Catégorie : Articles de Médias

Les derniers survivants

Publié le 3 avril 2019  dans Culture & Sports/Entre les Lignes

„Et puis ils m’ont tatouée : 71978. J’ai tellement pleuré. Pas à cause de la douleur, non, à cause du numéro. J’avais perdu mon nom, je n’étais plus qu’un numéro. Ma mère m’a dit : « Ne pleure pas, ce n’est rien. Quand nous rentrerons, tu iras à l’école de danse et je te donnerai un grand bracelet qui cachera le numéro ». « Je ne suis jamais allée à l’école de danse et je n’ai jamais reçu le bracelet ».  Nina Weil, qui raconte ce qu’elle a vécu pendant la Shoah, fait partie des 14 survivants représentés dans l’exposition « The Last Swiss Holocaust Survivors » qui narrent leur histoire. Après Zurich, Singapour, Berlin et New York, cette exposition itinérante vient enfin d’arriver en Israël où elle est abritée dans le Musée Hecht de l’université de Haïfa.

La photo de Nina Weil, une survivante de la Shoah, figure en tête de l’exposition (photo : KHC)
LA PHOTO DE NINA WEIL, UNE SURVIVANTE DE LA SHOAH, FIGURE EN TÊTE DE L’EXPOSITION (PHOTO : KHC)

« Qui va en appeler à notre humanité ? » a demandé la psychologue Tsipi Gon-Cross dans son discours inaugural. Le président de l’université, le professeur Ron Robin, et l’ambassadeur suisse Jean-Daniel Ruch se sont posé la même question. Qui va raconter l’indicible et nous mettre en garde quand les derniers témoins auront disparu ? On recense 86 survivants en Suisse et, d’après le bureau central des statistiques en Israël, il y avait encore 186 500 rescapés en Terre Sainte fin 2016. Il est clair qu’en deux ans ce chiffre a dû sensiblement diminuer. « C’est la fin d’une génération mais nous devons préserver leur histoire et la transmettre à nos descendants » a déclaré l’adjoint au maire de Haïfa, le rabbin Dov Haiyun.

L’exposition est abritée dans le musée Hecht de Haïfa (photo : KHC)
L’EXPOSITION EST ABRITÉE DANS LE MUSÉE HECHT DE HAÏFA (PHOTO : KHC)

C’est exactement ce que fait cette exposition bouleversante. Plusieurs photographes dont Doris Fanconi et Frédéric Diserens ont réalisé des photos poignantes des survivants. Les textes de ces témoins, rédigés avec l’assistance du Dr Pascal Krauthammer et de Cristina Schaffner, nous ramènent à cette terrible époque. Bronislaw Erlich, que les nazis ont utilisé comme travailleur forcé, raconte : « Quand je vais me coucher et que j’éteins la lumière je pense à mes parents et à mon petit frère qui ont tous été assassinés. Je n’arrive pas à dormir la nuit. Une femme à Berne m’avait conseillé de prendre des gouttes de valériane. Je m’en suis acheté un flacon. Ça ne m’aide pas ».

Trump a eu Raison de Reconnaître la Souveraineté d’Israël sur les Hauteurs du Golan

par Alan M. Dershowitz

Traduction du texte original: Trump Is Right about the Golan Heights

  • Aucun pays n’a jamais restitué à un ennemi juré une position stratégique conquise au cours d’une guerre défensive.
  • L’Union européenne, mais on pouvait s’y attendre, a critiqué la reconnaissance de l’annexion par les États-Unis. Mais sans fournir aucun argument convaincant, réitérant juste sa traditionnelle demande de ne pas toucher au statu quo.
  • Quel pays européen a déjà restitué une hauteur stratégique conquise sur un ennemi juré au cours d’une guerre défensive ? Rappelons qu’à la fin de la première et de la seconde guerre mondiale, les Européens ont procédé à des ajustements territoriaux pour aider au maintien de la paix. Pourquoi l’Union européenne obligerait-elle Israël à un deux poids deux mesures qu’elle ne s’est jamais imposée à elle-même ? La réponse est claire : l’Union européenne a toujours agi de manière hypocrite vis-à-vis d’Israël, et elle ne fait pas exception aujourd’hui.
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Les hauteurs du Golan. Le contrôle de ce plateau par Israël fait office de statu quo depuis plus d’un demi-siècle. Et la légitimité stratégique de ce contrôle n’a fait qu’augmenter avec le temps. (Photo : Wikipédia)

Aucune personne sensée ne peut exiger des Israéliens qu’ils restituent les hauteurs du Golan à ce meurtrier de masse syrien qu’est Bachar al Assad. Céder un site qui surplombe des villes et villages israéliens à un dingue qui pourrait larguer des bombes chimiques sur les civils israéliens – comme Assad l’a fait sur ses propres citoyens -, serait suicidaire. Aucun pays n’a jamais rendu un cuirassé pris à un ennemi juré au cours d’une guerre défensive. Le plateau du Golan est comme un grand navire de guerre qui, une fois restitué, serait utilisé contre Israël.

Les hauteurs du Golan ne comptent pas, à l’instar de la Cisjordanie, une importante population civile qui se perçoit comme occupée ou déplacée. Les civils qui vivaient sur les hauteurs du Golan avant l’arrivée d’Israël au dernier jour de la guerre des Six jours, étaient surtout des Druzes. Ceux qui y sont restés ont vu leurs conditions de vie s’améliorer. Depuis qu’Assad a commencé sa campagne d’assassinats, nombre de Druzes du Golan sont devenus citoyens israéliens. Comme en a témoigné l’un des 25 000 arabes druzes à un journalistedu Los Angeles Times:

« Le niveau de sécurité dont jouissent les Druzes et les Israéliens dans le Golan est sans comparaison avec ce que vivent les gens de l’autre côté … Chaque soir au dîner, il rappelle à ses enfants qu’ils ont à manger alors qu’en Syrie, les enfants meurent de faim ».

Cela dit, le contrôle des hauteurs du Golan par Israël a peu à voir avec la satisfaction des besoins de la population locale ; ce contrôle est un avantage militaire. Aucun pays dans l’histoire n’a jamais restitué un territoire stratégique conquis sur un ennemi juré au cours d’une guerre défensive.

La question n’est pas de savoir si Israël doit rendre les hauteurs du Golan. Peu soutiennent cette position, laquelle n’adviendra jamais. Aucun Premier ministre israélien, aussi à gauche soit-il, n’a même jamais imaginé de rétrocéder le plateau du Golan à Assad. De cette position surélevée, les Syriens avaient pris l’habitude d’abattre les agriculteurs israéliens travaillant dans la vallée : le Golan était un stand de tir.

Israël a annexé le Golan et ne l’abandonnera pas dans un avenir proche. La seule question est de savoir si les États-Unis et d’autres pays doivent reconnaître l’annexion de cette position stratégique par Israël. Ils le devraient, et cela pour plusieurs raisons importantes.

Sauf solution négociée avec une Syrie pacifiée, pacifique et démocratique qui met fin aux hostilités et reconnait Israël comme l’État-nation du peuple juif, Israël ne cédera jamais les hauteurs du Golan. Cette situation n’est guère envisageable à brève échéance. Mais dans le cadre d’un accord de paix durable, rien n’empêcherait Israël de rendre les hauteurs du Golan à la Syrie. La décision d’Israël d’annexer le Golan et la décision des États-Unis de reconnaître cette annexion ne portent pas préjudice et laissent l’avenir ouvert. En outre, l’annexion et la reconnaissance de cette annexion présentent un avantage secondaire important : le Golan quitte son statut de territoire occupé et le statu quo devient une réalité de facto et de jure à la fois.

J’ai eu l’occasion de discuter cette question avec le président des États-Unis, Donald J. Trump, deux semaines avant l’annonce de sa décision. Mon analogie du cuirassé, a semblé lui plaire. Je lui ai dit aussi qu’à mon avis, le monde arabe sunnite pouvait bien se plaindre, mais en réalité, ils se moquent du Golan qui n’a aucune signification religieuse pour l’islam. Depuis, quelques protestations mineures ont eu lieu, mais rien d’important.

Comme on pouvait s’y attendre, l’Union européenne a critiqué la reconnaissance de l’annexion par les États-Unis. Mais sans apporter aucun argument convaincant, réitérant juste sa position habituelle en faveur du statu quo. Le contrôle d’Israël sur les hauteurs du Golan est en fait un statu quo depuis plus d’un demi-siècle. Et le contrôle d’Israël sur ces hauteurs est devenu toujours plus légitime au fil du temps, notamment depuis le début de la guerre en Syrie et l’arrivée de forces iraniennes et du Hezbollah à proximité. L’Union européenne demanderait-elle à Israël de remettre maintenant le plateau du Golan à Assad ? Un pays européen a-t-il déjà cédé une hauteur stratégique enlevée à un ennemi juré dans une guerre défensive ?

Rappelons qu’à la fin des deux guerres mondiales, les pays européens ont procédé à des ajustements territoriaux pour aider au maintien de la paix. Pourquoi l’Union européenne soumettrait-elle Israël à un deux poids deux mesures qu’elle ne s’est jamais imposée à elle-même ? La réponse est claire : parce que l’Union européenne a toujours agi de manière hypocrite vis-à-vis d’Israël. Et elle ne déroge pas à la tradition aujourd’hui.

Félicitations au président Trump d’avoir bien agi. Je continuerai à le critiquer s’il n’agit pas comme il le doit, en séparant des familles à la frontière sud des États-Unis par exemple.

Telle est la signification de « bipartisan » en anglais : féliciter le président pour qui je n’ai pas voté quand il fait ce qui est juste et critiquer les présidents pour lesquels j’ai voté (comme Barack Obama) quand ils se comportent mal (comme s’abstenir quand une résolution du Conseil de sécurité fait des lieux saints juifs un territoire occupé).

La préservation du contrôle d’Israël sur les hauteurs du Golan augmente les chances de paix et réduit les risques de voir la Syrie, l’Iran et/ou le Hezbollah utiliser cette position dominante comme une rampe de tir contre les Israéliens. C’est une bonne nouvelle pour le monde, pour les États-Unis et pour Israël.

Alan M. Dershowitz est professeur de droit émérite Felix Frankfurter de la Harvard Law School, auteur de “The Case against the Democratic House, Impeaching Trump”, et membre distingué du Gatestone Institute.

L’UEJF DÉNONCE LA VANDALISATION DE SON LOCAL À L’UNIVERSITE PARIS DAUPHINE

L’UEJF dénonce la vandalisation de son local à l’Université Paris Dauphine : 

Le 30 mars 2019, des individus se sont introduits dans le local de l’Union des Étudiants Juifs de Dauphine à l’Université Paris Dauphine (Paris 16ème). Ces individus qui ont uriné sur le matériel du local associatif, ont filmé leur délit puis l’ont partagé sur les réseaux sociaux.

C’est le local des étudiants juifs de Dauphine qui a été visé exclusivement et spécifiquement comme en atteste la vidéo diffusée sur le réseau social Snapchat par les auteurs de cet acte inadmissible.

L’UEJF qui a déposé plainte et s’est entretenue avec les responsables de l’Université Paris Dauphine et salue leur réactivité et leur intention de signaler ces faits au Procureur de la République de Paris.

L’UEJF rappelle qu’en mars 2018, le local de l’UEJF avait été saccagé à Tolbiac avec des inscriptions antisémites, et que depuis le début de l’année universitaire des inscriptions antisémites se sont multipliées et banalisées à HEC, La Sorbonne, Assas, Grenoble ou Toulouse.

L’UEJF appelle à la plus grande sévérité à l’encontre des individus responsables du saccage du local des étudiants juifs de Dauphine et rappelle que la dégradation d’un bien en raison de l’appartenance réelle ou supposée du propriétaire du bien et de son utilisateur à une ethnie ou une religion est passible de trois ans de prison et de 45 000 € d’amende au sens du Code Pénal.

Pour Sacha Ghozlan, Président de l’UEJF : « Cet acte de vandalisme s’inscrit dans un contexte de recrudescence des actes antisémites à l’Université. Alors que 89% des étudiants juifs de France ont déjà été confrontés à l’antisémitisme dans leur vie étudiante, selon notre Baromètre de l’antisémitisme à l’Université IFOP pour UEJF, l’antisémitisme se banalise dans l’Enseignement Supérieur. Il suffit d’une minorité active et virulente pour que ces actes s’inscrivent dans le quotidien des étudiants. Nous demandons des sanctions extrêmement fermes à l’encontre des auteurs et une mobilisation totale de la communauté universitaire pour que ce type d’agissement cesse ».

Que veut dire « apartheid » pour BDS ?

Posted on 26/02/2019 by CERSP

BDS qualifie Israël dans toute sa communication non pas d’Etat sioniste mais d’Etat d’apartheid. Ce terme fait bien évidemment directement écho à la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud qui est une constante au sein du mouvement national palestinien. 

Pour BDS, le boycott d’Israël est un devoir moral

Il existerait tout d’abord un apartheid à l’intérieur même de l’Etat hébreu puisque les droits des Juifs n’y sont pas les mêmes que les droits des non-Juifs. Il existerait ensuite un apartheid extérieur puisque le droit de retour est autorisé pour les Juifs mais interdit pour les Palestiniens. Ainsi la loi israélienne confère aux Juifs du monde entier le droit d’entrer en Israël et d’obtenir la citoyenneté israélienne, quel que soit leur pays d’origine alors que les Palestiniens sont privés d’un droit comparable. Il existerait un apartheid extérieur encore dès lors que les droits des 350.000 colons juifs sont différents des droits des Palestiniens en Cisjordanie occupée puisque les premiers sont soumis au droit civil israélien alors que les seconds sont régis par le droit militaire.

Le boycott d’Israël serait donc pour le collectif palestinien comme pour ses soutiens occidentaux[1]un devoir moral.

Le crime d’apartheid en droit international

En accolant systématiquement le qualificatif « d’apartheid » à l’Etat d’Israël, le message que BDS entend faire passer à la communauté internationale va cependant bien au-delà de la simple référence à l’apartheid sud-africain. 

Pour le collectif palestinien, la reconnaissance par la communauté internationale de l’Etat d’Israël « en tant qu’Etat juif » est une erreur historique car « elle contient inévitablement la légitimation d’un régime dans lequel l’appartenance ethnico-religieuse ou raciale de quelqu’un constitue le critère de base pour un système institutionnel universel de ségrégation tenant à privilégier les uns et à discriminer les autres » [2]Pour BDS, le crime d’apartheid, le caractère juif de l’Etat d’Israël, se situe donc dans la conception même de l’Etat.

Or l’apartheid est considéré par le droit international comme le deuxième crime le plus grave contre l’Humanité (le génocide étant le premier). Le crime international d’apartheid est défini dans l’article II de la Convention internationale de 1973 sur l’élimination et la répression du crime d’apartheid qui énonce ce qui suit : « L’expression « crime d’apartheid », qui englobe les politiques et pratiques semblable de ségrégation et de discriminations raciales, telles qu’elles sont pratiqués en Afrique australe, désigne les actes inhumains indiqués ci-après, commis en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial d’êtres humains sur n’importe quel autre groupe racial d’êtres humains et d’opprimer systématiquement celui-ci ». Il est également repris à l’article 7 du Statut de Rome établissant le cadre légal de la Cour pénale internationale qui indique ce qui suit : « Par « crime d’apartheid », on entend des actes inhumains …commis dans le cadre d’un régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe ou tous autres groupes raciaux et dans l’intention de maintenir ce régime.

Le véritable message de BDS sur l’apartheid n’est pas celui que l’on croit

En d’autres termes, pour le collectif palestinien et ses soutiens occidentaux, le fait pour les Juifs d’avoir un Etat au sein duquel ils seraient majoritaires et où ils auraient un droit exclusif au retour est constitutif d’un crime aussi grave que le crime nazi

Tel est plus que probablement le message subliminal que BDS entend faire passer à la communauté internationale lorsqu’il accole le terme « apartheid » à celui de l’État d’Israël. L’utilisation de ce qualificatif n’a donc en réalité strictement rien à voir avec la lutte contre la ségrégation raciale en Afrique du Sud. 


[1] Herman De Ley :” Le boycott d’Israël (BDS), un devoir moral”, BACBI-Dossier N° 3, 2017.

[2] Voir notamment à ce sujet la Charte de l’association américaine US Campaign for Palestinian Rights (USCPR), un des partenaires américaines de B.D.S., qui stipule ce qui suit : « We stand against Zionism as a political system that privileges the rights of Jews over the rights of others ».

Racisme et antisémitisme: Belloubet demande aux parquets de «serrer la vis»

LE BNVCA JUGERA SUR LES ACTES

  1. Flash Actu

Par Le Figaro avec AFP 

Nicole Belloubet a demandé aujourd’hui aux parquets de «serrer la vis» dans la lutte contre le racisme et l’antisémitisme pour qu’«aucune agression ne reste impunie», lors d’une table ronde au tribunal d’Evry (Essonne).»

La ministre de la Justice y a présenté une circulaire destinée à ««réattirer» l’attention des parquets» sur ce sujet, «une priorité», et à rassembler l’ensemble des dispositifs législatifs existants dans un même texte. Elle y encourage notamment l’utilisation de procédures simplifiées et donc plus rapides, telles que les référés civils pour bloquer l’accès aux «sites haineux», et les ordonnances pénales (procédure de jugement sans audience) pour poursuivre et condamner les auteurs de propos haineux.

Elle a aussi insisté sur «la nécessité d’un accueil particulier» des victimes afin d’encourager le dépôt de plainte, et souligné l’importance de la peine de stages de citoyenneté pour les auteurs. Nicole Belloubet a également demandé à ce qu’il y ait dans tous les parquets de France un magistrat référent sur ces questions, ce qui n’est pas encore le cas.

Une proposition de loi de la députée LREM Laeticia Avia sur la lutte contre «la cyber-haine» sera examinée à l’Assemblée au mois de mai. Elle prévoit notamment le retrait sous 24 heures des propos haineux sur les plateformes, et un bouton unique de signalement des contenus illicites. Le texte avait été annoncé en février par Emmanuel Macron devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) après une vague d’actes antisémites, qui ont connu une poussée de 74% en 2018 selon les chiffres officiels.»

Michel Jonasz sur l’antisémitisme : “Heureusement que ma mère n’est plus là pour voir ça”

Éric Hazan – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Le musicien Michel Jonasz a réagi dimanche à la multiplication des actes antisémites commis ces derniers temps en France.

“Vous savez à quoi je pensais ces derniers temps ? Heureusement que ma mère n’est plus là pour voir ça. Ma mère, partie de Hongrie pour arriver en France, a eu ses parents et quatre de ses frères qui sont partis en fumée par les cheminées d’Auschwitz”, a-t-il dit, du magazine ’20h30 le dimanche’ diffusé sur France 2.

“Je me dis : heureusement qu’elle n’est pas là pour voir les croix gammées sur le portrait de Simone Veil, pour voir marqué “Juden” sur la vitrine d’un commerçant juif. Sarah Halimi et Mireille Knoll assassinées parce que juives, la mémoire souillée d’Ilan Halimi, et tant d’autres actes antisémites, encore hier… [l’agression dont a été victime le philosophe Alain Finkielkraut, samedi 16 février 2019, à Paris, en marge d’une manifestation de “gilets jaunes”]. Elle me dirait : ‘Michel, je ne comprends pas, ça existe encore ?’ Eh bien oui…”, a-t-ilAntisémitisme : “Heureusement que ma mère n’est plus là pour voir ça”, affirme Michel Jonasz à 20 h 3O Dimanche

“J’ai bien conscience qu’on ne peut pas comparer l’antisémitisme d’aujourd’hui avec celui que l’on évoque dans la pièce [Michel Jonasz est sur scène dans Le Cas Eduard Einstein à la Comédie des Champs-Elysées, à Paris]. Non, ce serait indécent de comparer cet antisémitisme d’aujourd’hui avec celui du parti nazi, d’Auschwitz, de la Shoah, des six millions de juifs exterminés. Ce serait complètement indécent”, a ajouté le musicien.

“Celui qui ne dit rien est aussi fautif que celui qui commet l’acte, peut-être même plus. Ces signes-là doivent faire de nous des vrais combattants parce que c’est dangereux… Notre révolte doit s’incarner en actes. L’indignation ne suffit plus. Il y a deux axes : la justice qui doit être à la hauteur du défi, être plus sévère, et surtout la base : l’éducation. Quand j’étais môme à Drancy, d’où sont partis deux de mes oncles, la journée commençait avec la leçon de morale à la communale. Elle tournait autour du respect du voisin, quels que soient sa religion, sa couleur de peau, son milieu social… Je m’adresse aux parents : c’est votre rôle de transmettre ce message-là à vos mômes, ce sentiment qu’on appartient à une famille humaine. Sinon, vous ratez votre rôle, vous n’êtes pas de bons parents. Et l’Education nationale doit faire des leçons d’histoire pour éviter le révisionnisme.”, a-t-il conclu.

Un homme mis en examen et écroué pour avoir projeté d’attaquer une école maternelle

police
L’homme a été interpellé par la DGSI. – AFP

INFO BFMTV – Un homme a été arrêté à son domicile en Seine-et-Marne le 25 mars dernier par la DGSI dans le cadre d’une enquête sur un projet d’attentat contre une école maternelle. Le suspect a reconnu ses intentions meurtrières. Il a été mis en examen et écroué.

Il se revendique comme “le fils spirituel” de Mohamed Merah, le tueur de Toulouse et Montauban. A l’instar de son mentor, un homme a reconnu avoir voulu commettre un attentat dans une école maternelle et tuer des policiers. Interpellé le 25 mars à son domicile de Seine-et-Marne, selon nos informations, il a été mis en examen 4 jours plus tard pour “association de malfaiteur terroriste” et est désormais écroué.

Déjà connu des services du renseignement territorial pour sa radicalisation depuis fin 2017, l’homme cherchait à se procurer des armes, selon les informations qui sont remontées aux oreilles des enquêteurs de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) qui ont déjoué cet attentat. Un deuxième homme, un ami d’enfance de ce suspect, a d’ailleurs été mis en examen dans ce dossier. Il avait été interpellé en août 2018 par les douaniers alors qu’il cherchait à importer des armes.

Tuer des policiers

Entendu pendant 96 heures en garde à vue, l’homme âgé de 21 ans a reconnu son intention meurtrière et le scénario qu’il avait imaginé. Il a raconté avoir voulu entrer dans une école, s’en prendre physiquement aux enfants, puis les prendre en otages en attendant l’arrivée des policiers. Il avait ensuite prévu de tuer les membres des forces de l’ordre. Le suspect a d’ailleurs précisé avoir repéré l’établissement scolaire qu’il souhaitait viser, ce que l’enquête n’a pour l’instant pu déterminer.

Au cours de ce projet meurtrier, cet homme souhaitait également assassiner à un policier de Seine-et-Marne qui l’avait arrêté dans le passé pour une affaire de droit commun. Il a affirmé aux enquêteurs de la DGSI qu’il avait déjà trouvé son adresse. Si le suspect reconnait les faits, il a tenté de les justifier par des problèmes psychologiques. Il a expliqué souffrir d’une dépression et a précisé avoir voulu “sublimer son suicide” en lui donnant un impact médiatique retentissant.

Menace endogène

Toujours selon nos informations, aucune propagande jihadiste n’a été retrouvée ni lors des perquisitions menées à son domicile, ni sur son ordinateur ou son téléphone portable. Lors de l’analyse de son matériel numérique, les enquêteurs ont toutefois noté que l’homme avait cherché à effacer ses traces et son historique, notamment en utilisant le dark web. 

A ce stade de l’enquête, les policiers considèrent que le suspect présente davantage des troubles psychiatriques qu’une réelle radicalité et adhésion pour les thèses jihadistes. Mais son mode opératoire et les cibles qu’ils envisageait font directement écho à la propagande du groupe Etat islamique. Pour les enquêteurs spécialisés, cet individu est représentatif d’une menace endogène avec des individus fragiles psychologiquement et perméables aux idéologies radicales.

Cécile Ollivier

Ariel Goldmann réélu président du Fonds social juif unifié

Le FSJU fédère plus de 300 associations qu’il représente auprès des pouvoirs publics et conduit des programmes associatifs et développe des actions dans le champ socio-culturel

Par AFP

Ariel Goldmann, président de l'AUJF. (Crédit : Alain Azria - autorisation Ariel Goldmann)

Ariel Goldmann, président de l’AUJF. (Crédit : Alain Azria – autorisation Ariel Goldmann)

Ariel Goldmann a été réélu dimanche président du Fonds social juif unifié, institution de la communauté juive en France dans le domaine social et ceux de la culture, de l’éducation et de la jeunesse.

Réélu à l’unanimité par les 30 membres du comité directeur, M. Goldmann, 55 ans, avocat au barreau de Paris depuis 1989, était le seul à se représenter à la tête de cette association reconnue d’utilité publique, pour un mandat de quatre ans.

En tant que tête de réseau, le FSJU fédère plus de 300 associations qu’il représente auprès des pouvoirs publics. En tant qu’opérateur il conduit des programmes associatifs et développe des actions dans le champ socio-culturel.R

Le FSJU a été créé en 1950 pour aider la communauté juive victime de la Shoah pendant la Seconde Guerre mondiale, notamment en ce qui concerne les spoliations et les préjudices matériels subis.

Le groupe Auchan vendait en Pologne des sacoches avec une croix gammée

“Il s’agit d’une omission de notre part, une situation que nous déplorons”, a déclaré le groupe français

Par AFP

La banane flanquée d'une croix gammée et vendue par le groupe Auchan en Pologne (Crédit : capture d'écran Twitter)

La banane flanquée d’une croix gammée et vendue par le groupe Auchan en Pologne (Crédit : capture d’écran Twitter)

Le groupe français de grande distribution Auchan a reconnu mardi à l’AFP avoir vendu des sacoches type « bananes » style militaire avec une croix gammée nazie, qu’elle a mises en vente « par pure négligence », selon sa porte-parole Me Dorota Patejko.

« Nous avons en effet compté en 2018 dans notre offre de produits ces sacoches provenant d’un fabriquant polonais, mais notre chaîne n’en avait pas conscience. Il s’agit d’une omission de notre part, une situation que nous déplorons », a déclaré à l’AFP Mme Patejko.

Elle a ajouté que la chaîne passait actuellement en revue ses magasins dans tout le pays pour rappeler les produits incriminés qui pourraient être encore en stock. « Une seule sacoche avec le symbole nazi a pour l’instant été retrouvée et retirée des rayons ».R

Auchan en a été informé par une journaliste de Gazeta Krakowska qui a rapporté lundi le cas d’une habitante de Cracovie ayant acheté l’une de ces sacoches dans un hypermarché Auchan à Cracovie (sud).V

Voir l'image sur Twitter

« Ce n’est qu’un certain temps après avoir acheté la sacoche que j’ai découvert sur son dos un aigle de l’armée allemande Wehrmacht et une croix gammée nazie. Le choc ! Pendant quelque semaines j’ai porté la sacoche avec un symbole nazi sans le savoir ! C’est inimaginable qu’une grande surface ait pu avoir cela en vente en Pologne », a raconté la femme au journal.

La reproduction des croix gammées nazies est interdite par la loi en Pologne. Les contrevenants sont passibles de poursuites qui peuvent donner lieu à des amendes ou à des peines allant jusqu’à deux ans de prison pour propagation de l’idéologie nazie.

Il n’a pas été possible de joindre dans l’immédiat le producteur des sacoches. Auchan a refusé d’indiquer son nom.

Ferrand accuse Ruffin d’utiliser « les clichés qui relèvent de l’antisémitisme »

Le député LFI a écrit un livre très critique à l’égard du président français

Par AFP3

Richard Ferrand, député du Finistère et secrétaire général d'En Marche !, à Paris, le 18 avril 2017. (Crédit : Joël Saget/AFP)

Richard Ferrand, député du Finistère et secrétaire général d’En Marche !, à Paris, le 18 avril 2017. (Crédit : Joël Saget/AFP)

François Ruffin prêche « la haine », a fustigé dimanche le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, en réaction à l’affirmation par le député de la Somme qu’Emmanuel Macron « suscite la haine ».

« Ce sont des propos de prêcheur de haine », a commenté M. Ferrand sur Radio J : « S’il est un sentiment qui est étranger (à Emmanuel Macron), c’est tout sentiment de haine. En revanche, je ne dirais pas la même chose de celui que vous venez de citer ».

« Je crois qu’en effet, je le dis depuis le début, Emmanuel Macron suscite la haine. Je ne l’éprouve pas », a déclaré François Ruffin dans l’émission « On n’est pas couché » diffusée samedi soir.

« Par son comportement depuis le début du mandat, Emmanuel Macron suscite une colère permanente, parce qu’il y a une inégalité profonde dans le pays. Il y rajoute des décisions qui sont manifestement injustes », poursuit le député de La France insoumise (LFI).

L’ancien journaliste, essayiste et réalisateur a fait d’Emmanuel Macron la cible principale de ses critiques, notamment dans son récent livre Ce pays que tu ne connais pas (Les Arènes).

Selon Richard Ferrand, certaines des critiques contre le président dans ce livre sur « l’image du banquier, ensuite en citant la banque Rothschild » sont à connotation antisémite.

« Il utilise clairement tous les clichés qui relèvent de l’antisémitisme militant pour exprimer sa haine à l’égard du président Macron », a-t-il affirmé sur Radio J.

A Paris, une manifestation anti-Bouteflika tourne à l’agression transphobe

"Petite douceur", "chocolat", lancent ironiquement les manifestants à destination de la jeune femme.

“Petite douceur”, “chocolat”, lancent ironiquement les manifestants à destination de la jeune femme. – Capture d’écran TwitterSOCIÉTÉMeute

Par Louis Nad

Des opposants au régime d’Abdelaziz Bouteflika qui manifestaient dimanche place de la République, à Paris, s’en sont pris à une femme transgenre qui passait par là. La vidéo de l’agression a été diffusée sur Twitter ce mardi 2 avril et une enquête a été ouverte par le parquet de Paris. Enquête ouverte par le Parquet pour violences aggravées.

Selon BFMTV, une enquête a été ouverte par le parquet de Paris pour “violences aggravées par la circonstance qu’elles ont été commises à raison de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre”. Une personne d’abord placée en garde à vue aurait été relâchée.

Une personne agressée pour ce qu’elle est en pleine manifestation pour la liberté ? C’est possible. La scène, filmée par un témoin, se passe à Paris, place de la République, ce dimanche 31 mars. Dans la vidéo diffusée sur Twitter, on voit une jeune femme grimper la volée de marches de la sortie du métro, qui débouchent sur ce lieu de rassemblement traditionnel des manifestations politiques en tout genre. La veille de l’annonce de la démission prochaine du président Abdelaziz Bouteflika, des membres de la communauté algérienne y sont ce jour-là en pleine manifestation contre le pouvoir.

Embedded video

Lyes Alouane@Lyes_Alouane

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🇫🇷
🇩🇿

Agression transphobe.
Nous sommes bien en plein @Paris, à République.

Une honte pour notre pays.
Une honte pour le drapeau auquel vous pensiez faire honneur.

#Transphobies

@stop_homophobie
@FVauglin@ACORDEBARD@Prefet75_IDF3,4798:25 AM – Apr 2, 20193,196 people are talking about thisTwitter Ads info and privacy

Plusieurs jeunes hommes l’entourent alors et lancent des moqueries à son encontre, manifestement en raison du fait que la victime soit transgenre. “Petite douceur“, “chocolat“, entend-on fuser sur la vidéo de l’incident. Un homme se permet également de lui ébouriffer les cheveux, avant de s’éloigner. Une jeune manifestante vient soutenir la passante, lui prenant le bras pour l’éloigner à son tour, puis un jeune homme tente de s’interposer alors que la victime de ces humiliations publiques se dirige vers celui qui l’a agressée. Une brève échauffourée s’engage, ce dernier lui assénant plusieurs coups de poing, avant que des manifestants puis des agents de la RATP ne les séparent.

“D’autres hommes m’ont jeté de la bière du haut des marches, m’ont insultée. Un homme m’a giflée.”

La vidéo de cette agression transphobe a été diffusée sur Twitter par le militant LGBTQ Lyes Alouane, qui a lui-même déjà témoigné publiquement des agressions homophobes qu’il a subies dans son quartier de Gennevilliers. “Effet de meute insupportable contre cette personne. Nous adressons tout notre soutien à la victime. Les auteurs de ces actes doivent être sanctionnés“, a réagi l’association SOS homophobie.

SOS homophobie@SOShomophobie

Agression verbale et physique #transphobe place de la République à Paris. Effet de meute insupportable contre cette personne. Nous adressons tout notre soutien à la victime. Les auteurs de ces actes doivent être sanctionnés. Cc: @Lyes_Alouane pic.twitter.com/Kz1aCPvcuk7,3248:55 AM – Apr 2, 2019Twitter Ads info and privacy8,550 people are talking about this

La victime, qui se prénomme Julia, a livré son témoignage au Huffington Post, expliquant que son agression a commencé dès sa sortie de la rame de métro, avant la scène captée en vidéo, lorsque plusieurs hommes l’ont bloquée, dont l’un a “sorti son sexe et m’a demandé de ‘lui faire du bien’. J’ai voulu partir et remonter les escaliers. D’autres hommes m’ont jeté de la bière du haut des marches, m’ont insultée. Un homme m’a giflée”. Une fois mise à l’abri, la jeune femme rapporte par ailleurs que les agents de la RATP l’ont sermonnée sur sa présence place de la République ce jour-là, ainsi que sur sa tenue : “Ils m’ont ensuite dit ‘il ne faut pas s’habiller comme ça, Monsieur’, sous-entendant que si je n’avais pas mis ce short, je n’aurais pas été agressée”. Elle annonce également qu’après avoir hésité, elle portera plainte mercredi.

Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris, a réagi : “Les auteurs de cette lâche agression doivent être identifiés et condamnés“, a tweeté le bras droit d’Anne Hidalgo, qui s’est elle-même dite “indignée par cette agression transphobe“. 

Emmanuel GREGOIRE@egregoire

Agression intolérable, une enquête va être ouverte. Les auteurs de cette lâche agression doivent être identifiés et condamnés @Anne_Hidalgo @cbrossel @PAidenbaum @ACORDEBARD @FVauglinLyes Alouane@Lyes_AlouaneAgression transphobe.
Nous sommes bien en plein @Paris, à République.

Une honte pour notre pays.
Une honte pour le drapeau auquel vous pensiez faire honneur.

#Transphobies

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17111:05 AM – Apr 2, 2019 · Paris, FranceTwitter Ads info and privacy97 people are talking about this

«De Battisti à Donald Trump, l’insupportable deux poids, deux mesures de la gauche morale»

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Gilles-William Goldnadel souligne la différence de traitement médiatique accordé à Cesare Battisti, qui a avoué être coupable de quatre meurtres, et Donald Trump, innocenté de collusion avec la Russie.


Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Son dernier ouvrage, Névroses Médiatiques. Le monde est devenu une foule déchaînée, est paru chez Plon.


Certains esprits libres, ceux que la presse convenue et prévisible irrite, les défenseurs d’une justice qui ne verserait pas dans le préjugé essentialiste, ont accueilli avec une satisfaction mordante à la fois les aveux du quadruple terroriste assassin Cesare Battisti et la relaxe de Donald Trump prévenu de collusion avec la Russie.

Ils auraient tort néanmoins d’espérer voir les pré-jugements médiatiques disparaître en suite d’une improbable méditation de deux leçons sur l’innocence et la culpabilité idéologiquement obligatoires. 

Pour l’église cathodique encore dominante, Cesare Battisti ne pouvait être qu’extrêmement innocent parce que d’extrême gauche et artiste bohème et le locataire blanc d’une maison blanche très coupable parce que très à droite et très riche.

Bien évidemment Libération et le Monde ne furent pas en reste.

En somme la version barrésienne du préjugé judiciaire qu’un Callas connut dans sa chair: «que Dreyfus soit coupable, je le déduis de par sa race».

S’agissant de Battisti tout d’abord, la gauche germanopratine ne se figurait certainement pas dans la peau rêche d’un intellectuel d’extrême droite, mais plutôt dans celle, plus esthétique et luisante, d’un Zola terrassant le parti de l’ordre.

Dans son excellent article dans ces mêmes colonnes daté du 30 mars, notre cher Guillaume Perrault rappelait sans hypocrite aménité combien la gauche journalistique, et notamment de service public s’est perdu une nouvelle fois dans ses jugements sans appel. C’est ainsi que chez le journaliste de Radio France Jean Lebrun, Battisti poussait le point Godwin au sommet de la cime: «le parti fasciste avait changé de nom: il s’appelait la démocratie chrétienne».

Bien évidemment Libération et le Monde ne furent pas en reste. L’auteur du présent article, alors qu’il perdait ses pas dans une salle du palais de justice, se souvient encore de la jubilation extatique d’une chroniqueuse de l’un de ces deux titres de la gauche morale tandis qu’elle apprenait un bon jugement de la Cour de Paris, elle aussi sous fatale influence, rendu en faveur de l’assassin de quatre pauvres italiens. Et encore aujourd’hui, après que l’on ait appris les aveux circonstanciés du criminel retors, le journal vespéral comme France Info continuaient à lui donner de l’«activiste» plutôt que du «terroriste». Comme si, même à présent, un étrange surmoi inconscient, surgi du passé militant, empêchait de faire cohabiter totalement le mal absolu avec la gauche extrême.

Qu’on ne croit pas que l’église cathodique retiendra la double leçon reçue dernièrement…

En ce qui concerne à présent le président des États-Unis honni, la pression médiatique de la gauche morale était telle avant le dépôt du rapport Mueller l’innocentant de toute connivence illégale avec la Russie de Poutine qu’il était difficile pour un observateur extérieur de tenter toutes réserves sur sa culpabilité sans passer soit pour un dévot primaire, soit pour un naïf primitif.

On se souviendra notamment que la presse américaine excessivement aux mains des démocrates, pour tenter d’accréditer ce crime de trahison imaginaire qui aux États-Unis conduit non seulement à la destitution mais encore à la peine de mort, n’aura pas hésité à salir un homme jusqu’à utiliser sans vergogne les confidences d’une actrice pornographique maîtresse chanteuse et ses gausseries sur la taille de son sexe. Peu de journalistes des deux côtés de l’Atlantique auront eu le courage, l’intelligence, la décence, le sens de l’équité ou l’élémentaire bonne foi de faire remontrance avant ou pénitence ensuite.

À ce stade d’écœurement, on rougirait de devoir préciser que ces observations de principe ne sauraient emporter obligatoirement adhésion aux thèses du président trop blanc aujourd’hui blanchi.

Ses contradicteurs se seraient grandis à poser précisément des bornes à la décence. Trop bornés pour le faire, c’est à présent trop tard.

Qu’on ne croit pas que l’église cathodique retiendra la double leçon reçue dernièrement. Elle est imperméable à ce genre de sermon et ses grands prêtres disent leur catéchisme toujours avec la même ferveur.

L’église cathodique est imperméable à ce genre de sermon et ses grands prêtres disent leur catéchisme toujours avec la même ferveur.

C’est ainsi, par exemple, qu’on apprenait que le journaliste du service public audiovisuel, Bernard Guetta, qui tenait jusqu’à une date récente et avec distinction la chronique de politique étrangère sur France Inter avait été choisi pour figurer en position avantageuse sur la liste En Marche pour les élections européennes.

À une journaliste de l’émission télévisée Quotidien qui s’étonnait d’une éventuelle incompatibilité et lui demandait s’il allait remettre sa carte de presse, M. Guetta, outré, répondit avec himalayenne hauteur: «je ne suis pas un ex-journaliste, mais un journaliste». Avant cela, il avait fait remarquer qu’il n’avait jamais dissimulé sur l’antenne étatique ses convictions européistes, au demeurant respectables. Il aurait pu ajouter qu’il n’avait jamais non plus dissimulé, nonobstant ses obligations de neutralité, la détestation que lui inspirait un président américain dont il doutait de la santé mentale.

Et sur un point, on ne peut que lui donner raison, qu’il n’existe aucune contradiction de convictions entre Bernard Guetta journaliste et Guetta Bernard politicien.

On peut donc parfaitement être journaliste dans l’audiovisuel de service public et promouvoir, en même temps, ses convictions politiques.

À la seule petite condition qu’elles oscillent entre le macronisme de gauche et la gauche extrême.

Tant qu’une telle absence criante de pluralisme existera, et que nul ou presque ne criera, l’injustice médiatique dont le pré-jugé judiciaire n’est qu’une vilaine manifestation, aura fort belle vie.La rédaction vous conseille

Gilles William Goldnadel

La presse absente

La sonde Beresheet est passée près de la Terre pour la dernière fois avant son atterrissage sur la Lune !

Le premier vaisseau spatial israélien a Beresheet  a achevé sa dernière manœuvre ce lundi matin, à seulement 10 jours de l’atterrissage…….Détails………

Selon une déclaration publiée par SpaceIL, la société privée qui a conçu et construit le vaisseau spatial Beresheet, le vaisseau a effectué une combustion moteur de 72 secondes ce lundi matin, alignant le vaisseau spatial sur la trajectoire prévue pour son atterrissage sur la lune le 11 avril. Les ingénieurs de SpaceIL et de IAI évaluent maintenant les résultats de la manœuvre afin de déterminer si une autre opération d’alignement sera nécessaire avant l’alunissage. Ce jeudi, le vaisseau spatial atteindra l’orbite de la lune et effectuera une manœuvre complexe destinée à entrer dans la gravité de la lune et à se rendre vers le site d’atterrissage prévu. Dimanche aux environs de midi (heure d’Israël), la sonde Beresheet est passée près de la Terre pour la dernière fois à environ 1.700 kilomètres. L’équipe technique a réussi à prendre une rare photo de la terre à une distance d’env. 16.000 kilomètres (10.000 milles).Sur la photo (ci-dessus), la péninsule arabique et l’Afrique du sud-est sont visibles. La vue d’Israël était fortement obscurcie par les nuages de pluie.
Source Koide9enisrael

Procès Merah : les remords de l’ancien patron du Renseignement toulousain

Christian Ballé-Andui, ancien policier à la tête du service des renseignements à Toulouse, en octobre 2017, lors du premier procès d’Abdelkader Merah à Paris.

Journal LA DEPECHE

L’ancien patron du renseignement intérieur de Toulouse a passé plus de 5 heures à la barre, hier. L’occasion de solides mises au point, de convictions, de vrais regrets et même d’émotion, pour le commissaire Christian Ballé-Andui.

«Le clan salafiste toulousain», le commissaire Christian Ballé-Andui maîtrise. 90 minutes sans notes, précis. «Très intéressante conférence sur le salafisme», sourit Me Dupond-Moretti, habile aussi dans la mauvaise foi. Cela a plongé la cour au cœur du «terreau, de la matrice» du jihadisme toulousain. Dans ce clan où s’est «construit idéologiquement» Mohammed Merah et où ses leaders ont forgé une culture salafiste jihadiste «qui les a conduits au plus haut niveau de l’Etat islamique», rappelle le témoin.

Les frères Clain, Sabri Essid, Thomas Barnouin… «Nous les avons vus grandir à Toulouse autour d’Olivier Corel au début des années 2000», prévient le commissaire, en retraite depuis 2013. Ses surveillances détectent Abdelkader Merah à partir de 2006. «Proche de Sabri Essid, sans doute une des personnalités du clan la plus violente, la plus dangereuse. Il se chargeait de recruter aux Izards», se souvient l’ancien patron du Service régional du renseignement intérieur. Bientôt Mohammed Merah «apparaît sur les radars».

Cette «recrue», très vite, inquiète les hommes du Renseignement. «Son profil d’ancien délinquant n’est pas nouveau. Son comportement, sa paranoïa, ses codes de sécurité pour déjouer les surveillances en revanche sont plus surprenantes», confie le témoin. «Notre expérience des milieux terroristes nous a très vite alertés parce que nous connaissions déjà le clan qu’il fréquentait. Ses voyages au Moyen-Orient, son arrestation en Afghanistan en 2010, pas du tourisme, appuient notre inquiétude.»

Les surveillances se sont alors accentuées en 2011. «Compliquées, très compliquées», affirme l’ancien chef du Renseignement. «J’ai fait deux demandes de judiciarisation en juin 2011. Je n’ai jamais eu de réponse», regrette Christian Ballé-Andui. Le terroriste est lancé, rien ne l’arrêtera. Après son séjour au Pakistan où le renseignement toulousain le repère depuis Toulouse (sa fiche S n’a pas sonné) et une rencontre à son retour le 14 novembre 2011, des «spécialistes parisiens» suggèrent mi-février 2012 «d’en faire une source». À Toulouse, on s’étrangle.

«C’est notre métier de recruter des sources. Elles apportent des informations fiables mais pas comme ça, pas sans un travail sérieux», s’emporte l’ancien patron. Poussé par la présidente, Christian Ballé-Andui lâche : «Lorsque je lis dans ce rapport qu’il n’a aucun contact avec un réseau terroriste, avec mon équipe, on se demande s’ils ont lu le dossier ! Ses contacts, on les constate depuis 2006 ! Et notre demande de judiciarisation ? Non seulement ils ne le considèrent pas dangereux mais ils se demandent s’il ne pourrait pas être recruté ! Pardonnez-moi mais…»

Un même silence, et même une voix soudain affectée, traduit son désarroi sur l’après-Montauban, et avant la tuerie de l’école juive (lire l’encadré). Quant à la question essentielle de la complicité d’Abdelkader Merah, Christain Ballé-Andui ne se défausse pas : «Les passages à l’acte de Mohammed Merah n’ont rien d’une lubie. Il existait chez lui un sentiment fort de vengeance mais aussi de reconnaissance. La question, c’est qui met le détonateur dans sa tête ? Les théoriciens installent ce détonateur idéologique. J’ai la conviction que tout le clan jihadiste toulousain connaissait la nature du projet. Pas les cibles précises mais les passages à l’acte. Après qui actionne ? Jean-Michel Clain ? Sabri Essid ? Abdelkader Merah ? Tous les trois ? Je n’ai pas la réponse.»


Autopsie d’un échec

Christian Ballé-Andui parle de «fautes» dans la gestion post-attentat de Montauban. «Quand on m’a raconté la froideur mécanique des assassinats, j’ai tout de suite pensé à un crime religieux et à la mouvance salafiste». Il alerte Paris, veut participer à une réunion des enquêteurs de la PJ mais reste à la porte. «Quand mon chef opérationnel a vu les vidéos de Montauban et de l’école juive le lundi soir, il a identifié Mohammed Merah. L’adresse IP de la mère Merah est identifiée le dimanche en fin de journée mais je n’ai pas été prévenu…» Relancé sur le sujet par Me Masliat, avocate de certaines victimes de l’école, Christian Ballé- Andui se bloque, la voix cassée. «Mon cœur, mon âme comme ceux des gens de mon service n’oublieront jamais ces enfants. C’est le coût de notre métier. Quand on va à la guerre, il faut être très rapide, l’information doit circuler. Il faut éclairer la police judiciaire, éclairer le magistrat parce que la crainte, c’est qu’il recommence. Notre organisation de l’époque n’a pas permis ces échanges. Ils croyaient à la piste de l’extrême droite. À Toulouse, elle n’a jamais été violente au contraire des salafistes jihadistes, mais ils ont cru que nous forcions le trait…»

L’analyste américano-libanais Tom Harb : Les Palestiniens continuent de refuser la paix – L’économie libanaise est faible car le Hezbollah fait peur aux investisseurs

Source NEMRI

Tom Harb, coprésident de la Coalition américaine du Moyen-Orient pour la démocratie, a déclaré dans une interview diffusée sur la chaîne Al-Alam (Iran), le 7 mars 2019, que les Palestiniens avaient refusé la paix avec Israël dès le plan de partage de 1947. Les Palestiniens ne proposant toujours aucune solution, les pays arabes préfèreraient désormais se concentrer sur leurs propres intérêts. Il a ajouté que l’économie libanaise était faible et que les entreprises étrangères n’étaient pas disposées à investir à cause de l’influence incontrôlée du Hezbollah. Extraits:

Tom Harb : En 1948 [sic], il y a eu la résolution [de partage] des Nations unies, et c’est à ce moment-là que les Palestiniens ont commencé à opposer leur refus. Ce refus persiste à ce jour. […] Les pays arabes disent : « Les Palestiniens refusent toujours tout, mais ils n’offrent pas de solution. Sommes-nous voués à être à jamais pris dans le tourbillon d’une tempête politique et sécuritaire ? Ou souhaitons-nous pouvoir enfin penser à notre économie et à notre industrie ? » […]

Lorsque Bachar Al-Assad détruisait le camp de réfugiés de Yarmouk et son père les camps de réfugiés de Nahr Al-Bared et de Badawi à Tripoli, étaient-ils occupés à libérer la Palestine ? […]

Le Hezbollah a pointé ses armes sur le front intérieur libanais en 2008. Aujourd’hui, il dépend de l’Iran et dispose de missiles que même l’armée libanaise n’a pas. On devrait demander pourquoi notre économie n’est pas forte au Liban.

Animateur : À cause des sanctions américaines…

Tom Harb : Aucune entreprise étrangère n’est disposée à investir au Liban, qui nous rappelle Europe de l’Est après l’effondrement de l’URSS. Pour la simple raison que [le Hezbollah] fait peur et échappe au contrôle de l’État.

Vannes. Des tags menaçants avant la venue de Christine Angot

Au total, six tags menaçants ont été retrouvés près du Palais des arts de Vannes. Ils ciblent l’écrivaine et chroniqueuse Christine Angot.
Au total, six tags menaçants ont été retrouvés près du Palais des arts de Vannes. Ils ciblent l’écrivaine et chroniqueuse Christine Angot. | OUEST-FRANCE

Mélanie BÉCOGNÉE. Ouest France

Ce mercredi 20 mars, six tags antisémites ont été découverts aux abords et sur une porte du Palais des arts de Vannes. Ils visent directement l’écrivaine et chroniqueuse Christine Angot, invitée le week-end prochain dans le cadre du festival Les émancipées.

Balafres sur des visages déjà peints, croix gammées et appel au lynchage. La directrice du Palais des arts Ghislaine Gouby est encore sous le choc. « C’est d’une violence totale. »

Six tags ont été peints au cours de la nuit de mardi à mercredi, à proximité du Palais des arts. Ils visent directement l’écrivaine et chroniqueuse, Christine Angot, qui sera à Vannes samedi 23 2019, à l’occasion du festival Les Émancipées. « Ça a été un très gros choc » , ajoute la directrice.

« Acte antisémite, raciste, appel à la haine »

Le premier a été découvert ce mercredi, vers 10 h, à l’arrière du bâtiment, au niveau de l’accès des décors et du plateau. À peine la directrice avait-elle porté plainte au commissariat « pour acte antisémite, raciste, appel à la haine et dégradation d’un lieu public », que d’autres tags étaient trouvés aux abords du Palais des arts, sur les graffs. « Quand j’ai été portée plainte, les policiers m’ont dit qu’ils n’avaient jamais vu ça. Ghislaine Gouby a également eu le maire de Vannes David Robo au téléphone. « Il va porter plainte au nom de la ville. Et exprime tout son soutien et son estime à Christine Angot. »

Au total, six tags menaçants ont été retrouvés près du Palais des arts de Vannes. Ils ciblent l’écrivaine et chroniqueuse Christine Angot. | OUEST-FRANCE

Celle-ci a été la toute première informée de ces actes. « Je l’ai appelée immédiatement. »Cela remet-il en cause la venue de l’écrivaine ce samedi aux Émancipées ? « Elle m’a seulement dit qu’elle serait heureuse de me voir ce samedi. »

Tous les tags ont été effacés, dès le début d’après-midi, par les services de la Ville de Vannes.

Pour le maire, « ces inscriptions n’ont pas lieu d’être à Vannes »

Dans un communiqué, le maire de Vannes, David Robo, a réagi, en milieu d’après-midi.

« Je condamne avec la plus grande fermeté les inscriptions antisémites découvertes aujourd’hui sur le Palais des Arts et aux abords. J’ai déposé plainte au commissariat,indique David Robo. Ces inscriptions, en lien avec la programmation du Festival les Emancipéés, n’ont pas lieu d’être à Vannes. Je soutiens pleinement Ghislaine Gouby et son équipe : la culture, socle de l’ouverture aux autres et de tolérance, ne doit pas être l’otage de messages nauséabonds ! »

« La haine n’a jamais eu sa place à Vannes et ne l’aura jamais. Notre pays connaît aujourd’hui une fracture morale et sociale sans précédent, les villes n’y échappent pas, mais nous devons trouver des ressources collectives. La lutte contre l’antisémitisme est un combat de tous les instants, et la mobilisation il y a encore un mois sur l’esplanade du Port, avec un millier de personnes, a montré combien nous devions continuer à rester unis contre ce fléau. »

Christophe Castaner réclame la dissolution de quatre associations “légitimant le djihad armé”

Article LCI

Christophe Castaner réclame la dissolution de quatre associations "légitimant le djihad armé"
AFP

SÉCURITÉ – Christophe Castaner a proposé ce mercredi de procéder à la dissolution des associations “Centre Zahra France”, “Fédération Chiite de France”, “Parti Anti Sioniste” et “France Marianne Télé”, au motif que celles-ci “légitiment de façon régulière le djihad armé”. 20 mars 14:04 – La rédaction de LCI

Le ministre de l’Intérieur estime qu’elles “légitiment de façon régulière le djihad armé”. Christophe Castaner a annoncé ce mercredi avoir demandé en Conseil des ministres la dissolution de quatre associations, qu’il accuse notamment de faire “une apologie constante” d’organisations telles que le Hamas, le Djihad islamique palestinien et la branche armée du Hezbollah, “toutes inscrites sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne”, selon le communiqué diffusé par Beauvau.

Les associations visées sont les suivantes : le “Centre Zahra France”, la “Fédération chiite de France”, le “Parti Anti Sioniste” et “France Marianne Télé”. 

Ces organisations “légitiment en effet de façon régulière le djihad armé tant par les prêches dispensés, que par les écrits mis à la disposition des fidèles et des internautes, dont les dirigeants du ‘Centre Zahra’ recommandent vivement la lecture aux fidèles”, poursuit le communiqué. “Ces justifications du djihad armé, sans modération d’aucune sorte, s’accompagnent d’un endoctrinement de la jeunesse du ‘Centre Zahra’ dans la perspective de la guerre sainte.” 

Pour rappel, le Centre Zahra de Grande-Synthe avait déjà été fermé par un arrêté du préfet du Nord en octobre dernier, au motif qu’il contribuait à “la diffusion de l’islam radical”. 

Ce que l’on sait du Centre Zahra France de Grande-Synthe, accusé de contribuer à “la diffusion de l’islam radical”

Pour procéder à ces dissolutions, Christophe Castaner s’appuie sur l’article L212-1 du Code de la sécurité intérieure, et notamment ses alinéas 6 et 7. Deux alinéas qui permettent de viser tout groupement “qui, soit provoquent à la discrimination, à la haine ou à la violence envers une personne ou un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, soit propagent des idées ou théories tendant à justifier ou à encourager cette discrimination, cette haine ou cette violence”, “ou qui se livrent, sur le territoire français ou à partir de ce territoire, à des agissements en vue de provoquer des actes de terrorisme en France ou à l’étranger”. 

Le ministre de l’Intérieur se dit en tout cas “pleinement déterminé à procéder à la dissolution de toutes les associations qui attisent la haine, appellent aux discriminations et font l’apologie de la violence”. 

89% des étudiants juifs de France déclarent avoir subi un acte antisémite

Par Amandine Hirou  L’Express

D'après une vaste enquête Ifop, réalisée à la demande de l'UEJF en mars 2019, 89% des étudiants juifs interrogés affirment avoir été victimes d'au moins un acte antisémite (injure, agression, blague "potache" sur la Shoah, stéréotype) au cours de leurs études.
D’après une vaste enquête Ifop, réalisée à la demande de l’UEJF en mars 2019, 89% des étudiants juifs interrogés affirment avoir été victimes d’au moins un acte antisémite (injure, agression, blague “potache” sur la Shoah, stéréotype) au cours de leurs études. Reuters

L’enseignement supérieur, reflet de la société, n’est pas un rempart contre l’antisémitisme. Un sondage Ifop fournit pour la première fois des chiffres éloquents.

Ces derniers mois, plusieurs événements inquiétants avaient mis en émoi le monde universitaire : comme le saccage du local de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) sur le site de Paris I-Tolbiac, en mars 2018 ; ou, la même année, cette inscription sur les murs de l’université Grenoble-Alpes, soupçonnée de viser son président, Patrick Lévy (“La rentrée, ça gaze(ra) ?”) ; ces tags (croix gammées, mot Juden écrit au marqueur) découverts dans une salle de cours d’HEC à Jouy-en-Josas (Yvelines) ; sans oublier la plainte, le 20 octobre dernier, de cette étudiante en médecine de Paris XIII (Seine-Saint-Denis) qui affirme avoir été victime de “harcèlement à caractère antisémite” au sein de sa fac…  

Des cas isolés ? Combien de jeunes sont-ils confrontés à des propos, des injures ou des agressions antisémites derrière les murs des écoles et des universités française ? Quelle est l’ampleur des préjugés et des stéréotypes véhiculés dans le cadre étudiant ? Une vaste enquête Ifop, réalisée à la demande de l’UEJF en mars 2019 – “le regard des étudiants sur l’antisémitisme” – donne enfin des éléments de réponse. Cette étude est constituée de deux volets : Le premier concerne le ressenti et le vécu des étudiants dans leur ensemble (échantillon de 1007 personnes représentatives de la population étudiante française). Le second concerne le ressenti et le vécu des étudiants de confession ou de culture juives (405 personnes). L’Express vous livre, en exclusivité, ses principaux enseignements.  

Question : Dans le cadre de votre vie étudiante (cours, vie associative étudiante, soirée…) avez-vous déjà été victime de l’un des actes suivants ?  

89% des étudiants juifs interrogés affirment avoir été victimes d’au moins un acte antisémite (injure, agression, blague “potache” sur la Shoah, stéréotype) au cours de leurs études. “Dans un souci de coller au plus près de la réalité du terrain, nous avons comparé ces réponses à celles données par des étudiants non juifs. Or, 45% de ces derniers disent, pour leur part, avoir assisté à au moins un acte antisémite au cours de leurs études. Ce qui donne une idée de l’ampleur du phénomène”, explique Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’Ifop.  

Question : Comment avez-vous réagi ? 

Parmi les étudiants juifs qui affirment avoir été un jour victimes d’actes antisémites, seulement 1 % déclarent avoir porté plainte, 8 % ont procédé à un signalement auprès de l’administration de leur université ou école, 19% n’ont rien dit par peur de représailles et 58 % ont tenté de régler la situation directement avec les personnes concernées. “Cela montre le décalage abyssal entre le discours officiel, qui proclame que tout acte antisémite doit faire l’objet d’une plainte, et la réalité du terrain”, affirme Frédéric Dabi.  

Question : Êtes-vous d’accord ou pas d’accord avec les affirmations suivantes ?  

63 % des étudiants interrogés estiment que “les juifs sont injustement attaqués quand les choses vont mal”. L’Ifop les a également questionnés sur différents stéréotypes : 22% pensent que “les juifs sont plus riches que la moyenne des Français”, 18% que “les juifs utilisent dans leur propre intérêt leur statut de victimes du génocide nazi pendant la Seconde guerre mondiale”, 17% que “les juifs ont trop de pouvoir dans le domaine de l’économie et de la finance”…. “Ils sont tout de même moins nombreux à adhérer à certains de ces stéréotypes, comparé à la moyenne des Français, fait remarquer Frédéric Dabi. Cela peut s’expliquer par le fait que le niveau d’études des sondés est plus élevé que la moyenne.”  

Après les attentats de Charlie Hebdo, en 2015, des référents racisme et antisémitisme avaient été nommés dans les établissements du supérieur. On en compte aujourd’hui 150 sur tout le territoire. Problème, 88% des étudiants interrogés n’en ont jamais entendu parler. Confrontés à un manque de visibilité, de moyens, de formation, de manque de structuration… ces référents peinent à s’imposer comme des recours. Un vade-mecumrecensant les outils et les procédures juridiques à leur disposition leur sera bientôt distribué. Une vaste campagne serait également prévue. Comme le prouve cette enquête de l’Ifop, il est grand temps. 

Antisémitisme : les réponses de l’enseignement supérieur

By Haï – Mar 15, 20190139

Le 19 février 2019, en présence du Premier ministre, Édouard Philippe, 20.000 personnes se sont réunies place de la République à Paris. // © Xavier POPY/REAFace à la recrudescence des actes antisémites et racistes, les établissements du supérieur s’organisent. Mise en place de référents, formation des membres du personnel, sensibilisation des étudiants… Les initiatives se multiplient pour enrayer un phénomène dont on mesure encore mal l’ampleur.

Locaux saccagés, tags antisémites, inscriptions de croix gammées, insultes… Ces dernières années, et plus encore ces derniers mois, des actes racistes et antisémites ont troublé la vie de certains établissements d’enseignement supérieur.

Des inscriptions antisémites ont été ainsi été découvertes dans une salle de classe à HEC le 12 octobre 2018. Plus récemment, les 21 et 22 février 2019, des propos antisémites ont été tenus lors d’un colloque international portant sur “la nouvelle école polonaise d’histoire de la Shoah” organisé à l’EHESS.

Ces incidents s’inscrivent dans un contexte particulier : le nombre d’actes antisémites a augmenté de 74 % en France entre 2017 et 2018, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.

La Conférence des doyens des facs de médecine a ainsi publié, le 11 février 2019, un communiqué dans lequel elle s’indigne de la recrudescence ” d’actes racistes et antisémites perpétrés à l’encontre des enseignants, des autorités et des étudiants de confession juive et/ou d’origine étrangère”.

Le même jour, la section disciplinaire à l’égard des usagers de l’université Paris 13 annonçait avoir condamné un étudiant à un an d’exclusion, dont deux mois ferme, pour “antisémitisme et harcèlement”. Dix jours plus tard, le 21 février 2019, la CPU (Conférence des présidents d’université) invitait les universités à “prendre des initiatives”.

120 référents racisme et antisémitisme

Pourtant, dès janvier 2015, à la suite des attentats visant la rédaction de “Charlie Hebdo” et l’Hyper-Cacher de la Porte de Vincennes, le gouvernement a incité les établissements du supérieur à mettre en place des référents “RA” (racisme et antisémitisme).

Cette initiative était l’un des volets du grand plan de mobilisation initié par Najat Vallaud-Belkacem, alors ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur. Le 19 mars 2018, la rue Descartes et la Licra signaient une convention afin de former les référents. Trois sessions doivent avoir lieu courant mars 2019.

Il existe aujourd’hui 120 référents “RA” – 45 dans des universités, et 75 dans des écoles de commerce, ingénieurs, IEP, etc. –, selon Samuel Ghilès-Meilhac, chargé de mission au ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Leur rôle ? Traiter les problèmes et faire remonter les informations en cas d’incident, tout en formant les membres du personnel et les étudiants, afin de libérer la parole des victimes.

Encore faut-il que les référents soient connus de tous, ce qui n’est pas toujours le cas. Isabelle de Mecquenem est référente à l’université de Reims Champagne-Ardenne depuis 2015, mais ses coordonnées n’ont été communiquées sur le site web de l’établissement qu’à la rentrée 2018.

Pour accroître leur visibilité et favoriser l’échange d’expérience, certains référents ont décidé de s’organiser en créant un réseau.

À l’université Grenoble-Alpes, syndicats, associations, villes et universités se sont regroupés pour “mutualiser tout ce qui touche à l’enseignement supérieur et la recherche sur les discriminations”, indique Samuel Ghilès-Meilhac.

Une convention entre la Dilcrah (Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT) et le Défenseur des droits devrait d’ailleurs bientôt être signée. Et un vade-mecum, à l’image de celui produit sur le harcèlement sexuel, serait également en cours d’élaboration.

Des statistiques encore imprécises

Malgré la présence de référents, le nombre de remontées d’informations ne reflète pas toujours la réalité. Depuis septembre 2018, Isabelle de Mecquenem a été informée “de deux cas d’insultes”, alors que son établissement accueille 40.000 étudiants.

Idem pour Daniel Verba, référent RA à l’université Paris 13, qui a été saisi de six cas en un an, “allant du graffiti raciste, antisémite ou homophobe jusqu’à des cas de harcèlement”,précise-t-il.

Difficile, dans ces circonstances, de mesurer précisément l’ampleur du phénomène. Pour affiner leur perception de la situation, certains établissements ont lancé leurs propres enquêtes. Comme l’université de Lorraine qui, par le biais d’un questionnaire diffusé auprès de 2.000 étudiants, a recensé pas moins de 470 témoignages de discrimination religieuse et 740 cas de discrimination racistes. L’université Paris 13 a également prévu sa propre enquête, qui sera réalisée par le CNRS.

Sensibiliser les étudiants, former les membres du personnel

En attendant que les résultats des enquêtes offrent une photographie plus nette de la situation, des actions de sensibilisation sont organisées un peu partout en France, durant la “semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme”, du 18 au 24 mars 2019.

À travers des événements organisés par les établissements – conférences, expos, débats… – des sessions de formation pour les membres du personnel et des actions de sensibilisation auprès des étudiants sont prévues“L’objectif n’est pas de s’attaquer aux individus racistes, mais à la socialisation raciste. Il faut chercher à comprendre ce qui se joue”, souligne Daniel Verba.

Parallèlement, des actions plus pérennes sont mises en place dans de nombreuses universités. À l’université de Lille, dans le cadre d’une unité d’enseignement transversale, un module d’une heure et demie sur l’antisémitisme sera proposé aux étudiants.

DANS L’ENSEIGNEMENT SECONDAIRE, ON NE PARLE DES JUIFS EN FRANCE QU’AU SUJET DE LA SHOAH ET DE L’AFFAIRE DREYFUS. IL N’EST JAMAIS QUESTION D’HISTOIRE JUIVE, DE LA PRÉSENCE DES JUIFS DANS LA CULTURE. 
(M. BENOIT)

Une nécessité pour Martine Benoit, la référente RA de l’établissement : Dans l’enseignement secondaire, on ne parle des Juifs en France qu’au sujet de la Shoah et de l’affaire Dreyfus. Il n’est jamais question d’histoire juive, de la présence des Juifs dans la culture. Ils sont toujours montrés comme des victimes”, argumente-t-elle.

L’UPJV (université de Picardie-Jules-Verne) a ainsi développé un projet original de Mooc, soutenu par la Dilcrah :“Déconstruire les préjugés racistes antisémites”, quand des cours sur l’histoire de la médecine nazie sont dispensés à l’université de Strasbourg.

Le doyen de la faculté de médecine, Jean Sibilia, aimerait aussi y organiser une reconstitution théâtrale du procès de Nuremberg.

Au-delà des cours, la sensibilisation des étudiants peut aussi passer par la recherche sur le terrain. À l’INU (Institut national universitaire) Champollion d’Albi, les enseignants emmènent leurs étudiants en Ukraine, afin d’y étudier la Shoah par balles. Ceux-ci doivent ensuite restituer leurs connaissances dans des conférences.

“Les bonnes intentions ne suffisent plus”

Les mesures en matière de lutte contre le racisme et l’antisémitisme à l’université sont récentes, et les référents tâtonnent encore, se questionnent, essaient d’innover. Faut-il une formation spécifique pour les community managers des universités, en prise directe avec la haine en ligne?” se demande Daniel Verba.

“Ces responsabilités-là sont relativement nouvelles pour un certain nombre d’établissements, il faut un temps d’adaptation”, rappelle Samuel Ghilès-Meilhac.

Cependant, les universités doivent parfois prendre des sanctions. Qu’est-il prévu dans ces cas-là? Le référent de l’université Paris 13 est justement en train d’élaborer, avec le ministère, un protocole de signalement, allant du simple rappel à l’ordre à des sanctions plus sévères : “Il existe des procédures en cas d’attaques terroristes, pourquoi ne pas faire de même pour sanctionner les actes de racisme ?”

Si les faits sont graves, répétés, ou qu’il ne semble pas y avoir de prise de conscience de la part des intéressés, l’intervention de la commission disciplinaire est envisagée. À l’étape suivante, l’établissement peut choisir de déposer plainte conjointement avec la victime.

“La tolérance et les bons principes ne suffisent plus. Pour arriver à extraire ce poison du corps social, il ne faut pas hésiter à être volontariste dans la manière d’opérer. Ce qui s’est passé avec #balancetonporc a été relativement efficace pour cette raison, observe Daniel Verba. À l’université, ce n’est pas la tradition, mais il est nécessaire aujourd’hui d’inventer de nouvelles formes de lutte, plus radicales.”

Aude Lorriaux 

Marseille : Un élan de solidarité contre l’antisémitisme et le racisme

Par Gilbert Gabbay Actualités Juives

Le maire Yves Moraine et la présidente Martine Vassal lors du dévoilement de la plaque. (G.G)

Alors que deux arbres en hommage à Ilan Halimi ont été arrachés dans l’Essonne, à Marseille, le maire des 6e et 8e arrondissements, Yves Moraine, a invité des élus, des responsables communautaires et de nombreux citoyens à se joindre à la plantation d’un chêne pour Ilan Halimi et contre le racisme et l’antisémitisme, dans le parc de la mairie.

Deux actions conjointes pour dénoncer les horribles dégradations, mais aussi pour vilipender toutes formes de racisme et d’antisémitisme. L’antisémitisme est une maladie qui se distille insidieusement dans notre société moderne à travers les réseaux sociaux et ailleurs. À lire Léon Pinsker (1881), ce médecin juif d’Odessa, « maladie » est bien le terme à employer. « La judéophobie est une psychose. En tant que psychose, elle est héréditaire, en tant que maladie transmise depuis 2 000 ans, elle est incurable ». Avec un tel constat, la guérison sera longue à venir, mais les actions comme celle de la mairie des 6e et 8e arrondissements sont nécessaires et salutaires pour tenter d’extirper ce mal.

Devant la stèle contre l’antisémitisme et le chêne, le maire de secteur Yves Moraine a été le premier à prendre la parole en lançant : « Nous sommes réunis ici, citoyens français, juifs et non-juifs pour dire aux sauvages de toutes sortes qu’ils ne gagneront jamais ! Ils arrachent un arbre, nous en planterons mille, l’humanité l’emportera toujours sur la barbarie ! » Puis les responsables institutionnels de la communauté ont unanimement exprimé leur satisfaction pour une telle initiative. Du président du CRIF, Bruno Benjamin, au président du FSJU, Lionel Stora, en passant par Michel Cohen-Tenoudji pour le consistoire et Jean-Jacques Zenou, président de la radio juive de Marseille, ils ont tous exprimé le vœu de voir un jour la France débarrassée de cette gangrène. En fin de cérémonie, le maire de secteur et la présidente LR de la Métropole Martine Vassal ont fini de planter l’arbre et découvert une stèle contre l’antisémitisme et le racisme.

Les origines de l’antisémitisme (Freddy Eytan)

By Haï – 

Pour cibler le fléau actuel voici un rappel sur l’histoire de l’antisémitisme des origines à nos jours:

L’antisémitisme est une pensée déformée et négative, une conception tordue et fausse. L’antisémite se base sur des préjugés primitifs, des idées barbares enveloppées d’une haine coléreuse. L’antisémite est lâche, médiocre et ignorant. Il agit par réflexe collectif et par une passion irrationnelle et trompeuse.

Son raisonnement est contestable et ses arguments sont ridicules. Il pense avoir le monopole de la vérité mais dès qu’on lui démontre le contraire, il sort ses griffes et réagit avec férocité et haine aveugle. L’antisémite est un mégalomane raciste qui croit détenir la marche du monde, le pouvoir de jugement entre les hommes et les femmes, les vieux et les jeunes, et entre le Bien et le Mal.

L’antisémitisme représente le contraire absolu de l’humanisme, l’opposé extrême des valeurs judéo-chrétiennes et des Dix commandements. Ces lois fondamentales et universelles  protègent l’homme au sein d’une société anarchique et bestiale et lui offrent des droits et des obligations civiques élémentaires : “honore ton père et ta mère! “Ne commets point d’homicide! “Ne vole pas!” Ne donne point contre ton prochain un faux témoignage!…

Pour frayer son chemin, pour aboutir à ses fins, l’anti-juif abandonne la conscience des hommes et les libertés. Il écrase les incompatibles et les faibles et écarte les étrangers, les marginaux et tous ceux qui lui font obstacle. Le Juif est la victime et le bouc émissaire. Il représente donc le Mal et il est à l’origine de tous les maux de la terre. Tout ce qui se passe sur terre: les conflits, les guerres, les maladies, les famines, les révolutions et les crises financières sont, selon lui, à cause des Juifs. C’est eux qui sont responsables de la mort de Jésus, c’est le Juif qui sème la discorde entre les peuples, qui détient le pouvoir de l’argent et les banques.

C’est un être différent par sa religion, sa foi, son habillement, son comportement. Ainsi, le Juif est dépeint comme un parasite, un criminel et un être ignoble. Il est caractérisé par sa petite taille, son nez crochu, porteur d’une longue barbe, de papillotes, et un grand chapeau; un individu malpropre, vicieux, intrigant et abject qu’il faut rejeter de la société.

Un jeune élève qui côtoie tout naturellement des camarades juifs en classe peut sourire avec dégoût contre ces allégations stupides puisque la réalité quotidienne est tout à fait différente. Souvent, le jeune catholique, le musulman ou l’agnostique ne sait pas si son ami est Juif et il en ignore la signification.

Quelle différence a-t-il avec lui? Il n’a rien trouvé de spécial, de particulier dans son comportement ou dans son attitude, il est égal à tous les camarades de classe. En effet, n’est-il pas ridicule, idiot et bête de penser comme les antisémites ? Quand j’observe les photos familiales et je relis les lettres de mes ancêtres, de mes grands-parents, de mes parents et de mes anciens camarades d’école, je ne trouve que des récits de fraternité, de tendresse et de bonté. Ces personnages ont éduqué en faveur de la tolérance et de l’amour d’autrui et n’ont jamais fait du mal à une mouche… Les visages de mes anciens coreligionnaires sont heureux, souriants et doux, leur vie était paisible et ils agissaient toujours dans l’intérêt public et pour la sauvegarde de leur Etat.

Les Juifs de la diaspora ont accédé à la citoyenneté pleine et entière et s’efforçaient de s’intégrer dans la société. Ils se comportent en patriotes, combattent dans toutes les batailles et sont fidèles à leur pays natal. Pourquoi donc les blâmer, les repousser et les haïr? Pourquoi les mettre, durant des siècles, au ban de la société? Pourquoi les avoir traqués, les avoir chassés par des pogroms, les avoir brûlé vifs, jetés dans les fours crématoires et fusillé en masse. Pourquoi les antisémites ont-ils incendié des synagogues? Des lieux de culte, de fraternité et de recueillement. Pourquoi ont-ils brûlé des livres de prières, de littérature et de savoir ?

Ces ouvrages ne sont-ils pas destinés à étudier, à apprendre et à enseigner et pour être diffusés à l’humanité entière? L’Ancien Testament juif, la Bible, le Talmud, la Cabale, le Zohar n’ont pas approfondi notre savoir, notre culture et notre sagesse? Des génies, des noms célèbres, comme Baruch Spinoza, Albert Einstein, Sigmund Freud, Franz Kafka, Marc Chagall, Abel Gance, Charlie Chaplin, Marcel Marceau, Maurice Ravel, Yehudi Menuhin, Artur Rubinstein ou Marcel Proust, et tant d’autres, n’ont-ils pas éclairé, chacun dans son domaine et son style, les énigmes de l’univers et les réalités de notre existence? N’ont-ils pas apporté leur contribution lumineuse à chacun de nous y compris aux antisémites? L’Allemagne qui a offert son destin à Hitler n’a-t-elle pas donné au monde: Gutenberg, Goethe, Heine et Beethoven…

Le racisme est une théorie non scientifique de la hiérarchie des races. Comment définir une race supérieure? De la préserver de tout croisement et lui donnant le droit de dominer les autres? C’est absolument absurde! L’antisémitisme définit un racisme uniquement envers les Juifs et il est généralement attribué aux idées de conspiration, de complot et de discours de haine diabolique. Rien de positif dans cette théorie, tout l’univers juif est à mépriser, à haïr.

Pourquoi le Juif est calomnié, accusé et menacé de danger de mort? Pourquoi un enfant Juif de la diaspora doit-il craindre à sa vie, aujourd’hui encore? Pourquoi un jeune israélien entend toujours des discours flamboyants et de haine féroce prononcés par des leaders de pays voisins et des propos antisémites et des arguments rabâchés de la bouche d’un enfant arabe? Hier, le nazisme enseigné aux jeunes allemands la haine de l’étranger et  Hitler était fier de ces enfants blonds, aux yeux bleus, portant l’uniforme avec le brassard de la croix gammée.

Aujourd’hui, un gamin palestinien du Hamas, plongé  dans  la misère est vêtu d’un uniforme de commando et porte un fusil en bandoulière, plus grand que sa taille…Il nous apprend, suite à un lavage de cerveau, que les Juifs sont des ennemis de toujours “sales et puants” et qu’ils sont destinés à l’enfer. Il l’affirme avec conviction avant même de savoir ce que signifie le mot Yahoud? (juif en arabe).

Ce jeune arabe ignore sans doute que durant plusieurs siècles, les Arabes et les Juifs ont vécu ensemble dans une unité de civilisation. Les penseurs de l’Islam et d’Israël puisaient leur vision dans le même monde sémite. Juifs et Musulmans se sentaient frères et vivaient dans le même univers spirituel et intellectuel.

Ce jeune musulman devrait relire les merveilleuses sourates du Coran qui rappellent l’importance du Livre de la Loi de Moise et le rôle constructive des enfants d’Israël. Il doit savoir que la Parole de Dieu manifestée dans la Bible juive, puis dans Jésus-Christ l’est aussi dans le Coran.

Le comportement antijuif consiste dans le manque d’éducation, d’instruction et de connaissance. Les leaders, les éducateurs, les populistes et les démagogues, ainsi que les prêtres religieux intégristes y sont responsables. L’enfant est innocent et un naïf qui récite son chapelet et répète, souvent comme un perroquet, ce que les grands, ses parents et ses supérieurs lui enseignent.

Les antisémites musulmans, chrétiens ou athées représentent un défaut d’intelligence et de jugement et sont emportés par des vagues d’ignorance, d’erreurs fondamentales et de bêtises primaires. Les caricatures et les sermons télévisés diffusés par les chaines arabes constituent une incitation féroce à la haine des Juifs et de l’Etat d’Israël.

Les origines de cette haine féroce et aveugle remonte à la chute de l’empire romain. En l’an 325, le concile de Nicée prend des mesures restrictives contre les Juifs.

Dans la Gaule romaine le code Théodosien contient un grand nombre de dispositions antijuives. En 533, le concile d’Orléans interdit les mariages entre les Juifs et les Chrétiens. Plus tard, sous Robert II le Pieux, les Juifs de France sont placés face à un redoutable dilemme: le baptême ou l’exil.

Les racines du mal sont, nul le doute, d’essence religieuse. Les antisémites ignorent que le Judaïsme appartient à la famille des  trois religions monothéistes avec le christianisme et l’islam.

Ces trois religions ont leurs racines au Proche-Orient et présentent un unique Dieu, créateur, maître de l’univers. Celui qui a été, qui est et qui sera. Israël, frère aîné et préféré de la chrétienté, n’existe par ce qu’il a accepté, sans aucune équivoque et à lettre, les lois de Dieu et a écouté attentivement sa bonne parole.

Elohim, Dieu, est Un et pluriel. Il est uni par un traité d’alliance avec l’Homme. Il n’est pas méchant et cruel, il aime ses fidèles, les hommes et les femmes et les enfants, qu’ils soient Chrétiens, Musulmans ou Juifs. Les trois religions monothéistes se réclament du même prophète, qu’il porte le nom de Moshé, Moise ou Moussa. Elles se ressemblent  par leur rituel qui comporte des lectures et des prières. Les points communs sont aussi nombreux que les différences, et les divergences peuvent donc être aplanies.

Dans ce contexte, il est inexplicable et impardonnable que la chrétienté a pratiqué contre les Juifs une politique d’avilissement, de déshonneur, de rabaissement et de pogromes. La source de l’antisémitisme est sans doute l’enseignement religieux chrétien sous toutes ses formes. Rappelons que le mot “sémite” provient du nom Shem,  fils de Noé, qui signifie en hébreu, à la fois,  nom et Dieu. Ce mot  date de 1845 et il a désigné les différents peuples qui appartiennent à un groupe ethnique d’Asie occidentale et d’Afrique du Nord et parlant des langues apparentées.

La langue arabe, l’hébreu, l’araméen ou l’assyrien sont donc des langues sémites. Le mot sémite s’applique uniquement à une famille sémite et non aux peuples, ni aux races. L’amalgame fait par les antisémites pourrait dire, dans la même veine, qu’un musulman sunnite  d’Afrique du Nord, ou d’Arabie Saoudite comme le célèbre terroriste, Ben Laden, est également sémite tel un juif de France ou d’Israël. Absurdité encore! Depuis toujours, le terme antisémite est utilisé exclusivement contre les Juifs.

Contrairement au christianisme, l’islam n’a pas défini des attitudes spécifiques envers les Juifs. Ils bénéficiaient du statut de “dhmmi”, c’est-à-dire, peuple protégé mais soumis et  demeurant subordonné.

En échange d’une protection physique et de la liberté de culte, les Juifs devaient payer des taxes et porter des vêtements distinctifs. Dans les villes, ils vivaient dans des Mellah, des quartiers séparés, tels que les ghettos de la chrétienté, mais leur rassemblement était volontaire et non forcé et ils n’étaient pas chassés du pays. Lors des persécutions chrétiennes en Europe, il a eu une migration juive importante  vers les pays musulmans.

La religion dans l’islam est inséparable de la politique et elle s’adaptait selon des critères pratiques et spirituels. Les théologiens de l’islam se base sur le verset coranique III, 106: “vous ordonnez ce qui est bon et défendez ce qui est mauvais, et vous croyez en Dieu.”

Le 30 mars 1492, dans l’Alhambra de Grenade, le décret d’expulsion de tous les Juifs d’Espagne est exécuté. Plus de 200 000 Juifs ont pris le chemin de l’exil dans des conditions pénibles et douloureuses. Une partie s’est réfugiée, temporairement,  au Portugal, et les autres se sont dispersés en Afrique du Nord, en Grèce, en Egypte et en Palestine.

La population musulmane était hostile et les autorités appliquaient avec rigueur la ségrégation. Ce n’est qu’à partir de 1517, lors de la victoire des Ottomans que les Juifs séfarades, (Espagnols en hébreu) étaient  accueillis sans contrainte majeure.

Quant aux juifs qui ont fui le Portugal, les Marranes, ils ont renoncé au christianisme et se sont installés à Amsterdam, tels que le philosophe Baruch Spinoza et  les ancêtres de Pierre Mendés France, qui ont trouvé refuge à Agen, en France.

Les premières vagues antisémites débutent donc juste après la chute de l’empire romain et c’est la chrétienté qui a contribué à propager la haine du Juif. Pourtant, comme l’affirme très justement Jules Isaac:

“La religion chrétienne est fille de la religion juive. Le Nouveau Testament chrétien s’est édifié sur la base de l’Ancien Testament juif. A ce seul titre, le judaïsme doit inspirer le respect.”

La majorité des Juifs ont refusé la conversion à la chrétienté comme à l’islam. Ceux qui se sont convertis étaient considérés comme indignes, inférieurs et citoyens de deuxième zone. L’époque médiévale se caractérisait par la séparation forcée des Juifs.

Déjà, en 1179, la loi canonique du Troisième Concile de Latran interdit aux Juifs et aux Chrétiens de vivre ensemble. C’est en Italie, à Venise, la superbe ville romantique, qu’on commence à appliquer la ségrégation. Elle se répandra dans toute l’Italie, puis en France, en 1227, par le concile de Narbonne, et après, dans toute l’Europe.

Les Juifs sont mis à part, parqués dans des ghettos, dans des quartiers séparés où ils sont obligés de résider. Pour pénétrer dans le Ghetto (un mot italien désignant le quartier des fonderies où les Juifs étaient établis) on passe sous une voûte basse pourvue de portes massives et surveillés par des gardiens chrétiens.

La nuit, on a appliqué le couvre- feu et personne ne sortait ni rentrait. Les jours de fêtes chrétiennes et durant les Messes, les portes du ghetto étaient fermées. Le statut politique et juridique et leur organisation socio-économique des Juifs étaient inférieurs et formaient un monde particulier et différent.

Les Juifs ne jouissaient d’aucun droit, ils étaient soumis à toutes vexations et affublés de rouelles jaunes. L’agriculture et la plupart des métiers et des commerces étaient interdit. Un Juif n’avait pas le droit d’acquérir des biens immobiliers et notamment d’être propriétaire d’une maison.

Les Chrétiens justifiaient la ségrégation par des considérations théologiques. L’antijudaïsme catholique accusait les Juifs d’être infidèles à Dieu. Cette doctrine était fondée sur l’idée que la perte de l’indépendance juive en Terre Sainte et la destruction du Second temple de Jérusalem par les Romains, en l’an 70, était un acte de Dieu punissant le peuple coupable de la mort du Christ.

Une  accusation contraire aux faits historiques puisque ce sont les Romains et non pas les Juifs qui on crucifié Jésus et que le Sanhédrin, qui était à la fois, le conseil du gouvernement et cour de Justice, ne pouvait plus prononcer des peines capitales. Cette doctrine chrétienne justifiait à compléter l’œuvre de la Providence et permettait les massacres et les expulsions.  A la fin du 19ième siècle, une grande partie des Catholiques acceptent le mot et l’idée d’antisémitisme. Il s’agissait  d’une lutte sociale, politique et surtout religieuse.

Pour les masses paysannes et ignorantes de l’époque, le Juif est le “buveur de sang”.  Depuis le Moyen Age, les antisémites racontent que les Juifs ont l’habitude de kidnapper un enfant; après l’avoir torturé et tué, ils prennent le sang pour cuire du pain d’azyme.

Des rumeurs, des histoires à dormir debout et stupides, des mensonges et calomnies absurdes et sans fondement ont alimenté de nombreux ignorants à travers les siècles. Le préjugé du meurtre a pu s’accréditer,  pendant des siècles, parmi les populations les plus diverses d’Europe. Il a provoqué des assassinats, des pillages et des exécutions en masse.

Le 26 mai 1171, sur les bords de la Loire, à Blois, l’accusation du meurtre rituel est lancée contre les Juifs. Refusant le baptême, la communauté entière sera brûlée. Les Juifs mourront en proclamant l’unité de Dieu et en le glorifiant publiquement.

Plus de 7 siècles plus tard, en 1913, à Kiev, le procès de Mendel Beilis fera sensation. Il a été accusé du meurtre rituel d’un enfant chrétien. De brillants avocats venus de l’étranger réussissent à prouver son innocence et le jury composé de 12 paysans russes l’a acquitté. Une histoire infâme parmi tant d’autres.

 Le Juif est accusé d’empoisonner les puits, de profaner les hosties et il représentait le Diable en personne. Lié à la finance, le juif est assimilé à l’usurier qui vole l’argent de la population chrétienne.  Des récits sans preuves sont propagés, comme la vitesse de l’éclair, par des curés envoyés par l’Eglise. Des amalgames extravagants, des mensonges flagrants, et des méthodes artificielles qui comparent le sang  de couleur rouge  avec le vin pur et bénit, cette boisson alcoolisée qui réjouit le cœur de l’homme…Tout cela est monstrueux d’ineptie.

La Révolution française marque un tournant dans l’histoire des Juifs d’Europe. Le principe de l’égalité des Juifs devant la loi est établi.

Pourtant en Angleterre, quand en 1868, Benjamin Disraeli devient Premier ministre, ses adversaires ironisaient sur son origine juif, c’est ainsi que Disraeli a répondu au Parlement de Westminster:

“Oui, je suis Juif et quand les ancêtres de mes honorables adversaires étaient des brutes sauvages dans une île inconnue, les miens étaient prêtres au Temple de Salomon…”

En 1807, Napoléon Bonaparte réunit un grand Sanhédrin (assemblée). Il soutient le principe de la fraternité entre Français de toutes confessions y compris les mariages mixtes. Les rabbins s’y opposent mais ne peuvent arrêter le mouvement de conversion. Par milliers, les Juifs se faisaient baptiser mais ne couper pas les ponts avec leur communauté d’origine.

Les Juifs qui étaient fidèles à leur foi trouvent la formule en se définissant, à la fois comme juifs et comme citoyens. Ils étaient donc Français, Allemand ou Anglais de confession juive ou israélite. La séparation de l’Eglise et de l’Etat accentuera le mouvement d’intégration. La communauté religieuse cesse d’être une entité politique pour devenir une composante de l’Etat-nation.

A cette époque, des nouvelles idéologies et des évolutions scientifiques et linguistiques se propagent. Elles distinguent l’indo-européen des langues sémites. Charles Darwin, naturaliste anglais, explique l’évolution biologique par la sélection naturelle. Le comte Joseph Arthur de Gobineau, diplomate et écrivain français, et théoricien du racisme, publie son “Essai sur l’inégalité des races humaines”.

Il expliquait que “les Allemands, représentants parfaits de la pureté raciale, sont en droit de se dire supérieurs par définition, aux juifs qui, eux, sont de petite taille, ont de cheveux bruns et les yeux foncés.”

Quand on observe les milliers de juifs blonds et grands de taille venus en Israël de Russie; les albums de photos des premiers pionniers israéliens, en majorité des athlètes, installées au début du siècle dernier, ou les jeunes joueurs de basketball dans les équipes israéliennes, dépassants les deux mètres de haut,  on peut sourire avec mépris et interroger: sur quelle étude scientifique? Sur quelle enquête approfondie se base cet indigne diplomate?

En 1863, éclate en Autriche  une crise financière qui se répandra en Europe centrale et le mot “antisémite” apparaît pour la première fois. En 1879, il est utilisé par un juif converti, le journaliste allemand, Wilhelm Marr. Les flèches haineuses seront  visées uniquement contre les Juifs pour bien montrer le mépris qu’éprouvent les Allemands et les Autrichiens à leurs égards.

La “supériorité et la pureté” de la race aryenne n’est plus basée sur la religion mais s’appuie, par les nouveaux antisémites, sur une argumentation, soit disant pseudo-scientifique, et sur le postulat d’une race sémitique. Selon cette théorie, les Juifs constitueraient une race inférieure porteuse de caractères nocifs pour le groupe social de sang non sémite.

En Allemagne, le thème du “complot juif” apparaît avec le roman “Biarritz” d’Hermann Goedsche, publié plus tard en France sous un autre titre. Il raconte comment, dans la nuit noire, les chefs des douze tribus d’Israël se rassemblent dans le cimetière de Prague et proclament, sous la présidence du diable, la domination du monde…Quelle fâcheuse fabulation!

En Amérique, le mouvement extrémiste et raciste Ku Klux Klan se répand contre les Juifs, les catholiques, et les Noirs. Vêtus comme des fantômes, couverts de la tête aux pieds et cachant leur visage par lâcheté, ils pratiquent, dans la nuit noire, un cérémonial obscur et abject.

Leur idéologie xénophobe, lancée lors de la guerre civile entre le Nord et le Sud au début du 20ième siècle, est dirigée contre les nouveaux immigrants venus d’Europe dont une grande partie était juive. Ce n’est qu’un siècle plus tard, que l’Amérique  nomme un Secrétaire d’Etat, un ministre ou un ambassadeur juif, et a élu triomphalement, un Président noir!

En 1825, Nicolas 1er, nouveau Tsar de Russie, note dans son journal: “les Juifs sont la cause de ruine pour les provinces paysannes. Ils sont ici les plus riches et les plus importants propriétaires fonciers, après la noblesse; ils exploitent le peuple jusqu’à épuisement.

Tout est concentré entre leurs mains. Ce sont de véritables sangsues qui s’accrochent au peuple et boivent son sang”. Le tsar qui considérait les Juifs comme un élément nuisible, décide d’imposer le service militaire obligatoire à la communauté juive. A l’époque, dés l’âge de 12 ans, les enfants étaient enlevés à leur famille pour la préparation militaire mais pour les Juifs on les mobilisés déjà  à l’âge de 8 ans!

Aujourd’hui encore, des chefs de bandes terroristes et de tribus, préparent des enfants à la violence et à la guerre. En Afrique ou dans les territoires palestiniens, des jeunes innocents sont mobilisés et éduqués pour haïr et tuer sans savoir pourquoi. En Russie de l’époque, des enfants fragiles étaient secoués dans leur sommeil et effrayés par des soldats cruels et obsédés du sadisme. Ils étaient arrachés de leurs parents et amenés de force dans le froid de Sibérie. L’enfant juif qui refusait le baptême était soumis à la torture. Il restait agenouiller durant de longues nuits jusqu’à l’épuisement total.

Pour pouvoir forcer l’assimilation des Juifs, Nicolas 1er  a imposé des zones à résidence obligatoire et a contrôlé les écoles juives en les privant de l’étude de l’hébreu. Son successeur Alexandre II a tenté d’alléger les contraintes discriminatoires  mais a divisé les Juifs en classes. Il récompensera les “bons” Juifs et réprimera les “mauvais”, selon des critères basées surtout sur l’instruction et les diplômes.

En 1871, lors de la Pâques orthodoxe éclate à Odessa une manifestation violente sans précédent. C’est le premier pogrome (saccage en russe) au sein de l’empire russe.

10 ans plus tard, le 1er mars 1881, le tsar Alexandre II, est assassiné  après 26 années de règne absolu. Les Juifs sont mis, une fois de plus, sur la sellette et seront victimes de plus de deux cents pogromes terribles et des vagues de terreur  sauvages qui dureront  plusieurs années.

Dans des dizaines de localités, les Juifs sont attaqués par des foules déchainées qui tuent, violent et pillent sous le regard passive des autorités. A Kichinev, à Kiev, à Varsovie, et dans les pays Baltes,  on dénombre des centaines de morts et des milliers de blessés. Les Juifs sont expulsés de Moscou. Les pogroms sanglants, la famine, la misère et l’angoisse de l’avenir incitent des Juifs a quitté leur pays natal pour s’installer en Palestine, la Terre promise.

En Allemagne, le pasteur protestant, Adolf Stocker, fonde l’Union des travailleurs socialistes chrétiens et préside le premier congrès antisémite international qui se tient à Dresde en 1882.

Dans plusieurs pays, des mouvements et des partis antisémites se forment et des publications racistes et ignobles sont publiées.

Sous le régime des tsars, l’antisémitisme est largement répandu avec la bénédiction des autorités et de l’Eglise. En 1898, la police secrète de Nicolas II, l’Okhrana, publie les Protocoles des Sages de Sion, ouvrage apocryphe et ignoble écrit par Mathieu Golovinski. Ce faussaire russe antisémite est présenté comme un projet juif d’hégémonie mondiale.

Les Juifs sont dénoncés comme une présence étrangère qui agit clandestinement à des fins subversives. Ce faux ouvrage sera traduit dans plusieurs langues et sera publié dans de nombreux pays.  Sa publication  a incité les pogroms de 1906 et 1907 en Russie, et inspireront la propagande nazie et Adolf Hitler pour exprimer des idées racistes et antisémites qui figurent notamment dans Mein Kampf.

Ce n’est qu’en 1921 que le Times de Londres dévoile la supercherie. Trop tard! Jusqu’à ce jour, les Protocoles des sages de Sion sont présentés par les antisémites et antisionistes comme un “ouvrage de référence”…Au début du siècle dernier, aux Etats-Unis, Henry Ford, le magnat de l’automobile, les publies dans son journal The “Dearborn Independent” et le père Charles E. Coughlin les a reproduis dans son livre “Social Justice”.

La France n’est pas épargnée par l’antisémitisme. Pourtant, deux Juifs siégeaient au parlement: Achille Fould et Adolphe Crémieux, le fondateur de l’Alliance israélite universelle, qui devient ministre de la Justice et signe, en 1870, le décret accordant aux Juifs d’Algérie la nationalité française. Un an plus tard, après l’annexion de l’Alsace Lorraine par la Prusse, une grande partie des Juifs manifestent leur attachement inébranlable à La France. Rien à faire, les antisémites sont toujours présents et élèvent leurs voix.

Gougenot des Mousseaux publie: “le judaïsme et la judaïsation des peuples modernes”. Il considérait que la Cabbale a été inspirée par Satan et était persuadé qu’il s’agit d’un ouvrage qui prêche la destruction de la société chrétienne pour instaurer un régime juif. D’autres livres et brochures paraîtront tels que “l’antijuif”, “Juifs nos maîtres” ou “le Juif, voilà l’ennemi”.

L’Europe entière traversait une crise économique profonde et les faillites se multipliaient. En France, le krach de l’Union Générale a renforcé la thèse du “complot juif”. Le bruit a couru qu’Eugène Bontoux, le fondateur de cette banque catholique, et un ancien employé de Rothschild, a été étranglé par le célèbre baron et philanthrope juif. Une rumeur absurde propagée par l’extrême droite et la presse catholique de l’époque.

En 1872, on dénombre en France métropolitaine 86 000 Juifs sur 39 millions d’habitants. À cette époque vivent en Autriche-Hongrie deux millions de Juifs et cinq millions en Russie.

Cependant, la défaite militaire de 1870, l’annexion de l’Alsace-Lorraine par les Allemands et l’écroulement de l’Empire créent des bouleversements sociaux et des tensions. Ils menacent gravement l’équilibre de la société française. Les couches ultraconservatrices se font entendre et lancent des campagnes antisémites virulentes. Elles sont encouragées par une partie de l’Église et par les leaders d’opinion catholiques. Bien que l’antisémitisme religieux en France soit omniprésent et latent depuis des siècles, il remonte à la surface avec férocité, encouragé par les philosophes et écrivains de l’époque qui s’appuient sur des textes de Voltaire décrivant ainsi les Juifs : « Il est un peuple obscur, imbécile, volage, amateur insensé de superstitions. Vaincu par ses voisins, rampant dans l’esclavage. »

Des publications et journaux antisémites sont nés avec des caricatures abjectes, dont  La France Juive, un ouvrage infâme qui impute aux Juifs tous les malheurs économiques et sociaux en France, alors que les Juifs représentaient moins de un pour cent de la population. En 1845, le révolutionnaire et anticapitaliste, Alphonse Toussenel, publie “les Juifs, roi de l’époque: histoire de la féodalité financière”. Cet ouvrage ignoble publié chez Marpon et Flammarion est diffusé en 13 éditions.  En juin 1883 est publié dans “L’Antisémitique”  une enquête sur les Juifs. Ses lecteurs sont invités à signaler “tous ceux qui occupent dans leur ville et dans leur département, des fonctions politiques, administratives ou judiciaires. L’armée n’est pas épargnée.

En janvier 1892, Edouard Drumont lance La Libre Parole avec le sous-titre « La France aux Français ». Il dénonce “le complot international” fomenté par les Juifs et les francs-maçons pour détruire la chrétienté et contrôler la planète. Absurdité monstre!

Les Juifs de France, dont plusieurs milliers ont quitté l’Alsace-Lorraine occupée par les Allemands, sont désignés comme les complices des ennemis d’hier. L’esprit de « revanche » domine l’opinion. Pour Drumont et ses adeptes, tout Juif est considéré comme un traître en puissance aux ordres de l’Allemagne. Désormais, les nouveaux racistes qualifient le Juif de « traître à la nation française et à son armée, à l’Église, un agent démoniaque et corrupteur, appartenant à un peuple monstrueux maniant les puissances mystérieuses de l’argent ».

Ces accusations insultantes sont prises au sérieux par toutes les strates de la population. Dans l’armée, les officiers juifs protestent et demandent réparation. Ils sont isolés, humiliés.

Et pourtant, depuis un siècle, les Juifs de France servent la France avec un dévouement passionné. Ils ont versé leur sang pour sa défense et sur tous les champs de batailles, notamment au cours de la guerre de 1870.

Samedi 5 janvier 1895, sur la place Fontenoy et dans la grande cour de l’école militaire, une foule dense hurle : « Morts aux Juifs ! À mort le traître » ! Le capitaine Alfred Dreyfus apparaît en uniforme, droit et blême. Le général Darras donne le jugement du Conseil de Guerre :

” Alfred Dreyfus, vous êtes indigne de porter les armes. Au nom du peuple français, je vous dégrade ! Exécution !”

“Soldats, on dégrade un innocent ! Soldats, on déshonore un innocent ! Vive la France ! Vive l’armée ! » Répond le capitaine juif, innocent et impuissant à se défendre.

Cette scène ignoble et scandaleuse déclenchera une vague d’antisémitisme en France, mais aussi une importante polémique sur la place publique avec le fameux J’accuse d’Émile Zola paru dans l’Aurore. L’Affaire Dreyfus a ébranlé la société française et a modifié la politique de la France. Elle  provoque surtout un changement profond dans la pensée des Juifs d’Europe. Théodore Herzl, journaliste autrichien qui assiste au procès de Dreyfus, écrit à Paris : L’État Juif.

C’est dans la ville Lumières que le sionisme est né. Un an après, en 1897, le premier Congrès sioniste se réunit à Bâle. L’affaire Dreyfus n’illustre pas seulement une erreur judiciaire monstre, elle a démontré le fait que des Français de la France républicaine et civilisée, celle de la Déclaration des droits de l’Homme désire condamner, à travers un Juif (qui était d’ailleurs assimilé) l’ensemble de tout un peuple, en scandant avec haine: “Mort aux Juifs! Mort aux Juifs!

Les pogromes et les vagues antisémites provoqueront l’exode et un grand courant d’émigration.

En 1927, Staline et Kalinine ont voulu régler la question juive par une solution rationnelle. Ils  décident d’installer des Juifs au Birobidjan, à plus de 8000 kilomètres de Moscou; la distance aérienne entre Tel-Aviv et Paris, aller retour… Le Birobidjan est un territoire de 37 314 km2  situé entre la Mandchourie et  la mer du Japon. La température en hiver plonge à -20 degrés! Le projet a pour but de renforcer la sécurité de l’Union Soviétique en Extrême-Orient mais surtout d’isoler les Juifs, de les détourner du sionisme, et de leur permettre une vie autonome.

En 1934, un premier congrès constitutif est réuni à Birobidjan. Cent soixante deux délégués juifs, d’imminentes figures du monde de la littérature, des beaux-arts et des sciences sont présentes. Un vibrant poème intitulé Birobidjan est publié. Le grand retentissement encouragé et orchestré par les autorités soviétiques transforme ce poème en hymne national de la République autonome juive.

En dépit des efforts considérables du Politburo et les échos favorables au sein de la classe politique et de l’intelligentsia, le projet Birobidjan sera un véritable fiasco : moins de quinze mille Juifs suivent l’appel.

Plus tard, en 1958, Nikita Khrouchtchev expliquera cet échec par la réflexion suivante : « Au départ, il existait un énorme enthousiasme pour le Birobidjan, des dizaines de milliers de Juifs se sont inscrits. Dans ce vaste et riche pays, les conditions étaient excellentes pour développer l’industrie et l’agriculture mais les Juifs ne se sont pas adaptés parce qu’ils ne sont pas capables de vivre en collectivité, les Juifs sont en fait des Gitans intellectuels… »

Sous certains  tsars, les Juifs ont bénéficié d’une relative tolérance sur le plan religieux, et il existait en 1917 plus de trois mille synagogues. Ce n’est qu’après la Révolution bolchevique qu’il n’existe plus d’autorité religieuse centrale, ni d’organisme représentatif. En dépit du fait que la population juive est par ordre d’importance numérique, la deuxième dans le monde, la communauté juive d’URSS, officiellement l’une des cent nationalités de l’Union, ne possède aucun organisme central de coordination ni un Consistoire comme en France. Dans cet Etat athée, le code pénal restreint l’expression de la liberté du culte et le judaïsme ne reçoit aucune subvention d’un Etat laïque par définition. Selon la doctrine marxiste, « la question juive » n’existe plus, ni non plus la notion de « grande nation juive unifiée ».

Pour les Soviétiques, les Juifs font partie des différents peuples du monde dans lesquels ils ont choisi de vivre. L’Union Soviétique reconnaît la nationalité « juive » qui figure sur les documents d’identité de ses « ressortissants » mais contrairement aux autres nationalités, il n’y a pas d’enseignement officiel de la culture et de l’histoire dans la langue « nationale » des Juifs russes, le yiddish.

La doctrine officielle décourage la religion et propage l’antisionisme. La dernière édition  russe de la Bible remonte à avril 1917, quelques mois avant  la Révolution bolchevique.

Le 5 février 1918, c’est la séparation totale de l’Eglise orthodoxe de l’Etat. L’enseignement à l’école est athée et les lois de l’époque tsariste sur le mariage et le divorce sont abolies. Les Juifs  sont les plus touchés par les nouvelles lois antireligieuses décrétées par Lénine. La Thora est la source du judaïsme et durant des millénaires a préservé le caractère unique du peuple juif. Après la révolution bolchevique, les menaces d’assimilation sont omniprésentes et le nouveau régime encourage l’athéisme.

Toutefois, malgré ce déchirement dans les valeurs du judaïsme, nombreux sont les Juifs qui adhérent à l’appareil du parti communiste et certains comme Trotski (Bronstein) se trouvent avec Lénine à la direction du parti et dirigeront l’Armée Rouge et la politique étrangère de l’Union Soviétique. Tous les dirigeants juifs seront écartés par Staline puis déportés ou assassinés.

Après la Deuxième Guerre mondiale, les autorités soviétiques interdisent la publication du Livre noir, un recueil de témoignages sur les atrocités de la Shoah. Les éditeurs de cet ouvrage sont arrêtés et emprisonné dans une Psykhouchka, hôpital  psychiatrique tristement célèbre. Pourquoi les chefs communistes ont préféré garder le mutisme? Pourtant, les Russes se sont battus courageusement contre les barbares nazis et ont été les premiers à découvrir les usines de la mort. Ne sont pas t-ils pas les premiers à  libérer le camp d’Auschwitz- Birkenau ? La réponse est simple, Staline à lui aussi commis  des crimes abominables contre l’humanité, contre son propre peuple. Maître absolu de l’Union-Soviétique, il a appliqué la Grande Terreur, avec des faux procès, la déportation massive dans des camps de concentration et de travail, et l’extermination collective. Plus de dix millions de citoyens soviétiques ont trouvé la mort par des purges staliniennes. Un chiffre effroyable et inimaginable, impensable après l’hécatombe de la deuxième Guerre mondiale et la Shoah.

Entre 1881 et 1914, année du déclenchement de la Première Guerre mondiale, plus de 2750000 Juifs quittent  l’Europe orientale pour s’installer en Grande Bretagne, en Amérique, et principalement à New York, d’autres partiront en Palestine. La carte démographique du monde juif commence à se  transformer d’une manière considérable et spectaculaire. Les Juifs de la diaspora s’intègrent parfaitement dans leurs nouveaux pays en tant que groupe dans une société où ils sont minoritaires, tandis qu’en Palestine, les Juifs sionistes combattent l’assimilation et souhaitent créer un Etat juif indépendant.

A la fin de la Première Guerre mondiale, l’empire ottoman s’effondre. La France et la Grande Bretagne se partagent le Proche-Orient (accord Sykes-Picot) Londres accorde un foyer national aux Juifs (déclaration Balfour). Lors de la guerre mondiale de 14-18, un grand nombre de Juifs périssent sur les champs de bataille (plus de 140000). La révolution russe de 1917 a aboli les restrictions tsaristes mais les bolcheviques n’élimineront pas les préjugés anti-juifs et leurs persécutions ont désormais pour motif des aspects idéologiques.

Les premières vagues d’immigration en Palestine ont été très mal accueilli par les Arabes. Des émeutes éclatent contre les Juifs, à Jérusalem, Safed et Hébron, sous les yeux de soldats Britanniques indifférents. De véritables pogromes à caractère religieux et fanatique, revêtus de propagande à des fins politiques. Ils feront  des dizaines de morts et des centaines de blessés; des vieillards, des femmes et des enfants seront les  victimes. Cette lutte antijuive et antisioniste est orchestrée par le Mufti de Jérusalem, Amin El Husseini. Le même Mufti qui le 21 novembre 1941 rencontre Hitler et lui demande un engagement en faveur de la cause arabe.

    Ce texte a été publié dans l’ouvrage La Shoah expliquée aux jeunes, publié en 2010 aux Editions Alphée-Jean-Paul Bertrand.


Pour citer cet article

Le CAPE, « Conférence du JCPA-CAPE sur l’antisémitisme et l’antisionisme », Le CAPE de Jérusalem, publié le 12 mars 2019

Un rassemblement au lycée Calmette à Nice après la dégradation d’une plaque rendant hommage à d’anciens élèves déportés

 PAR R.D.  NICE MATIN

Des stickers ont été apposés sur une plaque commémorative.
Des stickers ont été apposés sur une plaque commémorative. Capture écran Twitter 

C’est à la suite de l’alerte lancée par les Jeunes Communistes qu’un rassemblement a été organisé mercredi devant le lycée Calmette afin de dénoncer la dégradation de la plaque commémorative apposée le 23 novembre 2005 et rappelant la déportation entre 1942 et 1944 d’élèves de cet établissement.

Quatre auto-collants différents qui semblent issus du groupuscule ” Nice Nationaliste “, clamant ” Français d’abord!” avaient été placés sur la plaque.

Christian Estrosi avait demandé ce mercredi après-midi la dissolution et des poursuites contre ce “groupe néo-nazi qui multiplie les provocations”.

Le Crif Sud Est a condamné ce mercredi soir un acte antisémite qui “s’inscrit dans la continuité d’actes nombreux et répétés, consistant notamment en des provocations et appels à la haine, enregistrés ces derniers mois devant, entre autres lieux la grande synagogue de Nice”.

Les maires du monde s’unissent contre l’antisémitisme

Les maires du monde s’unissent contre l’antisémitisme

By Marc – Mar 7, 20191150

Face à la recrudescence d’incidents anti-juifs à l’échelle mondiale, une coalition de chefs de villes de 40 localités ont annoncé leur engagement à prendre des mesures concrètes pour lutter contre la haine et la violence.

En réponse à la hausse récente de l’antisémitisme dans le monde, une coalition de maires de villes du monde entier se sont engagés à combattre la haine, l’antisémitisme et le mouvement BDS (boycott, désinvestissement et sanctions) visant Israël.

L’initiative est dirigée par le maire de Modi’in, Haim Bibas, le maire de Bal Harbour (Floride), Gabriel Groisman et le maire de Francfort, Uwe Becker.

Les maires derrière l'initiative (Photo: Jorge Novominsky)

Les maires derrière l’initiative (Photo: Jorge Novominsky)

Ils ont l’intention de publier une déclaration signée par les maires de 40 villes pour lutter contre l’antisémitisme. Ils s’engageront dans un certain nombre d’étapes, notamment en organisant une réunion annuelle pour débattre de la question, en prenant des mesures concrètes pour sensibiliser le système éducatif, en examinant les possibilités de législation applicable et en explorant les moyens de s’unir contre la montée de l’extrémisme autour de la société. le monde.

“” Nous condamnons sans équivoque toutes les formes de haine, de préjugés et de mépris qui ont imprégné notre société, et nous, dirigeants municipaux du monde entier, comprenons que nous ne pouvons pas éviter de prendre nos responsabilités et de prendre part aux efforts mondiaux pour contrer ces phénomènes ” déclaration signée par les maires la semaine dernière.

Graffiti antisémite à Athènes

Graffiti antisémite à Athènes

La formation de la coalition a été annoncée lors de la Conférence des gouvernements locaux pour l’innovation MUNI-Expo 2019, rassemblement des maires d’Israël et du monde entier.

Parmi les maires éminents participant à la cérémonie figurent les maires de Pittsburgh, États-Unis; Montevideo, Uruguay; Belgrade, Serbie; Kiev, Ukraine; Taipei, Taiwan; Tirana, Albanie; et Tegucigalpa, Honduras.

Tolérance zéro

“Ce qui nous unit, ce n’est pas notre religion ou notre nationalité, mais le fait que nous ayons une tolérance zéro pour la haine et la violence, et que notre devoir est de mettre fin à la violence dirigée contre nos résidents et de travailler à l’amélioration de leur vie, quelle que soit leur religion, leur croyance ou leur nationalité », a déclaré Bibas, président de l’Union des pouvoirs locaux et maire de Modi’in Maccabim-Reut.

“Nous constatons une montée fulgurante de la haine et de l’antisémitisme dans le monde entier et, en tant que maires, nous devons participer à cette lutte importante. Avec l’établissement de cette coalition, nous faisons une déclaration ferme contre ceux qui propagent la haine et qui servira. comme un outil vital pour les maires du monde entier pour partager des idées et des conclusions pour lutter contre ces phénomènes “, a déclaré Gabriel Groisman, maire de Bal Harbour, en Floride et l’un des initiateurs de la coalition.

“Notre partenariat en tant que dirigeants municipaux unis contre l’antisémitisme est un signe fort de solidarité envers Israël et un message clair contre ceux qui propagent la haine contre les Juifs dans le monde. Je suis heureux de diriger cette initiative avec Haim Bibas et Gabriel Groisman, et en tant que coalition, nous créerons une voix forte pour les Juifs du monde entier “, a déclaré le maire de Francfort, Uwe Becker.

“J’ai vu une étude montrant comment certaines régions des États-Unis sont laissées pour compte dans les domaines du développement économique. Certaines régions ne font pas partie de l’accélération de la technologie, et cela se produit dans l’ensemble des États-Unis”, a déclaré le maire de Pittsburgh, Bill Peduto.

“C’est là que prend racine le discours raciste et antisémite le plus extrême sur les réseaux sociaux. Là où l’État néglige économiquement les résidents, on crée des communautés plus enclines à la haine sur les réseaux sociaux et aux crimes haineux, et donc le contexte de négligence économique ne peut être séparé de ce contexte de crime de haine “.

Itamar Eichner 

ynetnews.com

Un cardiologue de Ramat Gan sauve la vie de son patient en utilisant une technique inédite

7 mars 2019 | 

Le Pr. Victor Guetta, Directeur de l’unité de cardiologie invasive du Centre Médical Sheba à Ramat Gan, Israël a effectué cette semaine une technique inédite jamais encore réalisée. Le patient tout juste âgé de 29 ans était entré à l’hôpital avec un anévrisme dans la région du ventricule gauche de son cœur entraînant une hémorragie de la cavité thoracique. Être jeune n’était pas un avantage dans ce cas, car le patient avait déjà subi plusieurs interventions cardiaques dans le passé pour des problèmes cardiaques chroniques….

Le professeur Victor Guetta

Un anévrisme à ce stade était littéralement une course contre la montre. « Plutôt que d’effectuer une procédure invasive qui aurait pris des heures, nous avons agi dans l’urgence face à la situation critique du patient. J’ai décidé de résoudre le problème rapidement en utilisant une procédure de cathétérisme- un dispositif à double disque auto-extensible fabriqué à partir d’un treillis métallique qui présente la même pathologie que celle utilisée dans le cathétérisme classiques, tel que l’angioplastie et permettant ainsi la dilatation des artères obstruées.P

Cette procédure unique n’a encore jamais été pratiquée auparavant. « J’ai pu stopper l’hémorragie et reboucher la zone qui saignait à l’aide de ce dispositif « , a révélé le Pr Guetta, avant d’ajouter, « deux jours après cette intervention, le patient est rentré chez lui. Aujourd’hui, son pronostic est bon. »

Tel- Avivre –

Le professeur Victor Guetta, Directeur de l’unité de cardiologie invasive du Centre Médical Sheba, est également professeur associé de cardiologie à l’école de médecine Sackler de l’Université de Tel-Aviv. Le professeur Guetta a obtenu son doctorat en sciences à l’Université Ben Gourion du Néguev, Beer-Sheva, Israël. Il est titulaire d’une bourse de recherche à l’Institut national de la santé de Bethesda, dans le Maryland, et d’une bourse de recherche clinique à la Cleveland ClinicFoundation, dans l’Ohio. Le professeur Guetta est responsable des opérations quotidiennes de l’unité au Centre Médical Shebaet participe également à l’introduction de nouvelles technologies et des traitements invasifs, dont l’un de ces traitements a été utilisé cette semaine chez le patient âgé de 29 ans.

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La tribune des 400 antisionistes pour les nuls

400 antisionistes (artistes, écrivains mais aussi bibliothécaires, philosophes, infirmières ou retraités…) ont publié une tribune pour demander au Président Macron de ne pas criminaliser l’antisionisme. Parue dans Libération, le média détenu par l’homme d’affaires franco-israélien Patrick Drahi (ben oui, les juifs contrôlent les médias en France, tout le monde le sait !), cette tribune nous a semblé mériter une petite explication de texte. Pour bien comprendre ce qui se dit à travers ces quelques lignes (NDLR : le texte de la tribune publiée dans Libération est reproduit ici en italiques et entre guillemets).

Photo représentant un membre de la secte Netourei Karta sur l'esplanade du Trocadéro à Paris Jewpop


“CONTRE LA CRIMINALISATION DE L’ANTISIONISME”

Comme souvent chez les ennemis des juifs, il est bon d’avancer masqué… On ne dit pas : « je suis antisioniste », mais plutôt « je suis contre la criminalisation de l’antisionisme », car moi je suis pour la liberté d’expression.

“Monsieur le Président, Vous avez récemment déclaré votre intention de criminaliser l’antisionisme. Vous avez fait cette déclaration après en avoir discuté au téléphone avec Benyamin Netanyahu, juste avant de vous rendre au diner du CRIF.”

Première phrase et, déjà, tout est dit : Le président Macron, président des riches, ex-salarié de la banque Rothschild, prend ses ordres auprès de Bibi Netanyahou et du Crif, son représentant en France. C’est pas un peu complotiste comme première phrase d’accroche ? En tous cas, c’est bien dans la mouvance actuelle dieudonnisto-soralienne.

“MONSIEUR LE PRÉSIDENT,”

Oui, on répète « Monsieur le Président ». Sous-entendu : vous êtes le président des Français, pas la marionnette d’une puissance étrangère (en l’occurrence Israël). Toujours les mêmes fantasmes sur la puissance supposée des juifs qui contrôlent jusqu’au président français…

“vous n’êtes pas sans savoir que la constitution de la République énonce en son article 4 que «La loi garantit les expressions pluralistes des opinions.”

Bien entendu, si nous défendons l’antisionisme, c’est au nom de la liberté d’expression. Nous ne sommes pas des antisémites des années 30, quelle horreur, non, nous sommes des démocrates, des amoureux de la liberté, des humanistes. « Au nom de l’autre », l’ouvrage de référence d’Alain Finkielkraut, nous a appris à décoder ce beau langage antisémitecaché à travers de belles paroles humanistes.

“OR, L’ANTISIONISME EST UNE OPINION, UN COURANT DE PENSÉE NÉ PARMI LES JUIFS EUROPÉENS AU MOMENT OÙ LE NATIONALISME JUIF PRENAIT SON ESSOR”

Ah ben voilà qu’on ré-interprète l’histoire. Évidemment pour dire « vous voyez bien, on n’est pas antisémite puisque même les juifs pensent comme nous ! ». Et c’est vrai que parmi les retraités, infirmières et bibliothécaires qui ont signé cet appel, il y a beaucoup de noms juifs. Ça claque, un nom bien juif, c’est chouette pour se dédouaner des accusations d’antisémitisme.

Alors si on refait l’histoire, allons-y… Avant l’indépendance d’Israël, les anti-sionistes étaient principalement des «ultra-orthodoxes» (pour des raisons essentiellement religieuses, et non politiques) ou des juifs d’extrême-gauche. Mais le gros des troupes antisionistes a toujours été (et il l’est probablement pour encore longtemps) parmi les populations du monde arabo-musulman.

Il s’oppose à l’idéologie sioniste qui préconisait (et préconise toujours) l’installation des juifs du monde en Palestine, aujourd’hui Israël.

La construction de la phrase elle-même est une absurdité. L’idéologie sioniste préconiserait de s’installer sur une terre appelée Palestine ? Cela suppose, dans le langage des signataires, que cette terre est une terre arabe, la Palestine, et donc que l’idéologie sioniste consiste à coloniser une terre arabe. Il faudrait leur donner quelques cours élémentaires de «sionisme pour les nuls» pour leur rappeler qu’il s’agit de l’aspiration des Juifs du monde entier à retourner sur leur terre, pas à coloniser une terre étrangère.

La fin de la phrase est énigmatique… « s’installer en Palestine, aujourd’hui Israël », ça veut dire quoi ? Qu’Israël occupe une terre arabe appelée Palestine ? Donc cela revient à remettre en cause l’existence même d’Israël ? Même les Saoudiens et les Qataris sont plus progressistes que les 400 signataires sur ce sujet, il me semble…

L’argument essentiel de l’antisionisme était (et est toujours) que la Palestine n’a jamais été une terre vide d’habitants, qu’un «peuple sans terre» serait libre de coloniser du fait de la promesse divine qui lui en aurait été donnée, mais un pays peuplé par des habitants bien réels pour lesquels le sionisme allait bientôt être synonyme d’exode, de spoliation et de négation de tous leurs droits. Chez les antisionistes, on trouve un ramassis d’arguments en tous genres. Le fait que la Palestine ait été une terre habitée n’est pas l’argument essentiel.

Il faut rappeler que le « peuple sans terre » n’a pas été accueilli à bras ouverts sur cette terre. Il a fallu un vote de l’ONU puis de nombreuses guerres contre tous les pays arabes de la région (avec son cortège de morts de chaque côté) pour pouvoir s’installer sur cette terre. À l’époque de Josué (Yehoshoua Bin Noun), il y a plus de 3300 ans, il a fallu aussi mener de longues guerres avant de conquérir cette terre.

Évoquer « la promesse divine », voilà autre chose… Toujours cette idée des juifs barbus, l’équivalent des fous d’Allah, qui sont prêts à égorger leurs voisins au nom de leur divinité. Faut-il rappeler que ni Herzl, ni Ben Gourion, ni même Netanyahou, ne sont de grands adeptes de la religion ? Mais c’est tellement plus simple d’imaginer Israël comme une théocratie dirigée par des Mollahs messianiques…

LE SIONISME ALLAIT BIENTÔT ÊTRE SYNONYME D’EXODE, DE SPOLIATION ET DE NÉGATION DE TOUS LEURS DROITS.”

Voilà, doucement, doucement, on y arrive : donc Israël a chassé les Palestiniens de chez eux (ce qui historiquement est en grande majorité faux, il suffit de relire les témoignages de l’époque), leur a volé leurs biens (spoliation, tiens le même terme qu’on utilise pour évoquer la spoliation des juifs par les nazis, comme c’est curieux cette obsession de toujours faire le rapprochement entre ce qu’ont subi les juifs et ce qu’ils feraient subir aux Palestiniens, désormais victimes des nazis modernes d’aujourd’hui, les Israéliens) et enfin leur dénie leurs droits (Israël pays d’apartheid, mythe véhiculé par tous les ignorants qui n’ont jamais mis les pieds dans un centre commercial de Jérusalem ou sur une plage de Tel-Aviv, qui ignorent que le numéro 2 d’Apple dans le monde est un arabe israélien ayant fait ses études au Technion de Haïfa, qui n’ont aucune idée de ce qu’est la discrimination positive permettant aux étudiants arabes israéliens d’entrer à l’université avec moins de points que les juifs…).

“LES ANTISIONISTES ÉTAIENT, ET SONT TOUJOURS, DES ANTICOLONIALISTES.”

Ah bon ? Les Iraniens qui occupent le Liban et la Syrie n’ont aucune vocation colonialiste ? Le sultan Erdogan n’a aucune volonté expansionniste ? Les légions arabes qui occupent le Kurdistan sont anti-colonialistes ? Il me semble plutôt que les antisionistes sont anti-colonialistes à deux vitesses. Quand il s’agit des européens, des américains ou des israéliens, ils sont farouchement anti-colonialistes. Pour les autres… ça dépend !

“Leur interdire de s’exprimer en prenant prétexte du fait que des racistes se servent de cette appellation pour camoufler leur antisémitisme, est absurde.”

Bon, au moins ils reconnaissent que l’antisionisme permet à certains de camoufler leur antisémitisme, c’est bien, c’est un début d’aveu.

“Monsieur le Président, nous tenons à ce que les Français juifs puissent rester en France,”

Merci de cette précision, importante. Non parce que, si on est contre le sionisme (donc le fait que les juifs puissent s’établir en Israël), il faut bien les mettre quelque part, les juifs ! Là, c’est rassurant, les signataires ne veulent pas tuer tous les juifs (ouf, j’ai eu peur), ni les faire retourner dans le pays de leurs grands-parents – Algérie, Tunisie, Maroc, Pologne, Russie, etc – (re-ouf !) mais on veut bien les garder. (Salomon, vous êtes juif ? Bon, ben je vous garde quand même…)

“qu’ils s’y sentent en sécurité,”

Vous préconisez par exemple qu’on mette des militaires devant les écoles juives et les synagogues pour qu’on se sente en sécurité ? Ou bien c’est juste du blabla ?

“et que leur liberté d’expression et de pensée y soit respectée dans sa pluralité.”

Pourquoi c’est pas le cas ? Encore un fantasme… Il y a des juifs de l’extrême-gauche à l’extrême-droite, avec des opinions très diverses sur à peu près tous les sujets.

“L’ignominie des actes antisémites qui se multiplient ravive le traumatisme et l’effroi de la violence inouïe dont leurs parents ont eu à souffrir de la part d’un État français et d’une société française qui ont largement collaboré avec leurs bourreaux.”

Pourquoi parler de ce sujet maintenant ? Pour se dédouaner d’une culpabilité d’il y a plus de 70 ans ? Plutôt pour dire « nous on est des humanistes ! ». Au cas où on aurait toujours pas compris. Sinon, pour info, il est bon de rappeler qu’une grande proportion de nos parents et grands-parents vivaient hors de France à l’époque de Vichy. S’ils sont venus en France, c’est parce qu’ils ont été chassés des pays arabes. Juste pour mémoire, hein, je dis ça je dis rien.

“Nous attendons donc de vous que vous déployiez d’importants moyens d’éducation et que les auteurs de ces actes soient sévèrement punis.”

Prévention et répression en même temps. Si même des gens classés à l’extrême-gauche signent cette tribune où on demande une justice plus sévère… C’est bien, la société française évolue petit à petit…

“MAIS NOUS NE VOULONS CERTAINEMENT PAS QUE VOUS LIVRIEZ LES JUIFS DE FRANCE ET LEUR MÉMOIRE À L’EXTRÊME DROITE ISRAÉLIENNE, COMME VOUS LE FAITES EN AFFICHANT OSTENSIBLEMENT VOTRE PROXIMITÉ AVEC LE SINISTRE «BIBI» ET SES AMIS FRANÇAIS.”

C’est pas un peu violent et excessif comme expression « livrer les juifs de France et leur mémoire à l’extrême-droite israélienne » ? Ainsi donc le Président Macron livre les juifs de France et leur mémoire à l’extrême droite israélienne ? En dehors de la formule qui claque, c’est un peu abscons… J’ai comme l’impression qu’on veut juste dire que Macron est complice de l’extrême-droite israélienne. Ou à sa solde, comme vous préférez. Le « sinistre Bibi », comme ils l’appellent, est donc à l’extrême-droite en Israël ? On leur parle, ou pas de Bennet, Libermann, Feiglin et de tous les (nombreux) partis à droite de Bibi ? On leur dit que Bibi est démocratiquement élu depuis 20 ans dans la seule démocratie de la région ? J’aime bien aussi l’expression « et ses amis français » pour suggérer comme ça, l’air de rien, la supposée double allégeance des citoyens juifs.

“C’est pourquoi nous tenons à vous faire savoir que nous sommes antisionistes, ou que certains de nos meilleurs amis se déclarent comme tels.”

Moi je suis pas antisioniste mais j’ai un bon ami qui l’est. Ah OK…

“Nous éprouvons du respect et de l’admiration pour ces militants des droits humains et du droit international qui, en France, en Israël et partout dans le monde, luttent courageusement et dénoncent les exactions intolérables que les sionistes les plus acharnés font subir aux Palestiniens.”

Toujours le couplet sur l’humanisme, on a compris. Les exactions intolérables, bon c’est assez vague, mais on a compris l’idée. Les sionistes les plus acharnés, ça veut dire quoi ? Par exemple moi, qui habite en Israël, je suis un sioniste acharné ou modéré ou en dilettante ? Et on repart sur la rhétorique habituelle des ennemis d’Israël. Vous voyez ma bonne dame tout ce qu’ils font subir aux Palestiniens…

“BEAUCOUP DE CES MILITANTS SE DISENT ANTISIONISTES CAR LE SIONISME A PROUVÉ QUE LORSQUE SA LOGIQUE COLONISATRICE EST POUSSÉE À L’EXTRÊME COMME C’EST LE CAS AUJOURD’HUI, IL N’EST BON NI POUR LES JUIFS DU MONDE, NI POUR LES ISRAÉLIENS, NI POUR LES PALESTINIENS.”

Qu’est-ce qui est suggéré ici ? Que le sionisme apporte l’antisémitisme et la haine du juif ? Mais alors cela signifie que l’antisionisme et l’antisémitisme sont liés ? Aïe, c’est pas bon pour leur démonstration ça… Ou alors ça veut dire que si les juifs subissent l’antisémitisme, c’est à cause de leur sionisme acharné. Donc finalement, ils en sont un peu responsables. Donc c’est un peu de leur faute quoi ! Un classique de la phraséologie antisémite…

“Monsieur le président, nous sommes des citoyens français respectueux des lois de la République, mais si vous faites adopter une loi contre l’antisionisme, ou si vous adoptez officiellement une définition erronée de l’antisionisme qui permettrait de légiférer contre lui, sachez que nous enfreindrons cette loi inique par nos propos, par nos écrits, par nos œuvres artistiques et par nos actes de solidarité.”

On est respectueux des lois mais bon, si elles vont à l’encontre de nos idées, alors on ne les respecte pas. Mmmm… Si on respecte les lois, alors on n’appelle pas au boycott d’un pays par exemple, puisque c’est interdit par la législation française. C’est bien, je note.

“Et si vous tenez à nous poursuivre, à nous faire taire, ou même à nous embastiller pour cela, eh bien, vous pourrez venir nous chercher.”

Pour la liberté, non je ne me tairai point. C’est beau. J’ai envie de verser une larmichette. L’emploi du terme « embastiller » est intéressant car il suggère l’idée de résistants pour une noble cause, pour des idées, pour défendre le peuple, contre un roi despotique et tout puissant. « Vous pourrez venir nous chercher », oui enfin tout cela est quand même très exagéré. Qui aurait encore envie d’aller chercher Jean-Luc Godard, Elli Medeiros et Rony Brauman ?

Pierre Acher

ALORS QUE LA GRANDE-BRETAGNE ET LA FRANCE APPELLENT AU BOYCOTT DE L’EUROVISION EN ISRAËL, L’ALLEMAGNE HISSE LE DRAPEAU ISRAÉLIEN SUR SCÈNE !

BY RAK BE ISRAEL


Alors que d’autres pays européens, tels que la Grande-Bretagne et la France , tentent de boycotter le concours Eurovision de la chanson, qui se tiendra à Tel-Aviv dans quelques mois, il semble que l’atmosphère en Allemagne soit différente et réellement pro-israélienne.

Les vainqueurs allemands du concours pré-Eurovision dans le pays ont brandi le drapeau israélien avec joie et fierté sur la scène de Berlin et ont honoré Israël. Les lauréats pré-allemands se produiront au concours Eurovision de la chanson à Tel-Aviv en mai.

Rappelez-vous, il y a deux jours , la France a menacé de ne pas participer à l’Eurovision à Tel-Aviv, en raison d’une série humoristique réalisée bien avant la sélection des chanteurs à l’Eurovision qui par un concours de circonstance représente le candidat français à l’Eurovision comme un marocain et gay mais lié avec Daesh et le Mossad.

Par coïncidence, le candidat français pour cette année est Bilal Hassan 19 ans, d’une famille marocaine, et gay. Les créateurs de la série israéliens ont été surpris par la réaction des Français, car c’est une série humoristique, (bien plus légère que Charly Hebdo)et qui n’est pas du tout lié au jeune Bilal Hasani : « La production ne va pas contre la France ou le représentant français ».

En Suède , au début du mois, les quatre chansons avec lesquelles Israël a remporté les concours de la chanson Eurovision ont été chantés dans ce pays : TOY, Diva, Hallelujah et Abanibi. Les chansons ont été interprétées par les hôtes de la soirée lors du concours Eurovision de la chanson . Cela contraste avec les manifestations  d’autres pays, y compris de la Grande-Bretagne, qui ont organise des manifestations pour ne pas représenter leur pays en compétition uniquement parce qu’il se tient en Israël.

Gilles Kepel – Identitaires et salafistes

Comment les islamistes s’intéressent aux Gilets jaunes. L’essayiste livre une analyse qu’il développera dans un ouvrage à paraître.

PAR Gilles Kepel Le Point 


Gilles Kepel Politologue, specialiste de l'islam et du monde arabe. Dernier livre paru : << Sortir du chaos  data-recalc-dims=> (Gallimard, 2018). “/>
Gilles Kepel Politologue, spécialiste de l’islam et du monde arabe. Dernier livre paru : « Sortir du chaos » (Gallimard, 2018). 

Un certain nombre de jeunes des banlieues populaires, principalement issus de l’immigration nord-africaine et subsaharienne, ont profité du désordre lié aux manifestations des Gilets jaunes pour « franchir le périphérique » et pénétrer au cœur de l’espace urbain. Ils y ont décliné les formes propres de leur mobilisation – réminiscence des grandes émeutes de 2005. Les deux phénomènes sont comparables par leur saisonnalité, leur récurrence ainsi que leur ampleur territoriale. Il y a treize ans était advenue en effet la première occurrence massivement médiatisée de crémation d’automobiles et de pillage de commerces, critère de l’émeute française « post moderne ». En 2018, des « jeunes des quartiers » s’infiltrèrent donc derrière les habitants des « territoires périurbains » dans une sorte de juxtaposition de groupes sociaux. Les seconds revendiquaient avec ostentation une citoyenneté déniée par les élites urbaines en montant à Paris drapeau tricolore au vent pour s’approprier les espaces symboliques de la République – les Champs-Élysées de la parade du 14 Juillet – depuis leurs ronds-points. Et, contrairement aux « banlieues » de 2005 dominées par le chômage, et où incendies et caillassages se déroulaient à la nuit tombée, la France périurbaine qui gagne difficilement sa vie durant les jours ouvrés ne pouvait se permettre de sacrifier son gagne-pain quotidien : les défilés se déroulèrent donc le jour chômé du samedi, à charge pour les retraités, les intermittents et les personnes en recherche d’emploi de tenir la permanence durant la semaine pour bloquer les péages et les carrefours.

La mouvance djihadiste s’intéressa explicitement aux Gilets jaunes début décembre 2018. Depuis la chute de Raqqa un an plus tôt, la capacité de Daech à coordonner des attentats spectaculaires en France avait disparu, laissant la place à des attaques isolées au couteau, ainsi à Trèbes le 23 mars (5 morts) et à Paris le 12 mai (2 morts). Leurs auteurs avaient fait allégeance au califat mais agi spontanément. Dans le désarroi après l’effondrement de l’État islamique, la mouvance djihadiste ne parvenait plus à trouver un mode opératoire global. Dans ce contexte défavorable, le mouvement des Gilets jaunes – en dépit des préventions contre les manifestants, dépeints au départ comme autant de kouffar (« mécréants ») – apparut comme une opportunité, car il creusait dans l’Hexagone des failles où s’infiltrer pour hâter les guerres d’enclaves débouchant sur la guerre civile, prélude au triomphe du djihad. Telle était la vision de l’idéologue Abou Moussab al-Souri, ingénieur syrien éduqué en France, dans son « Appel à la résistance islamique mondiale ». C’est ainsi qu’une Web TV djihadiste mit en ligne un photomontage mêlant l’Arc de triomphe maculé de graffitis et entouré de Gilets jaunes incendiant une barricade avec un djihadiste en uniforme de combat, kalachnikov en main, qui paraissait diriger l’émeute…

  • Propagande. Affiche (photomontage) mise en ligne par une Web TV djihadiste montrant l’Arc de triomphe en feu.
  • Propagande. Affiche (photomontage) mise en ligne par une Web TV djihadiste montrant l’Arc de triomphe en feu.

Interpénétration. L’exhortation à passer à l’action était accompagnée de la reproduction en arabe de la déclaration d’allégeance au calife Baghdadi. Dans un registre proche, des photos montraient un immeuble haussmannien des beaux quartiers de l’Ouest parisien couvert d’un tag en arabe reprenant le principal slogan des printemps arabes de 2011, « Le peuple veut la chute du régime », assimilant le destin de Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi à l’avenir d’Emmanuel Macron.

Le 21 décembre, à Angoulême, un mannequin à l’effigie du président fut décapité par un bourreau tout de noir vêtu, comme les exécuteurs de Daech – selon une scénographie macabre qui empruntait aux vidéos djihadistes. Alors que, trois jours avant, des touristes scandinaves avaient été égorgées au Maroc et que les images atroces circulaient en ligne.

Sur ces entrefaites se produisit l’attaque meurtrière du marché de Noël à Strasbourg. Dans un pathétique déni, les pages « Débats » du Mondeplaidèrent que le tueur Cherif Chekatt était un « faux djihadiste », alors qu’on découvrit peu après sa vidéo d’allégeance à Daech. L’hommage de la nation aux victimes, par une cérémonie que présida à Strasbourg le président de la République, en exprimant sa gratitude aux forces de l’ordre qui avaient éliminé le tueur, mais qui étaient harcelées, voire lynchées par ailleurs par les plus radicaux des Gilets jaunes, mit le mouvement en porte-à-faux. Il commença à amorcer une décrue significative – tandis que ses membres complotistes accusaient en ligne le gouvernement d’avoir monté l’attentat pour briser la mobilisation. Cette confusion entre divers registres et ce mélange des genres qui banalisait la violence aboutirent à la scène du 16 février où l’on vit, en plein cœur du quartier parisien de Montparnasse, une horde pogromiste vêtue de gilets jaunes harceler, en marge d’un défilé, le philosophe et académicien Alain Finkielkraut aux cris de « Retourne en Israël »« La France est à nous » et « Tu iras en enfer ». L’interpénétration entre salafisme et identitaires n’était plus une scène de fiction tirée de Soumission, de Michel Houellebecq, mais un phénomène bien réel qui interroge les dérives profondes de notre société§

La première mission lunaire israélienne décollera ce soir de Cap Canaveral en Floride

21 février 2019 | 

Lancée par une fusée Falcon 9, le vaisseau spatial sans pilote baptisé Bereshit (ndlr Genèse en hébreu) doit décoller ce soir au plutôt demain vers 01h45 du matin heure israélienne de la base aérienne de Cape Canaveral en Floride. À 60 000 km au-dessus de la Terre, il se séparera du lanceur Falcon et orbitera d’abord autour de la Terre dans des ellipses et se dirigera ensuite vers l’orbite de la lune. Puis il ralentira et effectuera un « alunissage » en douceur. Si la mission réussie, Israël sera le quatrième pays à entrer dans le club très fermé des puissances spatiales après les États-Unis, la Russie et la Chine….

Crédit: Image YouTube

La fusée Falcon 9 propulsera Bereshit dans une orbite terrestre « longue et complexe », où elle élargira  progressivement son orbite pendant environ cinq semaines jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment proche de la Laune pour entrer dans son champ de gravitation. À partir de là, le vaisseau spatial effectuera une série de manœuvres afin d’atteindre sa destination entre les sites d’atterrissage d’Apollo 15 et 17 d’ici la mi-avril.P

Le vaisseau spatial a la forme d’une table ronde avec quatre pieds en fibre de carbone. De la taille d’un lave-vaisselle, il mesure environ 1,5 mètre de hauteur et pèse 585 kg. Au cours d’une mission qui ne devrait durer que deux ou trois jours sur la Lune, Bereshit utilisera des instruments embarqués pour photographier le site d’atterrissage, mesurer le champ magnétique de la lune (pour mieux comprendre comment l’astre de la nuit s’est formé) et renvoyer toutes les données au centre de contrôle d’Israël Aerospace Industries. Tout cela  pendant deux ou trois jours avant que son système cesse de fonctionner.

Ce projet entrepris pour la première fois par une association privée à but non lucratif marque incontestablement un tournant dans l’industrie spatiale israélienne qui, jusqu’à présent, n’a été centrée que sur des projets liés à la sécurité, notamment des lancements de satellite.

« C’est le début de l’histoire d’Israël dans le grand espace, qu’elle réussisse ou non« , a déclaré à Reuters, Morris Kahn, le milliardaire du  high-tech qui a investi 44 millions de dollars  dans le projet Beresheet.

C’est l’ingénieur Alex Friedman, 68 ans, qui dirige l’équipe en charge de cette mission. Il est Haredi (ndlr orthodoxe) et père de 7 enfants et 21 petits-enfants. « Les gens sont persuadés que les Haredim ne font qu’étudier la Torah toute la journée, c’est un stigmate qui me dérange », confie Alex, « Maimonides était bien médecin et astronome et le Rabbi de Loubavitch a étudié le génie électrique, les mathématiques et la physique » ajoute-t-il.

SpaceIL est principalement soutenu par des donateurs privés, dont le magnat des casinos américain Sheldon Adelson et le milliardaire Morris Kahn cité plus haut, cofondateur d’Amdocs, l’une des plus grandes entreprises de haute technologie israélienne. Israël Aerospace Industries, appartenant au secteur de la défense, a également collaboré à ce projet. Le succès de cette mission signera une nouvelle ère: celle des sociétés privées se lançant leurs propres missions spatiales.

Tel-Avivre –

Israël bientôt quatrième pays à se poser sur la Lune

Par Vincent Coste  avec AFP• 
Pleine lune photographiée à Leeuw-Saint-Pierre, Belgique | 20/02/2019

@ Copyright :REUTERS/Yves Herman 

Le Lune redevient tendance. Après, la Russie (l’URSS à l’époque), les Etats-Unis et la Chine, Israël ambitionne de devenir le quatrième pays à poser un engin spatial sur le sol lunaire. Cet objectif, porté par le projet SpaceIL, va se concrétiser ce 21 février avec la lancement d’un satellite embarquant un alunissage baptisé “Bereshit”, soit le Genèse en hébreu. L’opération aura lieu depuis Cap Canaveral, en Floride, d’où une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX décollera à 20h45 heure locale, soit 2h45 heure française.

Si tout se passe bien, “Bereshit” devrait alunir le 11 avril, après avoir parcouru 6,5 millions de kilomètres à une vitesse maximale de 10 kilomètres à la seconde, correspondant 36 000 km à l’heure. Un fois sur le sol lunaire, l’engin de 585 kg collectera des données sur la formation du notre satellite, qui seront partagées avec l’agence spatiale américaine la Nasa.

La mission comporte également une dimension beaucoup plus symbolique. En effet des souvenirs d’un rescapé de la Shoah, des dessins israéliens, sans oublier une bible ont été numérisés et placées à l’intérieur de l’engin qui restera sur la Lune, après les deux jours que devrait durer sa mission. 

Le projet d’un coût de 100 millions de dollars (un peu plus de 88 millions d’euros) a été en partie financé par des fonds privés. Toutefois, le ministère israélien de la Science et de la Technologie, l’agence spatiale israélienne (ISA) ainsi que Israel Aerospace Industries (entreprise publique notamment spécialisée dans la défense), se sont joints au programme porté par SpaceIL. 

Le décollage de la mission, à suivre en direct à l’heure H :

Antisémitisme: Paris appliquera la définition de l’IHRA intégrant l’antisionisme

“L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République”, a martelé le chef de l’Etat français au dîner du Crif

Par AFP et  TIMES OF ISRAEL

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’anti-sionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

« La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’anti-sionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » – à l’instar de son discours lors de la 75e cérémonie du Vel d’Hiv.

Il s’agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l’antisémitisme, mais pas d’une modification des textes juridiques, a expliqué l’Elysée. Le président de la République avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait alors envoyé un communiqué à la presse.

« Il ne s’agit pas de modifier le code pénal, encore moins d’empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (…), il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d’Israël, la négation même de l’existence d’Israël, la haine des juifs la plus primaire. »

Le président français Emmanuel Macron, à droite, s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu suite à leur rencontre au palais de l’Elysée à Paris, le 10 décembre 2017 (Crédit : AFP/Pool/Philippe Wojazer)

« Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

Le président israélien Reuven Rivlin avait plus tôt apporté mercredi son soutien au président français et au philosophe français Alain Finkielkraut face aux actes antisémites, qu’il a qualifié d’ « affront » à la France.

Quelques minutes avant le discours de M. Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit.

« L’antisionisme aujourd’hui constitue le visage dissimulé de l’antisémitisme », a pour sa part déclaré le député Eric Ciotti (LR), qui salue cette décision mais estime « personnellement » qu’ »une résolution ne suffira pas » et demande « une traduction législative ». 

Sur ce sujet, Gil Taïb et Joël Mergui ont dit leur satisfaction. « On demandait depuis des années la reconnaissance de l’antisionisme. Si les moyens sont mis en oeuvre pour que les paroles antisémites puissent être condamnées, c’est pour nous une avancée essentielle », a déclaré M. Taïeb.A

« Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confrontée à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ».

« À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». C’est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d’évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi.

Extrait d’un montage d’Esther Grinberg, diffusé sur Instagram (Crédit : https://www.instagram.com/esthergrinberg/)

Quelles différences entre antisémitisme et anti-sionisme ?

« Il n’y a pas en France de définition officielle de l’antisémitisme, tout comme il n’y a pas de définition officielle, par exemple, du racisme anti-musulman ou envers les personnes asiatiques. Notre droit est fondé sur une conception universaliste et globale, pas sur un ciblage explicite de chaque religion », explique Frédéric Potier, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

L’avocat Richard Malka abonde : « La loi n’utilise jamais le terme ‘antisémitisme’. De même qu’elle n’utilise jamais le mot ‘juif’ ou ‘musulman’ ou ‘catholique’ ».

L’antisémitisme est appréhendé par le droit pénal à travers la loi de 1881 sur la liberté de la presse, pour ce qui est des injures publiques, de la provocation publique à la haine et de la provocation publique à la discrimination fondées sur l’appartenance « à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

Pas de définition officielle non plus de l’antisionisme.

Selon la Chancellerie, les tribunaux peuvent déjà condamner des personnes qui, « sous couvert d’un anti-sionisme de circonstance, véhiculent en réalité un antisémitisme réel ». « A charge pour l’accusation d’établir que le mobile final vise bien à s’en prendre à un individu soit à raison de sa religion, soit à raison de sa nationalité ».

Une proposition de loi

Un texte qui « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, dont une vise à renforcer la pression sur les opérateurs du Net, dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet, sera déposé « dès le mois de mai » par la députée LREM Laëtitia Avia, a annoncé le président.

« La députée Laëtitia Avia déposera dès le mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport », a expliqué le président.

« Nous devons à ce titre nous inspirer de ce que nos voisins allemands ont su faire de manière efficace et pragmatique : apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires, appeler à la responsabilité des individus comme des plate-formes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. »

Ce texte « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, qui vise à renforcer la pression sur les plateformes numériques dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a-t-il dit.

Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine « dans les meilleurs délais » et de « mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité » de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique -une annonce saluée comme « fondamentale » par le président du Consistoire Joël Mergui et Gil Taïeb vice-président du Crif.

Gilles Taieb, co-auteur du rapport de septembre, a précisé à l’AFP « qu’on s’oriente sur un délai de 24 heures ».

Macron a accusé « des plateformes comme Twitter, pour citer des mauvais exemples, qui attend des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaires » et « parfois prend des jours, des semaines pour retirer les contenus ainsi identifiés ».

Il s’est prononcé en revanche contre l’interdiction générale de l’anonymat sur internet qui pourrait « aller vers le pire ».

Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

Emmanuel Macron a demandé la dissolution d’ »associations ou groupements » racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d’extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

« Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (…). J’ai demandé au ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente », a déclaré le chef de l’Etat, citant nommément les trois organisations « pour commencer ».

Enonçant une ligne de conduite « poursuivre, punir et éduquer », il a également annoncé avoir demandé au ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, « de procéder à un audit des établissement marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive ».

« Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose, parfois de ce que nous voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus », a-t-il estimé.

« L’école doit jouer à plein son rôle de rempart républicain contre les préjugés et contre la haine, mais aussi contre ce qui en fait le lit: l’empire de l’immédiateté, le règne d’une forme de relativisme absolu. L’enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique sera renforcée. Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations », a-t-il souligné.A LIRE : Stella: « Ce n’est pas pour rien qu’on met nos enfants dans des écoles juives »

« L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République », a martelé le chef de l’Etat.

« La honte doit changer de camp », a martelé le chef de l’État, ajoutant, ému : « Nous sommes chez nous. Nous tous ». Cette déclaration entendait répondre au slogan « On est chez nous », largement scandé dans divers rassemblements d’extrême droite depuis plusieurs années.

La France a connu récemment une multiplication d’actes antisémites – +74 % en 2018. Mardi, 96 tombes ont été découvertes profanées dans un cimetière juif alsacien.

L’intellectuel et membre de l’Académie française Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie samedi en marge d’un défilé des « gilets jaunes » par des manifestants, dont l’un a notamment utilisé le mot « sioniste ». Cela a suscité un débat en France sur le sens à donner à ce mot dans ce contexte.

Quelques jours plus tôt, des portraits de Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et figure récemment décédée de la vie politique française, avaient été barrés d’une croix gammée. Et un arbre planté à la mémoire d’Ilan Halimi, un jeune juif torturé à mort en 2006, avait été retrouvé scié.

Des rassemblements contre l’antisémitisme se sont tenus mardi dans de nombreuses villes à travers la France, notamment place de la République à Paris où près de 20 000 personnes ont dénoncé ces actes.

« La masse n’était pas là, la foule n’était pas là », a ainsi regretté à l’antenne de la chaîne CNews l’avocat Serge Klarsfeld, connu pour sa traque d’anciens nazis. « L’antisémitisme, ça ne se guérit pas facilement, c’est un travail très long ».

En 2018, l’Agence juive estimait à 45 000 – un dixième de la communauté – le nombre des juifs de France ayant fait leur alyah, l’émigration vers Israël, en une décennie.

Dans son discours, le président du Crif, Francis Kalifat, avait lancé un appel aux musulmans et aux imams à lutter contre l’antisémitisme et à « en finir avec la justification religieuse de la haine des juifs ».

Il avait également dénoncé « l’antisémitisme de certains musulmans, l’antisémitisme de certains gilets jaunes ».

« L’engagement du président français Macron d’adopter la définition de l’IHRA, reconnaissant ainsi que l’antisémitisme est un problème dominant qui doit être abordé de manière frontale et universelle, est une étape encourageante. Cependant, il ne s’agit que du début d’un long chemin à parcourir et nous devons tous continuer à être aussi vigilants que possible. Des actions, et non des mots, sont nécessaires pour éradiquer réellement ce problème. L’adoption de cette définition de l’antisémitisme doit être suivie de mesures concrètes pour légiférer et veiller à son application dans tous les domaines, » a déclaré Ronald S. Lauder, président du Congrès juif mondial, qui s’est dit prêt à aider le gouvernement français.

La haine judéo-sioniste en France

Posted by Freddy Eytan on 2/21/19 •

Le Président Macron a reconnu l’échec du combat contre l’antisémitisme et appelle maintenant à des actes. Sans doute, mieux vaut tard que jamais. 

Certes, l’aveu de la part du président français est courageux et encourageant, mais il a été entendu à plusieurs reprises par ses prédécesseurs. La recrudescence des actes antisémites est criante et dépasse tout entendement.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les Juifs de France n’avaient connu une menace aussi pesante sur leur avenir. Les attentats et les actes antisémites les inquiètent profondément.

Contrairement aux promesses des autorités françaises, les actes antisémites augmentent chaque jour. Cette recrudescence dangereuse est le résultat d’une incitation à la haine permanente de la part de nos détracteurs. Des mensonges et des calomnies et des voix pour la délégitimation et le boycottage de l’Etat juif sont entendus par les prêcheurs dans les mosquées, par des professeurs dans les universités, dans certains médias et sur les sites internet.

Comment ne pas lancer un cri d’alarme et de pointer du doigt l’origine du Mal ? Pourquoi ne pas dire la vérité sur les auteurs ? Ne sont-ils pas en majorité des jeunes musulmans intoxiqués par la radicalisation et influencés par une incitation à la haine, y compris dans les prisons de France ? Fallait-il attendre 48 heures pour identifier l’agresseur d’Alain Finkielkraut ? La police ne sait-elle pas que les salafistes portent une barbe sans moustache ? Stupéfiante aussi la réaction du philosophe qui ne souhaite pas porter plainte et qui veut comprendre le phénomène. Comprendre quoi ? La fascination des intellectuels de gauche depuis Foucault et Sartre pour l’islam politique ? Des Ayatollahs ? Du soutien d’une certaine extrême gauche pour l’islamisme ? Que les insultes sont encouragées par des islamo-gauchistes au sein des Gilets-jaunes ? N’a-t-il pas entendu les propos de ce méchant salafiste le menaçant de mort ? De l’égorger ? De chasser les Juifs de France car ce pays est maintenant à eux ?

Désormais, ils pensent que la France leur appartient et qu’ils sont devenus les propriétaires. Dans ce contexte alarmant, cessons donc de réfléchir, de philosopher, ou de manifester après chaque grave incident, car il est temps vraiment de passer aux actes. Adopter des lois radicales et jeter en prison par un tribunal spécial tous les auteurs des actes anti judéo-sionistes.

Le président Macron au dîner du CRIF, le 20 février 2019 (capture d’écran)

Le président Macron a annoncé que la France allait endosser la définition de l’alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA), une organisation intergouvernementale fondée en 1998 qui intègre l’antisionisme dans la définition de l’antisémitisme. Toutefois, nous apprenons que ce texte n’est pas contraignant et il s’agit seulement de recommandations. Si selon Macron « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » pourquoi ne pas modifier la législation dans ce sens ?

Certes, il est légitime de critiquer la politique d’un gouvernement mais comment lutter contre la vague anti judéo-sioniste quand l’incitation à la haine à l’égard d’Israël et des Juifs prend des proportions incalculables ? Quand la haine va jusqu’à s’en prendre à la profanation des cimetières, aux morts, comme pour tuer le Juif une seconde fois.

La communauté juive est la plus importante de la diaspora en Europe. Structurée depuis Napoléon, elle est héritière de souffrances, de pogroms et de la Shoah, elle doit se défendre et être défendue. Elle est profondément française et européenne mais revendique légitimement le droit à la différence. Comment peut-elle gommer un passé millénaire, se détacher de l’appartenance au peuple du Livre ? Comment rompre avec la tradition et pourquoi couper ses liens avec les Juifs d’Israël ? Comment ne pas être solidaires de l’Etat d’Israël et ne pas le défendre dans les moments de crise et de conflits ?

Les Juifs forment une grande famille, un groupe humain et humaniste qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun : Juifs de la diaspora avec les Juifs de l’Etat d’Israël. Les Juifs sont une nation, mais ils ne sont pas une nation comme les autres. En dépit de la dispersion à travers les continents, les Juifs demeurent un peuple uni, solidaire et structuré malgré leurs divergences d’opinion et les multiples facettes socio-économiques qu’ils représentent. La nation juive a toujours eu une vocation universelle d’union, de rassemblement, de solidarité et de respect envers l’Etat, la laïcité, les religions, la Justice et les droits de l’Homme. Cette spécificité est unique. Contrairement à d’autres communautés, elle n’est pas sectaire et ne souhaite pas devenir missionnaire.

Les Juifs, venus d’Europe de l’Est ou après la décolonisation des pays du Maghreb, se sentaient d’abord français et la France était leur havre d’accueil et le pays des libertés par excellence. Depuis leur arrivée en France, ils se sont intégrés et ont prouvé une loyauté exemplaire. Ils ne peuvent gommer du jour au lendemain leurs racines françaises. Elles sont profondes, elles datent du début de l’ère chrétienne.

Les Juifs attendent de véritables actes

Les Juifs français aiment la France et Israël. La question d’un double amour dans l’âme juive, pour sa patrie spirituelle et sa patrie temporelle, date de l’exode des Hébreux après la destruction du Temple de Jérusalem. On retrouve des philosophes et poètes qui aimaient profondément leur pays natal et tout autant que Jérusalem. Ce double amour ne leur posait pas de problème car l’affection que l’on ressent pour son père ne diminue en rien celle que l’on éprouve pour sa mère.

Cependant, les Juifs de France souhaitent être rassurés par les autorités, non seulement par des déclarations mais aussi par des actes. Circuler librement dans les rues avec une kippa ou un talith sans être agressés par des voyous. Envoyer leurs enfants à l’école en toute tranquillité sans être insultés de « sale juif » ou de « youpin ». Pouvoir mener une vie normale et paisible et gommer une fois pour toutes les profanations des cimetières, des graffitis et des croix gammées sur les murs des synagogues de Paris et de province.

Il est temps aussi que les dirigeants de la communauté musulmane sortent de leurs mosquées et lancent avec les imams des appels à une véritable intégration et une coexistence plutôt de se dérober des responsabilités et boycotter tout ce qui concerne Israël.

La France vit actuellement des moments difficiles sur tous les plans et dans tous les domaines. Si le gouvernement souhaite vraiment que les Juifs ne partent pas en Israël ou ailleurs, s’il préfère que les Juifs contribuent à son succès dans la crise économique et sociale, il devrait apporter des gages, prendre des décisions audacieuses et rassurer la communauté. Cependant, l’appel de dirigeants israéliens à quitter la France est déplacée et contreproductive.

Enfin, mettons à l’épreuve le président Macron et attendons donc de véritables actes.

Freddy Eytan

L’antisémitisme en nous

  1. LOPINION

SYLVAIN COURAGE

STÉPHANE MANEL

On ne naît pas antisémite, on le devient. A force de chercher une cause simple aux malheurs du monde. On le devient en cultivant la haine de soi et des autres. Par envie, par jalousie, par complexe d’infériorité, par « peur de la castration », disait Freud. La judéophobie, aussi vieille que le monde, est la plus archaïque, la plus ténébreuse et la plus violente des passions sociales. La foule cherche un bouc émissaire, une victime expiatoire pour sceller son unité en éliminant la différence.

« Enlève ton gilet, sale juive! » Ce cri s’est échappé de la mêlée vociférante qui encerclait Ingrid Levavasseur, figure médiatique des « gilets jaunes », conspuée pour avoir osé prétendre à l’élection. Surtout pas d’élu(e)s, pour les plus amers des « gilets jaunes » ! Haro sur Alain Finkielkraut, ce « sale sioniste » croisé à un carrefour, ou sur Emmanuel Macron, « pute à juifs » selon un calicot placé, cet hiver, au-dessus de l’autoroute A6.

Certes, ce mouvement, réceptacle de toutes les colères, n’épuise pas le triste sujet. La destruction des arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi ou les croix gammées tracées sur l’image de Simone Veil ne sont pas encore attribuées. Mais l’insurrection des oubliés, des invisibles et de la France périphérique a porté la haine des juifs comme la nuée, l’orage. La mythification d’un peuple purificateur opposé à une élite corrompue ne pouvait que raviver les souvenirs d’Edouard Drumont, des « Protocoles des Sages de Sion » et du grand complot juif, point de fuite de tous les schémas conspirationnistes.

« Nous sommes devant la banque Rothschild, c’est là que ça se passe », lançaient une poignée de « gilets jaunes » venus repérer les lieux du « pouvoir profond des usuriers » censés réduire le reste de l’humanité en esclavage pour satisfaire leur diabolique cupidité. Dans leur vidéo, ces manifestants se gardent de prononcer quelque slogan antisémite, mais tournent autour du tabou, comme des obsédés. Dénonciation de l’argent roi, de la finance apatride et de l’oligarchie des ploutocrates : cette idéologie forgée au xixe siècle n’est ni de droite ni de gauche. Ni religieuse ni athée. Même les Lumières y ont succombé. « Le plus abominable peuple de la terre », a écrit Voltaire au sujet des juifs.

Le fantasme, universellement répandu, permet de surmonter les contradictions de toute société en rejetant les fautes sur un coupable idéal ­ censément oisif, lascif, usurier, immoral, subversif… ­, regardé comme un agent de destruction de la communauté religieuse (persécutions antijudaïques), villageoise (pogroms) ou nationale (lois antijuives). Ce délire a conduit tout droit à la politique exterminatrice nazie et à la Shoah.

Sa résurgence ne souffre aucune excuse. Les progressistes de gauche se pensent immunisés. Le sont-ils vraiment? Avant d’être l’apanage des ultranationalistes de l’extrême droite, l’antisémitisme a été une construction des mouvements anarchistes, socialistes et ouvriers. Selon la formule prêtée au révolutionnaire allemand Karl Liebknecht, il faut bien y voir un « socialisme des imbéciles ».

L’antisionisme en est aujourd’hui la traduction « politiquement correcte ». Dans les pays arabo-musulmans et leur diaspora, dans la mouvance islamiste, dans les officines de la gauche décoloniale comme de la droite extrême, la pulsion judéophobe se dissimule derrière un nouveau signifiant. Mais elle n’a pas changé de signification. Revendiquer le droit de dire « A bas Israël! », comme le fait Eric Coquerel (1), député de La France insoumise, ne revient pas à critiquer la politique ­ hautement contestable ­ d’un Etat, mais bien à poursuivre la plus avilissante entreprise de haine conçue par l’humanité. L’hypocrisie en plus. S. C.(1) Sur France 2, le 18 février.

Source L’Obs

Antisémitisme | Le Figaro.fr – BNVCA

La France dit non à l’antisémitisme |
Par  Loris Boichot  Stéphane Kovacs

Après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace, anonymes et politiques se sont rassemblés mardi en grand nombre, partout dans le pays, pour protester contre la recrudescence des actes antisémites.

La place de la République a retrouvé ses couleurs tricolores. Ceints de leur écharpe bleu-blanc-rouge, des centaines d’élus de tous bords entonnent une Marseillaise avec le chanteur Abd Al Malik, à la tribune. Nicolas Sarkozy est venu demander «une fermeté extrême» face à la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018).

Son successeur, François Hollande, exprime son «indignation». «Ça suffit les croix gammées, les insultes! On a besoin d’actes», a insisté un peu plus tôt le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, avant de se ranger parmi les élus, silencieux. Le premier ministre Édouard Philippe est arrivé avec ses ministres. «Vive la France unie et débarrassée de toutes ses peurs!», lance une voix au micro, avant que des collégiens récitent des poèmes devant la foule.

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Politiques, représentants des cultes ou anonymes, quelque 20.000 personnes se sont rassemblées mardi soir, au pied de la colossale Marianne de bronze, à Paris, comme dans une soixantaine de villes françaises. De Marseille, où le député La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a dénoncé «les actes racistes et antisémites», jusqu’à Saint-Denis de la Réunion. Arborant parfois des pancartes «Ça suffit!», ces Français répondaient à l’appel de 54 formations – 22 partis politiques et 32 associations et syndicats -, lancé à l’initiative du Parti socialiste (PS). Avec un mot d’ordre: «Non, l’antisémitisme, ce n’est pas la France!».

Des milliers de personnes manifestent contre l’antisémitisme à Paris – Regarder sur Figaro Live

«Un sursaut républicain»

Durant de longues minutes de silence, des représentants des cultes se recueillent. Juifs, catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, ils ont appelé, dans une déclaration commune rendue publique un peu plus tôt, à «une ambition, à la fois civique, spirituelle et humaniste, de partager et poursuivre, ensemble, notre destin commun». «C’est un sursaut républicain», salue le grand rabbin Haïm Korsia, avec qui le numéro un du PS, Olivier Faure, en première ligne du rassemblement, a discuté avant de lancer son appel à la mobilisation.

«Enfin un rassemblement organisé par les représentants de la nation, et non par les institutions communautaires juives!, se félicite Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA). J’aimerais aussi attirer l’attention des partis de gauche sur le fait que leurs actions de soutien aux organisations propalestiniennes incitent à la haine d’Israël, qui elle-même pousse à l’acte anti-Juifs». Pour témoigner d’«un soutien sans faille à la communauté juive», Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire de Paris, et Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) ont souhaité se joindre à la manifestation parisienne.

Le président de la Conférence des rabbins européens : “L’antisémitisme s’aggrave et conduit au pire”

“Faut-il rester ou partir?” Cette question sera l’un des trois thèmes de débat qui sera organisé dimanche à Munich, en marge de la conférence annuelle sur la sécurité, le “Davos” des questions stratégiques. Le rabbin Goldschmidt a présidé la communauté juive de Moscou avant de succéder, en 2011, au rabbin Sitruk à la tête de la conférence des rabbins européens, basée à Bruxelles……..Interview………

La thématique du départ des Juifs d’Europe n’a pas été ajoutée au dernier moment, comme si elle prolongeait une crise qui vient de plus loin. Il livre au JDD sa réaction sur la hausse des agressions antisémites. Voici quelques extraits de son interview.

Comment avez-vous réagi cette semaine au débat sur l’augmentation des agressions antisémites?
Ce sont des chiffres qui traduisent ce que l’on vit au quotidien depuis des années et qui prouvent que le phénomène s’aggrave et nous conduit vers le pire. 
En France, nous étions focalisés depuis dix ans sur les attentats terroristes d’origine islamiste qui visaient notre communauté. Aujourd’hui, nous voyons ressurgir des comportements antisémites, qui coïncident avec le mouvement social des Gilets jaunes soutenu par l’extrême droite et l’extrême gauche françaises. 
En Allemagne, où les attaques ont progressé de plus de 50%, leurs auteurs sont en majorité des individus d’extrême droite. 
En Hongrie, nous avons assisté le week-end dernier à un rassemblement de néonazis venus de toute l’Europe.

Vous posez la question du départ des Juifs d’Europe pour ceux qui se sentent menacés. Quelle est la réalité des chiffres?
En une décennie, le nombre des Juifs en Europe est passé de 2 millions à 1,6 million. Ceux qui sont partis craignaient davantage le terrorisme islamiste que l’extrême droite. 
Mais s’ils partent, c’est parce qu’ils pensent à demain et à après-demain, à l’avenir de leurs enfants. 
Doivent-ils continuer à les faire venir dans des centres culturels comme celui où nous nous trouvons, derrière des portes blindées et sous surveillance en permanence? 
Ils se posent également certainement, je le crois, la question du respect qu’ils estiment ne plus avoir ici.

Source Le Journal du Dimanche
V

« Les ‘‘gilets jaunes’’, avocats involontaires de la démocratie représentative »

EUGÉNIE BASTIÉ VINCENT TREMOLET DE VILLERS LE FIGARO

LE FIGARO. – Vous avez exprimé au mois de novembre une forme de sympathie pour les « gilets jaunes ». Quand on voit la tournure que prend ce mouvement, le regrettez-vous ?

Alain FINKIELKRAUT.- Il y a quelques années, une amie journaliste m’a confié, avec un grand sourire, qu’elle se sentait beaucoup plus proche d’un Londonien ou d’un Berlinois que d’un habitant de Limoges. J’ai été estomaqué par cet aveu tranquille. Je n’imaginais pas que les progressistes des « smart métropoles » assument leur hors-sol avec une telle sérénité et tiennent en si piètre estime les « péquenots » du périurbain, des villes moyennes ou de la campagne. Le mouvement des « gilets jaunes », c’est Limoges, mais aussi Villeneuve-sur-Lot, Dieppe, Issoudun ou Paimpol qui se sont rendues visibles à tous ceux qui n’avaient d’yeux que pour les villes-mondes et les migrants. Les « somewhere » (les gens de quelque part) se sont rappelés au bon souvenir des « anywhere » (les citoyens de partout). Les « déplorables » ont relevé la tête. Les laissés-pour-compte de la nouvelle économie et des aides sociales ont fait entendre leur voix, ils ont temporairement converti les ronds-points, ces hauts lieux de l’âge des flux, en places de village, et je me sens aujourd’hui comme hier solidaire de cette protestation. Mais les choses se sont très vite gâtées. Cette France négligée et souvent méprisée est passée d’un seul coup de l’ombre à la lumière et les défilés hebdomadaires ont été filmés en intégralité comme les étapes du Tour de France. Les différents leaders de cette révolte protéiforme ont été accueillis à bras ouverts sur tous les plateaux de télévision. Ils sont devenus les stars du petit écran. Cette promotion leur est montée à la tête et l’arrogance a changé de camp. L’aide-soignante Ingrid ­Levavasseur, si sincère et si émouvante lors de sa première apparition, regarde, trois mois après, le premier ministre avec une moue de dégoût et le traite comme un moins-que-rien. Cette ­corruption médiatique d’un mouvement salutaire a quelque chose de désespérant. Les maires qui interviennent dans le grand débat national ont une tout autre tenue et une véritable compétence. Les « gilets jaunes » sont les avocats involontaires de la démocratie représentative.

Que vous inspirent ces manifestations hebdomadaires sans autre objet que la destitution du chef de l’État ?

Les manifestations aujourd’hui, c’est le Golem. Il avance, il marche, il dévaste sans égard pour rien ni personne, les commerçants crient grâce, les édiles s’arrachent les cheveux, l’opinion s’exaspère, mais on a perdu la formule pour l’arrêter.

La police est mise en accusation. Que vous inspire cette notion de violence policière que l’on oppose à celle des casseurs ?

Aux États-Unis, si les policiers avaient été attaqués, frappés ou lynchés par des manifestants, ils auraient fait usage de leurs armes létales, et, au nom de la légitime défense, ils n’auraient subi aucune sanction. Ce n’est certes pas un exemple à suivre, mais ne nous trompons pas d’époque : nous sommes entrés dans l’âge de la banalisation des violences antipolicières. En 1968, on criait bêtement « CRS SS » mais aucun étudiant, aucun ouvrier n’aurait eu l’idée de jeter sur les policiers des boules de pétanque, des bouteilles d’acide ou des billes d’acier. Dans les quartiers dit sensibles ou lors de toutes les manifestations, ce sont les flics désormais qui ont peur. Il y a des violences de leur côté, c’est vrai, mais la plupart d’entre eux font preuve d’une retenue exemplaire et parfois héroïque, hantés qu’ils sont par la mort de Malik Oussekine pendant une manifestation contre la loi Devaquet. Malik Oussekine : c’est précisément la bavure que les émeutiers parmi les manifestants appellent de leurs vœux pour faire converger les luttes et embraser le pays.

Le ministre de l’Intérieur a donné les chiffres de l’antisémitisme, qui indiquent une forte hausse l’an passé. Cette poussée vous inquiète-t-elle ?

Les actes antisémites ont augmenté de 74 % en 2018. Si on n’avait pas vu certains « gilets jaunes » faire la quenelle ou d’autres associer les noms de Macron et de Rothschild, et si deux portraits de Simone Veil n’avaient pas été recouverts par des croix gammées, ces chiffres seraient probablement passés inaperçus. Comme les voitures quotidiennement incendiés, ç’aurait été « business as usual ». Là, l’occasion était belle de rapatrier l’antisémitisme et de dénoncer la résurgence d’une haine bien de chez nous. Mais ce n’est pas la faute des « gilets jaunes » si la France connaît aujourd’hui ce qu’Édouard Philippe a appelé une « alya intérieure ». De plus en plus de Juifs quittent les communes de banlieue où leur vie devient infernale pour certains quartiers de Paris ou pour… Limoges, justement. Un antisémitisme venu du Maghreb, de Turquie, du Moyen-Orient, d’Afrique et des Antilles s’implante en France et on en a pour longtemps. Quand, lors d’une de mes émissions de France Culture, Georges Bensoussan a mis cette réalité en évidence, il a été accusé par Olivier Schrameck, alors président du CSA, d’« encourager des comportements discriminatoires ». Dans sa lettre envoyée à France Culture, le même Schrameck m’a reproché (en me nommant « l’animateur ») de « n’avoir, à aucun moment, contribué à la maîtrise de l’antenne ». Bensoussan a été poursuivi en justice et finalement relaxé par la 17e chambre. Sa mésaventure témoigne de la force en France du parti du déni. Ce parti est très prompt à se mobiliser contre l’extrême droite. Mais ce ne sont pas des « gilets jaunes » qui ont scié les deux arbres plantés à la mémoire d’Ilan Halimi là où il a été retrouvé agonisant. Ce ne sont pas non plus des excités de la fachosphère qui ont traité l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui de « pute à Juifs » parce que après l’attentat de Strasbourg elle a osé déclarer : « Il faut que l’islam se soumette à la critique ! Qu’il se soumette à l’humour ! Qu’il se soumette aux lois de la République ! On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens : “L’islam est une religion de paix et d’amour et c’est juste le terrorisme qui est mal.” »

N’assiste-t-on pas tout de même à la résurgence du vieil antisémitisme d’extrême droite ?

Pour bien comprendre ce qui arrive, il faut relier les agressions antisémites aux profanations d’églises et aux actes antichrétiens qui connaissent, eux aussi, une croissance exponentielle. Qu’on ne nous refasse pas, de grâce, le coup des années 30. En France au XXIe siècle, les Juifs et les catholiques sont dans le même bateau.

Reste, bien sûr, qu’on ne peut pas répondre à un déni par un autre déni. Lors d’un Facebook Live (comme je crois qu’on dit) opéré depuis son camion, le désormais célèbre Éric Drouet a pris l’appel d’un certain Stéphane Colin, et celui-ci, entre deux couplets contre les « merdias », a dit que « c’est une mafia sioniste qui est en train de nous entretuer » (sic). Éric Drouet ponctuait ces propos de « ouais, je sais, je sais » et il a, pour finir, invité Stéphane Colin à se mettre en relation avec tous les gens qui exprimaient leur enthousiasme pour ses propos en temps réel.

Dieudonné et Soral ont fait un rêve : agréger une France black-blanc-beur autour de la haine des Juifs. Ce rêve risque d’autant plus d’être notre cauchemar que nous vivons à l’ère des réseaux sociaux. Dans ce nouveau monde, les inhibitions sont levées, chacun se lâche et vient pêcher, en guise de vérité, le mensonge qui comble son attente. L’imprimerie avait rendu possible la démocratisation de la culture. L’écran interactif opère son remplacement. Tous les grands partages du vrai et du faux, du beau et du laid, du haut et du bas, de la barbarie et de la civilisation sont abolis. L’égalité règne et elle a un goût de mort.

La violence est de nouveau un mode d’expression politique. Vivons-nous un moment de dé-civilisation ?

Les « gilets jaunes » veulent pouvoir vivre dignement de leur travail. Avec sa casquette à l’envers, ses délires conspirationnistes et son anti-élitisme forcené, le non moins célèbre Maxime Nicolle ne porte pas cette revendication, il la caricature et il annexe les « gilets jaunes » incapables de le désavouer au processus de dé-civilisation qui menace de nous engloutir.

Plusieurs France (en étant schématique, les « quartiers », les urbains et la France périphérique) se regardent avec défiance. Le vivre-ensemble est-il plus que jamais une illusion ?

Le mot « vivre-ensemble » a été inventé pour masquer la disparition de la chose. Mis à part quelques militants associatifs, ce mot ne trompe plus personne. Il y a plusieurs France, en effet, et l’alliance terra-novienne entre les métropoles et les quartiers est un fantasme que la réalité se chargera bientôt d’anéantir.

Le Figaro – samedi 16 février 2019

Mesdames et Messieurs nos gouvernants(es) inspirez vous du Maire de New York

Le maire de New York condamne le BDS et appelle à “éradiquer” l’antisémitisme

15/02/201915:08:15MIS À JOUR LE15/02/201915:33:51Écrit pari24NEWS

New York Governor Andrew Cuomo (R), pictured with with Police Commissioner James O’Neil (C) and Mayor Bill de Blasio, received a suspicious package that turned out to be a false alarm
TIMOTHY A. CLARY (AFP)

Le maire de New York Bill De Blasio a promis jeudi d'”éradiquer une fois pour toutes” toutes les manifestations antisémites et a vivement condamné le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et de Sanctions) lors d’un rassemblement organisé à Brooklyn contre l’antisémitisme.

“C’est une triste réalité, mais l’antisémitisme est bien vivant dans ce monde, dans cette ville, dans ce pays. L’histoire nous dit que si vous le prenez à la légère, les gens seront blessés et mourront et nous ne le permettrons pas à New York”, a-t-il déclaré.

En tant que maire de cette ville connue pour sa tolérance, De Blasio a indiqué que New York devrait être “un exemple pour le monde entier en matière de protection pour la communauté juive.”

Lors d’une conférence de presse tenue le 3 janvier par le maire et les responsables de la NYPD, le chef des détectives de la NYPD, Dermot Shea, a précisé que sur les 361 crimes de haine enregistrés à New York en 2018, plus de 50% étaient de nature antisémite.

De Blasio a révélé lors de l’événement de jeudi que les chiffres des premières semaines de 2019 témoignent d’une augmentation continue de tels incidents.

Au 10 février, 47 crimes de haine ont été signalés à New York, contre 27 au cours de la même période en 2018. Plus des deux tiers des crimes de haine, soit 32 incidents, visaient la communauté juive.

De Blasio considère que la fusillade d’octobre 2018 dans la synagogue Tree of Life à Pittsburg, est une “sonnette d’alarme”.

Le maire a également réitéré son soutien à Israël, affirmant qu’il avait été créé “non seulement comme le rêve d’une patrie pour les personnes qui ont perdu le leur, mais aussi comme un refuge contre un monde rempli de haine”.

“Les démocrates et les républicains doivent faire preuve de la même ferveur. Israël doit exister pour que le peuple juif sache qu’il est toujours protégé,” a-t-il souligné.

Le Consul général d’Israël à New York, Dani Dayan, a salué les propos de De Blasio, ajoutant que “l’État d’Israël se tient aux côtés de la communauté juive américaine et continuera de collaborer avec les autorités contre l’antisémitisme croissant”.

“Peut-être que certaines personnes ne le réalisent pas, mais quand ils soutiennent le mouvement BDS, ils bafouent le droit d’Israël à exister et c’est inacceptable,”a-t-il dénoncé.

“Charlottesville, Pittsburgh et les récentes agressions physiques contre les Juifs à Brooklyn sont inquiétants et nécessitent une action”, a affirmé M. Dayan dans un communiqué.

“Nous devons lutter de toutes nos forces contre la bête antisémite,” a-t-il conclu.

Hausse «effrayante» des actes antisémites en Allemagne en 2018

Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.
Photo: Jens Meyer Archives Associated Press Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016. 

Antoine Lambroschini – Agence France-Presse à Berlin

Une augmentation des actes antisémites a été recensée l’an passé en Allemagne, atteignant un sommet depuis 10 ans, une résurgence qui inquiète le gouvernement confronté à un essor de l’extrême droite.

Cette montée de l’antisémitisme intervient alors que d’autres pays européens sont confrontés à un phénomène similaire, en particulier la France où la communauté juive a appelé mardi à « un sursaut national ».

En Allemagne, pays dont l’identité nationale est largement fondée sur la repentance de l’Holocauste, 1646 actes antisémites ont été recensés en 2018, une hausse de 9,4 % par rapport à 2017, selon les données préliminaires de la police allemande transmises à la demande du groupe parlementaire de la gauche radicale Die Linke et dont l’AFP a obtenu une copie mercredi.

Les violences antisémites sont passées de 37 à 62, faisant 43 blessés l’an dernier, selon ces données préliminaires, les statistiques définitives étant publiées en mai.

Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne, Josef Schuster, a dénoncé mercredi « une tendance effrayante » et appelé à « un engagement plus fort et urgent contre l’antisémitisme des politiques, de la police et de la justice ».

Et « si l’on pense à tous les actes qui ne relèvent pas du pénal, les choses sont encore plus inquiétantes », a ajouté le responsable de cette communauté qui compte environ 200 000 personnes en Allemagne.

La criminalité antisémite est ainsi à son apogée depuis 2009 (1690 actes), tandis qu’il faut remonter à 2007 pour retrouver un nombre équivalent de violences antijuives (64).

Deux formes d’antisémitisme

Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.

Plusieurs affaires ont choqué le pays l’an passé, en particulier l’agression en avril à Berlin d’un Arabe israélien portant une kippa. L’agresseur était un jeune Syrien de 19 ans récemment arrivé et qui a été condamné à un mois de prison ferme. L’agression, filmée, a eu un retentissement énorme.

Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait une entrée historique au parlement fin 2017, a lui été au centre de nombreuses polémiques liées au nazisme.

En janvier encore, une figure de premier plan de la communauté juive d’Allemagne, Charlotte Knobloch, avait dénoncé l’AfD – « qui relativise les crimes des nazis » – dans un discours au parlement bavarois à l’occasion de la journée de commémoration de la libération d’Auschwitz.

Une grande partie des élus de la formation avait quitté la salle et peu après, cette femme de 86 ans indiquait recevoir « chaque minute des insultes brutes, des menaces et des injures ».

Dans ce contexte, Angela Merkel a décidé en 2018 de nommer pour la première fois un délégué gouvernemental pour la lutte contre l’antisémitisme.

La chancelière s’est aussi inquiétée à de nombreuses reprises, notamment en novembre lors de la commémoration du pogrom nazi de la Nuit de Cristal, de l’essor des actes antijuifs en Allemagne et ailleurs en Europe, sur fond d’envolée électorale des partis populistes et d’extrême droite.

En hausse en France également

L’antisémitisme a aussi fait les gros titres ces derniers jours en France après un week-end marqué par plusieurs cas de vandalisme.

L’image de Simone Veil — une figure politique française et européenne, déportée à 15 ans au camp d’Auschwitz — a été barrée d’une croix gammée, un tag « Juden » (Juifs en allemand) a été tracé sur la vitrine d’un restaurant parisien et un arbre à la mémoire d’un jeune Juif assassiné en 2006 a été sectionné.

Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, a déploré, auprès de l’AFP, la « libération et la banalisation de la haine antijuive ».

Lundi, le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner avait dénoncé un « poison », annonçant une hausse de 74 % du nombre des actes antisémites en 2018 : 541 contre 311 l’année précédente, selon le ministère.

Antisémitisme : les juifs vont-ils quitter la France ?

ENTRETIEN. Dans « La France sans les juifs », Danny Trom pense que le départ massif des juifs est inéluctable face à la montée du sentiment d’insécurité.

Modifié le 13/02/2019 – Publié par:| Le Point 


Danny Trom, charge de recherche au CNRS depuis 1997.
Danny Trom, chargé de recherche au CNRS depuis 1997.

Le Point : Dans La France sans les juifs, vous alertez sur le départ des juifs. D’après le ministère israélien de l’Immigration, ils étaient 8 000 en 2015, mais 3 000 en 2017. Sur une population estimée à 600 000 personnes, on est loin du phénomène de masse, d’autant que les retours après un an se situent entre 10 et 30 %…

Danny Trom : C’est quand même un départ massif. Et le flux ne tarit pas. La France a été longtemps un pays d’immigration idéale pour les juifs, mais elle est devenue depuis 2001-2002 un pays d’émigration. Ils ne partent pas sous le coup de la panique, sur un coup de tête. Leur projet a mûri, du fait des expériences répétées, parfois quotidiennes, de manifestations d’hostilité.

La France est-elle antisémite ?

On a eu l’impression après la guerre que l’antisémitisme était discrédité, mais il a perduré à l’extrême droite et a pointé son nez à gauche. La première formulation du négationnisme a été soutenue dans les années 1970 par l’extrême gauche de la maison d’édition La Vieille Taupe. En faisant passer l’extermination des juifs pour un mensonge, il s’agissait déjà de démontrer la mainmise de ces derniers sur la France. La Shoah n’était qu’une invention destinée à justifier l’existence de l’État d’Israël, État colonial produit d’une culpabilisation mensongère de l’Occident. À partir de la fin des années 1980, cette construction idéologique a trouvé un écho d’autant plus large qu’étaient en train de s’effondrer les instances de socialisation et d’intégration de la classe ouvrière. Avant, quand les immigrés arrivaient dans les usines, ils avaient non seulement du travail, mais étaient aussi pris en charge par la CGT et le PC. Avec l’effondrement du communisme et l’affaiblissement du syndicalisme, ces populations se sont retrouvées sans repères. Cette désorientation peut être à l’origine d’un nouvel antisémitisme, qui s’exprime de manière de plus en plus légitime, trouvant dans les universités des prolongements savants.

Les intellectuels en seraient responsables ?

Une certaine intelligentsia de gauche travaille aujourd’hui à faire des juifs les porte-parole du néocapitalisme prédateur, du néocolonialisme. Le grand problème de la gauche révolutionnaire en France, c’est qu’elle doit faire face au délitement de sa clientèle, la gauche ouvrière. Le nouvel acteur de la révolution, ce sont les dominés ; les immigrés, souvent, remplissent ce rôle. Or ces « souffrants » veulent que les injustices dont ils ont été victimes soient reconnues et, à leurs yeux, le drame vécu par les juifs fait écran aux crimes de l’esclavage et de la colonisation. Il y aurait deux poids, deux mesures au profit des juifs, qui gagneraient sur tous les tableaux : la reconnaissance, l’argent, l’influence… Le juif incarnerait la classe dominante, aux plans matériel et symbolique. Ainsi se referme le piège de la concurrence victimaire.

Pour vous, si cette revendication antisémite a pu s’exprimer, c’est que la République s’est délitée.

Les juifs tiennent en France une place très ancienne, et c’est avec eux que la République a testé la validité générale de son modèle : les juifs de Bordeaux ou d’Alsace étaient des « nations juives » complètement distinctes à la fin du XVIIIe siècle. Si l’on réussissait à en faire des citoyens, cela signifiait que la formule républicaine était universellement valide. L’intégration des juifs et la modernité politique ont donc été intimement liées. Bénéficiant d’une émancipation complète, devenus israélites, les juifs ont été des partisans acharnés de la République, lui vouant une confiance sans bornes. Mais, quand la République s’affaiblit, la situation des juifs est menacée.

« La France sans les juifs » (PUF, 192 p., 15 €). Parution le 13 février.

Vous allez jusqu’à écrire que le projet européen s’inscrit en opposition à l’État d’Israël. Cela nécessite une explication…

Il n’y aurait pas eu de construction européenne sous cette forme et à ce rythme si l’État-nation n’avait pas été discrédité après la Première, mais surtout la Seconde Guerre mondiale. Le nationalisme a été accusé d’avoir ruiné l’Europe et engendré le génocide. Des pays qui, à des degrés divers, ont été fascistes puis vaincus, ou vaincus puis fascistes, ont décidé de s’unir. Or, dès lors que l’État-nation est considéré comme une forme révolue, l’État d’Israël devient un anachronisme. Doté d’une armée puissante, cet État qui recourt à la force est en porte à faux par rapport à une Europe politiquement impuissante. Sa création est en outre le miroir de l’incapacité des Européens à protéger les juifs. En réalité, l’État d’Israël est perçu comme l’échec du projet d’universalisme européen.

Aujourd’hui, l’Europe est devenue un lieu d’accueil peu exigeant. C’est l’esprit de la bienveillance universelle. Mais, logiquement, un émigré turc en Allemagne ne se sent pas concerné par la repentance allemande face à la Shoah. Or, si l’accueillant ne manifeste aucune exigence parce qu’il n’a plus une conscience vive de sa propre histoire, c’est la communauté politique qui se délite d’autant. C’est ainsi que la place des juifs en Europe est en cours d’effacement.

L’hostilité à Israël n’est-elle pas d’abord liée au conflit israélo-palestinien ?

Il en sert de prétexte, mais il n’en est pas la cause. La légitimité de l’État d’Israël a toujours posé problème, et les variations de la politique moyen-orientale n’expliquent pas la dégradation de la situation des juifs en Europe.

Vous revenez aussi sur le rapport particulier des juifs à Israël…

Les juifs ont développé des stratégies politiques de survie, parce qu’ils savaient d’expérience que le peuple leur était souvent hostile et que leur protection dépendait de leur alliance avec le pouvoir suprême. Avec l’émancipation, ils se sont intégrés dans les nations, mais malgré cela s’est posée la question de savoir si l’État démocratique, où le peuple est souverain, pouvait les protéger. C’est dans ce contexte qu’est né le sionisme politique qui a fait de l’État d’Israël le garant d’une protection de substitution. Pour les juifs d’Europe, l’État d’Israël n’est pas leur État-nation, mais un refuge virtuel. Les cas de Raymond Aron et de Hannah Arendt sont un révélateur de cette place particulière. Le premier était indifférent au sionisme, la seconde y était hostile, mais tous deux ont ressenti une peur panique face à la disparition possible d’Israël lors de la guerre des Six Jours, en 1967. Cela ne se situe pas sur le plan politique, mais existentiel.

En vous lisant, on a l’impression que la France ne serait plus capable de protéger ses citoyens juifs. Les actes antisémites ont été en hausse de 69 % sur les neuf premiers mois de 2018, mais nous demeurons dans un État de droit.

Le problème est la société. Les autorités ont fait ce qu’il fallait. Premier ministre, Manuel Valls avait rappelé que « la France sans les juifs ne serait plus la France ». Mais cette phrase n’a pas été comprise ou a été réprouvée. Il s’est développé en France une sous-culture du ressentiment extrêmement puissante, pour laquelle cette affirmation était un scandale. Ce n’est pas un hasard si Valls est l’un des hommes politiques les plus détestés de France.

On se centre trop sur le terrorisme islamiste, pas assez sur le large terreau sur lequel il prospère. Pour que quelques-uns soient prêts à passer à l’acte, il faut un milieu qui sympathise, au moins sur le plan des idées. Dieudonné, que je sache, n’est ni musulman ni arabe.

Vous allez jusqu’à parler d’un « soulagement maladroitement dissimulé » de la part des Européens devant le départ des juifs. N’est-ce pas excessif ?

Face à la revendication dite décoloniale – qui trouve un écho dans une population numériquement beaucoup plus importante que ce qui reste de Juifs d’Europe -, l’Europe n’a ni la force ni l’envie d’arbitrer en faveur des juifs. Ce processus d’émigration va ainsi suivre son cours, parachevant le départ des Juifs d’Europe, qui s’est amorcé dans l’est du continent à la fin du XIXe siècle et qui a eu pour point d’orgue la Shoah. Nous savons que nombre de parents juifs ont retiré leurs enfants de l’école républicaine, que beaucoup d’enseignants se font houspiller dès qu’ils évoquent la Shoah. Connaissez-vous des Français d’origine algérienne ou marocaine qui sont retournés au Maroc ou en Algérie parce que la société française serait trop xénophobe ? Je ne nie aucunement les discriminations réelles ni le vote frontiste qui les touchent directement, mais personne ne part aujourd’hui pour ce motif, alors que des juifs quittent la France parce qu’ils se sentent en insécurité.

Comment sont calculés les chiffres des actes antisémites?

Par Alexis Feertchak 
Mis à jour le 13/02/2019 à 10h55 | Publié le 12/02/2019 à 19h28

FOCUS – Après deux années de baisse, le nombre d’actes antisémites a augmenté de 74% en 2018, selon le ministère de l’Intérieur. Des chiffres à analyser avec prudence, car il n’existe pas de réelles statistiques en France permettant de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime.

Chaque année, les chiffres des actes antisémites sont communiqués par le ministère de l’Intérieur. Ils se sont élevés à 541 en 2018, soit une hausse de 74% par rapport aux 311 recensés en 2017, qui représentait alors le chiffre le plus faible enregistré depuis 2001.

Cette hausse a été présentée par Christophe Castaner alors que plusieurs inscriptions antisémites ont été découvertes ce week-end dans la capitale, notamment des croix gammées sur le portrait de Simon Weil ou le mot «Juden» sur la vitrine du magasin Bagelstein. Dans ce contexte, Le Figaro précise comment ces chiffres sont établis et dans quelle mesure ils permettent de dresser un état des lieux de l’antisémitisme en France. 

● Une méthode statistique imparfaite

En France, les chiffres sur les actes antisémites comme sur les actes anti-chrétiens ou anti-musulmans sont à utiliser avec précaution. En effet, la loi interdit de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime. Lors du dépôt de plainte, seul le caractère raciste ou discriminatoire de l’infraction est retenu. Les chiffres dont on dispose sont fournis par des associations cultuelles – comme le Service de protection de la communauté juive, dépendant du CRIF – puis recoupés par les services du ministère de l’Intérieur. «Cela permet de déceler une tendance, mais cela n’a aucune valeur statistique et ne décrit même pas la réalité», déclarait François Pupponi, député et ancien maire de Sarcelles, sur Europe 1.

Cet appel à la prudence est répété chaque année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. «La CNCDH appelle, depuis plusieurs années, à la prudence et à la retenue dans l’interprétation des chiffres publiés sur le racisme, sujet sensible s’il en est. Il convient d’être précis dans les termes utilisés, et de mettre en perspective toute annonce de chiffres avec la question de la fiabilité de leur source et de la méthode de leur collecte», précise-t-elle dans la dernière édition de son rapport annuel sur le racisme et l’antisémitisme. 

● La «nouvelle judéophobie» en débat

Depuis plusieurs années, sous l’impulsion notamment du sociologue Pierre-André Taguieff, d’aucuns observent la percée d’une nouvelle forme d’antisémitisme, qualifiée souvent de «nouvelle judéophobie», qui se distingue des formes historiques d’antisémitisme d’extrême droite. Ce nouvel antisémitisme, qui prendrait racine dans le conflit israélo-arabe sur fond de «concurrence victimaire», serait principalement le fait de milieux islamistes et d’extrême gauche. 

Depuis une quinzaine d’années, plusieurs attentats djihadistes récents visant la communauté juive ont représenté la plus tragique illustration de cet antisémitisme islamiste, à l’image de la tuerie commise devant le collège Ozar-Hatorah par Mohamed Merah en 2012 (quatre morts) et la prise d’otage de l’Hyper Cacher à Paris en 2015 (quatre morts également). On compte encore plusieurs meurtres dont le mobile antisémite a été retenu par la justice, comme celui de Sarah Alimi en avril 2017 ou de Mireille Knoll en mars 2018. Deux meurtres qui rappellent également une autre affaire antisémite, celle du «gang des barbares» de 2006: une vingtaine de personnes, dirigées par Youssouf Fofana, ont enlevé, séquestré et torturé le jeune Ilan Halimi, qui est mort après une longue agonie. Cette semaine, deux arbres plantés en sa mémoire ont été sciés à Sainte-Geneviève-des-Bois.

● Corrélation avec l’actualité du confit israélo-arabe

Un constat réalisé par la CNCDH dès son rapport annuel de 2004: «Les auteurs connus des actes visant la communauté juive n’appartiennent plus, dans leur très grande majorité, à des groupes influencés de façon notable par l’idéologie extrémiste de droite, mais aux milieux d’origine arabo-musulmane». Déjà, deux ans plus tôt, cette même commission notait la corrélation entre le nombre d’actes antisémites répertoriés et l’actualité du conflit israélo-arabe, remarquant que ceux-ci provenaient alors en majorité d’«acteurs originaires des quartiers dits ‘sensibles’». 

Ainsi, alors que les actes antisémites avaient nettement diminué à la fin des années 1990, ils ont réaugmenté avec la seconde Intifada (2000-2006). Une même recrudescence a pu être observée en 2009 après l’opération militaire «Plomb durci» de l’Armée israélienne à Gaza. De même en 2014, un nouveau pic à 851 coïncide avec la guerre de Gaza. Le chiffre toujours élevé de 2015 correspond quant à lui à une nouvelle vague de violences entre Israéliens et Palestiniens, parfois connue sous le nom d’Intifada des couteaux.» LIRE AUSSI – Israël, Palestine: qu’est-ce qu’une «intifada»?

La baisse de leur nombre en 2016 et en 2017 pourrait traduire une moindre médiatisation du conflit israélo-arabe. À l’inverse, l’année 2018, marquée par une recrudescence des actes antisémites, a aussi connu un nouveau pic de violences à Gaza, à l’image de la «marche du retour», manifestation palestinienne annuelle commémorant la «Nakba» (exode palestinien de 1948). Cette année, correspondant au 70e anniversaire de cet événement historique en même temps qu’au moment du déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, la manifestation s’est soldée par 120 morts et plus de 4 000 blessés.

● La persistance des anciens stéréotypes antisémites

Mais ce n’est pas tout. Si les actes antisémites semblent bien en majorité provenir de cette «nouvelle judéophobie», les études d’opinion réalisées en France sur l’antisémitisme révèlent plutôt la persistance des anciens stéréotypes plutôt qu’une focalisation sur la question israélo-palestinienne. «À la différence des actes antisémites, très liés aux péripéties du conflit israélo-palestinien, les opinions restent structurées par les vieux stéréotypes liés au pouvoir, à l’argent, à la suspicion de double allégeance», note en 2018 la CNCDH. La commission s’appuie sur un sondage de l’IPSOS réalisé en 2017 selon laquelle 20% des Français jugent que «les juifs ont trop de pouvoir en France», 38% pensent que «les juifs ont un rapport particulier à l’argent» et 39% estiment que «pour les juifs français, Israël compte plus que la France». 

La CNCDH fait aussi remarquer qu’il manque «les perceptions que les diverses minorités ont les unes des autres». En 2005, une enquête de Sylvain Brouard et Vincent Tiberj sur les Français issus de l’immigration maghrébine, africaine et turque, en majorité musulmane faisait «apparaître une tension sur la question israélienne et une plus grande réceptivité aux préjugés antisémites» sur fond de «malaise identitaire, d’intolérance religieuse, de jalousie à l’égard d’une communauté perçue comme plus anciennement installée, socialement plus favorisée, plus présente dans l’espace public», note cependant la commission. Deux tendances qui se retrouvent par ailleurs dans le sondage de l’IFOP à la fois parmi les électeurs les plus à gauche et les plus à droite. Sur fond de chiffres imparfaits, l’antisémitisme apparaît plus que jamais comme un phénomène protéiforme et complexe. 

Un rapport révèle l’implication de terroristes dans les activités du BDS |i24NEWS

Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a révélé dimanche un rapport complet rédigé par son ministère selon lequel des organisations liées à la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) entretiennent des liens étroits avec le groupe islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza et le Front populaire de libération de la Palestine.

La charte du mouvement BDS appelle à exercer un boycott et diverses pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël afin “d’aboutir à la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes, ainsi que le respect du droit au retour des réfugiés palestiniens”.

Selon le rapport, au moins une trentaine d’activistes, parmi lesquels, certains ont passé plusieurs années dans une prison israélienne après avoir été reconnus coupables d’actes terroristes ou d’attentats, sont liés aux organisations du BDS, dont certaines sont financées par l’Union européenne.Voir l’image sur Twitter

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גלעד ארדן@giladerdan1

Today we revealed the web of hidden ties between terrorist organizations and 13 leading #BDS groups in the EU, US and PA. All countries & financial institutions must investigate and end funding to BDS groups tied to terror. The BDS masquerade is ending. #TerroristsInSuits14321:12 – 3 févr. 201999 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

“Les organisations terroristes et les mouvements de boycott sont unis autour d’un seul objectif, celui de détruire Israël et voient dans la délégitimation de l’Etat hébreu un moyen complémentaire à la lutte armée”, a déclaré dimanche M. Erdan lors d’une conférence de presse.

“J’espère qu’avec la publication de notre rapport, l’UE et tous les pays qui subventionnent les organisations de boycott reconsidèreront la légitimité et le financement qu’ils accordent aux organisations BDS”, a-t-il expliqué.

“Les organisations de boycott ont construit un réseau mondial visant à répandre la haine et les mensonges contre Israël, et c’est une politique de riposte que je m’efforce de mener”, a-t-il poursuivi notant qu’à présent “26 États américains ont adopté des lois contre des organisations qui boycottent Israël”.

Ahmad GHARABLI (AFP/File)

Israel’s Public Security Minister Gilad Erdan is threatening to ban Amnesty International from the country over a campaign for digital accommodation providers to stop listing properties in occupied Palestinian territories
Ahmad GHARABLI (AFP/File)

Il a par ailleurs rappelé qu’Israël luttait contre les tentatives de boycott international des produits issus des implantations israéliennes de Cisjordanie.

“De hauts responsables européens commencent à comprendre les objectifs du BDS, qui sont purement antisémites, et ont cessé de financer les organisations BDS”, a indiqué M. Erdan.

“Le BDS et les organisations terroristes sont les deux côtés d’une même médaille, qui rejettent Israël en tant qu’Etat juif, et ne cherchent qu’à le rayer de la carte”, a-t-il fustigé.

Le ministre a précisé que le rapport sera publié dans plusieurs langues afin d’inciter les leaders mondiaux à agir contre la campagne BDS. Il a en outre affirmé détenir des informations supplémentaires qui pour l’heure ne seront pas dévoilées.


04/02/201908:45:20MIS À JOUR LE 04/02/201909:10:50Écrit par i24NEWS

Maître Nisand avocat du BNVCA à Strasbourg

Raphaël Nisand: Le retour des djihadistes en France, un risque inconsidéré


Qu’est-ce qu’un djihadiste ?

Pour moi c’est quelqu’un, homme ou femme, qui en toute connaissance de cause a décidé d’entrer en guerre contre toutes les personnes et institutions qui n’adhèrent pas à la charia, la loi islamique fondamentaliste.

Ces gens ont pris les armes afin de terroriser l’humanité entière vouée à devenir un grand califat où s’appliquerait une loi moyenâgeuse. Les djihadistes français ont quitté la France pour mener cette guerre contre le monde entier et d’abord contre leur propre pays qu’ils affrontent les armes à la main. Les djihadistes ont donc sciemment trahi la France qui les a vus grandir et ils sont partis en terre de djihad afin d’y commettre les pires crimes. Là-bas ils ont décapité, forcé des enfants à exécuter des prisonniers devant les caméras, ils ont réduit des populations en esclavage, violé et contraint au mariage forcé les femmes yézidies, ils ont fait creuser des fosses communes par des prisonniers qu’ils exécutaient ensuite, bref ils se sont comportés en barbares et ont fait régner une terreur comme rarement il y en eut.

Le nombre de djihadistes qui pourraient revenir en France atteint le nombre de 700. Photo d’illustration. MaxPPP/PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE

Ceux d’entre eux qui sont revenus en France après entraînement ont déjà commis les pires attentats terroristes comme par exemple ceux commis à Toulouse, au Bataclan ou encore au musée Juif de Bruxelles.

Le terroriste de Bruxelles auparavant tortionnaire de journalistes français otages en Syrie n’hésite pas quant à lui à faire plaider que les vieux israéliens assassinés par lui ont été en fait tués par le Mossad.

Ces gens ne renoncent en rien à leur idéologie mortifère et ils ne respectent rien. Alors on nous explique aujourd’hui qu’au fur et à mesure des pertes territoriales de l’état islamique, des islamistes étrangers de plus en plus nombreux tombent entre les mains des forces kurdes et que les kurdes menaceraient de les relâcher dans la nature si la France ne les récupère pas.

On nous explique aussi qu’il serait donc dans l’intérêt de la France de rapatrier les djihadistes avec leurs femmes, plusieurs par homme puisque c’est la polygamie qui prévaut, ainsi que des centaines d’enfants dont certains déjà endoctrinés.

Tout ceci est très problématique. D’abord on fait semblant d’oublier que pour qu’un système carcéral fonctionne, il faut que les détenus soient d’accord pour purger leur peine. Dans le cas contraire le personnel des prisons est confronté à des fauves ingérables ce qui est déjà le cas avec de nombreuses tentatives d’égorgement qui transforment en enfer le travail des surveillants de prison.

Rajouter à cette actuelle problématique déjà existante des centaines d’individus forcenés et qui ont par nature accompagné l’état islamique jusqu’au bout, c’est faire courir un risque considérable au personnel pénitentiaire bien sûr mais aussi à tout le pays.

De combien d’attentats la France sera-t-elle victime suite à ces retours ?

Que deviendront les Juifs, cible première comme l’ont montré Merah et Nemmouche ?
Que deviendra l’ordre public dans notre pays lorsqu’on admettra des centaines de familles polygames qui auront parfaitement droit aux allocations familiales et donneront un signal exécrable dans tout le pays alors que la polygamie est un interdit absolu en France.

En bref on le voit, le prix à payer pour ce rapatriement est beaucoup trop élevé et ceci pour complaire à des principes dépourvus de réalité en ce qui concerne ces gens.

Alors évidemment il n’y a pas de solution toute faite et il faudrait poser tous les termes de ce débat. Dire que ces gens seront jugés à leur retour n’a pas de sens. La justice française ne pourra pas connaitre l’étendue des crimes commis par chaque individu dans ces contrées lointaines où aucun témoin non acquis à la cause islamiste ne pouvait survivre et où les rares journalistes qui y sont allés ont été tués ou pris comme otages. La justice française a besoin de preuves et il n’y en aura pas et ce seront donc de faibles peines de principe qui, à défaut de preuves seront prononcées.

Les djihadistes avec leurs familles seront donc nos voisins de demain, ce qui donne à penser.
François HOLLANDE avait imaginé la déchéance de nationalité mais il n’a pas réussi à faire passer cette idée qui l’a même empêché de se représenter.

Les américains ont Guantanamo, prison spéciale très décriée située hors des Etats-Unis dont personne ne s’est jamais évadé pour commettre un attentat, mais une telle solution est-elle possible pour la France ? Non bien sûr en raison notamment des engagements internationaux de la France et de la convention européenne des droits de l’homme.

Les américains toujours eux avaient interné les familles japonaises dont ils se méfiaient pour des raisons de sécurité intérieure après Pearl Harbour. Autre temps autres mœurs ces solutions là ne semblent ni possibles ni souhaitables mais il faut trouver des solutions sécuritaires qui préservent tous les français d’un éventuel retour de ces terroristes sur le sol français.

Raphaël Nisand 
Chroniqueur le lundi matin 8H30 sur Radio Judaïca.

Posté le 3 février 2019 par admin — 1 commentaire ↓

Golnadel : « Qui enquêtera sur la violence de l’extrême-gauche ?

»PUBLIÉ PAR  GILLES WILLIAM GOLDNADEL LE 28 JANVIER 2019

Gilles-William Golnadel déplore la bienveillance de nombreux médias à l’égard de la violence des groupuscules d’extrême-gauche, alors que celle de l’extrême-droite fait désormais l’objet d’une commission d’enquête parlementaire.

Je soutiens depuis trop longtemps qu’en raison notamment de l’absence de tout procès en règle du totalitarisme communiste de Staline à Mao, d’équivalent de Nuremberg pour le nazisme, il existe à l’égard de l’extrême gauche une extrême indulgence dont ne bénéficie certainement le pôle radical opposé situé sur le planisphère politique, et qui mobilise au contraire fantasmatiquement le fantôme d’Hitler.

Il n’est que de voir les larmes versées sur le sort de l’Humanité en dépôt de bilan et sous protection des juges du tribunal de commerce, journal sans lecteurs d’un parti sans électeurs mais sous perfusion d’argent public, pour constater que le sort des défunts journaux nationalistes n’avait pas éveillé autant de publique compassion dans le milieu des défenseurs acharnés d’une presse pluraliste.

L’auteur du présent article, tout autant partisan de ce pluralisme invoqué rituellement, mais n’ayant oublié ni la publication des exemplaires faisant bon accueil à l’occupant allemand et invectivant «juif Mandel» ou «juif Moch», ni l’approbation du procès des blouses blanches, ni l’entrée des troupes soviétiques dans Budapest, ni dernièrement l’indulgence envers Chavez, prendra sur lui.

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Mais si l’on veut mesurer encore davantage l’hémiplégie intellectuelle et morale de traitement entre extrêmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire uniquement consacrée aux violences de l’extrême droite en apporte une énième fois la consternante démonstration.

Initiée par la France Insoumise, cette commission investiguera certainement utilement sur ces groupuscules de l’ultra-droite aussi violents que, pardon pour le pléonasme, conspirationnistes et antisémites.

Mais il relève du déni, de la cécité, à moins qu’il ne s’agisse que du cynisme, de laisser dans l’ombre une extrême gauche toute aussi violente mais infiniment plus nombreuse.

Dans l’ombre, les Blacks Blocs, en dépit notamment de la manifestation du 1er mai 2018, quand 1 200 cagoulés, tous de noirs vêtus et armés de cocktails Molotov ou de pavés, descendirent dans la rue pour s’en prendre aux policiers.

Dans l’ombre les zadistes, qui, avant de voir leur violence récompensée, avaient laissé pour mort un malheureux vigile à Notre-Dame des Landes.

Dans l’ombre les Antifas, ces soi-disant «antifascistes» tels que repris sans ironie trop souvent par une presse en bonne disposition, qui ont expédié le maire de Béziers Robert Ménard à l’hôpital pour avoir eu le front, sans doute trop national, de vouloir participer à un débat public près de Bordeaux sans que cela n’émeuve aucun député ou journaliste prétendument démocrate ou opposé à la violence politique, et qui font régner la terreur dans les facultés aujourd’hui minées par le racialisme anti-blanc et l’indigénisme le plus indigent.

En passant, on remarquera sans trop s’étonner de l’habituelle et perverse contradiction, que cette France Insoumise qui condamne les violences policières et d’extrême droite à Paris, absout les violences policières et d’extrême gauche à Caracas.

Et à l’intérieur de ce déni de la réalité violente, habite la pure folie. On apprend en effet que cette commission censée vouloir étudier la violence politique a accepté en son sein la désignation du député anciennement de la République En Marche M’jid El Guerrab dont la principale contribution aura été d’avoir agressé en août 2018 son collègue socialiste Boris Faure à coups de casque de motards à la suite d’une réflexion. Le malheureux parlementaire avait vu son crâne fracassé et un pronostic vital engagé pendant qu’il était dirigé pour quatre jours au service de réanimation…

Certains soutiennent encore assez niaisement que ce qui séparerait extrême gauche et droite extrême serait la question du racisme et de l’antisémitisme.N

À titre indicatif, je signale la parution du palmarès de l’antisémitisme 2018 publié par le Centre Simon Wiesenthal. Celui-ci place le Ku Klux Klan en première position, le leader noir musulman Louis Farrakhan en second, les campus universitaires dominés par l’extrême gauche en troisième et Jeremy Corbyn chef du parti travailliste du Royaume-Uni en quatrième position.

Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

La situation en France n’a rien de très différent, sauf que le Klan n’existe pas.

Voilà qui ne devrait donc pas justifier cette flagrante différence dans le traitement de la radicalité la plus violente qui encourage la plus épargnée à redoubler d’activité.

Encore faudrait-il que ce débat se situe dans la rationalité et que la gauche médiatique issue de «CRS SS» ne tienne pas encore le haut du pavé.

Profanation de la synagogue de la communauté Française “Yonathan Sandler”, à Jérusalem (Photos)

La synagogue qui porte le nom de Yonathan Sandler, Juif francais assasiné avec ses enfants lors de l’attaque terroriste orchestrée par Mohamed Merah contre l’école Otzar Hatorah de Toulouse, qui se trouve dans le quartier de Kyriat Yovel, à Jérusalem, été profanée…….Détails………

La synagogue Shaykh Israëlת à Kiryat Yovelת à Jérusalem a été profanée dans la nuit de lundi a mardi. 
Les forces de police sont arrivées sur le site et ont constaté de gros dégats.
De nombreux objets, notamment des rouleaux de la Torah, ont été jetés au sol. 
La police enquête sur l’incident.
Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri (Shas) a déclaré: “J’ai été profondément choqué par les terribles scènes de profanation qui se sont déroulées cette nuit dans la synagogue de la communauté française de Kiryat Yovel à Jérusalem.
Deri a déclaré: 
“Il est difficile de croire qu’une profanation antisémite aussi scandaleuse se soit déroulée ici, en Eretz Yisrael, dans une synagogue portant le nom de Yonathan Sandeler, assassiné avec ses deux enfants lors de l’attaque terroriste de Toulouse, en France”.



Profanation of the synagogue of the French community “Yonathan Sandler”, in Jerusalem (Photos)
The synagogue which bears the name of Yonathan Sandler, French Jew murdered with his children during the terrorist attack orchestrated by Mohamed Merah against the school Otzar Hatorah of Toulouse, which is in the district of Kyriat Yovel, in Jerusalem, was desecrated …….Details………
The Shaykh Israel Synagogue at Kiryat Yovel in Jerusalem was desecrated on the night of Monday to Tuesday.
Police forces arrived at the site and found big damage.
Many objects, including Torah scrolls, were thrown to the ground.
Police investigate the incident.
Interior Minister Aryeh Deri (Shas) said: “I was deeply shocked by the terrible scenes of desecration that took place that night in the synagogue of the French community of Kiryat Yovel in Jerusalem.
Deri said:
“It is hard to believe that such an outrageous anti-Semitic desecration took place here, in Eretz Yisrael, in a synagogue bearing the name of Yonathan Sandeler, murdered with his two children during the terrorist attack in Toulouse, France”.

Source Koide9enisrael

L’auteur canadien-égyptien Saïd Shoaib : Les imams occidentaux qui louent le califat islamique sont des terroristes

Lors d’une interview avec le politologue et auteur égypto-allemand Hamed Abdel-Samad, l’écrivain canadien-égyptien Saïd Shoaib a déclaré que les imams d’Occident adhèrent à l’islam colonialiste et dupent les Occidentaux en parlant de « la grandeur du califat islamique ». Selon lui, de tels propos constituent une forme de terrorisme, susceptible de se transformer en terrorisme armé, si l’occasion se présentait. C’est une menace que l’Occident ne comprend pas. Cette forme d’islamisme est enseignée dans les mosquées et les écoles islamiques en Occident et l’aboutissement naturel de cette éducation est le terrorisme, a-t-il renchéri.

Saïd Shoaib : Les imams d’ici font quelque chose qui trompe beaucoup de gens, tout particulièrement en Occident. Ils parlent, par exemple, de la grandeur du califat islamique. Est-ce que cela relève du terrorisme ? Oui. Les [Occidentaux] ne comprennent pas qu’il s’agit de terrorisme. Lorsque vous adhérez à la notion d’un islam colonialiste qui attaque les nations, les domine et les contrôle, vous êtes un terroriste. Vous êtes un terroriste non armé, jusqu’à ce que l’occasion se présente… […]

Hamed Abdel-Samad a ajouté que les mêmes musulmans qui manifestent de l’hostilité envers les autres religions dans leurs pays d’origine viennent en Occident et critiquent les chrétiens, les juifs, l’Occident et la laïcité, tout en exigeant que personne ne critique l’islam. Qualifiant le gouvernement canadien de naïf, Abdel-Samad a critiqué le fantasme « romantique » du Premier ministre Justin Trudeau, selon lequel tout le monde devrait « se prendre par la main, s’étreindre et s’embrasser ».  D‘après lui, Trudeau n’est pas vraiment conscient des enseignements délivrés dans les mosquées canadiennes. Sohaib a déclaré que les politiciens occidentaux ignorent tout de l’islam, ajoutant que « beaucoup de sang sera versé ici en Occident ». Selon lui, si les politiciens occidentaux n’arrivent pas à enrayer la « vague » terroriste en Occident, les citoyens ordinaires seront enclins à élire des dirigeants de plus en plus « extrêmes ». « Le principal projet des islamistes est de détruire la civilisation occidentale. Ils l’ont dit eux-mêmes ! », a-t-il conclu. La vidéo a été mise en ligne sur la chaîne YouTube d’Abdel-Samad le 14 janvier 2019. Extraits :

J’ai envoyé mes livres en arabe contre l’islam politique à une bibliothèque ici [au Canada]. J’étais heureux de trouver ici l’un de mes livres qui n’avait rien à voir avec l’islam. Je voulais leur donner mes livres parce qu’ils venaient d’ouvrir. Alors je leur ai donné deux livres contre l’islam politique, mais cette bibliothèque publique les a refusés. Ils m’ont envoyé un courrier officiel…

Hamed Abdel-Samad : Ils ont probablement mentionné « l’islamophobie »…

Saïd Shoaib : Ils m’ont dit que mes livres étaient contraires aux valeurs canadiennes.

Hamed Abdel-Samad : Ces valeurs acceptent l’islam violent mais rejettent la critique de l’islam politique ?

Saïd Shoaib : Je m’élève contre les gens qui détestent le Canada et veulent le détruire. Ces gens ont déclaré que c’était leur intention. Ils l’ont même dit dans des livres approuvés par cette bibliothèque, pouvez-vous le croire ? Un musulman normal – qu’il soit né ici ou qu’il ait immigré – n’a pas d’autre forme d’islam. Vous trouvez cette forme d’islam dans les mosquées, dans les sermons… C’est la forme d’islam que vous voyez dans les écoles islamiques ici. Je n’ai pas envoyé mes filles dans des écoles islamiques ici, par peur. Ils cachent leurs programmes scolaires, forcent les jeunes filles à porter le hijab, et ainsi de suite… Si un musulman d’ici ne devient pas un terroriste, il doit être un grand homme. Nous devrions le remercier d’être un être humain bon et épris de paix, car le cheminement naturel des choses veut qu’il devienne un terroriste. […]

Hamed Abdel-Samad : Ce qui est étrange, c’est que lorsque ces gens vivaient dans leur pays d’origine, ils ne permettaient pas aux chrétiens de construire des églises, ils méprisaient les chrétiens et les bahaïs, et ils n’aidaient pas les fidèles des autres religions à obtenir leurs droits. Mais lorsqu’ils arrivent en Occident, non seulement ils revendiquent leur droit de culte, et leur droit de pratiquer librement leurs rites religieux, mais ils exigent également que personne ne leur critique leur religion. Ici au Canada, ils critiquent avec audace les chrétiens, les juifs, les Occidentaux et la laïcité… Il n’y a pas de « phobie de la laïcité»… Il n’y a pas de « christianophobie»…

Saïd Shoaib : Et pas de « phobie anti-zoroastrienne ». Cela a été inventé par les islamistes.

Hamed Abdel-Samad : Le problème, c’est que les islamistes sont les plus méprisants envers les autres religions.

Saïd Shoaib : Oui, évidemment.

Hamed Abdel-Samad : Mais quand ils viennent ici, ils veulent une loi empêchant la critique de leur religion. Autre chose étrange : un gouvernement naïf comme [le gouvernement] canadien… Je sais que je suis un invité ici, mais je dis ce que je pense partout… Le Premier ministre de ce gouvernement naïf [Justin Trudeau] est très étrange. Selon son fantasme naïf et romantique, tout le monde devrait se tenir par la main, s’étreindre et s’embrasser. Pourtant, il ne sait pas ce que ces gens enseignent dans leurs mosquées.

Saïd Shoaib : Je suis dérouté par les politiciens canadiens qui parlent de l’islam. Ils ne connaissent pas l’islam. Si vous voulez en savoir plus sur l’islam, vous pouvez nous interroger. N’interrogez pas des gens d’un seul courant. Une autre erreur grave au Canada et en Occident est que les représentants [de la communauté] musulmane sont les islamistes. […]

Beaucoup de sang sera versé ici, en Occident, et les musulmans en paieront le prix. Ils seront les premiers… Si les politiciens occidentaux ignorent comment enrayer cette vague [terroriste], les Occidentaux ordinaires choisiront [le dirigeant] le plus extrémiste. Nous en avons des indications. Trump a gagné en Amérique. Le parti conservateur a remporté le gouvernement de l’Ontario. Des gens plus extrêmes viendront. Si les politiciens actuels ne parviennent pas à assurer la sécurité des Occidentaux, ils prendront les choses en main. Et qui seront les victimes ? Les musulmans normaux qui n’ont rien à voir avec cela. […]

Le plan principal des islamistes est de détruire la civilisation occidentale. Ils l’ont dit eux-mêmes !

Anti-Israël : Les Mondiaux-2019 paralympiques de natation retirés à la Malaisie

“Nous n’avons aucune autre alternative que de chercher un nouvel hôte pour les championnats”, a déclaré le CIP après que Kuala Lumpur eut refusé d’accueillir des Israéliens

Par AFP et  TIMES OF ISRAEL STAFF27 janvier 2019, 13:55  0

Des nageurs lors des championnats de natation paralympiques d'hiver de 2018 en Israël à la piscine d'Alyn à Haïfa (Crédit : Karen Isaacson, Israel Paralympic Committee Facebook page)

Des nageurs lors des championnats de natation paralympiques d’hiver de 2018 en Israël à la piscine d’Alyn à Haïfa (Crédit : Karen Isaacson, Israel Paralympic Committee Facebook page)

Le Comité international paralympique (CIP) a retiré l’organisation des Mondiaux-2019 paralympiques de natation à la Malaisie car elle refusait d’accueillir les athlètes israéliens, a annoncé dimanche le CIP.

« Tous les Championnats du monde doivent être ouverts à l’ensemble des athlètes et nations admissibles qui doivent pouvoir y participer en sécurité et sans aucune forme de discrimination. Quand un pays hôte exclut des athlètes d’une nation particulière, pour des raisons politiques, nous n’avons aucune autre alternative que de chercher un nouvel hôte pour les championnats », déclare le CIP dans un communiqué.

Le ministère israélien des Affaires étrangères avait condamné la Malaisie pour cette interdiction au championnat organisé sur l’île de Bornéo, qualifiant l’initiative de « honteuse » et estimant que si les athlètes étaient écartés, alors un nouveau site devait être trouvé pour la compétition.

Le Premier ministre malais Mahathir Mohamad avait indiqué que les nageurs israéliens ne devaient pas être autorisés à entrer dans le pays et, son ministre des Affaires étrangères, Saifuddin Abdullah, avait plus tard enfoncé le clou, affirmant que ce pays à majorité musulmane « n’organisera plus d’événements impliquant Israël ou ses représentants ».

La Malaisie, où l’islam est religion d’Etat, n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël.

Le Premier ministre de la Malaisie Mahathir Mohamad lors d’un entretien avec l’AP à Putrajaya, en Malaisie, le 13 août 2018 (Crédit : AP Photo/Yam G-Jun)

Mohamad avait estimé que c’était le « droit » de son pays de refuser l’entrée aux ressortissants israéliens et qu’il était « injuste de lui mettre l’étiquette d’antisémite » pour des propos anti-juifs tenus dans le passé.

S’exprimant devant la prestigieuse chambre des débats de l’université d’Oxford, l’Oxford Union, Mohamad avait affirmé qu’un « pays a le droit de conserver ses frontières fermées à certaines personnes et c’est pour cette raison que des frontières ont été édifiées ».

Son ministre des Affaires étrangères Saifuddin Abdullah a justifié cette décision la semaine dernière par la volonté de son pays de « lutter au nom des opprimés ».

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon, avait alors dénoncé une décision « honteuse ».

Dimanche, il a salué sur Twitter l’annonce du Comité international paralympique : « C’est une victoire des valeurs sur la haine et l’intolérance, une déclaration forte en faveur de la liberté et de l’égalité. Merci à vous @Paralympics pour cette courageuse décision !!! »EN SAVOIR PLUS SUR :

Hommage à Michel Legrand, ami d’Israël.

Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Compositeur de génie, Michel Legrand, trois fois oscarisé et célèbre créateur des thèmes des « Parapluies de Cherbourg » et des « Demoiselles de Rochefort », est décédé à l’âge de 86 ans et c’était un ami d’Israël.
Comme il l’a confié au Jérusalem Post en 2012, « Comme il se plaisait à le dire, “Israël, ce n’est pas seulement un pays de 16 ans mon cadet. C’est le symbole, le regroupement de tout un héritage traditionnel, musical, littéraire, qui a traversé le monde entier. L’odyssée de ce peuple est universelle.”
Sa première expérience en rapport avec l’Histoire israélienne remonte à 1982 quand il a mis en musique un biopic américain, « Une femme nommée Golda », consacré à Golda Meïr, mais la culture juive lui a surtout offert une fabuleuse aventure cinématographique : celle de Yentl, troisième et dernier Oscar du compositeur en 1984. Ce film, réalisé par Barbra Streisand, s’inspire de la nouvelle » Yentl, the Yeshiva Boy » d’Isaac Bashevis Singer avec qui il a retravaillé en 1996 pour le dessin animé Chelm.
Lorsque Michel Legrand venait en Israël interpréter son œuvre, il faisait jouer Yentl systématiquement, à la grande joie du public.
« Je ne peux pas ne pas jouer ce thème quand je viens. Je suis fier de cette partition, d’avoir ému Israéliens et Juifs de tous les pays sur un sujet qui leur appartient, d’avoir réussi à leur ‘parler’ via ma musique.” disait-il.
Même s’il a visité le monde entier, il considérait Israël à part, dont le destin le touchait particulièrement et il avait noué de solides amitiés en Terre sainte, à commencer par Robert Parienti, directeur de l’Institut Weizmann en Europe et Shimon Peres qu’il aimait comme un frère.
En 2014, Michel Legrand a composé un opéra populaire, « Dreyfus », sur le prisonnier de l’ïle du Diable sur un livret de Didier van Cauwelaert et qui a été créé à Nice.
A Paris se joue « Peau d’âne » au théâtre Marigny, œuvre tirée du film de Jacques Demy qu’il avait remanié pour la scène.

Source : Jerusalem Post & Israël Valley

Champigny : des familles juives menacées de mort

>Île-de-France & Oise>Val-de-Marne|Corentin Lesueur|25 janvier 2019,

Au moins cinq familles campinoises de confession juive ont reçu le même courrier, le week-end dernier. DR

Un courrier représentant une valise et un cercueil a été reçu, en fin de semaine dernière, par des habitants ayant pour seul point commun le judaïsme.

Quand ses parents lui ont montré le courrier trouvé dans leur boîte aux lettres, Hélène* a d’abord pensé à une mauvaise blague. Une missive à l’humour tout de même menaçant : la feuille A4 ne contenait rien d’autre que les représentations d’une valise et d’un cercueil.

Ce n’est qu’après en avoir parlé à la synagogue que la famille s’est interrogée sur le caractère antisémite de la sommation : au moins quatre autres personnes de confession juive avaient reçu un courrier similaire, le week-end dernier. La plupart domiciliées quai Gallieni, à Champigny-sur-Marne, où résident les parents d’Hélène.

« Ça signifie qu’il y a eu une vraie recherche [sur la religion des habitants du quartier], en déduit-elle. L’antisémitisme se manifeste désormais au plus près du domicile. C’est effroyable. Ça veut quand même dire “Faites vos valises ou mourrez”. » La Campinoise a déposé une pré-plainte mardi, faisant fi des réserves de ses parents : « Pour eux ce n’était rien, ils ne voulaient pas faire la demande. Moi, ça m’a angoissée. »

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Champigny-sur-Marne, jeudi. La plupart des destinataires de la menace habitent quai Gallieni. LP/C.L. 

« L’antisémitisme est partout »

Dimanche, une plainte a été déposée par une autre destinataire du courrier pour « menace de crime ou délit sur personne de confession juive ». Elle aussi a fait le lien entre sa religion et le papier après discussion à la synagogue. La jeune femme dit « ne pas dormir sur [ses] deux oreilles » depuis la réception : « Je ne m’attendais pas à recevoir ce type de menace. Mais ça ne m’étonne pas trop. L’antisémitisme est partout. »

« C’est un phénomène rampant, qui se déclare au plus près des victimes », déplore Sammy Ghozlan. Pour le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, qui a alerté la procureur de la République de Créteil, le caractère des menaces est clair : « Ça ne vise que des familles juives ». Afin d’endiguer la « persécution », il incite les personnes touchées à porter plainte, sans se laisser affecter par « syndrome de la victime » : « Il y en a tellement qui préfèrent garder le silence, occulter les choses, pour ne pas créer la panique… »

Certains à Champigny appellent en effet à la « prudence » sur les visées des menaces, même si les destinataires ont pour seul point commun le judaïsme. « C’est vrai que c’est menaçant, mais je ne vois pas le caractère antisémite, tempère un responsable communautaire de Champigny. Y’a pas marqué “sale juif”, ni d’étoile de David ou de croix gammée. Est-ce que ce n’est pas un règlement de compte ou l’acte d’un taré du quartier ? »* Le prénom a été modifié

« LA VALISE OU LE CERCUEIL » : UNE RÉFÉRENCE À LA GUERRE D’ALGÉRIE

Sur le caractère de la menace reçue par les familles à Champigny, Nicolas Lebourg, historien à l’Université de Montpellier, conseille d’être « très prudent ». Pour ce spécialiste de l’extrême droite, la formule « la valise ou le cercueil » relève plus de « l’imaginaire pied-noir » que de l’antisémitisme : « Elle renvoie à la pression exercée pour chasser les Français d’Algérie censés devoir choisir entre l’un ou l’autre. » Le mot d’ordre, d’abord utilisé dans des tracts des indépendantistes algériens, a ensuite été repris à son compte par l’Organisation de l’armée secrète (OAS), qui ambitionnait de conserver l’Algérie française et de faire tomber le général de Gaulle.

Elle aussi historienne (Université Paris 8), Marie-Anne Matard-Bonucci confirme que les symboles utilisés ne sont pas « particulièrement répertoriés » au sein l’imagerie antisémite. Pour la professeure, il s’agirait tout de même en l’espèce d’un « acte antisémite » : « C’est difficile de le nier si le seul dénominateur commun des destinataires est l’appartenance au judaïsme. »Val-de-Marne

Source: Le Parisien

Le Maroc propose d’accueillir Netanyahou en échange d’une solution favorable dans la question du Sahara

Les autorités marocaines ont lancé la boule. Ils sont prêts à accepter que le premier ministre israélien séjourne au Maroc si les américains lèvent le pied dans la pression qu’ils exercent sur les parties en vue de résoudre le conflit quadragénaire du Sahara marocain.

Selon la même boule, des sources fiables marocaines font part d’une visite du Premier ministre israélien au Maroc en mars prochain, au cours de laquelle Benyamin Netanyahu entend présenter sa « médiation » entre Rabat et le conseiller américain à la Sécurité nationale sur la question du Sahara. En d’autres termes, Rabat est prêt à faire ce cadeau à John Bolton à condition qu’il adopte une position favorable au Maroc ou, du moins, mettre fin à la menace de bloquer le financement de la MINURSO s’il n’y a pas de progrès dans les négociations entre les parties.

Le bras de fer entre Rabat John Bolton continue. La nomination d’Ahmed Charai comme membre du Conseil d’Administration de l’International Crisis Groupe se situe dans le cadre d’une offensive visant à faire que les américains changent d’avis et acceptent d’imposer une solution basée sur la proposition marocaine d’une autonomie élargie.

Selon le site PressTV, le quotidien arabophone « Rai al-Youm a décrit un « très grave signal » lié à l’annonce par le Premier ministre israélien de vouloir se rendre au Maroc jouer la médiation entre ce pays et le conseiller américain à la Sécurité nationale John Bolton (un républicain de droite proche d’Israël) sur la question du Sahara Occidental ».

Ce qui est pour Raï-Alyoum « un projet pour faire sur le Maroc dans le cadre du dossier du Sahara eet le contraaindre ainsi, finalement, à normaliser avec Israël et accepter le deal du siècle », n’est en réalité qu’un message subliminal envoyé au locataire de la Maison Blanche pour l’amener à explorer la piste d’une solution au conflit sahraoui en échange de la reconnaissance officielle de l’État d’Israël.

Selon PressTV, « l’imminente visite de Netanyahu au Maroc avait été déjà évoquée par des sources marocaines. Parmi d’autres, le média Le site Info a écrit que des contacts avaient lieu entre le cabinet de Netanyahu et plusieurs responsables marocains dans l’objectif de recevoir le Premier ministre israélien après la visite du pape François au Maroc, prévue les 30 et 31 mars prochain. Netanyahu devra être accompagné de trois rabbins, selon cette source ».

Morocco Mail


A lire absolument : L’Express du 13 janvier 1969 – Israël et nous

Posté le 16 janvier 2019 par Tribune Juive

Au lendemain de l’embargo sur les ventes d’armes vers Israël, décidé par le général de Gaulle, J.J.S.S. explique ce qui rapproche nos deux pays.

Jean-Jacques Servan-Schreiber (1968). Wikipédia

C’est vieux comme le monde : « Quos vult perdere Jupiter dementat ». Jupiter rend, d’abord, fous ceux qu’il veut perdre. Le chef de l’État français, qui connaît les recettes, sait à merveille se servir de celle-là. Les outrances, les contre-vérités, les imputations calomnieuses du communiqué officiel de l’Élysée, tendant à expliquer le « coup de semonce » tiré par la France contre Israël, sont bien de nature à faire déraisonner ceux qui aiment Israël. Là est le danger.

M. Daniel Mayer, par exemple, a profondément choqué quand il a prononcé, en réaction au premier embargo gaulliste contre l’aviation israélienne, sa petite phrase tristement célèbre : « J’ai honte d’être français ! ». C’est tout à fait ce que Jupiter attendait de lui, et de quelques autres ; c’est ce qu’il espère de nouveau. De Gaulle, rompu comme il est à la manipulation de tous les vieux instincts, sait que l’anti-israélisme n’est pas payant en France, mais que l’antisémitisme l’est. Son art, et son espoir, sont de les enchevêtrer.

Sur le port de Marseille, le matériel militaire pour Israël est en attente. L’Express

Israël, c’est tout autre chose

Laissons donc l’antisémitisme. C’est là une affaire pathologique, qui ne relève pas du raisonnement mais de la thérapeutique, et le débat sur les affaires publiques ne doit pas prétendre soigner les âmes. Israël, c’est tout autre chose.

A côté des sentiments, et même des sensibilités légitimes, on peut essayer d’analyser la technique politique du Président, qui est préoccupante, et la raison pour laquelle tant de Français sont si attachés à la sécurité d’Israël.

Le communiqué présidentiel de la semaine dernière sur le Moyen-Orient, qui est navrant, n’est pas pire que la moyenne.

Affirmer qu’Israël a pris l’initiative d’une « attitude agressive », en 1967, et passer sous silence que l’acte de guerre fut au contraire celui de Nasser chassant les casques bleus et bloquant la navigation ; déclarer que l’action soviétique, et celle de ses alliés (par conséquent arabes) tendent à offrir à Israël « la reconnaissance et les garanties de cette reconnaissance », alors qu’il n’en est pas question ; décréter que la raison, la raison majeure, qui empêche la résolution des Nations unies de 1967 d’être applicable au Moyen-Orient, c’est « qu’Israël la refuse », alors que tous ses voisins la rejettent, car précisément elle comporte la reconnaissance ; enfin, et ceci n’est plus une contre-vérité mais un appel au sang, conclure la communication officielle en indiquant que c’est le « développement de la résistance palestinienne » qui pourra rapprocher d’une solution ; voilà bien des inconvenances pour un homme responsable. C’est vrai.

Israël n’est pas une nation banale

Mais elles sont du même ordre, pas pire, que la crucifixion bisannuelle, par exemple, de la vérité économique dont dépend l’avenir de notre pays. Le gaullisme n’est pas la vérité des faits ni le respect des citoyens. Ce n’est pas d’aujourd’hui, ni seulement à propos d’Israël. Ce n’est qu’un chapitre d’une longue histoire, et qui se dénouera ailleurs qu’au Moyen-Orient.

Reste à éclairer, néanmoins, ce qui fait d’Israël un cas particulier, et le rend si proche de tant de Français.

Couverture de L’Express, n°914 du 13 janvier 1969.

Israël n’est pas une nation banale. C’est l’aventure humaine par excellence. Ce que les Israéliens démontrent, au monde entier, par leur organisation sociale, et par leur développement industriel, c’est, bien au-delà du sionisme, la supériorité de l’intelligence sur la nature. Et c’est là le problème du siècle.

Comment fait-on pour créer une industrie moderne sans aucune matière première ? L’Italie s’en occupe très habilement et la Suède avec brio, entre autres. Mais aucun pays, partant d’aussi bas, n’est arrivé aussi haut qu’Israël.

Une société de solidarité

Comment fait-on pour sortir les pays d’Afrique, du Moyen-Orient, tous les pays de soleil et de désert, du sous-développement et de la misère ? Problème formidable, auquel personne n’a encore trouvé de réponse satisfaisante. Sauf, maintenant, par son travail et son ingéniosité, Israël.

Comment fait-on pour être, autant qu’il est possible, une société de solidarité, où non seulement la fortune ne confère aucun pouvoir mais où les hommes doués de force ou d’intelligence se sacrifient, en partie, au profit de ceux qui ne le sont pas, de ceux qui sont faibles, malades, incultes, inaptes ? Ce sera de plus en plus la question des sociétés industrielles, celle de l’égalité. Qui l’a résolue ? Personne. Mais sur la voie de cette difficile, et ambitieuse, recherche, il y a des pays plus avancés que d’autres. Le Marché commun est en retard sur l’Amérique, l’Amérique, largement, sur la Scandinavie – et, à bien des égards, la Scandinavie sur Israël.

On ne doit pas en conclure qu’Israël soit une société modèle, loin de là. Simplement, tout ce qui met en péril Israël ne menace pas seulement une nation, pas seulement le sionisme, pas seulement les Juifs, pas seulement un peuple courageux – mais une part de l’espoir humain. Et c’est cela que tant de Français pressentent.

Jean-Jacques Servan-Schreiber (en 1969)

NEMMOUCHE, DJIHADISTE CRIMINEL ANTISÉMITE A TROUVÉ AVOCAT COMPLOTISTE ET ANTISÉMITE

Publié le 14 janvier 2019 par allegra

Ou peut-être sont-ils seulement antisionistes  ?

Le journaliste et ancien otage Nicolas Hénin se souvient en effet très bien de l’antisémitisme « viscéral » de son ex-geôlier Nemmouche :

« Il racontait qu’il avait rêvé qu’il avait pris une kalachnikov et ‘fumé’, comme il disait, une petite juive. »

« Quand Mehdi Nemmouche était le geôlier des 4 journalistes français, capturés en juin 2013 et otages pendant dix mois, il adorait déjà parler de son futur procès.

Lui, l’auteur – présumé – de l’attaque du Musée juif, qui, le 24 mai 2014, a abattu 4 personnes : Emmanuel et Miriam Riva, couple de touristes israéliens de 54 et 55 ans, Dominique Sabrier, 66 ans, une Française qui travaillait bénévolement au musée, et Alexandre Strens, Belge de 25 ans, employé du musée. En l’espace de 82 secondes. Qu’il a tenté de filmer avec une GoPro. Pour faire comme Merah, son héros – « le plus grand mec que la France ait produit », avait-il dit à Didier François, un des otages. »  lit-on dans un article de l’Obs Procès Nemmouche intitulé « Si la défense tient l’axe du complot juif, les mots manquent… » , décrivant la personnalité de Nemmouche et les prémisses du procès qui s’est ouvert aujourd’hui à Bruxelles.

Qui sont les avocats de Nemmouche ?

Entourant Dieudonné, à gauche Sébastien Courtoy , à droite Henri Laquay  

Les avocats plaideront l’innocence de Nemmouche et de son coaccusé. Selon le quotidien Le Monde du 7 janvier 2019, les avocats sont habitués des procès pour terrorisme islamiste et d’anciens défenseurs de Dieudonné, dont un spectacle fut interdit à Bruxelles en 2012. Dieudonné les a honorés d’une « quenelle d’or. »

Maîtres Sébastien Courtoy et Henri Laquay ont ainsi dévoilé leur stratégie : elle consistera à évoquer un prétendu complot des services secrets israéliens. 

Cette stratégie était déjà évoquée dans un article du Vif de mai 2015  :

« Drôle de personnage, Sébastien Courtoy. Anticonformiste, célinien par sa gouaille débridée et son absence de tabous. Un « Don Quichotte anti-juif », qualifie un confrère bruxellois. Fasciné par les patronymes juifs, il les déforme expressément. Repère les origines. En 2006, il avait vu la main du Mossad, le service secret israélien, dans l’innocent appel téléphonique que lui avait passé une institutrice de 54 ans qui reprochait à son ancien élève de défendre des islamistes. Il demanda une protection rapprochée.

« Alors, pourquoi avoir choisi des cibles juives ? » A demi-mots et tout en se défendant de tout  » complotisme intergalactique », Courtoy évoque les services secrets israéliens. Il agite simplement d’autres pistes que celles suivies par la juge d’instruction Berta Bernardo-Mendez. »

Sébastien Courtoy, adepte de la quenelle, conspirationniste et antisémite, avocat de Nemmouche, a tenu par le passé les propos suivants :

« On peut dire qu’il y a un lobby juif qui exerce des pressions sur les décideurs »

« Une partie de la communauté juive se sert des cadavres du génocide juif pour légitimer les cadavres palestiniens »

« On sait aussi que certains milieux proches de l’état d’Israël sont fort impliqués dans la finance internationale »

« Les gens en ont marre de voir qu’il y a une communauté d’intouchables »

« Je ne donnerai pas de noms parce que la personne n’est pas là pour se défendre, je laisse ce type de méthodes à une certaine communauté »

« Ce sont des réseaux qui se multiplient et se dispersent au-delà des frontières »

« Imaginez-vous le consistoire israélite du Luxembourg, ce ne sont pas n’importe quelles personnes qui y siègent, ce sont des avocats, des juges, des magistrats, des hauts représentants de la finance internationale qui font pression sur le procureur général » »Son crime fondateur, on le connait tous, Dieudonné n’a pas été ramper servilement devant une communauté sioniste qui demande cela comme condition pour passer dans les médias. Il a fait pire encore, il a défié l’autorité. »

« En Belgique, on a le Centre pour l’Egalité des Chances qui en 30 ans n’a jamais poursuivi que des musulmans et des chrétiens, jamais de sionistes. On a déjà compris le degré de neutralité de cet organe. »

« Le parquet de Bruxelles a confié le dossier, je le sais de bonne source, à un substitut du procureur qui émane précisément de la communauté qui persécute Dieudonné depuis son passage chez monsieur Fogiel. On a compris le degré de neutralité qui va s’attacher à son procès. Curieusement pas à un substitut d’origine camerounaise qu’on a confié ce dossier ».

 Vidéo compilation de Courtoy tenant ces propos à diverses dates.Eric Dupond-Moretti déclara qu’il défendrait un négationniste : « Je peux très bien défendre un négationniste, mais sûrement pas la négation des chambres à gaz. »
 Sébastien Courtoy ne peut pas en dire autant. 
(Merci à JDL pour la compilation)

Kurdes: Donald Trump lance un sévère avertissement à la Turquie

 par Shraga Blumj

Ceux qui affirmaient que l’annonce du départ des troupes américaines de Syrie constituait une trahison des alliés kurdes auront été un peu trop rapides. Après les avertissements du conseiller à la Sécurité nationale américaine John Bolton, c’est le président Donald Trump lui-même qui a menacé Ankara.

Avec son style direct et sans détours, le président américain a tweeté: “Si les Turcs s’attaquent aux Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie, les Etats-Unis détruiront l’économie turque”. Le président américain a également demandé aux Kurdes de ne pas provoquer inutilement la Turquie.

La colère de Donald Trump provient aussi de l’affront fait la semaine dernière par le président turc Recep Tayyip Erdogan à John Bolton, en refusant de le recevoir alors qu’il se trouvait déjà à Ankara pour le rencontrer. Le président turc avait précédemment refusé la demande américaine exprimée en Israël par le conseiller à la Sécurité nationale de ne pas s’attaquer aux groupes kurdes de Syrie du Nord, la qualifiant de “grave erreur”.

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a rapidement répondu en déclarant: “Les Etats-Unis n’obtiendront rien en menaçant l’économie turque. Les tweets du président américain ne sont destinés qu’à éa politique intérieure américaine et la coopération stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie ne doit pas se faire par le biais des réseaux sociaux”.

Les dirigants turcs feraient bien d’être un peu moins arrogants et sûrs d’eux. Lors de la dernière crise entre Washington et Ankara sur fond de refus turc de libérer le pasteur américain Andrew Bruson, les mesures de rétorsion économiques avaient fait plonger la livre turque et chanceler l’économie du pays.

Mairie de Vandoeuvre / Affaire Barghouti: le BNVCA salue la décision du Tribunal Administratif donne raison au Préfet de Meurthe et Moselle

Affaire Barghouti : le tribunal a donné raison au préfet de Meurthe-et-Moselle… Nouvelle victoire de la préfecture face au maire de Vandœuvre. Le tribunal administratif vient, en effet, de donner raison au représentant de l’Etat en Meurthe-et-Moselle dans le dossier concernant le “leader” palestinien, Marouane Barghouti……..Détails…….. Ce dernier qui est emprisonné en Israël depuis seize ans, est une personnalité très controversée. Il est considéré par les uns comme un dangereux terroriste et par les autres comme le nouveau Mandela. C’est le point de vue du maire de Vandœuvre, Stéphane Hablot, qui l’a fait citoyen d’honneur de sa ville. Mais le préfet s’y est opposé. Il a saisi le tribunal administratif qui a annulé en mai dernier la délibération. Et cela au motif que la compétence des communes se limite aux affaires qui ont un « intérêt local ». Cela n’a pas empêché le maire de Vandœuvre de reprendre un mois plus tard, le 27 juin, une nouvelle délibération concernant Marouane Barghouti. Cette fois pour réclamer sa libération. Conséquence : le préfet a de nouveau saisi le tribunal administratif. Le dossier a été plaidé le 17 décembre dernier. Le jugement est tombé il y a quelques jours. Malgré une mobilisation et une manif de l’association France Palestine Solidarité au moment du procès, le tribunal administratif est resté inflexible. Il a donné raison au préfet et annulé la délibération réclamant la libération de Barghouti. Pourquoi ? Toujours pour la même raison. Car la délibération « doit être regardée comme manifestant une prise de position dans un conflit international » et n’a pas « d’intérêt local ». Contacté, le maire de Vandœuvre a annoncé qu’il ne ferait pas appel : « Le tribunal a pris une décision sur la forme que je respecte. Sur le fond, cela ne change rien. L’hommage à Marouane Barghouti a déjà eu lieu lorsque sa femme a été reçue à Vandœuvre le 30 juin dernier (photo ci-dessus). C’est l’essentiel ». Sur le même thème et pour la même raison, le tribunal administratif a également annulé une délibération de la municipalité de Villerupt faisant de l’architerroriste palestinien un citoyen d’honneur de la ville. Source L’Est Republicain

Scène surréaliste: Daniel Cohn-Bendit et Noa reçus par le yishouv juif de Hevron!

Scène surréaliste: Daniel Cohn-Bendit et Noa reçus par le yishouv juif de Hevron!

La chanteuse Ahinoam Nini (Noa) connue pour ses idées très à gauche avait une fois déclaré que ses enfants se rendraient volontiers à Oum El-Fahm mais jamais à Hevron. Finalement, c’est elle qui s’est rendue dans la Ville des Patriarches!

L’origine de cette visite est des plus insolites. Elle est liée à l’initiative du député européen Daniel Cohn-Bendit dit “Dany le Rouge” (passé depuis chez les Verts…) qui réalise un film-documentaire dans lequel il entend présenter une palette de courants différents d’identité juive. C’est dans ce cadre que le député européen s’est également rendu au yishouv juif de Hevron accompagné de la chanteuse israélienne.

Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, le porte-parole du yishouv, Noam Arnon, a relevé que la rencontre entre ces deux personnes et des représentants des habitants juifs s’est déroulée dans une très bonne atmosphère. Noam Arnon a exprimé sa satisfaction: “Il est bon que des gens d’horizons divers puissent se rencontrer et parler même s’ils ne sont pas d’accord. Sur ce point nous étions tous d’accord! Nous leur avons servi du café et des gâteaux et chacun a pu dire ce qu’il voulait dire et entendre ce que les autres avaient à dire dans une atmosphère dénuée d’agressivité”.

Noam Arnon a aussi expliqué que de même que les habitants juifs de Hevron s’opposent à tout boycott contre eux, ils ne souhaitaient pas boycotter ces personnes qui désiraient s’entretenir avec eux.

Le porte-parole a dit qu’il avait principalement transmis les messages du lien très fort qui relie le peuple juif à Hevron mais aussi l’amour du prochain quel qu’il soit – tant qu’il ne s’attaque pas aux Juifs – qui caractérise la population juive locale, rajoutant que ses interlocuteurs ont été surpris par ces propos, tant ils ont l’image fausse des “méchants colons racistes”. “Seule une souveraineté juive dans cet endroit pourra garantir la paix et la sécurité de tous dans cette région”, leur a-t-il dit,

Mais Daniel Cohn-Bendit et Noa ne se sont pas contentés de cette rencontre, ils ont aussi effectué une courte visite au Caveau des Patriarches! “Ce n’est pas étonnant”, explique Noam Arnon, “puisque la racine du mot ‘Hevron’ vient du verbe “relier”.

On imagine que chaque côté est resté sur ses positions.

Mais qui sait si ce genre de rencontres lors desquelles les adversaires de la présence juive en Judée-Samarie et à Hevron en particulier sont ainsi accueillis avec chaleur par des êtres humains d’une valeur inestimable, n’ébranleront pas chez eux quelques certitudes davantage imposées par la propagande et les idées reçues que par une réelle connaissance.

Photo porte-parole yishouv Hevron

Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés

Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

Le spectacle offrira une mise en exergue de l’opéra pour enfants Brundibar, dans sa version française. © Agence Brive

Les lycées Cabanis, Danton et Bossuet s’associent pour écrire et mettre en scène un spectacle de théâtre et d’opéra intitulé Parcours d’enfances juives 39-45. Avec, au coeur, l’opéra pour enfants Brundibar.

Pourquoi ce spectacle ?

En travaillant l’an dernier sur la Première Guerre mondiale, les lycéens ont étudié une grande plaque commémorative rapportant les noms des personnels de Cabanis tombés au champ d’honneur.

Sur le même mur du hall du lycée, une toute petite plaque, presque anonyme, évoque un événement survenu le 26 août 1942 : six élèves, des réfugiés juifs étrangers, ont été raflés au petit matin dans le dortoir par les forces de l’ordre françaises.

Retracer la vie de Ludwig Scheucher

Via Egletons, Nexon et Drancy, ils ont été déportés à Auschwitz, par le convoi 26, le 31 août 1942. Seul me jeune Allemand Ludwig Scheucher en est revenu.

C’est son histoire, croisée avec les récits de deux autres enfants déportés, Helga Weissova et Hanus Hachenburg, auteurs de livres témoignages à l’égal du Journald’Anne Franck, que le spectacle racontera sur un mode onirique.

Quand des lycéens travaillaient sur la Première Guerre mondiale

Qui participe ?

Une centaine d’élèves sont engagés dans le projet, des lycées professionnel et général Cabanis, du lycée polyvalent Danton et de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet. Un exemple de mixité à la fois entre sections et entre privé et public.

Pour concevoir et interpréter ce spectacle d’environ 1 h 30, chacun son rôle : les sections Système numérique et Technicien d’usinage de Cabanis ont réalisé, avec les professeures Nelly Cabanot et Emmanuelle Coulondre, les recherches documentaires aux Archives départementales et municipales, et au musée Michelet à Brive.

Les élèves des sections Technicien d’usinage et Système numérique ont nourri le scénario de leurs recherches documentaires, iconographiques et sonores. 

Ces documents nourriront le scénario, ainsi que la mise en scène visuelle du spectacle ; la bande-son sera réalisée avec l’aide du professeur de Musique assistée par ordinateur, Davy Dutreix, du Conservatoire de Brive.

Trois enfants dans la guerre, la déportation en commun

Une classe de seconde de Cabanis écrira, à compter du mois de janvier, la pièce de théâtre en elle-même, avec leur professeure Céline Buge et l’aide du comédien et metteur en scène Cédric Laroche, du Théâtre du Paradoxe.

Ils se fonderont sur les recherches de leurs camarades, sur leur lecture de romans et d’essais, notamment le Journal d’Helga Weissova, On a besoin d’un fantôme de Hanus Hachenburg, encore ou La musique à Terezin de J. Karas.

Un dialogue onirique s’instaure entre un lycéen d’aujourd’hui, élève à Cabanis, trois jeunes déportés Helga Weissova, Ludwig Scheucher et Hanus Hachenburg, et le compositeur H. Krasa, qui évoque l’opéra pour enfants Brundibar.

TEREZIN-BRIVE, PARCOURS D’ENFANCES JUIVES (Synopsis)

Les élèves de première bac pro Métiers de la mode et du vêtements du lycée Danton se verront confier en suivant la réalisation de tous les costumes du spectacle.

Enfin, les collégiens et lycéens de Bossuet, membres de la Maîtrise de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet, donneront à entendre, dans son intégralité et dans sa seule version française (traduite par un professeur de Montauban Jean-Claude Lapeyre en 1995), le célèbre opéra pour enfants Brundibar. Ils l’interpréteront avec les musiciens de l’Ensemble instrumental de Brive.

Brundibar, qu’est-ce que c’est ?

Brunbibar est un opéra pour enfants créé par le compositeur juif pragois Hanz Krasa dans le cadre d’un concours du ministère de l’Enseignement et de l’Education populaire tchèque en 1938.  Le livret a été écrit par l’écrivain Adolf Hoffmeister. Les premières répétitions ont lieu dès cette année-là à l’orphelinat juif de Prague ; tous les enfants et personnels seront déportés à Theresienstadt, où Krasa réécrit l’opéra de mémoire.

Un opéra pour défendre la liberté

L’opéra a été monté pour la première fois, par des enfants et pour les enfants du camp de concentration de Theresienstadt le 23 septembre 1943, où Krasa a été déporté en 1942 ; Krasa réécrit l’opéra à partir de quelques partitions pour piano et de mémoire, l’adaptant aux instruments disponibles dans le camp. Dans l’année qui suit, il y sera joué 55 fois, notamment le 20 août 1944 à l’occasion d’une visite du comité de la Croix-Rouge, venu constater les conditions de vie à Terezin, un “camp modèle” selon la propagande nazie. L’opéra a aussi été filmé dans Theresienstadt, le film de propagande qui voulait faire croire à une vie agréable dans les camps.

Rassemblant sur scène quarante choristes et solistes, l’opéra Brundibar a été interprété par quelque 15.000 enfants en transit dans le camp ; seul un millier a survécu à la guerre. Son compositeur Hanz Krasa a été assassiné par les nazis à Auschwitz en 1944.

La fable de l’opéra reprend des éléments des contes Hansel et Gretel et Les musiciens de Brême. Aninka et Pepícek sont frères et sœurs, orphelins de père ; pour gagner de l’argent, ils décident de chanter sur la place du marché, d’où le méchant Brundibar les pourchasse. Jusqu’à ce que la liberté l’emporte…

Le spectacle Terezin-Brive : Parcours d’enfances juives (39-45) sera donné le mercredi 29 mai, dans la salle culturelle d’Allassac, à 20 h 30.

Blandine Hutin-Mercier

SERVICE NATIONAL: UN MINISTRE PLUS LAÏQUE QUE L’OBSERVATOIRE

En matière de laïcité, Jean-Michel Blanquer tient une ligne républicaine très éloignée de celle de l'Observatoire de la laïcité.

En matière de laïcité, Jean-Michel Blanquer tient une ligne républicaine très éloignée de celle de l’Observatoire de la laïcité. – Capture d’écran – i24News

[VIDÉO] Service national : Jean-Michel Blanquer recale l’Observatoire de la laïcité et s’oppose aux signes religieux

Le ministre de l’Education s’est opposé à l’avis non contraignant de l’Observatoire de la laïcité, qui préconisait de modifier la législation pour autoriser le port de signes religieux lors de la phase en internat du futur service national universel. “C’est évidemment une recommandation que je ne suivrai pas”, a affirmé Jean-Michel Blanquer.

Franc désaveu pour l’Observatoire de la laïcité. Deux jours après l’article deMarianne consacré aux recommandations de cette commission d’experts, qui conseillait au gouvernement d’autoriser le port de signes religieux pendant la phase en internat du futur service national universel, le ministre chargé de mettre en œuvre la réforme a d’ores et déjà annoncé qu’il ne tiendrait pas compte de cet avis. Invité de la chaîne i24News, Jean-Michel Blanquer a déclaré : “L’Observatoire de la laïcité ne m’a pas consulté avant de faire cette recommandation. C’est évidemment une recommandation que je ne suivrai pas. C’est toujours intéressant de voir ce qu’ils disent, mais en l’occurrence ils se trompent.

Le 18 décembre dernier, l’Observatoire de la laïcité avait rendu à Gabriel Attal, secrétaire d’Etat à l’Education placé sous l’autorité de Jean-Michel Blanquer, une étude consacrée aux futures règles d’application de la laïcité au sein du futur service national universel (SNU) que compte mettre en place le gouvernement. Une mesure du rapport avait retenu l’attention : pour la première phase de la partie obligatoire du SNU, qui concerne des jeunes de 14 à 16 ans et se déroule en internat, l’Observatoire conseillait de ne pas soumettre les appelés au SNU “au principe de neutralité, ni à l’encadrement de leur manifestation d’appartenance religieuse“.

Cette proposition avait fait parler : en effet, un précédent rapport adressé à Emmanuel Macron par un groupe de travail recommandait au contraire d’étendre la loi de 2004, qui proscrit le port de signes religieux ostensibles à l’école, à cette période d’internat du SNU. Par ailleurs, nombre de militants laïques avaient fait part de leur inquiétude quant au flou qu’aurait créé la mesure préconisée par l’Observatoire : comment expliquer à des jeunes qu’ils ont le droit d’arborer kippas, croix chrétiennes, voiles islamiques ou turbans au cours du SNU mais pas à l’école, et ce alors que la loi de 2004 fait déjà l’objet de contestations sur le terrain ? 

UN MINISTRE PLUS LAÏQUE QUE L’OBSERVATOIRE

Il semble que Jean-Michel Blanquer ait été sensible à ces arguments, confirmant par là son orientation franchement laïque : en juin dernier, le ministre de l’Education avait fait distribuer dans toutes les écoles de Franceun “vade-mecum“, document de 83 pages conçu pour aider les professeurs à gérer concrètement les atteintes à la laïcité. Ce petit guide a été conçu avec la collaboration du Conseil des sages de la laïcité, créé en février par le ministre pour “préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de faits religieux“.

Par ailleurs, des équipes laïcité ont été créées dans chaque rectorat pour apporter une aide concrète aux établissements “chaque fois qu’il y a une difficulté”. Les professeurs disposent désormais aussi d’une plateforme spécifique de signalement pour alerter sur chaque fait problématique. Autant dire qu’en matière de laïcité, la ligne républicaine suivie par Jean-Michel Blanquer a peu à voir avec les accommodements prônés par l’Observatoire. Le désaccord concernant le SNU en est la plus récente illustration.

Allemagne : la Loi qui Interdit le Mariage des Enfants a été Déclarée Inconstitutionnelle

Zineb El Rhazoui accuse La France insoumise

rmc

Zineb El Rhazoui accuse La France insoumise d’être “pénétrée” par “une pensée qui ouvre la porte à l’islamisme”

L’ex-journaliste de Charlie Hebdo estime que la gauche radicale a été “phagocytée” par “la pensée indigéniste, qui ouvre la porte à l’islamisme” et assure que des militants laïcs de LFI ont été exclus pour avoir dénoncé cet “entrisme indigéniste”.

Les “Grandes Gueules” c’est “le show qui vous parle et qui parle de vous”… alors tout le monde parle des GG ! Chaque jour, Alain Marschall et Olivier Truchot  sont à la barre d’un talk-show de trois heures en direct intégral avec des personnalités peu ordinaires que sont les “Grandes Gueules”. Des personnalités issues de la société civile ! Ils ne sont pas journalistes mais commerçant, commissaire de police, instituteur…

RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l’actualité et sur l’interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s’articule autour de rendez-vous phares comme la matinale de Jean-Jacques Bourdin, les Grandes Gueules, Radio Brunet ou M comme Maïtena.

Benjamin Stora – Jean Sévillia, l’Algérie en débat

A l’occasion de la sortie de son livre « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie », Jean Sévillia s’entretient avec l’historien Benjamin Stora.

Par

Le Point

Conquete. La prise de la smalah d'Abd el-Kader par le duc d'Aumale, le 16 mai 1843. Peinture de Hippolyte Bellange (1800-1866).
Conquête. La prise de la smalah d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale, le 16 mai 1843. Peinture de Hippolyte Bellangé (1800-1866).

Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs

Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs

Israël se dit prêt à réclamer une indemnisation de 250 milliards de dollars pour les Juifs chassés des pays arabes

Après 18 mois de recherche, on a totalisé une estimation de 35 milliards de dollars de la Tunisie et 15 milliards de la Libye.

Juifs d'Aden, Yémen, en attente d'évacuation vers Israël le 1er novembre 1949. (GPO / Domaine public)

Juifs d’Aden, Yémen, en attente d’évacuation vers Israël le 1er novembre 1949. (GPO / Domaine public)

Israël se prépare à demander une indemnisation d’un montant total de 250 milliards de dollars à sept pays arabes et à l’Iran pour les biens et avoirs laissés par les Juifs qui ont été forcés de fuir ces pays, à la suite de la création de l’État d’Israël.

“Le temps est venu de corriger l’injustice historique des pogroms (contre les Juifs) dans sept pays arabes et en Iran, et de restaurer, pour des centaines de milliers de Juifs qui ont perdu leurs biens, ce qui leur revient légitimement”, a déclaré samedi le ministre israélien de l’Égalité sociale, Gila Gamliel, qui coordonne le traitement de la question par le gouvernement israélien, a déclaré samedi.

Selon les chiffres cités samedi soir par le journal israélien Hadashot, les demandes d’indemnisation des deux premiers des huit pays concernés sont en cours de finalisation, Israël devant demander 35 milliards de dollars d’indemnisation pour la perte d’actifs juifs de Tunisie et 15 milliards de dollars à la Libye.

Au total, le reportage télévisé a déclaré qu’Israël chercherait plus de 250 milliards de dollars auprès de ces deux pays, ainsi que du Maroc, de l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Iran.

Juifs yéménites marchant vers Aden, site d’un camp d’accueil, avant leur émigration vers Israël, 1949. (Kluger Zoltan / Archives nationales de photo israéliennes / domaine public)

Justice pour les Juifs des pays arabes (JJAC), un groupe international regroupant des organisations de la communauté juive, a estimé que quelque 856 000 Juifs de 10 pays arabes – les deux autres étaient l’Algérie et le Liban – ont fui ou ont été expulsés en 1948 et après, alors les émeutes ont laissé de nombreux juifs morts ou blessés.

Au cours des 18 derniers mois, utilisant les services d’un cabinet comptable international, le gouvernement israélien a discrètement étudié la valeur des biens et des actifs que ces Juifs avaient été forcés de laisser, a rapporté la télévision.

Immigrants irakiens peu après leur arrivée à l’aéroport de Lod, été 1951 (Teddy Brauner, GPO)

Il s’achemine maintenant vers la finalisation des revendications alors que l’Administration Trump se prépare au dévoilement possible de sa proposition de paix tant attendue. Une loi israélienne de 2010 stipule que tout accord de paix doit prévoir une compensation pour les avoirs des communautés juives et des Juifs à titre individuel, forcés de quitter les pays arabes et l’Iran.

Juifs yéménites à bord d'un avion à destination d'Israël effectuant l'opération du tapis magique, 1949 (crédit photo: Wikimedia Commons)

Juifs yéménites à bord d’un avion à destination d’Israël effectuant l’opération du tapis magique, 1949 (crédit photo: Wikimedia Commons)

«On ne peut parler du Moyen-Orient sans prendre en compte les droits des Juifs qui ont été forcés de quitter leurs communautés prospères dans un climat de violence», a déclaré Gamliel, membre du parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ministre de l’égalité sociale, Gila Gamliel. (Miriam Alster / Flash90)

“Tous les crimes qui ont été commis contre ces communautés juives doivent être reconnus.”

L’Autorité palestinienne a demandé plus de 100 milliards de dollars d’indemnisation à Israël pour les avoirs laissés par les résidents arabes de l’actuel Israël, qui ont fui ou ont été forcés de partir au moment de la création de l’État juif, et a présenté une documentation à cet effet aux États-Unis il y a dix ans, a rapporté la télévision.

Les Palestiniens ont également toujours réclamé un «droit de retour» dans ce qui est aujourd’hui Israël pour les quelques dizaines de milliers de réfugiés survivants et leurs millions de descendants. Cette demande sonnerait le glas d’Israël en tant qu’Etat juif et a été rejetée par les gouvernements israéliens successifs. Israël soutient que les réfugiés palestiniens deviendraient citoyens d’un État palestinien en vertu d’un accord de paix permanent, tout comme les réfugiés juifs des pays arabes sont devenus citoyens d’Israël. Il affirme également qu’en étendant le statut de réfugié aux descendants palestiniens, les agences des Nations Unies concernées gonflent artificiellement le problème, ce qui complique les efforts de paix. Ce dernier point de vue est partagé par le gouvernement Trump, qui a annoncé l’année dernière qu’il mettait fin au financement de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

Israël n’a jamais officiellement demandé à être indemnisé pour les Juifs forcés de quitter les terres arabes et l’Iran. Bien que nombre de ces Juifs soient arrivés en Israël avec à peu près rien, ils n’ont pas demandé le statut de réfugié officiel à la communauté internationale.

L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a prononcé le discours d’ouverture lors d’un événement officiel des Nations Unies commémorant les réfugiés juifs des pays arabes, le 1er décembre 2015 (Shahar Azran).

À l’époque, l’État juif nouvellement créé luttait pour attirer la migration des Juifs du monde et pour projeter sa légitimité en tant qu’État souverain, capable de prendre soin de son propre peuple. Son premier Premier ministre, David Ben Gourion, n’aurait pas souhaité que les Juifs retournent dans leur “patrie historique” comme des réfugiés, selon Meir Kahlon, président de l’Organisation centrale des Nations Unies pour les Juifs des pays arabes et de l’Iran.

Les fonds obtenus des huit pays ne seraient pas alloués à des familles individuelles, a précisé le reportage télévisé, mais seraient plutôt distribués par l’État via un fonds spécial. Gamliel coordonne le processus, en collaboration avec le Conseil de sécurité nationale israélien, qui relève du bureau du Premier ministre.

En 2014, Israël a adopté une loi tous les 30 novembre de chaque année, commémorant la sortie et la déportation de Juifs des pays arabes et iraniens, qui prévoit des programmes éducatifs et des manifestations diplomatiques visant à sensibiliser davantage la communauté internationale à la question des réfugiés juifs des pays arabes et de l’Iran, ainsi que de leur droit à réparation.

Cette année-là, lors des premiers événements de ce type, Netanyahu et le président Reuven Rivlin ont lancé des appels en faveur de réparations financières.

Le président Reuven Rivlin prend la parole lors d’une cérémonie marquant l’expulsion des Juifs des pays arabes. 30 novembre 2014. (crédit photo: courtoisie)

«Ce n’est pas pour rien que cette journée est célébrée le lendemain du 29 novembre», a déclaré Netanyahu le 30 novembre 2014, en référence à l’anniversaire de l’adoption par l’ONU du plan de partition de la Palestine en 1947. «Les pays arabes , qui n’a jamais accepté la déclaration des Nations Unies sur l’établissement d’un État juif, a obligé les Juifs vivant sur leur territoire à quitter leurs maisons en laissant derrière eux leurs avoirs… Nous avons agi – et continuerons à agir – pour qu’ils et leurs revendications ne oublié.”

Dans son allocution à cette première cérémonie, Rivlin a appelé à une plus grande représentation des Sépharades dans la société israélienne, ainsi qu’une indemnisation pour leurs souffrances. Il a reconnu que les problèmes des Juifs du Moyen-Orient ne s’étaient pas atténués à leur arrivée en Israël, où les Juifs européens étaient fermement enracinés au pouvoir.

“Leurs voix ont été mises en sourdine, mais les paroles étaient dans leur bouche tout le temps, même si elles étaient prononcées en hébreu avec un accent persan ou arabe, ce qui en Israël était considéré comme une langue ennemie et considéré comme une source de honte”, a-t-il déclaré.

«La voix des Juifs des pays arabes et de l’Iran doit être entendue dans le système éducatif, dans les médias, dans les arts et dans les institutions officielles du pays, car elle doit également être entendue sur la scène internationale, afin de réparer l’injustice historique et d’assurer des réparations financières », a déclaré Rivlin.

Kahlon a déclaré que «près de 800 000 sont venus ici (dans les années qui ont suivi la création de l’État) et le reste (environ 56 000) est allé aux États-Unis, en France, en Italie et ailleurs».

Kahlon lui-même est arrivé en Israël en tant qu’enfant de Libye et a passé ses premières années dans l’État juif dans l’un des camps de tentes mis en place pour abriter le flot de nouveaux arrivants.

Barber Rachamim Azar, un nouvel immigrant de Bagdad, exerce son commerce sous la tente qu’il partage avec sa femme et ses deux enfants dans un maabara (camp d’immigrés) au centre d’Israël en été 1951. Il a déclaré à un photographe du Bureau de presse du gouvernement passer à un kibboutz (Teddy Brauner, GPO)

En mars 2014, le Canada a officiellement reconnu le statut de réfugié aux émigrés juifs qui ont fui ou ont été expulsés des pays arabes après la fondation d’Israël.

Certains des migrants en Israël disent en privé que le problème est de donner à Israël une carte de négociation lors des négociations avec les Palestiniens, afin de s’opposer aux demandes d’indemnisation des Palestiniens pour les biens et avoirs laissés dans l’actuel Israël.

JForum avec agences

Marseille : un médecin braqué et séquestré à son cabinet

Marseille : un médecin braqué et séquestré à son cabinet

Sur les images de vidéosurveillance de la salle d’attente, la deuxième bande d’agresseurs enfonce la porte du bureau de consultation.

PHOTO DR

Le 2 décembre, ce généraliste de Sainte-Marthe (14e) aurait été agressé par une bande de toxicomanes et menacé avec des armes de guerre

Des grenades lacrymogènes, des cris, des armes, des violences… Encore sous le choc, Samuel Oudinèche raconte “l’enfer” qu’il a vécu le 2 décembre dernier. Ce jour-là, ce médecin marseillais n’était pas coincé dans une manif de gilets jaunes, mais… dans son cabinet, comme tous les dimanches ; car il est l’un des rares généralistes à consulter ce jour-là. Et comme tous les dimanches, il y avait foule devant sa porte.

Le Dr Oudinèche n’est pas un médecin comme les autres. Nous l’avions rencontré il y a quelques semaines (La Provence du 26 octobre), dans son cabinet de Sainte-Marthe (14e), assailli par des dizaines de patients qu’il ne pouvait pas soigner, faute de feuilles de soins délivrées en nombre suffisant par la Sécurité sociale. Des malades étrangers pour la plupart, pauvres parmi les pauvres, des personnes pas à jour de leurs droits, des mères de famille aussi, qui galèrent pour trouver un médecin dans les quartiers Nord. “Je n’ai que des patients compliqués…“, élude le médecin.

Juif pratiquant affiché, tables de la Torah bien en vue sur son bureau, Samuel Oudinèche accueille une patientèle majoritairement musulmane. “Il est le seul docteur de Marseille qui parle arabe et qui nous comprend“, disent de lui ses patients reconnaissants. D’autres le sont moins. En particulier les toxicomanes, qui affluent chez ce praticien, l’un des rares à délivrer des ordonnances sécurisées pour des drogues de substitution. Agressée il y a quelques mois, sa collègue ophtalmologue du centre médical de Sainte-Marthe a recruté… un garde du corps, qui ne la quitte plus d’une semelle.

“J’ai subi une agression préméditée”

Mais si des bagarres éclatent régulièrement dans le cabinet du Dr Oudinèche, “jamais encore je n’avais subi un tel niveau de violence“, assure-t-il. Ce dimanche 2 décembre, il en est persuadé : “J’ai subi une agression préméditée“. Il décrit une bande de toxicomanes qui se serait donné rendez-vous à son cabinet, pour l’obliger à prescrire des ordonnances de Subutex. “Ils ont lancé des grenades lacrymogènes dans la salle d’attente. J’ai été séquestré dans mon bureau de 11 heures à 3 ou 4 heures du matin. Ils ont sorti des armes de guerre et me les ont braquées sur le front. Des caïds faisaient le guet à l’extérieur.” Les images de vidéosurveillance que nous avons plus consulter montrent un individu cagoulé qui s’acharne à coups de pied contre la porte du bureau de consultation. “Ça, c’est la 2e bande, ils sont arrivés vers 21 heures, sans doute prévenus par les premiers agresseurs“, analyse le Dr Oudinèche.

Contactées par nos soins, deux patientes qui ont assisté aux faits confirment ce récit glaçant. “C’était la guerre !“, résume l’une d’elle, qui évoque “les bousculades, les menaces, les coups.” “Au moment où j’allais partir, ils ont jeté une bombe lacrymogène.” L’autre patiente, enceinte, raconte avoir été “piétinée par la foule” et a fait un malaise.

Arme sur la tempe, avec le sentiment que j’allais bientôt mourir“, le Dr Oudinèche a dû remplir de dizaines d’ordonnances de Subutex datées du mois de janvier. En partant, ses agresseurs auraient embarqué son ordinateur médical, contenant des milliers de pièces d’identité, attestations, et aussi les relevés de comptes et les documents personnels. “Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel au cabinet d’un individu qui me réclamait 10 000 euros pour me restituer ce matériel“, poursuit le Dr Oudinèche.

De source policière, on confirme qu’une plainte a été déposée et qu’une enquête est ouverte. En attendant, la police a ordonné au médecin de fermer son cabinet jusqu’à nouvel ordre.

L’«enfant terrible» des lettres françaises Michel Houellebecq est de retour

L’«enfant terrible» des lettres françaises Michel Houellebecq est de retour

<em>Sérotonine</em>, ouvrage sombre et poignant, semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».
Photo: Bertrand Guay Agence France-Presse Sérotonine, ouvrage sombre et poignant, semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».

Michel Houellebecq, « l’enfant terrible » des lettres françaises, est de retour sur les étals des libraires avec un nouveau roman, Sérotonine, ouvrage sombre et poignant, qui semble avoir anticipé la révolte des « gilets jaunes ».

L’écrivain français contemporain le plus lu à l’étranger a choisi, selon son éditeur, d’observer « une stricte diète médiatique ». Mais son roman, d’ores et déjà assuré d’être un best-seller, constitue un événement de la rentrée littéraire d’hiver en France, où il sort vendredi, mais aussi en Europe, où les ventes vont démarrer la semaine prochaine.

Difficile d’échapper à la déferlante. Flammarion a prévu un tirage exceptionnel de 320 000 exemplaires (le tirage moyen d’un roman en France se situe autour de 5000 exemplaires). En Allemagne, où le livre sort lundi, son éditeur a prévu un tirage tout aussi exceptionnel pour un livre étranger de 80 000 exemplaires. En Espagne la première édition de l’ouvrage est de 25 000 exemplaires.

« C’est simple je n’ai vendu que ça depuis ce matin ! », s’exclame vendredi une vendeuse de la librairie Delamain, près du Palais Royal à Paris.

À la librairie Le Divan, dans le 15e arrondissement de la capitale, Chantal, 67 ans — elle veut taire son nom de famille — est venue se procurer l’ouvrage dès l’ouverture de l’établissement. Cela fait « plusieurs jours qu'[elle] attend », car elle adore cet écrivain « pertinent, ancré dans le réel », son côté « nihiliste et sombre ». « Il y a très peu d’auteurs qui ont une vision de la société », dit-elle.

À quelques pas de là, Antoine Jourdan, retraité de 76 ans, se dit au contraire fatigué du tapage médiatique autour de la nouvelle sortie d’un écrivain qu’il juge « cynique ». « Je ne le lirai pas, sauf si quelqu’un me convainc…”.

Le romancier n’avait rien publié depuis le polémique Soumission, paru il y a quatre ans, le jour même de l’attaque contre Charlie Hebdo. Toutes éditions confondues, cet ouvrage s’est écoulé à près de 800 000 exemplaires dans le monde francophone. En Allemagne, Soumission a dépassé les 520 000 exemplaires.

Sérotonine sortira en allemand le 7 janvier, en espagnol le 9, en italien le 10 et en anglais en septembre.

Le septième roman de Michel Houellebecq, 62 ans, plonge ses lecteurs au coeur de la France rurale et souffrante. Écrit des mois avant l’apparition des « gilets jaunes », le roman semble avoir anticipé ce mouvement qu’aucun responsable politique n’avait vu venir.

« Le prendre au sérieux »

Accusé souvent de cynisme, l’écrivain est plein d’empathie quand il décrit le désespoir d’agriculteurs au bout du rouleau.

L’auteur, qui a récemment fait l’éloge du protectionnisme de Donald Trump, tire à boulets rouges sur la politique libérale de l’Union européenne coupable à ses yeux de tous les maux.

Malgré les scènes pornographiques (l’éloge de la fellation voisine avec la description d’un « gang bang » canin, on croise un pédophile allemand…), le roman de Michel Houellebecq est éminemment romantique.

Outre la description d’une impitoyable violence sociale, le coeur du livre nous parle d’une violence intime tout aussi terrible : celle d’un homme égoïste que l’échec de sa vie amoureuse a conduit à la dépression. On sort de sa lecture bouleversé.

La presse internationale a été troublée par l’image que Michel Houellebecq donne de la France.

L’hebdomadaire allemand Die Zeit affirme avoir longtemps considéré « les convictions anti-libérales du plus grand auteur français du moment » comme un « gadget littéraire ». « Mais maintenant, il faut le prendre au sérieux », estime Die Zeit. Et le Frankfurter Rundschau qualifie Houellebecq de « prophète des gilets jaunes ».

En Italie, où ses romans sont régulièrement en tête des ventes à leur sortie, le Corriere della Sera estime que « le plus grand écrivain français vivant réalise le miracle de mettre sa gêne, son écoeurement envers le monde contemporain au service de pages émouvantes ».

Le quotidien de droite Il Giornale n’hésite pas à comparer Houellebecq au grand écrivain catholique Georges Bernanos. « Sérotonine est un nouveau chapitre d’une oeuvre nécessaire pour comprendre où va le monde… et changer de direction », estime Il Giornale.

L’auteur est « de retour avec un roman qui met en lumière la colère qui couve depuis longtemps dans les provinces françaises », écrit pour sa part The Sunday Times.

Dans son livre, affirme The Telegraph, « l’enfant terrible des lettres françaises » ne fait rien de moins que « prédire le destin tragique de la civilisation occidentale ».

Pour le journal espagnol El Pais, « une des scènes centrales est le blocage d’une autoroute par des agriculteurs en colère contre Paris […] et l’Union européenne, “grande pute”, selon les mots du narrateur. La protestation se termine par un affrontement sanglant avec la police, comme si le sismographe houellebecquien avait anticipé » les heurts qui ont marqué l’actualité des derniers mois.

Au moins 568 véhicules incendiés dans la nuit du 31 décembre

Au moins 568 véhicules incendiés dans la nuit du 31 décembre

Les autorités n’ont pas dévoilé le chiffre officiel de véhicules brûlés lors de la soirée du réveillon. Mais des incidents ont été rapportés par différents médias.

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Des centaines d'interventions de pompiers ont ete comptabilisees dans toute la France le soir du reveillon de la Saint-Sylvestre.
Des centaines d’interventions de pompiers ont été comptabilisées dans toute la France le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre.

France: une militante franco-algérienne veut “combattre le philosémitisme”

La militante politique franco-algérienne Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), a déclaré dans un discours, lors d’une conférence de la Commission islamique des droits de l’homme, qu’il faut “combattre le philosémitisme”.

Le philosémitisme est une attitude favorable envers les Juifs, en raison de leur religion, de qualités attribuées collectivement aux Juifs, et de leur statut de peuple élu de Dieu, selon les différentes religions issues de la Bible.

Dans son discours, intitulé “Combattre le philosémitisme pour combattre l’islamophobie et le sionisme,” Bouteldja a notamment déclaré que “nous devons critiquer l’islamophobie radicale et le philosémitisme, qui sont les mêmes visages du racisme d’Etat. L’idée ici n’est pas de combattre l’islamophobie et l’antisémitisme. L’idée est de combattre l’islamophobie et le philosémitisme,” selon l’Institut de recherche sur les médias du Moyen Orient (Memri).

Par ailleurs, Houria Bouteldja avait sorti un ouvrage en 2016, Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire, dans lequel elle a notamment écrit que “les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française” ou encore “le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa.”

Bouteldja est connue pour avoir fait l’objet de nombreuses controverses et a même été accusée d’être antisémite, homophobe, sexiste, communautariste et raciste.

Lors d’une émission de télévision elle avait déclaré “le Hamas et le Hezbollah sont des mouvements de résistance qui résistent… J’affirme haut et fort que ces deux mouvements sont des mouvements de résistance ; c’est clair, net et précis.”

Source : i24news.tv, 31 décembre 201

Images antisémites : IMA 2019, (Institut du Monde Arabe) la suite du Palais Berlitz 1941 ?

Images antisémites : IMA 2019, la suite du Palais Berlitz 1941 ?

Le Juif et la France2.jpgPar Liliane Messika et Serge Skrobacki

Durant le dernier trimestre 1941, une exposition-phare a reçu 200 000 visiteurs au Palais Berlitz, l’immeuble parisien qui abrite, depuis 2006, le siège d’une grande banque nationale. L’exposition avait pour titre « Le juif et la France ». Son objectif officiel était « (d’)aider les Français à reconnaître les Juifs par leurs caractéristiques physiques » en prouvant leur « emprise corruptrice générale » et son objectif officieux, de « justifier les mesures antijuives du régime, qui établissait de fait l’antisémitisme en politique d’État (l’Histoire par l’image) ». Elle était financée par l’Institut d’étude des questions juives, une association privée créée en mai 1941 avec le soutien du bureau de la Propagande allemande.

Pour paraître scientifique, l’exposition s’appuyait sur les « travaux » de Georges Montandon, un médecin-anthropologue-explorateur suisse, à qui son pays d’origine refusait un poste dans l’enseignement à cause de ses accointances avec les Bolchéviques. Du coup, c’est l’étiquette de « professeur d’anthropologie » qu’il avait demandée aux organisateurs de l’exposition, et qui justifiait que son ouvrage Comment reconnaître le Juif, paru en 1940, en fût utilisé comme fil conducteur. On aurait pu remonter un peu plus loin et citer son premier article sur le sujet, paru en 1926 sous le titre L’origine des types juifs… dans L’Humanité[1]. Oui, L’Huma. Le fascisme rouge-brun-vert ne date pas d’aujourd’hui !

Aujourd’hui, l’IMA (pas l’Huma ?) expose une caricature antisémite

Ce n’est pas dans le cadre d’une exposition et il n’y a qu’une seule image : une caricature du Premier ministre israélien, dont la réalisation a repris les canons de l’exposition Le juif et la France. À l’IMA, il s’agit officiellement de l’affiche d’une manifestation parmi les « Rencontres et débats à l’Institut du Monde Arabe ».

Le titre du « débat » a, lui aussi, été visiblement inspiré par le manuel du parfait petit antisémite mis au point par la Propaganda-Abteilung : ce « débat », où n’interviendront que des antisémites et des antisionistes militants, contient les éléments de langage destinés à rappeler les défauts ontologiques de la race juive, qu’on trouvait déjà dans l’exposition de 1941. L’affiche de « Le juif et la France »montrait « une sorte de rabbin (posant…) des mains crochues sur les pays d’Europe (et donc la France), (…). Il s’agit donc bien de marquer les esprits en montrant que le « Juif » est autre, différent, prédateur et dangereux. (L’Histoire par l’image) » Le titre de l’affiche pour la grand-messe du 9 janvier est « Main basse sur Israël » et l’image représente deux enfants portant un masque de Netanyahou avec des yeux vides de loup-garou et levant des mains rouges de sang.

Mère-grand, que vous avez de grandes dents !

C’est pour mieux te hacher menu, mon enfant ! Et que vous avez de beaux titres ! C’est pour mieux entourlouper ceux qui ont envie de l’être, mon enfant.

Dans le détail, le casting du « débat » :

Jean-Pierre Filiu est sobrement présenté comme « professeur des universités en histoire du Moyen-Orient, Sciences Po Paris. »

Dominique Vidal est, lui, introduit comme « historien et journaliste, spécialiste des relations internationales et notamment du Proche-Orient, collaborateur au ‘’Monde diplomatique’’…»

Quant à Stéphanie-Latte Abdallah, ce serait une « historienne et politiste, chargée de recherche au CNRS-CERI, d’abord spécialisée dans le domaine des réfugiés et de l’histoire des femmes dans les camps palestiniens de Jordanie … »

Le « débat » doit être animé par Denis Sieffert, directeur de l’hebdomadaire Politis.

Jean-Pierre Filiu est-il objectif et sinon de quel côté penche-t-il ?

Pourquoi ne dit-on pas qu’il est le chouchou de CAPJPO-Europalestine ? Bon, on ne peut pas tout dire. Mais là, il s’agit de l’engagement majeur de sa vie, dans lequel il a éduqué son fils ! Car cet homme, dont le nom signifie « fils » en corse, a lui-même un fils. Lequel « a été visé et blessé par un soldat israélien à Jérusalem-Est » (« visé », dixit le site emblème de la haine anti-israélienne, qui lit dans l’esprit des gens auxquels il dénie une âme).

OK, le fils participait à une manifestation violente et il a été touché par une balle en caoutchouc (un projectile létal, selon Filiu père). Quand Europalestine rend compte des tirs de roquettes made in USSR qui ont détruit des jardins d’enfants juifs, elle décrit les actes héroïques de Gavroches lançant à l’aveuglette des projectiles artisanaux. Cela donne la mesure de son objectivité. Et de celle du père de la presque victime, qui raconte que « Tsahal vise les visages, et peu importe que les individus fuient la confrontation (Europalestine) ».

C’est manifestement cette objectivité et la connaissance d’Israël qu’il tient de son fils, bénévole de l’Intifada, qui justifie la présence de Filiu à un « débat » visant à définir si, dans l’État juif, le « processus de régression démocratique est irréversible ».

Dominique Vidal est-il objectif et sinon de quel côté dégouline-t-il ?

Comme si la mention du Monde diplomatique ne suffisait pas pour informer de la haine antisémite qui sert de colonne vertébrale à M. Vidal, ajoutons qu’il est l’invité permanent de Oumma.com, le site du peuple musulman où, fort de sa « connaissance des tenants et les aboutissants du conflit israélo-palestinien pour les avoir décryptés dans de nombreux ouvrages(Oumma.com) » il expliquait, le 17 mai 2018 « le ‘’massacre sans précédent’’ perpétré par l’armée israélienne d’occupation dans la bande de Gaza, signe de la radicalisation de l’extrême droite au pouvoir à Tel Aviv et du sentiment de toute-puissance qui l’anime. » Dominique Vidal ignorerait que l’armée israélienne a évacué Gaza en août 2005, faisant de ce territoire palestinien une entité indépendante et judenrein ?

Qu’importe, puisque sur Oumma, seuls viennent des convaincus de la thèse hitlérienne sur la nocivité du Juif, alors pour eux, « armée d’occupation » est un bonbon au meilleur goût que « Gaza, territoire libéré depuis 13 ans mais utilisant tout son budget à essayer d’annihiler Israël », plus factuel et donc plus fade, voire indigeste.

De tous les intervenants, Dominique Vidal est celui dont la boutonnière s’orne du plus de médailles d’antisionisme, anti-israélisme et anti judaïsme. Celle d’entre toutes qui peut doubler ses émoluments dans les pays arabes antisionistes (pléonasme), est son origine juive. Un antisémite juif, c’est le summum de l’idiot utile pour ceux qui haïssent l’État juif.

StéphanieLatte Abdallah est-elle objective et sinon de quel côté tend-elle ?

On a « oublié » dans son CV qu’« elle a été affectée … à l’Ifpo dans son antenne des Territoires palestiniens (2013-2016). (Sciences PO) » Aurait-on risqué d’en conclure que ce séjour de trois ans dans les Territoires palestiniens, elle l’avait choisi, un choix qui ne traduit pas un tropisme pro-israélien ? Pfff ! Où va-t-on chercher des choses pareilles ? D’ailleurs, si ça se trouve, dans le casting du « débat », c’est elle qui tiendra le rôle du punching ball, euh, de défenseur de la démocratie israélienne. Mais pourquoi s’embarrasserait-on d’un point de vue divergent ?

Denis Sieffert est-il objectif et sinon de quel côté plonge-t-il ?

L’animateur du « débat » est fier d’annoncer que Politis, son hebdomadaire « est né en même temps que la 1ère Intifada ». Dans le numéro de décembre 2018, il estime « extrêmement inquiétant » que Jérusalem puisse finir par être « considérée comme une propriété israélienne ». Il énonce péremptoirement que « le conflit Israélo-Palestinien est un conflit colonial » (sur la terre ancestrale des colonisateurs, colonisée par les Arabes, puis par les Européens avant qu’ils y reviennent eux-mêmes) et il se réjouit que « le mouvement international pour le boycott soit vivace et très efficace, malgré les obstacles qu’il doit affronter. ( Politis) »

Le mouvement BDS a un fan-club. Son objectif est très officiellement de délégitimer Israël et de l’isoler sur la scène internationale, afin de le laisser seul face à ceux qui veulent le détruire. La bataille est serrée pour la présidence de son fan-club, mais Denis Sieffert est presque aussi bien placé que Dominique Vidal, son comparse Alain Gresh ou Olivia Zemmor, la présidente à vie de CAPJPO-Europalestine. Cela en fait-il la personne ad’hoc pour équilibrer le débat et ne pas confisquer la parole au profit des témoins à charge ?

Euh, qui sont les témoins à décharge, déjà ?

Le processus de régression démocratique est-il irréversible ?

Le processus de régression démocratique, en IMA dans le texte, est caractérisé par le fait que les gouvernements successifs d’Israël refusent de se suicider comme le leur demandent poliment, brutalement ou diplomatiquement les amis de M. Filiu.

En 2002, quand le Israël bashing était le seul point commun de tous nos médias, et l’antisémitisme contre les Juifs hexagonaux sa conséquence bien visible, les Français s’accordaient sur très peu d’autres choses. Quelques balises leur permettaient, cependant, de se sentir membres de la communauté nationale : 1) Hitler était un grand criminel, 2) Staline aussi, mais il devait être pardonné car sa motivation était humaniste et 3) l’un et l’autre n’étaient que des amateurs face au MAL incarné par Ariel Sharon. Le 4) était que les Juifs français se plaignant d’avoir été agressés aux cris de « Mort aux Juifs » allaient finir par susciter l’antisémitisme dont ils se plaignaient à tort.

La preuve : Sébastien Sellam, assassiné aux cris de Allahu Akbar en 2003, Ilan Halimi, séquestré, torturé et assassiné en 2006 par des « Barbares » qui faisaient écouter par téléphone à son père ses cris sous la torture, au motif de « venger les Palestiniens ». Arieh et Gabriel Sandler (6 et 3 ans), leur père Jonathan et Myriam Monsenego (7 ans) tués dans la cour de leur école juive à Toulouse en 2012. Le tueur commentait dans sa GoPro qu’il était jouissif de tuer des enfants juifs comme les Juifs tuaient des enfants palestiniens à Gaza (où il n’y avait plus de Juifs depuis 7 ans). Yohan Cohen, 20 ans, Philippe Braham, 45 ans, François-Michel Saada, 64 ans et Yoav Hattab, 21 ans, tués pendant la prise d’otages à l’Hyper casher de Vincennes en 2017. Deux octogénaires, Sarah Halimi tuée en 2017 et Mireille Knoll en 2018 au cri de Allahu Akbar, après avoir toutes deux été traitées de « sale juive » par leur futur assassin… Ces Juifs, ils vont finir par provoquer de l’antisémitisme, à toujours se plaindre !

Le nom du pire

Jusqu’à ce qu’il tombe dans le coma en 2006, le nom d’Ariel Sharon, prononcé par un Français, était toujours accolé à « leader d’extrême-droite », même si l’homme qui avait évacué la dernière implantation dans le Sinaï en 1979 et Gaza en 2005 avait créé un parti centriste nommé Kadima (En avant !). Il est décédé sans être sorti du coma en janvier 2014.

Heureusement pour les ANTISIOMITES (©Alain Legaret), Sharon fut rapidement remplacé dans la haine anti-juive par un autre loup-garou : Benyamin Netanyahou.

Netanyahou est patriote, un mot qu’on n’utilise plus que péjorativement dans la France de 2018. Dans l’esprit de ceux qui gouvernent nos esprits, patriote=xénophobe=le mal absolu. Car si on aime les siens, on déteste forcément les autres, non ? Euh… Est-ce à dire qu’un couple amoureux, des parents aimants ou un groupe d’amis sincères sont nécessairement misanthropes ? Un amateur de musique détesterait corollairement la peinture et la littérature ? Ne riez pas, c’est bien ce dont il s’agit : Netanyahou aime son peuple et son pays, donc il hait forcément les autres peuples et les autres pays, donc il est d’extrême-droite, donc il a réduit la démocratie de son pays à peau de chagrin, CQFD.

Alors que s’il avait ouvert grand les portes à ceux pour qui l’insulte suprême est « yahoud », « juif », s’il avait aidé l’Iran à acquérir la bombe atomique à Israël destinée, s’il acceptait les tentatives d’anéantissement qui sont le seul projet politique des Palestiniens, autant à Gaza qu’en Cisjordanie, c’est pour lui qu’on aurait du chagrin ! Elle serait tellement sincère, cette surenchère de condoléances ! « Je préfère vos condamnations à vos condoléances », disait Golda Meir aux « chancelleries ». Encore une qui faisait régresser la démocratie ?

Comment nos médias transforment la droite réelle en « extrême droite » fantasmée

Le scénario est constant. Concernant Israël, c’est un peu particulier : tout homme politique ou tout parti qui n’est pas explicitement nommé « socialiste », « communiste » ou « arabe » est automatiquement sacré « d’extrême-droite ». C’est d’autant plus idiot qu’en Israël, les partis qui sont vraiment fascistes se trouvent plutôt du côté des partis arabes, qui interdisent les opinions individuelles, la liberté religieuse, les ventes immobilières à des Juifs, qui criminalisent l’adultère et l’homosexualité et n’hésitent pas à imposer leurs vues par les armes. Par rapport aux dirigeants palestiniens, Mahmoud Abbas élu en Cisjordanie pour quatre ans en 2005 ou le Hamas, dirigeant Gaza par la terreur depuis son coup d’État de 2007, ces partis politiques présents dans l’hémicycle israélien sont des petits joueurs… mais ils aspirent à devenir grands.

Eh oui, on rappelle que l’État juif n’est pas une dictature fondée sur l’apartheid, mais un pays démocratique où les Arabes, y compris ceux qui veulent le détruire, peuvent siéger au Parlement. En témoignent les treize élus à la Knesset : la liste arabe « estissue de l’alliance entre le parti communiste Hadash et les trois formations arabes : le Mouvement islamique, la Liste arabe unie-Ta’al et les nationalistes de Balad. C’est la première fois depuis la création d’Israël en 1948, que les différents partis arabes présentent un front uni lors des élections législatives. Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, la Liste unifiée devient la troisième force politique en remportant 13 sièges à la Knesset à l’issue des élections législatives de 2015. (Wikipedia

Le monde (pas le journal) est plus subtil quand il parle d’autres que les Juifs

Dans le reste du monde, il y a des critères plus subtils que le seul nom du parti pour jeter l’opprobre extrême-droitiste sur un dirigeant. Ainsi, c’est de vouloir défendre ses propres citoyens, ceux qui l’ont élu, plutôt que l’humanité tout entière, qui lui fait monter les marches du toboggan qui le fera, ensuite, dévaler dans le déshonneur.

Augmenter la dette de son pays, au point d’égaliser les colonnes budgétaires des rentrées et des dépenses classe l’inconscient plutôt à gauche, donc du bon côté de l’échafaud médiatique.

À l’inverse, refuser d’augmenter la dette, exiger de faire des réformes afin de ne pas obérer l’avenir des citoyens nés et à naître, le classe très à droite, c’est-à-dire le fait avancer jusqu’au palier devant la pente du toboggan. Le bon sens est alors le seul obstacle qui empêche sa chute finale dans les oubliettes de l’histoire.

Mais cet obstacle s’écarte poliment de lui-même si le dirigeant refuse d’accueillir « tous les malheurs du monde », comme le formulait le Premier ministre socialiste français Michel Rocard, à qui fut épargnée cette chute grâce à son porte-bonheur lexical.

En dévalant la pente, le dirigeant en cours de lapidation médiatique pourra toujours faire valoir que ses choix n’étaient pas xénophobes, qu’ils visaient à préserver les ressources pour ses concitoyens, à protéger les concitoyens eux-mêmes des agressions dont sont victimes leurs voisins plus généreux et à prémunir leur mode de vie contre un changement radical, halal et létal.

Trop tard, plus personne n’écoutera ses arguments, qui seront de toute façon confisqués par les « corps intermédiaires », les corps sur lesquels il aurait fallu passer pour avoir accès aux micros, aux caméras et aux interrupteurs des rotatives.

Demandez aux récents condamnés : l’Italien Salvini, le Brésilien Bolsonaro, le Hongrois Orban, l’Australien Morrison. Mais pas la peine d’interviewer le Serbe Vucic : il a réussi à échapper à la malédiction grâce à un artifice génial. Tout en refusant d’intégrer les migrants (ouh extrême droite !), il a nommé une femme première ministre (ce qui est déjà de nature à obtenir son passe-droit… de gauche) et une homosexuelle de surcroît, ce qui lui assure le passeport diplomatique. Bien ouèj !

La caricature de Netanyahou a dû le faire rire

Le Premier ministre israélien, qui va se re-présenter devant les électeurs en avril 2019, ne prendra certainement pas la peine de s’insurger contre l’organisation, en France, d’un « débat » visant à l’affaiblir, pas plus qu’il ne s’inquiétera de la caricature le représentant comme un double fossoyeur inhumain : il est probable que sa devise est plutôt du style Oderint dum metuant (qu’importe qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent), que l’on attribue (à tort) à Caligula. Mais Netanyahou, lui, ne cherche pas à se faire aimer, il cherche à protéger son peuple et ses frontières de tous leurs ennemis locaux et internationaux.

Si l’on en juge par l’état des USA à la fin du mandat d’un Président qui voulait séduire ses ennemis en exhibant sa repentance et sa faiblesse et en sacrifiant ses alliés, on ne peut lui donner tort.

C’est plutôt les Juifs français qui ont lieu de craindre les retombées de cette provocation à plus de haine antisioniste, tous les précédents démontrant que c’est toujours suivi de passages à l’acte criminels. Cela dit, cette activité de militantisme anti-État juif est inévitable puisqu’elle figure dans les statuts de l’IMA, pas dans cette forme, mais bien dans le fond.

Ne serait-il pas plus efficace et plus bénéfique pour nos concitoyens, au lieu de s’indigner de ses incitations à la haine, de fermer cette institution dont l’intérêt général est exclusivement centré sur d’autres pays que le nôtre, qui squatte les subventions du FEDER[2] auxquelles elle ne peut pas prétendre et dont la fin du déficit abyssal pourrait permettre des économies substantielles, voire une redistribution vers nos concitoyens en gilets jaunes auxquels leurs « élites » n’ont pas les moyens de donner satisfaction ?

L’Institut du Monde arabe, un établissement sui generis[3]

Voulu par Giscard d’Estaing en vue de privilégier les relations franco-arabes, l’IMA a été inauguré en 1987 par Mitterrand : sur un terrain de 10 000 m2 offert par le ministère des affaires étrangères, le bâtiment de Jean Nouvel, haut de 32 mètres, développe 27 000 m2 utilisables, pour une emprise au sol de 7 250 m2. Tout ça pour 446 millions de francs HT, dont près de 251 MF financés par la France. Et 3 millions d’euros par an d’entretien.

L’IMA est soutenu par une fondation créée en commun par la République française et des États membres de la Ligue arabe (22 à ce jour). Les coûts de l’IMA sont répartis entre la France 60% et les pays arabes, 40%. Ça, c’est la théorie. En pratique, dès 1990, tout le poids financier reposait sur notre pays. En novembre 1990, le député Olivier Roux interrogeait le gouvernement[4] au sujet du déficit (150 millions de francs à l’époque) en demandant quelles mesures allaient être prises.

Les bonnes relations avec les pays arabes nous ruinent

La situation ne s’est pas arrangée : en 2008, la commission des finances a constaté un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros (des euros, 6,65 fois plus que des francs). Fallait plus rien lui demander, à l’IMA car il était en « quasi cessation de paiement » après la défaillance des pays de la Ligue arabe qui étaient censés en financer 40 %. Aujourd’hui, ils en fournissent moins de 10 % et c’est la France qui éponge l’ardoise annuelle de plus de 12 millions d’euros. Depuis ce rappel à l’ordre, les 12 millions annuels sont fournis par le ministère des Affaires étrangères (français, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant). Du coup on réduit les budgets de l’armée et de la police. Normal, on n’en aura bientôt plus besoin : à force de voir comme les Arabes sont mis à l’honneur dans l’IMA, les islamistes vont comprendre qu’on les aime d’amour, ils vont se tondre la tête et, vêtus de toges couleur safran, jeter des fleurs aux passants.

À l’IMA, ceux qui paient ne sont pas ceux qui décident

C’est une des originalités de cet établissement unique. Ainsi, quand il monte une exposition sur « les Chrétiens d’orient », l’IMA oublie les chrétiens. Bon, c’est une étourderie, il ne faut pas y voir le mal ! « Le simple fait que cette exposition existe est une victoire, souligne un diplomate français à la retraite, soucieux de son anonymat. La bataille a été assez difficile pour parvenir à monter cet éclairage sur les chrétiens d’Orient, une région qui a des rapports compliqués avec ses chrétiens. (Le Monde des religions) » Mais, mais, on nous a répété si souvent que dans ces relations conflictuelles, les « croisés » (comprendre « les chrétiens ») étaient les agresseurs qui devaient se faire pardonner leurs exactions. On nous aurait menti ?

« Les chrétiens de la Péninsule arabique ou ceux de Nazareth sont également invisibles. Ainsi, les héritiers de Jésus de Nazareth sont absents de ce panorama sur les chrétiens d’Orient ! » lit-on aussi dans cet article, avec cette explication de Dominique Trimbur, historien, co-auteur du catalogue : « On est à l’IMA. C’est la politique qui l’emporte. Pour les pays arabes, Israël n’existe toujours pas. » Mais, re-mais, et re-re-mais, Télérama nous affirmait, il y a quelques jours, que Nazareth était située en Palestine occupée (par Israël) et que les Juifs étaient seuls responsables des mauvaises relations entre musulmans et chrétiens. Il est vendu aux sionistes, l’historien co-auteur ?

L’arroseur inconsciemment arrosé

On aime bien citer le « quotidien de référence », surtout quand il sort du registre de sa monomanie antisioniste (en fait c’est la première fois qu’on le constate, mais on ne le lit plus depuis 2002, alors on peut avoir raté des épisodes). Le Monde, lui, cite Bernard Heyberger, historien, directeur d’études à l’EHESS, auteur du Que sais-je ? sur Les Chrétiens d’Orient et membre du comité scientifique de l’exposition. « Je pense que les lacunes de l’exposition relèvent plus de l’inconscient. Par exemple, après la conquête musulmane, la vie des chrétiens semble sans un nuage, alors qu’ils ont le statut de dhimmis ».

Nos lecteurs à nous savent qu’un « dhimmi est un terme historique du Droit musulman qui désigne un citoyen non-musulman d’un État musulman, lié à celui-ci par un ‘’pacte de protection’’ discriminatoire. » Mais l’inconscient de la rédaction du Monde ne peut pas s’empêcher de minimiser les discriminations infligées aux Juifs et aux chrétiens. Qu’est-ce qu’il ajoute, Le Monde après le mot « dhimmis » ? Ceci : « [citoyens non musulmans, soumis à un impôt particulier, ndlr]. » Les exactions innombrables auxquelles étaient soumis les dhimmis juifs (il n’y en a plus un seul, ils ont tous été chassés) et que subissent toujours les chrétiens en pays arabes culminent dans leur fonction de fusible à chaque crise politique, qui s’apaise généralement après un pogrome. Le Monde ne remarque qu’un impôt particulier. Vous avez dit que les lacunes de l’expo relevaient de l’inconscient, Monsieur Heyberger, alors quid de celui de la rédaction du Monde ? Il ne relève pas, il abaisse. On ne vous l’envoie pas dire.

Régression démocratique débattue à l’IMA : humour involontaire ?

L’IMA célèbre le monde arabe afin de le rendre plus sympathique aux Français, c’est l’objectif figurant en première place dans ses statuts. On ne va pas le lui reprocher. La France a, dans cette entreprise, 22 partenaires, qui sont tous des États appartenant à la Ligue Arabe, celle qui a représenté les Palestiniens après la Guerre de six-jours. Celle qui a opposé les « 3 NON de Khartoum » aux dirigeants israéliens d’alors, lorsqu’ils ont proposé, à l’ONU, d’échanger « la terre contre la paix » : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non aux négociations avec Israël. D’où l’intertitre de l’article du Monde : Éviter de mentionner Israël, car l’animosité antisioniste est consubstantielle de l’IMA, comme le note Elodie Bouffard, commissaire de l’exposition : « Cette exposition était un défi, il fallait concilier deux objectifs. Il s’agissait de faire découvrir les chrétiens d’Orient au public français et d’être fidèle aux attentes de nos partenaires… »

Ah, justement, les partenaires de l’expo et les partenaires de la France dans l’IMA ont un autre point commun que leur haine d’Israël. Allons, cherchez bien ! Que partagent l’Algérie et la Mauritanie ? Ou encore la Lybie et le Soudan ? Ou bien le Royaume Mutawakkilite du Yémen (du nord), devenu République arabe du Yémen en 1962, puis République démocratique populaire du Yémen en 1967, et l’Émirat de Transjordanie, devenu le Royaume Hachémite de Jordanie avec l’annexion de la Cisjordanie en 1950, qui a conservé le même nom après la perte de la Cisjordanie en 1967 ?

Ah bon, la Cisjordanie n’était pas une république démocratique palestinienne ? Ça alors, ça en boucherait un coin aux visiteurs de l’IMA ! Heureusement qu’on ne le leur dira jamais : on doit « être fidèle aux attentes de nos partenaires. » Bon, alors, cet autre point commun entre tous les partenaires ? Ouiii ! Vous avez gagné : ce sont tous et toutes des dictatures.

On a tout compris

L’avantage de ces dictatures, c’est qu’elles ne risquent aucune régression de la démocratie, puisqu’elles ne l’ont jamais expérimentée. C’est pourquoi il est légitime que dans l’enceinte d’un Institut qui les représente, on « débatte » entre leurs affidés de la régression qui délégitimera leur ennemi commun, en illustrant le « débat » d’une image fabriquée selon les critères mis au point par leur ancêtre idéologique, celui qui n’a réussi qu’à 50% la solution finale à laquelle ils aspirent. ♦LM&SS

Liliane Messika et Serge Skrobacki,

Mabatim.info

Les Converso pourraient- ils bénéficier de la loi du retour en Israël ?

Les Converso pourraient- ils bénéficier de la loi du retour en Israël ?

par .
révèle une ascendance sépharade répandue en Amérique latine.

Une étude génétique révèle une ascendance sépharade répandue en Amérique latine.

Une famille colombienne orthodoxe présentée en 2012. Une nouvelle étude a révélé une ascendance génétique sépharade “répandue” dans les pays d’Amérique latine. (Paul Smith/For the Washington Post)

Lors d’une étude génétique portant sur 6 589 personnes originaires de cinq pays d’Amérique latine, environ un quart d’entre elles présentaient des traces de ce qui pourrait être une ascendance juive sépharade.

23% des latinos seraient descendants des Juifs d'Espagne

23% des latinos seraient descendants des Juifs d’Espagne

 

Le généticien Juan-Camilo Chacón-Duque et ses collègues ont publié leurs résultats la semaine dernière dans le magazine Nature Communications.

Converso est le mot espagnol pour les personnes qui se sont converties du judaïsme au christianisme pendant l’Inquisition en Espagne et au Portugal. Beaucoup de conversos, ou anusim en hébreu, ont fui en Amérique latine.

Globalement, les gènes converso ne représentent qu’une petite partie des ascendances des populations étudiées dans chaque pays, allant de 1 % au Brésil à 4 % au Chili. Les chercheurs ont utilisé un ensemble de variations de l’ADN, ou haplotypes, que l’on observe couramment chez les Juifs ayant des racines dans la péninsule ibérique.

Mais les gènes converso “sont très répandus”, a dit Chacón-Duque à JTA.

Environ 23 % des 6 589 personnes échantillonnées présentaient des gènes – soit plus de 5 % de leur ascendance – associés à une ascendance sépharade, méditerranéenne orientale ou méditerranéenne méridionale, “probablement issue principalement de la migration coloniale clandestine” des conversos, selon les chercheurs.

“Pour chaque individu, nous avons caractérisé plus de 600 000 variants génétiques, ” ont-ils ajouté, ” créant un profil dense de variation génétique à l’échelle du génome pour chaque individu “.

L’étude est la plus complète du genre en Amérique latine, mais “elle ne représente pas l’ensemble de la population”  a dit Chacón-Duque.

Bien que l’étude indique que les gènes converso se sont largement répandus en Amérique latine, a-t-il ajouté, l’échantillon de recherche de moins de 7 000 personnes “ne signifie pas nécessairement qu’un quart des Latino-américains ont des gènes séfarades”.

Cependant, la représentante élue Alexandria Ocasio-Cortez (D-N.Y.) a annoncé lors d’une cérémonie d’allumage de bougies à Hanukkah qu’elle descend de Juifs séfarades qui se sont réfugiés à Porto Rico pendant l’Inquisition espagnole. Au cours du débat qui a suivi, les généalogistes ont noté que tout individu peut compter environ 1 million d’ancêtres entre le présent et l’an 1500.

 

“Ils étaient juifs, résistants, communistes” d’Annette Wieviorka

“Ils étaient juifs, résistants, communistes” d’Annette Wieviorka

Dans cette réédition augmentée suite à l’ouverture de nouvelles archives de la police et à la publication de mémoires des derniers survivants, l’historienne de la Shoah et d’Auschwitz (où furent assassinés ses grands-parents paternels) suit le destin des jeunes francs-tireurs partisans juifs du groupe Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI)…….Détails……..

Ce livre, qu’elle désigne comme « le plus personnel » à ce jour, reconstitue des parcours intellectuels, affronte la singularité de ces identités croisées, raconte le yiddishland de la mémoire parentale ou de l’enfance de l’ancien secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, lui-même déporté.
Au croisement de ses recherches et de la tragédie familiale, celle qui écrivit aussi la biographie de Maurice Thorez et de sa femme, et fut en contact direct avec les derniers survivants de la MOI, mène l’enquête en érudite empathique — sans jamais se départir de la rigueur des faits mais en adhérant si bien à son sujet qu’on ne peut le découvrir en simple spectateur indifférent.
Le livre ressuscite un monde oublié, raconte ce microcosme (ils ne furent jamais plus de 300) qui tenta d’inventer sa liberté aux confluents de l’engagement et de l’exil forcé.
Il permet aussi de revisiter l’affaire de L’Affiche rouge, propagande allemande  placardée sur les murs de Paris au moment de l’exécution des « 23 » du groupe Manouchian, le 21 février 1944.
Annette Wieviorka, qui rompit avec le maoïsme auquel elle adhéra un temps (passant même deux années en Chine) quand elle découvrit son potentiel totalitaire, poursuit et consolide ainsi l’œuvre de mémoire entamée à son retour, restituant l’enthousiasme et l’aveuglement, l’échec final et pourtant la persistance du « symbole même de l’héroïsme révolutionnaire » que représentent encore ceux qui tombèrent au nom d’un idéal plus que d’une patrie, de la liberté plus que d’une identité — « Je ne tuais pas des Allemands, je tuais des nazis en uniforme » clamera toujours Henri Karayan, l’un des derniers Arméniens survivants de la MOI.

BDS ??? Les exportations israéliennes en 2018 ont dépassées tous les pronostics !

BDS ? Les exportations israéliennes en 2018 ont dépassées tous les pronostics !


Les exportations israéliennes ont atteint un niveau record en 2018, avec un montant de 110 milliards de dollars, soit une hausse de 8% par rapport à 2017, alors qu’elles atteignaient 103 milliards de dollars……..Chiffres et Analyse………

Selon le ministre de l’Economie et de l’Industrie, Eli Cohen, les objectifs du gouvernement en matière d’exportation devraient franchir la barre des 120 milliards de dollars d’ici 2020. Les performances de cette année pourraient permettre d’atteindre cet objectif plus tôt.
Selon un rapport publié par le ministère de l’Économie et de l’Industrie et l’Institut israélien des exportations (IEI), l’augmentation des exportations israéliennes est supérieure à celle du commerce mondial, qui devrait atteindre 4,2% en 2018.
Les données montrent que le secteur des biens et services a enregistré la meilleure performance en 2018: les exportations de services de haute technologie ont enregistré une augmentation de 14% avec  un record de 51 milliards de dollars, tandis que les exportations de produits électroniques et chimiques ont augmenté de 3%, atteignant 60 milliards de dollars.
Les exportations vers l’Asie ont augmenté de 20% en 2018 pour atteindre 10 milliards de dollars. Les exportations vers l’Union européenne sont restées stables à 16 milliards de dollars et les exportations vers les États-Unis se sont élevées à 11 milliards de dollars.
Le directeur général de l’IEI, Gadi Arieli, a déclaré: “2019 sera probablement confronté à des défis importants pour les exportations étant donné le ralentissement prévu de l’activité économique mondiale en raison de la guerre commerciale américano-chinoise”.
Cohen a noté que “la scène internationale pose des défis complexes et difficiles aux exportateurs israéliens, et je suis ravi que les divers programmes d’aide du ministère aident les exportateurs à faire face aux marchés internationaux”.

L’enquête du New York Times montre que Tsahal n’a pas visé délibérément Razan Al-Najar, une médecin de Gaza…

L’enquête du New York Times montre que Tsahal n’a pas visé délibérément Razan Al-Najar, une médecin de Gaza…

La jeune médecin palestinienne Razan al-Najar, tuée par des tirs israéliens le 1er juin lors d’émeutes violentes organisées par les terroristes du Hamas qui se sont déroulées à la frontière de la Bande de Gaza, n’a pas été victime d’un sniper de Tsahal……..Détails………


L’incident, qui a eu lieu lors de l’une des émeutes hebdomadaires massives que le Hamas a orchestrées le long de la frontière avec Gaza depuis le mois de mars, a déclenché une vaste réaction internationale. Les Palestiniens ont affirmé que les forces israéliennes avaient délibérément tué Al-Najar, une affirmation réfutée par Tsahal.
Dans les jours qui ont suivi l’incident, l’armée a ouvert sa propre enquête sur la mort d’Al-Najar et a prouvé qu’elle n’avait pas été visée délibérément par des snipers de Tsahal mais qu’elle avait été touchée par des balles israéliennes tirées contre des émeutiers ultra-violents.
L’armée a également précisé u’Al-Najar avait lancé une grenade fumigène sur les forces de défense israéliennes.
Le porte-parole en langue arabe de Tsahal, le Major Avichay Adraee, a tweeté qu’Al-Najar n’était “pas l’ange de la miséricorde que la propagande du Hamas prétend être”.
Une première enquête sur l’incident a révélé qu’un petit nombre de balles avaient été tirées sur un groupe ultra-violent mais qu’aucun coup de feu n’a été délibérément ou directement dirigé vers Al-Najar”.
Dimanche, le New York Times a publié son rapport sur l’incident. Le journal a indiqué que son personnel avait examiné plus de 1000 photos de la fusillade, analysé un modèle 3D de la manifestation et mené des entretiens avec des dizaines de témoins et des commandants de Tsahal pour vérifier comment Najar avait été tuée.
L’enquête du Times a révélé que des tireurs de l’armée israélienne avait tiré sur une foule d’émeutiers dans laquelle se trouvaient des personnes vêtues de blouses blanches bien visibles, un acte jugé par le journal comme “franchement dangereux et imprudent”.

Erevan honore un survivant de la Shoah qui a inventé le terme « génocide »

Erevan honore un survivant de la Shoah qui a inventé le terme « génocide »

Raphael Lemkin a participé à la rédaction de la Convention de l’ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, après des années de campagne pour cette mesure

Raphael Lemkin. (Crédit : Domaine public)

Raphael Lemkin. (Crédit : Domaine public)

JTA – La capitale de l’Arménie a nommé une rue en l’honneur de Raphael Lemkin, l’avocat juif qui a inventé le terme génocide.

Le maire adjoint d’Erevan, Sergey Harutunyan, a déclaré lors de la cérémonie du 11 décembre que l’héritage de Lemkin avait eu un « impact sérieux » sur l’histoire du monde, a rapporté l’agence Armenrpess.

Lemkin est né dans ce qui est aujourd’hui la Biélorussie, dans une famille juive polonaise. Il a fui les nazis en 1941 et s’est réfugié aux États-Unis.

En tant que juriste, il a participé à la rédaction de la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, pour laquelle il avait fait campagne pendant des années.

Le massacre de milliers de civils arméniens par les troupes turques pendant la Première Guerre mondiale a eu une influence précoce et puissante sur Lemkin, qui est né en 1900.

En l’étudiant, il a écrit : « mes inquiétudes au sujet du meurtre d’innocents sont devenues plus significatives pour moi. Je ne savais pas quelles réponses apporter, mais je pensais qu’une loi contre ce type de meurtre racial ou religieux devait être adoptée par le monde. »

Lemkin parlait couramment neuf langues et savait en lire 14. Son premier livre publié fut une traduction en 1926 du roman de Chaim Nachman Bialik Noach et Marynka de l’hébreu en polonais.

Il est mort en 1959.

Donel Jack’sman victime de racisme en plein spectacle

VIDEO. “Un truc aussi violent, c’est la deuxième fois que je le vis : l’humoriste Donel Jack’sman victime de racisme en plein spectacle

En tournée dans toute la France, l’humoriste s’est fait insulter par un spectateur lors de son passage à Nice, dimanche. Il raconte à franceinfo.

FRANCEINFO

Ce n’était pas écrit dans le sketch. En tournée pour son spectacle “On ne se connaît pas, on ne juge pas”, l’humoriste Donel Jack’sman a fait l’objet d’insulte raciste à Nice, dimanche 23 décembre. L’incident a eu lieu au moment où le comédien a demandé au public pour quel parti politique il votait.

Un spectateur se réclamant du Rassemblement national l’a alors traité de“sale noir”. Sur scène, Donel Jack’sman n’en croit pas ses oreilles. “Au début, je ne suis pas sûr de ce que j’ai entendu”, explique-t-il à franceinfo. Au point de demander à l’homme dans le public de répéter. Ce que ce dernier a fait, sans se démonter : “J’ai dit ‘sale noir’“. 

J’ai une fraction de seconde pour décider. Est-ce que j’arrête le spectacle ? Je lui tombe dessus ? Je le frappe ? Ou je le fais sortir ?

l’humoriste Donel Jack’sman

à franceinfo

“Ça fait dix ans que je fais de la scène et un truc aussi violent, c’est la deuxième fois que je vis ça, reprend l’humoriste, je suis encore sous le choc.” Il envisage de porter plainte.

L’histoire méconnue de Chiune Sugihara, le Japonais qui a sauvé 40 000 Juifs de l’Holocauste

PUBLIÉ PAR GAIA – 

Malgré les risques évidents d’une telle entreprise, Chiune Sugihara a fait tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à un maximum de Juifs d’Europe de l’Est d’échapper à l’Holocauste. Un acte de bravoure largement méconnu et sous-estimé qui a pourtant permis de sauver la vie de milliers de personnes.

À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le diplomate japonais Chiune Sugihara s’installe en Lituanie en tant que vice-consul. L’homme a été soigneusement sélectionné pour ce poste : il parle couramment le russe et lorsqu’il était ministre des affaires étrangères en Mandchourie, il a aidé à négocier la vente du réseau de chemin de fer mandchourien aux Russes, bien qu’il ait plus tard démissionné de ce poste pour protester contre les actions de son gouvernement à l’égard des Chinois.

Alors que les prémices d’un nouveau conflit mondial commencent à se faire sentir en Europe, le gouvernement japonais a décidé d’envoyer sur le terrain un homme qui pourra recueillir des informations sur les mouvements des troupes allemandes et soviétiques, et Sugihara va se retrouver malgré lui au cœur du conflit.

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À partir de 1939, de nombreux Juifs fuient la Pologne et se réfugient en Lituanie

La guerre éclate peu de temps après l’arrivée de Chiune Suhigara à Kaunas, capitale temporaire de la Lituanie, avec sa femme et ses enfants. En 1939, l’invasion de la Pologne par Hitler déclenche une guerre qui s’étendra bientôt à l’Europe entière, et bien que la Lituanie ne soit à l’époque pas encore touchée par ses horreurs, le flot de réfugiés juifs contraints de fuir leur pays apporte avec lui son lot de témoignages sordides.

Sugihara et sa famille deviennent les témoins directs des épreuves de la guerre lorsque l’Union soviétique conclut un accord avec l’Allemagne et permet aux troupes russes d’occuper le pays où elles sont stationnées.

Particulièrement violente, l’occupation du pays par les communistes donne lieu à de nombreuses arrestations massives et déportations. Sugihara se retrouve soudain en position de pouvoir aider les familles juives qui sont désormais piégées entre Hitler et Staline : en tant que vice-consul du Japon, il est habilité à délivrer des visas de sortie, synonymes d’une nouvelle vie loin des crimes innommables commis par les Nazis et les Soviétiques.

Avec le consul des Pays-Bas, Jan Zwartendijk (seul autre diplomate étranger resté à Kaunas après que l’Union soviétique ait ordonné à tous leurs homologues de quitter la ville), Sugihara élabore un plan qui va permettre de sauver des centaines de vies : il délivrera des visas de transit qui permettront aux réfugiés de voyager à travers l’URSS jusqu’au Japon, et Zwartendijk accordera aux réfugiés des permis d’entrée pour les colonies néerlandaises dans les Caraïbes, qui leur permettront d’échapper aux camps de la mort.

L’un des visas de transit délivrés par Sugihara en 1940

Seul problème majeur : le gouvernement japonais refuse catégoriquement d’accéder aux multiples demandes de Sugihara et de délivrer les visas nécessaires. La culture japonaise met fortement l’accent sur l’obéissance et Sugihara sait qu’il risquait de mettre en danger non seulement sa carrière, mais également sa famille en choisissant de désobéir à un ordre direct.

Cependant, l’homme qui a grandi au sein de la caste des samouraïs ne peut se résoudre à abandonner tant de personnes à un sort funeste, et décide après mûre réflexion de leur venir en aide malgré les risques qui pèsent sur lui.

Durant 29 journées interminables en 1940, Chiune Sugihara et son épouse passent des longues heures à rédiger des visas à la main. Le couple travaille sans relâche et réussit à produire jusqu’à 300 visas par jour, ce qui représente ce que produit habituellement le consulat japonais en un mois. Ne s’arrêtant même pas pour manger, le diplomate japonais et son épouse poursuivent leurs efforts jusqu’à ce qu’ils soient finalement contraints d’abandonner la capitale lituanienne et de monter à bord d’un train quittant le pays.

Durant près d’un mois le couple Sugihara produit jusqu’à 300 visas par jour 

Alors que le train est sur le point de quitter la gare de Kaunas, Sugihara jette frénétiquement par la fenêtre des visas vierges, sur lesquels sa signature et le tampon du consulat Japonais ont été apposés, afin que les gens puissent s’en saisir et les remplir plus tard. Lorsque le train démarre, il jette également son sceau officiel à un réfugié, dans l’espoir que celui-ci puisse l’utiliser pour produire de faux visas.

Chiune Sugihara (à gauche) et son fils Noburi (à droite) photographiés en Israël en 1969

Chiune Sugihara gardera ces actes secrets durant des décennies, et étrangement, le gouvernement japonais ne découvrira jamais qu’il avait désobéi aux ordres. À partir des années 1960, les témoignages de Juifs ayant pu échapper aux camps de la mort grâce au travail du vice-consul japonais commencent à se multiplier, et l’homme reçoit le titre de « Juste parmi les nations » en 1985. On estime qu’il a contribué à sauver la vie de plus de 40 000 personnes durant la Seconde Guerre mondiale.

Source : Dailygeekshow

On peut être un grand footballeur mais encore un plus grand imbécile Monsieur Salah, honte à vous.

Le chantage de Muhamad Salah du FC Liverpool

Ceux qui ont suivi le dernier Mondial de football ont pu admirer les prouesses de l’ailier droit Muhamad Salah, magicien du ballon. Mais ce magicien qui joue actuellement dans le club anglais du FC Liverpool aimerait apparemment faire disparaître l’Etat d’Israël d’un coup de baguette magique.

Muhamad Salah a menacé de quitter son club si celui-ci engage le joueur israélien Moanes Dabour qui évolue actuellement dans le club autrichien du Red Bull Salzbourg mais qui porte aussi le maillot de l’équipe nationale d’Israël. La haine que voue Muhamad Salah à Israël est telle qu’il met de côté que Moanes Dabur est lui-même arabe et musulman comme lui. Un site sportif égyptien est allé jusqu’à titrer: “Moanes Dabour va-t-il supprimer le gagne-pain de Salah?”.

Moanes Dabour

Ce dernier a été acquis en 2017 par le FC Liverpool à l’AS Roma pour la coquette somme de 42 millions d’euros et perçoit un salaire de 200.000 livres sterling par…semaine, soit environ 10 millions d’euros pour la saison!

Muhamad Salah n’en est pas à sa première. Lorsqu’il évoluait au FC Bâle entre 2012 et 2014, il avait refusé de serrer la main aux joueurs du Maccabi Tel-Aviv avant et après la rencontre.

Par le passé, trois joueurs israéliens ont joué dans l’équipe du FC Liverpool, Avi Cohen z.l., Rony Rosenthal et Yossi Benayoun et d’autres israéliens ont évolué et évoluent encore dans des clubs européens. Mais aucun d’entre eux ne s’est jamais prêté à une telle attitude anti-sportive et déshonorante envers des joueurs d’origine arabe.

Betty Deutsch: concilier le sport de haut niveau et la vie orthodoxe?

Betty Deutsch: concilier le sport de haut niveau et la vie orthodoxe?

Betty Deutsch: les ambitions sportives d’une jeune athlète juive orthodoxe !

En mars dernier, une femme juive orthodoxe, mariée et mère de cinq enfants, a obtenu la première place, parmi les concurrents israéliens, dans le 8emarathon de Jérusalem.

Près de 35 000 personnes, venues de 72 pays, ont participé à cette compétition annuelle devenue très populaire.

La gagnante, Betty Deutsch, originaire des USA, qui vit avec sa famille dans le quartier de Har Nof, est âgée de 29 ans.

Elle avait fait sensation parmi les coureurs en raison de sa tenue vestimentaire et du foulard qui lui couvrait tous les cheveux.

Pendant la course, c’est son mari qui gardait les enfants, tous âgés de moins de 8 ans. Michael Deutsch, enseignant dans une Yeshiva et étudiant en informatique, a appris la victoire de son épouse par téléphone.

La performance de la jeune femme est plutôt inédite. Elle ne pratique ce sport que depuis trois ans et ne fait partie d’aucun club d’athlétisme où personne ne la connait.

Et pourtant, quelques mois après son triomphe, Betty Deutsch, surnommée par ses amies ‘speedy Betty’, compte poursuivre dans cette voie.

Dans une interview accordée au site Ynet, Betty Deutsch a admis qu’elle était la première championne religieuse orthodoxe. Elle a ajouté que seuls quelques ‘h’arédim’ pratiquaient ce sport.

‘Mais je ne vois aucune dérive dans mes activités. J’ai consulté en outre un rabbin cabaliste qui a confirmé que je pouvais pratiquer des activités physiques’.

Et de préciser : « Beaucoup de gens me demandent s’il n’y a pas de contradiction entre la religion et le sport. Je ne la vois vraiment pas. En revanche, il existe un commandement nous enjoignant de ‘préserver nos vies’. Et c’est réellement ainsi : une âme saine dans un corps sain. Dans le monde orthodoxe, lorsqu’on agit contre la norme, cela provoque des réactions. Mais je savais que j’agissais bien’.

Betty a encore confié que ‘contrairement aux autres sportifs, chaque course avait pour elle une connotation spirituelle’.

Betty Deutsch fait du sport depuis son enfance, aux Etats-Unis mais elle s’entrainait alors dans la catégorie du taekwondo.

« Mais après mon Alya, je me suis arrêtée en raison de mes grossesses et de la naissance de mes enfants. Mais lorsque le quatrième bébé est venu au monde, j’ai compris que je devais reprendre ce sport et je me suis fixé comme objectif de courir pour le marathon ».

Dans moins de deux semaines, Betty Deutsch participera au marathon de Tibériade et elle espère se tenir une nouvelle fois sur le podium.

Son rêve, qui apparait pour l’instant plutôt irréalisable, serait d’atteindre des résultats lui permettant de se présenter aux Jeux Olympiques. Elle a conclu sur un ton optimiste : « Je suis patiente. Cela ne fait que trois ans que je cours et j’espère devenir la première athlète juive orthodoxe des JO ».

Claire Dana-Picard 

L’université de Californie s’oppose aux actions du BDS

L’université de Californie s’oppose aux actions du BDS

La direction a émis un communiqué disant que tout boycott potentiel d’Israël est “une menace directe et grave pour la liberté universitaire”

L'université de Californie à Santa Barbara (Crédit: CC-BY-SA Coolcaesar/Wikimedia Commons)

L’université de Californie à Santa Barbara (Crédit: CC-BY-SA Coolcaesar/Wikimedia Commons)

Les responsables de l’université de Californie ont émis un communiqué conjoint s’opposant à toute action potentielle de ses différentes facultés en faveur du boycott d’Israël.

Ce communiqué est survenu après plusieurs incidents aux Etats-Unis concernant des enseignants ayant mené des actions anti-israéliennes en soutien au mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

Les dix responsables ont déclaré « réaffirmer » leur opposition « de longue haleine à un boycott universitaire des institutions et/ou des universitaires » israéliens.

« Notre attachement à un engagement et à un partenariat continus avec nos collègues israéliens et palestiniens et avec les universités est sans faille », ont-ils déclaré.

Ils ont ajouté qu’un boycott « est une menace grave et directe à la liberté académique de nos étudiants et de nos facultés ainsi qu’à l’échange inconditionnel d’idées et de perspectives sur nos campus – ce qui comprend le débat et le discours sur les conflits au Moyen-Orient ».

La déclaration est venue en réponse à un appel lancé par 101 organisations, la majorité d’entre elles juives, aux universités pour qu’elles prennent position contre les efforts de boycott, un appel qui a été intitulé « Déclaration des responsables d’université contre la mise en oeuvre du boycott universitaire d’Israël ».

Les responsables de l’université de Californie sont les premiers à ratifier cette initiative.

La lettre, mise au point par l’initiative AMCHA – observatoire de l’antisémitisme sur les campus – avait été envoyée au début du mois à 250 présidents et doyens d’université dont les institutions ont indiqué dans le passé rejeter les boycotts de l’Etat juif.

Le courrier demandait aux leaders de réaffirmer leur opposition au vu des récents exemples de membres de faculté qui se sont opposés à des programmes d’études en Israël.

Au mois de novembre, la faculté du Pitzer College de Claremont, en Californie, avait voté la suspension d’un programme d’études à l’étranger au sein de la faculté de Haïfa. Cet automne, deux professeurs de l’université du Michigan ont refusé d’écrire des lettres de recommandation pour des étudiants qui souhaitaient faire leurs études en Israël. L’un d’entre eux, John Cheney-Lippold, professeur d’études américaines, a dû renoncer à une promotion au mérite et à un congé suite à sa décision.

JTA a contribué à cet article.

Pologne : l’Allemagne contribue à la création d’un mémorial à Sobibor

Malgré le nombre important des victimes juives massacrées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, entre les années 1942 et 1943, dans le camp de concentration de Sobibor, en Pologne, aucun monument n’a été érigé sur place pour rappeler leur sort tragique et personne n’a jamais pris l’initiative jusqu’à ce jour d’y construire un musée pour raconter leur terrible histoire.

A présent, on apprend par les médias que le site va être transformé en lieu de commémoration. Un bâtiment dressé sur place abritera une exposition permanente qui ouvrira ses portes dans deux ans. Ce projet sera soutenu par le gouvernement allemand qui offrira 1 million d’euros. Ces fonds devraient être déposés dans un premier temps à la ‘Auschwitz-Birkenau Foundation’ avant d’être transférés aux responsables de la construction du nouveau musée.

Il faut rappeler que plus de 170 000 Juifs ont été assassinés par les autorités allemandes dans ce camp qui, comme celui de Belzec et celui de Treblinka, a été ouvert dans le cadre de l’opération Reinhard. Parmi eux se trouvaient 34 000 enfants.

Le camp a été détruit par les Nazis après la révolte des prisonniers juifs en 1943. Afin de cacher leurs crimes, les Allemands en avaient effacé toute trace. Mais c’était sans compter sur les témoignages des survivants

En 2007, des archéologues polonais et israéliens ont entamé des fouilles à l’emplacement de l’ancien camp de la mort. En 2014, ils ont retrouvé des restes de chambres à gaz ainsi que des milliers d’objets personnels qui avaient été volés aux victimes.

Le président de la fondation, Piotr Mateusz Andzej Cywinski, qui dirige également, depuis 12 ans, le Musée d’Etat d’Auschwitz Birkenau, a déclaré que ‘se souvenir de Sobibor était important’. Il a ajouté : « Ici, des détenus se sont soulevés contre les gardiens du camp et cela s’est produit dans deux autres endroits : à Auschwitz et à Treblinka ».

De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne en Pologne, Rolf Nikel, a estimé que ‘la contribution financière de son pays permettrait d’assurer que le mémorial rappelant les crimes commis par les Allemands, au nom de l’Allemagne, serait maintenu’.

Claire Dana-Picard

Selon la radio de service public, Israël serait responsable des malheurs des chrétiens de Gaza.

Selon la radio de service public, Israël serait responsable des malheurs des chrétiens de Gaza. Le reportage passe sous silence l’action des islamistes du Hamas.

 

A la Maison de la Radio, les vieilles traditions de Noël ne se perdent pas. Dans les temps anciens, la fête de la nativité était l’occasion d’accabler les Juifs afin rappeler sa faute inexpiable au « peuple déicide ».

Reprenant le flambeau, France Inter semble s’ingénier à diffuser tous les 24 décembre une petite perfidie anti-israélienne, afin de mieux stigmatiser ceux qui aux yeux de la station constituent les fauteurs de trouble dans la région.

Cette année, dans la page consacrée aux préparatifs de Noël, nous avons ainsi eu droit à un reportage sur le triste sort des chrétiens de Gaza.

 

 

Vivre dans l’enclave islamiste aux mains des terroristes du Hamas n’est certes pas une sinécure lorsque l’on n’est pas musulman.

Mais à écouter le journal du matin, présenté par Agnès Soubiran, « l’ambiance sombre » qui affecte le petit territoire palestinien n’est due qu’à une cause : « Une partie de la communauté chrétienne de la bande Gaza ne pourra pas se rendre dans la ville natale du Christ en raison des restrictions de circulation imposées par Israël qui comme chaque année n’a délivré des permis qu’au compte-gouttes… »

Suit le reportage à Gaza de la journaliste Marine Vlahovic.

On y apprend que « seules 600 personnes ont reçu un permis » de la part des autorités israéliennes pour pouvoir quitter Gaza et se rendre à Bethléem.

Les autres ont célébré la messe à Gaza.

 

 

« On fait un petit dîner pour le réveillon et ensuite on assiste à la messe de minuit ici. A par ça, il n’y a rien à faire. Alors qu’ailleurs il y a plein de festivités. C’est vraiment très frustrant de rester ici. En fait c’est comme si ce n’était pas vraiment Noël », explique une jeune Gazaouite chrétienne au micro de France Inter.

Les responsables de ce « Noël maussade » ? Les Israéliens bien sûr, en raison du « blocus sévère » qu’ils imposent à Gaza.

Sur les conditions et les raisons de ce « blocus » (qui n’en est pas un puisque chaque jour des centaines de camions de marchandises pénètrent à Gaza et de très nombreux Gazaouites ont la possibilité de pénétrer en Israël ne serait-ce que pour aller se faire soigner dans les hôpitaux israéliens), on ne saura rien.

Ni l’irrédentisme du Hamas, ni la violence qu’il dirige chaque jour contre Israël, ni les tirs de roquettes et de missiles sur les villes israéliennes ne sont évoqués dans ce reportage.

Si les chrétiens souffrent à Gaza, c’est de la faute des Juifs, pas des milices islamistes qui ont imposé leur loi sur le territoire.

Rien sur les discriminations, les menaces et les humiliations dont sont quotidiennement victimes les chrétiens (sans parler des conversions forcées).

 

A Gaza, les islamistes distribuent des tracts pour interdire la célébration de Noël

L’envoyée spéciale de France Inter à Gaza, Marine Vlahovic, n’a peut-être pas réussi à mettre la main sur le tract diffusé par les brigades al-Nasser al-Din, l’une des plus implacables milices islamiques à Gaza, intimant à la population de ne pas célébrer Noël ?

Si la journaliste s’était donnée la peine de lire le Jerusalem Postelle aurait pu apprendre que ce tract a été diffusé auprès des musulmans mais également des chrétiens auxquels on a bien fait comprendre qu’il leur est demandé d’adopter un profil bas en toutes circonstances.

 

 

Voici le tract qui a échappé à la grande reporter de terrain envoyée par France Inter à Gaza :

 

 

Le tract, qui a été distribué dans les jours précédant Noël, rappelle, versets du Coran à l’appui, la stricte interdiction de célébrer cette fête. « Dieu n’est pas pour le peuple du mal », peut-on y lire à gauche (juste au-dessus d’un sapin barré d’une croix rouge).

Mais à France Inter, on ne lit pas le Jerusalem Post et on se méfie de la presse israélienne.

On préfère mettre en garde les auditeurs : ce sont les Juifs qui persécutent les chrétiens de Gaza. Pas les musulmans. Pas les islamistes.

 

Les églises de Gaza illuminées… aux couleurs de l’islam

Dans son reportage radio, la journaliste de France Inter a aussi omis de préciser que les églises de Gaza étaient illuminées en vert, aux couleurs de l’islam !

 

 

La petite minorité chrétienne de l’enclave aux mains des islamistes a-t-elle manifesté son consentement pour ces illuminations de Noël d’un genre très particulier ?

Nous sommes prêts à parier que non.

L’effet saisissant de cette déco gazaouite donne en tout cas une idée de l’état de soumission et de dhimmitude dans lequel les chrétiens sont cantonnés.

 

Le point de vue israélien n’est pas donné

Bien entendu, à aucun moment l’envoyée spéciale à Gaza n’a jugé utile de prendre contact avec les autorités israéliennes pour connaître leur position sur ce dossier.

Le reportage en tout cas n’en parle pas.

Mettre en cause une partie sans lui donner la parole, c’est presque une habitude sur France Inter lorsqu’il s’agit d’Israël.

 

Cette année, plus d’un chrétien sur deux a pu se rendre à Bethléem

Pareillement, le reportage rend les Israéliens responsables de l’exode des chrétiens dont une grande majorité a quitté Gaza ces dernières années.

Pour la radio de service public, ce n’est certes pas l’instauration implacable de la charia – la loi islamique – qui a poussé ces chrétiens à fuir mais bien les « sionistes » qui auraient rendu l’atmosphère irrespirable.

« Une situation qui a contribué à l’exode des chrétiens de Gaza. On en comptait 3.500 il y a 15 ans, selon les estimations, ils ne seraient plus qu’un millier aujourd’hui », conclut la journaliste.

 

 

On sursaute un peu à la lecture de cette dernière information qui change un tantinet la donne (c’est à se demander si les journalistes et les présentateurs comprennent ce qu’ils disent à l’antenne).

Les Israéliens ont donc distribué cette année 600 autorisations pour se rendre à la messe de minuit à Bethléem pour une population estimée à mille âmes ?

Malgré le climat de violence que le Hamas fait régner depuis le printemps dernier à la frontière avec Israël, plus d’un chrétien sur deux s’est vu autorisé à la franchir ? Et c’est ce que la présentatrice appelle des autorisations délivrées « au compte-gouttes » ?

On demeure pantois devant une telle présentation des faits qui relève de la malhonnêteté intellectuelle.

Cette enquête sur les tourments infligés par Israël aux chrétiens de Gaza est tellement bidon qu’aucun grand titre de la presse française ne l’a reprise.

En cherchant bien, nous avons retrouvé l’info sur ce site turc francophone pro-Erdogan…

 

 

 

… accompagnée d’une photo de propagande qui relève plus de la mise en scène que de l’authentique reportage.

Ce site Medyatürk ne bénéficie que d’une faible visibilité auprès de l’opinion publique française.

France Inter peut se féliciter d’avoir donné une plus grande audience à cette campagne de désinformation anti-israélienne.

Voici le Top 10 des antisémites de l’année 2018 (Centre Simon Wiesenthal)

Voici le Top 10 des antisémites de l’année 2018 (Centre Simon Wiesenthal)


L’institut Simon Wiesenthal a publié aujourd’hui (mercredi) la liste des plus grands antisémites de l’année 2018. La liste comprend des personnes publiques ou des organisations dont les actions, les déclarations ou les politiques ont sombrées dans l’antisémitisme……. Voici le Top 10………

1: Robert Bowers, le monstre qui a assassiné 11 Juifs lorsqu’il a ouvert le feu dans une synagogue de Pittsburgh, aux Etats-Unis.

2: Louis Farrakhan, leader de la nation islamique radicale, qui a qualifié les juifs de termites dans l’un de ses discours raciste.

3: Les universités américaines, qui sont le théâtre de nombreuses attaques antisémites contre des étudiants et des conférenciers juifs.

4: Jeremy Corbin , chef de la faction travailliste britannique, en raison de ses déclarations antisémites et de son soutien aux terroristes.

5: L’UNRWA , l’organisation des Nations Unies, qui agit systématiquement contre Israël et légitime le terrorisme du Hamas.

6: Airbnb , une société qui a annoncé son intention de boycotter les locations d’appartements en Judée-Samarie plutôt que d’autres lieux controversés dans le monde.

7: La banque allemande GLS, qui soutient le BDS et qui finance des organisations liées au terrorisme palestinien.

8: L’évêque Gail Harris , une membre du clergé américain qui a inventé de fausses opérations de Tsahal à Jérusalem-Est, histoire de stigmatiser un peu plus l’armée de défense d’Israël.

9: L’Institut Karolinska (un centre médical) , une institution suédoise responsable de l’attribution du prix Nobel de médecine qui aurait fermé les yeux sur le harcèlement des médecins juifs de l’hôpital, les poussant à la démission.

10: Roger Waters , musicien qui a fondé le célèbre groupe Britannique Floyd Floyd, fervent militant du BDS et qui ne rate jamais une occasion de discréditer Israël.

CorNeat, une cornée artificielle rend la vue aux aveugles | JFORUM

Ce qu’une start up israélienne a réussi à développer est ni plus ni moins qu’une cornée artificielle à base de nanotechnologie qui pourrait, dans un futur proche, redonner la vue à des millions de personnes. Nom de code : CorNeat Vision.

Un implant oculaire digne d’un film de science-fiction

Redonner la vue à un aveugle grâce à un implant oculaire high tech, l’idée ne date pas d’hier. Le cinéma a souvent réussi cet exploit et il semblerait aujourd’hui que la réalité soit en passe de rejoindre la fiction

Développée par CorNeat Vision de Ra’anana, cette cornée synthétique exploite un concentré d’ingénierie chimique à l’échelle nanométrique et de technologie cellulaire ultra avancée pour permettre une intégration dans le tissu oculaire ainsi qu’une stimulation de la croissance cellulaire.

Cette prouesse technologique vient d’être validée par l’Office Européen des Brevets et sera présentée cette semaine à la communauté ophtalmologique à l’occasion du Congrès de la Société Européenne des Cataractes et des Chirurgies Réfractaires à Lisbonne.

Prochaine étape : l’essai clinique

Après avoir validé ses tests sur les animaux, CorNeat pourra prochainement faire l’objet d’un essai clinique.

Les premiers tests sur les humains sont prévus pour 2018 en Israël mais la start up entend bien réaliser un test de plus grande envergure aux États-Unis sur 20 à 60 patients.

Le professeur Ehud Assia, chef du département d’ophtalmologie au Meir Medical Center en Israël et membre du conseil consultatif scientifique de CorNeat Vision ne cache pas son enthousiasme :

L’APPROCHE INNOVANTE DE CORNEAT KPRO COUPLÉE À LA CAPACITÉ D’EXÉCUTION DE L’ÉQUIPE OFFRE UNE OPPORTUNITÉ UNIQUE DE RELEVER LE DÉFI MONDIAL DE LA CÉCITÉ CORNÉENNE

La cécité, bientôt de l’histoire ancienne ?

Source : pix-geeks.com

BY HAI : JFORUM

Les pogroms après la guerre 39/45 en Pologne

Les pogroms après la guerre en Pologne

À partir du printemps 1946, les Juifs rentrent d’URSS.

Les victimes juives de l’antisémitisme polonais étaient déjà nombreuses depuis 1944. Des Juifs rescapés des camps ou cachés dans la forêt, qui reviennent dans leurs villages, sont accueillis aux cris de : « Quoi, ils ne sont pas tous morts ? » Des incidents antisémites sont signalés. Des Juifs retournés dans leurs villages disparaissent. D’autres sont retrouvés morts sur les routes ou dans les bois. Ces faits passent d’abord inaperçus. L’insécurité est un problème pour tous, et même les soldats russes tombent victimes des nationalistes. L’Allemand parti, le Russe est devenu l’ennemi, comme l’est également le communiste polonais. Dans une église, un curé avait prévenu : « Attention, les Russes et les Juifs reviennent. Bientôt ils seront ici. Alors vengez-vous des Russes et des Juifs avant qu’il ne soit trop tard. » Le gouvernement provisoire publie en juillet 1944, à Chelm, déjà libérée, un manifeste assurant les Juifs de droits égaux. Lublin devient la capitale provisoire du nouveau gouvernement, en juillet 1944 également. Dans tout l’Est libéré (Lublin, Chelm, Zamosc), les règlements de compte se poursuivent avec les forces nationalistes (« les gars dans la forêt », les organisations NSZ, NZW1…).

Un Comité central des Juifs de Pologne est créé à la veille de l’offensive d’hiver de l’Armée rouge. Il regroupe des sionistes, des socialistes, des communistes. Il tient sa première assemblée nationale en novembre 1944 à Lublin, et organise l’accueil des survivants. En janvier 1945, Varsovie, Lodz, Cracovie puis Katowice sont libérés.

Les attaques contre les Juifs dans les villages éloignés, dans les trains et les autobus sont souvent le fait d’unités nationalistes, qui n’ont pas capitulé après la dissolution de l’AK (Armée de l’intérieur)2 en janvier 1945, et qui combattent les « ennemis de la Pologne ». Mais les paysans tuent aussi pour ne pas avoir à rendre les maisons qu’ils avaient volées, ou par crainte d’être inquiétés pour les dénonciations qu’ils avaient commises. En mai 1945 est promulguée une loi qui abroge tous les contrats de propriété passés entre des tiers et les autorités d’occupation, et qui prévoit que toute propriété abandonnée du fait de la guerre sera rendue.

Au-delà des meurtres individuels, le premier pogrom a lieu à Cracovie en août 1945 : attaques de synagogues, de centres communautaires et d’appartements, assassinats. Dans toute la région, qui accueille des Juifs d’autres lieux, les exactions se multiplient. Elles s’étendent à toute la Pologne. C’est dans ce contexte que le bruit court au début de 1946 que des dizaines de milliers de Juifs vont rentrer d’URSS. Ces retours s’opèrent à partir du printemps 1946, sur ordre de Staline, contre l’avis de Gomulka, vice-premier ministre polonais. La décision est prise de diriger ces Juifs vers les provinces de l’Ouest, récupérées ou prises sur l’Allemagne en 1945, en particulier vers la Silésie et la Poméranie. Ces régions sont peu peuplées car désertées par les Allemands, qui ont pris la fuite ou bien en ont été chassés par les Polonais. Aux yeux du gouvernement polonais, cela a un autre avantage : les Juifs ne reviendront ainsi pas dans leurs villages d’origine. En juillet 1946, ils sont 150 000 à être revenus. La Communauté juive en Pologne a quadruplé, et atteint 200 000 à 250 000 personnes. En dehors des régions de l’Ouest, beaucoup s’installent à Lodz, moins détruite que d’autres villes comme Varsovie, et où un grand centre de rapatriement fonctionne : à Lodz se trouvent 17 000 rescapés des camps, 1 500 anciens partisans, 2 000 rescapés des forêts et du ghetto, et 10 000 réfugiés d’URSS.

Les assassinats dans les trains se répandent. En mai 1946, alors que les rapatriements s’accélèrent, le Comité central de Varsovie a établi une liste de près d’un millier de morts officiellement recensés.

Le journaliste Léon Leneman raconte :
« J’ai fait moi aussi partie des premières vagues de rapatriés d’Union soviétique. Nous étions heureux de rentrer et n’imaginions pas un seul instant que les Polonais étaient restés antisémites après tout ce qui venait de se passer sous leurs yeux. Il a vite fallu abandonner nos espoirs. J’ai vu des trains arrêtés en rase campagne puis attaqués par les bandes de la NSZ. Ils volaient les bagages, battaient et tuaient les Juifs qui étaient descendus des wagons après que les Polonais eurent crié : “Officiers soviétiques et Juifs, sortez, quittez le train”. Il faut rappeler que ces fascistes polonais résistaient contre la présence de l’armée soviétique et la prise de pouvoir par les staliniens locaux rentrés de Moscou. L’animosité envers les Russes était très forte à ce moment-là. Les Juifs étaient fusillés sur place. Les Russes on les emmenait ailleurs. Pour en faire quoi ? Nous ne l’avons jamais su, mais je ne pense pas qu’il y ait eu des représailles de la part de l’Armée rouge, du moins pas à ma connaissance.
La première réaction de ceux qui, comme moi, avaient échappé aux attaques de trains, ces massacres de la liberté, consistait à retourner dans leur ville ou dans leur village à la recherche des membres de la famille dont ils avaient été séparés. Ils ne retrouvaient personne. Tous avaient été exterminés.
Alors commençait la quête pour un détail, un renseignement, un souvenir. Un nouveau drame se greffait sur le premier : ici ou là, les gens retrouvaient leurs meubles, un objet ayant appartenu aux parents, une voiture d’enfant… chez le voisin d’à côté ou d’en face.
La tragédie prenait alors des proportions inhumaines pour ces rescapés, qui se rendaient peu à peu compte que les familles avaient été exterminées avec l’aide de ces nouveaux ‘propriétaires’ de biens juifs, les voisins polonais. »

Un autre témoignage du retour en Pologne précise :
« Quiconque a fait partie de ces convois vous dira que, même de nuit, les yeux fermés, il pouvait reconnaître, à la seconde près, l’instant où le train était entré en territoire polonais. Lorsqu’il ne s’agissait pas d’une attaque en règle, avec exécution de quelques gens pris au hasard pour nous faire passer l’envie de rester en Pologne, les pierres lancées contre nos wagons nous servaient de message d’avertissement. Le jour nous étendions des couvertures aux fenêtres afin de nous dissimuler au regard des paysans et aussi de nous protéger des jets de pierres. Nos convoyeurs, venus de Varsovie afin d’organiser les départs, pour nous mettre en garde, nous avaient parlé des assassinats et des attaques de trains. Nous ne voulions pas les croire. Des meurtres de Juifs après l’holocauste, cela nous semblait inimaginable. Au bout de quelques heures de voyage, nous étions fixés. Rien n’avait changé dans ce pays. Ce qui explique qu’un certain nombre de rapatriés ne sont descendus du train qui venait de l’Est que pour monter dans un autre, en partance pour l’Ouest celui-là.
Nous allions trouver sur place quelques milliers de survivants des camps. Ils nous racontèrent que les Polonais ne voulaient plus d’eux et qu’ils avaient déjà tué plusieurs centaines de Juifs avant notre arrivée. Leur peur aurait fini par être contagieuse si nous n’avions pas été dirigés à l’autre bout de la Pologne, là où l’antisémitisme – faute de Juif  – n’avait pas encore fait de victimes. »

Dans les territoires de l’Ouest de la Pologne, où se réfugient nombre de ceux qui rentrent d’URSS, se reconstitue une activité économique et renaît une vie juive, culturelle et religieuse. Dans les écoles, on apprend le yiddish, l’hébreu et le polonais. A Szczecin, un habitant sur deux est juif en mai 1946, et le yiddish devient prédominant dans les rues et sur les enseignes des boutiques. A Wroclaw, un théâtre se crée. En Basse-Silésie, les témoignages font état d’un grand calme. Yaakov Lustig, dans un entretien avec Marc Hillel raconte : « Celui qui venait de l’extérieur était surpris. Le plus extraordinaire est que les Juifs vivaient dans la plus parfaite tranquillité, comparé à ce qui se passait dans le reste de la Pologne. Certes les journaux les tenaient au courant des meurtres perpétrés par les terroristes. Ils se sentaient concernés, mais pas directement. Quand nous leur expliquions que nous nous barricadions, la nuit, par crainte d’une attaque, c’est tout juste s’ils acceptaient de nous croire. Pour eux, l’occupation était terminée et la confiance qu’ils mettaient dans un gouvernement socialiste les poussait à envisager l’avenir des Juifs en Pologne avec sérénité. D’ailleurs ils adhéraient nombreux au parti et entretenaient avec la population locale d’excellentes relations. Le miracle tenait au fait que Juifs et Chrétiens étaient logés à la même enseigne, c’est-à-dire qu’ils se partageaient un butin pris aux Allemands. Les Polonais, transplantés eux aussi, n’avaient donc aucune raison de massacrer les Juifs. »

À la différence de la Basse-Silésie et de la Poméranie au Nord (territoires allemands auparavant), la situation de la Haute-Silésie, au Sud, est plus tendue. La réinstallation des Juifs est rendue plus délicate du fait de la présence d’une forte population autochtone polonaise : dans ce territoire devenu polonais à partir de 1922, une politique de polonisation avait été menée. En 1945, des dizaines de milliers de Polonais silésiens, transplantés vers l’Est par les Allemands en 1939, emboîtent le pas de l’Armée rouge afin de rentrer chez eux, tandis que les Volksdeutsche (population allemande) sont chassés. Des Polonais d’autres régions arrivent aussi en masse. Ainsi, moins chanceux que ceux de Basse-Silésie ou de Poméranie qui ne rencontrent que des Polonais transplantés comme ils le sont eux-mêmes, les Juifs de Haute-Silésie, redevenue polonaise, sont contraints de se greffer sur une majorité de Silésiens autochtones. Mais contrairement aux districts de Kielce, Lublin, Lodz et Cracovie, les populations environnantes donnent aux survivants juifs l’impression qu’ils sont, sinon acceptés, du moins tolérés. Les Polonais de Haute-Silésie, très marqués par des siècles d’influence germanique, n’avaient pas fait preuve d’un patriotisme marqué pendant la guerre ; la résistance fut peu active et l’aide aux Juifs encore plus faible que partout ailleurs (l’extermination des Juifs, nombreux dans cette région, fut immédiate en 1939 dès l’invasion allemande). Ils ne tenaient donc pas à aggraver leur cas face au nouveau régime, et les Juifs se sont sentis plus libres de leurs mouvements. Ces régions sont plus calmes qu’ailleurs, et servent de vitrine pour les journalistes étrangers ; les incidents restent isolés. Dans un premier temps seulement.

Le 3 juin à Katowice, un train en provenance d’URSS est attaqué à la gare. Un mort, beaucoup de blessés. Mais la police intervient rapidement.

« Après cet affreux drame de la gare, d’où je suis sortie indemne, nos gens en Silésie ont commencé à partager la peur des autres. Dans la journée, ils étaient des Polonais qui participaient à la reconstruction de leur pays, la nuit ils redevenaient des Juifs qui se barricadaient à l’intérieur des maisons à plusieurs familles dans une pièce et sous la protection de quelques hommes armés. Mais nous avions très peur malgré tout. Certaines familles pliaient bagage et s’en allaient vers la frontière.
L’hostilité n’a cessé d’augmenter, à cause de l’arrivée des rapatriés d’URSS, qui se poursuivait, et de l’oppression policière qui s’abattait sur les Polonais, la police en profitant pour poursuivre les anti-communistes. La participation de Juifs à ces actions était vécue comme insupportable par les Polonais. »

À l’Ouest, le médecin responsable de l’organisation de santé et d’entraide juive OSE est assassiné chez lui. Une jeune fille de 20 ans est tuée dans le kibboutz créé à Zabrze, à 20 kilomètres de Katowice. Dans le reste de la Pologne, les agressions se développent, y compris contre des orphelinats qui regroupent les enfants rescapés.

Les départs vers la Palestine ou vers les pays occidentaux via les camps de DP (personnes déplacées) d’Allemagne et d’Autriche s’accélèrent.

Le 4 juillet 1946 a lieu le pogrom de Kielce, une petite ville située au Sud de Varsovie. Un enfant polonais avait disparu. Les Juifs sont accusés de l’avoir enfermé dans une cave, sur fond de meurtre rituel. La maison communautaire est attaquée. 42 personnes, près du tiers de la communauté des survivants, sont tuées. 20 000 Polonais y ont participé.

D’autres assassinats ont encore lieu, après ce pogrom, dans les trains qui viennent d’URSS. Des incidents surviennent partout. « À Klodzko, en Basse-Silésie, une femme parvient à répandre rapidement une rumeur inhabituelle, donc plus efficace : “Une jeune fille polonaise a été violée par un Juif”. Heureusement, la police veille. Mais aux policiers venus l’arrêter, elle déclare : “J’espérais pouvoir, à moi seule, déclencher un autre Kielce.” »

Environ 1 500 Juifs ont été tués après la fin de la guerre. 100 000 Juifs ont quitté la Pologne dans les trois mois qui ont suivi le pogrom de Kielce. Il est resté 100 000 à 120 000 Juifs en Pologne.

Paru dans “Le Monde” Quenelle et « 500 familles » : les références ambiguës de François Ruffin

Le député de la Somme a jeté le trouble au sein de La France insoumise après ses propos sur un blogueur conspirationniste.

C’est une petite phrase qui a fait l’effet d’une bombe parmi les dirigeants de La France insoumise (LFI). Mardi 18 décembre, lors d’une conférence de presse des députés « insoumis » consacrée à leur proposition de loi sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC), François Ruffin lit un texte présentant notamment la genèse de cette initiative :

« Le référendum d’initiative citoyenne a fleuri. Oh, il n’a pas fleuri par hasard. Il a fleuri parce que des hommes de conviction – nommons-les : Etienne Chouard et ses amis – ont semé, ont arrosé, depuis des années. Depuis le traité constitutionnel européen de 2005(…), depuis la trahison du peuple par les députés, par les sénateurs, par le président, depuis qu’il est évident, depuis qu’il est transparent que le peuple ne saurait plus avoir confiance dans ses représentants. »

Malaise parmi les collègues de l’élu de la Somme présents ce jour-là à ses côtés. D’abord parce que le RIC faisait partie des propositions du candidat Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017.

Ensuite et surtout parce qu’Etienne Chouard est une personnalité sulfureuse. Enseignant de formation, il a connu sa première notoriété pendant la campagne contre le traité constitutionnel européen de 2005 où l’un de ses textes a connu un succès viral. Les années suivantes l’ont vu lentement dériver vers le conspirationnisme. Il a aussi marqué son soutien, à plusieurs reprises, au polémiste antisémite Alain Soral et à son site Egalité et réconciliation. En 2014, il déclare ainsi : « Soral est un résistant à la guerre (…)Il dénonce la mainmise de la banque sur les médias (…) Il y a plein de choses intéressantes. Il dénonce le colonialisme guerrier du sionisme. Je trouve ça intéressant et il n’y en a pas beaucoup qui le disent comme il le dit. »

« Errance et naïveté »

Le site Conspiracy Watchrappelle d’ailleurs que le Parti de gauche − formation fondatrice de LFI − avait fermement condamné en 2014 M. Chouard pour ce genre de propos, sous la plume de Martine Billard, aujourd’hui oratrice nationale de LFI : « Nous ne soutenons pas Etienne Chouard, à la pointe du combat contre le traité constitutionnel européen, mais qui maintenant, au nom de la liberté d’expression, défend toute personne qui lui paraît dire une chose intéressante sans se préoccuper de la totalité du propos. (…)Visiblement selon Etienne Chouard, Alain Soral et son site tiendrait des propos globalement positifs ! »

LeMonde.fr

Mathieu Bock-Côté: «Le débat sur l’immigration censuré»

Mathieu Bock-Côté: «Le débat sur l’immigration censuré»

Mathieu Bock-Côté

CHRONIQUE – Même si l’immigration massive est partout rejetée par les peuples et entraîne une recomposition de la vie démocratique, les élites politico-médiatiques continuent de la présenter comme une chance exceptionnelle.

On a souvent dit qu’Emmanuel Macron était déconnecté de son peuple. Mais lors de son allocution présidentielle du 10 décembre, il a montré qu’il avait l’oreille politique encore assez fine en refusant de réduire l’insurrection des «gilets jaunes» à une simple révolte fiscale ou à une protestation liée au seul pouvoir d’achat. En reconnaissant le «malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance», il affichait son désir de prendre au sérieux l’insécurité culturelle française. De même, il affirmera: «Je veux aussi que nous mettions d’accord la nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.»

Macron faisait preuve d’une étonnante perspicacité. Car si le mouvement des «gilets jaunes» ne s’est pas constitué d’abord autour de la question de l’immigration, elle n’était pas étrangère à son surgissement. On l’a dit, c’est la France périphérique qui s’est mobilisée sur les ronds-points. On pourrait le formuler plus crûment: c’est la France du vieux monde, jugée résiduelle et folklorique, inadaptée et inadaptable à la mondialisation. Cette France est aussi suspectée de sentiments ambigus à propos de la diversité d’autant qu’elle n’accepterait pas de s’y dissoudre: pour cela, on la jugeait indigne de solidarité. Au fond d’elle-même, cette France se sait méprisée alors que la sociologie officielle n’en a que pour les banlieues issues de l’immigration et les nouvelles minorités identitaires, nées de la déconstruction des normes traditionnelles.

Ce n’est pas d’hier que la gauche peine à penser la question nationale

Et pourtant, à la suite de l’opposition de Laurent Berger, qui était aussi celle d’une bonne partie de la gauche, la question de l’immigration a été retirée du grand débat où elle devait figurer. On y verra la réaction typique d’un progressisme s’opposant à ce que la question sociale soit «contaminée» par la question identitaire et qui s’enferme dans une compréhension très réductrice de l’insurrection des dernières semaines et des revendications populaires. Ce n’est pas d’hier que la gauche peine à penser la question nationale. Même lorsqu’elle est souverainiste, elle a tendance à définir le peuple français à travers un langage exclusivement républicain, comme si la part charnelle et historique de la nation devait être refoulée dans les marges de la vie politique, à la manière d’un déchet symbolique et d’un résidu prémoderne.

Retenons la leçon: il suffisait donc que la gauche tonne un peu pour que le gouvernement recule. Il y en a encore pour croire qu’il suffit de ne pas mentionner l’existence du réel pour le faire disparaître et qu’en cessant de parler d’immigration les électeurs cesseront d’y penser. Les gardiens du politiquement correct dénonceront ensuite les commentateurs refusant l’aveuglement volontaire, en les accusant même de créer ce qu’ils se contentent d’observer. Comment ne pas penser maintenant à ces unes effrayées d’hebdomadaires publiées ces dernières années annonçant le basculement d’hégémonie idéologique de la gauche à la droite? C’était partout claironné: les réactionnaires domineraient maintenant la vie publique. Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’agissait d’un fantasme médiatiquement entretenu qui aujourd’hui se dissipe dans l’hilarité.

Effacement de la patrie

Même si l’immigration massive est partout rejetée par les peuples et entraîne une recomposition de la vie démocratique, les élites politico-médiatiques continuent de la présenter comme une chance exceptionnelle, en jonglant même avec l’idée de censurer sa critique, comme on l’a vu avec le pacte de Marrakech. Il faudrait même l’exclure du champ politique: les grandes migrations seraient naturelles ou, comme un démographe immigrationniste l’écrit, elles «sont une composante ordinaire de la dynamique des sociétés». La mutation du substrat démographique de la civilisation européenne et du peuple français ne devrait pas être débattue: un tel débat serait même obscène. Qu’importe que le commun des mortels se sente désormais étranger chez lui: il faudra alors le rééduquer et l’amener à consentir à l’effacement de la patrie.

La France n’est-elle qu’un no man’s land à l’identité insaisissable ou demeure-t-elle une nation avec sa culture propre et porteuse d’un droit à la continuité historique? Le peuple français peut-il refuser que des pans de plus
en plus nombreux de son territoire se dérobent à la culture nationale et que certains de ses repères fondamentaux soient ouvertement défiés? On serait sot de croire que cette préoccupation était étrangère à l’insurrection des «gilets jaunes», qui en défendant leur mode de vie défendaient aussi une manière d’habiter un monde reconnaissable, fidèle à son identité profonde, un monde qui soit aussi une demeure, et qui doit trouver ses défenseurs.

Marc Sageman, l’homme qui fait parler les terroristes

Marc Sageman, l’homme qui fait parler les terroristes

Expert psychiatre, ex-agent de la CIA, l’Américain interroge des détenus terroristes pour comprendre leurs motivations, plus politiques que religieuses, selon lui. Portrait.

Par Louis Chahuneau

Apres sa demission du gouvernement americain en 2013, Marc Sageman est devenu expert psychiatre du cote des avocats de la defense dans les proces americains pour terrorisme. Il donne aussi des cours dans plusieurs universites et fait des conferences.
Après sa démission du gouvernement américain en 2013, Marc Sageman est devenu expert psychiatre du côté des avocats de la défense dans les procès américains pour terrorisme. Il donne aussi des cours dans plusieurs universités et fait des conférences.

“Rice Wall”, une invention israélienne qui rend fou le Vietnam…..

“Rice Wall”, une invention israélienne qui rend fou le Vietnam…..

Récemment installé dans la ville de Hanoi, la capitale vietnamienne, un énorme mur vert a attiré la curiosité de dizaines de milliers de passants. Après qu’ils se soient approchés, ils ont compris que sous leurs yeux se déroulait un miracle incompatible avec les lois de la nature: une sorte de rizière, mais au lieu d’une terrasse plate inondée d’eau, comme il est de coutume, le riz pousse à la vertical et sur un lit tout juste humide…….Détails…….


“Ceci est mon projet”, a déclaré l’ambassadeur d’Israël à Hanoi, Nadav Ashkar.
“En l’honneur du 25e anniversaire de l’établissement des relations entre nos deux pays, nous avons créé une exposition destinée à montrer aux Vietnamiens qu’Israël peut les aider, même pour les choses les plus élémentaires: la culture du riz et sa consommation.”
La rizière qui a été placée sur la place est plantée verticalement sur une plate-forme de terre construite sur un mur reposant sur deux conteneurs de neuf mètres de haut et de 12 mètres de large.  La technologie a été développée par Vertical Field, une entreprise du Moshav Givat Han.
L’arrosage est assuré par une technologie fournie par l’entreprise Netafim.
Rappelons que le Vietnam est l’un des principaux pays producteurs de riz.
Comme d’autres pays de l’est, le riz est l’aliment de base des 96 millions d’habitants du Vietnam, qui est également le deuxième plus grand exportateur de riz au monde (après la Thaïlande).

Les Vietnamiens cultivent le riz sur des terrasses inondées sur les flancs des montagnes.
L’ambassadeur a déclaré: “Tout le monde sait ce qu’est le riz mais ils ne l’ont jamais vu pousser au centre de la ville et encore moin dans le centre ville d’Hanoi. Nous leur avons montré que le riz peut être cultivé non par inondation mais avec des gouttelettes dirigées vers la racine. Seulement 5% de la quantité d’eau nécessaire produisent un riz vingt fois meilleur et augmentent considérablement le rendement des cultures. ”
Au-dessus du mur se trouve l’inscription «ISRAEL» en lettres de couleur.  De nombreux passants, y compris les nombreux motocyclistes qui envahissent les rues, s’arrêtent pour admirer ce carré vert puis lisent le panneau explicative en vietnamien et en anglais.
Le mur de riz n’est pas le seul miracle technologique israélien présent sur la place.
Près du mur de riz se trouve un conteneur de la société Watergene, qui peut produire 700 litres d’eau potables par jour en captant l’humidité de l’air, et cela ne manque pas à Hanoi.
Le mur a été inauguré lors d’un événement festif qui a attiré les foules.  Les participants ont chanté des chansons israéliennes et dansé avec des drapeaux israéliens.

Une délégation de chercheurs et journalistes d’Europe, touds originaires de pays Arabo Musulmans.

Nader Allouche, journaliste, franco-algéro-libanais, spécialiste du monde arabe en visite en Israël

Abbas fustige les journalistes arabes qui visitent Israël, réaction de Nader Allouche

Le Vierzonnais, Nader Allouche, journaliste, spécialiste du monde arabe en visite en Israël

Le Vierzonnais Nader Allouche,  journaliste et spécialiste du monde arabe, français originaire de l’Algérie et du Liban, était l’invité du Grand Live sur i24NEWS. Actuellement en visite en Israël, le futur candidat du parti En Marche aux élections européennes pose un regard critique sur le développement société palestinienne. Il a rédigé une tribune dans Le Huffington Post pour expliquer les raisons de son voyage en Israël.  Au Parlement européen, il explique vouloir oeuvrer pour la paix et pour la construction euro-méditerranéenne, incluant Israël et la Palestine.

Erdogan conseille Trump et menace Israël

Erdogan conseille Trump et menace Israël

Turkish President Tayyip Erdogan chats with Iranian President Hassan Rouhani during a joint news conference in Tehran, Iran, October 4, 2017. Murat Cetinmuhurdar/Presidential Palace/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. NO RESALES. NO ARCHIVES

Erdogan : ‘Les Juifs en Israël battent les femmes et les enfants palestiniens’

Le président turc, qui critique depuis longtemps Israël, menace de donner une leçon aux “Juifs en Israël”. Le Premier ministre Netanyahu: “Erdogan, dont l’armée a massacré des femmes et des enfants dans des villages kurdes – ne nous fera pas la morale”.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré samedi que “des Juifs en Israël” battent un peuple palestinien sans défense, y compris des femmes et des enfants, et il a menacé de “leur donner une leçon”.

«Les Juifs en Israël frappent les gens quand ils sont couchés sur le sol. En fait, les Juifs ne frappent pas seulement les hommes, mais aussi les femmes et les enfants… en tant que musulmans, nous les affronterons s’ils ont le courage de régler l’affaire avec nous. Nous leur donnerons une leçon », a déclaré Erdogan à la jeunesse turque lors d’une réunion de la Fondation de la jeunesse en Turquie.

Le président turc Tayyip Erdogan (Photo: AP)

Le président turc Tayyip Erdogan (Photo: AP)

 

Étant donné que les élections locales en Turquie doivent avoir lieu dans environ trois mois, Israël estime qu’Erdogan, qui a longtemps été un détracteur sévère d’Israël et un antisémite convaincu, estétait motivé par des raisons politiques à inciter contre l’État juif.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répondu aux commentaires d’Erdogan samedi. “Erdogan – l’occupant du nord de Chypre, dont l’armée massacre des femmes et des enfants dans des villages kurdes, à l’intérieur et à l’extérieur de la Turquie – ne devrait pas prêcher la morale à Israël”, a-t-il déclaré.

Lors d’une conférence du ministère des Affaires étrangères au début du mois de décembre, Netanyahu a évoqué les relations israélo-turques: “Il y a une” amélioration” dans nos relations avec la Turquie : au lieu de tous les deux jours, Erdogan ne m’appelle désormais plus que tous les six jours, alors que les services de renseignements israéliens ont mis en garde la Turquie à plusieurs reprises, prévenant ainsi des dizaines d’attaques terroristes catastrophiques et le crash d’avions. Aucun pays au monde ne dispose de nos renseignements. “

Au cours des derniers jours, Erdogan s’est senti encouragé et inspiré par la décision de Washington de retirer ses troupes américaines de Syrie. Selon des responsables à Washington et à Ankara, le président des États-Unis, Donald Trump, a pris la décision de manière imprudente et seul, à la suite d’une conversation téléphonique avec le président turc.

“Quand je suis devenu président, l’Etat islamique s’ensauvageait. Maintenant, l’Etat islamique est en grande partie vaincu et d’autres pays, dont la Turquie, devraient pouvoir facilement prendre soin de tout ce qui reste. Nous rentrons à la maison!” a déclaré le président américain samedi 22 décembre sur Twitter.

Le président américain Donald Trump (Photo: MCT)

Le président américain Donald Trump (Photo: MCT)

 

En outre, des responsables ont déclaré que Trump avait pris la décision sans consulter les responsables de la sécurité ni aucun de ses alliés, et malgré la vive opposition des personnes impliquées dans la lutte contre l’État islamique.

Selon certains reportages, Erdogan aurait affirmé que «l’Etat islamique a été battu» et s’était demandé pourquoi les forces américaines étaient toujours déployées en Syrie.

Trump a ensuite demandé au conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, qui avait écouté l’appel lors de son entretien téléphonique avec Erdogan, si c’était vrai, ce à quoi Bolton a répondu par l’affirmative, tout en ajoutant que les troupes américaines devaient rester en Syrie.

En conséquence, Trump a déclaré à son homologue turc qu’il retirerait toutes les forces américaines de Syrie. L’Associated Press a rapporté que la décision imprudente de Trump avait choqué autant Erdogan que Bolton.

Bien que “le président américain soit un grand ami d’Israël”, a déclaré Aleyet Shaked, “cette mesure n’aide pas Israël et renforce Erdogan, qui est un antisémite notoire”.

Ayelet Shaked, a qualifié de “mauvaise pour Israël” la décision du président américain Donald Trump de retirer des troupes américaines de la Syrie, et renforce le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans une interview accordée à la radio militaire dimanche matin.

“Nous savons comment nous protéger,” continua Shaked. Le retrait des Etats-Unis pourrait entraîner le transfert de plus d’armes au groupe terroriste libanais chiite Hezbollah d’Iran, a déclaré Shaked, mais “nous ferons tout ce qui est nécessaire pour empêcher l’Iran de prendre pied en Syrie”.

Shaked a également condamné l’effet que le retrait des troupes américaines aurait sur les milices kurdes en Syrie, qui mènent la lutte contre l’État islamique. Vendredi, Erdogan s’est engagé à “éliminer” ces milices kurdes ainsi que les derniers combattants de l’Etat islamique.

Les Kurdes sont de grands héros”, a-t-elle déclaré, “et c’est grâce à eux que l’Occident a réussi à se battre contre l’Etat islamique. Ce sont des alliés et j’espère qu’ils gagneront dans leur combat contre les Turcs”.

Les déclarations de Shaked ont fait écho aux sentiments exprimés plus brutalement par un responsable israélien anonyme devant le New York Times vendredi. Le responsable a déclaré que Trump avait “jeté effectivement Israël sous le bus – et le bus dans cette affaire est un camion de transport de l’armée russe“, selon la paraphrase de sa déclaration, employée par le Times.

Itamar Eichner | Publié: 12.23.18, 

La guerre secrète des services français pour neutraliser les djihadistes de l’Etat islamique

La guerre secrète des services français pour neutraliser les djihadistes de l’État islamique

Des opérateurs du Commandement des opérations spéciales, dans la région de Mossoul, en Irak. Reportage sur les forces spéciales françaises, décembre 2016.

RÉCIT – Depuis 2015, les services français mènent une guerre secrète sans merci pour éliminer de l’État islamique les djihadistes francophones qui continuent de constituer une menace, même après la chute de Mossoul et de Raqqa. Une politique de «neutralisation» assumée par le président Macron, comme son prédécesseur, et appliquée discrètement avec l’aide de forces alliées, américaines, irakiennes et kurdes.

Où est passé Abdelilah Himich? La question peut sembler hermétique au commun des mortels. Mais le sort de cet ex-légionnaire de Lunel, devenu un cadre dirigeant de l’organisation Etat islamique (EI), taraude une poignée de professionnels du renseignement français. Soupçonné d’avoir joué un rôle dans la planification des attentats de Paris en novembre 2015 et ceux de Bruxelles en mars 2016, Himich, a priori repéré en Syrie, semble s’être évanoui dans la nature depuis la fin de 2017. Tous les jours, les experts français font le point sur les informations qu’ils peuvent recueillir à son sujet, dans leurs bureaux situés au cœur de l’immeuble de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret. Composée d’agents provenant de huit services de renseignement, intérieurs comme extérieurs, leur petite équipe, baptisée «Allat», du nom d’une déesse préislamique, a été créée durant l’été 2015 pour traquer les djihadistes français partis ou revenus de Syrie et d’Irak. Elle travaille en liaison avec une autre cellule interservices, nom de code Hermès, pilotée par la Direction du renseignement militaire (DRM). Installée dans les sous-sols bunkerisés du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), au cœur du Balardgone, QG parisien du ministère de la Défense, Hermès prépare des «dossiers d’objectifs» pour l’état-major des armées.

Des drones ont été utilisés pour localiser des positions de l'Etat islamique près de Mossoul. Reportage sur les forces spéciales françaises, décembre 2016.
Des drones ont été utilisés pour localiser des positions de l’Etat islamique près de Mossoul. Reportage sur les forces spéciales françaises, décembre 2016. – Crédits photo : Thomas Goisque Thomas Goisque

Au moins 300 Français tués sur place

Parmi les quelque 1700 noms qui figurent dans leurs fichiers, plus de 300 sont déjà revenus et suivis en France, une petite centaine ont été faits prisonniers sur place et au moins 300 auraient été tués. «Le décompte des morts est imprécis, car il y a eu énormément de dégâts et les vérifications sont complexes», précise un initié. Ce qui fait, a priori, encore plus d’un millier de Français «sur zone» au sort incertain, dont quelques-uns figurent sur des listes prioritaires des «cibles de haute valeur», ou «High Value Individuals» (HVI) dans le langage militaire américain. Abdelilah Himich en fait partie, ainsi que d’autres combattants francophones du djihad. Parmi eux: Salim Benghalem, ancien geôlier de journalistes français en Syrie ; Peter Cherif, un vétéran du djihad en Irak, proche des frères Kouachi, ou Fabien Clain, mentor du djihad toulousain et voix de la revendication des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. Le but des services français est clair: les neutraliser, que ce soit par une capture ou par une élimination.

» LIRE AUSSI – Djihadistes français: ces «cibles» prioritaires au cœur de la traque

Les listes des HVI que la France recherche comportent des dizaines de noms. Les ordres viennent du plus haut niveau de l’État, à savoir du président de la République. François Hollande avait approuvé le principe d’opérations de «mise hors d’état de nuire». Mi-2015, il a confirmé aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteurs du livre Un président ne devrait pas dire ça…(Stock), avoir autorisé «au moins» 4 assassinats ciblés et avoir donné des consignes de vengeance: «Oui, l’armée, la DGSE ont une liste de gens dont on peut penser qu’ils ont été responsables de prises d’otages ou d’actes contre nos intérêts. On m’a interrogé. J’ai dit “Si vous les appréhendez, bien sûr.”»

Macron aussi ferme que son prédécesseur

En réalité, selon nos informations, plus d’une cinquantaine de HVI ont été exécutés entre 2013 et 2017 sur divers théâtres extérieurs, soit par les armées dans le cadre de frappes aériennes ou de raids au sol, soit par la DGSE de manière clandestine, soit indirectement par les forces de pays alliés sur la base de renseignements fournis par la France. Cette traque, qui a débuté principalement au Sahel en marge de l’opération «Serval» déclenchée au Mali début 2013, visait d’abord des chefs de groupes djihadistes armés de cette région. Elle a pris une nouvelle dimension à partir de 2015, en ciblant également des djihadistes francophones présents en Syrie et en Irak. Cette guerre secrète est loin d’être achevée. «L’essentiel de l’encadrement de l’État islamique a été décimé. Mais une partie des djihadistes importants a disparu des radars», confirme Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), un think tank spécialisé. Réfugiés dans d’ultimes sanctuaires, passés dans la clandestinité ou déjà partis pour d’autres terres de djihad, ces HVI constituent toujours des dangers, ce qui mobilise les services.

Le président Macron a réitéré des consignes de fermeté, ici lors d'un conseil de Défense et de Sécurité, en mars.
Le président Macron a réitéré des consignes de fermeté, ici lors d’un conseil de Défense et de Sécurité, en mars. – Crédits photo : CHRISTIAN HARTMANN/SIPA

Depuis son élection en mai dernier, Emmanuel Macron a réitéré, selon nos informations, les fermes instructions de son prédécesseur: «Pas de quartier!» Il a laissé entrevoir cette résolution lors d’une visite au siège de la DGSE, le 30 août dernier, accompagné de son coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, le préfet Pierre de Bousquet de Florian, et devant le nouveau directeur du service, Bernard Emié, un diplomate fin connaisseur du Proche-Orient. Il l’a exprimé plusieurs fois lors de conseils de Défense, notamment le 21 octobre. «L’objectif est bien de limiter au maximum les retours en France. Pour le moment, cela fonctionne plutôt pas mal», se réjouit un expert sécuritaire proche de l’Elysée. Florence Parly, la ministre des Armées, a d’ailleurs exprimé à sa façon son appui à cette politique, en déclarant le 15 octobre 2017 sur Europe 1: «S’il ya des djihadistes qui périssent dans [les] combats [à Raqqa], je dirais que c’est tant mieux.»

Officiellement, il n’est pas question d’opérations ciblées, ni de listes nominatives de personnes à «neutraliser». «Nous visons des objectifs ennemis, quels qu’ils soient. L’important n’est pas leur nationalité, mais leur dangerosité», dit-on dans les milieux autorisés. Mais il s’agit d’un secret de Polichinelle: sous le sceau du secret défense, ces traques se déroulent bel et bien, afin d’éliminer des personnes considérées comme des menaces directes contre la sécurité nationale.

Les soldats d'élite irakiens ont arrêté des centaines de djihadistes. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017.
Les soldats d’élite irakiens ont arrêté des centaines de djihadistes. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017. – Crédits photo : Frederic Lafargue

Au Levant, la chasse aux djihadistes a vraiment débuté durant l’été 2015. A cette époque, l’Etat islamique règne sans partage dans son califat, auto-proclamé un an plus tôt sur une partie de l’Irak et de la Syrie. La coalition internationale anti-Daech, réunie depuis l’automne 2014 sous les auspices des Américains, commence à essayer d’affaiblir l’organisation, en ciblant ses camps d’entraînement et ses centres logistiques. Les armées françaises y participent seulement en Irak. En coulisses, les experts de la DGSE, de la DGSI, et de la DRM s’alarment de plus en plus des risques de voir des commandos de l’EI s’entraîner en Syrie pour venir frapper en Europe. Déjà, des terroristes liés à un certain Abdelhamid Abaaoud, un jeune Belgo-Marocain parti en Syrie, ont été appréhendés à Verviers, en Belgique, en janvier 2015, puis en région parisienne en avril. «Nous suivions depuis le mois de janvier le réseau Abaaoud. Nous connaissions parfaitement la dangerosité du personnage», admettra Bernard Bajolet, patron de la DGSE, devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris.

Après l’attaque déjouée dans le Thalys du 21 août 2015, attribuée à ce réseau, tous les services sont sur le pont. Alerté, François Hollande donne, lors du conseil de Défense du 4 septembre 2015, son feu vert à des frappes ciblées en Syrie, notamment sur un immeuble de Raqqa censé abriter Abaaoud et certains de ses complices. Mais l’opération est annulée, par crainte de dommages collatéraux, comme le révélera Le Monde, quelques mois plus tard. Abaaoud est alors présenté dans une note de la DGSE comme «un acteur clé de la menace projetée en Europe». C’est bien lui, ainsi que Salim Benghalem, ancien dealer de Cachan, et Fabien Clain, le djihadiste toulousain, qui sont visés, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015, par des bombardements français à Raqqa. Les renseignements ne sont pas assez fiables: les cibles principales échappent aux bombes. Abaaoud, lui, n’est pas sur place: en réalité, il est déjà parti depuis début août en Europe pour préparer les commandos visant Paris.

Les combattants observent les images d'un drone pour réduire les dernières poches de résistance. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017.
Les combattants observent les images d’un drone pour réduire les dernières poches de résistance. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017. – Crédits photo : Frederic Lafargue

Frappes ciblées au Levant

Après les attentats du 13 novembre 2015, la traque s’élargit. François Hollande veut frapper fort. La DGSE envoie des commandos de son service Action s’infiltrer en Irak et en Syrie pour procéder à de discrètes filatures et à quelques opérations «Homo». Les Américains ont également proposé leurs services, notamment la mise à disposition de leurs drones armés pour les éliminer. Les états-majors français donnent leur aval aux opérations aériennes décidées par le QG de la coalition anti-Daech. Plusieurs de ces raids «mutualisés» visent des objectifs où des djihadistes francophones sont présents, au milieu d’autres recrues européennes, syriennes ou irakiennes. La liste de ces HVI exécutés par la coalition, principalement par les Américains, s’allonge au fil des mois: Charaffe al-Mouadan, un proche d’Abaaoud, tué en décembre 2015 ; Rachid Marghich, issu des filières de Trappes, et Wissen el-Mokhtari, membre de la cellule de Verviers, en août 2016 ; Romain Letellier, djihadiste du Calvados, en octobre 2016 ; Macreme Abrougui, ami de Clain, tué par une frappe française en octobre 2016 ; Walid Hamam, autre proche d’Abaaoud, fin 2016 ; Boubaker el-Hakim, un Franco-Tunisien haut gradé dans les services extérieurs de l’EI, chef présumé d’Abaaoud, en novembre 2016 ; les Français Salah Gourmat, Sammy Djedou, et le Belge Walid Hamam, en décembre 2016. Le 8 février 2017, c’est Rachid Kassim, mentor de plusieurs djihadistes français via la messagerie cryptée Telegram, qui est visé par un missile tiré depuis un drone américain, sans que sa mort soit confirmée de manière certaine.

L’identification des djihadistes arrêtés ou décédés fait partie des missions de renseignement

Après cette vague de raids aériens, la chasse se poursuit au sol lors de l’assaut de l’armée irakienne à Mossoul, lancée en octobre 2016 et achevée au printemps 2017. De manière officielle, plus d’un millier de soldats français, dont quelques dizaines de membres des forces spéciales, participent à la formation des unités antiterroristes irakiennes et contribuent aux tirs d’artillerie, ainsi qu’aux frappes aériennes. En réalité, dotées de moyens d’interception sophistiqués, les forces spéciales collectent également des renseignements précis pour localiser et neutraliser des groupes de djihadistes étrangers retranchés dans ce fief de l’EI. Certains participent avec les Irakiens à des opérations de capture ou d’élimination. «Ce fut très dur, très violent», rapporte un officier supérieur. Des agents de la DGSE sont également présents sur place, ainsi que des techniciens qui recherchent des preuves ADN d’identification sur des morts et des blessés.

Des listes fournies aux Irakiens

Lorsque le Wall Street Journalrévèle, le 30 mai, que les Français fourniraient à leurs alliés irakiens des listes de personnes à «neutraliser», le ministère de la Défense dément. Cependant, plusieurs hauts responsables militaires irakiens, dont le général Abdelghani al-Assadi, et le colonel Moutadhar, chefs du contre-terrorisme, confirmeront, – respectivement à Paris Match et à France 2 – avoir bien reçu de la part des Français des listes de noms et des demandes tacites d’élimination de ces cibles. «Cela arrangeait tout le monde, précise un expert militaire français. Les unités irakiennes n’ont pas fait dans la dentelle à Mossoul. Elles ont tué de nombreux djihadistes étrangers, que ce soit par leurs bombardements intensifs, ou lors des combats au sol, et aussi par la suite.»

Les forces irakiennes ont arrêté des soldats de Daech à Mossoul: certains portaient des tee-shirts à l'effigie de la France, signe qu'ils ont côtoyé des djihadistes français. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017.
Les forces irakiennes ont arrêté des soldats de Daech à Mossoul: certains portaient des tee-shirts à l’effigie de la France, signe qu’ils ont côtoyé des djihadistes français. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017. – Crédits photo : Frederic Lafargue

Selon plusieurs sources concordantes, plusieurs dizaines de Français auraient ainsi péri lors de la prise de Mossoul. D’autres combattants originaires de l’Hexagone auraient réussi à prendre la fuite, pour se replier dans des zones encore contrôlées par Daech. Enfin, une dizaine de Français de l’EI auraient été faits prisonniers, dont quelques femmes et enfants. À défaut d’accord d’entraide pénale ou d’extradition avec la France, l’Irak est libre de les juger sur place, y compris en les condamnant à mort, une peine à laquelle Paris s’opposerait en cas de verdict en ce sens. La jeune Mélina Boughedir, mère de quatre enfants, n’a écopé que de sept mois de prison début 2018, mais les autorités irakiennes ont fait appel de ce jugement. «C’est un gouvernement souverain, nous ne pouvons les forcer à nous les renvoyer», dit-on côté français.

Une fois Mossoul tombée en Irak, c’est Raqqa, en Syrie, qui concentre ensuite l’intérêt des services français durant l’été 2017. Car c’est là que se cachent sans doute des djihadistes figurant sur les listes prioritaires de HVI, dont Salim Benghalem, Fabien Clain, et Abdelilah Himich. Soutenues par les Américains, les Britanniques et les Français, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de groupes arabo-kurdes, lancent en juin l’assaut final de l’opération «Colère de l’Euphrate» pour encercler Raqqa. Des agents de la DGSE, qui cultive de longue date des contacts avec les Kurdes, les accompagnent, attentifs au sort des cibles francophones. Les bombardements et les combats font rage, décimant les rangs de l’EI de plus d’un millier de membres.

«La dernière chose que nous voulons, c’est que les combattants étrangers soient ­libérés et qu’ils puissent retourner dans leur pays d’origine et causer plus de terreur»

Le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition, en octobre

Début octobre, des pourparlers s’engagent entre les forces arabo-kurdes, qui ont, elles aussi, subi de lourdes pertes, et des commandants de l’EI assiégés dans un dernier périmètre de 2 km2 de la ville. Un accord se dessine sous l’égide du Conseil civil de Raqqa, une administration mise en place par les FDS, pour laisser sortir les derniers combattants et des civils. Les Américains et les Français retardent les discussions, refusant que les djihadistes non syriens évacuent la cité. «La dernière chose que nous voulons, c’est que les combattants étrangers soient libérés et qu’ils puissent retourner dans leur pays d’origine et causer plus de terreur», déclare le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition. «Notre mission est de nous assurer qu’ils vont bien mourir en Syrie, que nous allons tous les éliminer», avait d’ailleurs confié, en juin, Brett McGurk, l’envoyé spécial américain à Raqqa, à la journaliste libanaise Jenan Moussa. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la DGSE a surtout mentionné la présence supposée à Raqqa de quelques HVI impliqués dans les attentats de Paris, comme Abdelilah Himich, ne souhaitant pas qu’ils lui échappent.

Dans la nuit du 14 au 15 octobre, une noria de bus et de camions sort pourtant de Raqqa sans encombre. A leur bord, près de 300 djihadistes auraient ainsi pu rejoindre la région syrienne de Deir ez-Zor, plus à l’est. Malgré les démentis des autorités locales, des étrangers se seraient glissés dans le convoi. Ravagée par des combats qui ont fait plus de 3000 victimes, dont un tiers de civils, Raqqa est considérée comme «libérée» le 17 octobre. «[…] La chute de Daech à Raqqa est un événement important, d’une certaine manière les crimes du Bataclan ne sont donc pas impunis», se félicite alors Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères.

1. Sabri Essid, beau-frère du Toulousain Mohammed Merah, parti en Syrie et présumé mort. 2. Salim Benghalem, originaire de Cachan, geôlier de journalistes français, non localisé. 3. Abdelilah Himich, ex-légionnaire, cadre de Daech, également recherché. 4. Fabien Clain, qui a revendiqué depuis la Syrie les attentats de Paris, introuvable pour le moment.
1. Sabri Essid, beau-frère du Toulousain Mohammed Merah, parti en Syrie et présumé mort. 2. Salim Benghalem, originaire de Cachan, geôlier de journalistes français, non localisé. 3. Abdelilah Himich, ex-légionnaire, cadre de Daech, également recherché. 4. Fabien Clain, qui a revendiqué depuis la Syrie les attentats de Paris, introuvable pour le moment. – Crédits photo : Handout

Certains HVI sont bien présumés décédés, comme Sabri Essid, ex-beau-frère de Mohammed Merah, qui aurait été exécuté à la suite de purges sein de l’EI, ou le Belgo-Marocain Oussama Atar, 33 ans, un des cerveaux présumés des attentats de Paris, qui aurait été tué lors de bombardements fin 2017. Mais la vengeance n’est pas complète. Car de nombreuses cibles ont échappé aux mailles du filet de Raqqa. Les forces arabo-kurdes continuent leur progression en Syrie. Au total, environ 1300 djihadistes sont faits prisonniers au cours de leur avancée, dont une soixantaine de Français, retenus depuis lors dans divers camps, dans l’attente d’un sort judiciaire encore incertain. Parmi eux, un certain Yassine, issu, comme son ami Himich, de la filière de Lunel, et sa compagne, dont une interview a été diffusée sur France 2, le 21 janvier. «Yassine dit qu’il n’a rien à voir avec Daech. Mais il a posé armes à la main sur des photos et il avait menacé de nous égorger, rapporte le journaliste Jean-Michel Decugis, qui a cosigné une enquête sur les Lunellois dans Un chaudron français(Grasset). Sur les 22 membres de ce réseau, nous avons recensé neuf tués et ces deux prisonniers. Les 11 autres ont disparu, dont Himich, qui n’a pas été déclaré mort.».

Des arrestations en série

Les forces kurdes arrêtent également Emilie Koenig, une Bretonne partie en Syrie en 2012 et considérée par les Américains comme une djihadiste chevronnée. Le 17 décembre, ils capturent dans la région d’Hassaké six HVI prisées des Français, dont Thomas Barnouin, 36 ans, originaire d’Albi, proche des frères Clain. Considéré comme «le plus érudit des djihadistes français de l’Etat islamique», ce prédicateur aurait grimpé dans la hiérarchie de Daech, avant d’être incarcéré en 2017 par ses propres mentors «à la suite de désaccords théologiques», selon le chercheur Romain Caillet et le journaliste Pierre Puchot, auteurs du livre Le combat vous a été prescrit(Stock).

Certains djihadistes francophones considérés comme dangereux ont disparu des radars, alimentant les craintes des services

Les autres? Les services français et leurs alliés poursuivent leur traque, où qu’ils se trouvent. «Elle devient de plus en plus difficile, car l’État islamique est en phase de transition, avec la création de cellules clandestines et des migrations vers des groupes affiliés, dans d’autres zones de combats qui sont de plus en plus nombreuses, de l’Afghanistan à la Libye», analyse Jean-Charles Brisard. Pour recueillir des renseignements et intervenir, des agents français se sont déployés en Turquie, considérée comme une véritable boîte noire, un hub permettant à des djihadistes de filer incognito vers de multiples destinations. En Afghanistan, les drones américains ont déjà frappé en juillet le QG du groupe Khorasan, affilié à l’EI, tuant notamment son chef, Abou Sayed. Depuis lors, les services ont repéré des arrivées de djihadistes européens au nord de l’Afghanistan. Quelques Français se seraient glissés au sein de ces filières principalement tadjiks et ouzbeks. Selon L’Express, au moins trois d’entre eux auraient été tués par une frappe de missile américain en janvier.

Par ailleurs, la DGSE et la DRM surveillent les flux maritimes autour de la Libye, où se seraient déjà rassemblés plus de 3000 combattants de l’EI arrivés du Levant. Selon nos informations, des nageurs de combat du service Action et des commandos-marine des forces spéciales mènent régulièrement des opérations de sabotage de navires de Daech en Méditerranée. Des drones américains ont également ciblé des camps de cette organisation en Libye, notamment en septembre 2017 au sud de Syrte, et en novembre, près de Fuqaha. Mais l’arrivée sur les côtes siciliennes, l’été dernier, d’au moins une cinquantaine de djihadistes d’origine tunisienne, signalée par Interpol, inquiète bien davantage les services européens. D’après la note de cette organisation internationale, révélée fin janvier par The Guardian, certains ont sans doute déjà franchi la frontière franco-italienne et peuvent constituer des cellules prêtes à passer à l’action sur le territoire. Un scénario qui hante les experts de la cellule Allat, plus que jamais sur le qui-vive.


Plus de 300 revenants suivis

Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de Français encore présents en Syrie et en Irak serait de 730 adultes et 538 mineurs. Parmi eux, d’après nos sources, une dizaine seraient détenus en Irak et au moins une soixantaine retenus prisonniers en Syrie par diverses factions armées. Leur rapatriement en France ne peut intervenir qu’au «cas par cas», selon les consignes édictées en novembre par le président Macron.

Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a affirmé, le 7 février sur BFMTV, que la plupart seront jugés en Irak et en Syrie, s’opposant ainsi aux demandes écrites de plusieurs familles de ces Français emprisonnés. Seuls les enfants peuvent, en théorie, être rapatriés systématiquement, suivant une procédure mise en place début 2017 par le ministère de la Justice avec la coopération de la Croix-Rouge et de l’aide sociale à l’enfance. Ces mineurs sont pris en charge, avec un suivi psychologique, non sans difficultés.

D’après le dernier décompte du Centre d’analyse du terrorisme daté d’avril 2018, 258 Français majeurs – 184 hommes, 74 femmes – et 68 enfants sont déjà revenus ces dernières années de Syrie et d’Irak, volontairement ou à la suite d’arrestations, notamment en Turquie. Plus de 180 ont été judiciarisés dans le cadre de procédures ouvertes à leur encontre, dont 142 écroués et 43 suivis judiciairement. Parmi eux, 88 ont déjà été condamnés. Le flux des revenants s’est tari ces derniers mois, avec 23 retours enregistrés en 2017 et une poignée depuis début 2018.

L’armée Israëlienne dynamite un tunnel du Hezbollah

Une vidéo montre l’explosion d’un tunnel d’attaque du Hezbollah

Un officier a demandé aux résidents libanais de quitter la zone pendant l’opération de démolition des passages souterrains du groupe terroriste

L'armée israélienne fait exploser un tunnel entrant en Israël sous la frontière avec le Liban, le 20 décembre 2018 (Crédit : Porte-parole de l'armée)

L’armée israélienne fait exploser un tunnel entrant en Israël sous la frontière avec le Liban, le 20 décembre 2018 (Crédit : Porte-parole de l’armée)

Les militaires israéliens ont diffusé vendredi matin des images de soldats faisant exploser un tunnel qui, selon eux, a été creusé par le Hezbollah à proximité de la communauté israélienne de Zarit, le long de la frontière libanaise.

Dans la vidéo, qui a été apparemment filmée jeudi soir, un officier de l’armée israélienne parle dans un mégaphone, recommandant vivement aux habitants de la ville libanaise de Ramyeh, sur la frontière, de quitter le secteur pour leur propre sécurité.

« Nous allons faire exploser ce tunnel construit par le Hezbollah », dit l’officier qui n’a pas été identifié. « Nous vous demandons d’évacuer immédiatement le secteur. Vous êtes en danger ».

La vidéo montre alors un autre officier, le colonel Roey Levi, commandant de la 300e brigade régionale, qui ordonne la démolition du tunnel. Il y a alors une série d’explosions.

« Les phases de neutralisation et de destruction des tunnels d’attaque transfrontaliers ont commencé hier et elles sont dirigées par les unités de génie du commandement du nord et par l’unité Yahalom (génie spécial du combat) », ont noté les militaires dans un communiqué.

« Dans ce contexte, un tunnel d’attaque transfrontalier creusé depuis le village chiite de Ramyeh et pénétrant en Israël a été détruit », a noté le communiqué. « L’armée israélienne attribue au gouvernement libanais la responsabilité du forage de ces tunnels et les conséquences qui en découlent. L’armée israélienne continuera à dégager et à neutraliser les tunnels d’attaque transfrontaliers conformément au plan qui a été approuvé ».

Les militaires ont annoncé jeudi qu’ils avaient commencé à sceller certains des passages souterrains du Hezbollah qui entrent au sein de l’Etat juif depuis le sud-Liban.

Contrairement aux tunnels d’attaques de la bande de Gaza – que l’armée a parfois détruit par des explosifs – l’armée israélienne ferme aussi les passages souterrains provenant du Liban, ont noté les militaires.

« Cette étape sera réalisée avec un certain nombre de techniques et de mesures qui rendront ces tunnels entièrement inutilisables et qui empêcheront le Hezbollah de les utiliser et de mener à bien ses plans », a dit l’armée dans un communiqué, jeudi.

Les militaires ont lancé l’opération Bouclier du nord – une initiative visant à trouver et à détruire les tunnels d’attaque du Hezbollah au Liban – le 4 décembre.

Des soldats israéliens se tiennent autour de l’ouverture qui mène à un tunnel qui, selon l’armée, a été creusé par l’organisation terroriste du Hezbollah à la frontière entre Israël et le Liban, près de Metulla, le 19 décembre 2018. (AP Photo/Sebastian Scheiner)

Le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a indiqué que les soldats utilisaient différentes méthodes pour détruire les tunnels, chacun d’entre eux étant unique.

« Certains ont été faits avec du béton, d’autres ont été creusés dans la pierre », a-t-il commenté. « Chaque tunnel requiert une technique de démolition qui lui est propre. »

Le processus de destruction, qui a commencé après plusieurs jours de préparation, prendra « du temps » et se prolongera pendant la nuit, a ajouté Conricus.

Il a expliqué que des tunnels avaient été détruits jeudi et que d’autres seraient neutralisés « à l’avenir ».

L’armée a averti la population libanaise de ne « pas s’approcher de l’entrée des tunnels et de ne pas se tenir à côté » dans le but d’éviter des dégâts collatéraux, a noté Conricus.

Les autorités locales et les résidents des zones environnantes ont également été informés des activités de l’armée afin d’éviter les blessures.

L’armée israélienne fait exploser un tunnel souterrain creusé par le Hezbollah à la frontière avec le Liban, le 20 décembre 2018. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

L’armée a déployé des soldats supplémentaires sur la frontière libanaise au début de l’opération Bouclier du nord, une mesure de précaution contre des attaques de représailles potentielles du Hezbollah. Ils sont restés en place durant le lancement du nouveau stade de l’opération, ont annoncé les militaires.

« Le commandement du nord est prêt en termes de renforts, avec une variétés d’autres capacités qui ont été placées en état d’alerte élevé face à d’éventuels développements supplémentaires, s’il doit y en avoir », a dit l’armée.

Israël estime que les tunnels auraient pu être utilisés pour mener des attaques surprises dans une guerre future, permettant à des dizaines voire des centaines de combattants d’entrer en Israël par le biais d’infiltrations souterraines massives.

Zineb El Rhazoui menacèe de mort

FRANCE – LA JOURNALISTE ZINEB EL RHAZOUI MENACÉE DE MORT APRÈS SES PROPOS SUR L’ISLAM

L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo est la cible d’un déferlement de haine reçu sur les réseaux sociaux après avoir dit sur CNews que l’islam devait “se soumettre à la critique”. Son avocat, Me Thibault de Montbrial, a porté plainte mercredi pour menaces de mort. Le Crif apporte tout son soutien à Zineb el Rhazoui et condamne fermement les menaces qui lui sont adressées.

Publié le 20 décembre dans Le Figaro

Insultes, menaces de mort, appels à la ratonnade… Depuis près d’une semaine, Zineb el Rhazoui subit une violente campagne de harcèlement en ligne. En cause, les propos tenus vendredi dernier par l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo sur le plateau de CNews: «Il faut que l’islam se soumette à la critique, qu’il se soumette à l’humour, qu’il se soumette aux lois de la République, qu’il se soumette au droit français. On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens “l’islam est une religion de paix et d’amour”», avait-elle affirmé.

Une plainte pour «menaces de mort» a été déposée mardi par son avocat, Me Thibault de Montbrial. «L’urgence a bien été comprise par la police et le parquet», assure-t-il. «Nous avons transmis les messages incriminés aux enquêteurs qui vont faire des réquisitions auprès de Facebook et Twitter pour remonter jusqu’à leurs auteurs.»

Protection policière

«J’espère que les auteurs de ces messages seront identifiés et mis devant leurs responsabilités», dit Zineb el Rhazoui au Figaro. «L’impunité judiciaire doit cesser.» Militante laïque, la journaliste franco-marocaine est régulièrement prise pour cible par des fondamentalistes pour ses prises de position hostiles à l’islam politique et à l’islam radical. Journaliste chez Charlie Hebdo en 2015, elle n’était pas à la rédaction le 7 janvier, quand les terroristes l’ont décimée. Elle vit depuis sous étroite protection policière.

Si cette campagne de harcèlement l’a profondément affectée, Zineb el Rhazoui n’est pas revenue sur ses propos. Au contraire, elle les a réaffirmés mercredi sur le plateau de CNews. «Ce n’est pas la première fois que je subis une campagne de haine, et même de fatwa qui réclame ma tête, tout ça pour des propos de bon sens, comme ceux que j’ai tenus vendredi», a-t-elle dit avant de répéter que l’islam devait «se soumettre aux lois de la République, à l’humour, à la raison, à la critique, comme toutes les autres religions.»

Auprès du Figaro, elle dénonce un climat délétère. «Quatre ans après l’attentat de Charlie Hebdo, la situation est pire que jamais. Cette campagne de haine n’a même pas été provoquée par une caricature, mais par une phrase aussi simple que ça», dit-elle, déplorant un manque de soutien dans les rangs de la gauche, dont elle est issue. «Qu’attendent les journaux qui font des portraits dithyrambiques d’islamistes notoires pour raconter ce que je subis? Où sont ceux qui se disaient ‘‘Charlie” en 2015?»

C’est la seconde fois en trois mois que la militante laïque est la cible de messages haineux. La première salve avait été provoquée fin septembre par ses propos dans l’émission «Punchline» (C8), où la journaliste avait affirmé que les femmes voilées affichaient «une idéologie qui est celle de l’islam radical, qui est une idéologie dont l’aboutissement est le terrorisme». Des propos qui lui ont valu une plainte du Collectif contre le racisme et l’islamophobie (CRI), une association à l’activité comparable au très procédurier CCIF.

Source Le Figaro

France mémoire: Méconnaissance de la “Shoah” chez les jeunes

FRANCE/MÉMOIRE – MÉCONNAISSANCE DE LA SHOAH CHEZ LES JEUNES : “CE QUI A CONSIDÉRABLEMENT BAISSÉ, C’EST LA TRANSMISSION FAMILIALE”

L’école reste le principal vecteur de cette transmission historique, mais la transmission familiale a considérablement baissé selon le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.

franceinfo : Comment expliquer ces chiffres ?

Frédéric Potier : Tout d’abord, on a souhaité faire cette enquête avec la Fondation Jean-Jaurès pour avoir confirmation d’une impression. Il y avait un sondage fait par la chaîne américaine CNN qui faisait état d’une méconnaissance d’environ 20% des jeunes de la Shoah. Grâce à cette étude, on a confirmation qu’il y a un problème de connaissance du génocide des juifs. Ce qui est intéressant dans cette étude, c’est la façon dont se transmettent l’histoire et la mémoire de la Shoah et donc du génocide des juifs. Ce que montre cette enquête, c’est que l’école reste le principal vecteur de cette transmission historique. Mais ce qui a considérablement baissé, c’est la transmission familiale. C’est là où on a une évolution : à mesure que les générations les plus anciennes s’éloignent et décèdent, nous manquons peut-être aujourd’hui de témoins directs. Ce qui est capital aujourd’hui, c’est de retravailler sur la transmission de l’Histoire.

Pour vous, l’enseignement à l’école n’est pas en cause ?

On est un des rares pays d’Europe à avoir un enseignement obligatoire de l’histoire du génocide des juifs. Ce dont il faut s’assurer, c’est la qualité de l’enseignement et la façon dont ces informations sont transmises. Un travail est en cours avec la Fondation Jean-Jaurès et le Mémorial de la Shoah pour faire en sorte que non seulement on puisse transmettre cette histoire par des films et des livres, mais qu’on fasse appel, davantage que par le passé, à la déconstruction des mécanismes sociaux et politiques. Dit autrement, créer un choc par des films ou une visite mémorielle c’est bien, mais ça ne suffit pas à transmettre ce qu’a été la Shoah et surtout à lutter contre l’antisémitisme.

Trouvez-vous que la qualité de l’enseignement peut parfois laisser à désirer ?

Parfois, les enseignants peuvent être amenés à rencontrer des difficultés, des cas de contestations d’enseignements, mais aussi parfois, des difficultés à bien expliquer ces mécanismes. C’est vrai que c’est un sujet délicat. Il faut donc former les enseignants, leur apporter des outils notamment numériques, que l’on construit avec l’Éducation nationale. Il ne faut pas les laisser seuls avec ces difficultés, il faut les aider à transmettre cette période sensible de notre Histoire.

Les autres génocides sont-ils mieux connus que la Shoah ?

Ils sont moins connus. On a testé deux autres génocides dans l’Histoire récente, celui du génocide arménien et l’histoire du génocide au Rwanda. Il y a encore des progrès à faire mais c’est de plus en plus pris en compte. Aujourd’hui, lorsque l’enseignement de la Shoah est fait, c’est l’histoire des génocides qui est abordée. C’est extrêmement important : il ne s’agit pas de comparer pour comparer, mais de comparer pour trouver des mécanismes psychologiques, sociaux, politiques communs et pour singulariser et mettre en avant une idéologie, un contexte social, une tension économique… C’est tout ce travail-là qu’il faut faire. Je crois qu’aujourd’hui, grâce à ce sondage, nous sommes un peu plus éclairés sur la façon dont on doit s’y prendre.

L’Albanie a expulsé l’ambassadeur d’Iran pour …..activités terroristes !

L’Albanie a expulsé l’ambassadeur d’Iran pour……activités terroristes !

L’ambassadeur d’Iran à Tirana et un autre diplomate iranien ont été expulsés pour leur implication «dans des activités nuisant à la sécurité» nationale, a-t-on annoncé mercredi de sources officielles albanaise et américaine. «L’activité des diplomates iraniens est contraire au statut diplomatique et la décision de les déclarer persona non grata a été prise après des consultations avec des pays alliés», a déclaré à la presse la porte-parole du ministère, Edlira Prendi…….Détails………

Aucune information sur ces activités des deux diplomates n’a été fournie à Tirana. Le ministère a également refusé de révéler les noms des suspects et leurs fonctions.
Cependant, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, a annoncé dans un tweet qu’il s’agit de l’ambassadeur iranien.
«Le premier ministre albanais Edi Rama (photo ci-dessus) vient d’expulser l’ambassadeur iranien, signalant aux dirigeants de l’Iran que leur soutien au terrorisme ne sera pas toléré», lit-on dans le message de John Bolton.
Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a de son côté salué la décision du chef du gouvernement albanais d’expulser «deux agents iraniens qui préparaient une attaque terroriste en Albanie».
Selon la chaîne de télévision albanaise privée Top Channel, les deux diplomates sont soupçonnés d’être liés à la préparation par des islamistes d’une attaque terroriste déjouée en novembre 2016, lors d’un match de soccer des sélections albanaise et israélienne (Ce sont les services du Mossad qui avait alerté les autorités…..).
Ce match, comptant pour les qualifications du Mondial-2018, aurait dû être disputé à Shkodra, dans le nord de l’Albanie, mais il a finalement eu lieu à Elbasan, pour des raisons de sécurité.

Une vingtaine de suspects avaient alors été arrêtés en Albanie et au Kosovo.
Huit islamistes, sept Albanais kosovars et un Albanais de Macédoine, ont été condamnés en mai par un tribunal au Kosovo à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison pour avoir préparé cette attaque contre la sélection de football israélienne et ses supporteurs.
Deux d’entre eux avaient plaidé coupable.
Les relations entre l’Albanie et l’Iran sont considérées comme «correctes» par Tirana. Le ministre albanais des Affaires étrangères, Ditmir Bushati, s’était rendu en janvier 2017 à Téhéran. Lors de cette visite, les deux pays s’étaient engagés à renforcer leurs relations.
À la demande des États-Unis et de l’ONU, l’Albanie a accueilli depuis 2013 environ 3000 membres du groupe d’opposition iranien les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) qui se trouvaient en Irak.
Ils vivent actuellement dans un campement dans le nord-ouest de l’Albanie.
Fondés en 1965 avec l’objectif de renverser le régime du shah puis le régime islamique après la Révolution de 1979, les Moudjahidine ont été chassés d’Iran dans les années 1980 et ont été accueillis en Irak par l’ex-président Saddam Hussein.
Le dernier groupe avait quitté l’Irak en septembre 2016.

ANTISEMITISME: L’Allemagne change ses critères pour son aide humanitaire.


  • L’Allemagne a modifié ses critères pour l’aide humanitaire qu’elle accorde à différents pays du monde entier et à l’Autorité palestinienne. C’est ce qu’a annoncé le commissaire du gouvernement allemand pour la lutte contre l’antisémitisme, Felix Klein.

Il a précisé que désormais, les autorités allemandes exigeraient des Etats ou des groupes étrangers bénéficiant de son assistance financière qu’ils s’engagent officiellement et de façon contractuelle à combattre ce fléau.

Felix Klein a précisé que les contrats signés par l’Allemagne pour des projets développés dans d’autres pays comprendraient désormais une nouvelle clause indiquant que ‘toute expression d’antisémitisme serait inacceptable aux yeux de l’Allemagne’.

Klein a été nommé il y a sept mois à ce poste, créé dans le cadre des engagements pris par l’Allemagne pour renforcer la lutte contre l’antisémitisme. Il a indiqué qu’il souhaitait donner plus d’ampleur à la ‘loi anti-discrimination’ afin qu’il soit possible, de façon légale, d’empêcher que des ressortissants israéliens soient victimes de ségrégation exprimée par un autre Etat.

Au cours d’une conférence de presse, Klein a annoncé la création d’un centre chargé d’enregistrer des plaintes portant sur des incidents antisémites. Jusqu’à présent, ce type d’agence n’existait qu’à Berlin mais ses activités seront élargies dès février 2019 avec l’ouverture de diverses antennes qui fonctionneront d’ici la fin de l’année 2019 dans la plupart des provinces allemandes.

L’un des membres de la direction du centre, Binyamin Steinitz, a souligné pour Israel Hayom, que depuis 2015, plus de 3 300 attaques antisémites avaient été recensées à Berlin contre 800 dans le reste de l’Allemagne.

L’Institut de recherche NGO Monitor a salué cette initiative allemande en rappelant ‘qu’elle rejoignait d’autres programmes similaires mis en œuvre dernièrement en Suisse, au Danemark et en Hollande’.

Claire Dana-Picard

” Nos parents brûlaient des Juifs “

“Nos parents brûlaient des Juifs, car les Juifs brûlent le mieux”: le chant scandaleux de supporters du FC Bruges

Dans cette vidéo, les supporters du FC Bruges entonnent un chant profondément antisémite dans les travées du Jan Breydelstadion.

Le 26 août dernier, le club Bruges recevait le club bruxellois d’Anderlecht au stade Jan Breydel pour un match de Jupiler Pro League que les Brugeois ont remporté 2-1. Après la rencontre, les supporters du club hôte ont chanté ces paroles dans les travées du stade : “Mijn vader zat bij de commando’s, Mijn moeder bij de SS, En samen verbanden ze Joden, want joden die branden de best”. Comprenez : “Mon père faisait partie d’un commando, ma mère était SS, et ensemble, ils ont brûlé des Juifs, car les Juifs brûlent le mieux.”

Ce n’est pas la première fois que le club est pointé du doigt puisque des chants racistes avaient été lancés à l’encontre du joueur de Charleroi Francis N’Ganga en début d’année 2018. En 2017, aussi, les dirigeants du club brugeois avaient demandé aux supporters qu’ils arrêtent d’entonner “Al wie niet springt is een jood” (“Qui ne saute pas est un juif”) dans les tribunes.

Les racines du problème sont profondes. Le CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique) y réagit régulièrement. Pas plus tard qu’il y a un an, il réagissait, auprès de nos confrères de la RTBF notamment, à la popularité du chant “Al wie niet springt is een jood” dans les travées du stade brugeois: ” Ce chant n’a pas sa place dans nos stades de football”. ” Le CCOJB agit continuellement pour lutter contre l’antisémitisme, et celui qui fait rage dans les clubs de football n’y fait pas exception. Nous interpellons régulièrement, et encore très récemment, les clubs et les fédérations sportives sur les chants antisémites et le traitement qui en est fait pendant les matchs”.

Joël Rubinfeld: “En punir 1 pour en éduquer 100”

Joël Rubinfeld, président de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme (LBCA), condamne les chants entonnés par les supporters mais constate que le phénomène n’est pas nouveau et prend de plus en plus d’ampleur. “Il faut que quelqu’un prenne ses responsabilités, que cela soit au niveau du club, de la justice voire même au niveau des fanclubs”, explique-t-il. Le président de la LBCA considère aussi qu’il y a du laxisme dans le chef des responsables. “La direction du club n’a peut-être pas envie de traiter cette affaire, sachant qu’elle va créer des problèmes. Tout le monde attend que les autres bougent mais personne n’agit.”

Dans la vidéo, les supporters peuvent aisément être identifiés, pointe notre interlocuteur. “Cela permettrait à la justice de faire bouger les choses, c’est son devoir. Il faudrait pouvoir sanctionner les supporters. Selon moi, en punir 1 pourrait en éduquer 100”, affirme Joël Rubinfeld. Il met aussi en cause l’évolution des réseaux sociaux, qui permettent les dérapages et développent le sentiment d’impunité : “Avant, les gens créaient des faux profils, aujourd’hui, ils ne se cachent plus car ils savent qu’ils ne seront pas poursuivis et punis. Cela doit changer”.

Le Club Bruges condamne avec force

Le Club a réagi avec fermeté à la diffusion de cette vidéo qui ne lui était pas étrangère : ” Aujourd’hui est apparue une vidéo online datant du 26 août 2018 dans laquelle des chants antisémites ont été entonnés. C’est un petit groupe, présent au match Club Bruges – Anderlecht, qui a diffusé ces propos immondes. Quelques jours après la rencontre, le Club Bruges a été avisé de ces faits par ses propres supporters et par ses stewards. Le Club a réussi à identifier ces personnes et les a exclues de son stade avant d’entamer contre elles des poursuites judiciaires. Le Club condamne avec force de tels agissements et entend par ce biais s’en distancer radicalement. De tels comportements sont inadmissibles au Club Bruges.”

 

Source : lalibre.be, 19 décembre 2018

Les “décoloniaux” à l’assaut des Universités

Les “décoloniaux” à l’assaut des universités

Les "décoloniaux" à l'assaut des universités
Hanane Karim (©Vincent Isore/IP3)

“Racialisé”, “racisation”, “islamophobie”… Ce vocabulaire, qui s’est installé dans le débat public, est issu d’une mouvance de pensée qui gagne du terrain à l’université. Certains s’en félicitent, d’autres dénoncent l’intolérance de ses partisans.

“Le féminisme islamique”. Sans point d’interrogation. Comme si les expressions “féminisme” et “islamique” pouvaient être accolées sans susciter la moindre controverse. Voilà sur quoi doivent plancher, à partir de cette semaine, les étudiants en sociologie et science politique de l’université Lyon-II dans le cadre d’un cours consacré aux “mouvements sociaux dans les Etats postcoloniaux”.

A l’honneur lors de ces travaux dirigés, le livre de Zahra Ali “Féminismes islamiques” (éd. La Fabrique). Cette chercheuse à l’EHESS et à l’Institut français du Proche-Orient milite en faveur du port du foulard. Selon elle, le féminisme “bourgeois de Simone de Beauvoir” a été utilisé à “des fins coloniales, donc aujourd’hui postcoloniales et racistes”. Elle en prône donc un nouveau, “attaché au texte sacré et à la tradition prophétique” et propose:

“une libération qui pose un tout autre rapport au corps […] marqué par des normes et par une défense du cadre familial hétérosexuel”. Zahra Ali. ©Oumma TV

Un vide académique

Cet enseignement délivré à Lyon constitue-t-il une exception ? Ou bien traduit-il l’influence grandissante des tenants de la pensée dite “décoloniale” au sein des facultés françaises ? Selon les postcolonial studies, courant venu du monde anglo-saxon et sud-américain, le “passif colonial” continuerait à structurer toutes nos institutions et représentations. Encore minoritaires dans le champ académique il y a dix ans, ces thèses semblent s’inviter de plus en plus à l’université.

C’est d’abord une question de vocabulaire. “Racisme structurel” (de l’Etat français), “domination blanche”, ” féminisme islamique”… Une nuée de concepts qui ne se limitent plus aux cercles d’initiés et aux réunions militantes. Un peu partout, on voit se multiplier les cours, les travaux dirigés, les doctorats, les sujets de thèse, les colloques ayant trait à ces questions.

Beaucoup des chercheurs ou enseignants rencontrés au cours de cette enquête témoignent sous couvert d’anonymat. Le sujet, disent-ils, est trop “brûlant”, trop “passionnel”, “confisqué par les extrêmes”. Pour les esprits “raisonnables”, ceux qui voudraient “continuer à travailler”, il n’y aurait que des coups à prendre à rester “à l’écart des vieilles ou nouvelles chapelles”. 80 intellectuels, dont Elisabeth Badinter, Mona Ozouf, Pierre Nora, Alain Finkielkraut ou encore Boualem Sansal, dénoncent cependant cette “offensive des ‘décoloniaux'” dans “Le Point” cette semaine.

“Tout cela crée un profond clivage entre collègues”, souligne Gérard Noiriel, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en Sciences Sociales (EHESS). Benjamin Stora, président du Musée de l’Histoire de l’Immigration et spécialiste de la guerre d’Algérie, est à peine plus disert. Malgré tout, il lâche :

“Dans notre pays, nous avons peu de professeurs spécialistes de l’histoire de la décolonisation. Du coup, le sujet est préempté par de jeunes doctorants en sociologie ou en science politique, parfois très dogmatiques.”C’est dans ce vide académique que se sont engouffrés ceux que l’on appelle, et qui s’appellent eux-mêmes, les “décoloniaux”, des chercheurs qui assument d’être aussi des militants.

A l’université Paris-VIII. (Capture d’écran/Twitter)

Le 6 novembre dernier, Sciences-Po Aix-en-Provence a programmé une conférence sur le thème : “Un féminisme musulman, et pourquoi pas ?”La conférencière s’appelle Malika Hamidi, sociologue, auteur de plusieurs articles et d’un essai, notamment sur la question du foulard. Elle préconise :

“La lutte féministe de la musulmane d’Europe sera principalement une lutte contre l’islamophobie et le paternalisme d’un certain féminisme occidental à prétention universaliste.”Habituée des colloques en France (elle a aussi été invitée à l’institut d’études politiques de Lyon et à l’EHESS), Malika Hamidi se targue d’être aussi “une femme de foi et une militante”. A son CV il faut ajouter le titre de directrice générale de l’European Muslim Network, une organisation présidée par Tariq Ramadan.

“Interdit aux Blancs”

A Strasbourg, au printemps, la faculté des sciences sociales a fait intervenir dans son master “religions, sociétés, espace public” (préparant aux métiers de médiateur socioculturel et de “référent laïcité”) Hanane Karimi, jeune doctorante en sociologie. Militante de longue date de l’abrogation de la loi interdisant le port du voile à l’école (elle tweete parfois sous le hashtag #Tousvoilés), animatrice en août 2016 d’un séminaire au “camp d’été décolonial” réservé aux “victimes du racisme d’Etat” (et donc “interdit aux Blancs”), Hanane Karimi est, elle aussi, une proche de Tariq Ramadan, même si elle semble avoir pris ses distances depuis qu’il est accusé de viols.

A l’université de Strasbourg, encore, la parole a été donnée à Valérie Amiraux, titulaire de la chaire de recherche du Canada en étude du pluralisme religieux. La sociologue, qui participe à de nombreux débats en France, fait aussi partie du “comité scientifique” pour la grande consultation des musulmans de France, réuni par Marwan Muhammad, ancien directeur exécutif du Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), réputé proche des Frères Musulmans et de Tariq Ramadan. Le choix des deux conférencières est totalement assumé par la direction de la faculté des sciences sociales. Il s’agit de deux “universitaires reconnues”, précise son doyen, Jean-Daniel Boyer, qui ajoute que ces deux collègues se sont exprimées dans un cadre “soumis à la critique”.

Pour ses partisans, la percée de la mouvance “décoloniale” illustre en effet l’expression du pluralisme à l’université, qui s’ouvrirait enfin aux “problématiques” nouvelles travaillant la société. Pas suffisamment encore aux yeux de certains. C’est le cas du sociologue Eric Fassin, directeur du département d’études de genre à Paris-VIII. Cette figure médiatique, qui exerce une réelle influence sur une partie du monde universitaire et intellectuel français, a cosigné une tribune collective, publiée dans “Libération” en 2015, condamnant le rôle de l’Etat français, “comme l’acteur principal d’un racisme institutionnel”. Aujourd’hui, il regrette que les universités soient toujours trop frileuses :

“Dans le champs d’étude de la question raciale, les postes de professeurs sont rares. Et le travail des chercheurs suscite beaucoup d’opposition.”

“Pas vraiment la Shoah”

François Burgat, lui, n’a pas attendu ces dernières années pour faire entendre sa voix. Septuagénaire, directeur émérite de recherche au CNRS, il n’a jamais tourné le dos à Tariq Ramadan, y compris après sa mise en examen pour viol. “La vraie question n’est plus de savoir si Tariq Ramadan ‘a violé trois femmes’, expliquait-il le 26 octobre sur Twitter,mais bien ‘avec l’aide de qui ces trois femmes sont-elles parvenues si facilement à rouler trois magistrats dans la farine’ ?”

Sur Twitter toujours, après l’émoi suscité par l’assassinat de l’octogénaire juive Mireille Knoll, chez elle à Paris, il n’a pas hésité à écrire : “Oups, ce n’était pas vraiment la Shoah dans un appartement.” Parmi d’autres déclarations publiques, on peut noter ses attaques contre la télévision française qu’il traite de “Télavivision” (en référence à Tel-Aviv) ou ses incitations à “soutenir le CCIF”. Et François Burgat compte toujours autant de disciples au sein de l’Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde arabe et musulman (Iremam) d’Aix-en-Provence, un laboratoire doté de moyens importants et qui accompagne, pour les années 2018-2019, quarante-cinq doctorants dans la rédaction de leurs thèses.

Récemment, il a ainsi dirigé les travaux de l’un d’eux sur les rapports entre le Qatar et le prédicateur sunnite Youssef al-Qaradawi. Ce dernier, parfois surnommé “le cheikh de la mort “, est l’auteur de plusieurs fatwas autorisant les attentats-suicides ; il déversait, en 2009, sur la chaîne Al-Jazeera, sa haine des juifs :

“Le dernier châtiment a été administré par Hitler.”La thèse consacrée au prédicateur a été soutenue le 20 novembre 2017, devant un jury présidé par François Burgat. Elle n’a pas encore été publiée, mais certains observateurs qui ont assisté à la soutenance ont été interloqués. “Les relations de Qaradawi avec le Qatar y sont qualifiées de simple ‘soft power islamique de complémentarité’ !” raconte l’un d’entre eux. Son auteur, Nabil Ennasri (formé par Tariq Ramadan, dont il dénonce la “lapidation médiatique”), est aujourd’hui docteur en science politique.

Des initiatives troublantes

Parfois, les initiatives de la faculté sont plus troublantes encore. En octobre 2017, des universitaires de Lyon-II ont convié – dans le cadre d’un colloque intitulé “Lutter contre l’islamophobie, un enjeu d’égalité ?” – Abdelaziz Chaambi, le fondateur de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), mais aussi… fiché S par les services de renseignement. Suite au tollé de nombreuses associations, la présidence de l’université a fini par annuler la manifestation. Cas isolé ? Poursuivons le tour de France.

En janvier 2018, le syndicat Solidaires Etudiant-e-s de l’université Paris-VII a essayé d’empêcher une représentation de la pièce “Lettre aux escrocs de l’Islamophobie qui font le jeu des racistes”, tirée du livre de Charb, l’ancien rédacteur en chef de “Charlie Hebdo”, mort sous les balles des frères Kouachi. Motifs invoqués par les étudiants :

“En organisant cet événement, Paris-Diderot participe à ce mouvement de construction raciste d’un ‘ennemi de l’intérieur’, d’une catégorie racialisée dangereuse : le/la musulman-e.”Et que penser des réactions épidermiques de certains enseignants quand, il y a trois ans, la secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes dans le gouvernement de Manuel Valls, Pascale Boistard, a déclaré dans “le Figaro” ne pas être “sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur” ? Une vingtaine de professeurs et de maîtres assistants se sont aussitôt violemment insurgés. La prise de position de la secrétaire d’Etat pouvait bien évidemment être contestée ou critiquée, mais pourquoi une partie de l’élite universitaire française est-elle allée jusqu’à lui reprocher d’instrumentaliser le “droit des femmes au profit de politiques racistes et colonialistes”, à la stigmatiser en “islamophobe” et, pis encore, en “porte-parole des pourvoyeurs de haine” ?

La victoire des Frères musulmans

Tout cela dessine pour le moins un climat. Et les militants de la laïcité, à l’unisson de certains spécialistes de l’islam, y voient la preuve de la victoire culturelle remportée par les Frères musulmans dans le monde universitaire. Les Frères, expliquent-ils, évitent de mettre en avant leurs propres objectifs. Ils les intègrent dans d’autres combats, comme la lutte contre les discriminations ou pour l’égalité hommes-femmes. Depuis peu, les mêmes s’inquiètent de la percée du Parti des Indigènes de la République, créé en 2005, que sa porte-parole, Houria Bouteldja, définit comme “anti-impérialiste et antisioniste”. Un professeur d’économie , confie, en off :

“Aujourd’hui, à l’université, si vous vous opposez à ces réseaux, vous passez vite pour un raciste.”Autre confidence, presque apeurée, d’une chercheuse en poste dans le sud de la France, ayant toujours voté à gauche, défendu les droits de l’homme, combattu toutes les discriminations :

“Avant, le pire pour un universitaire, c’était d’être accusé de plagiat ; maintenant, c’est de se voir traiter d’islamophobe sur internet. Cette accusation signe la fin d’une carrière.”Quelques téméraires, pourtant, osent prendre le risque. Par exemple, Isabelle Barbéris, agrégée de lettres modernes, normalienne, chercheuse associée au CNRS et maître de conférences à Paris-VII. “Certains étudiants, dit-elle, ont été littéralement endoctrinés par des professeurs qui sont de purs militants, mais que leurs titres académiques légitiment auprès des jeunes.” Céline Masson, professeur de psychopathologie clinique à l’université de Picardie Jules-Verne, ajoute :

“Il existe aujourd’hui une petite cinquantaine d’universitaires très présents sur certains campus qui instrumentalisent la notion de racisme d’Etat.”En juin, Céline Masson a fait paraître avec deux autres professeurs (Isabelle de Mecquenem, professeur de philosophie de l’université de Reims, et Jean Szlamowicz, de l’université de Bourgogne) une tribune titrée : “Un antiracisme sectaire à l’assaut des facs : malaise dans la culture juvénile”. Ils y décryptaient le “discours univoque et véhément”, qui, de colloques en conférences sur l'”islamophobie”, cherche, “au mépris de la rationalité critique”, à “légitimer l’idée d’une racisation de la société et d’un racisme d’Etat”. Ainsi s’impose peu à peu une vision du monde, clivée entre les “indigènes” opprimés et les “Blancs” héritiers de la colonisation.

Alors que le mot “race” – jusqu’il y a peu signe de ralliement de l’extrême droite – vient d’être effacé de la Constitution française par un vote à l’unanimité de l’Assemblée nationale, en juillet 2018, le voilà qui fait son entrée en force dans les universités, y compris les plus prestigieuses. En juin 2018, la Sorbonne a lancé une série de conférences autour du thème : “Approches phénoménologiques du genre et de la race. Penser les oppressions et les résistances”.

L'”objectivité du savoir”

En septembre, Paris-Diderot (Paris-VII) a aussi tenu un ambitieux colloque. Trois jours de réflexion avec au menu : “Racisme et discrimination raciale, de l’école à l’université”. Plusieurs enseignants de Paris-VII disent aujourd’hui à “l’Obs”, mais toujours sous le sceau de l’anonymat, combien ils ont été heurtés par ce symposium. Bien sûr, expliquent-ils, la problématique de la race, en tant que construction sociale, mérite l’intérêt. Bien sûr, poursuivent-ils, les facultés ont toujours eu pour mission d’animer le débat et la recherche. Mais le Code de l’Education prévoit aussi que l’enseignement supérieur soit “indépendant de toute emprise politique, religieuse ou idéologique”. Et qu’il tende à l'”objectivité du savoir”. Or, à lire la présentation des travaux de Paris-VII, il semble d’emblée posé que l’école et l’université françaises sont par nature “racistes”, et produisent automatiquement des discriminations. “C’est donner raison à Bouteldja [la porte-parole des du PIR, NDLR]“, affirme l’un de ces enseignants.

Si des associations de défense des droits de l’Homme parviennent parfois à lui fermer la porte des facultés – comme à Limoges il y a un an –, à Toulouse, en revanche, elle a été reçue par deux fois en 2016. Elle bénéficie également du soutien de nombreux intellectuels. En juin 2017, après un article du “Monde” consacré au malaise croissant de la gauche face à l'”usage militant des notions comme la ‘race’ ou l”slamophobie'”, une vingtaine de personnalités s’indignent dans une tribune et volent au secours de Bouteldja : “Accusations infondées”, “calomnies”. Parmi les signataires : l’historienne Ludivigne de Bantigny, la sociologue Christine Delphy, la philosophe Isabelle Stengers, l’écrivain Annie Ernaux, ou l’éditeur Eric Hazan.

Les “thèses” professées par Houria Bouteldja ont depuis longtemps franchi les sphères confinées de la radicalité. En voici un florilège. Sur les Blancs : “J’appartiens à ma race. Au-dessus de moi, il y a les profiteurs blancs. […] Mes oppresseurs.” Sur l’homosexualité : “La tarlouze n’est pas tout à fait un homme. Ainsi, l’Arabe qui perd sa puissance virile n’est plus un homme.” Sur les juifs : “Pour le Sud, la Shoah est – si j’ose dire – moins qu’un détail. […] Cette histoire n’est pas la mienne en vérité […]. C’est pourquoi, je vous le dis en vous regardant droit dans les yeux : je n’irai pas à Auschwitz.”

Le collectif Lallab des femmes musulmanes lors d’un rassemblement féministe des quartiers populaires devant la Basilique Saint-Denis, le 11 mars 2017. (Anita Pouchard Serra / Hans Lucas)

“Femmes, voilez-vous !”

Lors des grèves des facs au printemps, on a pu mesurer l’effet de tels discours sur les étudiants. Les murs de plusieurs universités ont été tagués de slogans racistes (“Mort aux Blancs”, “Fuck White People”, “Assimilation = ethnicide”, ” Si le racisme antiblanc existait, je serais un gros faf”) ou à connotation islamiste (“Femmes, voilez-vous !”, “Allahou akbar”, ” Califat Queer “). Pendant le même mouvement de grève, lors d’une conférence à Nanterre, deux militants ” décoloniaux ” ont été jusqu’à soutenir que “la gauche blanche enjoint aux non-Blancs de s’identifier comme homosexuels “. Pourquoi ?” Parce que la majorité blanche du Nord impose sa vision de la sexualité, qu’elle prétend universelle et émancipatrice, à l’intégralité de la population non-blanche du Sud qui ne lui a rien demandé. ” Sus à l'”homoracialisme français”, concluaient les deux ” décoloniaux “. A bas l'”impérialisme gay” (l’une des expressions phares d’Houria Bouteldja).

Sous la pseudo-spécialisation du langage, des alliances, en apparence contre-nature, se nouent. Entre les Indigènes de la République, les Frères musulmans (lesquels conceptualisent également une racialisation de l’islam) et certains militants d’extrême gauche. Tous unis pour dénoncer un “racisme d’Etat structurel, pensé, organisé et légalisé par des Blancs” et pour instituer les “indigènes” (noirs, arabes ou asiatiques) en “nouveaux damnés de la terre”.

Exemple tout récent : le Collectif Rosa-Parks, qui, en octobre, a appelé à faire la “grève de la France” (“On disparaît de nos lieux de travail, de nos facs, de nos écoles”) pour dénoncer la “gestion raciale” des populations et la “ségrégation” érigée en “système”. Au bas de cet appel, les signatures d’Houria Bouteldja du PIR, de Marwan Muhammad du CCIF et d’une dizaine d’universitaires, parmi lesquels les “indigénistes” assumés Nacira Guénif-Souilamas, professeur de sociologie à Paris-VIII, et Françoise Vergès, politologue.

De l’avis de tous ceux que nous avons rencontrés au cours de cette enquête, la mouvance “décoloniale” gagne du terrain à l’université. Certains s’en réjouissent, d’autres s’en inquiètent. Le plus souvent en silence. Un professeur est allé jusqu’à nous avouer sa “terreur” face à d’éventuelles représailles d’étudiants. Un autre craint de ne plus “obtenir de crédits” pour ses recherches s’il critique les orientations de son labo. Discours inutilement alarmistes ? Peut-être est-il simplement temps d’ouvrir le débat sur le sujet, sans anathèmes ni fantasmes, et de faire un état des lieux.

L’antisémite n°1 d’Amérique: Luois Farakhan

L’antisémite n°1 d’Amérique : Louis Farakhan

Le principal antisémite d’Amérique : Louis Farakhan

 Par Manfred Gerstenfeld

 Les incidents antisémites ont augmenté de 57% aux Etats-Unis en 2017, selon la Ligue contre la Diffamation. C’est sa croissance la plus remarquable depuis 1979.[1]. Les meurtres de 11 Juifs dans une synagogue de Pittsburgh, en octobre 2018 ont mis l’éclairage sur les suprématistes blancs qui sont une composante importante du problème de la promotion de la haine antijuive dans le pays.

L’idée que les Juifs représentent le mal absolu trouve son origine dans le christianisme. Depuis des siècles, le Juif a souvent été dépeint comme le meurtrier de D.ieu, l’antéchrist et aussi Satan. Joshua Trachtenberg a résumé de quelle façon le Christianisme médiéval percevait le Juif comme “un sorcier, meurtrier, cannibale, empoisonneur et blasphémateur[2]“.

Pourtant, se focaliser exclusivement sur l’extrême-droite conduit à des perceptions éminemment trompeuses dans l’analyse du problème de l’expansion de l’antisémitisme. On peut le démontrer aisément si on tente d’évaluer les torts commis par la personne qui personnifie de la manière la plus fervente l’antisémitisme aux Etats-Unis.

Le candidat primordial à ce rôle est Louis Farrakhan, grand prêtre et dirigeant de la Nation of Islam ( NOI), un mouvement politico-religieux afro-américain. NOI s’est formé en 1930. Le nombre de ses membres est estimé entre 20.000 et 50.000 personnes. Farrakhan est parfaitement qualifié pour l’obtention du titre d’antisémite américain dominant et à plein temps, à cause de son emploi d’une grande diversité de poncifs antisémites.

Farrakhan a désigné le Judaïsme comme une “religion de caniveau” et une “religion dévouée à Satan”. Il continue aussi à vomir sa haine contre les Juifs en tant que peuple et contre l’Etat d’Israël. Son incitation persévère à travers les décennies. En mars 1984, Farrakhan a fait l’éloge d’Adolf Hitler, en le désignant comme un “très grand homme[3]“. Farrakhan est également homophobe et raciste anti-blancs.

La bibliothèque virtuelle juive a subdivisé une sélection limitée des déclarations antisémites de Farrakhan en plusieurs catégories[4] :

Une des plus prédominantes concerne les théories de la conspiration. Farrakhan  soutient l’assertion que les Juifs israéliens et sionistes ont eu un rôle fondamental dans les attentats du 11 Septembre (2001). IL a prétendu que les Juifs avaient reçu des sms les alertant de ne pas se rendre au travail le 11 Septembre[5].

En droite ligne sur le thème des “Juifs comme mal absolu”, Farrakhan parle des “Juifs sataniques”. Dans un sermon, il a déclaré que les “Juifs sataniques” avaient infecté le monde moderne par le poison et la tromperie[6] “. Le Juif comme “empoisonneur” fait partie des thèmes antisémites classiques. Au XIV ème siècle, durant la peste de la Mort Noire, les Juifs ont été accusés d’empoisonner les cours d’eau et les puits. De nombreux Juifs ont été assassinés à cause de ces fausses accusations mensongères[7].

Les Nazis allemands ont procédé à la biologisation du langage. Dans ce cadre, les Juifs se sont transformés en “bactérie”, en “vermine”, en “parasites” et en d’autres types de “sous-humains” d’une grande bassesse. C’est ainsi qu’ils ont préparé le terrain en vue du génocide. Le choix du mot “termite” par Farrakhan appartient à cette catégorie du sous-homme[8].

En plus des motifs antisémites du mal abolu, de l’empoisonnement et de la biologisation, Farrakhan déclare aussi fréquemment que le “Pouvoir juif est gigantesque”. dans les années 1990, il a affirmé que les Juifs sont un peuple en petit nombre, mais qu’ils sont le plus puissant au monde[9]“. Il a aussi dit : “Dès que vous voulez quelque chose en ce monde, ce sont les Juifs qui tiennent la porte (l’accès)[10]“.

Farrakhan prétend que les Juifs “contrôlent le monde, le pouvoir financier et qu’ils exercent “une somme énorme d’influence sur les affaires du gouvernement[11]“. Il a affirmé qu’Israël et les Juifs contrôlent à la fois le Sénat et la Chambre des représentants (Congrès). Il a,en outre, fait référence aux personnes blanches dans des postes-clés au Mexique comme étant des “Juifs mexicains[12]“. Farrakhan accuse même les Juifs d’avoir aidé le Troisième Reich sur la route vers le pouvoir[13].

Parfois Farrakhan conjugue deux thèmes antisémites entre eux. Il a déclaré “Vous les Juifs avez enroulés vos tentacules autour du gouvernement des Etats-Unis[14]“. Cela reflète ses thèmes haineux sur le gigantisme du pouvoir juif redoublé par la nature sous-humaine des Juifs.

La double allégeance, le thème antisémite le plus fréquent de par le monde, fait aussi partie des accusations antisémites rituelles de Farrakhan. Il établit la liste d’un certain nombre de Juifs qui ont étroitement travaillé avec les présidents américains, en ajoutant  : “Toute personne juive qui se trouve dans l’entourage du président est un citoyen binational d’Israël et des Etats-Unis d’Amérique[15]“.

Lorsque Farrakhan s’est rendu en visite à Téhéran en novembre 2018, il s’est exprimé devant les étudiants en droits de l’Université de Téhéran. A la fin de son discours, Farrakhan et les étudiants ont entonné : “Mort à Israël” et “Mort à l’Amérique[16] [17]“. Farrakhan a aussi désigné l’instauration de l’Etat d’Israël comme un “acte hors la loi” et il a accusé l’Etat Juif de “vol, de mensonges et de tromperie[18]“.

Il existe diverses dimensions supplémentaires à l’antisémitisme de Farrakhan. On aurait pu s’attendre  à entendre, dans son propre mouvement, des voix protestataires fortes, au fil des années contre l’extrémisme antisémite de leur leader. Comme cela n’a pas été le cas, la Nation of Islam est un mouvement souillé par cette tâche indélébile.

Alan Dershowitz a souligné qu’à la différence d’autres antisémites notoires, les hautes personnalités des principaux courants en Amérique ne dédaignent pas de le rencontrer. Dershowitz remarque qu’une photo a récemment fait surface d’un Barack Obama souriant en compagnie de Farrakhan, en 2005[19]. Ce tête-à-tête avait été arrangé par le Caucus Noir. Dershowitz soulignait qu’aucune personnalité prédominant ne s’assiérait aux côtés du suprématiste et antisémite à plein temps David Duke, un ancien grand sorcier du Ku Klux Klan[20].

Aux funérailles de la chanteuse Aretha Franklin, en août 2018, Farrakhan bénéficiait du statut privilégié des célébrités, se trouvant assis à seulement deux places de sièges de l’ancien Président Bill Clinton[21].

Linda Sarsour, Co-Présidente nationale de la Marche des Femmes et ancienne directrice exécutive palestino-américaine de l’Association Arabo-Américaine de New York, qui soutient un boycott d’Israël, est aussi une fervente partisane de Farrakhan depuis des années[22].

En février 2018, une autre co-présidente nationale de la Marche des Femmes, Tamika D. Mallory (photos ci-dessus, dont la première avec Linda Sarsour) assistait à la Journée annuelle des Bienfaiteurs de la Nation Of Islam à Chicago. Là, Farrakhan a livré un discours d’introduction incendiaire qui comprenait des déclarations à propos des “Juifs puissants” qu’il considère comme ses ennemis. Alors que Mallory et Sarsour ont condamné l’antisémitisme, l’homophobie et d’autres formes de haine, elles n’ont en aucun cas dénoncé Farrakhan. Il y a donc naturellement eu des appels à la démission de ces indignes co-présidentes[23].

La coalition juive républicaine a appelé à démissionner sept députés qui se sont assis avec Farrakhan, los de rendez-vous personnels alors qu’ils étaient en fonction : Andre Carson (D-Ind.), Maxine Waters (D-Calif.), Danny Davis (D-Ill.), Al Green (D-Tx), Barbara Lee (D-Calif) et Gregory Meeks (D-NY) aux côtés du représentant Keith Ellison (D-Minn.), le vice-président du Comité National Démocrate[24]“.

Ellison a, depuis, été élu Procureur Général du Minnesota. Après un tollé, certains de ces politiciens ont explicitement condamné Farrakhan. Il y a aussi eu des condamnations de ces rencontres, de la part de certains représentants démocrates[25]. Par ces affichages en la compagnie de Farrakhan, ces sept hommes politiques démocrates et d’autres personnages de haute stature légitiment l’antisémite dominant de l’Amérique.

Ces mêmes politiciens suffisants, qui n’hésiteraient pas à condamner David Duke si on leur demandait de le faire, restent fréquemment réticents à le faire en ce qui concerne Farrakhan. Le Rabbin Shmuley Boteach en a donné une illustration, en soulignant que le Sénateur américain Corey Booker, qui nourrit des ambitions présidentielles, s’est affirmé contre l’antisémitisme, mais a savamment évité de condamner Farrakhan[26].

Ce qui précède pose un problème fondamental. Dans un pays démocratique, un homme qui est une telle source régulière de discours de haine devrait être déféré devant un tribunal et condamné à une peine de prison. Cependant, ce n’est pas possible aux Etats-Unis à cause du Premier Amendement de la Constitution qui garantit la liberté d’expression, même aux incitateurs les plus extrémistes.

Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

“Israël peut atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient avec ses missiles” (Netanyahou)

“Israël peut atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient avec ses missiles” (Netanyahou)

Prime Minister Benjamin Netanyahu visits Israel Aerospace Industries on December 17, 2018.
Kobi Gideon (GPO)

Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré lundi qu’Israël avait la capacité d’atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient grâce à ses missiles offensifs, lors d’une visite des locaux de l’entreprise de construction aéronautique israélienne (IAI).

“Il existe une accumulation d’esprits très talentueux et de personnes qui développent la (technologie) de pointe de la défense de l’État d’Israël, des microsatellites que nous allons lancer dans l’espace aux missiles. L’espace est une immense sphère dans laquelle l’Etat d’Israël entre”, a affirmé Netanyahou.

“Ils développent ici des missiles offensifs qui peuvent atteindre n’importe quelle cible dans la région. Cela représente le pouvoir offensif de l’État d’Israël qui est très important pour nous dans tous les domaines. Ils développent ici des systèmes d’armes dotés de capacités qu’aucun autre pays ne possède”, a-t-il ajouté.

Israël est connu pour ses technologies militaires de pointe qu’il exporte dans le monde entier.

Kobi Gideon (GPO) Prime Minister Benjamin Netanyahu visits Israel Aerospace Industries on December 17, 2018.
Kobi Gideon (GPO)

“C’est la réalisation du génie juif dans toute sa splendeur. L’IAI sait comment aller où que ce soit pour le bénéfice du peuple israélien. Décidez et nous irons où bon nous semble. (Seul) le ciel est la limite”, a déclaré Harel Locker, le président de l’IAI.

Netanyahou s’est également exprimé sur la vente d’avions de chasse israéliens F-16 pour le montant de 500 millions de dollars à la Croatie, laquelle aurait été bloquée par les Etats-Unis.

“J’ai traité de cela personnellement. Pour le moment, il est trop tôt pour être plus clair. Nous y travaillons”, a assuré Netanyahou.

En mars dernier, le Conseil de défense croate avait favorablement accueilli l’offre de vente israélienne d’une escadrille de F-16 afin de moderniser son aviation, une décision qualifiée d’historique par le ministre de la Défense.

Les F-16 sont appelés à remplacer les avions de production russe MIG-21 obsolètes de l’armée de l’air croate.

Or, début décembre des responsables israéliens ont déclaré que l’administration Trump s’était opposée à l’ accord d’armement à hauteur de 500 millions de dollars entre Israël et la Croatie, pour la vente de 12 avions de combat F-16 fabriqués aux États-Unis, rénovés et modernisés par Israël.

Ils la volent, la frappent et la traitent de “sale Juive” | jforum.fr

Témoignage de la mère de la jeune fille :

“ce soir ma fille de 20 ans c’est faite agresser en bas de chez moi av du 8 mai il l’ont tabassée, tout pris, mais leur but c’était de taper et ils lui on dit a plusieurs reprise : ” t’as peur la juive t’as peur”. Entre temps une dame qui venait par là a attiré l’attention de ces barbares et ma fille a pu se sauver pour chercher de l’aide. Mais avant que la dame n’ait surgit, il lui avait déjà tout volé et ils continuaient encore à la taper. Donc le motif n’est pas le vol”.

Sarcelles : enquête ouverte après une agression antisémite

 

Une enquête a été ouverte après l’agression lundi à Sarcelles (Val-d’Oise) d’une jeune femme de 20 ans qui affirme que deux jeunes lui ont cassé le nez avant de lui dérober son sac et de la traiter de “sale juive”, selon des sources concordantes. La victime, qui a déposé plainte, dit avoir été accostée par deux adolescents vers 19H00 dans le quartier dit de la “Petite Jérusalem”, où vit une importante communauté juive, a relaté une source policière. Selon son témoignage, recueilli par la police, ses agresseurs lui ont donné un coup de poing avant d’arracher son sac à main et de lui lancer : “Tu as eu peur, sale juive”.

» LIRE AUSSI – Nouvelle agression antisémite d’un adolescent dans le Val-d’Oise

Le parquet de Pontoise a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête et retenu “pour l’heure” le caractère antisémite de l’agression. Dans un communiqué, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a déploré une “nouvelle agression antisémite” sur cette jeune femme “ciblée parce que juive”.

 

Les faits se sont déroulés lundi à Sarcelles, dans le quartier de la “Petite Jérusalem” car il abrite une importante communauté juive. Une femme âgée de 20 femme est abordée deux adolescents. Il est 19h. Mais aussitôt l’un d’eux lui assène un coup de poing, son nez est cassé. C’est alors qu’ils lui dérobent son sac à main et déclarent, avant de prendre la fuite : “Tu as eu peur sale juive”.

Le jeune femme a déposé plainte. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête et a retenu le caractère antisémite de l’agression. 

Le Bureau National de vigilance contre l’antisémitisme n’a pas tardé à réagir et déplore une nouvelle agression sur une femme “ciblée parce qu’elle était juive”.

Par France 3 Paris Île-de-France avec AFP  
Communique de Presse
Le BNVCA condamne avec force la nouvelle agression antisémite commise le 17 décembre 2018 à Sarcelles (95) contre une jeune fille juive de 20 ans .
Selon nos informations proches de la victime, alors qu’elle rentrait de son travail, pour rentrer à son domicile avenue du Huit mai 1945, la jeune fille a été agressée par 2 jeunes qu’elle décrit de couleur d’origine africaine et âgés d’environ 17 ans. L‘ayant ciblée parce que juive pour la dépouiller, lui voler son téléphone portable, les deux assaillants l’ont frappée violemment au visage, tout en criant des injures antijuives, ainsi que ” T AS PEUR LA JUIVE T AS PEUR”
La victime n’a dû son secours qu’à l’intervention d’une passante qui s’est interposée, lui permettant de s’échapper. Blessée elle a pu regagner son domicile,le visage en sang, le nez cassé.
La victime a dépose plainte.
Le BNVCA demande à la Police de tout mettre en oeuvre pour identifier rapidement les auteurs de cette nouvelle attaque antijuive violente  et les interpeller pour les mettre hors d’état de nuire.
Le BNVCA se constituera partie civile aux côtés de la victime.
Le BNVCA rappelle et recommande à toute victime, à  tout témoin d’un acte de nature antisémite de nous prévenir IMMEDIATEMENT en appelant la hot line 06 63 88 30 29 ou en informant le site BNVCA.ORG
Le Président
Sammy GHOZLAN
06 09 67 70 05
01 77 38 49 44
Drancy le 18 décembre 2018
Article Jforum

Fin de la Liberté d’expression sur Radio J ?

Fin de la liberté d’expression sur Radio J ?

Dov Zerah, nouveau président de Radio J, dès sa prise de fonction, a imprimé sa vision de la liberté d’expression en interdisant à compter du vendredi 7 décembre, la diffusion (payée au demeurant) de la chronique hebdomadaire de l’UPJF. Cette chronique diffusée chaque dimanche vers 15H15 sur Radio J faisait partie du paysage communautaire depuis une vingtaine d’années.
J’ai accepté naturellement, précisément au nom de la liberté d’expression, la demande de Claude Barouch, président de l’UPJF, de s’exprimer pour faire part de son mécontentement, dans la ligne ouverte de ce dimanche 16 décembre.
10 minutes après l’intervention de Claude Barouch, alors que je dialoguais avec des auditeurs, Dov Zerah a donné l’ordre à notre technicien réalisateur, que les micros me soient coupés et que de la musique soit diffusée à la place.
J’ai juste eu le temps de protester contre cette censure.
La « ligne ouverte » est (ou était) un rare lieu où tous pouvaient s’exprimer sans censure (sauf propos délictuels). J’anime (ou j’animais) cette émission depuis 37 ans, bénévolement en y consacrant mes dimanches après-midi.
Co-fondateur de Radio J, si ces décisions persistent, je devrai me résoudre à ce que cette radio devienne la radio d’une pensée unique, au détriment de tous ceux n’appartenant pas aux « élites bien pensantes » dans notre communauté.
Source :
https://www.facebook.com/guy.rozanowicz?__tn__=%2CdC-y.g-R&eid=ARBgWjtGEQJi3G1lgI-ufVRIwdufQrmcG_u09R3qcvUOgUPT-q1biAvTV7Yxr50j_DZIGnsa7iG7HFFc&hc_ref=ARStZwPcGwFxwmUaEJKooaqj9KsN0FTi6pyHEEFKxeetL-n0KpRDLmqubyPLYUTsHPc&fref=nf

Radio J et Judaiques FM changent de direction

Changement dans deux radios juives de Paris, Radio J et Judaiques FM, qui ont été reprises par Marc Eisenberg. Ces deux radios se partagent une seule et même fréquences à Paris : 94.8.

Les deux antennes resteront distinctes à la demande du CSA mais seront quand même certainement regroupées sur un même site. C’est Raphy Maciano qui dirige désormais Judaiques FM et et Dov Zerah dirigera Radio J. Les nouvelles direction sont déjà en place. Rappelons que sur Paris, quatre radios se partagent la « fréquence juive » depuis 1981. Chacune représente des tendances différentes. qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour créer une fréquence unique. Radio J, qui est supposée être la plus proche des milieux religieux et celle qui serait aussi la plus proche des idées du gouvernent israélien actuel. Elle émet de 4h à 8h et de 14h à 16h30.
Judaiques FM qui émet de 8h30 à 11h, de 21h à 23h et de minuit à 2h30. Elle était supposée être politiquement plus indépendante.

RCJ (Radio de La Communauté Juive) actuellement dirigée par Paule Henriette Levy, dépend du FSJU, le Fonds Social Juif Unifié, une institution juive représentative. Elle est considérée comme la plus institutionnelle. RCJ se veut être la radio la plus culturelle. Elle émet de 8h à 8h30, de 11h à 14h et de 23h à minuit et Radio Shalom a été reprise par deux de ses journalistes, Bernard Abouaf et Pierre Gantus. La radio se veut comme un lieu d’information entre les communautés et est plus proche des milieux favorables à un processus de paix au Moyen Orient. Elle émet de 16h30 à 21h.


Dov Zerah, né le 31 juillet 1954 à Tunis (Tunisie), a occupé le poste de directeur général de l’Agence française de développement (AFD) du 2 juin 2010 au 29 mai 20131. Il était également président de Proparco, filiale de l’AFD spécialisée dans le financement du secteur privé ; censeur d’OSEO.
Dov Zerah est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, possède une maîtrise de Sciences économiques de l’université de Panthéon-Sorbonne, est ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, Promotion Voltaire (1980) et auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN – 59e session)
De 1981 à 1993, avant de devenir sous-directeur des Affaires bilatérales, il occupe quatre postes à la direction du Trésor : adjoint au chef du bureau du financement des entreprises, chef du bureau de la Réglementation bancaire et des relations avec la profession bancaire, chef du bureau des banques, et chef du bureau de la zone franc et de l’Afrique sub-saharienne. De 1984 à 1986, il est attaché financier à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes.
De 1993 à 1999, il occupe des postes de direction de cabinets, cabinets des ministres de la Coopération, puis de l’Environnement, puis du commissaire européen chargée de la recherche, de l’innovation, de l’éducation, de la formation et de la jeunesse. De juin 1993 à novembre 1995, il est directeur délégué à la direction générale de la Caisse française de développement (CFD), qui deviendra l’AFD.
De 1999 à 2002, il est président de la Compagnie cotonnière (COPACO) et président de Dagris (Développement des agro-industries du sud) ex-Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT), holding de sociétés cotonnières implantées dans une trentaine de pays principalement africains.
De 2002 à 2007, il est directeur des Monnaies et médailles au ministère de l’Économie.
En avril 2007, il est nommé conseiller maître à la Cour des comptes2.
Dov Zerah a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), à l’Institut supérieur du commerce (ISC), ainsi qu’à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC).
Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine de 2008 à 2014, il a été administrateur des Consistoires central et de Paris de 2009 à 2014.
Dov Zerah est vice-président du Groupe « Que faire ? », qui rassemble d’anciens membres de cabinets ministériels de droite, du centre et de gauche, ainsi que des dirigeants d’entreprises.

Marcelle Machlu du Technion révolutionne le traitement du Cancer?

Marcelle Machluf révolutionne le traitement du cancer?

Marcelle Machluf, professeure au Technion en Israël, a trouvé le procédé pour s’attaquer aux tumeurs cancéreuses sans affecter les cellules saines.

Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France, a interviewé le Pr Marcelle Marchluf, Doyenne de la faculté de Biotechnologies et de Génie alimentaire au Technion.

Née au Maroc, elle a fait toute sa scolarité à Ashdod. Cette grande ville d’Israël située au sud de Tel Aviv peut ainsi s’enorgueillir d’avoir vu grandir l’une des plus éminentes scientifiques d’Israël, ancienne étudiante de l’école Médicale de Harvard (USA).

Fidèle à sa ligne éditoriale, Israël Science Info met à nouveau en lumière des femmes d’exception en Israël, chercheuses ou entrepreneuses.

Quel a été votre parcours ?

Je suis une scientifique, membre de la communauté du Technion.  Je suis née au Maroc, et je suis arrivée en Israël à un an, avec ma mère et ma grand-mère. Nous avons quitté le  Maroc parce que les Juifs du Maroc à l’époque considéraient Israël comme la Terre Promise.

J’ai été élevée à Ashdod, où j’ai suivi toute ma scolarité, puis j’ai obtenu mon Bachelor en chimie et biologie à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Après quoi, je me suis mariée, et avec mon mari nous avons déménagé dans le sud d’Israël où j’ai obtenu mon Master et mon Doctorat à l’Université Ben-Gurion du Néguev.

C’est à ce moment que j’ai décidé de changer pour la faculté d’ingénierie, j’ai passé un diplôme en génie chimique et ingénierie médicale. Ce fut un moment clé : j’ai réalisé que je voulais faire des sciences appliquées et non plus de la science théorique.

J’ai par la suite étudié pendant cinq ans à l’école Médicale de Harvard en post-graduate, programme appelé aussi post doc-fellowship. J’ai donc déménagé avec mes deux enfants, mon époux et ma mère. Mon dernier enfant est né là-bas.

Après ces cinq années, j’ai été recrutée par le Technion, à la Faculté de Biotechnologie et d’Agro-technologie, dont je suis aujourd’hui la Doyenne.

Toutes mes recherches sont en rapport avec les sciences appliquées et ont pour but de développer des applications médicales dans le domaine du cancer, ou dans la création de tissus biologiques.

Vous êtes spécialisée dans la recherche sur le cancer et les cellules souches, pourquoi ?

Dans la lutte contre le cancer, nous développons l’administration localisée de médicaments, c’est-à-dire l’injection de médicaments à l’endroit précis où se situe la tumeur. Cela rend le traitement plus efficace, tout en permettant de réduire les effets secondaires et la quantité de médicaments administrée au patient. La plupart des études dans le monde réalisées dans ce domaine utilisent des matières synthétiques pour administrer le traitement au patient.

Dans notre laboratoire nous utilisons uniquement ce que notre corps a déjà produit naturellement pour combattre le cancer. L’idée est que nous avons dans la moelle osseuse, ce que l’on appelle des cellules souches adultes. Tout le monde possède ces cellules souches somatiques qui sont particulièrement de bonne qualité.

Cependant, lorsqu’une tumeur apparaît et qu’elle se développe, elle envoie un signal aux cellules souches somatiques qui quittent alors la moelle osseuse et viennent protéger la tumeur.  C’est ce qu’elles font, elles ne le savent pas, mais elles le font.

Dès lors, nous avons pensé utiliser le fait que ces cellules souches puissent reconnaître et localiser la tumeur et agir sur ce qui n’allait pas. Nous avons donc extrait ces cellules.

Cependant, je ne voulais pas travailler directement sur les cellules, parce que si elles peuvent faire ce que vous voulez, elles peuvent également adopter des comportements néfastes.

Nous avons pris les cellules souches somatiques, et retiré tout ce qu’il y avait à l’intérieur, pour  conserver uniquement les membranes. Nous avons conservé avec la membrane tout ce qui est capable de détecter la tumeur. Nous ne savons pas ce que c’est, mais c’est bien là.

Puis nous avons ensuite inséré une nano-vésicule appelée nano-vésicule hybride et rebaptisé ces cellules, « cellules nano-fantômes ». Fantômes parce que nous en avons retiré tout ce qu’il y avait à l’intérieur.

Après cela, nous avons rempli le « fantôme » avec le médicament, avant d’injecter le nano fantôme dans le corps malade. Lorsqu’il y a une tumeur, les nano-fantômes la localisent, s’y accrochent – et délivrent  le médicament sur la tumeur.

C’est un fait, et c’est ce que nous avons constaté. Elles tuent presque l’ensemble des tumeurs avec lesquelles elles entrent en interaction. Au stade de notre recherche, nous avons constaté que ces cellules nano fantômes peuvent tuer une tumeur en un peu plus de deux semaines.

C’est extrêmement impressionnant. Cela nous a pris sept ans pour obtenir ce résultat.

Aujourd’hui c’est une découverte majeure pour le laboratoire et plusieurs investisseurs sont venus vers nous, afin de transposer le modèle dans les milieux médicaux.

De plus nous avons remarqué que ces nano fantôme ne s’attaquent pas qu’à un seul type de tumeur, mais bien à l’ensemble des tumeurs présentes.

Des tests supplémentaires nous ont également montré qu’elles ne détectent pas seulement les tumeurs et mais également les métastases, et à  l’heure actuelle, il n’y a aucun système qui puisse détecter les métastases. Avec un peu de chance, nous en avons un désormais. Nous ne savons pas encore comment cela fonctionnera, mais dans le cas des animaux, tout fonctionne parfaitement.

Vous avez été nommée Doyenne de la faculté de bio-technologie et d’agro-technologie, en tant que femme, quel est votre ressenti ?

Je suis déçue qu’il n’y ait pas suffisamment de femmes aux plus hauts niveaux académiques, notamment professeur. Nous ne sommes que 10% à enseigner à temps plein au Technion, mais le Technion est en train d’évoluer. Nous somme cinq Doyennes pour la première fois en Israël, dans le secteur de l’ingénierie, ce que vous ne trouvez pas dans les autres universités.

Mise à part cela, je  pense que les femmes, les jeunes filles, n’ont pas assez appris qu’elles peuvent être excellentes dans le secteur de l’ingénierie, ou dans le domaine des sciences exactes, des mathématiques ou de la physique. On enseigne aux filles qu’elles devraient faire autre chose. Je pense que le temps aidera à changer cela.

Mon sentiment est que oui, vous devez croire en vous. Oui, c’est très difficile parce que c’est un monde contrôlé par les hommes, mais c’est en train de changer. Plus seront nombreuses les femmes qui intégreront de hautes positions dans ces domaines, plus nous verrons de femmes. Les femmes peuvent selon moi apporter beaucoup, à la fois dans les sciences et  le management des sciences.

Vous êtes également Directrice du Centre d’Innovation Alimentaire

Ce centre fait partie de ma faculté. Nous sommes en train de développer des accélérateurs et des innovations dans le monde de la cuisine et de l’agroalimentaire. Et parce que je suis la Doyenne j’essaie de placer cela au cœur de notre projet. Notre faculté est l’épicentre de l’innovation alimentaire en Israël.

 Quelles relations souhaiteriez-vous tisser entre votre faculté et la France ? 

Pour le moment nous n’avons pas d’interactions, mais nous espérons que des entreprises françaises viendront rejoindre le mouvement que nous initions pour l’innovation alimentaire. Il y a beaucoup  d’entreprises françaises dans le secteur alimentaire, et nous espérons qu’elles seront amenées à travailler avec nous. Peut-être que cela interviendra plus vite que prévu.

Que représente le Technion France pour vous ?

Pour moi premièrement, c’est une de mes maisons. Je suis venue plusieurs fois, je sais tout ce que vous accomplissez Muriel. La France est un des leaders en Science en Europe, tout comme l’Angleterre. Des Institutions scientifiques majeures sont françaises. Par conséquent, plus nous collaborerons, plus les progrès seront importants et ce, pour l’ensemble des pays. Nous disposons de savoirs en Science complémentaires. En Israël, certains groupes travaillent avec l’Inserm, Paris V, et de nombreuses autres institutions. J’aimerais les voir interagir davantage et que des Centres de recherche rejoignent à la fois des Institutions françaises et israéliennes. Nos deux pays en bénéficieraient fortement.

Source blog de Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France

Libération et l’intox des « routes pour colons »

Libération et l’intox des « routes pour colons »

Le correspondant de « Libération » a écrit qu’Israël avait ouvert une « bretelle autoroutière pour les colons ». InfoEquitable l’a vérifié : c’est complètement inexact.

 

Une actualité lourde et chargée occupe Israël, dont les ressortissant ont été visés cette semaine par plusieurs graves attaques – à commencer par celle qui a coûté la vie à un bébé qui a eu le malheur d’attendre le bus dans le ventre de sa mère lorsqu’un terroriste palestinien a tiré sur la foule, et qui malgré une césarienne d’urgence ne put survivre que quatre jours.

En dépit de ces événements dramatiques, le correspondant de Libération Guillaume Gendron a trouvé le temps de rédiger une « chronique de mode » au ton léger autour des habitudes vestimentaires de Benjamin Nétanyahou. Ce texte facétieux s’amuse d’un accessoire de mode adopté Premier ministre israélien qui, en bon animal politique, soigne tous les aspects de son image. La doudoune qu’il porte lors de ses visites de terrain n’a forcément pas été choisie au hasard. Elle fait même des émules, explique Guillaume Gendron :

 

Et évidemment, il l’avait sur le dos quelques heures plus tard au moment d’inaugurer une nouvelle bretelle autoroutière pour les colons, promettant qu’«aucun Juif ne serait jamais déraciné» de la Cisjordanie occupée, au côté de son ministre des Transports et du Renseignement, lui aussi vêtu d’une… doudoune noire matelassée.

 

La bretelle autoroutière en question est l’échangeur d’Adam, situé en Samarie (Cisjordanie). Elle sépare une route qui relie cette region à Jérusalem, quelques kilomètres au sud de là, et une autre qui va vers Qalandia, passage vers la ville de Ramallah. Est-ce une bretelle pour colons ? Non !

Guillaume Gendron, qui a une longue expérience dans la région, ne peut pas l’ignorer : le réseau routier de la zone C est ouvert à tous les véhicules, israéliens comme palestiniens !

L’administration civile israélienne (en charge de cette zone C selon les accords d’Oslo) l’a d’ailleurs confirmé le jour même de la parution de l’article de Libération :

 

 

Le nouvel échangeur d’Adam (…) dessert à la fois les Palestiniens et les Israéliens.

 

Non, la nouvelle bretelle autoroutière n’est pas « pour les colons ». Elle dessert tous les habitants de la région sans distinction. La tournure de la phrase suggère un « apartheid » inexistant.

Plusieurs lecteurs de Libé ont déjà signalé l’erreur. A moins que Guillaume Gendron n’ait accès à d’autres informations que nous ignorerions – et dans ce cas nous les ferions suivre à nos lecteurs -, il nous paraît indispensable que Libération corrige cette phrase pour donner aux lecteurs une vision juste de la réalité. InfoEquitable a contacté la rédaction à cet effet.

Le prince Mohamed bin Salman oeuvre pour un sommet tripartite avec Netanyahou et Trump

Le prince Mohamed bin Salman oeuvre pour un sommet tripartite avec Netanyahou et Trump

Soucieux de faire oublier au plus vite l’affaire Khashoggi, le prince-héritier saoudien Mohamed bin Salman a décidé de susciter un événement de dimenson internationale qui marquerait les esprits.

Les médias arabes rapportent que le prince-hériter envisagerait d’organiser la tenue d’un sommet tripartite inédit à Washington entre lui, le président américain Donald et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou. Si un tel sommet se tenait, ce serait la première fois que des dirigeants israélien et saoudien de si haut niveau se rencontreraient en public depuis la création de l’Etat d’Israël. Les médias israéliens avaient révélé que Binyamin Netanyahou et Mohamed bin Salman se seraient déjà rencontrés officieusement, notamment en Jordanie.

Mais avant de prendre la décision définitive, le prince saoudien a entamé de nombreuses consultations avec des experts politiques, diplomatiques et militaires de son entourage pour savoir si une telle initiative serait bénéfique pour rehausser son image et celle de son pays ou si cette démarche aurait des conséquences négatives dans le reste du monde arabe.

Contrairement aux monarques saoudiens précédents, Mohamed bin Salman se sent moins lié par le poids de l’Histoire et souhaite se rapprocher d’Israël pour amoins deux raisons: leur ennemi commun qui est l’Iran et tout ce que peut lui apporter Israël dans sa volonté de réformer profondément et moderniser l’Arabie saoudite.

Larissa Cain, une des dernières survivantes du ghetto de Varsovie

Saint-Malo : le douloureux témoignage de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie

Larissa Cain est sans doute l’une des dernières survivantes au monde du ghetto de Varsovie. Elle est venue témoigner à Saint-Malo. Un récit douloureux mais précieux.

Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, l'histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l'intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d'histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l'Histoire.
Larissa Cain n’était qu’une petite juive polonaise tout juste âgée de 8 ans quand elle a découvert l’inhumanité instaurée par le régime nazi. Elle a échappé « par chance » à une mort qui a fauché presque toute sa famille. (© Samuel Sauneuf / Le Pays Malouin)

C’est un petit bout de femme, au sourire espiègle et au rire contagieux, qui s’est présenté devant les élèves du lycée Jacques Cartier de Saint-Malo, jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2018.

Deux jours pour raconter deux années plongées dans l’enfer du ghetto de Varsovie.

Rescapée d’Auschwitz, Ginette Kolinka vient témoigner à Saint-Malo

La faim, la maladie, la peur, la mort. Larissa Cain n’était qu’une petite juive polonaise tout juste âgée de 8 ans quand elle a découvert l’inhumanité instaurée par le régime nazi. Elle a échappé « par chance » à une mort qui a fauché presque toute sa famille.

Depuis plus de 40 ans maintenant, elle témoigne de la Shoah dans des livres, dans des écoles, via des associations. À 86 ans, Larissa Cain est l’une des dernières rescapées vivantes du ghetto de Varsovie. Morceaux choisis de son intervention devant les lycéens malouins.

Cette image du ghetto de Varsovie est l'une des photos les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale.
Cette image du ghetto de Varsovie est l’une des photos les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale. (© DR / Wikipedia)

Le début de la guerre

« Je n’avais pas encore 7 ans début septembre 1939. J’habitais le 4e étage d’un immeuble du centre-ville de Varsovie avec mes parents. J’entends encore le bruit des avions qui déversaient leurs bombes par vagues successives. On n’avait pas le temps de souffler, qu’une seconde vague arrivait. On se cachait dans les caves. Notre appartement a été miraculeusement épargné. On a eu beaucoup de chance de ne pas mourir enfouis sous les décombres ».

L’arrivée des Allemands

« Sur leurs wagons était inscrit : « Nous allons en Pologne persécuter les Juifs ». Leur programme était clair. Cette guerre devait permettre l’anéantissement des populations des territoires conquis pour installer un Reich de 1 000 ans.
Si nous sommes tous différents, les races n’existent pas. Eux pensaient que si. Et les Juifs, comme moi, appartenaient à la dernière des sous-races. Celle qu’il fallait exterminer en premier ».

Les premières privations

« Tous les Juifs âgés de plus de 10 ans devaient porter au bras un brassard blanc avec une étoile à six branches bleues. En tant que race inférieure, on a d’abord considéré que nous n’avions pas besoin d’enseignement. Fini l’école pour les enfants et terminé le droit d’enseigner pour les adultes. On a aussi rapidement interdit aux médecins non-Juifs de soigner des Juifs et vice-versa ».

Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif durant la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de la ville, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l'insurrection de ses occupants contre les nazis. Il rassembla jusqu'à 380 000 personnes.
Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif durant la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de la ville, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l’insurrection de ses occupants contre les nazis. Il rassembla jusqu’à 380 000 personnes. (© DR / Wikipedia)

La création du ghetto

« Un an plus tard, tous les Juifs de Varsovie ont été contraints d’habiter le même secteur de la ville. Ils ont eu trois semaines pour déménager dans ce qu’on allait appeler le ghetto de Varsovie. Il était divisé en deux : un petit et un grand ghetto, reliés par une passerelle. 400 000 personnes s’y sont entassées, soit le tiers de la ville regroupé dans un espace restreint (128 000 habitants au km²), entouré de murs hauts de 3 mètres et recouverts de fils barbelés.
Dans chaque pièce, on comptait 8 personnes en moyenne. Comme notre appartement était situé dans le ghetto, nous avons accueilli mon oncle, ma tante et mon cousin.
Vous savez, au début, du haut de mes 8 ans, j’étais heureuse. Je n’allais plus à l’école et mon grand cousin que j’aimais beaucoup dormait sur un matelas à côté de moi. Il avait un album de timbres, c’était super. Mais ce bonheur n’a pas duré bien longtemps… »

La faim, la maladie, la mort

« Une terrible épidémie de typhus se répandit dans le ghetto. Le typhus se transmet par les poux. Et comme les gens n’avaient plus de quoi se laver, le typhus fit des ravages. Mon père tomba malade à son tour et s’installa dans ma chambre.
Nous ne mangions chaque jour que l’équivalent de 184 calories. Il vous en faut combien, vous, aujourd’hui ? 2 500, c’est ça ?
Les gens mouraient du typhus, de la faim. On mettait les corps dénudés et recouverts de journaux devant les portes. Des charrettes passaient les ramasser chaque matin pour les déposer dans les fosses communes ».

Durant l'été 1942, les Allemands ont déporté 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d'extermination de Treblinka (où l'espérance de vie n'excédait pas 3 heures !).
Durant l’été 1942, les Allemands ont déporté 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d’extermination de Treblinka (où l’espérance de vie n’excédait pas 3 heures !). (© DR / Wikipedia)

Le travail et les déportations

« Les Allemands obligeaient les gens à travailler 7 jours sur 7 dans le ghetto. Deux équipes se relayaient : 12 heures le jour ou 12 heures la nuit. Mes parents travaillaient pour une entreprise allemande qui confectionnait des uniformes. Elle était venue faire ses affaires ici. Elle n’a jamais été inquiétée après la guerre.
Durant l’été 1942, les Allemands sont passés à l’étape suivante. 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d’extermination de Treblinka (où l’espérance de vie n’excédait pas 3 heures !). Les rafles se succédaient, de jour comme de nuit. Le soir du 4 septembre, ma mère est partie pour son poste de nuit. Je lui ai dit de ne pas y aller. Elle n’est jamais revenue ».

L’évasion

« Je me suis évadée en décembre 1942, quelques mois avant l’insurrection du ghetto. C’est mon oncle Alexandre, qui vivait à l’extérieur, qui a tout organisé. J’avais 10 ans. J’ai escaladé le mur d’enceinte avec une échelle. C’était haut. J’avais terriblement peur. J’étais paniquée, tétanisée. Et puis j’ai sauté de l’autre côté dans la neige, où un ami de mon oncle m’attendait. Beaucoup de gens m’ont aidé ensuite à me cacher. J’ai eu beaucoup de chance. Les gens qui s’enfuyaient du ghetto étaient souvent dénoncés à la gestapo, contre quelques sous ».

L’incroyable périple d’un déporté

L’arrivée en France

« Je suis arrivée en France en 1946, chez un grand-oncle qui vivait du côté de Nancy.
L’après-guerre était très difficile pour nous, survivants. J’avais perdu ma mère. Je n’ai jamais su ce qu’étaient devenus mon père et mon oncle Alexandre qui m’avait sauvée. Pratiquement toute ma famille a été décimée par les nazis. Chez mon père, ils étaient 11 frères et sœurs. Ils ont tous disparu.
J’avais 14 ans, et on m’a mis en CP. C’était terrible de ne pas pouvoir communiquer avec les autres, de ne pas comprendre leur langue. Je n’avais qu’une seule idée en tête : apprendre le français. Je me suis nourri de littérature. C’est comme ça que j’ai pu me reconstruire…
Lisez de très beaux livres. Vous allez voir à quel point ça vous développe, ça vous porte. Les livres nous permettent de réfléchir et nous aident à juger ».

L’actualité

« Je suis éternellement reconnaissante à la France. Nous avons la chance de vivre dans l’un des plus beaux pays au monde. Cette démocratie, il ne faut pas la détruire. On ne peut pas obtenir tout, tout de suite et faire démissionner un président que nous avons élu. Je suis très très inquiète quand je vois ce qu’il se passe. Je ne sais quel sera le résultat de cette période.
Les migrants ? Il ne faut pas les laisser dans la rue. Il y a des postes à pourvoir en France. Il faut les faire travailler pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins et participer à la vie du pays ».

Son message

« Il est bien des merveilles en ce monde, il n’est pas de plus grande que l’homme », disait Sophocle. L’homme peut faire le mal, mais il peut aussi faire le bien… Il faut avoir le courage, dans des conditions difficiles et dangereuses, de savoir dire non ».

Recueilli par Samuel SAUNEUF

Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, l'histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l'intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d'histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l'Histoire.
Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d’Auschwitz-Birkenau, l’histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l’intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d’histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l’Histoire. (© Le Pays Malouin)

Des milliers de personnes aux funérailles des soldats tués en Cisjordanie

Des milliers de personnes aux funérailles des soldats tués en Cisjordanie

Yosef Cohen était “grand, saint, et pur” a dit son beau-père ; Yovel Mor Yosef a été salué pour avoir renoncé au basketball pour servir dans une unité de combat religieuse

Des amis et des membres de la famille assistent aux funérailles du soldat de Tsahal Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Des amis et des membres de la famille assistent aux funérailles du soldat de Tsahal Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Les deux soldats israéliens tués lors de l’attentat terroriste de jeudi dans le centre de la Cisjordanie ont été enterrés vendredi, commémorés solennellement et avec affection par leurs familles, amis et commandants.

Le sergent Yosef Cohen et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef étaient membres du bataillon d’infanterie Netzah Yehuda de la Brigade Kfir, une unité pour soldats ultra-orthodoxes.

Les funérailles de Cohen ont commencé à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem, où des centaines de personnes ont pleuré le résident de Beit Shemesh, âgé de 19 ans, parmi lesquelles Eli Ben Dahan (HaBayit HaYehudi), Moti Yogev (HaBayit HaYehudi), Oren Hazan (Likud), et Moshe Lion, maire de Jérusalem.

Une photo montage montre le sergent Yosef Cohen (G) et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef de la Brigade Kfir de l’Armée israélienne. Les deux jeunes hommes ont été tués le 13 décembre 2018 lors d’un attentat terroriste à l’extérieur de l’avant-poste de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie. (Armée israélienne)

« Yosef, mon adorable enfant, enfant juste, je n’aurais jamais cru que ce moment arriverait », a dit le beau-père de Cohen, le rabbin Eliyahu Merav, dans son éloge funèbre. « Pendant des années, je t’ai élevé, toi, le grand, saint, pur enfant… plein d’amour, de générosité et de grandeur d’âme ».

Le père de Cohen, Eitan, est mort quand il était jeune, et sa mère – qui, comme les autres femmes, ne prit pas la parole aux funérailles conformément à la coutume ultra-orthodoxe – a épousé le rabbin Merav.

« Cher Eitan, es-tu heureux avec ton cher enfant, maintenant ? Tu danses avec lui là-haut ? » a dit Merav en s’adressant au défunt père de Yosef Cohen.

Cohen a été enterré dans une section du cimetière du mont des Oliviers dédiée aux Hassidim de Bretslev.

Les funérailles de Mor Yosef ont eu lieu au cimetière militaire d’Ashkelon, sa ville natale, dans le sud du pays.

Quelque 2 000 personnes sont venues rendre hommage à ce jeune homme de 20 ans, qui devait rentrer chez lui jeudi matin, mais qui s’est porté volontaire pour rester avec son unité afin de donner du temps libre aux autres soldats.

Le commandant de la brigade Kfir, le colonel Zion Ratzon, a déclaré qu’il avait appris l’amour de Mor Yosef pour le basketball par ses amis et commandants. « Adolescent, tu étais un joueur de basket-ball, tu as abandonné ce rêve pour servir comme combattant dans l’armée israélienne », a-t-il déclaré.

« Tes amis m’ont parlé d’une personne spéciale qui considérait l’entraide comme une priorité absolue », a ajouté Ratzon. « Tu étais une personne modeste et tranquille, avec un bon cœur. Aimé de tous tes amis. Ton départ prématuré va laisser un énorme vide dans nos coeurs, un vide que nous ne pourrons jamais combler. »

« Yovel, notre cher soldat, tu es tombé pour la défense de notre pays, de nos familles, de tes amis », a dit Uri Slav, le cousin de Mor Yosef. « Ta connaissance approfondie de la Torah et des chants religieux m’a toujours surpris ».

« Nos conversations, nos rires, nos discussions sur la NBA vont me manquer », a-t-il ajouté. « Tu étais le pilier de la famille avec ton dévouement. Lors d’événements familiaux, tous les enfants te regardaient avec adoration, y compris ma fille. Tu avais toujours le sourire aux lèvres. Tu nous manqueras à jamais. Repose en paix, je t’aime ».

Des amis et des membres de la famille sont affligés lors des funérailles du soldat Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire de Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

Le petit Ami’ad-Israel a été par des centaines de personnes à sa dernière demeure

Des centaines de personnes ont accompagné le petit Ami’ad-Israël hy”d à sa dernière demeure

Selon la tradition juive, le rituel de la brit-mila a été pratiqué sur le nourrisson hy”d, fils d’Avihaï et Shira Ish-Ran, avant qu’il ne soit inhumé. Ses parents lui ont donné le prénom de “Ami’ad-Israël”.

Plusieurs centaines de personnes se sont rendues dans la soirée au mont des Oliviers pour accompagner le bébé à sa dernière demeure. Sa maman, Shira, l’avait vu mercredi matin pour la première fois sans savoir que ce serait aussi la dernière.

Les deux grands-pères, rav Rephael Ish-Ran et Haïm Silberstein ont tout deux, malgré leur douleur, prononcé des paroles de foi et de force, et ont lancé un message aux terroristes: “Vous ne nous briserez pas! Vous ne nous vaincrez pas! Nous sommes ici sur notre terre et nous ne partirons jamais!”.

Le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan a lancé un appel urgent au Premier ministre et ministre de la Défense afin que toutes les mesures soient enfin prises pour assurer la sécurité des Juifs de Judée-Samarie. Il a également demandé une réponse sioniste aux attentats: la création d’un nouveau village juif.

Finalement Chérif Chekatt a été abattu par la police à Strasbourg

Chérif Chekatt a été abattu par la police à Strasbourg (source proche du dossier)

Cherif Chekatt, suspected of a shooting at a Christmas market in Strasbourg, has spent time in prison in France and Germany
Handout PHOTOGRAPHER/AFP

Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été abattu par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

L’homme a été abattu au 74 rue du Lazaret où un très important dispositif de police a été déployé, a-t-on précisé de même source.

“Il a tiré sur une équipe de policiers de sécurité publique qui a riposté ” a indiqué une source policière.

Mardi soir, peu avant 20H00, il avait pénétré dans le centre historique de la ville au milieu du marché de Noël criant “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe); selon des témoins, il avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants, en frappant d’autres à coups de couteau, tuant trois personnes, dont un touriste thaïlandais, et en blessant 13.

Frederick FLORIN (AFP)French police in Strasbourg were searching the banks of the Rhine for Cherif Chekatt after Tuesday’s deadly shooting
Frederick FLORIN (AFP)

Après des échanges de tirs avec des militaires, qui l’ont blessé au bras, il avait réussi à s’enfuir en prenant un taxi pour se rendre dans un quartier proche, le Neudorf, où a eu lieu un nouvel échange de tirs avec la police, avant qu’il ne disparaisse.

Plus de 700 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour le retrouver et les polices allemande, suisse et luxembourgeoise étaient aussi en alerte.

L’avis de recherche des policiers français décrivait un “individu dangereux” de 1,80 m, à la “peau mate”, avec une “marque sur le front”.

– Connu depuis 2015 –

Né à Strasbourg et fiché “S” (“sûreté de l’État”) pour sa radicalisation islamiste, Cherif Chekatt, 29 ans, avait été condamné à 27 reprises en France, Allemagne et Suisse pour des faits de droit commun.

“Il a déjà été incarcéré à de multiples reprises et était connu de l’administration pénitentiaire pour sa radicalisation et son attitude prosélyte en 2015”, a rappelé le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. L’assaillant était inscrit au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et faisait l’objet d’un suivi par les services de renseignements intérieurs, a-t-il ajouté.

Il devait être interpellé par les gendarmes mardi matin, dans le cadre d’une enquête de droit commun, le jour de la fusillade donc, mais a échappé à cette arrestation.

La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

Patrick HERTZOG (AFP)Hundreds of police in France are now hunting for Cherif Chekatt, who has at least 27 convictions in four European countries
Patrick HERTZOG (AFP)

La vie reprenait doucement à Strasbourg jeudi, où les écoles – fermées la veille – ont été rouvertes. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé que le marché de Noël, qui attire chaque année deux millions de touristes, rouvrira vendredi.

Après cette attaque, le gouvernement a rehaussé à “urgence attentat”, soit son niveau maximal, le plan national de lutte contre le terrorisme Vigipirate.

Le traditionnel marché de Noël de Strasbourg avait fait l’objet d’un projet d’attentat en décembre 2000, qui avait été déjoué.

Ville “touristique” avec “une identité française et européenne”, Strasbourg “est une cible convoitée depuis de longues années”, a souligné Anne Giudicelli, directrice de la société de conseil Terrorisc.

Et le président du Centre d’analyse du terrorisme, Jean-Charles Brisard, a noté l’apparition d’un “terrorisme de plus en plus de proximité”. “Jusqu’à récemment, on frappait à Paris, parce que c’est symbolique. En majorité, les terroristes frappent désormais en province”, analyse-t-il.

La France vit sous une menace terroriste élevée depuis la vague d’attentats jihadistes sans précédent qui a fait 246 tués depuis 2015, sans compter la fusillade de Strasbourg.

Le gouvernement français généreux. … pour les palestiniens | Desinfos

Le 7 décembre 2018, en pleine tourmente politique, le Premier ministre Philippe signe avec des ministres palestiniens dix accords de coopération et demande la levée du blocus de Gaza

Un gouvernement français contesté qui, pour la première fois depuis des décennies, sort des blindés de la gendarmerie dans les rues de Paris, reçoit, à la veille de nouvelles manifestations paralysant la France, portant notamment sur le pouvoir d’achat des Français, des ministres palestiniens d’un gouvernement non élu, pour leur accorder de nouveaux financements, ce que recouvre le terme d’accords de coopération. Le Premier ministre français leur apporte tout son soutien et va jusqu’à préconiser la levée du blocus – maritime- de Gaza, aux mains des terroristes du Hamas.

De nouveaux financements français aux Palestiniens annoncés en pleine tourmente en France sur une trame anti-israélienne préoccupante

Une information qui, dans la situation actuelle de la France paralysée par des manifestations importantes, troublées par la violence de casseurs, portant principalement sur la dégradation du pouvoir d’achat des Français, mais aussi un rejet d’une immigration illégale préoccupante, aurait pu passer inaperçue. Elle est pourtant de taille. Car, alors qu’on aurait pu penser que le gouvernement français consacrerait toutes ses énergies à trouver des réponses aux attentes d’une majorité de Français, celui-ci, qui s’est montré très généreux – 10 millions d’euros en huit ans pour soutenir deux secteurs palestiniens – avec un gouvernement palestinien non élu, connu pour sa corruption et son incitation au terrorisme, par le biais du financement des terroristes ou de leur famille, reçoit en plein tourmente des ministres palestiniens dans le cadre d’une rencontre d’un comité ministériel bipartie, pour leur accorder une rallonge financière, sous couvert d’accords de coopération .

Une contribution financière de facto au terrorisme palestinien, grâce à l’argent des contribuables français qui ignorent sans doute cette utilisation de leurs impôts, que dénonçait il y a quelques jours l’Institut de Recherche et Observatoire des Médias palestiniens, Palestinian Media Watch

Lors d’une conférence de presse commune le 7 décembre, le Premier ministre palestinien se félicitait du soutien français,- la France condamne sans cesse ce qu’elle appelle la colonisation israélienne – y compris concernant l’établissement de leur capitale à Jérusalem. Au cours de leur conférence de presse conjointe Philippe réclamait par ailleurs la levée du blocus – maritime – de la bande de Gaza. Alors que le Hamas terroriste qui y est au pouvoir mène depuis des mois des attaques violentes sur sa frontière avec Israël. Une telle proposition équivaut à entériner la libre entrée de terroristes palestiniens sur le territoire israélien. Elle est d’autant plus étonnante que le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas sont littéralement à couteux tirés. Mais elle s’explique pourtant par le fait que ces deux factions palestiniennes ne sont d’accord que lorsqu’il s’agit de menées terroristes contre l’État hébreu. Ce qu’un responsable du Comité central du Fatah présidé par Mahmoud Abbas énonçait très clairement récemment

Satisfaction aussi du ministre des Affaires étrangères palestinien qui a signé ces accords avec « son homologue Yves le Drian », rapporte l’agence de presse palestinienne officielle Wafa Ce ministre palestinien des affaires étrangères a également demandé à la France d’intervenir auprès d’Israël pour que puisse être revus les Protocoles économiques de Paris entre l’OLP et Israël signés en 1994 . Compte tenu de la conduite hostile de la France envers Israël, y compris depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, – voir les votes à l’UNESCO ou à l’ONU,entre autres- on doute qu’une telle intervention française soit entendue…
Le Sénat recevait aussi le Premier ministre palestinien, appelant à soutenir la campagne BDS, qui semble avoir droit de cité en France, bien qu’y étant illégale….
Il est vrai que le Chef de l’État fait preuve d’un grand parti pris hostile à Israël. On découvrira ici un ensemble de déclarations ou actions de la France le démontrant, sous la houlette du Président Macron
Et il ne faut pas oublier que la France vient de décerner son Prix des Droits de l’Homme de la République française à deux organisations anti-israéliennes. L’une israélienne et l’autre palestinienne, liée au mouvement terroriste du FPLP . Ce qui a provoqué l’indignation du député français Meyer Habib . Le Prix sera-t-il remis comme prévu par le Garde des Sceaux français que Meyer Habib a interpellée ?
Une France qui finance nombre d’institutions palestiniennes au quotidien
Il existe d’ailleurs nombre d’instances françaises œuvrant pour des financements franco-palestiniens qui se traduisent par des allocations de fonds dont l’utilisation n’est le plus souvent pas contrôlée, comme ici
Sans compter les initiatives individuelles, comme celle de Lille . 

Hélène Keller-Lind

dimanche 9 décembre 2018, par Desinfos


On trouvera les articles de Wafa news sur le sujet en français, avec d’autres détails, ici et aussi ici

George H.W.Bush, Israël et les milliers de juifs qu’il a sauvés

George H. W. Bush, Israël et les milliers de juifs qu’il a sauvés

Le 41e président américain avait une relation souvent conflictuelle avec la communauté et Israël, mais son héritage est perçu avec beaucoup plus de bienveillance

Le président George H.W. Bush s'exprimant en 1993. (Jewish Chronicle/Heritage Images/Getty Images via JTA)

Le président George H.W. Bush s’exprimant en 1993. (Jewish Chronicle/Heritage Images/Getty Images via JTA)

WASHINGTON (JTA) – George H. W. Bush, le président à mandat unique dont le débat public avec les dirigeants juifs a fait la Une des journaux et dont les interventions privées ont aidé à mettre des dizaines de milliers de Juifs hors de danger, est mort.

Bush, 94 ans, est mort vendredi chez lui à Houston, selon sa famille, moins d’un an après le décès de sa bien-aimée Barbara.

L’échec de la tentative de réélection de Bush en 1992 a marqué un creux dans les relations entre les républicains et la communauté juive. Bush n’a obtenu que 11 % des suffrages des Juifs dans cette compétition, soit un tiers de ce qu’il avait obtenu quatre ans auparavant, lors de sa victoire contre Michael Dukakis en 1988.

La présidence Bush a été marquée par des tensions tant avec le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir qu’avec les dirigeants juifs américains.

En 1991, Bush s’en est pris aux militants pro-israéliens qui avaient envahi le Congrès en réaction à la réticence du président à approuver les garanties de prêts demandées par Israël pour aider à accueillir des centaines de milliers de Juifs de l’Union soviétique qui venait de s’écrouler.

Bush se disait « un homme seul », combattant « un millier de lobbyistes sur la Colline » [le Capitole]. Les dirigeants juifs ont vu l’insinuation selon laquelle la communauté pro-israélienne possédait un pouvoir de nuisance pour déstabiliser le dirigeant du monde libre en le qualifiant d’antisémite borderline. Le propos « un homme seul » a hanté Bush par la suite, et même les Juifs républicains ont eu tendance à utiliser la première présidence de Bush pour montrer jusqu’où ils avaient pu aller pour attirer le soutien des Juifs.

Pourtant, cela ne constituait pas toute l’histoire. On se souvient moins bien de la façon dont, en tant que vice-président de Ronald Reagan, Bush a tranquillement aidé à organiser certains des moments cruciaux dans l’effort pour faire sortir les Juifs de l’ex-Union soviétique, d’Éthiopie et de Syrie.

« Si vous additionnez le nombre de Juifs qu’il a sauvés, il est un grand tzaddik », a déclaré Abraham Foxman, ancien directeur national de l’Anti-Defamation League, en 2013, en utilisant le mot hébreu pou « homme juste ».

Le président George H.W. Bush remet un stylo à Vladimir Raiz après la signature d’un message de Pessah à la Maison Blanche, Washington, le mercredi 4 avril 1990, sous le regard de son épouse Karmella. Tous deux avaient récemment émigré de l’Union soviétique vers Israël. (AP Photo/Barry Thumma)

M. Bush était profondément impliqué dans la politique étrangère en tant que vice-président, et les dirigeants juifs ont déclaré qu’il avait aidé à orchestrer le spectaculaire seder organisé par le secrétaire d’État George Schultz à l’ambassade des États-Unis à Moscou en 1987.

Il a également ignoré les conseils d’une grande partie de son équipe de sécurité nationale en 1991 – la période même où il était aux prises avec ses arguments les plus difficiles avec les dirigeants juifs – et a approuvé les ouvertures américaines au régime de Mengistu en Éthiopie qui ont abouti à l’opération Salomon, qui a amené 15 000 Juifs en Israël. Entre autres choses, Bush a obtenu un « parachute doré » pour Mengistu Haile Mariam, le dictateur qui préparait déjà sa fuite vers le luxueux exil au Zimbabwe.

Bush a également contribué à persuader Hafez Assad, le dictateur syrien, d’autoriser des jeunes femmes juives à quitter la Syrie pour New York afin qu’elles puissent se marier à des hommes de la communauté juive syrienne.

Bien que certaines de ces actions furent secrètes à l’époque, M. Bush n’a pas voulu en revendiquer la responsabilité, même au cours des années qui ont suivi.

Le président américain George H. Bush lors de sa rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères Moshe Arens dans le bureau ovale de la Maison Blanche le lundi 13 mars 1989 à Washington. (AP Photo/Doug Mills)

« C’était un homme de la vieille école », a dit Marshall Breger, qui était l’agent de liaison avec la communauté juive sous Reagan et Bush.

« Avec lui, vous aviez le sentiment qu’il était discret sur ses émotions et sensible à l’idée qu’il pouvait être considéré comme vaniteux et mielleux envers les autres avec des déclarations exagérées. »

Breger se souvient d’avoir voyagé sur la banquette arrière d’une voiture avec Bush pour inaugurer les nouveaux locaux du National Museum of American Jewish Military History, en 1984. Une partie de la dédicace comprenait l’apposition d’une mezuzah, et Breger a tenté de donner une kippa à Bush. Bush n’a pas voulu la mettre.

Breger a fait remarquer qu’il s’était procuré une kippa de camouflage pour l’occasion, mais que cela a semblé encore aggraver les choses.

« Je lui ai dit : ‘Vous devrez porter ce genre de chose’. Et il a répondu : ‘On va croire que je me prostitue’. C’était tout à fait contraire à son code de séduction », a déclaré M. Breger, aujourd’hui professeur de droit à l’Université catholique de Washington.

« Je lui ai dit : ‘Tout d’abord, ils penseront que vous avez un comportement approprié et, deuxièmement, ils adoreraient que vous les séduisiez’ », se rappelle Breger.

Le président George H. W. Bush signe un livre de condoléances pour l’ancien Premier ministre Menachem Begin, jeudi 12 mars 1992 à l’ambassade d’Israël à Washington (AP Photo/Doug Mills)

Bush a revêtu à contrecœur la kippa, mais Breger a remarqué qu’il l’avait enlevée avant la fin de la cérémonie.

La pudeur intense de Bush a été perçue comme de la froideur et a permis à ses rivaux de le dépeindre comme patricien et distant. Deux moments de l’élection de 1992 ont contribué à éloigner le public du président, dont la gestion magistrale de la première guerre du Golfe persique a contribué à enterrer l’ambivalence de l’après-guerre du Vietnam à l’égard des militaires.

Sa surprise apparente face à la technologie des scanners de supermarché suggérait qu’il n’était pas familier avec les tâches quotidiennes de l’Américain moyen. Bien que l’histoire ait été démystifiée – Bush connaissait bien l’appareil, mais a été étonné par un scanner de nouvelle génération exposé lors d’une convention des épiceries en Floride – l’image est restée.

Lors d’une assemblée publique à Exeter, New Hampshire, pendant les primaires, en regardant ses notes, Bush a lu à haute voix, « Message : Cela me tient à cœur », ne réalisant pas que c’était le conseil d’un de ses assistants. La phrase est devenue l’emblème de son incapacité maladroite à communiquer.

Pourtant, la fonction publique était un attrait naturel pour George Herbert Walker Bush, dont le père, Prescott Bush, était un sénateur américain du Connecticut. Plus tard, il se rappellera à quel point il lui semblait naturel de s’enrôler dans la Marine après avoir obtenu son diplôme de l’Académie d’élite d’Andover en 1942. Il est devenu pilote de bombardier et a reçu la Distinguished Flying Cross de l’armée de l’air après que les Japonais eurent abattu son appareil en 1944.

Un an plus tard, il épouse Barbara Pierce et, comme ses aïeux, fréquente l’Université Yale. Cherchant à se débrouiller seul dans la vie, il a décliné l’offre d’emploi de son père dans une banque d’investissement et s’est rendu au Texas, où il s’est lancé dans le commerce du pétrole. Il a commencé par vendre des fournitures et, en quelques années, il est devenu un homme du pétrole.

Mais Bush n’a pas pu résister à l’appel du service public, et à la fin des années 1950, il était actif au sein du Parti républicain d’État. En 1966, il a été élu au Congrès, ce qui représentait une réussite à l’époque pour un républicain du Texas.

À Washington, il a rapidement noué des liens d’amitié avec des organisations juives nationales. Nommé ambassadeur aux Nations Unies par Richard Nixon en 1972, il a fait la Une des journaux lorsqu’il a annulé une apparition au Dick Cavett Show après que les dirigeants juifs lui ont demandé de ne pas donner de légitimité à un autre invité de Cavett le soir même. L’invité était Meir Kahane, de la Ligue de défense juive, dont les propos radicaux et parfois violents avaient ébranlé les institutions juives.

Le président George H. W. Bush, (deuxième à partir de la droite), et la première dame Barbara Bush, (deuxième à partir de la gauche), participent à une célébration de Hanukkah en jouant au jeu de dreidel à la Maison Blanche, le mercredi 12 décembre 1990, Washington, D.C. Aux côtés du président, se trouvent de gauche à droite, Pamela Kasenetz, le vice-président Dan Quayle, Mme Bush, Marilyn Quayle, et Ben Cooper. (AP Photo/Barry L. Thumma)

Bush écrivit à Cavett à l’époque qu’il avait vérifié auprès de « certains dirigeants responsables et très respectés d’organisations juives nationales » qui le convainquirent que « tout geste de ma part qui donnerait la moindre apparence de reconnaissance ou de crédibilité à Kahane nuirait aux sérieux efforts productifs et juridiques qu’eux-mêmes et des milliers de leurs compatriotes juifs ont entrepris pour alléger la souffrance de leurs frères ».

Aux Nations unies, Bush a fait du judaïsme soviétique l’un de ses sujets de prédilection, et la communauté juive lui a organisé un dîner d’hommage en 1973 après la fin de son mandat.

Son intérêt pour Israël et ses relations avec les États-Unis s’est manifesté à nouveau en 1976, alors qu’il était directeur de la CIA. Bush était furieux que les responsables de la CIA aient estimé dans un forum semi-public qu’Israël disposait de 10 à 20 bombes nucléaires prêtes à être utilisées. Depuis les années 1960, le protocole conjoint américano-israélien ne vise ni à confirmer ni à nier la possession présumée d’armes nucléaires par Israël.

Dans une déclaration faite cette année-là à JTA, Bush n’a pas abordé la révélation présumée, mais a ajouté : « Dans la mesure où des informations confidentielles auraient pu être mentionnées, j’accepte l’entière responsabilité. Je suis déterminé à ce que cela ne se reproduise plus. »

Bush a dirigé une primaire controversée contre Reagan en 1980, puis a accepté son offre comme colistier. Il a assumé des rôles critiques en politique étrangère sous Reagan, mais les deux hommes ne se sont jamais rapprochés. Reagan n’a pas été surpris par Bush en 1988.

Néanmoins, le président sortant a rendu service à son successeur au début de 1989, en donnant le feu vert aux relations de bas niveau entre les États-Unis et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP. Bush aurait été confronté à une tempête politique s’il avait initié de tels liens, mais il en avait besoin pour ouvrir la voie à l’une de ses grandes ambitions : Conduire les frères ennemis du Moyen Orient dans un nouvel ordre mondial de paix, mené par ce qui était en passe de devenir la seule superpuissance de la planète.

Le patricien lèse-majesté de Bush a irrité les responsables israéliens, en particulier le Premier ministre Yitzhak Shamir, dont la jeunesse brutale en tant qu’enfant de parents assassinés par leurs voisins polonais, puis en tant que militant pré-État, n’aurait pu être plus en contraste avec l’éducation de Bush.

Le président américain George Bush avec le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir durant une réunion à la Maison Blanche, le 23 novembre 1991 à Washington. (Crédit : AP Photo/Marcy Nighswander)

Dans A World Transformed, le récit de sa présidence que Bush a co-écrit avec son conseiller à la sécurité nationale, Brent Scowcroft, Bush félicite Shamir d’avoir pris la décision impopulaire de ne pas frapper l’Irak pendant la guerre du Golfe en 1991, malgré la pluie de missiles tirés sur les villes israéliennes.

Quelques pages plus tard, Bush se demande pourquoi Shamir n’était pas enthousiaste à l’idée de participer à la conférence de paix de Madrid que les États-Unis avaient convoquée après la guerre. Bush écrit qu’il s’attendait à un certain degré de gratitude de la part d’Israël pour l’avoir protégé pendant la guerre du Golfe – apparemment sans se rendre compte que c’est précisément cette protection non désirée qui a suscité le ressentiment des Israéliens farouchement engagés à se protéger.

Les affrontements diplomatiques n’ont pas diminué. En juin 1990, le conseiller le plus digne de confiance de Bush, James Baker, comparaissant devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, a demandé un peu de « bonne foi » à Shamir. « Quand vous serez sérieux au sujet de la paix, faites-nous signe », dit Baker, s’adressant à un Shamir virtuel, et donnant le numéro du standard de la Maison Blanche.

En mars 1992, Ed Koch, l’ancien maire de New York, écrivait que Baker n’avait pas tenu compte de la colère des Juifs en disant : « Au diable les Juifs, ils ne votent pas pour nous ». Baker l’a catégoriquement démenti.

Fred Zeidman, un homme d’affaires de la région de Houston et collecteur de fonds du parti républicain qui est ami avec la famille Bush et avec Baker, a déclaré que cette remarque a longtemps été mal comprise. M. Baker dirigeait sa colère contre un autre membre du Cabinet, a dit
M. Zeidman, et il a voulu que ce soit une plaisanterie.

Le président George H.W. Bush, (à gauche), et le Premier ministre Yitzhak Rabin d’Israël discutent en marchant, le lundi 10 août 1992, sur le terrain de la résidence secondaire de Bush à Kennebunkport, dans le Maine. (AP Photo/Greg Gibson)

A la mi-1992, alors que sa campagne présidentielle était en cours, Bush semblait irrémédiablement blessé aux yeux de la communauté juive. La solide performance de la primaire de Pat Buchananan, un guerrier culturel connu pour ses méandres occasionnels dans sa séduction de l’électorat juif, n’a pas aidé. Le discours-programme apocalyptique de Buchananan n’a pas non plus été prononcé à la convention cet été-là.

Les dirigeants juifs ont dit que dans leurs rencontres avec Bush depuis sa présidence, ils se sont efforcés de lui faire comprendre à quel point il est cher à la communauté. Malcolm Hoenlein, ancien vice-président exécutif et président de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, se souvient d’une rencontre avec Bush peu de temps après sa remarque « un homme seul ».

Malcolm Hoenlein (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

M. Bush avait les larmes aux yeux, a dit M. Hoenlein, et il a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais eu l’intention d’attaquer. « J’ai mené toute ma vie différemment », a dit M. Bush à la délégation.

Bush interagissait rarement avec les dirigeants juifs après sa présidence, et il n’a jamais su l’adulation que son fils mériterait dans certains quartiers juifs pour son dévouement envers Israël.

Le jeune Bush semblait, d’une certaine façon, contredire directement les politiques de son père. L’un des premiers actes de l’ancien Bush fut de mettre en branle le processus qui allait finalement accueillir le leader de l’OLP, Yasser Arafat, dans la sphère américaine. Dès le début de sa présidence, le jeune Bush a décidé d’isoler Arafat, qu’il a qualifié de terroriste impénitent.

Foxman a dit que l’histoire juive jugerait Bush avec bienveillance.

« Je crois qu’il restera dans l’histoire juive comme le président qui s’est engagé dans un grand nombre d’initiatives pour sauver davantage de Juifs dans les pays où ils étaient persécutés », a-t-il déclaré.

Le Conseil européen adopte une déclaration historique contre l’antisémitisme et pour la protection des Juifs d’Europe

Le Conseil européen adopte une déclaration historique contre l’antisémitisme et pour la protection des Juifs d’Europe

Il s’agit d’une initiative commune entre l’Autriche et le Congrès juif mondial

Le Conseil européen va adopter une déclaration historique exprimant son intention de combattre l’antisémitisme et assurer la protection des Juifs du continent. Deux pays s’étaient opposés dans un premier temps à cette déclaration ou à sa formulation, mais l’intervention de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Emmanuel Macron les ont finalement convaincus de la soutenir. Il s’est agi de la Suède, qui voulait que soit rajoutés des articles sur le combat contre l’islamophobie (!), et de l’Espagne qui s’opposait au principe même de cette déclaration car selon Madrid elle pourrait empêcher de critiquer Israël!

L’antisionisme n’a pas été inclus nommément dans la déclaration, mais uniquement par allusion: “Le Conseil européen considère que l’antisémitisme, y compris lorsqu’il s’exprime sous couvert de positions politiques, ainsi que le néo-nazisme, contribue à inquièter fortement les communautés juives en Europe”.

Les vingt-huit ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’UE ont signé ce texte qui devrait être définitivement entériné vendredi par le Conseil européen. Ici également, il convient de noter le rôle déterminant de l’Autriche qui assurait jusqu’à récemment la présidence tournante de l’UE et qui a rédigé cette déclaration en coopération avec le Congrès juif mondial, dont un représentant avait même été invité à s’exprimer devant le forum des ministres concernés. A relever également le rôle important de la baronne Khatarina Von Schnubein, coordinatrice de l’UE pour la lutte contre l’antisémitisme, grande amie du peuple juif et de l’Etat d’Israël, qui a été l’une des chevilles ouvrières dans la rédaction de cette déclaration et son adoption…après 84 ébauches successives!

Israël a également été impliqué dans le processus, mais uniquement dans sa dernière ligne droite, par le biais de la représentation israélienne à l’Union européenne et les différents ambassadeurs d’Israël dans les pays européens.

Il s’agit d’une première historique, car c’est la première fois que le Conseil européen adoptera un tel texte sur le combat contre l’antisémitisme, signe que ce fléau fait hélas à nouveau partie du paysage européen.

Mis à part les aspects déclaratifs, le texte de onze pages contient aussi des articles opérationnels qui demandent aux Etats de l’UE de prendre des mesures concrètes en faveur des communautés juives, dans une stratégie holistique, qui va du financement de systèmes de protection pour les institutions juives jusqu’à l’enseignement accru de la Shoah en passant par les mesures judiciaires plus répressives ou le combat contre l’antisémitisme sur les réseaux sociaux.

Le Congrès juif mondial a indiqué qu’il supervisera désormais le passage de la parole aux actes dans les différents pays de l’UE. Il note par exemple une inégalité flagrante dans les moyens employés par les différents Etats pour assurer la protection des communautés juives. Certaines sont par exemple obligées de prendre en charge près de la moitié de leurs dépenses de protection, d’autres  doivent carrément en assurer la totalité. C’est le cas de  la Lituanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suisse, la Macédoine, la Bosnie-Hertégovine, le Belarus et l’Ukraine. A l’opposé d’autres pays sont en pointe: la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Italie ou encore la Grèce.

Le Congrès juif mondial parle d’une “révolution” dans l’appréhension de l’antisémitisme par l’Union européenne car elle donne désormais la possibilité aux communautés juives de demander des mesures fortes aux gouvernements de leurs pays en se basant sur cette déclaration commune.

Un haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères a souligné que l’adoption de cette déclaration tombait au bon moment, après que les statistiques et sondages récents confirment une nette remontée de l’antisémitisme en Europe. Abandonnant le langage diplomatique, ce fonctionnaire a estimé que l’Europe et “consubstantiellement malade de l’antisémitisme, même 70 ans après la Shoah, sans rapport avec l’existence de l’Etat d’Israël”.

Autre nouvelle positive, une fois n’est pas coutume, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël, Emanuele Giaufret a exprimé le soutien de l’UE à l’opération “Bouclier du Nord” lancée par Tsahal mardi matin. Par le biais d’un tweet, il a dit: “Israël a le droit légitime de protéger sa population et son territoire”.

« L’Europe est finie » déclare un grand avocat quittant le Royaume-Uni pour Israël | Times of Israel

“Il est temps de partir”, a déclaré Mark Lewis à ses compatriotes juifs confrontés à la montée de l’antisémitisme en Grande-Bretagne et dans tout le Vieux Continent.

Un avocat britannique de premier plan et son associée ont immigré en Israël cette semaine, en invoquant l’antisémitisme croissant en Europe.

« L’Europe, à mon avis, est finie. Chaque jour, vous voyez des gens se faire attaquer d’une manière ou d’une autre à travers l’Europe », a déclaré Mark Lewis à la Dixième chaîne israélienne, qui couvrait son arrivée avec son associée Mandy Blumenthal à l’aéroport Ben Gurion en Israël.

« Vous voyez des gens se faire assassiner dans des musées en Belgique, des gens se faire assassiner dans des écoles en France, des gens se faire agresser en Angleterre. Il n’y a qu’un seul endroit pour le peuple juif », a ajouté M. Lewis.

M. Lewis, 54 ans, l’un des principaux avocats spécialisés dans la diffamation au Royaume-Uni, a déclaré qu’il a été de plus en plus souvent victime de discours haineux et de menaces parce qu’il était juif, dont des insultes répétées et des menaces de mort sur le net.

La décision de quitter la Grande-Bretagne n’a pas été facile, ont déclaré les associés, mais ils estiment que c’était inévitable. « Nous sommes un peuple errant, et il est temps d’errer à nouveau. Les gens ne veulent tout simplement pas le voir », a dit M. Lewis au sujet de ses compatriotes juifs britanniques.

Mark Lewis, (à droite), et Mandy Blumenthal arrivent à l’aéroport Ben Gurion, le 5 décembre 2018. (Capture d’écran Dixième chaîne)

« Nous avons accéléré notre décision de nous installer en Israël parce que l’antisémitisme est devenu une réalité institutionnelle et acceptée dans la vie courante », a accusé Mme Blumenthal.

« Tant de gens pensent que les Juifs sont responsables de tous les maux du monde ».

Lewis et Blumenthal ont pour la première fois annoncé leur intention de partir pour Israël dans une interview à la BBC en août. Ils ont dit qu’ils connaissaient d’autres personnes qui envisageaient de quitter le pays à cause de l’antisémitisme.

Dans cette interview, les associés ont également critiqué le Parti travailliste (Labour) sous la direction de Jeremy Corbyn pour avoir créé un climat qui permet aux sentiments antisémites de se manifester, et ont catégoriquement réfuté l’affirmation de Corbyn selon laquelle l’antisémitisme n’est pas toléré au sein du parti.

« Jeremy Corbyn a soulevé la pierre, et les antisémites sont sortis de dessous la pierre. Ils n’y retourneront pas », a dit Lewis.

« Il y a eu un changement total de climat. Il est maintenant acceptable d’être antisémite. Cela a fait remonter à la surface les sentiments des gens », a dit Mme Blumenthal.

Bien que Corbyn et le Parti travailliste ne soient pas les seuls responsables de l’antisémitisme récent, ils ont une « grande part » dans son ascension, a-t-elle dit.

« Il n’y a pas que Jeremy Corbyn et tout le Parti travailliste. Mais c’est une partie très, très bruyante qui a en fait permis à cet antisémitisme de se propager ici au Royaume-Uni et de se répandre dans la société », a-t-elle précisé.

M. Lewis a expliqué que bien que l’antisémitisme ait été un phénomène marginal dans le passé, il a pris de l’ampleur à cause des réseaux sociaux.

« Les réseaux sociaux ont fait tant de mal », a-t-il dit. « Il y a quinze ans, il y avait encore de l’antisémitisme, mais c’était une chose obscure. Il y a quinze ans, quelqu’un a peint une croix gammée sur ma porte de garage à Manchester, c’était un message. Mais c’était quelque chose de ponctuel, quelque chose dont on pouvait presque en rire. Maintenant avec l’effet des réseaux sociaux, c’est presque tous les jours. »

M. Lewis, qui, dans une interview accordée au Times of Israel l’année dernière, a déclaré qu’il aimait s’attaquer aux trolls antisémites sur les réseaux sociaux, a également déclaré avoir été victime d’antisémitisme quand il a voulu soulever cette question.

« Si vous vous plaignez d’antisémitisme, la chose la plus antisémite vous est dite en retour : Vous inventez, c’est une calomnie, vous n’avez même pas le droit de vous plaindre », explique-t-il.

Il a dit avoir été submergé de messages de haine de la part de « gens qui prétendent représenter [le groupe de soutien populaire de Corbyn] Momentum, qui prétendent représenter le Parti travailliste ».

L’avocat Mark Lewis se rend à une enquête sur l’éthique des médias à la Royal Courts of Justice au centre de Londres, le jeudi 24 novembre 2011. (AP/Lefteris Pitarakis)

Expliquant leur décision de déménager en Israël, Lewis a dit : « Il y a une limite à ce que l’on peut supporter ».

« Les insultes en ligne pourraient continuer, les Israéliens pourraient ne pas m’aimer parce que je suis trop à gauche, ne pas m’aimer parce qu’ils pensent que j’ai trop raison, quelle que soit leur opinion. Mais ils ne vont pas me détester parce que je suis juif. Et il y a une limite à ce que l’on peut supporter – quand on reçoit des menaces de mort. »

« Quand vous recevez des menaces de la part de gens qui veulent vous voir malade, etc. C’est un effet de goutte à goutte », explique Lewis, qui souffre de sclérose en plaques. « Et vous vous dites : ‘En fait, ça suffit, trop c’est trop’ ».

En réponse à l’interview du couple, un porte-parole du Parti travailliste a déclaré que M. Corbyn est un « opposant militant » de l’antisémitisme et s’est engagé à l’éradiquer du parti.

Le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn prend la parole au Festival des martyrs de Tolpuddle, en Angleterre, le 22 juillet 2018. (Ben Birchall/PA via AP)

Mme Blumenthal a toutefois déclaré qu’elle ne croyait pas à l’engagement exprimé par M. Corbyn de s’attaquer aux problèmes de l’antisémitisme au sein du Parti travailliste.

« Les mots ne valent rien. Je crois honnêtement que lorsque j’entends les paroles de Jeremy Corbyn, elles sont bon marché, ce sont des excuses, elles n’expriment pas vraiment ses véritables sentiments. Je ne le crois pas », dit-elle.

En août, M. Corbyn a fait l’objet de nouvelles critiques après la publication par le Daily Mail de photos de lui tenant une couronne lors d’une cérémonie en 2014 dans un cimetière en Tunisie. Il ressort des clichés où Corbyn se tenait près des tombes des terroristes palestiniens impliqués dans le massacre de 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich en 1972.

Ce scandale n’est que le dernier d’une longue crise pour le Parti travailliste, avec un flot constant de membres et d’éminents fonctionnaires exclus ou sanctionnés pour leurs propos antisémites et virulents contre Israël, et Corbyn lui-même, accusé de tolérer et/ou de participer à ce phénomène.

Cette situation a donné lieu à des récriminations de la part de rabbins, dont le grand rabbin de Grande-Bretagne, ainsi que de certains députés travaillistes, qui ont accusé le parti et son chef de ne pas être en mesure ou désireux d’éliminer de manière décisive les membres et les sentiments antisémites des rangs travaillistes.

6 décembre 2018, 14:1

Danièle Obono, une « décolonialiste » au sein de l’université française ?

Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du «Parti des indigènes de la République» (PIR) vient d'être nommée au sein du Conseil d'administration de l'UFR de Science politique de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Une nouvelle qui inquiète Guilhem Carayon.

Cette tribune est écrite par Guilhem Carayon, responsable de l’UNI Paris 1 Panthéon Sorbonne.

Elle est cosignée par Olivier Vial, président de l’UNI.


Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du «Parti des indigènes de la République» (PIR) vient d’être nommée au sein du Conseil d’administration de l’UFR de Science politique de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Cette instance fixe au quotidien les orientations des enseignements et des recherches proposés aux étudiants.

Depuis plusieurs années, les activistes en tous «genres» tentent d’infiltrer l’Université afin de poser un vernis «scientifique» sur leurs engagements les plus radicaux. Les militants du genre furent les pionniers. Et désormais, les études de genre prospèrent et se répandent d’amphithéâtres en amphithéâtres. L’université a ainsi servi de caisse de résonance aux adeptes de l’écriture inclusive, aux avocats de la fluidité des genres et des toilettes neutres …

Avec Danièle Obono, c’est une autre idéologie qui fait de l’entrisme. Une idéologie aux antipodes de notre tradition humaniste. La député de Paris s’est, en effet, faite l’avocate des thèses «décolonialistes» prônées par le Parti des indigènes de la République.

Ce groupuscule extrémiste avait publié en 2016 des messages de soutien aux organisateurs d’un attentat contre des civils à Tel Aviv! «L’Antisionisme», revendiqué par sa porte-parole Houria Bouteldja dissimule mal un réel antisémitisme. Selon elle, «les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe». Sic!

A l’occasion des 10 ans des Indigènes de la République, Danièle Obono avait encensé le parti indigéniste, qualifiant même le discours de sa porte-parole Houria Bouteldja de «très beau et très juste». En réalité, l’idéologie que Danièle Obono défend, repose sur des fondements racialistes. Elle va jusqu’à prôner la non-mixité raciale et sexuelle (!) dans les réunions politiques ou syndicales, en somme un apartheid inversé. Ce genre d’inepties tend malheureusement à se développer, comme ce fut le cas durant le blocus de Tolbiac, les étudiants avaient déjà pris l’initiative d’organiser des Assemblées Générales interdites aux hommes blancs. Re-Sic!

Elle s’est également «distinguée» dans son soutien à un texte de Rap dont les paroles font froid dans le dos: «Nique la France, et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes, (…) ton pays est puant, raciste et assassin». (*) Doit-on s’attendre à ce que ce genre de colique verbale soit désormais au programme de l’UFR?

Alors, comment a-t-on pu intégrer Danièle Obono dans un conseil qui détermine les orientations de l’enseignement des Science politique dans l’université symbole des libertés intellectuelles depuis le Moyen-Âge? Comment peut-on avoir choisi une personnalité aussi radicale, discréditant par ses engagements anti-humanistes l’image et le prestige de La Sorbonne?

L’argent public qui finance la recherche publique doit-il servir à diffuser une propagande «bolcho-trotsko-marxiste» comme se définit Danièle Obono, ou pire à soutenir l’offensive des «décolonialistes».

En réalité, cette nomination n’entache pas seulement l’image de l’UFR de Science politique. Demain, ce seront l’ensemble des diplômes et des recherches de l’Université Paris 1 qui seront suspects.

“Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne proche du Parti des Indigènes de la République, et de sa présidente Houria Bouteldja qui écrivait « les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe ». Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne qui a défendu le multirécidiviste de la haine Dieudonné M’Bala M’Bala, au moment où celui-ci écrivait le 11 janvier 2015 : « je suis Charlie Coulibaly ».

Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne qui défend la pratique des réunions en non-mixité raciale, alors que ces pratiques interdisant l’accès à des réunions aux personnes dites « blanches, hétérosexuelles ou de sexe masculin » ont été organisées au sein de l’Université Paris 1.

L’Université Paris 1 a été marquée l’an dernier par des dégradations inacceptables, des inscriptions à caractère antisémite au sein du local de la FEDER saccagé.

Soucieux de défendre les valeurs républicaines qui nous protègent et garantissent la liberté, l’égalité et la fraternité pour chacun, et de faire rayonner l’Université Panthéon Sorbonne en France et dans le monde, nous demandons au directeur de l’UFR de Science Politique, Monsieur Bernard Dolez, de revenir sur sa décision de nommer Danièle Obono au Conseil d’Administration de l’UFR.”

Sinon, le risque c’est de voir l’université Française devenir le cheval de Troie de tous les courants nés au sein de la gauche radicale américaine la plus folle.

Source: Le Figaro Vox – l’ UEJF et le BNVCA

(*) Nique la France, Zone d’expression populaire, 2009

Ce qui préoccupe les services de renseignements

Ce qui préoccupe les services de renseignements

Les appels à la guerre civile par les groupes extrémistes de droite ou de gauche sont pris très au sérieux par les agents de la DGSI, du SCRT et de la DRPP.

Par


Reactifs. Evacuation de la gare du Nord, a Paris, en mai 2017, apres que des suspects fiches par la DGSI ont ete signales dans un train en provenance de Valenciennes.
Réactifs. Evacuation de la gare du Nord, à Paris, en mai 2017, après que des suspects fichés par la DGSI ont été signalés dans un train en provenance de Valenciennes.

Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

Anciens du GUD, membres de la fraternité St Pie X, plusieurs personnalités antisémites ont participé aux manifestations des gilets jaunes à Paris

Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d'incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d'écran Youtube)

Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d’incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d’écran Youtube)

Alors que la mobilisation des gilets jaunes atteignait à Paris samedi 1er décembre un degré d’intensité en terme d’affrontements avec les forces de l’ordre et de détériorations encore inégalé depuis le début du mouvement, plusieurs témoins rapportent la présence d’une poignée de groupuscules « nationalistes et d’extrême droite », selon le journal Libération.

Déjà le 17 novembre, le militant néo-nazi Hervé Ryssen était signalé en marge d’une marche arborant un gilet jaune. On notait également la présence de Dieudonné, le polémiste jugé coupable à plusieurs reprises d’incitations à la haine et à la violence contre les juifs.

Lors des manifestations parisiennes du 1er décembre, le quotidien Libération a ainsi repéré « aux abords de la place de l’Etoile Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste ‘L’œuvre française’, dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain ».

L’Oeuvre française n’est pas seulement ultranationaliste, il regroupe aussi des nostalgiques du maréchal Pétain et des antisémites. Ce groupe, très proche du Front National (FN, aujourd’hui RN) avant son changement de dénomination, se présente comme « à la pointe du combat nationaliste, de l’action anti-sioniste et anti-marxiste au sein de la nation française ».

À la suite de la mort du militant anti-fasciste Clément Méric, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur avait annoncé le 24 juillet 2013 la dissolution de l’organisation à l’issue du Conseil des ministres.

Il déclarait que l’Œuvre française est une « association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au Maréchal Pétain, à Brasillach ou à Maurras ».

Marianne signale également la présence d’Axel Lousteau conseiller régional du Rassemblement national (RN), proche de Marine Le Pen et ancien membre du GUD. L’hebdomadaire évoque aussi la présence de plusieurs formations d’extrême-gauche comme les Black Blocs.

Plusieurs groupuscules catholiques intégristes, « notamment de la fraternité Saint Pie X, de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sont aussi présents, » note également Libération. La fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont le fondateur Mgr Marcel Lefebvre a été excommunié en 1988, a été épinglée à plusieurs reprises pour la diffusion de propos antisémites.

Le président tchèque Miloš Zeman : “Trahir Israël, c’est nous trahir” | lemondejuif

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que la perte de la Judée-Samarie laisserait Israël sans défense face à un islam radical dirigé par l’Iran.

Prenant la parole avant l’allocution du président tchèque Milos Zeman, le dirigeant israélien a comparé le désastre potentiel pour Israël aux concessions que l’Europe avait faites à l’Allemagne nazie avant la Seconde Guerre mondiale.

Le dirigeant tchèque a quant à lui affirmé que “trahir Israël, c’est nous trahir” et a assuré qu’il fera “tout ce qui est en son pouvoir” pour transférer à Jérusalem l’ambassade de son pays.

Le président de la République Miloš Zeman s’est envolé dimanche pour Israël où il effectue une visite officielle de quatre jours.

En tant que premier haut représentant politique tchèque, Miloš Zeman prononcera un discours à la Knesset, le Parlement israélien.

A Jérusalem, le président doit notamment assister à l’inauguration de la Maison tchèque, prévue pour le 27 novembre. Ce nouveau centre culturel héberge également les agences CzechTrade, CzechInvest et CzechTourism.

Accompagné de son épouse Ivana, ainsi que du président de la Chambre des députés Radek Vondráček (ANO), de plusieurs ministres et des dizaines de chefs d’entreprises, Miloš Zeman a assisté dimanche soir à la signature des mémorandums entre les entreprises tchèques et israéliennes. Avant cela, le chef de l’Etat a déposé, à Jérusalem, une couronne de fleurs sur la tombe du fondateur du sionisme Theodor Herzl.

Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

Entre peur et idéologie, l’école abandonne la laïcité | Causeur

Dans les faits, elle n’est absolument pas garantie

Au-delà des gesticulations du ministère, rien n’est fait pour assurer la laïcité à l’école. Sous pression, certains éducateurs ont peur de l’enseigner ; d’autres la refusent carrément…

« Pas de vague » disaient-ils. Pourtant, le tsunami du hashtag maritime n’en est qu’à ses premiers effets. Dès le reflux des flots, devrait apparaître ce qui était sous nos yeux, mais que certains se refusaient à  voir, par angélisme ou par intérêt : l’action de défense de la laïcité à l’école, fer de lance d’une politique revendiquée comme volontariste, repose sur de bien fragiles pilotis.

53% des enseignants en REP avouent qu’ils se sont déjà « autocensurés » 

A la lumière des récits d’abandon des troupes par la hiérarchie qui inondent le web, on peine à croire que les enseignants soient en mesure de lutter efficacement sur tous les points d’attaque de la laïcité. Dans un tel contexte, il est en effet légitime que « l’intelligence des acteurs de terrain », soit avant tout consacrée à protéger leur intégrité physique et psychique en esquivant les risques. Et, si l’on ajoute à ce réflexe humain de préservation, le choix idéologique de certains d’adhérer à une conception accommodante de la laïcité, la lecture du sondage IFOP sur les enseignants et la laïcité de janvier 2018 a de quoi inquiéter.

Quelques exemples. Alors que la circulaire de septembre 2013 précise que « dans les écoles et établissements d’enseignement publics, la Charte de la laïcité à l’École est affichée de manière à être visible de tous », 34% des sondés issus des lycées et collèges, et 23% de ceux du primaire n’ont pas la certitude qu’elle l’est dans leur établissement. La question de la Charte et des territoires demeure donc d’actualité. Plus grave, 32% des enseignants hors REP et 53% en REP avouent qu’ils se sont déjà « autocensurés dans leur enseignement afin d’éviter de possibles incidents provoqués par certains élèves ».Enfin, 20% des sondés signalent des actes de contestation de la loi sur le port des signes religieux à l’école de 2004 par… des enseignants et membres du personnel eux-mêmes !

La montée des eaux du réel est implacable et les digues que Jean-Michel Blanquer a construites, aussi haut que la Macronie le lui permettait, risquent de n’y point résister.

L’héritage bien vendu de Najat Vallaud-Belkacem

Il est vrai que certains indices auraient dû nous alerter dès le lancement de l’opération « Conseil des Sages ». Pourquoi devoir recourir à un tel conclave pour rédiger un vadémécum qui se révèle n’être, en définitive, que la compilation de textes de loi et de jurisprudences en vigueur sur la laïcité en milieu scolaire ? Il est certes fort utile et synthétique, mais la conception d’un tel outil du quotidien ne relevait-elle pas des cadres du ministère dont son administration regorge ?

Plusieurs hypothèses sont possibles autour de ce choix, dont aucune n’est rassurante. La première est la connaissance par Jean-Michel Blanquer des dysfonctionnements du système et du « principe de l’avalanche ». Cette technique de management pathogène, consiste à submerger le terrain de textes et notes de services lorsque les consignes qu’ils contiennent peuvent être sources de problèmes pour la hiérarchie. Sur la question de la laïcité, cette méthode, corrélée à la lâcheté dénoncée par #Pasdevague, a permis aux difficultés de demeurer confinées au niveau du terrain, sans atteindre l’encadrement. Peut-être le ministre a-t-il donc fait le choix de confier la conception d’un outil réellement opérationnel à des experts non contaminés par ce travers, car déconnectés de toute responsabilité dans sa mise en pratique ? La deuxième possibilité est la nécessité de sanctifier cet évangile car, actuellement, la seule existence de ces règles de droit ne suffit plus à en assurer une légitimité permettant son application. Enfin, et c’est peut-être là le plus terrible, mettre dans un écrin de prestige un outil relevant de la routine administrative était la seule marge de manœuvre dont disposait ce ministre, lucide sur l’urgence, pour maximiser son action sous contrainte du contexte macroniste.

Quant aux adjuvants de la recette, formation et référent laïcité étaient déjà les moyens mis en vitrine par Najat Vallaud-Belkacem. Or, dans le sondage déjà cité, 94% des enseignants disent n’avoir toujours reçu aucune formation continue sur le sujet et, parmi ceux qui l’ont eue, 40% la jugent de mauvaise qualité. Quant à l’action des référents laïcité des rectorats, 47 % la jugent inutile.

Pourtant, reconnaissons que la gestion marketing du vadémécum a été efficace. En vertu du théorème de la lampe torche qui dit que « tout cercle de lumière puissamment orienté sur un sujet génère par contraste une obscurité profonde hors du halo », l’attention de l’opinion publique a été habilement orientée sur l’aspect juridique de la problématique, la détournant d’un légitime questionnement sur la mise en pratique de l’outil. Le silence syndical prudent sur le sujet a fait le reste.

L’inconscience des profs

Mais le réel s’obstine. La déferlante « Pas de vague » révèle l’impuissance des enseignants, l’abandon par la hiérarchie, l’impossibilité à agir par simple dialogue sans sanctions significatives, face à la violence et aux  remises en cause de leur autorité. De plus, le sondage IFOP de janvier révèle que seulement 59% d’entre eux pensent la laïcité en danger alors que 72% du reste de la population en est persuadé. Les 41 % qui ne semblent pas s’alarmer, pourcentage déjà important en soi, sont-ils capables d’identifier les dérives et sont-ils motivés pour les combattre ? Qui sont-ils ? Ne risquent-ils pas, par moindre motivation, d’éteindre la volonté d’agir de collègues plus concernés ? Leur confiance en l’état des choses est-elle due au fait qu’ils travaillent dans des zones préservées de toute remise en cause ou, au contraire, sont-ils tous en REP et ne voient-il rien à redire aux atteintes à la laïcité recensés dans les rapports ?

Enfin, il y a ces failles que la forme lisse et calculée du vadémécum laisse malgré tout apparaître. « Les intervenants extérieurs ont le droit au même titre que les parents d’élèves de manifester ostensiblement leurs convictions philosophiques ou religieuse mais ne peuvent faire acte de propagande ou de prosélytisme religieux. » L’évaluation du caractère prosélyte ou propagandiste est bien évidemment renvoyée à l’estimation du directeur ou du chef d’établissement. Les restrictions « ne peuvent être générales et systématiques et doivent être justifiées au cas pas cas ».

Le vadémécum constitue donc un écrit dont l’interprétation peut fluctuer selon les paramètres du système de négociation que sont la radicalité et la maîtrise de ses failles par les parents et les élèves, la force des groupes porteurs de revendications, l’interprétation des faits et la capacité de fermeté des directeurs. A ce propos, le Printemps républicain a d’ailleurs offert cet été, à son corps défendant, une belle illustration de ce que donne la subjectivité de l’interprétation. Sa remise d’un prix de citoyenneté à Latifa Ibn Ziaten a engendré parmi les adhérents et sympathisants un débat musclé, illustrant que, pour une même personne dont les actes sont largement médiatisés, la perception du prosélytisme de son port du foulard à l’intérieur des établissements scolaires ne fait pas consensus. Comment imaginer qu’il en aille autrement pour un intervenant quelconque dont le profil est bien moins connu ?

Calcul électoraliste et peur de l’embrasement des territoires

Enfin, l’Education nationale occulte la dynamique de pression sociale communautaire. Elle contribue à travestir les enjeux, en prétendant qu’il ne s’agit que d’une question de dialogue et de pédagogie à mener d’individu à individu, alors qu’elle est la preuve même que ces vecteurs, employés depuis des décennies, ont échoué à transmettre le respect de règles et principes fondamentaux de notre culture à une part non négligeable de la population.

Une fois encore, la peur du « face à face » de la prophétie de Gérard Collomb, pousse les acteurs politiques aux commandes à s’abstenir de traiter le problème au niveau où il se situe, c’est-à-dire en prenant la parole haut et fort depuis la tribune que le peuple leur a confiée. Par calcul électoraliste et peur de l’embrasement des territoires, la formulation claire des valeurs et pratiques non négociables de notre nation, en direction des groupes sociaux qui ne les partagent pas, n’est jamais exprimée. La lecture attentive du vadémécum et son rapprochement des faits d’actualité mettent à mal le postulat optimiste qu’une unicité de doctrine suffit à engendrer une mise en pratique ferme et homogène. Il est une expression de ce juridisme béat qui consiste à chuchoter derrière un paravent de textes, sans jamais évaluer la réalité de leur application. En ces temps de libération de la parole, cette approche ne devrait pas permettre bien longtemps de s’illusionner sur la portée des actions entreprises.

Un lycée nantais. ©ALAIN LE BOT / PHOTONONSTOP

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Source: causeur.fr

“Juifs des pays arabes et d’Iran”: le sens de la “Journée du souvenir” | Shmuel Trigano

“Juifs des pays arabes et d’Iran”: le sens de la “Journée du souvenir” Prof. Shmuel Trigano

Que celèbre-t-on dans “le jour du marquage de la sortie et de l’expulsion des Juifs des pays arabes et d’Iran”? Tout d’abord il faut dire que son instauration depuis 2014, sur la proposition de celui qui était alors député, Shimon Ohayon, constitue un acquis important. Mais la signification de cette journée et la façon dont on la célèbre, depuis, manquent de clarté. Sans doute parce qu’il y a un fossé entre le but de cette célébration, telle qu’elle est expliquée dans la Loi, “défendre les droits des réfugiés juifs à des réparations le jour où la paix sera conclue ” et la réalité objective, mais non reconnue, de ce qui est commémoré. Pourquoi est-il question de “marquage” et pas de “mémoire”? Pourquoi “Juifs des pays arabes et d’Iran et pas de Turquie? Et pourquoi n’est-il pas dit “des pays d’islam”, le critère qui unifie tous ces pays, ce que fait implicitement la loi, et qui fut le facteur de la condition des sépharades à travers l’histoire?

A quoi fait référence la “sortie”? Il s’agit en fait, tout simplement, d’évoquer la disparition, la liquidation, dans la violence, d’un univers bi-millénaire en terres d’islam. La date de commémoration choisie qui pourrait nous renseigner n’est pas aussi claire: quel est le message de cette commémoration au lendemain du 29 novembre, date où l’ONU décida en 1947 du partage de la Palestine et de la création de deux Etats? Que la disparition du monde sépharade est la conséquence de la constitution de l’Etat d’Israel qui ainsi aurait causé (voire fomenté selon certains) la liquidation des communautés juives du monde arabe? A moins que ce ne soit l’alya massive de ces Juifs répondant à l’appel messianique qu’ils entendaient venir d’Israël? Dans ces deux cas, c’est l’événement lui même qui est occulté et enterré. L’alya cache alors le drame qui précède et le messianisme la dimension politique de l’événement.
Cette occultation se donne à voir dans la façon dont est célébrée la cérémonie dans le grand amphi du Binyane haouma de Jérusalem, unique célébration sur le plan national. Elle ne délivre aucun message central et fort, entre la célébration de la culture sépharade et les témoignages victimaires individuels: c’est un moment de réjouissance et de nostalgie. L’abord purement testimoniel de l’événement commémoré élimine sa portée politico historique dans le temps présent et cet effacement s’inscrit dans une célébration culturelle et identitaire qui de surcroît l’occulte.
Or l’enjeu de cette histoire concerne le temps présent. C’est le droit moral autant que les réparations qui compte et pas seulement quand la paix sera au rendez vous. L’enjeu est double. Il interpelle d’abord ceux qui ont vécu ces événements et qui se sont vus interdire de mettre des mots sur le traumatisme qui a bouleversé leur vie, en redonnant leur caractère historique à ces événements. Il concerne la légitimité de l’Etat d’Israël accusé aujourd’hui dans l’arène internationale – et même en Israël – d’un “péché originel” constitutif de son existence, du fait de l'”injustice” commise par son existence même envers les Palestiniens. Or ceux qu’on accuse de “péché”, d'”apartheid”, de “racisme”, ceux sont justement les descendants de 600000 réfugiés juifs, devenus la majorité des citoyens israéliens, les descendants de ceux que les Etats islamiques ont chassés, violentés et spoliés. Le message de cette journée de commémoration doit restaurer le caractère historique et politique de cette histoire, partie intégrante de l’histoire du peuple juif au XX° siècle. C’est à ce chantier que le livre collectif (Sof hayahdut be artsot haislam) qui vient de paraître (Ed. Carmel) en hébreu veut contribuer. Il met en parallèle le destin global de 11 communautés juives, 900000 Juifs entre 1940 et 1970, période qui s’inscrit de façon intrinsèque dans la suite du nazisme (le chef du nationalisme arabo-musulman, le mufti de Jérusalem devînt un dignitaire du régime nazi, fonda une légion SS musulmane dans les Balkans…), une période durant laquelle se retira un pouvoir colonial qui avait été l’occasion d’une libération et d’un véritable âge d’or pour les peuples dominés de l’islam qui, ainsi, purent échapper à la Sharia et à la condition de dhimmi.

Ce message doit devenir un motif central du discours sur le conflit arabo)israélien – ce qu’il n’jamais été – , à savoir un discours affirmant la légitimité objective de l’Etat sur le plan de l’arène régionale: il y a eu un échange de populations avec les Arabes palestiniens, suite à une guerre d’extermination que ceux-ci ont provoquée et perdue avec les Cinq Etats arabes venus à leur rescousse. Sur ce plan là les descendants des réfugiés juifs ne se sentent aucun sentiment de culpabilité ni de responsabilité, aucun sentiment d’obligation envers les Palestiniens. Ils ont eux aussi les clefs de leur maison abandonnée!

Gaza: l’interview vérité du patron de la Croix-Rouge en Israël | Infoequitable

Jacques de Maio vient de donner une interview au Monde qui tranche avec les mensonges anti-israéliens repris le plus souvent par les médias français.

Une fois n’est pas coutume, nous avons trouvé un article honnête dans Le Monde, concernant Israël.

Tout n’est pas rose bien sûr, dans cette interview. Le chef de la Croix-Rouge en Israël et dans les Territoires palestiniens formule aussi des critiques à l’encontre des Israéliens, certaines mesurées, d’autres qui nous semblent moins fondées.

Mais son analyse – qui s’appuie sur les faits dont il a été témoin dans le cadre de sa mission – tranche avec ce qu’on a l’habitude de lire et d’entendre en général sur Israël dans la presse française.

Jacques de Maio confie son expérience de responsable de la Croix-Rouge alors qu’il arrive au terme de ses cinq ans de mandat sur le terrain.

Il aborde en premier lieu la question des prisonniers palestiniens :

« Après trente ans d’expérience en Afghanistan, au Yémen ou en Somalie, je veux dire que l’accès humanitaire, en Israël, est assez remarquable. Il n’y a pas un seul prisonnier palestinien perdu, disparu. Le système a une histoire et des mécanismes de transparence.

A certains égards, Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats. Nous avons un dialogue très riche avec les Israéliens sur les dossiers que nous suivons, des détenus au comportement des forces armées. »

Voila une mise au point qui fait litière des accusations infondées de mauvais traitem