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Gilles Kepel – Identitaires et salafistes

Comment les islamistes s’intéressent aux Gilets jaunes. L’essayiste livre une analyse qu’il développera dans un ouvrage à paraître.

PAR Gilles Kepel Le Point 


Gilles Kepel Politologue, specialiste de l'islam et du monde arabe. Dernier livre paru : << Sortir du chaos >> (Gallimard, 2018). “/><figcaption><em><strong>Gilles Kepel </strong>Politologue, spécialiste de l’islam et du monde arabe. Dernier livre paru : « Sortir du chaos » (Gallimard, 2018). </em></figcaption></figure>



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  • Un certain nombre de jeunes des banlieues populaires, principalement issus de l’immigration nord-africaine et subsaharienne, ont profité du désordre lié aux manifestations des Gilets jaunes pour « franchir le périphérique » et pénétrer au cœur de l’espace urbain. Ils y ont décliné les formes propres de leur mobilisation – réminiscence des grandes émeutes de 2005. Les deux phénomènes sont comparables par leur saisonnalité, leur récurrence ainsi que leur ampleur territoriale. Il y a treize ans était advenue en effet la première occurrence massivement médiatisée de crémation d’automobiles et de pillage de commerces, critère de l’émeute française « post moderne ». En 2018, des « jeunes des quartiers » s’infiltrèrent donc derrière les habitants des « territoires périurbains » dans une sorte de juxtaposition de groupes sociaux. Les seconds revendiquaient avec ostentation une citoyenneté déniée par les élites urbaines en montant à Paris drapeau tricolore au vent pour s’approprier les espaces symboliques de la République – les Champs-Élysées de la parade du 14 Juillet – depuis leurs ronds-points. Et, contrairement aux « banlieues » de 2005 dominées par le chômage, et où incendies et caillassages se déroulaient à la nuit tombée, la France périurbaine qui gagne difficilement sa vie durant les jours ouvrés ne pouvait se permettre de sacrifier son gagne-pain quotidien : les défilés se déroulèrent donc le jour chômé du samedi, à charge pour les retraités, les intermittents et les personnes en recherche d’emploi de tenir la permanence durant la semaine pour bloquer les péages et les carrefours.

    La mouvance djihadiste s’intéressa explicitement aux Gilets jaunes début décembre 2018. Depuis la chute de Raqqa un an plus tôt, la capacité de Daech à coordonner des attentats spectaculaires en France avait disparu, laissant la place à des attaques isolées au couteau, ainsi à Trèbes le 23 mars (5 morts) et à Paris le 12 mai (2 morts). Leurs auteurs avaient fait allégeance au califat mais agi spontanément. Dans le désarroi après l’effondrement de l’État islamique, la mouvance djihadiste ne parvenait plus à trouver un mode opératoire global. Dans ce contexte défavorable, le mouvement des Gilets jaunes – en dépit des préventions contre les manifestants, dépeints au départ comme autant de kouffar (« mécréants ») – apparut comme une opportunité, car il creusait dans l’Hexagone des failles où s’infiltrer pour hâter les guerres d’enclaves débouchant sur la guerre civile, prélude au triomphe du djihad. Telle était la vision de l’idéologue Abou Moussab al-Souri, ingénieur syrien éduqué en France, dans son « Appel à la résistance islamique mondiale ». C’est ainsi qu’une Web TV djihadiste mit en ligne un photomontage mêlant l’Arc de triomphe maculé de graffitis et entouré de Gilets jaunes incendiant une barricade avec un djihadiste en uniforme de combat, kalachnikov en main, qui paraissait diriger l’émeute…

    • Propagande. Affiche (photomontage) mise en ligne par une Web TV djihadiste montrant l’Arc de triomphe en feu.
    • Propagande. Affiche (photomontage) mise en ligne par une Web TV djihadiste montrant l’Arc de triomphe en feu.

    Interpénétration. L’exhortation à passer à l’action était accompagnée de la reproduction en arabe de la déclaration d’allégeance au calife Baghdadi. Dans un registre proche, des photos montraient un immeuble haussmannien des beaux quartiers de l’Ouest parisien couvert d’un tag en arabe reprenant le principal slogan des printemps arabes de 2011, « Le peuple veut la chute du régime », assimilant le destin de Ben Ali, Moubarak ou Kadhafi à l’avenir d’Emmanuel Macron.

    Le 21 décembre, à Angoulême, un mannequin à l’effigie du président fut décapité par un bourreau tout de noir vêtu, comme les exécuteurs de Daech – selon une scénographie macabre qui empruntait aux vidéos djihadistes. Alors que, trois jours avant, des touristes scandinaves avaient été égorgées au Maroc et que les images atroces circulaient en ligne.

    Sur ces entrefaites se produisit l’attaque meurtrière du marché de Noël à Strasbourg. Dans un pathétique déni, les pages « Débats » du Mondeplaidèrent que le tueur Cherif Chekatt était un « faux djihadiste », alors qu’on découvrit peu après sa vidéo d’allégeance à Daech. L’hommage de la nation aux victimes, par une cérémonie que présida à Strasbourg le président de la République, en exprimant sa gratitude aux forces de l’ordre qui avaient éliminé le tueur, mais qui étaient harcelées, voire lynchées par ailleurs par les plus radicaux des Gilets jaunes, mit le mouvement en porte-à-faux. Il commença à amorcer une décrue significative – tandis que ses membres complotistes accusaient en ligne le gouvernement d’avoir monté l’attentat pour briser la mobilisation. Cette confusion entre divers registres et ce mélange des genres qui banalisait la violence aboutirent à la scène du 16 février où l’on vit, en plein cœur du quartier parisien de Montparnasse, une horde pogromiste vêtue de gilets jaunes harceler, en marge d’un défilé, le philosophe et académicien Alain Finkielkraut aux cris de « Retourne en Israël »« La France est à nous » et « Tu iras en enfer ». L’interpénétration entre salafisme et identitaires n’était plus une scène de fiction tirée de Soumission, de Michel Houellebecq, mais un phénomène bien réel qui interroge les dérives profondes de notre société§

    La première mission lunaire israélienne décollera ce soir de Cap Canaveral en Floride

    21 février 2019 | 

    Lancée par une fusée Falcon 9, le vaisseau spatial sans pilote baptisé Bereshit (ndlr Genèse en hébreu) doit décoller ce soir au plutôt demain vers 01h45 du matin heure israélienne de la base aérienne de Cape Canaveral en Floride. À 60 000 km au-dessus de la Terre, il se séparera du lanceur Falcon et orbitera d’abord autour de la Terre dans des ellipses et se dirigera ensuite vers l’orbite de la lune. Puis il ralentira et effectuera un « alunissage » en douceur. Si la mission réussie, Israël sera le quatrième pays à entrer dans le club très fermé des puissances spatiales après les États-Unis, la Russie et la Chine….

    Crédit: Image YouTube

    La fusée Falcon 9 propulsera Bereshit dans une orbite terrestre « longue et complexe », où elle élargira  progressivement son orbite pendant environ cinq semaines jusqu’à ce qu’elle soit suffisamment proche de la Laune pour entrer dans son champ de gravitation. À partir de là, le vaisseau spatial effectuera une série de manœuvres afin d’atteindre sa destination entre les sites d’atterrissage d’Apollo 15 et 17 d’ici la mi-avril.P

    Le vaisseau spatial a la forme d’une table ronde avec quatre pieds en fibre de carbone. De la taille d’un lave-vaisselle, il mesure environ 1,5 mètre de hauteur et pèse 585 kg. Au cours d’une mission qui ne devrait durer que deux ou trois jours sur la Lune, Bereshit utilisera des instruments embarqués pour photographier le site d’atterrissage, mesurer le champ magnétique de la lune (pour mieux comprendre comment l’astre de la nuit s’est formé) et renvoyer toutes les données au centre de contrôle d’Israël Aerospace Industries. Tout cela  pendant deux ou trois jours avant que son système cesse de fonctionner.

    Ce projet entrepris pour la première fois par une association privée à but non lucratif marque incontestablement un tournant dans l’industrie spatiale israélienne qui, jusqu’à présent, n’a été centrée que sur des projets liés à la sécurité, notamment des lancements de satellite.

    « C’est le début de l’histoire d’Israël dans le grand espace, qu’elle réussisse ou non« , a déclaré à Reuters, Morris Kahn, le milliardaire du  high-tech qui a investi 44 millions de dollars  dans le projet Beresheet.

    C’est l’ingénieur Alex Friedman, 68 ans, qui dirige l’équipe en charge de cette mission. Il est Haredi (ndlr orthodoxe) et père de 7 enfants et 21 petits-enfants. « Les gens sont persuadés que les Haredim ne font qu’étudier la Torah toute la journée, c’est un stigmate qui me dérange », confie Alex, « Maimonides était bien médecin et astronome et le Rabbi de Loubavitch a étudié le génie électrique, les mathématiques et la physique » ajoute-t-il.

    SpaceIL est principalement soutenu par des donateurs privés, dont le magnat des casinos américain Sheldon Adelson et le milliardaire Morris Kahn cité plus haut, cofondateur d’Amdocs, l’une des plus grandes entreprises de haute technologie israélienne. Israël Aerospace Industries, appartenant au secteur de la défense, a également collaboré à ce projet. Le succès de cette mission signera une nouvelle ère: celle des sociétés privées se lançant leurs propres missions spatiales.

    Tel-Avivre –

    Israël bientôt quatrième pays à se poser sur la Lune

    Par Vincent Coste  avec AFP• 
    Pleine lune photographiée à Leeuw-Saint-Pierre, Belgique | 20/02/2019

    @ Copyright :REUTERS/Yves Herman 

    Le Lune redevient tendance. Après, la Russie (l’URSS à l’époque), les Etats-Unis et la Chine, Israël ambitionne de devenir le quatrième pays à poser un engin spatial sur le sol lunaire. Cet objectif, porté par le projet SpaceIL, va se concrétiser ce 21 février avec la lancement d’un satellite embarquant un alunissage baptisé “Bereshit”, soit le Genèse en hébreu. L’opération aura lieu depuis Cap Canaveral, en Floride, d’où une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX décollera à 20h45 heure locale, soit 2h45 heure française.

    Si tout se passe bien, “Bereshit” devrait alunir le 11 avril, après avoir parcouru 6,5 millions de kilomètres à une vitesse maximale de 10 kilomètres à la seconde, correspondant 36 000 km à l’heure. Un fois sur le sol lunaire, l’engin de 585 kg collectera des données sur la formation du notre satellite, qui seront partagées avec l’agence spatiale américaine la Nasa.

    La mission comporte également une dimension beaucoup plus symbolique. En effet des souvenirs d’un rescapé de la Shoah, des dessins israéliens, sans oublier une bible ont été numérisés et placées à l’intérieur de l’engin qui restera sur la Lune, après les deux jours que devrait durer sa mission. 

    Le projet d’un coût de 100 millions de dollars (un peu plus de 88 millions d’euros) a été en partie financé par des fonds privés. Toutefois, le ministère israélien de la Science et de la Technologie, l’agence spatiale israélienne (ISA) ainsi que Israel Aerospace Industries (entreprise publique notamment spécialisée dans la défense), se sont joints au programme porté par SpaceIL. 

    Le décollage de la mission, à suivre en direct à l’heure H :

    Antisémitisme: Paris appliquera la définition de l’IHRA intégrant l’antisionisme

    “L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République”, a martelé le chef de l’Etat français au dîner du Crif

    Par AFP et  TIMES OF ISRAEL

    Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

    Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

    Emmanuel Macron a annoncé mercredi que la France allait mettre en oeuvre une définition de l’antisémitisme élargie à l’anti-sionisme, sans toutefois modifier le Code pénal, dans un discours prononcé lors du dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) à Paris.

    « La France, qui l’a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l’antisémitisme adoptée par l’Alliance internationale pour la mémoire de la Shoah » (qui intègre l’anti-sionisme, NDLR), a dit le chef de l’État, en martelant que « l’anti-sionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » – à l’instar de son discours lors de la 75e cérémonie du Vel d’Hiv.

    Il s’agit de recommandations, qui permettront de mieux former les agents publics, les policiers ou les enseignants à lutter contre l’antisémitisme, mais pas d’une modification des textes juridiques, a expliqué l’Elysée. Le président de la République avait fait part de cette décision un peu plus tôt au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, qui avait alors envoyé un communiqué à la presse.

    « Il ne s’agit pas de modifier le code pénal, encore moins d’empêcher ceux qui veulent critiquer la politique israélienne de le faire, non, ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale (…), il s’agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l’ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent, derrière le rejet d’Israël, la négation même de l’existence d’Israël, la haine des juifs la plus primaire. »

    Le président français Emmanuel Macron, à droite, s’exprime lors d’une conférence de presse conjointe aux côtés du Premier ministre Benjamin Netanyahu suite à leur rencontre au palais de l’Elysée à Paris, le 10 décembre 2017 (Crédit : AFP/Pool/Philippe Wojazer)

    « Le président Macron a informé le Premier ministre qu’il allait adopter la définition de l’antisémitisme de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), qui a fixé que l’antisionisme est une forme d’antisémitisme », a affirmé un communiqué du bureau de M. Netanyahu. Celui-ci a exprimé son « estime » pour cette décision, selon le communiqué.

    Le président israélien Reuven Rivlin avait plus tôt apporté mercredi son soutien au président français et au philosophe français Alain Finkielkraut face aux actes antisémites, qu’il a qualifié d’ « affront » à la France.

    Quelques minutes avant le discours de M. Macron, le président du Crif, Francis Kalifat, en avait fait la demande. « À l’unisson des autres pays européens, la France a voté en faveur de cette définition lors de son adoption par l’IHRA en 2016 et encore tout récemment fin 2018 dans la résolution du Conseil européen sur la lutte conte l’antisémitisme. Conformément aux recommandations du Parlement européen et du Conseil européen, plusieurs États membres l’ont déjà intégrée dans leurs propres textes de référence », avait-il dit.

    « L’antisionisme aujourd’hui constitue le visage dissimulé de l’antisémitisme », a pour sa part déclaré le député Eric Ciotti (LR), qui salue cette décision mais estime « personnellement » qu’ »une résolution ne suffira pas » et demande « une traduction législative ». 

    Sur ce sujet, Gil Taïb et Joël Mergui ont dit leur satisfaction. « On demandait depuis des années la reconnaissance de l’antisionisme. Si les moyens sont mis en oeuvre pour que les paroles antisémites puissent être condamnées, c’est pour nous une avancée essentielle », a déclaré M. Taïeb.A

    « Depuis plusieurs années, et la situation s’est encore aggravée ces dernières semaines, notre pays – comme d’ailleurs l’ensemble de l’Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales – est confrontée à une résurgence de l’antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale ».

    « À nouveau, depuis plusieurs années, l’antisémitisme tue en France ». C’est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d’évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu’ils étaient juifs », a-t-il poursuivi.

    Extrait d’un montage d’Esther Grinberg, diffusé sur Instagram (Crédit : https://www.instagram.com/esthergrinberg/)

    Quelles différences entre antisémitisme et anti-sionisme ?

    « Il n’y a pas en France de définition officielle de l’antisémitisme, tout comme il n’y a pas de définition officielle, par exemple, du racisme anti-musulman ou envers les personnes asiatiques. Notre droit est fondé sur une conception universaliste et globale, pas sur un ciblage explicite de chaque religion », explique Frédéric Potier, le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah).

    L’avocat Richard Malka abonde : « La loi n’utilise jamais le terme ‘antisémitisme’. De même qu’elle n’utilise jamais le mot ‘juif’ ou ‘musulman’ ou ‘catholique’ ».

    L’antisémitisme est appréhendé par le droit pénal à travers la loi de 1881 sur la liberté de la presse, pour ce qui est des injures publiques, de la provocation publique à la haine et de la provocation publique à la discrimination fondées sur l’appartenance « à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

    Pas de définition officielle non plus de l’antisionisme.

    Selon la Chancellerie, les tribunaux peuvent déjà condamner des personnes qui, « sous couvert d’un anti-sionisme de circonstance, véhiculent en réalité un antisémitisme réel ». « A charge pour l’accusation d’établir que le mobile final vise bien à s’en prendre à un individu soit à raison de sa religion, soit à raison de sa nationalité ».

    Une proposition de loi

    Un texte qui « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, dont une vise à renforcer la pression sur les opérateurs du Net, dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme sur internet, sera déposé « dès le mois de mai » par la députée LREM Laëtitia Avia, a annoncé le président.

    « La députée Laëtitia Avia déposera dès le mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport », a expliqué le président.

    « Nous devons à ce titre nous inspirer de ce que nos voisins allemands ont su faire de manière efficace et pragmatique : apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires, appeler à la responsabilité des individus comme des plate-formes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. »

    Ce texte « reprendra les propositions » faites dans un rapport remis en septembre au Premier ministre, qui vise à renforcer la pression sur les plateformes numériques dans le cadre d’un renforcement de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a-t-il dit.

    Cette loi imposera aux plateformes de retirer les contenus appelant à la haine « dans les meilleurs délais » et de « mettre en oeuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité » de leurs auteurs et enfin responsabilisera ces plateformes sur le plan juridique -une annonce saluée comme « fondamentale » par le président du Consistoire Joël Mergui et Gil Taïeb vice-président du Crif.

    Gilles Taieb, co-auteur du rapport de septembre, a précisé à l’AFP « qu’on s’oriente sur un délai de 24 heures ».

    Macron a accusé « des plateformes comme Twitter, pour citer des mauvais exemples, qui attend des semaines ou des mois pour donner les identifiants qui permettent de lancer les procédures judiciaires » et « parfois prend des jours, des semaines pour retirer les contenus ainsi identifiés ».

    Il s’est prononcé en revanche contre l’interdiction générale de l’anonymat sur internet qui pourrait « aller vers le pire ».

    Le président français Emmanuel Macron prononce un discours lors du 34e dîner annuel du groupe CRIF, Conseil représentatif des institutions juives de France, à Paris, le mercredi 20 février 2019. (Crédit : Ludovic Marin, Pool Photo via AP)

    Emmanuel Macron a demandé la dissolution d’ »associations ou groupements » racistes ou antisémites, à commencer par les organisations d’extrême droite Bastion social, Blood and Honour Hexagone et Combat 18.

    « Parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit tracer de nouvelles lignes rouges (…). J’ai demandé au ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui par leur comportement nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente », a déclaré le chef de l’Etat, citant nommément les trois organisations « pour commencer ».

    Enonçant une ligne de conduite « poursuivre, punir et éduquer », il a également annoncé avoir demandé au ministre de l’Education, Jean-Michel Blanquer, « de procéder à un audit des établissement marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive ».

    « Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose, parfois de ce que nous voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus », a-t-il estimé.

    « L’école doit jouer à plein son rôle de rempart républicain contre les préjugés et contre la haine, mais aussi contre ce qui en fait le lit: l’empire de l’immédiateté, le règne d’une forme de relativisme absolu. L’enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique sera renforcée. Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations », a-t-il souligné.A LIRE : Stella: « Ce n’est pas pour rien qu’on met nos enfants dans des écoles juives »

    « L’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs, c’est le problème de la République », a martelé le chef de l’Etat.

    « La honte doit changer de camp », a martelé le chef de l’État, ajoutant, ému : « Nous sommes chez nous. Nous tous ». Cette déclaration entendait répondre au slogan « On est chez nous », largement scandé dans divers rassemblements d’extrême droite depuis plusieurs années.

    La France a connu récemment une multiplication d’actes antisémites – +74 % en 2018. Mardi, 96 tombes ont été découvertes profanées dans un cimetière juif alsacien.

    L’intellectuel et membre de l’Académie française Alain Finkielkraut a été violemment pris à partie samedi en marge d’un défilé des « gilets jaunes » par des manifestants, dont l’un a notamment utilisé le mot « sioniste ». Cela a suscité un débat en France sur le sens à donner à ce mot dans ce contexte.

    Quelques jours plus tôt, des portraits de Simone Veil, rescapée d’Auschwitz et figure récemment décédée de la vie politique française, avaient été barrés d’une croix gammée. Et un arbre planté à la mémoire d’Ilan Halimi, un jeune juif torturé à mort en 2006, avait été retrouvé scié.

    Des rassemblements contre l’antisémitisme se sont tenus mardi dans de nombreuses villes à travers la France, notamment place de la République à Paris où près de 20 000 personnes ont dénoncé ces actes.

    « La masse n’était pas là, la foule n’était pas là », a ainsi regretté à l’antenne de la chaîne CNews l’avocat Serge Klarsfeld, connu pour sa traque d’anciens nazis. « L’antisémitisme, ça ne se guérit pas facilement, c’est un travail très long ».

    En 2018, l’Agence juive estimait à 45 000 – un dixième de la communauté – le nombre des juifs de France ayant fait leur alyah, l’émigration vers Israël, en une décennie.

    Dans son discours, le président du Crif, Francis Kalifat, avait lancé un appel aux musulmans et aux imams à lutter contre l’antisémitisme et à « en finir avec la justification religieuse de la haine des juifs ».

    Il avait également dénoncé « l’antisémitisme de certains musulmans, l’antisémitisme de certains gilets jaunes ».

    « L’engagement du président français Macron d’adopter la définition de l’IHRA, reconnaissant ainsi que l’antisémitisme est un problème dominant qui doit être abordé de manière frontale et universelle, est une étape encourageante. Cependant, il ne s’agit que du début d’un long chemin à parcourir et nous devons tous continuer à être aussi vigilants que possible. Des actions, et non des mots, sont nécessaires pour éradiquer réellement ce problème. L’adoption de cette définition de l’antisémitisme doit être suivie de mesures concrètes pour légiférer et veiller à son application dans tous les domaines, » a déclaré Ronald S. Lauder, président du Congrès juif mondial, qui s’est dit prêt à aider le gouvernement français.

    La haine judéo-sioniste en France

    Posted by Freddy Eytan on 2/21/19 •

    Le Président Macron a reconnu l’échec du combat contre l’antisémitisme et appelle maintenant à des actes. Sans doute, mieux vaut tard que jamais. 

    Certes, l’aveu de la part du président français est courageux et encourageant, mais il a été entendu à plusieurs reprises par ses prédécesseurs. La recrudescence des actes antisémites est criante et dépasse tout entendement.

    Depuis la Seconde Guerre mondiale, jamais les Juifs de France n’avaient connu une menace aussi pesante sur leur avenir. Les attentats et les actes antisémites les inquiètent profondément.

    Contrairement aux promesses des autorités françaises, les actes antisémites augmentent chaque jour. Cette recrudescence dangereuse est le résultat d’une incitation à la haine permanente de la part de nos détracteurs. Des mensonges et des calomnies et des voix pour la délégitimation et le boycottage de l’Etat juif sont entendus par les prêcheurs dans les mosquées, par des professeurs dans les universités, dans certains médias et sur les sites internet.

    Comment ne pas lancer un cri d’alarme et de pointer du doigt l’origine du Mal ? Pourquoi ne pas dire la vérité sur les auteurs ? Ne sont-ils pas en majorité des jeunes musulmans intoxiqués par la radicalisation et influencés par une incitation à la haine, y compris dans les prisons de France ? Fallait-il attendre 48 heures pour identifier l’agresseur d’Alain Finkielkraut ? La police ne sait-elle pas que les salafistes portent une barbe sans moustache ? Stupéfiante aussi la réaction du philosophe qui ne souhaite pas porter plainte et qui veut comprendre le phénomène. Comprendre quoi ? La fascination des intellectuels de gauche depuis Foucault et Sartre pour l’islam politique ? Des Ayatollahs ? Du soutien d’une certaine extrême gauche pour l’islamisme ? Que les insultes sont encouragées par des islamo-gauchistes au sein des Gilets-jaunes ? N’a-t-il pas entendu les propos de ce méchant salafiste le menaçant de mort ? De l’égorger ? De chasser les Juifs de France car ce pays est maintenant à eux ?

    Désormais, ils pensent que la France leur appartient et qu’ils sont devenus les propriétaires. Dans ce contexte alarmant, cessons donc de réfléchir, de philosopher, ou de manifester après chaque grave incident, car il est temps vraiment de passer aux actes. Adopter des lois radicales et jeter en prison par un tribunal spécial tous les auteurs des actes anti judéo-sionistes.

    Le président Macron au dîner du CRIF, le 20 février 2019 (capture d’écran)

    Le président Macron a annoncé que la France allait endosser la définition de l’alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste (IHRA), une organisation intergouvernementale fondée en 1998 qui intègre l’antisionisme dans la définition de l’antisémitisme. Toutefois, nous apprenons que ce texte n’est pas contraignant et il s’agit seulement de recommandations. Si selon Macron « l’antisionisme est une des formes modernes de l’antisémitisme » pourquoi ne pas modifier la législation dans ce sens ?

    Certes, il est légitime de critiquer la politique d’un gouvernement mais comment lutter contre la vague anti judéo-sioniste quand l’incitation à la haine à l’égard d’Israël et des Juifs prend des proportions incalculables ? Quand la haine va jusqu’à s’en prendre à la profanation des cimetières, aux morts, comme pour tuer le Juif une seconde fois.

    La communauté juive est la plus importante de la diaspora en Europe. Structurée depuis Napoléon, elle est héritière de souffrances, de pogroms et de la Shoah, elle doit se défendre et être défendue. Elle est profondément française et européenne mais revendique légitimement le droit à la différence. Comment peut-elle gommer un passé millénaire, se détacher de l’appartenance au peuple du Livre ? Comment rompre avec la tradition et pourquoi couper ses liens avec les Juifs d’Israël ? Comment ne pas être solidaires de l’Etat d’Israël et ne pas le défendre dans les moments de crise et de conflits ?

    Les Juifs forment une grande famille, un groupe humain et humaniste qui se caractérise par la conscience de son unité et la volonté de vivre en commun : Juifs de la diaspora avec les Juifs de l’Etat d’Israël. Les Juifs sont une nation, mais ils ne sont pas une nation comme les autres. En dépit de la dispersion à travers les continents, les Juifs demeurent un peuple uni, solidaire et structuré malgré leurs divergences d’opinion et les multiples facettes socio-économiques qu’ils représentent. La nation juive a toujours eu une vocation universelle d’union, de rassemblement, de solidarité et de respect envers l’Etat, la laïcité, les religions, la Justice et les droits de l’Homme. Cette spécificité est unique. Contrairement à d’autres communautés, elle n’est pas sectaire et ne souhaite pas devenir missionnaire.

    Les Juifs, venus d’Europe de l’Est ou après la décolonisation des pays du Maghreb, se sentaient d’abord français et la France était leur havre d’accueil et le pays des libertés par excellence. Depuis leur arrivée en France, ils se sont intégrés et ont prouvé une loyauté exemplaire. Ils ne peuvent gommer du jour au lendemain leurs racines françaises. Elles sont profondes, elles datent du début de l’ère chrétienne.

    Les Juifs attendent de véritables actes

    Les Juifs français aiment la France et Israël. La question d’un double amour dans l’âme juive, pour sa patrie spirituelle et sa patrie temporelle, date de l’exode des Hébreux après la destruction du Temple de Jérusalem. On retrouve des philosophes et poètes qui aimaient profondément leur pays natal et tout autant que Jérusalem. Ce double amour ne leur posait pas de problème car l’affection que l’on ressent pour son père ne diminue en rien celle que l’on éprouve pour sa mère.

    Cependant, les Juifs de France souhaitent être rassurés par les autorités, non seulement par des déclarations mais aussi par des actes. Circuler librement dans les rues avec une kippa ou un talith sans être agressés par des voyous. Envoyer leurs enfants à l’école en toute tranquillité sans être insultés de « sale juif » ou de « youpin ». Pouvoir mener une vie normale et paisible et gommer une fois pour toutes les profanations des cimetières, des graffitis et des croix gammées sur les murs des synagogues de Paris et de province.

    Il est temps aussi que les dirigeants de la communauté musulmane sortent de leurs mosquées et lancent avec les imams des appels à une véritable intégration et une coexistence plutôt de se dérober des responsabilités et boycotter tout ce qui concerne Israël.

    La France vit actuellement des moments difficiles sur tous les plans et dans tous les domaines. Si le gouvernement souhaite vraiment que les Juifs ne partent pas en Israël ou ailleurs, s’il préfère que les Juifs contribuent à son succès dans la crise économique et sociale, il devrait apporter des gages, prendre des décisions audacieuses et rassurer la communauté. Cependant, l’appel de dirigeants israéliens à quitter la France est déplacée et contreproductive.

    Enfin, mettons à l’épreuve le président Macron et attendons donc de véritables actes.

    Freddy Eytan

    L’antisémitisme en nous

    1. LOPINION

    SYLVAIN COURAGE

    STÉPHANE MANEL

    On ne naît pas antisémite, on le devient. A force de chercher une cause simple aux malheurs du monde. On le devient en cultivant la haine de soi et des autres. Par envie, par jalousie, par complexe d’infériorité, par « peur de la castration », disait Freud. La judéophobie, aussi vieille que le monde, est la plus archaïque, la plus ténébreuse et la plus violente des passions sociales. La foule cherche un bouc émissaire, une victime expiatoire pour sceller son unité en éliminant la différence.

    « Enlève ton gilet, sale juive! » Ce cri s’est échappé de la mêlée vociférante qui encerclait Ingrid Levavasseur, figure médiatique des « gilets jaunes », conspuée pour avoir osé prétendre à l’élection. Surtout pas d’élu(e)s, pour les plus amers des « gilets jaunes » ! Haro sur Alain Finkielkraut, ce « sale sioniste » croisé à un carrefour, ou sur Emmanuel Macron, « pute à juifs » selon un calicot placé, cet hiver, au-dessus de l’autoroute A6.

    Certes, ce mouvement, réceptacle de toutes les colères, n’épuise pas le triste sujet. La destruction des arbres plantés en mémoire d’Ilan Halimi ou les croix gammées tracées sur l’image de Simone Veil ne sont pas encore attribuées. Mais l’insurrection des oubliés, des invisibles et de la France périphérique a porté la haine des juifs comme la nuée, l’orage. La mythification d’un peuple purificateur opposé à une élite corrompue ne pouvait que raviver les souvenirs d’Edouard Drumont, des « Protocoles des Sages de Sion » et du grand complot juif, point de fuite de tous les schémas conspirationnistes.

    « Nous sommes devant la banque Rothschild, c’est là que ça se passe », lançaient une poignée de « gilets jaunes » venus repérer les lieux du « pouvoir profond des usuriers » censés réduire le reste de l’humanité en esclavage pour satisfaire leur diabolique cupidité. Dans leur vidéo, ces manifestants se gardent de prononcer quelque slogan antisémite, mais tournent autour du tabou, comme des obsédés. Dénonciation de l’argent roi, de la finance apatride et de l’oligarchie des ploutocrates : cette idéologie forgée au xixe siècle n’est ni de droite ni de gauche. Ni religieuse ni athée. Même les Lumières y ont succombé. « Le plus abominable peuple de la terre », a écrit Voltaire au sujet des juifs.

    Le fantasme, universellement répandu, permet de surmonter les contradictions de toute société en rejetant les fautes sur un coupable idéal ­ censément oisif, lascif, usurier, immoral, subversif… ­, regardé comme un agent de destruction de la communauté religieuse (persécutions antijudaïques), villageoise (pogroms) ou nationale (lois antijuives). Ce délire a conduit tout droit à la politique exterminatrice nazie et à la Shoah.

    Sa résurgence ne souffre aucune excuse. Les progressistes de gauche se pensent immunisés. Le sont-ils vraiment? Avant d’être l’apanage des ultranationalistes de l’extrême droite, l’antisémitisme a été une construction des mouvements anarchistes, socialistes et ouvriers. Selon la formule prêtée au révolutionnaire allemand Karl Liebknecht, il faut bien y voir un « socialisme des imbéciles ».

    L’antisionisme en est aujourd’hui la traduction « politiquement correcte ». Dans les pays arabo-musulmans et leur diaspora, dans la mouvance islamiste, dans les officines de la gauche décoloniale comme de la droite extrême, la pulsion judéophobe se dissimule derrière un nouveau signifiant. Mais elle n’a pas changé de signification. Revendiquer le droit de dire « A bas Israël! », comme le fait Eric Coquerel (1), député de La France insoumise, ne revient pas à critiquer la politique ­ hautement contestable ­ d’un Etat, mais bien à poursuivre la plus avilissante entreprise de haine conçue par l’humanité. L’hypocrisie en plus. S. C.(1) Sur France 2, le 18 février.

    Source L’Obs

    Antisémitisme | Le Figaro.fr – BNVCA

    La France dit non à l’antisémitisme |
    Par  Loris Boichot  Stéphane Kovacs

    Après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace, anonymes et politiques se sont rassemblés mardi en grand nombre, partout dans le pays, pour protester contre la recrudescence des actes antisémites.

    La place de la République a retrouvé ses couleurs tricolores. Ceints de leur écharpe bleu-blanc-rouge, des centaines d’élus de tous bords entonnent une Marseillaise avec le chanteur Abd Al Malik, à la tribune. Nicolas Sarkozy est venu demander «une fermeté extrême» face à la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018).

    Son successeur, François Hollande, exprime son «indignation». «Ça suffit les croix gammées, les insultes! On a besoin d’actes», a insisté un peu plus tôt le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, avant de se ranger parmi les élus, silencieux. Le premier ministre Édouard Philippe est arrivé avec ses ministres. «Vive la France unie et débarrassée de toutes ses peurs!», lance une voix au micro, avant que des collégiens récitent des poèmes devant la foule.

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    Politiques, représentants des cultes ou anonymes, quelque 20.000 personnes se sont rassemblées mardi soir, au pied de la colossale Marianne de bronze, à Paris, comme dans une soixantaine de villes françaises. De Marseille, où le député La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a dénoncé «les actes racistes et antisémites», jusqu’à Saint-Denis de la Réunion. Arborant parfois des pancartes «Ça suffit!», ces Français répondaient à l’appel de 54 formations – 22 partis politiques et 32 associations et syndicats -, lancé à l’initiative du Parti socialiste (PS). Avec un mot d’ordre: «Non, l’antisémitisme, ce n’est pas la France!».

    Des milliers de personnes manifestent contre l’antisémitisme à Paris – Regarder sur Figaro Live

    «Un sursaut républicain»

    Durant de longues minutes de silence, des représentants des cultes se recueillent. Juifs, catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, ils ont appelé, dans une déclaration commune rendue publique un peu plus tôt, à «une ambition, à la fois civique, spirituelle et humaniste, de partager et poursuivre, ensemble, notre destin commun». «C’est un sursaut républicain», salue le grand rabbin Haïm Korsia, avec qui le numéro un du PS, Olivier Faure, en première ligne du rassemblement, a discuté avant de lancer son appel à la mobilisation.

    «Enfin un rassemblement organisé par les représentants de la nation, et non par les institutions communautaires juives!, se félicite Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA). J’aimerais aussi attirer l’attention des partis de gauche sur le fait que leurs actions de soutien aux organisations propalestiniennes incitent à la haine d’Israël, qui elle-même pousse à l’acte anti-Juifs». Pour témoigner d’«un soutien sans faille à la communauté juive», Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire de Paris, et Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) ont souhaité se joindre à la manifestation parisienne.

    Le président de la Conférence des rabbins européens : “L’antisémitisme s’aggrave et conduit au pire”

    “Faut-il rester ou partir?” Cette question sera l’un des trois thèmes de débat qui sera organisé dimanche à Munich, en marge de la conférence annuelle sur la sécurité, le “Davos” des questions stratégiques. Le rabbin Goldschmidt a présidé la communauté juive de Moscou avant de succéder, en 2011, au rabbin Sitruk à la tête de la conférence des rabbins européens, basée à Bruxelles……..Interview………

    La thématique du départ des Juifs d’Europe n’a pas été ajoutée au dernier moment, comme si elle prolongeait une crise qui vient de plus loin. Il livre au JDD sa réaction sur la hausse des agressions antisémites. Voici quelques extraits de son interview.

    Comment avez-vous réagi cette semaine au débat sur l’augmentation des agressions antisémites?
    Ce sont des chiffres qui traduisent ce que l’on vit au quotidien depuis des années et qui prouvent que le phénomène s’aggrave et nous conduit vers le pire. 
    En France, nous étions focalisés depuis dix ans sur les attentats terroristes d’origine islamiste qui visaient notre communauté. Aujourd’hui, nous voyons ressurgir des comportements antisémites, qui coïncident avec le mouvement social des Gilets jaunes soutenu par l’extrême droite et l’extrême gauche françaises. 
    En Allemagne, où les attaques ont progressé de plus de 50%, leurs auteurs sont en majorité des individus d’extrême droite. 
    En Hongrie, nous avons assisté le week-end dernier à un rassemblement de néonazis venus de toute l’Europe.

    Vous posez la question du départ des Juifs d’Europe pour ceux qui se sentent menacés. Quelle est la réalité des chiffres?
    En une décennie, le nombre des Juifs en Europe est passé de 2 millions à 1,6 million. Ceux qui sont partis craignaient davantage le terrorisme islamiste que l’extrême droite. 
    Mais s’ils partent, c’est parce qu’ils pensent à demain et à après-demain, à l’avenir de leurs enfants. 
    Doivent-ils continuer à les faire venir dans des centres culturels comme celui où nous nous trouvons, derrière des portes blindées et sous surveillance en permanence? 
    Ils se posent également certainement, je le crois, la question du respect qu’ils estiment ne plus avoir ici.

    Source Le Journal du Dimanche
    V

    « Les ‘‘gilets jaunes’’, avocats involontaires de la démocratie représentative »

    EUGÉNIE BASTIÉ VINCENT TREMOLET DE VILLERS LE FIGARO

    LE FIGARO. – Vous avez exprimé au mois de novembre une forme de sympathie pour les « gilets jaunes ». Quand on voit la tournure que prend ce mouvement, le regrettez-vous ?

    Alain FINKIELKRAUT.- Il y a quelques années, une amie journaliste m’a confié, avec un grand sourire, qu’elle se sentait beaucoup plus proche d’un Londonien ou d’un Berlinois que d’un habitant de Limoges. J’ai été estomaqué par cet aveu tranquille. Je n’imaginais pas que les progressistes des « smart métropoles » assument leur hors-sol avec une telle sérénité et tiennent en si piètre estime les « péquenots » du périurbain, des villes moyennes ou de la campagne. Le mouvement des « gilets jaunes », c’est Limoges, mais aussi Villeneuve-sur-Lot, Dieppe, Issoudun ou Paimpol qui se sont rendues visibles à tous ceux qui n’avaient d’yeux que pour les villes-mondes et les migrants. Les « somewhere » (les gens de quelque part) se sont rappelés au bon souvenir des « anywhere » (les citoyens de partout). Les « déplorables » ont relevé la tête. Les laissés-pour-compte de la nouvelle économie et des aides sociales ont fait entendre leur voix, ils ont temporairement converti les ronds-points, ces hauts lieux de l’âge des flux, en places de village, et je me sens aujourd’hui comme hier solidaire de cette protestation. Mais les choses se sont très vite gâtées. Cette France négligée et souvent méprisée est passée d’un seul coup de l’ombre à la lumière et les défilés hebdomadaires ont été filmés en intégralité comme les étapes du Tour de France. Les différents leaders de cette révolte protéiforme ont été accueillis à bras ouverts sur tous les plateaux de télévision. Ils sont devenus les stars du petit écran. Cette promotion leur est montée à la tête et l’arrogance a changé de camp. L’aide-soignante Ingrid ­Levavasseur, si sincère et si émouvante lors de sa première apparition, regarde, trois mois après, le premier ministre avec une moue de dégoût et le traite comme un moins-que-rien. Cette ­corruption médiatique d’un mouvement salutaire a quelque chose de désespérant. Les maires qui interviennent dans le grand débat national ont une tout autre tenue et une véritable compétence. Les « gilets jaunes » sont les avocats involontaires de la démocratie représentative.

    Que vous inspirent ces manifestations hebdomadaires sans autre objet que la destitution du chef de l’État ?

    Les manifestations aujourd’hui, c’est le Golem. Il avance, il marche, il dévaste sans égard pour rien ni personne, les commerçants crient grâce, les édiles s’arrachent les cheveux, l’opinion s’exaspère, mais on a perdu la formule pour l’arrêter.

    La police est mise en accusation. Que vous inspire cette notion de violence policière que l’on oppose à celle des casseurs ?

    Aux États-Unis, si les policiers avaient été attaqués, frappés ou lynchés par des manifestants, ils auraient fait usage de leurs armes létales, et, au nom de la légitime défense, ils n’auraient subi aucune sanction. Ce n’est certes pas un exemple à suivre, mais ne nous trompons pas d’époque : nous sommes entrés dans l’âge de la banalisation des violences antipolicières. En 1968, on criait bêtement « CRS SS » mais aucun étudiant, aucun ouvrier n’aurait eu l’idée de jeter sur les policiers des boules de pétanque, des bouteilles d’acide ou des billes d’acier. Dans les quartiers dit sensibles ou lors de toutes les manifestations, ce sont les flics désormais qui ont peur. Il y a des violences de leur côté, c’est vrai, mais la plupart d’entre eux font preuve d’une retenue exemplaire et parfois héroïque, hantés qu’ils sont par la mort de Malik Oussekine pendant une manifestation contre la loi Devaquet. Malik Oussekine : c’est précisément la bavure que les émeutiers parmi les manifestants appellent de leurs vœux pour faire converger les luttes et embraser le pays.

    Le ministre de l’Intérieur a donné les chiffres de l’antisémitisme, qui indiquent une forte hausse l’an passé. Cette poussée vous inquiète-t-elle ?

    Les actes antisémites ont augmenté de 74 % en 2018. Si on n’avait pas vu certains « gilets jaunes » faire la quenelle ou d’autres associer les noms de Macron et de Rothschild, et si deux portraits de Simone Veil n’avaient pas été recouverts par des croix gammées, ces chiffres seraient probablement passés inaperçus. Comme les voitures quotidiennement incendiés, ç’aurait été « business as usual ». Là, l’occasion était belle de rapatrier l’antisémitisme et de dénoncer la résurgence d’une haine bien de chez nous. Mais ce n’est pas la faute des « gilets jaunes » si la France connaît aujourd’hui ce qu’Édouard Philippe a appelé une « alya intérieure ». De plus en plus de Juifs quittent les communes de banlieue où leur vie devient infernale pour certains quartiers de Paris ou pour… Limoges, justement. Un antisémitisme venu du Maghreb, de Turquie, du Moyen-Orient, d’Afrique et des Antilles s’implante en France et on en a pour longtemps. Quand, lors d’une de mes émissions de France Culture, Georges Bensoussan a mis cette réalité en évidence, il a été accusé par Olivier Schrameck, alors président du CSA, d’« encourager des comportements discriminatoires ». Dans sa lettre envoyée à France Culture, le même Schrameck m’a reproché (en me nommant « l’animateur ») de « n’avoir, à aucun moment, contribué à la maîtrise de l’antenne ». Bensoussan a été poursuivi en justice et finalement relaxé par la 17e chambre. Sa mésaventure témoigne de la force en France du parti du déni. Ce parti est très prompt à se mobiliser contre l’extrême droite. Mais ce ne sont pas des « gilets jaunes » qui ont scié les deux arbres plantés à la mémoire d’Ilan Halimi là où il a été retrouvé agonisant. Ce ne sont pas non plus des excités de la fachosphère qui ont traité l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo Zineb El Rhazoui de « pute à Juifs » parce que après l’attentat de Strasbourg elle a osé déclarer : « Il faut que l’islam se soumette à la critique ! Qu’il se soumette à l’humour ! Qu’il se soumette aux lois de la République ! On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens : “L’islam est une religion de paix et d’amour et c’est juste le terrorisme qui est mal.” »

    N’assiste-t-on pas tout de même à la résurgence du vieil antisémitisme d’extrême droite ?

    Pour bien comprendre ce qui arrive, il faut relier les agressions antisémites aux profanations d’églises et aux actes antichrétiens qui connaissent, eux aussi, une croissance exponentielle. Qu’on ne nous refasse pas, de grâce, le coup des années 30. En France au XXIe siècle, les Juifs et les catholiques sont dans le même bateau.

    Reste, bien sûr, qu’on ne peut pas répondre à un déni par un autre déni. Lors d’un Facebook Live (comme je crois qu’on dit) opéré depuis son camion, le désormais célèbre Éric Drouet a pris l’appel d’un certain Stéphane Colin, et celui-ci, entre deux couplets contre les « merdias », a dit que « c’est une mafia sioniste qui est en train de nous entretuer » (sic). Éric Drouet ponctuait ces propos de « ouais, je sais, je sais » et il a, pour finir, invité Stéphane Colin à se mettre en relation avec tous les gens qui exprimaient leur enthousiasme pour ses propos en temps réel.

    Dieudonné et Soral ont fait un rêve : agréger une France black-blanc-beur autour de la haine des Juifs. Ce rêve risque d’autant plus d’être notre cauchemar que nous vivons à l’ère des réseaux sociaux. Dans ce nouveau monde, les inhibitions sont levées, chacun se lâche et vient pêcher, en guise de vérité, le mensonge qui comble son attente. L’imprimerie avait rendu possible la démocratisation de la culture. L’écran interactif opère son remplacement. Tous les grands partages du vrai et du faux, du beau et du laid, du haut et du bas, de la barbarie et de la civilisation sont abolis. L’égalité règne et elle a un goût de mort.

    La violence est de nouveau un mode d’expression politique. Vivons-nous un moment de dé-civilisation ?

    Les « gilets jaunes » veulent pouvoir vivre dignement de leur travail. Avec sa casquette à l’envers, ses délires conspirationnistes et son anti-élitisme forcené, le non moins célèbre Maxime Nicolle ne porte pas cette revendication, il la caricature et il annexe les « gilets jaunes » incapables de le désavouer au processus de dé-civilisation qui menace de nous engloutir.

    Plusieurs France (en étant schématique, les « quartiers », les urbains et la France périphérique) se regardent avec défiance. Le vivre-ensemble est-il plus que jamais une illusion ?

    Le mot « vivre-ensemble » a été inventé pour masquer la disparition de la chose. Mis à part quelques militants associatifs, ce mot ne trompe plus personne. Il y a plusieurs France, en effet, et l’alliance terra-novienne entre les métropoles et les quartiers est un fantasme que la réalité se chargera bientôt d’anéantir.

    Le Figaro – samedi 16 février 2019

    Mesdames et Messieurs nos gouvernants(es) inspirez vous du Maire de New York

    Le maire de New York condamne le BDS et appelle à “éradiquer” l’antisémitisme

    15/02/201915:08:15MIS À JOUR LE15/02/201915:33:51Écrit pari24NEWS

    New York Governor Andrew Cuomo (R), pictured with with Police Commissioner James O’Neil (C) and Mayor Bill de Blasio, received a suspicious package that turned out to be a false alarm
    TIMOTHY A. CLARY (AFP)

    Le maire de New York Bill De Blasio a promis jeudi d'”éradiquer une fois pour toutes” toutes les manifestations antisémites et a vivement condamné le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et de Sanctions) lors d’un rassemblement organisé à Brooklyn contre l’antisémitisme.

    “C’est une triste réalité, mais l’antisémitisme est bien vivant dans ce monde, dans cette ville, dans ce pays. L’histoire nous dit que si vous le prenez à la légère, les gens seront blessés et mourront et nous ne le permettrons pas à New York”, a-t-il déclaré.

    En tant que maire de cette ville connue pour sa tolérance, De Blasio a indiqué que New York devrait être “un exemple pour le monde entier en matière de protection pour la communauté juive.”

    Lors d’une conférence de presse tenue le 3 janvier par le maire et les responsables de la NYPD, le chef des détectives de la NYPD, Dermot Shea, a précisé que sur les 361 crimes de haine enregistrés à New York en 2018, plus de 50% étaient de nature antisémite.

    De Blasio a révélé lors de l’événement de jeudi que les chiffres des premières semaines de 2019 témoignent d’une augmentation continue de tels incidents.

    Au 10 février, 47 crimes de haine ont été signalés à New York, contre 27 au cours de la même période en 2018. Plus des deux tiers des crimes de haine, soit 32 incidents, visaient la communauté juive.

    De Blasio considère que la fusillade d’octobre 2018 dans la synagogue Tree of Life à Pittsburg, est une “sonnette d’alarme”.

    Le maire a également réitéré son soutien à Israël, affirmant qu’il avait été créé “non seulement comme le rêve d’une patrie pour les personnes qui ont perdu le leur, mais aussi comme un refuge contre un monde rempli de haine”.

    “Les démocrates et les républicains doivent faire preuve de la même ferveur. Israël doit exister pour que le peuple juif sache qu’il est toujours protégé,” a-t-il souligné.

    Le Consul général d’Israël à New York, Dani Dayan, a salué les propos de De Blasio, ajoutant que “l’État d’Israël se tient aux côtés de la communauté juive américaine et continuera de collaborer avec les autorités contre l’antisémitisme croissant”.

    “Peut-être que certaines personnes ne le réalisent pas, mais quand ils soutiennent le mouvement BDS, ils bafouent le droit d’Israël à exister et c’est inacceptable,”a-t-il dénoncé.

    “Charlottesville, Pittsburgh et les récentes agressions physiques contre les Juifs à Brooklyn sont inquiétants et nécessitent une action”, a affirmé M. Dayan dans un communiqué.

    “Nous devons lutter de toutes nos forces contre la bête antisémite,” a-t-il conclu.

    Hausse «effrayante» des actes antisémites en Allemagne en 2018

    Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.
    Photo: Jens Meyer Archives Associated Press Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016. 

    Antoine Lambroschini – Agence France-Presse à Berlin

    Une augmentation des actes antisémites a été recensée l’an passé en Allemagne, atteignant un sommet depuis 10 ans, une résurgence qui inquiète le gouvernement confronté à un essor de l’extrême droite.

    Cette montée de l’antisémitisme intervient alors que d’autres pays européens sont confrontés à un phénomène similaire, en particulier la France où la communauté juive a appelé mardi à « un sursaut national ».

    En Allemagne, pays dont l’identité nationale est largement fondée sur la repentance de l’Holocauste, 1646 actes antisémites ont été recensés en 2018, une hausse de 9,4 % par rapport à 2017, selon les données préliminaires de la police allemande transmises à la demande du groupe parlementaire de la gauche radicale Die Linke et dont l’AFP a obtenu une copie mercredi.

    Les violences antisémites sont passées de 37 à 62, faisant 43 blessés l’an dernier, selon ces données préliminaires, les statistiques définitives étant publiées en mai.

    Le président du Conseil central des juifs d’Allemagne, Josef Schuster, a dénoncé mercredi « une tendance effrayante » et appelé à « un engagement plus fort et urgent contre l’antisémitisme des politiques, de la police et de la justice ».

    Et « si l’on pense à tous les actes qui ne relèvent pas du pénal, les choses sont encore plus inquiétantes », a ajouté le responsable de cette communauté qui compte environ 200 000 personnes en Allemagne.

    La criminalité antisémite est ainsi à son apogée depuis 2009 (1690 actes), tandis qu’il faut remonter à 2007 pour retrouver un nombre équivalent de violences antijuives (64).

    Deux formes d’antisémitisme

    Le gouvernement allemand a relevé en 2018 être confronté à deux formes d’antisémitisme, celui lié à l’extrême droite, mais aussi celui attribué à l’afflux de centaines de milliers de migrants du monde arabo-musulman en 2015-2016.

    Plusieurs affaires ont choqué le pays l’an passé, en particulier l’agression en avril à Berlin d’un Arabe israélien portant une kippa. L’agresseur était un jeune Syrien de 19 ans récemment arrivé et qui a été condamné à un mois de prison ferme. L’agression, filmée, a eu un retentissement énorme.

    Le parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), qui a fait une entrée historique au parlement fin 2017, a lui été au centre de nombreuses polémiques liées au nazisme.

    En janvier encore, une figure de premier plan de la communauté juive d’Allemagne, Charlotte Knobloch, avait dénoncé l’AfD – « qui relativise les crimes des nazis » – dans un discours au parlement bavarois à l’occasion de la journée de commémoration de la libération d’Auschwitz.

    Une grande partie des élus de la formation avait quitté la salle et peu après, cette femme de 86 ans indiquait recevoir « chaque minute des insultes brutes, des menaces et des injures ».

    Dans ce contexte, Angela Merkel a décidé en 2018 de nommer pour la première fois un délégué gouvernemental pour la lutte contre l’antisémitisme.

    La chancelière s’est aussi inquiétée à de nombreuses reprises, notamment en novembre lors de la commémoration du pogrom nazi de la Nuit de Cristal, de l’essor des actes antijuifs en Allemagne et ailleurs en Europe, sur fond d’envolée électorale des partis populistes et d’extrême droite.

    En hausse en France également

    L’antisémitisme a aussi fait les gros titres ces derniers jours en France après un week-end marqué par plusieurs cas de vandalisme.

    L’image de Simone Veil — une figure politique française et européenne, déportée à 15 ans au camp d’Auschwitz — a été barrée d’une croix gammée, un tag « Juden » (Juifs en allemand) a été tracé sur la vitrine d’un restaurant parisien et un arbre à la mémoire d’un jeune Juif assassiné en 2006 a été sectionné.

    Le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), Francis Kalifat, a déploré, auprès de l’AFP, la « libération et la banalisation de la haine antijuive ».

    Lundi, le ministre français de l’Intérieur Christophe Castaner avait dénoncé un « poison », annonçant une hausse de 74 % du nombre des actes antisémites en 2018 : 541 contre 311 l’année précédente, selon le ministère.

    Antisémitisme : les juifs vont-ils quitter la France ?

    ENTRETIEN. Dans « La France sans les juifs », Danny Trom pense que le départ massif des juifs est inéluctable face à la montée du sentiment d’insécurité.

    Modifié le 13/02/2019 – Publié par:| Le Point 

    
Danny Trom, charge de recherche au CNRS depuis 1997.
    Danny Trom, chargé de recherche au CNRS depuis 1997.

    Le Point : Dans La France sans les juifs, vous alertez sur le départ des juifs. D’après le ministère israélien de l’Immigration, ils étaient 8 000 en 2015, mais 3 000 en 2017. Sur une population estimée à 600 000 personnes, on est loin du phénomène de masse, d’autant que les retours après un an se situent entre 10 et 30 %…

    Danny Trom : C’est quand même un départ massif. Et le flux ne tarit pas. La France a été longtemps un pays d’immigration idéale pour les juifs, mais elle est devenue depuis 2001-2002 un pays d’émigration. Ils ne partent pas sous le coup de la panique, sur un coup de tête. Leur projet a mûri, du fait des expériences répétées, parfois quotidiennes, de manifestations d’hostilité.

    La France est-elle antisémite ?

    On a eu l’impression après la guerre que l’antisémitisme était discrédité, mais il a perduré à l’extrême droite et a pointé son nez à gauche. La première formulation du négationnisme a été soutenue dans les années 1970 par l’extrême gauche de la maison d’édition La Vieille Taupe. En faisant passer l’extermination des juifs pour un mensonge, il s’agissait déjà de démontrer la mainmise de ces derniers sur la France. La Shoah n’était qu’une invention destinée à justifier l’existence de l’État d’Israël, État colonial produit d’une culpabilisation mensongère de l’Occident. À partir de la fin des années 1980, cette construction idéologique a trouvé un écho d’autant plus large qu’étaient en train de s’effondrer les instances de socialisation et d’intégration de la classe ouvrière. Avant, quand les immigrés arrivaient dans les usines, ils avaient non seulement du travail, mais étaient aussi pris en charge par la CGT et le PC. Avec l’effondrement du communisme et l’affaiblissement du syndicalisme, ces populations se sont retrouvées sans repères. Cette désorientation peut être à l’origine d’un nouvel antisémitisme, qui s’exprime de manière de plus en plus légitime, trouvant dans les universités des prolongements savants.

    Les intellectuels en seraient responsables ?

    Une certaine intelligentsia de gauche travaille aujourd’hui à faire des juifs les porte-parole du néocapitalisme prédateur, du néocolonialisme. Le grand problème de la gauche révolutionnaire en France, c’est qu’elle doit faire face au délitement de sa clientèle, la gauche ouvrière. Le nouvel acteur de la révolution, ce sont les dominés ; les immigrés, souvent, remplissent ce rôle. Or ces « souffrants » veulent que les injustices dont ils ont été victimes soient reconnues et, à leurs yeux, le drame vécu par les juifs fait écran aux crimes de l’esclavage et de la colonisation. Il y aurait deux poids, deux mesures au profit des juifs, qui gagneraient sur tous les tableaux : la reconnaissance, l’argent, l’influence… Le juif incarnerait la classe dominante, aux plans matériel et symbolique. Ainsi se referme le piège de la concurrence victimaire.

    Pour vous, si cette revendication antisémite a pu s’exprimer, c’est que la République s’est délitée.

    Les juifs tiennent en France une place très ancienne, et c’est avec eux que la République a testé la validité générale de son modèle : les juifs de Bordeaux ou d’Alsace étaient des « nations juives » complètement distinctes à la fin du XVIIIe siècle. Si l’on réussissait à en faire des citoyens, cela signifiait que la formule républicaine était universellement valide. L’intégration des juifs et la modernité politique ont donc été intimement liées. Bénéficiant d’une émancipation complète, devenus israélites, les juifs ont été des partisans acharnés de la République, lui vouant une confiance sans bornes. Mais, quand la République s’affaiblit, la situation des juifs est menacée.

    « La France sans les juifs » (PUF, 192 p., 15 €). Parution le 13 février.

    Vous allez jusqu’à écrire que le projet européen s’inscrit en opposition à l’État d’Israël. Cela nécessite une explication…

    Il n’y aurait pas eu de construction européenne sous cette forme et à ce rythme si l’État-nation n’avait pas été discrédité après la Première, mais surtout la Seconde Guerre mondiale. Le nationalisme a été accusé d’avoir ruiné l’Europe et engendré le génocide. Des pays qui, à des degrés divers, ont été fascistes puis vaincus, ou vaincus puis fascistes, ont décidé de s’unir. Or, dès lors que l’État-nation est considéré comme une forme révolue, l’État d’Israël devient un anachronisme. Doté d’une armée puissante, cet État qui recourt à la force est en porte à faux par rapport à une Europe politiquement impuissante. Sa création est en outre le miroir de l’incapacité des Européens à protéger les juifs. En réalité, l’État d’Israël est perçu comme l’échec du projet d’universalisme européen.

    Aujourd’hui, l’Europe est devenue un lieu d’accueil peu exigeant. C’est l’esprit de la bienveillance universelle. Mais, logiquement, un émigré turc en Allemagne ne se sent pas concerné par la repentance allemande face à la Shoah. Or, si l’accueillant ne manifeste aucune exigence parce qu’il n’a plus une conscience vive de sa propre histoire, c’est la communauté politique qui se délite d’autant. C’est ainsi que la place des juifs en Europe est en cours d’effacement.

    L’hostilité à Israël n’est-elle pas d’abord liée au conflit israélo-palestinien ?

    Il en sert de prétexte, mais il n’en est pas la cause. La légitimité de l’État d’Israël a toujours posé problème, et les variations de la politique moyen-orientale n’expliquent pas la dégradation de la situation des juifs en Europe.

    Vous revenez aussi sur le rapport particulier des juifs à Israël…

    Les juifs ont développé des stratégies politiques de survie, parce qu’ils savaient d’expérience que le peuple leur était souvent hostile et que leur protection dépendait de leur alliance avec le pouvoir suprême. Avec l’émancipation, ils se sont intégrés dans les nations, mais malgré cela s’est posée la question de savoir si l’État démocratique, où le peuple est souverain, pouvait les protéger. C’est dans ce contexte qu’est né le sionisme politique qui a fait de l’État d’Israël le garant d’une protection de substitution. Pour les juifs d’Europe, l’État d’Israël n’est pas leur État-nation, mais un refuge virtuel. Les cas de Raymond Aron et de Hannah Arendt sont un révélateur de cette place particulière. Le premier était indifférent au sionisme, la seconde y était hostile, mais tous deux ont ressenti une peur panique face à la disparition possible d’Israël lors de la guerre des Six Jours, en 1967. Cela ne se situe pas sur le plan politique, mais existentiel.

    En vous lisant, on a l’impression que la France ne serait plus capable de protéger ses citoyens juifs. Les actes antisémites ont été en hausse de 69 % sur les neuf premiers mois de 2018, mais nous demeurons dans un État de droit.

    Le problème est la société. Les autorités ont fait ce qu’il fallait. Premier ministre, Manuel Valls avait rappelé que « la France sans les juifs ne serait plus la France ». Mais cette phrase n’a pas été comprise ou a été réprouvée. Il s’est développé en France une sous-culture du ressentiment extrêmement puissante, pour laquelle cette affirmation était un scandale. Ce n’est pas un hasard si Valls est l’un des hommes politiques les plus détestés de France.

    On se centre trop sur le terrorisme islamiste, pas assez sur le large terreau sur lequel il prospère. Pour que quelques-uns soient prêts à passer à l’acte, il faut un milieu qui sympathise, au moins sur le plan des idées. Dieudonné, que je sache, n’est ni musulman ni arabe.

    Vous allez jusqu’à parler d’un « soulagement maladroitement dissimulé » de la part des Européens devant le départ des juifs. N’est-ce pas excessif ?

    Face à la revendication dite décoloniale – qui trouve un écho dans une population numériquement beaucoup plus importante que ce qui reste de Juifs d’Europe -, l’Europe n’a ni la force ni l’envie d’arbitrer en faveur des juifs. Ce processus d’émigration va ainsi suivre son cours, parachevant le départ des Juifs d’Europe, qui s’est amorcé dans l’est du continent à la fin du XIXe siècle et qui a eu pour point d’orgue la Shoah. Nous savons que nombre de parents juifs ont retiré leurs enfants de l’école républicaine, que beaucoup d’enseignants se font houspiller dès qu’ils évoquent la Shoah. Connaissez-vous des Français d’origine algérienne ou marocaine qui sont retournés au Maroc ou en Algérie parce que la société française serait trop xénophobe ? Je ne nie aucunement les discriminations réelles ni le vote frontiste qui les touchent directement, mais personne ne part aujourd’hui pour ce motif, alors que des juifs quittent la France parce qu’ils se sentent en insécurité.

    Comment sont calculés les chiffres des actes antisémites?

    Par Alexis Feertchak 
    Mis à jour le 13/02/2019 à 10h55 | Publié le 12/02/2019 à 19h28

    FOCUS – Après deux années de baisse, le nombre d’actes antisémites a augmenté de 74% en 2018, selon le ministère de l’Intérieur. Des chiffres à analyser avec prudence, car il n’existe pas de réelles statistiques en France permettant de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime.

    Chaque année, les chiffres des actes antisémites sont communiqués par le ministère de l’Intérieur. Ils se sont élevés à 541 en 2018, soit une hausse de 74% par rapport aux 311 recensés en 2017, qui représentait alors le chiffre le plus faible enregistré depuis 2001.

    Cette hausse a été présentée par Christophe Castaner alors que plusieurs inscriptions antisémites ont été découvertes ce week-end dans la capitale, notamment des croix gammées sur le portrait de Simon Weil ou le mot «Juden» sur la vitrine du magasin Bagelstein. Dans ce contexte, Le Figaro précise comment ces chiffres sont établis et dans quelle mesure ils permettent de dresser un état des lieux de l’antisémitisme en France. 

    ● Une méthode statistique imparfaite

    En France, les chiffres sur les actes antisémites comme sur les actes anti-chrétiens ou anti-musulmans sont à utiliser avec précaution. En effet, la loi interdit de qualifier une agression selon l’origine religieuse de la victime. Lors du dépôt de plainte, seul le caractère raciste ou discriminatoire de l’infraction est retenu. Les chiffres dont on dispose sont fournis par des associations cultuelles – comme le Service de protection de la communauté juive, dépendant du CRIF – puis recoupés par les services du ministère de l’Intérieur. «Cela permet de déceler une tendance, mais cela n’a aucune valeur statistique et ne décrit même pas la réalité», déclarait François Pupponi, député et ancien maire de Sarcelles, sur Europe 1.

    Cet appel à la prudence est répété chaque année par la Commission nationale consultative des droits de l’homme. «La CNCDH appelle, depuis plusieurs années, à la prudence et à la retenue dans l’interprétation des chiffres publiés sur le racisme, sujet sensible s’il en est. Il convient d’être précis dans les termes utilisés, et de mettre en perspective toute annonce de chiffres avec la question de la fiabilité de leur source et de la méthode de leur collecte», précise-t-elle dans la dernière édition de son rapport annuel sur le racisme et l’antisémitisme. 

    ● La «nouvelle judéophobie» en débat

    Depuis plusieurs années, sous l’impulsion notamment du sociologue Pierre-André Taguieff, d’aucuns observent la percée d’une nouvelle forme d’antisémitisme, qualifiée souvent de «nouvelle judéophobie», qui se distingue des formes historiques d’antisémitisme d’extrême droite. Ce nouvel antisémitisme, qui prendrait racine dans le conflit israélo-arabe sur fond de «concurrence victimaire», serait principalement le fait de milieux islamistes et d’extrême gauche. 

    Depuis une quinzaine d’années, plusieurs attentats djihadistes récents visant la communauté juive ont représenté la plus tragique illustration de cet antisémitisme islamiste, à l’image de la tuerie commise devant le collège Ozar-Hatorah par Mohamed Merah en 2012 (quatre morts) et la prise d’otage de l’Hyper Cacher à Paris en 2015 (quatre morts également). On compte encore plusieurs meurtres dont le mobile antisémite a été retenu par la justice, comme celui de Sarah Alimi en avril 2017 ou de Mireille Knoll en mars 2018. Deux meurtres qui rappellent également une autre affaire antisémite, celle du «gang des barbares» de 2006: une vingtaine de personnes, dirigées par Youssouf Fofana, ont enlevé, séquestré et torturé le jeune Ilan Halimi, qui est mort après une longue agonie. Cette semaine, deux arbres plantés en sa mémoire ont été sciés à Sainte-Geneviève-des-Bois.

    ● Corrélation avec l’actualité du confit israélo-arabe

    Un constat réalisé par la CNCDH dès son rapport annuel de 2004: «Les auteurs connus des actes visant la communauté juive n’appartiennent plus, dans leur très grande majorité, à des groupes influencés de façon notable par l’idéologie extrémiste de droite, mais aux milieux d’origine arabo-musulmane». Déjà, deux ans plus tôt, cette même commission notait la corrélation entre le nombre d’actes antisémites répertoriés et l’actualité du conflit israélo-arabe, remarquant que ceux-ci provenaient alors en majorité d’«acteurs originaires des quartiers dits ‘sensibles’». 

    Ainsi, alors que les actes antisémites avaient nettement diminué à la fin des années 1990, ils ont réaugmenté avec la seconde Intifada (2000-2006). Une même recrudescence a pu être observée en 2009 après l’opération militaire «Plomb durci» de l’Armée israélienne à Gaza. De même en 2014, un nouveau pic à 851 coïncide avec la guerre de Gaza. Le chiffre toujours élevé de 2015 correspond quant à lui à une nouvelle vague de violences entre Israéliens et Palestiniens, parfois connue sous le nom d’Intifada des couteaux.» LIRE AUSSI – Israël, Palestine: qu’est-ce qu’une «intifada»?

    La baisse de leur nombre en 2016 et en 2017 pourrait traduire une moindre médiatisation du conflit israélo-arabe. À l’inverse, l’année 2018, marquée par une recrudescence des actes antisémites, a aussi connu un nouveau pic de violences à Gaza, à l’image de la «marche du retour», manifestation palestinienne annuelle commémorant la «Nakba» (exode palestinien de 1948). Cette année, correspondant au 70e anniversaire de cet événement historique en même temps qu’au moment du déménagement de l’ambassade américaine à Jérusalem, la manifestation s’est soldée par 120 morts et plus de 4 000 blessés.

    ● La persistance des anciens stéréotypes antisémites

    Mais ce n’est pas tout. Si les actes antisémites semblent bien en majorité provenir de cette «nouvelle judéophobie», les études d’opinion réalisées en France sur l’antisémitisme révèlent plutôt la persistance des anciens stéréotypes plutôt qu’une focalisation sur la question israélo-palestinienne. «À la différence des actes antisémites, très liés aux péripéties du conflit israélo-palestinien, les opinions restent structurées par les vieux stéréotypes liés au pouvoir, à l’argent, à la suspicion de double allégeance», note en 2018 la CNCDH. La commission s’appuie sur un sondage de l’IPSOS réalisé en 2017 selon laquelle 20% des Français jugent que «les juifs ont trop de pouvoir en France», 38% pensent que «les juifs ont un rapport particulier à l’argent» et 39% estiment que «pour les juifs français, Israël compte plus que la France». 

    La CNCDH fait aussi remarquer qu’il manque «les perceptions que les diverses minorités ont les unes des autres». En 2005, une enquête de Sylvain Brouard et Vincent Tiberj sur les Français issus de l’immigration maghrébine, africaine et turque, en majorité musulmane faisait «apparaître une tension sur la question israélienne et une plus grande réceptivité aux préjugés antisémites» sur fond de «malaise identitaire, d’intolérance religieuse, de jalousie à l’égard d’une communauté perçue comme plus anciennement installée, socialement plus favorisée, plus présente dans l’espace public», note cependant la commission. Deux tendances qui se retrouvent par ailleurs dans le sondage de l’IFOP à la fois parmi les électeurs les plus à gauche et les plus à droite. Sur fond de chiffres imparfaits, l’antisémitisme apparaît plus que jamais comme un phénomène protéiforme et complexe. 

    Un rapport révèle l’implication de terroristes dans les activités du BDS |i24NEWS

    Le ministre israélien de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, a révélé dimanche un rapport complet rédigé par son ministère selon lequel des organisations liées à la campagne internationale BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) entretiennent des liens étroits avec le groupe islamiste Hamas au pouvoir dans la bande de Gaza et le Front populaire de libération de la Palestine.

    La charte du mouvement BDS appelle à exercer un boycott et diverses pressions économiques, académiques, culturelles et politiques sur Israël afin “d’aboutir à la fin de l’occupation et de la colonisation des terres arabes, ainsi que le respect du droit au retour des réfugiés palestiniens”.

    Selon le rapport, au moins une trentaine d’activistes, parmi lesquels, certains ont passé plusieurs années dans une prison israélienne après avoir été reconnus coupables d’actes terroristes ou d’attentats, sont liés aux organisations du BDS, dont certaines sont financées par l’Union européenne.Voir l’image sur Twitter

    Voir l'image sur Twitter

    גלעד ארדן@giladerdan1

    Today we revealed the web of hidden ties between terrorist organizations and 13 leading #BDS groups in the EU, US and PA. All countries & financial institutions must investigate and end funding to BDS groups tied to terror. The BDS masquerade is ending. #TerroristsInSuits14321:12 – 3 févr. 201999 personnes parlent à ce sujetInformations sur les Publicités Twitter et confidentialité

    “Les organisations terroristes et les mouvements de boycott sont unis autour d’un seul objectif, celui de détruire Israël et voient dans la délégitimation de l’Etat hébreu un moyen complémentaire à la lutte armée”, a déclaré dimanche M. Erdan lors d’une conférence de presse.

    “J’espère qu’avec la publication de notre rapport, l’UE et tous les pays qui subventionnent les organisations de boycott reconsidèreront la légitimité et le financement qu’ils accordent aux organisations BDS”, a-t-il expliqué.

    “Les organisations de boycott ont construit un réseau mondial visant à répandre la haine et les mensonges contre Israël, et c’est une politique de riposte que je m’efforce de mener”, a-t-il poursuivi notant qu’à présent “26 États américains ont adopté des lois contre des organisations qui boycottent Israël”.

    Ahmad GHARABLI (AFP/File)

    Israel’s Public Security Minister Gilad Erdan is threatening to ban Amnesty International from the country over a campaign for digital accommodation providers to stop listing properties in occupied Palestinian territories
    Ahmad GHARABLI (AFP/File)

    Il a par ailleurs rappelé qu’Israël luttait contre les tentatives de boycott international des produits issus des implantations israéliennes de Cisjordanie.

    “De hauts responsables européens commencent à comprendre les objectifs du BDS, qui sont purement antisémites, et ont cessé de financer les organisations BDS”, a indiqué M. Erdan.

    “Le BDS et les organisations terroristes sont les deux côtés d’une même médaille, qui rejettent Israël en tant qu’Etat juif, et ne cherchent qu’à le rayer de la carte”, a-t-il fustigé.

    Le ministre a précisé que le rapport sera publié dans plusieurs langues afin d’inciter les leaders mondiaux à agir contre la campagne BDS. Il a en outre affirmé détenir des informations supplémentaires qui pour l’heure ne seront pas dévoilées.


    04/02/201908:45:20MIS À JOUR LE 04/02/201909:10:50Écrit par i24NEWS

    Maître Nisand avocat du BNVCA à Strasbourg

    Raphaël Nisand: Le retour des djihadistes en France, un risque inconsidéré


    Qu’est-ce qu’un djihadiste ?

    Pour moi c’est quelqu’un, homme ou femme, qui en toute connaissance de cause a décidé d’entrer en guerre contre toutes les personnes et institutions qui n’adhèrent pas à la charia, la loi islamique fondamentaliste.

    Ces gens ont pris les armes afin de terroriser l’humanité entière vouée à devenir un grand califat où s’appliquerait une loi moyenâgeuse. Les djihadistes français ont quitté la France pour mener cette guerre contre le monde entier et d’abord contre leur propre pays qu’ils affrontent les armes à la main. Les djihadistes ont donc sciemment trahi la France qui les a vus grandir et ils sont partis en terre de djihad afin d’y commettre les pires crimes. Là-bas ils ont décapité, forcé des enfants à exécuter des prisonniers devant les caméras, ils ont réduit des populations en esclavage, violé et contraint au mariage forcé les femmes yézidies, ils ont fait creuser des fosses communes par des prisonniers qu’ils exécutaient ensuite, bref ils se sont comportés en barbares et ont fait régner une terreur comme rarement il y en eut.

    Le nombre de djihadistes qui pourraient revenir en France atteint le nombre de 700. Photo d’illustration. MaxPPP/PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE

    Ceux d’entre eux qui sont revenus en France après entraînement ont déjà commis les pires attentats terroristes comme par exemple ceux commis à Toulouse, au Bataclan ou encore au musée Juif de Bruxelles.

    Le terroriste de Bruxelles auparavant tortionnaire de journalistes français otages en Syrie n’hésite pas quant à lui à faire plaider que les vieux israéliens assassinés par lui ont été en fait tués par le Mossad.

    Ces gens ne renoncent en rien à leur idéologie mortifère et ils ne respectent rien. Alors on nous explique aujourd’hui qu’au fur et à mesure des pertes territoriales de l’état islamique, des islamistes étrangers de plus en plus nombreux tombent entre les mains des forces kurdes et que les kurdes menaceraient de les relâcher dans la nature si la France ne les récupère pas.

    On nous explique aussi qu’il serait donc dans l’intérêt de la France de rapatrier les djihadistes avec leurs femmes, plusieurs par homme puisque c’est la polygamie qui prévaut, ainsi que des centaines d’enfants dont certains déjà endoctrinés.

    Tout ceci est très problématique. D’abord on fait semblant d’oublier que pour qu’un système carcéral fonctionne, il faut que les détenus soient d’accord pour purger leur peine. Dans le cas contraire le personnel des prisons est confronté à des fauves ingérables ce qui est déjà le cas avec de nombreuses tentatives d’égorgement qui transforment en enfer le travail des surveillants de prison.

    Rajouter à cette actuelle problématique déjà existante des centaines d’individus forcenés et qui ont par nature accompagné l’état islamique jusqu’au bout, c’est faire courir un risque considérable au personnel pénitentiaire bien sûr mais aussi à tout le pays.

    De combien d’attentats la France sera-t-elle victime suite à ces retours ?

    Que deviendront les Juifs, cible première comme l’ont montré Merah et Nemmouche ?
    Que deviendra l’ordre public dans notre pays lorsqu’on admettra des centaines de familles polygames qui auront parfaitement droit aux allocations familiales et donneront un signal exécrable dans tout le pays alors que la polygamie est un interdit absolu en France.

    En bref on le voit, le prix à payer pour ce rapatriement est beaucoup trop élevé et ceci pour complaire à des principes dépourvus de réalité en ce qui concerne ces gens.

    Alors évidemment il n’y a pas de solution toute faite et il faudrait poser tous les termes de ce débat. Dire que ces gens seront jugés à leur retour n’a pas de sens. La justice française ne pourra pas connaitre l’étendue des crimes commis par chaque individu dans ces contrées lointaines où aucun témoin non acquis à la cause islamiste ne pouvait survivre et où les rares journalistes qui y sont allés ont été tués ou pris comme otages. La justice française a besoin de preuves et il n’y en aura pas et ce seront donc de faibles peines de principe qui, à défaut de preuves seront prononcées.

    Les djihadistes avec leurs familles seront donc nos voisins de demain, ce qui donne à penser.
    François HOLLANDE avait imaginé la déchéance de nationalité mais il n’a pas réussi à faire passer cette idée qui l’a même empêché de se représenter.

    Les américains ont Guantanamo, prison spéciale très décriée située hors des Etats-Unis dont personne ne s’est jamais évadé pour commettre un attentat, mais une telle solution est-elle possible pour la France ? Non bien sûr en raison notamment des engagements internationaux de la France et de la convention européenne des droits de l’homme.

    Les américains toujours eux avaient interné les familles japonaises dont ils se méfiaient pour des raisons de sécurité intérieure après Pearl Harbour. Autre temps autres mœurs ces solutions là ne semblent ni possibles ni souhaitables mais il faut trouver des solutions sécuritaires qui préservent tous les français d’un éventuel retour de ces terroristes sur le sol français.

    Raphaël Nisand 
    Chroniqueur le lundi matin 8H30 sur Radio Judaïca.

    Posté le 3 février 2019 par admin — 1 commentaire ↓

    Golnadel : « Qui enquêtera sur la violence de l’extrême-gauche ?

    »PUBLIÉ PAR  GILLES WILLIAM GOLDNADEL LE 28 JANVIER 2019

    Gilles-William Golnadel déplore la bienveillance de nombreux médias à l’égard de la violence des groupuscules d’extrême-gauche, alors que celle de l’extrême-droite fait désormais l’objet d’une commission d’enquête parlementaire.

    Je soutiens depuis trop longtemps qu’en raison notamment de l’absence de tout procès en règle du totalitarisme communiste de Staline à Mao, d’équivalent de Nuremberg pour le nazisme, il existe à l’égard de l’extrême gauche une extrême indulgence dont ne bénéficie certainement le pôle radical opposé situé sur le planisphère politique, et qui mobilise au contraire fantasmatiquement le fantôme d’Hitler.

    Il n’est que de voir les larmes versées sur le sort de l’Humanité en dépôt de bilan et sous protection des juges du tribunal de commerce, journal sans lecteurs d’un parti sans électeurs mais sous perfusion d’argent public, pour constater que le sort des défunts journaux nationalistes n’avait pas éveillé autant de publique compassion dans le milieu des défenseurs acharnés d’une presse pluraliste.

    L’auteur du présent article, tout autant partisan de ce pluralisme invoqué rituellement, mais n’ayant oublié ni la publication des exemplaires faisant bon accueil à l’occupant allemand et invectivant «juif Mandel» ou «juif Moch», ni l’approbation du procès des blouses blanches, ni l’entrée des troupes soviétiques dans Budapest, ni dernièrement l’indulgence envers Chavez, prendra sur lui.

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    Mais si l’on veut mesurer encore davantage l’hémiplégie intellectuelle et morale de traitement entre extrêmes, la création d’une commission d’enquête parlementaire uniquement consacrée aux violences de l’extrême droite en apporte une énième fois la consternante démonstration.

    Initiée par la France Insoumise, cette commission investiguera certainement utilement sur ces groupuscules de l’ultra-droite aussi violents que, pardon pour le pléonasme, conspirationnistes et antisémites.

    Mais il relève du déni, de la cécité, à moins qu’il ne s’agisse que du cynisme, de laisser dans l’ombre une extrême gauche toute aussi violente mais infiniment plus nombreuse.

    Dans l’ombre, les Blacks Blocs, en dépit notamment de la manifestation du 1er mai 2018, quand 1 200 cagoulés, tous de noirs vêtus et armés de cocktails Molotov ou de pavés, descendirent dans la rue pour s’en prendre aux policiers.

    Dans l’ombre les zadistes, qui, avant de voir leur violence récompensée, avaient laissé pour mort un malheureux vigile à Notre-Dame des Landes.

    Dans l’ombre les Antifas, ces soi-disant «antifascistes» tels que repris sans ironie trop souvent par une presse en bonne disposition, qui ont expédié le maire de Béziers Robert Ménard à l’hôpital pour avoir eu le front, sans doute trop national, de vouloir participer à un débat public près de Bordeaux sans que cela n’émeuve aucun député ou journaliste prétendument démocrate ou opposé à la violence politique, et qui font régner la terreur dans les facultés aujourd’hui minées par le racialisme anti-blanc et l’indigénisme le plus indigent.

    En passant, on remarquera sans trop s’étonner de l’habituelle et perverse contradiction, que cette France Insoumise qui condamne les violences policières et d’extrême droite à Paris, absout les violences policières et d’extrême gauche à Caracas.

    Et à l’intérieur de ce déni de la réalité violente, habite la pure folie. On apprend en effet que cette commission censée vouloir étudier la violence politique a accepté en son sein la désignation du député anciennement de la République En Marche M’jid El Guerrab dont la principale contribution aura été d’avoir agressé en août 2018 son collègue socialiste Boris Faure à coups de casque de motards à la suite d’une réflexion. Le malheureux parlementaire avait vu son crâne fracassé et un pronostic vital engagé pendant qu’il était dirigé pour quatre jours au service de réanimation…

    Certains soutiennent encore assez niaisement que ce qui séparerait extrême gauche et droite extrême serait la question du racisme et de l’antisémitisme.N

    À titre indicatif, je signale la parution du palmarès de l’antisémitisme 2018 publié par le Centre Simon Wiesenthal. Celui-ci place le Ku Klux Klan en première position, le leader noir musulman Louis Farrakhan en second, les campus universitaires dominés par l’extrême gauche en troisième et Jeremy Corbyn chef du parti travailliste du Royaume-Uni en quatrième position.

    Reproduction autorisée avec la mention suivante : © Gilles-William Goldnadel. Publié avec l’aimable autorisation du Figaro Vox.

    La situation en France n’a rien de très différent, sauf que le Klan n’existe pas.

    Voilà qui ne devrait donc pas justifier cette flagrante différence dans le traitement de la radicalité la plus violente qui encourage la plus épargnée à redoubler d’activité.

    Encore faudrait-il que ce débat se situe dans la rationalité et que la gauche médiatique issue de «CRS SS» ne tienne pas encore le haut du pavé.

    Profanation de la synagogue de la communauté Française “Yonathan Sandler”, à Jérusalem (Photos)

    La synagogue qui porte le nom de Yonathan Sandler, Juif francais assasiné avec ses enfants lors de l’attaque terroriste orchestrée par Mohamed Merah contre l’école Otzar Hatorah de Toulouse, qui se trouve dans le quartier de Kyriat Yovel, à Jérusalem, été profanée…….Détails………

    La synagogue Shaykh Israëlת à Kiryat Yovelת à Jérusalem a été profanée dans la nuit de lundi a mardi. 
    Les forces de police sont arrivées sur le site et ont constaté de gros dégats.
    De nombreux objets, notamment des rouleaux de la Torah, ont été jetés au sol. 
    La police enquête sur l’incident.
    Le ministre de l’Intérieur, Aryeh Deri (Shas) a déclaré: “J’ai été profondément choqué par les terribles scènes de profanation qui se sont déroulées cette nuit dans la synagogue de la communauté française de Kiryat Yovel à Jérusalem.
    Deri a déclaré: 
    “Il est difficile de croire qu’une profanation antisémite aussi scandaleuse se soit déroulée ici, en Eretz Yisrael, dans une synagogue portant le nom de Yonathan Sandeler, assassiné avec ses deux enfants lors de l’attaque terroriste de Toulouse, en France”.



    Profanation of the synagogue of the French community “Yonathan Sandler”, in Jerusalem (Photos)
    The synagogue which bears the name of Yonathan Sandler, French Jew murdered with his children during the terrorist attack orchestrated by Mohamed Merah against the school Otzar Hatorah of Toulouse, which is in the district of Kyriat Yovel, in Jerusalem, was desecrated …….Details………
    The Shaykh Israel Synagogue at Kiryat Yovel in Jerusalem was desecrated on the night of Monday to Tuesday.
    Police forces arrived at the site and found big damage.
    Many objects, including Torah scrolls, were thrown to the ground.
    Police investigate the incident.
    Interior Minister Aryeh Deri (Shas) said: “I was deeply shocked by the terrible scenes of desecration that took place that night in the synagogue of the French community of Kiryat Yovel in Jerusalem.
    Deri said:
    “It is hard to believe that such an outrageous anti-Semitic desecration took place here, in Eretz Yisrael, in a synagogue bearing the name of Yonathan Sandeler, murdered with his two children during the terrorist attack in Toulouse, France”.

    Source Koide9enisrael

    L’auteur canadien-égyptien Saïd Shoaib : Les imams occidentaux qui louent le califat islamique sont des terroristes

    Lors d’une interview avec le politologue et auteur égypto-allemand Hamed Abdel-Samad, l’écrivain canadien-égyptien Saïd Shoaib a déclaré que les imams d’Occident adhèrent à l’islam colonialiste et dupent les Occidentaux en parlant de « la grandeur du califat islamique ». Selon lui, de tels propos constituent une forme de terrorisme, susceptible de se transformer en terrorisme armé, si l’occasion se présentait. C’est une menace que l’Occident ne comprend pas. Cette forme d’islamisme est enseignée dans les mosquées et les écoles islamiques en Occident et l’aboutissement naturel de cette éducation est le terrorisme, a-t-il renchéri.

    Saïd Shoaib : Les imams d’ici font quelque chose qui trompe beaucoup de gens, tout particulièrement en Occident. Ils parlent, par exemple, de la grandeur du califat islamique. Est-ce que cela relève du terrorisme ? Oui. Les [Occidentaux] ne comprennent pas qu’il s’agit de terrorisme. Lorsque vous adhérez à la notion d’un islam colonialiste qui attaque les nations, les domine et les contrôle, vous êtes un terroriste. Vous êtes un terroriste non armé, jusqu’à ce que l’occasion se présente… […]

    Hamed Abdel-Samad a ajouté que les mêmes musulmans qui manifestent de l’hostilité envers les autres religions dans leurs pays d’origine viennent en Occident et critiquent les chrétiens, les juifs, l’Occident et la laïcité, tout en exigeant que personne ne critique l’islam. Qualifiant le gouvernement canadien de naïf, Abdel-Samad a critiqué le fantasme « romantique » du Premier ministre Justin Trudeau, selon lequel tout le monde devrait « se prendre par la main, s’étreindre et s’embrasser ».  D‘après lui, Trudeau n’est pas vraiment conscient des enseignements délivrés dans les mosquées canadiennes. Sohaib a déclaré que les politiciens occidentaux ignorent tout de l’islam, ajoutant que « beaucoup de sang sera versé ici en Occident ». Selon lui, si les politiciens occidentaux n’arrivent pas à enrayer la « vague » terroriste en Occident, les citoyens ordinaires seront enclins à élire des dirigeants de plus en plus « extrêmes ». « Le principal projet des islamistes est de détruire la civilisation occidentale. Ils l’ont dit eux-mêmes ! », a-t-il conclu. La vidéo a été mise en ligne sur la chaîne YouTube d’Abdel-Samad le 14 janvier 2019. Extraits :

    J’ai envoyé mes livres en arabe contre l’islam politique à une bibliothèque ici [au Canada]. J’étais heureux de trouver ici l’un de mes livres qui n’avait rien à voir avec l’islam. Je voulais leur donner mes livres parce qu’ils venaient d’ouvrir. Alors je leur ai donné deux livres contre l’islam politique, mais cette bibliothèque publique les a refusés. Ils m’ont envoyé un courrier officiel…

    Hamed Abdel-Samad : Ils ont probablement mentionné « l’islamophobie »…

    Saïd Shoaib : Ils m’ont dit que mes livres étaient contraires aux valeurs canadiennes.

    Hamed Abdel-Samad : Ces valeurs acceptent l’islam violent mais rejettent la critique de l’islam politique ?

    Saïd Shoaib : Je m’élève contre les gens qui détestent le Canada et veulent le détruire. Ces gens ont déclaré que c’était leur intention. Ils l’ont même dit dans des livres approuvés par cette bibliothèque, pouvez-vous le croire ? Un musulman normal – qu’il soit né ici ou qu’il ait immigré – n’a pas d’autre forme d’islam. Vous trouvez cette forme d’islam dans les mosquées, dans les sermons… C’est la forme d’islam que vous voyez dans les écoles islamiques ici. Je n’ai pas envoyé mes filles dans des écoles islamiques ici, par peur. Ils cachent leurs programmes scolaires, forcent les jeunes filles à porter le hijab, et ainsi de suite… Si un musulman d’ici ne devient pas un terroriste, il doit être un grand homme. Nous devrions le remercier d’être un être humain bon et épris de paix, car le cheminement naturel des choses veut qu’il devienne un terroriste. […]

    Hamed Abdel-Samad : Ce qui est étrange, c’est que lorsque ces gens vivaient dans leur pays d’origine, ils ne permettaient pas aux chrétiens de construire des églises, ils méprisaient les chrétiens et les bahaïs, et ils n’aidaient pas les fidèles des autres religions à obtenir leurs droits. Mais lorsqu’ils arrivent en Occident, non seulement ils revendiquent leur droit de culte, et leur droit de pratiquer librement leurs rites religieux, mais ils exigent également que personne ne leur critique leur religion. Ici au Canada, ils critiquent avec audace les chrétiens, les juifs, les Occidentaux et la laïcité… Il n’y a pas de « phobie de la laïcité»… Il n’y a pas de « christianophobie»…

    Saïd Shoaib : Et pas de « phobie anti-zoroastrienne ». Cela a été inventé par les islamistes.

    Hamed Abdel-Samad : Le problème, c’est que les islamistes sont les plus méprisants envers les autres religions.

    Saïd Shoaib : Oui, évidemment.

    Hamed Abdel-Samad : Mais quand ils viennent ici, ils veulent une loi empêchant la critique de leur religion. Autre chose étrange : un gouvernement naïf comme [le gouvernement] canadien… Je sais que je suis un invité ici, mais je dis ce que je pense partout… Le Premier ministre de ce gouvernement naïf [Justin Trudeau] est très étrange. Selon son fantasme naïf et romantique, tout le monde devrait se tenir par la main, s’étreindre et s’embrasser. Pourtant, il ne sait pas ce que ces gens enseignent dans leurs mosquées.

    Saïd Shoaib : Je suis dérouté par les politiciens canadiens qui parlent de l’islam. Ils ne connaissent pas l’islam. Si vous voulez en savoir plus sur l’islam, vous pouvez nous interroger. N’interrogez pas des gens d’un seul courant. Une autre erreur grave au Canada et en Occident est que les représentants [de la communauté] musulmane sont les islamistes. […]

    Beaucoup de sang sera versé ici, en Occident, et les musulmans en paieront le prix. Ils seront les premiers… Si les politiciens occidentaux ignorent comment enrayer cette vague [terroriste], les Occidentaux ordinaires choisiront [le dirigeant] le plus extrémiste. Nous en avons des indications. Trump a gagné en Amérique. Le parti conservateur a remporté le gouvernement de l’Ontario. Des gens plus extrêmes viendront. Si les politiciens actuels ne parviennent pas à assurer la sécurité des Occidentaux, ils prendront les choses en main. Et qui seront les victimes ? Les musulmans normaux qui n’ont rien à voir avec cela. […]

    Le plan principal des islamistes est de détruire la civilisation occidentale. Ils l’ont dit eux-mêmes !

    Anti-Israël : Les Mondiaux-2019 paralympiques de natation retirés à la Malaisie

    “Nous n’avons aucune autre alternative que de chercher un nouvel hôte pour les championnats”, a déclaré le CIP après que Kuala Lumpur eut refusé d’accueillir des Israéliens

    Par AFP et  TIMES OF ISRAEL STAFF27 janvier 2019, 13:55  0

    Des nageurs lors des championnats de natation paralympiques d'hiver de 2018 en Israël à la piscine d'Alyn à Haïfa (Crédit : Karen Isaacson, Israel Paralympic Committee Facebook page)

    Des nageurs lors des championnats de natation paralympiques d’hiver de 2018 en Israël à la piscine d’Alyn à Haïfa (Crédit : Karen Isaacson, Israel Paralympic Committee Facebook page)

    Le Comité international paralympique (CIP) a retiré l’organisation des Mondiaux-2019 paralympiques de natation à la Malaisie car elle refusait d’accueillir les athlètes israéliens, a annoncé dimanche le CIP.

    « Tous les Championnats du monde doivent être ouverts à l’ensemble des athlètes et nations admissibles qui doivent pouvoir y participer en sécurité et sans aucune forme de discrimination. Quand un pays hôte exclut des athlètes d’une nation particulière, pour des raisons politiques, nous n’avons aucune autre alternative que de chercher un nouvel hôte pour les championnats », déclare le CIP dans un communiqué.

    Le ministère israélien des Affaires étrangères avait condamné la Malaisie pour cette interdiction au championnat organisé sur l’île de Bornéo, qualifiant l’initiative de « honteuse » et estimant que si les athlètes étaient écartés, alors un nouveau site devait être trouvé pour la compétition.

    Le Premier ministre malais Mahathir Mohamad avait indiqué que les nageurs israéliens ne devaient pas être autorisés à entrer dans le pays et, son ministre des Affaires étrangères, Saifuddin Abdullah, avait plus tard enfoncé le clou, affirmant que ce pays à majorité musulmane « n’organisera plus d’événements impliquant Israël ou ses représentants ».

    La Malaisie, où l’islam est religion d’Etat, n’entretient pas de relations diplomatiques avec Israël.

    Le Premier ministre de la Malaisie Mahathir Mohamad lors d’un entretien avec l’AP à Putrajaya, en Malaisie, le 13 août 2018 (Crédit : AP Photo/Yam G-Jun)

    Mohamad avait estimé que c’était le « droit » de son pays de refuser l’entrée aux ressortissants israéliens et qu’il était « injuste de lui mettre l’étiquette d’antisémite » pour des propos anti-juifs tenus dans le passé.

    S’exprimant devant la prestigieuse chambre des débats de l’université d’Oxford, l’Oxford Union, Mohamad avait affirmé qu’un « pays a le droit de conserver ses frontières fermées à certaines personnes et c’est pour cette raison que des frontières ont été édifiées ».

    Son ministre des Affaires étrangères Saifuddin Abdullah a justifié cette décision la semaine dernière par la volonté de son pays de « lutter au nom des opprimés ».

    Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon, avait alors dénoncé une décision « honteuse ».

    Dimanche, il a salué sur Twitter l’annonce du Comité international paralympique : « C’est une victoire des valeurs sur la haine et l’intolérance, une déclaration forte en faveur de la liberté et de l’égalité. Merci à vous @Paralympics pour cette courageuse décision !!! »EN SAVOIR PLUS SUR :

    Hommage à Michel Legrand, ami d’Israël.

    Un article de Guillaume Lenorman pour Israël Valley. Compositeur de génie, Michel Legrand, trois fois oscarisé et célèbre créateur des thèmes des « Parapluies de Cherbourg » et des « Demoiselles de Rochefort », est décédé à l’âge de 86 ans et c’était un ami d’Israël.
    Comme il l’a confié au Jérusalem Post en 2012, « Comme il se plaisait à le dire, “Israël, ce n’est pas seulement un pays de 16 ans mon cadet. C’est le symbole, le regroupement de tout un héritage traditionnel, musical, littéraire, qui a traversé le monde entier. L’odyssée de ce peuple est universelle.”
    Sa première expérience en rapport avec l’Histoire israélienne remonte à 1982 quand il a mis en musique un biopic américain, « Une femme nommée Golda », consacré à Golda Meïr, mais la culture juive lui a surtout offert une fabuleuse aventure cinématographique : celle de Yentl, troisième et dernier Oscar du compositeur en 1984. Ce film, réalisé par Barbra Streisand, s’inspire de la nouvelle » Yentl, the Yeshiva Boy » d’Isaac Bashevis Singer avec qui il a retravaillé en 1996 pour le dessin animé Chelm.
    Lorsque Michel Legrand venait en Israël interpréter son œuvre, il faisait jouer Yentl systématiquement, à la grande joie du public.
    « Je ne peux pas ne pas jouer ce thème quand je viens. Je suis fier de cette partition, d’avoir ému Israéliens et Juifs de tous les pays sur un sujet qui leur appartient, d’avoir réussi à leur ‘parler’ via ma musique.” disait-il.
    Même s’il a visité le monde entier, il considérait Israël à part, dont le destin le touchait particulièrement et il avait noué de solides amitiés en Terre sainte, à commencer par Robert Parienti, directeur de l’Institut Weizmann en Europe et Shimon Peres qu’il aimait comme un frère.
    En 2014, Michel Legrand a composé un opéra populaire, « Dreyfus », sur le prisonnier de l’ïle du Diable sur un livret de Didier van Cauwelaert et qui a été créé à Nice.
    A Paris se joue « Peau d’âne » au théâtre Marigny, œuvre tirée du film de Jacques Demy qu’il avait remanié pour la scène.

    Source : Jerusalem Post & Israël Valley

    Champigny : des familles juives menacées de mort

    >Île-de-France & Oise>Val-de-Marne|Corentin Lesueur|25 janvier 2019,

    Au moins cinq familles campinoises de confession juive ont reçu le même courrier, le week-end dernier. DR

    Un courrier représentant une valise et un cercueil a été reçu, en fin de semaine dernière, par des habitants ayant pour seul point commun le judaïsme.

    Quand ses parents lui ont montré le courrier trouvé dans leur boîte aux lettres, Hélène* a d’abord pensé à une mauvaise blague. Une missive à l’humour tout de même menaçant : la feuille A4 ne contenait rien d’autre que les représentations d’une valise et d’un cercueil.

    Ce n’est qu’après en avoir parlé à la synagogue que la famille s’est interrogée sur le caractère antisémite de la sommation : au moins quatre autres personnes de confession juive avaient reçu un courrier similaire, le week-end dernier. La plupart domiciliées quai Gallieni, à Champigny-sur-Marne, où résident les parents d’Hélène.

    « Ça signifie qu’il y a eu une vraie recherche [sur la religion des habitants du quartier], en déduit-elle. L’antisémitisme se manifeste désormais au plus près du domicile. C’est effroyable. Ça veut quand même dire “Faites vos valises ou mourrez”. » La Campinoise a déposé une pré-plainte mardi, faisant fi des réserves de ses parents : « Pour eux ce n’était rien, ils ne voulaient pas faire la demande. Moi, ça m’a angoissée. »

    -

    Champigny-sur-Marne, jeudi. La plupart des destinataires de la menace habitent quai Gallieni. LP/C.L. 

    « L’antisémitisme est partout »

    Dimanche, une plainte a été déposée par une autre destinataire du courrier pour « menace de crime ou délit sur personne de confession juive ». Elle aussi a fait le lien entre sa religion et le papier après discussion à la synagogue. La jeune femme dit « ne pas dormir sur [ses] deux oreilles » depuis la réception : « Je ne m’attendais pas à recevoir ce type de menace. Mais ça ne m’étonne pas trop. L’antisémitisme est partout. »

    « C’est un phénomène rampant, qui se déclare au plus près des victimes », déplore Sammy Ghozlan. Pour le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, qui a alerté la procureur de la République de Créteil, le caractère des menaces est clair : « Ça ne vise que des familles juives ». Afin d’endiguer la « persécution », il incite les personnes touchées à porter plainte, sans se laisser affecter par « syndrome de la victime » : « Il y en a tellement qui préfèrent garder le silence, occulter les choses, pour ne pas créer la panique… »

    Certains à Champigny appellent en effet à la « prudence » sur les visées des menaces, même si les destinataires ont pour seul point commun le judaïsme. « C’est vrai que c’est menaçant, mais je ne vois pas le caractère antisémite, tempère un responsable communautaire de Champigny. Y’a pas marqué “sale juif”, ni d’étoile de David ou de croix gammée. Est-ce que ce n’est pas un règlement de compte ou l’acte d’un taré du quartier ? »* Le prénom a été modifié

    « LA VALISE OU LE CERCUEIL » : UNE RÉFÉRENCE À LA GUERRE D’ALGÉRIE

    Sur le caractère de la menace reçue par les familles à Champigny, Nicolas Lebourg, historien à l’Université de Montpellier, conseille d’être « très prudent ». Pour ce spécialiste de l’extrême droite, la formule « la valise ou le cercueil » relève plus de « l’imaginaire pied-noir » que de l’antisémitisme : « Elle renvoie à la pression exercée pour chasser les Français d’Algérie censés devoir choisir entre l’un ou l’autre. » Le mot d’ordre, d’abord utilisé dans des tracts des indépendantistes algériens, a ensuite été repris à son compte par l’Organisation de l’armée secrète (OAS), qui ambitionnait de conserver l’Algérie française et de faire tomber le général de Gaulle.

    Elle aussi historienne (Université Paris 8), Marie-Anne Matard-Bonucci confirme que les symboles utilisés ne sont pas « particulièrement répertoriés » au sein l’imagerie antisémite. Pour la professeure, il s’agirait tout de même en l’espèce d’un « acte antisémite » : « C’est difficile de le nier si le seul dénominateur commun des destinataires est l’appartenance au judaïsme. »Val-de-Marne

    Source: Le Parisien

    Le Maroc propose d’accueillir Netanyahou en échange d’une solution favorable dans la question du Sahara

    Les autorités marocaines ont lancé la boule. Ils sont prêts à accepter que le premier ministre israélien séjourne au Maroc si les américains lèvent le pied dans la pression qu’ils exercent sur les parties en vue de résoudre le conflit quadragénaire du Sahara marocain.

    Selon la même boule, des sources fiables marocaines font part d’une visite du Premier ministre israélien au Maroc en mars prochain, au cours de laquelle Benyamin Netanyahu entend présenter sa « médiation » entre Rabat et le conseiller américain à la Sécurité nationale sur la question du Sahara. En d’autres termes, Rabat est prêt à faire ce cadeau à John Bolton à condition qu’il adopte une position favorable au Maroc ou, du moins, mettre fin à la menace de bloquer le financement de la MINURSO s’il n’y a pas de progrès dans les négociations entre les parties.

    Le bras de fer entre Rabat John Bolton continue. La nomination d’Ahmed Charai comme membre du Conseil d’Administration de l’International Crisis Groupe se situe dans le cadre d’une offensive visant à faire que les américains changent d’avis et acceptent d’imposer une solution basée sur la proposition marocaine d’une autonomie élargie.

    Selon le site PressTV, le quotidien arabophone « Rai al-Youm a décrit un « très grave signal » lié à l’annonce par le Premier ministre israélien de vouloir se rendre au Maroc jouer la médiation entre ce pays et le conseiller américain à la Sécurité nationale John Bolton (un républicain de droite proche d’Israël) sur la question du Sahara Occidental ».

    Ce qui est pour Raï-Alyoum « un projet pour faire sur le Maroc dans le cadre du dossier du Sahara eet le contraaindre ainsi, finalement, à normaliser avec Israël et accepter le deal du siècle », n’est en réalité qu’un message subliminal envoyé au locataire de la Maison Blanche pour l’amener à explorer la piste d’une solution au conflit sahraoui en échange de la reconnaissance officielle de l’État d’Israël.

    Selon PressTV, « l’imminente visite de Netanyahu au Maroc avait été déjà évoquée par des sources marocaines. Parmi d’autres, le média Le site Info a écrit que des contacts avaient lieu entre le cabinet de Netanyahu et plusieurs responsables marocains dans l’objectif de recevoir le Premier ministre israélien après la visite du pape François au Maroc, prévue les 30 et 31 mars prochain. Netanyahu devra être accompagné de trois rabbins, selon cette source ».

    Morocco Mail


    A lire absolument : L’Express du 13 janvier 1969 – Israël et nous

    Posté le 16 janvier 2019 par Tribune Juive

    Au lendemain de l’embargo sur les ventes d’armes vers Israël, décidé par le général de Gaulle, J.J.S.S. explique ce qui rapproche nos deux pays.

    Jean-Jacques Servan-Schreiber (1968). Wikipédia

    C’est vieux comme le monde : « Quos vult perdere Jupiter dementat ». Jupiter rend, d’abord, fous ceux qu’il veut perdre. Le chef de l’État français, qui connaît les recettes, sait à merveille se servir de celle-là. Les outrances, les contre-vérités, les imputations calomnieuses du communiqué officiel de l’Élysée, tendant à expliquer le « coup de semonce » tiré par la France contre Israël, sont bien de nature à faire déraisonner ceux qui aiment Israël. Là est le danger.

    M. Daniel Mayer, par exemple, a profondément choqué quand il a prononcé, en réaction au premier embargo gaulliste contre l’aviation israélienne, sa petite phrase tristement célèbre : « J’ai honte d’être français ! ». C’est tout à fait ce que Jupiter attendait de lui, et de quelques autres ; c’est ce qu’il espère de nouveau. De Gaulle, rompu comme il est à la manipulation de tous les vieux instincts, sait que l’anti-israélisme n’est pas payant en France, mais que l’antisémitisme l’est. Son art, et son espoir, sont de les enchevêtrer.

    Sur le port de Marseille, le matériel militaire pour Israël est en attente. L’Express

    Israël, c’est tout autre chose

    Laissons donc l’antisémitisme. C’est là une affaire pathologique, qui ne relève pas du raisonnement mais de la thérapeutique, et le débat sur les affaires publiques ne doit pas prétendre soigner les âmes. Israël, c’est tout autre chose.

    A côté des sentiments, et même des sensibilités légitimes, on peut essayer d’analyser la technique politique du Président, qui est préoccupante, et la raison pour laquelle tant de Français sont si attachés à la sécurité d’Israël.

    Le communiqué présidentiel de la semaine dernière sur le Moyen-Orient, qui est navrant, n’est pas pire que la moyenne.

    Affirmer qu’Israël a pris l’initiative d’une « attitude agressive », en 1967, et passer sous silence que l’acte de guerre fut au contraire celui de Nasser chassant les casques bleus et bloquant la navigation ; déclarer que l’action soviétique, et celle de ses alliés (par conséquent arabes) tendent à offrir à Israël « la reconnaissance et les garanties de cette reconnaissance », alors qu’il n’en est pas question ; décréter que la raison, la raison majeure, qui empêche la résolution des Nations unies de 1967 d’être applicable au Moyen-Orient, c’est « qu’Israël la refuse », alors que tous ses voisins la rejettent, car précisément elle comporte la reconnaissance ; enfin, et ceci n’est plus une contre-vérité mais un appel au sang, conclure la communication officielle en indiquant que c’est le « développement de la résistance palestinienne » qui pourra rapprocher d’une solution ; voilà bien des inconvenances pour un homme responsable. C’est vrai.

    Israël n’est pas une nation banale

    Mais elles sont du même ordre, pas pire, que la crucifixion bisannuelle, par exemple, de la vérité économique dont dépend l’avenir de notre pays. Le gaullisme n’est pas la vérité des faits ni le respect des citoyens. Ce n’est pas d’aujourd’hui, ni seulement à propos d’Israël. Ce n’est qu’un chapitre d’une longue histoire, et qui se dénouera ailleurs qu’au Moyen-Orient.

    Reste à éclairer, néanmoins, ce qui fait d’Israël un cas particulier, et le rend si proche de tant de Français.

    Couverture de L’Express, n°914 du 13 janvier 1969.

    Israël n’est pas une nation banale. C’est l’aventure humaine par excellence. Ce que les Israéliens démontrent, au monde entier, par leur organisation sociale, et par leur développement industriel, c’est, bien au-delà du sionisme, la supériorité de l’intelligence sur la nature. Et c’est là le problème du siècle.

    Comment fait-on pour créer une industrie moderne sans aucune matière première ? L’Italie s’en occupe très habilement et la Suède avec brio, entre autres. Mais aucun pays, partant d’aussi bas, n’est arrivé aussi haut qu’Israël.

    Une société de solidarité

    Comment fait-on pour sortir les pays d’Afrique, du Moyen-Orient, tous les pays de soleil et de désert, du sous-développement et de la misère ? Problème formidable, auquel personne n’a encore trouvé de réponse satisfaisante. Sauf, maintenant, par son travail et son ingéniosité, Israël.

    Comment fait-on pour être, autant qu’il est possible, une société de solidarité, où non seulement la fortune ne confère aucun pouvoir mais où les hommes doués de force ou d’intelligence se sacrifient, en partie, au profit de ceux qui ne le sont pas, de ceux qui sont faibles, malades, incultes, inaptes ? Ce sera de plus en plus la question des sociétés industrielles, celle de l’égalité. Qui l’a résolue ? Personne. Mais sur la voie de cette difficile, et ambitieuse, recherche, il y a des pays plus avancés que d’autres. Le Marché commun est en retard sur l’Amérique, l’Amérique, largement, sur la Scandinavie – et, à bien des égards, la Scandinavie sur Israël.

    On ne doit pas en conclure qu’Israël soit une société modèle, loin de là. Simplement, tout ce qui met en péril Israël ne menace pas seulement une nation, pas seulement le sionisme, pas seulement les Juifs, pas seulement un peuple courageux – mais une part de l’espoir humain. Et c’est cela que tant de Français pressentent.

    Jean-Jacques Servan-Schreiber (en 1969)

    NEMMOUCHE, DJIHADISTE CRIMINEL ANTISÉMITE A TROUVÉ AVOCAT COMPLOTISTE ET ANTISÉMITE

    Publié le 14 janvier 2019 par allegra

    Ou peut-être sont-ils seulement antisionistes  ?

    Le journaliste et ancien otage Nicolas Hénin se souvient en effet très bien de l’antisémitisme « viscéral » de son ex-geôlier Nemmouche :

    « Il racontait qu’il avait rêvé qu’il avait pris une kalachnikov et ‘fumé’, comme il disait, une petite juive. »

    « Quand Mehdi Nemmouche était le geôlier des 4 journalistes français, capturés en juin 2013 et otages pendant dix mois, il adorait déjà parler de son futur procès.

    Lui, l’auteur – présumé – de l’attaque du Musée juif, qui, le 24 mai 2014, a abattu 4 personnes : Emmanuel et Miriam Riva, couple de touristes israéliens de 54 et 55 ans, Dominique Sabrier, 66 ans, une Française qui travaillait bénévolement au musée, et Alexandre Strens, Belge de 25 ans, employé du musée. En l’espace de 82 secondes. Qu’il a tenté de filmer avec une GoPro. Pour faire comme Merah, son héros – « le plus grand mec que la France ait produit », avait-il dit à Didier François, un des otages. »  lit-on dans un article de l’Obs Procès Nemmouche intitulé « Si la défense tient l’axe du complot juif, les mots manquent… » , décrivant la personnalité de Nemmouche et les prémisses du procès qui s’est ouvert aujourd’hui à Bruxelles.

    Qui sont les avocats de Nemmouche ?

    Entourant Dieudonné, à gauche Sébastien Courtoy , à droite Henri Laquay  

    Les avocats plaideront l’innocence de Nemmouche et de son coaccusé. Selon le quotidien Le Monde du 7 janvier 2019, les avocats sont habitués des procès pour terrorisme islamiste et d’anciens défenseurs de Dieudonné, dont un spectacle fut interdit à Bruxelles en 2012. Dieudonné les a honorés d’une « quenelle d’or. »

    Maîtres Sébastien Courtoy et Henri Laquay ont ainsi dévoilé leur stratégie : elle consistera à évoquer un prétendu complot des services secrets israéliens. 

    Cette stratégie était déjà évoquée dans un article du Vif de mai 2015  :

    « Drôle de personnage, Sébastien Courtoy. Anticonformiste, célinien par sa gouaille débridée et son absence de tabous. Un « Don Quichotte anti-juif », qualifie un confrère bruxellois. Fasciné par les patronymes juifs, il les déforme expressément. Repère les origines. En 2006, il avait vu la main du Mossad, le service secret israélien, dans l’innocent appel téléphonique que lui avait passé une institutrice de 54 ans qui reprochait à son ancien élève de défendre des islamistes. Il demanda une protection rapprochée.

    « Alors, pourquoi avoir choisi des cibles juives ? » A demi-mots et tout en se défendant de tout  » complotisme intergalactique », Courtoy évoque les services secrets israéliens. Il agite simplement d’autres pistes que celles suivies par la juge d’instruction Berta Bernardo-Mendez. »

    Sébastien Courtoy, adepte de la quenelle, conspirationniste et antisémite, avocat de Nemmouche, a tenu par le passé les propos suivants :

    « On peut dire qu’il y a un lobby juif qui exerce des pressions sur les décideurs »

    « Une partie de la communauté juive se sert des cadavres du génocide juif pour légitimer les cadavres palestiniens »

    « On sait aussi que certains milieux proches de l’état d’Israël sont fort impliqués dans la finance internationale »

    « Les gens en ont marre de voir qu’il y a une communauté d’intouchables »

    « Je ne donnerai pas de noms parce que la personne n’est pas là pour se défendre, je laisse ce type de méthodes à une certaine communauté »

    « Ce sont des réseaux qui se multiplient et se dispersent au-delà des frontières »

    « Imaginez-vous le consistoire israélite du Luxembourg, ce ne sont pas n’importe quelles personnes qui y siègent, ce sont des avocats, des juges, des magistrats, des hauts représentants de la finance internationale qui font pression sur le procureur général » »Son crime fondateur, on le connait tous, Dieudonné n’a pas été ramper servilement devant une communauté sioniste qui demande cela comme condition pour passer dans les médias. Il a fait pire encore, il a défié l’autorité. »

    « En Belgique, on a le Centre pour l’Egalité des Chances qui en 30 ans n’a jamais poursuivi que des musulmans et des chrétiens, jamais de sionistes. On a déjà compris le degré de neutralité de cet organe. »

    « Le parquet de Bruxelles a confié le dossier, je le sais de bonne source, à un substitut du procureur qui émane précisément de la communauté qui persécute Dieudonné depuis son passage chez monsieur Fogiel. On a compris le degré de neutralité qui va s’attacher à son procès. Curieusement pas à un substitut d’origine camerounaise qu’on a confié ce dossier ».

     Vidéo compilation de Courtoy tenant ces propos à diverses dates.Eric Dupond-Moretti déclara qu’il défendrait un négationniste : « Je peux très bien défendre un négationniste, mais sûrement pas la négation des chambres à gaz. »
     Sébastien Courtoy ne peut pas en dire autant. 
    (Merci à JDL pour la compilation)

    Kurdes: Donald Trump lance un sévère avertissement à la Turquie

     par Shraga Blumj

    Ceux qui affirmaient que l’annonce du départ des troupes américaines de Syrie constituait une trahison des alliés kurdes auront été un peu trop rapides. Après les avertissements du conseiller à la Sécurité nationale américaine John Bolton, c’est le président Donald Trump lui-même qui a menacé Ankara.

    Avec son style direct et sans détours, le président américain a tweeté: “Si les Turcs s’attaquent aux Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie, les Etats-Unis détruiront l’économie turque”. Le président américain a également demandé aux Kurdes de ne pas provoquer inutilement la Turquie.

    La colère de Donald Trump provient aussi de l’affront fait la semaine dernière par le président turc Recep Tayyip Erdogan à John Bolton, en refusant de le recevoir alors qu’il se trouvait déjà à Ankara pour le rencontrer. Le président turc avait précédemment refusé la demande américaine exprimée en Israël par le conseiller à la Sécurité nationale de ne pas s’attaquer aux groupes kurdes de Syrie du Nord, la qualifiant de “grave erreur”.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a rapidement répondu en déclarant: “Les Etats-Unis n’obtiendront rien en menaçant l’économie turque. Les tweets du président américain ne sont destinés qu’à éa politique intérieure américaine et la coopération stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie ne doit pas se faire par le biais des réseaux sociaux”.

    Les dirigants turcs feraient bien d’être un peu moins arrogants et sûrs d’eux. Lors de la dernière crise entre Washington et Ankara sur fond de refus turc de libérer le pasteur américain Andrew Bruson, les mesures de rétorsion économiques avaient fait plonger la livre turque et chanceler l’économie du pays.

    Mairie de Vandoeuvre / Affaire Barghouti: le BNVCA salue la décision du Tribunal Administratif donne raison au Préfet de Meurthe et Moselle

    Affaire Barghouti : le tribunal a donné raison au préfet de Meurthe-et-Moselle… Nouvelle victoire de la préfecture face au maire de Vandœuvre. Le tribunal administratif vient, en effet, de donner raison au représentant de l’Etat en Meurthe-et-Moselle dans le dossier concernant le “leader” palestinien, Marouane Barghouti……..Détails…….. Ce dernier qui est emprisonné en Israël depuis seize ans, est une personnalité très controversée. Il est considéré par les uns comme un dangereux terroriste et par les autres comme le nouveau Mandela. C’est le point de vue du maire de Vandœuvre, Stéphane Hablot, qui l’a fait citoyen d’honneur de sa ville. Mais le préfet s’y est opposé. Il a saisi le tribunal administratif qui a annulé en mai dernier la délibération. Et cela au motif que la compétence des communes se limite aux affaires qui ont un « intérêt local ». Cela n’a pas empêché le maire de Vandœuvre de reprendre un mois plus tard, le 27 juin, une nouvelle délibération concernant Marouane Barghouti. Cette fois pour réclamer sa libération. Conséquence : le préfet a de nouveau saisi le tribunal administratif. Le dossier a été plaidé le 17 décembre dernier. Le jugement est tombé il y a quelques jours. Malgré une mobilisation et une manif de l’association France Palestine Solidarité au moment du procès, le tribunal administratif est resté inflexible. Il a donné raison au préfet et annulé la délibération réclamant la libération de Barghouti. Pourquoi ? Toujours pour la même raison. Car la délibération « doit être regardée comme manifestant une prise de position dans un conflit international » et n’a pas « d’intérêt local ». Contacté, le maire de Vandœuvre a annoncé qu’il ne ferait pas appel : « Le tribunal a pris une décision sur la forme que je respecte. Sur le fond, cela ne change rien. L’hommage à Marouane Barghouti a déjà eu lieu lorsque sa femme a été reçue à Vandœuvre le 30 juin dernier (photo ci-dessus). C’est l’essentiel ». Sur le même thème et pour la même raison, le tribunal administratif a également annulé une délibération de la municipalité de Villerupt faisant de l’architerroriste palestinien un citoyen d’honneur de la ville. Source L’Est Republicain

    Scène surréaliste: Daniel Cohn-Bendit et Noa reçus par le yishouv juif de Hevron!

    Scène surréaliste: Daniel Cohn-Bendit et Noa reçus par le yishouv juif de Hevron!

    La chanteuse Ahinoam Nini (Noa) connue pour ses idées très à gauche avait une fois déclaré que ses enfants se rendraient volontiers à Oum El-Fahm mais jamais à Hevron. Finalement, c’est elle qui s’est rendue dans la Ville des Patriarches!

    L’origine de cette visite est des plus insolites. Elle est liée à l’initiative du député européen Daniel Cohn-Bendit dit “Dany le Rouge” (passé depuis chez les Verts…) qui réalise un film-documentaire dans lequel il entend présenter une palette de courants différents d’identité juive. C’est dans ce cadre que le député européen s’est également rendu au yishouv juif de Hevron accompagné de la chanteuse israélienne.

    Contrairement à ce que l’on aurait pu attendre, le porte-parole du yishouv, Noam Arnon, a relevé que la rencontre entre ces deux personnes et des représentants des habitants juifs s’est déroulée dans une très bonne atmosphère. Noam Arnon a exprimé sa satisfaction: “Il est bon que des gens d’horizons divers puissent se rencontrer et parler même s’ils ne sont pas d’accord. Sur ce point nous étions tous d’accord! Nous leur avons servi du café et des gâteaux et chacun a pu dire ce qu’il voulait dire et entendre ce que les autres avaient à dire dans une atmosphère dénuée d’agressivité”.

    Noam Arnon a aussi expliqué que de même que les habitants juifs de Hevron s’opposent à tout boycott contre eux, ils ne souhaitaient pas boycotter ces personnes qui désiraient s’entretenir avec eux.

    Le porte-parole a dit qu’il avait principalement transmis les messages du lien très fort qui relie le peuple juif à Hevron mais aussi l’amour du prochain quel qu’il soit – tant qu’il ne s’attaque pas aux Juifs – qui caractérise la population juive locale, rajoutant que ses interlocuteurs ont été surpris par ces propos, tant ils ont l’image fausse des “méchants colons racistes”. “Seule une souveraineté juive dans cet endroit pourra garantir la paix et la sécurité de tous dans cette région”, leur a-t-il dit,

    Mais Daniel Cohn-Bendit et Noa ne se sont pas contentés de cette rencontre, ils ont aussi effectué une courte visite au Caveau des Patriarches! “Ce n’est pas étonnant”, explique Noam Arnon, “puisque la racine du mot ‘Hevron’ vient du verbe “relier”.

    On imagine que chaque côté est resté sur ses positions.

    Mais qui sait si ce genre de rencontres lors desquelles les adversaires de la présence juive en Judée-Samarie et à Hevron en particulier sont ainsi accueillis avec chaleur par des êtres humains d’une valeur inestimable, n’ébranleront pas chez eux quelques certitudes davantage imposées par la propagande et les idées reçues que par une réelle connaissance.

    Photo porte-parole yishouv Hevron

    Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés

    Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

    Des lycéens de Brive dans les pas de trois enfants juifs déportés pendant la Seconde Guerre mondiale

    Le spectacle offrira une mise en exergue de l’opéra pour enfants Brundibar, dans sa version française. © Agence Brive

    Les lycées Cabanis, Danton et Bossuet s’associent pour écrire et mettre en scène un spectacle de théâtre et d’opéra intitulé Parcours d’enfances juives 39-45. Avec, au coeur, l’opéra pour enfants Brundibar.

    Pourquoi ce spectacle ?

    En travaillant l’an dernier sur la Première Guerre mondiale, les lycéens ont étudié une grande plaque commémorative rapportant les noms des personnels de Cabanis tombés au champ d’honneur.

    Sur le même mur du hall du lycée, une toute petite plaque, presque anonyme, évoque un événement survenu le 26 août 1942 : six élèves, des réfugiés juifs étrangers, ont été raflés au petit matin dans le dortoir par les forces de l’ordre françaises.

    Retracer la vie de Ludwig Scheucher

    Via Egletons, Nexon et Drancy, ils ont été déportés à Auschwitz, par le convoi 26, le 31 août 1942. Seul me jeune Allemand Ludwig Scheucher en est revenu.

    C’est son histoire, croisée avec les récits de deux autres enfants déportés, Helga Weissova et Hanus Hachenburg, auteurs de livres témoignages à l’égal du Journald’Anne Franck, que le spectacle racontera sur un mode onirique.

    Quand des lycéens travaillaient sur la Première Guerre mondiale

    Qui participe ?

    Une centaine d’élèves sont engagés dans le projet, des lycées professionnel et général Cabanis, du lycée polyvalent Danton et de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet. Un exemple de mixité à la fois entre sections et entre privé et public.

    Pour concevoir et interpréter ce spectacle d’environ 1 h 30, chacun son rôle : les sections Système numérique et Technicien d’usinage de Cabanis ont réalisé, avec les professeures Nelly Cabanot et Emmanuelle Coulondre, les recherches documentaires aux Archives départementales et municipales, et au musée Michelet à Brive.

    Les élèves des sections Technicien d’usinage et Système numérique ont nourri le scénario de leurs recherches documentaires, iconographiques et sonores. 

    Ces documents nourriront le scénario, ainsi que la mise en scène visuelle du spectacle ; la bande-son sera réalisée avec l’aide du professeur de Musique assistée par ordinateur, Davy Dutreix, du Conservatoire de Brive.

    Trois enfants dans la guerre, la déportation en commun

    Une classe de seconde de Cabanis écrira, à compter du mois de janvier, la pièce de théâtre en elle-même, avec leur professeure Céline Buge et l’aide du comédien et metteur en scène Cédric Laroche, du Théâtre du Paradoxe.

    Ils se fonderont sur les recherches de leurs camarades, sur leur lecture de romans et d’essais, notamment le Journal d’Helga Weissova, On a besoin d’un fantôme de Hanus Hachenburg, encore ou La musique à Terezin de J. Karas.

    Un dialogue onirique s’instaure entre un lycéen d’aujourd’hui, élève à Cabanis, trois jeunes déportés Helga Weissova, Ludwig Scheucher et Hanus Hachenburg, et le compositeur H. Krasa, qui évoque l’opéra pour enfants Brundibar.

    TEREZIN-BRIVE, PARCOURS D’ENFANCES JUIVES (Synopsis)

    Les élèves de première bac pro Métiers de la mode et du vêtements du lycée Danton se verront confier en suivant la réalisation de tous les costumes du spectacle.

    Enfin, les collégiens et lycéens de Bossuet, membres de la Maîtrise de l’ensemble scolaire Edmond-Michelet, donneront à entendre, dans son intégralité et dans sa seule version française (traduite par un professeur de Montauban Jean-Claude Lapeyre en 1995), le célèbre opéra pour enfants Brundibar. Ils l’interpréteront avec les musiciens de l’Ensemble instrumental de Brive.

    Brundibar, qu’est-ce que c’est ?

    Brunbibar est un opéra pour enfants créé par le compositeur juif pragois Hanz Krasa dans le cadre d’un concours du ministère de l’Enseignement et de l’Education populaire tchèque en 1938.  Le livret a été écrit par l’écrivain Adolf Hoffmeister. Les premières répétitions ont lieu dès cette année-là à l’orphelinat juif de Prague ; tous les enfants et personnels seront déportés à Theresienstadt, où Krasa réécrit l’opéra de mémoire.

    Un opéra pour défendre la liberté

    L’opéra a été monté pour la première fois, par des enfants et pour les enfants du camp de concentration de Theresienstadt le 23 septembre 1943, où Krasa a été déporté en 1942 ; Krasa réécrit l’opéra à partir de quelques partitions pour piano et de mémoire, l’adaptant aux instruments disponibles dans le camp. Dans l’année qui suit, il y sera joué 55 fois, notamment le 20 août 1944 à l’occasion d’une visite du comité de la Croix-Rouge, venu constater les conditions de vie à Terezin, un “camp modèle” selon la propagande nazie. L’opéra a aussi été filmé dans Theresienstadt, le film de propagande qui voulait faire croire à une vie agréable dans les camps.

    Rassemblant sur scène quarante choristes et solistes, l’opéra Brundibar a été interprété par quelque 15.000 enfants en transit dans le camp ; seul un millier a survécu à la guerre. Son compositeur Hanz Krasa a été assassiné par les nazis à Auschwitz en 1944.

    La fable de l’opéra reprend des éléments des contes Hansel et Gretel et Les musiciens de Brême. Aninka et Pepícek sont frères et sœurs, orphelins de père ; pour gagner de l’argent, ils décident de chanter sur la place du marché, d’où le méchant Brundibar les pourchasse. Jusqu’à ce que la liberté l’emporte…

    Le spectacle Terezin-Brive : Parcours d’enfances juives (39-45) sera donné le mercredi 29 mai, dans la salle culturelle d’Allassac, à 20 h 30.

    Blandine Hutin-Mercier

    SERVICE NATIONAL: UN MINISTRE PLUS LAÏQUE QUE L’OBSERVATOIRE

    En matière de laïcité, Jean-Michel Blanquer tient une ligne républicaine très éloignée de celle de l'Observatoire de la laïcité.

    En matière de laïcité, Jean-Michel Blanquer tient une ligne républicaine très éloignée de celle de l’Observatoire de la laïcité. – Capture d’écran – i24News

    [VIDÉO] Service national : Jean-Michel Blanquer recale l’Observatoire de la laïcité et s’oppose aux signes religieux

    Le ministre de l’Education s’est opposé à l’avis non contraignant de l’Observatoire de la laïcité, qui préconisait de modifier la législation pour autoriser le port de signes religieux lors de la phase en internat du futur service national universel. “C’est évidemment une recommandation que je ne suivrai pas”, a affirmé Jean-Michel Blanquer.

    Franc désaveu pour l’Observatoire de la laïcité. Deux jours après l’article deMarianne consacré aux recommandations de cette commission d’experts, qui conseillait au gouvernement d’autoriser le port de signes religieux pendant la phase en internat du futur service national universel, le ministre chargé de mettre en œuvre la réforme a d’ores et déjà annoncé qu’il ne tiendrait pas compte de cet avis. Invité de la chaîne i24News, Jean-Michel Blanquer a déclaré : “L’Observatoire de la laïcité ne m’a pas consulté avant de faire cette recommandation. C’est évidemment une recommandation que je ne suivrai pas. C’est toujours intéressant de voir ce qu’ils disent, mais en l’occurrence ils se trompent.

    Le 18 décembre dernier, l’Observatoire de la laïcité avait rendu à Gabriel Attal, secrétaire d’Etat à l’Education placé sous l’autorité de Jean-Michel Blanquer, une étude consacrée aux futures règles d’application de la laïcité au sein du futur service national universel (SNU) que compte mettre en place le gouvernement. Une mesure du rapport avait retenu l’attention : pour la première phase de la partie obligatoire du SNU, qui concerne des jeunes de 14 à 16 ans et se déroule en internat, l’Observatoire conseillait de ne pas soumettre les appelés au SNU “au principe de neutralité, ni à l’encadrement de leur manifestation d’appartenance religieuse“.

    Cette proposition avait fait parler : en effet, un précédent rapport adressé à Emmanuel Macron par un groupe de travail recommandait au contraire d’étendre la loi de 2004, qui proscrit le port de signes religieux ostensibles à l’école, à cette période d’internat du SNU. Par ailleurs, nombre de militants laïques avaient fait part de leur inquiétude quant au flou qu’aurait créé la mesure préconisée par l’Observatoire : comment expliquer à des jeunes qu’ils ont le droit d’arborer kippas, croix chrétiennes, voiles islamiques ou turbans au cours du SNU mais pas à l’école, et ce alors que la loi de 2004 fait déjà l’objet de contestations sur le terrain ? 

    UN MINISTRE PLUS LAÏQUE QUE L’OBSERVATOIRE

    Il semble que Jean-Michel Blanquer ait été sensible à ces arguments, confirmant par là son orientation franchement laïque : en juin dernier, le ministre de l’Education avait fait distribuer dans toutes les écoles de Franceun “vade-mecum“, document de 83 pages conçu pour aider les professeurs à gérer concrètement les atteintes à la laïcité. Ce petit guide a été conçu avec la collaboration du Conseil des sages de la laïcité, créé en février par le ministre pour “préciser la position de l’institution scolaire en matière de laïcité et de faits religieux“.

    Par ailleurs, des équipes laïcité ont été créées dans chaque rectorat pour apporter une aide concrète aux établissements “chaque fois qu’il y a une difficulté”. Les professeurs disposent désormais aussi d’une plateforme spécifique de signalement pour alerter sur chaque fait problématique. Autant dire qu’en matière de laïcité, la ligne républicaine suivie par Jean-Michel Blanquer a peu à voir avec les accommodements prônés par l’Observatoire. Le désaccord concernant le SNU en est la plus récente illustration.

    Allemagne : la Loi qui Interdit le Mariage des Enfants a été Déclarée Inconstitutionnelle

    Zineb El Rhazoui accuse La France insoumise

    rmc

    Zineb El Rhazoui accuse La France insoumise d’être “pénétrée” par “une pensée qui ouvre la porte à l’islamisme”

    L’ex-journaliste de Charlie Hebdo estime que la gauche radicale a été “phagocytée” par “la pensée indigéniste, qui ouvre la porte à l’islamisme” et assure que des militants laïcs de LFI ont été exclus pour avoir dénoncé cet “entrisme indigéniste”.

    Les “Grandes Gueules” c’est “le show qui vous parle et qui parle de vous”… alors tout le monde parle des GG ! Chaque jour, Alain Marschall et Olivier Truchot  sont à la barre d’un talk-show de trois heures en direct intégral avec des personnalités peu ordinaires que sont les “Grandes Gueules”. Des personnalités issues de la société civile ! Ils ne sont pas journalistes mais commerçant, commissaire de police, instituteur…

    RMC est une radio généraliste, essentiellement axée sur l’actualité et sur l’interactivité avec les auditeurs, dans un format 100% parlé, inédit en France. La grille des programmes de RMC s’articule autour de rendez-vous phares comme la matinale de Jean-Jacques Bourdin, les Grandes Gueules, Radio Brunet ou M comme Maïtena.

    Benjamin Stora – Jean Sévillia, l’Algérie en débat

    A l’occasion de la sortie de son livre « Les vérités cachées de la guerre d’Algérie », Jean Sévillia s’entretient avec l’historien Benjamin Stora.

    Par

    Le Point
    
Conquete. La prise de la smalah d'Abd el-Kader par le duc d'Aumale, le 16 mai 1843. Peinture de Hippolyte Bellange (1800-1866).
    Conquête. La prise de la smalah d’Abd el-Kader par le duc d’Aumale, le 16 mai 1843. Peinture de Hippolyte Bellangé (1800-1866).

    Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs

    Israël réclame 250 milliards aux Arabes pour l’expulsion des Juifs

    Israël se dit prêt à réclamer une indemnisation de 250 milliards de dollars pour les Juifs chassés des pays arabes

    Après 18 mois de recherche, on a totalisé une estimation de 35 milliards de dollars de la Tunisie et 15 milliards de la Libye.

    Juifs d'Aden, Yémen, en attente d'évacuation vers Israël le 1er novembre 1949. (GPO / Domaine public)

    Juifs d’Aden, Yémen, en attente d’évacuation vers Israël le 1er novembre 1949. (GPO / Domaine public)

    Israël se prépare à demander une indemnisation d’un montant total de 250 milliards de dollars à sept pays arabes et à l’Iran pour les biens et avoirs laissés par les Juifs qui ont été forcés de fuir ces pays, à la suite de la création de l’État d’Israël.

    “Le temps est venu de corriger l’injustice historique des pogroms (contre les Juifs) dans sept pays arabes et en Iran, et de restaurer, pour des centaines de milliers de Juifs qui ont perdu leurs biens, ce qui leur revient légitimement”, a déclaré samedi le ministre israélien de l’Égalité sociale, Gila Gamliel, qui coordonne le traitement de la question par le gouvernement israélien, a déclaré samedi.

    Selon les chiffres cités samedi soir par le journal israélien Hadashot, les demandes d’indemnisation des deux premiers des huit pays concernés sont en cours de finalisation, Israël devant demander 35 milliards de dollars d’indemnisation pour la perte d’actifs juifs de Tunisie et 15 milliards de dollars à la Libye.

    Au total, le reportage télévisé a déclaré qu’Israël chercherait plus de 250 milliards de dollars auprès de ces deux pays, ainsi que du Maroc, de l’Irak, de la Syrie, de l’Egypte, du Yémen et de l’Iran.

    Juifs yéménites marchant vers Aden, site d’un camp d’accueil, avant leur émigration vers Israël, 1949. (Kluger Zoltan / Archives nationales de photo israéliennes / domaine public)

    Justice pour les Juifs des pays arabes (JJAC), un groupe international regroupant des organisations de la communauté juive, a estimé que quelque 856 000 Juifs de 10 pays arabes – les deux autres étaient l’Algérie et le Liban – ont fui ou ont été expulsés en 1948 et après, alors les émeutes ont laissé de nombreux juifs morts ou blessés.

    Au cours des 18 derniers mois, utilisant les services d’un cabinet comptable international, le gouvernement israélien a discrètement étudié la valeur des biens et des actifs que ces Juifs avaient été forcés de laisser, a rapporté la télévision.

    Immigrants irakiens peu après leur arrivée à l’aéroport de Lod, été 1951 (Teddy Brauner, GPO)

    Il s’achemine maintenant vers la finalisation des revendications alors que l’Administration Trump se prépare au dévoilement possible de sa proposition de paix tant attendue. Une loi israélienne de 2010 stipule que tout accord de paix doit prévoir une compensation pour les avoirs des communautés juives et des Juifs à titre individuel, forcés de quitter les pays arabes et l’Iran.

    Juifs yéménites à bord d'un avion à destination d'Israël effectuant l'opération du tapis magique, 1949 (crédit photo: Wikimedia Commons)

    Juifs yéménites à bord d’un avion à destination d’Israël effectuant l’opération du tapis magique, 1949 (crédit photo: Wikimedia Commons)

    «On ne peut parler du Moyen-Orient sans prendre en compte les droits des Juifs qui ont été forcés de quitter leurs communautés prospères dans un climat de violence», a déclaré Gamliel, membre du parti Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu.

    Ministre de l’égalité sociale, Gila Gamliel. (Miriam Alster / Flash90)

    “Tous les crimes qui ont été commis contre ces communautés juives doivent être reconnus.”

    L’Autorité palestinienne a demandé plus de 100 milliards de dollars d’indemnisation à Israël pour les avoirs laissés par les résidents arabes de l’actuel Israël, qui ont fui ou ont été forcés de partir au moment de la création de l’État juif, et a présenté une documentation à cet effet aux États-Unis il y a dix ans, a rapporté la télévision.

    Les Palestiniens ont également toujours réclamé un «droit de retour» dans ce qui est aujourd’hui Israël pour les quelques dizaines de milliers de réfugiés survivants et leurs millions de descendants. Cette demande sonnerait le glas d’Israël en tant qu’Etat juif et a été rejetée par les gouvernements israéliens successifs. Israël soutient que les réfugiés palestiniens deviendraient citoyens d’un État palestinien en vertu d’un accord de paix permanent, tout comme les réfugiés juifs des pays arabes sont devenus citoyens d’Israël. Il affirme également qu’en étendant le statut de réfugié aux descendants palestiniens, les agences des Nations Unies concernées gonflent artificiellement le problème, ce qui complique les efforts de paix. Ce dernier point de vue est partagé par le gouvernement Trump, qui a annoncé l’année dernière qu’il mettait fin au financement de l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, l’UNRWA.

    Israël n’a jamais officiellement demandé à être indemnisé pour les Juifs forcés de quitter les terres arabes et l’Iran. Bien que nombre de ces Juifs soient arrivés en Israël avec à peu près rien, ils n’ont pas demandé le statut de réfugié officiel à la communauté internationale.

    L’ambassadeur d’Israël auprès des Nations unies, Danny Danon, a prononcé le discours d’ouverture lors d’un événement officiel des Nations Unies commémorant les réfugiés juifs des pays arabes, le 1er décembre 2015 (Shahar Azran).

    À l’époque, l’État juif nouvellement créé luttait pour attirer la migration des Juifs du monde et pour projeter sa légitimité en tant qu’État souverain, capable de prendre soin de son propre peuple. Son premier Premier ministre, David Ben Gourion, n’aurait pas souhaité que les Juifs retournent dans leur “patrie historique” comme des réfugiés, selon Meir Kahlon, président de l’Organisation centrale des Nations Unies pour les Juifs des pays arabes et de l’Iran.

    Les fonds obtenus des huit pays ne seraient pas alloués à des familles individuelles, a précisé le reportage télévisé, mais seraient plutôt distribués par l’État via un fonds spécial. Gamliel coordonne le processus, en collaboration avec le Conseil de sécurité nationale israélien, qui relève du bureau du Premier ministre.

    En 2014, Israël a adopté une loi tous les 30 novembre de chaque année, commémorant la sortie et la déportation de Juifs des pays arabes et iraniens, qui prévoit des programmes éducatifs et des manifestations diplomatiques visant à sensibiliser davantage la communauté internationale à la question des réfugiés juifs des pays arabes et de l’Iran, ainsi que de leur droit à réparation.

    Cette année-là, lors des premiers événements de ce type, Netanyahu et le président Reuven Rivlin ont lancé des appels en faveur de réparations financières.

    Le président Reuven Rivlin prend la parole lors d’une cérémonie marquant l’expulsion des Juifs des pays arabes. 30 novembre 2014. (crédit photo: courtoisie)

    «Ce n’est pas pour rien que cette journée est célébrée le lendemain du 29 novembre», a déclaré Netanyahu le 30 novembre 2014, en référence à l’anniversaire de l’adoption par l’ONU du plan de partition de la Palestine en 1947. «Les pays arabes , qui n’a jamais accepté la déclaration des Nations Unies sur l’établissement d’un État juif, a obligé les Juifs vivant sur leur territoire à quitter leurs maisons en laissant derrière eux leurs avoirs… Nous avons agi – et continuerons à agir – pour qu’ils et leurs revendications ne oublié.”

    Dans son allocution à cette première cérémonie, Rivlin a appelé à une plus grande représentation des Sépharades dans la société israélienne, ainsi qu’une indemnisation pour leurs souffrances. Il a reconnu que les problèmes des Juifs du Moyen-Orient ne s’étaient pas atténués à leur arrivée en Israël, où les Juifs européens étaient fermement enracinés au pouvoir.

    “Leurs voix ont été mises en sourdine, mais les paroles étaient dans leur bouche tout le temps, même si elles étaient prononcées en hébreu avec un accent persan ou arabe, ce qui en Israël était considéré comme une langue ennemie et considéré comme une source de honte”, a-t-il déclaré.

    «La voix des Juifs des pays arabes et de l’Iran doit être entendue dans le système éducatif, dans les médias, dans les arts et dans les institutions officielles du pays, car elle doit également être entendue sur la scène internationale, afin de réparer l’injustice historique et d’assurer des réparations financières », a déclaré Rivlin.

    Kahlon a déclaré que «près de 800 000 sont venus ici (dans les années qui ont suivi la création de l’État) et le reste (environ 56 000) est allé aux États-Unis, en France, en Italie et ailleurs».

    Kahlon lui-même est arrivé en Israël en tant qu’enfant de Libye et a passé ses premières années dans l’État juif dans l’un des camps de tentes mis en place pour abriter le flot de nouveaux arrivants.

    Barber Rachamim Azar, un nouvel immigrant de Bagdad, exerce son commerce sous la tente qu’il partage avec sa femme et ses deux enfants dans un maabara (camp d’immigrés) au centre d’Israël en été 1951. Il a déclaré à un photographe du Bureau de presse du gouvernement passer à un kibboutz (Teddy Brauner, GPO)

    En mars 2014, le Canada a officiellement reconnu le statut de réfugié aux émigrés juifs qui ont fui ou ont été expulsés des pays arabes après la fondation d’Israël.

    Certains des migrants en Israël disent en privé que le problème est de donner à Israël une carte de négociation lors des négociations avec les Palestiniens, afin de s’opposer aux demandes d’indemnisation des Palestiniens pour les biens et avoirs laissés dans l’actuel Israël.

    JForum avec agences

    Marseille : un médecin braqué et séquestré à son cabinet

    Marseille : un médecin braqué et séquestré à son cabinet

    Sur les images de vidéosurveillance de la salle d’attente, la deuxième bande d’agresseurs enfonce la porte du bureau de consultation.

    PHOTO DR

    Le 2 décembre, ce généraliste de Sainte-Marthe (14e) aurait été agressé par une bande de toxicomanes et menacé avec des armes de guerre

    Des grenades lacrymogènes, des cris, des armes, des violences… Encore sous le choc, Samuel Oudinèche raconte “l’enfer” qu’il a vécu le 2 décembre dernier. Ce jour-là, ce médecin marseillais n’était pas coincé dans une manif de gilets jaunes, mais… dans son cabinet, comme tous les dimanches ; car il est l’un des rares généralistes à consulter ce jour-là. Et comme tous les dimanches, il y avait foule devant sa porte.

    Le Dr Oudinèche n’est pas un médecin comme les autres. Nous l’avions rencontré il y a quelques semaines (La Provence du 26 octobre), dans son cabinet de Sainte-Marthe (14e), assailli par des dizaines de patients qu’il ne pouvait pas soigner, faute de feuilles de soins délivrées en nombre suffisant par la Sécurité sociale. Des malades étrangers pour la plupart, pauvres parmi les pauvres, des personnes pas à jour de leurs droits, des mères de famille aussi, qui galèrent pour trouver un médecin dans les quartiers Nord. “Je n’ai que des patients compliqués…“, élude le médecin.

    Juif pratiquant affiché, tables de la Torah bien en vue sur son bureau, Samuel Oudinèche accueille une patientèle majoritairement musulmane. “Il est le seul docteur de Marseille qui parle arabe et qui nous comprend“, disent de lui ses patients reconnaissants. D’autres le sont moins. En particulier les toxicomanes, qui affluent chez ce praticien, l’un des rares à délivrer des ordonnances sécurisées pour des drogues de substitution. Agressée il y a quelques mois, sa collègue ophtalmologue du centre médical de Sainte-Marthe a recruté… un garde du corps, qui ne la quitte plus d’une semelle.

    “J’ai subi une agression préméditée”

    Mais si des bagarres éclatent régulièrement dans le cabinet du Dr Oudinèche, “jamais encore je n’avais subi un tel niveau de violence“, assure-t-il. Ce dimanche 2 décembre, il en est persuadé : “J’ai subi une agression préméditée“. Il décrit une bande de toxicomanes qui se serait donné rendez-vous à son cabinet, pour l’obliger à prescrire des ordonnances de Subutex. “Ils ont lancé des grenades lacrymogènes dans la salle d’attente. J’ai été séquestré dans mon bureau de 11 heures à 3 ou 4 heures du matin. Ils ont sorti des armes de guerre et me les ont braquées sur le front. Des caïds faisaient le guet à l’extérieur.” Les images de vidéosurveillance que nous avons plus consulter montrent un individu cagoulé qui s’acharne à coups de pied contre la porte du bureau de consultation. “Ça, c’est la 2e bande, ils sont arrivés vers 21 heures, sans doute prévenus par les premiers agresseurs“, analyse le Dr Oudinèche.

    Contactées par nos soins, deux patientes qui ont assisté aux faits confirment ce récit glaçant. “C’était la guerre !“, résume l’une d’elle, qui évoque “les bousculades, les menaces, les coups.” “Au moment où j’allais partir, ils ont jeté une bombe lacrymogène.” L’autre patiente, enceinte, raconte avoir été “piétinée par la foule” et a fait un malaise.

    Arme sur la tempe, avec le sentiment que j’allais bientôt mourir“, le Dr Oudinèche a dû remplir de dizaines d’ordonnances de Subutex datées du mois de janvier. En partant, ses agresseurs auraient embarqué son ordinateur médical, contenant des milliers de pièces d’identité, attestations, et aussi les relevés de comptes et les documents personnels. “Il y a quelques jours, j’ai reçu un appel au cabinet d’un individu qui me réclamait 10 000 euros pour me restituer ce matériel“, poursuit le Dr Oudinèche.

    De source policière, on confirme qu’une plainte a été déposée et qu’une enquête est ouverte. En attendant, la police a ordonné au médecin de fermer son cabinet jusqu’à nouvel ordre.

    L’«enfant terrible» des lettres françaises Michel Houellebecq est de retour

    L’«enfant terrible» des lettres françaises Michel Houellebecq est de retour

    <em>Sérotonine</em>, ouvrage sombre et poignant, semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».
    Photo: Bertrand Guay Agence France-Presse Sérotonine, ouvrage sombre et poignant, semble avoir anticipé la révolte des «gilets jaunes».

    Michel Houellebecq, « l’enfant terrible » des lettres françaises, est de retour sur les étals des libraires avec un nouveau roman, Sérotonine, ouvrage sombre et poignant, qui semble avoir anticipé la révolte des « gilets jaunes ».

    L’écrivain français contemporain le plus lu à l’étranger a choisi, selon son éditeur, d’observer « une stricte diète médiatique ». Mais son roman, d’ores et déjà assuré d’être un best-seller, constitue un événement de la rentrée littéraire d’hiver en France, où il sort vendredi, mais aussi en Europe, où les ventes vont démarrer la semaine prochaine.

    Difficile d’échapper à la déferlante. Flammarion a prévu un tirage exceptionnel de 320 000 exemplaires (le tirage moyen d’un roman en France se situe autour de 5000 exemplaires). En Allemagne, où le livre sort lundi, son éditeur a prévu un tirage tout aussi exceptionnel pour un livre étranger de 80 000 exemplaires. En Espagne la première édition de l’ouvrage est de 25 000 exemplaires.

    « C’est simple je n’ai vendu que ça depuis ce matin ! », s’exclame vendredi une vendeuse de la librairie Delamain, près du Palais Royal à Paris.

    À la librairie Le Divan, dans le 15e arrondissement de la capitale, Chantal, 67 ans — elle veut taire son nom de famille — est venue se procurer l’ouvrage dès l’ouverture de l’établissement. Cela fait « plusieurs jours qu'[elle] attend », car elle adore cet écrivain « pertinent, ancré dans le réel », son côté « nihiliste et sombre ». « Il y a très peu d’auteurs qui ont une vision de la société », dit-elle.

    À quelques pas de là, Antoine Jourdan, retraité de 76 ans, se dit au contraire fatigué du tapage médiatique autour de la nouvelle sortie d’un écrivain qu’il juge « cynique ». « Je ne le lirai pas, sauf si quelqu’un me convainc…”.

    Le romancier n’avait rien publié depuis le polémique Soumission, paru il y a quatre ans, le jour même de l’attaque contre Charlie Hebdo. Toutes éditions confondues, cet ouvrage s’est écoulé à près de 800 000 exemplaires dans le monde francophone. En Allemagne, Soumission a dépassé les 520 000 exemplaires.

    Sérotonine sortira en allemand le 7 janvier, en espagnol le 9, en italien le 10 et en anglais en septembre.

    Le septième roman de Michel Houellebecq, 62 ans, plonge ses lecteurs au coeur de la France rurale et souffrante. Écrit des mois avant l’apparition des « gilets jaunes », le roman semble avoir anticipé ce mouvement qu’aucun responsable politique n’avait vu venir.

    « Le prendre au sérieux »

    Accusé souvent de cynisme, l’écrivain est plein d’empathie quand il décrit le désespoir d’agriculteurs au bout du rouleau.

    L’auteur, qui a récemment fait l’éloge du protectionnisme de Donald Trump, tire à boulets rouges sur la politique libérale de l’Union européenne coupable à ses yeux de tous les maux.

    Malgré les scènes pornographiques (l’éloge de la fellation voisine avec la description d’un « gang bang » canin, on croise un pédophile allemand…), le roman de Michel Houellebecq est éminemment romantique.

    Outre la description d’une impitoyable violence sociale, le coeur du livre nous parle d’une violence intime tout aussi terrible : celle d’un homme égoïste que l’échec de sa vie amoureuse a conduit à la dépression. On sort de sa lecture bouleversé.

    La presse internationale a été troublée par l’image que Michel Houellebecq donne de la France.

    L’hebdomadaire allemand Die Zeit affirme avoir longtemps considéré « les convictions anti-libérales du plus grand auteur français du moment » comme un « gadget littéraire ». « Mais maintenant, il faut le prendre au sérieux », estime Die Zeit. Et le Frankfurter Rundschau qualifie Houellebecq de « prophète des gilets jaunes ».

    En Italie, où ses romans sont régulièrement en tête des ventes à leur sortie, le Corriere della Sera estime que « le plus grand écrivain français vivant réalise le miracle de mettre sa gêne, son écoeurement envers le monde contemporain au service de pages émouvantes ».

    Le quotidien de droite Il Giornale n’hésite pas à comparer Houellebecq au grand écrivain catholique Georges Bernanos. « Sérotonine est un nouveau chapitre d’une oeuvre nécessaire pour comprendre où va le monde… et changer de direction », estime Il Giornale.

    L’auteur est « de retour avec un roman qui met en lumière la colère qui couve depuis longtemps dans les provinces françaises », écrit pour sa part The Sunday Times.

    Dans son livre, affirme The Telegraph, « l’enfant terrible des lettres françaises » ne fait rien de moins que « prédire le destin tragique de la civilisation occidentale ».

    Pour le journal espagnol El Pais, « une des scènes centrales est le blocage d’une autoroute par des agriculteurs en colère contre Paris […] et l’Union européenne, “grande pute”, selon les mots du narrateur. La protestation se termine par un affrontement sanglant avec la police, comme si le sismographe houellebecquien avait anticipé » les heurts qui ont marqué l’actualité des derniers mois.

    Au moins 568 véhicules incendiés dans la nuit du 31 décembre

    Au moins 568 véhicules incendiés dans la nuit du 31 décembre

    Les autorités n’ont pas dévoilé le chiffre officiel de véhicules brûlés lors de la soirée du réveillon. Mais des incidents ont été rapportés par différents médias.

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    Des centaines d'interventions de pompiers ont ete comptabilisees dans toute la France le soir du reveillon de la Saint-Sylvestre.
    Des centaines d’interventions de pompiers ont été comptabilisées dans toute la France le soir du réveillon de la Saint-Sylvestre.

    France: une militante franco-algérienne veut “combattre le philosémitisme”

    La militante politique franco-algérienne Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des indigènes de la République (PIR), a déclaré dans un discours, lors d’une conférence de la Commission islamique des droits de l’homme, qu’il faut “combattre le philosémitisme”.

    Le philosémitisme est une attitude favorable envers les Juifs, en raison de leur religion, de qualités attribuées collectivement aux Juifs, et de leur statut de peuple élu de Dieu, selon les différentes religions issues de la Bible.

    Dans son discours, intitulé “Combattre le philosémitisme pour combattre l’islamophobie et le sionisme,” Bouteldja a notamment déclaré que “nous devons critiquer l’islamophobie radicale et le philosémitisme, qui sont les mêmes visages du racisme d’Etat. L’idée ici n’est pas de combattre l’islamophobie et l’antisémitisme. L’idée est de combattre l’islamophobie et le philosémitisme,” selon l’Institut de recherche sur les médias du Moyen Orient (Memri).

    Par ailleurs, Houria Bouteldja avait sorti un ouvrage en 2016, Les Blancs, les Juifs et nous. Vers une politique de l’amour révolutionnaire, dans lequel elle a notamment écrit que “les Juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française” ou encore “le pire, c’est mon regard, lorsque dans la rue je croise un enfant portant une kippa.”

    Bouteldja est connue pour avoir fait l’objet de nombreuses controverses et a même été accusée d’être antisémite, homophobe, sexiste, communautariste et raciste.

    Lors d’une émission de télévision elle avait déclaré “le Hamas et le Hezbollah sont des mouvements de résistance qui résistent… J’affirme haut et fort que ces deux mouvements sont des mouvements de résistance ; c’est clair, net et précis.”

    Source : i24news.tv, 31 décembre 201

    Images antisémites : IMA 2019, (Institut du Monde Arabe) la suite du Palais Berlitz 1941 ?

    Images antisémites : IMA 2019, la suite du Palais Berlitz 1941 ?

    Le Juif et la France2.jpgPar Liliane Messika et Serge Skrobacki

    Durant le dernier trimestre 1941, une exposition-phare a reçu 200 000 visiteurs au Palais Berlitz, l’immeuble parisien qui abrite, depuis 2006, le siège d’une grande banque nationale. L’exposition avait pour titre « Le juif et la France ». Son objectif officiel était « (d’)aider les Français à reconnaître les Juifs par leurs caractéristiques physiques » en prouvant leur « emprise corruptrice générale » et son objectif officieux, de « justifier les mesures antijuives du régime, qui établissait de fait l’antisémitisme en politique d’État (l’Histoire par l’image) ». Elle était financée par l’Institut d’étude des questions juives, une association privée créée en mai 1941 avec le soutien du bureau de la Propagande allemande.

    Pour paraître scientifique, l’exposition s’appuyait sur les « travaux » de Georges Montandon, un médecin-anthropologue-explorateur suisse, à qui son pays d’origine refusait un poste dans l’enseignement à cause de ses accointances avec les Bolchéviques. Du coup, c’est l’étiquette de « professeur d’anthropologie » qu’il avait demandée aux organisateurs de l’exposition, et qui justifiait que son ouvrage Comment reconnaître le Juif, paru en 1940, en fût utilisé comme fil conducteur. On aurait pu remonter un peu plus loin et citer son premier article sur le sujet, paru en 1926 sous le titre L’origine des types juifs… dans L’Humanité[1]. Oui, L’Huma. Le fascisme rouge-brun-vert ne date pas d’aujourd’hui !

    Aujourd’hui, l’IMA (pas l’Huma ?) expose une caricature antisémite

    Ce n’est pas dans le cadre d’une exposition et il n’y a qu’une seule image : une caricature du Premier ministre israélien, dont la réalisation a repris les canons de l’exposition Le juif et la France. À l’IMA, il s’agit officiellement de l’affiche d’une manifestation parmi les « Rencontres et débats à l’Institut du Monde Arabe ».

    Le titre du « débat » a, lui aussi, été visiblement inspiré par le manuel du parfait petit antisémite mis au point par la Propaganda-Abteilung : ce « débat », où n’interviendront que des antisémites et des antisionistes militants, contient les éléments de langage destinés à rappeler les défauts ontologiques de la race juive, qu’on trouvait déjà dans l’exposition de 1941. L’affiche de « Le juif et la France »montrait « une sorte de rabbin (posant…) des mains crochues sur les pays d’Europe (et donc la France), (…). Il s’agit donc bien de marquer les esprits en montrant que le « Juif » est autre, différent, prédateur et dangereux. (L’Histoire par l’image) » Le titre de l’affiche pour la grand-messe du 9 janvier est « Main basse sur Israël » et l’image représente deux enfants portant un masque de Netanyahou avec des yeux vides de loup-garou et levant des mains rouges de sang.

    Mère-grand, que vous avez de grandes dents !

    C’est pour mieux te hacher menu, mon enfant ! Et que vous avez de beaux titres ! C’est pour mieux entourlouper ceux qui ont envie de l’être, mon enfant.

    Dans le détail, le casting du « débat » :

    Jean-Pierre Filiu est sobrement présenté comme « professeur des universités en histoire du Moyen-Orient, Sciences Po Paris. »

    Dominique Vidal est, lui, introduit comme « historien et journaliste, spécialiste des relations internationales et notamment du Proche-Orient, collaborateur au ‘’Monde diplomatique’’…»

    Quant à Stéphanie-Latte Abdallah, ce serait une « historienne et politiste, chargée de recherche au CNRS-CERI, d’abord spécialisée dans le domaine des réfugiés et de l’histoire des femmes dans les camps palestiniens de Jordanie … »

    Le « débat » doit être animé par Denis Sieffert, directeur de l’hebdomadaire Politis.

    Jean-Pierre Filiu est-il objectif et sinon de quel côté penche-t-il ?

    Pourquoi ne dit-on pas qu’il est le chouchou de CAPJPO-Europalestine ? Bon, on ne peut pas tout dire. Mais là, il s’agit de l’engagement majeur de sa vie, dans lequel il a éduqué son fils ! Car cet homme, dont le nom signifie « fils » en corse, a lui-même un fils. Lequel « a été visé et blessé par un soldat israélien à Jérusalem-Est » (« visé », dixit le site emblème de la haine anti-israélienne, qui lit dans l’esprit des gens auxquels il dénie une âme).

    OK, le fils participait à une manifestation violente et il a été touché par une balle en caoutchouc (un projectile létal, selon Filiu père). Quand Europalestine rend compte des tirs de roquettes made in USSR qui ont détruit des jardins d’enfants juifs, elle décrit les actes héroïques de Gavroches lançant à l’aveuglette des projectiles artisanaux. Cela donne la mesure de son objectivité. Et de celle du père de la presque victime, qui raconte que « Tsahal vise les visages, et peu importe que les individus fuient la confrontation (Europalestine) ».

    C’est manifestement cette objectivité et la connaissance d’Israël qu’il tient de son fils, bénévole de l’Intifada, qui justifie la présence de Filiu à un « débat » visant à définir si, dans l’État juif, le « processus de régression démocratique est irréversible ».

    Dominique Vidal est-il objectif et sinon de quel côté dégouline-t-il ?

    Comme si la mention du Monde diplomatique ne suffisait pas pour informer de la haine antisémite qui sert de colonne vertébrale à M. Vidal, ajoutons qu’il est l’invité permanent de Oumma.com, le site du peuple musulman où, fort de sa « connaissance des tenants et les aboutissants du conflit israélo-palestinien pour les avoir décryptés dans de nombreux ouvrages(Oumma.com) » il expliquait, le 17 mai 2018 « le ‘’massacre sans précédent’’ perpétré par l’armée israélienne d’occupation dans la bande de Gaza, signe de la radicalisation de l’extrême droite au pouvoir à Tel Aviv et du sentiment de toute-puissance qui l’anime. » Dominique Vidal ignorerait que l’armée israélienne a évacué Gaza en août 2005, faisant de ce territoire palestinien une entité indépendante et judenrein ?

    Qu’importe, puisque sur Oumma, seuls viennent des convaincus de la thèse hitlérienne sur la nocivité du Juif, alors pour eux, « armée d’occupation » est un bonbon au meilleur goût que « Gaza, territoire libéré depuis 13 ans mais utilisant tout son budget à essayer d’annihiler Israël », plus factuel et donc plus fade, voire indigeste.

    De tous les intervenants, Dominique Vidal est celui dont la boutonnière s’orne du plus de médailles d’antisionisme, anti-israélisme et anti judaïsme. Celle d’entre toutes qui peut doubler ses émoluments dans les pays arabes antisionistes (pléonasme), est son origine juive. Un antisémite juif, c’est le summum de l’idiot utile pour ceux qui haïssent l’État juif.

    StéphanieLatte Abdallah est-elle objective et sinon de quel côté tend-elle ?

    On a « oublié » dans son CV qu’« elle a été affectée … à l’Ifpo dans son antenne des Territoires palestiniens (2013-2016). (Sciences PO) » Aurait-on risqué d’en conclure que ce séjour de trois ans dans les Territoires palestiniens, elle l’avait choisi, un choix qui ne traduit pas un tropisme pro-israélien ? Pfff ! Où va-t-on chercher des choses pareilles ? D’ailleurs, si ça se trouve, dans le casting du « débat », c’est elle qui tiendra le rôle du punching ball, euh, de défenseur de la démocratie israélienne. Mais pourquoi s’embarrasserait-on d’un point de vue divergent ?

    Denis Sieffert est-il objectif et sinon de quel côté plonge-t-il ?

    L’animateur du « débat » est fier d’annoncer que Politis, son hebdomadaire « est né en même temps que la 1ère Intifada ». Dans le numéro de décembre 2018, il estime « extrêmement inquiétant » que Jérusalem puisse finir par être « considérée comme une propriété israélienne ». Il énonce péremptoirement que « le conflit Israélo-Palestinien est un conflit colonial » (sur la terre ancestrale des colonisateurs, colonisée par les Arabes, puis par les Européens avant qu’ils y reviennent eux-mêmes) et il se réjouit que « le mouvement international pour le boycott soit vivace et très efficace, malgré les obstacles qu’il doit affronter. ( Politis) »

    Le mouvement BDS a un fan-club. Son objectif est très officiellement de délégitimer Israël et de l’isoler sur la scène internationale, afin de le laisser seul face à ceux qui veulent le détruire. La bataille est serrée pour la présidence de son fan-club, mais Denis Sieffert est presque aussi bien placé que Dominique Vidal, son comparse Alain Gresh ou Olivia Zemmor, la présidente à vie de CAPJPO-Europalestine. Cela en fait-il la personne ad’hoc pour équilibrer le débat et ne pas confisquer la parole au profit des témoins à charge ?

    Euh, qui sont les témoins à décharge, déjà ?

    Le processus de régression démocratique est-il irréversible ?

    Le processus de régression démocratique, en IMA dans le texte, est caractérisé par le fait que les gouvernements successifs d’Israël refusent de se suicider comme le leur demandent poliment, brutalement ou diplomatiquement les amis de M. Filiu.

    En 2002, quand le Israël bashing était le seul point commun de tous nos médias, et l’antisémitisme contre les Juifs hexagonaux sa conséquence bien visible, les Français s’accordaient sur très peu d’autres choses. Quelques balises leur permettaient, cependant, de se sentir membres de la communauté nationale : 1) Hitler était un grand criminel, 2) Staline aussi, mais il devait être pardonné car sa motivation était humaniste et 3) l’un et l’autre n’étaient que des amateurs face au MAL incarné par Ariel Sharon. Le 4) était que les Juifs français se plaignant d’avoir été agressés aux cris de « Mort aux Juifs » allaient finir par susciter l’antisémitisme dont ils se plaignaient à tort.

    La preuve : Sébastien Sellam, assassiné aux cris de Allahu Akbar en 2003, Ilan Halimi, séquestré, torturé et assassiné en 2006 par des « Barbares » qui faisaient écouter par téléphone à son père ses cris sous la torture, au motif de « venger les Palestiniens ». Arieh et Gabriel Sandler (6 et 3 ans), leur père Jonathan et Myriam Monsenego (7 ans) tués dans la cour de leur école juive à Toulouse en 2012. Le tueur commentait dans sa GoPro qu’il était jouissif de tuer des enfants juifs comme les Juifs tuaient des enfants palestiniens à Gaza (où il n’y avait plus de Juifs depuis 7 ans). Yohan Cohen, 20 ans, Philippe Braham, 45 ans, François-Michel Saada, 64 ans et Yoav Hattab, 21 ans, tués pendant la prise d’otages à l’Hyper casher de Vincennes en 2017. Deux octogénaires, Sarah Halimi tuée en 2017 et Mireille Knoll en 2018 au cri de Allahu Akbar, après avoir toutes deux été traitées de « sale juive » par leur futur assassin… Ces Juifs, ils vont finir par provoquer de l’antisémitisme, à toujours se plaindre !

    Le nom du pire

    Jusqu’à ce qu’il tombe dans le coma en 2006, le nom d’Ariel Sharon, prononcé par un Français, était toujours accolé à « leader d’extrême-droite », même si l’homme qui avait évacué la dernière implantation dans le Sinaï en 1979 et Gaza en 2005 avait créé un parti centriste nommé Kadima (En avant !). Il est décédé sans être sorti du coma en janvier 2014.

    Heureusement pour les ANTISIOMITES (©Alain Legaret), Sharon fut rapidement remplacé dans la haine anti-juive par un autre loup-garou : Benyamin Netanyahou.

    Netanyahou est patriote, un mot qu’on n’utilise plus que péjorativement dans la France de 2018. Dans l’esprit de ceux qui gouvernent nos esprits, patriote=xénophobe=le mal absolu. Car si on aime les siens, on déteste forcément les autres, non ? Euh… Est-ce à dire qu’un couple amoureux, des parents aimants ou un groupe d’amis sincères sont nécessairement misanthropes ? Un amateur de musique détesterait corollairement la peinture et la littérature ? Ne riez pas, c’est bien ce dont il s’agit : Netanyahou aime son peuple et son pays, donc il hait forcément les autres peuples et les autres pays, donc il est d’extrême-droite, donc il a réduit la démocratie de son pays à peau de chagrin, CQFD.

    Alors que s’il avait ouvert grand les portes à ceux pour qui l’insulte suprême est « yahoud », « juif », s’il avait aidé l’Iran à acquérir la bombe atomique à Israël destinée, s’il acceptait les tentatives d’anéantissement qui sont le seul projet politique des Palestiniens, autant à Gaza qu’en Cisjordanie, c’est pour lui qu’on aurait du chagrin ! Elle serait tellement sincère, cette surenchère de condoléances ! « Je préfère vos condamnations à vos condoléances », disait Golda Meir aux « chancelleries ». Encore une qui faisait régresser la démocratie ?

    Comment nos médias transforment la droite réelle en « extrême droite » fantasmée

    Le scénario est constant. Concernant Israël, c’est un peu particulier : tout homme politique ou tout parti qui n’est pas explicitement nommé « socialiste », « communiste » ou « arabe » est automatiquement sacré « d’extrême-droite ». C’est d’autant plus idiot qu’en Israël, les partis qui sont vraiment fascistes se trouvent plutôt du côté des partis arabes, qui interdisent les opinions individuelles, la liberté religieuse, les ventes immobilières à des Juifs, qui criminalisent l’adultère et l’homosexualité et n’hésitent pas à imposer leurs vues par les armes. Par rapport aux dirigeants palestiniens, Mahmoud Abbas élu en Cisjordanie pour quatre ans en 2005 ou le Hamas, dirigeant Gaza par la terreur depuis son coup d’État de 2007, ces partis politiques présents dans l’hémicycle israélien sont des petits joueurs… mais ils aspirent à devenir grands.

    Eh oui, on rappelle que l’État juif n’est pas une dictature fondée sur l’apartheid, mais un pays démocratique où les Arabes, y compris ceux qui veulent le détruire, peuvent siéger au Parlement. En témoignent les treize élus à la Knesset : la liste arabe « estissue de l’alliance entre le parti communiste Hadash et les trois formations arabes : le Mouvement islamique, la Liste arabe unie-Ta’al et les nationalistes de Balad. C’est la première fois depuis la création d’Israël en 1948, que les différents partis arabes présentent un front uni lors des élections législatives. Pour la première fois dans l’histoire d’Israël, la Liste unifiée devient la troisième force politique en remportant 13 sièges à la Knesset à l’issue des élections législatives de 2015. (Wikipedia

    Le monde (pas le journal) est plus subtil quand il parle d’autres que les Juifs

    Dans le reste du monde, il y a des critères plus subtils que le seul nom du parti pour jeter l’opprobre extrême-droitiste sur un dirigeant. Ainsi, c’est de vouloir défendre ses propres citoyens, ceux qui l’ont élu, plutôt que l’humanité tout entière, qui lui fait monter les marches du toboggan qui le fera, ensuite, dévaler dans le déshonneur.

    Augmenter la dette de son pays, au point d’égaliser les colonnes budgétaires des rentrées et des dépenses classe l’inconscient plutôt à gauche, donc du bon côté de l’échafaud médiatique.

    À l’inverse, refuser d’augmenter la dette, exiger de faire des réformes afin de ne pas obérer l’avenir des citoyens nés et à naître, le classe très à droite, c’est-à-dire le fait avancer jusqu’au palier devant la pente du toboggan. Le bon sens est alors le seul obstacle qui empêche sa chute finale dans les oubliettes de l’histoire.

    Mais cet obstacle s’écarte poliment de lui-même si le dirigeant refuse d’accueillir « tous les malheurs du monde », comme le formulait le Premier ministre socialiste français Michel Rocard, à qui fut épargnée cette chute grâce à son porte-bonheur lexical.

    En dévalant la pente, le dirigeant en cours de lapidation médiatique pourra toujours faire valoir que ses choix n’étaient pas xénophobes, qu’ils visaient à préserver les ressources pour ses concitoyens, à protéger les concitoyens eux-mêmes des agressions dont sont victimes leurs voisins plus généreux et à prémunir leur mode de vie contre un changement radical, halal et létal.

    Trop tard, plus personne n’écoutera ses arguments, qui seront de toute façon confisqués par les « corps intermédiaires », les corps sur lesquels il aurait fallu passer pour avoir accès aux micros, aux caméras et aux interrupteurs des rotatives.

    Demandez aux récents condamnés : l’Italien Salvini, le Brésilien Bolsonaro, le Hongrois Orban, l’Australien Morrison. Mais pas la peine d’interviewer le Serbe Vucic : il a réussi à échapper à la malédiction grâce à un artifice génial. Tout en refusant d’intégrer les migrants (ouh extrême droite !), il a nommé une femme première ministre (ce qui est déjà de nature à obtenir son passe-droit… de gauche) et une homosexuelle de surcroît, ce qui lui assure le passeport diplomatique. Bien ouèj !

    La caricature de Netanyahou a dû le faire rire

    Le Premier ministre israélien, qui va se re-présenter devant les électeurs en avril 2019, ne prendra certainement pas la peine de s’insurger contre l’organisation, en France, d’un « débat » visant à l’affaiblir, pas plus qu’il ne s’inquiétera de la caricature le représentant comme un double fossoyeur inhumain : il est probable que sa devise est plutôt du style Oderint dum metuant (qu’importe qu’ils me haïssent, pourvu qu’ils me craignent), que l’on attribue (à tort) à Caligula. Mais Netanyahou, lui, ne cherche pas à se faire aimer, il cherche à protéger son peuple et ses frontières de tous leurs ennemis locaux et internationaux.

    Si l’on en juge par l’état des USA à la fin du mandat d’un Président qui voulait séduire ses ennemis en exhibant sa repentance et sa faiblesse et en sacrifiant ses alliés, on ne peut lui donner tort.

    C’est plutôt les Juifs français qui ont lieu de craindre les retombées de cette provocation à plus de haine antisioniste, tous les précédents démontrant que c’est toujours suivi de passages à l’acte criminels. Cela dit, cette activité de militantisme anti-État juif est inévitable puisqu’elle figure dans les statuts de l’IMA, pas dans cette forme, mais bien dans le fond.

    Ne serait-il pas plus efficace et plus bénéfique pour nos concitoyens, au lieu de s’indigner de ses incitations à la haine, de fermer cette institution dont l’intérêt général est exclusivement centré sur d’autres pays que le nôtre, qui squatte les subventions du FEDER[2] auxquelles elle ne peut pas prétendre et dont la fin du déficit abyssal pourrait permettre des économies substantielles, voire une redistribution vers nos concitoyens en gilets jaunes auxquels leurs « élites » n’ont pas les moyens de donner satisfaction ?

    L’Institut du Monde arabe, un établissement sui generis[3]

    Voulu par Giscard d’Estaing en vue de privilégier les relations franco-arabes, l’IMA a été inauguré en 1987 par Mitterrand : sur un terrain de 10 000 m2 offert par le ministère des affaires étrangères, le bâtiment de Jean Nouvel, haut de 32 mètres, développe 27 000 m2 utilisables, pour une emprise au sol de 7 250 m2. Tout ça pour 446 millions de francs HT, dont près de 251 MF financés par la France. Et 3 millions d’euros par an d’entretien.

    L’IMA est soutenu par une fondation créée en commun par la République française et des États membres de la Ligue arabe (22 à ce jour). Les coûts de l’IMA sont répartis entre la France 60% et les pays arabes, 40%. Ça, c’est la théorie. En pratique, dès 1990, tout le poids financier reposait sur notre pays. En novembre 1990, le député Olivier Roux interrogeait le gouvernement[4] au sujet du déficit (150 millions de francs à l’époque) en demandant quelles mesures allaient être prises.

    Les bonnes relations avec les pays arabes nous ruinent

    La situation ne s’est pas arrangée : en 2008, la commission des finances a constaté un déficit d’exploitation cumulé de 38,5 millions d’euros (des euros, 6,65 fois plus que des francs). Fallait plus rien lui demander, à l’IMA car il était en « quasi cessation de paiement » après la défaillance des pays de la Ligue arabe qui étaient censés en financer 40 %. Aujourd’hui, ils en fournissent moins de 10 % et c’est la France qui éponge l’ardoise annuelle de plus de 12 millions d’euros. Depuis ce rappel à l’ordre, les 12 millions annuels sont fournis par le ministère des Affaires étrangères (français, ce qui va sans dire va encore mieux en le disant). Du coup on réduit les budgets de l’armée et de la police. Normal, on n’en aura bientôt plus besoin : à force de voir comme les Arabes sont mis à l’honneur dans l’IMA, les islamistes vont comprendre qu’on les aime d’amour, ils vont se tondre la tête et, vêtus de toges couleur safran, jeter des fleurs aux passants.

    À l’IMA, ceux qui paient ne sont pas ceux qui décident

    C’est une des originalités de cet établissement unique. Ainsi, quand il monte une exposition sur « les Chrétiens d’orient », l’IMA oublie les chrétiens. Bon, c’est une étourderie, il ne faut pas y voir le mal ! « Le simple fait que cette exposition existe est une victoire, souligne un diplomate français à la retraite, soucieux de son anonymat. La bataille a été assez difficile pour parvenir à monter cet éclairage sur les chrétiens d’Orient, une région qui a des rapports compliqués avec ses chrétiens. (Le Monde des religions) » Mais, mais, on nous a répété si souvent que dans ces relations conflictuelles, les « croisés » (comprendre « les chrétiens ») étaient les agresseurs qui devaient se faire pardonner leurs exactions. On nous aurait menti ?

    « Les chrétiens de la Péninsule arabique ou ceux de Nazareth sont également invisibles. Ainsi, les héritiers de Jésus de Nazareth sont absents de ce panorama sur les chrétiens d’Orient ! » lit-on aussi dans cet article, avec cette explication de Dominique Trimbur, historien, co-auteur du catalogue : « On est à l’IMA. C’est la politique qui l’emporte. Pour les pays arabes, Israël n’existe toujours pas. » Mais, re-mais, et re-re-mais, Télérama nous affirmait, il y a quelques jours, que Nazareth était située en Palestine occupée (par Israël) et que les Juifs étaient seuls responsables des mauvaises relations entre musulmans et chrétiens. Il est vendu aux sionistes, l’historien co-auteur ?

    L’arroseur inconsciemment arrosé

    On aime bien citer le « quotidien de référence », surtout quand il sort du registre de sa monomanie antisioniste (en fait c’est la première fois qu’on le constate, mais on ne le lit plus depuis 2002, alors on peut avoir raté des épisodes). Le Monde, lui, cite Bernard Heyberger, historien, directeur d’études à l’EHESS, auteur du Que sais-je ? sur Les Chrétiens d’Orient et membre du comité scientifique de l’exposition. « Je pense que les lacunes de l’exposition relèvent plus de l’inconscient. Par exemple, après la conquête musulmane, la vie des chrétiens semble sans un nuage, alors qu’ils ont le statut de dhimmis ».

    Nos lecteurs à nous savent qu’un « dhimmi est un terme historique du Droit musulman qui désigne un citoyen non-musulman d’un État musulman, lié à celui-ci par un ‘’pacte de protection’’ discriminatoire. » Mais l’inconscient de la rédaction du Monde ne peut pas s’empêcher de minimiser les discriminations infligées aux Juifs et aux chrétiens. Qu’est-ce qu’il ajoute, Le Monde après le mot « dhimmis » ? Ceci : « [citoyens non musulmans, soumis à un impôt particulier, ndlr]. » Les exactions innombrables auxquelles étaient soumis les dhimmis juifs (il n’y en a plus un seul, ils ont tous été chassés) et que subissent toujours les chrétiens en pays arabes culminent dans leur fonction de fusible à chaque crise politique, qui s’apaise généralement après un pogrome. Le Monde ne remarque qu’un impôt particulier. Vous avez dit que les lacunes de l’expo relevaient de l’inconscient, Monsieur Heyberger, alors quid de celui de la rédaction du Monde ? Il ne relève pas, il abaisse. On ne vous l’envoie pas dire.

    Régression démocratique débattue à l’IMA : humour involontaire ?

    L’IMA célèbre le monde arabe afin de le rendre plus sympathique aux Français, c’est l’objectif figurant en première place dans ses statuts. On ne va pas le lui reprocher. La France a, dans cette entreprise, 22 partenaires, qui sont tous des États appartenant à la Ligue Arabe, celle qui a représenté les Palestiniens après la Guerre de six-jours. Celle qui a opposé les « 3 NON de Khartoum » aux dirigeants israéliens d’alors, lorsqu’ils ont proposé, à l’ONU, d’échanger « la terre contre la paix » : non à la paix avec Israël, non à la reconnaissance d’Israël, non aux négociations avec Israël. D’où l’intertitre de l’article du Monde : Éviter de mentionner Israël, car l’animosité antisioniste est consubstantielle de l’IMA, comme le note Elodie Bouffard, commissaire de l’exposition : « Cette exposition était un défi, il fallait concilier deux objectifs. Il s’agissait de faire découvrir les chrétiens d’Orient au public français et d’être fidèle aux attentes de nos partenaires… »

    Ah, justement, les partenaires de l’expo et les partenaires de la France dans l’IMA ont un autre point commun que leur haine d’Israël. Allons, cherchez bien ! Que partagent l’Algérie et la Mauritanie ? Ou encore la Lybie et le Soudan ? Ou bien le Royaume Mutawakkilite du Yémen (du nord), devenu République arabe du Yémen en 1962, puis République démocratique populaire du Yémen en 1967, et l’Émirat de Transjordanie, devenu le Royaume Hachémite de Jordanie avec l’annexion de la Cisjordanie en 1950, qui a conservé le même nom après la perte de la Cisjordanie en 1967 ?

    Ah bon, la Cisjordanie n’était pas une république démocratique palestinienne ? Ça alors, ça en boucherait un coin aux visiteurs de l’IMA ! Heureusement qu’on ne le leur dira jamais : on doit « être fidèle aux attentes de nos partenaires. » Bon, alors, cet autre point commun entre tous les partenaires ? Ouiii ! Vous avez gagné : ce sont tous et toutes des dictatures.

    On a tout compris

    L’avantage de ces dictatures, c’est qu’elles ne risquent aucune régression de la démocratie, puisqu’elles ne l’ont jamais expérimentée. C’est pourquoi il est légitime que dans l’enceinte d’un Institut qui les représente, on « débatte » entre leurs affidés de la régression qui délégitimera leur ennemi commun, en illustrant le « débat » d’une image fabriquée selon les critères mis au point par leur ancêtre idéologique, celui qui n’a réussi qu’à 50% la solution finale à laquelle ils aspirent. ♦LM&SS

    Liliane Messika et Serge Skrobacki,

    Mabatim.info

    Les Converso pourraient- ils bénéficier de la loi du retour en Israël ?

    Les Converso pourraient- ils bénéficier de la loi du retour en Israël ?

    par .
    révèle une ascendance sépharade répandue en Amérique latine.

    Une étude génétique révèle une ascendance sépharade répandue en Amérique latine.

    Une famille colombienne orthodoxe présentée en 2012. Une nouvelle étude a révélé une ascendance génétique sépharade “répandue” dans les pays d’Amérique latine. (Paul Smith/For the Washington Post)

    Lors d’une étude génétique portant sur 6 589 personnes originaires de cinq pays d’Amérique latine, environ un quart d’entre elles présentaient des traces de ce qui pourrait être une ascendance juive sépharade.

    23% des latinos seraient descendants des Juifs d'Espagne

    23% des latinos seraient descendants des Juifs d’Espagne

     

    Le généticien Juan-Camilo Chacón-Duque et ses collègues ont publié leurs résultats la semaine dernière dans le magazine Nature Communications.

    Converso est le mot espagnol pour les personnes qui se sont converties du judaïsme au christianisme pendant l’Inquisition en Espagne et au Portugal. Beaucoup de conversos, ou anusim en hébreu, ont fui en Amérique latine.

    Globalement, les gènes converso ne représentent qu’une petite partie des ascendances des populations étudiées dans chaque pays, allant de 1 % au Brésil à 4 % au Chili. Les chercheurs ont utilisé un ensemble de variations de l’ADN, ou haplotypes, que l’on observe couramment chez les Juifs ayant des racines dans la péninsule ibérique.

    Mais les gènes converso “sont très répandus”, a dit Chacón-Duque à JTA.

    Environ 23 % des 6 589 personnes échantillonnées présentaient des gènes – soit plus de 5 % de leur ascendance – associés à une ascendance sépharade, méditerranéenne orientale ou méditerranéenne méridionale, “probablement issue principalement de la migration coloniale clandestine” des conversos, selon les chercheurs.

    “Pour chaque individu, nous avons caractérisé plus de 600 000 variants génétiques, ” ont-ils ajouté, ” créant un profil dense de variation génétique à l’échelle du génome pour chaque individu “.

    L’étude est la plus complète du genre en Amérique latine, mais “elle ne représente pas l’ensemble de la population”  a dit Chacón-Duque.

    Bien que l’étude indique que les gènes converso se sont largement répandus en Amérique latine, a-t-il ajouté, l’échantillon de recherche de moins de 7 000 personnes “ne signifie pas nécessairement qu’un quart des Latino-américains ont des gènes séfarades”.

    Cependant, la représentante élue Alexandria Ocasio-Cortez (D-N.Y.) a annoncé lors d’une cérémonie d’allumage de bougies à Hanukkah qu’elle descend de Juifs séfarades qui se sont réfugiés à Porto Rico pendant l’Inquisition espagnole. Au cours du débat qui a suivi, les généalogistes ont noté que tout individu peut compter environ 1 million d’ancêtres entre le présent et l’an 1500.

     

    “Ils étaient juifs, résistants, communistes” d’Annette Wieviorka

    “Ils étaient juifs, résistants, communistes” d’Annette Wieviorka

    Dans cette réédition augmentée suite à l’ouverture de nouvelles archives de la police et à la publication de mémoires des derniers survivants, l’historienne de la Shoah et d’Auschwitz (où furent assassinés ses grands-parents paternels) suit le destin des jeunes francs-tireurs partisans juifs du groupe Francs-tireurs et partisans – Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI)…….Détails……..

    Ce livre, qu’elle désigne comme « le plus personnel » à ce jour, reconstitue des parcours intellectuels, affronte la singularité de ces identités croisées, raconte le yiddishland de la mémoire parentale ou de l’enfance de l’ancien secrétaire général de la CGT Henri Krasucki, lui-même déporté.
    Au croisement de ses recherches et de la tragédie familiale, celle qui écrivit aussi la biographie de Maurice Thorez et de sa femme, et fut en contact direct avec les derniers survivants de la MOI, mène l’enquête en érudite empathique — sans jamais se départir de la rigueur des faits mais en adhérant si bien à son sujet qu’on ne peut le découvrir en simple spectateur indifférent.
    Le livre ressuscite un monde oublié, raconte ce microcosme (ils ne furent jamais plus de 300) qui tenta d’inventer sa liberté aux confluents de l’engagement et de l’exil forcé.
    Il permet aussi de revisiter l’affaire de L’Affiche rouge, propagande allemande  placardée sur les murs de Paris au moment de l’exécution des « 23 » du groupe Manouchian, le 21 février 1944.
    Annette Wieviorka, qui rompit avec le maoïsme auquel elle adhéra un temps (passant même deux années en Chine) quand elle découvrit son potentiel totalitaire, poursuit et consolide ainsi l’œuvre de mémoire entamée à son retour, restituant l’enthousiasme et l’aveuglement, l’échec final et pourtant la persistance du « symbole même de l’héroïsme révolutionnaire » que représentent encore ceux qui tombèrent au nom d’un idéal plus que d’une patrie, de la liberté plus que d’une identité — « Je ne tuais pas des Allemands, je tuais des nazis en uniforme » clamera toujours Henri Karayan, l’un des derniers Arméniens survivants de la MOI.

    BDS ??? Les exportations israéliennes en 2018 ont dépassées tous les pronostics !

    BDS ? Les exportations israéliennes en 2018 ont dépassées tous les pronostics !


    Les exportations israéliennes ont atteint un niveau record en 2018, avec un montant de 110 milliards de dollars, soit une hausse de 8% par rapport à 2017, alors qu’elles atteignaient 103 milliards de dollars……..Chiffres et Analyse………

    Selon le ministre de l’Economie et de l’Industrie, Eli Cohen, les objectifs du gouvernement en matière d’exportation devraient franchir la barre des 120 milliards de dollars d’ici 2020. Les performances de cette année pourraient permettre d’atteindre cet objectif plus tôt.
    Selon un rapport publié par le ministère de l’Économie et de l’Industrie et l’Institut israélien des exportations (IEI), l’augmentation des exportations israéliennes est supérieure à celle du commerce mondial, qui devrait atteindre 4,2% en 2018.
    Les données montrent que le secteur des biens et services a enregistré la meilleure performance en 2018: les exportations de services de haute technologie ont enregistré une augmentation de 14% avec  un record de 51 milliards de dollars, tandis que les exportations de produits électroniques et chimiques ont augmenté de 3%, atteignant 60 milliards de dollars.
    Les exportations vers l’Asie ont augmenté de 20% en 2018 pour atteindre 10 milliards de dollars. Les exportations vers l’Union européenne sont restées stables à 16 milliards de dollars et les exportations vers les États-Unis se sont élevées à 11 milliards de dollars.
    Le directeur général de l’IEI, Gadi Arieli, a déclaré: “2019 sera probablement confronté à des défis importants pour les exportations étant donné le ralentissement prévu de l’activité économique mondiale en raison de la guerre commerciale américano-chinoise”.
    Cohen a noté que “la scène internationale pose des défis complexes et difficiles aux exportateurs israéliens, et je suis ravi que les divers programmes d’aide du ministère aident les exportateurs à faire face aux marchés internationaux”.

    L’enquête du New York Times montre que Tsahal n’a pas visé délibérément Razan Al-Najar, une médecin de Gaza…

    L’enquête du New York Times montre que Tsahal n’a pas visé délibérément Razan Al-Najar, une médecin de Gaza…

    La jeune médecin palestinienne Razan al-Najar, tuée par des tirs israéliens le 1er juin lors d’émeutes violentes organisées par les terroristes du Hamas qui se sont déroulées à la frontière de la Bande de Gaza, n’a pas été victime d’un sniper de Tsahal……..Détails………


    L’incident, qui a eu lieu lors de l’une des émeutes hebdomadaires massives que le Hamas a orchestrées le long de la frontière avec Gaza depuis le mois de mars, a déclenché une vaste réaction internationale. Les Palestiniens ont affirmé que les forces israéliennes avaient délibérément tué Al-Najar, une affirmation réfutée par Tsahal.
    Dans les jours qui ont suivi l’incident, l’armée a ouvert sa propre enquête sur la mort d’Al-Najar et a prouvé qu’elle n’avait pas été visée délibérément par des snipers de Tsahal mais qu’elle avait été touchée par des balles israéliennes tirées contre des émeutiers ultra-violents.
    L’armée a également précisé u’Al-Najar avait lancé une grenade fumigène sur les forces de défense israéliennes.
    Le porte-parole en langue arabe de Tsahal, le Major Avichay Adraee, a tweeté qu’Al-Najar n’était “pas l’ange de la miséricorde que la propagande du Hamas prétend être”.
    Une première enquête sur l’incident a révélé qu’un petit nombre de balles avaient été tirées sur un groupe ultra-violent mais qu’aucun coup de feu n’a été délibérément ou directement dirigé vers Al-Najar”.
    Dimanche, le New York Times a publié son rapport sur l’incident. Le journal a indiqué que son personnel avait examiné plus de 1000 photos de la fusillade, analysé un modèle 3D de la manifestation et mené des entretiens avec des dizaines de témoins et des commandants de Tsahal pour vérifier comment Najar avait été tuée.
    L’enquête du Times a révélé que des tireurs de l’armée israélienne avait tiré sur une foule d’émeutiers dans laquelle se trouvaient des personnes vêtues de blouses blanches bien visibles, un acte jugé par le journal comme “franchement dangereux et imprudent”.

    Erevan honore un survivant de la Shoah qui a inventé le terme « génocide »

    Erevan honore un survivant de la Shoah qui a inventé le terme « génocide »

    Raphael Lemkin a participé à la rédaction de la Convention de l’ONU de 1948 pour la prévention et la répression du crime de génocide, après des années de campagne pour cette mesure

    Raphael Lemkin. (Crédit : Domaine public)

    Raphael Lemkin. (Crédit : Domaine public)

    JTA – La capitale de l’Arménie a nommé une rue en l’honneur de Raphael Lemkin, l’avocat juif qui a inventé le terme génocide.

    Le maire adjoint d’Erevan, Sergey Harutunyan, a déclaré lors de la cérémonie du 11 décembre que l’héritage de Lemkin avait eu un « impact sérieux » sur l’histoire du monde, a rapporté l’agence Armenrpess.

    Lemkin est né dans ce qui est aujourd’hui la Biélorussie, dans une famille juive polonaise. Il a fui les nazis en 1941 et s’est réfugié aux États-Unis.

    En tant que juriste, il a participé à la rédaction de la Convention des Nations Unies pour la prévention et la répression du crime de génocide de 1948, pour laquelle il avait fait campagne pendant des années.

    Le massacre de milliers de civils arméniens par les troupes turques pendant la Première Guerre mondiale a eu une influence précoce et puissante sur Lemkin, qui est né en 1900.

    En l’étudiant, il a écrit : « mes inquiétudes au sujet du meurtre d’innocents sont devenues plus significatives pour moi. Je ne savais pas quelles réponses apporter, mais je pensais qu’une loi contre ce type de meurtre racial ou religieux devait être adoptée par le monde. »

    Lemkin parlait couramment neuf langues et savait en lire 14. Son premier livre publié fut une traduction en 1926 du roman de Chaim Nachman Bialik Noach et Marynka de l’hébreu en polonais.

    Il est mort en 1959.

    Donel Jack’sman victime de racisme en plein spectacle

    VIDEO. “Un truc aussi violent, c’est la deuxième fois que je le vis : l’humoriste Donel Jack’sman victime de racisme en plein spectacle

    En tournée dans toute la France, l’humoriste s’est fait insulter par un spectateur lors de son passage à Nice, dimanche. Il raconte à franceinfo.

    FRANCEINFO

    Ce n’était pas écrit dans le sketch. En tournée pour son spectacle “On ne se connaît pas, on ne juge pas”, l’humoriste Donel Jack’sman a fait l’objet d’insulte raciste à Nice, dimanche 23 décembre. L’incident a eu lieu au moment où le comédien a demandé au public pour quel parti politique il votait.

    Un spectateur se réclamant du Rassemblement national l’a alors traité de“sale noir”. Sur scène, Donel Jack’sman n’en croit pas ses oreilles. “Au début, je ne suis pas sûr de ce que j’ai entendu”, explique-t-il à franceinfo. Au point de demander à l’homme dans le public de répéter. Ce que ce dernier a fait, sans se démonter : “J’ai dit ‘sale noir’“. 

    J’ai une fraction de seconde pour décider. Est-ce que j’arrête le spectacle ? Je lui tombe dessus ? Je le frappe ? Ou je le fais sortir ?

    l’humoriste Donel Jack’sman

    à franceinfo

    “Ça fait dix ans que je fais de la scène et un truc aussi violent, c’est la deuxième fois que je vis ça, reprend l’humoriste, je suis encore sous le choc.” Il envisage de porter plainte.

    L’histoire méconnue de Chiune Sugihara, le Japonais qui a sauvé 40 000 Juifs de l’Holocauste

    PUBLIÉ PAR GAIA – 

    Malgré les risques évidents d’une telle entreprise, Chiune Sugihara a fait tout ce qui était en son pouvoir pour permettre à un maximum de Juifs d’Europe de l’Est d’échapper à l’Holocauste. Un acte de bravoure largement méconnu et sous-estimé qui a pourtant permis de sauver la vie de milliers de personnes.

    À l’aube de la Seconde Guerre mondiale, le diplomate japonais Chiune Sugihara s’installe en Lituanie en tant que vice-consul. L’homme a été soigneusement sélectionné pour ce poste : il parle couramment le russe et lorsqu’il était ministre des affaires étrangères en Mandchourie, il a aidé à négocier la vente du réseau de chemin de fer mandchourien aux Russes, bien qu’il ait plus tard démissionné de ce poste pour protester contre les actions de son gouvernement à l’égard des Chinois.

    Alors que les prémices d’un nouveau conflit mondial commencent à se faire sentir en Europe, le gouvernement japonais a décidé d’envoyer sur le terrain un homme qui pourra recueillir des informations sur les mouvements des troupes allemandes et soviétiques, et Sugihara va se retrouver malgré lui au cœur du conflit.

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    À partir de 1939, de nombreux Juifs fuient la Pologne et se réfugient en Lituanie

    La guerre éclate peu de temps après l’arrivée de Chiune Suhigara à Kaunas, capitale temporaire de la Lituanie, avec sa femme et ses enfants. En 1939, l’invasion de la Pologne par Hitler déclenche une guerre qui s’étendra bientôt à l’Europe entière, et bien que la Lituanie ne soit à l’époque pas encore touchée par ses horreurs, le flot de réfugiés juifs contraints de fuir leur pays apporte avec lui son lot de témoignages sordides.

    Sugihara et sa famille deviennent les témoins directs des épreuves de la guerre lorsque l’Union soviétique conclut un accord avec l’Allemagne et permet aux troupes russes d’occuper le pays où elles sont stationnées.

    Particulièrement violente, l’occupation du pays par les communistes donne lieu à de nombreuses arrestations massives et déportations. Sugihara se retrouve soudain en position de pouvoir aider les familles juives qui sont désormais piégées entre Hitler et Staline : en tant que vice-consul du Japon, il est habilité à délivrer des visas de sortie, synonymes d’une nouvelle vie loin des crimes innommables commis par les Nazis et les Soviétiques.

    Avec le consul des Pays-Bas, Jan Zwartendijk (seul autre diplomate étranger resté à Kaunas après que l’Union soviétique ait ordonné à tous leurs homologues de quitter la ville), Sugihara élabore un plan qui va permettre de sauver des centaines de vies : il délivrera des visas de transit qui permettront aux réfugiés de voyager à travers l’URSS jusqu’au Japon, et Zwartendijk accordera aux réfugiés des permis d’entrée pour les colonies néerlandaises dans les Caraïbes, qui leur permettront d’échapper aux camps de la mort.

    L’un des visas de transit délivrés par Sugihara en 1940

    Seul problème majeur : le gouvernement japonais refuse catégoriquement d’accéder aux multiples demandes de Sugihara et de délivrer les visas nécessaires. La culture japonaise met fortement l’accent sur l’obéissance et Sugihara sait qu’il risquait de mettre en danger non seulement sa carrière, mais également sa famille en choisissant de désobéir à un ordre direct.

    Cependant, l’homme qui a grandi au sein de la caste des samouraïs ne peut se résoudre à abandonner tant de personnes à un sort funeste, et décide après mûre réflexion de leur venir en aide malgré les risques qui pèsent sur lui.

    Durant 29 journées interminables en 1940, Chiune Sugihara et son épouse passent des longues heures à rédiger des visas à la main. Le couple travaille sans relâche et réussit à produire jusqu’à 300 visas par jour, ce qui représente ce que produit habituellement le consulat japonais en un mois. Ne s’arrêtant même pas pour manger, le diplomate japonais et son épouse poursuivent leurs efforts jusqu’à ce qu’ils soient finalement contraints d’abandonner la capitale lituanienne et de monter à bord d’un train quittant le pays.

    Durant près d’un mois le couple Sugihara produit jusqu’à 300 visas par jour 

    Alors que le train est sur le point de quitter la gare de Kaunas, Sugihara jette frénétiquement par la fenêtre des visas vierges, sur lesquels sa signature et le tampon du consulat Japonais ont été apposés, afin que les gens puissent s’en saisir et les remplir plus tard. Lorsque le train démarre, il jette également son sceau officiel à un réfugié, dans l’espoir que celui-ci puisse l’utiliser pour produire de faux visas.

    Chiune Sugihara (à gauche) et son fils Noburi (à droite) photographiés en Israël en 1969

    Chiune Sugihara gardera ces actes secrets durant des décennies, et étrangement, le gouvernement japonais ne découvrira jamais qu’il avait désobéi aux ordres. À partir des années 1960, les témoignages de Juifs ayant pu échapper aux camps de la mort grâce au travail du vice-consul japonais commencent à se multiplier, et l’homme reçoit le titre de « Juste parmi les nations » en 1985. On estime qu’il a contribué à sauver la vie de plus de 40 000 personnes durant la Seconde Guerre mondiale.

    Source : Dailygeekshow

    On peut être un grand footballeur mais encore un plus grand imbécile Monsieur Salah, honte à vous.

    Le chantage de Muhamad Salah du FC Liverpool

    Ceux qui ont suivi le dernier Mondial de football ont pu admirer les prouesses de l’ailier droit Muhamad Salah, magicien du ballon. Mais ce magicien qui joue actuellement dans le club anglais du FC Liverpool aimerait apparemment faire disparaître l’Etat d’Israël d’un coup de baguette magique.

    Muhamad Salah a menacé de quitter son club si celui-ci engage le joueur israélien Moanes Dabour qui évolue actuellement dans le club autrichien du Red Bull Salzbourg mais qui porte aussi le maillot de l’équipe nationale d’Israël. La haine que voue Muhamad Salah à Israël est telle qu’il met de côté que Moanes Dabur est lui-même arabe et musulman comme lui. Un site sportif égyptien est allé jusqu’à titrer: “Moanes Dabour va-t-il supprimer le gagne-pain de Salah?”.

    Moanes Dabour

    Ce dernier a été acquis en 2017 par le FC Liverpool à l’AS Roma pour la coquette somme de 42 millions d’euros et perçoit un salaire de 200.000 livres sterling par…semaine, soit environ 10 millions d’euros pour la saison!

    Muhamad Salah n’en est pas à sa première. Lorsqu’il évoluait au FC Bâle entre 2012 et 2014, il avait refusé de serrer la main aux joueurs du Maccabi Tel-Aviv avant et après la rencontre.

    Par le passé, trois joueurs israéliens ont joué dans l’équipe du FC Liverpool, Avi Cohen z.l., Rony Rosenthal et Yossi Benayoun et d’autres israéliens ont évolué et évoluent encore dans des clubs européens. Mais aucun d’entre eux ne s’est jamais prêté à une telle attitude anti-sportive et déshonorante envers des joueurs d’origine arabe.

    Betty Deutsch: concilier le sport de haut niveau et la vie orthodoxe?

    Betty Deutsch: concilier le sport de haut niveau et la vie orthodoxe?

    Betty Deutsch: les ambitions sportives d’une jeune athlète juive orthodoxe !

    En mars dernier, une femme juive orthodoxe, mariée et mère de cinq enfants, a obtenu la première place, parmi les concurrents israéliens, dans le 8emarathon de Jérusalem.

    Près de 35 000 personnes, venues de 72 pays, ont participé à cette compétition annuelle devenue très populaire.

    La gagnante, Betty Deutsch, originaire des USA, qui vit avec sa famille dans le quartier de Har Nof, est âgée de 29 ans.

    Elle avait fait sensation parmi les coureurs en raison de sa tenue vestimentaire et du foulard qui lui couvrait tous les cheveux.

    Pendant la course, c’est son mari qui gardait les enfants, tous âgés de moins de 8 ans. Michael Deutsch, enseignant dans une Yeshiva et étudiant en informatique, a appris la victoire de son épouse par téléphone.

    La performance de la jeune femme est plutôt inédite. Elle ne pratique ce sport que depuis trois ans et ne fait partie d’aucun club d’athlétisme où personne ne la connait.

    Et pourtant, quelques mois après son triomphe, Betty Deutsch, surnommée par ses amies ‘speedy Betty’, compte poursuivre dans cette voie.

    Dans une interview accordée au site Ynet, Betty Deutsch a admis qu’elle était la première championne religieuse orthodoxe. Elle a ajouté que seuls quelques ‘h’arédim’ pratiquaient ce sport.

    ‘Mais je ne vois aucune dérive dans mes activités. J’ai consulté en outre un rabbin cabaliste qui a confirmé que je pouvais pratiquer des activités physiques’.

    Et de préciser : « Beaucoup de gens me demandent s’il n’y a pas de contradiction entre la religion et le sport. Je ne la vois vraiment pas. En revanche, il existe un commandement nous enjoignant de ‘préserver nos vies’. Et c’est réellement ainsi : une âme saine dans un corps sain. Dans le monde orthodoxe, lorsqu’on agit contre la norme, cela provoque des réactions. Mais je savais que j’agissais bien’.

    Betty a encore confié que ‘contrairement aux autres sportifs, chaque course avait pour elle une connotation spirituelle’.

    Betty Deutsch fait du sport depuis son enfance, aux Etats-Unis mais elle s’entrainait alors dans la catégorie du taekwondo.

    « Mais après mon Alya, je me suis arrêtée en raison de mes grossesses et de la naissance de mes enfants. Mais lorsque le quatrième bébé est venu au monde, j’ai compris que je devais reprendre ce sport et je me suis fixé comme objectif de courir pour le marathon ».

    Dans moins de deux semaines, Betty Deutsch participera au marathon de Tibériade et elle espère se tenir une nouvelle fois sur le podium.

    Son rêve, qui apparait pour l’instant plutôt irréalisable, serait d’atteindre des résultats lui permettant de se présenter aux Jeux Olympiques. Elle a conclu sur un ton optimiste : « Je suis patiente. Cela ne fait que trois ans que je cours et j’espère devenir la première athlète juive orthodoxe des JO ».

    Claire Dana-Picard 

    L’université de Californie s’oppose aux actions du BDS

    L’université de Californie s’oppose aux actions du BDS

    La direction a émis un communiqué disant que tout boycott potentiel d’Israël est “une menace directe et grave pour la liberté universitaire”

    L'université de Californie à Santa Barbara (Crédit: CC-BY-SA Coolcaesar/Wikimedia Commons)

    L’université de Californie à Santa Barbara (Crédit: CC-BY-SA Coolcaesar/Wikimedia Commons)

    Les responsables de l’université de Californie ont émis un communiqué conjoint s’opposant à toute action potentielle de ses différentes facultés en faveur du boycott d’Israël.

    Ce communiqué est survenu après plusieurs incidents aux Etats-Unis concernant des enseignants ayant mené des actions anti-israéliennes en soutien au mouvement BDS (Boycott, Divestment and Sanctions).

    Les dix responsables ont déclaré « réaffirmer » leur opposition « de longue haleine à un boycott universitaire des institutions et/ou des universitaires » israéliens.

    « Notre attachement à un engagement et à un partenariat continus avec nos collègues israéliens et palestiniens et avec les universités est sans faille », ont-ils déclaré.

    Ils ont ajouté qu’un boycott « est une menace grave et directe à la liberté académique de nos étudiants et de nos facultés ainsi qu’à l’échange inconditionnel d’idées et de perspectives sur nos campus – ce qui comprend le débat et le discours sur les conflits au Moyen-Orient ».

    La déclaration est venue en réponse à un appel lancé par 101 organisations, la majorité d’entre elles juives, aux universités pour qu’elles prennent position contre les efforts de boycott, un appel qui a été intitulé « Déclaration des responsables d’université contre la mise en oeuvre du boycott universitaire d’Israël ».

    Les responsables de l’université de Californie sont les premiers à ratifier cette initiative.

    La lettre, mise au point par l’initiative AMCHA – observatoire de l’antisémitisme sur les campus – avait été envoyée au début du mois à 250 présidents et doyens d’université dont les institutions ont indiqué dans le passé rejeter les boycotts de l’Etat juif.

    Le courrier demandait aux leaders de réaffirmer leur opposition au vu des récents exemples de membres de faculté qui se sont opposés à des programmes d’études en Israël.

    Au mois de novembre, la faculté du Pitzer College de Claremont, en Californie, avait voté la suspension d’un programme d’études à l’étranger au sein de la faculté de Haïfa. Cet automne, deux professeurs de l’université du Michigan ont refusé d’écrire des lettres de recommandation pour des étudiants qui souhaitaient faire leurs études en Israël. L’un d’entre eux, John Cheney-Lippold, professeur d’études américaines, a dû renoncer à une promotion au mérite et à un congé suite à sa décision.

    JTA a contribué à cet article.

    Pologne : l’Allemagne contribue à la création d’un mémorial à Sobibor

    Malgré le nombre important des victimes juives massacrées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, entre les années 1942 et 1943, dans le camp de concentration de Sobibor, en Pologne, aucun monument n’a été érigé sur place pour rappeler leur sort tragique et personne n’a jamais pris l’initiative jusqu’à ce jour d’y construire un musée pour raconter leur terrible histoire.

    A présent, on apprend par les médias que le site va être transformé en lieu de commémoration. Un bâtiment dressé sur place abritera une exposition permanente qui ouvrira ses portes dans deux ans. Ce projet sera soutenu par le gouvernement allemand qui offrira 1 million d’euros. Ces fonds devraient être déposés dans un premier temps à la ‘Auschwitz-Birkenau Foundation’ avant d’être transférés aux responsables de la construction du nouveau musée.

    Il faut rappeler que plus de 170 000 Juifs ont été assassinés par les autorités allemandes dans ce camp qui, comme celui de Belzec et celui de Treblinka, a été ouvert dans le cadre de l’opération Reinhard. Parmi eux se trouvaient 34 000 enfants.

    Le camp a été détruit par les Nazis après la révolte des prisonniers juifs en 1943. Afin de cacher leurs crimes, les Allemands en avaient effacé toute trace. Mais c’était sans compter sur les témoignages des survivants

    En 2007, des archéologues polonais et israéliens ont entamé des fouilles à l’emplacement de l’ancien camp de la mort. En 2014, ils ont retrouvé des restes de chambres à gaz ainsi que des milliers d’objets personnels qui avaient été volés aux victimes.

    Le président de la fondation, Piotr Mateusz Andzej Cywinski, qui dirige également, depuis 12 ans, le Musée d’Etat d’Auschwitz Birkenau, a déclaré que ‘se souvenir de Sobibor était important’. Il a ajouté : « Ici, des détenus se sont soulevés contre les gardiens du camp et cela s’est produit dans deux autres endroits : à Auschwitz et à Treblinka ».

    De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne en Pologne, Rolf Nikel, a estimé que ‘la contribution financière de son pays permettrait d’assurer que le mémorial rappelant les crimes commis par les Allemands, au nom de l’Allemagne, serait maintenu’.

    Claire Dana-Picard

    Selon la radio de service public, Israël serait responsable des malheurs des chrétiens de Gaza.

    Selon la radio de service public, Israël serait responsable des malheurs des chrétiens de Gaza. Le reportage passe sous silence l’action des islamistes du Hamas.

     

    A la Maison de la Radio, les vieilles traditions de Noël ne se perdent pas. Dans les temps anciens, la fête de la nativité était l’occasion d’accabler les Juifs afin rappeler sa faute inexpiable au « peuple déicide ».

    Reprenant le flambeau, France Inter semble s’ingénier à diffuser tous les 24 décembre une petite perfidie anti-israélienne, afin de mieux stigmatiser ceux qui aux yeux de la station constituent les fauteurs de trouble dans la région.

    Cette année, dans la page consacrée aux préparatifs de Noël, nous avons ainsi eu droit à un reportage sur le triste sort des chrétiens de Gaza.

     

     

    Vivre dans l’enclave islamiste aux mains des terroristes du Hamas n’est certes pas une sinécure lorsque l’on n’est pas musulman.

    Mais à écouter le journal du matin, présenté par Agnès Soubiran, « l’ambiance sombre » qui affecte le petit territoire palestinien n’est due qu’à une cause : « Une partie de la communauté chrétienne de la bande Gaza ne pourra pas se rendre dans la ville natale du Christ en raison des restrictions de circulation imposées par Israël qui comme chaque année n’a délivré des permis qu’au compte-gouttes… »

    Suit le reportage à Gaza de la journaliste Marine Vlahovic.

    On y apprend que « seules 600 personnes ont reçu un permis » de la part des autorités israéliennes pour pouvoir quitter Gaza et se rendre à Bethléem.

    Les autres ont célébré la messe à Gaza.

     

     

    « On fait un petit dîner pour le réveillon et ensuite on assiste à la messe de minuit ici. A par ça, il n’y a rien à faire. Alors qu’ailleurs il y a plein de festivités. C’est vraiment très frustrant de rester ici. En fait c’est comme si ce n’était pas vraiment Noël », explique une jeune Gazaouite chrétienne au micro de France Inter.

    Les responsables de ce « Noël maussade » ? Les Israéliens bien sûr, en raison du « blocus sévère » qu’ils imposent à Gaza.

    Sur les conditions et les raisons de ce « blocus » (qui n’en est pas un puisque chaque jour des centaines de camions de marchandises pénètrent à Gaza et de très nombreux Gazaouites ont la possibilité de pénétrer en Israël ne serait-ce que pour aller se faire soigner dans les hôpitaux israéliens), on ne saura rien.

    Ni l’irrédentisme du Hamas, ni la violence qu’il dirige chaque jour contre Israël, ni les tirs de roquettes et de missiles sur les villes israéliennes ne sont évoqués dans ce reportage.

    Si les chrétiens souffrent à Gaza, c’est de la faute des Juifs, pas des milices islamistes qui ont imposé leur loi sur le territoire.

    Rien sur les discriminations, les menaces et les humiliations dont sont quotidiennement victimes les chrétiens (sans parler des conversions forcées).

     

    A Gaza, les islamistes distribuent des tracts pour interdire la célébration de Noël

    L’envoyée spéciale de France Inter à Gaza, Marine Vlahovic, n’a peut-être pas réussi à mettre la main sur le tract diffusé par les brigades al-Nasser al-Din, l’une des plus implacables milices islamiques à Gaza, intimant à la population de ne pas célébrer Noël ?

    Si la journaliste s’était donnée la peine de lire le Jerusalem Postelle aurait pu apprendre que ce tract a été diffusé auprès des musulmans mais également des chrétiens auxquels on a bien fait comprendre qu’il leur est demandé d’adopter un profil bas en toutes circonstances.

     

     

    Voici le tract qui a échappé à la grande reporter de terrain envoyée par France Inter à Gaza :

     

     

    Le tract, qui a été distribué dans les jours précédant Noël, rappelle, versets du Coran à l’appui, la stricte interdiction de célébrer cette fête. « Dieu n’est pas pour le peuple du mal », peut-on y lire à gauche (juste au-dessus d’un sapin barré d’une croix rouge).

    Mais à France Inter, on ne lit pas le Jerusalem Post et on se méfie de la presse israélienne.

    On préfère mettre en garde les auditeurs : ce sont les Juifs qui persécutent les chrétiens de Gaza. Pas les musulmans. Pas les islamistes.

     

    Les églises de Gaza illuminées… aux couleurs de l’islam

    Dans son reportage radio, la journaliste de France Inter a aussi omis de préciser que les églises de Gaza étaient illuminées en vert, aux couleurs de l’islam !

     

     

    La petite minorité chrétienne de l’enclave aux mains des islamistes a-t-elle manifesté son consentement pour ces illuminations de Noël d’un genre très particulier ?

    Nous sommes prêts à parier que non.

    L’effet saisissant de cette déco gazaouite donne en tout cas une idée de l’état de soumission et de dhimmitude dans lequel les chrétiens sont cantonnés.

     

    Le point de vue israélien n’est pas donné

    Bien entendu, à aucun moment l’envoyée spéciale à Gaza n’a jugé utile de prendre contact avec les autorités israéliennes pour connaître leur position sur ce dossier.

    Le reportage en tout cas n’en parle pas.

    Mettre en cause une partie sans lui donner la parole, c’est presque une habitude sur France Inter lorsqu’il s’agit d’Israël.

     

    Cette année, plus d’un chrétien sur deux a pu se rendre à Bethléem

    Pareillement, le reportage rend les Israéliens responsables de l’exode des chrétiens dont une grande majorité a quitté Gaza ces dernières années.

    Pour la radio de service public, ce n’est certes pas l’instauration implacable de la charia – la loi islamique – qui a poussé ces chrétiens à fuir mais bien les « sionistes » qui auraient rendu l’atmosphère irrespirable.

    « Une situation qui a contribué à l’exode des chrétiens de Gaza. On en comptait 3.500 il y a 15 ans, selon les estimations, ils ne seraient plus qu’un millier aujourd’hui », conclut la journaliste.

     

     

    On sursaute un peu à la lecture de cette dernière information qui change un tantinet la donne (c’est à se demander si les journalistes et les présentateurs comprennent ce qu’ils disent à l’antenne).

    Les Israéliens ont donc distribué cette année 600 autorisations pour se rendre à la messe de minuit à Bethléem pour une population estimée à mille âmes ?

    Malgré le climat de violence que le Hamas fait régner depuis le printemps dernier à la frontière avec Israël, plus d’un chrétien sur deux s’est vu autorisé à la franchir ? Et c’est ce que la présentatrice appelle des autorisations délivrées « au compte-gouttes » ?

    On demeure pantois devant une telle présentation des faits qui relève de la malhonnêteté intellectuelle.

    Cette enquête sur les tourments infligés par Israël aux chrétiens de Gaza est tellement bidon qu’aucun grand titre de la presse française ne l’a reprise.

    En cherchant bien, nous avons retrouvé l’info sur ce site turc francophone pro-Erdogan…

     

     

     

    … accompagnée d’une photo de propagande qui relève plus de la mise en scène que de l’authentique reportage.

    Ce site Medyatürk ne bénéficie que d’une faible visibilité auprès de l’opinion publique française.

    France Inter peut se féliciter d’avoir donné une plus grande audience à cette campagne de désinformation anti-israélienne.

    Voici le Top 10 des antisémites de l’année 2018 (Centre Simon Wiesenthal)

    Voici le Top 10 des antisémites de l’année 2018 (Centre Simon Wiesenthal)


    L’institut Simon Wiesenthal a publié aujourd’hui (mercredi) la liste des plus grands antisémites de l’année 2018. La liste comprend des personnes publiques ou des organisations dont les actions, les déclarations ou les politiques ont sombrées dans l’antisémitisme……. Voici le Top 10………

    1: Robert Bowers, le monstre qui a assassiné 11 Juifs lorsqu’il a ouvert le feu dans une synagogue de Pittsburgh, aux Etats-Unis.

    2: Louis Farrakhan, leader de la nation islamique radicale, qui a qualifié les juifs de termites dans l’un de ses discours raciste.

    3: Les universités américaines, qui sont le théâtre de nombreuses attaques antisémites contre des étudiants et des conférenciers juifs.

    4: Jeremy Corbin , chef de la faction travailliste britannique, en raison de ses déclarations antisémites et de son soutien aux terroristes.

    5: L’UNRWA , l’organisation des Nations Unies, qui agit systématiquement contre Israël et légitime le terrorisme du Hamas.

    6: Airbnb , une société qui a annoncé son intention de boycotter les locations d’appartements en Judée-Samarie plutôt que d’autres lieux controversés dans le monde.

    7: La banque allemande GLS, qui soutient le BDS et qui finance des organisations liées au terrorisme palestinien.

    8: L’évêque Gail Harris , une membre du clergé américain qui a inventé de fausses opérations de Tsahal à Jérusalem-Est, histoire de stigmatiser un peu plus l’armée de défense d’Israël.

    9: L’Institut Karolinska (un centre médical) , une institution suédoise responsable de l’attribution du prix Nobel de médecine qui aurait fermé les yeux sur le harcèlement des médecins juifs de l’hôpital, les poussant à la démission.

    10: Roger Waters , musicien qui a fondé le célèbre groupe Britannique Floyd Floyd, fervent militant du BDS et qui ne rate jamais une occasion de discréditer Israël.

    CorNeat, une cornée artificielle rend la vue aux aveugles | JFORUM

    Ce qu’une start up israélienne a réussi à développer est ni plus ni moins qu’une cornée artificielle à base de nanotechnologie qui pourrait, dans un futur proche, redonner la vue à des millions de personnes. Nom de code : CorNeat Vision.

    Un implant oculaire digne d’un film de science-fiction

    Redonner la vue à un aveugle grâce à un implant oculaire high tech, l’idée ne date pas d’hier. Le cinéma a souvent réussi cet exploit et il semblerait aujourd’hui que la réalité soit en passe de rejoindre la fiction

    Développée par CorNeat Vision de Ra’anana, cette cornée synthétique exploite un concentré d’ingénierie chimique à l’échelle nanométrique et de technologie cellulaire ultra avancée pour permettre une intégration dans le tissu oculaire ainsi qu’une stimulation de la croissance cellulaire.

    Cette prouesse technologique vient d’être validée par l’Office Européen des Brevets et sera présentée cette semaine à la communauté ophtalmologique à l’occasion du Congrès de la Société Européenne des Cataractes et des Chirurgies Réfractaires à Lisbonne.

    Prochaine étape : l’essai clinique

    Après avoir validé ses tests sur les animaux, CorNeat pourra prochainement faire l’objet d’un essai clinique.

    Les premiers tests sur les humains sont prévus pour 2018 en Israël mais la start up entend bien réaliser un test de plus grande envergure aux États-Unis sur 20 à 60 patients.

    Le professeur Ehud Assia, chef du département d’ophtalmologie au Meir Medical Center en Israël et membre du conseil consultatif scientifique de CorNeat Vision ne cache pas son enthousiasme :

    L’APPROCHE INNOVANTE DE CORNEAT KPRO COUPLÉE À LA CAPACITÉ D’EXÉCUTION DE L’ÉQUIPE OFFRE UNE OPPORTUNITÉ UNIQUE DE RELEVER LE DÉFI MONDIAL DE LA CÉCITÉ CORNÉENNE

    La cécité, bientôt de l’histoire ancienne ?

    Source : pix-geeks.com

    BY HAI : JFORUM

    Les pogroms après la guerre 39/45 en Pologne

    Les pogroms après la guerre en Pologne

    À partir du printemps 1946, les Juifs rentrent d’URSS.

    Les victimes juives de l’antisémitisme polonais étaient déjà nombreuses depuis 1944. Des Juifs rescapés des camps ou cachés dans la forêt, qui reviennent dans leurs villages, sont accueillis aux cris de : « Quoi, ils ne sont pas tous morts ? » Des incidents antisémites sont signalés. Des Juifs retournés dans leurs villages disparaissent. D’autres sont retrouvés morts sur les routes ou dans les bois. Ces faits passent d’abord inaperçus. L’insécurité est un problème pour tous, et même les soldats russes tombent victimes des nationalistes. L’Allemand parti, le Russe est devenu l’ennemi, comme l’est également le communiste polonais. Dans une église, un curé avait prévenu : « Attention, les Russes et les Juifs reviennent. Bientôt ils seront ici. Alors vengez-vous des Russes et des Juifs avant qu’il ne soit trop tard. » Le gouvernement provisoire publie en juillet 1944, à Chelm, déjà libérée, un manifeste assurant les Juifs de droits égaux. Lublin devient la capitale provisoire du nouveau gouvernement, en juillet 1944 également. Dans tout l’Est libéré (Lublin, Chelm, Zamosc), les règlements de compte se poursuivent avec les forces nationalistes (« les gars dans la forêt », les organisations NSZ, NZW1…).

    Un Comité central des Juifs de Pologne est créé à la veille de l’offensive d’hiver de l’Armée rouge. Il regroupe des sionistes, des socialistes, des communistes. Il tient sa première assemblée nationale en novembre 1944 à Lublin, et organise l’accueil des survivants. En janvier 1945, Varsovie, Lodz, Cracovie puis Katowice sont libérés.

    Les attaques contre les Juifs dans les villages éloignés, dans les trains et les autobus sont souvent le fait d’unités nationalistes, qui n’ont pas capitulé après la dissolution de l’AK (Armée de l’intérieur)2 en janvier 1945, et qui combattent les « ennemis de la Pologne ». Mais les paysans tuent aussi pour ne pas avoir à rendre les maisons qu’ils avaient volées, ou par crainte d’être inquiétés pour les dénonciations qu’ils avaient commises. En mai 1945 est promulguée une loi qui abroge tous les contrats de propriété passés entre des tiers et les autorités d’occupation, et qui prévoit que toute propriété abandonnée du fait de la guerre sera rendue.

    Au-delà des meurtres individuels, le premier pogrom a lieu à Cracovie en août 1945 : attaques de synagogues, de centres communautaires et d’appartements, assassinats. Dans toute la région, qui accueille des Juifs d’autres lieux, les exactions se multiplient. Elles s’étendent à toute la Pologne. C’est dans ce contexte que le bruit court au début de 1946 que des dizaines de milliers de Juifs vont rentrer d’URSS. Ces retours s’opèrent à partir du printemps 1946, sur ordre de Staline, contre l’avis de Gomulka, vice-premier ministre polonais. La décision est prise de diriger ces Juifs vers les provinces de l’Ouest, récupérées ou prises sur l’Allemagne en 1945, en particulier vers la Silésie et la Poméranie. Ces régions sont peu peuplées car désertées par les Allemands, qui ont pris la fuite ou bien en ont été chassés par les Polonais. Aux yeux du gouvernement polonais, cela a un autre avantage : les Juifs ne reviendront ainsi pas dans leurs villages d’origine. En juillet 1946, ils sont 150 000 à être revenus. La Communauté juive en Pologne a quadruplé, et atteint 200 000 à 250 000 personnes. En dehors des régions de l’Ouest, beaucoup s’installent à Lodz, moins détruite que d’autres villes comme Varsovie, et où un grand centre de rapatriement fonctionne : à Lodz se trouvent 17 000 rescapés des camps, 1 500 anciens partisans, 2 000 rescapés des forêts et du ghetto, et 10 000 réfugiés d’URSS.

    Les assassinats dans les trains se répandent. En mai 1946, alors que les rapatriements s’accélèrent, le Comité central de Varsovie a établi une liste de près d’un millier de morts officiellement recensés.

    Le journaliste Léon Leneman raconte :
    « J’ai fait moi aussi partie des premières vagues de rapatriés d’Union soviétique. Nous étions heureux de rentrer et n’imaginions pas un seul instant que les Polonais étaient restés antisémites après tout ce qui venait de se passer sous leurs yeux. Il a vite fallu abandonner nos espoirs. J’ai vu des trains arrêtés en rase campagne puis attaqués par les bandes de la NSZ. Ils volaient les bagages, battaient et tuaient les Juifs qui étaient descendus des wagons après que les Polonais eurent crié : “Officiers soviétiques et Juifs, sortez, quittez le train”. Il faut rappeler que ces fascistes polonais résistaient contre la présence de l’armée soviétique et la prise de pouvoir par les staliniens locaux rentrés de Moscou. L’animosité envers les Russes était très forte à ce moment-là. Les Juifs étaient fusillés sur place. Les Russes on les emmenait ailleurs. Pour en faire quoi ? Nous ne l’avons jamais su, mais je ne pense pas qu’il y ait eu des représailles de la part de l’Armée rouge, du moins pas à ma connaissance.
    La première réaction de ceux qui, comme moi, avaient échappé aux attaques de trains, ces massacres de la liberté, consistait à retourner dans leur ville ou dans leur village à la recherche des membres de la famille dont ils avaient été séparés. Ils ne retrouvaient personne. Tous avaient été exterminés.
    Alors commençait la quête pour un détail, un renseignement, un souvenir. Un nouveau drame se greffait sur le premier : ici ou là, les gens retrouvaient leurs meubles, un objet ayant appartenu aux parents, une voiture d’enfant… chez le voisin d’à côté ou d’en face.
    La tragédie prenait alors des proportions inhumaines pour ces rescapés, qui se rendaient peu à peu compte que les familles avaient été exterminées avec l’aide de ces nouveaux ‘propriétaires’ de biens juifs, les voisins polonais. »

    Un autre témoignage du retour en Pologne précise :
    « Quiconque a fait partie de ces convois vous dira que, même de nuit, les yeux fermés, il pouvait reconnaître, à la seconde près, l’instant où le train était entré en territoire polonais. Lorsqu’il ne s’agissait pas d’une attaque en règle, avec exécution de quelques gens pris au hasard pour nous faire passer l’envie de rester en Pologne, les pierres lancées contre nos wagons nous servaient de message d’avertissement. Le jour nous étendions des couvertures aux fenêtres afin de nous dissimuler au regard des paysans et aussi de nous protéger des jets de pierres. Nos convoyeurs, venus de Varsovie afin d’organiser les départs, pour nous mettre en garde, nous avaient parlé des assassinats et des attaques de trains. Nous ne voulions pas les croire. Des meurtres de Juifs après l’holocauste, cela nous semblait inimaginable. Au bout de quelques heures de voyage, nous étions fixés. Rien n’avait changé dans ce pays. Ce qui explique qu’un certain nombre de rapatriés ne sont descendus du train qui venait de l’Est que pour monter dans un autre, en partance pour l’Ouest celui-là.
    Nous allions trouver sur place quelques milliers de survivants des camps. Ils nous racontèrent que les Polonais ne voulaient plus d’eux et qu’ils avaient déjà tué plusieurs centaines de Juifs avant notre arrivée. Leur peur aurait fini par être contagieuse si nous n’avions pas été dirigés à l’autre bout de la Pologne, là où l’antisémitisme – faute de Juif  – n’avait pas encore fait de victimes. »

    Dans les territoires de l’Ouest de la Pologne, où se réfugient nombre de ceux qui rentrent d’URSS, se reconstitue une activité économique et renaît une vie juive, culturelle et religieuse. Dans les écoles, on apprend le yiddish, l’hébreu et le polonais. A Szczecin, un habitant sur deux est juif en mai 1946, et le yiddish devient prédominant dans les rues et sur les enseignes des boutiques. A Wroclaw, un théâtre se crée. En Basse-Silésie, les témoignages font état d’un grand calme. Yaakov Lustig, dans un entretien avec Marc Hillel raconte : « Celui qui venait de l’extérieur était surpris. Le plus extraordinaire est que les Juifs vivaient dans la plus parfaite tranquillité, comparé à ce qui se passait dans le reste de la Pologne. Certes les journaux les tenaient au courant des meurtres perpétrés par les terroristes. Ils se sentaient concernés, mais pas directement. Quand nous leur expliquions que nous nous barricadions, la nuit, par crainte d’une attaque, c’est tout juste s’ils acceptaient de nous croire. Pour eux, l’occupation était terminée et la confiance qu’ils mettaient dans un gouvernement socialiste les poussait à envisager l’avenir des Juifs en Pologne avec sérénité. D’ailleurs ils adhéraient nombreux au parti et entretenaient avec la population locale d’excellentes relations. Le miracle tenait au fait que Juifs et Chrétiens étaient logés à la même enseigne, c’est-à-dire qu’ils se partageaient un butin pris aux Allemands. Les Polonais, transplantés eux aussi, n’avaient donc aucune raison de massacrer les Juifs. »

    À la différence de la Basse-Silésie et de la Poméranie au Nord (territoires allemands auparavant), la situation de la Haute-Silésie, au Sud, est plus tendue. La réinstallation des Juifs est rendue plus délicate du fait de la présence d’une forte population autochtone polonaise : dans ce territoire devenu polonais à partir de 1922, une politique de polonisation avait été menée. En 1945, des dizaines de milliers de Polonais silésiens, transplantés vers l’Est par les Allemands en 1939, emboîtent le pas de l’Armée rouge afin de rentrer chez eux, tandis que les Volksdeutsche (population allemande) sont chassés. Des Polonais d’autres régions arrivent aussi en masse. Ainsi, moins chanceux que ceux de Basse-Silésie ou de Poméranie qui ne rencontrent que des Polonais transplantés comme ils le sont eux-mêmes, les Juifs de Haute-Silésie, redevenue polonaise, sont contraints de se greffer sur une majorité de Silésiens autochtones. Mais contrairement aux districts de Kielce, Lublin, Lodz et Cracovie, les populations environnantes donnent aux survivants juifs l’impression qu’ils sont, sinon acceptés, du moins tolérés. Les Polonais de Haute-Silésie, très marqués par des siècles d’influence germanique, n’avaient pas fait preuve d’un patriotisme marqué pendant la guerre ; la résistance fut peu active et l’aide aux Juifs encore plus faible que partout ailleurs (l’extermination des Juifs, nombreux dans cette région, fut immédiate en 1939 dès l’invasion allemande). Ils ne tenaient donc pas à aggraver leur cas face au nouveau régime, et les Juifs se sont sentis plus libres de leurs mouvements. Ces régions sont plus calmes qu’ailleurs, et servent de vitrine pour les journalistes étrangers ; les incidents restent isolés. Dans un premier temps seulement.

    Le 3 juin à Katowice, un train en provenance d’URSS est attaqué à la gare. Un mort, beaucoup de blessés. Mais la police intervient rapidement.

    « Après cet affreux drame de la gare, d’où je suis sortie indemne, nos gens en Silésie ont commencé à partager la peur des autres. Dans la journée, ils étaient des Polonais qui participaient à la reconstruction de leur pays, la nuit ils redevenaient des Juifs qui se barricadaient à l’intérieur des maisons à plusieurs familles dans une pièce et sous la protection de quelques hommes armés. Mais nous avions très peur malgré tout. Certaines familles pliaient bagage et s’en allaient vers la frontière.
    L’hostilité n’a cessé d’augmenter, à cause de l’arrivée des rapatriés d’URSS, qui se poursuivait, et de l’oppression policière qui s’abattait sur les Polonais, la police en profitant pour poursuivre les anti-communistes. La participation de Juifs à ces actions était vécue comme insupportable par les Polonais. »

    À l’Ouest, le médecin responsable de l’organisation de santé et d’entraide juive OSE est assassiné chez lui. Une jeune fille de 20 ans est tuée dans le kibboutz créé à Zabrze, à 20 kilomètres de Katowice. Dans le reste de la Pologne, les agressions se développent, y compris contre des orphelinats qui regroupent les enfants rescapés.

    Les départs vers la Palestine ou vers les pays occidentaux via les camps de DP (personnes déplacées) d’Allemagne et d’Autriche s’accélèrent.

    Le 4 juillet 1946 a lieu le pogrom de Kielce, une petite ville située au Sud de Varsovie. Un enfant polonais avait disparu. Les Juifs sont accusés de l’avoir enfermé dans une cave, sur fond de meurtre rituel. La maison communautaire est attaquée. 42 personnes, près du tiers de la communauté des survivants, sont tuées. 20 000 Polonais y ont participé.

    D’autres assassinats ont encore lieu, après ce pogrom, dans les trains qui viennent d’URSS. Des incidents surviennent partout. « À Klodzko, en Basse-Silésie, une femme parvient à répandre rapidement une rumeur inhabituelle, donc plus efficace : “Une jeune fille polonaise a été violée par un Juif”. Heureusement, la police veille. Mais aux policiers venus l’arrêter, elle déclare : “J’espérais pouvoir, à moi seule, déclencher un autre Kielce.” »

    Environ 1 500 Juifs ont été tués après la fin de la guerre. 100 000 Juifs ont quitté la Pologne dans les trois mois qui ont suivi le pogrom de Kielce. Il est resté 100 000 à 120 000 Juifs en Pologne.

    Paru dans “Le Monde” Quenelle et « 500 familles » : les références ambiguës de François Ruffin

    Le député de la Somme a jeté le trouble au sein de La France insoumise après ses propos sur un blogueur conspirationniste.

    C’est une petite phrase qui a fait l’effet d’une bombe parmi les dirigeants de La France insoumise (LFI). Mardi 18 décembre, lors d’une conférence de presse des députés « insoumis » consacrée à leur proposition de loi sur le référendum d’initiative citoyenne (RIC), François Ruffin lit un texte présentant notamment la genèse de cette initiative :

    « Le référendum d’initiative citoyenne a fleuri. Oh, il n’a pas fleuri par hasard. Il a fleuri parce que des hommes de conviction – nommons-les : Etienne Chouard et ses amis – ont semé, ont arrosé, depuis des années. Depuis le traité constitutionnel européen de 2005(…), depuis la trahison du peuple par les députés, par les sénateurs, par le président, depuis qu’il est évident, depuis qu’il est transparent que le peuple ne saurait plus avoir confiance dans ses représentants. »

    Malaise parmi les collègues de l’élu de la Somme présents ce jour-là à ses côtés. D’abord parce que le RIC faisait partie des propositions du candidat Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2017.

    Ensuite et surtout parce qu’Etienne Chouard est une personnalité sulfureuse. Enseignant de formation, il a connu sa première notoriété pendant la campagne contre le traité constitutionnel européen de 2005 où l’un de ses textes a connu un succès viral. Les années suivantes l’ont vu lentement dériver vers le conspirationnisme. Il a aussi marqué son soutien, à plusieurs reprises, au polémiste antisémite Alain Soral et à son site Egalité et réconciliation. En 2014, il déclare ainsi : « Soral est un résistant à la guerre (…)Il dénonce la mainmise de la banque sur les médias (…) Il y a plein de choses intéressantes. Il dénonce le colonialisme guerrier du sionisme. Je trouve ça intéressant et il n’y en a pas beaucoup qui le disent comme il le dit. »

    « Errance et naïveté »

    Le site Conspiracy Watchrappelle d’ailleurs que le Parti de gauche − formation fondatrice de LFI − avait fermement condamné en 2014 M. Chouard pour ce genre de propos, sous la plume de Martine Billard, aujourd’hui oratrice nationale de LFI : « Nous ne soutenons pas Etienne Chouard, à la pointe du combat contre le traité constitutionnel européen, mais qui maintenant, au nom de la liberté d’expression, défend toute personne qui lui paraît dire une chose intéressante sans se préoccuper de la totalité du propos. (…)Visiblement selon Etienne Chouard, Alain Soral et son site tiendrait des propos globalement positifs ! »

    LeMonde.fr

    Mathieu Bock-Côté: «Le débat sur l’immigration censuré»

    Mathieu Bock-Côté: «Le débat sur l’immigration censuré»

    Mathieu Bock-Côté

    CHRONIQUE – Même si l’immigration massive est partout rejetée par les peuples et entraîne une recomposition de la vie démocratique, les élites politico-médiatiques continuent de la présenter comme une chance exceptionnelle.

    On a souvent dit qu’Emmanuel Macron était déconnecté de son peuple. Mais lors de son allocution présidentielle du 10 décembre, il a montré qu’il avait l’oreille politique encore assez fine en refusant de réduire l’insurrection des «gilets jaunes» à une simple révolte fiscale ou à une protestation liée au seul pouvoir d’achat. En reconnaissant le «malaise face aux changements de notre société, à une laïcité bousculée et devant des modes de vie qui créent des barrières, de la distance», il affichait son désir de prendre au sérieux l’insécurité culturelle française. De même, il affirmera: «Je veux aussi que nous mettions d’accord la nation avec elle-même sur ce qu’est son identité profonde, que nous abordions la question de l’immigration. Il nous faut l’affronter.»

    Macron faisait preuve d’une étonnante perspicacité. Car si le mouvement des «gilets jaunes» ne s’est pas constitué d’abord autour de la question de l’immigration, elle n’était pas étrangère à son surgissement. On l’a dit, c’est la France périphérique qui s’est mobilisée sur les ronds-points. On pourrait le formuler plus crûment: c’est la France du vieux monde, jugée résiduelle et folklorique, inadaptée et inadaptable à la mondialisation. Cette France est aussi suspectée de sentiments ambigus à propos de la diversité d’autant qu’elle n’accepterait pas de s’y dissoudre: pour cela, on la jugeait indigne de solidarité. Au fond d’elle-même, cette France se sait méprisée alors que la sociologie officielle n’en a que pour les banlieues issues de l’immigration et les nouvelles minorités identitaires, nées de la déconstruction des normes traditionnelles.

    Ce n’est pas d’hier que la gauche peine à penser la question nationale

    Et pourtant, à la suite de l’opposition de Laurent Berger, qui était aussi celle d’une bonne partie de la gauche, la question de l’immigration a été retirée du grand débat où elle devait figurer. On y verra la réaction typique d’un progressisme s’opposant à ce que la question sociale soit «contaminée» par la question identitaire et qui s’enferme dans une compréhension très réductrice de l’insurrection des dernières semaines et des revendications populaires. Ce n’est pas d’hier que la gauche peine à penser la question nationale. Même lorsqu’elle est souverainiste, elle a tendance à définir le peuple français à travers un langage exclusivement républicain, comme si la part charnelle et historique de la nation devait être refoulée dans les marges de la vie politique, à la manière d’un déchet symbolique et d’un résidu prémoderne.

    Retenons la leçon: il suffisait donc que la gauche tonne un peu pour que le gouvernement recule. Il y en a encore pour croire qu’il suffit de ne pas mentionner l’existence du réel pour le faire disparaître et qu’en cessant de parler d’immigration les électeurs cesseront d’y penser. Les gardiens du politiquement correct dénonceront ensuite les commentateurs refusant l’aveuglement volontaire, en les accusant même de créer ce qu’ils se contentent d’observer. Comment ne pas penser maintenant à ces unes effrayées d’hebdomadaires publiées ces dernières années annonçant le basculement d’hégémonie idéologique de la gauche à la droite? C’était partout claironné: les réactionnaires domineraient maintenant la vie publique. Le moins qu’on puisse dire est qu’il s’agissait d’un fantasme médiatiquement entretenu qui aujourd’hui se dissipe dans l’hilarité.

    Effacement de la patrie

    Même si l’immigration massive est partout rejetée par les peuples et entraîne une recomposition de la vie démocratique, les élites politico-médiatiques continuent de la présenter comme une chance exceptionnelle, en jonglant même avec l’idée de censurer sa critique, comme on l’a vu avec le pacte de Marrakech. Il faudrait même l’exclure du champ politique: les grandes migrations seraient naturelles ou, comme un démographe immigrationniste l’écrit, elles «sont une composante ordinaire de la dynamique des sociétés». La mutation du substrat démographique de la civilisation européenne et du peuple français ne devrait pas être débattue: un tel débat serait même obscène. Qu’importe que le commun des mortels se sente désormais étranger chez lui: il faudra alors le rééduquer et l’amener à consentir à l’effacement de la patrie.

    La France n’est-elle qu’un no man’s land à l’identité insaisissable ou demeure-t-elle une nation avec sa culture propre et porteuse d’un droit à la continuité historique? Le peuple français peut-il refuser que des pans de plus
    en plus nombreux de son territoire se dérobent à la culture nationale et que certains de ses repères fondamentaux soient ouvertement défiés? On serait sot de croire que cette préoccupation était étrangère à l’insurrection des «gilets jaunes», qui en défendant leur mode de vie défendaient aussi une manière d’habiter un monde reconnaissable, fidèle à son identité profonde, un monde qui soit aussi une demeure, et qui doit trouver ses défenseurs.

    Marc Sageman, l’homme qui fait parler les terroristes

    Marc Sageman, l’homme qui fait parler les terroristes

    Expert psychiatre, ex-agent de la CIA, l’Américain interroge des détenus terroristes pour comprendre leurs motivations, plus politiques que religieuses, selon lui. Portrait.

    Par Louis Chahuneau

    Apres sa demission du gouvernement americain en 2013, Marc Sageman est devenu expert psychiatre du cote des avocats de la defense dans les proces americains pour terrorisme. Il donne aussi des cours dans plusieurs universites et fait des conferences.
    Après sa démission du gouvernement américain en 2013, Marc Sageman est devenu expert psychiatre du côté des avocats de la défense dans les procès américains pour terrorisme. Il donne aussi des cours dans plusieurs universités et fait des conférences.

    “Rice Wall”, une invention israélienne qui rend fou le Vietnam…..

    “Rice Wall”, une invention israélienne qui rend fou le Vietnam…..

    Récemment installé dans la ville de Hanoi, la capitale vietnamienne, un énorme mur vert a attiré la curiosité de dizaines de milliers de passants. Après qu’ils se soient approchés, ils ont compris que sous leurs yeux se déroulait un miracle incompatible avec les lois de la nature: une sorte de rizière, mais au lieu d’une terrasse plate inondée d’eau, comme il est de coutume, le riz pousse à la vertical et sur un lit tout juste humide…….Détails…….


    “Ceci est mon projet”, a déclaré l’ambassadeur d’Israël à Hanoi, Nadav Ashkar.
    “En l’honneur du 25e anniversaire de l’établissement des relations entre nos deux pays, nous avons créé une exposition destinée à montrer aux Vietnamiens qu’Israël peut les aider, même pour les choses les plus élémentaires: la culture du riz et sa consommation.”
    La rizière qui a été placée sur la place est plantée verticalement sur une plate-forme de terre construite sur un mur reposant sur deux conteneurs de neuf mètres de haut et de 12 mètres de large.  La technologie a été développée par Vertical Field, une entreprise du Moshav Givat Han.
    L’arrosage est assuré par une technologie fournie par l’entreprise Netafim.
    Rappelons que le Vietnam est l’un des principaux pays producteurs de riz.
    Comme d’autres pays de l’est, le riz est l’aliment de base des 96 millions d’habitants du Vietnam, qui est également le deuxième plus grand exportateur de riz au monde (après la Thaïlande).

    Les Vietnamiens cultivent le riz sur des terrasses inondées sur les flancs des montagnes.
    L’ambassadeur a déclaré: “Tout le monde sait ce qu’est le riz mais ils ne l’ont jamais vu pousser au centre de la ville et encore moin dans le centre ville d’Hanoi. Nous leur avons montré que le riz peut être cultivé non par inondation mais avec des gouttelettes dirigées vers la racine. Seulement 5% de la quantité d’eau nécessaire produisent un riz vingt fois meilleur et augmentent considérablement le rendement des cultures. ”
    Au-dessus du mur se trouve l’inscription «ISRAEL» en lettres de couleur.  De nombreux passants, y compris les nombreux motocyclistes qui envahissent les rues, s’arrêtent pour admirer ce carré vert puis lisent le panneau explicative en vietnamien et en anglais.
    Le mur de riz n’est pas le seul miracle technologique israélien présent sur la place.
    Près du mur de riz se trouve un conteneur de la société Watergene, qui peut produire 700 litres d’eau potables par jour en captant l’humidité de l’air, et cela ne manque pas à Hanoi.
    Le mur a été inauguré lors d’un événement festif qui a attiré les foules.  Les participants ont chanté des chansons israéliennes et dansé avec des drapeaux israéliens.

    Une délégation de chercheurs et journalistes d’Europe, touds originaires de pays Arabo Musulmans.

    Nader Allouche, journaliste, franco-algéro-libanais, spécialiste du monde arabe en visite en Israël

    Abbas fustige les journalistes arabes qui visitent Israël, réaction de Nader Allouche

    Le Vierzonnais, Nader Allouche, journaliste, spécialiste du monde arabe en visite en Israël

    Le Vierzonnais Nader Allouche,  journaliste et spécialiste du monde arabe, français originaire de l’Algérie et du Liban, était l’invité du Grand Live sur i24NEWS. Actuellement en visite en Israël, le futur candidat du parti En Marche aux élections européennes pose un regard critique sur le développement société palestinienne. Il a rédigé une tribune dans Le Huffington Post pour expliquer les raisons de son voyage en Israël.  Au Parlement européen, il explique vouloir oeuvrer pour la paix et pour la construction euro-méditerranéenne, incluant Israël et la Palestine.

    Erdogan conseille Trump et menace Israël

    Erdogan conseille Trump et menace Israël

    Turkish President Tayyip Erdogan chats with Iranian President Hassan Rouhani during a joint news conference in Tehran, Iran, October 4, 2017. Murat Cetinmuhurdar/Presidential Palace/Handout via REUTERS ATTENTION EDITORS – THIS IMAGE HAS BEEN SUPPLIED BY A THIRD PARTY. NO RESALES. NO ARCHIVES

    Erdogan : ‘Les Juifs en Israël battent les femmes et les enfants palestiniens’

    Le président turc, qui critique depuis longtemps Israël, menace de donner une leçon aux “Juifs en Israël”. Le Premier ministre Netanyahu: “Erdogan, dont l’armée a massacré des femmes et des enfants dans des villages kurdes – ne nous fera pas la morale”.

    Le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré samedi que “des Juifs en Israël” battent un peuple palestinien sans défense, y compris des femmes et des enfants, et il a menacé de “leur donner une leçon”.

    «Les Juifs en Israël frappent les gens quand ils sont couchés sur le sol. En fait, les Juifs ne frappent pas seulement les hommes, mais aussi les femmes et les enfants… en tant que musulmans, nous les affronterons s’ils ont le courage de régler l’affaire avec nous. Nous leur donnerons une leçon », a déclaré Erdogan à la jeunesse turque lors d’une réunion de la Fondation de la jeunesse en Turquie.

    Le président turc Tayyip Erdogan (Photo: AP)

    Le président turc Tayyip Erdogan (Photo: AP)

     

    Étant donné que les élections locales en Turquie doivent avoir lieu dans environ trois mois, Israël estime qu’Erdogan, qui a longtemps été un détracteur sévère d’Israël et un antisémite convaincu, estétait motivé par des raisons politiques à inciter contre l’État juif.

    Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a répondu aux commentaires d’Erdogan samedi. “Erdogan – l’occupant du nord de Chypre, dont l’armée massacre des femmes et des enfants dans des villages kurdes, à l’intérieur et à l’extérieur de la Turquie – ne devrait pas prêcher la morale à Israël”, a-t-il déclaré.

    Lors d’une conférence du ministère des Affaires étrangères au début du mois de décembre, Netanyahu a évoqué les relations israélo-turques: “Il y a une” amélioration” dans nos relations avec la Turquie : au lieu de tous les deux jours, Erdogan ne m’appelle désormais plus que tous les six jours, alors que les services de renseignements israéliens ont mis en garde la Turquie à plusieurs reprises, prévenant ainsi des dizaines d’attaques terroristes catastrophiques et le crash d’avions. Aucun pays au monde ne dispose de nos renseignements. “

    Au cours des derniers jours, Erdogan s’est senti encouragé et inspiré par la décision de Washington de retirer ses troupes américaines de Syrie. Selon des responsables à Washington et à Ankara, le président des États-Unis, Donald Trump, a pris la décision de manière imprudente et seul, à la suite d’une conversation téléphonique avec le président turc.

    “Quand je suis devenu président, l’Etat islamique s’ensauvageait. Maintenant, l’Etat islamique est en grande partie vaincu et d’autres pays, dont la Turquie, devraient pouvoir facilement prendre soin de tout ce qui reste. Nous rentrons à la maison!” a déclaré le président américain samedi 22 décembre sur Twitter.

    Le président américain Donald Trump (Photo: MCT)

    Le président américain Donald Trump (Photo: MCT)

     

    En outre, des responsables ont déclaré que Trump avait pris la décision sans consulter les responsables de la sécurité ni aucun de ses alliés, et malgré la vive opposition des personnes impliquées dans la lutte contre l’État islamique.

    Selon certains reportages, Erdogan aurait affirmé que «l’Etat islamique a été battu» et s’était demandé pourquoi les forces américaines étaient toujours déployées en Syrie.

    Trump a ensuite demandé au conseiller américain à la Sécurité nationale, John Bolton, qui avait écouté l’appel lors de son entretien téléphonique avec Erdogan, si c’était vrai, ce à quoi Bolton a répondu par l’affirmative, tout en ajoutant que les troupes américaines devaient rester en Syrie.

    En conséquence, Trump a déclaré à son homologue turc qu’il retirerait toutes les forces américaines de Syrie. L’Associated Press a rapporté que la décision imprudente de Trump avait choqué autant Erdogan que Bolton.

    Bien que “le président américain soit un grand ami d’Israël”, a déclaré Aleyet Shaked, “cette mesure n’aide pas Israël et renforce Erdogan, qui est un antisémite notoire”.

    Ayelet Shaked, a qualifié de “mauvaise pour Israël” la décision du président américain Donald Trump de retirer des troupes américaines de la Syrie, et renforce le président turc Recep Tayyip Erdogan, dans une interview accordée à la radio militaire dimanche matin.

    “Nous savons comment nous protéger,” continua Shaked. Le retrait des Etats-Unis pourrait entraîner le transfert de plus d’armes au groupe terroriste libanais chiite Hezbollah d’Iran, a déclaré Shaked, mais “nous ferons tout ce qui est nécessaire pour empêcher l’Iran de prendre pied en Syrie”.

    Shaked a également condamné l’effet que le retrait des troupes américaines aurait sur les milices kurdes en Syrie, qui mènent la lutte contre l’État islamique. Vendredi, Erdogan s’est engagé à “éliminer” ces milices kurdes ainsi que les derniers combattants de l’Etat islamique.

    Les Kurdes sont de grands héros”, a-t-elle déclaré, “et c’est grâce à eux que l’Occident a réussi à se battre contre l’Etat islamique. Ce sont des alliés et j’espère qu’ils gagneront dans leur combat contre les Turcs”.

    Les déclarations de Shaked ont fait écho aux sentiments exprimés plus brutalement par un responsable israélien anonyme devant le New York Times vendredi. Le responsable a déclaré que Trump avait “jeté effectivement Israël sous le bus – et le bus dans cette affaire est un camion de transport de l’armée russe“, selon la paraphrase de sa déclaration, employée par le Times.

    Itamar Eichner | Publié: 12.23.18, 

    La guerre secrète des services français pour neutraliser les djihadistes de l’Etat islamique

    La guerre secrète des services français pour neutraliser les djihadistes de l’État islamique

    Des opérateurs du Commandement des opérations spéciales, dans la région de Mossoul, en Irak. Reportage sur les forces spéciales françaises, décembre 2016.

    RÉCIT – Depuis 2015, les services français mènent une guerre secrète sans merci pour éliminer de l’État islamique les djihadistes francophones qui continuent de constituer une menace, même après la chute de Mossoul et de Raqqa. Une politique de «neutralisation» assumée par le président Macron, comme son prédécesseur, et appliquée discrètement avec l’aide de forces alliées, américaines, irakiennes et kurdes.

    Où est passé Abdelilah Himich? La question peut sembler hermétique au commun des mortels. Mais le sort de cet ex-légionnaire de Lunel, devenu un cadre dirigeant de l’organisation Etat islamique (EI), taraude une poignée de professionnels du renseignement français. Soupçonné d’avoir joué un rôle dans la planification des attentats de Paris en novembre 2015 et ceux de Bruxelles en mars 2016, Himich, a priori repéré en Syrie, semble s’être évanoui dans la nature depuis la fin de 2017. Tous les jours, les experts français font le point sur les informations qu’ils peuvent recueillir à son sujet, dans leurs bureaux situés au cœur de l’immeuble de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), à Levallois-Perret. Composée d’agents provenant de huit services de renseignement, intérieurs comme extérieurs, leur petite équipe, baptisée «Allat», du nom d’une déesse préislamique, a été créée durant l’été 2015 pour traquer les djihadistes français partis ou revenus de Syrie et d’Irak. Elle travaille en liaison avec une autre cellule interservices, nom de code Hermès, pilotée par la Direction du renseignement militaire (DRM). Installée dans les sous-sols bunkerisés du centre de planification et de conduite des opérations (CPCO), au cœur du Balardgone, QG parisien du ministère de la Défense, Hermès prépare des «dossiers d’objectifs» pour l’état-major des armées.

    Des drones ont été utilisés pour localiser des positions de l'Etat islamique près de Mossoul. Reportage sur les forces spéciales françaises, décembre 2016.
    Des drones ont été utilisés pour localiser des positions de l’Etat islamique près de Mossoul. Reportage sur les forces spéciales françaises, décembre 2016. – Crédits photo : Thomas Goisque Thomas Goisque

    Au moins 300 Français tués sur place

    Parmi les quelque 1700 noms qui figurent dans leurs fichiers, plus de 300 sont déjà revenus et suivis en France, une petite centaine ont été faits prisonniers sur place et au moins 300 auraient été tués. «Le décompte des morts est imprécis, car il y a eu énormément de dégâts et les vérifications sont complexes», précise un initié. Ce qui fait, a priori, encore plus d’un millier de Français «sur zone» au sort incertain, dont quelques-uns figurent sur des listes prioritaires des «cibles de haute valeur», ou «High Value Individuals» (HVI) dans le langage militaire américain. Abdelilah Himich en fait partie, ainsi que d’autres combattants francophones du djihad. Parmi eux: Salim Benghalem, ancien geôlier de journalistes français en Syrie ; Peter Cherif, un vétéran du djihad en Irak, proche des frères Kouachi, ou Fabien Clain, mentor du djihad toulousain et voix de la revendication des attentats du 13 novembre 2015, à Paris. Le but des services français est clair: les neutraliser, que ce soit par une capture ou par une élimination.

    » LIRE AUSSI – Djihadistes français: ces «cibles» prioritaires au cœur de la traque

    Les listes des HVI que la France recherche comportent des dizaines de noms. Les ordres viennent du plus haut niveau de l’État, à savoir du président de la République. François Hollande avait approuvé le principe d’opérations de «mise hors d’état de nuire». Mi-2015, il a confirmé aux journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme, auteurs du livre Un président ne devrait pas dire ça…(Stock), avoir autorisé «au moins» 4 assassinats ciblés et avoir donné des consignes de vengeance: «Oui, l’armée, la DGSE ont une liste de gens dont on peut penser qu’ils ont été responsables de prises d’otages ou d’actes contre nos intérêts. On m’a interrogé. J’ai dit “Si vous les appréhendez, bien sûr.”»

    Macron aussi ferme que son prédécesseur

    En réalité, selon nos informations, plus d’une cinquantaine de HVI ont été exécutés entre 2013 et 2017 sur divers théâtres extérieurs, soit par les armées dans le cadre de frappes aériennes ou de raids au sol, soit par la DGSE de manière clandestine, soit indirectement par les forces de pays alliés sur la base de renseignements fournis par la France. Cette traque, qui a débuté principalement au Sahel en marge de l’opération «Serval» déclenchée au Mali début 2013, visait d’abord des chefs de groupes djihadistes armés de cette région. Elle a pris une nouvelle dimension à partir de 2015, en ciblant également des djihadistes francophones présents en Syrie et en Irak. Cette guerre secrète est loin d’être achevée. «L’essentiel de l’encadrement de l’État islamique a été décimé. Mais une partie des djihadistes importants a disparu des radars», confirme Jean-Charles Brisard, le président du Centre d’analyse du terrorisme (CAT), un think tank spécialisé. Réfugiés dans d’ultimes sanctuaires, passés dans la clandestinité ou déjà partis pour d’autres terres de djihad, ces HVI constituent toujours des dangers, ce qui mobilise les services.

    Le président Macron a réitéré des consignes de fermeté, ici lors d'un conseil de Défense et de Sécurité, en mars.
    Le président Macron a réitéré des consignes de fermeté, ici lors d’un conseil de Défense et de Sécurité, en mars. – Crédits photo : CHRISTIAN HARTMANN/SIPA

    Depuis son élection en mai dernier, Emmanuel Macron a réitéré, selon nos informations, les fermes instructions de son prédécesseur: «Pas de quartier!» Il a laissé entrevoir cette résolution lors d’une visite au siège de la DGSE, le 30 août dernier, accompagné de son coordonnateur national du renseignement et de la lutte contre le terrorisme, le préfet Pierre de Bousquet de Florian, et devant le nouveau directeur du service, Bernard Emié, un diplomate fin connaisseur du Proche-Orient. Il l’a exprimé plusieurs fois lors de conseils de Défense, notamment le 21 octobre. «L’objectif est bien de limiter au maximum les retours en France. Pour le moment, cela fonctionne plutôt pas mal», se réjouit un expert sécuritaire proche de l’Elysée. Florence Parly, la ministre des Armées, a d’ailleurs exprimé à sa façon son appui à cette politique, en déclarant le 15 octobre 2017 sur Europe 1: «S’il ya des djihadistes qui périssent dans [les] combats [à Raqqa], je dirais que c’est tant mieux.»

    Officiellement, il n’est pas question d’opérations ciblées, ni de listes nominatives de personnes à «neutraliser». «Nous visons des objectifs ennemis, quels qu’ils soient. L’important n’est pas leur nationalité, mais leur dangerosité», dit-on dans les milieux autorisés. Mais il s’agit d’un secret de Polichinelle: sous le sceau du secret défense, ces traques se déroulent bel et bien, afin d’éliminer des personnes considérées comme des menaces directes contre la sécurité nationale.

    Les soldats d'élite irakiens ont arrêté des centaines de djihadistes. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017.
    Les soldats d’élite irakiens ont arrêté des centaines de djihadistes. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017. – Crédits photo : Frederic Lafargue

    Au Levant, la chasse aux djihadistes a vraiment débuté durant l’été 2015. A cette époque, l’Etat islamique règne sans partage dans son califat, auto-proclamé un an plus tôt sur une partie de l’Irak et de la Syrie. La coalition internationale anti-Daech, réunie depuis l’automne 2014 sous les auspices des Américains, commence à essayer d’affaiblir l’organisation, en ciblant ses camps d’entraînement et ses centres logistiques. Les armées françaises y participent seulement en Irak. En coulisses, les experts de la DGSE, de la DGSI, et de la DRM s’alarment de plus en plus des risques de voir des commandos de l’EI s’entraîner en Syrie pour venir frapper en Europe. Déjà, des terroristes liés à un certain Abdelhamid Abaaoud, un jeune Belgo-Marocain parti en Syrie, ont été appréhendés à Verviers, en Belgique, en janvier 2015, puis en région parisienne en avril. «Nous suivions depuis le mois de janvier le réseau Abaaoud. Nous connaissions parfaitement la dangerosité du personnage», admettra Bernard Bajolet, patron de la DGSE, devant la commission d’enquête parlementaire sur les attentats de Paris.

    Après l’attaque déjouée dans le Thalys du 21 août 2015, attribuée à ce réseau, tous les services sont sur le pont. Alerté, François Hollande donne, lors du conseil de Défense du 4 septembre 2015, son feu vert à des frappes ciblées en Syrie, notamment sur un immeuble de Raqqa censé abriter Abaaoud et certains de ses complices. Mais l’opération est annulée, par crainte de dommages collatéraux, comme le révélera Le Monde, quelques mois plus tard. Abaaoud est alors présenté dans une note de la DGSE comme «un acteur clé de la menace projetée en Europe». C’est bien lui, ainsi que Salim Benghalem, ancien dealer de Cachan, et Fabien Clain, le djihadiste toulousain, qui sont visés, dans la nuit du 8 au 9 octobre 2015, par des bombardements français à Raqqa. Les renseignements ne sont pas assez fiables: les cibles principales échappent aux bombes. Abaaoud, lui, n’est pas sur place: en réalité, il est déjà parti depuis début août en Europe pour préparer les commandos visant Paris.

    Les combattants observent les images d'un drone pour réduire les dernières poches de résistance. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017.
    Les combattants observent les images d’un drone pour réduire les dernières poches de résistance. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017. – Crédits photo : Frederic Lafargue

    Frappes ciblées au Levant

    Après les attentats du 13 novembre 2015, la traque s’élargit. François Hollande veut frapper fort. La DGSE envoie des commandos de son service Action s’infiltrer en Irak et en Syrie pour procéder à de discrètes filatures et à quelques opérations «Homo». Les Américains ont également proposé leurs services, notamment la mise à disposition de leurs drones armés pour les éliminer. Les états-majors français donnent leur aval aux opérations aériennes décidées par le QG de la coalition anti-Daech. Plusieurs de ces raids «mutualisés» visent des objectifs où des djihadistes francophones sont présents, au milieu d’autres recrues européennes, syriennes ou irakiennes. La liste de ces HVI exécutés par la coalition, principalement par les Américains, s’allonge au fil des mois: Charaffe al-Mouadan, un proche d’Abaaoud, tué en décembre 2015 ; Rachid Marghich, issu des filières de Trappes, et Wissen el-Mokhtari, membre de la cellule de Verviers, en août 2016 ; Romain Letellier, djihadiste du Calvados, en octobre 2016 ; Macreme Abrougui, ami de Clain, tué par une frappe française en octobre 2016 ; Walid Hamam, autre proche d’Abaaoud, fin 2016 ; Boubaker el-Hakim, un Franco-Tunisien haut gradé dans les services extérieurs de l’EI, chef présumé d’Abaaoud, en novembre 2016 ; les Français Salah Gourmat, Sammy Djedou, et le Belge Walid Hamam, en décembre 2016. Le 8 février 2017, c’est Rachid Kassim, mentor de plusieurs djihadistes français via la messagerie cryptée Telegram, qui est visé par un missile tiré depuis un drone américain, sans que sa mort soit confirmée de manière certaine.

    L’identification des djihadistes arrêtés ou décédés fait partie des missions de renseignement

    Après cette vague de raids aériens, la chasse se poursuit au sol lors de l’assaut de l’armée irakienne à Mossoul, lancée en octobre 2016 et achevée au printemps 2017. De manière officielle, plus d’un millier de soldats français, dont quelques dizaines de membres des forces spéciales, participent à la formation des unités antiterroristes irakiennes et contribuent aux tirs d’artillerie, ainsi qu’aux frappes aériennes. En réalité, dotées de moyens d’interception sophistiqués, les forces spéciales collectent également des renseignements précis pour localiser et neutraliser des groupes de djihadistes étrangers retranchés dans ce fief de l’EI. Certains participent avec les Irakiens à des opérations de capture ou d’élimination. «Ce fut très dur, très violent», rapporte un officier supérieur. Des agents de la DGSE sont également présents sur place, ainsi que des techniciens qui recherchent des preuves ADN d’identification sur des morts et des blessés.

    Des listes fournies aux Irakiens

    Lorsque le Wall Street Journalrévèle, le 30 mai, que les Français fourniraient à leurs alliés irakiens des listes de personnes à «neutraliser», le ministère de la Défense dément. Cependant, plusieurs hauts responsables militaires irakiens, dont le général Abdelghani al-Assadi, et le colonel Moutadhar, chefs du contre-terrorisme, confirmeront, – respectivement à Paris Match et à France 2 – avoir bien reçu de la part des Français des listes de noms et des demandes tacites d’élimination de ces cibles. «Cela arrangeait tout le monde, précise un expert militaire français. Les unités irakiennes n’ont pas fait dans la dentelle à Mossoul. Elles ont tué de nombreux djihadistes étrangers, que ce soit par leurs bombardements intensifs, ou lors des combats au sol, et aussi par la suite.»

    Les forces irakiennes ont arrêté des soldats de Daech à Mossoul: certains portaient des tee-shirts à l'effigie de la France, signe qu'ils ont côtoyé des djihadistes français. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017.
    Les forces irakiennes ont arrêté des soldats de Daech à Mossoul: certains portaient des tee-shirts à l’effigie de la France, signe qu’ils ont côtoyé des djihadistes français. Reportage sur la bataille de Mossoul, juillet 2017. – Crédits photo : Frederic Lafargue

    Selon plusieurs sources concordantes, plusieurs dizaines de Français auraient ainsi péri lors de la prise de Mossoul. D’autres combattants originaires de l’Hexagone auraient réussi à prendre la fuite, pour se replier dans des zones encore contrôlées par Daech. Enfin, une dizaine de Français de l’EI auraient été faits prisonniers, dont quelques femmes et enfants. À défaut d’accord d’entraide pénale ou d’extradition avec la France, l’Irak est libre de les juger sur place, y compris en les condamnant à mort, une peine à laquelle Paris s’opposerait en cas de verdict en ce sens. La jeune Mélina Boughedir, mère de quatre enfants, n’a écopé que de sept mois de prison début 2018, mais les autorités irakiennes ont fait appel de ce jugement. «C’est un gouvernement souverain, nous ne pouvons les forcer à nous les renvoyer», dit-on côté français.

    Une fois Mossoul tombée en Irak, c’est Raqqa, en Syrie, qui concentre ensuite l’intérêt des services français durant l’été 2017. Car c’est là que se cachent sans doute des djihadistes figurant sur les listes prioritaires de HVI, dont Salim Benghalem, Fabien Clain, et Abdelilah Himich. Soutenues par les Américains, les Britanniques et les Français, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de groupes arabo-kurdes, lancent en juin l’assaut final de l’opération «Colère de l’Euphrate» pour encercler Raqqa. Des agents de la DGSE, qui cultive de longue date des contacts avec les Kurdes, les accompagnent, attentifs au sort des cibles francophones. Les bombardements et les combats font rage, décimant les rangs de l’EI de plus d’un millier de membres.

    «La dernière chose que nous voulons, c’est que les combattants étrangers soient ­libérés et qu’ils puissent retourner dans leur pays d’origine et causer plus de terreur»

    Le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition, en octobre

    Début octobre, des pourparlers s’engagent entre les forces arabo-kurdes, qui ont, elles aussi, subi de lourdes pertes, et des commandants de l’EI assiégés dans un dernier périmètre de 2 km2 de la ville. Un accord se dessine sous l’égide du Conseil civil de Raqqa, une administration mise en place par les FDS, pour laisser sortir les derniers combattants et des civils. Les Américains et les Français retardent les discussions, refusant que les djihadistes non syriens évacuent la cité. «La dernière chose que nous voulons, c’est que les combattants étrangers soient libérés et qu’ils puissent retourner dans leur pays d’origine et causer plus de terreur», déclare le colonel Ryan Dillon, porte-parole de la coalition. «Notre mission est de nous assurer qu’ils vont bien mourir en Syrie, que nous allons tous les éliminer», avait d’ailleurs confié, en juin, Brett McGurk, l’envoyé spécial américain à Raqqa, à la journaliste libanaise Jenan Moussa. Selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), la DGSE a surtout mentionné la présence supposée à Raqqa de quelques HVI impliqués dans les attentats de Paris, comme Abdelilah Himich, ne souhaitant pas qu’ils lui échappent.

    Dans la nuit du 14 au 15 octobre, une noria de bus et de camions sort pourtant de Raqqa sans encombre. A leur bord, près de 300 djihadistes auraient ainsi pu rejoindre la région syrienne de Deir ez-Zor, plus à l’est. Malgré les démentis des autorités locales, des étrangers se seraient glissés dans le convoi. Ravagée par des combats qui ont fait plus de 3000 victimes, dont un tiers de civils, Raqqa est considérée comme «libérée» le 17 octobre. «[…] La chute de Daech à Raqqa est un événement important, d’une certaine manière les crimes du Bataclan ne sont donc pas impunis», se félicite alors Jean-Yves Le Drian, ministre des Affaires étrangères.

    1. Sabri Essid, beau-frère du Toulousain Mohammed Merah, parti en Syrie et présumé mort. 2. Salim Benghalem, originaire de Cachan, geôlier de journalistes français, non localisé. 3. Abdelilah Himich, ex-légionnaire, cadre de Daech, également recherché. 4. Fabien Clain, qui a revendiqué depuis la Syrie les attentats de Paris, introuvable pour le moment.
    1. Sabri Essid, beau-frère du Toulousain Mohammed Merah, parti en Syrie et présumé mort. 2. Salim Benghalem, originaire de Cachan, geôlier de journalistes français, non localisé. 3. Abdelilah Himich, ex-légionnaire, cadre de Daech, également recherché. 4. Fabien Clain, qui a revendiqué depuis la Syrie les attentats de Paris, introuvable pour le moment. – Crédits photo : Handout

    Certains HVI sont bien présumés décédés, comme Sabri Essid, ex-beau-frère de Mohammed Merah, qui aurait été exécuté à la suite de purges sein de l’EI, ou le Belgo-Marocain Oussama Atar, 33 ans, un des cerveaux présumés des attentats de Paris, qui aurait été tué lors de bombardements fin 2017. Mais la vengeance n’est pas complète. Car de nombreuses cibles ont échappé aux mailles du filet de Raqqa. Les forces arabo-kurdes continuent leur progression en Syrie. Au total, environ 1300 djihadistes sont faits prisonniers au cours de leur avancée, dont une soixantaine de Français, retenus depuis lors dans divers camps, dans l’attente d’un sort judiciaire encore incertain. Parmi eux, un certain Yassine, issu, comme son ami Himich, de la filière de Lunel, et sa compagne, dont une interview a été diffusée sur France 2, le 21 janvier. «Yassine dit qu’il n’a rien à voir avec Daech. Mais il a posé armes à la main sur des photos et il avait menacé de nous égorger, rapporte le journaliste Jean-Michel Decugis, qui a cosigné une enquête sur les Lunellois dans Un chaudron français(Grasset). Sur les 22 membres de ce réseau, nous avons recensé neuf tués et ces deux prisonniers. Les 11 autres ont disparu, dont Himich, qui n’a pas été déclaré mort.».

    Des arrestations en série

    Les forces kurdes arrêtent également Emilie Koenig, une Bretonne partie en Syrie en 2012 et considérée par les Américains comme une djihadiste chevronnée. Le 17 décembre, ils capturent dans la région d’Hassaké six HVI prisées des Français, dont Thomas Barnouin, 36 ans, originaire d’Albi, proche des frères Clain. Considéré comme «le plus érudit des djihadistes français de l’Etat islamique», ce prédicateur aurait grimpé dans la hiérarchie de Daech, avant d’être incarcéré en 2017 par ses propres mentors «à la suite de désaccords théologiques», selon le chercheur Romain Caillet et le journaliste Pierre Puchot, auteurs du livre Le combat vous a été prescrit(Stock).

    Certains djihadistes francophones considérés comme dangereux ont disparu des radars, alimentant les craintes des services

    Les autres? Les services français et leurs alliés poursuivent leur traque, où qu’ils se trouvent. «Elle devient de plus en plus difficile, car l’État islamique est en phase de transition, avec la création de cellules clandestines et des migrations vers des groupes affiliés, dans d’autres zones de combats qui sont de plus en plus nombreuses, de l’Afghanistan à la Libye», analyse Jean-Charles Brisard. Pour recueillir des renseignements et intervenir, des agents français se sont déployés en Turquie, considérée comme une véritable boîte noire, un hub permettant à des djihadistes de filer incognito vers de multiples destinations. En Afghanistan, les drones américains ont déjà frappé en juillet le QG du groupe Khorasan, affilié à l’EI, tuant notamment son chef, Abou Sayed. Depuis lors, les services ont repéré des arrivées de djihadistes européens au nord de l’Afghanistan. Quelques Français se seraient glissés au sein de ces filières principalement tadjiks et ouzbeks. Selon L’Express, au moins trois d’entre eux auraient été tués par une frappe de missile américain en janvier.

    Par ailleurs, la DGSE et la DRM surveillent les flux maritimes autour de la Libye, où se seraient déjà rassemblés plus de 3000 combattants de l’EI arrivés du Levant. Selon nos informations, des nageurs de combat du service Action et des commandos-marine des forces spéciales mènent régulièrement des opérations de sabotage de navires de Daech en Méditerranée. Des drones américains ont également ciblé des camps de cette organisation en Libye, notamment en septembre 2017 au sud de Syrte, et en novembre, près de Fuqaha. Mais l’arrivée sur les côtes siciliennes, l’été dernier, d’au moins une cinquantaine de djihadistes d’origine tunisienne, signalée par Interpol, inquiète bien davantage les services européens. D’après la note de cette organisation internationale, révélée fin janvier par The Guardian, certains ont sans doute déjà franchi la frontière franco-italienne et peuvent constituer des cellules prêtes à passer à l’action sur le territoire. Un scénario qui hante les experts de la cellule Allat, plus que jamais sur le qui-vive.


    Plus de 300 revenants suivis

    Selon le ministère de l’Intérieur, le nombre de Français encore présents en Syrie et en Irak serait de 730 adultes et 538 mineurs. Parmi eux, d’après nos sources, une dizaine seraient détenus en Irak et au moins une soixantaine retenus prisonniers en Syrie par diverses factions armées. Leur rapatriement en France ne peut intervenir qu’au «cas par cas», selon les consignes édictées en novembre par le président Macron.

    Le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a affirmé, le 7 février sur BFMTV, que la plupart seront jugés en Irak et en Syrie, s’opposant ainsi aux demandes écrites de plusieurs familles de ces Français emprisonnés. Seuls les enfants peuvent, en théorie, être rapatriés systématiquement, suivant une procédure mise en place début 2017 par le ministère de la Justice avec la coopération de la Croix-Rouge et de l’aide sociale à l’enfance. Ces mineurs sont pris en charge, avec un suivi psychologique, non sans difficultés.

    D’après le dernier décompte du Centre d’analyse du terrorisme daté d’avril 2018, 258 Français majeurs – 184 hommes, 74 femmes – et 68 enfants sont déjà revenus ces dernières années de Syrie et d’Irak, volontairement ou à la suite d’arrestations, notamment en Turquie. Plus de 180 ont été judiciarisés dans le cadre de procédures ouvertes à leur encontre, dont 142 écroués et 43 suivis judiciairement. Parmi eux, 88 ont déjà été condamnés. Le flux des revenants s’est tari ces derniers mois, avec 23 retours enregistrés en 2017 et une poignée depuis début 2018.

    L’armée Israëlienne dynamite un tunnel du Hezbollah

    Une vidéo montre l’explosion d’un tunnel d’attaque du Hezbollah

    Un officier a demandé aux résidents libanais de quitter la zone pendant l’opération de démolition des passages souterrains du groupe terroriste

    L'armée israélienne fait exploser un tunnel entrant en Israël sous la frontière avec le Liban, le 20 décembre 2018 (Crédit : Porte-parole de l'armée)

    L’armée israélienne fait exploser un tunnel entrant en Israël sous la frontière avec le Liban, le 20 décembre 2018 (Crédit : Porte-parole de l’armée)

    Les militaires israéliens ont diffusé vendredi matin des images de soldats faisant exploser un tunnel qui, selon eux, a été creusé par le Hezbollah à proximité de la communauté israélienne de Zarit, le long de la frontière libanaise.

    Dans la vidéo, qui a été apparemment filmée jeudi soir, un officier de l’armée israélienne parle dans un mégaphone, recommandant vivement aux habitants de la ville libanaise de Ramyeh, sur la frontière, de quitter le secteur pour leur propre sécurité.

    « Nous allons faire exploser ce tunnel construit par le Hezbollah », dit l’officier qui n’a pas été identifié. « Nous vous demandons d’évacuer immédiatement le secteur. Vous êtes en danger ».

    La vidéo montre alors un autre officier, le colonel Roey Levi, commandant de la 300e brigade régionale, qui ordonne la démolition du tunnel. Il y a alors une série d’explosions.

    « Les phases de neutralisation et de destruction des tunnels d’attaque transfrontaliers ont commencé hier et elles sont dirigées par les unités de génie du commandement du nord et par l’unité Yahalom (génie spécial du combat) », ont noté les militaires dans un communiqué.

    « Dans ce contexte, un tunnel d’attaque transfrontalier creusé depuis le village chiite de Ramyeh et pénétrant en Israël a été détruit », a noté le communiqué. « L’armée israélienne attribue au gouvernement libanais la responsabilité du forage de ces tunnels et les conséquences qui en découlent. L’armée israélienne continuera à dégager et à neutraliser les tunnels d’attaque transfrontaliers conformément au plan qui a été approuvé ».

    Les militaires ont annoncé jeudi qu’ils avaient commencé à sceller certains des passages souterrains du Hezbollah qui entrent au sein de l’Etat juif depuis le sud-Liban.

    Contrairement aux tunnels d’attaques de la bande de Gaza – que l’armée a parfois détruit par des explosifs – l’armée israélienne ferme aussi les passages souterrains provenant du Liban, ont noté les militaires.

    « Cette étape sera réalisée avec un certain nombre de techniques et de mesures qui rendront ces tunnels entièrement inutilisables et qui empêcheront le Hezbollah de les utiliser et de mener à bien ses plans », a dit l’armée dans un communiqué, jeudi.

    Les militaires ont lancé l’opération Bouclier du nord – une initiative visant à trouver et à détruire les tunnels d’attaque du Hezbollah au Liban – le 4 décembre.

    Des soldats israéliens se tiennent autour de l’ouverture qui mène à un tunnel qui, selon l’armée, a été creusé par l’organisation terroriste du Hezbollah à la frontière entre Israël et le Liban, près de Metulla, le 19 décembre 2018. (AP Photo/Sebastian Scheiner)

    Le porte-parole de l’armée, le lieutenant-colonel Jonathan Conricus, a indiqué que les soldats utilisaient différentes méthodes pour détruire les tunnels, chacun d’entre eux étant unique.

    « Certains ont été faits avec du béton, d’autres ont été creusés dans la pierre », a-t-il commenté. « Chaque tunnel requiert une technique de démolition qui lui est propre. »

    Le processus de destruction, qui a commencé après plusieurs jours de préparation, prendra « du temps » et se prolongera pendant la nuit, a ajouté Conricus.

    Il a expliqué que des tunnels avaient été détruits jeudi et que d’autres seraient neutralisés « à l’avenir ».

    L’armée a averti la population libanaise de ne « pas s’approcher de l’entrée des tunnels et de ne pas se tenir à côté » dans le but d’éviter des dégâts collatéraux, a noté Conricus.

    Les autorités locales et les résidents des zones environnantes ont également été informés des activités de l’armée afin d’éviter les blessures.

    L’armée israélienne fait exploser un tunnel souterrain creusé par le Hezbollah à la frontière avec le Liban, le 20 décembre 2018. (Crédit : unité du porte-parole de l’armée)

    L’armée a déployé des soldats supplémentaires sur la frontière libanaise au début de l’opération Bouclier du nord, une mesure de précaution contre des attaques de représailles potentielles du Hezbollah. Ils sont restés en place durant le lancement du nouveau stade de l’opération, ont annoncé les militaires.

    « Le commandement du nord est prêt en termes de renforts, avec une variétés d’autres capacités qui ont été placées en état d’alerte élevé face à d’éventuels développements supplémentaires, s’il doit y en avoir », a dit l’armée.

    Israël estime que les tunnels auraient pu être utilisés pour mener des attaques surprises dans une guerre future, permettant à des dizaines voire des centaines de combattants d’entrer en Israël par le biais d’infiltrations souterraines massives.

    Zineb El Rhazoui menacèe de mort

    FRANCE – LA JOURNALISTE ZINEB EL RHAZOUI MENACÉE DE MORT APRÈS SES PROPOS SUR L’ISLAM

    L’ancienne journaliste de Charlie Hebdo est la cible d’un déferlement de haine reçu sur les réseaux sociaux après avoir dit sur CNews que l’islam devait “se soumettre à la critique”. Son avocat, Me Thibault de Montbrial, a porté plainte mercredi pour menaces de mort. Le Crif apporte tout son soutien à Zineb el Rhazoui et condamne fermement les menaces qui lui sont adressées.

    Publié le 20 décembre dans Le Figaro

    Insultes, menaces de mort, appels à la ratonnade… Depuis près d’une semaine, Zineb el Rhazoui subit une violente campagne de harcèlement en ligne. En cause, les propos tenus vendredi dernier par l’ancienne journaliste de Charlie Hebdo sur le plateau de CNews: «Il faut que l’islam se soumette à la critique, qu’il se soumette à l’humour, qu’il se soumette aux lois de la République, qu’il se soumette au droit français. On ne peut pas venir à bout de cette idéologie en disant aux gens “l’islam est une religion de paix et d’amour”», avait-elle affirmé.

    Une plainte pour «menaces de mort» a été déposée mardi par son avocat, Me Thibault de Montbrial. «L’urgence a bien été comprise par la police et le parquet», assure-t-il. «Nous avons transmis les messages incriminés aux enquêteurs qui vont faire des réquisitions auprès de Facebook et Twitter pour remonter jusqu’à leurs auteurs.»

    Protection policière

    «J’espère que les auteurs de ces messages seront identifiés et mis devant leurs responsabilités», dit Zineb el Rhazoui au Figaro. «L’impunité judiciaire doit cesser.» Militante laïque, la journaliste franco-marocaine est régulièrement prise pour cible par des fondamentalistes pour ses prises de position hostiles à l’islam politique et à l’islam radical. Journaliste chez Charlie Hebdo en 2015, elle n’était pas à la rédaction le 7 janvier, quand les terroristes l’ont décimée. Elle vit depuis sous étroite protection policière.

    Si cette campagne de harcèlement l’a profondément affectée, Zineb el Rhazoui n’est pas revenue sur ses propos. Au contraire, elle les a réaffirmés mercredi sur le plateau de CNews. «Ce n’est pas la première fois que je subis une campagne de haine, et même de fatwa qui réclame ma tête, tout ça pour des propos de bon sens, comme ceux que j’ai tenus vendredi», a-t-elle dit avant de répéter que l’islam devait «se soumettre aux lois de la République, à l’humour, à la raison, à la critique, comme toutes les autres religions.»

    Auprès du Figaro, elle dénonce un climat délétère. «Quatre ans après l’attentat de Charlie Hebdo, la situation est pire que jamais. Cette campagne de haine n’a même pas été provoquée par une caricature, mais par une phrase aussi simple que ça», dit-elle, déplorant un manque de soutien dans les rangs de la gauche, dont elle est issue. «Qu’attendent les journaux qui font des portraits dithyrambiques d’islamistes notoires pour raconter ce que je subis? Où sont ceux qui se disaient ‘‘Charlie” en 2015?»

    C’est la seconde fois en trois mois que la militante laïque est la cible de messages haineux. La première salve avait été provoquée fin septembre par ses propos dans l’émission «Punchline» (C8), où la journaliste avait affirmé que les femmes voilées affichaient «une idéologie qui est celle de l’islam radical, qui est une idéologie dont l’aboutissement est le terrorisme». Des propos qui lui ont valu une plainte du Collectif contre le racisme et l’islamophobie (CRI), une association à l’activité comparable au très procédurier CCIF.

    Source Le Figaro

    France mémoire: Méconnaissance de la “Shoah” chez les jeunes

    FRANCE/MÉMOIRE – MÉCONNAISSANCE DE LA SHOAH CHEZ LES JEUNES : “CE QUI A CONSIDÉRABLEMENT BAISSÉ, C’EST LA TRANSMISSION FAMILIALE”

    L’école reste le principal vecteur de cette transmission historique, mais la transmission familiale a considérablement baissé selon le Délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT.

    franceinfo : Comment expliquer ces chiffres ?

    Frédéric Potier : Tout d’abord, on a souhaité faire cette enquête avec la Fondation Jean-Jaurès pour avoir confirmation d’une impression. Il y avait un sondage fait par la chaîne américaine CNN qui faisait état d’une méconnaissance d’environ 20% des jeunes de la Shoah. Grâce à cette étude, on a confirmation qu’il y a un problème de connaissance du génocide des juifs. Ce qui est intéressant dans cette étude, c’est la façon dont se transmettent l’histoire et la mémoire de la Shoah et donc du génocide des juifs. Ce que montre cette enquête, c’est que l’école reste le principal vecteur de cette transmission historique. Mais ce qui a considérablement baissé, c’est la transmission familiale. C’est là où on a une évolution : à mesure que les générations les plus anciennes s’éloignent et décèdent, nous manquons peut-être aujourd’hui de témoins directs. Ce qui est capital aujourd’hui, c’est de retravailler sur la transmission de l’Histoire.

    Pour vous, l’enseignement à l’école n’est pas en cause ?

    On est un des rares pays d’Europe à avoir un enseignement obligatoire de l’histoire du génocide des juifs. Ce dont il faut s’assurer, c’est la qualité de l’enseignement et la façon dont ces informations sont transmises. Un travail est en cours avec la Fondation Jean-Jaurès et le Mémorial de la Shoah pour faire en sorte que non seulement on puisse transmettre cette histoire par des films et des livres, mais qu’on fasse appel, davantage que par le passé, à la déconstruction des mécanismes sociaux et politiques. Dit autrement, créer un choc par des films ou une visite mémorielle c’est bien, mais ça ne suffit pas à transmettre ce qu’a été la Shoah et surtout à lutter contre l’antisémitisme.

    Trouvez-vous que la qualité de l’enseignement peut parfois laisser à désirer ?

    Parfois, les enseignants peuvent être amenés à rencontrer des difficultés, des cas de contestations d’enseignements, mais aussi parfois, des difficultés à bien expliquer ces mécanismes. C’est vrai que c’est un sujet délicat. Il faut donc former les enseignants, leur apporter des outils notamment numériques, que l’on construit avec l’Éducation nationale. Il ne faut pas les laisser seuls avec ces difficultés, il faut les aider à transmettre cette période sensible de notre Histoire.

    Les autres génocides sont-ils mieux connus que la Shoah ?

    Ils sont moins connus. On a testé deux autres génocides dans l’Histoire récente, celui du génocide arménien et l’histoire du génocide au Rwanda. Il y a encore des progrès à faire mais c’est de plus en plus pris en compte. Aujourd’hui, lorsque l’enseignement de la Shoah est fait, c’est l’histoire des génocides qui est abordée. C’est extrêmement important : il ne s’agit pas de comparer pour comparer, mais de comparer pour trouver des mécanismes psychologiques, sociaux, politiques communs et pour singulariser et mettre en avant une idéologie, un contexte social, une tension économique… C’est tout ce travail-là qu’il faut faire. Je crois qu’aujourd’hui, grâce à ce sondage, nous sommes un peu plus éclairés sur la façon dont on doit s’y prendre.

    L’Albanie a expulsé l’ambassadeur d’Iran pour …..activités terroristes !

    L’Albanie a expulsé l’ambassadeur d’Iran pour……activités terroristes !

    L’ambassadeur d’Iran à Tirana et un autre diplomate iranien ont été expulsés pour leur implication «dans des activités nuisant à la sécurité» nationale, a-t-on annoncé mercredi de sources officielles albanaise et américaine. «L’activité des diplomates iraniens est contraire au statut diplomatique et la décision de les déclarer persona non grata a été prise après des consultations avec des pays alliés», a déclaré à la presse la porte-parole du ministère, Edlira Prendi…….Détails………

    Aucune information sur ces activités des deux diplomates n’a été fournie à Tirana. Le ministère a également refusé de révéler les noms des suspects et leurs fonctions.
    Cependant, le conseiller à la sécurité nationale de la Maison-Blanche, John Bolton, a annoncé dans un tweet qu’il s’agit de l’ambassadeur iranien.
    «Le premier ministre albanais Edi Rama (photo ci-dessus) vient d’expulser l’ambassadeur iranien, signalant aux dirigeants de l’Iran que leur soutien au terrorisme ne sera pas toléré», lit-on dans le message de John Bolton.
    Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a de son côté salué la décision du chef du gouvernement albanais d’expulser «deux agents iraniens qui préparaient une attaque terroriste en Albanie».
    Selon la chaîne de télévision albanaise privée Top Channel, les deux diplomates sont soupçonnés d’être liés à la préparation par des islamistes d’une attaque terroriste déjouée en novembre 2016, lors d’un match de soccer des sélections albanaise et israélienne (Ce sont les services du Mossad qui avait alerté les autorités…..).
    Ce match, comptant pour les qualifications du Mondial-2018, aurait dû être disputé à Shkodra, dans le nord de l’Albanie, mais il a finalement eu lieu à Elbasan, pour des raisons de sécurité.

    Une vingtaine de suspects avaient alors été arrêtés en Albanie et au Kosovo.
    Huit islamistes, sept Albanais kosovars et un Albanais de Macédoine, ont été condamnés en mai par un tribunal au Kosovo à des peines allant jusqu’à 10 ans de prison pour avoir préparé cette attaque contre la sélection de football israélienne et ses supporteurs.
    Deux d’entre eux avaient plaidé coupable.
    Les relations entre l’Albanie et l’Iran sont considérées comme «correctes» par Tirana. Le ministre albanais des Affaires étrangères, Ditmir Bushati, s’était rendu en janvier 2017 à Téhéran. Lors de cette visite, les deux pays s’étaient engagés à renforcer leurs relations.
    À la demande des États-Unis et de l’ONU, l’Albanie a accueilli depuis 2013 environ 3000 membres du groupe d’opposition iranien les Moudjahidine du peuple d’Iran (OMPI) qui se trouvaient en Irak.
    Ils vivent actuellement dans un campement dans le nord-ouest de l’Albanie.
    Fondés en 1965 avec l’objectif de renverser le régime du shah puis le régime islamique après la Révolution de 1979, les Moudjahidine ont été chassés d’Iran dans les années 1980 et ont été accueillis en Irak par l’ex-président Saddam Hussein.
    Le dernier groupe avait quitté l’Irak en septembre 2016.

    ANTISEMITISME: L’Allemagne change ses critères pour son aide humanitaire.


    • L’Allemagne a modifié ses critères pour l’aide humanitaire qu’elle accorde à différents pays du monde entier et à l’Autorité palestinienne. C’est ce qu’a annoncé le commissaire du gouvernement allemand pour la lutte contre l’antisémitisme, Felix Klein.

    Il a précisé que désormais, les autorités allemandes exigeraient des Etats ou des groupes étrangers bénéficiant de son assistance financière qu’ils s’engagent officiellement et de façon contractuelle à combattre ce fléau.

    Felix Klein a précisé que les contrats signés par l’Allemagne pour des projets développés dans d’autres pays comprendraient désormais une nouvelle clause indiquant que ‘toute expression d’antisémitisme serait inacceptable aux yeux de l’Allemagne’.

    Klein a été nommé il y a sept mois à ce poste, créé dans le cadre des engagements pris par l’Allemagne pour renforcer la lutte contre l’antisémitisme. Il a indiqué qu’il souhaitait donner plus d’ampleur à la ‘loi anti-discrimination’ afin qu’il soit possible, de façon légale, d’empêcher que des ressortissants israéliens soient victimes de ségrégation exprimée par un autre Etat.

    Au cours d’une conférence de presse, Klein a annoncé la création d’un centre chargé d’enregistrer des plaintes portant sur des incidents antisémites. Jusqu’à présent, ce type d’agence n’existait qu’à Berlin mais ses activités seront élargies dès février 2019 avec l’ouverture de diverses antennes qui fonctionneront d’ici la fin de l’année 2019 dans la plupart des provinces allemandes.

    L’un des membres de la direction du centre, Binyamin Steinitz, a souligné pour Israel Hayom, que depuis 2015, plus de 3 300 attaques antisémites avaient été recensées à Berlin contre 800 dans le reste de l’Allemagne.

    L’Institut de recherche NGO Monitor a salué cette initiative allemande en rappelant ‘qu’elle rejoignait d’autres programmes similaires mis en œuvre dernièrement en Suisse, au Danemark et en Hollande’.

    Claire Dana-Picard

    ” Nos parents brûlaient des Juifs “

    “Nos parents brûlaient des Juifs, car les Juifs brûlent le mieux”: le chant scandaleux de supporters du FC Bruges

    Dans cette vidéo, les supporters du FC Bruges entonnent un chant profondément antisémite dans les travées du Jan Breydelstadion.

    Le 26 août dernier, le club Bruges recevait le club bruxellois d’Anderlecht au stade Jan Breydel pour un match de Jupiler Pro League que les Brugeois ont remporté 2-1. Après la rencontre, les supporters du club hôte ont chanté ces paroles dans les travées du stade : “Mijn vader zat bij de commando’s, Mijn moeder bij de SS, En samen verbanden ze Joden, want joden die branden de best”. Comprenez : “Mon père faisait partie d’un commando, ma mère était SS, et ensemble, ils ont brûlé des Juifs, car les Juifs brûlent le mieux.”

    Ce n’est pas la première fois que le club est pointé du doigt puisque des chants racistes avaient été lancés à l’encontre du joueur de Charleroi Francis N’Ganga en début d’année 2018. En 2017, aussi, les dirigeants du club brugeois avaient demandé aux supporters qu’ils arrêtent d’entonner “Al wie niet springt is een jood” (“Qui ne saute pas est un juif”) dans les tribunes.

    Les racines du problème sont profondes. Le CCOJB (Comité de coordination des organisations juives de Belgique) y réagit régulièrement. Pas plus tard qu’il y a un an, il réagissait, auprès de nos confrères de la RTBF notamment, à la popularité du chant “Al wie niet springt is een jood” dans les travées du stade brugeois: ” Ce chant n’a pas sa place dans nos stades de football”. ” Le CCOJB agit continuellement pour lutter contre l’antisémitisme, et celui qui fait rage dans les clubs de football n’y fait pas exception. Nous interpellons régulièrement, et encore très récemment, les clubs et les fédérations sportives sur les chants antisémites et le traitement qui en est fait pendant les matchs”.

    Joël Rubinfeld: “En punir 1 pour en éduquer 100”

    Joël Rubinfeld, président de la Ligue Belge contre l’Antisémitisme (LBCA), condamne les chants entonnés par les supporters mais constate que le phénomène n’est pas nouveau et prend de plus en plus d’ampleur. “Il faut que quelqu’un prenne ses responsabilités, que cela soit au niveau du club, de la justice voire même au niveau des fanclubs”, explique-t-il. Le président de la LBCA considère aussi qu’il y a du laxisme dans le chef des responsables. “La direction du club n’a peut-être pas envie de traiter cette affaire, sachant qu’elle va créer des problèmes. Tout le monde attend que les autres bougent mais personne n’agit.”

    Dans la vidéo, les supporters peuvent aisément être identifiés, pointe notre interlocuteur. “Cela permettrait à la justice de faire bouger les choses, c’est son devoir. Il faudrait pouvoir sanctionner les supporters. Selon moi, en punir 1 pourrait en éduquer 100”, affirme Joël Rubinfeld. Il met aussi en cause l’évolution des réseaux sociaux, qui permettent les dérapages et développent le sentiment d’impunité : “Avant, les gens créaient des faux profils, aujourd’hui, ils ne se cachent plus car ils savent qu’ils ne seront pas poursuivis et punis. Cela doit changer”.

    Le Club Bruges condamne avec force

    Le Club a réagi avec fermeté à la diffusion de cette vidéo qui ne lui était pas étrangère : ” Aujourd’hui est apparue une vidéo online datant du 26 août 2018 dans laquelle des chants antisémites ont été entonnés. C’est un petit groupe, présent au match Club Bruges – Anderlecht, qui a diffusé ces propos immondes. Quelques jours après la rencontre, le Club Bruges a été avisé de ces faits par ses propres supporters et par ses stewards. Le Club a réussi à identifier ces personnes et les a exclues de son stade avant d’entamer contre elles des poursuites judiciaires. Le Club condamne avec force de tels agissements et entend par ce biais s’en distancer radicalement. De tels comportements sont inadmissibles au Club Bruges.”

     

    Source : lalibre.be, 19 décembre 2018

    Les “décoloniaux” à l’assaut des Universités

    Les “décoloniaux” à l’assaut des universités

    Les "décoloniaux" à l'assaut des universités
    Hanane Karim (©Vincent Isore/IP3)

    “Racialisé”, “racisation”, “islamophobie”… Ce vocabulaire, qui s’est installé dans le débat public, est issu d’une mouvance de pensée qui gagne du terrain à l’université. Certains s’en félicitent, d’autres dénoncent l’intolérance de ses partisans.

    “Le féminisme islamique”. Sans point d’interrogation. Comme si les expressions “féminisme” et “islamique” pouvaient être accolées sans susciter la moindre controverse. Voilà sur quoi doivent plancher, à partir de cette semaine, les étudiants en sociologie et science politique de l’université Lyon-II dans le cadre d’un cours consacré aux “mouvements sociaux dans les Etats postcoloniaux”.

    A l’honneur lors de ces travaux dirigés, le livre de Zahra Ali “Féminismes islamiques” (éd. La Fabrique). Cette chercheuse à l’EHESS et à l’Institut français du Proche-Orient milite en faveur du port du foulard. Selon elle, le féminisme “bourgeois de Simone de Beauvoir” a été utilisé à “des fins coloniales, donc aujourd’hui postcoloniales et racistes”. Elle en prône donc un nouveau, “attaché au texte sacré et à la tradition prophétique” et propose:

    “une libération qui pose un tout autre rapport au corps […] marqué par des normes et par une défense du cadre familial hétérosexuel”. Zahra Ali. ©Oumma TV

    Un vide académique

    Cet enseignement délivré à Lyon constitue-t-il une exception ? Ou bien traduit-il l’influence grandissante des tenants de la pensée dite “décoloniale” au sein des facultés françaises ? Selon les postcolonial studies, courant venu du monde anglo-saxon et sud-américain, le “passif colonial” continuerait à structurer toutes nos institutions et représentations. Encore minoritaires dans le champ académique il y a dix ans, ces thèses semblent s’inviter de plus en plus à l’université.

    C’est d’abord une question de vocabulaire. “Racisme structurel” (de l’Etat français), “domination blanche”, ” féminisme islamique”… Une nuée de concepts qui ne se limitent plus aux cercles d’initiés et aux réunions militantes. Un peu partout, on voit se multiplier les cours, les travaux dirigés, les doctorats, les sujets de thèse, les colloques ayant trait à ces questions.

    Beaucoup des chercheurs ou enseignants rencontrés au cours de cette enquête témoignent sous couvert d’anonymat. Le sujet, disent-ils, est trop “brûlant”, trop “passionnel”, “confisqué par les extrêmes”. Pour les esprits “raisonnables”, ceux qui voudraient “continuer à travailler”, il n’y aurait que des coups à prendre à rester “à l’écart des vieilles ou nouvelles chapelles”. 80 intellectuels, dont Elisabeth Badinter, Mona Ozouf, Pierre Nora, Alain Finkielkraut ou encore Boualem Sansal, dénoncent cependant cette “offensive des ‘décoloniaux'” dans “Le Point” cette semaine.

    “Tout cela crée un profond clivage entre collègues”, souligne Gérard Noiriel, directeur d’études à l’Ecole des hautes études en Sciences Sociales (EHESS). Benjamin Stora, président du Musée de l’Histoire de l’Immigration et spécialiste de la guerre d’Algérie, est à peine plus disert. Malgré tout, il lâche :

    “Dans notre pays, nous avons peu de professeurs spécialistes de l’histoire de la décolonisation. Du coup, le sujet est préempté par de jeunes doctorants en sociologie ou en science politique, parfois très dogmatiques.”C’est dans ce vide académique que se sont engouffrés ceux que l’on appelle, et qui s’appellent eux-mêmes, les “décoloniaux”, des chercheurs qui assument d’être aussi des militants.

    A l’université Paris-VIII. (Capture d’écran/Twitter)

    Le 6 novembre dernier, Sciences-Po Aix-en-Provence a programmé une conférence sur le thème : “Un féminisme musulman, et pourquoi pas ?”La conférencière s’appelle Malika Hamidi, sociologue, auteur de plusieurs articles et d’un essai, notamment sur la question du foulard. Elle préconise :

    “La lutte féministe de la musulmane d’Europe sera principalement une lutte contre l’islamophobie et le paternalisme d’un certain féminisme occidental à prétention universaliste.”Habituée des colloques en France (elle a aussi été invitée à l’institut d’études politiques de Lyon et à l’EHESS), Malika Hamidi se targue d’être aussi “une femme de foi et une militante”. A son CV il faut ajouter le titre de directrice générale de l’European Muslim Network, une organisation présidée par Tariq Ramadan.

    “Interdit aux Blancs”

    A Strasbourg, au printemps, la faculté des sciences sociales a fait intervenir dans son master “religions, sociétés, espace public” (préparant aux métiers de médiateur socioculturel et de “référent laïcité”) Hanane Karimi, jeune doctorante en sociologie. Militante de longue date de l’abrogation de la loi interdisant le port du voile à l’école (elle tweete parfois sous le hashtag #Tousvoilés), animatrice en août 2016 d’un séminaire au “camp d’été décolonial” réservé aux “victimes du racisme d’Etat” (et donc “interdit aux Blancs”), Hanane Karimi est, elle aussi, une proche de Tariq Ramadan, même si elle semble avoir pris ses distances depuis qu’il est accusé de viols.

    A l’université de Strasbourg, encore, la parole a été donnée à Valérie Amiraux, titulaire de la chaire de recherche du Canada en étude du pluralisme religieux. La sociologue, qui participe à de nombreux débats en France, fait aussi partie du “comité scientifique” pour la grande consultation des musulmans de France, réuni par Marwan Muhammad, ancien directeur exécutif du Collectif contre l’Islamophobie en France (CCIF), réputé proche des Frères Musulmans et de Tariq Ramadan. Le choix des deux conférencières est totalement assumé par la direction de la faculté des sciences sociales. Il s’agit de deux “universitaires reconnues”, précise son doyen, Jean-Daniel Boyer, qui ajoute que ces deux collègues se sont exprimées dans un cadre “soumis à la critique”.

    Pour ses partisans, la percée de la mouvance “décoloniale” illustre en effet l’expression du pluralisme à l’université, qui s’ouvrirait enfin aux “problématiques” nouvelles travaillant la société. Pas suffisamment encore aux yeux de certains. C’est le cas du sociologue Eric Fassin, directeur du département d’études de genre à Paris-VIII. Cette figure médiatique, qui exerce une réelle influence sur une partie du monde universitaire et intellectuel français, a cosigné une tribune collective, publiée dans “Libération” en 2015, condamnant le rôle de l’Etat français, “comme l’acteur principal d’un racisme institutionnel”. Aujourd’hui, il regrette que les universités soient toujours trop frileuses :

    “Dans le champs d’étude de la question raciale, les postes de professeurs sont rares. Et le travail des chercheurs suscite beaucoup d’opposition.”

    “Pas vraiment la Shoah”

    François Burgat, lui, n’a pas attendu ces dernières années pour faire entendre sa voix. Septuagénaire, directeur émérite de recherche au CNRS, il n’a jamais tourné le dos à Tariq Ramadan, y compris après sa mise en examen pour viol. “La vraie question n’est plus de savoir si Tariq Ramadan ‘a violé trois femmes’, expliquait-il le 26 octobre sur Twitter,mais bien ‘avec l’aide de qui ces trois femmes sont-elles parvenues si facilement à rouler trois magistrats dans la farine’ ?”

    Sur Twitter toujours, après l’émoi suscité par l’assassinat de l’octogénaire juive Mireille Knoll, chez elle à Paris, il n’a pas hésité à écrire : “Oups, ce n’était pas vraiment la Shoah dans un appartement.” Parmi d’autres déclarations publiques, on peut noter ses attaques contre la télévision française qu’il traite de “Télavivision” (en référence à Tel-Aviv) ou ses incitations à “soutenir le CCIF”. Et François Burgat compte toujours autant de disciples au sein de l’Institut de Recherches et d’Etudes sur le Monde arabe et musulman (Iremam) d’Aix-en-Provence, un laboratoire doté de moyens importants et qui accompagne, pour les années 2018-2019, quarante-cinq doctorants dans la rédaction de leurs thèses.

    Récemment, il a ainsi dirigé les travaux de l’un d’eux sur les rapports entre le Qatar et le prédicateur sunnite Youssef al-Qaradawi. Ce dernier, parfois surnommé “le cheikh de la mort “, est l’auteur de plusieurs fatwas autorisant les attentats-suicides ; il déversait, en 2009, sur la chaîne Al-Jazeera, sa haine des juifs :

    “Le dernier châtiment a été administré par Hitler.”La thèse consacrée au prédicateur a été soutenue le 20 novembre 2017, devant un jury présidé par François Burgat. Elle n’a pas encore été publiée, mais certains observateurs qui ont assisté à la soutenance ont été interloqués. “Les relations de Qaradawi avec le Qatar y sont qualifiées de simple ‘soft power islamique de complémentarité’ !” raconte l’un d’entre eux. Son auteur, Nabil Ennasri (formé par Tariq Ramadan, dont il dénonce la “lapidation médiatique”), est aujourd’hui docteur en science politique.

    Des initiatives troublantes

    Parfois, les initiatives de la faculté sont plus troublantes encore. En octobre 2017, des universitaires de Lyon-II ont convié – dans le cadre d’un colloque intitulé “Lutter contre l’islamophobie, un enjeu d’égalité ?” – Abdelaziz Chaambi, le fondateur de la Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie (CRI), mais aussi… fiché S par les services de renseignement. Suite au tollé de nombreuses associations, la présidence de l’université a fini par annuler la manifestation. Cas isolé ? Poursuivons le tour de France.

    En janvier 2018, le syndicat Solidaires Etudiant-e-s de l’université Paris-VII a essayé d’empêcher une représentation de la pièce “Lettre aux escrocs de l’Islamophobie qui font le jeu des racistes”, tirée du livre de Charb, l’ancien rédacteur en chef de “Charlie Hebdo”, mort sous les balles des frères Kouachi. Motifs invoqués par les étudiants :

    “En organisant cet événement, Paris-Diderot participe à ce mouvement de construction raciste d’un ‘ennemi de l’intérieur’, d’une catégorie racialisée dangereuse : le/la musulman-e.”Et que penser des réactions épidermiques de certains enseignants quand, il y a trois ans, la secrétaire d’Etat chargée des Droits des femmes dans le gouvernement de Manuel Valls, Pascale Boistard, a déclaré dans “le Figaro” ne pas être “sûre que le voile fasse partie de l’enseignement supérieur” ? Une vingtaine de professeurs et de maîtres assistants se sont aussitôt violemment insurgés. La prise de position de la secrétaire d’Etat pouvait bien évidemment être contestée ou critiquée, mais pourquoi une partie de l’élite universitaire française est-elle allée jusqu’à lui reprocher d’instrumentaliser le “droit des femmes au profit de politiques racistes et colonialistes”, à la stigmatiser en “islamophobe” et, pis encore, en “porte-parole des pourvoyeurs de haine” ?

    La victoire des Frères musulmans

    Tout cela dessine pour le moins un climat. Et les militants de la laïcité, à l’unisson de certains spécialistes de l’islam, y voient la preuve de la victoire culturelle remportée par les Frères musulmans dans le monde universitaire. Les Frères, expliquent-ils, évitent de mettre en avant leurs propres objectifs. Ils les intègrent dans d’autres combats, comme la lutte contre les discriminations ou pour l’égalité hommes-femmes. Depuis peu, les mêmes s’inquiètent de la percée du Parti des Indigènes de la République, créé en 2005, que sa porte-parole, Houria Bouteldja, définit comme “anti-impérialiste et antisioniste”. Un professeur d’économie , confie, en off :

    “Aujourd’hui, à l’université, si vous vous opposez à ces réseaux, vous passez vite pour un raciste.”Autre confidence, presque apeurée, d’une chercheuse en poste dans le sud de la France, ayant toujours voté à gauche, défendu les droits de l’homme, combattu toutes les discriminations :

    “Avant, le pire pour un universitaire, c’était d’être accusé de plagiat ; maintenant, c’est de se voir traiter d’islamophobe sur internet. Cette accusation signe la fin d’une carrière.”Quelques téméraires, pourtant, osent prendre le risque. Par exemple, Isabelle Barbéris, agrégée de lettres modernes, normalienne, chercheuse associée au CNRS et maître de conférences à Paris-VII. “Certains étudiants, dit-elle, ont été littéralement endoctrinés par des professeurs qui sont de purs militants, mais que leurs titres académiques légitiment auprès des jeunes.” Céline Masson, professeur de psychopathologie clinique à l’université de Picardie Jules-Verne, ajoute :

    “Il existe aujourd’hui une petite cinquantaine d’universitaires très présents sur certains campus qui instrumentalisent la notion de racisme d’Etat.”En juin, Céline Masson a fait paraître avec deux autres professeurs (Isabelle de Mecquenem, professeur de philosophie de l’université de Reims, et Jean Szlamowicz, de l’université de Bourgogne) une tribune titrée : “Un antiracisme sectaire à l’assaut des facs : malaise dans la culture juvénile”. Ils y décryptaient le “discours univoque et véhément”, qui, de colloques en conférences sur l'”islamophobie”, cherche, “au mépris de la rationalité critique”, à “légitimer l’idée d’une racisation de la société et d’un racisme d’Etat”. Ainsi s’impose peu à peu une vision du monde, clivée entre les “indigènes” opprimés et les “Blancs” héritiers de la colonisation.

    Alors que le mot “race” – jusqu’il y a peu signe de ralliement de l’extrême droite – vient d’être effacé de la Constitution française par un vote à l’unanimité de l’Assemblée nationale, en juillet 2018, le voilà qui fait son entrée en force dans les universités, y compris les plus prestigieuses. En juin 2018, la Sorbonne a lancé une série de conférences autour du thème : “Approches phénoménologiques du genre et de la race. Penser les oppressions et les résistances”.

    L'”objectivité du savoir”

    En septembre, Paris-Diderot (Paris-VII) a aussi tenu un ambitieux colloque. Trois jours de réflexion avec au menu : “Racisme et discrimination raciale, de l’école à l’université”. Plusieurs enseignants de Paris-VII disent aujourd’hui à “l’Obs”, mais toujours sous le sceau de l’anonymat, combien ils ont été heurtés par ce symposium. Bien sûr, expliquent-ils, la problématique de la race, en tant que construction sociale, mérite l’intérêt. Bien sûr, poursuivent-ils, les facultés ont toujours eu pour mission d’animer le débat et la recherche. Mais le Code de l’Education prévoit aussi que l’enseignement supérieur soit “indépendant de toute emprise politique, religieuse ou idéologique”. Et qu’il tende à l'”objectivité du savoir”. Or, à lire la présentation des travaux de Paris-VII, il semble d’emblée posé que l’école et l’université françaises sont par nature “racistes”, et produisent automatiquement des discriminations. “C’est donner raison à Bouteldja [la porte-parole des du PIR, NDLR]“, affirme l’un de ces enseignants.

    Si des associations de défense des droits de l’Homme parviennent parfois à lui fermer la porte des facultés – comme à Limoges il y a un an –, à Toulouse, en revanche, elle a été reçue par deux fois en 2016. Elle bénéficie également du soutien de nombreux intellectuels. En juin 2017, après un article du “Monde” consacré au malaise croissant de la gauche face à l'”usage militant des notions comme la ‘race’ ou l”slamophobie'”, une vingtaine de personnalités s’indignent dans une tribune et volent au secours de Bouteldja : “Accusations infondées”, “calomnies”. Parmi les signataires : l’historienne Ludivigne de Bantigny, la sociologue Christine Delphy, la philosophe Isabelle Stengers, l’écrivain Annie Ernaux, ou l’éditeur Eric Hazan.

    Les “thèses” professées par Houria Bouteldja ont depuis longtemps franchi les sphères confinées de la radicalité. En voici un florilège. Sur les Blancs : “J’appartiens à ma race. Au-dessus de moi, il y a les profiteurs blancs. […] Mes oppresseurs.” Sur l’homosexualité : “La tarlouze n’est pas tout à fait un homme. Ainsi, l’Arabe qui perd sa puissance virile n’est plus un homme.” Sur les juifs : “Pour le Sud, la Shoah est – si j’ose dire – moins qu’un détail. […] Cette histoire n’est pas la mienne en vérité […]. C’est pourquoi, je vous le dis en vous regardant droit dans les yeux : je n’irai pas à Auschwitz.”

    Le collectif Lallab des femmes musulmanes lors d’un rassemblement féministe des quartiers populaires devant la Basilique Saint-Denis, le 11 mars 2017. (Anita Pouchard Serra / Hans Lucas)

    “Femmes, voilez-vous !”

    Lors des grèves des facs au printemps, on a pu mesurer l’effet de tels discours sur les étudiants. Les murs de plusieurs universités ont été tagués de slogans racistes (“Mort aux Blancs”, “Fuck White People”, “Assimilation = ethnicide”, ” Si le racisme antiblanc existait, je serais un gros faf”) ou à connotation islamiste (“Femmes, voilez-vous !”, “Allahou akbar”, ” Califat Queer “). Pendant le même mouvement de grève, lors d’une conférence à Nanterre, deux militants ” décoloniaux ” ont été jusqu’à soutenir que “la gauche blanche enjoint aux non-Blancs de s’identifier comme homosexuels “. Pourquoi ?” Parce que la majorité blanche du Nord impose sa vision de la sexualité, qu’elle prétend universelle et émancipatrice, à l’intégralité de la population non-blanche du Sud qui ne lui a rien demandé. ” Sus à l'”homoracialisme français”, concluaient les deux ” décoloniaux “. A bas l'”impérialisme gay” (l’une des expressions phares d’Houria Bouteldja).

    Sous la pseudo-spécialisation du langage, des alliances, en apparence contre-nature, se nouent. Entre les Indigènes de la République, les Frères musulmans (lesquels conceptualisent également une racialisation de l’islam) et certains militants d’extrême gauche. Tous unis pour dénoncer un “racisme d’Etat structurel, pensé, organisé et légalisé par des Blancs” et pour instituer les “indigènes” (noirs, arabes ou asiatiques) en “nouveaux damnés de la terre”.

    Exemple tout récent : le Collectif Rosa-Parks, qui, en octobre, a appelé à faire la “grève de la France” (“On disparaît de nos lieux de travail, de nos facs, de nos écoles”) pour dénoncer la “gestion raciale” des populations et la “ségrégation” érigée en “système”. Au bas de cet appel, les signatures d’Houria Bouteldja du PIR, de Marwan Muhammad du CCIF et d’une dizaine d’universitaires, parmi lesquels les “indigénistes” assumés Nacira Guénif-Souilamas, professeur de sociologie à Paris-VIII, et Françoise Vergès, politologue.

    De l’avis de tous ceux que nous avons rencontrés au cours de cette enquête, la mouvance “décoloniale” gagne du terrain à l’université. Certains s’en réjouissent, d’autres s’en inquiètent. Le plus souvent en silence. Un professeur est allé jusqu’à nous avouer sa “terreur” face à d’éventuelles représailles d’étudiants. Un autre craint de ne plus “obtenir de crédits” pour ses recherches s’il critique les orientations de son labo. Discours inutilement alarmistes ? Peut-être est-il simplement temps d’ouvrir le débat sur le sujet, sans anathèmes ni fantasmes, et de faire un état des lieux.

    L’antisémite n°1 d’Amérique: Luois Farakhan

    L’antisémite n°1 d’Amérique : Louis Farakhan

    Le principal antisémite d’Amérique : Louis Farakhan

     Par Manfred Gerstenfeld

     Les incidents antisémites ont augmenté de 57% aux Etats-Unis en 2017, selon la Ligue contre la Diffamation. C’est sa croissance la plus remarquable depuis 1979.[1]. Les meurtres de 11 Juifs dans une synagogue de Pittsburgh, en octobre 2018 ont mis l’éclairage sur les suprématistes blancs qui sont une composante importante du problème de la promotion de la haine antijuive dans le pays.

    L’idée que les Juifs représentent le mal absolu trouve son origine dans le christianisme. Depuis des siècles, le Juif a souvent été dépeint comme le meurtrier de D.ieu, l’antéchrist et aussi Satan. Joshua Trachtenberg a résumé de quelle façon le Christianisme médiéval percevait le Juif comme “un sorcier, meurtrier, cannibale, empoisonneur et blasphémateur[2]“.

    Pourtant, se focaliser exclusivement sur l’extrême-droite conduit à des perceptions éminemment trompeuses dans l’analyse du problème de l’expansion de l’antisémitisme. On peut le démontrer aisément si on tente d’évaluer les torts commis par la personne qui personnifie de la manière la plus fervente l’antisémitisme aux Etats-Unis.

    Le candidat primordial à ce rôle est Louis Farrakhan, grand prêtre et dirigeant de la Nation of Islam ( NOI), un mouvement politico-religieux afro-américain. NOI s’est formé en 1930. Le nombre de ses membres est estimé entre 20.000 et 50.000 personnes. Farrakhan est parfaitement qualifié pour l’obtention du titre d’antisémite américain dominant et à plein temps, à cause de son emploi d’une grande diversité de poncifs antisémites.

    Farrakhan a désigné le Judaïsme comme une “religion de caniveau” et une “religion dévouée à Satan”. Il continue aussi à vomir sa haine contre les Juifs en tant que peuple et contre l’Etat d’Israël. Son incitation persévère à travers les décennies. En mars 1984, Farrakhan a fait l’éloge d’Adolf Hitler, en le désignant comme un “très grand homme[3]“. Farrakhan est également homophobe et raciste anti-blancs.

    La bibliothèque virtuelle juive a subdivisé une sélection limitée des déclarations antisémites de Farrakhan en plusieurs catégories[4] :

    Une des plus prédominantes concerne les théories de la conspiration. Farrakhan  soutient l’assertion que les Juifs israéliens et sionistes ont eu un rôle fondamental dans les attentats du 11 Septembre (2001). IL a prétendu que les Juifs avaient reçu des sms les alertant de ne pas se rendre au travail le 11 Septembre[5].

    En droite ligne sur le thème des “Juifs comme mal absolu”, Farrakhan parle des “Juifs sataniques”. Dans un sermon, il a déclaré que les “Juifs sataniques” avaient infecté le monde moderne par le poison et la tromperie[6] “. Le Juif comme “empoisonneur” fait partie des thèmes antisémites classiques. Au XIV ème siècle, durant la peste de la Mort Noire, les Juifs ont été accusés d’empoisonner les cours d’eau et les puits. De nombreux Juifs ont été assassinés à cause de ces fausses accusations mensongères[7].

    Les Nazis allemands ont procédé à la biologisation du langage. Dans ce cadre, les Juifs se sont transformés en “bactérie”, en “vermine”, en “parasites” et en d’autres types de “sous-humains” d’une grande bassesse. C’est ainsi qu’ils ont préparé le terrain en vue du génocide. Le choix du mot “termite” par Farrakhan appartient à cette catégorie du sous-homme[8].

    En plus des motifs antisémites du mal abolu, de l’empoisonnement et de la biologisation, Farrakhan déclare aussi fréquemment que le “Pouvoir juif est gigantesque”. dans les années 1990, il a affirmé que les Juifs sont un peuple en petit nombre, mais qu’ils sont le plus puissant au monde[9]“. Il a aussi dit : “Dès que vous voulez quelque chose en ce monde, ce sont les Juifs qui tiennent la porte (l’accès)[10]“.

    Farrakhan prétend que les Juifs “contrôlent le monde, le pouvoir financier et qu’ils exercent “une somme énorme d’influence sur les affaires du gouvernement[11]“. Il a affirmé qu’Israël et les Juifs contrôlent à la fois le Sénat et la Chambre des représentants (Congrès). Il a,en outre, fait référence aux personnes blanches dans des postes-clés au Mexique comme étant des “Juifs mexicains[12]“. Farrakhan accuse même les Juifs d’avoir aidé le Troisième Reich sur la route vers le pouvoir[13].

    Parfois Farrakhan conjugue deux thèmes antisémites entre eux. Il a déclaré “Vous les Juifs avez enroulés vos tentacules autour du gouvernement des Etats-Unis[14]“. Cela reflète ses thèmes haineux sur le gigantisme du pouvoir juif redoublé par la nature sous-humaine des Juifs.

    La double allégeance, le thème antisémite le plus fréquent de par le monde, fait aussi partie des accusations antisémites rituelles de Farrakhan. Il établit la liste d’un certain nombre de Juifs qui ont étroitement travaillé avec les présidents américains, en ajoutant  : “Toute personne juive qui se trouve dans l’entourage du président est un citoyen binational d’Israël et des Etats-Unis d’Amérique[15]“.

    Lorsque Farrakhan s’est rendu en visite à Téhéran en novembre 2018, il s’est exprimé devant les étudiants en droits de l’Université de Téhéran. A la fin de son discours, Farrakhan et les étudiants ont entonné : “Mort à Israël” et “Mort à l’Amérique[16] [17]“. Farrakhan a aussi désigné l’instauration de l’Etat d’Israël comme un “acte hors la loi” et il a accusé l’Etat Juif de “vol, de mensonges et de tromperie[18]“.

    Il existe diverses dimensions supplémentaires à l’antisémitisme de Farrakhan. On aurait pu s’attendre  à entendre, dans son propre mouvement, des voix protestataires fortes, au fil des années contre l’extrémisme antisémite de leur leader. Comme cela n’a pas été le cas, la Nation of Islam est un mouvement souillé par cette tâche indélébile.

    Alan Dershowitz a souligné qu’à la différence d’autres antisémites notoires, les hautes personnalités des principaux courants en Amérique ne dédaignent pas de le rencontrer. Dershowitz remarque qu’une photo a récemment fait surface d’un Barack Obama souriant en compagnie de Farrakhan, en 2005[19]. Ce tête-à-tête avait été arrangé par le Caucus Noir. Dershowitz soulignait qu’aucune personnalité prédominant ne s’assiérait aux côtés du suprématiste et antisémite à plein temps David Duke, un ancien grand sorcier du Ku Klux Klan[20].

    Aux funérailles de la chanteuse Aretha Franklin, en août 2018, Farrakhan bénéficiait du statut privilégié des célébrités, se trouvant assis à seulement deux places de sièges de l’ancien Président Bill Clinton[21].

    Linda Sarsour, Co-Présidente nationale de la Marche des Femmes et ancienne directrice exécutive palestino-américaine de l’Association Arabo-Américaine de New York, qui soutient un boycott d’Israël, est aussi une fervente partisane de Farrakhan depuis des années[22].

    En février 2018, une autre co-présidente nationale de la Marche des Femmes, Tamika D. Mallory (photos ci-dessus, dont la première avec Linda Sarsour) assistait à la Journée annuelle des Bienfaiteurs de la Nation Of Islam à Chicago. Là, Farrakhan a livré un discours d’introduction incendiaire qui comprenait des déclarations à propos des “Juifs puissants” qu’il considère comme ses ennemis. Alors que Mallory et Sarsour ont condamné l’antisémitisme, l’homophobie et d’autres formes de haine, elles n’ont en aucun cas dénoncé Farrakhan. Il y a donc naturellement eu des appels à la démission de ces indignes co-présidentes[23].

    La coalition juive républicaine a appelé à démissionner sept députés qui se sont assis avec Farrakhan, los de rendez-vous personnels alors qu’ils étaient en fonction : Andre Carson (D-Ind.), Maxine Waters (D-Calif.), Danny Davis (D-Ill.), Al Green (D-Tx), Barbara Lee (D-Calif) et Gregory Meeks (D-NY) aux côtés du représentant Keith Ellison (D-Minn.), le vice-président du Comité National Démocrate[24]“.

    Ellison a, depuis, été élu Procureur Général du Minnesota. Après un tollé, certains de ces politiciens ont explicitement condamné Farrakhan. Il y a aussi eu des condamnations de ces rencontres, de la part de certains représentants démocrates[25]. Par ces affichages en la compagnie de Farrakhan, ces sept hommes politiques démocrates et d’autres personnages de haute stature légitiment l’antisémite dominant de l’Amérique.

    Ces mêmes politiciens suffisants, qui n’hésiteraient pas à condamner David Duke si on leur demandait de le faire, restent fréquemment réticents à le faire en ce qui concerne Farrakhan. Le Rabbin Shmuley Boteach en a donné une illustration, en soulignant que le Sénateur américain Corey Booker, qui nourrit des ambitions présidentielles, s’est affirmé contre l’antisémitisme, mais a savamment évité de condamner Farrakhan[26].

    Ce qui précède pose un problème fondamental. Dans un pays démocratique, un homme qui est une telle source régulière de discours de haine devrait être déféré devant un tribunal et condamné à une peine de prison. Cependant, ce n’est pas possible aux Etats-Unis à cause du Premier Amendement de la Constitution qui garantit la liberté d’expression, même aux incitateurs les plus extrémistes.

    Par Manfred Gerstenfeld

    Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

    “Israël peut atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient avec ses missiles” (Netanyahou)

    “Israël peut atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient avec ses missiles” (Netanyahou)

    Prime Minister Benjamin Netanyahu visits Israel Aerospace Industries on December 17, 2018.
    Kobi Gideon (GPO)

    Le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou a déclaré lundi qu’Israël avait la capacité d’atteindre n’importe quelle cible au Moyen-Orient grâce à ses missiles offensifs, lors d’une visite des locaux de l’entreprise de construction aéronautique israélienne (IAI).

    “Il existe une accumulation d’esprits très talentueux et de personnes qui développent la (technologie) de pointe de la défense de l’État d’Israël, des microsatellites que nous allons lancer dans l’espace aux missiles. L’espace est une immense sphère dans laquelle l’Etat d’Israël entre”, a affirmé Netanyahou.

    “Ils développent ici des missiles offensifs qui peuvent atteindre n’importe quelle cible dans la région. Cela représente le pouvoir offensif de l’État d’Israël qui est très important pour nous dans tous les domaines. Ils développent ici des systèmes d’armes dotés de capacités qu’aucun autre pays ne possède”, a-t-il ajouté.

    Israël est connu pour ses technologies militaires de pointe qu’il exporte dans le monde entier.

    Kobi Gideon (GPO) Prime Minister Benjamin Netanyahu visits Israel Aerospace Industries on December 17, 2018.
    Kobi Gideon (GPO)

    “C’est la réalisation du génie juif dans toute sa splendeur. L’IAI sait comment aller où que ce soit pour le bénéfice du peuple israélien. Décidez et nous irons où bon nous semble. (Seul) le ciel est la limite”, a déclaré Harel Locker, le président de l’IAI.

    Netanyahou s’est également exprimé sur la vente d’avions de chasse israéliens F-16 pour le montant de 500 millions de dollars à la Croatie, laquelle aurait été bloquée par les Etats-Unis.

    “J’ai traité de cela personnellement. Pour le moment, il est trop tôt pour être plus clair. Nous y travaillons”, a assuré Netanyahou.

    En mars dernier, le Conseil de défense croate avait favorablement accueilli l’offre de vente israélienne d’une escadrille de F-16 afin de moderniser son aviation, une décision qualifiée d’historique par le ministre de la Défense.

    Les F-16 sont appelés à remplacer les avions de production russe MIG-21 obsolètes de l’armée de l’air croate.

    Or, début décembre des responsables israéliens ont déclaré que l’administration Trump s’était opposée à l’ accord d’armement à hauteur de 500 millions de dollars entre Israël et la Croatie, pour la vente de 12 avions de combat F-16 fabriqués aux États-Unis, rénovés et modernisés par Israël.

    Ils la volent, la frappent et la traitent de “sale Juive” | jforum.fr

    Témoignage de la mère de la jeune fille :

    “ce soir ma fille de 20 ans c’est faite agresser en bas de chez moi av du 8 mai il l’ont tabassée, tout pris, mais leur but c’était de taper et ils lui on dit a plusieurs reprise : ” t’as peur la juive t’as peur”. Entre temps une dame qui venait par là a attiré l’attention de ces barbares et ma fille a pu se sauver pour chercher de l’aide. Mais avant que la dame n’ait surgit, il lui avait déjà tout volé et ils continuaient encore à la taper. Donc le motif n’est pas le vol”.

    Sarcelles : enquête ouverte après une agression antisémite

     

    Une enquête a été ouverte après l’agression lundi à Sarcelles (Val-d’Oise) d’une jeune femme de 20 ans qui affirme que deux jeunes lui ont cassé le nez avant de lui dérober son sac et de la traiter de “sale juive”, selon des sources concordantes. La victime, qui a déposé plainte, dit avoir été accostée par deux adolescents vers 19H00 dans le quartier dit de la “Petite Jérusalem”, où vit une importante communauté juive, a relaté une source policière. Selon son témoignage, recueilli par la police, ses agresseurs lui ont donné un coup de poing avant d’arracher son sac à main et de lui lancer : “Tu as eu peur, sale juive”.

    » LIRE AUSSI – Nouvelle agression antisémite d’un adolescent dans le Val-d’Oise

    Le parquet de Pontoise a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête et retenu “pour l’heure” le caractère antisémite de l’agression. Dans un communiqué, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme a déploré une “nouvelle agression antisémite” sur cette jeune femme “ciblée parce que juive”.

     

    Les faits se sont déroulés lundi à Sarcelles, dans le quartier de la “Petite Jérusalem” car il abrite une importante communauté juive. Une femme âgée de 20 femme est abordée deux adolescents. Il est 19h. Mais aussitôt l’un d’eux lui assène un coup de poing, son nez est cassé. C’est alors qu’ils lui dérobent son sac à main et déclarent, avant de prendre la fuite : “Tu as eu peur sale juive”.

    Le jeune femme a déposé plainte. Le parquet de Pontoise a ouvert une enquête et a retenu le caractère antisémite de l’agression. 

    Le Bureau National de vigilance contre l’antisémitisme n’a pas tardé à réagir et déplore une nouvelle agression sur une femme “ciblée parce qu’elle était juive”.

    Par France 3 Paris Île-de-France avec AFP  
    Communique de Presse
    Le BNVCA condamne avec force la nouvelle agression antisémite commise le 17 décembre 2018 à Sarcelles (95) contre une jeune fille juive de 20 ans .
    Selon nos informations proches de la victime, alors qu’elle rentrait de son travail, pour rentrer à son domicile avenue du Huit mai 1945, la jeune fille a été agressée par 2 jeunes qu’elle décrit de couleur d’origine africaine et âgés d’environ 17 ans. L‘ayant ciblée parce que juive pour la dépouiller, lui voler son téléphone portable, les deux assaillants l’ont frappée violemment au visage, tout en criant des injures antijuives, ainsi que ” T AS PEUR LA JUIVE T AS PEUR”
    La victime n’a dû son secours qu’à l’intervention d’une passante qui s’est interposée, lui permettant de s’échapper. Blessée elle a pu regagner son domicile,le visage en sang, le nez cassé.
    La victime a dépose plainte.
    Le BNVCA demande à la Police de tout mettre en oeuvre pour identifier rapidement les auteurs de cette nouvelle attaque antijuive violente  et les interpeller pour les mettre hors d’état de nuire.
    Le BNVCA se constituera partie civile aux côtés de la victime.
    Le BNVCA rappelle et recommande à toute victime, à  tout témoin d’un acte de nature antisémite de nous prévenir IMMEDIATEMENT en appelant la hot line 06 63 88 30 29 ou en informant le site BNVCA.ORG
    Le Président
    Sammy GHOZLAN
    06 09 67 70 05
    01 77 38 49 44
    Drancy le 18 décembre 2018
    Article Jforum

    Fin de la Liberté d’expression sur Radio J ?

    Fin de la liberté d’expression sur Radio J ?

    Dov Zerah, nouveau président de Radio J, dès sa prise de fonction, a imprimé sa vision de la liberté d’expression en interdisant à compter du vendredi 7 décembre, la diffusion (payée au demeurant) de la chronique hebdomadaire de l’UPJF. Cette chronique diffusée chaque dimanche vers 15H15 sur Radio J faisait partie du paysage communautaire depuis une vingtaine d’années.
    J’ai accepté naturellement, précisément au nom de la liberté d’expression, la demande de Claude Barouch, président de l’UPJF, de s’exprimer pour faire part de son mécontentement, dans la ligne ouverte de ce dimanche 16 décembre.
    10 minutes après l’intervention de Claude Barouch, alors que je dialoguais avec des auditeurs, Dov Zerah a donné l’ordre à notre technicien réalisateur, que les micros me soient coupés et que de la musique soit diffusée à la place.
    J’ai juste eu le temps de protester contre cette censure.
    La « ligne ouverte » est (ou était) un rare lieu où tous pouvaient s’exprimer sans censure (sauf propos délictuels). J’anime (ou j’animais) cette émission depuis 37 ans, bénévolement en y consacrant mes dimanches après-midi.
    Co-fondateur de Radio J, si ces décisions persistent, je devrai me résoudre à ce que cette radio devienne la radio d’une pensée unique, au détriment de tous ceux n’appartenant pas aux « élites bien pensantes » dans notre communauté.
    Source :
    https://www.facebook.com/guy.rozanowicz?__tn__=%2CdC-y.g-R&eid=ARBgWjtGEQJi3G1lgI-ufVRIwdufQrmcG_u09R3qcvUOgUPT-q1biAvTV7Yxr50j_DZIGnsa7iG7HFFc&hc_ref=ARStZwPcGwFxwmUaEJKooaqj9KsN0FTi6pyHEEFKxeetL-n0KpRDLmqubyPLYUTsHPc&fref=nf

    Radio J et Judaiques FM changent de direction

    Changement dans deux radios juives de Paris, Radio J et Judaiques FM, qui ont été reprises par Marc Eisenberg. Ces deux radios se partagent une seule et même fréquences à Paris : 94.8.

    Les deux antennes resteront distinctes à la demande du CSA mais seront quand même certainement regroupées sur un même site. C’est Raphy Maciano qui dirige désormais Judaiques FM et et Dov Zerah dirigera Radio J. Les nouvelles direction sont déjà en place. Rappelons que sur Paris, quatre radios se partagent la « fréquence juive » depuis 1981. Chacune représente des tendances différentes. qui n’ont pas réussi à se mettre d’accord pour créer une fréquence unique. Radio J, qui est supposée être la plus proche des milieux religieux et celle qui serait aussi la plus proche des idées du gouvernent israélien actuel. Elle émet de 4h à 8h et de 14h à 16h30.
    Judaiques FM qui émet de 8h30 à 11h, de 21h à 23h et de minuit à 2h30. Elle était supposée être politiquement plus indépendante.

    RCJ (Radio de La Communauté Juive) actuellement dirigée par Paule Henriette Levy, dépend du FSJU, le Fonds Social Juif Unifié, une institution juive représentative. Elle est considérée comme la plus institutionnelle. RCJ se veut être la radio la plus culturelle. Elle émet de 8h à 8h30, de 11h à 14h et de 23h à minuit et Radio Shalom a été reprise par deux de ses journalistes, Bernard Abouaf et Pierre Gantus. La radio se veut comme un lieu d’information entre les communautés et est plus proche des milieux favorables à un processus de paix au Moyen Orient. Elle émet de 16h30 à 21h.


    Dov Zerah, né le 31 juillet 1954 à Tunis (Tunisie), a occupé le poste de directeur général de l’Agence française de développement (AFD) du 2 juin 2010 au 29 mai 20131. Il était également président de Proparco, filiale de l’AFD spécialisée dans le financement du secteur privé ; censeur d’OSEO.
    Dov Zerah est diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris, possède une maîtrise de Sciences économiques de l’université de Panthéon-Sorbonne, est ancien élève de l’École nationale d’administration (ENA, Promotion Voltaire (1980) et auditeur de l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN – 59e session)
    De 1981 à 1993, avant de devenir sous-directeur des Affaires bilatérales, il occupe quatre postes à la direction du Trésor : adjoint au chef du bureau du financement des entreprises, chef du bureau de la Réglementation bancaire et des relations avec la profession bancaire, chef du bureau des banques, et chef du bureau de la zone franc et de l’Afrique sub-saharienne. De 1984 à 1986, il est attaché financier à la représentation permanente de la France auprès des Communautés européennes.
    De 1993 à 1999, il occupe des postes de direction de cabinets, cabinets des ministres de la Coopération, puis de l’Environnement, puis du commissaire européen chargée de la recherche, de l’innovation, de l’éducation, de la formation et de la jeunesse. De juin 1993 à novembre 1995, il est directeur délégué à la direction générale de la Caisse française de développement (CFD), qui deviendra l’AFD.
    De 1999 à 2002, il est président de la Compagnie cotonnière (COPACO) et président de Dagris (Développement des agro-industries du sud) ex-Compagnie française pour le développement des fibres textiles (CFDT), holding de sociétés cotonnières implantées dans une trentaine de pays principalement africains.
    De 2002 à 2007, il est directeur des Monnaies et médailles au ministère de l’Économie.
    En avril 2007, il est nommé conseiller maître à la Cour des comptes2.
    Dov Zerah a enseigné à l’Institut d’études politiques de Paris (Sciences Po), à l’Institut supérieur du commerce (ISC), ainsi qu’à l’École des hautes études commerciales de Paris (HEC).
    Conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine de 2008 à 2014, il a été administrateur des Consistoires central et de Paris de 2009 à 2014.
    Dov Zerah est vice-président du Groupe « Que faire ? », qui rassemble d’anciens membres de cabinets ministériels de droite, du centre et de gauche, ainsi que des dirigeants d’entreprises.

    Marcelle Machlu du Technion révolutionne le traitement du Cancer?

    Marcelle Machluf révolutionne le traitement du cancer?

    Marcelle Machluf, professeure au Technion en Israël, a trouvé le procédé pour s’attaquer aux tumeurs cancéreuses sans affecter les cellules saines.

    Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France, a interviewé le Pr Marcelle Marchluf, Doyenne de la faculté de Biotechnologies et de Génie alimentaire au Technion.

    Née au Maroc, elle a fait toute sa scolarité à Ashdod. Cette grande ville d’Israël située au sud de Tel Aviv peut ainsi s’enorgueillir d’avoir vu grandir l’une des plus éminentes scientifiques d’Israël, ancienne étudiante de l’école Médicale de Harvard (USA).

    Fidèle à sa ligne éditoriale, Israël Science Info met à nouveau en lumière des femmes d’exception en Israël, chercheuses ou entrepreneuses.

    Quel a été votre parcours ?

    Je suis une scientifique, membre de la communauté du Technion.  Je suis née au Maroc, et je suis arrivée en Israël à un an, avec ma mère et ma grand-mère. Nous avons quitté le  Maroc parce que les Juifs du Maroc à l’époque considéraient Israël comme la Terre Promise.

    J’ai été élevée à Ashdod, où j’ai suivi toute ma scolarité, puis j’ai obtenu mon Bachelor en chimie et biologie à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Après quoi, je me suis mariée, et avec mon mari nous avons déménagé dans le sud d’Israël où j’ai obtenu mon Master et mon Doctorat à l’Université Ben-Gurion du Néguev.

    C’est à ce moment que j’ai décidé de changer pour la faculté d’ingénierie, j’ai passé un diplôme en génie chimique et ingénierie médicale. Ce fut un moment clé : j’ai réalisé que je voulais faire des sciences appliquées et non plus de la science théorique.

    J’ai par la suite étudié pendant cinq ans à l’école Médicale de Harvard en post-graduate, programme appelé aussi post doc-fellowship. J’ai donc déménagé avec mes deux enfants, mon époux et ma mère. Mon dernier enfant est né là-bas.

    Après ces cinq années, j’ai été recrutée par le Technion, à la Faculté de Biotechnologie et d’Agro-technologie, dont je suis aujourd’hui la Doyenne.

    Toutes mes recherches sont en rapport avec les sciences appliquées et ont pour but de développer des applications médicales dans le domaine du cancer, ou dans la création de tissus biologiques.

    Vous êtes spécialisée dans la recherche sur le cancer et les cellules souches, pourquoi ?

    Dans la lutte contre le cancer, nous développons l’administration localisée de médicaments, c’est-à-dire l’injection de médicaments à l’endroit précis où se situe la tumeur. Cela rend le traitement plus efficace, tout en permettant de réduire les effets secondaires et la quantité de médicaments administrée au patient. La plupart des études dans le monde réalisées dans ce domaine utilisent des matières synthétiques pour administrer le traitement au patient.

    Dans notre laboratoire nous utilisons uniquement ce que notre corps a déjà produit naturellement pour combattre le cancer. L’idée est que nous avons dans la moelle osseuse, ce que l’on appelle des cellules souches adultes. Tout le monde possède ces cellules souches somatiques qui sont particulièrement de bonne qualité.

    Cependant, lorsqu’une tumeur apparaît et qu’elle se développe, elle envoie un signal aux cellules souches somatiques qui quittent alors la moelle osseuse et viennent protéger la tumeur.  C’est ce qu’elles font, elles ne le savent pas, mais elles le font.

    Dès lors, nous avons pensé utiliser le fait que ces cellules souches puissent reconnaître et localiser la tumeur et agir sur ce qui n’allait pas. Nous avons donc extrait ces cellules.

    Cependant, je ne voulais pas travailler directement sur les cellules, parce que si elles peuvent faire ce que vous voulez, elles peuvent également adopter des comportements néfastes.

    Nous avons pris les cellules souches somatiques, et retiré tout ce qu’il y avait à l’intérieur, pour  conserver uniquement les membranes. Nous avons conservé avec la membrane tout ce qui est capable de détecter la tumeur. Nous ne savons pas ce que c’est, mais c’est bien là.

    Puis nous avons ensuite inséré une nano-vésicule appelée nano-vésicule hybride et rebaptisé ces cellules, « cellules nano-fantômes ». Fantômes parce que nous en avons retiré tout ce qu’il y avait à l’intérieur.

    Après cela, nous avons rempli le « fantôme » avec le médicament, avant d’injecter le nano fantôme dans le corps malade. Lorsqu’il y a une tumeur, les nano-fantômes la localisent, s’y accrochent – et délivrent  le médicament sur la tumeur.

    C’est un fait, et c’est ce que nous avons constaté. Elles tuent presque l’ensemble des tumeurs avec lesquelles elles entrent en interaction. Au stade de notre recherche, nous avons constaté que ces cellules nano fantômes peuvent tuer une tumeur en un peu plus de deux semaines.

    C’est extrêmement impressionnant. Cela nous a pris sept ans pour obtenir ce résultat.

    Aujourd’hui c’est une découverte majeure pour le laboratoire et plusieurs investisseurs sont venus vers nous, afin de transposer le modèle dans les milieux médicaux.

    De plus nous avons remarqué que ces nano fantôme ne s’attaquent pas qu’à un seul type de tumeur, mais bien à l’ensemble des tumeurs présentes.

    Des tests supplémentaires nous ont également montré qu’elles ne détectent pas seulement les tumeurs et mais également les métastases, et à  l’heure actuelle, il n’y a aucun système qui puisse détecter les métastases. Avec un peu de chance, nous en avons un désormais. Nous ne savons pas encore comment cela fonctionnera, mais dans le cas des animaux, tout fonctionne parfaitement.

    Vous avez été nommée Doyenne de la faculté de bio-technologie et d’agro-technologie, en tant que femme, quel est votre ressenti ?

    Je suis déçue qu’il n’y ait pas suffisamment de femmes aux plus hauts niveaux académiques, notamment professeur. Nous ne sommes que 10% à enseigner à temps plein au Technion, mais le Technion est en train d’évoluer. Nous somme cinq Doyennes pour la première fois en Israël, dans le secteur de l’ingénierie, ce que vous ne trouvez pas dans les autres universités.

    Mise à part cela, je  pense que les femmes, les jeunes filles, n’ont pas assez appris qu’elles peuvent être excellentes dans le secteur de l’ingénierie, ou dans le domaine des sciences exactes, des mathématiques ou de la physique. On enseigne aux filles qu’elles devraient faire autre chose. Je pense que le temps aidera à changer cela.

    Mon sentiment est que oui, vous devez croire en vous. Oui, c’est très difficile parce que c’est un monde contrôlé par les hommes, mais c’est en train de changer. Plus seront nombreuses les femmes qui intégreront de hautes positions dans ces domaines, plus nous verrons de femmes. Les femmes peuvent selon moi apporter beaucoup, à la fois dans les sciences et  le management des sciences.

    Vous êtes également Directrice du Centre d’Innovation Alimentaire

    Ce centre fait partie de ma faculté. Nous sommes en train de développer des accélérateurs et des innovations dans le monde de la cuisine et de l’agroalimentaire. Et parce que je suis la Doyenne j’essaie de placer cela au cœur de notre projet. Notre faculté est l’épicentre de l’innovation alimentaire en Israël.

     Quelles relations souhaiteriez-vous tisser entre votre faculté et la France ? 

    Pour le moment nous n’avons pas d’interactions, mais nous espérons que des entreprises françaises viendront rejoindre le mouvement que nous initions pour l’innovation alimentaire. Il y a beaucoup  d’entreprises françaises dans le secteur alimentaire, et nous espérons qu’elles seront amenées à travailler avec nous. Peut-être que cela interviendra plus vite que prévu.

    Que représente le Technion France pour vous ?

    Pour moi premièrement, c’est une de mes maisons. Je suis venue plusieurs fois, je sais tout ce que vous accomplissez Muriel. La France est un des leaders en Science en Europe, tout comme l’Angleterre. Des Institutions scientifiques majeures sont françaises. Par conséquent, plus nous collaborerons, plus les progrès seront importants et ce, pour l’ensemble des pays. Nous disposons de savoirs en Science complémentaires. En Israël, certains groupes travaillent avec l’Inserm, Paris V, et de nombreuses autres institutions. J’aimerais les voir interagir davantage et que des Centres de recherche rejoignent à la fois des Institutions françaises et israéliennes. Nos deux pays en bénéficieraient fortement.

    Source blog de Muriel Touaty, Directrice générale du Technion France

    Libération et l’intox des « routes pour colons »

    Libération et l’intox des « routes pour colons »

    Le correspondant de « Libération » a écrit qu’Israël avait ouvert une « bretelle autoroutière pour les colons ». InfoEquitable l’a vérifié : c’est complètement inexact.

     

    Une actualité lourde et chargée occupe Israël, dont les ressortissant ont été visés cette semaine par plusieurs graves attaques – à commencer par celle qui a coûté la vie à un bébé qui a eu le malheur d’attendre le bus dans le ventre de sa mère lorsqu’un terroriste palestinien a tiré sur la foule, et qui malgré une césarienne d’urgence ne put survivre que quatre jours.

    En dépit de ces événements dramatiques, le correspondant de Libération Guillaume Gendron a trouvé le temps de rédiger une « chronique de mode » au ton léger autour des habitudes vestimentaires de Benjamin Nétanyahou. Ce texte facétieux s’amuse d’un accessoire de mode adopté Premier ministre israélien qui, en bon animal politique, soigne tous les aspects de son image. La doudoune qu’il porte lors de ses visites de terrain n’a forcément pas été choisie au hasard. Elle fait même des émules, explique Guillaume Gendron :

     

    Et évidemment, il l’avait sur le dos quelques heures plus tard au moment d’inaugurer une nouvelle bretelle autoroutière pour les colons, promettant qu’«aucun Juif ne serait jamais déraciné» de la Cisjordanie occupée, au côté de son ministre des Transports et du Renseignement, lui aussi vêtu d’une… doudoune noire matelassée.

     

    La bretelle autoroutière en question est l’échangeur d’Adam, situé en Samarie (Cisjordanie). Elle sépare une route qui relie cette region à Jérusalem, quelques kilomètres au sud de là, et une autre qui va vers Qalandia, passage vers la ville de Ramallah. Est-ce une bretelle pour colons ? Non !

    Guillaume Gendron, qui a une longue expérience dans la région, ne peut pas l’ignorer : le réseau routier de la zone C est ouvert à tous les véhicules, israéliens comme palestiniens !

    L’administration civile israélienne (en charge de cette zone C selon les accords d’Oslo) l’a d’ailleurs confirmé le jour même de la parution de l’article de Libération :

     

     

    Le nouvel échangeur d’Adam (…) dessert à la fois les Palestiniens et les Israéliens.

     

    Non, la nouvelle bretelle autoroutière n’est pas « pour les colons ». Elle dessert tous les habitants de la région sans distinction. La tournure de la phrase suggère un « apartheid » inexistant.

    Plusieurs lecteurs de Libé ont déjà signalé l’erreur. A moins que Guillaume Gendron n’ait accès à d’autres informations que nous ignorerions – et dans ce cas nous les ferions suivre à nos lecteurs -, il nous paraît indispensable que Libération corrige cette phrase pour donner aux lecteurs une vision juste de la réalité. InfoEquitable a contacté la rédaction à cet effet.

    Le prince Mohamed bin Salman oeuvre pour un sommet tripartite avec Netanyahou et Trump

    Le prince Mohamed bin Salman oeuvre pour un sommet tripartite avec Netanyahou et Trump

    Soucieux de faire oublier au plus vite l’affaire Khashoggi, le prince-héritier saoudien Mohamed bin Salman a décidé de susciter un événement de dimenson internationale qui marquerait les esprits.

    Les médias arabes rapportent que le prince-hériter envisagerait d’organiser la tenue d’un sommet tripartite inédit à Washington entre lui, le président américain Donald et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou. Si un tel sommet se tenait, ce serait la première fois que des dirigeants israélien et saoudien de si haut niveau se rencontreraient en public depuis la création de l’Etat d’Israël. Les médias israéliens avaient révélé que Binyamin Netanyahou et Mohamed bin Salman se seraient déjà rencontrés officieusement, notamment en Jordanie.

    Mais avant de prendre la décision définitive, le prince saoudien a entamé de nombreuses consultations avec des experts politiques, diplomatiques et militaires de son entourage pour savoir si une telle initiative serait bénéfique pour rehausser son image et celle de son pays ou si cette démarche aurait des conséquences négatives dans le reste du monde arabe.

    Contrairement aux monarques saoudiens précédents, Mohamed bin Salman se sent moins lié par le poids de l’Histoire et souhaite se rapprocher d’Israël pour amoins deux raisons: leur ennemi commun qui est l’Iran et tout ce que peut lui apporter Israël dans sa volonté de réformer profondément et moderniser l’Arabie saoudite.

    Larissa Cain, une des dernières survivantes du ghetto de Varsovie

    Saint-Malo : le douloureux témoignage de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie

    Larissa Cain est sans doute l’une des dernières survivantes au monde du ghetto de Varsovie. Elle est venue témoigner à Saint-Malo. Un récit douloureux mais précieux.

    Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, l'histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l'intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d'histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l'Histoire.
    Larissa Cain n’était qu’une petite juive polonaise tout juste âgée de 8 ans quand elle a découvert l’inhumanité instaurée par le régime nazi. Elle a échappé « par chance » à une mort qui a fauché presque toute sa famille. (© Samuel Sauneuf / Le Pays Malouin)

    C’est un petit bout de femme, au sourire espiègle et au rire contagieux, qui s’est présenté devant les élèves du lycée Jacques Cartier de Saint-Malo, jeudi 29 et vendredi 30 novembre 2018.

    Deux jours pour raconter deux années plongées dans l’enfer du ghetto de Varsovie.

    Rescapée d’Auschwitz, Ginette Kolinka vient témoigner à Saint-Malo

    La faim, la maladie, la peur, la mort. Larissa Cain n’était qu’une petite juive polonaise tout juste âgée de 8 ans quand elle a découvert l’inhumanité instaurée par le régime nazi. Elle a échappé « par chance » à une mort qui a fauché presque toute sa famille.

    Depuis plus de 40 ans maintenant, elle témoigne de la Shoah dans des livres, dans des écoles, via des associations. À 86 ans, Larissa Cain est l’une des dernières rescapées vivantes du ghetto de Varsovie. Morceaux choisis de son intervention devant les lycéens malouins.

    Cette image du ghetto de Varsovie est l'une des photos les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale.
    Cette image du ghetto de Varsovie est l’une des photos les plus célèbres de la Seconde guerre mondiale. (© DR / Wikipedia)

    Le début de la guerre

    « Je n’avais pas encore 7 ans début septembre 1939. J’habitais le 4e étage d’un immeuble du centre-ville de Varsovie avec mes parents. J’entends encore le bruit des avions qui déversaient leurs bombes par vagues successives. On n’avait pas le temps de souffler, qu’une seconde vague arrivait. On se cachait dans les caves. Notre appartement a été miraculeusement épargné. On a eu beaucoup de chance de ne pas mourir enfouis sous les décombres ».

    L’arrivée des Allemands

    « Sur leurs wagons était inscrit : « Nous allons en Pologne persécuter les Juifs ». Leur programme était clair. Cette guerre devait permettre l’anéantissement des populations des territoires conquis pour installer un Reich de 1 000 ans.
    Si nous sommes tous différents, les races n’existent pas. Eux pensaient que si. Et les Juifs, comme moi, appartenaient à la dernière des sous-races. Celle qu’il fallait exterminer en premier ».

    Les premières privations

    « Tous les Juifs âgés de plus de 10 ans devaient porter au bras un brassard blanc avec une étoile à six branches bleues. En tant que race inférieure, on a d’abord considéré que nous n’avions pas besoin d’enseignement. Fini l’école pour les enfants et terminé le droit d’enseigner pour les adultes. On a aussi rapidement interdit aux médecins non-Juifs de soigner des Juifs et vice-versa ».

    Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif durant la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de la ville, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l'insurrection de ses occupants contre les nazis. Il rassembla jusqu'à 380 000 personnes.
    Le ghetto de Varsovie était le plus important ghetto juif durant la Seconde Guerre mondiale. Situé au centre de la ville, il fut créé en 1940 et pratiquement détruit en mai 1943 après l’insurrection de ses occupants contre les nazis. Il rassembla jusqu’à 380 000 personnes. (© DR / Wikipedia)

    La création du ghetto

    « Un an plus tard, tous les Juifs de Varsovie ont été contraints d’habiter le même secteur de la ville. Ils ont eu trois semaines pour déménager dans ce qu’on allait appeler le ghetto de Varsovie. Il était divisé en deux : un petit et un grand ghetto, reliés par une passerelle. 400 000 personnes s’y sont entassées, soit le tiers de la ville regroupé dans un espace restreint (128 000 habitants au km²), entouré de murs hauts de 3 mètres et recouverts de fils barbelés.
    Dans chaque pièce, on comptait 8 personnes en moyenne. Comme notre appartement était situé dans le ghetto, nous avons accueilli mon oncle, ma tante et mon cousin.
    Vous savez, au début, du haut de mes 8 ans, j’étais heureuse. Je n’allais plus à l’école et mon grand cousin que j’aimais beaucoup dormait sur un matelas à côté de moi. Il avait un album de timbres, c’était super. Mais ce bonheur n’a pas duré bien longtemps… »

    La faim, la maladie, la mort

    « Une terrible épidémie de typhus se répandit dans le ghetto. Le typhus se transmet par les poux. Et comme les gens n’avaient plus de quoi se laver, le typhus fit des ravages. Mon père tomba malade à son tour et s’installa dans ma chambre.
    Nous ne mangions chaque jour que l’équivalent de 184 calories. Il vous en faut combien, vous, aujourd’hui ? 2 500, c’est ça ?
    Les gens mouraient du typhus, de la faim. On mettait les corps dénudés et recouverts de journaux devant les portes. Des charrettes passaient les ramasser chaque matin pour les déposer dans les fosses communes ».

    Durant l'été 1942, les Allemands ont déporté 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d'extermination de Treblinka (où l'espérance de vie n'excédait pas 3 heures !).
    Durant l’été 1942, les Allemands ont déporté 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d’extermination de Treblinka (où l’espérance de vie n’excédait pas 3 heures !). (© DR / Wikipedia)

    Le travail et les déportations

    « Les Allemands obligeaient les gens à travailler 7 jours sur 7 dans le ghetto. Deux équipes se relayaient : 12 heures le jour ou 12 heures la nuit. Mes parents travaillaient pour une entreprise allemande qui confectionnait des uniformes. Elle était venue faire ses affaires ici. Elle n’a jamais été inquiétée après la guerre.
    Durant l’été 1942, les Allemands sont passés à l’étape suivante. 300 000 Juifs du ghetto ont été déportés dans des conditions terribles vers le camp d’extermination de Treblinka (où l’espérance de vie n’excédait pas 3 heures !). Les rafles se succédaient, de jour comme de nuit. Le soir du 4 septembre, ma mère est partie pour son poste de nuit. Je lui ai dit de ne pas y aller. Elle n’est jamais revenue ».

    L’évasion

    « Je me suis évadée en décembre 1942, quelques mois avant l’insurrection du ghetto. C’est mon oncle Alexandre, qui vivait à l’extérieur, qui a tout organisé. J’avais 10 ans. J’ai escaladé le mur d’enceinte avec une échelle. C’était haut. J’avais terriblement peur. J’étais paniquée, tétanisée. Et puis j’ai sauté de l’autre côté dans la neige, où un ami de mon oncle m’attendait. Beaucoup de gens m’ont aidé ensuite à me cacher. J’ai eu beaucoup de chance. Les gens qui s’enfuyaient du ghetto étaient souvent dénoncés à la gestapo, contre quelques sous ».

    L’incroyable périple d’un déporté

    L’arrivée en France

    « Je suis arrivée en France en 1946, chez un grand-oncle qui vivait du côté de Nancy.
    L’après-guerre était très difficile pour nous, survivants. J’avais perdu ma mère. Je n’ai jamais su ce qu’étaient devenus mon père et mon oncle Alexandre qui m’avait sauvée. Pratiquement toute ma famille a été décimée par les nazis. Chez mon père, ils étaient 11 frères et sœurs. Ils ont tous disparu.
    J’avais 14 ans, et on m’a mis en CP. C’était terrible de ne pas pouvoir communiquer avec les autres, de ne pas comprendre leur langue. Je n’avais qu’une seule idée en tête : apprendre le français. Je me suis nourri de littérature. C’est comme ça que j’ai pu me reconstruire…
    Lisez de très beaux livres. Vous allez voir à quel point ça vous développe, ça vous porte. Les livres nous permettent de réfléchir et nous aident à juger ».

    L’actualité

    « Je suis éternellement reconnaissante à la France. Nous avons la chance de vivre dans l’un des plus beaux pays au monde. Cette démocratie, il ne faut pas la détruire. On ne peut pas obtenir tout, tout de suite et faire démissionner un président que nous avons élu. Je suis très très inquiète quand je vois ce qu’il se passe. Je ne sais quel sera le résultat de cette période.
    Les migrants ? Il ne faut pas les laisser dans la rue. Il y a des postes à pourvoir en France. Il faut les faire travailler pour qu’ils puissent subvenir à leurs besoins et participer à la vie du pays ».

    Son message

    « Il est bien des merveilles en ce monde, il n’est pas de plus grande que l’homme », disait Sophocle. L’homme peut faire le mal, mais il peut aussi faire le bien… Il faut avoir le courage, dans des conditions difficiles et dangereuses, de savoir dire non ».

    Recueilli par Samuel SAUNEUF

    Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d'Auschwitz-Birkenau, l'histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l'intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d'histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l'Histoire.
    Après avoir invité en 2016 et 2017 à venir témoigner Yvette Levy, survivante de Birkenau, et Ginette Kolinka, rescapée d’Auschwitz-Birkenau, l’histoire de la Shoah a à nouveau pris un visage humain pour les élèves du lycée Jacques-Cartier, avec l’intervention de Larissa Cain, survivante du ghetto de Varsovie. Une rencontre rendue possible grâce à deux professeurs d’histoire du lycée malouin, Stéphane Autret et Fabienne Massard-Wimez, qui ont initié ce rendez-vous avec l’Histoire. (© Le Pays Malouin)

    Des milliers de personnes aux funérailles des soldats tués en Cisjordanie

    Des milliers de personnes aux funérailles des soldats tués en Cisjordanie

    Yosef Cohen était “grand, saint, et pur” a dit son beau-père ; Yovel Mor Yosef a été salué pour avoir renoncé au basketball pour servir dans une unité de combat religieuse

    Des amis et des membres de la famille assistent aux funérailles du soldat de Tsahal Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

    Des amis et des membres de la famille assistent aux funérailles du soldat de Tsahal Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

    Les deux soldats israéliens tués lors de l’attentat terroriste de jeudi dans le centre de la Cisjordanie ont été enterrés vendredi, commémorés solennellement et avec affection par leurs familles, amis et commandants.

    Le sergent Yosef Cohen et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef étaient membres du bataillon d’infanterie Netzah Yehuda de la Brigade Kfir, une unité pour soldats ultra-orthodoxes.

    Les funérailles de Cohen ont commencé à la maison funéraire Shamgar à Jérusalem, où des centaines de personnes ont pleuré le résident de Beit Shemesh, âgé de 19 ans, parmi lesquelles Eli Ben Dahan (HaBayit HaYehudi), Moti Yogev (HaBayit HaYehudi), Oren Hazan (Likud), et Moshe Lion, maire de Jérusalem.

    Une photo montage montre le sergent Yosef Cohen (G) et le sergent d’état-major Yovel Mor Yosef de la Brigade Kfir de l’Armée israélienne. Les deux jeunes hommes ont été tués le 13 décembre 2018 lors d’un attentat terroriste à l’extérieur de l’avant-poste de Givat Assaf, dans le centre de la Cisjordanie. (Armée israélienne)

    « Yosef, mon adorable enfant, enfant juste, je n’aurais jamais cru que ce moment arriverait », a dit le beau-père de Cohen, le rabbin Eliyahu Merav, dans son éloge funèbre. « Pendant des années, je t’ai élevé, toi, le grand, saint, pur enfant… plein d’amour, de générosité et de grandeur d’âme ».

    Le père de Cohen, Eitan, est mort quand il était jeune, et sa mère – qui, comme les autres femmes, ne prit pas la parole aux funérailles conformément à la coutume ultra-orthodoxe – a épousé le rabbin Merav.

    « Cher Eitan, es-tu heureux avec ton cher enfant, maintenant ? Tu danses avec lui là-haut ? » a dit Merav en s’adressant au défunt père de Yosef Cohen.

    Cohen a été enterré dans une section du cimetière du mont des Oliviers dédiée aux Hassidim de Bretslev.

    Les funérailles de Mor Yosef ont eu lieu au cimetière militaire d’Ashkelon, sa ville natale, dans le sud du pays.

    Quelque 2 000 personnes sont venues rendre hommage à ce jeune homme de 20 ans, qui devait rentrer chez lui jeudi matin, mais qui s’est porté volontaire pour rester avec son unité afin de donner du temps libre aux autres soldats.

    Le commandant de la brigade Kfir, le colonel Zion Ratzon, a déclaré qu’il avait appris l’amour de Mor Yosef pour le basketball par ses amis et commandants. « Adolescent, tu étais un joueur de basket-ball, tu as abandonné ce rêve pour servir comme combattant dans l’armée israélienne », a-t-il déclaré.

    « Tes amis m’ont parlé d’une personne spéciale qui considérait l’entraide comme une priorité absolue », a ajouté Ratzon. « Tu étais une personne modeste et tranquille, avec un bon cœur. Aimé de tous tes amis. Ton départ prématuré va laisser un énorme vide dans nos coeurs, un vide que nous ne pourrons jamais combler. »

    « Yovel, notre cher soldat, tu es tombé pour la défense de notre pays, de nos familles, de tes amis », a dit Uri Slav, le cousin de Mor Yosef. « Ta connaissance approfondie de la Torah et des chants religieux m’a toujours surpris ».

    « Nos conversations, nos rires, nos discussions sur la NBA vont me manquer », a-t-il ajouté. « Tu étais le pilier de la famille avec ton dévouement. Lors d’événements familiaux, tous les enfants te regardaient avec adoration, y compris ma fille. Tu avais toujours le sourire aux lèvres. Tu nous manqueras à jamais. Repose en paix, je t’aime ».

    Des amis et des membres de la famille sont affligés lors des funérailles du soldat Yosef Cohen, tué dans un attentat terroriste en Cisjordanie, à la maison funéraire de Shamgar à Jérusalem le 14 décembre 2018. (Yonatan Sindel/Flash90)

    Le petit Ami’ad-Israel a été par des centaines de personnes à sa dernière demeure

    Des centaines de personnes ont accompagné le petit Ami’ad-Israël hy”d à sa dernière demeure

    Selon la tradition juive, le rituel de la brit-mila a été pratiqué sur le nourrisson hy”d, fils d’Avihaï et Shira Ish-Ran, avant qu’il ne soit inhumé. Ses parents lui ont donné le prénom de “Ami’ad-Israël”.

    Plusieurs centaines de personnes se sont rendues dans la soirée au mont des Oliviers pour accompagner le bébé à sa dernière demeure. Sa maman, Shira, l’avait vu mercredi matin pour la première fois sans savoir que ce serait aussi la dernière.

    Les deux grands-pères, rav Rephael Ish-Ran et Haïm Silberstein ont tout deux, malgré leur douleur, prononcé des paroles de foi et de force, et ont lancé un message aux terroristes: “Vous ne nous briserez pas! Vous ne nous vaincrez pas! Nous sommes ici sur notre terre et nous ne partirons jamais!”.

    Le président du conseil régional de Samarie, Yossi Dagan a lancé un appel urgent au Premier ministre et ministre de la Défense afin que toutes les mesures soient enfin prises pour assurer la sécurité des Juifs de Judée-Samarie. Il a également demandé une réponse sioniste aux attentats: la création d’un nouveau village juif.

    Finalement Chérif Chekatt a été abattu par la police à Strasbourg

    Chérif Chekatt a été abattu par la police à Strasbourg (source proche du dossier)

    Cherif Chekatt, suspected of a shooting at a Christmas market in Strasbourg, has spent time in prison in France and Germany
    Handout PHOTOGRAPHER/AFP

    Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de mardi contre le marché de Noël à Strasbourg, a été abattu par la police jeudi soir dans le quartier Neudorf, a-t-on appris de source proche du dossier.

    L’homme a été abattu au 74 rue du Lazaret où un très important dispositif de police a été déployé, a-t-on précisé de même source.

    “Il a tiré sur une équipe de policiers de sécurité publique qui a riposté ” a indiqué une source policière.

    Mardi soir, peu avant 20H00, il avait pénétré dans le centre historique de la ville au milieu du marché de Noël criant “Allah Akbar” (Dieu est le plus grand, en arabe); selon des témoins, il avait ouvert le feu à plusieurs reprises sur les passants, en frappant d’autres à coups de couteau, tuant trois personnes, dont un touriste thaïlandais, et en blessant 13.

    Frederick FLORIN (AFP)French police in Strasbourg were searching the banks of the Rhine for Cherif Chekatt after Tuesday’s deadly shooting
    Frederick FLORIN (AFP)

    Après des échanges de tirs avec des militaires, qui l’ont blessé au bras, il avait réussi à s’enfuir en prenant un taxi pour se rendre dans un quartier proche, le Neudorf, où a eu lieu un nouvel échange de tirs avec la police, avant qu’il ne disparaisse.

    Plus de 700 policiers et gendarmes étaient mobilisés pour le retrouver et les polices allemande, suisse et luxembourgeoise étaient aussi en alerte.

    L’avis de recherche des policiers français décrivait un “individu dangereux” de 1,80 m, à la “peau mate”, avec une “marque sur le front”.

    – Connu depuis 2015 –

    Né à Strasbourg et fiché “S” (“sûreté de l’État”) pour sa radicalisation islamiste, Cherif Chekatt, 29 ans, avait été condamné à 27 reprises en France, Allemagne et Suisse pour des faits de droit commun.

    “Il a déjà été incarcéré à de multiples reprises et était connu de l’administration pénitentiaire pour sa radicalisation et son attitude prosélyte en 2015”, a rappelé le procureur de la République de Paris, Rémy Heitz. L’assaillant était inscrit au Fichier des signalements pour la prévention et la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT) et faisait l’objet d’un suivi par les services de renseignements intérieurs, a-t-il ajouté.

    Il devait être interpellé par les gendarmes mardi matin, dans le cadre d’une enquête de droit commun, le jour de la fusillade donc, mais a échappé à cette arrestation.

    La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête.

    Patrick HERTZOG (AFP)Hundreds of police in France are now hunting for Cherif Chekatt, who has at least 27 convictions in four European countries
    Patrick HERTZOG (AFP)

    La vie reprenait doucement à Strasbourg jeudi, où les écoles – fermées la veille – ont été rouvertes. Le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner a annoncé que le marché de Noël, qui attire chaque année deux millions de touristes, rouvrira vendredi.

    Après cette attaque, le gouvernement a rehaussé à “urgence attentat”, soit son niveau maximal, le plan national de lutte contre le terrorisme Vigipirate.

    Le traditionnel marché de Noël de Strasbourg avait fait l’objet d’un projet d’attentat en décembre 2000, qui avait été déjoué.

    Ville “touristique” avec “une identité française et européenne”, Strasbourg “est une cible convoitée depuis de longues années”, a souligné Anne Giudicelli, directrice de la société de conseil Terrorisc.

    Et le président du Centre d’analyse du terrorisme, Jean-Charles Brisard, a noté l’apparition d’un “terrorisme de plus en plus de proximité”. “Jusqu’à récemment, on frappait à Paris, parce que c’est symbolique. En majorité, les terroristes frappent désormais en province”, analyse-t-il.

    La France vit sous une menace terroriste élevée depuis la vague d’attentats jihadistes sans précédent qui a fait 246 tués depuis 2015, sans compter la fusillade de Strasbourg.

    Le gouvernement français généreux. … pour les palestiniens | Desinfos

    Le 7 décembre 2018, en pleine tourmente politique, le Premier ministre Philippe signe avec des ministres palestiniens dix accords de coopération et demande la levée du blocus de Gaza

    Un gouvernement français contesté qui, pour la première fois depuis des décennies, sort des blindés de la gendarmerie dans les rues de Paris, reçoit, à la veille de nouvelles manifestations paralysant la France, portant notamment sur le pouvoir d’achat des Français, des ministres palestiniens d’un gouvernement non élu, pour leur accorder de nouveaux financements, ce que recouvre le terme d’accords de coopération. Le Premier ministre français leur apporte tout son soutien et va jusqu’à préconiser la levée du blocus – maritime- de Gaza, aux mains des terroristes du Hamas.

    De nouveaux financements français aux Palestiniens annoncés en pleine tourmente en France sur une trame anti-israélienne préoccupante

    Une information qui, dans la situation actuelle de la France paralysée par des manifestations importantes, troublées par la violence de casseurs, portant principalement sur la dégradation du pouvoir d’achat des Français, mais aussi un rejet d’une immigration illégale préoccupante, aurait pu passer inaperçue. Elle est pourtant de taille. Car, alors qu’on aurait pu penser que le gouvernement français consacrerait toutes ses énergies à trouver des réponses aux attentes d’une majorité de Français, celui-ci, qui s’est montré très généreux – 10 millions d’euros en huit ans pour soutenir deux secteurs palestiniens – avec un gouvernement palestinien non élu, connu pour sa corruption et son incitation au terrorisme, par le biais du financement des terroristes ou de leur famille, reçoit en plein tourmente des ministres palestiniens dans le cadre d’une rencontre d’un comité ministériel bipartie, pour leur accorder une rallonge financière, sous couvert d’accords de coopération .

    Une contribution financière de facto au terrorisme palestinien, grâce à l’argent des contribuables français qui ignorent sans doute cette utilisation de leurs impôts, que dénonçait il y a quelques jours l’Institut de Recherche et Observatoire des Médias palestiniens, Palestinian Media Watch

    Lors d’une conférence de presse commune le 7 décembre, le Premier ministre palestinien se félicitait du soutien français,- la France condamne sans cesse ce qu’elle appelle la colonisation israélienne – y compris concernant l’établissement de leur capitale à Jérusalem. Au cours de leur conférence de presse conjointe Philippe réclamait par ailleurs la levée du blocus – maritime – de la bande de Gaza. Alors que le Hamas terroriste qui y est au pouvoir mène depuis des mois des attaques violentes sur sa frontière avec Israël. Une telle proposition équivaut à entériner la libre entrée de terroristes palestiniens sur le territoire israélien. Elle est d’autant plus étonnante que le Fatah de Mahmoud Abbas et le Hamas sont littéralement à couteux tirés. Mais elle s’explique pourtant par le fait que ces deux factions palestiniennes ne sont d’accord que lorsqu’il s’agit de menées terroristes contre l’État hébreu. Ce qu’un responsable du Comité central du Fatah présidé par Mahmoud Abbas énonçait très clairement récemment

    Satisfaction aussi du ministre des Affaires étrangères palestinien qui a signé ces accords avec « son homologue Yves le Drian », rapporte l’agence de presse palestinienne officielle Wafa Ce ministre palestinien des affaires étrangères a également demandé à la France d’intervenir auprès d’Israël pour que puisse être revus les Protocoles économiques de Paris entre l’OLP et Israël signés en 1994 . Compte tenu de la conduite hostile de la France envers Israël, y compris depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République, – voir les votes à l’UNESCO ou à l’ONU,entre autres- on doute qu’une telle intervention française soit entendue…
    Le Sénat recevait aussi le Premier ministre palestinien, appelant à soutenir la campagne BDS, qui semble avoir droit de cité en France, bien qu’y étant illégale….
    Il est vrai que le Chef de l’État fait preuve d’un grand parti pris hostile à Israël. On découvrira ici un ensemble de déclarations ou actions de la France le démontrant, sous la houlette du Président Macron
    Et il ne faut pas oublier que la France vient de décerner son Prix des Droits de l’Homme de la République française à deux organisations anti-israéliennes. L’une israélienne et l’autre palestinienne, liée au mouvement terroriste du FPLP . Ce qui a provoqué l’indignation du député français Meyer Habib . Le Prix sera-t-il remis comme prévu par le Garde des Sceaux français que Meyer Habib a interpellée ?
    Une France qui finance nombre d’institutions palestiniennes au quotidien
    Il existe d’ailleurs nombre d’instances françaises œuvrant pour des financements franco-palestiniens qui se traduisent par des allocations de fonds dont l’utilisation n’est le plus souvent pas contrôlée, comme ici
    Sans compter les initiatives individuelles, comme celle de Lille . 

    Hélène Keller-Lind

    dimanche 9 décembre 2018, par Desinfos


    On trouvera les articles de Wafa news sur le sujet en français, avec d’autres détails, ici et aussi ici

    George H.W.Bush, Israël et les milliers de juifs qu’il a sauvés

    George H. W. Bush, Israël et les milliers de juifs qu’il a sauvés

    Le 41e président américain avait une relation souvent conflictuelle avec la communauté et Israël, mais son héritage est perçu avec beaucoup plus de bienveillance

    Le président George H.W. Bush s'exprimant en 1993. (Jewish Chronicle/Heritage Images/Getty Images via JTA)

    Le président George H.W. Bush s’exprimant en 1993. (Jewish Chronicle/Heritage Images/Getty Images via JTA)

    WASHINGTON (JTA) – George H. W. Bush, le président à mandat unique dont le débat public avec les dirigeants juifs a fait la Une des journaux et dont les interventions privées ont aidé à mettre des dizaines de milliers de Juifs hors de danger, est mort.

    Bush, 94 ans, est mort vendredi chez lui à Houston, selon sa famille, moins d’un an après le décès de sa bien-aimée Barbara.

    L’échec de la tentative de réélection de Bush en 1992 a marqué un creux dans les relations entre les républicains et la communauté juive. Bush n’a obtenu que 11 % des suffrages des Juifs dans cette compétition, soit un tiers de ce qu’il avait obtenu quatre ans auparavant, lors de sa victoire contre Michael Dukakis en 1988.

    La présidence Bush a été marquée par des tensions tant avec le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir qu’avec les dirigeants juifs américains.

    En 1991, Bush s’en est pris aux militants pro-israéliens qui avaient envahi le Congrès en réaction à la réticence du président à approuver les garanties de prêts demandées par Israël pour aider à accueillir des centaines de milliers de Juifs de l’Union soviétique qui venait de s’écrouler.

    Bush se disait « un homme seul », combattant « un millier de lobbyistes sur la Colline » [le Capitole]. Les dirigeants juifs ont vu l’insinuation selon laquelle la communauté pro-israélienne possédait un pouvoir de nuisance pour déstabiliser le dirigeant du monde libre en le qualifiant d’antisémite borderline. Le propos « un homme seul » a hanté Bush par la suite, et même les Juifs républicains ont eu tendance à utiliser la première présidence de Bush pour montrer jusqu’où ils avaient pu aller pour attirer le soutien des Juifs.

    Pourtant, cela ne constituait pas toute l’histoire. On se souvient moins bien de la façon dont, en tant que vice-président de Ronald Reagan, Bush a tranquillement aidé à organiser certains des moments cruciaux dans l’effort pour faire sortir les Juifs de l’ex-Union soviétique, d’Éthiopie et de Syrie.

    « Si vous additionnez le nombre de Juifs qu’il a sauvés, il est un grand tzaddik », a déclaré Abraham Foxman, ancien directeur national de l’Anti-Defamation League, en 2013, en utilisant le mot hébreu pou « homme juste ».

    Le président George H.W. Bush remet un stylo à Vladimir Raiz après la signature d’un message de Pessah à la Maison Blanche, Washington, le mercredi 4 avril 1990, sous le regard de son épouse Karmella. Tous deux avaient récemment émigré de l’Union soviétique vers Israël. (AP Photo/Barry Thumma)

    M. Bush était profondément impliqué dans la politique étrangère en tant que vice-président, et les dirigeants juifs ont déclaré qu’il avait aidé à orchestrer le spectaculaire seder organisé par le secrétaire d’État George Schultz à l’ambassade des États-Unis à Moscou en 1987.

    Il a également ignoré les conseils d’une grande partie de son équipe de sécurité nationale en 1991 – la période même où il était aux prises avec ses arguments les plus difficiles avec les dirigeants juifs – et a approuvé les ouvertures américaines au régime de Mengistu en Éthiopie qui ont abouti à l’opération Salomon, qui a amené 15 000 Juifs en Israël. Entre autres choses, Bush a obtenu un « parachute doré » pour Mengistu Haile Mariam, le dictateur qui préparait déjà sa fuite vers le luxueux exil au Zimbabwe.

    Bush a également contribué à persuader Hafez Assad, le dictateur syrien, d’autoriser des jeunes femmes juives à quitter la Syrie pour New York afin qu’elles puissent se marier à des hommes de la communauté juive syrienne.

    Bien que certaines de ces actions furent secrètes à l’époque, M. Bush n’a pas voulu en revendiquer la responsabilité, même au cours des années qui ont suivi.

    Le président américain George H. Bush lors de sa rencontre avec le ministre israélien des Affaires étrangères Moshe Arens dans le bureau ovale de la Maison Blanche le lundi 13 mars 1989 à Washington. (AP Photo/Doug Mills)

    « C’était un homme de la vieille école », a dit Marshall Breger, qui était l’agent de liaison avec la communauté juive sous Reagan et Bush.

    « Avec lui, vous aviez le sentiment qu’il était discret sur ses émotions et sensible à l’idée qu’il pouvait être considéré comme vaniteux et mielleux envers les autres avec des déclarations exagérées. »

    Breger se souvient d’avoir voyagé sur la banquette arrière d’une voiture avec Bush pour inaugurer les nouveaux locaux du National Museum of American Jewish Military History, en 1984. Une partie de la dédicace comprenait l’apposition d’une mezuzah, et Breger a tenté de donner une kippa à Bush. Bush n’a pas voulu la mettre.

    Breger a fait remarquer qu’il s’était procuré une kippa de camouflage pour l’occasion, mais que cela a semblé encore aggraver les choses.

    « Je lui ai dit : ‘Vous devrez porter ce genre de chose’. Et il a répondu : ‘On va croire que je me prostitue’. C’était tout à fait contraire à son code de séduction », a déclaré M. Breger, aujourd’hui professeur de droit à l’Université catholique de Washington.

    « Je lui ai dit : ‘Tout d’abord, ils penseront que vous avez un comportement approprié et, deuxièmement, ils adoreraient que vous les séduisiez’ », se rappelle Breger.

    Le président George H. W. Bush signe un livre de condoléances pour l’ancien Premier ministre Menachem Begin, jeudi 12 mars 1992 à l’ambassade d’Israël à Washington (AP Photo/Doug Mills)

    Bush a revêtu à contrecœur la kippa, mais Breger a remarqué qu’il l’avait enlevée avant la fin de la cérémonie.

    La pudeur intense de Bush a été perçue comme de la froideur et a permis à ses rivaux de le dépeindre comme patricien et distant. Deux moments de l’élection de 1992 ont contribué à éloigner le public du président, dont la gestion magistrale de la première guerre du Golfe persique a contribué à enterrer l’ambivalence de l’après-guerre du Vietnam à l’égard des militaires.

    Sa surprise apparente face à la technologie des scanners de supermarché suggérait qu’il n’était pas familier avec les tâches quotidiennes de l’Américain moyen. Bien que l’histoire ait été démystifiée – Bush connaissait bien l’appareil, mais a été étonné par un scanner de nouvelle génération exposé lors d’une convention des épiceries en Floride – l’image est restée.

    Lors d’une assemblée publique à Exeter, New Hampshire, pendant les primaires, en regardant ses notes, Bush a lu à haute voix, « Message : Cela me tient à cœur », ne réalisant pas que c’était le conseil d’un de ses assistants. La phrase est devenue l’emblème de son incapacité maladroite à communiquer.

    Pourtant, la fonction publique était un attrait naturel pour George Herbert Walker Bush, dont le père, Prescott Bush, était un sénateur américain du Connecticut. Plus tard, il se rappellera à quel point il lui semblait naturel de s’enrôler dans la Marine après avoir obtenu son diplôme de l’Académie d’élite d’Andover en 1942. Il est devenu pilote de bombardier et a reçu la Distinguished Flying Cross de l’armée de l’air après que les Japonais eurent abattu son appareil en 1944.

    Un an plus tard, il épouse Barbara Pierce et, comme ses aïeux, fréquente l’Université Yale. Cherchant à se débrouiller seul dans la vie, il a décliné l’offre d’emploi de son père dans une banque d’investissement et s’est rendu au Texas, où il s’est lancé dans le commerce du pétrole. Il a commencé par vendre des fournitures et, en quelques années, il est devenu un homme du pétrole.

    Mais Bush n’a pas pu résister à l’appel du service public, et à la fin des années 1950, il était actif au sein du Parti républicain d’État. En 1966, il a été élu au Congrès, ce qui représentait une réussite à l’époque pour un républicain du Texas.

    À Washington, il a rapidement noué des liens d’amitié avec des organisations juives nationales. Nommé ambassadeur aux Nations Unies par Richard Nixon en 1972, il a fait la Une des journaux lorsqu’il a annulé une apparition au Dick Cavett Show après que les dirigeants juifs lui ont demandé de ne pas donner de légitimité à un autre invité de Cavett le soir même. L’invité était Meir Kahane, de la Ligue de défense juive, dont les propos radicaux et parfois violents avaient ébranlé les institutions juives.

    Le président George H. W. Bush, (deuxième à partir de la droite), et la première dame Barbara Bush, (deuxième à partir de la gauche), participent à une célébration de Hanukkah en jouant au jeu de dreidel à la Maison Blanche, le mercredi 12 décembre 1990, Washington, D.C. Aux côtés du président, se trouvent de gauche à droite, Pamela Kasenetz, le vice-président Dan Quayle, Mme Bush, Marilyn Quayle, et Ben Cooper. (AP Photo/Barry L. Thumma)

    Bush écrivit à Cavett à l’époque qu’il avait vérifié auprès de « certains dirigeants responsables et très respectés d’organisations juives nationales » qui le convainquirent que « tout geste de ma part qui donnerait la moindre apparence de reconnaissance ou de crédibilité à Kahane nuirait aux sérieux efforts productifs et juridiques qu’eux-mêmes et des milliers de leurs compatriotes juifs ont entrepris pour alléger la souffrance de leurs frères ».

    Aux Nations unies, Bush a fait du judaïsme soviétique l’un de ses sujets de prédilection, et la communauté juive lui a organisé un dîner d’hommage en 1973 après la fin de son mandat.

    Son intérêt pour Israël et ses relations avec les États-Unis s’est manifesté à nouveau en 1976, alors qu’il était directeur de la CIA. Bush était furieux que les responsables de la CIA aient estimé dans un forum semi-public qu’Israël disposait de 10 à 20 bombes nucléaires prêtes à être utilisées. Depuis les années 1960, le protocole conjoint américano-israélien ne vise ni à confirmer ni à nier la possession présumée d’armes nucléaires par Israël.

    Dans une déclaration faite cette année-là à JTA, Bush n’a pas abordé la révélation présumée, mais a ajouté : « Dans la mesure où des informations confidentielles auraient pu être mentionnées, j’accepte l’entière responsabilité. Je suis déterminé à ce que cela ne se reproduise plus. »

    Bush a dirigé une primaire controversée contre Reagan en 1980, puis a accepté son offre comme colistier. Il a assumé des rôles critiques en politique étrangère sous Reagan, mais les deux hommes ne se sont jamais rapprochés. Reagan n’a pas été surpris par Bush en 1988.

    Néanmoins, le président sortant a rendu service à son successeur au début de 1989, en donnant le feu vert aux relations de bas niveau entre les États-Unis et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP. Bush aurait été confronté à une tempête politique s’il avait initié de tels liens, mais il en avait besoin pour ouvrir la voie à l’une de ses grandes ambitions : Conduire les frères ennemis du Moyen Orient dans un nouvel ordre mondial de paix, mené par ce qui était en passe de devenir la seule superpuissance de la planète.

    Le patricien lèse-majesté de Bush a irrité les responsables israéliens, en particulier le Premier ministre Yitzhak Shamir, dont la jeunesse brutale en tant qu’enfant de parents assassinés par leurs voisins polonais, puis en tant que militant pré-État, n’aurait pu être plus en contraste avec l’éducation de Bush.

    Le président américain George Bush avec le Premier ministre israélien Yitzhak Shamir durant une réunion à la Maison Blanche, le 23 novembre 1991 à Washington. (Crédit : AP Photo/Marcy Nighswander)

    Dans A World Transformed, le récit de sa présidence que Bush a co-écrit avec son conseiller à la sécurité nationale, Brent Scowcroft, Bush félicite Shamir d’avoir pris la décision impopulaire de ne pas frapper l’Irak pendant la guerre du Golfe en 1991, malgré la pluie de missiles tirés sur les villes israéliennes.

    Quelques pages plus tard, Bush se demande pourquoi Shamir n’était pas enthousiaste à l’idée de participer à la conférence de paix de Madrid que les États-Unis avaient convoquée après la guerre. Bush écrit qu’il s’attendait à un certain degré de gratitude de la part d’Israël pour l’avoir protégé pendant la guerre du Golfe – apparemment sans se rendre compte que c’est précisément cette protection non désirée qui a suscité le ressentiment des Israéliens farouchement engagés à se protéger.

    Les affrontements diplomatiques n’ont pas diminué. En juin 1990, le conseiller le plus digne de confiance de Bush, James Baker, comparaissant devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants des États-Unis, a demandé un peu de « bonne foi » à Shamir. « Quand vous serez sérieux au sujet de la paix, faites-nous signe », dit Baker, s’adressant à un Shamir virtuel, et donnant le numéro du standard de la Maison Blanche.

    En mars 1992, Ed Koch, l’ancien maire de New York, écrivait que Baker n’avait pas tenu compte de la colère des Juifs en disant : « Au diable les Juifs, ils ne votent pas pour nous ». Baker l’a catégoriquement démenti.

    Fred Zeidman, un homme d’affaires de la région de Houston et collecteur de fonds du parti républicain qui est ami avec la famille Bush et avec Baker, a déclaré que cette remarque a longtemps été mal comprise. M. Baker dirigeait sa colère contre un autre membre du Cabinet, a dit
    M. Zeidman, et il a voulu que ce soit une plaisanterie.

    Le président George H.W. Bush, (à gauche), et le Premier ministre Yitzhak Rabin d’Israël discutent en marchant, le lundi 10 août 1992, sur le terrain de la résidence secondaire de Bush à Kennebunkport, dans le Maine. (AP Photo/Greg Gibson)

    A la mi-1992, alors que sa campagne présidentielle était en cours, Bush semblait irrémédiablement blessé aux yeux de la communauté juive. La solide performance de la primaire de Pat Buchananan, un guerrier culturel connu pour ses méandres occasionnels dans sa séduction de l’électorat juif, n’a pas aidé. Le discours-programme apocalyptique de Buchananan n’a pas non plus été prononcé à la convention cet été-là.

    Les dirigeants juifs ont dit que dans leurs rencontres avec Bush depuis sa présidence, ils se sont efforcés de lui faire comprendre à quel point il est cher à la communauté. Malcolm Hoenlein, ancien vice-président exécutif et président de la Conférence des présidents des principales organisations juives américaines, se souvient d’une rencontre avec Bush peu de temps après sa remarque « un homme seul ».

    Malcolm Hoenlein (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

    M. Bush avait les larmes aux yeux, a dit M. Hoenlein, et il a insisté sur le fait qu’il n’avait jamais eu l’intention d’attaquer. « J’ai mené toute ma vie différemment », a dit M. Bush à la délégation.

    Bush interagissait rarement avec les dirigeants juifs après sa présidence, et il n’a jamais su l’adulation que son fils mériterait dans certains quartiers juifs pour son dévouement envers Israël.

    Le jeune Bush semblait, d’une certaine façon, contredire directement les politiques de son père. L’un des premiers actes de l’ancien Bush fut de mettre en branle le processus qui allait finalement accueillir le leader de l’OLP, Yasser Arafat, dans la sphère américaine. Dès le début de sa présidence, le jeune Bush a décidé d’isoler Arafat, qu’il a qualifié de terroriste impénitent.

    Foxman a dit que l’histoire juive jugerait Bush avec bienveillance.

    « Je crois qu’il restera dans l’histoire juive comme le président qui s’est engagé dans un grand nombre d’initiatives pour sauver davantage de Juifs dans les pays où ils étaient persécutés », a-t-il déclaré.

    Le Conseil européen adopte une déclaration historique contre l’antisémitisme et pour la protection des Juifs d’Europe

    Le Conseil européen adopte une déclaration historique contre l’antisémitisme et pour la protection des Juifs d’Europe

    Il s’agit d’une initiative commune entre l’Autriche et le Congrès juif mondial

    Le Conseil européen va adopter une déclaration historique exprimant son intention de combattre l’antisémitisme et assurer la protection des Juifs du continent. Deux pays s’étaient opposés dans un premier temps à cette déclaration ou à sa formulation, mais l’intervention de la chancelière allemande Angela Merkel et du président français Emmanuel Macron les ont finalement convaincus de la soutenir. Il s’est agi de la Suède, qui voulait que soit rajoutés des articles sur le combat contre l’islamophobie (!), et de l’Espagne qui s’opposait au principe même de cette déclaration car selon Madrid elle pourrait empêcher de critiquer Israël!

    L’antisionisme n’a pas été inclus nommément dans la déclaration, mais uniquement par allusion: “Le Conseil européen considère que l’antisémitisme, y compris lorsqu’il s’exprime sous couvert de positions politiques, ainsi que le néo-nazisme, contribue à inquièter fortement les communautés juives en Europe”.

    Les vingt-huit ministres de la Justice et de l’Intérieur de l’UE ont signé ce texte qui devrait être définitivement entériné vendredi par le Conseil européen. Ici également, il convient de noter le rôle déterminant de l’Autriche qui assurait jusqu’à récemment la présidence tournante de l’UE et qui a rédigé cette déclaration en coopération avec le Congrès juif mondial, dont un représentant avait même été invité à s’exprimer devant le forum des ministres concernés. A relever également le rôle important de la baronne Khatarina Von Schnubein, coordinatrice de l’UE pour la lutte contre l’antisémitisme, grande amie du peuple juif et de l’Etat d’Israël, qui a été l’une des chevilles ouvrières dans la rédaction de cette déclaration et son adoption…après 84 ébauches successives!

    Israël a également été impliqué dans le processus, mais uniquement dans sa dernière ligne droite, par le biais de la représentation israélienne à l’Union européenne et les différents ambassadeurs d’Israël dans les pays européens.

    Il s’agit d’une première historique, car c’est la première fois que le Conseil européen adoptera un tel texte sur le combat contre l’antisémitisme, signe que ce fléau fait hélas à nouveau partie du paysage européen.

    Mis à part les aspects déclaratifs, le texte de onze pages contient aussi des articles opérationnels qui demandent aux Etats de l’UE de prendre des mesures concrètes en faveur des communautés juives, dans une stratégie holistique, qui va du financement de systèmes de protection pour les institutions juives jusqu’à l’enseignement accru de la Shoah en passant par les mesures judiciaires plus répressives ou le combat contre l’antisémitisme sur les réseaux sociaux.

    Le Congrès juif mondial a indiqué qu’il supervisera désormais le passage de la parole aux actes dans les différents pays de l’UE. Il note par exemple une inégalité flagrante dans les moyens employés par les différents Etats pour assurer la protection des communautés juives. Certaines sont par exemple obligées de prendre en charge près de la moitié de leurs dépenses de protection, d’autres  doivent carrément en assurer la totalité. C’est le cas de  la Lituanie, la Slovaquie, la Slovénie, la Suisse, la Macédoine, la Bosnie-Hertégovine, le Belarus et l’Ukraine. A l’opposé d’autres pays sont en pointe: la France, l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, l’Italie ou encore la Grèce.

    Le Congrès juif mondial parle d’une “révolution” dans l’appréhension de l’antisémitisme par l’Union européenne car elle donne désormais la possibilité aux communautés juives de demander des mesures fortes aux gouvernements de leurs pays en se basant sur cette déclaration commune.

    Un haut fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères a souligné que l’adoption de cette déclaration tombait au bon moment, après que les statistiques et sondages récents confirment une nette remontée de l’antisémitisme en Europe. Abandonnant le langage diplomatique, ce fonctionnaire a estimé que l’Europe et “consubstantiellement malade de l’antisémitisme, même 70 ans après la Shoah, sans rapport avec l’existence de l’Etat d’Israël”.

    Autre nouvelle positive, une fois n’est pas coutume, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël, Emanuele Giaufret a exprimé le soutien de l’UE à l’opération “Bouclier du Nord” lancée par Tsahal mardi matin. Par le biais d’un tweet, il a dit: “Israël a le droit légitime de protéger sa population et son territoire”.

    « L’Europe est finie » déclare un grand avocat quittant le Royaume-Uni pour Israël | Times of Israel

    “Il est temps de partir”, a déclaré Mark Lewis à ses compatriotes juifs confrontés à la montée de l’antisémitisme en Grande-Bretagne et dans tout le Vieux Continent.

    Un avocat britannique de premier plan et son associée ont immigré en Israël cette semaine, en invoquant l’antisémitisme croissant en Europe.

    « L’Europe, à mon avis, est finie. Chaque jour, vous voyez des gens se faire attaquer d’une manière ou d’une autre à travers l’Europe », a déclaré Mark Lewis à la Dixième chaîne israélienne, qui couvrait son arrivée avec son associée Mandy Blumenthal à l’aéroport Ben Gurion en Israël.

    « Vous voyez des gens se faire assassiner dans des musées en Belgique, des gens se faire assassiner dans des écoles en France, des gens se faire agresser en Angleterre. Il n’y a qu’un seul endroit pour le peuple juif », a ajouté M. Lewis.

    M. Lewis, 54 ans, l’un des principaux avocats spécialisés dans la diffamation au Royaume-Uni, a déclaré qu’il a été de plus en plus souvent victime de discours haineux et de menaces parce qu’il était juif, dont des insultes répétées et des menaces de mort sur le net.

    La décision de quitter la Grande-Bretagne n’a pas été facile, ont déclaré les associés, mais ils estiment que c’était inévitable. « Nous sommes un peuple errant, et il est temps d’errer à nouveau. Les gens ne veulent tout simplement pas le voir », a dit M. Lewis au sujet de ses compatriotes juifs britanniques.

    Mark Lewis, (à droite), et Mandy Blumenthal arrivent à l’aéroport Ben Gurion, le 5 décembre 2018. (Capture d’écran Dixième chaîne)

    « Nous avons accéléré notre décision de nous installer en Israël parce que l’antisémitisme est devenu une réalité institutionnelle et acceptée dans la vie courante », a accusé Mme Blumenthal.

    « Tant de gens pensent que les Juifs sont responsables de tous les maux du monde ».

    Lewis et Blumenthal ont pour la première fois annoncé leur intention de partir pour Israël dans une interview à la BBC en août. Ils ont dit qu’ils connaissaient d’autres personnes qui envisageaient de quitter le pays à cause de l’antisémitisme.

    Dans cette interview, les associés ont également critiqué le Parti travailliste (Labour) sous la direction de Jeremy Corbyn pour avoir créé un climat qui permet aux sentiments antisémites de se manifester, et ont catégoriquement réfuté l’affirmation de Corbyn selon laquelle l’antisémitisme n’est pas toléré au sein du parti.

    « Jeremy Corbyn a soulevé la pierre, et les antisémites sont sortis de dessous la pierre. Ils n’y retourneront pas », a dit Lewis.

    « Il y a eu un changement total de climat. Il est maintenant acceptable d’être antisémite. Cela a fait remonter à la surface les sentiments des gens », a dit Mme Blumenthal.

    Bien que Corbyn et le Parti travailliste ne soient pas les seuls responsables de l’antisémitisme récent, ils ont une « grande part » dans son ascension, a-t-elle dit.

    « Il n’y a pas que Jeremy Corbyn et tout le Parti travailliste. Mais c’est une partie très, très bruyante qui a en fait permis à cet antisémitisme de se propager ici au Royaume-Uni et de se répandre dans la société », a-t-elle précisé.

    M. Lewis a expliqué que bien que l’antisémitisme ait été un phénomène marginal dans le passé, il a pris de l’ampleur à cause des réseaux sociaux.

    « Les réseaux sociaux ont fait tant de mal », a-t-il dit. « Il y a quinze ans, il y avait encore de l’antisémitisme, mais c’était une chose obscure. Il y a quinze ans, quelqu’un a peint une croix gammée sur ma porte de garage à Manchester, c’était un message. Mais c’était quelque chose de ponctuel, quelque chose dont on pouvait presque en rire. Maintenant avec l’effet des réseaux sociaux, c’est presque tous les jours. »

    M. Lewis, qui, dans une interview accordée au Times of Israel l’année dernière, a déclaré qu’il aimait s’attaquer aux trolls antisémites sur les réseaux sociaux, a également déclaré avoir été victime d’antisémitisme quand il a voulu soulever cette question.

    « Si vous vous plaignez d’antisémitisme, la chose la plus antisémite vous est dite en retour : Vous inventez, c’est une calomnie, vous n’avez même pas le droit de vous plaindre », explique-t-il.

    Il a dit avoir été submergé de messages de haine de la part de « gens qui prétendent représenter [le groupe de soutien populaire de Corbyn] Momentum, qui prétendent représenter le Parti travailliste ».

    L’avocat Mark Lewis se rend à une enquête sur l’éthique des médias à la Royal Courts of Justice au centre de Londres, le jeudi 24 novembre 2011. (AP/Lefteris Pitarakis)

    Expliquant leur décision de déménager en Israël, Lewis a dit : « Il y a une limite à ce que l’on peut supporter ».

    « Les insultes en ligne pourraient continuer, les Israéliens pourraient ne pas m’aimer parce que je suis trop à gauche, ne pas m’aimer parce qu’ils pensent que j’ai trop raison, quelle que soit leur opinion. Mais ils ne vont pas me détester parce que je suis juif. Et il y a une limite à ce que l’on peut supporter – quand on reçoit des menaces de mort. »

    « Quand vous recevez des menaces de la part de gens qui veulent vous voir malade, etc. C’est un effet de goutte à goutte », explique Lewis, qui souffre de sclérose en plaques. « Et vous vous dites : ‘En fait, ça suffit, trop c’est trop’ ».

    En réponse à l’interview du couple, un porte-parole du Parti travailliste a déclaré que M. Corbyn est un « opposant militant » de l’antisémitisme et s’est engagé à l’éradiquer du parti.

    Le chef du Parti travailliste britannique Jeremy Corbyn prend la parole au Festival des martyrs de Tolpuddle, en Angleterre, le 22 juillet 2018. (Ben Birchall/PA via AP)

    Mme Blumenthal a toutefois déclaré qu’elle ne croyait pas à l’engagement exprimé par M. Corbyn de s’attaquer aux problèmes de l’antisémitisme au sein du Parti travailliste.

    « Les mots ne valent rien. Je crois honnêtement que lorsque j’entends les paroles de Jeremy Corbyn, elles sont bon marché, ce sont des excuses, elles n’expriment pas vraiment ses véritables sentiments. Je ne le crois pas », dit-elle.

    En août, M. Corbyn a fait l’objet de nouvelles critiques après la publication par le Daily Mail de photos de lui tenant une couronne lors d’une cérémonie en 2014 dans un cimetière en Tunisie. Il ressort des clichés où Corbyn se tenait près des tombes des terroristes palestiniens impliqués dans le massacre de 11 athlètes israéliens lors des Jeux olympiques de Munich en 1972.

    Ce scandale n’est que le dernier d’une longue crise pour le Parti travailliste, avec un flot constant de membres et d’éminents fonctionnaires exclus ou sanctionnés pour leurs propos antisémites et virulents contre Israël, et Corbyn lui-même, accusé de tolérer et/ou de participer à ce phénomène.

    Cette situation a donné lieu à des récriminations de la part de rabbins, dont le grand rabbin de Grande-Bretagne, ainsi que de certains députés travaillistes, qui ont accusé le parti et son chef de ne pas être en mesure ou désireux d’éliminer de manière décisive les membres et les sentiments antisémites des rangs travaillistes.

    6 décembre 2018, 14:1

    Danièle Obono, une « décolonialiste » au sein de l’université française ?

    Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du «Parti des indigènes de la République» (PIR) vient d'être nommée au sein du Conseil d'administration de l'UFR de Science politique de l'université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Une nouvelle qui inquiète Guilhem Carayon.

    Cette tribune est écrite par Guilhem Carayon, responsable de l’UNI Paris 1 Panthéon Sorbonne.

    Elle est cosignée par Olivier Vial, président de l’UNI.


    Danièle Obono, député de la France Insoumise, proche du «Parti des indigènes de la République» (PIR) vient d’être nommée au sein du Conseil d’administration de l’UFR de Science politique de l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Cette instance fixe au quotidien les orientations des enseignements et des recherches proposés aux étudiants.

    Depuis plusieurs années, les activistes en tous «genres» tentent d’infiltrer l’Université afin de poser un vernis «scientifique» sur leurs engagements les plus radicaux. Les militants du genre furent les pionniers. Et désormais, les études de genre prospèrent et se répandent d’amphithéâtres en amphithéâtres. L’université a ainsi servi de caisse de résonance aux adeptes de l’écriture inclusive, aux avocats de la fluidité des genres et des toilettes neutres …

    Avec Danièle Obono, c’est une autre idéologie qui fait de l’entrisme. Une idéologie aux antipodes de notre tradition humaniste. La député de Paris s’est, en effet, faite l’avocate des thèses «décolonialistes» prônées par le Parti des indigènes de la République.

    Ce groupuscule extrémiste avait publié en 2016 des messages de soutien aux organisateurs d’un attentat contre des civils à Tel Aviv! «L’Antisionisme», revendiqué par sa porte-parole Houria Bouteldja dissimule mal un réel antisémitisme. Selon elle, «les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe». Sic!

    A l’occasion des 10 ans des Indigènes de la République, Danièle Obono avait encensé le parti indigéniste, qualifiant même le discours de sa porte-parole Houria Bouteldja de «très beau et très juste». En réalité, l’idéologie que Danièle Obono défend, repose sur des fondements racialistes. Elle va jusqu’à prôner la non-mixité raciale et sexuelle (!) dans les réunions politiques ou syndicales, en somme un apartheid inversé. Ce genre d’inepties tend malheureusement à se développer, comme ce fut le cas durant le blocus de Tolbiac, les étudiants avaient déjà pris l’initiative d’organiser des Assemblées Générales interdites aux hommes blancs. Re-Sic!

    Elle s’est également «distinguée» dans son soutien à un texte de Rap dont les paroles font froid dans le dos: «Nique la France, et son passé colonialiste, ses odeurs, ses relents et ses réflexes paternalistes. Nique la France et son histoire impérialiste, ses murs, ses remparts et ses délires capitalistes, (…) ton pays est puant, raciste et assassin». (*) Doit-on s’attendre à ce que ce genre de colique verbale soit désormais au programme de l’UFR?

    Alors, comment a-t-on pu intégrer Danièle Obono dans un conseil qui détermine les orientations de l’enseignement des Science politique dans l’université symbole des libertés intellectuelles depuis le Moyen-Âge? Comment peut-on avoir choisi une personnalité aussi radicale, discréditant par ses engagements anti-humanistes l’image et le prestige de La Sorbonne?

    L’argent public qui finance la recherche publique doit-il servir à diffuser une propagande «bolcho-trotsko-marxiste» comme se définit Danièle Obono, ou pire à soutenir l’offensive des «décolonialistes».

    En réalité, cette nomination n’entache pas seulement l’image de l’UFR de Science politique. Demain, ce seront l’ensemble des diplômes et des recherches de l’Université Paris 1 qui seront suspects.

    “Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne proche du Parti des Indigènes de la République, et de sa présidente Houria Bouteldja qui écrivait « les juifs sont les boucliers, les tirailleurs de la politique impérialiste française et de sa politique islamophobe ». Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne qui a défendu le multirécidiviste de la haine Dieudonné M’Bala M’Bala, au moment où celui-ci écrivait le 11 janvier 2015 : « je suis Charlie Coulibaly ».

    Nous ne pouvons accepter la nomination d’une personne qui défend la pratique des réunions en non-mixité raciale, alors que ces pratiques interdisant l’accès à des réunions aux personnes dites « blanches, hétérosexuelles ou de sexe masculin » ont été organisées au sein de l’Université Paris 1.

    L’Université Paris 1 a été marquée l’an dernier par des dégradations inacceptables, des inscriptions à caractère antisémite au sein du local de la FEDER saccagé.

    Soucieux de défendre les valeurs républicaines qui nous protègent et garantissent la liberté, l’égalité et la fraternité pour chacun, et de faire rayonner l’Université Panthéon Sorbonne en France et dans le monde, nous demandons au directeur de l’UFR de Science Politique, Monsieur Bernard Dolez, de revenir sur sa décision de nommer Danièle Obono au Conseil d’Administration de l’UFR.”

    Sinon, le risque c’est de voir l’université Française devenir le cheval de Troie de tous les courants nés au sein de la gauche radicale américaine la plus folle.

    Source: Le Figaro Vox – l’ UEJF et le BNVCA

    (*) Nique la France, Zone d’expression populaire, 2009

    Ce qui préoccupe les services de renseignements

    Ce qui préoccupe les services de renseignements

    Les appels à la guerre civile par les groupes extrémistes de droite ou de gauche sont pris très au sérieux par les agents de la DGSI, du SCRT et de la DRPP.

    Par

    
Reactifs. Evacuation de la gare du Nord, a Paris, en mai 2017, apres que des suspects fiches par la DGSI ont ete signales dans un train en provenance de Valenciennes.
    Réactifs. Evacuation de la gare du Nord, à Paris, en mai 2017, après que des suspects fichés par la DGSI ont été signalés dans un train en provenance de Valenciennes.

    Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

    Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

    Anciens du GUD, membres de la fraternité St Pie X, plusieurs personnalités antisémites ont participé aux manifestations des gilets jaunes à Paris

    Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d'incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d'écran Youtube)

    Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d’incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d’écran Youtube)

    Alors que la mobilisation des gilets jaunes atteignait à Paris samedi 1er décembre un degré d’intensité en terme d’affrontements avec les forces de l’ordre et de détériorations encore inégalé depuis le début du mouvement, plusieurs témoins rapportent la présence d’une poignée de groupuscules « nationalistes et d’extrême droite », selon le journal Libération.

    Déjà le 17 novembre, le militant néo-nazi Hervé Ryssen était signalé en marge d’une marche arborant un gilet jaune. On notait également la présence de Dieudonné, le polémiste jugé coupable à plusieurs reprises d’incitations à la haine et à la violence contre les juifs.

    Lors des manifestations parisiennes du 1er décembre, le quotidien Libération a ainsi repéré « aux abords de la place de l’Etoile Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste ‘L’œuvre française’, dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain ».

    L’Oeuvre française n’est pas seulement ultranationaliste, il regroupe aussi des nostalgiques du maréchal Pétain et des antisémites. Ce groupe, très proche du Front National (FN, aujourd’hui RN) avant son changement de dénomination, se présente comme « à la pointe du combat nationaliste, de l’action anti-sioniste et anti-marxiste au sein de la nation française ».

    À la suite de la mort du militant anti-fasciste Clément Méric, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur avait annoncé le 24 juillet 2013 la dissolution de l’organisation à l’issue du Conseil des ministres.

    Il déclarait que l’Œuvre française est une « association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au Maréchal Pétain, à Brasillach ou à Maurras ».

    Marianne signale également la présence d’Axel Lousteau conseiller régional du Rassemblement national (RN), proche de Marine Le Pen et ancien membre du GUD. L’hebdomadaire évoque aussi la présence de plusieurs formations d’extrême-gauche comme les Black Blocs.

    Plusieurs groupuscules catholiques intégristes, « notamment de la fraternité Saint Pie X, de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sont aussi présents, » note également Libération. La fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont le fondateur Mgr Marcel Lefebvre a été excommunié en 1988, a été épinglée à plusieurs reprises pour la diffusion de propos antisémites.

    Le président tchèque Miloš Zeman : “Trahir Israël, c’est nous trahir” | lemondejuif

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a déclaré lundi que la perte de la Judée-Samarie laisserait Israël sans défense face à un islam radical dirigé par l’Iran.

    Prenant la parole avant l’allocution du président tchèque Milos Zeman, le dirigeant israélien a comparé le désastre potentiel pour Israël aux concessions que l’Europe avait faites à l’Allemagne nazie avant la Seconde Guerre mondiale.

    Le dirigeant tchèque a quant à lui affirmé que “trahir Israël, c’est nous trahir” et a assuré qu’il fera “tout ce qui est en son pouvoir” pour transférer à Jérusalem l’ambassade de son pays.

    Le président de la République Miloš Zeman s’est envolé dimanche pour Israël où il effectue une visite officielle de quatre jours.

    En tant que premier haut représentant politique tchèque, Miloš Zeman prononcera un discours à la Knesset, le Parlement israélien.

    A Jérusalem, le président doit notamment assister à l’inauguration de la Maison tchèque, prévue pour le 27 novembre. Ce nouveau centre culturel héberge également les agences CzechTrade, CzechInvest et CzechTourism.

    Accompagné de son épouse Ivana, ainsi que du président de la Chambre des députés Radek Vondráček (ANO), de plusieurs ministres et des dizaines de chefs d’entreprises, Miloš Zeman a assisté dimanche soir à la signature des mémorandums entre les entreprises tchèques et israéliennes. Avant cela, le chef de l’Etat a déposé, à Jérusalem, une couronne de fleurs sur la tombe du fondateur du sionisme Theodor Herzl.

    Yaakov Tanenbaum – © Le Monde Juif .info | Photo : DR

    Entre peur et idéologie, l’école abandonne la laïcité | Causeur

    Dans les faits, elle n’est absolument pas garantie

    Au-delà des gesticulations du ministère, rien n’est fait pour assurer la laïcité à l’école. Sous pression, certains éducateurs ont peur de l’enseigner ; d’autres la refusent carrément…

    « Pas de vague » disaient-ils. Pourtant, le tsunami du hashtag maritime n’en est qu’à ses premiers effets. Dès le reflux des flots, devrait apparaître ce qui était sous nos yeux, mais que certains se refusaient à  voir, par angélisme ou par intérêt : l’action de défense de la laïcité à l’école, fer de lance d’une politique revendiquée comme volontariste, repose sur de bien fragiles pilotis.

    53% des enseignants en REP avouent qu’ils se sont déjà « autocensurés » 

    A la lumière des récits d’abandon des troupes par la hiérarchie qui inondent le web, on peine à croire que les enseignants soient en mesure de lutter efficacement sur tous les points d’attaque de la laïcité. Dans un tel contexte, il est en effet légitime que « l’intelligence des acteurs de terrain », soit avant tout consacrée à protéger leur intégrité physique et psychique en esquivant les risques. Et, si l’on ajoute à ce réflexe humain de préservation, le choix idéologique de certains d’adhérer à une conception accommodante de la laïcité, la lecture du sondage IFOP sur les enseignants et la laïcité de janvier 2018 a de quoi inquiéter.

    Quelques exemples. Alors que la circulaire de septembre 2013 précise que « dans les écoles et établissements d’enseignement publics, la Charte de la laïcité à l’École est affichée de manière à être visible de tous », 34% des sondés issus des lycées et collèges, et 23% de ceux du primaire n’ont pas la certitude qu’elle l’est dans leur établissement. La question de la Charte et des territoires demeure donc d’actualité. Plus grave, 32% des enseignants hors REP et 53% en REP avouent qu’ils se sont déjà « autocensurés dans leur enseignement afin d’éviter de possibles incidents provoqués par certains élèves ».Enfin, 20% des sondés signalent des actes de contestation de la loi sur le port des signes religieux à l’école de 2004 par… des enseignants et membres du personnel eux-mêmes !

    La montée des eaux du réel est implacable et les digues que Jean-Michel Blanquer a construites, aussi haut que la Macronie le lui permettait, risquent de n’y point résister.

    L’héritage bien vendu de Najat Vallaud-Belkacem

    Il est vrai que certains indices auraient dû nous alerter dès le lancement de l’opération « Conseil des Sages ». Pourquoi devoir recourir à un tel conclave pour rédiger un vadémécum qui se révèle n’être, en définitive, que la compilation de textes de loi et de jurisprudences en vigueur sur la laïcité en milieu scolaire ? Il est certes fort utile et synthétique, mais la conception d’un tel outil du quotidien ne relevait-elle pas des cadres du ministère dont son administration regorge ?

    Plusieurs hypothèses sont possibles autour de ce choix, dont aucune n’est rassurante. La première est la connaissance par Jean-Michel Blanquer des dysfonctionnements du système et du « principe de l’avalanche ». Cette technique de management pathogène, consiste à submerger le terrain de textes et notes de services lorsque les consignes qu’ils contiennent peuvent être sources de problèmes pour la hiérarchie. Sur la question de la laïcité, cette méthode, corrélée à la lâcheté dénoncée par #Pasdevague, a permis aux difficultés de demeurer confinées au niveau du terrain, sans atteindre l’encadrement. Peut-être le ministre a-t-il donc fait le choix de confier la conception d’un outil réellement opérationnel à des experts non contaminés par ce travers, car déconnectés de toute responsabilité dans sa mise en pratique ? La deuxième possibilité est la nécessité de sanctifier cet évangile car, actuellement, la seule existence de ces règles de droit ne suffit plus à en assurer une légitimité permettant son application. Enfin, et c’est peut-être là le plus terrible, mettre dans un écrin de prestige un outil relevant de la routine administrative était la seule marge de manœuvre dont disposait ce ministre, lucide sur l’urgence, pour maximiser son action sous contrainte du contexte macroniste.

    Quant aux adjuvants de la recette, formation et référent laïcité étaient déjà les moyens mis en vitrine par Najat Vallaud-Belkacem. Or, dans le sondage déjà cité, 94% des enseignants disent n’avoir toujours reçu aucune formation continue sur le sujet et, parmi ceux qui l’ont eue, 40% la jugent de mauvaise qualité. Quant à l’action des référents laïcité des rectorats, 47 % la jugent inutile.

    Pourtant, reconnaissons que la gestion marketing du vadémécum a été efficace. En vertu du théorème de la lampe torche qui dit que « tout cercle de lumière puissamment orienté sur un sujet génère par contraste une obscurité profonde hors du halo », l’attention de l’opinion publique a été habilement orientée sur l’aspect juridique de la problématique, la détournant d’un légitime questionnement sur la mise en pratique de l’outil. Le silence syndical prudent sur le sujet a fait le reste.

    L’inconscience des profs

    Mais le réel s’obstine. La déferlante « Pas de vague » révèle l’impuissance des enseignants, l’abandon par la hiérarchie, l’impossibilité à agir par simple dialogue sans sanctions significatives, face à la violence et aux  remises en cause de leur autorité. De plus, le sondage IFOP de janvier révèle que seulement 59% d’entre eux pensent la laïcité en danger alors que 72% du reste de la population en est persuadé. Les 41 % qui ne semblent pas s’alarmer, pourcentage déjà important en soi, sont-ils capables d’identifier les dérives et sont-ils motivés pour les combattre ? Qui sont-ils ? Ne risquent-ils pas, par moindre motivation, d’éteindre la volonté d’agir de collègues plus concernés ? Leur confiance en l’état des choses est-elle due au fait qu’ils travaillent dans des zones préservées de toute remise en cause ou, au contraire, sont-ils tous en REP et ne voient-il rien à redire aux atteintes à la laïcité recensés dans les rapports ?

    Enfin, il y a ces failles que la forme lisse et calculée du vadémécum laisse malgré tout apparaître. « Les intervenants extérieurs ont le droit au même titre que les parents d’élèves de manifester ostensiblement leurs convictions philosophiques ou religieuse mais ne peuvent faire acte de propagande ou de prosélytisme religieux. » L’évaluation du caractère prosélyte ou propagandiste est bien évidemment renvoyée à l’estimation du directeur ou du chef d’établissement. Les restrictions « ne peuvent être générales et systématiques et doivent être justifiées au cas pas cas ».

    Le vadémécum constitue donc un écrit dont l’interprétation peut fluctuer selon les paramètres du système de négociation que sont la radicalité et la maîtrise de ses failles par les parents et les élèves, la force des groupes porteurs de revendications, l’interprétation des faits et la capacité de fermeté des directeurs. A ce propos, le Printemps républicain a d’ailleurs offert cet été, à son corps défendant, une belle illustration de ce que donne la subjectivité de l’interprétation. Sa remise d’un prix de citoyenneté à Latifa Ibn Ziaten a engendré parmi les adhérents et sympathisants un débat musclé, illustrant que, pour une même personne dont les actes sont largement médiatisés, la perception du prosélytisme de son port du foulard à l’intérieur des établissements scolaires ne fait pas consensus. Comment imaginer qu’il en aille autrement pour un intervenant quelconque dont le profil est bien moins connu ?

    Calcul électoraliste et peur de l’embrasement des territoires

    Enfin, l’Education nationale occulte la dynamique de pression sociale communautaire. Elle contribue à travestir les enjeux, en prétendant qu’il ne s’agit que d’une question de dialogue et de pédagogie à mener d’individu à individu, alors qu’elle est la preuve même que ces vecteurs, employés depuis des décennies, ont échoué à transmettre le respect de règles et principes fondamentaux de notre culture à une part non négligeable de la population.

    Une fois encore, la peur du « face à face » de la prophétie de Gérard Collomb, pousse les acteurs politiques aux commandes à s’abstenir de traiter le problème au niveau où il se situe, c’est-à-dire en prenant la parole haut et fort depuis la tribune que le peuple leur a confiée. Par calcul électoraliste et peur de l’embrasement des territoires, la formulation claire des valeurs et pratiques non négociables de notre nation, en direction des groupes sociaux qui ne les partagent pas, n’est jamais exprimée. La lecture attentive du vadémécum et son rapprochement des faits d’actualité mettent à mal le postulat optimiste qu’une unicité de doctrine suffit à engendrer une mise en pratique ferme et homogène. Il est une expression de ce juridisme béat qui consiste à chuchoter derrière un paravent de textes, sans jamais évaluer la réalité de leur application. En ces temps de libération de la parole, cette approche ne devrait pas permettre bien longtemps de s’illusionner sur la portée des actions entreprises.

    Un lycée nantais. ©ALAIN LE BOT / PHOTONONSTOP

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    Source: causeur.fr

    “Juifs des pays arabes et d’Iran”: le sens de la “Journée du souvenir” | Shmuel Trigano

    “Juifs des pays arabes et d’Iran”: le sens de la “Journée du souvenir” Prof. Shmuel Trigano

    Que celèbre-t-on dans “le jour du marquage de la sortie et de l’expulsion des Juifs des pays arabes et d’Iran”? Tout d’abord il faut dire que son instauration depuis 2014, sur la proposition de celui qui était alors député, Shimon Ohayon, constitue un acquis important. Mais la signification de cette journée et la façon dont on la célèbre, depuis, manquent de clarté. Sans doute parce qu’il y a un fossé entre le but de cette célébration, telle qu’elle est expliquée dans la Loi, “défendre les droits des réfugiés juifs à des réparations le jour où la paix sera conclue ” et la réalité objective, mais non reconnue, de ce qui est commémoré. Pourquoi est-il question de “marquage” et pas de “mémoire”? Pourquoi “Juifs des pays arabes et d’Iran et pas de Turquie? Et pourquoi n’est-il pas dit “des pays d’islam”, le critère qui unifie tous ces pays, ce que fait implicitement la loi, et qui fut le facteur de la condition des sépharades à travers l’histoire?

    A quoi fait référence la “sortie”? Il s’agit en fait, tout simplement, d’évoquer la disparition, la liquidation, dans la violence, d’un univers bi-millénaire en terres d’islam. La date de commémoration choisie qui pourrait nous renseigner n’est pas aussi claire: quel est le message de cette commémoration au lendemain du 29 novembre, date où l’ONU décida en 1947 du partage de la Palestine et de la création de deux Etats? Que la disparition du monde sépharade est la conséquence de la constitution de l’Etat d’Israel qui ainsi aurait causé (voire fomenté selon certains) la liquidation des communautés juives du monde arabe? A moins que ce ne soit l’alya massive de ces Juifs répondant à l’appel messianique qu’ils entendaient venir d’Israël? Dans ces deux cas, c’est l’événement lui même qui est occulté et enterré. L’alya cache alors le drame qui précède et le messianisme la dimension politique de l’événement.
    Cette occultation se donne à voir dans la façon dont est célébrée la cérémonie dans le grand amphi du Binyane haouma de Jérusalem, unique célébration sur le plan national. Elle ne délivre aucun message central et fort, entre la célébration de la culture sépharade et les témoignages victimaires individuels: c’est un moment de réjouissance et de nostalgie. L’abord purement testimoniel de l’événement commémoré élimine sa portée politico historique dans le temps présent et cet effacement s’inscrit dans une célébration culturelle et identitaire qui de surcroît l’occulte.
    Or l’enjeu de cette histoire concerne le temps présent. C’est le droit moral autant que les réparations qui compte et pas seulement quand la paix sera au rendez vous. L’enjeu est double. Il interpelle d’abord ceux qui ont vécu ces événements et qui se sont vus interdire de mettre des mots sur le traumatisme qui a bouleversé leur vie, en redonnant leur caractère historique à ces événements. Il concerne la légitimité de l’Etat d’Israël accusé aujourd’hui dans l’arène internationale – et même en Israël – d’un “péché originel” constitutif de son existence, du fait de l'”injustice” commise par son existence même envers les Palestiniens. Or ceux qu’on accuse de “péché”, d'”apartheid”, de “racisme”, ceux sont justement les descendants de 600000 réfugiés juifs, devenus la majorité des citoyens israéliens, les descendants de ceux que les Etats islamiques ont chassés, violentés et spoliés. Le message de cette journée de commémoration doit restaurer le caractère historique et politique de cette histoire, partie intégrante de l’histoire du peuple juif au XX° siècle. C’est à ce chantier que le livre collectif (Sof hayahdut be artsot haislam) qui vient de paraître (Ed. Carmel) en hébreu veut contribuer. Il met en parallèle le destin global de 11 communautés juives, 900000 Juifs entre 1940 et 1970, période qui s’inscrit de façon intrinsèque dans la suite du nazisme (le chef du nationalisme arabo-musulman, le mufti de Jérusalem devînt un dignitaire du régime nazi, fonda une légion SS musulmane dans les Balkans…), une période durant laquelle se retira un pouvoir colonial qui avait été l’occasion d’une libération et d’un véritable âge d’or pour les peuples dominés de l’islam qui, ainsi, purent échapper à la Sharia et à la condition de dhimmi.

    Ce message doit devenir un motif central du discours sur le conflit arabo)israélien – ce qu’il n’jamais été – , à savoir un discours affirmant la légitimité objective de l’Etat sur le plan de l’arène régionale: il y a eu un échange de populations avec les Arabes palestiniens, suite à une guerre d’extermination que ceux-ci ont provoquée et perdue avec les Cinq Etats arabes venus à leur rescousse. Sur ce plan là les descendants des réfugiés juifs ne se sentent aucun sentiment de culpabilité ni de responsabilité, aucun sentiment d’obligation envers les Palestiniens. Ils ont eux aussi les clefs de leur maison abandonnée!

    Gaza: l’interview vérité du patron de la Croix-Rouge en Israël | Infoequitable

    Jacques de Maio vient de donner une interview au Monde qui tranche avec les mensonges anti-israéliens repris le plus souvent par les médias français.

    Une fois n’est pas coutume, nous avons trouvé un article honnête dans Le Monde, concernant Israël.

    Tout n’est pas rose bien sûr, dans cette interview. Le chef de la Croix-Rouge en Israël et dans les Territoires palestiniens formule aussi des critiques à l’encontre des Israéliens, certaines mesurées, d’autres qui nous semblent moins fondées.

    Mais son analyse – qui s’appuie sur les faits dont il a été témoin dans le cadre de sa mission – tranche avec ce qu’on a l’habitude de lire et d’entendre en général sur Israël dans la presse française.

    Jacques de Maio confie son expérience de responsable de la Croix-Rouge alors qu’il arrive au terme de ses cinq ans de mandat sur le terrain.

    Il aborde en premier lieu la question des prisonniers palestiniens :

    « Après trente ans d’expérience en Afghanistan, au Yémen ou en Somalie, je veux dire que l’accès humanitaire, en Israël, est assez remarquable. Il n’y a pas un seul prisonnier palestinien perdu, disparu. Le système a une histoire et des mécanismes de transparence.

    A certains égards, Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats. Nous avons un dialogue très riche avec les Israéliens sur les dossiers que nous suivons, des détenus au comportement des forces armées. »

    Voila une mise au point qui fait litière des accusations infondées de mauvais traitements ou de tortures de prisonniers palestiniens qui foisonnent pêle-mêle sur les sites pro-palestiniens.

    Ces accusations sont également reprises et propagées par les grands médias de la presse française, comme cet article publié en février 2016 par France Info :

    Cet article était basé sur les assertions jamais étayées d’organisations israéliennes d’extrême-gauche comme B’Tselem ou Hamoked.

    Ces ONG (qui n’ont de « non gouvernementales » que le nom, puisqu’elles sont copieusement subventionnées par les gouvernements européens) affirment sans l’ombre d’une preuve que la « torture » serait largement pratiquée dans les prisons israéliennes.

    Eh bien, non ! Le patron de la Croix-Rouge en Israël et ceux qui travaillent avec lui ont un accès permanent à chacun de ces prisonniers.

    Jacques De Maio ne signale pas le moindre cas de mauvais traitement chez les prisonniers palestiniens.

    (C’est en revanche dans les prisons de l’Autorité palestinienne et du Hamas que la torture est une pratique généralisée, comme un récent rapport l’a révélé.)

    Jacques de Maio aborde le cas de « personnes disparues »
    Il n’y a aucun Palestinien disparu dans les prisons israéliennes.

    En revanche, de nombreux Israéliens – civils ou militaires – sont aux mains du Hamas ou de groupuscules islamistes.

    Le patron de la Croix-Rouge en Israël fait le point sur ce dossier :

    « Les « missing » sont des gens sur le sort desquels la famille n’a pas de certitude formelle, vivants ou morts. On ne fait pas de distinction entre civils et militaires. Ils sont environ 45. Il y a deux civils israéliens, peut-être trois, qui sont présumés vivants à Gaza et qui sont notre priorité absolue. On est en « clash » avec le Hamas sur ce sujet. »

    Sans donner plus de précisions sur leurs identités, Jacques de Maio rappelle une terrible réalité : les disparus, les personnes détenues au secret sans raisons, se trouvent dans les prisons palestiniennes.

    La presse française n’est guère prolixe sur le sort de ces captifs israéliens aux mains du Hamas.

    A noter, toutefois, cette dépêche de l’AFP de septembre 2018 (reprise ici sur le site de L’Express) signalant le cas de deux civils israéliens (dont un handicapé mental) détenus depuis des années par le Hamas à Gaza et dont on est sans nouvelles.

     

    Les ripostes de Tsahal sont-elles « disproportionnées » ?
    Enfin, le patron de la Croix-Rouge en Israël apporte la grande question de « l‘usage de la force » armée par l’armée israélienne dont les détracteurs de l’Etat juif l’accuse de le faire de manière « disproportionnée ».

    Tout en estimant qu’il « y a eu trop de victimes civiles en 2014 » à Gaza, Jacques de Maio confie :

    « En 2014, nous avons eu des mois de discussion avec l’armée israélienne sur les leçons à retenir de la guerre à Gaza, cet été-là. C’est la même discussion que nous avons avec les Américains, les Français ou les Saoudiens : sur la distinction civils/militaires, la proportionnalité, etc. On a mené un travail confidentiel avec eux, comme avec les Brigades Al-Qassam [branche armée du Hamas]. »

    A noter, ce passage contient une information en filigrane qui a peut-être échappé au lecteur.

    L’armée israélienne, lorsqu’elle opère à Gaza, n’agit pas de manière différente que les armées françaises et américaines lorsqu’elles bombardent Raqqa, Mossoul, Tripoli ou… Zagreb.

    Des civils sont malheureusement tués – ceux que l’on appelle pudiquement les « dommages collatéraux » – et Tsahal ne réagit pas de manière plus « disproportionnée » que les armées des démocraties occidentales.

    A cet égard, Jacques de Maio souligne la complexité du problème et fait preuve d’humilité.

    Face aux organisations terroristes qui utilisent leurs propres populations comme boucliers humains, il n’existe pas de réponse idéale.

    « Dans une guerre, les soldats ont le droit de tuer des menaces réelles ; on ne défend pas le droit à la vie dans toutes circonstances. L’équation entre la proportionnalité stratégique et les obligations humanitaires, c’est une immense question qui renvoie même à l’utilisation de l’arme atomique à Hiroshima. Elle interroge sur la pertinence du droit de la guerre dans le contexte de l’après 11 septembre 2001, avec l’organisation Etat islamique (EI), avec la guerre asymétrique contre des mouvements armés plus ou moins terroristes qui se cachent derrière la population.

    Nous, nous opérons à un niveau inférieur : l’analyse empirique de la conduite des opérations, et les victimes civiles. Pour cela, nous avons différents angles de vue : les précautions prises, l’utilisation d’artillerie en milieu urbain, la définition des cibles. Le cuisinier du Hezbollah en est-il une ? J’ai bossé pas mal en Afghanistan avec les troupes de l’Otan. Ces questions secouent le monde entier. »

    Les tirs israéliens face aux émeutes de Gaza
    Le patron de la Croix-Rouge en Israël se dit « hyperpréoccupé » par ce qu’il considère être « un usage excessif des balles réelles » dans la répression des émeutes de Gaza et le « coût humain disproportionné ».

    Mais avec lucidité, il ajoute :

    « Les manifestations près de la clôture sont régies par le paradigme du maintien de l’ordre. Mais il est clair qu’on n’est ni à Berlin ni à Gênes [sommet du G8 en 2001]. Dans ces manifestations de civils se greffent en filigrane des opérations militaires qui justifient l’utilisation d’armes létales (…) Les Palestiniens, eux, sont dans une logique de poussée. Plus ils s’approchent de la clôture, plus ils sont en danger, quoi qu’on pense de leurs motivations. Ce mouvement est voulu, planifié, avec une logistique. On discute avec le Jihad islamique palestinien (JIP) ou le Hamas pour minimiser l’exposition des plus vulnérables, des enfants de 7 à 12 ans qui font des concours d’héroïsme. »

    Conclusion
    Tout est dit, ou presque. Il faut décrypter ces terribles paroles de Jacques de Maio et prendre la mesure de son impuissance.

    La Croix-Rouge qui n’a aucun pouvoir coercitif pour peser sur les belligérants en est réduite à « discuter » avec les organisations terroristes palestiniennes – non pas pour empêcher l’utilisation d’enfants de 7 ans dans les combats – mais juste pour « minimiser (leur) exposition ».

    Le mérite de cette interview publiée par Le Monde aura été de permettre au lecteur de bonne foi de prendre connaissance de la réalité des affrontements qui ont eu lieu à Gaza ces derniers mois.

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    Un Européen sur cinq justifie l’antisémitisme!!!!!!

    Un Européen sur cinq justifie l’antisémitisme!!!

    Plus de 25% des européens pensent que les Juifs ont trop d’influence dans les affaires, la politique, les médias et la finance. Un sur cinq estime que l’antisémitisme est le reflet du comportement quotidien  des Juifs dans le monde et dans le même temps, un européen sur vingt interrogé n’a jamais entendu parler de l’Holocauste. C’est le résultat d’une enquête à grande échelle menée par CNN dans sept pays d’Europe qui révèle un ancrage profond  de l’antisémitisme sur le vieux continent….

    Selon un nouveau sondage de CNN présenté dans l’édition de mardi du journal Yediot Aharonot, les stéréotypes antisémites ont encore de beaux jours devant eux en Europe alors que la mémoire de l’Holocauste  s’estompe. Le sondage CNN / ComRes, qui a interrogé plus de 7 000 personnes (7 092), a été mené dans sept pays d’Europe (Autriche,  France, Allemagne, Grande-Bretagne, Hongrie, Pologne et  Suède). Il révèle que plus du quart des européens pensent que les Juifs ont trop d’influence sur les affaires et la finance (en Pologne et en Hongrie, c’est environ 40% qui l’ont affirmé, en France et en Allemagne 25%). Près d’un européen sur quatre déclare que les Juifs ont également trop d’influence sur les zones de conflit et de guerre dans le monde. Un sur cinq affirme que les Juifs ont trop d’influence sur les médias et un pourcentage similaire pense que les Juifs ont aussi trop d’influence dans la politique.

    La croyance en un pouvoir juif va de pair avec une surestimation du nombre de Juifs dans le monde. Alors qu’environ seulement 0,2% de la population mondiale est juive, environ les deux tiers des personnes interrogées dans le sondage ont estimé que le pourcentage des Juifs dans le monde était trop élevé. 25% des Hongrois, 20% des Britanniques et 20%  des Polonais estiment à plus de 20% la population de Juifs dans le monde. Quant aux français, aux autrichiens, aux allemands et aux suédois, ils estiment que 5 à 10%  de juifs vivent dans leurs pays respectifs.

    Ce sondage témoigne d’attitudes et de comportements dérangeants et contrastés à l’égard des Juifs combinés à une ignorance surprenante. Environ un européen sur vingt dans les pays interrogés par CNN n’a jamais entendu parler de l’Holocauste, alors que moins de 75 ans se sont écoulés depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et qu’il existe encore des dizaines de milliers de survivants. Cette ignorance est particulièrement frappante chez les jeunes français: une personne sur cinq âgée de 18 à 34 ans a déclaré ne jamais en avoir entendu parler. En Autriche, le pays de naissance d’Adolphe Hitler, 12% des jeunes ont déclaré n’avoir jamais entendu parler de l’Holocauste et 40% des autrichiens interrogés confient  qu’ils n’en savent que très peu sur le sujet.

    En revanche, les européens pensent qu’il est important de garder en vie le souvenir de l’Holocauste. Les deux tiers ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste contribuait à garantir que de telles atrocités ne se reproduisent plus. Ce chiffre s’élève à 80% en Pologne et la moitié des Européens ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste contribuait à lutter contre l’antisémitisme aujourd’hui.

    Mais les sentiments des européens sont complexes, contrastés et embrouillés à l’égard de l’Holocauste, d’Israël, des Juifs et de l’antisémitisme. Un tiers des européens ont déclaré que les Juifs utilisaient l’Holocauste pour promouvoir leurs intérêts.  Une faible, mais solide majorité (54%) a déclaré qu’Israël avait le droit d’exister en tant qu’État juif. Un tiers des personnes interrogées estiment que les critiques adressées à Israël ont tendance à être motivées par l’antisémitisme. Et un tiers des personnes interrogées ont aussi déclaré qu’Israël utilisait l’Holocauste pour justifier ses actions. Un tiers ont déclaré que les partisans d’Israël utilisaient l’accusation d’antisémitisme pour faire taire leurs critiques. Un tiers des Européens ont déclaré que la commémoration de l’Holocauste détournait l’attention des autres atrocités d’aujourd’hui.

    Plus du quart des répondants (28%) ont déclaré que la plus grande part de l’antisémitisme dans leur pays était une réponse aux actions de l’État d’Israël. Et près d’un sur cinq (18%) ont déclaré que l’antisémitisme était le reflet du comportement du peuple juif en général.

    Enfin 10% des européens avouent être antisémite, un chiffre qui atteint 15% en Pologne et 19% en Hongrie.

    ComRes a interrogé 7 092 adultes dans sept pays du 7 au 20 septembre (Grande-Bretagne, 1010; France, 1006; Allemagne, 1012; Pologne, 1020; Hongrie, 1019; Suède 1018; Autriche, 1007). Les données ont été pondérées pour être représentatives de chaque pays en fonction de l’âge, du sexe et de la région.

    DILCRAH: ” On assiste aussi à la résurgence d’un antisémitisme d’extrême droite “

    DILCRAH : « On assiste aussi à la résurgence d’un antisémitisme d’extrême droite »

    La hausse des actes antisémites en France ne semblent pour une fois pas liée à l’actualité du conflit israélo-palestinien

    Frédéric Potier, délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-Lgbt (Dilcrah) a réagi à l’annonce de la hausse des actes antisémites en France faite en début de mois par le Premier ministre français Edouard Philippe.

    Il avait annoncé une croissance de 69 % des actes antisémites sur les 9 premiers mois de l’année 2018.

    « Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal », affirmait le chef du gouvernement dans cette tribune publiée exactement 80 ans après la funeste nuit de Cristal et ses exactions nazies contre les Juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938.

    « Pourquoi rappeler, en 2018, un aussi pénible souvenir ? Parce que nous sommes très loin d’en avoir fini avec l’antisémitisme », écrivait M. Philippe, évoquant les chiffres « implacables » des actes antisémites en France sur la partie écoulée de 2018.

    Si ce chiffre a été rendu pubic, son détail reste pour l’instant inconnu : la déclaration faite par Edouard Philippe via son Facebook se contentait de l’annoncer sans dévoiler la part de paroles antisémites, de menaces verbales, de dégradations de biens ou d’actes physiques, ni leur localisation.

    Frédéric Potier s’en explique au micro de RTL : « il s’agit d’un chiffre provisoire et qui recoupe les mois de janvier à septembre 2018. D’habitude, le ministère de l’Intérieur attend une communication annuelle, mais le Premier ministre a choisi de révéler ce chiffre et de ne pas se taire à l’occasion de l’anniversaire de la Nuit de Cristal, le premier pogrom nazi, pour éveiller les consciences, sonner l’alarme et montrer que l’antisémitisme progresse ».

    « Les causes [de cette hausse] sont multiples et nous sommes en train de les analyser, avance Potier. Le contexte international pèse traditionnellement sur ces actes là : cette année il y a eu le déménagement de l’ambassade américaine à Jerusalem et la résurgence d’un antisémitisme d’extrême droite. Cela s’est traduit aux Etats Unis par la tuerie de Pittsburgh et en France par des affaires heureusement moins graves, comme des tags antisémites comme dans des zones rurales dans le sud-ouest ou des tags à l’encontre de préfet comme Alsace récemment ».

    Dans la nuit du samedi 3 au dimanche 4 octobre dernier, une série de graffitis antisémites ont été inscrits en noir dans deux communes des Pyrénées.

    Les habitants ont pu lire à leur réveil des hommages au négationniste Robert Faurisson, mort le 21 octobre dernier.

    Sur l’Ehpad de Salies, a été inscrit « Faurisson résistance », tout comme sur la place du Temple de la même ville, où l’on pouvait également lire « Shoah escroquerie ».

    A Escos, les mêmes messages ont été retrouvés sur les murs de la mairie.

    Selon le journal La République des Pyrénées, ses actes ont été « vivement dénoncés par le maire, Claude Serres-Cousiné », qui a déposé plainte.

    « C’est affreux. Je suis choqué. On n’a jamais eu ça à Escos. On est un petit village très calme. Je me sens complètement dépourvu, désolé », se désolait le maire Daniel Vigneau cité par le même journal.

    Le patron de la Croix -Rouge en Israël met les points sur les i: “Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats”

    Le patron de la Croix-Rouge en Israël met les points sur les i : “Israël respecte mieux la IVe convention de Genève que beaucoup d’Etats”

    Le représentant de la Croix-Rouge en Israël et dans les “Territoires palestiniens”, Jacques de Maio, a rejeté la semaine dernière les accusations des dirigeants palestiniens sur le sort des détenus palestiniens en Israël.

    “Après trente ans d’expérience en Afghanistan, au Yémen ou en Somalie, je veux dire que l’accès humanitaire, en Israël, est assez remarquable. Il n’y a pas un seul prisonnier palestinien perdu, disparu. Le système a une histoire et des mécanismes de transparence”, a-t-il assuré dans un entretien accordé au journal Le Monde.

    A certains égards, Israël respecte mieux la IVconvention de Genève que beaucoup d’Etats. Nous avons un dialogue très riche avec les Israéliens sur les dossiers que nous suivons, des détenus au comportement des forces armées, a-t-il souligné.

    En 2017 déjà, le représentant de la Croix-Rouge en Israël et dans les “Territoires palestiniens” avait rejeté les accusations palestiniennes à l’encontre d’Israël.

    “Israël nous donne, contrairement aux établissements de sécurité de nombreux autres pays, y compris ceux d’Occident, un accès rapide aux hauts fonctionnaires de l’armée israélienne, des services pénitenciers et à d’autres services de sécurité. Nous avons un dialogue utile, productif et professionnel avec eux. Nous avons clarifié avec eux la question des assaillants qui effectuent des attaques terroristes et nous sommes parvenus à une conclusion sans équivoque selon laquelle il n’y a pas d’ordre de l’armée israélienne de tirer sur des suspects à tuer. Les règles d’engagement n’ont pas changé et il est vrai que les soldats individuels ont pris une mauvaise décision à certains moments et qu’il existe de nombreux cas de comportement scandaleux aux passages frontaliers, parfois en violation complète des ordres donnés. Nous n’hésitons pas à signaler cela à l’armée israélienne qui nous donne à chaque fois une réponse professionnelle. C’est pourquoi nous avons rejeté l’accusation, et il y a eu tout de suite ceux qui ont affirmé que nous allions couvrir les crimes de guerre commis par l’armée israélienne et que nous servions les sionistes”, avait déclaré Jacques de Maio dans un entretien accordé au site israélien Ynet.

    “La Croix Rouge était sur le terrain en Afrique du Sud pendant l’apartheid, et nous répondons à quiconque fait l’argument qu’Israël est État d’apartheid : Non, il n’y a pas d’apartheid ici. Il n’y a pas de régime ici basé sur la supériorité d’une race par rapport à une autre, il n’y a pas de protection des droits fondamentaux de l’homme fondée sur une soi-disant infériorité raciale. Ce qui existe ici est un conflit national sanglant, la caractéristique la plus importante et la plus tragique étant que cela dure depuis plusieurs décennies ? Ce n’est pas un régime d’apartheid mais de l’occupation”, avait-il insisté.

    En 2015 déjà, le dernier président blanc de l’Afrique du Sud, Frederik Willem De Klerk, l’homme qui a aboli les lois raciales, s’était opposé au boycott d’Israël et à “l’odieuse”comparaison entre l’apartheid et le conflit israélo-palestinien.

    Les Juifs d’Europe et Israël vent debout contre BDS (et consorts) | Jforum

    Le Judaïsme européen à un carrefour, face à une adversité protéiforme, des partis identitaires aux officines palestinistes pour le boycott.

    a) Le contexte historique houleux de la conférence de Bruxelles

    L’antisémitisme qu’on sait croissant en Europe ne peut, probablement, qu’augmenter encore, à mesure que la vie politique se polarise, à l’écart des partis dominants traditionnels de droite, du centre et de gauche. Cette crise est encore plus flagrante, quand ces mêmes partis traditionnellement libéraux et ouverts, recèlent, comme au sein du Parti Travailliste britannique, ce même poison antisémite qu’on croyait (les Juifs de Grande Bretagne au premier chef) essentiellement secrété à l’extrême-droite ou chez les pires Islamistes radicaux.

    ” L’Europe est à un carrefour politique et se polarise de plus en plus à l’écart des partis centristes. Après les élections de 2019, les enjeux n’auront jamais été aussi élevés”, a déclaré le Rabbin Menahem Margolin en introduction. 

    De gauche à droite, présentant la situation au Royaume-Uni : Gideon Falter, directeur de Campagne contre l’Antisémitisme, le député Matthew James Offord and David Maddox, rédacteur-en-chef politique du Sunday Express.

    BRUXELLES- Comment contrer l’antisémitisme grandissant en Europe en mobilisant toutes les initiatives? Comment les Juifs devraient s’adresser ou non aux partis qui n’appartiennent pas au spectre classique de droite et de gauche, mais aussi aux partis dominants qui développent l’antisémitisme en leur sein, comme le parti travailliste britannique, en prévision des élections européennes de 2019? Ces questions étaient au cœur des sujets discutés et débattus, lors de cette conférence emblématique de l’Association Juive Européenne (EJA), qui s’est déroulée mardi 6 et mercredi 7 novembre à Bruxelles et à laquelle JForum était convié. 

    L’Association Juive Européenne (EJA) a été fondée en 2007, en tant que centre de l’activité juive en Europe. Très rapidement, dès 2010, le Rav Menahem Margolin en a pris la tête, par des positions qui détonnaient avec le politiquement correct admis. Il fait, par exemple, campagne, en 2015, pour l’armement -dans des conditions claires et en traçant des règles particulières- des gardes dans les synagogues, face au risque d’intrusion terroriste. Les faits lui donnent encore raison, après la tragédie de Pittsburgh, commémorée au soir du 6 novembre 208.

      Les communautés juives d’Europe ont besoin de protection 24h sur 24 et nos pratiques et coutumes juives, comme la brit milah et la Cacherout sont sous pression, notamment, dans les pays nordiques et ailleurs. Depuis cette époque, l’EJA agit pour que toutes les associations juives puissent partager leurs points de vue, idées et développent le travail en réseau, pour l’amélioration et le bénéfice de tous. L’idée majeure est de peser par l’activation de réseaux, le nombre et l’influence, auprès des divers organismes de l’Union Européenne, afin de renforcer sa compréhension et sa relation, parfois houleuse (ex : marquage des produits de Judée-Samarie, etc), à Israël.

    b) La lutte passe par les médias officiels et réseaux sociaux

    Il est aussi vivement question de travailler pour une meilleure couverture médiatique du “conflit” et de montrer qu’il n’est pas seul à importer dans cette région, grâce à la branche de relations avec les médias, Europe Israel Press Association (EIPA)/ Public Affairs, que codirige Joseph Lempkowicz et qui a invité régulièrement 298 journalistes, 334 députés, responsables et membres des équipes de l’U.E. Ce volet, animé par David Khalfa, chercheur associé du think tank IPSE, (Institut prospective et sécurité en Europe) occupera la dernière partie des panels, mardi 7.  

    Joseph Lempkowicz, qui milite, entre autres, pour une presse juive indépendante

    Des dirigeants de communautés et d’organisations juives, des militants de groupes de défense pro-Israéliens se sont rencontrés lors d’un des plus vastes rassemblements des Juifs d’Europe, auquel assistaient aussi des hommes politiques européens importants, disposant de postes dans des ministères et de sièges au parlement, des Députés, des ambassadeurs, l’Envoyée Spéciale et Coordinatrice de la lutte contre l’Antisémitisme, Mme Katharina Von Schnurbein, ainsi que le Directeur Général du Ministère israélien de Jérusalem et du Patrimoine, qui se sont adressés à plus de 200 participants d’Europe et d’Israël.

    L’Envoyée Spéciale et Coordinatrice de la lutte contre l’Antisémitisme, au sien de l’U.E, Mme Katharina Von Schnurbein

    En inaugurant la conférence, le Rabbin Menachem Margolin, fondateur et Président de l’EJA, un regroupement coordinateur de plusieurs organisations juives, a déclaré :

    Voir et entendre autant de Juifs se rassembler en cette période cruciale me remplit d’un mélange d’espoir et d’inquiétude. J’ai convoqué cette conférence de façon à ce que les Juifs à travers tout le continent puissent discuter ouvertement de leurs inquiétudes, quant à l’avenir des Juifs d’Europe. L’Europe se trouve à un carrefour politique et va, probablement, se polariser de plus en plus à l’écart des partis centristes après les élections de 2019, les enjeux n’ont jamais été aussi élevés“.

    c) Israël et Diaspora garants l’un sur l’autre pour un bénéfice mutuel dans la lutte

    Le Rabbin Margolin a insisté  pour affirmer que : “Israël est la seule assurance-vie pour les Juifs à travers le monde. Jérusalem incarne la liberté de religion. L’Europe devrait prendre Jérusalem comme modèle”, déplorant que certains hommes politiques aient refusé d’assister à la conférence parce qu’on osait y discuter de la question et du statut de Jérusalem.

    L’ambassadeur Ran Yishaï, Directeur Général du Ministère de Jérusalem et du Patrimoine a été particulière éclairant et incisif autour des notions de souveraineté et de responsabilité de la ville sainte comme des territoires de Judée-Samarie et ce, depuis les premiers textes de la Conférence de San Remo, les seuls à avoir encore valeur juridique de nos jours. Le reste du “conflit” ne remonte qu’à l’occupation sans doit d’un envahisseur, la Jordanie, à l’Est de Jérusalem et au-delà, en Judée-Samarie, mais qui, en soi, ne remettait pas en cause les fondamentaux de cette souveraineté temporairement bafouée. Les résolutions suivantes, comme la résolution 242 sont rédigée dans le cadre du Chapitre VI des Nations-Unies, par conséquent non-contraignantes, appelant à des arrangements territoriaux à l’issue d’un conflit.

    La conférence de mardi, justement intitulée : Conférence de la Journée de Jérusalem pour la Liberté de Culture et de Religion, a permis d’entendre plusieurs représentants juifs de divers pays européens souligner la situation particulière dans leurs pays respectifs, concernant la question de l’antisémitisme.

    Alors qu’un délégué de Serbie, Danilo Medic, rappelant le passé sioniste de son pays, autour de la ville de Zemun, et de la personnalité translucide de Judah Ben Shlomo Hai Alkalai, a mentionné qu’il n’existe pas d’antisémitisme organisé dans son pays, Nina Tojzner, de la Fédération de la Jeunesse Juive de Suède a dévoilé un antisémitisme en pleine expansion , qui s’est recyclé en Antisionisme, en particulier à Malmö, où presque la totalité de la population a quitté la ville, quand ce n’est pas le pays lui-même. Quant à l’émergence, en moins de 5 ans, de partis populistes aux slogans parfois dangereux par amalgame, la réflexion doit être complétée pays par pays : le responsable communautaire italien expose le parcours en zig-zag de certains dirigeants comme Salvini, connu autrefois sous d’autres casquettes, comme celle du Parti Communiste. Lui et d’autres clament leur bonne foi par des concessions majeures, comme de se mettre en chemin pour reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, voire déplacer leur ambassade, à l’instar de Donald Trump. Beaucoup ressentent encore le Judaïsme comme une forme rampante de cosmopolitisme érodant de la nation et de sa représentation de soi.

    Mais, comme l’a présenté le député juif autrichien Martin Engelberg le lendemain, de vrais leaders démocrates savent parfois être les meilleurs alliés des Juifs et sanctionner tout dérapage, comme le montre le parcours sans faute de Sebastian Kurtz. Engelberg nous fait savoir en instantané, que Binyamin Netanyahu se rendra bientôt à Vienne, pour redéfinir les objectifs de la lutte commune contre l’antisémitisme. Dans l’idéal et même s’il faudra continuer d’ouvrir les yeux sur les marges extrémistes de ces différents pays centraux et de l’Est, ne peut-on concevoir la renaissance de grands centres de la vie culturelle comme Vienne, Budapest et toute une constellation de villes, qui puissent se fédérer dans leur projet de développement et de coexistence? Sebastian Kurz dispose de toutes les qualités de leadership pour aider ses voisins immédiats, Orban ou Salvini, à éviter les dérapages antisémites et xénophobes, au-delà de la libre critique d’une religion à tendances invasives et des mouvements de masse incontrôlés.

    Sacha Ghozlan, président de l’UEJF (Union des EtudiantsJuifs de France) a insisté sur la nécessité de mener des actions ciblées et diversifiées contre les palteformes des réseaux sociaux qui propagent les discours de haine, mais aussi le message de BDS, les théories de la Conspiration et les Fake-News (fausses nouvelles ou infomation “alternative”). “L’antisémitisme n’est pas uniquement le problème des Juifs, mais de la société toute entière”.

     

    Une tribune toute particulière était accordée à la situation “très inquiétante” en Grande-Bretagne, où, comme l’a expliqué Gideon Falter, président de la campagne contre l’antisémitisme, beaucoup de Juifs envisagent de quitter le pays si le Travailliste Jeremy Corbyn est promu Premier Ministre. Flater a détaillé tout le processus de prise en ortage du parti et de montée en puissance de cet antisémitisme bon teint, masqué sous des apparences humanitaires mais totalement discriminant dans ses positions. Le député et commentateur présents ont reconnu une focalisation préalable sur le danger présent à l’extrême-droite, sans se soucier qu’un parti traditionnel comme celui de l’ex-Premier Ministre Tony Blair, puisse ainsi verser dans l’innommable, jour après jour et déclaration après discours.

    La communauté juive, qui assistait à des phénomènes d’antisémitisme dans le reste de l’Europe, mais se pensait immune, jusqu’à l’avènement de Corbyn, “est très vulnérable et particulièrement inquiète”, a reconnu Gideon Falter. “Nous avons besoin de l’aide, de l’expérience et du soutien des autres communautés juives”. Il a souligné que le parti travailliste a refusé de condamner l’attentat de Pittsburgh, près à consentir à un crime nazi, “parce que cela reviendrait à condamner l’antisémitisme”.

    Le député conservateur Matthew James Offord a déclaré que la situation au sein du parti Travailliste (Labour) ne pourrait pas survenir au sein de son propre parti : ” Corbyn dispose de nombreux disciples qui contrôlent le parti. Cette situation ne changera pas”, a ajouté David Maddox, rédacteur politique au Sunday Express.

     

    Il y aura encore beaucoup à dire sur les débats et objectifs, le plan d’actions de ces deux journées, à l’issue desquelles ont été votées et promulguées les principales lignes rouges des communautés juives d’Europe, telles qu’elles sont en cours d’être transmises à tous les partis politiques européens :

    La résolution finale qui a été adoptée, entre autres choses, appelle les dirigeants politiques à :

    • adopter officiellement la définition de l’antisémitisme mise au point par l’IHRA (contenant une condamnation claire des attitudes de discrimination antisionistes à visées antisémites, ou les 3D de Nathan Sharansky : Délégitimation, Double-standards, Diabolisation) en exigeant d’Israël un comportement qu’on “exigerait d’aucun autre état démocratique ou état tout court),
    • à soutenir la création d’un poste de commissaire ou d’envoyé spécial se consacrant à l’antisémitisme, à l’échelon national, dans leurs différents pays
    • A rejeter les activités de BDS, spécifiées comme “antisémites”
    • et s’engager pour la liberté des pratiques cultuelles, rituelles et des traditions juives (brit milah, abattage rituel et cacherout, dérogations accordées aux fêtes et shabbat…).

    On ne pourra , sauf à vouloir être exhaustif, détailler en un seul article les nombreuses contributions, témoignages, préconisations d’actions échangées le deuxième jour, mercredi 7 novembre, par les membres de la Marche des Vivants, le Bnaï Brith Europe, Shimon Samuels du Centre Simon Wiesenthal et son expérience d’institutions négationnistes du passé juif, comme l’UNESCO, le Congrès Juif Euro-Asiatique, montrant à quel point la villecapitale d’Israël est un exemple d’exercice de la souveraineté tout en facilitant les pratiques religieuses des moindres congrégations présentes, en dépit de tous les débats européens continuels sur son statut légal.

    #EJAconf2018 The picture was taken by Yoni Rykner
    Le moment du vote, forgeant le consensus sur le document porteur des Lignes Rouges, envoyées à tous les partis politiques d’Europe et qui reflèteront la vision fondamentale des communautés juives d’Europe sur l’antisémitisme, comment et quand on doit traiter cette dérive à travers tout le continent.

    Ces lignes rouges sont :

     

    ✓ Les partis politiques et leurs cercles dirigeants doivent contresigner complètement la définition de l’Antisémitisme promulguée par l’IHRA (Association Internationale pour la Mémoire de la Shoah)

    ✓ Tout pays européens doivent désigner un représentant Spécial (ou Commissaire) pour combattre l’antisémitisme, lorsqu’un tel poste n’existe pas déjà;

    ✓ Tous les partis politiques promettent d’exclure des partis de gouvernement ou les hommes politiques qui épousent l’antisémitisme comme défini par la définition de l’IHRA.

    ✓ Tous les partis politiques  voteront, en concordance avec leur règles respectives de procédures, des résolutions contraignantes qui rejettent les activités de BDS comme foncièrement antisémites.

    ✓ Tous les partis politiques devront soutenir par écrit dans les documents du parti leut soutien à la lberté de religion et la liberté de pratiques au niveau des Etats membres et aucniveau de l’Union Européenne.

    #EJAconf2018

    “Cette conférence pourrait bien être l’étape marquant d’une pierre blanche la continuité de la vie juive en Europe” a conclu le Rav Margolin.

     

    Par Marc Brzustowski pour JForum.fr avec diverses sources

    France: des tags antisémites retrouvés à Albi | i24NEWS

    Plusieurs tags ont été retrouvés lundi après-midi dans la ville d’Albi, en région Occitanie, a rapporté un témoin à i24NEWS.

    i24NEWS
    des tags antisémites à Albi le 26.11.2018
    i24NEWS

    “Stop au sionisme ! Pouvoir au peuple ! Au chiotte la Licra et le Crif” peut-on lire sur le mur.

    De nombreux tags antisémites avaient été également retrouvés au sein des universités françaises.

    Après deux années de baisse, les actes antisémites en France sont en très forte hausse (+69%) sur les neuf premiers mois de 2018, s’était alarmé le Premier ministre Edouard Philippe dans une tribune publiée sur Facebook.

    “Chaque agression perpétrée contre un de nos concitoyens parce qu’il est juif résonne comme un nouveau bris de cristal”, affirme le chef du gouvernement dans cette tribune publiée exactement 80 ans après la funeste nuit de Cristal et ses exactions nazies contre les Juifs en Allemagne, le 9 novembre 1938.

    “L’antisémitisme est profondément ancré dans notre pays (…) Nous atteignons des niveaux qui vont devenir insupportables”, a-t-il estimé, en appelant à traiter ce phénomène de manière spécifique” avait ajouté le Premier ministre.

    Le gouvernement prépare notamment pour 2019 une modification de la loi afin de renforcer la lutte contre la cyberhaine, en mettant la pression sur les opérateurs du Net.

    “Dès la mi-novembre”, une équipe nationale sera mobilisable “en permanence” au ministère de l’Education nationale pour intervenir dans les établissements scolaires en appui de tout enseignant confronté à l’antisémitisme, précise-t-il.

    Le récent plan du Premier ministre contre le racisme et l’antisémitisme prévoit l’expérimentation d'”un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécifiquement formés à la lutte contre les actes haineux”, qui pourrait être étendu au niveau national, ainsi qu’un dispositif de pré-plainte en ligne afin de favoriser les signalements.

    i24NEWS

    Deux vies au service du dialogue judéo-chrétien

    Deux vies au service du dialogue judéo-chrétien

    L’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), qui a eu 70 ans cette année, a remis son prix annuel mercredi 21 novembre.

    Les deux lauréats sont issus de la communauté juive : il s’agit de l’universitaire Franklin Rausky, qui enseigne notamment au Collège des Bernardins, et du responsable communautaire Raphy Marciano.

    « La laïcité de la République française permet la liberté de confession, mais aussi d’échanges entre les différentes religions », se réjouit Raphy Marciano, qui a reçu le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France, le 21 novembre. 

    « La laïcité de la République française permet la liberté de confession, mais aussi d’échanges entre les différentes religions », se réjouit Raphy Marciano, qui a reçu le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France, le 21 novembre.  / Alliance israélite universelle

    La ruelle de son enfance, à Casablanca, était bordée par deux églises. C’est donc très tôt que Raphy Marciano, juif séfarade, a rencontré des chrétiens, notamment sur les bancs de l’école. « Mais à cause du poids de l’Histoire, j’étais méfiant à l’égard du christianisme, confie aujourd’hui ce grand-père de 69 ans. Quand j’étais face à une croix, je voyais une épée. »

    Le « déclic » du dialogue judéo-chrétien n’a eu lieu que des années plus tard, grâce à son maître, le philosophe Elie Wiesel. C’était après ses études à Sciences-Po, alors que Raphy Marciano avait définitivement quitté le Maroc pour la France et qu’il y commençait un engagement de quatre décennies au service de la culture juive : à la tête du Centre Rachi puis du Centre communautaire de Paris (devenu plus tard Espace culturel et universitaire juif d’Europe).

    Cette sensibilisation au dialogue avec le christianisme lui est venue de sa rencontre avec des hommes « exceptionnels », le dominicain Bernard Dupuy ou le théologien Jean Dujardin. C’est à ce dernier, décédé en mars, ainsi qu’à Elie Wiesel, que Raphy Marciano a dédié le prix de l’Amitié judéo-chrétienne de France qu’il a reçu à Paris mercredi 21 novembre. Il avait déjà été promu Chevalier de la Légion d’honneur en juillet 2017.

    Église et antisémitisme : de « l’enseignement du mépris » au dialogue avec les juifs

    Une « co-responsabilité » judéo-chrétienne ?

    « Grâce à nos discussions, j’ai compris que le christianisme n’était pas un scandale à tolérer, ni les chrétiens des idolâtres, raconte-t-il aujourd’hui. J’ai appris aussi qu’une lecture chrétienne de la Bible peut m’interpeler, voire me permettre de mieux me connaître moi-même. »

    Convaincu que juifs et chrétiens ont une « co-responsabilité » à l’égard de l’humanité, porteurs qu’ils sont d’un même message, Raphy Marciano insiste néanmoins sur l’incontestable altérité de ces deux religions – altérité qui ne saurait être provisoire. « Nos théologies ne se rencontreront jamais, estime-t-il, ou peut-être dans un autre temps de l’Histoire… »

    Discussion autour d’un article de Benoît XVI sur les juifs

    Cela ne doit pas empêcher les juifs et les chrétiens de « s’obstiner » à poursuivre un dialogue dont Raphy Marciano considère qu’il est, en France, en plutôt bonne santé – même s’il s’agit d’un dialogue « de minorité à minorité ». « La laïcité de la République française permet la liberté de confession, mais aussi d’échanges entre les différentes religions », se réjouit-il.

    « Nostra aetate », un demi-siècle plus tard

    Il y a tout juste trois ans, pour les 50 ans de la Déclaration du concile Vatican II « Nostra aetate », Raphy Marciano a signé l’audacieuse « Déclaration pour le Jubilé de Fraternité à venir », remise solennellement par le Grand Rabbin de France Haïm Korsia au cardinal André Vingt-Trois, au Collège des Bernardins.

    L’universitaire Franklin Rausky, lui aussi récompensé mercredi 21 novembre par l’Amitié judéo-chrétienne de France (AJCF), faisait également partie des cinq rédacteurs de ce texte.

    Résolument optimiste, il se terminait sur ces mots : « La fraternité entre Juifs et Chrétiens constitue un premier jalon et une invitation à faire du dialogue entre toutes les religions et les spiritualités la pierre angulaire d’une humanité réconciliée et pacifiée. Puisse-t-elle habiter le cœur de nos prières. »

    Mélinée Le Priol

    Israël demande le retour de Jonathan Pollard, Washington refuse

    Israël demande le retour de Jonathan Pollard, Washington refuse

    Le ministère américain de la Justice a rejeté une demande officielle de l’Etat hébreu autorisant Jonathan Pollard à s’installer en Israël, a annoncé mercredi un rapport trois ans après la libération de l’espion. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou aurait demandé au président américain Donald Trump d’autoriser l’émigration de Pollard…….Détails……..

    Pollard a passé près de 30 ans en prison après avoir été reconnu coupable d’espionnage pour le compte d’Israël.
    Il ne s’est pas rendu dans l’État juif depuis sa libération en novembre 2015.
    Hadashot TV a rapporté qu’Israël avait également déposé une demande officielle auprès du ministère américain de la Justice, demandant que Pollard soit autorisé à s’installer en Israël, où il resterait dans des conditions restrictives dans le cadre d’un accord entre les deux pays.
    Il y a plusieurs semaines, le ministère a rejeté sans équivoque la demande, selon le rapport, en affirmant que la raison en était “la gravité des crimes” commis par Pollard dans les années 1980.
    Au terme de sa liberté conditionnelle, il doit rester cinq ans sur le sol américain, ce qui l’empêche de s’installer en Israël comme il en a exprimé le souhait.Son sort a donné lieu à un interminable bras de fer entre Israël, où il est vu par une bonne partie de la population comme un héros national ayant sacrifié sa liberté, et les Etats-Unis, dont les présidents successifs, de Ronald Reagan à Barack Obama, avaient toujours refusé sa libération anticipée.

    De hauts responsables du Pentagone ou de la CIA n’ont jamais digéré la masse d’informations classées secret-défense que l’espion a livrées contre de l’argent et en pleine guerre froide à l’allié stratégique israélien des Etats-Unis.
    Il aurait aidé Israël à bombarder en 1985 le QG de l’Organisation de Libération de la Palestine (OLP), alors exilée en Tunisie, et à assassiner le numéro deux de l’OLP, Abou Jihad, à Tunis en 1988.
    Une mesure de clémence serait une faveur supplémentaire faite par les Etats-Unis après la reconnaissance par M. Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël et la décision de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem.

    Source I24News

    Attentats de janvier 2015 : “Il y avait trois tueurs mais ils étaient au moins une quinzaine derrière les attaques”

    Attentats de janvier 2015 : “Il y avait trois tueurs mais ils étaient au moins une quinzaine derrière les attaques”

    Près de quatre ans après les tueries de 2015, l’enquête sur les attentats contre Charlie Hebdo, de Montrouge et de l’Hyper Cacher, qui avaient fait 17 morts, est terminée. Un procès est prévu en 2020…….Détails……..

    Quinze personnes sont mises en examen dans ce dossier et plusieurs mandats d’arrêt ont été émis visant des suspects partis rejoindre l’État islamique en zone irako-syrienne.
    “Il y avait trois tueurs, mais ils étaient au moins une quinzaine” derrière les attaques, a indiqué ce mardi 20 novembre sur franceinfo Maître Antoine Casubolo-Ferro, avocat de l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT).

    C’est important d’avoir un procès pour les victimes, même si les frères Kouachi et Amedy Coulibaly sont morts ?

    Maître Antoine Casubolo-Ferro : Bien sûr que c’est très important, parce qu’on va poser les responsabilités de chacun.
    On s’aperçoit qu’il y avait trois tueurs, mais qu’ils étaient au moins une quinzaine, selon le juge d’instruction. C’est toute une chaîne et c’est ça qu’on a besoin de comprendre.
    Ce sont ces gens-là que l’on va juger, qui vont prendre leurs responsabilités et être condamnés en fonction de leur responsabilité. Pour les familles, on parle souvent de reconstruction.
    Un attentat, ce n’est pas seulement au moment même de l’attaque, c’est avant, pendant, après.
    C’est toute une équipe de gens qui amène ces trois-là à tirer.

    Est-ce que les familles attendent encore des réponses ?

    Bien sûr. On a beaucoup de questions à poser : comment est né le projet ?  Pourquoi ces gens-là ? Pourquoi l’Hyper Cacher ? Pourquoi cette policière à Montrouge ? Est-ce qu’elle était au mauvais endroit au mauvais moment ? Cela voudrait dire que Monsieur Coulibaly avait un autre projet ?
    On sait qu’à Montrouge, il y avait une autre école juive qui, comme par hasard, avait les mêmes caractéristiques que celle de l’affaire Merah à Toulouse. Il y a toutes ces questions à poser.

    Croyez-vous que la dizaine d’hommes mis en examen, dont l’un poursuivi pour complicité d’assassinat terroriste, ne sont que des “logisticiens” ?

    Bien sûr que non, mais ce n’est pas seulement moi qui ne les croit pas, c’est le juge d’instruction.
    C’est quand même trois ans d’enquête. On a des éléments très concrets qui prouvent qu’ils savaient avant. Mohamed Belhoucine [qui fait l’objet d’un mandat d’arrêt international après être parti en Syrie quelques jours avant l’attentat de l’Hyper Cacher] on sait qu’il part avant avec Hayat Boumedienne [la veuve d’Amedy Coulibaly].
    Donc, ils ne partent pas comme ça, par hasard. On sait que c’est Coulibaly qui les accompagne à l’aéroport. Ces gens savaient avant, ça ne peut pas être juste un hasard.

    Source France TV Info

    En Pologne, un trou dans la mémoire collective

    En Pologne, un trou dans la mémoire collective

    Des centaines de milliers de Polonais ont participé dimanche à la «marche commune pour la Pologne», à Varsovie.
    Photo: Janek Skarzynski Agence France-Presse Des centaines de milliers de Polonais ont participé dimanche à la «marche commune pour la Pologne», à Varsovie.

    Cette garderie se veut le symbole du renouveau qui s’est emparé de cet ancien quartier juif depuis une vingtaine d’années. Alors qu’avant la guerre, à Cracovie, un habitant sur trois était juif, comme dans la plupart des grandes villes de Pologne, la capitale culturelle polonaise ne compterait plus aujourd’hui que quelques milliers de juifs. Et encore. Pourtant, le Centre culturel juif fondé il y a dix ans à peine ne dérougit pas. On vient y suivre des cours d’hébreu et de yiddish, y découvrir les grands auteurs juifs du siècle dernier et même apprendre à apprêter la carpe farcie et à faire cuire le traditionnel gâteau au fromage.

    « On assiste à un véritable renouveau de la culture juive à Cracovie », dit le directeur adjoint du centre culturel, Sebastian Rudol, lui-même né dans une famille catholique de Chrzanow, située à 20 kilomètres d’Auschwitz. Une ville dont il découvrit vers l’âge de 12 ans qu’elle avait été majoritairement juive avant la guerre. « C’est là que j’ai eu le sentiment qu’on ne pouvait pas comprendre la Pologne sans tenir compte de son héritage juif », dit-il.

    UNE MARÉE ROUGE ET BLANC DÉFERLE SUR VARSOVIE

    On avait annoncé une manifestation d’extrême droite, car l’an dernier des banderoles portant des slogans en faveur de l’« Europe blanche » s’étaient glissées dans le cortège. C’est plutôt une marée blanc et rouge, aux couleurs du drapeau polonais, qui a déferlé sur Varsovie ce dimanche pour célébrer le centième anniversaire de l’indépendance retrouvée au moment de l’Armistice, le 11 novembre 1918.

    Dès la matinée, des familles ont commencé à se réunir devant le Palais de la culture au centre-ville. Plusieurs étaient venus avec leurs grands-parents et leurs petits-enfants. Lorsque le cortège s’est finalement ébranlé, avec une bonne heure de retard, ils étaient déjà plusieurs dizaines de milliers à patienter dans le froid portant une cocarde, un bandeau ou un drapeau aux couleurs de la Pologne. Selon le ministère de l’Intérieur, environ 200 000 personnes auraient participé à cette manifestation bon enfant qui n’avait réuni que 60 000 personnes l’an dernier.

    Après une tentative d’interdiction et des négociations avec les organisateurs, c’est finalement le président, Andrzej Duda, le premier ministre, Mateusz Morawiecki, et le chef du parti conservateur au pouvoir (PiS), Jarosław Kaczyński, qui ont pris la tête de cette « marche commune pour la Pologne ». Afin d’éviter les débordements, les pancartes et les bannières autres que celles aux couleurs du pays avaient été interdites. Seule exception, des fumigènes rouges ont rythmé la manifestation. Les rares militants extrémistes dont on avait annoncé la venue, souvent de l’étranger, auront été noyés dans la marée humaine.

    Plus tôt, les divisions politiques étaient apparues plus évidentes. Sur la place du général Pilsudski, fondateur de la République, les cérémonies militaires se sont déroulées sans les représentants de l’opposition ni les anciens présidents Walesa, Kwasniewski et Komorowski. Seul l’ancien premier ministre libéral et président du Conseil européen, Donald Tusk, qui aurait des visées sur la présidence, a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe du Soldat inconnu. La soirée s’est terminée par un gigantesque feu d’artifice.

    Pour nombre de descendants des anciennes familles juives d’avant-guerre, le renouveau juif de Cracovie avec son festival international, ses commerces ethniques, ses vendeurs de souvenirs et ses dizaines de milliers de touristes qui défilent chaque année a pourtant quelque chose de factice et de folklorique.

    Nouvelle polémique

    « On ne refait pas l’histoire. C’est comme ça. C’est tout », tranche l’écrivaine et journaliste Anna Bikont, qui déplore qu’il n’y ait toujours pas de véritable mémoire de la Shoah en Pologne. En 2004, cette journaliste qui a découvert ses racines juives sur le tard vers l’âge de 33 ans a créé un choc avec la publication de son livre intitulé Le crime et le silence (Denoël). À la suite des travaux de l’historien américain Jan Tomasz Gross (Les voisins, Fayard), qui démontraient à l’encontre de l’idéologie officielle que de très nombreux Polonais avaient participé à l’extermination de 90 % des Juifs de Pologne, Anna Bikont entreprit de recueillir les témoignages des derniers survivants du pogrom de Jedwabne. Un village situé aux confins de la Biélorussie et de la Lituanie où furent exterminées plusieurs centaines de Juifs dès 1941, peu après l’arrivée des Allemands et le départ des Russes.

    « À l’exception de petits groupes ici et là, la mémoire de la Shoah n’existe pas en Pologne, dit Anna Bikont. On a pourtant tué des Juifs partout. Le sang a coulé dans les rues de toutes nos villes. Mais, on a oblitéré tout ce qui était juif. On ne veut se souvenir que de notre propre martyrologie. » Chaque année, rappelle-t-elle, des bus viennent de Varsovie pour commémorer le pogrom de Jedwabne. Mais la population locale n’y participe guère.

    Au début de l’année, le gouvernement a d’ailleurs relancé la polémique en tentant de criminaliser toute référence à la responsabilité de la nation ou de l’État polonais dans l’extermination de 10 % de la population du pays. Si le texte de la loi a finalement été modifié, afin de calmer les critiques d’Israël et des États-Unis, il représente pour nombre d’historiens une forme de « blanchiment de l’histoire ». Comme si le pays était toujours incapable de reconnaître l’évidence de la participation d’une partie non négligeable de la population polonaise à ces massacres. Anna Bikont n’hésite pas à parler d’un backlash mené au nom de la lutte contre la repentance et pour la préservation de la fierté nationale.

    Un débat en panne

    On a parfois l’impression que les 3 millions de Polonais morts durant la guerre regardent en chien de faïence les 3 millions de Juifs exterminés durant la même période dans les camps de la mort. Il est vrai que l’État polonais, en exil dès 1939, n’a jamais participé à l’extermination des Juifs et qu’il a même dénoncé dès 1941 les déportations et les crimes de masse commis à leur encontre. Les ambassades polonaises n’hésitent d’ailleurs jamais à protester chaque fois qu’on évoque « les camps de la mort polonais ». Même Barack Obama avait dû s’excuser d’avoir omis de dire qu’ils étaient plutôt « en Pologne ».

    Il est aussi vrai que le pays compte plus de 6000 justes, dont Jan Karski et Irena Sendler, honorés par le mémorial de Yad Vashem à Jérusalem pour avoir sauvé des milliers de Juifs. Cela exonère-t-il pour autant les Polonais de la participation de nombre de leurs concitoyens à ces massacres dès l’arrivée des Allemands ?

    Le débat sur ces questions est relativement récent, temporise Dariusz Stola, qui dirige le Musée de l’histoire des juifs polonais à Varsovie. Et les 45 ans de glacis soviétique n’ont pas aidé à éclaircir les choses, dit-il. « Pourtant, depuis 1987, il ne se passe pas deux ans sans que la question ressurgisse. En 2001-2002, le livre de Tomasz Gross, même s’il contenait certaines exagérations — comme lorsqu’il affirmait que la moitié du village avait exterminé l’autre moitié — a déclenché un débat qui a touché tout le monde. Comme historien, c’est la plus belle chose que j’ai vue de ma vie. »

    Stola déplore cependant que, depuis l’apparition des réseaux sociaux, le débat ait tendance à dégénérer. « Depuis dix ans, les échanges sont devenus brutaux et se sont radicalisés. Ces réseaux sont en train de tuer toute discussion démocratique. » Il estime néanmoins que cette violence est largement symbolique. « Comparer l’époque actuelle aux années 1930 est parfaitement ridicule, dit-il. À cette époque, les Juifs étaient agressés dans les rues et il y avait des émeutes raciales. Aujourd’hui, le débat a beau être hystérique, il y a de moins en moins d’agressions antisémites. Le nombre de graffitis antisémites est d’ailleurs en baisse… car on les fait sur Internet. »

    Peu d’antisémitisme

    Récemment, le président Andrzej Duda a demandé pardon aux Juifs expulsés de Pologne par les communistes lors de la campagne antisémite de 1968. En dépit des réticences du pays à reconnaître ses torts dans la Shoah, « la Pologne reste probablement un des lieux les plus sûrs pour un Juif aujourd’hui », affirme Avi Baumol, représentant à Cracovie du grand rabbin de Pologne. « L’histoire y est peut-être plus lourde à porter, mais il y a moins d’agressions antisémites en Pologne qu’en France. Peut-être parce qu’il n’y a pas de communauté musulmane, il y a très peu d’antisémitisme en Pologne. »

    Ce Juif israélien né à New York et qui a vécu à Vancouver dit avoir dû faire lui-même des efforts pour comprendre que les Polonais avaient eux aussi perdu trois millions de leurs compatriotes durant la guerre. « Certes, ce n’est pas un crime du même ordre que la Shoah, c’est très différent, mais ça reste un crime lourd à porter ». Il rappelle que la femme de l’actuel président, Agata Kornhauser-Duda, est originaire de Cracovie et qu’elle a un père juif. Il y a quelques mois elle est d’ailleurs venue discuter avec les membres du Centre culturel juif. « Dans mes pires rêves, dit-il, je ne vois pas le moindre lien entre les années 1930 et ce que je vois aujourd’hui en Pologne. »

    L’historien Dariusz Stola a souvent comparé la peur des Polonais de reconnaître pleinement le rôle des leurs dans la Shoah à ce que dit ce Juif mort dans le poème du grand poète Czeslaw Milosz intitulé Un pauvre chrétien regarde le ghetto. Voilà soudain le corps en décomposition pris de peur sous le regard d’un chrétien et qui s’exclame :

    Mon corps brisé me livrera à sa vue

    Et il me comptera parmi les aides de la mort

    Une députée clashe le Premier ministre sur la haine du Juif

    Une députée clashe le Premier ministre sur la haine du Juif : “De quel antisémitisme parlons-nous ? Vous ne le nommez jamais !”

    La députée Les Républicains Brigitte Kuster a fustigé mercredi le refus du Premier ministre Édouard Philippe de nommer l’antisémitisme musulman.

    “Vous l’avez annoncé vous-même la semaine dernière, les actes antisémites ont augmenté de 69% depuis début janvier. Pour marquer les consciences, vous avez même été jusqu’à faire référence à la terrible Nuit de cristal perpétrée il y a 80 ans en Allemagne”, a rappelé l’élue lors des questions au gouvernement à l’Assemblée.

    “Mais de quel antisémitisme parlons-nous ? Vous ne le nommez jamais ! Vous ne le nommez jamais ! C’est comme si derrière ces statistiques il n’y avait ni coupables ni criminels. Bien sûr, toutes les formes d’antisémitismes sont à combattre sans relâche. Que cela soit l’antisémitisme des groupuscules néonazis, tout comme l’antisémitisme, plus sournois, des activistes du boycott d’Israël. Ces mouvements sont-ils la cause principale de l’explosion de haine que nous connaissons actuellement ? Le doute est permis”, a-t-elle poursuivi.

    “À l’inverse, il existe une forme d’antisémitisme qui procède d’un véritable système, qui agit à visage découvert et dont la dangerosité n’est plus à prouver. Cet antisémitisme tue : Mireille Knoll, Sarah Halimi et tant d’autres… Il chasse des familles de quartiers où elles vivaient depuis des générations. Il refuse, voir interdit, l’enseignement de la Shoah à l’école. Cet antisémitisme a un nom : islamisme. Mais ce nom, jamais vous ne le prononcez ! Croyez-vous, Monsieur le Premier ministre, que les mesures que vous avez annoncées suffiront à combattre le fascisme islamiste ?”, a conclu la députée.

    Le Monde Juif

    Tunisie : 2 juifs français refoulés d’une conférence inter-religieuse mondiale

    Tunisie : 2 juifs français refoulés d’une conférence inter-religieuse mondiale

    Ruth Ouazana, qui a vécu à Tel Aviv en 2014, et Alain Silberstein, président du Forum international des scouts juifs n’ont pas pu assister à la rencontre à Hammamet

    Message d'accueil des participants du forum mondial inter-religieux de Tunisie duquel 2 juifs français ont été refoulés (Crédit: autorisation)

    Message d’accueil des participants du forum mondial inter-religieux de Tunisie duquel 2 juifs français ont été refoulés (Crédit: autorisation)

    La justice tunisienne a empêché deux Français juifs – Ruth Ouazana et Alain Silberstein d’assister au Forum international des ambassadeurs du dialogue inter-religieux – qui regroupe plusieurs mouvements scouts religieux et laïcs – qui s’est déroulée du 4 au 8 novembre dans la ville tunisienne de Hammamet, à une soixantaine de kilomètres au sud de Tunis. Une décision qui a provoqué une déferlante de réactions du Crif jusqu’à l’organisation terroriste palestinienne du Hamas.

    Ruth Ouazana et Alain Silberstein devaient assister à cette rencontre en tant que secrétaire générale et président du Forum international des scouts juifs (IFJS). Tous deux sont par ailleurs membres des Éclaireuses et éclaireurs israélites de France (EEIF) qui se trouvent « à l’origine de l’idée d’une association transnationale destinée à rassembler les Scouts juifs, » explique Jérémie Haddad, président de ce mouvement.

    Alors qu’ils étaient déjà arrivés en Tunisie, « un tribunal tunisien de première instance a rendu une décision interdisant au mouvement des scouts [tunisiens] de recevoir des participants israéliens et des représentants du forum international des scouts juifs, » rapporte le site d’information tunisien Sahara Medias.

    Tout est parti d’une campagne menée sur les réseaux sociaux : « En fait ce sont des scouts palestiniens qui ont fait circuler une capture d’écran de la page Facebook de l’IFJS où nous indiquions l’adresse de nos locaux israéliens, » explique Silberstein. « Des locaux qui n’existent d’ailleurs pas, ajoute-t-il, car nous sommes logés actuellement chez les EEIF à Paris. En plus, dans l’hystérie qui a suivi sur les réseaux sociaux, des gens ont confondu ‘israélites’ et ‘israéliens’ car en arabe il n’existe pas de distinctions entre ces deux mots. Des partis politiques nationalistes tunisiens et des associations tunisiennes qui militent contre la normalisation des relations avec Israël ont pris la relève et ont porté plainte auprès du tribunal de Tunis ». Ils ont fait valoir qu’il est interdit par la loi à des organisations tunisiennes d’entretenir des relations avec des Israéliens.

    La Tunisie a cessé d’avoir des relations diplomatiques officielles avec Israël au début de la seconde intifada en 2000, sur décision du président Zine el-Abidine Ben Ali. Depuis, à l’instar du Maroc, des lois visant à criminaliser la reprise des relations entre la Tunisie et Israël ont été proposées à plusieurs reprises, en 2015 et en 2018, par le Front populaire, une coalition de partis tunisiens de gauche et d’extrême-gauche. On note aussi des crispations lors de la venue de personnalités juives en Tunisie, comme ce fut le cas avec Michel Boujenah en juillet 2017. Le comédien juif d’origine tunisienne annoncé au festival de Carthage avait été la cible d’une campagne de boycott menée par la principale centrale syndicale tunisienne, la branche tunisienne du BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) et le parti Al Jouhoumri. Il avait reçu alors le soutien public du président du festival.

    L’opinion publique en Tunisie est divisée sur la question d’Israël. Qu’il s’agisse d’empêcher la venue d’un comique juif ou de scouts israélites, les perturbateurs « sont toujours la minorité de la minorité, » affirme Silberstein.

    Mais dans le cas de ce forum, la justice tunisienne a pris de manière exceptionnelle le relais des organisations qui luttent contre la normalisation avec Israël.

    Alors que les deux représentants de l’IFJS étaient réunis quelques jours avant ce forum avec les membres d’autres associations de jeunesses religieuses pour la réunion annuelle de leur association, les scouts tunisiens ont appris qu’un jugement concernant les membres de l’IFJS était tombé :

    « Ce jugement décrétait qu’il était interdit ‘d’accueillir, d’héberger et de faire participer’ les membres du forum international des scouts juifs et tous les porteurs d’un passeport israélien’ à cette rencontre inter-religieuse, raconte Alain Silerberstein, alias Hocco de son nom de totem scout. Nous étions dés lors interdits de séjour dans l’hôtel où il y avait la conférence ».

    « Mais ce tribunal a en fait interdit à deux citoyens français — membres du Forum international des scouts juifs — de participer à cette rencontre, » tonnent en chœur Ouazana et Silberstein dans un communiqué au nom de l’IFJS publié à leur retour.

    « Ce qui est énervant, ce sont les preuves apportées et validées par le tribunal, » s’agace le président de l’IFJS : « deux copies d’écrans – dont une non-datée – une qui montre que Ruth a travaillé en Israël l’autre que nos locaux s’y trouveraient, suffisent à un juge pour se mettre à plat ventre ».

    Silberman et Ouazana décident alors de quitter la Tunisie accompagnés par l’aumônier des scouts catholiques, le père Jacques Gagey qui décide de ne pas participer au forum par solidarité : « il n’était pas question pour lui que des Français restent alors que d’autres étaient discriminés, » précise Silberstein.

    Ruth Ouazana, secrétaire du Forum international des scouts juifs (Crédit : autorisation)

    De retour en France, il analyse : « En fait derrière ce jugement, ce sont les scouts tunisiens qui étaient visés. C’est l’approche d’ouverture et de vivre-ensemble des scouts tunisiens qui a dérangé cette minorité de Tunisiens. D’ailleurs, le tribunal a précisé qu’ils étaient co-responsables en cas de non-respect du jugement ».

    « Je dois avouer que j’ai été assez secouée de voir cette campagne, et d’être interdite de conférence inter-religieuse, » confie Ruth Ouazana jointe par le Times of Israël, à son retour la semaine dernière.

    « J’ai été directement visée dans cette interdiction qui lie chantage et antisémitisme, raconte-t-elle. Le président des scouts tunisiens aurait dû aller en prison selon le jugement de référé si je m’étais rendue à la Conférence. Les scouts tunisiens nous ont vraiment aidés et font appel de ce jugement en ce moment ».

    Elle souligne sa profonde stupéfaction quand elle a appris que certains groupes politiques avaient fait des copies d’écran de son profil Linkedin, où l’on pouvait lire qu’elle avait vécu à Tel Aviv en 2014, et qu’ils les avaient ensuite diffusées pour faire pression sur les autorités tunisiennes.

    La polémique a pris une autre dimension lorsque, via Twitter, le groupe terroriste du Hamas s’est félicité de la non-participation de l’IFJS à cette conférence. Selon le site tunisien d’informations Webdo, le porte-parole du Hamas, Sami Abu Zuhri a déclaré : « Nous apprécions le grand peuple tunisien et toutes les organisations tunisiennes qui ont protesté et dénoncé cette participation ».

    Contacté, le ministère français des Affaires étrangères affirme n’avoir été ni « informé, ni a fortiori saisi, au sujet de l’invitation de ces personnes à ce forum inter-religieux, » mais rappelle qu’il se tient « à la disposition des ressortissants français pour les accompagner dans leurs démarches ».

    Il rappelle à cette occasion « son opposition à toute forme de boycott d’Israël ».

    Contactée par le Times of Israel, l’ambassade de Tunisie à Paris a déclaré ne « pas avoir d’informations à ce sujet ». Nos questions par courrier électronique sont restées sans réponse à ce jour.

    Le mouvement scout tunisien qui a organisé ce forum inter-religieux affirme, de son côté, n’avoir envoyé aucune invitation à des représentations du scoutisme israélien.

    Alain Silbertsein, totémisé Hocco est le président du Forum international des scouts juifs qui a également quitté la Tunisie suite à la décision du tribunal (Crédit: Hocco)

    Craig Turpie, président du Comité mondial du scoutisme, Ahmad Al-Hendawi, secrétaire général de l’Organisation mondiale du mouvement scout, et Wahid Labidi, président des Scouts tunisiens ont exprimé à travers un autre communiqué commun « leur extrême tristesse de voir leurs amis du Forum international des scouts juifs interdits par les autorités tunisiennes de participer au Forum mondial des ambassadeurs du dialogue inter-religieux ».

    Le président du Crif, Francis Kalifat, « s’est indigné que l’on puisse interdire à des citoyens français de participer à une conférence dont le but est justement de rapprocher les cultures, les croyants et les peuples ».

    Il raconte avoir « adressé un courrier à Son Excellence Abdelaziz Rassaa, Ambassadeur de Tunisie en France, afin de lui faire part de son mécontentement suite à l’exclusion des Éclaireuses Éclaireurs Israélites de France d’une conférence mondiale pour le dialogue inter-religieux ».

    « Nous nous faisions une joie de participer à la Conférence mondiale des Ambassadeurs pour le dialogue inter-religieux organisée par les Scouts tunisiens en partenariat avec l’Union internationale des scouts musulmans, » regrettent Ruth Ouazana et Alain Silbertsein.

    Sur cette photo prise le 2 mai 2018, on voit René Trabelsi au téléphone devant la synagogue de la Ghriba de l’île de villégiature tunisienne de Djerba. Trabelsi, qui appartient à la communauté juive de Tunisie, a été nommé ministre du Tourisme lors du dernier remaniement gouvernemental, le 5 novembre 2018. (Photo by FETHI BELAID / AFP)

    Symbole du rapport paradoxal de la Tunisie envers les Juifs et Israël, cet événement survient peu après la nomination de René Trabelsi, un Tunisien juif, professionnel du tourisme et originaire de l’île de Djerba, au poste de ministre du Tourisme.

    Sa nomination a également provoqué une lever de bouclier d’une partie de l’opinion publique tunisienne, notamment condamnée par l’association tunisienne de soutien au minorités (ATSM).

    Un Palestinien ostracisé sera enterré dans un cimetière juif de Jérusalem

    Un Palestinien ostracisé sera enterré dans un cimetière juif de Jérusalem

    Le mufti a statué qu’Alah Kirsh, tué dans un accident sur la route 90, n’était pas “membre de la nation musulmane” car il avait vendu des terres à des juifs

    Photo d'illustration : Vue aérienne d'un cimetière musulman à Jérusalem-Est (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

    Photo d’illustration : Vue aérienne d’un cimetière musulman à Jérusalem-Est (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

    Un rabbin de Jérusalem a autorisé l’inhumation d’un homme palestinien dans un cimetière juif après que des imams ont interdit d’enterrer sa dépouille dans un cimetière musulman parce qu’il avait vendu des biens immobiliers aux Juifs.

    Aryeh Stern, le rabbin en chef ashkenaze de la capitale d’Israël, a statué qu’Alah Kirsh pouvait être enterré dans un cimetière juif à titre d’exception parce qu’il était un « gentil juste », a annoncé vendredi le site d’information Ynet.

    Kirsah a été tué avec cinq autres personnes dans un accident de la route le 4 novembre. Sa famille a voulu enterrer sa dépouille dans un cimetière musulman à Jérusalem Est, mais les imams ont refusé car il a été accusé d’avoir vendu des biens immobiliers à des Juifs dans cette zone de la capitale il y a plusieurs années. Les membres de la famille n’ont pas été autorisés à apporter la dépouille de Kirsh dans la mosquée Al-Aqsa. On leur a également interdit de planter une tente de deuil et d’y recevoir des invités, selon la coutume musulmane.

    Ekrima Said Sabri, le Grand Mufti de Jérusalem, a cité une fatwa de 1935, publiée par son prédécesseur, Amin al-Husseini.

    Responsable antisémite des Arabes israéliens et allié de l’Allemagne nazie, al-Husseini a écrit cette année là que « quiconque vendant une maison ou une terre à des Juifs ne recevra pas de rite funéraire musulman ». Basant une nouvelle fatwa sur l’ancienne, Sabri a écrit : »Quiconque vendant aux Juifs à Jérusalem n’est pas membre de la nation musulmane. Nous n’accepterons pas sa repentance et il ne sera pas enterré dans le cimetière musulman ».

    La dépouille de Kirsh a été placée temporairement dans un cimetière musulman à Nabi Salih, un village a proximité de Ramallah. Stern a statué qu’il pourrait être enterré dans la partie du cimetière juif à Har HaMenuchot réservée aux personnes sans religion.

    « Puisque les Musulmans ne veulent pas l’enterrer, nous devons corriger cette injustice, qui provient d’une humiliation injuste d’un homme dont le seul péché a été d’être prêt à vendre sa terre aux Juifs, a écrit Stern. C’est notre devoir de rendre honneur à ce gentil juste. Il s’agit d’une personne qui a fait preuve de bonne volonté et était prête à prendre des risques pour l’installation de Juifs ».

    L’affaire a été portée à l’attention de Stern par Im Tirtzu, un groupe d’activistes israéliens de droite.

    Nous espérons que ces paroles soient suivies par des actes en conformité avec la juridiction française

    A la convention du CRIF, le ministère de l’Intérieur condamne BDS

    Il « condamne avec fermeté l’appel au boycott de produits israéliens. » Le secrétaire d’Etat auprès du ministère de l’Intérieur Laurent Nuñez était invité à la 9e convention du Conseil représentatif des institutions juives de France dimanche…….Détails……..

    Entre des discours de Bernard-Henri Lévy et des interventions de Meyer Habib, il aura notamment été question, lors de ce rendez-vous, du mouvement de boycott d’Israël, BDS.
    « Qu’est ce que BDS ? C’est un mouvement plus proche du Hamas que de l’autorité palestinienne », a osé le politologue Joël Kotek à la tribune.
    Evoquant une manifestation demandant « la séparation du CRIF et de l’Etat », Joël Kotek a assuré que celle-ci « nous ramène dans les années 30, où l’on voulait se débarrasser des juifs. »

    Lors d’un discours de clôture, Laurent Nuñez a, lui, tenu à rappeler l’opposition du ministère de l’Intérieur et de Christophe Castaner, initialement prévu mais finalement absent, au boycott :
    « Ces actions sont constitutives d’une infraction pénale », a-t-il affirmé en ajoutant que la préfecture de police avait procédé « à l’ensemble des constatations pour que des poursuites puissent être engagées. »

    Source Le MuslimPost

    Robert Badinter nous donne une formidable leçon d’histoire pour ne rien oublier…..

    Robert Badinter nous donne une formidable leçon d’histoire pour ne rien oublier…..

    Tout au long des pages, on sent l’amour qui lie Robert, enfant puis adolescent à sa grand-mère. Malgré les épreuves qu’elle allait traverser, malgré celles, plus terribles encore qui l’attendaient en France. Un livre de souvenirs mais qui se lit aussi comme une formidable leçon d’histoire pour ne rien oublier……..Entretien……….

    Pourquoi écrire ce livre maintenant ?

    Je suis maintenant un homme âgé et j’ai eu le désir de rendre hommage à ma grand-mère maternelle, que j’ai beaucoup aimée.
    Jadis, je veux dire avant la Seconde Guerre mondiale, les familles gardaient les personnes âgées à la maison, on ne les mettait pas dans des maisons de retraite même agréables.

    Qui était Idiss ?

    C’est ma grand-mère maternelle. Elle se confond avec mon enfance. C’est la raison pour laquelle je l’ai beaucoup aimée. Les rapports entre les grands-parents et les petits enfants sont d’abord marqués par l’amour, plus encore que par le devoir d’éducation.
    J’ai conservé pour elle une grande tendresse et une reconnaissance à travers toutes ces années. Et plutôt qu’écrire mes mémoires, j’ai préféré écrire l’histoire d’Idiss.

    Comment avez-vous procédé ?

    Je n’ai pas écrit une biographie. Pour retrouver des traces du Yiddishland, je suis allé en Bessarbarie.
    C’est un monde mort, anéanti par la Seconde Guerre mondiale. Le génocide hitlérien des juifs a exercé là-bas sa férocité, il ne reste rien.
    C’est aussi une des raisons pour lesquelles je me suis dit : «je vais partir non pas à la recherche du temps perdu comme le disait si bien Proust, mais du temps passé.»

    Est-ce aussi un livre d’Histoire ?

    C’est un récit qui commence dans une société profondément antisémite, l’empire tsariste des années 1870, marqué à la fois par une violence populaire, les pogroms souvent manipulés par la police et par un antisémitisme légal, qu’on retrouve en pire dans la législation nazie.
    Avec la différence profonde qu’Hitler et les siens avaient conçu un projet génocidaire total qui était bien au-delà de ce qu’on pouvait imaginer au XIXe siècle.

    Elle va choisir l’exil ?

    Née dans la misère, Idiss a connu en grandissant des années très difficiles, comme beaucoup de juifs dans ce qu’on appelait alors le Yiddisland. Il faut en mesurer l’importance, de la Baltique à la mer Noire.
    L’attrait de la République française sur ces communautés-là était d’une intensité dont on a perdu le souvenir aujourd’hui. Le français était la langue de l’émancipation et de la culture.
    Au 19e, le français régnait culturellement sur l’Europe continentale. Victor Hugo a vendu autant d’exemplaires des Misérables, dans la première édition française, en 1862, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, qu’à Paris. S’ajoutait cette donnée, perdue de vue, que la Révolution avait donné aux juifs le droit d’être pleinement citoyens.
    Ils pouvaient être juges, officiers, fonctionnaires. D’où l’axiome «Heureux comme un juif en France». À chaque fois qu’il y avait une vague de persécutions là-bas, succédait une vague d’émigration ici.
    ça commence toujours de la même façon, ce sont les jeunes hommes qui partent en premier, puis après selon leurs possibilités, ils font venir leurs parents, leurs enfants.

    Vous décrivez l’arrivée à Paris, marquée par beaucoup de solidarité ?

    Oui c’est normal, Idiss débarque dans une ville inconnue, elle est illettrée. Tout naturellement elle va dans le quartier où sont les autres «débarqués».
    Et c’est toujours une loi profonde de l’immigration : celui qui arrive, il est normal qu’il aille chez un cousin ou un ami plutôt que d’aller dans un quartier inconnu où on parle une langue qui est pour lui difficile.

    En France à cette époque, les immigrés sentent-ils qu’ils peuvent s’intégrer ?

    Oui, et ils le voulaient ! J’ai tenu à rappeler l’instituteur de ma mère, à Paris, à l’école communale. Il évoque l’instituteur de Camus, qui voulait que les jeunes immigrés deviennent des Français républicains et qui faisait des heures supplémentaires pour eux, après la classe.
    Ce sont pour moi des personnages clefs, ils étaient des pionniers de la République, des Jauréssiens, des pacifistes… On voit très bien l’influence profonde de l’école républicaine.
    C’est une période d’assimilation, les enfants d’immigrés doivent se penser comme Français.
    C’était très clair pour mon père. Par exemple on ne parlait que français chez moi, jamais le russe, sauf mes parents quand les enfants ne devaient pas comprendre…

    Et arrive 1940 ?

    C’est l’effondrement, la destruction de la République, l’avènement du régime de Vichy. J’ai vu ce que ça signifiait pour mon père qui était si profondément républicain, patriote, internationaliste, socialiste tendance Jaurès. C’est son monde qui s’est effondré en juin 1940. Il aimait la République, et croyait que l’armée française était invincible.
    On s’est retrouvé avec un désastre militaire absolu. La France détruite, 1,8 million de prisonniers, des réfugiés par millions sur les routes, plus de ponts de chemin de fer, les Allemands tenaient la ligne de démarcation.
    Et à Vichy, que faisait-on en priorité quand la France était dans cet état de détresse ?
    On fabriquait les premiers décrets contre les étrangers puis les juifs.

    Jeune homme, comment le vivez-vous ?

    Douloureusement. Et en même temps vous avez le privilège de l’adolescence. Avec mon frère, on entendait à la radio, «les juifs sont les rats de l’humanité», c’était grotesque !
    Vous avez le choix entre en rire ou vous effondrer. Après viendra le temps de la tragédie, là c’est autre chose.

    Au quotidien, sentiez-vous la haine ?

    Pas dans la vie quotidienne,. Après l’arrestation de mon père à Lyon en février 1973 par Klaus Barbie, ma mère, mon frère et moi sommes allés en Savoie, à côté de Chambéry.
    Trois personnes qui arrivent séparément ; pas de courrier, jamais ; pas de visite, jamais ; pas un mot sur le père ! Touvier était à la tête de la milice à Chambéry. Tous les matins je passais devant à vélo en allant au lycée… Il aurait suffi d’un mot et c’était fini.
    On est resté là, protégé par le silence complice d’une population qui ne pouvait pas ignorer qui nous étions. Lors du procès Touvier en 1994, je me suis dit «ce n’est pas bon pour les jeunes générations, elle pourraient avoir l’impression que leurs parents étaient des assassins, des miliciens, des collabos». Je crois beaucoup à l’exemplarité des parents. C’est fondamental, c’est une structure morale très forte pour la vie.
    Je présidais alors le Conseil Constitutionnel, j’ai appelé le maire et je lui ai dit : «je voudrais que vous réunissiez les enfants des écoles, je viens leur dire que leurs parents étaient des gens bien».

    C’est un geste fort…

    Oui, et je leur ai raconté. Il y avait là encore des vieux copains. On est tombé dans les bras les uns les autres.
    Je le dis toujours, ce n’est pas l’effet d’un hasard. Sur les chiffres du recensement à l’automne 1940, il y avait environ 320 000. On a la liste des déportés juifs de France, 75 000 environ.
    Seulement 3 000 sont revenus. Je rappelle un élément très important : à l’époque, la moitié des juifs étaient étrangers et parlaient avec un accent… être juif, étranger, même si vous aviez des faux papiers, l’accent, vous ne pouviez pas le changer. Pour la vie quotidienne, ça implique un réseau de protection, de résistance – il y en a eu bien sûr —, mais c’est plus un réseau de complicité silencieuse, quotidienne, qui a fait qu’il y a eu proportionnellement plus de juifs qui ont survécu en Franceque dans la plupart des pays occupés par les nazis. Mais il y a eu aussi des dénonciateurs de juifs à cette époque affreuse.

    Aujourd’hui, quand vous voyez les actes antisémites, que pensez-vous ?

    Qu’il y ait encore de l’antisémitisme aujourd’hui, des violences et même des meurtres d’inspiration antisémite est pour moi un sujet de consternation. C’est peut-être aussi une raison pour lesquelles que j’ai écrit ce livre.
    La persistance de cette haine de l’autre.

    Etes-vous inquiet pour la démocratie ?

    Je suis plus inquiet sur l’avenir de l’Union Européenne, avec ce qu’elle implique pour moi d’essentiel, la paix.
    L’Union Européenne est un progrès décisif. Et c’est pour ça que je suis si profondément Européen. On devrait faire beaucoup plus attention, lutter toujours plus pour renforcer l‘Union Européenne.

    Le livre éclaire sur ce qu’était l’Europe et ce qu’elle est devenue

    C’est simplement le récit d’une vie singulière. Idiss a connu une jeunesse dans la Russie tsariste chargée d’antisémitisme. Et elle finit dans Paris occupé par nazis. Elle suit, sans le vouloir, le cours de l’Histoire, est emportée par l’Histoire et ça s’achève pour elle au pire moment de la guerre et de l’Occupation.. Aujourd’hui, c’est le grand bienfait de l’Union Européenne, la réconciliation entre les peuples européens et la consécration de ses valeurs.
    Les prochaines élections européennes portent de gros enjeux, je m’étonne qu’on ne s’y consacre pas plus.
    Seule une Europe soudée par les valeurs de la démocratie peut assurer aux générations à venir la paix et la liberté, ces bienfaits dont l’histoire d’Idiss souligne tout le prix.

    Robert Badinter publie aux Editions Fayard un livre intitulé «Idiss», du nom de sa grand-mère. Ce livre « ne prétend être ni une biographie, ni une étude de la condition des immigrés juifs de l’Empire russe venus à Paris avant 1940. 

    Source La Depeche

    Rue des Rosiers: L’ex-DST confirme que Mitterrand négociait avec Abou Nidal

    Rue des Rosiers: L’ex-DST confirme que Mitterrand négociait avec Abou Nidal

    Un ex-chef de la direction de surveillance du territoire raconte dans un documentaire comment il a été décidé de négocier avec ceux qui venaient d’attaquer la rue du quartier juif

    Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, explique comment il a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal (Crédit: capture d'écran France 2)

    Yves Bonnet, ancien directeur de la DST, explique comment il a négocié avec le groupe terroriste Abou Nidal (Crédit: capture d’écran France 2)

    En 1982, la France a donné carte blanche au groupe terroriste palestinien Abou Nidal qui venait de commettre l’attentat dans la rue des Rosiers pour qu’il évolue librement sur son territoire contre l’assurance qu’il ne frapperait plus le pays.

    C’est ce que dévoile le documentaire-choc de Patrick Rotman et Vincent Nouzille intitulé Histoire secrète de l’anti-terrorisme diffusé sur France 2 le 13 novembre et disponible sur le site en rediffusion.

    En 2011, le général Philippe Rondot avait déjà évoqué ce sombre aspect de l’anti-terrorisme français. Il avait fait partie des membres de la direction de surveillance du territoire (DST) à négocier avec Abou Nidal- mais c’est la première fois que le directeur de la DST de l’époque, Yves Bonnet, nommé par le président de l’époque François Mitterrand, en charge de cette négociation dévoile officiellement cette opération.

    Nous sommes en 1982 au lendemain de l’attentat de la rue des Rosiers qui a visé le restaurant de Jo Rosenberg et qui a fait 6 morts et 22 blessés. L’appareil judiciaire et policier français épargné jusqu’alors par ce genre d’attaques terroristes n’est pas encore prêt à affronter ce genre de menaces d’un genre nouveau.

    Les secours et la police rue des Rosiers, à Paris, après un attentat qui a fait six morts et 22 blessés, le 9 août 1982. (Crédit : Jacques Demarthon/AFP)

    « La France ne pouvait pas s’imaginer alors être attaquée par un autre Etat sur son propre territoire, » explique le journaliste Vincent Nouzille. Devant cette menace, le président français François Mitterrand choisit la voie de la « négociation ».

    Suite à l’attentat, la police suit dans un premier temps la piste du groupe dit des Irlandais de Vincennes, puis celle d’un groupuscule néo-nazi, puis ses soupçons la portent sur le groupe terroriste palestinien.

    « Nous avons pu établir à peu près d’une façon certaine qu’il s’agissait du groupe Abou Nidal, explique Jean-Louis Bruguières, juge anti-terroriste chargé de l’affaire de la rue des Rosiers dans le documentaire. L’arme retrouvée – un fusil mitrailleur WZ 63- à proximité de la scène de crime était la même que celle utilisée dans d’autres affaires similaires dans des pays voisins qui étaient imputées au groupe Abou Nidal, » se souvient-il. Mais si le commanditaire est bien identifié, les exécutants eux jouiront – et pour certains jouissent – encore d’une certaine impunité. C’est en 2015 seulement, soit 33 ans après les faits que la France, via le juge Marc Trévidic émettra des mandats d’arrêt contre trois membres de l’organisation.

    Sabri Khalil al banna dit Abou Nidal, mort le 16 août 2002 à Bagdad, est le fondateur du Fatah-Conseil révolutionnaire, un mouvement terroriste palestinien dissident du Fatah de Yasser Arafat. Il est responsable de plusieurs attaques meurtrières dans les années 1970-1980 qui ont tué plus de 300 personnes.

    Abou Nidal est à la tête d’un groupe de terroristes palestiniens, mais c’est « avant tout un mercenaire au service de la Syrie [pays alors dirigé par Hafez al-Assad] qui ne supporte la présence française au Liban, » racontent les journalistes. Il décide alors de lui faire payer.

    A cette époque, la lutte contre le terrorisme est encore balbutiante, chaque service travaille dans son coin. Et la DST le fera sans aucune coordination avec l’enquête judiciaire du juge Bruguières.

    Nommé par François Mitterrand, le préfet Yves Bonnet prend la direction de la DST fin 1982 soit quelques semaines après le drame. Il adapte le service et crée la première division antiterroriste de la DST. Il en donne la direction à Jean-François Clair, ce dernier confiant à Louis Caprioli les « affaires moyen-orientales » incluant le cas du groupe Abou Nidal.

    La DST, tout comme le juge Bruguières remonte rapidement jusqu’à Abou Nidal. Mais au lieu de le traquer, ils prennent contact avec lui à Vienne et Alger.

    Souriant, énigmatique, Yves Bonnet raconte face caméra et pour la première fois ce que fut l’attitude officielle de la France : « Nous sommes rentrés en relation avec l’organisation Abou Nidal. A partir de ce moment-là nous avons passé une sorte de marché non-écrit qui voulait que les gens d’Abou Nidal ne commettraient plus d’attentats en France, et en revanche je leur garantissais qu’ils pourraient venir en France ».

    Lé général Philippe Rondot a raconté à Giacomo Battiato un scénariste italien les détails de cette histoire, qui sont venus alimenter la trame du film L’Infiltré avec Jacques Gamblin.

    Ainsi « par l’intermédiaire d’un officier français des renseignements, un accord est conclu avec le terroriste aux termes duquel il s’engage à ne pas frapper la France ni ses intérêts. En retour, poursuit La Dépêche la France libère des terroristes prisonniers et accueille à ses frais des étudiants dans ses universités »

    Le juge Jean-Louis Bruguières (Crédit: Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons)

    Confrontés à cette déclaration par les journalistes, Jean-Louis Bruguières, à l’instar des anciens subordonnés de Bonnet apparaissent un peu abasourdis par l’audace de leur ancien collègue et supérieur.

    En rigolant, Caprioli répond : « eh bien, le préfet Bonnet vous en a parlé, moins je ne vous le dirai pas ». Et Jean-François Clair : « il s’est exprimé, il a dit ce qu’il a envie de dire. C’était le patron, je n’ai rien à dire sur le sujet ».

    Pourtant sur le même ton badin l’ancien préfet Bonnet affirme : « Disons que Clair était très au courant ».

    Louis Caprioli dément en revanche que ces négociations aient pu être à l’initiative seule de Yves Bonnet : « toutes les décisions qui sont prises dans la lutte anti-terroriste sont des décisions politiques, raconte-t-il au début du reportage. Les services ne s’engagent pas dans une opération s’ils n’ont pas le feu vert des autorités. Donc dans ces opérations, puisque le préfet Bonnet vous en a parlé, le président de la République était informé, tout cela était une décision politique ».

    Grâce à ces marchandages secrets, le groupe Abou Nidal ne frappera plus la France. Mais le 27 décembre 1985, le groupe terroriste revendique les attentats perpétrés dans les aéroports de Rome et de Vienne dans lesquels des ressortissants israéliens sont visés. A l’aéroport Léonard-de-Vinci de Rome Fiumicino quatre hommes armés ouvrent le feu sur le comptoir de la compagnie d’El Al, tuant 16 personnes et en blessant 99 autres. Quelques minutes plus tard, à l’aéroport de Vienne-Schwechat, trois hommes lancent des grenades sur les passagers d’un vol pour Tel Aviv, tuant 4 personnes et en blessant 39 autres.

    En 2017, à la veille du 35e anniversaire de l’attentat, des associations ont demandé aux autorités françaises de se mobiliser pour obtenir l’extradition des suspects de l’attentat de la rue des Rosiers.

    En 2015, le juge anti-terroriste Marc Trévidic avait délivré quatre mandats d’arrêts contre l’organisateur présumé de l’attentat et trois membres possibles du commando qui avait mené cet assaut.

    « Ces demandes n’ont pas été satisfaites. 35 ans après les faits, les victimes restent donc dans l’attente d’un procès », regrettaient dans un communiqué le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) et l’Association française des victimes du terrorisme (AFVT).

    La justice jordanienne a rejeté la demande d’extradition de ses deux ressortissants d’origine palestinienne, Souhair Mouhamed Hassan Khalid al-Abassi, alias « Amjad Atta », présenté comme le cerveau de cette attaque, et Nizar Tawfiq Mussa Hamada, membre présumé du commando.

    François Mitterrand (Crédit : CC BY 2.0)

    La justice française recherche toujours Mahmoud Khader Abed Adra, alias « Hicham Harb », qui vit aujourd’hui en Cisjordanie, et Walid Abdulrahman Abou Zayed, alias« Souhail Othman », qui vit en Norvège.

    Les deux associations appelaient « les autorités françaises à tout mettre en œuvre auprès de leurs homologues norvégiens, jordaniens et palestiniens pour que les suspects soient entendus en France par le juge en charge du dossier et que la justice puisse travailler en toute indépendance et en dehors de toute considération politique. »

    « Pendant ce temps, dans le quartier du Marais, les traces de l’attentat s’effacent, note le Crif. Le restaurant de Jo Goldenberg a fermé ses portes en 2006, remplacé par une boutique de vêtements, en 2010. Seule une plaque commémorative, apposée en 2011 en remplacement de la précédente inaugurée en 1983 par François Mitterrand et disparue en 2007, conserve la mémoire de cet événement tragique. Et, 36 ans après les faits, les victimes restent toujours dans l’attente d’un procès ».

    ISRAËL victime du HAMAS et de l’ONU, par Pierre Saba | Tribune Juive Info

    Au Proche-Orient, les tirs permanents de roquettes en provenance de la bande de Gaza et à destination d’Israël atteignent des distances et une intensité qui perturbent considérablement la paix civile des israéliens et mobilisent leur gouvernement.

    Novation de Droit international public (DIP), la bande de Gaza avait été restituée à l’Autorité palestinienne par Israël en signe de bonne volonté et en vue d’un accord final de paix alors qu’il s’agissait d’un territoire acquis à la suite d’une agression subie et gagnée par la partie israélienne. Les millions de dollars américains dévolus au développement agricole de Gaza ont été utilisés à l’armement d’agression contre l’Etat hébreu. Loin de féliciter Israël, l’ Organisation des Nations Unies (ONU) n’a eu de cesse de le condamner, de lui reprocher des faits jamais établis au nom d’un Droit inexistant et de collaborer avec ses ennemis. A la suite d’un coup d’Etat organisé par la milice Hamas, armée et financée par la république islamique d’Iran, l’Autorité palestinienne avait été dégagée de Gaza au profit de l’organisation terroriste Hamas et de ses alliés armés. Depuis, les roquettes contre l’Etat hébreu perturbent de plus en plus le cours de la vie des populations civiles israéliennes. Autre exception mondiale, les gouvernements israéliens ne répondent pas toujours aux agressions de roquettes lancées par le Hamas et le Djihad islamique.

    L’ONU et la plupart des instances internationales nomenclaturent le Hamas et ses alliés comme des bandes armées terroristes. La dichotomie des expertises du Secrétariat général des Nations unies et des analyses du Conseil de sécurité (CS), de l’Assemblée générale (AG) et des commissions est patente. Elle empêche l’exécution des mesures de sécurité et de protection des populations israéliennes et palestiniennes victimes du dictat des milices islamistes. L’instrumentalisation par les dictatures locales hostiles à l’existences de l’Etat hébreu des instances onusiennes (CS, AG, commissions) les neutralisent en adoptant des dispositions contraires à la charte de l’ONU et au DIP.

    Astreint de défendre sa population et la souveraineté de son Etat, le cabinet israélien est une fois de plus et toujours pour ces raisons pérennes au bord d’une nouvelle guerre. Les dysfonctionnements des instances de l’ONU conduisent à l’abandon des devoirs de leurs charges et le développement d’une situation de guerre sans fin.

    Instrumentalisation par de bellicistes dictatures des instances de l’ONU chargée du maintien de la paix internationale, abandon de ses responsabilités par cette même organisation, telle est la situation qui permet à des bandes armées islamistes, au mépris du Droit , d’attaquer la population d’un Etat en légitime défense depuis 1948. Au-delà de la responsabilité des bandes terroristes de Gaza, l’abandon de sa charge et l’inanité de l’ONU constituent la responsabilité essentielle du maintien du conflit entre Israël et Gaza.

    Pierre Saba – Tribunejuiveinfo

    Posté le 13 novembre 2018

     

     

    La grande peur des juifs d’Europe | Tv Suisse temps présent

    La grande peur des juifs d’Europe

    L’attentat contre une synagogue américaine, qui a fait onze morts le 27 octobre dernier, démontre la résurgence violente de l’antisémitisme partout dans le monde. Au point qu’en Europe, les Juifs veulent fuir en Israël. Ils se sentent en danger dans certains quartiers de France où ils n’osent plus porter la kippa. Ou en Pologne, où renaissent des relents de l’Histoire pourtant pas si lointaine. Pourquoi cette soudaine flambée de haine ? Reportage chez ces Juifs qui vivent dans la peur et le repli communautaire.

     

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    Temps présent, jeudi, 20h15

    Pétain, frappé d’indignité nationale. Les mots de Francaois Heilbronn.

    Pétain, frappé d’indignité nationale. Les mots de François Heilbronn.

    Editorial. En Israël, les propos de Macron sur Pétain n’ont pas fait la Une des médias. Seul le site Ynet consacre une longue news. En France, la Communauté juive est outrée. IsraelValley reprend un post de François Heilbronn sur Facebook.

    Avant de transmettre ce texte sans l’altérer, François Helbronn avait écrit une lettre à l’Express (extrait) lors d’un titrage du magazine :  » Mon ennemi est l’extrême-droite française fascisante et vichyssoise, l’extrême-gauche antisémite et rétrograde, l’islam radical et les djihadistes ».

    TEXTE DE FRANCOIS HEILBRONN. Pétain a été condamné à mort, frappé d’indignité Nationale, on lui a retiré toutes ses décorations et donc son titre (car c’est un titre) de Maréchal pour intelligence avec l’ennemi et haute trahison.

    On ne célèbre pas un traître quoi qu’il ait fait avant.

    Le Président Macron n’est pas historien, il ne dicte pas une histoire Nationale. Le « en même temps » ne fonctionne pas en histoire.

    Nous lui avions pourtant montré lors de sa visite au Mémorial de la Shoah quand il était candidat, le Statut des Juifs très durement durci de la main de Pétain. Il en avait été choqué.

    Cette phrase conduit à mélanger Pétain avec les vainqueurs patriotes de 14-18, il a été un traître à son pays, seul reste la faute, rien de la vie qui la précède.

    De plus parmi les Maréchaux inhumés aux Invalides, il n’y a évidemment pas Pétain, donc il ne devrait pas faire partie de l’hommage de samedi.

    On revient hélas, au temps de Mitterrand récipiendaire de la Francisque fleurissant le 11 novembre la tombe du traitre Pétain à l’île D’Yeu.

    Quelle faute ! quel retour malsain en arrière sur les avancées historiques montrant le rôle criminel de Pétain envers les résistants, les juifs et tous les français qui ont eu à souffrir des crimes de la collaboration d’Etat et de la Milice.

     

     

    Hausse des actes antisémites : «On s’attaque désormais plus aux gens qu’aux synagogues»

    Selon le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme, les cibles ont changé.

    La hausse est forte, très forte. Ce vendredi, Édouard Philippe s’est ému sur sa page Facebook de l’importante augmentation des actes antisémites depuis le début de l’année par rapport à l’an dernier : + 69 % selon le Premier ministre. Ce chiffre ne prend en compte que les plaintes déposées.

    Pour Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) qui enregistre des signalements au quotidien, le phénomène est encore plus important. Surtout, il a évolué vers des agressions plus « personnelles ».

    Que pensez-vous des chiffres cités par le Premier ministre ?

    Ils sont justes car ils concernent les plaintes déposées mais incomplets car nous constatons de plus en plus de peur de représailles, et donc des gens qui ne vont pas jusque devant la justice. Par ailleurs, beaucoup d’affaires sont classées sans suite donc ça peut décourager.

    Aujourd’hui, au BNVCA, on reçoit généralement entre 3 et 4 appels chaque jour. Avant d’être président du Bureau, j’étais commissaire de police, mais je n’ai jamais autant travaillé que depuis que je suis à la retraite !

    Comment expliquez-vous cette augmentation ?

    C’est que la nature et les cibles des actes ont changé. Avant étaient surtout visées des synagogues, des écoles juives ou quelques magasins. Mais aujourd’hui, les bâtiments sont bien mieux protégés, avec des barrières, de la vidéosurveillance et l’opération Sentinelle sur les lieux de culte ou identifiés comme juifs.

    Alors, on est passé à un antisémitisme du quotidien et à des actes qu’on a appelé domestiques, dans la sphère privée. C’est-à-dire des agressions personnelles, des tags sur des boîtes aux lettres, des croix gammées sur les portes d’appartements privés, comme récemment celle d’un directeur d’un Pôle emploi. Les incendies de synagogues sont remplacés par des incendies de voitures. Les gens sont touchés au plus près de chez eux, plus seulement lorsqu’ils se rendent dans un lieu. Donc ça multiplie les signalements individuels.

    Quelles sont les conséquences de ce changement de cible ?

    Les juifs ont développé des techniques pour se faire discrets : on enlève tout signe dans la voiture, la mezouzah (un boîtier contenant des passages bibliques sur un parchemin, NDLR) a été retirée des portes des appartements. Même l’arbre planté par une association en hommage à Mireille Knoll, assassinée en mars dernier, est complètement anonyme par peur que la plaque soit profanée…

    A certains endroits, des gens déménagent pour éviter d’être visés. C’est parfois le cas en Seine-Saint-Denis par exemple, où certains endroits se sont désertifiés de juifs. Certaines synagogues ont déjà fermé, faute de rabbin et d’équipe pour s’en occuper, d’autres sont en cours de fermeture et certaines survivent difficilement. Il n’y a parfois plus que dix fidèles là où il y en avait 200 il y a cinq ans. Les victimes, elles, se sentent de plus en plus isolées et certains juifs vont jusqu’à quitter la France.

    Aurélie Rossignol|09 novembre 2018, 13h03

     

     

     

    En mars 2018, lors d’une marche blanche après la mort de Mireille Knoll. LP/Philippe Labrosse

    Article: leparisien

    Tribune Libre du Président du B’nai Brith France

    Nous avons tous réagi avec indignation et colère, et condamné avec force l’ambiguïté et les propos indécents tenus par Emmanuel Macron à propos de la légitimité d’honorer le « grand soldat » qu’aurait été Pétain durant la première guerre mondiale, reconstruisant ainsi l’Histoire en faisant table rase de l’indignité nationale et de la condamnation à mort dont a été frappé en 1945 l’homme de la honte qui a trahi la France, ainsi que des propos forts de Jacques Chirac ayant dénoncé en 1995 la responsabilité de l’Etat français dirigé par Pétain dans la déportation des juifs. L’Histoire est un tout.

    Mais il y eut également la suite de la phrase du Président, dans laquelle il fut question de « choix funestes » faits par Pétain durant la seconde guerre mondiale.

    Le statut des juifs, la collaboration active avec le pouvoir nazi, la rafle du Veld’hiv, la torture des résistants, l’envoi de 76000 juifs dans les camps de la mort, la décision de ne pas oublier les enfants … Est-ce cela que le Président de la République a qualifié de « choix funestes » ? Rien de plus que « funestes » ? Chaque mot compte.

    A l’indécence s’est ajoutée l’impudeur.

     

    Non, Monsieur le Président, ces pages terribles de notre histoire que le traître antisémite Pétain a écrites avec le sang des juifs n’étaient pas « funestes ». Elles étaient le mal absolu. Elles étaient l’inhumanité. Elles étaient l’indicible. Elles étaient l’irréparable.

     

    Nous avons pris acte de la décision prise finalement de ne pas honorer Pétain avec les Maréchaux de la grande guerre. Mais ces mots ont été prononcés, le trouble a été créé et on ne peut être que stupéfaits et décontenancés de la mobilisation qui aura été nécessaire pour éviter le pire. Comme pouvait-il en être autrement ? Comment a-t-on pu imaginer un seul instant mettre à l’honneur un antisémite, traître à la nation et condamné par l’Histoire ? Il restera un goût très amer de ce triste épisode.

    Cette journée du 7 novembre 2018 restera « funeste » pour nos valeurs communes que nous défendons tous. Elle restera dans les mémoires, dans la mémoire. Cette mémoire qu’on a insultée, souillée et meurtrie.

    Philippe Meyer

    Président du B’nai B’rith France

     

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    16 Rue Guillaume Tell, 75017 Paris

    [email protected]

    Le BNVCA est profondément déçu et choqué par l’hommage rendu par le Président de la République Monsieur Emmanuel Macron à Petain, le Traître à la Patrie.

    Le BNVCA est profondément choqué par la déclaration inattendue du Président de la République, Monsieur Emmanuel Macron, dont les propos tenus sur Petain donnent le sentiment qu’il réhabilite le traître à la patrie frappé d’indignité Nationale en 1945.

    Cet hommage à Petain à faire retourner Simone Veil dans son tombeau du Panthéon, est ressenti comme une insulte désinvolte à la mémoire des héros, des résistants, des valeureux poilus de 14-18, de nos soldats de 39-45 et bien sûr des familles juives déportées.

    Pour le BNVCA et toutes les victimes de l’antisémitisme, Petain reste le chef d’un état Français Anti juif, collaborateur des nazis, le Traître à la Patrie, la honte de la France, rien ne peut justifier un tel hommage.

    Ce type de déclaration est de nature à encourager et renforcer l’extrême droite de notre pays.

    Le Président, Sammy GHOZLAN

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    11 Novembre: Les soldats juifs ont payé “l’impôt du sang”

    11 Novembre: Les soldats juifs ont payé “l’impôt du sang”

    A la veille de la commémoration du centenaire du 11 Novembre 1918, marquant la fin de la Première Guerre mondiale, je vous propose de relire l’analyse historique suggestive du Grand Rabbin de France, Haïm Korsia sur l’Union Sacrée entre les religions durant la Grande Guerre.

    Blessé plusieurs fois à Verdun, le soldat Jean-Louis (lire ci-dessous) est au milieu de ce groupe (le seul tête nue). « Nous manquons de photos de ces Poilus », regrettent les Amis de Rezé, qui font appel aux descendants de ces familles de soldats pour leur confier photos et documents.

    Blessé plusieurs fois à Verdun, le soldat Jean-Louis (lire ci-dessous) est au milieu de ce groupe (le seul tête nue). « Nous manquons de photos de ces Poilus », regrettent les Amis de Rezé, qui font appel aux descendants de ces familles de soldats pour leur confier photos et documents. | DR

    Quelques repères historiques

    En 1914, la France compte 185 000 juifs (soit 0.5% de la population totale de 39 millions d’habitants).
    Se sentant totalement intégrés à la République, et soucieux de récupérer les provinces perdues en 1870 (40 000 juifs vivaient en Alsace et en Moselle à ce moment là), les juifs vont massivement participer à l’effort de guerre.

    Partisans de l’Union sacrée, 16 000 juifs français partiront sur le front (auxquels il faut ajouter 14 000 juifs venus d’Algérie sur un total de 65 000, et 8 000 juifs étrangers vivant en France sur un total de 30 000).
    Au total, ce sont environ 38 000 juifs qui s’engageront dans l’armée française, dont 12 000 engagés volontaires.

    Les actes héroïques ne manquent pas. Les juifs payent « l’impôt du sang ».

    6 800 juifs de France mourront sur le front, soit 17% du nombre de juifs mobilisés (une proportion similaire à la moyenne nationale), dont 5 000 juifs français. 6 rabbins français seront tués, soit 13% du corps rabbinique.

    Quelques juifs célèbres durant la Grande Guerre
     
    Le Capitaine Dreyfus, son fils, et les 3 fils de son frère ainé, Jacques Dreyfus : 2 d’entre eux seront tués, et le 3ème, l’un des aviateurs les plus décorés de la grande guerre, mourra à Auschwitz.
    Marc Bloch, fusillé pour faits de résistance en 1944.
    René Cassin, gravement blessé sur le front.
    Et bien sûr, Jacob Kaplan, le futur Grand Rabbin de France, symbole à lui-seul de cet engagement des juifs Français, et dont le Grand Rabbin de France Haim Korsia a consacré une très belle et très complète biographie en 2006.

    Jacob Kaplan à 19 ans en 1914 et il est élève du Séminaire. Il sera combattant alors qu’il s’engageait sur la voie du rabbinat.
    Mobilisé le 20 décembre 1914, il déclara « Je ne veux pas être aumônier, mais combattre avec mes camarades ». Il fera toute la guerre dans le 411ème régiment d’infanterie.
    Ses états de service durant les quatre ans de guerre seront remarquables. Il connaîtra les tranchées, les combats, les hivers froids, les bombardements, la bataille de Verdun pendant 16 mois.
    Il sera blessé par un éclat d’obus dans les tranchées de Champagne en 1916 et retournera au combat juste après.
    Cela lui vaudra d’être décoré de la Croix de guerre et de figurer dans le « Livre des défenseurs de Verdun ». Il retournera au Séminaire juste après la guerre en 1919.

    Et parmi ces rabbins engagés sur le front, comment ne pas évoquer la mort au champ de bataille du rabbin Abraham Bloch le 29 août 1914 en tendant un crucifix à un soldat chrétien agonisant, devenant l’image mythique du patriotisme juif dans la France républicaine. Je salue la présence avec nous du petit-fils du rabbin Bloch, Paul Netter, qui interviendra au cours de ce colloque.

    En mai 1916, le Président de la République, Raymond Poincaré, participera à l’office célébré dans la Grande synagogue de la Victoire à Paris, à la mémoire des combattants juifs morts au champ d’honneur. Les murs de cette synagogue portent encore aujourd’hui les longues listes de ces morts pour la France, sur des plaques apposées en 1923.

    Il faut aussi souligner que les combattants juifs seront soutenus à l’arrière par un travail sans relâche de la communauté, en particulier les deux seules institutions juives de l’époque, le Consistoire Israélite et l’Alliance Israélite Universelle.

    En août 1914, le Consistoire organise l’aumônerie militaire.
    En 1915, il publie la « Tefila du soldat » qui sera distribuée sur le front.

    Les juifs pendant la grande guerre

    Les sermons rabbiniques associent l’idéal religieux et l’idéal républicain, l’histoire du peuple juif et l’histoire de la nation.
    Et notons également que jamais, dans l’histoire du judaïsme français, la femme n’aura été autant mise en valeur, avec un rôle clé d’organisation et de motivation.

    Mais le grand paradoxe de cet engagement sans précédent pour la nation, c’est qu’il n’effacera pas, loin s’en faut, l’antisémitisme présent de longue date.

    En France, malgré la réhabilitation d’Alfred Dreyfus en 1906, l’antisémitisme n’a pas disparu au sein de l’armée, ni dans la société. Il se renforce même à nouveau à partir de 1917.

    En Allemagne, l’antisémitisme ne cessera d’augmenter tout au long de la guerre, sur fond de détérioration de la situation économique et d’une victoire qui ne vient pas. On cherche le coupable. Et une fois, de plus on le trouve dans le juif.

    Haïm Korsia est Grand Rabbin de France depuis le 22 juin 2014, aumônier général israélite des Armées et administrateur du Souvenir Français, il a officié à Reims de 1988 à 2001.

    Docteur en histoire contemporaine, titulaire d’un MBA de la Reims Management School, il a publié de nombreux ouvrages, dont une biographie du Grand Rabbin Jacob Kaplan en 2006, Être Juif et Français: Jacob Kaplan, le Rabbin de la République, aux Éditions Privé.


    Le 29 août 1914, à Taintrux, dans les Vosges, le front est incertain. Une pluie d’obus s’abat sur les soldats et nombre d’entre eux sont frappés.

    C’est là que se trouve le grand rabbin Abraham Bloch, aumônier israélite. Né à Paris en 1859, rabbin de Remiremont (Vosges), d’Alger, puis de Lyon, il s’engage dans l’aumônerie aux armées pour défendre la France et les valeurs républicaines qu’elle incarne.

    Un soldat tombe, mortellement touché, et voit le grand rabbin, portant la soutane comme beaucoup d’aumôniers. Il le prend pour un prêtre catholique, et lui demande un crucifix. Pour répondre à l’ultime désir du soldat, le grand rabbin Bloch court chercher une croix dans le village le plus proche et le présente au moribond. C’est alors qu’un nouvel obus les frappe tous deux et les réunit dans la même mort.

    Ce 29 août, un soldat tombe, mortellement touché, et voit le grand rabbin, portant la soutane comme beaucoup d’aumôniers. Il le prend pour un prêtre catholique, et lui demande un crucifix.

    Pour répondre à l’ultime désir du soldat, le grand rabbin Bloch court chercher une croix dans le village le plus proche et le présente au moribond.

    C’est alors qu’un nouvel obus les frappe tous deux et les réunit dans la même mort, assistés du père jésuite Jamin.

    Maurice Barrès, loin d’être un philosémite reconnu, en parle dans son livre Les Diverses Familles spirituelles de France comme d’un acte «plein de tendresse humaine».

    Une stèle honore ce geste extrême de fraternité, à 6 kilomètres de Saint-Dié dans les Vosges: «Ici, le 29 août 1914, le grand rabbin Abraham Bloch, aumônier aux armées françaises, a été tué, après avoir porté la croix du Christ, à un soldat catholique mourant. Inauguré le 2 septembre 1934 par M. G. Rivollet, ministre des pensions.»

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    Une autre plaque à la mémoire du grand rabbin Bloch est apposée à l’entrée du séminaire israélite de France, symbole et message à tous les futurs rabbins qu’ils seront au service de tous, par-delà leur communauté, car tous frères.

    C’était il y a cent ans, mais c’est de cette notion de don de soi pour que l’autre vive, dont nous aurions tant besoin aujourd’hui!

    Il ne s’agit pas pour le judaïsme contemporain de tirer quoi que ce soit de ce sacrifice, comme du sacrifice de tous ceux qui sont morts pour la France en professant la foi d’Israël, mais de rappeler notre Histoire, et combien cet acte et tous les autres nous obligent, tout comme ils engagent notre pays à rester fidèle au rêve de ceux qui ne sont plus.

    Face aux quatre immenses plaques situées dans la grande synagogue de Paris et rappelant le sacrifice des membres connus de la communauté juive de Paris au cours de la Grande Guerre, figure un texte particulièrement émouvant: «A la mémoire de Charles Péguy, mort pour la France le 5 septembre 1914».

    Et la pierre garde le message de Charlotte, son épouse: «J’aimerais que le nom de mon mari Charles Péguy soit joint à ceux des israélites qui ont donné comme lui leur vie pour la France».

    Lui qui incarnait la profondeur de l’âme française savait où étaient, parmi les citoyens, ceux qui aspiraient à une France de l’idéal. C’est peut-être ce qui nous est si difficile à vivre aujourd’hui: ce décalage entre la France idéale et celle de toutes les contingences et de tous les dénis.

    Le grand rabbin Jacob Kaplan, mort il y a plus de vingt ans, était convaincu que la grande réconciliation entre les religions de France s’était scellée dans la boue et les larmes des tranchées. Lui-même, avant d’être grand rabbin de France (1955-1981), grand-croix de la Légion d’honneur et membre de l’Institut, était un survivant du 411e régiment, où il avait servi durant toute la première guerre mondiale.

    Ne doit-on se réconcilier que dans la souffrance et les difficultés, dans les tranchées et dans la guerre?

    Il nous faut retrouver cette confiance en notre destin commun qui nous poussera chacun à conserver sa foi, ses convictions politiques, sociétales, éthiques, tout en nous ouvrant à l’autre.

    Nous aurons ainsi la certitude qu’elles enrichissent la société dans laquelle nous vivons, le monde que nous bâtissons.

    Beaucoup de nos concitoyens ont des gestes de respect envers les croyants d’un autre culte, démontrant leur foi laïque en l’homme, base essentielle de leur foi en Dieu. Ce faisant, ils construisent au quotidien une France qui est belle. Mais combien s’enferment et se replient sur des espaces restreints et cloisonnés?

    Cent ans après le geste sublime du grand rabbin Abraham Bloch, nous avons plus que jamais besoin de son message d’amour du prochain et de respect de la foi de qui ne prie pas comme nous, mais adresse sa prière au même Dieu, son rappel de ce qu’est la vocation du creuset français et son rêve d’une France «unie dans la diversité».

    Nous serons avec tous ceux qui croient en la France et qui espèrent en l’Homme afin de réaffirmer que le grand rabbin Abraham Bloch est toujours un modèle pour nous d’engagement, de foi et de don de soi.

    Le plus bel hommage à rendre au grand rabbin Abraham Bloch est de réaffirmer aujourd’hui par nos actes que par son engagement total, il était une part du génie de la France.

    Et si nous ne pouvons pas être présents, poursuivons son action et partageons son élan de manière moderne et actuelle en publiant un message sur les réseaux sociaux: «Plus de minute de silence, mais une minute pour la France. Tous ensemble et non pas différents. Jamais indifférents à l’autre. C’est la France qu’on défend, c’est la France qu’on aime «.

    Haim KORSIA

    http://www.tribunejuive.info/wp-content/uploads/2014/07/combattants-juifs2.png

    Un ancien combattant français juif blessé de la Grande Guerre et amputé, pose fièrement aux côtés de ses enfants.

    Sa fillette a sur sa robe l’étoile jaune que le régime collaborationniste de Vichy l’oblige à porter.

    Quant à lui, à la place de l’étoile jaune, il arbore fièrement ses médailles.

    Son fils n’a pas encore, et n’aura plus jamais l’âge, de porter cet insigne distinctif.

    Il envoie cette photo avec un courrier à l’attention du Maréchal Pétain.

    Peine perdue.

    Pas de réponse.

    Rien ne les sauvera.

    Pascale Davidovicz

    Israël et les pays arabes du Golfe: une révolution diplomatique.

    Israël et les pays arabes du Golfe : une révolution diplomatique

    ANALYSE. Unis par leur crainte de l’Iran, les dirigeants israéliens et arabes sunnites affichent désormais sans complexe leur proximité.

    De notre envoyé spécial à Tel Aviv,

    Publié le | Le Point.fr
    Le sultan Qabus d’Oman recevant dans son palais Benjamin Netanyahu, le 26 octobre. Une « visite historique », a tweeté le Premier ministre israélien

     

    Quand les yeux s’ouvrent sur l’islamisation

     

    Quand les yeux s’ouvrent sur l’islamisation

    L’ÉDITORIAL DE FRANZ-OLIVIER GIESBERT

    « Les Français arrivent tard à tout, mais enfin ils arrivent. » Cette formule de Voltaire s’applique bien à une gauche plus ou moins islamo-gauchiste qui a ses entrées jusque parmi les « progressistes » de la macronie. Comiques sont, de ce point de vue, les intimations des chers confrères du Monde qui, sans doute sous la pression de leurs lecteurs, viennent tout à coup de découvrir la lune. Les pitres !

    Tandis que les « nauséabondes » pages Débats du quotidien du soir s’échinent, sur un ton de secte apocalyptique, à nous faire croire que le grand débat se déroule, en France, entre les extrémistes identitaires et les islamo-gauchistes, les excellents Gérard Davet et Fabrice Lhomme nous font une révélation interstellaire : il y aurait dans certains quartiers comme un problème avec l’islamisation. D’où un livre tout à fait intéressant qui se veut sans concession, « Inch’Allah ! » (1), écrit sous leur magistère par des étudiants du Centre de formation des journalistes.

    Attention, il paraît que c’est un scoop. On se pince. Défense de rire. Pendant plusieurs décennies, Le Monde a fait partie, avec Mediapart et leurs épigones audiovisuels, des organes de presse qui désinformaient les Français sur l’islamisation en nous faisant croire que tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Sans oublier d’infantiliser les Arabes, qu’ils enfermaient dans un islam victimaire, comme s’ils n’avaient pas droit à un libre-arbitre. Dès que vous sortiez des clous de leur doxa en vous interrogeant sur la bigoterie et le suprémacisme musulmans, ils vous traitaient de raciste, de fasciste. Aujourd’hui à la ramasse, ils s’accrochent aux branches en « révélant » une réalité que toute le monde connaît depuis des décennies.

    Surréaliste est le spectacle de ces confrères étonnés par leurs trouvailles sur des sujets que le poids des tabous leur interdisait de traiter, mais qui faisaient l’objet d’enquêtes dans le reste de la presse : l’islamisation de la vie quotidienne mais aussi la violence à l’école. Où étaient-ils passés, entre-temps ? Sans doute étaient-ils congelés ou endormis. A moins qu’ils ne fussent réduits comme source d’information à la seule lecture quotidienne du Monde, qui, tout à son bisounoursisme, rechignait à publier les mauvaises nouvelles.

    Il n’est pire aveugle que celui ne veut pas voir et interdit aux autres d’ouvrir les yeux. Haro sur Le Point pour avoir titré à sa une, en 2012, « Cet islam sans gêne », une couverture condamnée avec horreur par Le Monde et toute la moutonnaille de l’islamo-gauchisme. Haro sur Elisabeth Badinter, Jacques Julliard, Philippe Val, Caroline Fourest ou Manuel Valls, dont le grand tort fut d’avoir eu raison trop tôt. Haro encore sur Georges Bensoussan, coupable d’avoir dirigé en 2002 un ouvrage collectif et prophétique, « Les territoires perdus de la République », qui lui valut des ennuis avec… la justice pour « incitation à la discrimination, la haine, la violence envers les musulmans » avant d’être finalement relaxé. Sans parler d’Eric Zemmour, souvent excessif, contre lequel il faut, pour avoir bonne conscience, signer des pétitions. A propos, à quand une pétition contre Davet et Lhomme ?

    Comme l’ignorance, la lâcheté française ne cesse de faire des progrès. La preuve par l’abattage rituel, principalement halal (mais aussi kasher, à la marge). Dans nos abattoirs, le halal, tradition inventée récemment, s’est développé dans des proportions considérables pour les bovins et les ovins, de plus en plus souvent tués sans avoir été étourdis au préalable, comme le voudrait le respect que nous devons aux animaux. C’est pourquoi les Français carnivores mangent halal sans le savoir. Sur les carcasses, aucune mention n’est faite du mode d’abattage afin de ne pas « stigmatiser ». Payant ainsi à leur insu la « certification » halal qui s’applique à la viande des bêtes égorgées vives selon le rite islamique, les consommateurs, laïques ou pas, remplissent les caisses des mosquées habilitées !

    Voilà encore un scandale qui a toujours été occulté, mis sous le boisseau. Puisque les bouches s’ouvrent, n’est-il pas temps, dans l’intérêt des nombreux musulmans français, totalement intégrés, d’en finir avec les dérives salafistes, de tenir ferme sur les principes républicains, d’appeler enfin un chat un chat ? C’est en nommant les problèmes qu’on se donnera une chance de les régler pour arriver à une société sans peur ni non-dits ni discriminations, comme celle qu’incarnait et incarne toujours Charlie Hebdo.

    Symboles éternels, poétiques et insouciants du génie français, Cabu et Wolinski sont vivants comme jamais. C’est ce que confirme le formidable livre de Jean-Luc Porquet, « Cabu, une vie de dessinateur » (2), une saga bourrée de dessins, d’anecdotes, d’inédits. Une pure merveille de liberté, de désopilance, de vraie sagesse, aussi. C’est pourquoi nous serons toujours inconsolables§

    Les juifs américains face à un antisémitisme que beaucoup croyaient disparu

    Pendant plus de 50 ans, les juifs américains ont vécu en sécurité, convaincus que l’antisémitisme appartenait au passé. La tuerie de Pittsburgh leur a apporté la confirmation qu’il était revenu, témoin d’une montée de l’extrémisme nourrie par la polarisation de l’ère Trump et les réseaux sociaux.

    Les juifs américains – au nombre de quelque 5,3 millions en incluant toutes les personnes d’origine juive, selon le Pew Research Center – ont longtemps eu “un sentiment illusoire d’invulnérabilité”, indique à l’AFP Jacques Berlinerblau, professeur au centre de civilisation juive de l’université de Georgetown, à Washington.

    Ce sentiment, envié par les juifs européens, “a maintenant volé en éclats”, dit-il, faisant écho aux nombreux témoignages partagés sur les réseaux sociaux depuis la fusillade de samedi dans une synagogue de Pittsburgh, qui a fait 11 morts.

    Selon Kenneth Jacobson, directeur adjoint de l’Anti-Defamation League (ADL), organisation qui lutte contre l’antisémitisme et les discriminations, le réveil des juifs américains face à la menace antisémite a été progressif.

    Il y a 15 ans, soutient-il, “les juifs américains nous disaient souvent +Pourquoi l’ADL existe-t-elle encore? L’antisémitisme n’est plus un problème aux Etats-Unis+”.

    Quand les attentats antisémites se sont multipliés en France et en Europe ces dernières années, “le sujet est revenu dans les conversations”, ajoute-t-il.

    Ensuite, avec les manifestations de l’extrême droite à Charlottesville à l’été 2017 et la multiplication des alertes à la bombe visant des institutions juives, “les gens se sont rendu compte que l’antisémitisme était ici aussi”.

    En février, l’ADL avait publié un rapport recensant une hausse de 57% des incidents antisémites en 2017, la plus forte augmentation annuelle enregistrée depuis les années 1970.

    Et en cette année électorale 2018, les attaques antisémites, notamment contre les journalistes juifs, se sont multipliées sur les réseaux sociaux, selon une nouvelle étude de l’ADL, qui recense une série de hashtags et de mots codés utilisés par les suprémacistes blancs.

    Parmi les plus évidents: #NWO, pour “New World Order”, un nouvel ordre mondial que les élites juives seraient censées préparer, ou “globalist”, pour “mondialiste”, un qualificatif souvent associé au financier d’origine juive George Soros, devenu la cible des extrémistes et l’une des personnalités anti-Trump visées la semaine dernière par un colis piégé.

    “Il y a une nouvelle technologie de la terreur, et cette technologie est une mauvaise nouvelle pour les juifs”, avance M. Berlinerblau.

    Dans ce contexte, souligne-t-il, l’attaque de Pittsburgh n’est pas “un véritable choc”, mais plutôt “un lent déraillement: tout le monde se rend compte qu’il va y avoir de plus en plus de choses comme ça, avec toutes les armes q