne en France, les Moudjahidine du peuple (MEK).

« Une tentative d’attentat a été déjouée à Villepinte le 30 juin dernier. Cet acte d’une extrême gravité envisagé sur notre territoire ne pouvait rester sans réponse », déclarent conjointement dans un communiqué Beauvau, le quai d’Orsay et Bercy.

Le 2 juillet, le parquet fédéral belge avait annoncé avoir mis en échec un projet d’attentat à la bombe qui aurait dû frapper, l’avant-veille à Villepinte en région parisienne, le grand rassemblement annuel des Moudjahidine du peuple iranien (MEK). Dans cette affaire à forte résonance diplomatique, l’enquête est menée par la Belgique en coopération avec les autorités judiciaires françaises et allemandes.

Le public brandit des photos de proches tués par le régime iranien au rassemblement Free Iran 2018, à Villepinte, le 30 juin 2018. (Crédit : AFP / Zakaria ABDELKAFI)

Soutien au Hezbollah

A Grande-Synthe, le centre Zahra héberge plusieurs associations parmi lesquelles le Parti antisioniste, la Fédération chiite de France ou France Marianne Télé, soupçonnées de légitimer le jihad et de faire l’apologie de mouvements terroristes comme le Hamas palestinien ou le Hezbollah libanais, soutenus par l’Iran, selon une source proche du dossier.

Une douzaine de cars de CRS étaient déployés mardi matin autour de la grande bâtisse de briques rouges, siège de l’association, dans une impasse d’un quartier résidentiel tout proche de l’autoroute.

Acheté en 2000, le corps de ferme de 5 000 m2 est ouvert depuis 2005. On y pénètre en foulant un paillasson recouvert du drapeau d’Israël. Les lieux abritent notamment une salle de conférence et une salle de prière, a constaté un journaliste de l’AFP.

Il est fréquenté par « environ 150 personnes », selon le responsable religieux du centre, Jamel Tahiri, 43 ans. Selon lui, les personnes qui détenaient des armes les possédaient « pour la sécurité du centre » : « ça n’a rien à voir avec du terrorisme ».

M. Tahiri est, avec Yahia Gouasmi et Abdelkrim Khalid dont les domiciles ont également été perquisitionnés, à l’origine de cette association montée en 2009 et qui se dit ouvertement « anti-sioniste ».

Très active sur les réseaux sociaux, le « Centre Zahra France » indique sur son site internet vouloir « faire connaître le message de l’Islam à travers le regard du Prophète et de sa famille », notamment à travers la publication d’œuvres, de colloques, voyages et films etc.

Jamel Tahiri a dit qu’il donnait dans le centre « des cours de religion et d’éducation », ajoutant que l’association « [soutenait] le Hezbollah. On est chiite, on est contre Daesh ».

De nombreux policiers sillonnaient également le centre de Grande-Synthe, ville de 23 000 habitants à proximité de Dunkerque.

Selon la mairie, ce centre ne participe « ni de près ni de loin » à l’aide aux migrants et aux réunions régulières entre associations et élus.

« C’est une communauté très fermée, on ne sait pas trop ce qu’il se passe à l’intérieur, il y a souvent des gardes devant l’entrée », a témoigné auprès de l’AFP une riveraine, sous couvert d’anonymat, affirmant aussi que l’association possède « des commerces en centre-ville ».

Article timesofisrael

Le rappeur raciste anti-Blanc : c’est la faute à Goldnadel !

Le rappeur raciste anti-Blanc : c’est la faute à Goldnadel !

À en croire les Décodeurs à pleins tubes du journal Le Monde (“Pendez les Blancs”, itinéraire d’une indignation », le 26 septembre), je serais le véritable responsable, pour l’avoir publicisé puissamment le premier sur Twitter, de la vidéo ultra-violente, ultra-raciste et ultra-haineuse commise par un rappeur noir qui se propose en chanson syncopée de tuer les enfants blancs jusque dans leur crèche.

 

Rarement maxime chinoise aurait été plus avisée : lorsque le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt.

La publicité faite aux inconnus est un problème trop grave pour le laisser entre les mains des journalistes convenus.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Je reconnais m’être posé la question, mais à la vue des réactions, je ne regrette pas ma décision.

Il paraîtrait en effet, à en croire les antiracistes dévoyés à géométrie invariable de la gauche extrême, que le racisme anti-Blanc n’existerait pas et serait une invention de l’extrême droite et de la fâcheuse sphère. Ainsi, l’appel aux pogroms anti-Blancs du rappeur inconnu serait un acte isolé destiné à sa publicité. Manifestement, nos antiracistes diplômés étaient aux abonnés absents lorsque Booba rêvait d’encul.. la France avec de l’huile ou que Médine songeait à crucifier sur le Golgotha les laicards.

Ils dormaient, lorsque les Indigènes de la République ou l’UNEF organisaient des camps racisés, de fait interdits aux Blancs. Ils étaient en villégiature lorsque Mesdames Ernotte et Nyssen souhaitaient voir moins de Blancs à la télévision. Les gens de SOS Racisme et leurs camarades ne lisent certainement pas la presse internationale, sinon ils n’auraient pas manqué de protester contre les assassinats récurrents de fermiers blancs en Afrique du Sud et au Zimbabwe.

Voilà pourquoi, j’ai décidé de faire savoir ce qui se passe dans la tête d’un rappeur demeuré mais prétentieux de Noisy-le-Grand et qui n’a rien d’isolé.

La négation du racisme anti-Blanc est au demeurant raciste consubstantiellement, sauf à considérer le blanc comme seulement raciste et jamais victime.

Au demeurant la perversion intellectuelle des antiracistes dévoyés de l’extrême gauche et associés est un puits sans fond. Les mêmes qui me font reproche d’avoir fait la publicité d’un inconnu dont il fallait taire les errements haineux sont les mêmes qui traquent impitoyablement et obsessionnellement, jour après jour, depuis 50 ans le racisme lorsqu’il émane ou émanerait des Blancs.

Ce sont eux qui recherchent tels des chiens truffiers ce qui pourrait ressembler à un salut nazi dans une manifestation populiste. Ce sont eux qui iraient jusqu’à inventer un inconnu poursuivant un migrant en Allemagne. Ce sont eux qui commettent des articles à diffuser en boucles lorsqu’un beaucoup plus inconnu que mon inconnu de rappeur dépose une tête de porc devant une mosquée. Et c’est encore le journal Le Monde, décidément très en forme, qui le lendemain, avec une rare condescendance, décide de faire une mauvaise publicité à un inconnu, en la personne du père d’une victime du Bataclan en lui reprochant sa haine de l’islamisme. C’est effectivement beaucoup mieux de la réserver à ceux qui haïssent la haine et de passer son temps à vouloir comprendre leurs assassins.

Et voilà qu’à présent, les mêmes, avec une pudeur de violette, craignent les effets pervers de la publicité d’un acte qui les gêne.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Non seulement je ne regrette pas d’avoir montré jusqu’au va se loger la haine du Blanc, mais d’avoir, par la même occasion, réussi à montrer jusqu’où va se nicher l’imagination débridée de ceux qui voudraient la cacher et qui préfèrent réserver leur détestation à ceux qui combattent la détestation.

Très exactement, et pour les mêmes raisons idéologiques, qui taxaient d’islamophobes et de racistes ceux qui il y a 10 ans osaient prétendre qu’il existait un puissant antisémitisme islamique. Ce qui lui a permis de monter en puissance sans résistance.

Dans ce cadre, on attribuera la palme de cette semaine à Samuel Laurent, responsable des Décodeurs du Monde, qui sur la Cinq de service public (évidemment) n’a pas hésité à comparer le rappeur inconnu, raciste et fantasmant la mort des enfants blancs en la justifiant par le racisme anti-Noir… à Georges Brassens.

Non, rien de rien, je ne regrette rien.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation de Valeurs Actuelles.

La Banque d’Angleterre érige une Souccah pour ses travailleurs juifs | The Times of Israël

La Banque d’Angleterre érige une Souccah pour ses travailleurs juifs.

L’institution financière centrale du Royaume-Uni célèbre la fête juive pour la première fois en 324 ans d’histoire

Une femme décorant une souccah à l’hôtel Inbal de Jérusalem le 7 octobre 2014. (Yonatan Sindel / Flash90)

La Banque d’Angleterre a érigé une souccah à Londres pour ses ouvriers juifs pour la première fois de son histoire longue de plusieurs siècles.

Cette souccah, un endroit dans lequel les Juifs prennent leur repas une semaine par an à l’occasion de la fête de Souccot, a été inaugurée cette semaine.

C’est la première installation de ce type au sein de la banque, a annoncé vendredi le Jewish Chronicle.

Recevez gratuitement notre édition quotidienne par mail pour ne rien manquer du meilleur de l’info Inscription gratuite !

Des membres de l’équipe de maintenance de la banque ont érigé le tabernacle sur un balcon du premier étage du bâtiment, situé sur la rue Threadneedle.

Mercredi, les collaborateurs juifs ont invité leurs collègues à un déjeuner dont le thème était l’importance de cette fête dans le judaïsme. Un débat animé par Miriam Lorie qui travaille pour le groupe de coordination des organisations juives locales au sein du Conseil du leadership juif anglais.

Cette banque a été ouverte en 1694, 38 ans après la réinstallation des Juifs en Angleterre.

La fête de Souccot se termine mardi.

Timesofisrael

Création d’un prix Ilan Halimi contre l’antisémitisme | The Times of Israël

Création d’un prix Ilan Halimi contre l’antisémitisme.

Il sera remis le 13 février 2019 et renouvelé le 13 février de chaque année, date anniversaire du jour de la mort du jeune juif piégé par le “gang des barbares” en 2006

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

La ministre de la Culture Françoise Nyssen a lancé lundi le prix Ilan Halimi, du nom d’un jeune juif assassiné en 2006, pour promouvoir les initiatives citoyennes de jeunes contre l’antisémitisme.

Ce prix « viendra récompenser des projets portés par des jeunes de moins de 25 ans pour lutter contre les stéréotypes racistes et antisémites », a annoncé Mme Nyssen.

« Nous ouvrons ce (lundi) soir l’appel à candidatures ».

Un jury, chargé de départager les candidats, sera présidé par la femme de lettres Emilie Frèche, très engagée dans ce combat. Il sera remis le 13 février 2019 et renouvelé le 13 février de chaque année, date anniversaire du jour de la mort de Ilan Halimi en 2006.

Les projets pourront être à caractère éducatif, culturel, sportif, ou dans le champ du numérique.

« A la mémoire d’Ilan Halimi s’est ajoutée, depuis, celle de dix autres de nos concitoyens, assassinés sur le sol français parce qu’ils étaient juifs », a rappelé Mme Nyssen, citant les noms de Myriam Monsonego, Arié, Gabriel et Jonathan Sandler, Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham, François-Michel Saada, Sarah Halimi et Mireille Knoll.

Extrait d’un montage d’Esther Grinberg, diffusé sur Instagram (Crédit : https://www.instagram.com/esthergrinberg/)

Ce prix s’inscrit dans le « Plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme » présenté par le Premier ministre Edouard Philippe en mars dernier.

Un prix Ilan Halimi existe déjà, en Essonne, depuis 2014, qui « est une inspiration pour celui que nous lançons aujourd’hui au niveau national », a précisé la ministre.

Ilan Halimi, 23 ans, jeune juif employé dans un magasin de téléphonie, était enlevé le 21 janvier 2006 par le « gang des barbares » mené par Youssef Fofana et découvert agonisant près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne) le 13 février. Il mourait lors de son transfert à l’hôpital.

Par AFP Aujourd’hui, 18:58

timesofisrael

Le Figaro Premium – Bobigny : un homme d’origine asiatique agressé et volé dans le parking de sa résidence

Bobigny : un homme d’origine asiatique agressé et volé dans le parking de sa résidence.

 

Trois individus ont dépouillé un homme d’origine asiatique ce mercredi dans un parking en Seine-Saint-Denis. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny.

Un homme d’origine asiatique a été agressé dans la nuit de mercredi à jeudi alors qu’il était stationné dans le parking souterrain de sa résidence à Bobigny, en Seine-Saint-Denis, rapporte Le Parisien . Ces trois agresseurs l’ont frappé plusieurs fois au visage et lui ont arraché son portefeuille. Légèrement blessé, le propriétaire du véhicule, âgé de 59 ans, a été transporté à l’hôpital universitaire Avicenne.

La copropriété située rue Birsinger possède un parking sécurisé. Pour s’enfuir, les trois individus ont dû faire appel à un complice qui bloquait la porte du garage. Selon Le Parisien, ils avaient sûrement repéré les lieux avant de commettre l’agression. Une enquête a été ouverte par le parquet de Bobigny. Aucune interpellation n’a été effectuée pour l’instant.

» LIRE AUSSI – Les Chinois d’Aubervilliers plaident pour plus de sécurité

Tamara Lui est membre du comité Sécurité pour Tous!, qui dénonce «toute forme de violence visant les Asiatiques de France» depuis la mort du couturier Zhang Chaolin en 2016. Selon elle, le mode opératoire de cette agression n’est pas nouveau. En revanche, «le quartier visé ne se trouvait pas sur le radar du comité», indique-t-elle au Figaro. Elle explique que les personnes d’origine asiatique – et tout particulièrement les Chinois – sont habituellement victimes de vols à Belleville, Aubervilliers et La Courneuve au sein de la région d’Île-de-France.

Les personnes d’origine asiatique visées en raison d’une «idée toute faite»

D’après Tamara Lui, ces agressions sont dues à «des rumeurs affirmant que les personnes asiatiques ont de l’argent». En effet, les trois agresseurs présumés de Zhang Chaolin, tué en août 2016, avaient expliqué aux enquêteurs que leurs victimes étaient «susceptibles de détenir de l’argent» du fait de leur appartenance à la communauté chinoise.

» LIRE AUSSI – À Aubervilliers, la communauté asiatique vit toujours dans la crainte

«C’est une idée toute faite, s’exclame Tamara Lui, le lien entre les Chinois et la richesse est faux et peut mener à des cas de préjudice physique et moral graves». Elle décrit «des enfants de 6 ans et des grands-mères de 80 ans [qui vivent] avec la peur au ventre».

Une défiance vis-à-vis des forces de l’ordre

Une heure après les faits, deux amis de la victime ont réclamé les bandes-vidéo des violences à un membre du syndicat de l’immeuble afin de retrouver les auteurs de l’agression. Mais, ne pouvant satisfaire leur demande, le résident a reçu plusieurs coups des deux hommes âgés de 45 ans. Ces derniers ont été interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Bobigny.

Leur geste a frappé la présidente de l’association Chinois de France, Français de Chine qui explique au Figaro : «Ils ont réagi par la colère (…) ils n’ont plus confiance en l’autorité». Selon Tamara Lui, les agressions visant des personnes d’origine asiatique créeraient «une sorte de psychose et une peur qui entraîne des réactions disproportionnées»..

Source: lefigaro

LETTRE OUVERTE AUX DONATEURS DU MÉMORIAL DE LA SHOAH

Lettre ouverte aux donateurs du Mémorial de la Shoah.

Dreuz.info

Le dîner annuel du Mémorial de la Shoah aura lieu le 10 octobre prochain. Il sera l’occasion pour les donateurs de célébrer le Mémorial et d’apporter leur contribution généreuse au travail accompli. Rien de plus normal !

Les donateurs ne sauront sans doute pas – et c’est la raison de cette lettre -, que le discours de présentation du Directeur, M. Jacques Fredj, valorisant toutes les actions du Mémorial, ne mentionnera pas une forfaiture que nous avons déjà dénoncée dans la presse : l’éviction de son bureau le 2 juillet dernier, manu militari, de l’historien Georges Bensoussan dont l’engagement et le travail, depuis plus de 25 ans ont été pionniers grâce à toutes ses activités pédagogiques auprès des établissements scolaires et des professeurs d’histoire ainsi que ses nombreuses productions éditoriales.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

La faute de Georges Bensoussan ? Avoir été mis en procès, de façon inique et en contradiction totale avec la liberté d’expression qu’on peut attendre d’une démocratie, par le CCIF, le MRAP, la LICRA, La LDH, SOS Ô Sans Papiers, pour avoir dénoncé au cours de l’émission « Répliques » (octobre 2015) l’enracinement d’un antisémitisme culturel arabomusulman dans de nombreuses familles, en usant d’une métaphore calquée sur les propos d’un sociologue français d’origine algérienne. Par deux fois il fut relaxé. Malgré cela, il n’a reçu aucun soutien de la part du directeur du Mémorial de la Shoah retranché derrière une fausse neutralité.

La faute de Georges Bensoussan ? Avoir décrit depuis seize ans ces réalités, en particulier dès 2002 avec Les Territoires perdus de la République » (nouvelle édition, Fayard/Pluriel, 2015) et Une France Soumise (Albin Michel, 2017) et participé au Nouvel antisémitisme (Albin Michel, 2018), des livres qui dénoncent, faits à l’appui, l’origine de ce mal qui gangrène notre pays : l’islamisme.

Le Mémorial de la Shoah dont la vocation est de lutter contre l’antisémitisme sous toutes ses formes, au nom des Juifs exterminés, se devait de soutenir Georges Bensoussan, figure intellectuelle emblématique de cette Institution, pour son travail exemplaire et courageux.

Lanceur d’alerte, il est une des sentinelles les plus précieuses de notre société.

C’est pour le punir de s’être exprimé dans la presse que Georges Bensoussan, sur ordre personnel du Directeur du Mémorial, fut ensuite chassé de son bureau dans des conditions indignes. Lequel, le poursuivant de sa vindicte, l’exclut du séminaire de formation prévu en octobre 2018 en Israël, au mépris de l’engagement pris par le Président Éric de Rothschild deux mois plus tôt. Poursuivant sur cette lancée, on peut désormais craindre que l’actuel directeur ordonne à ses collaborateurs d’interdire à Georges Bensoussan toute activité au Mémorial.

Ne ratez aucun des articles de Dreuz, inscrivez-vous gratuitement à notre Newsletter.

Par son refus de nommer explicitement la source du nouvel antisémitisme, à savoir l’islamisme, il préfère chanter le « vivre ensemble » et le « pas d’amalgame » en ces temps où l’on assassine des Juifs parce que juifs. Monsieur Fredj s’est conduit ici comme un dhimmi parce qu’il connaît la vérité mais, par soumission et petits arrangements avec la pensée correcte, par lâcheté et par souci de conserver son poste, il s’est débarrassé d’un collaborateur exceptionnel pour s’enfermer dans l’omerta.

Nous ne devons pas cautionner cet abus de pouvoir qui insulte la mémoire des disparus, la communauté juive et la vérité ; il est donc primordial que chacun soit informé de tel agissements, indignes de notre institution.

Voilà pourquoi nous ne participerons pas au dîner de soutien du Mémorial de la Shoah. Parce que la conduite, les manœuvres comme les abus de pouvoir répétés du directeur de l’institution sont en contradiction totale avec l’éthique du Mémorial qui nous est cher.

Evelyne Tschirhart ex-donatrice

Source : dreuz

Le Figaro Premium – Comment les réseaux turcs s’insinuent dans l’islam de France

Comment les réseaux turcs s’insinuent dans l’islam de France.

ENQUÊTE – Le nouvel empire ottoman est présenté comme une affirmation de l’islam face à un Occident décadent.

 

Longtemps, Tariq Ramadan et son parrain du Golfe, le Qatar, ont régné en maîtres sur l’islam de France. La chute de l’islamologue, en détention provisoire pour des accusations de viol, et les difficultés géopolitiques de l’émirat ont changé le paysage. «L’arrestation de Tariq Ramadan a provoqué une onde de choc chez les musulmans. La découverte de cette vie à rebours de ce qu’il professait a été ressentie comme une trahison par de nombreux fidèles», explique le préfet Gilles Clavreul, cofondateur du Printemps républicain et délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Profitant du vide laissé par l’effacement du Qatar, surtout depuis le rapprochement américano-saoudien, la Turquie s’est engouffrée dans la brèche.

L’islam politique turc est parti à la conquête de la France. Depuis plusieurs années, les réseaux turcs interviennent de plus en plus directement pour peser sur l’islam de France. Leur dernière attaque en date a visé le nouveau …

 

 

 

 

Source : lefigaro

Explosif : l’UE gèle un budget destiné à l’Autorité palestinienne car ses livres d’écoles appellent à tuer les juifs

Explosif : l’UE gèle un budget destiné à l’Autorité palestinienne car ses livres d’écoles appellent à tuer les juifs

La commission du budget du Parlement européen vient d’approuver un gel de 15 millions d’euros à l’Autorité palestinienne, jusqu’à ce que l’AP accepte de réformer ses manuels scolaires.

Le communiqué entourant la décision stipule que « de nombreux exemples de représentations violentes, de discours haineux… et de glorification du jihad et du martyre  » se trouvent dans les programmes scolaires.

Dreuz a besoin de votre soutien financier. Cliquez sur : Paypal.Dreuz, et indiquez le montant de votre contribution.

Le mardi 27 février, le sénateur américain Todd Young avait exprimé son indignation devant les manuels scolaires utilisés par l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine) pour enseigner gratuitement une éducation de base aux enfants des Palestiniens désignés comme réfugiés.

En mars dernier, le rapport IMPACT intitulé New Palestinian Authority textbooks teach mettait en lumière que les livres d’écoles affirmaient que « mourir en martyr [en tuant des juifs] est l’idéal de la vie ».

L’étude montrait comment les nouveaux programmes d’études de l’Autorité palestinienne, préparés par son ministère de l’Éducation en 2017, et maintenant utilisés par toutes les écoles gérées par l’UNRWA, délégitimaient et diabolisaient constamment Israël, glorifiait le terrorisme et préparait essentiellement les jeunes Palestiniens à croire que « mourir est mieux que vivre ».

PUBLIÉ PAR CHRISTIAN LARNET LE 27 SEPTEMBRE 2018 Embed from Getty Images

Source : dreuz.info

 

Le président argentin invite l’ONU à se souvenir des attentats des sites juifs | The Times of Israël

Le président argentin invite l’ONU à se souvenir des attentats des sites juifs

Mauricio Macri a aussi exhorté l’Iran à coopérer à l’enquête sur l’attentat terroriste de 1994 contre le centre juif AMIA, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés

Le président argentin Mauricio Macri s’adresse à la 73e session de l’Assemblée générale des Nations Unies le mardi 25 septembre 2018, au siège des Nations Unies. (AP Photo/Frank Franklin II)

Le président argentin s’est exprimé contre le terrorisme mondial et a rappelé les victimes des attentats de Buenos Aires de 1992 et 1994 dans son discours prononcé devant l’Assemblée générale des Nations Unies.

Mauricio Macri a également appelé l’Iran à coopérer à l’enquête sur l’attentat à la bombe perpétré en 1994 contre le centre juif de l’AMIA, qui avait fait 85 morts et des centaines de blessés.

Le regretté procureur argentin Alberto Nisman avait établi que l’Iran était responsable de l’organisation de l’attentat, qui a été perpétré par un kamikaze du Hezbollah.

« Nous avons subi deux attaques graves en 1992 et 1994, qui ont coûté la vie à 107 personnes et fait des centaines de blessés », a déclaré M. Macri mardi dans son discours devant l’organe international.

« Notre pays ne cessera pas de poursuivre son objectif : faire en sorte que toutes les personnes impliquées dans les attentats comparaissent devant les tribunaux argentins, soient interrogées et finalement condamnées. »

« L’année prochaine marquera les 25 ans de l’attentat de l’AMIA. Je voudrais à nouveau demander à la République islamique d’Iran de coopérer avec les autorités judiciaires argentines pour faire avancer l’enquête concernant l’attentat terroriste le plus brutal commis sur notre territoire. »

Le centre juif de l’AMIA à Buenos Aires après l’attentat du mois de juillet 1994 (Crédit: Cambalachero/Wikimedia commons)

M. Macri a également déploré que les autorités russes aient refusé la demande faite par l’Argentine en juillet d’arrêter un conseiller de haut niveau auprès du Guide suprême de l’Iran au sujet de l’attaque. Ali Akbar Velayati, qui était ministre des Affaires étrangères de l’Iran au moment de l’attentat et s’est rendu à Moscou plus tôt cette année, a été impliqué dans l’attentat. Un mandat d’arrêt international a été lancé contre Velayati et sept autres responsables iraniens depuis 2006.

« Nous demandons aux pays amis de l’Argentine de nous aider, en évitant de recevoir sous immunité diplomatique les accusés pour lesquels Interpol a fait des demandes d’arrestation internationales et a émis des notes rouges », a déclaré M. Macri.

Il a également présenté ses condoléances aux familles des cinq citoyens argentins qui ont été tués le 31 octobre 2017 par un conducteur ouzbek à New York.

« Je suis de tout cœur avec les familles des victimes de la barbarie terroriste dans le monde entier », a déclaré le président.

L’Iran serait également à l’origine de l’attentat à la voiture piégée de 1992 qui a détruit l’ambassade d’Israël à Buenos Aires, faisant 29 morts et 242 blessés.

WebPage-TheTimes-of-israel

The Times of Israël

La «toile d’araignée»: les racines du BDS et la délégitimation d’Israël

La «toile d’araignée»: les racines du BDS et la délégitimation d’Israël

Le JCPA-CAPE de Jérusalem publie cette étude fouillée du Dr Ehoud Rosen et du Général Kupervasser sur les racines du BDS et la délégitimation de l’Etat d’Israël, où sont présentés pour la première fois, et de manière exhaustive, les acteurs du BDS et les grandes organisations, qu’ils soient liés à l’extrême-gauche ou aux Frères musulmans.

C’est la plus vaste enquête menée à ce jour sur les éléments actifs dans la délégitimation de l’État d’Israël, leurs modes de fonctionnement et leurs connexions dans plusieurs pays européens importants :

-En France, où vit la plus grande communauté juive du continent et où les actes antisémites augmentent considérablement.

-En Allemagne, où l’économie demeure la plus forte d’Europe et les relations avec Israël sont uniques et spécifiques à la lumière du passé nazi. Ce pays abrite aujourd’hui le plus grand nombre de Palestiniens du continent.

-En Belgique, un pays en proie à des troubles politiques depuis plusieurs années, où les institutions de l’Union européenne sont installées dans sa capitale, Bruxelles.

-Aux États-Unis, allié principal d’Israël où vit la plus grande communauté juive du monde. Les bouleversements politiques de ces dernières années et notamment l’avènement du Président Trump ne peuvent être ignorés.

Cette étude propose de définir les concepts de base liés à cette campagne systématique contre Israël au cours des deux dernières décennies.

Il s’agit d’une campagne qui se déroule dans les sphères politique, juridique, universitaire, culturelle, religieuse et économique, et comprend également des projets d’activités et projets directs tels que des flottilles envoyées sur Gaza et des groupes ou individus infiltrés en Israël et dans les Territoires. Le but de la campagne est de nier l’existence de l’État d’Israël en tant qu’État-nation du peuple juif.

Les caractéristiques des principaux militants et activistes sont inspirés principalement par la gauche radicale européenne et la confrérie des Frères musulmans.

Ce mouvement islamique, avec lequel le Hamas est affilié, est actif dans des pays occidentaux et associé à la Fraternité musulmane mondiale. Elle est une sorte de parapluie politique pour les médias et l’économie. Il convient de noter que les dirigeants importants de ce courant et le Hamas sont également liés au Jihad mondial, en particulier avec ceux de l’organisation terroriste Al-Qaïda.

La gauche radicale arabe – avec un accent particulier sur les militants affiliés au Front populaire de libération de la Palestine (FPLP) – est définie comme une organisation terroriste dans plusieurs pays européens.

Les éléments du Fatah et du leadership palestinien lui-même permettent à cette activité de se dérouler parce qu’elle est présentée dans le cadre d’une lutte populaire. Le nombre d’organismes, d’organisations et de coalitions qui opèrent dans le cadre de la campagne est très important, mais, dans de nombreux cas, il existe un petit nombre de militants appartenant à certains groupes qui constituent des “fronts” et non des organisations actives.

Les résultats de l’étude montrent que, malgré les différences structurelles entre les pays étudiés et la composition des différentes populations, le tableau est presque identique.

Manifestation du BDS à Paris en 2016 (capture d’écran)

Avant de dévoiler les caractéristiques des principaux militants de la campagne BDS, voici un rappel historique :

Pour certains observateurs et médias, le but du BDS serait d’appliquer des mesures punitives contre Israël en raison de sa présence dans les territoires conquis lors de la guerre des Six Jours de 1967. Pourtant, en lisant et en écoutant les dirigeants et les militants du BDS, nous constatons que leur but est plus ambitieux et beaucoup plus dangereux.

L’initiative BDS, inspirée par la « stratégie Durban », fut lancée en juillet 2005 avec trois objectifs précis :

  1. Mettre fin à l’occupation et à la colonisation israéliennes sur toutes les terres arabes et démanteler le « mur de séparation ».
  2. Reconnaître les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens en Israël en leur accordant une égalité complète.
  3. Respecter, protéger et promouvoir les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs propre maisons et propriétés spoliées, respectant ainsi la résolution 194 de l’ONU [selon l’interprétation palestinienne, le « droit au retour » signifie le retour de tous les réfugiés palestiniens dans leurs terres et foyers situés sur l’ensemble du territoire d’Israël].

La campagne de délégitimation d’Israël doit être distinguée de la critique de la politique ou du discours de son gouvernement aux frontières d’Israël. Même dans les rares cas où un tel discours survient, il sera prononcé en des termes délibérément vagues, et son but sera de servir d’outil de violence et non de débat permanent.

La coopération entre les militants de ces milieux est tactique et non stratégique. Chaque activiste a son propre agenda, ses priorités et ses objectifs. Le point de départ commun pour tous est celui des théories post-colonialistes selon lesquelles Israël est perçu comme un « corps étranger et blanc » au Moyen-Orient.

La campagne est principalement axée sur les centres de pouvoir de la société civile : les médias, le monde universitaire, le système juridique international, les organisations non-gouvernementales, les syndicats, divers organismes identifiés politiquement ou en raison de leur religion.

Ses sources d’inspiration et ses méthodes d’activité proviennent avant tout des campagnes réussies des mouvements de gauche radicale, comme celui contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, et du modèle de la « résistance non violente » qui a été rajeuni ces dernières années. Ces campagnes sont interprétées en fonction de la culture et de l’histoire du pays, notamment l’utilisation de politiques identitaires et de termes liés aux « droits de l’Homme » et la tentative d’exploiter les minorités dans les pays prétendument « opprimés » par les autorités.

Conférence de l’Association belgo-palestinienne à Bruxelles, fin 2017 (Adbekhattar)

Voici quelques citations éloquentes de leaders du BDS :

Omar Barghouti : « Notre campagne actuelle peut être considérée comme le dernier chapitre du projet sioniste. Nous assistons à la disparition rapide du sionisme, et personne ne pourra le sauver. En fait, le sionisme a l’intention de se suicider et pour ma part, je préfère l’euthanasie. »

Assad Abou Khalil : « Justice et Liberté pour les Palestiniens sont incompatibles avec l’existence même de l’Etat d’Israël. »

Ahmed Moor : « Il se peut que le BDS ne signifie pas nécessairement la fin de l’Etat juif… Il est sans doute un mouvement important, un projet à long terme, à savoir la dernière étape vers la confrontation finale. »

Au cours de ces dernières années, Israël a été mis au pilori par une campagne internationale de délégitimation visant son existence même en tant qu’Etat juif indépendant. Cette campagne tous azimuts touche tous les secteurs et fonctionne dans les domaines politique, juridique, universitaire, culturel et économique. Elle agit aussi dans le cadre « d’actions directes » comme la mise à flots de navires pour « briser le blocus de Gaza » et l’organisation de manifestations dans différentes capitales à travers le monde.

Ces objectifs fondamentaux sont constamment réaffirmés par les principaux dirigeants du BDS, en particulier par leur leader Omar Barghouti.

Déjà, en décembre 2003, Barghouti avait critiqué Roger Cohen du New York Times, pourtant souvent sévère à l’égard de la politique israélienne. L’éditorialiste américain avait écrit que le mouvement BDS possèdait un « calendrier caché », celui de « la fin d’Israël en tant qu’Etat juif. » Barghouti avait précisé dans les colonnes du journal new-yorkais que son objectif était la création d’un Etat binational où les Juifs ne seraient qu’une minorité.

Le BDS reçoit un soutien considérable de l’Autorité palestinienne et ses objectifs, notamment « le droit au retour des réfugiés », sont ceux des dirigeants palestiniens. Nabil Shaath, chargé des Relations extérieures du Fatah et membre influent de la Commission politique de l’OLP, comme les activistes proches de Riyad al-Maliki, l’actuel ministre des Affaires étrangères, soulignent dans des articles et entretiens qu’Israël ne pourra être reconnu comme Etat juif car cette reconnaissance aura des conséquences graves sur le « droit au retour ».

Dans le cadre de sa campagne de délégitimation, le BDS focalise ses activités sur les syndicats. Le 30 avril 2011, une première conférence syndicale palestinienne pour le boycott d’Israël a été organisée à Ramallah avec des participants du monde entier. Cette conférence a souligné le rôle important du BDS et celui des syndicats dans le combat des Palestiniens, en le qualifiant de « résistance populaire et pacifique à l’occupation israélienne ».

En septembre 2011, suite au discours du président Abbas à la tribune de l’ONU, Sabri Saydam, chargé de la haute-technologie, a révélé les principaux objectifs des Palestiniens : « nous devrions utiliser toutes les armes de la technologie moderne pour pouvoir recruter et développer les réseaux sociaux et organiser des campagnes pour boycotter les produits israéliens. Nous demanderons à toutes les universités de soutenir la cause palestinienne et de couper leurs liens avec les institutions israéliennes… »

En avril 2012, Abdel Fattah Hamayel, gouverneur de Bethléem, a diffusé une circulaire à toutes les institutions publiques et privées, exigeant d’interdire tout lien direct et la tenue de réunions avec la partie israélienne ; autant d’activités qui sont désormais illégales et passibles de sanctions.

Une autre campagne orchestrée par Jamal Juma, le directeur du mouvement « Grassroots Anti-apartheid » basé à Ramallah, a pour but de mobiliser les efforts contre le « Mur de l’Apartheid ». Cette campagne fait appel à tous les comités populaires et coordonne des manifestations organisées contre Israël dans différents villages, où elles avaient conduit à la violence à plusieurs reprises. Selon lui, le boycottage est un outil efficace pour soutenir les agriculteurs palestiniens et construire ainsi une économie palestinienne indépendante capable d’affronter l’occupation.

Pour Allam Jarrar, représentant un réseau d’ONG, le boycottage dans le contexte politique actuel est très important parce que « nous réagissons efficacement et pour la première fois depuis la Nakba palestinienne [la « catastrophe » de 1948]. Nous commençons enfin à réviser notre stratégie pour recouvrer nos droits inaliénables, notre droit à l’autodétermination, l’indépendance et le retour des réfugiés. »

D’autres activistes soulignent le caractère stratégique de cette campagne qui vise non seulement à mettre fin à l’occupation militaire en place depuis 1967, mais aussi à contester l’idéologie d’Israël, le sionisme et ses relations internationales. En effet, « le but est d’engager une action, de construire une culture populaire de boycott et d’élaborer une réponse à ceux qui insistent sur la normalisation. La campagne ne vise pas seulement l’économie d’Israël, mais conteste la légitimité d’Israël en tant qu’Etat colonial et d’Apartheid ». Rappelons que le BDS a resserré ses liens avec des filiales européennes de la confrérie des Frères musulmans et avec des partis d’extrême-gauche.

Nous constatons, comme le décrit Thomas Friedman dans le New York Times du 4 Février 2014, qu’une « troisième Intifada » est en cours, cette fois-ci propulsée par une résistance non-violente et par un boycott.

L’activiste allemande Ruth Fruchman à Berlin pendant l’Opération Bordure protectrice (capture d’écran)

La campagne de délégitimation et la société civile

Comme souligné dans nos publications précédentes, alors que diverses activités et actions initiées dans le cadre de la campagne de délégitimation sont présentées comme émanant d’organisations de la société civile, celles qui initient le combat font en réalité partie de divers réseaux d’ONG, avec des militants qui se rassemblent sur la base d’une idéologie et de buts communs, de liens personnels et de sources de financement.

Dans la plupart des cas, ces militants peuvent être identifiés. En outre, il arrive souvent que ces mêmes individus et groupes aient participé à diverses campagnes. Cela signifie que, tandis que les sentiments anti-israéliens et antisémites se multiplient, le nombre des instigateurs diminue progressivement. Pourtant, ces instigateurs deviennent à la fois plus ciblés et plus professionnels – et bien sûr financés dans le seul but de délégitimer Israël. Dans de nombreux cas, les acteurs étatiques financent les instigateurs de la campagne BDS en coulisses afin de promouvoir leurs divers intérêts et objectifs.

Les progrès de la campagne BDS peuvent être mesurés lors de deux incidents révélateurs : en juillet 2017, après l’attaque terroriste sur le Mont du Temple qui a amené le gouvernement israélien à placer des détecteurs de métaux devant les portes d’entrée d’Al-Aqsa ; en décembre 2017, après la déclaration du président américain Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y déplacer l’ambassade américaine. Bon nombre d’actions, de manifestations et d’émeutes qui ont eu lieu dans le monde entier ont alors été pré-coordonnées.

En outre, comme cela a été expliqué dans un rapport de 2004, les organisations de la société civile (OSC) ont tenté de redéfinir la relation avec leurs partis politiques afin de créer des partenariats plutôt que de poursuivre le patronage. Les ONG ont émergé de ce conflit alors que les les partis politiques étaient complètement écartés. Selon Salah Abdel-Shafi « certains militants politiques d’ONG de premier plan ont marginalisé le parti politique et utilisé l’ONG comme plate-forme pour entrer dans l’arène sociale et politique ».

Cela signifie que la structure de la « société civile » et de « l’activité populaire » palestiniennes est très différente des structures occidentales. De plus, cette structure fonctionne également dans le sens opposé, en permettant à certaines ONG de servir de fronts aux organisations et aux forces politiques. Les chiffres problématiques sont donc en mesure d’approfondir leur coopération politique et financière avec les principales organisations de la «société civile» occidentale et les ONG, ainsi qu’avec les institutions officielles de l’ONU et de l’UE concernées. Les anciens membres de groupes désignés par des terroristes, tels que le FPLP, sont à même de coopérer avec les organes de la «société civile» occidentale et de gérer leurs propres ONG dans divers pays.

Travailler avec des organisations de la société civile et des ONG du monde entier a facilité la voie de Durban en 2001 pour présenter Israël en termes d’apartheid, de nettoyage ethnique, etc.

Agir sous les titres de la « société civile » et des « ONG » permet également aux camps politiques palestiniens rivaux, notamment les camps nationalistes et islamistes, de collaborer sur certaines questions, tant dans les territoires palestiniens qu’à l’étranger.

D’autre part, après avoir nourri ces réseaux d’ONG artificielles et fortement politisées, les personnalités et décideurs européens sollicitent souvent leurs conseils sur des questions importantes, alors que leur pertinence par rapport aux Palestiniens ordinaires dans la rue n’est pas claire.

Une tendance plus récente au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne est la participation croissante à la campagne du BDS de personnalités qui, par le passé, soutenaient le processus de paix, du moins publiquement. De facto, cela crée une voie palestinienne parallèle qui continue d’aspirer à éliminer Israël tout en étant engagée dans le processus de paix.

Cela renforce les efforts de l’Autorité palestinienne ces dernières années pour passer outre les accords d’Oslo, exercer des pressions internationales sur Israël via les institutions internationales et, sur le terrain, encourager la lutte « populaire », « pacifique ». Le soutien de l’AP à « la résistance pacifique populaire » [muqawama] permet également à ses dirigeants d’appuyer le BDS, comme l’a exprimé par exemple le gouverneur d’Hébron, Kamil Hamid, qui a ouvert la troisième conférence du Comité national BDS (BNC) en décembre 2011.

Une manifestation “pour Gaza” organisée à Paris en parallèlement à “Tel-Aviv sur Seine” (capture d’écran)

Analyse de la campagne, des motivations et de la méthode de travail

Les éléments d’extrême-gauche et des partisans de la « solution à un seul État », servent de mentors aux autres forces impliquées dans la campagne.

Ce sont généralement des théories postcoloniales/post-impérialistes (inspirées par des intellectuels tels que Edward Saïd ou Noam Chomsky), dans lesquelles Israël est perçu comme une enclave impérialiste du Moyen-Orient. Depuis la crise financière de 2008, de nouveaux acteurs sont entrés en scène, ciblant Israël comme symbole du capitalisme occidental, qu’ils détestent. La situation semble être allée bien au-delà de la discussion commune sur l’antisionisme et le « nouvel antisémitisme » (en fait, plusieurs sont des militants Israéliens, juifs et antisionistes). En exploitant le système démocratique et les libertés d’Israël, des groupes antioccidentaux radicaux et des vestiges de la Guerre froide – même si leurs idéologies, leurs histoires et leurs tensions internes étaient diverses – se sont progressivement rassemblés pour cibler Israël comme le symbole de leur opposition.

Encouragées par la révolution tchèque (1989-1990), ainsi que par une série d’ouvrages sur l’histoire et les pratiques des « luttes non violentes » du professeur américain Gene Sharp, des groupes anarchistes, d’extrême gauche, ont adopté ce langage et cette méthodologie. Dans notre contexte, il convient de noter que même les actions pouvant potentiellement mener à la violence sont toujours qualifiées de non violentes.

Depuis l’effondrement de l’Union soviétique, divers groupes d’extrême-gauche ont indiqué que l’islam politique (islamisme) était ce qu’ils percevaient comme la seule force organisée capable de résister à l’hégémonie américaine et à leur perception de « l’empire ».

La « résistance » [muqawamah] est souvent acceptée et présentée comme un outil légitime. Plutôt que de reconnaître que des acteurs non-étatiques organisent des attaques terroristes contre des États, la « résistance » est représentée selon les lignes marxistes comme la réponse naturelle des civils « opprimés » contre un « oppresseur ».

D’autre part, la « guerre contre le terrorisme », déclarée par le président américain George W. Bush à la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001, a été le principal catalyseur du militantisme pour ceux qui la considéraient comme une nouvelle forme de guerre inacceptable. La nature des idéologies d’extrême-gauche comme l’anarchisme nécessite une campagne et un activisme continus. Ses praticiens trouvent donc constamment de nouvelles raisons de manifester – tout en inventant de nouveaux groupes et fronts, généralement exploités par les mêmes personnes qui revendiquent « un large soutien » et « d’énormes succès ». Ces modèles ressemblent également aux méthodes employées par le propagandiste communiste Willi Münzenberg.

Dans la bataille actuelle contre Israël, les tactiques utilisées pendant la campagne contre la guerre du Vietnam, ainsi que la bataille contre le régime d’apartheid en Afrique du Sud, sont mises en œuvre. En outre, les principaux militants et intellectuels impliqués dans les campagnes précédentes jouent un rôle majeur.

La coopération entre différents groupes d’extrême-gauche et le début d’un plan stratégique à long terme visant à isoler Israël se sont manifestés pour la première fois lors du Forum des ONG organisé à Durban, en Afrique du Sud, parallèlement à la Conférence mondiale contre le racisme. Cette collaboration se poursuit sur le terrain via un certain nombre de plateformes internationales, allant du Forum social mondial antimondialiste (FSM) aux rassemblements régionaux et locaux qui en sont issus, tels que le Forum social européen (FSE) semestriel, et également au Tribunal de Russell sur la Palestine (RTOP), qui a déjà tenu plusieurs sessions (en 2015, il a même tenu une session pendant le FSM à Tunis).

Il est intéressant de noter ici que l’appel initial pour le boycottage et le désinvestissement a été publié au cours du mois de janvier lors du FSM tenu en 2005 au Brésil, plusieurs mois avant l’appel de la société civile palestinienne pour le BDS.

Les mesures font partie d’un appel général lancé par l’Assemblée des mouvements sociaux pour mondialiser la lutte contre le néolibéralisme, les guerres, le racisme, les castes, le patriarcat, l’impérialisme et la destruction de l’environnement. La lutte palestinienne était l’une des nombreuses luttes à travers le monde qui ont été soutenues dans cet appel.

Historiquement, depuis les années 1960, des éléments européens d’extrême-gauche ont eu des liens avec certains des sous-groupes du Fatah et des fronts marxistes/maoïstes (FPLP, FDLP). En outre, les leaders en exil en Grande-Bretagne du mouvement antisioniste/anti-impérialiste Matzpen, en particulier, sont devenus les « éducateurs » du conflit israélo-palestinien des principales figures de la « nouvelle gauche » en Europe. Peu à peu, le conflit est devenu le prolongement d’autres luttes anticolonialistes et le même langage et la même terminologie ont été adoptés. Les anciens dirigeants de Matzpen sont toujours très actifs dans la bataille d’aujourd’hui.

Au cours des années 1990, des personnalités du Fatah et d’autres organisations de l’OLP qui se sont opposées aux accords d’Oslo et au processus de paix ont quitté ou sont restées des opposants à la tête de la ligne militante. Le plus ancien d’entre eux est Farouk Kaddoumi (Abu al-Lutf), qui dirige le département politique de l’OLP à Tunis. Kaddoumi, et d’autres dans ses cercles, participent parfois à des activités lancées par le camp islamiste et continuent de promouvoir l’esprit d’anti-normalisation et d’anti-paix au sein du Fatah et de l’Autorité palestinienne contre le processus de paix.

Au cours des années 2000, l’augmentation de l’aide des donateurs à la Palestine à la suite de la création de l’Autorité palestinienne a également contribué à la prolifération d’ONG qui s’occupaient de divers programmes sociaux, culturels, économiques et politiques. La communauté des ONG palestiniennes est devenue dynamique et bien financée par les donateurs internationaux, et de nombreux dirigeants d’ONG étaient également actifs sur le plan politique dans diverses parties.

Une manifestation organisée par la Ligue des Musulmans de Belgique

Le rôle crucial des Frères musulmans

Les Frères musulmans, un mouvement originaire du Moyen-Orient, ont été internationalisés pour former un réseau qui, selon plusieurs personnalités du Mouvement, est représenté dans 80 pays. Ce réseau peut se voir dans des conférences conjointes, des groupes de lobbying politique, des manifestations pré-coordonnées ou des campagnes médiatiques en ligne, des sources de financement, etc.

En Europe et aux États-Unis, les organisations affiliées aux Frères Musulmans ont commencé à se développer à la fin des années 1950 et constituent aujourd’hui un vaste réseau de da’wah comprenant des mosquées, des associations caritatives, des écoles prétendant parler au nom des communautés musulmanes dans chaque pays. Pendant de nombreuses années, étant presque la seule voix de l’Islam dans les pays occidentaux, ils étaient effectivement perçus comme tels par la bureaucratie. Cependant, il y a eu un changement perceptible au cours des dernières années – l’ensemble du sujet ayant été examiné et de nouveaux groupes de musulmans étant progressivement formés pour contrer cette perception.

Les organisations affiliées aux Frères musulmans en Europe relèvent de la Fédération des organisations islamiques en Europe (FIOE), basée à Bruxelles, qui a été fondée en 1989 et revendique aujourd’hui des centaines d’organisations membres réparties dans les 28 États européens.

Le chef spirituel principal, en particulier de la partie européenne des Frères musulmans mondiaux, est le cheikh Yusuf al-Qaradawi, basé au Qatar. À la fin des années 1980, al-Qaradawi a développé la théorie de la jurisprudence des minorités [fiqh al-Aqaliyyat], qui traitait pour la première fois les musulmans vivant dans des pays non musulmans comme un fait établi. Dans sa nouvelle théorie, al-Qaradawi a statué sur leur vie quotidienne et leurs défis uniques.

En 1997, le FIOE a initié la formation du Conseil européen sur la fatwa et la recherche (ECFR), qui publie des fatwas affectant la vie quotidienne des minorités musulmanes pour appliquer la théorie du fiqh al-Aqaliyyat. En 2004, lors d’une visite à Londres, al-Qaradawi a lancé son Union internationale des universitaires musulmans (IUMS), basée au Qatar, pour diffuser ses théories à l’échelle mondiale.

Dans le contexte palestinien/Hamas immédiat, l’Union des Bons Musulmans (UOG), une importante coalition d’organisations caritatives européennes affiliées aux Frères Musulmans et issue de l’initiative d’Al-Qaradawi peu après le déclenchement de la deuxième Intifada en 2000, a été désigné en 2008 par le Trésor américain pour financer le Hamas.  De nombreux organismes de bienfaisance membres de l’UOG (dont certains désavouent cette affiliation) sont au cœur de la structure financière des Frères musulmans, qui comprend également des sociétés commerciales, des portefeuilles immobiliers, etc. Certaines organisations caritatives financent également diverses activités en Europe.

Logo du “Comité français de Bienfaisance et de Secours aux Palestiniens”

Le processus d’islamisation de la question palestinienne

Tout ce qui précède met en évidence le processus progressif d’islamisation de la question palestinienne en Europe (et il en va de même pour les États-Unis) au cours de la dernière décennie.

En mai 2013, le Président Abbas et son ambassadrice à Bruxelles, Leïla Shahid, ont été accusés de complot « contre les intérêts de tous les Palestiniens, à l’intérieur et dans la diaspora, en se livrant à l’ activisme contre le 11Conférence des Palestiniens en Europe, le plus grand rassemblement palestinien de la diaspora », qui se tient chaque année depuis 2003 du côté islamiste (avec comme principal organisateur la PRC basée à Londres) et qui avait lieu à Bruxelles cette année-là.

Il semble que le principal élan pour les islamistes à rejoindre la campagne de délégitimation provienne de la première opération israélienne à Gaza (2008-2009). Dans les mois qui ont suivi, une série de conférences internationales s’est tenue à Istanbul. Il est crucial d’analyser la première conférence afin de saisir les développements ultérieurs. Cette première conférence a rassemblé des centaines de savants radicaux sunnites, qui visaient à remodeler la bataille et à ouvrir un « troisième front djihadiste » à Gaza, en plus de l’Afghanistan et de l’Irak. Elle s’est tenue sous les auspices de la Campagne mondiale anti-agression (GAAC), principale organisation internationale qui regroupe des dirigeants salafistes, salafistes-djihadistes, musulmans et du Hamas, dont certains sont des terroristes désignés comme tels par les États-Unis.

La conférence a donné naissance à la tristement célèbre Déclaration d’Istanbul qui, entre autres répercussions, a amené le gouvernement britannique à rompre ses liens avec le Muslim Council of Britain (MCB), après qu’un de ses dirigeants ait refusé de retirer sa signature de la Déclaration. Une série de panels a discuté des multiples façons pour les civils de « briser le siège » de Gaza, en envoyant de l’aide humanitaire à bord de navires, camions et autres moyens, de collecter de l’argent dans le monde arabe et islamique, de manifester pacifiquement et d’exercer des pressions politiques dans divers pays, en utilisant des sondages publics et en coopérant avec des organes juridiques arabes et internationaux. Cet épisode illustre comment l’adoption de l’élément civil dans la lutte a été exploitée par la communauté sunnite-islamiste au sens large, en plus de la résistance violente.

Semblables aux tactiques d’extrême-gauche et souvent inspirées par elles, les organisations affiliées aux Frères musulmans réussissent à mener des campagnes et à envoyer un message coordonné qui donne l’impression d’un mouvement de masse soulevant les problèmes les plus urgents du monde arabe et musulman. La partie islamiste, à de nombreux égards, a pris le relais de la « rue » arabe et musulmane et depuis que le Fatah et l’Autorité palestinienne soutiennent et encouragent la « lutte populaire » contre Israël, il est très facile de participer aux campagnes la rivalité entre les parties dans l’arène politique, comme indiqué ci-dessus.

Dans le cadre de l’alliance « rouge-vert », les deux principaux organismes islamistes européens qui ont coordonné la lutte contre Israël (tous deux dirigés par des affiliés des Frères musulmans basés au Royaume-Uni) voulaient lancer une campagne européenne comprenant plus de 30 ONG pour mettre fin au « siège de Gaza » (ECESG).

Le deuxième groupe de coordination était la Campagne internationale pour briser le « siège de Gaza » (ICBSG), qui incluait également des affiliés des Frères musulmans du Moyen-Orient et du Hamas, ainsi que plusieurs affiliés radicaux occidentaux et non musulmans.

Le Centre de retour palestinien (PRC), basé à Londres, est probablement l’institution européenne affiliée aux Frères Musulmans la plus active dans la promotion d’un agenda pro-Hamas. En 2015, le PRC a obtenu le statut d’ONG consultative auprès du Conseil économique et social des Nations-Unies (ECOSOC). Ses dirigeants sont impliqués dans le lobbying politique, notamment auprès des dirigeants actuels du parti travailliste britannique et du Parlement européen. Récemment, avec les aspirations croissantes du Hamas à prendre le contrôle de l’OLP et à gagner ainsi la direction de l’Autorité palestinienne, ils ont également commencé à mettre en œuvre diverses initiatives inter-palestiniennes à l’échelle mondiale.

Enfin, dans le cadre de leur tentative de regagner leur crédibilité après la montée et la chute rapides de leurs administrations post-arabes, les éléments affiliés aux Frères musulmans ont commencé à créer de nouveaux fronts centrés sur les droits humains, notamment dans des pays comme l’Egypte, la Syrie et l’Irak, où les Frères musulmans ont récemment été affaiblis. L’étiquette « droits de l’homme » leur permet de renouer avec les organismes humanitaires internationales officielles.

Bien que la promotion la plus occidentale du militantisme islamiste ait été faite par des militants d’extrême-gauche, il est intéressant de voir que les Frères musulmans trouvent également un terrain d’entente avec l’aile droite montante. Par exemple, en août 2015, le Bureau de la liberté de l’Autriche (FPÖ) a invité le bureau en exil des Frères musulmans égyptiens à se rendre au Parlement.

Ces dernières années, les affiliés des Frères musulmans américains ont augmenté, en partie à cause des politiques accommodantes envers l’islamisme adoptées par la Maison Blanche et le Département d’Etat sous l’ère Obama. Il est également à noter que les affiliés américains et européens des Frères musulmans travaillent désormais plus étroitement qu’avant.

Depuis plusieurs années, la Ligue anti-diffamation (ADL) publie une liste annuelle des « Dix premiers groupes anti-israéliens en Amérique ». Parmi les groupes musulmans figurant sur les listes, la majorité peut être directement reliée aux cercles des Frères musulmans américains.

Conclusion

Les responsables de l’Union européenne devraient prendre au sérieux cette politique dangereuse et revoir leur soutien financier à toutes les ONG qui favorisent le boycottage et la délégitimation de l’Etat juif.

Comment l’Union européenne, particulièrement la France, peut-elle prétendre promouvoir la paix dans notre région et en même temps soutenir des activistes sabotant tout dialogue, dont leur véritable but est l’élimination de l’Etat d’Israël ?

Dr. Ehoud Rosen et Général Yossi Kupervasser

L’étude complète est disponible sur le site anglais du JCPA-CAPE.


Pour citer cet article :

Ehoud Rosen et Yossi Kuperwasser, « La “toile d’araignée”: les racines du BDS et la délégitimation d’Israël », Le CAPE de Jérusalem, publié le 27 septembre 2018 : http://jcpa-lecape.org/la-toile-daraignee-les-racines-du-bds-et-la-delegitimation-israel/

Israël boude l’Unesco, la France se désole… | Coolamnews

Israël boude l’Unesco, la France se désole…

Désolant: La France s’étonne encore de la défiance d’Israël face à l’Unesco !

Ce qui est réellement désolant c’est que la France s’étonne encore, ( par l’intermédiaire et sous la plume du journal « Le Monde »), que : « Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou ait osé décliner hier, mercredi 26 septembre, l’invitation à une conférence sur l’antisémitisme organisée par l’Unesco à New York, en raison de  son « parti pris persistant » !

Ce qui est désolant … C’est que la France s’étonne encore qu’Israël mette des conditions à son retour au sein de cette organisation, que ce petit pays ose déclarer « Quand (…) l’Unesco mettra fin à son parti pris anti-israélien, quand il cessera de nier l’histoire et commencera à se battre pour la vérité, Israël se fera un honneur de le rejoindre à nouveau mais en attendant, Israël luttera contre l’antisémitisme à l’Unesco et partout ailleurs ».

Ce qui est désolant… C’est que la France s’étonne encore de la fureur d’Israël au constat que depuis 2009, l’Unesco ait fait voter 71 résolutions condamnant Israël contre 2 pour l’ensemble des autres pays dans le monde !

Ce qui est désolant… C’est que la France s’étonne encore qu’Israël se soit déjà emporté à maintes reprises contre des prises de position de l’institution.

Un exemple ? Alors qu’en 2011, l’Unesco avait décidé de l’admission de la Palestine comme membre à part entière de l’institution, qu’il ait pu provoquer la fureur israélienne en juillet 2017 en inscrivant, (je cite) « la Vieille ville d’Hébron sur la liste du patrimoine mondial en danger et en caractérisant Hébron, en Cisjordanie occupée, comme ville islamique, alors que les juifs, dont quelques centaines y vivent aujourd’hui retranchés au milieu de 200 000 Palestiniens, y revendiquent une présence de 4 000 ans »….

L’ADN de l’UNESCO

Ce qui est désolant sinon étonnant c’est que de New York, Audrey Azoulay, directrice générale de l’UNESCO, n’ait pas réagi directement aux propos du Premier ministre israélien. « Le racisme et l’antisémitisme sont des fléaux qui nous concernent tous et qui nécessitent une mobilisation collective », a-t-elle dit, en justifiant la tenue de la réunion. « La lutte contre le racisme et l’antisémitisme par l’éducation fait partie de l’ADN de l’UNESCO », a-t-elle aussi assuré. « C’est une responsabilité collective à laquelle nul ne doit se soustraire, qui ne doit pas être instrumentalisée et qui nécessite que nous soyons tous unis », a-t-elle conclu !

Ce qui est véritablement étonnant c’est que nous, nouveaux israéliens toujours français « quelque part », nous désolions encore de la position de la France, que nous ne puissions décidément pas faire le deuil de ce qui fut le si doux pays de notre enfance…

Source : Coolamnews

Israël : La loi sur l’Etat-nation une évidence par Jérémie Herscovic-Czarnobroda | Israel Is Forever

Bonjour,
Dans le cadre des réactions suscitées en France par la loi sur l’Etat-nation votée en Israël en juillet 2018.
Notre association Israël Is Forever a écrit une tribune afin de commenter cette loi.
TRIBUNE       
Paris, le 26 Septembre 2018
Israël : la Loi sur l’État nation, aussi évident que 1+1=2

La loi sur l’État nation votée le 19 Juillet 2018 serait, selon certains, un projet controversé.
« Israël est l’Etat-nation du peuple juif dans lequel il réalise son droit naturel, culturel, historique et religieux à l’autodétermination ». Controversé dites-vous ?

Certains pays et médias européens, et notamment Français, se sont offusqués d’une telle loi l’assimilant à un acte politique raciste visant à ne reconnaître « uniquement aux Juifs le droit à l’autodétermination en Israël. »
Il est parfois inquiétant de réaliser à quel point certains experts politiques français ont une capacité infinie à ignorer l’Histoire, ou bien à pratiquer un déni de réalité maladif.
Qu’y a-t-il d’ailleurs d’étonnant à ce que les mêmes qui niaient en 2016 et 2017 le lien entre Jérusalem et le peuple juif de par un accueil favorable des résolutions de l’UNESCO nient à présent le caractère juif de l’Etat d’Israël ?

Alors disons-le, la loi sur l’Etat nation relève de l’évidence. Elle est aussi criante de vérité que, dans l’univers des mathématiques , 1+1=2. Encore les mêmes, toujours les mêmes essaient de faire avaler à la masse que 1+1=0. 0 quand il s’agit d’Israël.
Cette loi ne fait qu’ancrer dans la constitution l’essence même de sa création.
C’est en ce sens que Théodore Herzl avait ouvert la voie à la « re-création » d’un « Etat Juif pour les Juifs » à l’emplacement même de sa terre ancestrale. Cette idée avait émergé lors de l’affaire Dreyfus suite au constat que les juifs seraient éternellement victimes du racisme des autres nations.
Et pourtant, l’ONU a bien reconnu Israël en tant qu’État du peuple Juif en 1948. Elle avait d’ailleurs encouragé en parallèle la création d’un État arabe de Palestine, ce que les arabes habitant sur place avaient refusé. Pourquoi aujourd’hui s’offusquer d’une loi ne faisant que reconnaître ce que l’ONU avait elle-même encouragé ? Cette loi ne fait pas que confirmer le quitus de l’ONU, elle est une évidence historique.
La judéité de l’État ne tient pas au caractère religieux mais prend sa définition dans la notion de peuple. Il est l’État du peuple juif dont l’identité et les valeurs prennent sources dans sa foi. Un peuple disposant de ses lois, sa langue, sa culture, et son Histoire.  A l’image d’une France qui contient en ses frontières un héritage culturel, linguistique, législatif, philosophique et religieux, l’Etat d’Israël ancre donc dans sa constitution le souhait de conserver ce qui fait l’identité de l’héritage de son peuple.
Alors pourquoi la France aurait-elle le droit de se définir en tant que pays du peuple Français, et baser sa constitution sur ce qui l’ADN de son héritage, et non Israël ?
Alors certains ignorants démagogiques ont caricaturé cette loi en avançant notamment que l’arabe serait à présent interdit en Israël. Faux. La langue arabe n’est simplement plus une langue officielle de l’état hébreu. La langue du peuple Juif est l’hébreu, et non l’arabe. La France doit-elle adopter la langue arabe comme langue officielle sous prétexte que sa communauté musulmane est importante ? Alors pourquoi s’offusquer qu’Israël ne fasse de l’hébreu l’unique langue officielle ? Les ignorants n’avanceraient-ils pas finalement avec un faux nez dissimulant leur visage négationniste niant l’héritage des valeurs du peuple d’Israël en Israël ? Des négationnistes refusant d’accepter la réalité telle qu’elle s’est définie, cherchant à instrumentaliser la réalité au service de leur haine. La haine non plus ancestrale des juifs, mais de leur État. Et au final, cette négation ne fait que valider d’autant plus la théorie fondatrice de Herzl.

Ancrer le caractère juif revient-il pour autant à rejeter les minorités de l’État représentant 15 à 20% de la population ? Absolument pas. Les arabes israéliens dont les Druzes disposent des mêmes droits. D’ailleurs, il n’y a jamais eu autant d’arabes israéliens présents dans les entreprises, les commerces, les restaurants, et les plages. Ils souhaitent plus que tout maîtriser la langue, prospérer, et s’intégrer au sein de la population israélienne. De leur aveu, les arabes d’Israël vivent mieux en Israël qu’ils ne vivraient à Gaza ou tout autre pays arabe. Mais ceux-là, qui représentent 1,5 Millions de personnes, l’Europe ne les voit pas.

Alors au final, quel est le sens de cette loi ? Pourquoi s’impose-t-elle comme une nécessité ?
Tout simplement parce que le parlement Israélien vient de jouer un coup d’avance par rapport à la stratégie palestinienne d’Abou Mazen.
En effet, à force d’avoir toujours demander plus, les arabes palestiniens ont finalement réussi à gagner moins en cassant la confiance et la volonté de paix des Israéliens. En exigeant, en plus d’une Palestine Arabe, une notion qu’ils assimilent à un « droit de retour » de 6 Millions de personnes (vs. quelques centaines de milliers dans les années 20) en Israël, ils réclament la destruction des fondements d’Israël : sa culture, ses lois, sa langue, son Histoire. Ils réclament au final un Etat binational dans lequel la loi du nombre pourrait jouer en leur faveur pour finalement détruire l’héritage juif comme ils l’ont fait dans l’ensemble des pays arabes dans lesquels il ne reste quasiment plus de communauté juive.
Cette revendication hier d’Arafat et aujourd’hui d’Abou Mazen devient une réalité brulante tant la Palestine arabe est devenue un mirage, rendue impossible de par des populations enchevêtrées et une apologie du terrorisme systématique poussant les israéliens à ne plus accepter de concessions douloureuses.
Dans un monde aussi hostile hier et aujourd’hui à son égard, le peuple juif considère que le caractère juif de son État est encore la meilleure garantie de sa survie. Et au-delà de l’évidence que 1+1=2, que B vient après A, les faits lui donnent raison.

Jérémie Herscovic-Czarnobroda
Président de Israël Is Forever France
Nous sommes à votre disposition pour échanger avec vous sur cette tribune.
N’hésitez pas à nous contacter sur le 06 14 80 11 72.

IIF FRANCE

75017 PARIS 
 
 
 

“Ahed Tamimi soutient les attaques terroristes” | Le Monde Juif

“Enquête exclusive” confirme : “Ahed Tamimi soutient les attaques terroristes”

 

Le journaliste-présentateur de l’émission “Enquête exclusive”, Bernard de La Villardière, a confirmé dimanche soir que la jeune palestinienne Ahed Tamimi, adulée par la presse française, soutient les attaques terroristes.

“Ahed Tamimi appelle à la libération de la Palestine par tous les moyens, y compris les attaques au couteau et les attentats-suicides”, a-t-il souligné dans un reportage consacré au conflit israélo-palestinien.

Interrogée la semaine dernière par France 24, Ahed Tamimi a appelé à la libération  de “Jaffa, Haïfa et Saint-Jean-D’acre”, alors que ces villes israéliennes sont reconnues comme israéliennes par la communauté internationale. “Il faut redoubler d’efforts pour libérer la Palestine”, a-t-elle exhorté.

La jeune palestinienne a également souligné son admiration pour Hassan Nasrallah, le chef du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah. “Je ne regrette pas d’avoir fait l’éloge d’Hassan Nasrallah [le chef du groupe terroriste chiite libanais Hezbollah]. Il soutient la cause palestinienne. C’est quelqu’un qui est contre les Etats-Unis et Israël. Je le remercie pour son soutient à la cause palestinienne”, a-t-elle insisté.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

LES 45 INVENTIONS ISRAÉLIENNES GÉNIALES QUI CHANGENT LE MONDE. | IsraelValley

Les inventions israéliennes qui changent le monde.

Devinette: quel est le point commun entre la tomate cerise, la clé USB et l’épilateur électrique? Réponse à travers ce post qui met en vedette l’ingéniosité israélienne…

 

L’une des plus grandes sources de fierté d’Israël est son nombre impressionnant d’inventions et d’innovations dont ses citoyens sont à l’origine depuis 1948. Et ce, en dépit des défis démographiques, géographiques et diplomatiques auxquels l’Etat est confronté. Ainsi l’ingéniosité israélienne a donné naissance à l’irrigation par goutte-à-goutte, aux tomates cerises, aux grilles de voitures électriques, à la clé USB…

Dans une nouvelle exposition, le Musée scientifique Bloomfield de Jérusalem expose au public les 45 plus grandes inventions israéliennes. Les organisateurs de l’évènement précisent toutefois que bien d’autres inventions auraient eu leur place dans ce musée mais qu’ils ont du, pour des raisons de manque de place, limiter le nombre d’exposants.

La fondation ISRAEL21c a mis en ligne sur son site internet, dans un ordre aléatoire, la liste de ces 45 inventions.

1. Given Imaging : leader mondial dans le développement et la promotion de solutions agréables pour le patient qui doit subir un examen de détection de troubles dans les voies gastro-intestinales. Son invention la plus célèbre est la PillCam, une capsule munie d’une mini-caméra et qui permet d’explorer le corps du patient sans douleur. Ce système est aujourd’hui reconnu dans le monde entier pour son efficacité.

2. Netafim : pionnier mondial dans le domaine de l’irrigation intelligente et par goutte-à-goutte. L’idée vient de l’ingénieur israélien Simcha Blass qui a conçu un système permettant de contrôler l’écoulement de l’eau afin d’irriguer des cultures particulières. L’entreprise, dont le siège social est dans un kibboutz, propose ses services dans 113 pays et a implanté 13 usines à travers le monde.

3. Ormat Technologies : conçoit, développe, construit, possède, fabrique et exploite des centrales géothermiques dans le monde entier. L’entreprise fournit ainsi de l’énergie propre dans plus de 20 pays.

4. Pythagoras Solar : l’entreprise a créé la première fenêtre solaire au monde qui combine efficacité énergétique, production d’énergie et clarté. Cette unité de verre transparente photovoltaïque peut être facilement intégrée lors de la construction de bâtiments classiques

5. Hazera Genetics : projet de deux professeurs de la Faculté d’agriculture de l’Université hébraïque de Jérusalem qui a donné naissance à la tomate cerise – un aliment délicieux qui mûrit lentement et ne qui pourrit pas lors de son exportation.

6. BabySense : dispositif sans contact tactile, sans radiation, conçu pour empêcher la mort subite. Fabriqué par Hisense, l’appareil surveille la respiration d’un bébé et ses mouvements à travers le matelas pendant son sommeil. Une alarme visuelle et auditive est activée si la respiration cesse pendant plus de 20 secondes ou si le taux de respiration ralentit à moins de 10 respirations par minute.

7. EpiLady : le premier épilateur électrique. Il est parvenu, depuis sa création en 1986, à assurer sa place de leader mondial sur le marché des soins de beauté en vendant près de 30 millions de produits.

8. 3G Solar : créateur d’une alternative à faible coût à base de silicium qui génère plus d’électricité que les modules solaires photovoltaïques et à moindre coût par kilowattheure.

9. MobileEye : combine une minuscule caméra numérique avec des algorithmes sophistiqués pour aider les conducteurs à conduire de manière plus sûre. Le système de direction est lié à un appareil qui émet une alerte lorsque le conducteur est sur le point de changer de voie par inadvertance, avertit d’une collision imminente et détecte les piétons. MobileEye travaille aujourd’hui avec General Motors, BMW ou encore Volvo.

10. Levianthan Energy : l’entreprise a créé la Tulipe à Vent, sorte d’éolienne qui fabrique de l’énergie propre à faible coût, silencieuse, sans vibration, esthétique, qui peut s’adapter à n’importe quel changement de direction du vent et qui peut s’implanter sur n’importe quel toit de maison.

11. Rav Bariach : a créé la porte de sécurité en acier, devenue un standard en Israël. Son blocage géométrique dont les cylindres s’étendent à partir de points différents dans le cadre de la porte, est aujourd’hui vendu sur les cinq continents de la planète.

12. BriefCam : système de vidéo-synthèse qui permet de visionner des heures de vidéosurveillance en quelques minutes en résumant les images aux principaux mouvements. Un gain de temps considérable pour des enquêteurs qui doivent visionner des centaines d’heures d’enregistrement pour retrouver un suspect potentiel.

13. GridON : système ayant pour but de réduire les conséquences des défauts de courant sur les réseaux d’électricité et de promouvoir la flexibilité dans les procédures de distribution.

14. Better Place : idée de l’Israélien Shai Agassi qui a modélisé une grille de voitures utilisée à présent dans le monde entier.

15. Intel Israël : la branche israélienne d’Intel a changé la face du monde de l’informatique avec le processeur 8088 (le «cerveau» du premier PC), MMX et la technologie mobile Centrino. Les ingénieurs israéliens d’Intel dans les années 1990 ont du toutefois convaincre les patrons, sceptiques, de l’efficacité de la technologie MMX, une innovation visant à améliorer le traitement informatique. Celle-ci est aujourd’hui considérée comme un point central dans l’histoire de l’entreprise.

16. La clé USB : l’omniprésent petit appareil de stockage portable fabriqué par SanDisk, a été inventé par Dov Moran sous l’apparence d’une version améliorée du disque et de la technologie de la disquette grâce à l’utilisation de la mémoire flash et une interface USB permettant la connexion aux ordinateurs personnels.

17. TACount : système de microbiologie fonctionnant en temps réel qui permet la détection et le comptage des micro-organismes nuisibles en l’espace de quelques minutes. La méthode classique de culture cellulaire prend entre plusieurs heures et quelques jours. La technologie s’applique au contrôle des boissons, des eaux usées, des produits pharmaceutiques et à celui de la production alimentaire.

18. Solaris Energy : a innové de façon écologique et économique en créant des panneaux solaires flottant, permettant ainsi d’économiser l’utilisation de terres précieuses pour l’agriculture. L’évaporation qui s’échappe des réservoirs est par ailleurs contrôlée.

19. HydroSpin : développe un système de tuyauterie interne qui fournit de l’électricité pour la surveillance des eaux et des systèmes de contrôle dans les zones reculées et emplacements sans accès à l’électricité.

20. Le Centre de recherche Volcani du ministère de l’Agriculture et du Développement rural : vise à améliorer les systèmes existants de production agricole en introduisant de nouveaux produits, procédés et équipements. La recherche fondamentale et appliquée est menée dans six instituts et deux centres de recherche régionaux par plus de 200 scientifiques, 300 ingénieurs et techniciens.

21. Rosetta Green : une entreprise créée en 2010 dérivée de la division agro-biotechnologie de Rosetta Genomics qui développe des sortes de plantes améliorées pour l’agriculture et les industries des biocarburants en utilisant des gènes uniques appelés microARN.

22. Mazor Robotics’Spine Assist et autres robots chirurgicaux : ont révolutionné la chirurgie du rachis en offrant une procédure bien plus précise et en recourant à bien moins de radiation que le procédé habituel.

23. Le moniteur cardiaque optique développé par le professeur Ze’ev Zalevsky de l’université de Bar-Ilan University ProfZe’ev : technologie médicale révolutionnaire utilisant une caméra rapide et une petite source de lumière laser.

24. Elya Recycling : a développé et breveté une méthode innovante pour le recyclage du plastique basée sur des ingrédients naturels. Cette méthode permet de produire de la matière première utilisée dans la production de sacs à main en utilisant 50% d’énergie en moins que les méthodes de recyclage actuelles.

25. Like-A-Fish technologies : système unique au monde qui permet d’extraire de l’air à partir d’eau et ainsi de respirer sous l’eau sans les appareils traditionnels de plongée.

26. Itamar Medical’s WactchPAT : appareil de diagnostic mobile approuvé par la Food and Drugs Administration américaine qui permet le suivi du traitement de l’apnée du sommeil dans la chambre même du patient plutôt que dans une clinique.

27. Zenith Solar : a développé un système photovoltaïque à haute concentration et facilement extensible.

La technologie est fondée sur un design unique et des propriétés optiques brevetées pour extraire le maximum d’énergie en utilisant le moins de place possible.

28. AFC (Active Flow Control) : créé à l’Université de Tel Aviv sous la forme d’un système intelligent mélangeant air et gaz afin de remplacer les technologies existantes.

29. L’imagerie de renseignement spatiale (IMINT), créée par Elbit Systems, connue sous la désignation de « caméra spatiale », c’est-à-dire un système compact et léger, d’observation électro-optique pour le gouvernement, les sites commerciaux et scientifiques.

30. Turbulence : le premier film interactif. C’est également le nom de l’entreprise crée par le professeur Nitzan Ben-Shaul de l’Université de Tel Aviv. La technologie permet au spectateur de choisir la suite de l’intrigue du film en appuyant sur les touches d’un PC, Mac ou iPad à différents moments de l’action.

31. Decell Technologies : leader mondial de la transmission en temps réel d’informations sur la circulation routière en se basant sur le suivi de la localisation des téléphones portables et des GPS. Le système est aujourd’hui intégré dans les principaux systèmes de navigation, les services de gestion de flotte, les opérations de cartographie ainsi qu’au sein des chaînes d’informations de plusieurs pays dans le monde.

32. NDS VideoGuard Technology : système de technologie avancée offrant un accès payant au téléspectateur à certains programmes afin de mixer attractivité de l’offre et protection de l’œuvre de l’auteur.

33. PrimeSense : révolutionne l’interaction avec les appareils numériques en leur permettant de «voir» en trois dimensions et de transférer le contrôle des télécommandes et manettes sur les mains et le corps.

34. Takadu : fournit des logiciels de surveillance pour les services d’eau. Le produit offre en temps réel un système de détection et de contrôle des événements sur le réseau tels que des fuites, des éclats, des entrées sur des zones interdites et des manques d’efficacité.

35. Indigo Digital Printing Presses de Hewlett Packard (HP) : technologie pour l’impression dans le commerce, le courrier, la photo, les publications, les étiquettes, les emballages souples et les boîtes pliantes. Sa capacité d’impression permet de créer des tirages personnalisés, de modifier le texte, d’insérer des images sans avoir à arrêter la presse.

36. Cubital Ltd : a créé des prototypes de machines permettant de visionner en 3D le travail d’ingénieurs directement depuis leur écran d’ordinateur. La technologie est aujourd’hui utilisée dans l’industrie de l’automobile, de l’aérospatiale, du médical ainsi que dans les instituts de recherche.

37. Zomet Institute : basé à Jérusalem, l’institut à but non lucratif mêle rabbins, chercheurs et ingénieurs afin de trouver des solutions pratiques aux problèmes du quotidien tout en respectant le shabbat, le jour du repos hebdomadaire dans le Judaïsme, c’est-à-dire sans utiliser l’électricité. L’institut a notamment créé des détecteurs de métaux, des jeeps, des ascenseurs, des chaises roulantes électriques et des machines à café qui peuvent être utilisés pendant le shabbat. Les technologies sont à présent implantées dans les chaînes d’agro-alimentaire, dans l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv ou encore au sein de la 10ème chaîne de télévision israélienne.

38. EarlySense : solution de monitoring en continu qui permet aux hôpitaux de surveiller et d’enregistrer les pulsations par minute du cœur d’un patient, sa respiration, ses mouvements à distance sans contact physique grâce à un appareil placé sous le matelas.

39. TourEngine : entreprise à l’origine d’une stratégie de gestion de la chaleur permettant de réduire considérablement l’utilisation de carburants et les émissions de gaz.

40. Le supraconducteur limiteur de défaut de courant : conçu pour limiter les courts-circuits. Le système a été mis au point par RICOR Cryogenics et Vacuum Systems avec la coopération de l’institut de la supraconductivité de l’Université Bar Ilan.

41. Heliofocus : a développé une solution unique pour fournir de l’énergie solaire en utilisant l’air comme un fluide caloporteur.

42. Transbiodisel : produit du biodiesel à base d’enzymes catalyseurs (biocatalyseurs) à la place des catalyseurs chimiques utilisés actuellement pour la production de biodiesel

43. SolarEdge : a créé un module qui optimise chaque maillon d’une chaîne solaire photovoltaïque, en maximisant la production d’énergie tout en la surveillant en permanence pour détecter les défauts et empêcher un éventuel vol.

44. Le système des molécules captives en 3D : développé par trois professeurs de l’Université de Bar Ilan. Système qui permet de visualiser en trois dimensions une protéine et ses interactions avec le corps humain.

45. Panoramic Power : fournit une solution qui permet aux entreprises de surveiller leur organisation, réduire leurs dépenses opérationnelles et d’énergie.

Cet article a paru sur le site IsraelValley.

 

UN TAG ANTISÉMITE SÈME L’ÉMOI DANS LE XVIIIeARR. | JFORUM

Un tag antisémite sème l’émoi dans le XVIIIe arrondissement de Paris

Un tag antisémite sème l'émoi dans le XVIIIe arrondissement de Paris

Ce jeudi matin, la porte d’un immeuble de la rue Ordener, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, était marquée d’un tag antisémite, accompagné d’une croix celtique. Un habitant du 3e étage se sent visé par cet acte injurieux.

Les habitants de la rue Ordener dans le XVIIIe arrondissement de la capitale on découvert avec effroi un message antisémite tagué à la peinture noire sur la porte d’entrée de leur bâtiment. Le tag: «Ici vivent des ordures juives», «notamment au troisième» était accompagné d’une croix celtique souvent utilisée par des groupes néonazis. C’est une journaliste du journal Libération , Marie Ottavi qui a signalé la première, sur le réseau social Twitter, l’inscription, rapidement effacée par les services de la mairie de Paris. Une enquête de police est en cours, mais les locataires restent très inquiets par cet incident. En particulier ceux du troisième étage, directement visés par l’inscription.

Julien Barclla est l’un d’eux. Il a emménagé dans l’immeuble il y a trois semaines avec sa compagne. C’est elle qui l’a averti vers midi après avoir rencontré des journalistes en bas de chez elle, l’informant de l’existence du tag, déjà effacé. En voyant la photo de l’inscription, Julien Barclla a tout de suite reconnu le «symbole néonazi». «Avant, nous habitions à Berlin, donc ce symbole nous le connaissons bien» raconte ce Brésilien d’origine italienne qui se souvient avoir été menacé en Allemagne par des hommes le pensant de confession juive. «Ma femme a eu très peur ce matin et nous sommes tous les deux assez inquiets».

Une possible vengeance

Il raconte: «Au début, on s’est dit qu’on pouvait être visés par l’inscription antisémite, mais notre voisin de palier nous a dit qu’il était sûr d’en être la cible». Ce dernier a porté plainte, pensant à une vengeance: «J’ai eu une altercation avec un homme en avril dernier. Il m’a demandé de l’argent, j’ai refusé. Il s’est mis à m’insulter et je me suis rendu compte qu’il me suivait. En rentrant chez moi, je me suis mis à ma fenêtre pour fumer une cigarette et j’ai vu que l’individu était toujours là et qu’il me fixait. Ensuite, ça m’est sorti de l’esprit».

«QU’EST-CE QUE ÇA VA ÊTRE LA PROCHAINE ÉTAPE ? IL VA M’ATTENDRE AVEC UN COUTEAU ?»

UN HABITANT DE L’IMMEUBLE, QUI SE DIT VISÉ PAR LE TAG ANTISÉMITE

Trois semaines plus tard, on tente, à deux reprises, d’incendier la porte de l’immeuble. Il ne fait pas le rapprochement. Mais quand il découvre le tag ce jeudi matin, l’homme se sent immédiatement visé et porte plainte. «Qu’est-ce que ça va être la prochaine étape? Il va m’attendre avec un couteau?» s’inquiète-t-il. Une enquête menée par le service de l’accueil et de l’investigation de proximité (SAIP) du XVIIIe est en cours pour trouver l’identité du malfaiteur qui serait donc, selon les habitants de l’immeuble, la même personne qui a tenté d’incendier la porte.

Sur Twitter, le maire du XVIIIe arrondissement, Éric Lejoindre, a affiché son soutien, déclarant: «Je condamne avec la plus grande fermeté les ignobles messages antisémites retrouvés ce matin. La haine et le rejet de l’autre n’ont jamais eu leur place dans le 18ème et ne l’auront jamais. J’espère que le.s auteur.s seront arrêtés rapidement et qu’ils seront fermement condamnés». La marie de Paris, Anne Hidlago, s’est, elle aussi, exprimée.

ANNE HIDALGO

@ANNE_HIDALGO

AU LENDEMAIN DE LA DISPARITION DE LA GRANDE MARCELINE LORIDAN-IVENS, CET ACTE ABJECT NOUS RAPPELLE QUE L’ANTISÉMITISME PERDURE ENCORE, ICI MÊME, AU CŒUR MÊME DE PARIS. SOYONS TOUS MOBILISÉS POUR LE COMBATTRE. MA DÉTERMINATION EST TOTALE. TOUT MON SOUTIEN À LA COMMUNAUTÉ JUIVE.

Marie Ottavi@marie_ottavi

VOILÀ, ON EST EN 2018, RUE ORDENER À PARIS ET ON VIT UN CAUCHEMAR ÉVEILLÉ

Voir l'image sur Twitter
Source: Jforum

Histoire. Le 17 septembre 1978 Begin et Sadate signent les accords de paix. – IsraelValley

Histoire. Le 17 septembre 1978 Begin et Sadate signent les accords de paix.

Nathalie Sosna-Ofir : « Seuls des hommes courageux peuvent faire la paix… c’était le 17 septembre 1978, il y a 40 ans jour pour jour, à Camp David… Begin et Sadate signaient les accords de paix israélo-égyptiens ».

Selon le journal La Croix : « Quarante ans après les accords de Camp David, Israël et l’Egypte vivent une paix « froide », les relations diplomatiques entre Etats n’ayant pas réussi à réchauffer les sentiments de la population égyptienne envers ses voisins israéliens. »

Il existe toujours une barrière psychologique entre nous et le peuple israélien », reconnaît l’ancien député Mohamed Anouar al-Sadate. En cause, selon ce défenseur des droits de l’Homme, l’occupation continue par Israël des Territoires palestiniens.

Dans son bureau en banlieue cossue du Caire, il arbore toutefois fièrement un portrait de son oncle, le défunt président Anouar al-Sadate qui osa briser un tabou et accepter, le 17 septembre 1978, un accord de paix avec Israël lors de la conférence de Camp David, aux Etats-Unis.Ce geste lui valut d’être mis au ban par d’autres pays arabes. Trois ans plus tard, Anouar al-Sadate fut assassiné par des extrémistes ».

Menahem Begin (né Mieczysław Biegun le à Brest-Litovsk – mort le  à Jérusalem) est un homme d’État israélien. Il est Premier ministre d’Israël de  à . Begin négocie les accords de paix de Camp David avec le président égyptien Anouar el-Sadate, sous la médiation américaine du président Jimmy Carter. Il est alors convenu du retrait de Tsahal de la péninsule du Sinaï, restituée à l’Égypte. Ces accords, qui concrétisèrent le principe diplomatique d’échange « Territoires contre Paix », valent aux deux négociateurs le prix Nobel de la paix en 1978. Les négociations continuent jusqu’à la signature du traité de paix israélo-égyptien de 1979.

Né à Brest-Litovsk à une époque où la vie des juifs y était très dynamique, Begin reçut une éducation combinant l’étude religieuse traditionnelle de la Torah et des études laïques ; il fréquenta notamment le mouvement de jeunesse juive sioniste de gauche hachomer hatzaïr. Il conserva toute sa vie l’application des principes religieux et resta proche du judaïsme rabbinique orthodoxe. Cela lui valut d’ailleurs le pseudonyme de « rabbi Haim Sussover » des années plus tard lorsqu’il luttait au sein de l’Irgoun contre le pouvoir britannique en Palestine. Le père de Menahem Begin était un leader de sa communauté et un sioniste convaincu, admirateur de Théodore Herzl. Les parents de Begin périrent au cours de la Shoah.

Begin finit ses études de droit à l’université de Varsovie en 1935. Mais le grand tournant de la vie de Begin fut sa rencontre avec Vladimir Jabotinsky, le fondateur du Sionisme révisionniste anti-socialiste et du mouvement de jeunesse Betar. Jabotinsky marqua beaucoup le jeune Begin. Begin intègre le Betar dès sa création en 1928 puis en prend la tête en 1939, malgré quelques désaccords avec Jabotinsky, qui meurt en 1940.

Cela marque les débuts de l’engagement politique de Begin. En 1939 il s’enfuit à Vilnius ville faisant alors partie de la Pologne jusqu’à l’invasion de ce pays par l’Allemagne nazie. Le 20 septembre 1940, il est arrêté par le NKVD et détenu à la prison Lukiškės à Vilnius. Accusé d’être un agent de l’impérialisme britannique, il est alors condamné à 8 ans de Goulag, puis transféré le 1er juin 1941 au camp de travail de Petchora en Sibérie, expériences racontées plus tard dans son autobiographie. Libéré après la signature des accords Sikorski-Maïski en août 1941, il s’engage dans l’armée polonaise en Union soviétique, armée placée sous le commandement du général Władysław Anders. Évacué d’URSS avec le gros de cette armée, début 1943, il transite par l’Iran, l’Irak, puis la Palestine où s’organise le 2e Corps polonais. Caporal à la 5e division d’infanterie polonaise, il déserte en septembre 1943 comme 3 000 autres soldats juifs alors que leur unité stationnait en Palestine.

Un nouveau programme scolaire palestinien promeut la mort et le martyre | i24NEWS

Selon un récent rapport, un nouveau programme scolaire palestinien a été conçu pour “préparer les enfants palestiniens à rejoindre les rangs de la résistance contre Israël” et “promeut la mort et le martyre”.

Au cours de ces deux dernières années scolaires, l’Autorité palestinienne a mis en place un nouveau programme et a repensé les livres destinés aux élèves pour la première fois depuis l’année 2000, après les Accords d’Oslo.

En exclusivité, i24NEWS a pu se procurer une analyse des manuels scolaires pour les élèves du CP à la Terminale effectuée par l’Institut pour la Surveillance de la paix et la tolérance culturelle dans l’éducation scolaire (IMPACT-se).

Ce document révèle que l’élément de base de ce nouveau programme consiste à inciter les enfants palestiniens à “sacrifier leur vie au nom de la religion”. Le programme glorifie également le martyre et la résistance par la violence.

Le rapport y a décelé une “voix radicale qui couvre tous les aspects des idéologies nationalistes et islamistes” avec une “diabolisation violente d’Israël”, des “raisons antisémites” et un endoctrinement pour la libération de la Palestine par la violence ainsi que la destruction d’Israël.

Marcus Sheff, PDG d’IMPACT-se, a déclaré à i24NEWS que “la stratégie de l’Autorité palestinienne consiste à maintenir la flamme en éveil dans l’esprit de millions de jeunes Palestiniens qui seront ainsi prêts à agir violemment le moment venu”.

Ce rapport accuse l’Autorité palestinienne de faire figurer dans son programme “un endoctrinement à peine voilé” empreint de violence à plusieurs niveaux.

IMPACT-se
Palestinian children in fourth grade learn addition by adding the number of “martyrs” in the two intifadas against Israel, a report by IMPACT-se reveals
IMPACT-se

Par exemple, en mathématiques, les élèves de CM1 apprennent le calcul en comptant le nombre de “martyrs palestiniens” pendant les deux violentes intifadas contre Israël. En classe de Troisième, les collégiens apprennent la distribution des fréquences grâce au nombre de “martyrs” tués par Israël à Jérusalem au cours des années précédentes.

En cours de sciences, l’image d’un jeune garçon visant des soldats israéliens à l’aide d’une fronde illustre la Deuxième Loi du Mouvement de Newton.

Elle a pour but d’expliquer les concepts de puissance, de masse, de résistance à l’étirement et de mouvement circulaire. Un manuel de physique demande même aux élèves quelles “précautions de sécurité” ils doivent prendre en se servant d’une fronde.

Les élèves se familiarisent avec la notion d’hormones grâce à la description d’un combat contre l’armée israélienne et une histoire sur “l’agression sioniste” leur apprend ce qu’est la colonne vertébrale.

En cours d’arabe, les élèves de CP apprennent la lettre “hā” avec des mots tels que shahid (martyr), hujum (attentat), et harab (fuir).

Le programme comprend également de nombreux autres exemples d’incitation à la violence. On peut notamment lire dans un poème que les élèves apprennent en CE2 les vers suivants : “Je fais le vœu de sacrifier mon sang / d’emplir les terres du généreux / et d’éliminer de mon pays l’usurpateur / et d’annihiler les descendants des étrangers”.

Le rapport a découvert que, dans le programme, le “terrorisme est considéré comme un outil légitime pour les mouvements de libération”. Le terroriste Dalal Mughrabi, qui a participé au massacre de la route côtière de 1978 qui a fait 38 victimes israéliennes, dont 11 enfants, est célébré comme un “héros” et un “martyr”. Quant au massacre des Jeux Olympiques de Munich de 1972 au cours duquel des terroristes palestiniens ont assassiné 11 athlètes israéliens, il est décrit dans les manuels d’Histoire comme une “opération” faisant partie de la “résistance palestinienne”.

Le rapport d’IMPACT- se fait également état d’une augmentation des raisons antisémites invoquées dans le programme. Par exemple, en cours d’éducation islamique, les élèves apprennent que les Juifs ont tenté de tuer le Prophète Mahomet.

IMPACT-se
A Palestinian science textbook teaches Newton’s Second Law through the image of a child targeting soldiers with a slingshot, a report by IMPACT-se reveals.
IMPACT-se

Le rapport met en lumière une “diabolisation violente d’Israël”: le pays est d’ailleurs souvent décrit en tant qu’”occupation sioniste”. Un manuel de mathématiques propose même aux enfants de calculer la superficie du désert du Néguev en tant que proportion du territoire de Palestine.

L’Union européenne est le principal donateur à l’Autorité palestinienne et subvient largement aux salaires des enseignants. Les auteurs du rapport sont décidés à présenter ces preuves aux donateurs européens afin d’exhorter les Palestiniens à cesser cette incitation à la haine.

“Puisque ce sont eux qui financent, ils ont le droit de suggérer et d’insister sur le fait que la haine ne doit pas figurer au programme et que des valeurs positives comme la paix doivent y figurer”, a déclaré à i24NEWS Marcus Sheff, PDG d’IMPACT-se.

Nous avons tenté de joindre le ministre de l’Education palestinien mais il n’a pas répondu.

Eylon Levy est journaliste d’investigation pour i24NEWS en anglais

Le BNVCA condamne avec force les inscriptions manifestement antisémites peintes sur la porte d’un immeuble rue Ordener Paris 18ème

Le BNVCA condamne avec force les inscriptions manifestement antisémites peintes sur la porte d’un immeuble Rue Ordener Paris 18 ème. “ICI VIVENT DES ORDURES JUIVES- NOTAMMENT AU TROISIEME”.

De toute évidence, l’auteur des faits connait la famille juive visée dans cet immeuble.

Selon les informations recueillies par le BNVCA, il pourrait s’agir de l’immeuble situé au numéro 36 de la rue Ordener.

Le BNVCA saisit la Police du 18 ème arrondissement afin qu’elle enquête rapidement pour identifier et interpeller les lâches auteurs de cette infamie.

Le BNVCA constate que l’antisémitisme se manifeste au plus près du domicile des citoyens de confession juive.

 

Le Président

Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

SAISON FRANCE ISRAËL 2018 A PARIS DU 21 AU 23 SEPTEMBRE 2018

Gastronomie : Israël au Village international de la gastronomie et des cuisines populaires au Champ de Mars Du 21 au 23 septembre 2018

 

 

Découvrez la gastronomie israélienne au pied de la Tour Eiffel 

Exposition : Quelque part dans le Désert de Ron Amir au Musée d’Art moderne de la Ville de Paris
Du 14 septembre au 2 décembre 2018

Le musée d’Art moderne de la Ville de Paris accueille l’exposition « quelque part dans le désert » du photographe israélien Ron Amir présentée au Musée d’Israël à Jérusalem en 2016. Composée de trente photographies en couleur grand format et de six vidéos, l’exposition évoque les conditions de vie de réfugiés venus du Soudan et de l’Erythrée….Lire la suite

 

Exposition : Thicket et performances de Maya Dunietz au Centre Pompidou
Du 26 septembre 2018 au 4 février 2019

A l’occasion de la saison France-Israël, le Centre Pompidou présente Thicket de l’artiste Maya Dunietz au sein de ses collections permanentes au niveau 4 du Musée national d’art moderne. Sculpture et dispositif, installation composée de 10 000 écouteurs composant un immense « nuage acoustique » à la croisée du son et de l’image, l’œuvre incarne l’heuristique propre à la pratique de l’artiste...Lire la suite

 

Exposition : Histoire dans la pénombre et rétrospective cinématographique Douce sueur de Roee Rosen au Centre Pompidou
Jusqu’au 29 octobre 2018

  

L’exposition Histoires dans la pénombre présente deux œuvres majeures – The Blind Merchant (1989-1991), récit alternatif au Marchand de Venise de Shakespeare donné par un usurier aveugle, et Vladimir’s Night (2011-2014), traité politique sur les dangers de la fétichisation de l’objet – accompagnées d’un film plus récent, The Dust Channel (2016), opérette sur la purification dans toutes ses acceptions…Lire la suite 

Théâtre : 23 Thoughts about conflict, Worst Case Scenario au Théâtre de la Villette
Le 28 et 29 septembre 2018

En vingt-trois courtes séquences mêlant théâtre, musique et acrobatie, Danielle Cohen Levy et Namer Golan donnent corps au quotidien de jeunes trentenaires à Tel Aviv et aux situations de conflits universels ou personnels qu’ils traversent…Lire la suite

 

Copyright © 2018 Ambassade d’Israel, All rights reserved.
Ambassade d’israel

Our mailing address is:

Ambassade d’Israel

3 Rue Rabelais

Paris 75008

France

Add us to your address book

Want to change how you receive these emails?
You can update your preferences or unsubscribe from this list

Email Marketing Powered by MailChimp

SEINE-SAINT-DENIS : NOUVEAU LABORATOIRE IDÉOLOGIQUE DE ANTISÉMITISME DÉCOMPLEXÉ

Tribune. Selon le professeur d’histoire Kevin Bossuet, la Seine-Saint-Denis est aujourd’hui devenue le laboratoire idéologique du “nouvel antisémitisme”

Alors qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la Seine-Saint-Denis est progressivement devenue une terre d’asile pour un bon nombre de familles juives venues principalement du nord de l’Afrique, elle s’est aujourd’hui, pour nos compatriotes juifs, très largement transformée en un territoire hostile. En effet, on ne compte plus le nombre d’actes antisémites qui ont, dans ce département, récemment fait la une de l’actualité. Il faut dire que l’arrivée massive d’une population en provenance du monde arabo-musulman, que la France n’a en partie pas su correctement assimiler, aura été pour un certain nombre de juifs le début d’une longue descente aux enfers dont beaucoup ont réussi à se sortir en s’exilant. Nous sommes ici bien loin des contes pour enfants que nous narraient jadis les partisans du multiculturalisme et du sans-frontiérisme au sein d’associations ou de partis politiques tels que le Parti Socialiste ou SOS Racisme.

Au cours de ces dernières années, les vagues migratoires ont été telles que l’islam est aujourd’hui devenu la première religion de la Seine-Saint-Denis. Déjà en 2009, les démographes Michèle Tribalat et Bernard Aubry avaient démontré que dans le 93, les jeunes de moins de 18 ans originaires du Maghreb, et donc pour la plupart musulmans, représentaient 39,2% du total des jeunes du département, et ceux en provenance du reste de l’Afrique 28,4 %. En janvier 2015, c’était au tour de Philippe Galli, alors préfet, d’estimer à 700 000 le nombre de personnes de confession musulmane sur ce territoire dont il avait la charge, soit 45% de la population totale. Sont-ils davantage, sont-ils moins nombreux ? Personne ne le sait vraiment dans la mesure où nous n’avons pas les outils juridiques et statistiques pour appréhender avec exactitude ce chiffre. Quoi qu’il en soit, pour l’Union des associations musulmanes de Seine-Saint-Denis, l’UAM 93, cela ne fait aucun doute : la population musulmane est majoritaire en Seine-Saint-Denis. Le recensement des lieux de culte vient d’ailleurs conforter cette idée. Alors qu’on évalue, sur ce territoire, à 160 le nombre de lieux de culte musulmans, le nombre des lieux de culte chrétiens est estimé quant à lui à 120 environ, et celui des lieux de culte juifs aux alentours de 35.

Par Auteur Kevin Bossuet  / Lundi 17 septembre 2018 à 11:49

Source : valeursactuelles

 

Politique | Nicolas Sarkozy à la grande synagogue de Marseille : l’antisémitisme “ne s’explique pas, mais se combat.” | La Provence

Nicolas Sarkozy à la grande synagogue de Marseille : l’antisémitisme “ne s’explique pas, mais se combat.”

Nicolas Sarkozy était l’invité d’honneur de la cérémonie des voeux du Nouvel an juif, organisée hier soir par le Consistoire, en présence de nombreux élus. Photos nicolas vallauri et F.T. mardi 18/09/2018 à 08h53

À Marseille, l’ancien Président a dénoncé l’antisémitisme depuis la grande synagogue.

 

Invité d’honneur de la communauté juive de Marseille hier soir à l’occasion de la cérémonie de l’an 5779 du calendrier hébraïque, Nicolas Sarkozy a délivré un message empreint de gravité. Dans la grande synagogue de la rue Breteuil comble, l’ancien président de la République a d’abord rappelé le sens de la laïcité qui fait que “personne n’est obligé de croire” mais qui “reconnaît l’apport des grandes religions à la culture française“, lançant sous les applaudissements : “La France a des racines chrétiennes et des racines juives.

Philosophe, Sarkozy a invité à “l’optimisme : regardez ce que la vie nous offre plutôt que ce qu’elle nous prend“. Avant une charge contre l’antisémitisme “qui ne s’explique pas, mais se combat“, pour s’interroger : “Notre modèle de civilisation va-t-il perdurer ? Vos parents n’ont pas baissé la tête devant les nazis au XXe siècle. Vous ne pouvez pas baisser la tête devant les nouveaux barbares du XXIe siècle.

Avant lui, Yves Moraine, représentant le maire LR Jean-Claude Gaudin, Martine Vassal, présidente LR du Département, et Renaud Muselier, patron LR de la Région, avaient eux aussi dénoncé l’antisémitisme et le terrorisme, et appelé à la lutte contre “l’empoisonnement des consciences“.

Tous ont promis l’intransigeance face aux menaces et de renforcer la sécurité de la troisième communauté juive d’Europe, qui compte ici quelque 60 000 âmes. Michel Cohen-Tenoudji, président du Consistoire israélite, et le grand rabbin Rehouven Ohana ont délivré un message de paix et souhaité que chaque Marseillais soit inscrit dans le Livre de la Vie pour l’année à venir. Michel Cohen-Tenoudji a par ailleurs surpris en annonçant la création d’un musée du judaïsme marseillais près de la grande synagogue.

On notait encore la présence de nombreux élus, du président du Crif, Bruno Benjamin, du président du Consistoire régional, Zvi Ammar, et de l’archevêque de Marseille, Mgr Pontier. La cérémonie s’est conclue par une vibrante Marseillaise. Yom Kippour.

Yom Kippour (le Grand Pardon) débutera ce mardi soir pour 25 heures de prière.

En visite au Mucem : “La politique, ce n’est pas ce que vous croyez”

Chacune de ses prises de parole est précédée d’un long sourire. Face aux caméras comme sur la terrasse du Mucem, Nicolas Sarkozy savoure de n’être plus “Sarko”. Et prend un malin plaisir à déjouer l’homme politique qu’il reste. Dans son cabinet à Paris, l’ancien président de la République reçoit beaucoup et se tient informé.

À Marseille, hier, comme à Aix dans la matinée, il privilégie les instants culturels. Au Mucem, il ne rate rien de l’exposition Ai Weiwei et jette un œil sur celle consacrée aux Français à table, où il se reconnaît sur une photo, avec Jacques Chirac en 1976. “La politique, c’est la vie, mais ce n’est pas ce que vous croyez“, glisse-t-il à ceux qui l’interrogent sur son implication.

L’ancien chef de l’État préfère évoquer ce Mucem qu’il a “voulu quand certains me demandaient des coupes budgétaires en 2008” ou sa campagne contre le cancer de l’enfant. “Mon engagement est là. On apprend des choses sur la vie, sur soi-même.”

Évidemment, la politique s’est invitée à sa table. Pour déjeuner, il a retrouvé au Pharo quelques ténors et députés de la majorité Les Républicains. L’occasion de leur redire la nécessité de “rester unis. J’ai toujours voulu rassembler“.

À l’orée des échéances européennes et municipales, le message est un mantra à droite. Dans l’après-midi, Nicolas Sarkozy a retrouvé le président de la Région Renaud Muselier dans son bureau. “Je voulais voir mes amis. Même si on n’a pas toujours les mêmes candidats, l’amitié est rare en politique. Alors je viens remercier mes amis, sourit-il. Il n’y a aucune raison que je me coupe d’eux. Ce n’est pas mon genre de jeter mes amis à la poubelle. Mais ce n’est pas pour cela que je me projette politiquement.” Même s’il reste, selon les enquêtes d’opinion, celui qui incarne le mieux la droite chez les électeurs.

Source : Laprovence

 

BELGIQUE : NEWSLETTER DE LA LIGUE BELGE CONTRE L’ANTISÉMITISME | (LBCA)

QUI EST VRAIMENT SCHILD EN VRIENDEN? 

En Flandre, le mouvement conservateur de droite «Schild & Vrienden» (Bouclier & Amis) fait depuis le 5 septembre l’objet d’une vive polémique. Le groupuscule a été infiltré pendant 6 mois par les journalistes du magazine Pano (VRT). L’enquête minutieuse met en lumière les pensées racistes, sexistes et antisémites véhiculées par ce groupement dirigé par son fondateur Dries Van Langenhove.

Ce reportage a fait l’effet d’une bombe en Flandre et fait trembler la classe politique. Une enquête judiciaire a déjà été ouverte par le parquet de Gand. Cette enquête stupéfiante est diffusée en exclusivité en Belgique francophone dans Questions à la Une

“HEIL HITLER” ET L’AIGLE NAZI SUR SON BICEPS 

Le chauffeur de bus de la Stib a été viré à cause de ses tatouages, dévoilés lors de la canicule.

La Société des transports intercommunaux de Bruxelles a licencié, lundi, un membre de son personnel qui, au plus fort de la canicule, s’est présenté vêtu d’un short et d’un marcel à une réception entre collègues, donc pas au volant, organisée au dépôt Delta de la Stib, à Auderghem.

La tenue n’intervient en rien dans le licenciement d’Olivier B. Sauf qu’elle a révélé à tous que le chauffeur de bus portait sur le biceps gauche des tatouages relatifs à l’idéologie nazie.

Le symbole 88 est un signe de reconnaissance néonazi: «8» étant la huitième lettre de l’alphabet, «88» = «HH» = «Heil Hitler», il s’agit du salut à Hitler, le salut nazi. Sur son biceps, le chauffeur a aussi fait tatouer l’emblème du NSDAP, l’aigle du parti nazi, un symbole connu des adhérents de l’idéologie politique du national-socialisme.

Il a d’autres tatouages à l’épaule droite mais ceux-ci n’ont pas pu être photographiés. Enfin, celui qui a discrètement pris les photos croit avoir vu aussi un «soldat SS» tatoué sur sa jambe.

La Ligue belge contre l’antisémitisme a rencontré jeudi dernier Brieuc de Meeus, le CEO de la Stib. Et lundi, le chauffeur était licencié.

 

 

Source : lbca

DES HABITANTS DE GAZA FUSTIGENT LE HAMAS DANS UNE VIDEO | i24NEWS

Le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, le général Kamil Abu Rokun, a publié lundi une vidéo sur la page Facebook de COGAT en arabe dans laquelle des habitants de Gaza témoignent que l’organisation terroriste du Hamas reste la principale cause de la situation dans l’enclave.

“Nous ne pouvons pas continuer. Nous avons suffoqué. Les gens sont morts”, pleurent des habitants.

VISIONNEZ LA VIDÉO EN CLIQUANT ICI

“Pendant des mois, les dirigeants du Hamas ont exigé que vous veniez chaque vendredi dans la zone de la barrière de sécurité, mettant votre vie en danger pour de violentes émeutes et des manifestations inutiles. Blessé et ayant besoin d’aide, le Hamas vous abandonne et ne prend même pas la peine de vous fournir un traitement comme vous le témoignez vous-même dans la vidéo suivante,” a écrit le major-général Abu Rokun aux habitants de Gaza.

“Si vous recherchez les responsables de votre situation difficile dans la bande de Gaza, la réponse est très claire”, a ajouté le coordinateur des activités gouvernementales.

Depuis le 30 mars, 179 émeutiers palestiniens, incluant de nombreux membres d’organisations terroristes, sont morts lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la frontière.

Israël accuse le Hamas, le mouvement terroriste islamiste qui contrôle la bande de Gaza, d’orchestrer les manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière pour éviter des infiltrations de Palestiniens.

Source : i24NEWS

SHOAH: LA RESPONSABILITE DE LA POLICE DE VICHY | Jforum

Comment la police de Vichy s’est totalement soumise aux nazis Par Gaëlle Lebourg

Longtemps passée sous silence, taboue, la police de Vichy a pourtant eu un rôle déterminant dans la collaboration avec les Allemands.

Sans elle, ils n’auraient jamais été capables de rafler autant de Juifs de France. Dans un remarquable documentaire à voir sur France 3 le 19 septembre, Laurent Joly et David Korn-Brzoza reviennent sur l’histoire indigne de nos forces de l’ordre.

“La police française a réalisé jusqu’ici une tâche digne d’éloges”.

Cinq jours après la rafle du Vel’ d’hiv, le général en chef de la SS en France, Carl Oberg, acclame en ces mots les forces de l’ordre françaises. Elles viennent d’orchestrer et de réaliser une opération colossale, arrêtant 13 152 Juifs parisiens en quelques jours.

Peu connue, la police française est pourtant “la principale force du régime de Vichy” et “le principal atout de la Collaboration”, rappelle le documentaire La police de Vichy. Diffusé sur France 3 mercredi 19 septembre, en prime time à 20h55, ce film revient sur la proximité extrême des forces de l’ordre avec le régime nazi, jusqu’à la Libération.

Le brillant historien Laurent Joly y pointe une réalité déchirante : les flics français ont une grande responsabilité dans l’extermination des juifs. Sous l’état dictatorial de Pétain, c’est la police de Vichy qui a largement collaboré avec la Gestapo, raflé les Juifs, les réfugiés politiques, les communistes, les résistants, ou encore donné des noms d’otages à exécuter aux Allemands.

 

Un soldat SS avec un policier français. © Mémorial de la déportation 

Des camps d’internement en zone libre, surveillés par les Français

Car les forces de l’ordre françaises ont dépassé les attentes des Nazis. “Dès le premier jour [de l’occupation], l’occupant est surpris de l’esprit de collaboration étonnant des policiers français”, narre la voix off. Et cet esprit ne se tarira pas. Si “des dizaines des flics réputés antinazis sont arrêtés”, les hommes restant se mettent au pas d’Hitler, “sans complexe”. A la tête de la police, des activistes d’extrême-droite, des hauts fonctionnaires, ou des anticommunistes déterminés noueront des “arrangements criminels avec les Allemands”. 

Sans sourciller, le Ministère de l’Intérieur commence par ouvrir en zone libre des camps de concentration (pudiquement appelés “camps spéciaux”) pour y interner 40 000 Juifs étrangers. Uniquement surveillés par les forces de l’ordre françaises, les détenus vivent dans des conditions dramatiques. A l’hiver 1941, “dans le seul camp de Gurs, plus de 700 internés décèdent”. 

“Le pire est à venir”

Plus la guerre avance, plus l’épuration politique et raciale ira loin dans l’horreur. “Le pire est à venir”, conte le documentaire, compilant archives rares, vidéos de propagande et articles de journaux d’époque. En 1942, les forces allemandes dans l’Hexagone ne sont plus que 40 000 (trois fois moins que leurs collègues français), mais les chefs de Vichy n’en profitent pas pour freiner leur collaboration avec les Nazis. Bien au contraire.

Quand les hommes du Reich annoncent la déportation prochaine de 5 000 Juifs en zone occupée, le nouveau chef de la police René Bousquet leur fait savoir qu’“il y a aussi des milliers de Juifs étrangers en zone libre, et qu’il serait disposé à [leur] livrer”. Un mois plus tard, en juin 1942, les Allemands réclament ainsi la livraison de 40 000 Juifs de France. Cet objectif sera malheureusement dépassé. “A la fin de l’année 1942, 42 000 victimes ont quitté [l’Hexagone] à destination d’Auschwitz”.

“VICHY PRÉTEND S’ÊTRE ENTENDU AVEC L’OCCUPANT POUR SAUVER LES JUIFS FRANÇAIS. EN VÉRITÉ, IL EN A SACRIFIÉ DES MILLIERS.”

Prestation de serment des agents de police, faisant le salut fasciste au palais de Chaillot, à Paris, en janvier 1942 (photographie interdite par la censure). © LAPI / Roger-Viollet 

Le drame des enfants, une honte absolue

L’indignité des forces de l’ordre atteint son paroxysme lors de la rafle du Vel’ d’hiv’. Dans un premier temps, les Allemands n’avaient pas prévu de déporter les Juifs de moins de seize ans. Mais ce n’est pas de l’avis des policiers français, qui arrêtent 13 152 “Israélites”, dont 4 000 enfants.

Alors que le chef du gouvernement Laval avait prévu de livrer 24 000 Juifs aux Allemands, il rougit devant cet “échec relatif”. Et “insiste ainsi pour que les enfants soient déportés avec leurs parents”. Deux semaines plus tard, les Nazis donnent leur accord à la déportation des enfants. Si leurs parents ont déjà été envoyés dans les camps de la mort, “les enfants, dont plus de 800 ont moins de six ans, sont déportés sans eux, dans des wagons plombés”.

“LE DRAME DES ENFANTS A FAIT JOUÉ À LA POLICE ET À LA GENDARMERIE LE RÔLE LE PLUS HONTEUX DE LEUR HISTOIRE.”

“Tous ont tenté de justifier l’inacceptable”

A la fin de la guerre, à leurs procès, les responsables de Vichy n’hésitent pas à se cacher derrière des mensonges culottés, éhontés, martelant effrontément qu’ils ont sauvé des Juifs français. “Tous ont tenté de justifier l’inacceptable”. Avec talent, le réalisateur David Korn-Brzoza confronte les paroles fallacieuses des chefs de la police (incarnés par des comédiens) et les archives, ne laissant aucun doute sur leur culpabilité. Laval, Bousquet ou encore Darnand reprennent ainsi vie, cachés derrière un cynisme affligeant.

La reconstitution des paroles de René Bousquet, dans le documentaire La police de Vichy © PROGRAMM 33 

Jusqu’à la Libération, les arrestations de Juifs, mêmes français, se multiplieront. Début 1944, sous la houlette du nouveau Ministre de l’Intérieur Joseph Darnand, la terreur s’installe. Les policiers traquent, torturent et assassinent les résistants et réfractaires au Service du travail obligatoire (STO).

Les flics, valets de la Gestapo devenus miraculeusement résistants 

Mais après le Débarquement, le vent tourne chez les policiers. Sans pour autant déserter, “40% [d’entre eux] sont officiellement souffrants” en juillet 1944. Dans les combats pour la Libération de Paris, les flics sont en première ligne, et se joignent aux résistants. “Pourtant, parmi ces héros du jour, nombreux avaient jusque-là exécuté les pires ordres : arrêter des résistants, ou rafler des Juifs.”

Les combats de Paris suffisent toutefois à “laver l’opprobre”. En ces temps agités, le pouvoir gaulliste a besoin de forces de l’ordre, et “tourne la page de la collaboration policière”. La police sera quand même “le corps professionnel le plus épuré à la Libération”.

“PLUS DE 10 000 POLICIERS SONT SANCTIONNÉS, INTERNÉS OU JUGÉS. LES CHEFS DES BRIGADES SPÉCIALES, LES COMMISSAIRES ZÉLÉS, LES POURVOYEURS DE PELOTONS D’EXÉCUTIONS, SONT CONDAMNÉS À DE LOURDES PEINES.”

Si Laval est condamné à mort, certains réussissent à se faire oublier, comme René Bousquet. “Responsable des grandes rafles anti-juives”, il est acquitté en 1949 pour services rendus à la résistance. Il n’est inculpé qu’en 1993 pour complicité de crimes contre l’humanité, avant d’être assassiné par un déséquilibré la veille de son procès. Laurent Binet écrit dans son livre HHhH (Grasset, 2009) que ce “spectaculaire abruti” nous a ainsi privés du “procès du siècle”.

La Police de Vichy, de David Korn-Brzoza et Laurent Joly, sur France 3, le mercredi 19 septembre à 20h55.

LA VÉRITÉ SUR AHED TAMIMI « L’ICONE PALESTINIENNE » | Infoequitable

Le mythe Ahed Tamimi : trois faits peu connus sur « l’icône palestinienne »

On ne présente plus Ahed Tamimi. Et pourtant, on devrait… Invitée vedette de la Fête de l’Humanité du parti communiste puis attendue à plusieurs manifestations à travers la France, elle a été largement décrite par la presse comme une jeune fille qui aurait été envoyée en prison pour une simple gifle, sans gravité et quasiment justifiée puisque donnée aux soldats d’un pays qui opprimerait le sien. La réalité est différente et les faits suivants gagnent à être connus et partagés auprès du plus grand nombre.

 

1. Le rêve d’Ahed Tamimi n’est pas d’obtenir un Etat palestinien aux côtés d’Israël, mais de détruire l’Etat juif pour le remplacer par un unique 100% Etat arabe.

 

Le monde doit reconnaître la cause palestinienne. L’occupation n’est pas seulement le vol de terres. Nous nous opposons au racisme, au sionisme, à tout le système d’occupation et pas seulement aux colonies.

 

Lors d’un précédent voyage à Bruxelles, où le Parlement européen lui avait ouvert ses portes là aussi à l’initiative d’alliés d’extrême gauche, la jeune mais déjà chevronnée activiste avait bien expliqué que sa lutte « contre l’occupation et la colonisation » n’était pas uniquement contre la présence de Juifs israéliens en Cisjordanie (Judée Samarie). Ca, c’est ce que les occidentaux candides croient comprendre. C’est au sionisme lui-même qu’Ahed et ses soutiens s’opposent : c’est-à-dire au droit à l’autodétermination du peuple juif.

Son père, qui travaille de concert avec elle, l’a confirmé le jour où il a déclaré qu’« Israël est une grande colonie ». En clair, pour les Tamimi, un Juif habitant à Tel Aviv ou à Eilat est un « colon ». Le but des Tamimi est de mettre les Juifs dehors, par tous les moyens y compris les plus violents. Quand les journalistes prônent la « solution à deux Etats » et font dans le même temps l’éloge d’Ahed qui, elle, milite pour que tout le territoire soit arabisé, le lecteur doit se poser la question de leur cohérence.

 

AHED TAMIMI AU PARLEMENT EUROPÉEN AUX CÔTÉS DE LEILA KHALED, ANCIENNE TERRORISTE PALESTINIENNE IMPLIQUÉE DANS PLUSIEURS DÉTOURNEMENTS D’AVIONS DANS LES ANNÉES 1960 (FACEBOOK)

 

Notons au passage que le village où habitent les Tamimi, Nabi Saleh, ne peut être décrit comme « occupé » si l’on considère que la Cisjordanie / Judée Samarie est gérée, tant qu’un autre arrangement n’est pas trouvé, selon les termes des Accords d’Oslo signés par Israël et par les Palestiniens. Nabi Saleh se trouve dans la zone B prévue par ces Accords : l’administration civile y est confiée à l’Autorité palestinienne et Israël gère la sécurité. Ce qui fait que la présence de soldats israéliens, qu’elle plaise ou non, y est parfaitement légitime.

 

2. La famille d’Ahed Tamimi, qui met en scène sa « lutte » contre les soldats israéliens, est composée de meurtiers.

On ne choisit pas sa famille. Mais l’esprit de « révolte » d’Ahed Tamimi est bel et bien celui de sa famille. Ses parents n’ont pas hésité à l’instrumentaliser dès son plus jeune âge. Sciemment habillée à la mode occidentale par un père impresario, tout est fait pour que la jeunesse puisse s’identifier à Ahed Tamimi qui avait déjà connu la « gloire » en 2012, alors pré-adolescente, pour une autre mise en scène dans laquelle elle levait son poing face à des soldats israéliens.

Or cette famille est violente – et pas seulement dans le langage. Des proches d’Ahed Tamimi ont du sang sur les mains. Sa tante Ahlam Tamimi est le cerveau d’un attentat commis en 2001 dans la pizzeria Sbarro de Jérusalem qui fit 15 morts, dont 7 enfants et une femme enceinte, et 130 blessés. Ahlam, dont il faut écouter le témoignage glaçant sur sa volonté de faire le plus grand nombre de morts possibles, ne s’est jamais repentie, bien au contraire. Le mari d’Ahlam est Nizar, un cousin, qui avait lui été condamné en 1993 avec un autre cousin, Saïd, pour le meurtre d’un Israélien brûlé vif, Haïm Mizrahi.

En 2012, Ahed et ses parents étaient présents au mariage de leurs cousins assassins, Ahlam et Nizar… Encore enfant, Ahed a été filmée au mariage en train de taper joyeusement dans ses mains (vidéo, passage à 1mn).

 

 

SOURCE: THETOWER.ORG

 

On compte par ailleurs d’innombrables preuves de la haine anti-juive des Tamimi dans leurs posts sur les réseaux sociaux.

 

3. Condamnée pour une simple gifle ? Faux : Ahed Tamimi prône ouvertement la violence et les journalistes le savent mais ils vous le cachent.

Passons outre le fait qu’Ahed Tamimi a donné toute une série de coups (coups de poing, coups de pied…) aux soldats et qu’elle y était encouragée par sa mère (quelle genre de mère met ainsi son enfant en danger ?) aux cris de “utrodo” (“اطرد”) – « expulse-les », « jette-les dehors ».

La condamnation d’Ahed Tamimi ne visait pas seulement cet incident, mais aussi les mots d’une extrême violence qu’elle a eus :

 

(…) que ce soient des attaques au couteau, des opérations de martyrs (c’est à dire des attentats-suicides à la bombe), des jets de pierres, tout le monde doit agir pour que nous puissions ainsi nous unir et permettre de faire passer notre message comme il convient, et atteindre l’objectif qui est la libération de la Palestine, si Allah le veut.

 

Ahed Tamimi a lancé cet appel à tuer les Juifs devant une caméra tenue par sa mère juste après l’incident (à partir de la 38e seconde dans la vidéo). L’incitation à la violence faisait partie des chefs d’inculpation de l’activiste, qui n’a pas été envoyée en prison juste pour une modeste gifle.

 

 

Les médias cachent systématiquement cette vidéo qui démolit complètement le narratif de la « non-violence ». InfoEquitable a démontré que BFMTV, comme d’autres organes de presse, le faisait en connaissance de cause.

Les médias n’ont pas non plus parlé du soutien qu’elle à affiché en août 2018 au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui partage avec elle l’objectif de détruire Israël : « Nous le soutenons tous et sommes fiers de lui », a-t-elle dit après avoir elle-même reçu le soutien du chef terroriste (vidéodont le mouvement a par le passé commis des attentats jusqu’en France (7 morts et 57 blessés à la rue de Rennes à Paris en 1986…).

 

Conclusion

Tous ces éléments parfaitement vérifiables sont connus de tout journaliste sérieux qui travaille sur le sujet. Ils sont aussi connus du Parti communiste français et des autres supporters de « l’icône de la résistance palestinienne ». Il ne faut pas perdre de vue que lorsque Ahed parle devant un public français à la Fête de l’Huma ou que les journaux lui tressent des louanges, le message de haine des Juifs parti de Nabi Saleh résonne à des milliers de kilomètres de là, en France où des Juifs ont déjà été tués pour « venger les enfants de Palestine » (le motif donné par Mohammed Merah pour son massacre à Toulouse). C’est un message dangereux qui peut susciter d’autres vocations similaires. Il est donc important de partager les éléments énoncés dans cet article auprès du plus grand nombre pour déconstruire le mythe érigé autour d’Ahed Tamimi.

Source: InfoEquitable

Vous appréciez le travail de veille et d’information d’InfoEquitable ? Aidez-nous à le poursuivre en faisant un don déductible de vos impôts à hauteur de 66 % des sommes versées. Chaque geste compte ! Suivez aussi InfoEquitable sur Facebook et Twitter.

Auteur : InfoEquitable. Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander ici une autorisation écrite préalable.

Image : capture d’écran YouTube – journal L’Humanité


.

Lettre ouverte au PCF et son Secrétaire National Monsieur Pierre LAURENT

Monsieur Pierre LAURENT

Secrétaire national du

Parti Communiste français

2 Place Colonel Fabien

75019 Paris

 

Drancy le 16 Septembre 2018

 

Monsieur le Secrétaire national,

 

Mon Bureau alerté par un grand nombre de correspondants, observe et prend acte que le

Parti Communiste Français que vous dirigez, appuyé par le quotidien l’HUMANITE a décidé d’inviter à la “Fête de l’Humanité” la jeune palestinienne Ahed TAMIMI pour témoigner du sort des milliers de prisonniers de son peuple enfermés dans les geôles d’Israël.

 

Nous rappelons que Ahad TAMAMI est sortie de prison en juillet dernier après 8 mois d’incarcération justifiée par son comportement agressif.

Monsieur le Secrétaire National à cette occasion, nous tenons à saluer la décision démocratique et courageuse d’Israël qui permet à Tamimi de voyager librement, quand bien même elle va abuser de cette liberté pour critiquer le Gouvernement de l’Etat juif et plaider en faveur de prisonniers qui ont pourtant du sang juif sur les mains.

Effectivement, la majorité sinon la totalité des détenus palestiniens ont été jugés coupables de meurtres ou tentatives d’attentats visant des cibles civiles, alors que le Hamas palestinien retient en otage des civils innocents.

Monsieur le Secrétaire National, nous considérons que le Parti Communiste Français s’honorerait en démontrant qu’il ne fait aucune discrimination en matière d’humanisme, entre les prisonniers qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens.

Monsieur le Secrétaire National, nous attendons du Parti Communiste Français et de vous-même que vous fassiez preuve d’humanité équitable en exigeant des palestiniens la libération de trois jeunes civils israéliens détenus par le Hamas à Gaza. L’un est juif d’origine éthiopienne, l’autre un bédouin musulman, le troisième un Israélien de confession musulmane, tous trois, égarés au-delà de la frontière et réputés de faible santé mentale.

 

Monsieur le Secrétaire National, nous aurions souhaité que vous eussiez mis à profit la Fête de l’Humanité au cours de laquelle vous défendiez les prisonniers palestiniens, afin évoquer aussi et condamner publiquement la situation de ces 3 civils israéliens détenus illégalement et abusivement à Gaza.

Le respect des droits de l’homme commande d’œuvrer sans délai pour la libération de MANGISTU, AL SAYED et Abou GHANIMA dont les familles sont sans nouvelles.

(Âgé de 30 ans, Mangistu est un citoyen juif israélien d’origine éthiopienne qui résidait dans la ville côtière d’Ashkelon. Le 7 septembre 2014, il est entré à Gaza en escaladant une clôture de barbelés près de la plage, sous l’œil d’une caméra qui le prouve. Un équipement technologique a par ailleurs fourni la preuve qu’al-Sayed, un citoyen palestinien d’Israël âgé de 29 ans de descendante bédouine résidant dans la ville d’al-Hura, dans le désert du Négéria, a bien traversé la frontière avec Gaza le 20 avril 2015. Le citoyen israélien, Jumaa Abu Ghanima, berger musulman, âgé de 20 ans, se serait rendu à Gaza en juillet 2016. Sa famille, préoccupée par sa santé mentale, affirme qu’il est entré involontairement à Gaza alors qu’il s’occupait des moutons de sa famille, près de la frontière)

Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de croire Monsieur le Secrétaire national à l’expression de mes meilleurs sentiments.

 

Le Président

Sammy GHOZLAN

0177384944

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TOURNANT AUX ETATS-UNIS: LA CAMPAGNE DU BDS SERA CONSIDÉRÉE COMME “ACTIVITÉ ANTISÉMITE” | Ifinfo.com

Encore une décision très importante et positive de l’Administration Trump concernant Israël. Dans le cadre de la lutte contre l’antisionisme qui se développe à pas de géant dans les universités américaines, le directeur du département de défense des droits du citoyen au ministère de l’Education, Kenneth Marcus, a modifié la définition du judaïsme telle qu’elle avait été interprétée par l’Administration Obama. De simple “religion”, le judaïsme sera désormais considéré également comme une origine ethnique. Les conséquences sont considérables. Selon la définition de l’ancienne administration, s’attaquer à Israël ne pouvait pas être considéré comme de l’antisémitisme. Dorénavant, les actes antisionistes ou les appels au boycott pourront être poursuivis pour antisémitisme.

 

En 2011, au temps de l’Administration Obama, une plainte avait déposée contre l’Université Rutgers (New Jersey) pour activités agressives du BDS au sein du campus, y compris l’invitation faite à Omar Barghouti, initiateur et animateur du BDS pour s’y exprimer. L’administration avait alors étudié le cas et avait décrété qu’il ne s’agissait pas d’activités antisémites, le BDS ne s’attaquant pas (officiellement) au judaïsme ni aux juifs. C’est cette anomalie qu’a voulu corriger l’Administration Trump.

Kenneth Marcus a écrit une lettre à l’Organisation sioniste mondiale, spécifiant qu’il considérera comme antisémite toute tentative de dénier au peuple juif le droit à l’autodétermination, qui prétendra que l’existence de l’Etat d’Israël est une forme de racisme ou qui emploiera des doubles standards entre Israël et d’autres pays démocratiques. L’OSM s’est félicitée de cette importante décision qualifiée de “pionnière”: “Souvent, les organisations de haine anti-israélienne tentent de convaincre qu’elles ne s’attaquent qu’au sionisme et à l’Etat d’Israël mais pas aux juifs, et qu’il s’agit dès lors d’activités légitimes. Mais tout le monde sait que ces activités sont le masque contemporain de l’antisémitisme classique”.

Dans les milieux gauchistes et pro-palestiniens américains, on comprend déjà que les activités anti-israéliennes seront plus difficiles car elles tomberont sous le coup de la loi contre l’antisémitisme qui est très sévère aux Etats-Unis.

Cette annonce a été faite deux jours à peine après que Washington ait annoncé la fermeture de la représentation de l’OLP à Washington et donné un délai d’un mois à la délégation de l’OLP de quitter les Etats-Unis.

Photo illustration

Source: lphinfo.com

 

 

YOM KIPPOUR : INVITATION A SUIVRE LES RECOMMANDATIONS DU GRAND RABBIN DE FRANCE HAIM KORSIA

Cette année la commémoration annuelle du 19 septembre organisée en hommage aux victimes des attentats terroristes par l’Association Française des victimes du terrorisme coïncide avec le jour de Kippour, Férié pour tous les juifs.

 

Afin de s’associer à cette manifestation le BNVCA invite toutes les communautés juives de France et toutes les synagogues à appliquer les recommandations du Grand Rabbin de France Monsieur Haïm KORSIA prescrites dans sa lettre du 14 Septembre 2018 (ci-dessous) dans laquelle il demande à tous les Rabbins de célébrer cet hommage national en récitant une prière particulière pendant l’office du Yom Kippour au moment de Yzkor (souvenir).

Lettre du Grand Rabbin Monsieur Haim KORSIA:

 

 

DISPARITION d’un homme de 68 ANS – 1 M 74 – Cheveux châtains – Barbu

 

 

 

Disparition le Mardi 11 Septembre vers 10H30 au niveau du 222 rue Gambetta Paris 20 éme, de monsieur Meyer ABITBOL 68 ans qui mesure 1 M 74, est barbu, ses cheveux châtains.

 

Il Porte une chemise à carreaux bleu et blanc et un pantalon noir.

 

Le mardi 11 septembre vers 9h après avoir quitté un appartement situé au 5 rue Charles Cros Paris 20 ème pour se rendre à son Hôtel situé au  222 avenue Gambetta Paris 20 ème, a été vu là bas pour la dernière fois vers 10H30.

 

Pour  information complémentaire cette personne est diabétique.

Il avait sur lui des papiers d’identité

 

 

Fiche signalétique

 

ABITBOL

 

MEYER

 

Né le 22/04/1950 au Maroc

 

Age 68 ans

 

NATIONALITÉ FRANÇAISE

 

Taille : 1m74

Cheveux châtains

Yeux noisette

A une  petite barbe

 

Porte une chemise à carreaux bleu blanc pantalon noir.

 

Signalement effectué à la police des Lilas (93) et au consulat de France à

Tel Aviv en Israël

 

Signes particuliers  a été opéré la veille et porte des cicatrices des opérations

Aurait été en état d’ébriété au moment de la disparition.

 

 

Informez  le BNVCA 06 63 88 30 29

 

France: la cause palestinienne est perçue de plus en plus négativement sur les réseaux sociaux #palestine | europe-israel

France: la cause palestinienne est perçue de plus en plus négativement sur les réseaux sociaux #palestine

Si la cause palestinienne est soutenue par le pouvoir et les médias, auprès de la population française, le sentiment est fortement négatif. Seuls 5 % des informations sur la Palestine intéressent les lecteurs contre 17 % qui votent sciemment contre.

La FRANCE sous influence

Le site talkwalker analyse en continu les réseaux sociaux et les interactions autour de thèmes précis.
Ici un rapport twitter / instagram sur le mot #palestine en France et le nombre d’auteurs. Cela permet de réaliser que la cause palestinienne sur les réseaux sociaux n’est animée que par 8400 personnes sur l’ensemble du territoire. Autant dire une goutte d’eau dans l’océan des tweets français. La force de la cause palestinienne réside en son soutien acharné par les différents gouvernements français, mariés au monde arabe.

Ce premier rapport révèle que la Palestine est perçue comme une cause négative pour de nombreux utilisateurs des réseaux sociaux.

MONDE : Une popularité sectaire

C’est sur le site hashtagify.me que l’on peut découvrir les influenceurs de la cause palestinienne.
Essentiellement de faux profils stratégiques, utilisant des photos de profils de juifs ultra-ortodoxes pour animer un flux à tendance islamo-nazie. Le fameux Aleph Jacquot, star des pro-palestiniens, faux profil, est retweeté régulièrement. Il sert évidemment de « caution juive » à une haine brute d’Israel.
On constate que la Palestine ne vit que d’alertes et de Breaking News alarmantes. Les auteurs des tweets maintiennent un état d’urgence disproportionné en comparaison aux dégâts réels sur le terrain.

UNE PROPAGANDE ESSENTIELLEMENT EN ANGLAIS et en ARABE

La langue la plus utilisée sur les réseaux sociaux est l’anglais, puis vient en seconde place l’arabe, le français est la troisième langue de propagande.

La cause palestinienne est une cause essentiellement racialiste qui malgré les efforts n’emportent que très peu de non musulmans / arabisants. Elle est menée par quelques influenceurs responsables en partie des dégâts générés lors d’émeutes.
Aux vues des statistiques ci-dessus, la cause palestinienne ne serait pas si médiatisée sans le soutien des médias officiels, derrière lesquels se placent les Etats et d’immenses intérêts financiers.

Article exclusif d’europe-israel.org  analyse des réseaux sociaux 

Non, Trump n’a pas séché les obsèques de McCain | La voix de nos maîtres

Non, Trump n’a pas séché les obsèques de McCain

Résultat de recherche d'images pour "trump golf"

C’est pourtant ce qu’on nous a laissé entendre.

Voici les titres de la presse :

« Donald Trump part au golf pendant les funérailles de John McCain » (BFMTV)

« Donal Trump se rend au golf pendant les funérailles de John McCain » (RTL)

« Pendant les obsèques de John McCain, Donald Trump joue au golf » (Paris Match)

« Grand classe, Trump se rend à son club de golf pendant les funérailles de McCain » (20 Minutes)

« Trump va au golf pendant les funérailles de McCain » (Le Figaro)

« Pendant les obsèques nationales de John McCain, Trump joue au Golf » (Le Huffington Post)

« Pendant les obsèques de John McCain, Donal Trump était au golf » (Ouest France)

Et voici ce que j’ai entendu sur France Info, en conclusion de deux reportages sur la cérémonie des obsèques de McCain :

« Trump, quant à lui, a préféré aller jouer au golf »

« Trump n’y était pas : pendant ce temps-là, il jouait au golf »

La première de ces deux citations relève clairement du mensonge et de la manipulation puisqu’elle est tout bonnement fausse. Mais les autres ne sont contestables que par leur implicite. Comme on n’imagine pas, a priori, que le Président des États-Unis pourrait n’avoir pas été invité aux funérailles d’un héros national, on pense d’emblée que c’est lui qui a choisi de ne pas s’y rendre. Et tout est fait pour que nous le pensions.

Évidemment, de la part de Trump, il y a une volonté de provoquer, voire de choquer, en ne s’associant ostensiblement pas à l’hommage rendu à John McCain. Il aurait pu rester dans son bureau, cela n’aurait pas eu le même impact.

Mais les titres tellement similaires et les commentaires médiatiques nous incitent à croire que Trump a boycotté la cérémonie des funérailles pour aller au golf, double provocation ! Ce qui n’est pas vrai : il n’y était pas invité, le défunt lui-même ayant indiqué ne pas souhaiter sa présence à son enterrement.

Je pense qu’un traitement adéquat aurait consisté à indiquer en titre que Trump était persona non grata aux obsèques de McCain, ce qui donnait d’emblée deux informations : son absence et la raison de cette absence. Il ne restait plus qu’à préciser, en fin d’article que le Président, n’étant pas convié à la cérémonie, était allé jouer au golf.

En effet, au-delà du titre, il faut observer le contenu des articles, et là, la déontologie est variable.

Ainsi, sous le titre très ironique de 20 Minutes, le journaliste précise d’emblée : « En même temps, John McCain avait fait savoir avant sa mort qu’il ne souhaitait pas que Donald Trump assiste à ses obsèques… »

En revanche, voici l’article de BFMTV :

De très nombreuses personnalités politiques, dont les anciens présidents Clinton, Bush et Obama, étaient rassemblées ce samedi dans la cathédrale de Washington pour les funérailles du sénateur républicain John McCain.

Quand on sait que seuls 20% des internautes lisent les articles jusqu’au bout…

Source : causeur.

Rene Levy

Trump : “J’ai un lien personnel avec le judaïsme”

Trump : “J’ai un lien personnel avec le judaïsme”

Le président américain Donald Trump s’est entretenu jeudi au téléphone avec des dirigeants juifs et a rappelé ses actions en faveur d’Israël et de la cause juive à l’occasion des vœux pour le Nouvel an juif, Roch Hachana.

Au cours de la conférence téléphonique, le dirigeant américain s’est félicité d’avoir tenu sa promesse électorale de transférer à Jérusalem l’ambassade américaine, l’extradition vers l’Allemagne du criminel de guerre nazi Jakiw Palij, le retrait des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme raison de son parti pris anti-israélien et du retrait américain de l’accord nucléaire iranien.

Trump a également rappelé la décision de son administration de retenir les fonds destinés à l’Autorité palestinienne jusqu’à ce que le chef de l’AP Mahmoud Abbas accepte de reprendre les négociations avec Israël.

“Le président a tenu toutes ses promesses électorales en faveur d’Israël et de la cause juive. Ses prédécesseurs ne l’ont jamais fait. Nous lui devons donc nos remerciements. Nous avons eu le privilège de recevoir les vœux du Président pour une bonne année”, a déclaré le rabbin Yaakov Menken. Directeur de la Coalition for Jewish Values, l’une des organisations invitées à participer à la conférence téléphonique.

Cette conférence téléphonique annuelle regroupe différents courants du judaïsme américain – libéraux, massorti (conservateurs), reconstructionnistes (1), ainsi que juifs orthodoxes. C’est véritablement devenu une tradition avec l’administration Obama, que les rabbins libéraux soutenaient à 100 %.

Selon un reportage de la chaîne israélienne Channel 10, le président Trump a également mentionné ses liens de parenté avec le judaïsme à travers sa fille Ivanka, son gendre Jared Kushner et les enfants du couple. “J’ai un lien personnel avec le judaïsme : Ivanka, Jared et leurs enfants”, a-t-il dit.

Restaurant juif attaqué en Allemagne : l’avocat Goldnadel clashe les médias français

Restaurant juif attaqué en Allemagne : l’avocat Goldnadel clashe les médias français

L’avocat Gilles-William Goldnadel a fustigé samedi l’empressement des médias français à accuser l’extrême droite allemande après l’attaque fin août d’un restaurant juif à Chemnitz.

“Quel bel empressement ! Quelle aimable sollicitude ! Ni Madame Halimi, ni l’affaire Corbyn, ni même la jeune juive allemande assassinée par un migrant n’avaient bénéficiées d’autant de célérité dans la publicité”, a-t-il dénoncé sur Twitter.

“Sur la chaîne publique islamo gauchiste Arte qui a spéculé hier sans preuves sur Chemnitz, il n’était pas question de montrer ça:”, a-t-il ajouté, en partageant une vidéo de 2016 d’une manifestation anti-israélienne en Allemagne dans laquelle des musulmans scandent “A mort les Juifs ! Vive Adolf Hitler ! Allah Akbar!”.

Un restaurant juif de Chemnitz a été la cible d’une attaque à caractère antisémite en marge d’une récente manifestation à l’appel de l’extrême droite dans cette ville allemande sous tension depuis deux semaines, ont indiqué samedi les autorités et le propriétaire de l’établissement. Les faits se sont déroulés dans la soirée du 27 août.

Selon la presse allemande, les auteurs de l’attaque étaient cagoulés et vêtus de noir. Les extrémistes islamo-gauchistes, anti-israéliens notoires et proches de la cause des “migrants”, qui provoquent les manifestants à Chemnitz, sont aussi cagoulés et vêtus de noir.

Les services de renseignements et le ministre allemand de l’Intérieur ont réfuté catégoriquement les allégations de la chancelière Angela Merkel sur de présumées chasses aux migrants par l’extrême droite sur le territoire allemand.

Chana Tova bonne année à toutes et à tous

A l’occasion Du Nouvel an Juif, le Bureau de Vigilance et son Président adressent  à tous nos meilleurs vœux de santé, de réussite, d’amour et d’amitié, et de douceur dans la paix.

L’antisémitisme malheureusement, ne s’arrêtera pas en 5779.

Sachez, nos ennemis le savent, que nous ne laisserons rien passer, et que vous nous trouverez toujours à vos côtés.

Bonne année à toutes et à tous.

Il y a 46 ans, “Septembre noir” ensanglantait les J.O. de Munich | Causeur

Il y a 46 ans, “Septembre noir” ensanglantait les J.O. de Munich

Le 5 septembre 1972, lors des Jeux olympiques de Munich, l’équipe israélienne avait été attaquée par un commando palestinien. Onze athlètes avaient péri ainsi qu’un policier allemand. Sous une plateforme en herbe, non loin du stade olympique, une exposition photo et vidéo retrace les événements et dresse un portrait des victimes. Et puis il y a les autres. Ceux qui ont dans le passé glorifié ce massacre et tortillent du cul pour l’assumer aujourd’hui.

Plenel récuse (mollement) Plenel

On ne peut commémorer ce jour sans penser à la moustache la plus humaniste du PAF, Edwy Plenel, dont je rappelle que cet homme de conviction est l’un des rares, après le massacre des athlètes israéliens, à avoir eu le courage d’écrire : « L’action de Septembre Noir a fait éclater la mascarade olympique, a bouleversé les arrangements à l’amiable que les réactionnaires arabes s’apprêtaient à conclure avec Israël […] Aucun révolutionnaire ne peut se désolidariser de Septembre Noir. Nous devons défendre inconditionnellement face à la répression les militants de cette organisation » – propos qu’il a regrettés du bout des lèvres en affirmant, près d’un demi-siècle après, qu’il les « récusait fermement »

Et puis il y a Jeremy Corbyn, le chef du Parti travailliste britannique, grand admirateur des massacreurs.

Corbyn, la preuve par l’image

Des photographies de Corbyn ont été prises en 2014 (un an avant son élection à la tête de son parti) alors qu’il se tenait près de la tombe de terroristes qui ont massacré 11 athlètes israéliens aux Jeux olympiques de Munich en 1972, tenant une couronne mortuaire.

The Sun écrivait que le leader travailliste assistait à un service de commémoration des « martyrs » palestiniens dans un cimetière en Tunisie.

Corbyn a tout d’abord démenti, déclarant au quotidien Morning Star : « J’étais en Tunisie lors d’une conférence palestinienne. J’ai déposé une gerbe à tous ceux qui étaient morts dans l’attaque aérienne survenue à Tunis, au siège des organisations palestiniennes. Et j’étais accompagné par beaucoup d’autres personnes qui assistaient à une conférence à la recherche de la paix » (au passage, « l’attaque aérienne » à laquelle il faisait référence était une frappe aérienne israélienne sur les quartiers généraux de l’OLP en 1985, en représailles du détournement d’un yacht israélien et de l’assassinat de trois passagers israéliens).

– Oui mais… des images le montrent déposant une gerbe sur la tombe des membres de Septembre Noir qui ont perpétré les atrocités de Munich.

– Oui mais… le Daily Mail affirme que le monument commémorant les « victimes du raid aérien » se trouve dans une autre partie du cimetière que celle où Corbyn a été photographié. Car les images, affichées sur la page Facebook de l’ambassade palestinienne en Tunisie, le montrent debout sous un auvent rouge avec un toit en tôle d’acier. Et selon le Mail, cette structure se trouve à côté des tombes des membres de Septembre Noir et d’une plaque en l’honneur de leur fondateur, Salah Khalaf, de son principal collaborateur, Fakhri al-Omari, et de Hayel Abdel-Hamid, chef de la sécurité de l’OLP.

– Oui mais… dans un article publié après ce voyage sur le site du Morning Star en Octobre 2014, Corbyn, chef de l’opposition, semblait effectivement faire référence à la tombe de l’un des meneurs du massacre de Munich.

« Après que des gerbes ont été déposées sur les tombes de ceux qui sont morts ce jour-là et sur les tombes des autres tués par les agents du Mossad à Paris en 1991 [donc là, il s’agit bien des responsables du massacre de Munich, tués le jour du massacre puis à Paris en 1991 pour ceux qui étaient passés entre les mailles, probablement par le Mossad], nous nous sommes dirigés vers la statue poignante de l’avenue principale de la ville côtière de Ben Arous, qui était ornée de drapeaux tunisiens et palestiniens [C’est effectivement là que se trouve le monument dédié aux « victimes » de 1985] », avait-il écrit. D’ailleurs, face à la dénonciation persistante de ses mensonges, Corbyn a finalement admis qu’il était présent au moment où la gerbe a été déposée: « J’étais présent mais je ne pense pas avoir été impliqué. » Tellement pas impliqué que c’est lui qui dépose la gerbe ! En fait il passait là par hasard et a juste voulu aider. Rendre service…

L’hommage… aux terroristes

« J’y étais parce que je voulais voir une cérémonie en mémoire de tous ceux qui sont morts dans chaque attaque terroriste, partout, parce que nous devons y mettre un terme », a-t-il dit. « On ne peut pas vouloir la paix en entretenant un cycle de violence. La seule façon de faire la paix et d’entretenir un cycle de dialogue. »

Donc, après avoir dit qu’il n’y était pas, finalement il admet qu’il y était… Des photos le démontrent, ses écrits le prouvent et pour « rendre hommage » indistinctement « à ceux qui sont morts dans chaque attaque terroriste », il a déposé une gerbe… sur le monument dédié à Septembre Noir. Ah, l’humour anglais…

France: une croix gammée taguée sur la porte du bureau d’un employé juif

France: une croix gammée taguée sur la porte du bureau d’un employé juif à Noisy-le-Grand

 

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a rapporté mardi qu’une croix gammée avait été retrouvée sur la porte du bureau d’un homme de confession juive à Noisy-le-Grand (93), en banlieue parisienne.

La victime, qui travaille en tant que Directeur de la Plateforme de Contrôle de la Recherche d’Emploi de Pôle Emploi Île de France a découvert le graffiti antisémite fin août, du côté intérieur de la porte du bureau qu’il occupe de façon personnelle et nominative.

Selon l’employé, il est nécessaire d’être muni d’un badge pour accéder à l’intérieur de l’établissement où il exerce sa fonction.

“La police enquête actuellement sur les faits” et “les personnes soupçonnées travaillent au sein des bureaux” du Pôle Emploi de Noisy-le-Grand, a confié Sammy Ghozlan, président du BNVCA.

Suite à la découverte de cette croix gammée sur la porte de son bureau, la victime a déposé plainte. “Plus de 200 personnes ont accès au site où je travaille. Ce sera très difficile de déterminer qui est responsable de cet acte”, a estimé la victime, contactée par i24NEWS.

Si les syndicats ont condamné ce qu’il s’est passé au sein du Pôle Emploi de Noisy-le-Grand, “ils ont également critiqué le fait qu’il y ait des interrogatoires de police”, a regretté la victime.

“Ma direction n’a pas officiellement réagi, ni porté plainte, c’est extrêmement choquant”, a ajouté l’homme concerné par ce tag antisémite.

“Nous constatons qu’après avoir visé des gens dans la rue, des écoles ou des synagogues, l’antisémitisme sévit dans les entreprises ainsi qu’au plus près des domiciles des personnes de confession juive”, a indiqué Sammy Ghozlan, rappelant que “Mireille Knoll a été agressée puis tuée par des personnes vivant dans son entourage”.

i24NEWS
Marche blanche en mémoire de Mireille Knoll à Jérusalem
i24NEWS

En début de semaine, des tags antisémites ont également ciblé le président de l’Université Grenoble-Alpes: “Aujourd’hui, on attaque le Juif, y compris lorsque son nom n’a pas de consonance israélite”, a indiqué Sammy Ghozlan à i24NEWS.

Il a rapporté “les arrachages de mezouza” (boîtier contenant une prière juive et fixé à l’entrée des maisons de personnes de confession juive) à répétition, et ce “dans toute la France”.

Face à ce nouvel acte antisémite le BNVCA a contacté la hiérarchie du Pôle Emploi ainsi que le Préfet de Bobigny (93) pour demander à ce “que tout soit mis en œuvre pour découvrir et interpeller les auteurs” du tag de la croix gammée.

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme s’est également constitué partie civile aux côtés de la victime.

i24NEWS

 

 

” Pourquoi ce qui est possible à Berlin ne l’est pas à Paris “

A Berlin, le BDS est maintenant considéré comme un mouvement antisémite…

La ville-Etat de Berlin a décidé de classer comme mouvement antisémite le mouvement BDS (boycott désinvestissement et sanctions), qui promeut le boycott d’Israël comme un moyen de promouvoir la cause palestinienne……Détails…….

La semaine dernière, le comité de Berlin pour la protection de la Constitution a ajouté dans son rapport annuel pour 2017 une section intitulée « Sujet spécial: Antisémitisme ».
Le rapport a donné une nouvelle definition de l’antisémitisme, définition proposée par un groupe indépendant d’experts désignés par le Bundestag, le parlement allemand.
Le comité a déclaré que “des membres du mouvement BDS remettent en cause le droit d’Israël à exister et accusent Israël dans son ensemble de raciste”.
Ce rapport arrive un an après que le maire de Berlin, Michael Müller, ait annoncé son intention de prendre des mesures pour empêcher le mouvement BDS d’utiliser des fonds ou des bâtiments publics pour leurs événements.
Müller avait déclaré: “Les militants du BDS affichent des pancartes antisémites devant des entreprises berlinoises qui vendent des produits israéliens. Ce sont des pratiques inacceptables de l’ère nazie. Nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour empêcher le BDS d’obtenir des salles et des fonds pour mener ses incitations anti-israéliennes”.
Müller avait également déclaré qu’il avait l’intention d’utiliser tous les moyens légaux nécessaires pour lutter contre la propagation de l’antisémitisme lors des manifestations et dans les écoles.
Cette décision anti-BDS fait de Berlin la troisième ville allemande, après Francfort et Munich, à adopter une position plus ferme sur les activités de l’organisation visant Israël.
Les attaques antisémites en Allemagne sont en hausse.
Au total, 401 attaques ont été signalées de janvier à juin 2018, soit 10% de plus qu’au cours du même semestre en 2017.

Source Koide9enisrael

WebPage

Nouvel an juif: Devant Macron, les responsables de la communauté s’inquiètent d’une hausse de l’antisémitisme | Cicad

Nouvel an juif: Devant Macron, les responsables de la communauté s’inquiètent d’une hausse de l’antisémitisme

ANTISEMITISME. Ils dénoncent aussi « les dangers et les ravages de la parole anti-juive » sur les réseaux sociaux…

Emmanuel Macron a assisté mardi soir à la Grande Synagogue de Paris à une présentation des vœux à la communauté juive pour les fêtes du Nouvel an juif, Roch Hachana, qui débutent dimanche, en présence des responsables de la communauté, qui ont fait part de leur inquiétude d’une hausse de l’antisémitisme.

Arrivé vers 20h à la synagogue de la rue de la Victoire (IXe arrondissement), il a été accueilli par le grand rabbin de France, Haïm Korsia, le président du consistoire, Joël Mergui, et le grand rabbin de Paris, Michel Gugenheim, en présence de plus d’un millier de personnes qui lui ont réservé un accueil très chaleureux. Emmanuel Macron n’a pas pris la parole pour des questions de laïcité, selon le grand rabbin Korsia.

C’est la première fois qu’un président de la République assiste à cette cérémonie laïque, précise l’Élysée, qui rappelle que, l’an dernier, Emmanuel Macron s’était rendu à la célébration des 500 ans du protestantisme et avait participé au dîner de rupture du jeûne du ramadan, organisé par le Conseil français du culte musulman. La communauté juive française, qui compte environ 500.000 personnes, est la plus importante d’Europe.

« La France est devenue le pays de la plus grande émigration juive »

« Nos rabbins (…) constatent la recrudescence des actes antisémites, dont ils refusent que la paternité soit attribuée à des déséquilibrés », a souligné Joël Mergui, déplorant aussi « les dangers et les ravages de la parole anti-juive » sur les réseaux sociaux. « Les faits redoublent », a abondé Haïm Korsia, sans donner de chiffres précis.

Joël Mergui a par ailleurs dit vouloir refuser d’être « les victimes collatérales d’une laïcité de repli qui croit lutter contre l’islamisme ». Il a mis en garde : « Après avoir été longtemps le pays d’Europe de la plus grande immigration juive, la France est devenue aujourd’hui le pays de la plus grande émigration juive du monde ». Soulignant leur attachement à la laïcité en France, les deux responsables ont aussi fait part de leurs inquiétudes à l’égard de la montée des populismes « et la montée des racismes en Europe ».

Macron devrait se rendre « prochainement » en Israël

Joël Mergui a invité le chef de l’Etat à « accompagner » les « projets » de la communauté juive, notamment en apportant un soutien au futur Centre européen du judaïsme qui doit ouvrir courant 2019 à l’ouest de Paris. Autres demandes : que « l’abattage rituel, la circoncision, les fêtes religieuses » ne soient « plus perçues comme des concessions en marge du droit (…) mais (soient) des libertés évidentes ».

Le président, qui a pris plusieurs bains de foule avant et après les discours, a reçu plusieurs pots de miel, synonyme de douceurs sucrées pour la nouvelle année. Selon Joël Mergui, le Président de la République devrait se rendre « prochainement » en Israël. Parmi les invités figuraient plusieurs ministres du gouvernement dont Gérard Collomb (Intérieur), mais aussi l’ex-président Nicolas Sarkozy, la maire de Paris, Anne Hidalgo, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse, des députés et quelques personnalités comme Marek Halter ou Francis Huster.

Source : 20minutes.fr, 5 septembre 2018

Rene Levy

Paris : une agression antisémite sur le pont Alexandre III – Le Parisien

Un étudiant de 25 ans dénonce une agression antisémite dont il aurait été victime, dans la nuit de dimanche à lundi LE PARISIEN

Samuel, étudiant de 25 ans, a porté plainte pour une agression dans la nuit de dimanche à lundi.

Un simple vol de collier, qui dérape… Et se transforme en agression antisémite. C’est du moins la version que la victime, Samuel, un jeune étudiant en journalisme de 25 ans,a livré aux policiers du commissariat du XIXearrondissement, qui ont enregistré sa plainte.

Dans la nuit de dimanche à ce lundi, Samuel, qui a passé la soirée en boîte de nuit, rentre chez lui à pied, vers 3 heures du matin, en empruntant le pont Alexandre III (VIIIe).

Soudain, une moto s’arrête à sa hauteur, et le passager arrache la chaîne en or du jeune homme…. Avant de découvrir que le bijou porte une médaille juive, représentant l’étoile de David.

Au lieu de prendre la fuite, les deux auteurs du vol se ravisent et reviennent vers Samuel : traité de « sale Juif », le jeune homme est frappé et dépouillé de son portefeuille, de ses cartes bancaires, de son argent et de ses titres de transport.

«Profondément choqué, souffrant de multiples contusions, il s’est réfugié dans un hôtel, d’où il a pu contacter sa mère », détaille Sammy Ghozlan, le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA), qui devrait également déposer plainte, et demande que tout soit fait pour identifier les agresseurs présumés, « probablement filmés par les caméras de vidéosurveillance ».

04 septembre 2018, 19h29 | MAJ : 04 septembre 2018, 19h37- Leparisien

Antisémitisme sur Facebook : le sexagénaire eurois jugé à Evreux

 

Le sexagénaire eurois, qui se présente comme l’ancien vice-président de la société française de psychohistoire, comparaît demain devant le tribunal correctionnel d’Evreux.

Justice. Un sexagénaire eurois est attendu demain à la barre du tribunal correctionnel pour avoir notamment contesté la Shoah sur sa page Facebook.

Ce n’est pas une affaire courante qui figure au programme du tribunal correctionnel d’Évreux, demain après-midi. Les motifs tranchent avec les dossiers habituels d’outrages, de stupéfiants ou de vols : « contestation de l’existence de crime contre l’humanité » et « provocation à la haine raciale ». En toile de fond, l’antisémitisme qui peut trouver un terrain d’expression favorable sur le web.

Car c’est pour ses écrits « par voie électronique » que Philippe Di Costanzo est poursuivi. Cet écrivain de 69 ans, installé à Breteuil, dans le sud de l’Eure où il gère des chambres d’hôtes et a animé des ateliers d’écriture, se voit reprocher des publications sur sa page Facebook en octobre et novembre 2017. Il y écrit entre autres que les rescapés des camps, comme l’écrivain Primo Levi, ont menti, que la pornographie est « une arme secrète des juifs pour ruiner la chrétienté » ou encore que six millions de juifs n’ont pas pu mourir pendant la Seconde Guerre mondiale puisqu’il n’y avait pas autant de juifs en Europe à cette période. C’est une association qui a signalé ces publications, alertée par des militants présents sur les réseaux sociaux. L’Organisation juive européenne se constituera partie civile demain et « d’autres organisations nous rejoindront peut-être à l’audience, explique Me Félicia Malinbaum, l’une des avocates de la structure. Notre association a été créée en 2014 et sa vocation est de lutter contre l’antisémitisme et la haine d’Israël. Nous n’hésitons pas à signaler les faits dont nous avons connaissance et à porter plainte, en lien notamment avec Avocats sans frontières. »

« Les raisons de cette cuti virée ? »

Dans le cas présent, c’est auprès du procureur de la République de Paris que les premières démarches ont été effectuées, avant que le dossier « atterrisse » dans l’Eure, où réside le prévenu. « Les publications sur le compte Facebook de ce monsieur sont clairement antisémites, selon l’avocate. Deux délits sont constitués et la personne mise en cause a été entendue par un officier de police judiciaire. » Cela n’a visiblement pas refroidi les ardeurs de Philippe Di Costanzo.

Non seulement sa page Facebook existe toujours, mais elle est quasi quotidiennement alimentée par l’intéressé avec des commentaires de la même eau que ceux qui lui valent sa convocation devant le tribunal. Sollicité à plusieurs reprises par nos soins, Philippe Di Costanzo n’a pas souhaité donner suite. Il livre cependant quelques éléments de personnalité sur les réseaux sociaux. « Qui pourrait croire que j’ai été socialiste et sympathisant des musulmans jusqu’à près de 60 ans ? (…), écrit-il ainsi le 21 avril dernier. Les raisons de cette cuti virée de façon si radicale ? Tout d’abord les faits eux-mêmes et également un soudain intérêt à revisiter l’Histoire et certains textes fondateurs. Internet y est bien évidemment aussi pour quelque chose. » Tout comme dans la présence demain à la barre de celui qui se présente aussi comme l’ancien vice-président de la société française de psychohistoire.

Vincent LE GALLOIS

Source: paris-normandie

Nouvel an juif : une première, le président Macron va s’adresser aux Juifs de France | lemondejuif.info

Le président Emmanuel Macron va s’adresser mardi à la communauté juive de France lors d’un discours en la Grande synagogue de la Victoire à Paris, à l’occasion des fêtes de Roch Hachana, le Nouvel an juif qui débutera le 9 septembre.

Jusqu’en 2013, c’est le ministre de l’Intérieur – chargé des cultes – qui présentait les vœux du gouvernement à la première communauté juive d’Europe, forte d’un demi-million de membres.

Depuis 2014 et la nomination de Manuel Valls à Matignon, le Premier ministre préside en personne la soirée. La cérémonie avait toutefois été supprimée en 2016, la communauté consistoriale étant en deuil au lendemain de la mort de l’ancien grand rabbin de France Joseph Sitruk.

Lors du second tour de la dernière présidentielle, les responsables communautaires juifs avaient appelé à voter massivement en faveur d’Emmanuel Macron afin de faire barrage à Marine Le Pen.

Depuis plusieurs mois, la côte de popularité du dirigeant français chute auprès de la communauté juive en raison de ses violentes critiques contre Israël et de son soutien affiché au terroriste franco-palestinien Salah Hamouri.

En 2016, Emmanuel Macron avait accusé certains établissements juifs d’enseigner “la Torah plus que les savoirs fondamentaux”. Une polémique vite étouffée par certains responsables communautaires juifs proches de l’homme politique.

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo :

25 ans après les Accords d’Oslo: la fin des illusions ?

Les Accords d’Oslo sont une sorte de parenthèse énigmatique entre la paix et la guerre, entre le rêve et le cauchemar.

Les signataires préféraient l’illusion à la réalité sur le terrain tandis que les opposants dévoilaient la supercherie d’Arafat.

Certains fanatiques réagissaient avec violence jusqu’au jour où le Premier ministre Rabin fut assassiné brutalement, lâchement. Depuis, tout a basculé…

25 ans après la signature des Accords d’Oslo, une question fondamentale se pose toujours : le cours de l’Histoire au Moyen-Orient aurait-il totalement changé si Rabin avait poursuivi le processus d’Oslo ? 

Personne ne peut l’affirmer catégoriquement et celui qui oserait le dire sans hésitation agirait avec une crédulité, une confiance irraisonnée et quelque peu ridicule. Il prouverait qu’il est un simple ignorant des véritables intentions des chefs palestiniens. La méconnaissance des intentions réelles de l’ennemi fut déjà ignorée avant la terrible guerre de Kippour. Elle a été mise à l’épreuve avec Arafat lors de la signature des Accords d’Oslo et durant la Seconde Intifada déclenchée en septembre 2000. Puis, cinq ans plus tard, lors du retrait unilatéral de toute la bande de Gaza et le démantèlement sauvage de 8 000 familles israéliennes du Goush Katif.

Le désir ardent d’aboutir à la paix coûte que coûte a bousculé la donne géopolitique mais bouleversa tous les esprits dans les deux camps, israélien et arabe, à Gauche comme à Droite.

Le général Yitzhak Rabin, héros de la guerre des Six Jours, avait signé les accords d’Oslo sans aucun enthousiasme, conscient qu’ils seraient tôt ou tard bafoués par Yasser Arafat et ses successeurs. Pour illustrer son immense dilemme et les grands risques encourus, il évoquait comme métaphore le fromage de Gruyère : cet accord comportait des manquements… Rabin a perdu la vie, assassiné par un fanatique juif.

Arafat est venu de Tunis avec ses troupes et des terroristes notoires. Accueilli à Gaza et à Jéricho tel un triomphateur, il s’installa à nos portes en pensant à la conquête par étape de toute la Palestine. Manipulateur et rusé comme un vieux renard, il aurait lancé son Intifada meurtrière et permis au Hamas de commettre des attentats suicide même si Rabin était encore au pouvoir.

La gravité des accords d’Oslo réside dans la naïveté sincère des dirigeants de l’époque, en particulier Shimon Pérès et Bill Clinton. Ils pensaient que la page avec les Palestiniens était définitivement tournée et que le Proche-Orient avait enfin changé de visage. Ils avaient mis la charrue avant les bœufs et dans ce TGV de la paix, ils ont brûlé de nombreuses étapes sans s’arrêter dans les stations de la réflexion et de l’évaluation des faits. Le cérémonial a éclipsé la réalité sur le terrain et les vagues d’attentats ont plongé les Israéliens dans l’insécurité, l’anxiété et le désespoir.

La vision romantique d’un nouveau Proche-Orient idyllique et d’un marché commun riche et fructueux n’est hélas pas pour demain ni pour après-demain.

La solution du problème palestinien, que la communauté internationale exige depuis 1967, est une question complexe, compliquée et unique. Elle ne peut être résolue selon des critères historiques européens.

Les accords d’Olso, une parenthèse entre le rêve et le cauchemar (photo GPO)

Pour pouvoir résoudre le problème palestinien, chaque camp devrait accepter le compromis mais aussi refuser des décisions extrêmes.

Ce n’est pas par une annexion israélienne ou le retrait complet des territoires qu’on réussira à résoudre le problème. Il n’est pas seulement territorial et ne ressemble pas aux litiges que nous avons connus avec la Jordanie et l’Égypte ou entre la France et l’Allemagne. Dans ce contexte, la formule « la terre contre la paix » n’est pas le principal obstacle.

L’administration américaine a bien compris les enjeux du conflit. Elle a brisé le rêve des Palestiniens sur deux dossiers épineux : Jérusalem et les réfugiés.

Le transfert de l’ambassade des Etats-Unis fut un premier pas qui écarte toute souveraineté palestinienne sur notre capitale éternelle.

La fin de l’aide financière à l’UNWRA met un terme à la supercherie qui dure depuis plus de 70 ans sur le problème des réfugiés palestiniens, leur nombre grandissant chaque année et le désir de retourner dans leurs foyers.

Il était temps de lancer un nouveau processus de paix en écartant ces deux dossiers de l’ordre du jour. Faire comprendre à tous que Jérusalem est la capitale indivisible de l’État juif et que le problème des réfugiés devrait être réglé par les Palestiniens eux-mêmes et non pas par la communauté internationale. L’Union européenne devrait contribuer à dissoudre l’UNWRA et non plus éterniser le problème des réfugiés. Pourquoi n’a-t-elle pas résolu et indemnisé également les Juifs du Moyen-Orient et du Maghreb chassés par les chefs arabes?

Dans le contexte historique du Moyen-Orient, notre devoir est de rapporter les faits et les chiffres et de rafraîchir la mémoire de tous ceux qui prétendent trouver une solution magique au conflit arabo-israélien.

25 ans après l’échec d’Oslo, dissiper toutes les illusions et s’opposer farouchement aux utopies.

Freddy Eytan

Posted by  on 9/02/18 • Categorized as Editorial

Antisemitisme au sein du Centre Pompidou de Paris. Le Bnvca dépose plainte.

Le. Bnvca condamne avec force les tags antisémites et les croix gammées dessinés sur un tableau  exposé au Centre. Pompidou a Paris. Le ou les auteurs anti juifs se seraient introduits sans effraction dans le bureau d’un membre du personnel admistratif du Centre Pompidou pour commettre leurs méfaits de façon volontaire et délibérée.
Nous demandons au Préfet de Police de Paris et au Procureur de la République de Paris de saisir la PJ afin que tout soit mis en œuvre pour interpeller les auteurs de cet acte lâche et infâme. Découvert seulement le 29 août, le Bnvca reste profondément ulcéré par cette nouvelle agression antisémite commise dans un établissement public en principe sous surveillance, et pose la question qu’en est il de la protection des sites sensibles.
En vertu de pouvoirs que lui confèrent ses statuts, le Bnvca dépose plainte entre les mains du Procureur de la République de Paris.

Plainte officielle déposée contre Corbyn pour ses remarques sur les « Sionistes »

Plainte officielle déposée contre Corbyn pour ses remarques sur les « Sionistes »

Les Travaillistes contre l’antisémitisme demandent la suspension du chef, déclarant qu’il devrait faire l’objet du même examen que tous les membres du parti

Jeremy Corbyn, chef du Labour britannique, à la sortie du bureau de vote, dans le nord de Londres, le 8 juin 2017. (Crédit: Daniel Leal-Olivas/AFP)

Jeremy Corbyn, chef du Labour britannique, à la sortie du bureau de vote, dans le nord de Londres, le 8 juin 2017. (Crédit: Daniel Leal-Olivas/AFP)

Samedi, un groupe de campagne contre l’antisémitisme du parti britannique Travailliste a déposé une plainte contre Jeremy Corbyn au sujet d’un discours de 2013 dans lequel il avait déclaré que les « Sionistes » en Grande Bretagne ne connaissent pas l’histoire et ne comprennent pas la culture anglaise.

Le parti Travailliste contre l’antisémtisme a dit qu’il avait déposé une plainte formelle dans le parti contre Corbyn pour « antisémitisme et pour avoir discrédité le parti », selon le journal Observer.

Appelant à la suspension immédiate de Corbyn, un porte-parole du groupe a déclaré au journal que le chef du parti travailliste « doit être soumis aux mêmes examen et procédures que n’importe quel autre membre du parti ».

« Il est temps pour le parti Travailliste de montrer qu’il cherche à traiter sérieusement l’antisémitisme en suspendant immédiatement Mr Corbyn et en lançant une enquête complète et indépendante sur sa conduite », a déclaré Euan Philipps.

La plainte est intervenue après que le The Times of London a publié un éditorial qualifiant Corbyn d’être « ouvertement antisémite », avant de conclure que ses commentaires devraient « le rendre inéligible à l’adhésion, sans parler de la direction, d’un parti démocratique et à une fonction publique ».

Corbyn – qui a déjà été critiqué pour sa gestion de l’antisémitisme au sein du parti et après que plusieurs de ses remarques anti-Israël ont refait surface – a été confronté à une nouvelle vague de critiques la semaine dernière après que le Daily Mail a publié une vidéo d’un discours de 2013 dans laquelle il affirmait que les « Sionistes » étaient incapables de saisir « l’ironie anglaise » même s’ils avaient vécu pendant des années en Grande-Bretagne.

Corbyn a dit aux participants d’une conférence à Londres, soutenue par le Hamas, que les « Sionistes… ont clairement deux problèmes. Le premier est qu’ils ne veulent pas étudier l’histoire, et, le second, ayant vécu dans ce pays pendant très longtemps, probablement toute leur vie, ils ne comprennent pas l’ironie anglaise. Ils avaient besoin de deux leçons, avec lesquelles nous pourrions peut-être les aider ».

La conférence accueillait plusieurs intervenants polémiques, y compris une personne qui préconisait le boycott de la Journée de Mémoire de la Shoah et une autre qui accusait Israël d’être responsable des attaques terroristes du 11 septembre à New York.

Le discours de 2013 de Corbyn a provoqué un tollé de la part de plusieurs députés travaillistes et des personnalités juives, alors que le rédacteur en chef du journal Jewish Chronicle a déclaré qu’il « est presque impossible de lire cela comme autre chose qu’une référence aux Juifs ».

Mais Corbyn a défendu ses commentaires en insistant sur le fait que sa référence aux « Sionistes » n’était pas un euphémisme pour le peuple juif.

Dans un communiqué cité par The Guardian vendredi, Corbyn a dit qu’il était devenu « plus prudent avec la manière dont je pourrais employer le terme ‘Sioniste’ parce que ce terme d’auto-identification politique a de plus en plus été détourné par des antisémites comme un code pour dire ‘Juifs’ ».

L’incident est le dernier en date d’une longue série de révélations détaillant l’antipathie de Corbyn pour l’état juif, et soulignant le fossé croissant qui se creuse entre la gauche britannique et la communauté juive du pays.

LA CONTESTATION DE L’ÉTAT JUIF PAR LES ÉLITES ISRAÉLIENNES, PAR PIERRE LURÇAT

ISRAEL, ETAT JUIF, SIONISME, CONSTITUTION, COUR SUPRÊME, AHARON BARAK, ACCORDS D’OSLO

LA CONTESTATION DE L’ÉTAT JUIF PAR LES ÉLITES ISRAÉLIENNES, PAR PIERRE LURÇAT

AUGUST 26 2018

Yom Yeroushalayim (photo P. Lurçat)

La polémique actuelle autour de l’adoption par la Knesset de la Loi fondamentale “Israël État-nation du peuple juif” ne peut être comprise sans la replacer dans le contexte de l’intervention grandissante de la Cour suprême dans la vie publique au cours des trois dernières décennies, et de la contestation du caractère juif de l’État par les membres des élites israéliennes post-sionistes. Le présent article, extrait de mon nouveau livre (Israël, le rêve inachevé, à paraître aux Editions de Paris / Max Chaleil), expose le contexte historique de cette controverse.

La récente polémique déclenchée par le vote à la Knesset de la Loi fondamentale définissant Israël comme “l’État-nation du peuple Juif” est une conséquence directe de l’affaiblissement de la notion d’État juif par la Cour suprême. Cette notion était en effet inscrite dans la Déclaration d’indépendance de l’État d’Israël de 1948, qui mentionnait explicitement le droit naturel du peuple juif d’être une nation comme les autres nations et de devenir maître de son destin dans son propre État souverain”. L’idée que le nouvel État d’Israël était l’État-nation du peuple Juif était considérée comme une évidence incontestable par ses fondateurs, et elle a été acceptée par la communauté des nations, lors du vote de l’Assemblée générale des Nations unies du 29 novembre 1947.

Comment cette évidence a-t-elle été progressivement remise en question, au point que l’adoption par le parlement israélien de la Loi fondamentale sur l’État juif est aujourd’hui largement dénoncée comme “polémique” ou anti-démocratique ? La réponse à cette question est étroitement liée à l’interventionnisme judiciaire de la Cour suprême, depuis le début des années 1990. C’est en effet cette dernière qui a ébranlé le large consensus qui existait en Israël en 1948, lors de la proclamation d’Indépendance, signée par des représentants de tous les partis, d’un bord à l’autre de l’échiquier politique. En faisant du caractère juif de l’État un sujet polémique et en opposant “État juif” et “État démocratique” – deux réalités qui avaient coexisté sans problème majeur pendant quatre décennies – la Cour suprême a ouvert la boîte de Pandore.

Proclamation de l’Etat d’Israël :

la Loi sur l’Etat-nation est conforme à la Déclaration d’Indépendance de 1948

Dans l’esprit des pères fondateurs du sionisme politique et des premiers dirigeants de l’État d’Israël – au premier rang desquels David Ben Gourion – le caractère juif de l’État n’était en effet nullement contradictoire avec son caractère démocratique. C’est dans cet esprit qu’il a élaboré le fragile équilibre sur lequel ont reposé l’État et ses institutions après 1948. Ben Gourion a fait preuve à cet égard d’une volonté de compromis inhabituelle, qu’il justifie ainsi dans ses écrits : “Sauver la nation et préserver son indépendance et sa sécurité prime sur tout idéal religieux ou antireligieux. Il est nécessaire, dans cette période où nous posons les fondations de l’État, que des hommes obéissant à des préoccupations et à des principes différents travaillent ensemble… Nous devons tous faire montre d’un sage esprit de compromis sur tous les problèmes économiques, religieux, politiques et constitutionnels qui peuvent supporter d’être différés”(1).

En totale contradiction avec cet esprit de compromis, qui a permis aux différentes composantes de la nation israélienne de coexister pendant les premières décennies de l’État, le juge Aharon Barak a adopté une démarche partisane et défendu des positions radicales sur le sujet crucial de l’identité de l’État d’Israël. Sous couvert de concilier les valeurs juives et démocratiques de l’État d’Israël, Barak a en effet mené un véritable combat contre tout particularisme juif de l’État. Au nom d’une conception bien particulière des “valeurs universelles” (“les valeurs de l’État d’Israël en tant qu’État juif sont les valeurs universelles communes aux membres d’une société démocratique” (2)), la Cour suprême a pris toute une série de décisions marquantes, dont le point commun était de réduire à néant le caractère juif et sioniste de l’État.

Aharon Barak : un “fondamentalisme juridique”

Ces décisions ont tout d’abord concerné principalement des questions religieuses, comme les conversions non orthodoxes (effectuées par les mouvements juifs réformés et « conservative »), ou bien le respect du shabbat sur la voie publique. Sur toutes ces questions, le juge Barak a fait preuve d’un esprit antireligieux militant, qui a suscité, en réaction, d’immenses manifestations contre la Cour suprême, organisées par le public juif orthodoxe au milieu des années 1990. Mais il s’est avéré par la suite que la doctrine Barak n’était pas dirigée uniquement contre le judaïsme orthodoxe, mais tout autant contre les valeurs fondamentales du sionisme politique.

La décision la plus marquante à cet égard a été celle de la Cour suprême dans l’affaire Kaadan. Il s’agissait d’une famille arabe qui avait voulu acheter une parcelle de terrain dans le village juif de Katzir, créé par l’Agence juive sur des terres domaniales appartenant à l’État. Dans cette affaire, le juge Barak a pris le contre-pied de la politique traditionnelle d’implantation juive en Israël, qui remonte aux débuts du sionisme, bien avant la création de l’État. L’arrêt de la Cour suprême, rédigé par Barak, affirmait ainsi que « l’État n’est pas en droit d’allouer des terres domaniales à l’Agence juive en vue d’y construire un village sur une base discriminatoire entre Juifs et Arabes ». En d’autres termes, la Cour suprême prétendait disqualifier toute l’entreprise de peuplement juif menée par l’Agence juive depuis les débuts du sionisme politique, au nom de sa conception de l’égalité.

C’est dans ce contexte de remise en cause progressive des fondements du sionisme par la Cour suprême – et plus largement, par une partie des élites israéliennes dont elle est représentative – qu’il faut comprendre la récente polémique autour de la Loi fondamentale sur l’État-nation. En réalité, celle-ci n’ajoute rien de nouveau à la Déclaration d’Indépendance. L’opposition virulente qu’elle a suscité s’explique surtout par l’effritement progressif du consensus sioniste, mis à mal par l’assaut de l’idéologie post-moderne et post-sioniste qui a triomphé à l’époque des accords d’Oslo, au début des années 1990. Cette période a été marquée par une véritable “révolution culturelle” (3) – concomitante à la “révolution constitutionnelle” que nous avons décrite plus haut – qui a vu les notions fondamentales du sionisme politique remises en cause par une large partie des élites intellectuelles de l’État d’Israël, dans le monde universitaire, celui de l’art et de la culture, les médias, etc.

Un de ceux qui a le mieux exprimé cette révolution culturelle a été l’écrivain David Grossman, qui écrivait dans un article publié en septembre 1993, intitulé “Imaginons la paix” (4) : “Ce qui est demandé aujourd’hui aux Juifs vivant en Israël, ce n’est pas seulement de renoncer à des territoires géographiques. Nous devons aussi réaliser un “redéploiement” – voire un retrait total – de régions totales de notre âme… Comme la “pureté des armes”… Comme être un “peuple spécial”… Renoncer au pouvoir en tant que valeur. A l’armée elle-même en tant que valeur…” Ce que nous dit Grossman – et ce qu’ont exprimé à l’époque des dizaines d’autres intellectuels partageant la même idéologie – c’est qu’il était prêt à renoncer à tous les éléments essentiels de l’ethos sioniste (ou “régions de notre âme”), pour transformer l’État juif en État de tous ses citoyens, c’est-à-dire en État occidental dans lequel les Juifs n’auraient plus aucune prérogative nationale.

“Renoncer aux territoires de notre âme” – David Grossman

C’est au nom de la même idéologie radicale que d’autres intellectuels ont prétendu abroger la Loi du Retour, fondement de l’immigration juive en Israël et pilier de l’existence nationale dans l’esprit de David Ben Gourion, son principal artisan, qui la considérait comme “la quintessence de notre État”. Mais la révolution culturelle entreprise à l’époque des accords d’Oslo a échoué. Elle a doublement échoué : une première fois, dans le feu et le sang du terrorisme palestinien, qui a anéanti les espoirs chimériques de mettre fin au conflit par des concessions territoriales. Et une seconde fois, lorsque les Israéliens ont rejeté par les urnes, à une large majorité, l’idéologie post-sioniste qui avait brièvement triomphé lors de la révolution culturelle menée par les opposants de l’État juif.

Les citoyens israéliens ont en effet exprimé, à de nombreuses reprises, leur attachement aux valeurs fondamentales du sionisme politique et à la notion d’État juif, décriée par une partie des élites intellectuelles. Le “retrait total des régions de notre âme” promu par David Grossman n’a pas eu lieu, parce que les Israéliens ont refusé, dans leur immense majorité, cette entreprise d’auto-liquidation nationale. Ils ont signifié qu’ils étaient attachés à la Loi du Retour et aux notions de ‘pureté des armes’ et de ‘peuple spécial’ tournées en ridicule par Grossman, et que leur âme juive vibrait encore. Ils ont signifié leur attachement indéfectible aux valeurs juives traditionnelles, à l’armée d’Israël (où le taux d’engagement dans les unités combattantes n’a pas faibli, malgré l’idéologie pacifiste) et à “l’espoir vieux de deux mille ans d’être un peuple libre sur sa terre”, selon les mots de l’hymne national.

Pierre Lurçat

Netanyahu : “Personne ne pourra plus jamais nous conduire à la mort” | Le Monde Juif

Netanyahu : “Personne ne pourra plus jamais nous conduire à la mort”.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rendu hommage vendredi aux victimes de la Shoah, ainsi qu’aux Lituaniens qui ont sauvé des juifs au cours d’une visite historique dans cet Etat balte, patrie de ses ancêtres.

“Nous avons participé aujourd’hui à une cérémonie commémorative émouvante au monument Poneriai édifié en mémoire des 70 000 Juifs de Vilnius qui ont péri pendant la Shoah. J’ai expliqué que j’avais souhaité participer à cette cérémonie parce qu’il y a plus de 100 ans, mon grand-père, qui était un jeune étudiant de yeshiva, a été battu presque à mort non-loin d’ici par des antisémites”, a-t-il indiqué dans un communiqué publié sur les réseaux sociaux.

“Juste avant de perdre connaissance, il a prononcé les mots suivants: “Si je vis, j’emmènerai ma famille en Israël et nous reconstruirons notre vie sur notre terre. Nous pourrons ainsi perpétuer la tradition des Maccabées et nous défendre nous-mêmes!”. Voici les mots que j’aimerais lui dire aujourd’hui: “Grand-père, je suis revenu ici, je suis retourné dans la forêt de la mort en tant que Premier ministre d’Israël”. Nous ne serons plus jamais sans défense. Nous avons un État, nous avons une armée et nous pouvons nous défendre nous-mêmes. Personne ne pourra plus jamais nous conduire à la mort. Israël est fort, Israël est fier, Israël vivra pour toujours. Am Israël Haï!”, a-t-il poursuivi.

Le dirigeant israélien s’est envolé jeudi pour la Lituanie pour participer au sommet des pays baltes. Ce voyage de quatre jours marque la première visite officielle d’un Premier ministre israélien en Lituanie.

Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Le BNVCA demande l’interdiction de la manifestation d’intimidation prévue par BDS le 28/8/18 à 8h30 devant le Commissariat de Police de Montpellier en soutien à 3 activistes en infraction à la loi.

Le Président
Sammy GHOZLAN
01 77 38 49 44


Le BNVCA est requis par un grand nombre d’habitants des départements de l’Hérault et de l’Aude  et particulièrement de résidents de Montpellier qui nous expriment leur inquiétude d’une part et leur colère, en apprenant que les activistes du mouvement illégal BDS appellent à un rassemblement le mardi 28 aout 2018 à 8h30 devant le Commissariat de Police de  Montpellier pour protester contre les auditions de Saadia, Manu, José Luis, auteurs du délit de discrimination selon l’article 225 du Code Pénal.

Ils avaient été interpellés pour avoir manifesté les 20 et 21 mars 2018, de façon sauvage, devant le théâtre Jean Vilar à La Paillade et commis le délit d’appel au boycott du spectacle présenté par une troupe israélienne.

Nous considérons que cette nouvelle manifestation sauvage du 28/8/18 doit être empêchée, voire réprimée et dispersée. Il nous paraît intolérable que ces groupes tentent d’intimider les Pouvoirs Publics, Police et Justice pour entraver leur bon fonctionnement  et manquer au respect des lois et des autorités.

Ces individus devront être sanctionnés, leurs rassemblements illicites réprimés de la même manière que ceux qui appelleraient à un quelconque délit, et soutiendraient les auteurs de ces infractions. Comme le vol, l’abus de confiance, etc. Le boycott est un délit qui doit être traité au même titre que les autres, prévus et punis par notre Code Pénal.

Certains de nos requérants se sont même allés à comparer ces actions subversives à celles des bandits dans les films de “Western”, qui assiègent les bureaux du “Sheriff” pour faire libérer leurs comparses “hors la loi”.

Nous demandons au Préfet de l’Hérault d’user des pouvoirs que lui confère sa haute fonction, pour mettre un terme aux troubles engendrés par les activistes de BDS et aux menaces qu’il font peser sur la paix publique.

Le BNVCA condamne le soutien de la Mairie d’Aubervilliers au terroriste franco palestinien Hamouri.

Le Président

Sammy GHOZLAN

01 77 38 49 44

 

 Le BNVCA est requis par un grand nombre de franciliens et d’administrés d’Aubervilliers (93) choqués et indignés par le communiqué de la Municipalité qui réclame la liberté d’un individu, Salah Hamouri, au motif qu’il est franco palestinien.

A notre connaissance la Ville d’Aubervilliers n’a jamais milité pour demander la libération d’autres français détenus par des états islamiques ou des dictatures.

Nous rappelons que Salah Hamouri membre de l’Organisation terroriste FPLP, avait été incarcéré en Israël pour avoir préparé un attentat terroriste antisémite, dans le but d’assassiner le Grand rabbin Ovadia Yossef grand décisionnaire du judaïsme reconnu mondialement.

 

Le FPLP est l’Organisation  responsable de nombreux attentats dont le détournement des passagers français de l’avion d’Air France sur Entebbe en 1976.

 

Hamouri avait été libéré à la suite de l’intervention du Président Sarkozy, en échange du jeune franco israélien Guilad Shalit otage à Gaza de l’Organisation terroriste Hamas.

 

Le BNVCA demande au Préfet de Seine Saint Denis d’interdire ” l’initiative symbolique organisée par la Ville d’Aubervilliers prévue dans le hall de l’Hôtel de Ville, le lundi 27 août prochain à 18h” car nous considérons que cette réunion est de nature à soutenir et encourager le  terrorisme, notamment dans une période où notre pays est la cible des islamo terroristes.

 

Face au danger qui menace les citoyens d’Aubervilliers, face aux victimes d’incendies mortels qui se succèdent dans cette Ville,  le BNVCA recommande aux élus d’Aubervilliers de se préoccuper d’abord et surtout de la sécurité de leurs propres administrés.

 

 

COMMUNIQUÉ DE BDS FRANCE : SOLIDARITÉ AVEC LES MILITANTS DE BDS-FRANCE MONTPELLIER | BDS

COMMUNIQUÉ de BDS France :

 Solidarité avec les militants de BDS-France Montpellier

Le BNVCA (le soi-disant « Bureau National de Vigilance Contre l’antisémitisme ») vient de porter plainte contre 3 porte-paroles de BDS France Montpellier pour : « (…) avoir commis ou tenté de commettre l’infraction de discrimination selon l’article 225 du code pénal. ». Les faits incriminés sont relatifs à l’action de boycott du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien les 20 et 21 mars au théâtre Jean Vilar à La Paillade. Trois des porte-parole de BDS Montpellier, sont convoqués le 28 août à 9h au commissariat central pour audition.

Depuis début 2018, BDS 34 est verbalisé par la police municipale et/ou nationale là où il s’exprime pour informer la société civile de ce qui se passe en Palestine, y compris lors d’une manifestation déclarée en préfecture. Au total 12 PV ont été dressés au nom d’un des porte-parole de BDS France Montpellier. Trois d’entre eux ont été dressés pour atteinte à la tranquillité pour des actions menées de jour !

L’engagement de ces poursuites survient au moment où Israël vient d’adopter une « Loi fondamentale » qui consacre « Israël en tant qu’État national du peuple juif » et donc officialise l’apartheid à l’égard des Palestiniens d’Israël, supprime l’arabe comme seconde langue officielle, officialise Jérusalem capitale d’Israël, officialise le refus du retour des réfugiés palestiniens et promeut l’annexion par la colonisation juive au rang de « valeur nationale ». Israël se déclare ainsi officiellement comme État raciste doté d’un système d’apartheid contre l’ensemble du peuple palestinien.

Depuis plus d’un siècle et particulièrement depuis son expulsion massive en 1948 (la Nakba) le peuple palestinien subit colonisation, expulsions, épuration ethnique, apartheid et répression sous de multiformes formes (massacres, assassinats, blocus ignoble de Gaza, emprisonnement massif, etc.). Face à l’inaction ou à la complicité des grandes puissances, le mouvement BDS initié par les Palestiniens est devenu une forme majeure de soutien non violent et antiraciste à la lutte pour le respect du droit international et des droits humains en Palestine. Son développement dans le monde entraîne des tentatives de répression et d’interdiction (notamment en France). La mobilisation des personnes, associations, partis et syndicats voués à la cause de la justice et de l’égalité voue ces tentatives à l’échec.

Il est plus que jamais nécessaire  que  partout en FRANCE  la société civile manifeste son soutien au peuple palestinien et réponde à son appel au boycott désinvestissement et sanctions contre  l’apartheid israélien.

La campagne BDS France exprime toute sa solidarité au comité BDS France Montpellier dont la lutte s’inscrit dans cette démarche citoyenne, anti-raciste et non violente. Elle considère qu’au lieu de tenter  de réprimer ou d’interdire l’expression du BDS et de céder aux pressions indignes du lobby pro-israélien, les autorités françaises doivent prendre fermement  position contre les innombrables violations israéliennes et le racisme inscrit dans la loi qui caractérise ce régime.  Elle considère que partout les comités BDS  doivent se renforcer ou se constituer pour l’appel au boycott de cet État tant qu’il ne respectera pas le droit international et les droits humains.

Paris, le 21 août 2018.

sources : https://www.bdsfrance.org/communique-de-bdsf-solidarite-avec-les-militants-de-bds-france-montpellier/

« Israël : Etat-nation » : quand CNEWS a la langue qui fourche | InfoEquitable

La loi fondamentale « Israël : Etat-nation du peuple juif » adoptée par le parlement israélien fait couler beaucoup d’encre. Malheureusement, la plupart des commentaires qu’elle suscite ne s’attardent pas sur le texte. L’une des plus importantes déformations concerne la disposition sur la langue officielle du pays.

La chaîne CNEWS s’est livrée à l’une des pires manipulations à ce sujet dans une vidéo au sujet d’une manifestation contre cette loi à Tel Aviv.

 

 

La vidéo explique que

 

L’arabe qui est la langue officielle du pays va ainsi être remplacé par l’hébreu…

 

Bien évidemment, dire que l’arabe est, ou a été, « LA langue officielle » d’Israël est une pure invention.

La loi ne fait que mettre sur le papier une réalité connue de tous : Israël a été créé en 1948 justement pour être l’Etat du peuple juif (un Etat arabe, dont la langue aurait été l’arabe, aurait dû voir le jour à ses côtés selon le plan de partage voté par l’ONU en 1947 ; l’attaque du nouvel Etat d’Israël par les armées arabes a mis fin à cette possibilité à l’époque mais c’est une autre histoire). La langue commune des Juifs étant l’hébreu, elle est devenue la principale langue du pays.

 

Quelle place pour l’arabe jusqu’à présent ?

A défaut d’être la langue officielle du pays, l’arabe était-il donc une langue officielle, au même titre que l’hébreu ? Non, et c’est une sorte de scoop, tant on a pu voir des médias comme Le Monde assurer que la loi « retirait à l’arabe son statut de langue officielle au côté de l’hébreu ». D’abord parce qu’il n’y avait pas à proprement parler de langue officielle : Israël n’a jamais eu de constitution et l’objet de la nouvelle loi est justement de compléter les lois fondamentales existantes, qui ensemble font office de constitution, en officialisant les attributs de l’Etat – langue, mais aussi drapeau, capitale, critères conférant le droit à l’autodétermination…).

Toutefois, sans être langue officielle, la langue arabe était la seule langue minoritaire du pays à jouir d’une reconnaissance par l’Etat. Le géopolitologue Emmanuel Navon, qui a participé à l’élaboration de la nouvelle loi, explique dans Le Figaro :

 

La loi « Israël : Etat-nation » ne met pas fin au statut officiel de la langue arabe, puisque l’Arabe n’a jamais été formellement une langue officielle en Israël. L’Arabe avait statut de langue officielle sous le Mandat britannique, au même titre que l’Anglais et l’Hébreu. Avec l’indépendance d’Israël en 1948, le Conseil national temporaire statua que le droit mandataire britannique continuerait d’être en vigueur tant que non supplanté par la législation israélienne. Or cette législation, ainsi que la jurisprudence de la Cour suprême, a fait de l’Arabe une langue reconnue mais pas officielle. La loi exige que les listes de partis et de candidats aux élections soient en Hébreu, mais autorise les partis à traduire les noms de leurs candidats en Arabe. La Cour suprême a obligé l’Etat à faire figurer l’Arabe aux côtés de l’Hébreu sur certains panneaux de signalisation, mais a refusé de rendre ses arrêts en Arabe. Ce statut reconnu mais non-officiel de la langue arabe est préservé et codifié par la nouvelle loi fondamentale.

 

Quelle place pour l’arabe après l’adoption de la loi fondamentale ?

Pour le savoir, il est indispensable de lire le texte (hébreu – anglais – français) dont voici une traduction de l’article 4 :

 

A. La langue de l’Etat est l’hébreu.

B. La langue arabe a un statut spécial dans l’Etat ; l’utilisation de l’arabe dans les institutions de l’Etat ou face à celles-ci sera réglementée par la loi.

C. Rien dans la présente clause ne déroge au statut effectivement accordé à la langue arabe avant l’entrée en vigueur de la présente loi fondamentale.

 

Le deuxième alinéa continue de reconnaître un statut particulier à la langue arabe. Il s’agit, comme c’est donc le cas depuis des décennies, d’une langue secondaire, mais c’est bien plus que ce qui est octroyé aux langues de nombreuses minorités ailleurs dans le monde ; la France n’a par exemple que le français pour langue officielle et sa constitution ne reconnaît pas de statut spécial au basque, au breton ou au corse dont les locuteurs se doivent de maîtriser le français pour interagir avec l’administration…

L’alinéa C est plus intéressant encore. Tout commentateur qui n’a rien trouvé à redire durant les 70 précédentes années sur le statut de la langue arabe en Israël et qui estime que les Arabes israéliens sont relégués par la nouvelle loi à un statut de « citoyens de seconde zone » (mots utilisés par CNEWS…) devrait relire ce paragraphe, qui dit explicitement que rien ne changera par le fait de cette loi, qui inscrit le statu quo !

Non, CNEWS, l’hébreu de va pas remplacer l’arabe. Que l’on approuve ou non cette loi, il faut reconnaître qu’elle ne fait qu’officialiser le statut existant de l’hébreu comme principale langue du pays, de même que les privilèges existants de l’arabe comme langue de la plus importante minorité. Faire croire le contraire est de la désinformation.

La France compte des millions d’arabophones (auxquels elle ne confère aucun privilège linguistique…). Leur laisser entendre que des Juifs oppriment les Arabes en Israël peut en amener certains à nourrir un ressentiment potentiellement violentcontre les Juifs qui vivent à leurs côtés en France ; tout cela sur les bases d’une fausse information

 

Nb : La vidéo présente une autre information de façon très lacunaire :

Dans la foule, de nombreux drapeaux de l’Etat palestinien, ce qui n’a pas manqué de faire réagir Benjamin Netanyahu, grand défenseur de cette loi : « il n’y a pas de meilleur témoignage de la nécessité du droit national. Nous allons continuer à agiter le drapeau israélien avec fierté. »

Ce n’est pas par nationalisme impulsif à la seule vue de drapeaux palestiniens que le Premier ministre israélien a réagi. Il faisait aussi référence à des chants entonnés en plein Tel Aviv (et visibles dans la vidéo qu’il a tweetée) par les manifestants brandissant ces drapeaux, que les médias occidentaux ont largement passés sous silence : « Avec le sang et le feu nous récupérerons la Palestine ». Benjamin Netanyahu les a explicitement mentionnés dans un communiqué. Ce qui donnait une tout autre tonalité à la manifestation et aux revendications d’une partie des opposants arabes au texte qu’un simple combat pour « l’égalité » tel que présenté par CNEWS.

Infoequitable

WebPage

F. Klein : une approche officielle de l’antisémitisme allemand© | Jforum

F. Klein : Une approche officielle de l’antisémitisme allemand

Par Manfred Gerstenfeld

Le 11 avril, le gouvernement fédéral allemand a nommé le diplomate Felix Klein au poste nouvellement créé de Commissaire à l’Antisémitisme en Allemagne. Le besoin d’une telle nomination correspondait à une forme de reconnaissance indirecte de la gravité des expressions de haine des Juifs en Allemagne, plus de soixante-dix ans après la Shoah.

Klein a été le représentant spécial du Bureau des affaires étrangères du pays pour les relations avec les organisations juives et les problèmes d’antisémitisme au cours des quatre dernières années[1]. Ayant pris ses fonctions le 1er mai 2018, Klein a déjà démontré, au cours de cette brève période de temps, qu’il peut faire la différence concernant une facette du débat sur l’antisémitisme. Il y a, à présent, un responsable du gouvernement qui répond fréquemment et publiquement à de nombreux aspects de l’antisémitisme allemand.

Il a été difficile d’obtenir une configuration entièrement fiable de l’antisémitisme allemand substantiel, au fil des années. Un trait saillant est que la police a enregistré, en 2017, quatre incidents antisémites classiques par jour[2]. Berlin, en particulier, semble être devenu un foyer de la haine antijuive. L’organisation de vigilance RIAS y a enregistré près d’un millier d’incidents antisémites en 2017. Ces derniers  comprennent des incidents qui ne peuvent pas déboucher sur des poursuites[3]. Cette configuration exclut les cas relatifs à la forme la plus récente d’antisémitisme : l’anti-israélisme.

Concernant l’anti-israélisme, une étude de l’Université de Bielefeld en 2014 a démontré que 40% des Allemands pensent que les Israéliens mènent une guerre d’extermination contre les Palestiniens[4]. Une étude de 2015, commanditée par la Fondation Bertelsmann révélait que 41% d’Allemands pensent que “Israël agit envers les Palestiniens comme les Nazis agissaient envers les Juifs”[5]. Apparemment, ces Allemands projettent les crimes sans précédent de la génération de leurs grands-parents sur Israël.

Bien que Klein n’ait pas encore abordé tous les aspects de l’antisémitisme, il a déjà répondu à nombre de ses composantes. Dans une interview, ce mois-ci avec le quotidien Die Welt, il a mentionné qu’il y a des régions d’Allemagne où ne vit aucun Juif et des écoles sans le moindre élève juif. Néanmoins, là aussi l’antisémitisme se manifeste dans ces lieux[6].

Klein mentionne trois incidents majeurs dans l’histoire de l’antisémitisme en Allemagne de l’après-guerre. Le premier concerne un procès initiés par des Nazis contre un survivant de la Shoah, Philipp Auerbach, en 1951. Il était responsable des restitutions financières aux victimes des Nazis. Le second incident concernait la pièce de théâtre de Rainer Werner Fassbinder “The Garbage, The City and The Death.”[Les Ordures, La Ville et la Mort”]. La première était programmée pour Francfort en 1984.

Dans cette mise en scène, une personnalité culturelle allemande prédominante faisait la promotion de stéréotypes antisémites. Finalement, Klein a déclaré que le débat sur la circoncision, en 2012, a débouché sur l’expression la plus large d’antisémitisme en Allemagne. Elle avait été provoquée par l’interdiction de la circoncision prononcée par un tribunal de Cologne[7].

Klein a aussi indiqué qu’il a l’intention de combattre les déformations politiques des statistiques rapportées en Allemagne sur les actes antisémites. Les crimes contre les Juifs par des auteurs inconnus sont enregistrés comme s’ils étaient causés par des partisans de l’extrême-droite. Klein a souligné que le changement nécessaire ne pourrait être réalisé qu’en convaincant les ministres de l’Intérieur des états fédéraux, pour modifier les façons dont les statistiques sont établies.

Il a reconnu que les atteintes physiques par des Musulmans contre des Juifs sont bien plus nombreuses que celles qui sont dûment enregistrées. Dans ce contexte, Klein a ajouté qu’il devrait aussi vérifier et s’assurer que tous les imams adoptent une attitude appropriée contre l’antisémitisme[8].

Pour tout observateur de la scène antisémite allemande, il est évident que les incidents antisémites dans les écoles sont un problème particulièrement grave. Ils concernent des personnes particulièrement jeunes et vulnérables qui ne peuvent pas échapper à la haine et à la violence de leurs camarades de classe. Les auteurs sont souvent, mais pas toujours, Musulmans.

 

Klein affirme que la connaissance du Judaïsme et de la vie juive doit être propagée de façon appropriée dans les écoles, et pas uniquement en relation avec la Shoah. Il a déclaré que les directeurs d’école et les enseignants doivent lancer des actions plus décisives à propos des incidents antisémites. Les enseignants devraient bénéficier de formations régulières concernant la lutte contre l’antisémitisme et le racisme au sein de l’environnement scolaire.

Klein a aussi mentionné un autre problème important : le système judiciaire allemand. Les journalistes de Die Welt qui l’ont interviewé ont soulevé avec lui ce problème, après qu’un réfugié syrien, qui avait frappé un jeune homme portant la kippa n’avait été condamné qu’à quatre semaines en prison.

Klein a obtenu la promesse qu’on lui affecterait 11 collaborateurs. Cela contraste avec l’approche de l’U.E. Malgré qu’elle ait une population six fois plus importante que l’Allemagne, son Coordinateur pour la lutte contre l’Antisémitisme ne dispose que d’un seul assistant. La dame chargée du dossier réalise des prestations tout-à-fait remarquables, mais comment peut-on y parvenir avec aussi peu d’aide? Klein a annoncé que l’un de ses collaborateurs s’occupera de l’antisémitisme sur Internet. D’autres travailleront sur les relations internes relatives à la sécurité.[9]

Klein a déjà eu un impact important, en critiquant vivement une caricature antisémite du Premier Ministre Binyamin Netanyahu, dans le quotidien national très lu Sueddeutsche Zeitung. Il a déclaré que : “La caricature crée des associations d”idées avec les dessins intolérables de la propagande du National Socialisme”. Klein a accusé le journal d’avoir franchi la ligne rouge[10]. Ce journal important dispose d’un palmarès étoffé en matière d’attaques antisémites. En ce cas précis, le journal a présenté es excuses et limogé le dessinateur[11].

Klein a aussi fait des commentaires sur les incidents individuels comme la récente attaque par un Palestinien d’un professeur israélien en visite[12]. En outre, il a condamné le boycott des produits israéliens[13]. Il s’est également exprimé contre l’antisémitisme qui trouve sa source à la droite de la droite, de l’extrême-gauche, autant que contre l’antisémitisme musulman. De plus, il a souligné que les églises allemandes portent une responsabilité particulière eu égard à leur histoire. Il a mentionné spécifiquement l’influence durable de l’antisémitisme extrémiste du réformateur protestant Martin Luther et du comportement des églises sous la férule de l’Allemagne nazie[14].

L’Allemagne est un pays en mutation, en partie du fait, de sa politique grossièrement erronée d’accueil qui a amené un afflux d’environ 1, 5 million de gens, au cours de la période des trois dernières années, principalement en provenance des pays arabes. Beaucoup de ces migrants ont été nourris de préjugés antisémites depuis le lait de leur nourrice. Le fait qu’il y ait actuellement un responsable officiel au gouvernement qui veille à découvrir les multiples facettes de l’antisémitisme, va probablement provoquer suffisamment de mauvaise publicité à l’égard du pays, pour que les autorités essaient au moins de résoudre, au moins une partie de ces nombreux problèmes.

Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

—————————–

[1] www.dw.com/de/regierung-ernennt-antisemitismus-beauftragten-felix-klein-kabinett-meseberg/a-43344736

[2] www.dw.com/en/germany-averaged-four-anti-semitic-crimes-per-day-in-2017-report-says/a-42538545

[3] https://report-antisemitism.de/media/bericht-antisemitischer-vorfaelle-2017.pdf, page 5

[4] https://ekvv.uni-bielefeld.de/blog/pressemitteilungen/entry/antisemitismus_bedroht_j%C3%BCdisches_leben_und

[5] www.bertelsmann-stiftung.de/en/topics/aktuelle-meldungen/2015/januar/germans-take-skeptical-view-of-israel/

[6] www.welt.de/politik/deutschland/plus179337122/Extremismus-Antisemitismus-ist-unislamisch.html

[7] Ibid

[8] Ibid.

[9] ibid

[10]  www.welt.de/politik/deutschland/article176437583/Geschmacklose-Zeichnung-Antisemitismusbeauftragter-kritisiert-Sueddeutsche-Zeitung-scharf.html

[11] www.israelnationalnews.com/Articles/Article.aspx/22223

[12]rp-online.de/nrw/panorama/antisemitische-attacke-auf-israelischen-professor-in-bonn_aid-23915269

www.presseportal.de/pm/30621/3996412

[13] www.domradio.de/themen/judentum/2018-05-25/antisemitismusbeauftragter-nimmt-kirchen-die-pflicht

[14] ibid

By  Marc  – Août 16, 2018

 

jforum.fr

Ben Gourion et la promesse divine | vidéo – JForum

 

Ben Gourion et la promesse divine- vidéo

Trois ans avant sa mort, David Ben Gourion accorde une interview à un journaliste israélien apparemment agnostique, qui cherche à comprendre en quoi la terre d’Israël est une promesse accordée par D-ieu au peuple juif. 

Ben Gourion un agnostique ? Sa réponse sur la création d’Israël fait taire ceux qui l’affirment. Sans se démonter, « le vieux », comme on le surnommait affectueusement à l’époque, tente d’expliquer la relation unique d’un peuple avec sa terre qui ne s’est pas démentie malgré les vicissitudes de l’histoire.

Le journaliste insiste cependant : (Nous sommes là car) « nous avons foi en nous mêmes pas en D-ieu » répète-t-il à l’ancien Premier ministre. Ben Gourion qui semble perdre patience lui rétorque alors : « parler de la sorte c’est nier l’existence de D-ieu. Et il n’y a rien dans ce monde sans D-ieu !

Un document rare qui vient de ressortir des archives et qui met en relief l’attachement de Ben Gourion aux textes bibliques, à l’histoire du peuple juif et plus inattendu…à la promesse divine faite au peuple juif.