Catégorie : Lévy

Paris : le polémiste d’extrême droite Alain Soral interpellé.

Il a été placé en garde à vue pour provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation.

 L’essayiste d’extrême droite a déjà été reconnu coupable pour ses propos négationnistes. (Illustration).
L’essayiste d’extrême droite a déjà été reconnu coupable pour ses propos négationnistes. (Illustration). LP/DELPHINE GOLDSZTEJN.

Par Le Parisien avec J. P.-L.Le 29 juillet 2020 à 20h04

L’écrivain et polémiste d’extrême droite Alain Soral a été interpellé mardi après-midi à Paris par les policiers de la brigade de répression de la délinquance à la personne (BRDP). Il a été placé en garde à vue pour « provocation à commettre un crime ou délit portant atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation », selon nos informations. Sa garde à vue pourrait se prolonger jusqu’à jeudi. Il pourrait ensuite être déféré devant le parquet de Paris.

Une enquête préliminaire a été ouverte à la suite d’une prise de parole sur son site Egalité et réconciliation, qui indique que son domicile aurait été perquisitionné.

Alain Soral avait été condamné en janvier 2019 à un an de prison ferme par le tribunal correctionnel de Bobigny. Il avait été jugé coupable d’injure raciale, provocation et incitation à la haine raciale au sujet de propos tenus contre une procureure sur son site Egalité et réconciliation. Quelques mois plus tard, l’essayiste avait de nouveau été condamné par le tribunal correctionnel de Paris cette fois, à un an de prison ferme assorti d’un mandat d’arrêt, pour contestation de l’existence de la Shoah. Il avait aussi été condamné en décembre 2018 pour diffamation. À chaque fois, il avait fait appel, échappant ainsi à la prison.

En l’absence de mandat d’arrêt ou de dépôt, les appels d’Alain Soral suspendent en effet l’exécution de ses peines d’emprisonnement. Dans l’hypothèse où elles seraient confirmées en appel et ses pourvois en cassation rejetés, il pourrait théoriquement aller en prison.

Le BNVCA accueille avec satisfaction mais non sans étonnement la décision des juges chargés de l’enquête sur le meurtre de Mireille Knoll et qui ordonnent un procès aux Assises pour meurtre à caractère antisémite de Mireille Knoll, âgée de 85 ans.

Les deux suspects Yacine Mihoub et Alex Carribacus seront jugés par la Cour d’Assises du chef de meurtre commis sur personne vulnérable et commis en raison de la religion de la victime.

Nous rappelons que le 23 mars 2018 le BNVCA est alerté par un entrefilet du quotidien « le Parisien » dans la rubrique des faits divers qui rapporte le meurtre d’une dame de 85 ans dans son appartement du 11ème de Paris.

La victime a été poignardée, et son corps brûlé partiellement, deux suspects interpellés dont un voisin.

S’agissant de l’arrondissement où Ilan Halimi a été ravi par le Gang des Barbares, et le même arrondissement Parisien où Sarah Halimi a été torturée aussi dans son domicile et assassinée par son voisin, nous avons engagé nos propres investigations. Alors que le scellé posé sur la porte de l’appartement de la victime indiquait simplement : « Mme Knoll Mort involontaire », comme celui commis sur Sarah Halimi, nous avons voulu en savoir plus, et c’est ainsi qu’un informateur nous a annoncé que Mme Knoll était de confession juive, rescapée des camps de la mort, et son tueur un homme de confession musulmane son voisin.

Nous en avons immédiatement conclu à un assassinat antisémite et communiqué en ce sens dès le 24 mars, pour alerter l’opinion.

Il faut reconnaître que cette décision des juges que nous félicitons, nous soulage, notamment après le fiasco de l’affaire Sarah Halimi qui ne bénéficiera elle pas de la Justice qu’elle méritait et que les juifs de France attendaient, où même les associations de lutte contre le racisme et l’antisémitisme ont été exclues.

Le BNVCA s’est constitué partie civile dans ce dossier de Mireille Knoll. Il est représenté par Maître Charles BACCOUCHE et maître Gilles William GOLDNADEL qui assisteront à toutes les Audiences des Assises, jusqu’à condamnation des auteurs antisémites que nous espérons très sévères, exemplaires et dissuasives. 

Délibéré DU 25 JUIN 17 ème Chambre Correctionnelle de PARIS. BNVCA contre DAVID BELLACHE alias David Abitboul.

Communiqué :  

Le BNVCA salue à nouveau la décision de la 17eme chambre correctionnelle du Tribunal de Paris qui, délibérant ce 25 juin, a condamné le sieur David BELLACHE alias David Abitboul à un emprisonnement délictuel de 3 mois, ainsi qu’à payer au BNVCA 1000 euros au titre de dommages et intérêts et à 1000 euros en vertu de l’art 475-1.

Nous rappelons qu’en Juin 2018 alerté par l’équipe très efficace de BTA (Balance Ton Antisémite) qui traque l’antisémitisme en ligne, le BNVCA a déposé plainte contre l’auteur de plusieurs post et vidéos sur des Réseaux Sociaux de nature antisémites, négationnistes et révisionnistes.

Celui-ci a été identifié et jugé par la 17eme chambre du Tribunal de Paris.

Nous l’avons mis en cause suite à ses publications du 26 mars 2018, du 18 avril 2018, du 12 août 2018 et enfin du 15 mars 2019.

Suite à notre plainte initiale déposée le 6 Juin 2018 l’enquête a conduit les Magistrats à inculper l’auteur de ces publications et ces vidéos pour injures publiques, diffamations publiques avancées, provocation à la haine raciale et à la violence à raison de l’origine ou de l’appartenance à une ethnie, une nation, une race, une religion.

Il convient de souligner que ni le prévenu ni son avocat n’étaient présents à cette audience.

Le BNVCA toujours vigilant, ne laissera rien passer et pourchassera sans faiblir, les antisémites de tous bords et constate avec satisfaction que les plaintes déposées aboutissent enfin.

Nous considérons que plus les peines infligées aux délinquants antis juifs, seront lourdes, plus vite le fléau de l’antisémitisme s’affaissera. 

Le BNVCA a chargé son conseil Maître Charles Baccouche à veiller à ce que l’accusé effectue bien les peines auxquelles il a été condamné.

Le Président Sammy GHOZLAN 

Allemagne : Des dizaines de musulmans ont attaqué la police et les ambulanciers en criant « Allah Akbar »

Des centaines de personnes ont manifesté samedi soir dans les rues de la ville de Stuttgart, la capitale du Bade-Wurtemberg, en Allemagne, après l’arrestation d’un trafiquant de drogue.S

Maintenant, la police de Stuttgart confirme qu’il s’agit d’immigrants musulmans qui ont fait des ravages dans les rues et attaqué la police et les ambulanciers paramédicaux.

Le député de la police de Stuttgart, Thomas Berger, a déclaré que les émeutes avaient commencé après l’arrestation d’un garçon allemand soupçonné d’infractions liées à la drogue. « 200 à 300 personnes ont immédiatement commencé à attaquer la police, et le public anti-émeute a progressivement augmenté à 500 personnes. Les émeutiers ont attaqué la police et jeté des bouteilles sur les ambulanciers paramédicaux qui sont arrivés. Pendant 30 ans de service de police, je n’ai jamais vu une telle violence et il n’y a jamais eu de scènes aussi dures à Stuttgart », Dit Berger.

Les médias allemands ont diffusé des photos des rues de la ville où de nombreux émeutiers sont vus crier « Allah Akbar », appelant l’endroit « un champ de bataille » après que les magasins ont été pillés et les vitres des voitures brisées par les émeutiers.

19 policiers ont été blessés lors des émeutes violentes, et leur nombre devrait encore augmenter, et tous les policiers n’auraient pas signalé leurs blessures. Le département de police de Stuttgart a déclaré que 40 magasins avaient été pillés et que 12 autres voitures de police avaient été sévèrement attaquées jusqu’à ce que certaines soient complètement sorties du service de police après leur mise hors service.

La police de Stuttgart a déclaré que sur les 24 émeutiers arrêtés samedi soir, 12 avaient des ressortissants étrangers et trois autres étaient des citoyens allemands issus de l’immigration musulmane.

Hans Jürgen Kirstein, un haut responsable de la police allemande, a déclaré que « les jeunes issus de l’immigration étaient au premier plan » et la chancelière allemande a condamné les émeutes et les a qualifiées d ‘ »abominables ».

La porte-parole de Mme Merkel, Stephen Zeibert, a déclaré: « Ceux qui ont commis ces actes se sont retournés contre leur propre ville, contre les gens avec qui ils vivent et contre les lois qui nous protègent tous. »

Par I24

À CHARTRES, DIEUDONNÉ JUGÉ POUR DES PROPOS RACISTES ET ANTISÉMITES.

Jeanne Bulant avec AFP Le 22/06/2020 à 22:41

Dieudonné en février 2015 (Photo d'illustration).
Dieudonné en février 2015 (Photo d’illustration). – Miguel Medina

Le procès du polémiste Dieudonné, jugé pour des propos antisémites tenus lors d’un spectacle en 2017, a débuté ce lundi à Chartres.

L’humoriste controversé Dieudonné M’bala M’bala a été jugé lundi en correctionnelle pour des propos racistes et antisémites qu’il aurait tenus en juin 2017, dans le cadre de son spectacle du “bal des quenelles”, à son domicile de Saint-Lubin-de-la-Haye en Eure-et-Loir.

Le jugement a été mis en délibéré au 10 septembre. Le 1er septembre 2017, il aurait notamment évoqué “le bal des pyjamas de Cracovie”, en référence à la tenue portée par les déportés juifs du camp d’extermination d’Auschwitz, en Pologne, durant la Seconde Guerre mondiale.

Une procédure jugée “inopportune” par son avocate

Présent en début d’audience, le polémiste a quitté le palais de justice vers 15h30, une heure après son arrivée : “J’aurais volontiers parlé avec le juge mais j’ai une émission quotidienne que j’anime à 19 heures !”, a t-il déclaré à la presse sur le parvis du tribunal.

“Je trouve insultant, voire obscène, de venir déranger un tribunal pour parler de sketches. Là, il s’agit d’un personnage (ndlr, de plombier) à qui on voudrait faire dire des choses. Il aurait fallu convoquer le personnage”, a ajouté Dieudonné avant de quitter le tribunal.

Pour son avocate Maître Isabelle Coutant-Peyre, cette procédure était “inopportune” car “‘Le Bal des Quenelles’ ne se déroule pas dans un lieu public mais dans un lieu privé. Et, il n’est pas établi, selon elle, “par un constat ou même un enregistrement que l’expression poursuivie aurait été prononcée par Dieudonné M’bala M’bala le 17 juin 2017 à Saint-Lubin-de-la-Haye”.

Des propos “scandaleux et inadmissibles”

“C’est un journaliste de l’hebdomadaire ‘Les Inrockuptibles‘ qui l’affirme. Alors que les enquêteurs ont utilisé un enregistrement vidéo qui a été capté à Nyon (Suisse) le 2 juin 2017. Personne n’a attaqué cet enregistrement”, a argumenté l’avocate.

Elle précise que “l’auteur de l’expression ‘Gang des pyjamas de Cracovie’, visée par le parquet sur dénonciation de l’association du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et l’association Ben Gourion, a été inventée par Germain Gaiffe-Cohen, dont la grand-mère a été déportée à Auschwitz et où elle est morte”. “L’idée de Germain Gaiffe-Cohen est de dénoncer les associations qui ne défendent en fait pas les intérêts des Juifs”, a-t-elle ajouté, plaidant la relaxe.

Des arguments qui n’ont pas convaincu le procureur de la République de Chartres, Rémi Coutin, qui a qualifié ces propos de “scandaleux et inadmissibles”. “Monsieur Dieudonné M’bala M’bala ne fait pas rire grand monde depuis bien longtemps, a-t-il ajouté. Le procureur a requis 10.000 euros d’amende. Dieudonné encourt une peine maximale d’un an de prison et 45.000 euros d’amende.

Jeanne Bulant avec AFP Journaliste BFMTV

Source:
https://www.bfmtv.com/police-justice/a-chartres-dieudonne-juge-pour-des-propos-racistes-et-antisemites_AD-202006220258.html

Koide9enisrael: Aristides de Sousa Mendes, juste aux yeux de Dieu et des hommes.

Aristides de Sousa Mendes, juste aux yeux de Dieu et des hommes.

Diplomate portugais en poste à Bordeaux en 1940, Aristides de Sousa Mendes a délivré en quelques semaines, et contre les ordres de son gouvernement, plusieurs milliers de visas aux personnes menacées souhaitant fuir la France. « Un exemple de cohérence avec une conscience droite et illuminée par la Parole de Dieu », a estimé il y a quelques jours le pape François…….Portrait…….

Son nom ne vous dira probablement rien. Pourtant, près de 34.000 personnes lui doivent la vie. 
Aristides de Sousa Mendes est consul général du Portugal à Bordeaux lorsque la Deuxième guerre mondiale éclate en 1939. Rapidement, le gouvernement de Salazar ordonne aux différents consuls de refuser l’octroi de visas aux « étrangers de nationalité indéfinie, contestée ou en litiges, aux apatrides, aux Juifs expulsés de leurs pays d’origine ou du pays dont ils sont ressortissants ». Catholique pratiquant, Aristides de Sousa Mendes juge ces directives inhumaines et contraires à sa morale.

Dès la fin de 1939, il décide de désobéir et fournit quelques visas dont un au rabbin polonais Jacob Kruger, réfugié à Bordeaux avec toute sa famille. L’avenir s’assombrissant au fil des semaines, il décide d’en donner à tous les réfugiés. « Désormais, je donnerai des visas à tout le monde, il n’y a plus de nationalité, de race, de religion« , déclare-t-il le 16 juin 1940. 
« Aidé de deux de ses enfants et neveux, ainsi que du rabbin Kruger, il tamponne les passeports à tour de bras, signe des visas sur formulaires, puis sur des feuilles blanches et tout morceau de papier disponible », rapporte l’association des Anonymes, Justes et persécutés durant la période nazie (AJPN).
« S’il me faut désobéir, je préfère que ce soit à un ordre des hommes qu’à un ordre de Dieu. »
Aux premiers avertissements de Lisbonne, il aurait déclaré : « S’il me faut désobéir, je préfère que ce soit à un ordre des hommes qu’à un ordre de Dieu », souligne encore l’association. 
Au total, il a ainsi délivré près de 34.000 visas, dont 10.000 à des juifs mais aussi à l’impératrice Zita de Bourbon-Parme et ses enfants, au général Leclerc, Salvador Dalí et son épouse, Otto de Habsbourg, Édouard, Henri et Robert de Rothschild…

Lui reprochant « d’avoir mis ses impératifs de conscience au-delà de ses obligations de fonctionnaire », Salazar missionne à Bordeaux deux personnes pour le ramener à Lisbonne. 
Sur le chemin du retour, au poste de frontière d’Hendaye, il voit des réfugiés bloqués auxquels il avait donné des visas à Bordeaux. 
Aristides de Sousa Mendes demande alors aux réfugiés de le suivre et ordonne au chauffeur de sa voiture de rouler doucement et d’emprunter des routes de campagne. Jouant de son autorité, il réussit à les faire entrer au Portugal.
De retour au Portugal le 8 juillet 1940, il est traduit devant le Conseil de discipline à Lisbonne qui le prive de son emploi, lui interdit la profession d’avocat (sa formation, ndlr) et diminue de moitié son traitement. Il décède en 1954, dans une relative indifférence. 
Ce n’est qu’en 1966 qu’il il est fait « Juste parmi les nations » à titre posthume avant d’être réhabilité, en 1986, par le gouvernement portugais en 1986. Le citant en exemple lors de l’audience générale de ce mercredi 17 juin, journée de conscience au Portugal qui honore la mémoire du consul, le pape François a déclaré : 
« Que la liberté de conscience puisse toujours être respectée partout et que chaque chrétien puisse donner un exemple de cohérence avec une conscience droite et illuminée par la Parole de Dieu ».


http://koide9enisrael.blogspot.com/2020/06/aristides-de-sousa-mendes-juste-aux.html

Source Aleteia

Document inédit : “La pauvreté dans la communauté juive”, une enquête de Sasha Andreas – LPH INFO.

Shraga Blum

 par Shraga Blumjuin 22, 2020in A LA UNESOCIÉTÉ 2

*FILE* Poor people in Jerusalem eat in a soup kitchen where they receive free meals. Photo by Flash90 *** Local Caption *** ??? ????? ???? ??? ????? ???? ???? ???? ????597VUESPartager sur FacebookPartager sur Twitter

Le documentaire qui défait les préjugés sur les juifs et l’argent…

Article paru dans : https://www.lesinrocks.comDans son documentaire « Jews Got Money », Sasha Andreas déconstruit le préjugé selon lequel il n’existe pas de juif sans argent. Tourné à New York, nous découvrons le parcours de migrants juifs d’hier et d’aujourd’hui.

« Si vous nous piquez, ne saignons-nous pas ? Si vous nous chatouillez, ne rions-nous pas ? Si vous nous empoisonnez, ne mourrons-nous pas? «  Ces vers du Marchand de Venise, de William Shakespeare (acte III, scène 1), écrits en 1596, pourraient résumer les enseignements de ce documentaire. Et le premier d’entre eux est que l’appartenance à la confession juive, sans même parler d’une communauté juive, ne préserve nullement de la misère ou des accidents de la vie.

Une réalité sociale 

Jews Got Money, réalisé en 2012 par Sasha Andreas, entend mettre la lumière sur un préjugé ayant la vie dure et répandu bien au-delà des cercles antisémites, jusque chez certains juifs eux-mêmes : les juifs auraient tous de l’argent et auraient tous réussi dans la société. Le film est consultable en ligne sur le site ReelHouse. À travers l’histoire de l’immigration juive à New York, le documentariste français montre, d’hier à aujourd’hui, à quel point cette assertion est fausse.Au cours des 40 minutes que dure le documentaire, nous faisons la connaissance de membres éminents de la communauté juive new-yorkaise : Malcolm Hoenlein, PDG de la Confédération des présidents des principales organisations juives américaines, William Rapfogel, PDG du Conseil métropolitain de New York pour la pauvreté juive. Tous deux œuvrent pour que des organisations sociales viennent en aide aux plus démunis, juifs mais pas seulement. Au-delà d’une conception néolibérale de la société et du statut des personnes en son sein, les deux hommes mettent l’accent sur l’existence d’une part importante (20%) des juifs qui à New York vivent sous le seuil de pauvreté et sur la faible conscience qu’en ont les membres plus aisés de la communauté.

À New York, comme ailleurs, 1 juif sur 5 vit dans la pauvreté

D’autres, moins connus mais œuvrant pour cette communauté racontent ces vies difficiles dont ils sont les ultimes témoins. C’est le cas d’Amy Koplow, directrice exécutive de l’association pour l’enterrement hébraïque gratuit (Hebrew Free Burial Association) et Shmuel Plafber, rabbin membre de l’association, officiant à toutes les cérémonies. Les juifs qui, au moment de leur mort, ne peuvent s’offrir même un cercueil, et n’ont pas de proches qui pourraient y remédier, ont vécu dans la marginalité, vis-à-vis de leur famille, de leurs voisins, souvent appartenant à d’autres communautés, et même des autres juifs. Les plus aisés n’ont pas nécessairement conscience de leur existence et eux-mêmes restent discrets sur leur situation, en partie tant ils ont intégré l’idée qu’être juif signifie aussi être riche.

À ces quatre personnalités, sur les interviews desquelles repose le documentaire, s’ajoutent des visages anonymes, apparaissant dans un cadre au format réduit, comme plus lointain, témoignant de leur vie, leur misère et aussi de l’aide qu’ils reçoivent. Les uns sont vieux et faibles, les autres ont tout perdu à la suite d’une catastrophe. Plusieurs parcours sont mis à nu à l’écran, et toujours la même histoire se répète, celui d’un drame, social, familial, économique, politique même (de la Shoah à la chute de l’URSS). Ce que ce documentaire, par ces témoignages de personnes ordinaires, réussit le mieux, c’est de mettre le spectateur au contact de personnes qui pourraient vivre sur le même pallier, arpenter les mêmes rues.

Des individus face aux accidents de la vie

En se concentrant sur des portraits et récits de juifs ayant vécu ou vivant dans la pauvreté, aujourd’hui et hier, ce documentaire fait progressivement passer leur confession au second plan, loin des préjugés et représentations d’une communauté uniforme et aisée. Derrière un titre tapageur, Sasha Andreas dévoile la banalité de la vie de tous les jours des classes moyennes et pauvres de nos sociétés. En somme, la religion ne change rien à l’argent.

Vidéos:

Source :
https://lphinfo.com/document-inedit-la-pauvrete-dans-la-communaute-juive-enquete-de-sasha-andreas/

Métropolitaines : des tags antisémites sur les affiches de David Kimelfeld à Lyon

La campagne avait été relativement épargnée jusqu’à présent à Lyon.

Mais ce mardi matin, le député LREM du Rhône, Thomas Rudigoz, a révélé que des tags antisémites avaient été découverts sur les affiches de David Kimelfeld, candidat à la présidence de la Métropole de Lyon. Sur une photo relayée sur le compte Twitter du parlementaire, on voit qu’une auréole et une étoile de David ont été rajoutées au candidat sur une affiche dans la circonscription Lyon-Centre, où il pose aux côtés d’Atlantide Merlat. Sur un autre cliché, ce sont des kippas qui ont été dessinées.

“Ces dégradations antisémites des affiches sont abjectes, elles rappellent des heures sombres de notre Histoire. Ces démons errent toujours dans l’esprit et la pensée de certains. Total soutien à mon ami David Kimelfeld”, écrit Thomas Rudigoz.

“”Je ne revendique jamais mon origine que dans un cas : en face d’un antisémite” – Marc Bloch‬”, s’est contenté de commenter David Kimelfeld.

Selon nos informations, une affiche taguée a également été retrouvée dans le 8e arrondissement de Lyon. Les autres se trouvaient sur la circonscription de David Kimelfeld.

Source:
https://www.lyonmag.com/article/108505/metropolitaines-des-tags-antisemites-sur-les-affiches-de-david-kimelfeld-a-lyon

L’immense Marche Contre Le Racisme Et l’Antisémitisme : marche pour Sarah Halimi du dimanche 5 Juillet à 14H30 Place de la République à Paris organisé par Le Groupe Pas Silencieux.

Chers amis (es),

Le BNVCA relaie l’information et compte sur votre présence : dimanche 5 Juillet à 14H30 Place de la République à Paris.

L’immense marche Pas silencieuse pour Sarah Halimi, contre le racisme et l’antisémitisme. Pour une justice qui donne l’exemple, qui donne confiance à tous ses citoyens.

Venez nombreux.

https://www.facebook.com/events/557421808237662/

🔴 Massacre au couteau: Plusieurs personnes poignardées dans un parc public en Angleterre

Mise à jour : Un suspect a été arrêté sur le lieu des faits et placé en garde à vue indique la police locale qui fait état de « plusieurs personnes blessées et conduites à l’hôpital »

Trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées lors d’un rassemblement contre le racisme à Reading dans le sud de la Grande-Bretagne – a rapporté dimanche soir le journal Telegraph. La police a arrêté un suspect et ouvert une enquête sur l’agression, qu’elle décrit comme « aléatoire » mais « grave ». Dans le même temps, les blessés, certains gravement, ont été évacués vers l’hôpital.

Le chef du conseil local a lancé un appel aux habitants: « Restez à l’écart du centre-ville »


Une vidéo publiée sur les réseaux sociaux montre quatre personnes par terre dans les jardins Forbury à Reading, dans le Berkshire, alors qu’elles sont aidées par des témoins et la police à la suite d’informations sur des coups de couteau.

Plusieurs personnes auraient été poignardées lors d’un coup de couteau dans un parc public à Reading ce soir.

La vidéo extrêmement choquante sur les réseaux sociaux montre quatre personnes par terre aidées par des témoins et des policiers, avec des agents supplémentaires se précipitant pour aider au milieu des cris.

Les images montrent une scène chaotique avec des personnes couvertes de sang et semblant ne pas bouger alors qu’elles gisaient dans l’herbe des jardins Forbury à Reading, Berkshire.

Des témoins et des policiers peuvent être vus en train de pratiquer la RCR sur d’éventuelles victimes de coups de couteau. Le sang est visible sur le sol.

Le Royal Berkshire NHS Foundation Trust a confirmé que deux personnes étaient soignées pour des blessures au service A&E de l’hôpital Royal Berkshire.

Il y a une énorme présence policière et au moins deux ambulances aériennes ont atterri près des lieux. Des témoins ont également rapporté avoir vu un hélicoptère de police dans le ciel au milieu des allégations d’une chasse à l’homme.

INFO ISRAEL

La Chine Fait Main Basse sur Hong Kong : l’UE Hausse les Epaules

par Giulio Meotti

Traduction du texte original: China Takes Over Hong Kong: EU Shrugs

  • « L’Allemagne pilote l’Europe tout entière, ils sont tellement ambitieux, ils revendiquent leur leadership mais sur le plan des principes, ils sont lamentables. » – Ai Weiwei, artiste, La Repubblica, 1er juin 2020
  • « La Chine est un prédateur et l’Europe est sa proie ». – François Heisbourg, universitaire français, Le Figaro, 29 mai 2020.
  • Il n’y a pas de médiation possible avec l’impérialisme chinois.
  • « Mourir pour Hong Kong ? », telle semble être la question à courte vue que se posent les Européens.
  • Au cours de l’année écoulée, les manifestants de Hong Kong ont brandi le drapeau américain. La Chine a conscience du symbole que représente en son flanc ce petit avant-poste doté de la liberté d’expression et régi par le droit. Avez-vous vu le drapeau européen flotter à Hong Kong ? Non ! Et pour cause !
Au cours de l’année écoulée, les manifestants de Hong Kong ont brandi le drapeau américain. La Chine a conscience du symbole que représente en son flanc ce petit avant-poste doté de la liberté d’expression et régi par l’état de droit. Avez-vous vu le drapeau européen flotter à Hong Kong ? Non ! et pour cause ! Photo : le 14 octobre 2019, à Hong Kong, des manifestants, dont beaucoup brandissent un drapeau américain, participent à un rassemblement en faveur de la démocratie,. (Photo d’Anthony Wallace / AFP via Getty Images)

Au lendemain de l’adoption par le Parlement chinois de la loi sur la sécurité nationale qui met fin de facto à l’autonomie de Hong Kong, l’ancienne colonie britannique – autonomie pourtant garantie par un traité international -, deux démocraties anglo-saxonnes ont vigoureusement protesté.

Les États-Unis et le Royaume-Uni ont exigé une réunion du Conseil de sécurité de l’ONU (mais la Chine a exercé son véto). Dans la foulée, les gouvernements des États-Unis, de la Grande-Bretagne, de l’Australie et du Canada ont rendu public une déclaration conjointe proclamant qu’il était de l’intérêt de la communauté internationale que Hong Kong continue de jouir d’un statut stable et autonome. Le Royaume-Uni a même annoncé qu’il accorderait aux trois millions et plus de résidents de Hong Kong un visa renouvelable d’un an et la possibilité d’obtenir la nationalité britannique. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a évoqué la possibilité d’annuler le statut commercial privilégié que les États-Unis accordent à Hong Kong, et le président Donald Trump a annoncé que des sanctions seraient prises contre les dirigeants chinois qui ont incité à l’adoption de la loi sur la sécurité nationale à Hong Kong.

Le dernier gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten, affirme que la Chine a « trahi » Hong Kong. En effet, le régime chinois ne respecte pas le traité qu’il a signé et qui l’engage. Mais en réalité, la plus grande trahison vient d’Europe. Qu’a fait et dit l’UE au sujet de Hong Kong ? Rien. L’UE accepte sans mot dire que la Chine s’impose et écrase Hong Kong, ce dernier bastion de liberté.

Le haut représentant de l’UE pour les affaires étrangères, Josep Borrell, a exclude sanctionner la Chine. « Le refus de l’UE, le plus grand bloc commercial du monde, de peser sur la loi chinoise sur la sécurité nationale tranche avec la menace de sanctions commerciales des États-Unis » note Politico.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, a déclarédevant les sénateurs que l’Europe devait se tenir à distance d’un éventuel affrontement Chine-États-Unis et qu’une « nouvelle guerre froide » devait être évitée. « Une politique visant à isoler la Chine n’est pas dans l’intérêt de l’Allemagne ou de l’Europe », a noté Norbert Röttgen, président de la commission des affaires étrangères du Parlement allemand.

Les Européens affirment implicitement qu’ils n’hésiteront pas à sacrifier Hong Kong pour préserver leurs investissements en Chine tout comme il y a environ 80 ans, ils ont sacrifié la Tchécoslovaquie en laissant les nazis prendre le contrôle des Sudètes. « En fin de compte, je crains que les relations économiques avec la Chine ne soient devenues tout simplement trop importantes », a reconnu un diplomate européen.

L’autocensure de l’Europe sur la Chine confine au grotesque. Bruxelles a déjà amendé un rapport jugé trop critique sur la gestion par la Chine de la pandémie du coronavirus. Pour Jonathan Holslag, professeur et spécialiste belge des relations internationales, la crise n’est qu’un autre indicateur de l’affaiblissement continu d’une Europe opportuniste face à la montée en puissance de la Chine. Nicole Gnesotto, qui occupe la chaire consacrée à l’UE au Conservatoire national des arts et métiers, a déclaré : « L’Europe est immature : souffre-t-elle d’une maladie infantile provisoire, ou d’une maladie génétique ? »

« J’espère vraiment qu’Angela Merkel ne sacrifiera pas les valeurs fondamentales de l’Allemagne pour soutenir l’économie et apaiser la Chine », a déclaré Joshua Wong, l’héroïque activiste de Hong Kong. « Devenir dépendant de la Chine posera inéluctablement un grave problème à l’Allemagne ».

L’année dernière, la Chine n’a pas caché sa fureur de la rencontre entre Joshua Wong et le ministre allemand des Affaires étrangères. Maintenant que le dernier clou a été enfoncé dans le cercueil de Hong Kong, l’Allemagne apaise Pékin et déclare qu’elle entend jouer un rôle d’ « arbitre » entre la Chine et les États-Unis. Mais quelle peut-être la fonction d’une médiation face à l’impérialisme chinois ?

L’artiste et dissident chinois Ai Weiwei a critiqué la stratégie d’apaisement des Allemands :

« La France, l’Angleterre et surtout l’Allemagne montrent leur visage le plus sombre… ils [l’Allemagne] témoignent d’une grande discipline stratégique, ils ont tellement une image d’État autoritaire, ils ont cela dans le sang, alors ils aiment naturellement la Chine, il n’y a qu’à voir tous ces politiciens [allemands], ils visitent plus fréquemment la Chine que leur grand-mère. L’Allemagne est à la tête de l’Europe, elle est si ambitieuse, elle revendique son leadership, mais sur le plan des principes ce pays est lamentable. Tout en Allemagne est tellement faux. C’est pourquoi la famille européenne ne fait pas confiance à l’Allemagne. Ils veulent prendre leurs distances parce que les Allemands sont ceux qui tirent le plus d’avantages de la Chine. Les industriels allemands ont officiellement annoncé que l’avenir de l’Allemagne est lié à la Chine. Les banques allemandes, la technologie allemande… ne souffrent pas que leurs intérêts soient mis en péril. Jamais on ne voit les dirigeants allemands critiquer publiquement la Chine, aucune critique n’a été émise pendant la pandémie, mais chaque nation européenne s’est alignée. Je suis vraiment inquiet. L’Occident s’effondre à toute vitesse parce qu’il ne défend pas ses principes ».

L’Europe se trompe sur la Chine. Comme l’a souligné l’expert français François Heisbourg, « la Chine est un prédateur et l’Europe est sa proie ».

« Partout dans le monde, des voix se sont élevées pour soutenir les courageux manifestants pro-démocratie de Hong Kong », a écrit l’auteur américain George Weigel . « Quelqu’un a-t-il entendu la voix du Saint-Siège ? Si oui, elle m’a échappé ainsi que la voix de beaucoup d’autres d’ailleurs ».

L’UE et le Vatican ont gardé le silence quand la Chine a fait main basse sur Hong Kong. L’évêque de Hong Kong, Joseph Zen n’a pas maché ses mots : « Je suis au regret de dire que nous avons rien à attendre du Vatican. Toutes ces années, ils n’ont jamais critiqué les persécutions du gouvernement chinois, » ils ont « soumis l’Église au pouvoir chinois ».

La revue jésuite Civiltà Cattolica qui a l’imprimatur du Vatican, vient de lancerune édition en chinois. L’expert du Vatican John L. Allen Jr, y voit la preuve que le Vatican a opté pour une politique d’ « observance totale des règles de la cour de Chine ». Des millions de catholiques chinois, mais aussi Hong Kong, vont donc payer le prix du pacte passé par le Vatican avec la Chine ; le Saint-Siège gardera le silence. « Nous sommes au terme d’un long processus de reddition », a conclu le cardinal Zen.

L’alliance des démocraties autour des États-Unis, la stratégie d’endiguement et la défense des principes avaient permis à l’Occident de délégitimer l’Empire soviétique, le poussant à l’implosion. L’Occident dispose de toutes les ressources nécessaires pour stopper l’impérialisme communiste chinois. Mais la volonté de se défendre manque à l’Europe. Il est encore possible de ne pas reproduire l’erreur fatale des années 30, quand les démocraties européennes se sont avilies face à la montée du totalitarisme. L’Europe peut et doit se réveiller face à la Chine.

Le chef spirituel du Tibet, le Dalaï Lama, a également exhorté l’Europe à ne pas tenter d’apaiser la Chine : « Avec Chamberlain, juste avant la Seconde Guerre mondiale, trop d’apaisement a échoué », a- t- il dit , faisant référence à aux Accords de Munich signés par le Premier ministre britannique dans les années 1930. Comme Churchill l’a écrit à Neville Chamberlain, « Vous avez voulu éviter la guerre au prix du déshonneur. Vous avez le déshonneur et vous aurez la guerre ».

« Mourir pour Dantzig ? » interrogeait le pacifiste français Marcel Déat en 1939 qui estimait que l’annexion par Hitler de la ville semi-autonome de Dantzig ne valait pas que des Français meurent pour elle.

« Mourir pour Hong Kong ? » demandent aujourd’hui les Européens.

Au cours de l’année écoulée, les manifestants de Hong Kong ont brandi le drapeau américain. La Chine a conscience du symbole que représente en son flanc ce petit avant-poste doté de la liberté d’expression et régulé par le droit.

Avez-vous vu le drapeau européen flotter à Hong Kong ? Non ! E pour cause !

Giulio Meotti, journaliste culturel à Il Foglio, est un journaliste et auteur italien

BHL, Finkielkraut et 48 autres juifs honteux signent une tribune antisioniste dans le journal « Le Monde »

BHL, Finkielkraut et 48 autres juifs ont décidé de signer une tribune antisioniste dans le journal « Le Monde », sabordant leur honneur et confirmant qu’ils sont de lâches « diasporistes », même si la Judée-Samarie restera juive pour l’éternité.S

Sur cette Tribune, Anne Sinclair, Benjamin Stora et Bernard-Henri Lévy, ainsi qu’une cinquantaine d’organisations juives mondiales s’élèvent, dans une tribune au «Monde», contre la politique menée par le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou.

 » Nous souhaitons dire notre inquiétude face au projet du gouvernement israélien de procéder, à compter du 1er juillet, à l’annexion de certaines parties de la Cisjordanie. Un tel projet porterait atteinte aux droits du peuple palestinien et, en même temps, défigurerait le projet sioniste visant à l’établissement d’un Etat juif et démocratique.

Une annexion unilatérale serait contraire au droit international et contreviendrait à toutes les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies relatives au conflit israélo-palestinien, en particulier la résolution 2334 du 23 décembre 2016. Si elle était appliquée, l’annexion unilatérale signifierait la fin de la solution à deux Etats et anéantirait tout espoir du peuple palestinien de parvenir à l’autodétermination par des moyens non violents. Il est vain de croire que la réalité sur le terrain l’emporte toujours et à jamais sur le droit international.

Une pétition signée par près de 300 anciens officiers supérieurs de l’armée, du Mossad et de la police, tous membres de l’organisation non gouvernementale Commandants pour la sécurité d’Israël, souligne que l’annexion déclenchera une réaction en chaîne sur laquelle Israël n’aura aucun contrôle, conduisant à l’effondrement de l’Autorité palestinienne. Cela imposerait en retour qu’Israël prenne le contrôle total de toute la Cisjordanie et assume la responsabilité directe de l’existence de 2,6 millions de Palestiniens.

S’agissant de la Jordanie, fortement peuplée de réfugiés palestiniens, l’annexion risquerait de déstabiliser le gouvernement et l’obligerait à reconsidérer son traité de paix avec Israël. Le traité de paix avec l’Egypte serait également mis en péril.

Le premier ministre, Benyamin Netanyahou, a annoncé qu’Israël n’entendait pas accorder aux Palestiniens résidant dans des territoires annexés par Israël les mêmes droits civiques et politiques qu’aux Israéliens. Un tel refus serait en totale contradiction avec le régime démocratique qui est en vigueur à l’intérieur de l’Etat d’Israël.

L’annexion, si elle venait à se concrétiser, mettrait à rude épreuve les relations qu’Israël entretient avec les pays démocratiques du monde entier et risquerait de provoquer une vague de délégitimation de l’Etat d’Israël. Elle creuserait un fossé entre Israël et la plupart des Juifs de la diaspora, qui sont attachés aux principes des droits de l’homme et de la démocratie.

Dans le cadre de la mobilisation internationale lancée par J-Link, un réseau créé par plus de 50 organisations juives progressistes dans le monde, relayé en France par La Paix maintenant et JCall, nous appelons toutes les personnes partageant le souci de l’avenir d’Israël dans la paix avec ses voisins à agir au plus vite pour que le gouvernement d’Israël renonce à ce projet d’annexion. Il y va d’une certaine idée d’Israël, de la démocratie et du judaïsme. »

Par Info Israël News

Le talent et le courage du mime Marceau ont aidé à sauver des enfants pendant la Seconde Guerre mondiale

L’artiste avait l’habitude d’amuser les orphelins juifs recueillis par l’Œuvre de secours aux enfants. Son cousin, le grand résistant Georges Loinger, lui a demandé ce jour-là sa participation pour faire passer un petit groupe en Suisse. Grâce à une ruse… Extrait du magazine “20h30 le samedi” diffusé le 13 juin 2020, juste après le journal de France 2.

En pleine Seconde Guerre mondiale, des milliers d’enfants juifs se retrouvent orphelins et certains d’entre eux sont recueillis par l’Œuvre de secours aux enfants : “Ces maisons ne sont plus des havres de paix mais des pièges dans lesquels la Milice ou les Allemands peuvent venir chercher des enfants”, rappelle Katy Hazan, responsable du service Archives et Histoire de l’OSE, au magazine “20h30 le samedi” (replay). Ils doivent alors quitter la France en urgence.

Le grand résistant Georges Loinger (1910-2018), cousin du mime Marcel Marceau (1923-2007), bientôt connu dans le monde entier avec son personnage Bip, planifie leur évasion vers la Suisse. Il faut éviter les patrouilles de l’occupant et résoudre le problème du passage par la gare d’Annemasse, en Haute-Savoie : “C’est une ville à la frontière [franco-suisse]. Elle est bourrée de miliciens et d’Allemands”, explique l’historienne. Un stratagème est mis en place pour éviter d’être arrêtés…

“Son rôle est quelque chose de minime qui participe à une grande action”

Avec l’aide des cheminots de la gare par laquelle les enfants doivent passer pour être sauvés, Georges Loinger veut faire croire aux Allemands qu’ils partent en colonie de vacances. Un panneau l’indiquant est installé sur le quai : “L’idée est que ce sont des enfants français qui viennent à la montagne en colonie de vacances. Vous n’avez pas besoin de les contrôler…” précise Katy Hazan. Pour que cela fasse illusion, ils doivent donc jouer la comédie, mais comment faire semblant quand on a peur ? Marcel Mangel, qui va rejoindre en 1942 la Résistance sous le pseudonyme de Marceau, a l’habitude de faire rire les enfants recueillis par l’association…

Georges demande à son cousin de lui venir en aide. Le train arrive en gare, tout le monde descend et Marcel traverse le quai avec les enfants. Les miliciens tombent dans le panneau, mais il faut encore passer une forêt et une rivière. L’artiste reste avec eux jusqu’au moment de les remettre aux passeurs : “Le mime Marceau est là pour rassurer les enfants jusqu’à la dernière minute. Son rôle est quelque chose de minime qui participe à une grande action qui est le sauvetage de milliers d’enfants juifs.” Ce jour-là, le talent et le courage de Marcel Marceau aident à sauver une trentaine d’enfants.

> Les replays des magazines d’info de France Télévisions sont disponibles sur le site de Franceinfo et son application mobile (iOS & Android), rubrique “Magazines“.

La rénovation de Prague révèle des pierres tombales juives utilisées comme pavés

  • .Par Israelvalley Desk|
  • Les travaux de réaménagement de la place Venceslas, destination touristique populaire majeure de Prague, qui ont commencé le 5 mai ont révélé qu’un grand nombre de ses pavés ont été fabriqués à partir de pierres tombales juives pillées.
  • Cela a confirmé les spéculations selon lesquelles le régime communiste aurait volé des pierres tombales de synagogues et de cimetières juifs pour fabriquer des pavés à des fins de construction.
  • Un haut fonctionnaire du rabbinat de Prague, le rabbin Chaim Kočí, a assisté au dévoilement des pierres tombales détruites. Il a regardé les ouvriers retourner les pierres qui montraient clairement les lettres hébraïques, les dates et l’étoile de David et de nombreuses pierres étaient très polies sur leur face inférieure, ce qui indiquait clairement qu’elles avaient été volées dans des cimetières.
  • Les dirigeants de la communauté juive de Prague ont déclaré que ces pavés prouvaient leurs soupçons selon lesquels les autorités communistes avaient volé la pierre dans les années 1980 pour les changements très médiatisés apportés à la place Venceslas lorsque les véhicules motorisés ont été interdits dans ce quartier.
  • Elle a été transformée en une arcade pour piétons.
  • Leo Pavlate, le directeur du Musée juif de Prague, a été le premier à soulever la question des origines des pavés et ses alertes ont incité le conseil municipal de Prague à donner à la communauté juive l’autorisation d’inspecter les pierres lorsqu’elle a commencé les derniers projets de développement.
  • Il est impossible d’identifier l’origine des pierres tombales, car elles ont été coupées en petits morceaux et il n’y a aucun moyen de les reconstituer.Les pierres semblent avoir été prélevées à de nombreux endroits, ce qui rend leur identification encore plus difficile. 
  • L’une des pierres porte une date de 1877, une époque où Prague faisait partie de l’empire des Habsbourg. L’année la plus récente trouvée date des années 1970, lorsque Prague était dirigée par un régime communiste.La communauté juive a l’intention de rassembler toutes les pierres et de construire un mémorial dans l’ancien cimetière juif, qui se trouve dans le quartier de Žižkov à Prague et le président de la communauté juive de Prague,
  • František Bányai, a exprimé la colère qu’ils avaient contre le régime communiste.Il a déclaré : « Plus de synagogues juives ont été détruites à l’époque de l’actuelle République tchèque pendant la période communiste que sous les nazis. C’était à cause de leur approche particulière de la religion.
  • L’antijudaïsme était la politique officielle, et tous les comités juifs étaient supervisés et gérés par la police secrète. Être juif était négatif à tout point de vue – mais il en était de même pour l’église chrétienne ».
  • Source : Warhistory on line & Israël Valley

La plupart des théories antisémites liées au coronavirus répandues par des suprémacistes blancs (rapport)

i24NEWS

Rassemblement de suprémacistes blancs et de groupes néo-nazis américains sous le mot d'ordre "Unite the Right" (Rassembler la droite), le 12 août 2017 à Charlottesville, en Virginie
CHIP SOMODEVILLA (GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP/Archives)Rassemblement de suprémacistes blancs et de groupes néo-nazis américains sous le mot d’ordre “Unite the Right” (Rassembler la droite), le 12 août 2017 à Charlottesville, en Virginie

Les podcasts sont de loin le moyen le plus répandu pour propager les théories en question

Le groupe de surveillance Canary Mission a révélé mercredi dans un rapport qu’une grande partie des théories antisémites liées au coronavirus ont été propagées par un groupe relativement restreint de conspirateurs et d’organisations d’extrême-droite.

Selon le rapport, relayé par le Jerusalem Post, un réseau de 26 suprémacistes blancs a répandu à lui seul à la majorité des théories du complot antisémites en ligne liées au coronavirus sur différentes plateformes, avec notamment la création de six sites internet spécialement consacrés au sujet.

“Sans leurs activités, une proportion importante des théories antisémites sur le coronavirus n’existerait pas”, a indiqué Canary Mission dans son rapport.

La théorie la plus relayée sur internet, selon le rapport, stipule que “le gouvernement sous contrôle juif exploite le virus pour servir les intérêts juifs”. 

L’enquête souligne que les podcasts sont de loin le moyen le plus répandu pour propager les théories en question. 

Cette théorie est apparue dans 73% des messages antisémites étudiés par le groupe de surveillance.

Le deuxième complot le plus populaire soutient que “les Juifs profitent du virus”. Cette théorie apparaît dans les messages de 13 des 26 personnes nommées dans le rapport.

“Dans combien de temps le coronavirus générera-t-il plus de revenus que l’Holocauste?”, s’est interrogé ainsi Mike Mazzone, un antisémite très présent sur la toile. 

Pour la Cour Européenne des Droits de L’Homme, la France a violé la liberté d’expression d’activistes du BDS

Communiqué du 11 juin 2020

Depuis 15 ans, le Bureau Nationale de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNVCA) et nous même en tant qu’avocats dénonçons inlassablement les ravages causés par l’appel au boycott de l’Etat d’Israël, notamment l’augmentation massive sur le territoire de la République française des actes, paroles, violences et meurtres antisémites.

Nous avons dénoncé ces ravages auprès des pouvoirs publics et avons été entendus par les Ministres de la Justice successifs et par les Tribunaux correctionnels qui ont, à de nombreuses reprises, condamné, à la suite des plaintes que nous avons déposées, les militants du BDS qui appelaient violemment au boycott d’Israël et de ses entreprises.

Leur discours qui procédait par amalgame entrainait dans l’esprit des clients des supermarchés et plus largement des citoyens français une confusion entre « les israéliens », « les juifs », et « les assassins».

Les militants du BDS scandaient des slogans tels que : 

« Ne donnez pas d’argent à Israël car en en donnant vous entrainez la mort d’enfants palestiniens. »,

Ils créaient ainsi dans l’esprit de nombreux citoyens français, l’amalgame entre « juifs », « israéliens » et « assassins ».

C’est ainsi que nous avons, suite aux plaintes pénales que nous avons déposé au nom du BNVCA, obtenu la condamnation des militants du BDS par les juridictions pénales françaises pour appel à la haine raciale et à la discrimination.

Ces condamnations ont été confirmées, par les Cour d’appel, par le Conseil Constitutionnel et par la Cour de Cassation qui, par deux arrêts retentissants du 20 octobre 2015, a jugé que l’appel au boycott de l’Etat d’Israël et de ses entreprises n’était pas une opinion mais un délit pénal.

Ces décisions de Justice ont rendu en France l’appel au boycott de l’Etat d’Israël illégal.

Le BNVCA en était fier !

Cette jurisprudence a entrainé une réduction drastique des appels au boycott, et donc des actes antisémites qui en découlent.

C’est pourquoi nous avons appris aujourd’hui avec beaucoup de tristesse et de crainte que la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CDEH) dans une décision rendue le 11 juin 2020 prétend que la France aurait violé le droit à la liberté d’expression (article 10 de la Convention) des militants du BDS en les condamnant.

La CEDH en contradiction totale avec la Cour de Cassation française considère qu’il est légal d’appeler au boycott de l’Etat d’Israël et de ses entreprises. 

La CEDH ne tient pas compte du caractère extrêmement violent et dangereux des appels au boycott qui ont eu lieu.

C’est un blanc-seing donné aux militants du BDS afin qu’ils reprennent et intensifient leurs appels haineux.

La CEDH n’a pas rendu aujourd’hui une décision juridique, mais a rendu une décision politique.

Il est désormais à espérer que la République française saura maintenir sa juste position de fermeté à l’égard de ces appels violents au boycott.

A défaut, il est à craindre que les actes antisémites liés à ces appels reprennent avec une vigueur inégalée.

Julien BENSIMHON                    Marc BENSIMHON

Affaire Halimi : Belloubet lance une mission sur la responsabilité pénale

Par La Provence (avec AFP) 

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a lancé les travaux d'une commission d'experts chargée de réfléchir à la notion de responsabilité pénale, vivement débattue après que la justice a décidé qu'il n'y aurait pas de procès pour le meurtrier présumé de Sarah Halimi.
La garde des Sceaux Nicole Belloubet a lancé les travaux d’une commission d’experts chargée de réfléchir à la notion de responsabilité pénale, vivement débattue après que la justice a décidé qu’il n’y aurait pas de procès pour le meurtrier présumé de Sarah Halimi. PHOTO – AFP/ARCHIVES – LUDOVIC MARIN

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a lancé lundi les travaux d’une commission d’experts chargée de réfléchir à la notion de responsabilité pénale, vivement débattue après que la justice a décidé qu’il n’y aurait pas de procès pour le meurtrier présumé de Sarah Halimi.PUBLICITÉ

“Composée de praticiens du droit et de médecins psychiatres”, cette mission est présidée par deux anciens présidents de la commission des lois de l’Assemblée nationale, Dominique Raimbourg et Philippe Houillon, précise un communiqué du ministère de la Justice.

Elle est “chargée de faire un bilan de l’état du droit et de la jurisprudence ainsi que des pratiques de psychiatrie médico-légale en France, mais également en Europe et en Amérique du Nord, concernant l’impact de l’absorption de substances exogènes sur la responsabilité pénale d’un auteur d’infraction”, ajoute le communiqué.

Serpent de mer, le débat sur la responsabilité pénale avait ressurgi fin 2019, quand la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris avait déclaré pénalement irresponsable Kobili Traoré, suspecté du meurtre en avril 2017 de la sexagénaire juive Sarah Halimi. Cette décision avait suscité l’émoi et provoqué la colère des parties civiles et de représentants de la communauté juive.

Le président de la République Emmanuel Macron était intervenu dans le débat depuis Jérusalem en janvier, estimant notamment que “le besoin de procès” était “là”. Ses déclarations avaient entraîné une sévère mise au point des plus hauts magistrats de France, qui lui avaient rappelé “l’indépendance de la justice”.

Plusieurs parlementaires ont appelé à revoir l’article du code pénal qui prévoit que “n’est pas pénalement responsable la personne qui était atteinte, au moment des faits, d’un trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes”.

Depuis une réforme en 2008, la question de l’irresponsabilité pénale est désormais tranchée en audience publique devant la chambre de l’instruction et non plus dans le huis clos du cabinet du juge d’instruction. La ministre de la Justice avait évoqué le lancement de cette mission en février, devant le Sénat. “La garde des Sceaux a demandé aux membres de la mission de lui indiquer si le droit actuel nécessite d’être modifié (…) et, le cas échéant, de lui faire toutes propositions utiles en ce sens”, indique le ministère. Les conclusions devront être rendues d’ici “novembre”

Le réalisateur Olivier Marchal défend la police et s’en prend aux “artistes qui chient sur les flics” (VIDÉO)

Le réalisateur et ancien policier Olivier Marchal a pris la défense des forces de l’ordre sur le plateau de BFMTV, ce lundi 8 juin. 

Olivier Marchal prend la défense des forces de l’ordre. Invité ce lundi 8 juin au soir sur le plateau de BFMTV, le réalisateur à succès (36 quai des OrfèvresBraquoLes Lyonnais) a apporté son soutien aux policiers français, actuellement très critiqués pour des affaires de racisme et de violence, peu après la publication d’une tribune relayée sur les réseaux sociaux par le syndicat Alliance Police Nationale. Le cinéaste regrette notamment que la police ait été “abandonnée par les pouvoirs politiques”.

Olivier Marchal: “J’aime les flics et ce métier, je le respecte”

BFMTV@BFMTV

Olivier Marchal: “J’aime les flics et ce métier, je le respecte”

Vidéo intégrée

twitter.com/BFMTV/status/1270112279606984709

Un grand merci à Olivier MARCHAL pour son soutien envers nos collègues. Une lettre criante de vérité destinée à l’ensemble des #policiers quelle que soit leur appartenance #syndicale et qui a accepté que nous la diffusions

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“J’aime les flics”

“J’aime les flics, et je suis là pour dire que j’aime les flics et que ce métier, je le respecte”, a clamé sur BFMTV celui qui a lui-même exercé la profession de policier pendant douze ans. “J’ai juste envie qu’on continue d’être fier d’être policier aujourd’hui, c’est tout ce dont j’ai envie”, a-t-il poursuivi, au lendemain des annonces de Christophe Castaner pour réformer la profession.

La responsabilité des pouvoirs publics est aussi pointée par le réalisateur, qui estime que “les flics sont toujours les boucs émissaires de l’instabilité et du désordre d’une société” et qui regrette que la police ait, selon lui, été “abandonnée par les pouvoirs politiques”, et “désavouée par les pouvoirs publics et la hiérarchie”.

Par Tanguy Vallée pour GENTSIDE

Comment Guy Bedos contribua à sauver la maison d’Izieu

Guy Bedos Jewpop

Par ses appels à la générosité du public qui assistait à ses spectacles, Guy Bedos, qui s’est éteint le 28 mai 2020, contribua de façon décisive en 1990 à l’acquisition de la Maison d’Izieu par l’association qui en fit un mémorial en 1994. En 1993, Sabine Zlatin rappelait ainsi l’engagement de l’acteur à ses côtés ainsi que le rôle de son fils, Nicolas Bedos.

Extrait de Sabine Zlatin in « Mémoires de la Dame d’Izieu » (Gallimard, 1993), pp. 95-96

« Une partie de la réussite populaire de notre souscription [ndlr : allusion à la souscription nationale lancée en 1990 par l’association des amis du musée-mémorial d’Izieu pour acheter la Maison] est grandement redevable à Guy Bedos. Pendant le procès de Klaus Barbie, j’avais lu que le fils de Bedos, Nicolas, qui avait alors 8 ou 9 ans, lui avait demandé : « Qui c’est Barbie ? Est-ce la poupée Barbie ? » Guy Bedos avait raconté à son fils l’histoire d’Izieu. Nicolas lui avait dit : « C’est trop fort. J’aimerais bien connaître Madame Zlatin ». Il m’avait alors écrit une petite lettre à laquelle j’avais répondu. Bedos m’avait téléphoné en me disant que s’il pouvait faire quelque chose pour moi, je pourrais compter sur lui.

En 1989, il y a eu un grand spectacle Bedos au Zénith auquel je voulais assister. J’y suis allée avec mes amis Rappaport. Après le spectacle, nous nous sommes retrouvés dans une sorte de jardin d’hiver où un buffet avait été servi et où Guy Bedos et sa femme recevaient quelques amis. Nous avons pu y faire vraiment connaissance et parler de nos projets pour Izieu.

Un an plus tard, lors de la souscription, il a fait beaucoup, notamment l’interview donnée à L’Evénement du jeudi de Jean-François Kahn […]. Qu’il soit ici, du fond du cœur, remercié pour ce qu’il a fait pour Izieu. »

Article dans l’Événement du jeudi, 31 mai au 6 juin 1990

Article Événement du jeudi Guy Bedos

Lettre de Nicolas Bedos à Sabine Zlatin, Document d’archives : © Maison d’Izieu / Coll. Sabine Zlatin

Lettre de Nicolas Bedos

Jewpop

«Israélites» comme «Israéliens», «Philistins» comme «Palestiniens» à la British National Gallery

“Un conférencier qualifie Samson de” terroriste “

Une lettre adressée à Gabriele Finaldi, directrice de la British National Gallery (NG), du directeur du Centre des relations internationales Simon Wiesenthal, le Dr Shimon Samuels, fait état d’une plainte d’un membre. Apparemment – au lendemain du récent scandale antisémite de diffamation sanguine entourant une peinture italienne – une étrange altercation avec un collègue avait eu lieu lors d’une présentation sur YouTube de la peinture Rubens de Samson et Delilah à la National Gallery.

Voir: “><https://www.nationalgallery.org.uk/paintings/glossary/samson-and-delilah>

Le collègue considérait les «Israélites» comme des «Israéliens» et les «Philistins» comme des «Palestiniens».

Samuels a rapporté que «cet amalgame a été enflammé par une présentation sur YouTube par l’artiste conférencier, James Heard, qui, entre 7 h 56 et 8 h 46, parle de« l’Israélite Samson, qui était essentiellement un terroriste qui a massacré 1 000 Philistins ». .. “

Il a ajouté: “encore plus étrange est la déclaration de Heard selon laquelle Samson” a pris 300 renards, attachant des torches à leur queue “et les a allumés” les a envoyés dans les champs de maïs des Israélites “… conduisant à la conclusion – dans le jargon des collègues – que Samson était un «agent double». »

Voir

“Israelites” as “Israelis”, “Philistines” as “Palestinians” at the British National Gallery

F O R   I M M E D I A T E   R E L E A S E

A letter to Gabriele Finaldi, Director of the British National Gallery (NG), from Simon Wiesenthal Centre Director for International Relations, Dr. Shimon Samuels, noted a complaint from a member. Apparently – in the aftermath of the recent antisemitic blood libel furore surrounding an Italian painting – a bizarre altercation with a colleague had taken place over a YouTube presentation of the Rubens painting of Samson and Delilah in the National Gallery.

See: <https://www.youtube.com/watch?v=xGmST-tPbGs>

The letter drew attention to the NG online glossary, which calls Samson “an Israelite hero who was a scourge of the Philistines,” consonant with the Biblical account in the Book of Judges.

See: <https://www.nationalgallery.org.uk/paintings/glossary/samson-and-delilah>

The colleague viewed the “Israelites” as “Israelis” and the “Philistines” as “Palestinians.”

Samuels reported that, “this amalgam was enflamed by a YouTube presentation by lecturer artist, James Heard, who, between minutes 7:56 until 8:46 speaks of ‘the Israelite Samson, who in essence was a terrorist who slaughtered 1,000 Philistines’…”

He added, “even more odd is Heard’s statement that Samson ‘took 300 foxes, tieing torches to their tails’ and setting them alight ‘sent them into the cornfields of the Israelites’… leading to the conclusion – in the colleagues parlance – that Samson was a ‘double agent’.”

See <https://biblehub.com/judges/15-4.htm> makes clear that Samson, indeed, sent the foxes against his enemy – the Philistines.

“Mr. Director, we understand that this very beautiful painting has been property of the National Gallery since the 1980s… During that period – as in the case of other masterpieces – it has been subject to continuous research and academic interpretation.”

“Mr. Heard’s presentation is contentious and erroneous. We urge the National Gallery to request YouTube to remove ‘the clip’ to avoid any further misunderstanding or politicization,” concluded the Centre.

Farhoud, le massacre islamo-nazi oublié…

 par Shraga Blum  LPH INFO

Les Juifs originaires d’Irak ont commémoré à Chavouout le 79e anniversaire des terribles massacres qui eurent lieu à Bagdad les 1er et 2 juin 1941, connus sous le nom de « Farhoud » synonyme de « progrom ».

Profitant du laps de temps entre la fuite du Premier ministre pro-allemand Rashid Ali A-Gallini et l’arrivée des troupes britanniques, des foules galvanisées de haine et imbibées de propagande antisémite nazie se livrèrent durant deux jours à des horreurs envers les Juifs qui rentraient de la synagogue ou se promenaient en famille. Les scènes racontées par les survivants soulèvent le coeur : hommes, femmes, enfants et vieillards battus à mort ou abattus, femmes violées, membres d’enfants arrachés, personnes écrasées ou jetées depuis les toits des maisons, enfants jetés dans des puits ou le fleuve etc. Le bilan oscille selon les versions entre 200 et 600 tués, des centaines de blessés ainsi qu’un nombre impressionnant de magasins et de maisons détruits et pillés. Ce fut le signal de la fin d’une prestigieuse communauté présente depuis plus de vingt siècles dans ce pays.

Cette rencontre entre le mufti de Jérusalem et Adolf Hitler eut lieu quelques mois après le Fahroud

Ce massacre ne fut pas le fruit d’une initiative spontanée mais le résultat de nombreux mois de propagande antisémite instillée quasi quotidiennement par le gouvernement irakien pro-nazi installé en 1940 et surtout, par le mufti de Jérusalem Hadj Amin Al-Husseini, l’un des instigateurs principaux de cet antisémitisme meurtrier.

Recherché par les Britanniques pour sa responsabilité dans la Grande révolte arabe en Palestine de 1936, cet admirateur de Hitler, partisan de la Solution Finale et inventeur du mouvement nationaliste « palestinien » avait fui la Palestine mandataire en 1937 pour le Liban. Recherché ensuite par les Français, il avait fui le pays du Cèdre en 1939 pour se réfugier en Irak où il fut accueilli en héros national. Jusqu’à sa nouvelle fuite vers l’Iran après la victoire britannique sur l’Irak en mai 1941, le mufti eut l’occasion de diffuser sa propagande nazie dans les médias irakiens et à orchestrer le massacre du Farhoud, notamment avec des fonds venus d’Allemagne.

Lors d’une émission télévisée dimanche soir, la question s’est posée de savoir pourquoi ce massacre qui s’est déroulé en Orient durant la Shoah n’a pas été retenu dans l’historiographie israélienne comme conséquence de la propagande nazie et qu’il est si méconnu de la jeunesse. La réponse la plus pertinente qui a été donnée est qu’il ne fallait pas mettre en évidence le lien ontologique entre le nazisme et le mouvement national palestinien qui s’en est pourtant grandement inspiré. Ce n’était pas « politiquement correct ». Il y a encore aujourd’hui en Israël une réticence coupable à insister sur les passerelles établies entre le nazisme et les mouvements islamiques entre les années 1920 et 1940 et sur les liens étroits, structurels même, entre le nazisme et la naissance du nationalisme arabe dit « palestinien ».

Cette occultation aux conséquences politiques très graves se double d’une injustice criante envers les familles des victimes: tout comme en mars 2019, la Cour suprême a rejeté cette année un recours déposé par des organisations représentant des Juifs originaires d’Irak qui demandaient à ce que les victimes de ces progroms ou leurs descendants soient reconnus comme victimes des persécutions nazies. Bien que reconnaissant que l’Allemagne nazie était en partie responsable des émeutes du Farhoud, les juges ont interprété de manière restrictive la loi de compensations de 1957, excluant de son champ les victimes du « Farhoud »!

La résolution du Parlement autrichien appelle à une action contre le Hezbollah.

Israël salue la décision du parlement autrichien appelant à des mesures contre l'organisation terroriste du Hezbollah.
Arutz Sheva 7
Israël a salué la décision du Parlement autrichien appelant à des mesures contre l'organisation terroriste du Hezbollah.
La résolution, adoptée à l'unanimité au Parlement, appelle le gouvernement autrichien à prendre des mesures contre les militants et les partisans du terrorisme, et cherche également à changer la politique qui sépare artificiellement les branches militaire et politique de l'organisation.
Le ministre israélien des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi a répondu à cette décision en    déclarant : "Il s'agit d'une décision importante contre le Hezbollah, et j'espère que le gouvernement autrichien adoptera la décision parlementaire et rejoindra le Royaume-Uni, l'Allemagne et les Pays-Bas qui ont reconnu le Hezbollah dans son intégralité en tant qu’organisation terroriste. "
"Précédente à cette décision, comme des décisions similaires prises en Europe ces derniers mois, a été un travail diplomatique important des ministres des Affaires étrangères menant un effort inter-institutions pour lutter contre le Hezbollah sur la scène politique internationale."

Austrian parliament resolution calls for action against Hezbollah

Israel welcomes decision by the Austrian parliament calling for measures against the Hezbollah terrorist organization.

Arutz Sheva Staff

Israel welcomed the decision by the Austrian parliament calling for measures against the Hezbollah terrorist organization.

The resolution, unanimously passed in Parliament, calls on the Austrian government to take action against terror activists and supporters, and also seeks to change the policy that artificially separates the military and political arm of the organization.

Israeli Foreign Minister Gabi Ashkenazi responded to the move, saying, “This is a significant decision against Hezbollah, and I hope that the Austrian government adopts the parliamentary decision and joins the UK, Germany, and the Netherlands who recognized Hezbollah in its entirety as a terror organization.”

“Preceding this decision, like similar decisions made in Europe in recent months, was significant diplomatic work by foreign ministers leading an inter-agency effort to combat Hezbollah in the international political arena.”

Los Angeles: Synagogue vandalized during protests over George Floyd’s death

Anti-Israel graffiti found on one of Los Angeles’ oldest synagogues on the same day as mass protests over police killing of man in custody.Gary Willig , 31/05/20 10:57Share

Riots in Los Angeles, California

Riots in Los Angeles, CaliforniaREUTERS/Kyle Grillot

A synagogue in Los Angeles, California was vandalized with anti-Israel graffiti Saturday.

The graffiti was found on the wall of Congregation Beth Israel, one of the oldest synagogues in Los Angeles, in the Fairfax District and read “F-Israel, Free Palestine.”

Lisa Daftari@LisaDaftari

Synagogue Congregation Beth El on Beverly Blvd in Los Angeles vandalized… Tell me this ugly hatred is still about #blm or #georgefloyd?!

צפייה בתמונה בטוויטר

The vandalism occurred as Los Angeles and other parts of the country were rocked by protests over the wrongful death of an African American man in police custody in Minneapolis.

The Anti-Defamation League’s Los Angeles branch tweeted in response to the vandalism: “Vandalism is never ok. Antisemitism is never ok. The answer to hate and bigotry is not more hate. We are better than this Los Angeles.”

Derek Chauvin, the policeman videotaped pressing down on the neck of detainee George Floyd, was arrested and charged with third-degree murder, Minneapolis authorities reported over the weekend.

Synagogue vandalisée à Los Angeles lors de manifestations contre la mort de George Floyd.

Des graffitis anti-israéliens trouvés sur l’une des plus anciennes synagogues de Los Angeles le même jour que des manifestations de masse contre le meurtre par la police d’un homme en garde à vue.

Une synagogue de Los Angeles, en Californie, a été vandalisée samedi avec des graffitis anti-israéliens.

Le graffiti a été trouvé sur le mur de la Congrégation Beth Israel, l’une des plus anciennes synagogues de Los Angeles, dans le district de Fairfax et se lisait “F-Israël, Palestine libre”.

Le vandalisme s’est produit alors que Los Angeles et d’autres parties du pays étaient secouées par des protestations contre la mort injustifiée d’un homme afro-américain en garde à vue à Minneapolis.

La branche de Los Angeles de l’Anti-Defamation League a tweeté en réponse au vandalisme : “Le vandalisme n’est jamais ok. L’antisémitisme n’est jamais ok. La réponse à la haine et au fanatisme n’est pas plus de haine. Nous sommes meilleurs que ce Los Angeles.”

Derek Chauvin, le policier filmé sur le cou du détenu George Floyd, a été arrêté et accusé de meurtre au troisième degré, ont rapporté les autorités de Minneapolis ce week-end.

ARUTZ SHEVA 7

A l’occasion des prières du Mois « Sheloshim » nous tenions à manifester notre peine et notre émotion suite à la triste disparition de Claude Barouch (Zal) notre fidèle AMI.

La communauté juive de France et les amis sincères d’Israël sont orphelins depuis la disparition de Claude Barouch, survenue le 25 avril 2020 victime de ce virus implacable.

Permettez-moi de rappeler comment j’ai rencontré Claude Barouch.

En 2000 l’antisémitisme avait réapparu de façon violente, sans que l’on n’en comprenne ni l’origine, ni les auteurs, ni leurs mobiles.
Afin de faire pression sur les instances communautaires nationales et politiques, Claude a pris l’initiative de réunir les dirigeants des entreprises françaises dirigées par des juifs.

Il a créé l’UPPJF « UNION DES PATRONS ET PROFESSIONNELS JUIFS DE France ».

Cette organisation a bouleversé le paysage de la communauté juive nationale.

Je m’en souviens, j’avais assisté aux premières réunions prometteuses.

Et il faut le savoir, c’est à la demande expresse de Claude que j’ai créé le BNVCA appuyé par Serge Hadjenberg directeur de Radio J et feu Serge Benattar le fondateur d’Actu J.

Permettez-moi d’en raconter les circonstances.

Alors que je suis hospitalisé suite à un accident survenu avant la fête de Pessah à l’hôpital d’Aubervilliers, nous apprenons qu’une agression violente antisémite a été commise contre des jeunes juifs à BONDY. Cette attaque s’est produite le mercredi 10 avril 2002 et a visé l’équipe de foot de l’association Maccabi.

Les agresseurs, encagoulés, armés de barres de métal et de boules de pétanque, ont foncé sur les joueurs juifs. Ils ont fait main basse sur les cartes d’identité, les cartes de crédit ainsi que les téléphones portables des joueurs du Maccabi. J’ai aussitôt été interviewé depuis mon lit d’hôpital par France 2 en ma qualité de Commissaire de Police Honoraire pour donner mon analyse sur cette nouvelle attaque.

Et c’est durant mon hospitalisation que Claude et deux membres du Bureau de l’UPJF sont venus me rendre visite.
C’est à ce moment que Claude a insisté pour que je mette en place une structure de nature à identifier ce nouvel antisémitisme et le combattre avec l’aide de l’UPPJF.

Avec le concours de mon ami feu André Scemama qui a été mon Secrétaire Général efficace du CCJ 93, nous avons créé SOSANTISEMITISME « BUREAU NATIONAL DE VIGILANCE CONTRE L’ANTISEMITISME ».

Claude a décidé de faire imprimer les premiers 10.000 formulaires de “déclaration” que nous avions créés, qu’il a fait distribuer, et mis à la disposition des témoins et victimes d’actes antisémites.

Nous avions les mêmes positions et les mêmes analyses sur la situation des juifs en France et cela a renforcé nos liens.

Nous nous consultions sans cesse face à des évènements qui touchaient à la communauté ou à Israël.

J’ai alors découvert en Claude un homme responsable, prévoyant, un grand défenseur des juifs et d’Israël.
Il savait faire la part des choses, Il savait prodiguer les meilleurs conseils.

J’ai eu la chance d’avoir en Claude un ami sincère, fidèle en amitié, intelligent, volontaire, franc, courageux.

Un défenseur redoutable des actions et du rôle du BNVCA.

Il fallait écouter ses conseils car Claude m’est apparu comme un véritable visionnaire, qui comprenait la situation actuelle et prévoyait l’avenir. Il veillait à réunir les arguments de défense de nos positions communes, dans le but de convaincre nos interlocuteurs.

Malgré certaines divergences de vue, qu’il pouvait avoir avec certains dirigeants des institutions juives nationale ou européenne, Claude respectait scrupuleusement leur rôle et leurs prérogatives.

Son principe était surtout d’éviter les fractures et de favoriser l’unité.

Grace à sa personnalité et fort des membres et adhérents de son organisation Claude Barouch a pu côtoyer et rencontrer les hommes politiques les plus importants de l’État de même que de grands journalistes et reporters des médias nationaux.

Il n’a jamais manqué de me faire participer aux conférences et galas qu’il organisait afin d’exposer l’état de l’antisémitisme, et ce devant une assistance toujours très nombreuse.

Régulièrement, il me faisait participer aux réunions restreintes, de réflexions de l’UPPJF au cours desquelles des hommes politiques, de premier plan ou experts réputés étaient invités

A chacun des galas de lUPPJF Claude permettait aux collaborateurs du BNVCA, (Maitre Charles Baccouche Maîtres Marc et Julien Bensimhon, Danièle ferra, Sylvain Zenouda, Sylvain Romano Fabrice Amsellam, Jean Simonnet) de tenir un stand pour présenter l’actualité antisémite en France afin que des participants deviennent des adhérents et des donateurs du BNVCA.

Claude a toujours été mon appui lorsque le BNVCA décidait d’organiser des conférences à l’Assemblée Nationale, ou des galas de soutien. Il a toujours été le premier consulté, le premier à répondre présent. Claude a été notre force et je ne peux compter le nombre de fois où il est intervenu pour délivrer des jeunes gens interpellés par la police pour avoir manifesté leur soutien à Israël.

Il était en tête de la marche organisée devant l’ambassade de Palestine à Paris pour réclamer la libération des trois jeunes israéliens capturés et retenus par les terroristes palestiniens.

Il était encore en tête de tous les rassemblements organisés à la mémoire. d’Ilan Halimi Zal.

Ou encore devant le siège des télévisions françaises qui diffusaient des reportages incitatifs à cette haine d’Israël qui pousse à l’antisémitisme.

C’est vrai, Claude était de tous le combats. Sa présence était pour nous tous un gage de soutien et de succès.

Claude a su user des médias pour communiquer notre point de vue, et notamment à travers l’émission hebdomadaire de l’UPPJF sur les ondes de Radio J avant l’avènement de la nouvelle direction de cette fréquence juive.

Tour récemment Claude a mobilisé “in extremis “autour de lui des donateurs pour sauver ACTU J en danger de dissolution. Et il a réussi.

Claude restera dans nos cœurs et nos mémoires comme un grand ami, un pilier, un homme au franc parler, respectueux des institutions, un homme engagé, un leader audacieux, un militant exemplaire qui m’a marqué à la fois par sa gentillesse, et par la valeur de son jugement toujours sûr.

Son engagement, un chef, un dirigeant exemplaire, était à la fois déterminé, éclairé, audacieux et réfléchi.

Avec le respect et l’affection que je lui portais je témoigne que Claude était bien cet homme d’action amoureux de La République française autant que de l’État d’Israël

Claude va manquer à nous tous sa famille bien sûr, ses amis ainsi qu’à la communauté toute entière.

Nous ne l’oublierons jamais, ce grand MONSIEUR.

Nous assurons son épouse, ses enfants, toute sa famille, ses amis et les nombreux amis de. L’UPPJF, de notre affection notre soutien et de notre sympathie.

Sammy Ghozlan le Président, le Bureau ainsi que tous nos adhérents et sympathisants.

Ci-dessous lien du Colloque que nous avions organisé ensemble à Rachi en souvenir et à la mémoire de Claude Barouch (Zal)

Colloque UPJF & BNVCA
1er tablehttps://youtu.be/wNQUbcpE6Ps

Goldnadel: L’extrême-gauche a la passion des étiquettes

FIGAROVOX/CHRONIQUE –

La nouvelle revue de Michel Onfray a été accusée par certains de séduire un public d’«extrême droite». Pour l’essayiste Gilles-William Goldnadel, l’emploi intempestif de cette épithète la vide de son sens.Par Gilles William GoldnadelPublié hier à 08:50, mis à jour hier à 08:50

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Chaque semaine, il décrypte l’actualité pour FigaroVox. Son dernier ouvrage, Névroses médiatiques. Le monde est devenu une foule déchaînée est paru chez Plon.


J’ai souvent été conduit dans ces colonnes à décrire de manière critique l’obsession de la gauche médiatique de vouloir décrédibiliser ses adversaires en les accusant de flirter peu ou prou avec le fascisme. L’accusation, fantasmatique voire névrotique, reproche à l’un d’être vichyssois, à l’autre d’appartenir à une «fachosphère» (notez le rapprochement historique audacieux), à tous d’être d’ «extrême droite». S’agissant de l’accusation, nul besoin de l’étayer, l’épithète censée être infamante, valant preuve.

Ces dernières années, la gauche médiatique a commencé à renoncer au lien direct avec la Seconde Guerre mondiale, ayant fini par comprendre à quel point le fameux point Godwin était devenu un boomerang violent. Reste l’insulte d’appartenir à l’extrême droite censée encore disqualifier. Cette extrémité reposait principalement sur l’antisémitisme, le racisme, l’usage de la violence, l’intolérance et la détestation de la démocratie. Force est de constater qu’il est difficile de trouver dans les partis politiques de droite représentés à l’Assemblée nationale ou chez les personnalités médiatiques de premier plan classées à droite des individus cochant plusieurs des cases de la définition précitée.Le simple fait de regarder avec inquiétude le phénomène migratoire illégal donne la certitude de pouvoir postuler à l’étiquetage « extrême droite  ».

Mais aujourd’hui, le simple fait de regarder avec inquiétude le phénomène migratoire illégal et ses effets sur les banlieues, se plaindre du laxisme judiciaire, ou encore protester contre le traitement particulier réservé au président des États-Unis honni, donne la certitude de pouvoir postuler à l’étiquetage «extrême droite».

C’est dans ces conditions, exemple le plus récent, que le journal Le Monde a manifestement espéré décrédibiliser l’initiative de Michel Onfray de créer la revue «Front Populaire» autour de souverainistes de droite et de gauche en accusant celle-ci le 19 mai «de séduire les milieux d’extrême droite». La lecture de l’article confirmait la règle habituelle de ce que le journal vespéral de la gauche s’attribuait un droit d’appellation contrôlée sans autre nécessité de démonstration.

L’un des moyens qui permet le plus sûrement aux candidats d’entrer dans le club est d’énoncer des vérités urticantes pour l’épiderme sensible à l’idéologie gauchisante.

Démonstration par l’actualité de la semaine: un jeune homme de 18 ans prénommé Sabri est décédé dans un accident de motocross nocturne à Argenteuil. Ce motard, non casqué, a heurté un poteau électrique à proximité d’une voiture de police. S’en sont suivies des émeutes tristement classiques et une marche blanche très médiatisée en souvenir du malheureux jeune homme. Pour tenter de calmer la révolte qui couvait, il a fallu que les forces de police certifient n’avoir pas exercé leur office.

Si j’écris à présent que la mort récente de Valentin, un petit gamin rémois de 12 ans, fauché sur un passage clouté par un délinquant multirécidiviste conduisant sans permis de conduire, n’avait pas donné lieu aux mêmes déferlements médiatiques. Si j’ajoute que ne peut espérer cette compassion médiatique qu’un jeune des quartiers, victime avant tout de sa témérité. Et que si d’aventure, un policier peut être impliqué, l’on passe alors de la compassion au martyrologe, je ne fais que constater une triste réalité.À lire aussi : Roger Scruton: «En France, l’intellectuel de gauche est un prêtre sans Dieu»

Mais ma hardiesse à dénoncer tant cette dilection pour l’altérité que cette détestation suspicieuse des forces de police me vaut à coup sûr un droit d’entrée dans la catégorie à stigmatiser, pour employer un mot cher au stigmatisant.

Deuxième exemple: le vendredi 22 mai, dans un entretien accordé à une radio new-yorkaise, Joe Biden, candidat démocrate à la présidence des USA, déclarait à un interlocuteur de couleur: «Je vais vous dire que si vous avez un problème pour décider si vous êtes pour moi ou pour Trump, alors vous n’êtes pas noir.»

Si j’écris à présent que réduire un être humain à sa couleur de peau relève de l’obsession racialiste. Si je constate que les habituels contempteurs de Donald Trump en France sont demeurés très discrets sur cette sortie de son rival qui l’a obligé à faire amende honorable, je ne fais que constater une amère vérité.

Mais le fait de critiquer l’occultation d’information par le courant mainstream de la presse française et de pouvoir faire le jeu par contrecoup du président des États-Unis honni, me donne un bon supplémentaire pour mon passeport pour l’enfer.

Troisième et dernier exemple: une affiche sur le site du Guide Suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, chef de la République Islamique d’Iran, appelait cette semaine «à la Solution Finale pour détruire Israël ». Alors que l’ensemble des faits sociétaux, des migrants au climat, font l’objet de comparaisons obscènes sauce Shoah, la presse française est demeurée mutique. Au rebours de la classe médiatique et politique allemande et américaine, notamment.

Ici encore mes affirmations factuelles et mes constatations sont exclusives de toute approximation. Mais le simple fait de défendre un État-nation occidental en lutte contre un état oriental et musulman, fût-il autocratique et théocratique, n’est pas de nature à améliorer mon dossier.

Reste à savoir, pour conclure, si aujourd’hui être étiqueté arbitrairement à l’extrême droite par la gauche serait disqualifiant. Ou pour le dire autrement l’épouvantail est-il encore «épeurant», comme on dit au Québec?L’extrême-gauche utilise trop souvent l’imprécation plutôt que le raisonnement.

J’ai aujourd’hui acquis la conviction que non. Les Français ne sont plus des buses qu’on affole avec des mannequins que grossièrement l’on bricole. Ou plus exactement le bricoleur a perdu son droit unilatéral à l’injure à force de trop bricoler la vérité. Sur sa complaisance à l’égard du communisme totalitaire ; sur la banqueroute économique et politique de toutes ses expériences pratiques ; sur son regard extatique sur l’immigration incontrôlée ; sur la faillite d’une politique pénale par indulgence idéologique ; sur sa candeur xénophile et par contrecoup anti-française à l’égard de l’islam radical, souvent criminel.

Il apparaît également qu’aujourd’hui le portrait-robot de l’individu farouchement intolérant aux idées de l’adversaire, utilisant l’imprécation plutôt que le raisonnement, complaisant à l’égard de l’antisémitisme meurtrier, ne répugnant pas à la violence urbaine, refusant parfois le scrutin électoral, utilisant l’injure gratuite pour disqualifier du débat démocratique, ressemble bien davantage à un extrémiste de gauche.

Pour parler stupidement: le fascisme a changé de camp. Après tant d’erreurs et d’errements, appartenir à l’extrême gauche semble aujourd’hui autrement plus épouvantable sans qu’il soit besoin de fabriquer d’épouvantail. Mais ne le dites surtout pas à l’actuel fabriquant, il se croit irréprochable.

Le BNVCA salue les policiers de la DGSI qui ont identifié et interpellé ce 26 mai, à Limoges, un extrémiste soupçonné de commettre un attentat contre un site juif.

Communiqué de Presse

Le BNVCA salue l’action des policiers de la Direction Générale de la Sécurité Intérieure. qui ont interpellé ce jour 26 mai 2020, à Limoges (Haute Vienne), un homme de 36 ans soupçonné de préparer un attentat contre un lieu de culte juif.

Cet individu ancien militaire reconverti dans la sécurité privée avait été repéré en raison de ses opinions extrémistes et complotistes, qu’il postait sur les réseaux sociaux.

Le BNVCA a constaté que les thèses complotistes, antisionistes et antisémites se propagent abondamment sur les réseaux sociaux..

Le BNVCA a déposé plusieurs plaintes contre plusieurs auteurs de ces théories mensongères et des “fake news”. Délinquants révisionnistes, négationistes, antisionistes et antisémites qui tentent de convaincre l’opinion les internautes que ceux qu’ils appellent sionistes et juifs, détiennent tous les pouvoirs de la finance, de la presse, de la politique.

Comme nous l’avons exprimé lors de notre condamnation des tags antisémites et complotistes  découverts à Angoulême, nous craignons que ces thèses calomnieuses et ces préjugés racistes, poussent à court terme à l’acte violent antijuif.

Nous demandons à la Police de tout mettre en oeuvre pour neutraliser ces groupuscules,

Nous demandons à Monsieur  Christophe Castaner,  Ministre de l’Intérieur de faire interdire toutes les parutions, videos complotistes, antisémites et antisionistes qui se développent encore impunément  sur la toile.

Nous réclamons que des mesures urgentes soient décidées  avant que de nouveaux drames atteignent les personnes et les biens juifs de France, particulièrement visés par ces menaces et déjà très éprouvés.

Le Président Sammy GHOZLAN

Albert Memmi : vie et oeuvre de l’auteur du «Portrait du colonisé», par Claude Sitbon


Claude Sitbon Pour TRIBUNE JUIVE

Albert Memmi est l’auteur de livres majeurs sur la question de la domination, mais pas seulement. Leçons de l’un des plus grands écrivains francophones du XXe siècle.

Portrait de l'écrivain tunisien Albert Memmi.
Portrait d’Albert Memmi. Décembre 1982. Photo. : Claude Truong-Ngoc / Wikimedia Commons

Voilà bientôt près d’un siècle qu’Albert Memmi, un des grands écrivains francophones du 20ème siècle, est né à Tunis, en 1920, dans une famille et un milieu dont les composantes seront un facteur important dans son œuvre ainsi que dans son évolution personnelle et intellectuelle. Son père François était bourrelier, installé à la lisière du ghetto juif de Tunis, la Hara. Ce lieu n’était pas le fruit du hasard, mais plutôt celui d’attaches communautaires et d’intérêts commerciaux. Les licols que fabriquait François avec son ouvrier italien Peppino, étaient vendus à des cochers maltais ou à des charretiers de Gabès. Son épouse était une Berbère de pure souche qui ne parlait que le judéo-arabe; quant à François, il pratiquait l’arabe, le maltais et l’italien et il possédait également quelques notions de français. Les odeurs du cuir, les artisans juifs et arabes, les traditions familiales ainsi que le milieu linguistique seront pour Memmi tant une source d’inspiration que des sujets à réflexion.

Albert étudiera au Koutab où il apprendra aussi le français, qui deviendra sa langue d’écriture. Elève brillant, il parvint à décrocher une bourse qui lui ouvrira les portes du lycée. Cet évènement, dira Memmi, «sera l’évènement majeur de ma vie»puisque le voilà en possession de la clé qui l’aidera dans la maitrise de la langue française, l’instrument essentiel de son périple d’intellectuel et d’écrivain français.
Il adhéra au mouvement de jeunesse sioniste Hachomer Hatsair dont la finalité était d’aller vivre au kibboutz. Or Memmi voulait écrire des livres et devenir un grand philosophe, même si, dit-il, «j’en ai rabattu depuis». Il va donc étudier la philosophie à Paris et c’est là qu’il rencontre le chef du Département de Français de l’Université Hébraïque de Jérusalem, Monsieur Duff, lequel était venu en France pour constituer une équipe de Juifs universitaires, chargés d’enseigner à Jérusalem la langue et la littérature françaises; Memmi me racontera que le projet l’intéressait vraiment mais il ajoutera aussi combien il était difficile de changer de langue pour écrire. Il pensait qu’enseigner et continuer à écrire en français à Jérusalem «pouvaient concilier ces deux tendances contradictoires en moi… Monsieur Duff me demanda si j’étais sioniste, je dis que oui; la conversation glissa sur le côté social et brusquement il se révéla anti-Hachomer Hatsair et anti-démocratique. Je m’énerve, je lui réponds, il s’énerve aussi et voilà mon engagement par terre… J’ai raté une des meilleures occasions de ma carrière et même de ma vie».

Avec le recul, on peut dire que l’Etat d’Israël a perdu un nouvel immigrant de qualité et que le monde littéraire a gagné un grand écrivain.
A Paris, il épousa Germaine, une Lorraine, catholique, agrégée d’Allemand et retourna à Tunis avec elle pour enseigner la philosophie. Le choc des cultures s’impose – Germaine doit se fondre dans un milieu partagé entre judaïsme et islam; nous avons là la trame de son second roman Agar, dont le pivot sera le mariage mixte.

Son premier roman La statue de Sel est déjà en gestation et Jean Paul Sartre le publiera, par épisodes dans Les Temps modernes. Ce premier roman est en fait comme la matrice de toute l’œuvre d’Albert Memmi. En réalité, il a déjà décidé de prendre sa vie comme exemple et d’en faire les sujets de ses ouvrages et de sa réflexion.

Quand La statue de Sel paraîtra à Tunis, les réactions furent des plus mitigées; en effet, quelle communauté aimerait que l’on porte sur elle un regard acerbe et critique – et de surcroît de la part d’un de ses fils? Memmi n’avait, tout compte fait, que disposé un miroir, implacable certes, mais fidèle. Avec le temps, ce sera un des livres majeurs dans l’œuvre d’Albert Memmi, ainsi que sa carte d’identité; ces lignes si claires et si transparentes dans le roman en sont l’expression la plus sincère:
«Descendrais-je d’une tribu berbère que les Berbères ne me reconnaitraient pas, car je suis Juif et non Musulman, citadin et non montagnard; porterais-je le nom exact du peintre que les Italiens ne m’accueilleraient pas, car je suis Africain et non Européen. Toujours je me retrouverai Mordekhaï, Alexandre Bénillouche, indigène dans un pays de colonisation, Juif dans un univers antisémite, Africain dans un monde où triomphe l’Europe.»
Écrire cela – quand on a à peine 30 ans et quand la décolonisation en est à ses premiers balbutiements – c’est malgré tout faire preuve d’une grande lucidité et d’un désir profond de se définir et de comprendre la colonisation et la condition du colonisé, qui seront le thème de son troisième ouvrage, Portrait du colonisé, préfacé par Jean-Paul Sartre, traduit dans plusieurs dizaines de langues, dont l’hébreu, aux éditions Carmel. Rappelons qu’au même moment parurent trois ouvrages qui servirent de livre de chevet à tous les combattants pour l’indépendance – Peaux noires, masques blancs de Frantz Fanon, Discours sur le colonialisme d’Aimé Césaire et Le Portrait du coloniséd’Albert Memmi. Le sujet était dans l’air et Sartre ajoutera que l’ouvrage de Memmi «était une géométrie passionnée» dans laquelle rien n’était laissé au hasard et toutes les cartes étaient mises au grand jour avec fougue. Indéniablement cet ouvrage fait date dans l’histoire de la sociologie de la colonisation, puisque Memmi y analyse avec rigueur les rapports qui, dans un duo étonnant, unissent le colonisateur au colonisé, imposant à chacun attitudes et réactions.

Lors de mes nombreuses visites chez Memmi, dans son antre parisienne de la rue Saint-Merri, entre la Seine et le Centre Pompidou, et d’où l’on peut voir les toits de Paris, je découvris dans ce coquet bureau de travail, deux objets qui m’interpelèrent – l’un, un bout de parchemin de Sefer Thora jauni, l’autre, une médaille. L’histoire qui se cache derrière ces deux objets, gardés précieusement par l’écrivain, nous éclaire tant sur la personnalité de Memmi que sur les sujets qui lui tenaient à cœur. En effet, le père de Memmi – bourrelier rappelons-le – reçut un jour de l’année 1943, «la visite» d’un officier nazi – c’était pendant les «six mois sous la botte» que connut la Tunisie – lequel, sous la menace d’un révolver, lui tendit un Sefer Thora et l’obligea à y tailler un sac pour sa femme. Albert Memmi gardait ce qu’il en restait, en souvenir de son père mais aussi en souvenir des travaux obligatoires qu’il dût accomplir, dans un des camps de travail établis par les occupants allemands en Tunisie. Cette pièce se trouve aujourd’hui au Musée de Yad Vachem, à Jérusalem, après que je le convainquis que c’était sa place naturelle.

Pour ce qui est de la «médaille», l’histoire est aussi très intéressante et nous laisserons parler Memmi lui-même: 

«Un jour, amassant des matériaux pour un roman familial – Le Scorpion – je reçus un message du conservateur de la Grande Bibliothèque de Tunis… il me remit un minuscule paquet que j’ouvris aussitôt; il contenait justement cette petite et fort jolie médaille, qu’il avait trouvée lui-même dans les ruines de Carthage. Côté face, j’y vis, en relief, une tête de Numide, couronnée de lauriers; côté pile, deux cavaliers, également couronnés, tenant chacun les brides de son cheval; sous les cavaliers, cette inscription extraordinaire, fort visible: L. Memmi. Stupeur! Vertige! Ainsi le passé de la famille, celui de la communauté, dont je recherchais les jalons dans les archives des comptoirs coloniaux, reculait prodigieusement: deux millénaires ! Donc nous fûmes au Maghreb, avant les Chrétiens et bien avant  les Arabo-Musulmans; le monothéisme juif a préparé les gens au christianisme et à l’islam.» 

Dans une certaine mesure, cette histoire sera l’un des jalons de son roman historique – Le Pharaon – qui raconte l’histoire de l’indépendance de la Tunisie et la place que certains Juifs y ont tenue.

Après avoir tenté l’expérience tunisienne, Memmi quittera la Tunisie pour Paris, car – il avouera lui-même – «j’ai aidé les nationalistes en sachant que je n’aurai pas ma place dans cette aventure». Tunisien certes, mais Juif, ses chances de s’intégrer dans une nation nouvelle étaient pratiquement nulles. Ses aspirations intellectuelles ainsi que son profond désir de faire une carrière littéraire lui feront choisir la France, ce pays où il continuera aussi de s’interroger sur sa condition de Juif. C’est ainsi que quelques années plus tard, il publiera Portrait d’un Juif,un ouvrage où la condition juive est décrite comme un malaise, et où la prise de conscience et l’analyse qu’il en fait sont d’un rigorisme que Memmi reconnait comme nécessaire, puisqu’il n’avait pas pour dessein de tracer seulement un autoportrait. En fait, dans ce livre – que d’aucuns considèreront comme pessimiste – il utilisera la même démarche d’analyse que l’on avait rencontrée dans Portrait d’un colonisé: les deux – le Juif et le colonisé – sont des opprimés et comme il le dira si clairement:

«Si je me crois différent? Oui je le crois: sur de très nombreux points, le Juif est différent du non-Juif… Je ne vois même plus pourquoi je chercherai à l’atténuer (la différence) comme je me suis efforcé si longtemps de le faire. Je suis au contraire persuadé aujourd’hui que cette hésitation, ces réticences inquiètes à propos d’une telle évidence sont l’un des signes de l’oppression juive… dans la bouche d’un opprimé, l’affirmation de l’égalité et de la fraternité déjà réalisée a toujours ce même ton désespéré, humble et non convaincu».

A la parution de ce livre, certains critiques l’ont comparé au livret Auto-émancipation du grand penseur sioniste Léo Pinsker, publié en 1882; si pour Pinsker, l’antisémitisme était une maladie incurable et le Juif devait donc s’en libérer, «s’émanciper» en choisissant la solution nationale, pour Memmi, la condition de Juif est une condition d’opprimé et, là aussi, la libération ne peut s’opérer qu’au mode national. 

C’est d’ailleurs cette thèse qu’il développera dans un autre ouvrage: Libération du Juif.
Une facette peu connue dans l’œuvre de Memmi, ce sont ses poèmes dont certains sont rassemblés dans Le Mirliton du ciel. Parlant de l’acte poétique, Memmi dira de manière suggestive «la poésie, c’est l’amande, le reste, c’est du commentaire» et il est vrai que quand on parcourt ses poésies, on retrouve les images et l’ambiance où baigna son enfance :

Une poignée de sel

pour aveugler le mal

Un morceau de charbon

contre les regards noirs… 

Et sur le parchemin

les sept bénédictions

Tu peux partir en paix

Te voilà protégé

Mais reviens au plus vite

Pour que vive ta mère

Ou encore les dialogues métaphysiques qu’il entame dans Pourquoi le Seigneur Dieu n’aurait pas un adjoint.

Arrivé sur le tard à la poésie, Memmi a su aller jusqu’au fond de ses émotions – fort maîtrisées toutefois – et, comme il le dit lui-même:

«l’acte poétique est l’acte littéraire réduit à l’essentiel, au sens où l’on dit d’un bouillon qu’il est réduit, c’est-à-dire qu’on en prend le meilleur, par évaporation et condensation»Quel délice !

En 2003, conscient que le temps lui est désormais compté, Memmi publie un livre-bilan, Le Nomade immobile, qui apparaît comme la clef de voûte des quelques trente ouvrages qu’il a écrits. Ce livre est d’abord le récit d’une vie, celle de l’auteur, mais constamment accompagné des leçons qu’il a cru pouvoir en tirer, pour vivre au mieux. Albert Memmi en est convaincu : découvrir comment vivre, tel est le but implicite ou explicite de la plupart des religions et des philosophies. Homme d’ouverture, Memmi revendique sa triple appartenance de Juif, Tunisien et Français, et d’ailleurs il rapporte cette prise de conscience dans un entretien qu’il eut, à son arrivée à Paris, avec le poète juif, Edmond Fleg, à qui il confie sa perplexité devant son identité multiple; la réponse de Fleg ne se fit pas attendre «Gardez tout, soyez tout cela à la fois». De plus, Memmi s’exprime sur les nationalismes arabes; il réaffirme ses amitiés, mais sans complaisance pour le fréquent mutisme des intellectuels arabes, leur solidarité inconditionnelle. La symbiose entre les Arabes et les Juifs est, à ses yeux, inesquivable pour les uns et pour les autres; toutefois, affirme-t-il, il est nécessaire de désacraliser le conflit israélo-arabe. C’est une analyse prémonitoire et on peut avancer que Memmi a eu un seul tort, celui d’avoir eu raison trop tôt.

ANGOULÊME: TAGS ANTISÉMITES AU CENTRE-VILLE

 Par charentelibre.fr,

Une croix gammée et des insultes à l’encontre de Simone Veil. Des caricatures antisémites d’Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Des propos orduriers et aussi antisémites sur Brigitte Macron. Et une signature, ZOG, pour “Zionist Occupation Government”, théorie antisémite du complot juif qui s’est notamment répandue dans les milieux nazis américains dans les années 80.

Une vague de tags antisémites est apparue ce week-end parking Vauban, dans le Vieil-Angoulême. La mairie vient d’être alertée.

A notre connaissance, c’est la première fois que la signature “ZOG” fait son apparition sur des tags à Angoulême.

Une juive française donne naissance à des sextuplés à Strasbourg .

Les sextuplés comprennent cinq filles et un garçon, nés 24 semaines et six jours d’aménorrhée (absence de règles), ce qui rend les naissances très prématurées.

Une femme juive de la ville de Strasbourg, en France, a donné naissance à des sextuplés jeudi, ce qui est extrêmement rare, selon des informations du journal Les Actualités Nouvelles d’Alsace (DNA).

Les sextuplés comprennent cinq filles et un garçon, nés 24 semaines et six jours d’aménorrhée (absence de règles), ce qui rend les naissances extrêmement prématurées.

Ils sont nés par césarienne et sont actuellement hospitalisés en réanimation néonatale. Ils passeront probablement des mois en soins hospitaliers.

Victime d’un tag antisémite, le conseiller municipal d’Évreux et régional Timour Veyri, porte plainte

Fait divers. Conseiller municipal PS et candidat aux municipales, Timour Veyri fait l’objet d’une inscription haineuse à laquelle est aussi associée Emmanuel Macron 

Guillaume LEJEUNE – Paris Normandie

Le conseiller municipal (et régional) Timour Veyri va déposer plainte suite à la découverte d’un tag à caractère antisémite, place Bertrand-du-Pouget, dans le quartier de Navarre, à Évreuxa relayé le candidat aux élections municipales sur son compte Twitter.

Timour VEYRI@TimourVEYRI

On ne badine pas avec la haine et l’#antisémitisme. Dès demain, j’irai donc porter plainte et je demande, dès aujourd’hui, à la @VilleEvreux de faire le nécessaire.

Voir l'image sur Twitter

« On ne badine pas avec la haine et l’#antisémitisme. Dès demain, j’irai donc porter plainte et je demande, dès aujourd’hui, à la @VilleEvreux de faire le nécessaire », a twitté jeudi 14 mai 2020 le jeune homme, chef de file du PS de l’Eure.

Demande d’effacement

L’auteur de cette inscription haineuse, outre ne pas être un champion de l’orthographe, démontre ne pas être bien au fait de la vie politique, le PS étant l’un des adversaires de la politique menée par le président de la République Emmanuel Macron, lui aussi stigmatisé dans ce tag…

En attendant qu’une enquête permette éventuellement d’identifier l’auteur de ce tag antisémite, Timour Veyri demande expressément à la Ville, gérée par le maire LR Guy Lefrand, d’effacer cette inscription qui tombe sous le coup de poursuites judiciaires. Ce que le premier magistrat a rapidement mis en œuvre, comme il en a informé le conseiller municipal en début d’après-midi. Plusieurs messages de soutiens sont également parvenus à Timour Veyri, dont ceux du candidat aux municipales à Rouen (et ex-président de la Région Normandie) Nicolas Mayer-Rossignol ou encore de Raphaël Glucksmann.

Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, reçoit un courrier antisémite et injurieux

SOCIETE  La présidente de la région Occitanie a reçu une lettre insultante et antisémite. L’auteur la menace aussi directement si elle ne démissionne pasB

Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie
Carole Delga, la présidente socialiste de la Région Occitanie — A. Robert – Sipa

Carole Delga, la présidente de la région Occitanie, écrivait jeudi aux délégations de la région du Conseil représentatif des institutions juives de France « pour leur faire part de la détermination sans faille de la Région à combattre l’antisémitisme ».

Le matin même, elle avait reçu elle-même une lettre qui ne doit pas lui avoir fait regretter ses écrits où elle dénonçait l’augmentation de 74 % des actes antisémitesen 2018.

« Chère salope et cher sale juif, voilà plusieurs mois que vous nous pourrissez la vie tout les deux la pute et le juif » sont les mots (faute d’orthographe comprise) noircis sur un papier à lettres envoyé à sa destinataire depuis Béziers.

Carole Delga@CaroleDelga

Reçu au courrier…
Je ne baisserai jamais les yeux et la garde face à l’extrême droite.

Voir l'image sur Twitter

L’auteur de cette missive n’a pas oublié d’y réaliser des croix gammées, se trompant au passage dans le sens des crochets.

Menaces et plainte

« Nous allons le signaler au Procureur de la république de Béziers, car au-delà des insultes, il y a cette phrase de menace : “Nous vous donnons trois mois pour démissionner sinon « boum boum », à bon entendeur salut” Une plainte va également être déposée pour « insultes et menaces ». Je reçois parfois des lettres d’insultes, et c’est la deuxième fois avec des menaces de mort, mais la première fois avec des symboles fascistes… Je n’entends pas baisser les yeux et la garde face à l’extrême droite », a-t-elle réagi vendredi

Ces dernières semaines, des nombreux tags antisémites ont fleuri sur les murs de la Ville rose, notamment des croix gammées sur la façade du Capitole ou des « Macron Youpin » inscrits au gré des manifestations des dernières semaines.

Par 20 minutes

Les dix principales raisons pour lesquelles Israël a vaincu le coronavirus

Les Israéliens sont maintenant à nouveau descendus dans la rue en grand nombre. La circulation automobile a repris, des écoles, des magasins et des gymnases ouvrent, et même des marchés et des centres commerciaux qui ont fermé. Il y a encore certaines restrictions qui limitent le nombre de personnes dans les zones fermées, et les masques faciaux sont exigés par la loi.

Cependant, de nombreux Israéliens n’ont pas tardé à abandonner les masques ou à les porter sur le menton ou à l’extérieur, car le nombre de nouveaux cas de coronavirus continue de diminuer. Le Premier ministre Netanyahu a annoncé que toutes les restrictions sur les coronavirus devraient être levées d’ici la mi-juin, à condition que le nombre de nouveaux cas reste faible.

Le nombre de morts en Israël était l’un des plus bas au monde et relativement inférieur à celui des autres pays du Moyen Orient avec le même nombre de cas. Depuis que le virus a attaqué Israël pour la première fois en mars, 254 Israéliens sont morts. La plupart de ceux qui ont contracté le virus ont vécu dans des maisons de retraite. D’autres étaient âgés et avaient des problèmes de santé préexistants. Le nombre de personnes auparavant en bonne santé qui sont décédées du corona est de quelques dizaines au maximum.

Toute mort humaine cause une grande souffrance à la nation tout entière. Cependant, un récent rapport du ministère de la Santé a montré que les Israéliens sont morts de 12% de décès en moins en mars 2020 qu’en mars 2019. Ces deux mois de l’épidémie de coronavirus en Israël ont été littéralement les deux mois de vie les plus sûrs en Israël de ces dernières années.

Ces chiffres contrastent fortement avec de nombreuses communautés à travers le monde où les Juifs vivent en grand nombre, notamment Paris, Londres, New York, New Jersey, Chicago et Miami.

Vous trouverez ci-dessous une liste qui explique pourquoi Israël a peut-être mieux performé que d’autres pays pendant l’épidémie (jusqu’à présent), et pourquoi les Israéliens continueront probablement de revenir à la vie normale dans les semaines à venir, tandis que d’autres pays sont confrontés aux graves conséquences du virus.

10. Israël sait faire face au danger existentiel

Israël est une nation qui est souvent en crise. Les Israéliens ne sont pas naïfs quant au niveau de sécurité ou de danger auquel ils se trouvent. Et les Israéliens sont instinctivement prêts à se mobiliser lorsqu’une crise éclate, à combattre un ennemi et à sécuriser le front intérieur. En plus de protéger la nation contre les attaques par armes classiques, les forces de sécurité israéliennes et les entreprises privées ont pivoté ces dernières années pour lutter contre les cyberattaques. Un virus représente simplement un nouveau type de danger et un nouveau terrain de jeu.

9. Israël a un leadership national fort

Israël est un petit pays avec un gouvernement national centralisé. À partir du moment où le coronavirus a éclaté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a profité de ses relations de longue date avec les dirigeants du monde, périodiquement par vidéoconférence avec ses homologues pour mieux comprendre le virus, qui était le plus à risque, et quelles mesures devaient être prises.

Au début de la crise, les opposants de Netanyahu se sont plaints du manque de préparation du système hospitalier à une pandémie, affirmant qu’une commission d’enquête serait lancée alors que le nombre de malades et de morts s’accumulerait.

Plusieurs semaines après la pandémie, Netanyahu a cité une enquête qui classait Israël comme le pays le plus sûr du monde pendant l’épidémie. Bien que divers médias aient publié des articles discréditant l’enquête et se demandant si Netanyahu était lié à ses rédacteurs, les chiffres bruts ont clairement indiqué que l’État juif était en effet parmi les pays les plus sûrs au monde.

Les Israéliens qui soutiennent le Premier ministre israélien et beaucoup de ceux qui s’opposent à lui conviennent que Netanyahu a admirablement bien géré la pandémie, et ils apprécient généralement qu’un leader mondial expérimenté était aux commandes plutôt qu’un député novice.

8. Israël a des frontières sûres

Israël, contrairement à de nombreux autres pays développés, a très peu de points d’entrée. Les frontières avec la Syrie et le Liban sont pratiquement fermées de façon permanente. Il y a peu de passages à faible trafic le long de nos plus longues frontières avec la Jordanie et l’Égypte. La plupart de ceux qui entrent dans le pays le font via l’aéroport international Ben Gourion, près de Tel Aviv, ou l’aéroport international Ramón, près d’Eilat. Au début de la crise, les vols ont été sévèrement limités, empêchant les porteurs de coronavirus d’entrer dans le pays.

7. Israël a un système médical de haut niveau

En période de tragédie, Israël est connu pour sa capacité à créer rapidement des hôpitaux de campagne, comme il l’a fait en Haïti, au Népal, en Syrie et ailleurs. En Israël, des services de protection contre les coronavirus ont été rapidement établis, notamment l’ouverture immédiate d’une nouvelle salle d’urgence au sous-sol du centre médical de Sheba.

En coordination avec le ministère israélien de la Santé, le ministère de la Défense a rapidement converti les hôtels soudainement vides en centres de quarantaine pour les patients infectés par des symptômes bénins, afin que les hôpitaux ne soient pas surchargés. Ces centres de quarantaine ont également servi à accueillir le petit nombre de passagers arrivant dans le pays depuis l’étranger, pendant une période de quarantaine obligatoire de 14 jours.

6. L’armée israélienne est agile

Israël s’est empressé, grâce à la capacité d’approvisionnement des Forces de défense israéliennes et des services secrets du Mossad, d’importer rapidement du matériel d’essai, des ventilateurs, des combinaisons de matières dangereuses, des masques faciaux, des gants, de la chloroquine et d’autres fournitures qui ont été considérées nécessaire pour lutter contre la pandémie.

Les solides industries militaires d’Israël ont rapidement développé des capacités de fabrication pour produire localement des infrastructures critiques , y compris des ventilateurs et des réservoirs d’oxygène, souvent avec des mises à jour vitales et efficaces des technologies existantes.

5. Les Israéliens savent comment se protéger

Les Israéliens ont déjà été dans des situations d’urgence. Le front intérieur a pris au sérieux les ordres de mise en quarantaine. Plutôt que d’avoir à courir pour bombarder des abris, mettre des masques à gaz et sceller les chambres contre les attaques potentielles d’armes chimiques, comme cela a été nécessaire dans le passé, les exigences imposées aux Israéliens pendant le coronavirus étaient légères en comparaison et faciles pour se conformer.

4. Les industries israéliennes savent s’adapter

Comme la plupart des travailleurs de haute technologie sont des diplômés de Tsahal, la même agilité présente dans l’armée se transmet au secteur privé. Ils ont réagi rapidement et efficacement, manœuvrant les compétences militaires et l’innovation médicale pour mener la nouvelle bataille. Plus que de chercher à gagner de l’argent, les Israéliens démontrent continuellement leur volonté de trouver des solutions aux problèmes les plus urgents du monde.

Une fois les marchés mondiaux rouverts, les industries israéliennes seront prêtes à faire les pivots rapides nécessaires pour fournir au marché de nouveaux produits et solutions, et pour rester rentables.

3. Les Israéliens savent comment tourner la page

Israël est un pays qui, depuis sa fondation moderne, a été complètement traumatisé par la menace d’une guerre et d’un terrorisme en cours. Lorsque le terrorisme frappe, les services d’urgence israéliens soignent rapidement les blessés et nettoient immédiatement les lieux. Il est tout simplement incroyable de voir à quelle vitesse les Israéliens retournent au travail même après d’horribles attaques terroristes. Pour les Israéliens, le coronavirus est un autre type d’attaque. Une fois l’attaque terminée, les Israéliens feront tout ce qui est en leur pouvoir pour nettoyer le gâchis et retourner au travail.

2. Les Israéliens n’aiment pas être mis à profit

Tout comme les Israéliens sont prêts à esquiver et à se mobiliser pour se protéger et protéger les autres en cas de danger, les Israéliens ne sont pas disposés à esquiver ou à se mobiliser lorsqu’ils ne croient pas qu’ils sont en danger. Comme les Israéliens voient le nombre de cas de coronavirus diminuer et leur risque d’infection diminuer continuellement, ils seront plus disposés à revenir à la normale et moins disposés à prendre des mesures potentiellement inutiles telles que des tests de masse, à rester à l’écart. du lieu de travail et même dans une certaine mesure porter des masques.

Si les Israéliens sentent qu’ils sont mis à profit, ils sont notoirement moins disposés à respecter les règles. Bien que ce modèle de comportement soit souvent présenté comme un inconvénient, en particulier pour les Occidentaux, qui ont tendance à faire preuve de plus de discipline externe et de courtoisie envers les autres, le modèle israélien a souvent ses avantages également.

S’il devenait clair que le nombre d’infections augmentait à nouveau, les Israéliens recourraient volontiers à des mesures plus strictes.

1. Le facteur «miracle»

Alors que les Israéliens sont connus pour faire leur part en temps de danger, ils sont également connus pour leur forte adhésion à la tradition et à la foi. Dans l’expression juive fondamentale de la foi, les Juifs disent : ” Écoutez, Israël, le Seigneur notre Dieu, le Seigneur est un .”

En fin de compte, il peut être impossible de savoir pourquoi certaines nations ou villes font mieux contre le coronavirus que d’autres qui ont apparemment pris des décisions similaires. Au cours de sa courte histoire, l’État d’Israël a réussi non seulement à survivre, mais même à prospérer malgré les menaces existentielles. Et bien qu’Israël n’ait pas été à l’abri de nombreuses pertes extrêmement douloureuses, l’État juif a généralement eu la chance de sortir victorieux, souvent au-delà de la raison, lorsque les enjeux sont élevés.

Via: JNS  Israel News

INFO FRANCE 2. Attentats de janvier 2015 : Hayat Boumeddiene vivante ? Une enquête ouverte après qu’une jihadiste affirme l’avoir croisée dans un camp en Syrie

Une jihadiste présumée, incarcérée dès son retour en France à la fin de l’année dernière, affirme que l’épouse du terroriste ayant mené l’attentat de l’Hyper Cacher, Amedy Coulibaly, était encore vivante en octobre 2019.

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Sophie Neumayer et Eric PelletierFrance 2France Télévisions

Hayat Boumeddiene était présumée morte. Personnage central des attentats contre le journal Charlie Hebdo et le magasin Hyper Cacher, à Paris en janvier 2015, elle avait pris la fuite en Syrie. La jeune femme, aujourd’hui âgée de 31 ans, pourrait avoir échappé aux forces arabo-kurdes à l’automne dernier et serait bel et bien vivante quelque part dans la zone irako-syrienne. Elle est, depuis la fin du mois d’avril, visée par une enquête pour “association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste”, a appris France 2 de sources concordantes. 

Hayat Boumeddiene est recherchée dans le cadre de l\'enquête sur les attentats de janvier 2015. 
Hayat Boumeddiene est recherchée dans le cadre de l’enquête sur les attentats de janvier 2015.  (FRANCE 2)

Ce rebondissement repose sur un témoignage couché sur procès-verbal en mars. Une jihadiste présumée, incarcérée dès son retour en France à la fin de l’année dernière, affirme qu’Hayat Boumeddiene était encore vivante en octobre 2019. Les deux femmes se seraient croisées alors qu’elles étaient toutes deux retenues dans l’immense camp d’Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie, là où vivent dans des conditions précaires bon nombre de familles de combattants islamistes de toutes nationalités. Bien que visée par un mandat d’arrêt international, Hayat Boumeddiene n’aurait pas été identifiée lors de son séjour dans le camp.

Un témoignage jugé “crédible”

Elle aurait réussi à s’évader en octobre dernier en se faisant passer pour une autre grâce à un réseau de complicités au sein du camp. Ce témoignage est jugé “crédible”, selon plusieurs sources au sein de la communauté du renseignement car il “corrobore des indications antérieures”, remontant à l’été 2019. Pour l’heure, la justice ne disposerait cependant d’aucune preuve matérielle, telles que des empreintes digitales ou génétiques, des photos ou vidéos, susceptibles de corroborer ces déclarations.

Les dernières images connues d’Hayat Boumeddiene ont été prises à l’aéroport de Madrid, le 2 janvier 2015. Le système de vidéosurveillance la montre passant le filtre de sécurité avant d’embarquer sur un vol Air Pegasus à destination d’Istanbul, en Turquie, à 14h25. Elle a été conduite jusqu’à Madrid en voiture par Amedy Coulibaly, l’homme avec lequel elle est mariée religieusement.

Hayat Boumeddiene est filmée à l’aéroport de Madrid, le 2 janvier 2015. 
Hayat Boumeddiene est filmée à l’aéroport de Madrid, le 2 janvier 2015.  (IMAGES DE VIDEOSURVEILLANCE / FRANCE 2)

Pour la justice, cette fuite, quelques jours seulement avant les attaques, ressemble à une mise à l’abri. Le 8 janvier 2015, à Montrouge (Hauts-de-Seine), Coulibaly tue une policière municipale. Le lendemain, il se retranche à l’Hyper Cacher, assassinant quatre clients de confession juive avant d’être tué à son tour par les forces de l’ordre lors de l’assaut. Au total, les attaques de janvier 2015, menées par les frères Kouachi et Amedy Coulibaly, ont fait 17 morts.

Elle donne des nouvelles à ses proches jusqu’en 2015

La présence en Syrie de la “veuve” de Coulibaly est alors mise en scène par les services de propagande de l’Etat islamique. Dans une interview à la revue Dar Al islam, le magazine francophone du groupe terroriste, Hayat Boumeddiene se félicite de vivre sur une terre qui est régie par les lois d’Allah”. La Française, veuve d’un jihadiste présenté comme un martyr, acquiert immédiatement “un statut et une protection particuliers au regard des actes terroristes commis par Amedy Coulibaly”, selon l’ordonnance de mise en accusation, le document qui résume les charges à l’encontre des 14 accusés. [Boumeddiene] s’est revendiquée de ce groupe terroriste en précisant qu’elle était armée et qu’elle suivait des cours religieux au sein de l’organisation.”

En septembre 2015, les services de renseignement français entendent le son de sa voix pour la dernière fois. A cette époque, la fugitive donne encore régulièrement des nouvelles à ses proches, décrivant la situation dans le califat autoproclamé : “Si tu savais ce qu’il y avait ici. […] Wallah si tu savais… […] Ils s’occupent de moi comme si j’étais une princesse. […] Ils prennent des précautions pour ma sécurité.” Lors d’un de ses appels, les fonctionnaires affectés aux écoutes sursautent : ils entendent un tir d’arme. Boumeddiene, armée, vient de lâcher accidentellement un coup de feu.

“Elle a été tuée”

Au fur et à mesure que les années passent et que les combats succèdent aux combats, les nouvelles se raréfient. En mars 2019, après la chute de la dernière grande poche de résistance des jihadistes face aux forces arabo-kurdes, à Baghouz, Dorothée Maquere, l’épouse du jihadiste français Jean-Michel Clain, accorde un entretien à des journalistes européens. Elle donne Hayat Boumeddiene pour morte : Elle a été tuée […]. On ne peut pas vous dire les conditions, les heures, c’était quand, tout s’est précipité ces derniers jours”, explique-t-elle. Et réaffirme: “Elle a bien été tuée en tout cas.” Sans que l’on sache s’il agissait de protéger une “sœur” en livrant une fausse version.

Hasard du calendrier, le procès des attentats de Charlie Hebdo, des meurtres de Montrouge et de l’Hyper Cacher devait se tenir ce mois-ci. Mais il a dû être reporté au 2 septembre pour cause de pandémie de Covid-19. Les audiences devant la cour d’assises spécialement composée, compétente en matière de terrorisme, sont prévues pour durer plus de deux mois. Hayat Boumeddiene, mise en examen pour “financement du terrorisme” et “association de malfaiteurs terroriste en vue de préparer des crimes d’atteintes aux personnes”, figure parmi les accusés.

Pour les juges d’instruction spécialisés, cette dernière a participé activement à la préparation des attaques, en se livrant à des escroqueries pour se procurer des voitures grâce à de faux bulletins de salaires et à de faux avis d’imposition : “Elle ne pouvait ignorer que l’argent ainsi obtenu frauduleusement puis retiré en espèces sur son compte bancaire à partir du mois d’octobre 2014, allait être utilisé à des fins terroristes”, estiment les juges dans leur ordonnance de mise en accusation. Hayat Boumeddiene pourrait être jugée par défaut si elle reste introuvable d’ici à l’ouverture de l’audience.

Corona et antisémitisme: rapport inquiétant du gouvernement

 par Shraga Blummai

Haine du Juif, haine de l’Etat d’Israël

Un rapport publié par le ministère des Enjeux stratégiques établit le même constat que l’Anti-Defamation League américaine: la crise du Corana a encore donné un coup d’accélérateur à la recrudescence déjà constatée de l’antisémitisme à travers le monde. Le rapport indique deux origines distinctes à ces manifestation même si elles se rejoignent dans la haine des Juifs et de l’Etat d’Israël. D’une part certains milieux d’extrême-droite en Europe et aux Etats-Unis et de l’autre des pays, Ong, organisations semi-étatiques et groupes terroristes qui rajoutent la corde de la crise du Corona à l’arc de leur campagne de délégitimation d’Israël.

Le rapport intitulé « Le virus de la haine » met en évidence les thèmes similaires de l’antisémitisme classique employés par ces deux sources différentes, dans leurs écrits ou les caricatures qu’elles diffusent, notamment à travers leurs réseaux sociaux. Les Juifs et l’Etat Israël sont conjointement accusés de répandre le virus du Corona, de profiter de la crise mondiale pour s’enrichir ou pour asseoir leur « domination sur le monde », et sur le plan régional pour « liquider la question ‘palestinienne’ ».

Le BDS tient une part non négligeable dans la diffusion du virus antisémite, comme le montrait un rapport précédent du ministère des Enjeux stratégiques intitulé « Derrière le masque ». Ce rapport recensait – de manière non exhaustive – de plus de quatre-vingt déclarations, photos ou caricatures diffusées par le BDS, de nature totalement antisémite et sans rapport aucun avec avec les objectifs officiels affichés par cette organisation tentaculaire. En fait, ces éléments démasquent définitivement leurs organisateurs.

Un exemple avec ce dessin du caricaturiste « officiel » du BDS, le Brésilien Carlos Latuff, qui figure comme accompagnement de cet article: on n’y voit un camp clôturé empli de ‘Palestiniens’, avec des miradors, fermé par un cadenas au couleurs du drapeau d’Israël et gardé par un soldat de Tsahal. Les « prisonniers » appellent à l’aide car Israël a introduit le virus du Corona dans cette enceinte afin de contaminer – donc tuer – tout le groupe. En plus d’être à l’opposé de la vérité, puisqu’Israël aide l’Autorité Palestinienne et même le Hamas à combattre le virus, il s’agit aussi d’une nazification de Tsahal et de l’Etat d’Israël en utilisant machiavéliquement des thèmes empruntés à la Shoah.

La crise du Corona vient donc à point nommé pour les antisémites et antisionistes de tous poils pour revigorer leur entreprise de délégitimation des Juifs et de l’Etat d’Israël.

Photo Yonatan Sindel/Flash90

Après la publication de ce rapport, le ministre aux Enjeux stratégiques Guilad Erdan a déclaré: « Le ministère duquel je suis responsable a pour mission de faire tomber les masques et révéler le visage hideux des antisémites à travers le monde. Il est inquiétant de constater que même en période de crise mondiale, certains font des heures supplémentaires pour inciter contre le peuple juif et l’Etat d’Israël, et cette fois-ci, c’est le Corona qui en est le prétexte. J’appelle la communauté internationale à adopter une attitude ferme contre toute manifestation d’antisémitisme et d’empêcher ce type de discours particulièrement en cette période. Nous continuerons notre combat de toutes nos forces contre ceux qui haïssent Israël ».

Le BNVCA accueille avec satisfaction la décision du Parquet de Paris qui dans l’affaire de l’assassinat de Madame Mireille Knoll, réclame un procès pour meurtre à caractère antisémite contre deux suspects

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le BNVCA accueille avec satisfaction la décision du Parquet de Paris qui dans l’affaire de l’assassinat de Madame Mireille Knoll, réclame un procès pour meurtre à caractère antisémite contre deux suspects.

Le meurtre a été commis à Paris  11eme le 23 mars 2018 au domicile de la victime, âgée de 85 ans.

Madame Mireille Knoll avait été poignardée et brûlée par deux individus dont l’un était son voisin.

Nous rappelons que c’est le BNVCA qui informé par un voisin de la victime avait immédiatement communiqué sa conviction que l”assassinat était de nature antisémite et qualifié ce meurtre d’anti -juif.


Le BNVCA est partie civile dans ce procès, et son avocat Maitre Charles Baccouche défend la famille Knoll avec Maitre Goldnadelet et représente le BNVCA.

Le Président Sammy GHOZLAN 

Le BNVCA salue la décision du Parquet de Paris d’ouvrir un enquête à l’encontre de Dieudonné prétendu humoriste, mais antisémite notoire.

Communique de Presse

Le BNVCA salue la décision du Parquet de Paris d’ouvrir un enquête à l’encontre de Dieudonné  prétendu humoriste, mais antisémite notoire

 L’enquête visant le polémiste Dieudonné M’Bala M’Bala, notamment pour “apologie de crimes contre l’humanité”, a été ouverte jeudi à la suite d’une plainte du Conseil représentatif des institutions juives (Crif).  qui avait déposé plainte suite à la diffusion de vidéos humiliant Simone Veil rescapée d’Auchswitz la mettant en  scène avec le négationniste Faurisson.

Le BNVCA rappelle que nous avons récemment déposé plainte contre Dieudonné qui vient à nouveau de diffuser une vidéo  abjecte antisémite.

Nous attendons que la justice fasse enfin appliquer les décisions des tribunaux qui ont déjà condamné ce délinquant récidiviste à plusieurs peines qui n’ont pas été exécutées à ce jour.

Le Président Sammy GHOZLAN 

Jérusalem : Israël envoie un message de solidarité à la diaspora juive meurtrie par le coronavirus

Israël a envoyé mardi soir un message de solidarité à la diaspora juive meurtrie par l’épidémie de coronavirus.

Des drapeaux de la France, des Etats-Unis, du Royaume-Uni et de l’Italie ont été projetés sur les murailles de la vieille ville de Jérusalem. Quatre communautés juives particulièrement touchées par l’épidémie.

“Jérusalem prie pour la guérison des communautés juives de Paris, Londres, Rome et New York”, a déclaré la ministre de la Diaspora Tzipi Hotovely.

Projected right now on walls of Old City of Jerusalem, initiative of the Diaspora Affairs Ministry to show solidarity with Jewish communities which have been hit hard by the COVID-19 pandemic, including the US, France, UK and Italy.

Voir l'image sur Twitter

“Les communautés juives de diaspora se sont tenues à nos côtés lors des guerres et des attentats. Elles aussi ont célébré avec nous les périodes de triomphe. Aujourd’hui, nous sommes avec vous”, a-t-elle ajouté.

La ministre a noté que la fête juive de Lag Ba’omer qui est tombée mardi commémore la cessation d’une peste enregistrée par le Talmud qui a tué 24 000 disciples du sage Rabbi Akiva.

“La peste s’est arrêtée à Lag Ba’omer et donc ce jour symbolise l’unité. Notre cœur bat comme un et nous devons rester unis dans les moments difficiles. Nous prions pour que nos prières soient exaucées”, a-t-elle poursuivi.

Le Monde Juif

Tags antisémites et anti-sionistes à Paris le BNVCA réclame une action de La Maire de Paris.

Le BNVCA est requis par de nombreux parisiens scandalisés par les tags antisémites et anti sionistes qui fleurissent sur les murs de certains arrondissements de la ville de Paris ou sur divers supports.  

Nous soulignons que déjà Mr Shimon Samuels, Directeur des Relations Internationales du Centre Simon WIesenthal en avait alerté la Mairie de Paris à plusieurs reprises afin que les services techniques de la ville de Paris procèdent à la destruction de ces tags et de ces sticks haineux, antisémites et anti-israéliens.

Nous rappelons que ce sont ces sortes de slogans qui ont conduit des antisémites et des antisionistes à assassiner des juifs et des juives en plein Paris.

Ces insanités ont été vues d’une manière générale dans le X ème arrondissement aux abords des Gares de l’Est et du Nord.

Des autocollants appellent à une « séparation entre l’État français et le CRIF » (Conseil juif de direction juive). 

D’autres assimilent Israël à l ‘Allemagne nazie.

Quant aux appels à boycott ils sont notamment collés sur les murs des banques (comme HCBC et LCL) ou encore sur les vitrines de certaines agences d’assurances.

Nous rappelons que tout appel à boycott constitue un délit prévu et réprimé par nos lois.

Nous tenons à préciser que ce sont bien les slogans anti israéliens de ce type qui, parce qu’ils incitent à la haine de l’État juif ont poussé à l’acte violent antisémite voire meurtrier.

Le BNVCA réclame instamment à Madame Anne Hidalgo, Maire de Paris qu‘elle donne sans délai des instructions précises à ses services afin que ces autocollants antisémites ou anti sionistes qui polluent les murs de la capitale, soient détruits et tous ces graffitis anti juifs effacés.  

Nous exercerons notre vigilance jusqu’à ce que ces souillures aient disparu du paysage parisien. 

Le soldat Amit Ben Igal a été tué ce matin par un palestinien

L’incident s’est produit alors que les troupes israéliennes quittaient le village de Yaabed près de la ville de Jénine. Le sergent d’état-major Amit Ben Yigal, âgé de 21 ans, et ses camarades de l’unité de reconnaissance de la brigade Golani procédaient à l’arrestation de quatre terroristes, a indiqué Tsahal. Les soldats ont été la cible de jets de parpaing lancés depuis les toits des immeubles. L’un d’entre eux a touché Amit à la tête et malgré son casque, le jeune homme a été grièvement blessé. Transporté à l’hôpital Rambam de Haïfa par hélico dans un état critique, Amit a succombé à ses blessures. 

« Nous retrouverons les responsables » a déclaré Benjamin Netanyahou.  » Tsahal retrouvera les terroristes et les traduira en justice » a ajouté Naftali Bennett. A l’heure qu’il est, l’armée israélienne ratisse le secteur. 

Amit Ben Igal, originaire de la ville de Ramat Gan près de Tel Aviv, est, depuis le début de l’année, la première victime de Tsahal en Judée Samarie .

« J’ai perdu mon fils unique pour Israël, il était le seul but de ma vie, je ne sais pas comment je vais continuer ma vie » a confié le père d’Amit a radio Khan. 

L’enterrement d’Amit aura lieu cet après-midi. 

L’année dernière un soldat de l’Unité d’élite Douvdevan avait été tué dans les mêmes conditions. Il avait été la cible d’un jet de pierre (ressemblant plus a un bloc de béton) dans la banlieue de Ramallah en Judée Samarie. Aux environs des cinq heures du matin, le commando était entré dans le camp de réfugiés d’al-Am’ari dans la banlieue de Ramallah pour arrêter un Palestinien recherché. Lors de l’opération, de violentes émeutes avaient éclaté, des objets lancés et un soldat resté dans la ruelle pour sécuriser les environs, avait reçu le bloc de béton sur la tête jeté depuis le toit. 

Ce n’est pas un événement inhabituel, les soldats des unités d’intervention opérant dans les camps palestiniens surpeuplés sont souvent l’objet d’attaque par les résidents qui leur lancent des blocs de béton et même des meubles ou des machines à laver.

Tel-Avivre –

LE BNVCA EXCÉDÉ PAR LES FACÉTIES VIOLEMMENT ANTISÉMITES DE DIEUDONNÉ DÉPOSE UNE NOUVELLE PLAINTE CONTRE CE DÉLINQUANT RÉCIDIVISTE ANTIJUIF.

Communique de Presse

Drancy le 11 mai 2020


Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne avec la plus grande vigueur la nouvelle vidéo violemment antijuive diffusée sur Internet par le sieur M Bala M Bala, alias Dieudonné.

En faisant référence à Jésus il traite les juifs de «marchands du Temple» dans le but d’attirer les chrétiens à sa rhétorique.  

Cette information capitale nous a été transmise par le groupe BTA (Balance ton antisémite), une organisation qui observe et détecte efficacement l’antisémitisme sur internet.

Dans son délire antisémite Dieudonné accuse les juifs de détenir tous les pouvoirs. Il répète le vieux poncif du « juif et de l’argent ». 

Il termine en mimant vocalement et physiquement Hitler et en prétendant que si ce dictateur a pris des dispositions contre les juifs c’est parce           « qu’il y avait certainement des raisons de part et d’autre ».

Nous ne supportons plus les facéties et les discours dangereux de cet individu qui incite impunément ses fans sinon toute la population à la haine du juif. 

Nous demandons à la justice de notre pays de mettre un terme une fois pour toutes aux nuisances de ce personnage  délinquant récidiviste plusieurs fois condamné mais qui n’a jamais exécuté aucune des peines qui lui ont  été infligées.                

Le BNVCA a chargé son conseil Maître Charles Baccouche  de déposer une nouvelle plainte et de réclamer l’effacement de cette nouvelle vidéo obscène et incendiaire

Le Président Sammy Ghozlan  

Le BNVCA proteste énergiquement auprès de l’ambassadeur d’Ukraine en France après que le chef de la police ukrainienne ait réclamé la liste des juifs de leur pays.

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme a été requis par un grand nombre de correspondants scandalisés à juste titre par une information publiée par la chaîne télévisée I24 News ainsi que par des réseaux sociaux.

Selon cette information, le chef de la police d’Ukraine aurait réclamé la liste des juifs vivant dans leur pays.

Cette demande surréaliste constitue une grave forme de discrimination qui nous rappelle la période la plus noire du XXe siècle. 

Rien ne justifie que l’on distingue les juifs des autres citoyens de cette nation.

Le BNVCA a saisi par courrier recommandé Mr Oleh Shamshur Ambassadeur d’Ukraine en France auquel nous demandons qu’il exprime à son gouvernement notre protestation énergique et notre inquiétude. 

Nous lui précisons que nous attendons de ses dirigeants qu’ils annulent sans délai cette demande inadmissible dangereuse et ignoble du chef de la police d’Ukraine.

Nous l’invitons à nous indiquer les dispositions que son gouvernement prendra à ce sujet. 

Simultanément nous sollicitons par écrit recommandé Mr Yves Le Drian Ministre français des Affaires Etrangères, afin que le Quai d’Orsay suive attentivement ce dossier et appuie notre requête légitime. 

 Le Président Sammy Ghozlan – 01 77 38 49 44

Le BNVCA excédé par les facéties violemment Antisémites de Dieudonné dépose une nouvelle plainte contre ce délinquant récidiviste antijuif.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne avec la plus grande vigueur la nouvelle vidéo violemment antijuive diffusée sur Internet par le Sieur M’Bala M’Bala alias Dieudonné en faisant référence à Jésus.

Il traite les juifs de marchands dans le but d’attirer les chrétiens à son délire antisémite.

Il accuse les juifs de détenir tous les pouvoirs.

Il répète le vieux poncif du juif et de l’argent.

Il termine en mimant Hitler et en prétendant que si ce dictateur a pris des dispositions contre les juifs c’est parce qu’il y avait certainement des raisons de part et d’autre. 

Nous ne supportons plus les facéties et les discours dangereux de cet individu qui incite impunément ses fans sinon toute la population à la haine du juif.

Nous demandons à la Justice de notre pays de mettre « un terme une fois pour toutes » aux nuisances de ce personnage, délinquant récidiviste plusieurs fois condamné, mais qui n’a jamais exécuté aucune des peines qui lui ont été infligées.

Le BNVCA a chargé son conseil Maître Charles Baccouche de déposer une nouvelle plainte et de réclamer l’effacement de cette nouvelle vidéo obscène et incendiaire.

INTERVIEW CRIF – GESTION DE LA CRISE COVID-19 EN ISRAËL : DROR EVEN-SAPIR RÉPOND À NOS QUESTIONS SUR LE MÊME THÈME

Avec moins de 300 morts pour 9 millions d’habitants, Israël fait figure de modèle dans la gestion de la crise du covid-19. Depuis quelques jours déjà, Israël a initié un déconfinement graduel de la population. Le journaliste Dror Even-Sapir fait le bilan d’un début de sortie de crise maîtrisé. 

Propos recueillis par Marie-Sarah Seeberger

Le Crif – Il y a quelques jours, le gouvernement israélien a annoncé la sortie progressive du confinement. Quelle est la situation sanitaire actuelle ?

Dror Even-Sapir – La tendance au ralentissement du rythme des contaminations se confirme avec une quarantaine de nouveaux cas détectés par jour, un chiffre nettement inférieur aux moyennes constatées il y a encore deux ou trois semaines. A l’heure ou je réponds à vos questions, 5586 personnes sont malades, et quelques dizaines seulement ont dû être hospitalisées. A l’échelle de la population israélienne, ces chiffres sont relativement bas. De nombreux départements hospitaliers, établis dans l’urgence pour faire face à l’épidémie, ont récemment fermé leurs portes, faute de patients.  

La proportion de décès dus au covid-19 est elle aussi très faible, puisque sur les 16 289 personnes dont la contamination a été avérée depuis l’apparition de la pandémie en Israël, 238 ont perdu la vie.

Le Crif – Comment les Israéliens ont-ils vécu, d’abord le confinement, puis le déconfinement ?

Dror Even-Sapir – On aurait pu craindre que, fidèles à leur réputation, les Israéliens ne parviennent pas à s’auto-discipliner, ni à se comporter avec le minimum de civisme nécessaire dans ce genre de crise. Mais force est de constater que la population a respecté les consignes émises par les autorités, et que les restrictions liées au confinement ont été globalement appliquées. Quelques exceptions ont bien sur été constatées, notamment dans certaines franges des communautés ultra-orthodoxes, traditionnellement méfiantes à l’égard de l’État et de ses institutions. 

L’attitude de la population a permis à la période de confinement de faire la preuve de son efficacité, et au gouvernement d’annoncer, le 4 mai dernier, un déconfinement partiel et graduel. Par étapes, les commerces rouvrent leurs portes, les restrictions aux déplacements et aux regroupements sont soit allégées soit supprimées , les transports en commun reprennent la fréquence habituelle de leurs trajets, les élèves reprennent le chemin des établissements scolaires… 

Mais cette amorce d’un retour à la normale s’accompagne d’une injonction plus ferme encore qu’auparavant à respecter les gestes-barrière : le port du masque reste obligatoire sur la voie publique, et les Israéliens doivent continuer à se tenir à aux moins deux mètres les uns des autres. Les autorités craignent que l’allègement des restrictions et le bilan positif de la gestion de la crise entraînent un relâchement de l’autodiscipline ainsi qu’une érosion de la prudence des Israéliens. Les critères d’un retour en arrière ont d’ailleurs été rendus publics : cent cas ou davantage de nouvelles contaminations quotidiennes, leur doublement tous les dix jours au moins, ou bien encore un nombre total de malades graves atteignant les 250 cas, et le pays devra, à nouveau, se confiner.

Pour éviter d’en arriver là, le ministère de la santé s’apprête à lancer une campagne de tests sérologiques à grande échelle, qui permettra de localiser d’éventuels foyers de contaminations et d’isoler le plus rapidement possible les personnes infectées.

Sur le plan économique, la reprise récentes de certaines activités a entraîné ces derniers jours une baisse du nombre de chômeurs. Mais les experts s’accordent à dire qu’une grande partie des salariés ayant perdu leur emploi pendant la crise ont peu de chance de le retrouver. Le pays compte désormais un million quinze cents chômeurs, alors que leur nombre était particulièrement bas, environ quatre pour cent des actifs, avant le début de la crise.

L’inquiétude est grande également parmi les petits et moyens entrepreneurs, nombreux à avoir du  considérablement diminuer voire interrompre leurs activités. Un système d’aide a été mis en place par le gouvernement, mais les entrepreneurs concernés se plaignent de son manque de générosité.

“Une politique efficace de gestion de crise, caractérisée essentiellement par la rapidité avec laquelle les autorités ont pris conscience de la gravité de la situation, puis pris les décisions qui s’imposaient.”

Le Crif – Dans la lutte contre le Covid-19, Israël fait figure de modèle – avec 238 morts pour 9 millions d’habitants. Un savant mélange de prises de décisions percutantes et de technologies ? 

Dror Even-Sapir – Incontestablement, la crise sanitaire a été bien gérée. Même si se livrer à un travail de comparaison avec d’autres pays peut s’avérer trompeur, la situation en Israël est, en termes de nombre de contaminations, de malades, et de décès, de loin préférable à celle que connaissent la plupart des pays occidentaux.

Certaines des particularités de la société israélienne n’incitaient pourtant pas à l’optimisme : la très forte densité de la population dans le centre du pays, et le mode de vie très familial et communautaire de nombreux Israéliens auraient pu favoriser une propagation rapide du virus. A l’inverse, la jeunesse de la population a joué un rôle positif. La grande majorité des Israéliens contaminés l’ont été pendant des séjours à l’étranger ou des rassemblements festifs ou religieux occasionnées par la fête de Pourim, deux contextes qui ne concernaient que marginalement les personnes appartenant aux tranches d’ages considérées comme étant à risque.

A cela s’ajoute naturellement une politique efficace de gestion de crise, caractérisée essentiellement par la rapidité avec laquelle les autorités ont pris conscience de la gravité de la situation, puis pris les décisions qui s’imposaient. Très rapidement, les Israéliens revenant de l’étranger ont du respecter une période d’auto-confinement total de quinze jours dès leur retour au pays, et seuls les ressortissants étrangers étant en mesure d’en faire autant étaient autorisés à se rendre en Israël. Rapidement également, plusieurs hôtels ont été réquisitionnés et transformés en centres d’accueil pour les nombreuses personnes contaminées ne nécessitant pas d’être hospitalisées.

Aspect crucial de la lutte contre la propagation du covid-19, les tests de dépistage ont pu être pratiqués à une échelle relativement grande. Les chiffres les concernant n’ont pas toujours été communiqués, mais au plus fort de la crise plus de dix mille personnes étaient testées par jour, soit loin de l’objectif des trente mille test que s’était fixé le premier, mais davantage, proportionnellement, que bien des pays occidentaux.

La question du traçage numérique par les services de sécurité intérieur continue d’être débattue. Sa mise en œuvre a permis de localiser et de prévenir de nombreuses personnes qui se sont trouvées en contact avec des porteurs du virus, et de fait elle a sans doute permis de ralentir sa propagation.  Mais les associations de défense des libertés, et pas seulement elles, insistent pour que davantage de garanties soient obtenues pour que les données personnelles recueillies par ce système soient effacées dès que possible.

De manière générale la mise à contribution des services de sécurité et de l’armée a été un élément central du dispositif de lutte contre le coronavirus, qu’il s’agisse de l’action du Mossad à l’étranger visant à se procurer du matériel médical, ou des opérations d’assistance humanitaires menées par certaines unités de Tsahal dans des quartiers isolés temporairement du reste du pays, comme dans la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak.

Enfin, la médecine publique israélienne a démontré une fois de plus sa qualité et son efficacité, alors même que les budgets qui lui étaient consacrés ces dernières années étaient considérés comme insuffisants , au regard de la croissance démographique du pays.

Le Crif – La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a invité le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou à participer à une conférence consacrée à la lutte contre la pandémie du Covid-19. Cette reconnaissance – quasi-unanime – de la bonne gestion de la crise en Israël peut-elle changer la donne pour le pays sur la scène internationale ?

Dror Even-Sapir – A l’occasion de cette vidéo-conférence, Benyamin Netanyahou a annoncé qu’Israël allait contribuer, à hauteur de 60 millions de dollars, à l’effort mondial de recherche visant à trouver un vaccin et à élaborer des traitements. La situation internationale d’Israël était assez avantageuse avant que la pandémie ne soit le principal sujet de préoccupation de la communauté internationale : proximité avec l’administration Trump, bonne entente avec la Russie de Vladimir Poutine, rapprochement avec les dirigeants chinois et indiens, rétablissements de relations officielles avec plusieurs pays d’Afrique, coopération discrète mais étroite avec un certain nombre de pays arabes face à l’ennemi commun iranien.

Seuls les pays d’Europe occidentale se sont inquiétés, et ils l’ont fait savoir officiellement il y a quelques jours, des projets d’annexion de certains territoires de Cisjordanie, dont la mise en œuvre est prévue pour juillet, en coordination avec Washington. Du point de vue de Londres, Paris ou encore Bruxelles, la bonne gestion de la crise sanitaire en Israël, ou la motivation de Jérusalem à prendre une part active à la lutte contre la pandémie au niveau mondial, n’y change rien : ces projets d’annexion sont considérés comme un développement dangereux, susceptible de porter un coup fatal au principe des deux États pour les deux peuples.

Dror Even-Sapir est journaliste et analyste diplomatique sur la chaîne d’information i24news

Le BNVCA condamne l’agression commise à Paris contre Mr Éric Zemmour et se constitue partie civile contre l’auteur des faits.

Communiqué de Presse

Le BNVCA condamne sévèrement l’agression dont a été victime le journaliste Éric Zemmour.

Le 30 avril 2020 un individu a insulté et menacé Mr Zemmour à Paris. 

Nous saluons l’action de la Police qui trois jours après l’infraction, a identifié l’agresseur et l’a déféré au Parquet de Paris.

Le journal Valeurs actuelles a révélé qu’il s’agit du nommé Mehdi Korchi, domicilié à Orléans.

Ce dernier avait filmé son acte se vantant d’avoir craché sur Mr Zemmour.

Cette vidéo qu’il avait diffusé sur Snapchat a fait scandale et a conduit de nombreuses personnalités de droite comme de gauche à apporter leur soutien à Mr Éric Zemmour.  

Nous considérons que Mr Éric Zemmour réputé polémiste, expose ses opinions.

La règle veut que celles-ci ne peuvent être contestées que dans le cadre de débats contradictoires libres.

Conformément à son objet social le BNVCA, satisfait des diligences déployées par le Parquet de Paris, a décidé de se constituer partie civile et a chargé son Conseil Maître Charles Baccouche de déposer plainte contre le présumé agresseur de Mr Éric Zemmour.

Le BNVCA assume sans faiblesse et sans relâche sa tâche de vigie du respect de la liberté d’expression et des autres libertés démocratiques menacées par le racisme et les discriminations inquiétantes qui se développent aussi en France. 

Tout témoin ou victime peut effectuer son signalement en téléphonant au 06 63 88 30 29 ou en se connectant sur le site BNVCA.ORG.

Le Président

Sammy Ghozlan

Le BNVCA a été alerté par de nombreux internautes et téléspectateurs indignés par la diffusion d’une scène de la, série “Il était une fois… la vie” perçue comme antisémite

La scène mise en cause se situe au niveau de l’épisode 3, les sentinelles du corps, que le bât blesse. On y voit des globules blancs tuer des bactéries à l’aide d’un gaz bleu. Après l’avoir inhalé, les bactéries toussent et s’écroulent avant de mourir. A un moment, on entend une des bactéries s’écrier «Oy vey gevalt», une expression yiddish exprimant le désespoir.

Le BNVCA a été alerté par de nombreux internautes et téléspectateurs indigné par la diffusion d’une scène de la série “Il était une fois… la vie’ perçue comme antisémite

La scène mise en cause se situe au niveau de l’épisode 3.” Les sentinelles du corps que le bât blesse” On peut y voir des globules blancs tuer des bactéries à l’aide d’un gaz gleu.Après l’voir inhalé,les bactéries toussent et s”écroulent avant de mourir?1 un moment des bactéries s’écrient “Oy Vey Gevalt” une expression yidish exprimant le désespoir.

Cette exclamation se retrouve uniquement dans la version allemande de la série. Sur le site officiel allemand de «Es war einmal…das Leben», il est ainsi précisé que la scène est censée faire allusion au Troisième Reich. Une explication quelque peu «naïve» selon la revue«Übermedien» (https://uebermedien.de/48718/es-war-einmal-der-antisemitismus/) qui rappelle que dans l’épisode en question les Juifs sont ainsi comparés à des bactéries devant être gazées.

La série  télévisée “Il était une fois la vie “est un grand classique parmi les dessins animés: la série TV française «Il était une fois…la vie»,a été  réalisée en 1986 . Expliquant aux enfants le fonctionnement du corps humain, elle a été diffusée dans de nombreux pays du monde entier. Même après près de 35 ans, les épisodes continuent à être diffusés à la télévision. La série est même actuellement proposée sur Netflix.

Or après toutes ces années, la série se retrouve désormais sous le feu des critiques, rapporte «Blick»,(https://www.blick.ch/news/ausland/beliebte-kinderserie-in-der-kritik-nazi-skandal-bei-es-war-einmal-das-leben-id15869599.html) reprenant une information du magazine «Übermedien»

S’agissant d’une série télévisée d’animation française ;le BNVCA a décidé de saisir Mr Roch Olivier Maistre Président du  CSA (Conseil Supérieur de l’Audio Visuel), ainsi que Mr Franck Riester,  Ministre français de la Culture  pour lui demander de prendre sans délai des mesures de nature  faire les observations producteurs de cette série,  leur exprimer un sermon sévère, et les contraindre à supprimer  et détruire définitivement les scènes scandaleuses de cette série

Le BNVCA réclame également à Mr Nikolaus Meyer-Landrut.,ambassadeur d’Allemagne en France afin qu’il informe son gouvernement, de notre protestation et de notre souhait qu’il prenne les mesures qui s’imposent. 

Le Président Sammy Ghozlan

Tel. 01 77 38 49 44

«La demande antisémite»

Dans les situations d’incertitude et de détresse qui ne manquent pas de provoquer la peur, voire la panique, les Juifs figurent toujours au banc des accusés, rappelle dans une carte blanche Joël Kotek

Le réflexe accusatoire antisémite a par exemple frappé le milliardaire et philanthrope George Soros.

Le réflexe accusatoire antisémite a par exemple frappé le milliardaire et philanthrope George Soros. – afp

Par Joël Kotek (professeur à l’ULB et enseignant à Sciences Po Paris) Pour Le Soir

Le besoin d’expliquer tout phénomène naturel, imprévu et inquiétant en termes de complot semble irrépressible. Ainsi, le 6 mars dernier, Fatih Erbakan, le chef du parti Refah, fils de Necmettin Erbakan, un ancien Premier ministre turc, généralement considéré comme le mentor politique du président Recep Tayyip Erdogan, n’a pas hésité à dénoncer les manigances sionistes : «  Bien que nous n’ayons pas de preuves certaines, ce virus sert les objectifs du sionisme de réduire la population et d’empêcher son augmentation, et d’importantes recherches le disent. […] Le sionisme est une bactérie vieille de cinq mille ans, cause de la souffrance des gens  ».

Bref, on n’a pas de preuve mais on a des coupables tout désignés : les juifs car le… sionisme n’a pas 5.000 ans d’âge ! Dans les situations d’incertitude et de détresse qui ne manquent pas de provoquer la peur, voire la panique, les Juifs figurent toujours au banc des accusés : «  Il y a des liens directs entre l’actuelle propagation du coronavirus et celle de l’antisémitisme  » de constater le commissaire du gouvernement allemand chargé de l’antisémitisme, Félix Klein. À chaque fois que les individus subissent une perte de contrôle – une pandémie est le prototype même de perte de contrôle – ils se rabattent sur les théories du complot qui leur donnent l’illusion de trouver un sens là où il n’y en a pas. Ce réflexe somme toute rassurant ressortit au concept de causalité diabolique élaboré par l’historien de l’antisémitisme Léon Poliakov : rien (tsunami, décès inopiné, pandémie, krach boursier) ne procèderait du hasard mais d’une entreprise criminelle, fomentée, dans le cas du Covid19, de la Chine, des États-Unis, des firmes pharmaceutiques et bien sûr des Juifs, rebaptisés sionistes ou non.

Aux États-Unis et en Hongrie, on dénonce le financier et philanthrope Georges Soros. En France, Dieudonné M’Bala Bala s’en prend aux Rothschild et à ses supposés acolytes, tous d’origine juive, entendez le trio formé par l’ancienne ministre de la santé, Agnès Buzin, son mari, le Dr Yves Lévy, et le Dr Jérôme Salomon, le directeur général de la santé française. Ce réflexe accusatoire qui présente les Juifs comme les responsables des maux du monde plonge ses racines dans un passé lointain mais toujours signifiant. Il remonte au début de l’Antiquité chrétienne où l’on vit les Pères de l’Eglise poser, très tôt, le Juif en figure du Mal à travers l’« invention » du personnage de Judas. Que de plus ingénieux, en effet, que de nommer… juif (Judas/Yehuda/Judée) le traître des Evangiles celui qui complota avec les autorités juives (Sanhédrin) à la perte de Jésus contre argent sonnant et trébuchant (30 deniers). À travers ce personnage maudit qui est présenté par Matthieu comme le trésorier du groupe, c’est évidemment l’ensemble du peuple juif qui est visé. Accusation absurde s’il en fut, si l’on songe que Jésus était tout aussi juif que Judas, tout comme d’ailleurs l’ensemble des apôtres, Simon-Pierre, Barthélemy, Thomas et bien sûr Marie-Madelaine.

Cette infox, l’une des premières de l’histoire humaine, était évidemment destinée à absoudre les autorités romaines du crime des crimes, le déicide et ce, parce que les Romains étaient destinés à devenir chrétien et donc à diriger l’Église ! L’on ne s’étonnera pas que fut, dès lors associée aux Juifs per se, l’idée de complot (cf. Les Protocoles de Sages de Sion) et d’argent mal gagné (capitalisme financier). Ainsi, lorsque la peste noire survint des steppes d’Asie, en 1347, les Juifs se retrouvèrent logiquement accusés d’en être les fauteurs. Ces assassins du Christ n’étaient-ils pas coutumiers de pratiques et crimes horribles : de la profanation des saintes hosties (cf. vitraux de la cathédrale St Gudule et Michel) aux meurtres d’enfants chrétiens ? Nous en connaissons les conséquences : des pogromes par centaines, des dizaines de milliers et ce, jusqu’en nos pays. A Tournai, en 1349 des Juifs sont brûlés vifs, les survivants expulsés de la ville. Rien qu’en Allemagne trois cents communautés sont détruites. ou expulsées. Les survivants fuiront, avec leur parler judéo-allemand, vers la Grande Pologne qui regroupera dès lors près de 80 % du total de la judaïcité mondiale.

Depuis lors, les Juifs se retrouveront assimilés aux agents infectieux (rats), puis avec le développement de la science, à la maladie elle-même (microbe, parasite, bactérie). C’est dans ce concept sanitaire qu’il faut comprendre la décision finale des nazis d‘assassiner le peuple juif dans sa totalité : on ne négocie pas avec un microbe, son élimination est un même devoir sacré. Étrangement, ce mythe du Juif empoisonneur n’est pas étranger à l’univers musulman et communiste. Des hadiths accusent une certaine Zainab Bint al-Harith, une rescapée juive du massacre de Khaybar, d’avoir causé la mort du Prophète par empoisonnement. 1300 ans plus tard, en janvier 1953, éclate en URSS le complot des blouses blanches : des médecins juifs, évidemment requalifiés de sionistes, parmi lequel figure le médecin personnel de Staline, sont accusés d’avoir assassiné deux dirigeants soviétiques et de prévoir d’assassiner d’autres dirigeants du parti.

Des accusations similaires furent portées dans les années 1980 et 1990 dans le cadre de la propagande nationaliste arabe radicale et fondamentaliste musulmane qui n’ont pas manqué d’accuser les Juifs de propager le sida ou encore le H1N1. Et lorsqu’en 2004, Yasser Arafat, le leader de l’Autorité palestinienne mourut à 75 ans dans un hôpital français, les Israéliens furent évidemment accusés de l’avoir empoisonné. D’Ankara à Téhéran, les Israéliens sont accusés d’avoir créé le nouveau virus, dans ce cas précis, en coopération avec la Chine pour éliminer leur population, ici, palestinienne, là Uigur. Les Juifs n’ont pas fini d’être désignés comme les responsables des malheurs du monde.

Le BNVCA condamne l’attentat terroriste commis à Colombes contre des policiers par un pro palestinien.

Le BNVCA condamne avec force l’attentat terroriste commis à Colombes (92), contre des policiers français selon le mode opératoire des terroristes palestiniens.

 Les faits se sont déroulés le 27 avril 2020 vers 17 h 35 dans la ville de Colombes (Hauts de Seine). Un chauffeur au volant d’une BMW lance sa voiture sur des motards de la police et des policiers municipaux dans l’exercice de leurs fonctions. Deux motards sont gravement blessés et hospitalisés. L’auteur Youssef T né à Lunévile qui a immédiatement été interpellé, a reconnu avoir commis son acte volontairement après avoir visionné une vidéo sur la Palestine.

Il déclare avoir voulu mourir en « martyr ».    

Nous rappelons que Le BNVCA n’a eu de cesse d’alerter de l’influence néfaste du “palestinisme”‘ (publications, vidéos, manifestations etc ) sur des membres d’une partie de la population française intoxiqués de surcroît par des séries télévisées diffusées soit par les chaînes TV du “Bouquet arabe satellisé”, soit via les réseaux sociaux ou encore à travers les Fake news publiées par des sites pro palestiniens et activistes du Boycott. 

 Avec ce nouveau type d’attentat nous constatons que les actes terroristes qui visaient exclusivement les citoyens juifs atteignent aujourd’hui nos forces de l’ordre, symboles de la France et de l’autorité.

 Les modes opératoires des terroristes palestiniens (voiture bélier, hache, couteau, mitraillage etc.) ont inspiré les terroristes qui ont tué en France à Paris, Toulouse, Nice, Strasbourg etc.      

  Le BNVCA solidaire de la police, souhaite un prompt rétablissement aux policiers blessés et les assure de tout son soutien.  

  Le BNVCA demande que l’enquête vérifie l’origine le contenu des vidéos en cause, et qu’elle détermine leur rôle et l’influence qu’elles ont pu exercer sur le criminel.

 Nous demandons également que tout soit mis en œuvre pour mettre un terme aux Fake news palestiniennes et anti israéliennes qui pullulent toujours impunément sur la toile ou les réseaux sociaux et restent source de violences et de haine.

Le Président Sammy Ghozlan

Le BNVCA appréhende l’influence néfaste d’une série TV égyptienne sur des téléspectateurs abonnés à la chaîne privée “ON E”.

Le BNVCA alerté par de nombreux correspondants et internautes, tous scandalisés, dénonce et condamne la diffusion sur la chaîne privée ON E en Égypte, de la série « THE END », série discriminatoire incitative à la haine anti juive.

Cette série prédit la destruction d’Israël alors que l’Égypte a signé un traité de paix avec Israël.

De Nombreuses personnes en France ont visualisé un épisode de cette série publiée sur YouTube (même si elle a été supprimée).

Nos correspondants déplorent le laxisme des autorités égyptiennes qui autorisent ce brûlot. 

Nous craignons fortement que cette série soit publiée de nouveau et que relayée sur les réseaux sociaux elle provoque une recrudescence des actes antisémites en France.

Le BNVCA a décidé de saisir l’Ambassadeur d’Égypte en France pour lui exprimer ses craintes et lui demander de faire part à son gouvernement de nos appréhensions de même que notre souhait de faire arrêter la diffusion de cette série source de haine et de violence.   

                                          

Gaza fournit à Israël des masques de protection, des gants et des blouses

La pandémie de COVID-19 a relancé l’industrie textile dans la bande de Gaza au cours de cette épidémie, les usines locales cousent des masques de protection, des gants et des blouses pour Israël et les marchés mondiaux qui connaissent une grave pénurie de ces produits.

Selon l’Azerbaïdjan, les travailleurs des usines de confection de Gaza sont payés 8 $ chacun (environ 30 shekels) pour un quart de travail complet, mais pour les résidents d’une enclave isolée, c’est mieux que rien, et les usines fonctionnent à pleine capacité.

L’une de ces sociétés a expédié un million de masques faciaux en Israël au cours des trois dernières semaines. Une autre usine opère en trois équipes et produit 150 000 masques, blouses chirurgicales et gants par jour. Les tissus et autres matériaux pour cette production sont achetés en Israël.

Il n’y a pas d’épidémie de coronavirus à Gaza. Dix-sept Palestiniens rentrant de l’étranger sont tombés malades en quarantaine et aucun autre cas n’a été identifié à ce jour.

Par Infos Israel News

Hommage à la mémoire de notre ami, notre frère Claude BAROUCH

Un ami, un militant, un entrepreneur, un mensch, un homme de valeurs et une figure majeure de la Communauté Juive française vient de décéder de cet affreux virus .

Claude Barouch était non seulement le fondateur de l’UPJF où il a porté haut les couleurs de La Défense d’Israel et de ses valeurs mais a été aussi un des plus proches amis, partenaire et acteur du BNVCA.

◦ Avec nous il a combattu cet antisémitisme nauséabond et renouvelé autour de l’antisionsime

◦ Il n’a jamais refusé une aide pour un combat judiciaire, pour aider les victimes que le BNVCA aide au quotidien depuis près de 20 ans.

◦ Sa présence et sa rigueur vont nous manquer .

◦ Nous perdons un frère d’armes et nous devrons nous montrer fier dans le futur de son combat.

◦ Merci pour tout ce que tu as fait et nous partageons notre douleur avec sa femme et ses enfants .

Les Juifs de New York

Ecrit par Jean-Pierre Allali pour L’Eclaireur

Des Juifs vivaient déjà à New York avant même que la ville porte ce nom. Et, surtout, c’est à New York que l’on rencontre la plus grande variété de Juifs, des orthodoxes aux libéraux en passant par les Budjews, des Juifs qui pratiquent le bouddhisme. Certains aiment dire que New York est la « Jérusalem du Nouveau Monde ». Vivent ici, dit Corinne Levitt, l’une des meilleures spécialistes de la question, des Américains juifs et des Juifs américains. Les premiers sont aux États-Unis depuis plusieurs générations et sont profondément américanisés. Les seconds, arrivés plus récemment, ont conservé les mœurs de leur terre d’origine. Certains sont français, d’autres viennent d’Israël (150 000 à New York !), d’Allemagne, de Pologne, de l’Empire austro-hongrois, de Russie ou d’ailleurs. Ils sont de nationalité américaine ou sur le point de l’être. Pour le sociologue Michel Maffesoli, ils font partie des « tribus urbaines ».

Vingt-trois. Ils étaient 23, les premiers Juifs à avoir mis les pieds à New York. C’était en 1654 et la ville s’appelait alors La Nouvelle-Amsterdam. Débarqués d’un navire, le « Saint-Charles », ils sont très mal accueillis par le gouverneur Peter Stuyvesant qui n’hésite pas à les qualifier de « race fourbe » et de « blasphémateurs et ennemis du Christ ». Menacés d’expulsion dès 1655, victimes de mesures vexatoires et de limitation d’activités, ces premiers Juifs vont faire le gros dos et il faudra attendre la conquête anglaise en 1664 pour qu’ils puissent se sentir un peu plus libres. Toutefois, comme la « Charter of Liberties » promulguée en 1683 n’autorisait que les Chrétiens à pratiquer leur religion en public, la première synagogue new-yorkaise, Shearit Israel, ne verra le jour qu’en 1729.

Entre 1654 et 1820, la communauté juive, certains préfèrent dire la « société juive », va se construire peu à peu. En 1820, il y a 60 000 Juifs à New York.

1822 marque un événement notable, une première : un Juif, Mordechaï Manuel Noah, membre du parti démocrate, est élu High Sheriff de New York. Il sera plus tard consul à Tunis.

Dans l’ensemble, à cette époque, les Juifs pratiquent le commerce, derrière un comptoir ou à cheval à travers les campagnes. Leur spécialité, c’est l’achat et la vente de biens en tout genre.

Entre 1870 et 1920, le nombre de Juifs va croître de manière exponentielle. Ils représentent 4% de la population en 1870 et passent à 29% cinquante ans plus tard. Le commerce n’est plus leur occupation principale, même si beaucoup se lancent dans le porte-à-porte. Les voilà qui s’impliquent dans l’industrie vestimentaire, la fabrication du verre, la confection de cigares. En 1909, la synagogue Beth Tefila est érigée. Elle sera classée monument historique en 2016.

Dans les années 1930, la moitié des médecins, des dentistes, des avocats et des instituteurs new-yorkais sont juifs. En 1930 aussi, on voit un Juif d’origine italienne, Fiorello La Guardia, être élu maire de la ville. Les Juifs s’impliquent désormais fortement en politique et dans le combat syndical. Ils sont très nombreux au sein des sections du parti socialiste à Manhattan et dans le Bronx et, à cette période, 40% des membres du Communist Party of the USA sont juifs. On parle à présent ouvertement d’un « vote juif ».

La vie juive s’organise, les synagogues se construisent et, désormais, les Juifs disposent d’un quotidien, le Forward.

D’un point de vue religieux, les Juifs de New York se répartissent entre orthodoxes (14%), réformés (34%), conservateurs et reconstructionnistes (1%). Il existe également à Harlem une congrégation de Juifs noirs, l’Ethiopian Hebrew Congregation, qui compte 2000 membres.

En 1972, pour la première fois, une femme, Sally Priesand, a été ordonnée rabbin. Le mouvement réformé s’est largement ouvert aux homosexuels et il existe en son sein des rabbins homosexuels.

Quant au hassidisme, on peut considérer que New York est la ville au monde où vivent le plus grand nombre de sectes hassidiques, formant de véritables enclaves : loubavitchs, satmars, bobovers…

Bien que les Juifs de New York se soient très tôt investis dans l’action sociale et l’aide aux défavorisés, devenant notamment les plus fervents partisans de la discrimination positive (Affirmative Action), on constate depuis quelques années un refroidissement des relations avec la communauté noire.

Enfin, dans le domaine des arts et de la culture, la contribution des Juifs de New York est exceptionnelle.

Depuis quelques années, les campagnes antisémites internationales, notamment à travers le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) organisation contre laquelle le maire de la ville, Bill De Blasio, s’est vivement opposé, finissent par avoir un certain impact sur le judaïsme américain, en particulier à New York. En 2016, les agressions antisémites se sont multipliées, en particulier à Brooklyn, où on a pu parler d’ « atmosphère d’intifada ». Cela n’a pas empêché de bonnes relations avec la communauté musulmane. En janvier 2016, un hommage a été rendu au roi Mohamed V du Maroc par les Juifs new-yorkais et, en janvier 2017, c’est un jeune musulman, Ahmed Khalifa, qui a été honoré pour avoir porté secours à une femme juive orthodoxe agressée dans le métro.

Néanmoins, malgré les aléas dus à l’évolution de la situation internationale et du conflit israélo-arabe, nul doute que les « enfants de Woody Allen » vivent heureux dans la « Goldene Medine » et que, tout compte fait, à New York, en 2020, « Jewish is beautiful ».

Coronavirus – Kersauson : «A un moment, l’envie de bouger dominera la trouille»

Confinement, vieillesse, privation de libertés, maladie… Le regard intransigeant mais plein de compassion du navigateur sur la crise que nous traversons.

Propos recueillis par Sébastien Le Fol

« Je vous parle en regardant le lagon. » Samedi 18 avril, 20 h 30 (heure de Paris), Olivier de Kersauson a une voix enjouée au téléphone. Depuis la Polynésie, il accepte de parler de la crise que nous vivons. Le confinement, ce grand marin sait ce que c’est. Il l’a vécu à bord. Lui, qui a couru les océans, jette un regard amusé et indulgent sur notre monde à l’arrêt. Il y a quelques mois, il publiait un livre de sagesse, De l’urgent, du presque rien et du rien du tout (Cherche Midi), bien utile pour affronter cette étrange traversée du Covid-19. Conversation à bâtons rompus avec un esprit libre, qui n’a jamais accepté d’être assigné à résidence.

Le Point : À quoi votre vie en confinement ressemble-t-elle ?

Olivier de Kersauson : Je ne peux plus aller à la pêche. Je fais une heure trente de sport par jour. Après ma maladie, j’avais le physique d’un type de 90 ans. Je reprends en main mon organisme. Comme les mecs prisonniers qui creusaient un tunnel pour s’évader, j’essaie de me construire un corps pour survivre.

Comment ça se passe en Polynésie ?

Dans le Pacifique, la réaction des iliens a été rapide et nette. Les habitants des Tuamotu savent qu’ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes. Comme les marins. La circulation entre les îles a été interdite sauf pour les bâteaux transportant les produits de première nécessité. Les marchandises débarquées restent plusieurs heures sur le quai avant d’être distribuées.

Lisez-vous ?

Non, je déteste l’odeur des livres ! Ça me rappelle l’école. Collégien, j’ai lu pour m’évader. Ce que l’on prend pour de la culture chez moi, ce ne sont que les restes de mon confinement obligatoire au collège ! Je n’ai plus besoin de lire, car je me suis évadé. Je suis un évadé permanent.

Que vous évoque ce monde à l’arrêt ?

Cela me rappelle le monde arrêté de l’après-guerre 39-45. Il n’y a pas trop de bruit. C’est un son de fin du monde. La nature reprend ses droits. Les animaux peuvent se parler de plus loin. Quand un cerf brame en temps normal, le son qu’il émet porte à 800 mètres. Avec la quasi-disparition des moteurs, on l’entend davantage. Ce que nous vivons m’évoque aussi mes années d’internat au collège, mes séjours au cachot. Cela m’a aidé à vivre de savoir que l’on peut être privé de liberté. Le manque change votre regard sur les choses.

Le misanthrope que vous êtes ne se réjouit-il pas de cette situation ?

Comment ne pas penser aux gens confinés dans des espaces restreints ? Pour beaucoup, c’est une vie de merde qui s’instaure. Comment ne pas penser aux gamins enfermés ? Aux gens qui savent qu’ils ne vont pas vivre éternellement et pour qui le temps presse ? Je pense aussi à la souffrance de ceux qui ne peuvent même pas dire adieu à leurs morts. À cette femme de 70 ans qui a été verbalisée parce qu’elle faisait coucou à son mari enfermé dans un Ehpad. Cette histoire me donne envie de vomir. Non, je n’arrive pas me réjouir de cette situation.

Quels conseils donneriez-vous à ces « gamins enfermés » ?

Je n’ai pas de conseils à donner. Je dirais juste à ces gamins : « C’est la première fois que la vie exige autant de vous. C’est votre honneur de vous confiner et de le faire bien. La révolte est pour les cons aujourd’hui. »

La perspective d’un confinement prolongé pour les plus de 65 ans en France a suscité beaucoup d’inquiétude et même de colère ces derniers jours. Qu’est-ce cela vous inspire ?

Le simple fait que l’on envisage de prolonger l’assignation à résidence des vieux est odieux. Si cela devait se réaliser, je descendrais dans la rue. Et je ne serais pas seul ! Les gens ont le droit de choisir la façon dont ils veulent vivre et mourir. Il y a aujourd’hui au pouvoir une génération qui ne se souvient de rien. Sa seule connaissance de la vie se borne aux couloirs des préfectures ou des ambassades. La génération que l’on veut enfermer chez elle a fait ce qu’elle a pu. On n’a pas à la traiter comme ça.

Y voyez-vous là une forme d’ingratitude ?

Non, pas de l’ingratitude. L’ingratitude est un concept. C’est plutôt de la connerie.

Je les prenais pour des cons : je n’ai pas été déçu !

Entendez-vous beaucoup de conneries depuis le début de la pandémie ?

Je suis marin, je sais vivre en autarcie. Mais, à chaque fois que j’allume la télévision, je suis frappé par tous ces tchatcheurs qui défilent sur les plateaux. Ils ne savent même pas de quoi ils parlent. Je les prenais pour des cons : je n’ai pas été déçu ! Lorsque j’étais enfant, il y avait un idiot, un innocent dans chaque village. Où sont-ils passés ? Sur les réseaux sociaux.

Cette pandémie nous prive d’une partie de nos libertés. Ne craignez-vous pas que le pouvoir politique nous dise un jour que « ces virus peuvent revenir, on va donc conserver dans le droit commun ces lois d’exception » ?

Ce coronavirus, c’est la roulette russe. Si vous sortez de chez vous, vous risquez de l’attraper. Les gens ne consentent pas à cette privation de liberté par civisme, mais par trouille. D’ailleurs, on obtient plus de choses de l’homme par la trouille. L’urgence, c’est de ne pas mourir. Au Moyen Âge, les lépreux qui entraient dans les villages faisaient sonner une crécelle pour signaler leur approche. Les choses n’ont guère changé. Le malade du coronavirus est regardé de la même manière. Pour revenir à votre question sur la liberté, cette situation n’aura qu’un temps. On l’accepte provisoirement. À un moment donné, l’envie de bouger dominera la trouille. Notre société a fabriqué des peurs. Avoir inscrit le principe de précaution dans la Constitution, c’est sanctifier la couardise. Or il n’y a pas de vie sans risques. C’est la prise de risque qui fait progresser.

Ne sommes-nous pas démunis face à l’imprévu ?

Nous faisons ce que nous pouvons. Nous sommes imparfaits biologiquement. Il nous faut donc faire preuve d’indulgence à l’égard de nous-mêmes. Il faut que nous apprenions à nous moquer de nous-mêmes. Ne soyons pas trop sévères à l’égard de nos échecs. C’est l’impuissance qui domine dans l’homme. Nous sommes gauches et incapables. Certains d’entre nous, avec du courage et de la générosité, parviennent à dépasser ce stade. Ils sont rares. Il nous faut accepter notre condition et tenter de comprendre ce qui nous arrive. Sinon, nous allons finir par nous haïr entre nous.

Après le coronavirus, la nature humaine sera plus attentive, mais elle ne changera pas.

Nous donnons l’impression de découvrir que nous sommes mortels. Que répondez-vous à ceux qui pensent que nous en faisons trop face à une pandémie qui tue, certes, mais moins que le cancer ?

Qu’une société se fixe pour ambition de protéger ses membres, je trouve cela cohérent. Que le même hélicoptère aille sauver le chômeur et le milliardaire sur une quatre-voies, c’est bien. La seule chose qui compte, c’est la vie.

Depuis le début de la crise, on entend le même refrain : « Après le coronavirus, plus rien ne sera comme avant. » Le pensez-vous ?

Pas du tout ! Après la guerre de 39, tout le monde a décidé que ce serait différent. Quand j’avais 7-8 ans, dans le train, les gens vous proposaient de partager leur repas. Ça a duré trois ans ! Après le coronavirus, la nature humaine sera plus attentive, mais elle ne changera pas.

Certaines choses vont changer, non ?

On se prépare un monde où il sera probablement plus difficile d’aller et venir. Le 11 Septembre nous a apporté le passeport biométrique. Le coronavirus exigera peut-être que chacun soit muni d’un pass santé excessivement sévère. Avant, on plaçait les navires en quarantaine. On ne l’a pas fait avec les avions. C’est pourtant avec eux que la maladie s’est répandue.

À 20 heures, les gens applaudissent le personnel médical. Que restera-t-il de ce geste ? Ne se donne-t-on pas bonne conscience ?

Je ne pense pas. Rien n’est blanc ou noir. Le coronavirus a tué aussi des soignants. Tout le monde a l’air de découvrir la qualité de notre monde médical. Durant ma maladie, je l’ai côtoyé de près. Je faisais attention à bien me tenir afin de ne pas être un boulet pour les gens qui me soignaient.

Nos dirigeants n’acceptent pas d’être haïs ; ils veulent être réélus.

Les dirigeants politiques sont ballottés entre les recommandations des scientifiques, la peur de la maladie et les nécessités économiques. Comment bien barrer par gros temps lorsqu’on exerce le pouvoir ?

Les dirigeants d’aujourd’hui sont dans la lignée de ceux qui ont conçu la ligne Maginot : nous sommes dirigés par des pleutres. Le commandement et le pouvoir exigent parfois de donner des ordres qui vous font haïr des gens à qui vous les donnez. Nos dirigeants n’acceptent pas d’être haïs ; ils veulent être réélus. Ils ne sont ni aimés ni respectés.

Quelles leçons devrions-nous tirer de cette épreuve ?

Cette crise est terrible. Mais elle peut apprendre à certaines personnes que la privation existe. Tout n’est pas donné. Tout n’est pas dû. Tout est fragile. Si on lève les yeux de sa tablette, il y a une nature extraordinaire à contempler. Et il nous faut mieux l’aimer.

LE RETOUR DES HEBREUX

Par Maitre Charles BACCOUCHE

Nations, ouvrez les yeux, peuples tendez l’oreille, vous êtes concernés.

Les Hébreux sont de retour.

Après 2000 ans d’absence, ils arpentent à nouveau la terre de leurs ancêtres, alors que leur disparition a été programmée et a été mise en œuvre tout au long de l’Histoire.

Pourtant, ils sont là, sur cette Terre, l’unique, ils n’en n’ont pas d’autre, celle que le Tout Puissant a juré aux Patriarches, de leur donner à jamais, il a réitéré ce don à Moïse et Aaron, puis l’a rappelé aux Prophètes et l’a maintenu même lorsqu’il cachait sa face aux temps ténébreux ou le juif était seul et désarmé face à ses impitoyables ennemis.

Jamais il n’a été question de promesse, cette Terre ne fut promise à personne, elle a été donnée une fois pour toute, aux hébreux et à leurs descendants. Les 2000 ans d’exil n’y ont rien changé, car ce qui vient du Ciel est indénouable. Les contestations des hommes souvent truffées d’arrières pensées, ne peuvent se mesurer aux décrets du Très Haut.

Ils surgissent du fond du temps, intacts et lumineux, longeant les plaines et les monts d’Israël, reprenant possession de leur pays avec leurs pieds, de l’Aarava au doigt de la Galilée, ils se reconnaissent les enfants du pays vers lequel D… a conduit Abraham, le pays qu’Isaac n’a jamais quitté, et que Jacob a rejoint après 20 ans d’exil, en obtenant de haute lutte le nom d’Israël, du Dieu droit et fort.

La portée de l’évènement va au-delà de la stupeur du Monde, qui observe incrédule et déçu la résurrection de la Nation juive, avec ses hommes et ses femmes parlant l’antique langue des hébreux, peuplant des villes riantes ou austères, à l’image de la diversité chatoyante de ce peuple, il faut voir ces enfants devenus de rudes et tendres soldats, surveillant les frontières, déjouant les plans de ses innombrables ennemis, il faut voir ces savants qui portent haut les progrès de la science, ses savants donnant d’Israël l’image d’une Nation avancée et inventrice dans tous les domaines, agricole, médical, scientifique, technologiques, biologique etc.….

Mais là ne s’arrête pas la surprise des peuples de la Terre, qui pressentent en la niant, une Présence infinie planant sur leurs têtes. C’est pourquoi ils devront le jour qu’on nomme benoitement le jour du Jugement, mais qui est celui de la prise de conscience de l’importance de la pérennité d’Israël, ils devront alors, s’éveiller à la révélation inimaginable de l’Histoire.

Revenant dans leurs pays, les juifs non seulement réapprennent leur identité, mais surtout annoncent de grandes choses, comme par exemple la fin de gesticulations religieuses auxquelles plus personne ne croit, ou qui sont devenues l’apanage de fanatiques assoiffés de puissance plutôt que de piété. Par leur retour, Ils démontrent, au Monde que le Très haut ne s’enferme pas dans des catégories religieuses ou philosophiques, mais que sa présence s’enracine dans la terre retrouvée de son Peuple.

Les juifs n’étaient plus qu’une petite communauté dispersés dans le vaste Monde, à cause de la volonté implacable de les détruire, qui a ravagé le cœur des Hommes pendant plus de 2000 ans.

On les a déguisés en miséreux courbés et soumis, en gueux sans espoir et sans autre avenir que celui des flammes des pogromes, des expulsions, des chambres à gaz et des fours crématoires.

Ils ont été accusés par l’Occident, d’avoir tué Dieu lui-même au nom d’une légende qui, au cours des siècles, s’exprima par des guerres fratricides et des massacres imbéciles.

Ils ont été honnis en Orient, pour avoir refusé la voie de la soumission au prophète Mohamed qui s’est dit le dernier et le vrai, ils auraient trahi selon son enseignement, les engagements d’Abraham à l’égard du Dieu unique.

Enfin, au cœur de leur exil au 20ème siècle, ce siècle de fer, de feu et de fureur, la persécution a atteint son paroxysme dans une Europe devenue folle, sous les coups de boutoirs d’un médiocre caporal allemand, qui a instauré l’assassinat organisé et industriel des juifs par balles, par le gaz, par les exécutions gratuites, par les déportations, par l’extermination des innocents le massacre des enfants dans les camps de la mort nazie,

Ils visaient les massacreurs se disant « ariens », à anéantir le peuple juif pour la plus grande gloire de leur folie barbare niant l’Homme et la Morale, au moyen des techniques modernes. Les descendants d’Amalec ont poursuivi leur entreprise meurtrière dans les camps de la mort allemande.

L’Occident à affublé le juif des tares et des vices rédhibitoires qui sont en fait, des alibis destinés à masquer ses propres turpitudes et son mal-être, il a reporté ses fureurs meurtrières sur les innocents sans défense, exilés de leur patrie depuis deux milles ans, chassés par Rome de leur terre que jamais ils n’oublièrent.

L’Occident a tenté dans les buchers d’Espagne, les pogromes slaves, de la Russie impériale, de l’URSS communiste à la Pologne, des pays baltes au Bosphore, d’éradiquer les juifs, gens pourtant pacifiques, pauvres, mais terribles, car portant la Loi morale depuis le lumineux Sinaï jusqu’aux fins fonds de la Terre.

L’Islam pas mieux intentionné, a réduit les vieilles communautés juives chassées de leur pays d’antan; à des mendiants, des dhimmis méprisés, opprimés, humiliés, pressurés par la Ouma musulmane triomphante.

Voleurs déicides, vicieux, rusés et pleutres, rebelles et traitres à leur propre Loi, les juifs méritaient bien leur destin répugnant, leur Dieu les avait chassés du pays de la promesse, en raison de leur entêtement à trahir et à violer la Loi du Ciel.

Manitou le grand, le Maitre du 20eme siècle, a répercuté cet aphorisme saisissant: «  les chrétiens nous refusent le ciel, les musulmans nous refusent la Terre, il ne nous reste que l’horizon »

Mais cet horizon même, resta de fer tant l’espérance, ultime recours, leur était interdite et leur survie condamnée. Accablés d’injures et de coups, les juifs courbaient le dos, taiseux et impassibles, ils étaient encore plus juifs que nature aux yeux des Gentils (c’est donc, qu’ils étaient foncièrement méchants)

Les belles âmes étaient obligées de reconnaitre que la persistance de ce peuple sans avenir et étriqué, prouvait définitivement son éternelle malédiction.

La preuve de leur déchéance ressortait de la vindicte des peuples qui les poursuivaient sous tous les cieux, comme des apostats sans foi ni loi, comme des rebuts de la Terre qui les vomissait, il y avait là manifestement une punition, qui échappait aux Lois de l’Histoire,   harcelant un peuple insoumis, voué à une éternelle damnation.

Puis à l’aube des temps dits modernes, une poignée de révoltés, défrichaient la Palestine, convaincus qu’ils étaient que le salut des juifs, passait par l’enracinement national dans le seul endroit du Monde qui revenait sans cesse dans leurs prières, sous le nom de « Shivat Sion »  retour à Sion et à Jérusalem, leur eternel amour.

Les sionistes, socialistes agnostiques, se moquant du jeu des Puissances qui se déchiraient l’agonisant Empire ottoman, construisaient en Palestine mandataire et même avant, sous la férule du grand Turc, les structures de l’Etat juif en Palestine passant sous le contrôle de la Grande Bretagne avec le grand moyen Orient alors que la France étendait son mandat sur le Liban et la Syrie.

Dans cette région désolée, les pionniers juifs ensemençaient les terres stériles, sous le regard goguenard et haineux des nomades arabes, qui eux savaient qu’il n’y avait rien à tirer de ces sols sauvages. (Romantisme du Bédouin fier et pauvre qui a tellement séduit les occidentaux)

Cette folle entreprise ne pouvait apparemment pas, entraver la marche du Monde et de la guerre terrible qui annonçait la dévastation que les légions d’Hitler et ses complices s’apprêtaient à infliger au Monde, et leur volonté d’éradiquer le peuple juif de la surface de la Terre.

Mettant toutes les forces vives de la nation la plus puissante, la plus industrialisée, la plus cultivée, la plus brutale aussi, tapie au cœur de l’Europe, l’Allemagne s’est ruée sur l’Europe et a massacré les anciennes Communautés juives de Pologne de Russie et d’Ukraine, de tout les territoires conquis par son armée.

Amalec l’emportait sur tous les fronts, des millions de juifs désarmés, furent exterminés, l’Europe centrale et orientale se réveilla orpheline des grandes communautés juives qui en formaient le cœur vibrant.

L’Europe toute entière mourut de la mort juive.

Mais du fond de leurs tombeaux, c’est-à-dire du fond de leur mémoire et en mémoire des martyrs, les restes de Jacob, les surgeons d’Israël réveillèrent l’antique Espérance.

Les Nations, toutes ces Nations qui avaient abandonné les juifs à la barbarie allemande, s’aperçurent qu’au fond de la méditerranée, entre la mer et le Jourdain, une grande voix murmurante (Kol dmama daka) annonçait le retour des hébreux au pays de leurs pères.

Cette voix de plus en plus audible disait que le malheur juif peut être surmonté, que le Dieu d’Israël les attendait là-bas, pour que leurs mains et leurs âmes rallient leurs frères et avec eux, assèchent les marais du Houlé, fassent lever le blé de la Galilée, plantent des arbres sur les monts de Judée, cueillent les fruits des vergers du Sharon, et fassent refleurir le Néguev,

Tout cela et en combattant et en repoussant les ravageurs et pilleurs arabes, les impérieux Anglais et pour célébrer ensemble, la renaissance d’Israël.

Cependant, les Etats arabes prirent la relève y compris ceux  nés de la baguette magique britannique. Du golfe persique aux cotes du Liban, sourds à cette grande aventure, ils décidèrent d’étouffer  ce nouveau-né dans son berceau et lancèrent une guerre  de destruction totale du jeune et fragile Etat à peine proclamé, une insulte à la fierté arabe disaient ils

(Pourquoi la fierté arabe aurait-elle été atteinte? Personne ne le sait)

C’est alors que le monde stupéfait et incrédule vit à la place de dos courbés en guenilles, des soldats juifs en uniformes, armés (hamouchim) comme les hébreux sortant d’Egypte, en ordre de bataille, alliant la force et la ruse et battant toutes ces Nations coalisées, puis encore une fois, puis encore et encore.

Tout en combattant, ils régénèrent leur Terre ancestrale, eux les fils revenus des enfers de l’exil et par delà les siècles, fidèles à leur Histoire et à la vielle alliance (la Brit) qui leur a donné, pas promis, cette Terre tant que les Cieux seront tendus sur le Monde, pour l’Eternité « Lanetsar»

Ils n’ont en réalité, jamais été totalement absents du pays les juifs puisque que le vieux yshouv perpétuait silencieusement, la présence de Jacob dans son pays oublié de tous.

Cependant un évènement massif s’est produit à l’orée de la modernité, et se perpétue en Orient : En masse ou individuellement, parfois de gré et parfois de force, au long des années, les juifs reviennent et se transforment en Hébreux.

Nous ne percevons pas encore nettement que l’Histoire dite dans la Bible  répercute ses échos de nos jours, la sortie de l’Exil est une sortie d’Egypte moderne, avec ses mêmes dangers et ses mêmes aléas que lors de la conquête de Canaan.

Regardez comme ils sont calmes et puissants dans leurs habits de guerre, les soldats d’Israël, Judas revient et la royauté d’Israël revient avec lui.

Il règne à nouveau, le quatrième fils de Jacob sur le pays que l’Eternel a donné à sa descendance pour l’Eternité des hommes.

Animé de forces nouvelles, Judas à nouveau, ressort le sceptre royal comme aux temps anciens, mieux que dans les temps anciens, sur les monts de Judée, dans la plaine du Sharon, sur les vallons de Galilée, dans l’Aarava, au Néguev sur les Terres de Dan et d’Ephraïm.

De Métoula à Eilath, Israël est de retour.

Jacob laisse son ombre aux frontières de l’exil, il a retrouvé son nom Israël, gagné de haute lutte dans son combat avec l’ange, il reprend le pays ou coulent le lait et le miel.

L’évènement est tellement massif qu’il suscite à la fois, stupéfaction et dénégation.

Il n’est censément pas possible qu’un tout petit peuple massacré, humilié, haï, méprisé balloté d’un pays à l’autre au gré des Princes, pendant deux mille ans, que ce peuple opprimé, haï, accusé de toutes les turpitudes et des péchés des hommes, moqué pour ses apparences chétives et ses pauvres vêtements, que ce peuple tout petit, rétablisse sa souveraineté sur des terres abandonnées et subitement proclamées saintes par des Etats et des religions jusqu’alors indifférentes, pour le priver de ses droits immémoriaux.

Pourtant, elles ne savent pas encore, mais elles commencent à l’apprendre, les Nations, que les Hébreux, ceux qui passent, (c’est le sens hébraïque de leur nom) foulent la terre d’Israël et que devant eux, marche le Maitre du Monde, son Rocher, le Saint d’Israël, le Tout Puissant, qui sanctionne sous un Nom et récompense sous son autre Nom.

Devant Israël s’avance la colonne de feu la nuit et la colonne de nuées le jour, le Tout Puissant se souvient de son alliance et lui sert de guide, qui pourrait le contrarier ?

Qui peut résister à la puissance de «  Sa main forte et de son bras tendu » ?

Rappelons cet engagement divin, cette parole du Très Haut à Jérémie qui, du fond de sa détresse, rapportait la Parole divine à Israël:

Je me souviens de toi, de la grâce de ta jeunesse, de l’amour de tes fiançailles, lorsque tu me suivais amoureuse dans le désert, une terre non ensemencée.

Le parcours effroyable et meurtrier de l’assaillant de Romans-sur-Isère

INFO LE FIGARO – Un homme a tué deux personnes et en a blessé quatre autres lors d’une attaque au couteau perpétrée ce samedi matin dans le centre de Romans-sur-Isère. Une attaque qualifiée de «parcours terroriste» par le ministre de l’Intérieur.

Par Jean ChichizolaJean-Marc Leclerc et Christophe Cornevin

Samedi, le terrorisme islamiste a frappé la France pour la deuxième fois depuis le début de l’année. En début de soirée, le parquet national antiterroriste s’est saisi de l’attaque au couteau qui a fait deux morts et cinq blessés plus tôt dans la matinée à Romans-sur-Isère (Drôme). Une enquête, confiée à la Sous-Direction antiterroriste de la PJ, à la Direction centrale de la police judiciaire et à la Direction générale de la sécurité intérieure, a été ouverte pour assassinats et tentatives d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Tout a commencé samedi, à 10h50 avec plusieurs appels qui arrivent au 17 (police secours). Un réfugié soudanais de 33 ans, Abdallah A. O., résidant dans la ville, vient de se lancer dans un parcours meurtrier rue Ernest Gally, non loin de son domicile. Il s’en est pris tout d’abord à un bureau de tabac où, armé d’un couteau à cran d’arrêt, il a blessé le couple de buralistes, âgés de 65 et 49 ans. Pris à partie, il a alors lâché son arme et s’est rendu dans une boucherie où il s’est saisi d’un couteau et a blessé mortellement un client, âgé de 55 ans. Le périple sanglant s’est poursuivi devant une supérette où un passant de 59 ans a été blessé. L’agresseur a ensuite tué un habitant de 44 ans qui ouvrait ses volets et blessé deux personnes, un homme âgé de 63 ans et une femme âgée de 38 ans. De source proche du dossier, on précise que des témoins auraient entendu l’assaillant crier «Allah Akbar». Vers 11 heures, Abdallah A. O. se met à genoux à la vue de plusieurs équipages de de la brigade de sûreté urbaine de Romans-sur-Isère. Sans opposer la moindre résistance, il récite quelques incantations en langue arabe semblant faire référence, selon des témoins, au « dieu Allah ». dans l’attente de son interpellation. Et il lâche alors le couteau de boucher qu’il avait conservé. De source proche de l’enquête, il a sur lui un titre de séjour en bonne et due forme délivré en janvier 2017, pour une validité d’au moins cinq ans.Attaque à Romans-sur-Isère: «Il a pris un couteau de boucherie et a poignardé un client»Après une attaque au couteau faisant deux morts et quatre blessés à Romans-sur-Isère (Drôme) le 4 avril, le gérant d’une boucherie dans laquelle s’est rendu l’assaillant raconte.

Toujours selon nos informations, Abdallah A.O., qui dit être né un 1er janvier, bénéficie en outre du statut de réfugié. Selon plusieurs sources concordantes, à la demande de la direction du renseignement de la préfecture de police de Paris, un « criblage » avait été réalisé à son arrivée en région parisienne en 2016. Il a permis d’établir qu’il était inconnu des services antiterroristes mais aussi des fichiers de droits commun. L’homme ne présenterait en outre aucun antécédent psychiatrique. Lors de la perquisition menée à son domicile, dont l’adresse figurait sur son titre de séjour, son colocataire, âgé de 28 ans et de nationalité soudanaise, a été interpellé et placé également en garde à vue.

Le parquet national antiterroriste a précisé qu’il se saisissait car « les premières investigations ont mis en évidence un parcours meurtrier déterminé de nature à troubler gravement l’ordre public par l’intimidation ou la terreur ». « En outre, ajoute le parquet, lors de la perquisition réalisée à son domicile, ont été retrouvés des documents manuscrits à connotation religieuse dans lesquels l’auteur des lignes se plaint notamment de vivre dans un pays de mécréants. »

Pour l’heure, le périple meurtrier d’Abdallah A. O. ressemble furieusement à celui du terroriste islamistequi, le 3 janvier dernier à Villejuif (Val-de-Marne), a fait un mort et deux blessés.

Journaliste syrien sur l’accord de supervision iranienne en Syrie : que peut offrir aux Syriens un régime qui ne croit ni à l’art, ni la musique, ni au droit des femmes d’assister à un match ?

Abd Al-Razzak Diab (Source : Horrya.net, 29 mars 2017)

Le 23 janvier 2020, la Syrie et l’Iran signaient un protocole d’accord relatif à l’éducation mentionnant, entre autres, l’engagement iranien à rénover 250 écoles en Syrie, à aider à la formation du personnel éducatif, à évaluer les programmes scolaires syriens et à soutenir la formation professionnelle dans le pays. [1] 

Suite à sa signature, le journaliste syrien Abd Al-Razzaq Diab avertissait, dans un article mis en ligne sur un site web de l’opposition, que ce protocole permettrait aux Iraniens d’injecter leurs « drogues communautaires » dans les esprits des Syriens et de propager la philosophie iranienne, qui prône « le meurtre, la mort et les armes ».

Selon lui, les Syriens ne devraient pas être surpris si les cours de mécanique et d’électricité se trouvaient remplacés par des cours de fabrication d’explosifs, et les cours de tissage et de broderie pour femmes par des cours de fabrication de gilets explosifs.

Notons que, tout au long de la guerre en Syrie, les opposants ont alerté sur la propagation de l’idéologie iranienne et chiite dans le pays [2].  Extraits : [3]

Le ministère de l’Education du gouvernement du régime [syrien] a signé il y a quelques jours un protocole avec son homologue iranien, autorisant ce dernier à superviser la révision des programmes scolaires [syriens], à imprimer [les manuels syriens] en Iran et à rénover 250 écoles, [protocole qui mentionne] en outre la participation iranienne à la formation et à l’instruction [des enseignants], à [la gestion] et à la correction des examens, ainsi qu’au soutien à l’enseignement professionnel.

Cela signifie que le régime [syrien] remet aux Iraniens, non seulement les clés de l’économie syrienne, mais aussi les clés des cerveaux des Syriens, afin de les endommager, leur injecter leurs ridicules drogues communautaires et créer de nouvelles générations qui croient au Gouvernement du docte [chiite] et au Corps des Gardiens de la Révolution islamique qui prône la résistance et la loyauté envers la Sainte République islamique [d’Iran].

Sous le patronage iranien, nos enfants apprendront à scander « Mort à l’Amérique et à Israël » et à fréquenter les Husseiniyyas [centres religieux chiites] pour pleurer les délaissés et les tués de la bataille de Karbala. Ils prépareront la vengeance contre les descendants des criminels qui ont porté la tête de [ibn Ali] Hussein à Yazid ibn Muawiyah [5] et chaque matin, ils chanteront le sempiternel hymne khomeyniste de la révolution [iranienne], au lieu de l’hymne national [syrien]…

Que peut offrir aux Syriens le ministère de l’Education iranien, produit d’un régime qui ne croit pas au rôle de l’art, de la musique, du cinéma et du théâtre, ni même au droit d’une femme à assister à un match de football ou de choisir ses vêtements ou son style ? C’est un régime qui ne déclare [son engagement qu’envers] l’industrie des milices portant les noms des opprimés et des piétinés et des porte-drapeaux de la vengeance et du meurtre.

Le protocole [signé par la Syrie et l’Iran] évoque en outre l’implication de l’Iran dans l’enseignement professionnel. Il est donc tout à fait possible que nous ayons bientôt des cours de formation à la fabrication de bombes et d’explosifs au lieu de cours de mécanique et d’électricité, ainsi que [des cours de] fabrication de gilets explosifs au lieu de cours de tissage et de broderie pour filles et femmes… Et le chiisme fera partie du programme d’études, inscrit dans les contrats officiels, sans que [les Syriens ne reçoivent] quoi que ce soit en retour.

Les dirigeants tyranniques nous ont apporté non seulement des occupants, mais leurs modes de pensée et leurs méthodes opératoires, si bien que la catastrophe sera totale et insurmontable… Maintenant que les ressources du pays – phosphate, gaz naturel et bases militaires – ont été livrées [aux occupants], ils fabriquent des humains qui défendront cette spoliation en utilisant le pouvoir de la pensée, et produisent une nouvelle génération qui  considérera ces occupants comme des partenaires…

[Certes,] les Français ont [aussi] occupé la Syrie, mais ils ont établi le plan de l’infrastructure de Damas, construit des écoles progressistes et établi l’État syrien moderne. Les dirigeants nationaux et les intellectuels de cette époque ont reçu [des Français] l’expérience du gouvernement et du parlement, et [les Français] ont également contribué à la création des banques syriennes et de leur administration. Mon intention ici n’est pas d’honorer le colonialisme, comme certains aiment croire, mais plutôt de comparer un colonialisme doté d’un héritage culturel et humaniste à un occupant qui ne possède rien d’autre qu’une philosophie de meurtre, de mort et d’armes.

Covid-19 : le retour du « Juif empoisonneur »

Sur les télévisions d’État comme sur le « dark web », les islamistes et les suprémacistes blancs accusent les Juifs d’être derrière l’épidémie de Covid-19, à grand renfort de théories du complot. Chercheur au Center for Cyber Law and Policy (CCLP) de l’université de Haïfa (Israël), Lev Topor estime qu’« aucun virus n’a montré une plus grande capacité d’adaptation que l’antisémitisme ».

Le Covid-19 (acronyme anglais de « Coronavirus Disease 2019 ») a fait son apparition dans la métropole chinoise de Wuhan. Le CDC (l’agence fédérale américaine de contrôle et de prévention des épidémies), l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et les chercheurs du monde entier associent les premiers cas de contamination à l’activité d’un marché situé dans cette ville et qui abritait un commerce d’animaux sauvages. Le virus y est très vraisemblablement apparu en novembre 2019, les autorités chinoises ne confirmant cependant les premiers cas chez l’homme qu’en décembre.

Les coronavirus sont des virus qui infectent la faune sauvage. Sept d’entre eux, dont le Covid-19, ont « fait le saut » zoonotique de l’animal à l’homme. Les cas précédents furent, en 2002, le SRAS (« Syndrome respiratoire aigu sévère ») transmis à l’homme par la chauve-souris et, en 2012, le MERS (« Syndrome respiratoire du Moyen-Orient ») transmis à l’homme par le dromadaire. Selon les experts, les marchés du type de celui de Wuhan posent un grave problème sanitaire car la consommation d’animaux sauvages est très difficile à contrôler.

Malgré ces faits clairement établis, certains n’hésitent pas à associer le virus aux Juifs et à l’État d’Israël. Pour certains responsables politiques et hauts fonctionnaires turcs et iraniens, les États-Unis et Israël auraient propagé le virus à des fins stratégiques tandis que des djihadistes accusent les Juifs de complot contre l’islam. Enfin, pour les suprémacistes blancs américains, les Juifs chercheraient avec ce virus à accroître leurs profits et renforcer leur domination sur le monde. Dans certains médias gouvernementaux, sur Internet et sur le « dark web », le conspirationnisme antisémite s’est propagé plus vite encore que la pandémie [1].

Il convient d’accorder à ces faits la plus grande attention, car ces théories du complot risquent toujours de déboucher sur des passages à l’acte violent [2]. En outre, sur le plan du droit international, la diffusion de fausses informations n’est pas illégale d’après le Manuel de Tallinn relatif au droit applicable en matière de cyberguerre. C’est pourquoi les pays qui entendent contrecarrer la diffusion des théories du complot se heurtent à tant de difficultés juridiques [3]. D’autant que ces mensonges se trouvent repris à leur compte par les utilisateurs des réseaux sociaux qui se défient des médias professionnels classiques et des informations officielles émanant des autorités [4]. Toutes ces tendances concourent à ce que l’antisémitisme s’ancre de manière toujours plus profonde au sein de groupes sociaux marginaux [5].

Tout au long de l’histoire, on a fait des Juifs des boucs émissaires accusés d’être la cause de tous les problèmes, d’être des fléaux eux-mêmes quand on ne les accusait pas carrément d’empoisonner ou de se livrer à des sacrifices rituels de non-Juifs. Aux IVe et Ve siècles, les Grecs n’avaient pas de mots assez durs pour stigmatiser les Juifs. Les empereurs byzantins Théodose II ou Justinien les qualifiaient de « perversité, contagion, pollution, peste, contamination » [6]. Lorsqu’au Moyen Âge l’Europe fut la proie de la terrible Peste noire (1347-61), on accusa les Juifs « d’empoisonner les puits » [7]. Quant aux nazis, ils voyaient les Juifs comme une menace biologique [8]. Plus tard, des responsables politiques arabes ont accusé Israël et les Juifs d’avoir inoculé le sida à certains de leurs leaders [9]. Des organisations terroristes, comme le Hamas, ont propagé la fable selon laquelle les sionistes utilisaient des femmes infectées par le VIH pour contaminer et éliminer des leader arabes. Aujourd’hui, des islamistes et des suprémacistes blancs associent le Covid-19 aux Juifs, quoique, typiquement, ils utilisent le vocable plus acceptable de « sionistes » en lieu et place de « Juifs ».

La construction d’une pandémie « juive »

  • Les islamistes

Les islamistes prétendent que le Covid-19 est le résultat d’une conspiration sioniste ou américano-israélienne. Al Masdar, un site d’actualités algérien, a récemment publié un article intitulé « Une organisation sioniste derrière le coronavirus, et [Israël] prétend avoir trouvé le vaccin ». En Iran, le professeur Ali Karami de l’Université Baqiyatallah, principale institution médicale du Corps des Gardiens de la révolution islamique, a déclaré sur la chaîne de télévision nationale que le Covid-19 était une « arme biologique ethnique » conçue par « les Américains et le régime sioniste » pour détruire l’ADN iranien. Il a ajouté que seule cette conspiration sioniste expliquait le nombre élevé de morts en Iran. Quand on lui a fait valoir que l’Italie enregistrait également un grand nombre de victimes, il a rétorqué : « Le génome des Italiens est très semblable à celui des Iraniens. »

Le journaliste turc Abdullah Bozkurt accuse les Juifs et les sionistes d’avoir créé le coronavirus et d’autres maladies (capture d’écran Twitter, 11 mars 2020).

En mars 2020, des ténors de la scène politique turque ont accusé Israël de chercher à faire délibérément décroître leur population nationale. Ainsi, Fatih Erbakan, chef du Yeniden Refah Partisi [le « Nouveau Parti de la Prospérité », islamiste – ndlr] a déclaré : « Ce virus sert les objectifs sionistes de diminuer le nombre des gens. » Il a continué avec une citation de son père, Necmettin Erbakanpoliticien islamiste et ancien Premier ministre (1996-1997) : « Le sionisme est une bactérie vieille de cinq mille ans qui n’a causé que souffrances. » Un invité des plateaux turcs, Abdullah Bozkurt, est allé jusqu’à affirmer : « Les Juifs, les sionistes ont organisé et fabriqué le coronavirus comme arme biologique, tout comme la grippe aviaire et la fièvre hémorragique de Crimée-Congo (FHCC). Ils veulent redessiner le monde, s’emparer des pays, stériliser la population mondiale. »

  • Les suprémacistes blancs

Le site néo-nazi Daily Stormer a commencé à relayer des théories du complot à caractère antisémite sur l’épidémie rapidement après son apparition. Son animateur, Andrew Anglin, a ainsi écrit le 26 mars 2020 : « Le coronavirus est officiellement devenu un bobard du même niveau que l’Holocauste et le réchauffement climatique. »

Les théories conspirationnistes prolifèrent de façon particulièrement imaginative sur le « dark web » où l’on peut par exemple trouver un document intitulé « Les Illuminati et le Council on Foreign Relations, la conspiration du Gouvernement mondial et les Protocoles des Sages de Sion ». Ainsi, les réseaux suprémacistes blancs accusent les Juifs de causer le chaos mondial, les famines et tous les fléaux possibles. Ce sont ces sources qui légitiment et promeuvent les théories du complot qui prolifèrent autour du nouveau virus.

Certains suprémacistes blancs encouragent leurs membres, s’ils sont porteurs, à transmettre le Covid-19 aux policiers et aux Juifs. Un internaute du « dark web » est même allé jusqu’à prier : « S’il vous plaît, mon Dieu, faites que cela frappe l’Europe aussi fort que possible, et foute en l’air tout ce putain de (((système))) là-bas. »

Pour beaucoup de suprémacistes, « le système » est juif, et il est responsable de la pandémie. En janvier 2020Paul Nehlen, suprémaciste blanc et ancien candidat à la députation dans le Wisconsin, déclarait qu’Israël avait « lancé une arme biologique [contre la Chine] pour vous signifier qu’ils vous contrôlent aussi ». Et il a demandé : « Vous allez laisser ces Juifs jaloux et vindicatifs s’en tirer comme ça ? » David Clarke Jr, shérif du comté de Milwaukee de 2002 à 2017, a accusé George Soros de tirer les ficelles de la pandémie. Fin mars 2020, les juifs orthodoxes de New York ont aussi été accusés de répandre le virusTruth3, un abonné du site conspirationniste The Unz Review, a posté ce commentaire : « Le coronavirus SRAS et Ebola étaient des armes biologiques du Pentagone conçues et mises en œuvre par les sionistes qui contrôlent le gouvernement ».

Tout au long de l’histoire, durant des périodes et sur des zones immenses, les antisémites ont réussi à mettre sur le dos des Juifs leurs problèmes politiques et sociaux, les associant aux guerres, aux crises économiques, aux épidémies et aux crimes, utilisant des discours de toute nature, de gauche ou de droite, à caractère religieux ou pas. Aujourd’hui, les stéréotypes antisémites traditionnels sont réactualisés par les islamistes et les suprémacistes blancs qui reprochent aux Juifs d’être derrière le nouveau coronavirus. Aucun virus n’a montré une plus grande capacité d’adaptation que l’antisémitisme. Il nous incombe de forger notre immunité de groupe contre chacune de ses résurgences.

Notes :
[1] Les comptes antisémites ont souvent recours aux triples parenthèses, nommées (((échos))). Cette trouvaille typographique de l’Alt-Right a été lancée comme tentative d’identifier et de marquer les utilisateurs réellement ou supposés être juifs de Twitter, afin que les antisémites puissent ensuite les attaquer en ligne. Les antiracistes ont parfois adopté ces parenthèses dans un esprit ironique d’auto-affirmation (comme l’ont fait les gays et les lesbiennes en s’appropriant le terme « queer ».)
[2] Topor, 2019.
[3] Schmitt, pp. 160-175, 2017.
[4] Topor & Shuker, 2019 ; Flanagin & Metzger, 2000.
[5] Topor, 2019.
[6] Linder, pp. 150-51, 2008.
[7] Cohn Jr., 2007.
[8] Cf. Dundes, 1984 ; Wistrich, 2013.
[9] Laqueur, pp. 60-62, 2006.

Bibliographie :

  • Cohn Jr, Samuel K, “The Black Death and the Burning of Jews,’ Past and Present, 196, 1: 3-36, 2007.
  • Dundes, Alan, Life is Like a Chicken Coop Ladder: A Portrait of German Culture Through Folklore, New York: Columbia University Press, 1984.
  • Flanagin, Andrew J. & Miriam J. Metzger, ‘Perceptions of Internet Information Credibility,’ Journalism & Mass Communication Quarterly 77, 3: 515-540, 2000.
  • Laqueur, Walter, The Changing Face of anti-Semitism: From Ancient Times to the Present Day, Oxford University Press, 2006.
  • Linder, Amnon, ‘The Legal Status of Jews in the Roman Empire,’ in Katz, Steven T. (ed), Judaism, Volume 4, Cambridge University Press, pp. 128-73, 2008.
  • Schmitt, Michael N. (ed), Tallinn Manual 2.0 on the International Law Applicable to Cyber Warfare, Cambridge University Press, 2017.
  • Topor, Lev, ‘Dark Hatred: Antisemitism on the Dark Web,’ Journal of Contemporary Antisemitism 2, 2: 25-42, 2019.
  • Topor, Lev & Pnina, Shuker, Cyber Influence Campaigns in the Dark Web. Cyber, Intelligence, and Security, 3,2: 63-79, 2019.
  • Wistrich, Robert S. (ed), Demonizing the Other: Antisemitism, Racism and Xenophobia, Routledge, 2013.

🕯️ À LA MÉMOIRE DE NOTRE CHÈRE MAMAN ET MAMIE *SARAH* *HALIMI* Zal 🕯️

Chers amis/es,

Cela fait déjà trois ans que notre chère et regrettée maman et mamie, nous a quitté de manière si tragique, assassinée parce que juive….

Aujourd’hui, (à partir de ce soir après la tombée de la nuit et ce jusqu’à demain soir au coucher du soleil) le 8 Nissan c’est la date anniversaire de son décès. 

Le confinement nous empêchant de pouvoir se réunir pour un office, on vous demande 🙏🙏🙏que chacun honore sa mémoire en allumant une bougie, en étudiant la Torah, en faisant des bénédictions, en disant un tehilim ou peut être même de prendre sur soi quelque chose de petit pour ces 24h leilouy nichmata.

Svp essayez chacun de faire un effort car malheureusement on n’a pas la possibilité de le faire tous ensemble, réunis mais même chacun chez soi pourra bhm élever son âme et en espérant que chaque action aidera à la guérison des malades et à sortir le monde de cette pandémie.

Puisse Hachem écouter nos prières et nous délivrer de ce fléau à la faveur du mois de Nissan, mois de la gueoula.

Leilouy nichmat 
Sarah bat Maroma

Merci d’avance .

Familles Halimi et Attal.

le BNVCA condamne la vidéo antisémite et complotiste diffusée sur la toile par le délinquant antifuif récidiviste Alain Soral. Le BNVCA dépose une nouvelle plainte contre SORAL.

Communiqué de Presse

Le BNVCA dénonce et condamne le délinquant antisémite récidiviste Alain Soral, qui diffuse sur le net une vidéo manifestement antijuive dans laquelle il développe ce qu’il affirme être un complot juif contre la France et les français.

Pour faire le rapport avec la situation sanitaire que traverse la France, Soral intitule sa pourriture “Couillonavirus, Communauté organisée qui tient la France”.

Le BNVCA souligne qu’un pourcentage important des citoyens juifs sont contaminés à Marseille Strasbourg, Paris, etc. 

Alors que de nombreux citoyens juifs se débattent contre la maladie, dans son discours obscène, Soral persiste à penser que les juifs détiennent en France “le spectacle, la politique, la médecine, l’économie”.

Pour appuyer sa démonstration complotiste, il cite les noms de, Bauer, Lévy, Buzyn, Hirsch, Guedj, Solomon, Jacob, qu’il qualifie de “Liste de Schindler”.     

De la sorte il les livre en pâture aux antisémites.

« On a le gang qui a en charge la médecine d’État: Buzyn, Lévy, Bauer, Hirsch, Jacob, Guedj, Salomon… C’est la liste de Schindler ».  

Dans son discours antijuif, reprenant les vieux poncifs néo nazis, il prétend que les juifs : “veulent faire du pognon sur le dos des français, affaiblir le peuple français par le nombre de morts “.

Soral le délinquant antijuif récidiviste a déjà fait l’objet de plusieurs plaintes du BNVCA.

Il a plusieurs fois été condamné par les tribunaux, y compris à des peines de prison ferme mais qu’il n’a jamais effectuées. 

Nous considérons que si notre Gouvernement veut véritablement lutter contre l’antisémitisme, il se doit d’obtenir de la Justice de ce pays qu’elle fasse exécuter les décisions des tribunaux et mette Soral hors d’état de nuire, en le jetant en prison sans délai, en l’empêchant de diffuser ses insanités antijuives sur la toile.

Le BNVCA a décidé de saisir à cet effet le Procureur de la République, la Ministre de la Justice et le Premier Ministre.

Le BNVCA a chargé son conseil maître Baccouche de déposer une nouvelle plainte contre Soral. 

Le Président: Sammy GHOZLAN 01 77 38 49 44

Médecins arabes et juifs oeuvrent côte à côte

En Israël, médecins juifs et arabes s’entraident pour combattre l’épidémie de coronavirus et faire taire aussi les propagateurs de la «haine».

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Près de Tel-Aviv, l’hôpital Sheba est classé parmi les meilleurs au monde et ses responsables affirment que c’est grâce au travail qu’effectuent les soignants arabes et juifs. (Photo: AFP)on off i

«Il n’y a pas de différence entre nous». En Israël, médecins juifs et arabes oeuvrent ensemble, côte à côte, en première ligne pour combattre l’épidémie de coronavirus et faire taire aussi les propagateurs de la «haine». Près de Tel-Aviv, l’hôpital Sheba est classé parmi les meilleurs au monde et ses responsables affirment que c’est grâce au travail qu’effectuent les soignants arabes et juifs, dans une société pourtant marquée par les divisions.Deux infirmiers à Beersheba faisant la prière devant leur ambulance: l’un, juif, tourné vers Jérusalem, l’autre, musulman, agenouillé sur un tapis de prière en direction de La Mecque. (photo: AFP/-)

«Nous travaillons ensemble avec l’équipe médicale arabe et pas seulement au temps du coronavirus», rapporte Rafi Walden, directeur adjoint émérite de l’établissement. «Sans (les médecins arabes), le système de santé israélien s’effondrerait», affirme-t-il à l’AFP, estimant qu’il n’y a aucune différence entre eux et les soignants juifs.

Une photo virale

Les Arabes israéliens, descendants des Palestiniens restés sur leurs terres après la création d’Israël en 1948 qui représentent environ 20% de la population israélienne, se disent régulièrement victimes de discrimination sociale et dénoncent la loi de l’Etat-nation qui consacre le caractère juif d’Israël.

Mais ironie du sort au temps du coronavirus, une photo de deux infirmiers faisant la prière devant leur ambulance est devenue virale: l’un, juif, prie tourné vers Jérusalem, l’autre, musulman, agenouillé sur un tapis de prière en direction de La Mecque.

L’app vidéo Zoom, un bon mouchard pour Facebook

Le service de vidéoconférence envoie des données de ses utilisateurs à la firme de Mark Zuckerberg, même en l’absence d’un compte sur le réseau social.o

L’adoption de Zoom s’est répandue au fil des mesures de confinement imposées dans les pays touchés par le Covid-19. Gratuite dans sa version de base, l’app de visiophonie est devenue la chouchou des travailleurs à distance. On l’utilise pour discuter avec des membres de la famille, des amis, des collègues, des camarades de classe, des profs ou encore des clients. Même des pompes funèbres y ont recours à l’exemple de «Himmelblau», qui diffuse en Autriche les funérailles. 

Zoom a su se rendre populaire grâce aux recommandations de ses utilisateurs et des touches originales comme l’option de télécharger une photo ou une vidéo pour créer un arrière-plan virtuel, repris récemment par Microsoft dans son outil de communication professionnel Teams.

Transparence lacunaire

Mais la transparence de Zoom sur la gestion des données fait débat. On reproche à la start-up californienne de passer sous silence ses liens avec Facebook. L’application iOS de Zoom pour l’iPhone envoie en effet des données d’analyse à la firme de Mark Zuckerberg, même si les utilisateurs de Zoom n’ont pas de compte Facebook, a révélé Motherboard (Vice Media). Will Strafach, un chercheur d’iOS et fondateur de l’application Guardian, spécialisée sur la protection de la vie privée, a confirmé les conclusions.

Ce type de transfert est cependant courant pour les applications comme Zoom qui utilisent le kit de développement logiciel de Facebook pour implémenter plus facilement leurs fonctionnalités. Mais selon les défenseurs de la protection des données, cela ne dispense pas pour autant Zoom d’en faire explicitement mention pour que les utilisateurs en soient conscients au moment de choisir s’ils veulent utiliser ou non le service. «C’est choquant. Il n’y a rien dans la politique de confidentialité qui traite de cela», s’est offusqué sur Twitter Pat Walshe, un activiste de Privacy Matters qui a analysé la politique de confidentialité de Zoom.

Confidentialité douteuse

L’application Zoom informe notamment Facebook lorsque l’utilisateur ouvre l’application, fournit des détails sur l’appareil de l’utilisateur tels que le modèle, le fuseau horaire et la ville à partir de laquelle il se connecte, l’opérateur téléphonique qu’il utilise, et un identifiant publicitaire unique créé par l’appareil de l’utilisateur que des entreprises peuvent ensuite cibler pour des messages publicitaires. Il n’y a par contre aucune preuve directe de partage de données sensibles dans les versions actuelles, selon les analyses.

De son côté, Facebook dit exiger explicitement des développeurs qu’ils soient transparents avec les utilisateurs sur les données que leurs applications lui envoient 

La politique de confidentialité de Zoom indique que «nos fournisseurs de services tiers et nos partenaires publicitaires (par exemple, Google Ads et Google Analytics) collectent automatiquement certaines informations vous concernant lorsque vous utilisez nos produits», mais ne lie pas ce type d’activité à Facebook en particulier.

Par ailleurs, l’application Zoom présenterait de sérieuses failles de confidentialité. Les administrateurs peuvent par exemple voir l’adresse IP, les données de localisation et les informations sur les appareils de chaque participant.

Devenue un verbe

Fondée par Eric Yuan, un Américain d’origine chinoise âgé de 50 ans, Zoom défie les grands noms de l’informatique comme Microsoft (applications Teams et Skype). La valorisation boursière de la firme basée à San José avoisine les 40 milliards de francs, soit le double de Twitter à titre de comparaison. Elle avait fait son entrée en bourse il y a juste un an. «C’est intéressant de voir à quelle vitesse c’est devenu un verbe dans la Silicon Valley», a résumé Jonathan Heiliger, un associé de la société d’investissement Vertex Ventures.

Caricatures, complot, liste de noms : le coronavirus engendre des attaques antisémites sur le web

par France Inter  publié le 30 mars 2020 à 6h01

Caricatures, insultes, accusations complotistes… Depuis le début de l’épidémie de Covid-19, les messages de haine à l’encontre de personnalités identifiées comme “juives” essaiment sur les réseaux sociaux et certains forums. Des plaintes ont été déposées.

Agnès Buzyn, son mari Yves Lévy, ou encore le directeur de la Santé Jérôme Salomon sont victimes d'attaques antisémites.
Agnès Buzyn, son mari Yves Lévy, ou encore le directeur de la Santé Jérôme Salomon sont victimes d’attaques antisémites. © AFP / Alain Jocard

Ce sont des messages antisémites diffusés dans des groupes Facebook qui comptent plusieurs milliers d’utilisateurs. Ce sont des tweets accompagnés d’une caricature antisémite qui ont été massivement relayés avant d’être supprimés. Ce sont des vidéos Youtube complotistes visionnées des centaines de milliers de fois sous lesquelles on trouve des commentaires antisémites “likés” parfois par près de 300 personnes. C’est un forum très populaire où la haine des juifs resurgit à l’aune de l’épidémie.

Pour certains internautes, il faut absolument trouver un responsable à l’épidémie de coronavirus, et ce coupable est tout trouvé : “le juif”“les juifs” ou tout du moins des personnes catégorisées comme juives, souvent sur la base de leur simple nom de famille. Derrière les attaques se cachent régulièrement des soupçons complotistes, qui renvoient au fantasme d’une “communauté organisée” tirant les ficelles dans les coulisses du pouvoir. 

Face à cette parole antisémite qui se répand sur les réseaux sociaux, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a déposé depuis une semaine une douzaine de plaintes auprès du procureur de la République de Paris. Particulièrement visée, Agnès Buzyn n’a pas souhaité répondre à France Inter, sa conseillère presse précisant que la communication de l’ancienne ministre est “suspendue” le temps de la crise.

Youtube : des commentaires antisémites sous des vidéos vues des milliers de fois

Exemple flagrant sous une vidéo vue presque 170 000 fois et qui évoque le professeur Didier Raoult, convaincu que la chloroquine permet de traiter le Covid-19, l’ancienne ministre de la Santé Agnès Buzyn ainsi que son mari Yves Lévy, professeur immunologiste. Parmi les commentaires, certains très “likés” par les internautes comme celui-ci, qui emporte l’adhésion de plus de 250 personnes et donne lieu à une surenchère basée sur des “blagues” autour du“nez” :

CORONAVIRUS: Communiqué du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme.


Toute l’équipe du BNVCA, derrière son Président, adhère à toutes les mesures de confinement édictées par les Autorités Gouvernementales et médicales. L’ensemble de ses membres, ses bienfaiteurs et tous ses correspondants, tiennent à s’associer à toutes les marques de soutien, toutes les félicitations, tous les encouragements adressés au corps médical, aux infirmières et infirmiers, à tous les soignants et aide soignants, ces soldats courageux, qui combattent en première ligne cette terrible épidémie mondiale causée par le Coronavirus.

Nous recommandons à la Communauté Nationale, d’observer strictement les consignes de “Confinement”, y compris celles concernant la fermeture des Oratoires et Synagogues décidées par le Grand Rabbin de France Mr Haim Korsia.

D’après les informations parvenues au BNVCA, il apparaîtrait qu’un grand nombre de Membres, Dirigeants et Rabbins de la communauté juive aient été atteints par cette contamination notamment en Alsace, à Paris et à Marseille. 

Nous adressons toutes nos sincères condoléances à toutes les familles endeuillées.

Nous nous associons aux prières prononcées pour le rétablissement rapide en bonne santé, de tous les patients hospitalisés auxquels nous souhaitons une prompte guérison  et notamment à nos amis: Joel MERGUI, Président des Consistoires israélites de France ainsi que son épouse, Claude BAROUCH, Président de l’Union des Patrons Juifs de France. 

Nous restons convaincus que l’humanité toute entière sortira  vainqueure de cette guerre menée contre ce fléau mondial et invisible. 

Coronavirus: Le BNVCA dépose plainte contre les internautes antisémites mettant en cause, Madame Agnes Buzyn ancien Ministre de la Santé.

Le BNVCA a décidé dé déposer plainte contre tous ceux qui diffusent sur internet des messages antisémites accusant  Madame Agnes. Buzyn ancien ministre de la santé d’être à l’origine de la pandémie mondiale de Coronavirus.  

Ces internautes anti juifs se comportent comme au moyen âge en  qualifiant mme Buzyn d’être une « empoisonneuse des  puits d’eau».

L’image fabriquée par les internautes malfaisants montrent le portrait de l’ancienne ministre à côté d’une étoile jaune de triste mémoire.  

Nous rappelons que des affiches de la campagne municipale  de Mme Buzyn à Paris avaient été souillées de croix gammées.  

Le BNVCA reste attentif et vigilant et n’hésite pas à poursuivre en justice tout délinquant antisémite qu’il identifiera aisément.

Tour témoin  ou victime peut nous joindre sur BNVCA.ORG ou en téléphonant à la hot-line au 0663883029. 

LE BNVCA CONDAMNE LES TAGS RACISTES ET ANTISÉMITES DÉCOUVERTS SUR LES AFFICHES ÉLECTORALES DE CANDIDATS D’ORIGINES JUIVE OU NORD ET SUD AFRICAINE.

Le BNVCA condamne très vivement les tags antisémites et racistes découverts sur les affiches électorales de candidats d’origine juive, sud ou nord-africaine. 

Ces manifestations de haine sont scandaleuses et inadmissibles. Elles visent Agnès Buzyn, Francis Szpiner, Alexandre Saada, Hanna Sabbah, Rachida Dati, Aubin Nzouatoum ou encore Sonia Krimi.

 Ces insultes et croix gammées, ont souillé les affiches dans tout le pays, ce qui démontre que le fléau a atteint un grand nombre de mentalités françaises. 

Pour ce qui concerne les citoyens d’origine ou de confession juive nous tenons à prévenir tous les lâches antisémites et pétainistes, fascinés voire fanatisés par les séquelles du 3 ème Reich nazi, que leurs menaces, leurs injures, leurs slogans, les vieux poncifs ne les atteignent pas, ne les effraient plus, ne les touchent plus, ne les inquiètent plus. Comme la majorité des français juifs, le BNVCA est plutôt inquiet pour la société française et même la société européenne dans son ensemble, qui n’ont pas su soigner et détruire ce virus de la haine antijuive qui gangrène les démocraties, pourrit leur avenir, met en danger leur unité et risque de compromettre leurs libertés. 

Dieudonné : « Le coronavirus va justifier une crise financière par laquelle Rothschild et consorts vont dérober la totalité de l’épargne des moutons »

L’humoriste français controversé Dieudonné M’bala M’bala a été condamné mercredi 27 novembre 2019 à 9 000 euros d’amende pour complicité d’injure à caractère antisémite, suite à la diffusion de sa chanson « C’est mon Choaa », le 22 juin 2017.

La vidéo, toujours en ligne, avait obtenu 344 835 vues à la date du 8 mars 2020. Elle s’ouvre sur le message suivant, par lequel Dieudonné cherche à obtenir des vues pour engranger des fonds : « Afin de lui permettre de payer son amende, Dieudonné vous demande de regarder cette vidéo EN BOUCLE. 10 fois par personne et par jour, au minimum. Partagez en masse ! » On y voit ensuite Dieudonné chanter son texte : « J’ai chaud à la tête devant le barbecue. Si les merguez sont casher, j’aurai peut-être la corde au cou. J’en suis déjà à 20 000 euuu[ros] pour une brochette d’ananas. C’est décidé, je fais profil bas, c’est comme ça, c’est mon Choaa… ».

C’est avec « C’est mon Choaa » que Dieudonné introduit une autre de ses interventions en ligne consacrée à Simone Weil. La vidéo, intitulée « Dieudonné : Hommage à Simone Veil », mise en ligne le 4 juillet 2017, est également toujours en ligne. « (…) Je vous dédie, Simone, une petite chanson qui va faire danser un peu tout le monde cet été autour du barbecue », y dit Dieudonné.

Bien que condamné, Dieudonné continue de mettre régulièrement en ligne des vidéos liées à l’actualité sur sa page YouTube officielle. Sur son bureau sont toujours posés un ou deux ananas, rappelant sa chanson « Shoananas », qui tourne en dérision l’Holocauste, avec ces mots dans le refrain : « Tu me tiens par la Shoah, je te tiens par l’ananas »[1]. Expulsé du théâtre de la Main d’Or puis du théâtre de l’Ampoule et rencontrant des difficultés à se produire en salle, Dieudonné continue ses représentations à bord d’un « Dieudobus ».[2]

Dans une vidéo mise en ligne le 3 mars 2020 et intitulée « Dieudonné : 49-3 »[3], Dieudonné, vêtu d’un gilet jaune affublé d’un ananas, s’attaque au CRIF, qualifiant le dîner du CRIF de « dîner de la haine », et au président Emmanuel Macron, présenté comme obéissant docilement au CRIF. Il s’en prend en outre aux Rothschild, qui profiteraient de l’épidémie de COVID 19, et les accuse en filigrane d’avoir commandité une « propagande de terreur » autour du virus afin de remplir leurs propres caisses : « Ne soyez pas les derniers à comprendre ce qui est en train de se passer », recommande-t-il. La vidéo avait obtenu 147 936 vues à la date du 10 mars 2020.

Pour remédier à la supposée menace de la mainmise des Rothschild sur l’épargne du peuple, Dieudonné propose une solution : placer cette épargne dans sa cryptomonnaie à lui, le Sestrel, monnaie numérique dont la sortie est prévue pour novembre 2020.[4] Extraits :

Dieudonné : « une démocratie représentative qui ne représente que les intérêts de la banque Rothschild et consorts » 

« (…) Le mépris extrême que nous renvoient ces marionnettes de la banque Rothschild [le gouvernement] est étonnant et exponentiel. Ils semblent n’avoir aucune limite… ll n’y a plus de limite à leur arrogance. Votre vie et la mienne ne représentent pas plus que celle d’un poisson pris dans les filets d’un chalutier : on vous ramasse, vous n’existez pas. Nous ne sommes que de la matière première indispensable à leur mécanisme de domination. Rien n’a vraiment changé d’ailleurs depuis l’abolition de l’esclavage… si ce n’est que l’esclave à présent a accepté sa condition.

(…) Finissons-en avec cette imposture de démocratie représentative, une démocratie représentative qui ne représente que les intérêts de la banque Rothschild et consorts… Nous ne sommes pas nés esclaves, nous le sommes devenus, par cet endoctrinement. On peut même parler de dressage : nous avons été dressés, comme des chiens… Qu’ils nous considèrent comme des animaux, ce n’est pas un problème, le tout c’est qu’on n’ait rien à voir avec eux, qu’ils soient pas dans nos pattes.

Dieudonné au sujet du dîner du CRIF : Une « soirée à la gloire de la haine », un « dîner de la haine », « je leur pisse dans la bouche »

(…) La bonne nouvelle c’est que le dîner annuel du CRIF a été reporté. Ah, enfin une bonne nouvelle dans la journée. Cette soirée, à la gloire du communautarisme hystérique, à la gloire de la haine, n’aura donc pas lieu, il sera reporté, nous dit-on, et la présence d’Emmanuel Macron a été exigée. (…) Les institutions juives attendent une parole forte d’Emmanuel Macron au dîner du CRIF. Il a intérêt à réviser un petit peu sa copie, parce que là il va se faire remonter les bretelles. Moi je serais à sa place, je t’enverrai chier tout ce petit monde. Je leur dirais : allez tous vous faire enculer bien profondément. Ils doivent le sentir d’ailleurs parce que je n’ai pas été invité au dîner de la haine, non, et c’est tant mieux, et je continuerai pour ma part, vous l’avez compris, à leur pisser dru dans la bouche.

(…)  certaines personnes bien informées renchérissent : le coronavirus et sa propagande de terreur vont justifier une crise financière hors du commun par laquelle Rothschild et consorts vont dérober la totalité de l’épargne des moutons partout sur la planète. (…) Ne soyez pas les derniers à comprendre ce qui est en train de se passer. Placez votre épargne à l’extérieur de leur champ d’action. Dépêchez-vous. Ils ont pour projet de le saisir. Placez-le dans la cryptomonnaie, et plus précisément dans le sestrel [projet de cryptomonnaie de Dieudonné], le sestrel qui grimpe, qui grimpe, qui grimpe, la première cryptomonnaie de culture française. Elle se situe à l’étranger parce qu’en France évidemment… Vous savez : ne vous faites plus saisir votre argent par un Etat que vous jugez voyou. »

Notes :

[1] Voir les rapports MEMRI sur Dieudonné : Quenelle+, la page Facebook ouvertement antisémite des fans de Dieudonné, 4 mai 2016 ; Dieudonné attaque des personnalités juives françaises dans sa nouvelle vidéo « BHL fait un four », 12 décembre 2014 ; L’Antisémite : Une coproduction franco-iranienne d’un film de Dieudonné tourne en dérision Auschwitz, 31 décembre 2013 ; Dieudonné appelle à l’alliance des chrétiens et des musulmans contre « ceux qui ont persécuté Jésus et Mahomet », 10 juillet 2012 ; Une coproduction franco-iranienne d’un film de Dieudonné tourne en dérision Auschwitz, 20 février 2012 ; Dieudonné prépare son prochain film : L’Antisémite, 25 novembre 2011.

FOG – Après Trotski, Plenel a une nouvelle idole : Marat !

Quand Edwy Plenel se range derrière Marat le sanguinaire, il y a fort à parier que d’autres journalistes lui emboîtent le pas.

| Le Point 

Nos prétendues élites intellectuelles sont-elles devenues folles ? Alors que le coronavirus commence à plomber l’économie, ne sommes-nous pas tombés dans la phase agonique de la décadence, quand la société commence à se désintégrer ? Ces temps-ci, il flotte sur la France un parfum soufré, annonciateur de guerre civile.

Après l’effarante cérémonie des César, qui n’a pas fini de traumatiser le pays, on se frotte les yeux : voici qu’une supposée grande conscience des médias, Edwy Plenel, se range subrepticement derrière l’une des figures les plus abominables de la Révolution française, maboul avéré, le citoyen Marat spécialisé, entre autres, dans l’appel au meurtre.

Grand manitou autoproclamé du camp du Bien, Plenel publie régulièrement des livres laborieux qui lui permettent de tourner dans les médias pour faire la réclame de Mediapart, l’entreprise qu’il a créée et qui l’a bien enrichi. Leur principale qualité : quand elles vous tombent des mains, ces publications ne font pas mal au pied, tant elles sont petites, légères. Toujours sans surprise, elles distillent la même musiquette, celle de la vieille ultragauche.

Le sujet de son dernier pensum, La Sauvegarde du peuple (La Découverte), est une pseudo-enquête autour d’une phrase de Jean-Sylvain Bailly, astronome, mathématicien et maire de Paris (1789-1791), un révolutionnaire trop modéré pour ne pas finir guillotiné : « La publicité est la sauvegarde du peuple. » Traduire : il faut rendre public tout ce qui est de l’intérêt du peuple. Cette formule, c’est ce qu’il y a de mieux dans le livre où il apparaît vite que, dans la Révolution, Plenel préfère les ennemis de l’édile parisien, à commencer par Marat.

Révélation qui laisse pantois, au milieu de maintes digressions : le héros de tant de journalistes considère Marat comme un modèle. Brrr… Son originalité, écrit Plenel, « est qu’il ne se contente pas de défendre le contre-pouvoir de la presse, la nécessité de ses vigilances et de ses défiances ». Notre libelliste est en pâmoison devant sa « théorie radicale de la démocratie comme lieu d’un conflit créateur », conflit dont il assume qu’il puisse « aller jusqu’à l’insurrection si ceux qui gouvernent se dérobent à sa vitalité ».

Face à une vision de la démocratie « qui la borne et la contient, la résumant et la réduisant à la légitimité de l’ordre issu du vote et des élections », Plenel adopte de toute évidence, pardonnez sa logomachie, la vision de Marat qui « l’étend et l’encourage, la stimulant et l’activant grâce aux désordres dynamiques d’un espace public pluraliste ». Et de citer le député montagnard qui publie un journal, L’Ami du peuple : « On voit la liberté sortir sans cesse des feux de la sédition. »

Le journalisme consistant souvent, comme dit l’humoriste, à parler de choses qu’on ne connaît ni ne comprend, Plenel n’a sans doute pas pris le temps de travailler sur la Révolution française. Mais il ne peut ignorer que Marat, « pasionaria » de l’insurrection, prêchait la haine et prônait les tueries ou les pillages, quand il ne contribuait pas à orchestrer des massacres, comme ceux de septembre 1792. C’est dans tous les livres d’Histoire.

Disciple de Rousseau, faux philosophe, scientifique bidon, mais ne doutant jamais de son génie, le monstrueux Marat est rongé par la haine et l’aigreur comme par des vers. Dans son chef-d’œuvre, Les Origines de la France contemporaine (Laffont, « Bouquins »), Hippolyte Taine a tout dit sur cet histrion à la « logique de fou », qui souffre d’un délire de persécution et appelle sans arrêt le peuple à semer la mort. En septembre 1792, devant le conseil de la Commune, l’idole de Plenel estime à 40 000 le nombre de têtes qu’il faut abattre pour que la Révolution triomphe. Six semaines plus tard, l’abcès social ayant grossi, il considère qu’il faut tuer 170 000 personnes pour assurer la « tranquillité publique » et demande qu’on le charge de cette besogne.

Edwy Plenel n’a jamais cessé de célébrer la mémoire de Trotski, sa première idole : en 1918, quand il était le grand maître de l’Armée rouge, cet expert en terreur fut, comme l’a rappelé l’ami Étienne Gernelle (1), le sinistre concepteur du premier camp de concentration à la soviétique, préfiguration du Goulag, mouroir pour des millions de personnes (entre 10 et 20 millions) dont le grand tort était de penser mal. Mais bon, ça n’a jamais troublé la digestion de notre saint patron des médias, désormais converti aussi à Marat. Souvent plenellisés, nos chers confrères seront-ils maratisés dans la foulée ?

Pauvre presse ! Pauvre France ! §

1. Cf. « Le Point », le 15 novembre 2018.

Le BNVCA exprime les protestations de nombreux correspondants indigné par l’attitude de la maîtresse de la 45 ème cérémonie Des Césars du Cinéma Florence Foresti.

Le BNVCA exprime les protestations de nombreux correspondants choqués et indignés de la façon dont s’est déroulée la 45eme  édition de la    “soirée des césars” présentée par l’humoriste Florence Foresti.

Cette 45eme Cérémonie des Césars du cinéma, organisée en 2020 par l’Académie des Arts et Techniques du Cinéma était diffusée par la chaîne de télévision Canal Plus.

Non contente d’ironiser sur le physique de Roman Polanski, Florence Foresti, maîtresse de Cérémonie s’est livrée à dresser une liste de délinquants sexuels dans le monde du cinéma.

Dans son intention de laisser croire que ces personnalités sont des prédateurs, c’est parce qu’ils sont juifs, elle ajoute de façon scandaleuse (probablement pas par hasard) le nom de Strauss Kahn à ceux d’Harvey Weinstein, Jeffrey Epstein et bien sûr Roman Polanski, grand vainqueur de ces “CESARS” pour son film « J’ACCUSE ». De plus elle se permet de faire une référence indirecte à Patrick Bruel.

Il est certain que nous ne pouvons que condamner tous les agresseurs sexuels de ce type et leurs comportements répréhensibles. Nous ne pouvons tolérer de militantes qui se présentent comme « les Terriennes » qui ont tweeter “celui qui devrait être gazé c est Polanski”.

Toutefois l’attitude de Foresti comme celle de Jean Pierre Darroussin sont condamnables et inqualifiables, notamment quand cet acteur oublie volontairement de prononcer une syllabe afin d’écorcher le nom de Polanski.
Le BNVCA a décidé de saisir la Présidence de Canal Plus et la Présidence du CSA.

Le Président Sammy GHOZLAN 

Ces Arabes Privilégiés du Moyen-Orient

par Bassam Tawil

Traduction du texte original: The Fortunate Arabs in the Middle East

  • Au Moyen Orient, il est d’autres Arabes qui ont plus de chance que les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Les Arabes d’Israël – c’est d’eux dont il s’agit – ne subissent pas la corruption et l’incompétence des dirigeants de l’Autorité palestinienne et du Hamas. Ils ont de la chance car ils vivent en Israël.
  • Une malencontreuse bonne nouvelle de plus vise les citoyens arabes d’Israël : le gouvernement israélien a annoncé en 2018 qu’au cours des deux dernières années, 4,5 milliards de shekels (1,2 milliard d’euros) avaient été investis dans les zones à forte densité de population arabe. Le gouvernement a également annoncé qu’il investirait 20 millions de shekels (5,4 millions d’euros) dans le secteur arabe de la haute technologie. Globalement, le gouvernement a décidé d’investir 15 milliards de shekels (4 milliards d’euros) en faveur des Arabes israéliens d’ici la fin de 2020 …
  • Les 50 milliards de dollars que le plan Trump met sur la table en faveur des Palestiniens risquent de ne pas être utilisés parce que les dirigeants palestiniens préfèrent continuer de s’enrichir au détriment de leur peuple. Comment s’étonner ensuite que les Arabes – y compris les Palestiniens – qui rêvent d’une vie meilleure, n’aspirent qu’à déménager en Israël ? Comment s’étonner enfin que la plupart des Arabes israéliens ne veuillent pas être rattachés à un État palestinien et réclament de rester en Israël ?
Les deux millions de citoyens arabes d’Israël suscitent l’envie de leurs frères palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. La ville arabe d’Arraba (photo), en Galilée, au nord d’Israël, offre un exemple éclatant de réussite économique. Avec 26 000 habitants, Arraba est l’une des villes du monde qui compte le plus grand nombre de médecins. (Source image : Yaakov / Wikimedia Commons)

Les Palestiniens qui vivent en Cisjordanie sous contrôle de l’Autorité palestinienne (AP) et dans la bande de Gaza sous le joug du Hamas n’imaginent qu’en rêve d’obtenir un jour la qualité de vie de leurs frères arabes qui résident en Israël.

Pauvreté, chômage, répression sont le lot des populations palestiniennes de Cisjordanie et de Gaza, et cela depuis des décennies. La faute en revient aux dirigeants de l’AP et du Hamas qui ont systématiquement rejeté différents plans de paix qui incluaient la prospérité pour les Palestiniens.

Récemment, l’Autorité palestinienne et le Hamas ont rejeté le plan de paix du président américain Donald Trump qui prévoyait d’injecter 50 milliards de dollars pour rénover les infrastructures et créer un million d’emplois nouveaux. Des financements de projets étaient prévus à hauteur de 27,5 milliards de dollars en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et des investissements de 9,1 milliards de dollars devaient bénéficier aux Palestiniens d’Égypte, de Jordanie et du Liban. Les premiers secteurs à bénéficier de la manne seraient « ceux de la santé, de l’éducation, de l’électricité, de l’eau, de la haute technologie, du tourisme et de l’agriculture ».

Les dirigeants palestiniens ont dit « non » au plan Trump et l’ont qualifié de « complot américano-sioniste pour liquider la question palestinienne et les droits du peuple palestinien ».

Ces dirigeants ont rejeté le plan Trump avant même de le lire, un signe très clair de l’intérêt qu’ils portent au bien-être de leur peuple. Ce refus d’une offre à 50 milliards de dollars qui aurait pu financer de nombreux projets et créer de nombreux emplois ne peut être interprété que d’une seule manière : les dirigeants palestiniens ont fait le choix de la pauvreté et de la misère pour leur peuple. Le vrai perdant du « rejectionnisme » des dirigeants palestiniens est, tragiquement, le peuple palestinien lui-même.

D’autres arabes de la région ont plus de chance que les Palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Nous parlons ici des citoyens arabes d’Israël. Ces personnes-là ne subissent pas la corruption et l’incompétence des dirigeants de l’Autorité palestinienne et du Hamas, ces arabes-là ont de la chance car ils vivent en Israël.

Les deux millions de citoyens arabes d’Israël suscitent même l’envie de leurs frères palestiniens de Cisjordanie et de la bande de Gaza. Pas un jour ne passe sans que les Palestiniens ne soient informés de la vie agréable et confortable des citoyens arabes d’Israël.

Le dernier exemple en date est celui d’Arraba, une ville de Galilée au nord d’Israël. Avec ses 26 000 habitants, Arraba est l’une des villes qui dispose du plus grand nombre de médecins rapporté au nombre d’habitants.

« Il y a 400 médecins à Arraba », a déclaré le Dr Tarek al-Sa’di, interne de l’hôpital RamBam fondé en 1938 à Haïfa, 10 ans avant la création de l’État d’Israël. « Arraba a le plus grand nombre de médecins au monde. Nous parlons de 15 médecins pour 15 000 habitants. C’est un pourcentage très élevé. »

Le chirurgien plasticien Yusef Nassar, également résident d’Arraba, a déclaré : « Une chose étrange a lieu dans notre ville. Dans chaque maison, vous trouverez trois ou quatre médecins. J’ai plusieurs cliniques dans tout le pays. Qui vient dans mes cliniques ? Des juifs comme des arabes qui vivent aussi bien en ville que dans un village. »

Saeed Yassin, médecin généraliste retraité d’Arraba, est le fier père de trois médecins – deux garçons et une fille. « J’ai également deux autres fils qui sont pharmaciens », a-t-il déclaré.

Le Dr Yassin souligne que ses 10 frères et sœurs exercent également comme médecins. « Tous les six mois, des feux d’artifice célèbrent la remise des diplômes de 15 ou 20 autres médecins », a-t-il ajouté . « Il n’est pas rare qu’une famille se compose de médecins, d’avocats et d’ingénieurs. C’est très banal chez nous. »

Les femmes arabes d’Israël profitent semble-t-il de plus d’opportunités que celles de Ramallah ou Gaza. A Arraba, les femmes médecins sont plus nombreuses que les hommes médecins.

Le Dr Wuroud Yassin, qui travaille à l’hôpital Carmel de Haïfa, est diplômée du prestigieux Technion – l’Institut israélien de technologie de Haïfa.

« J’ai étudié au Technion avec des gens très divers tant sur le plan des origines que de la religion, y compris des Arabes et des Juifs », a-t-elle déclaré. « J’étais la seule fille de ma famille, et j’ai été éduquée avec l’idée que je n’étais pas différente d’un garçon et que rien n’est impossible quand on travaille dur. »

Arraba est également le berceau d’une autre success-story, celle du Centre de diagnostic, de traitement et de réadaptation El-Razi. Ce centre fondé et dirigé par le psychologue Saleh Kana’neh est le premier du genre à regrouper un personnel professionnel pour diagnostiquer les handicaps d’enfants et de jeunes adultes et développer des remèdes innovants adaptés à la communauté arabe, le tout en pleine coordination avec le gouvernement, les services de santé et les autorités locales.

Le Centre el Razi est considéré comme la Mecque du diagnostic et du traitement des troubles mentaux pour les enfants arabes : le centre a dispensé près de 50 000 traitements à 1 500 enfants en accueil de jour et a dispensé et supervisé 20 000 diagnostics sans parler des milliers d’heures d’accompagnement des patients et du personnel.

« Nous soignons également les Juifs », a déclaré le Dr Kana’neh. « Nous sommes fiers que la plupart de nos employés soient des femmes. Il y a au moins un universitaire par foyer à Arraba. Cela fait la fierté de notre communauté arabe. Arraba compte aussi 100 psychologues. Cela signifie que nous en avons un pour 2 500 habitants ».

Ces Arabes israéliens vivent de grandes réussites professionnelles et jouissent d’un niveau de vie très confortable, mais leurs prouesses sont généralement ignorées des médias et de la communauté internationale.

S’ils vivaient en Cisjordanie et dans la bande de Gaza et passaient leur temps à se plaindre d’Israël, ils auraient l’attention du monde entier.

Les journalistes internationaux couvrant le Moyen-Orient et de nombreuses organisations internationales préfèrent fermer les yeux sur toutes les histoires qui montrent les aspects positifs de la vie en Israël.

Voilà également une autre malencontreuse bonne nouvelle concernant les citoyens arabes d’Israël : le gouvernement israélien a annoncé en 2018, qu’au cours des deux dernières années, il avait investi 4,5 milliards de shekels (1,2 milliard d’euros) dans les zones à forte densité arabe. Le gouvernement a également annoncé qu’il investirait 20 millions de shekels (5,4 millions d’euros) dans le secteur arabe de la haute technologie. Globalement, le gouvernement a décidé d’investir 15 milliards de shekels (4 milliards d’euros) en faveur des Arabes israéliens d’ici la fin de 2020 afin de « réduire les écarts sociaux et économiques des minorités par une réforme des mécanismes d’allocation de fonds ».

Alors que le gouvernement israélien investit des centaines de millions de dollars pour améliorer les conditions de vie de ses citoyens arabes, les dirigeants de l’Autorité palestinienne et du Hamas continuent de priver leur peuple de l’aide étrangère, d’un avenir meilleur et d’espoir.

Les 50 milliards de dollars que le plan Trump envisage de mobiliser en faveur des Palestiniens pourraient bien ne jamais être investis tant il est évident que les dirigeants palestiniens ont autre chose en tête. Ils ne souhaitent qu’alimenter leurs comptes bancaires personnels au détriment de leur peuple. Comment s’étonner que les Arabes – y compris les Palestiniens – qui rêvent d’une vie meilleure, n’aspirent qu’à déménager en Israël ? Pourquoi s’ébahir que la plupart des Israéliens arabes ne souhaitent pas faire partie d’un Etat palestinien et exigent de rester en Israël ?

Bassam Tawil est basé au Moyen-Orient.

Villepinte : Le candidat RN aux municipales relaye une vidéo antisémite sur les réseaux sociaux.

Le BNVCA indigné dépose plainte contre le candidat RN, tête de liste aux Municipales de Villepinte qui le 3 mars 2020 relaye une vidéo manifestement antisémite sur le réseau social russe Vkontakte. 

Grâce à son observatoire de l’antisémitisme en ligne, le BNVCA a été alerté à la fois par des internautes et par un article du « Parisien ». Cette vidéo baptisée « Corona virus pour Goy » défend la théorie antisémite et complotiste selon laquelle le Coronavirus a été mis au point par les juifs pour assurer leur suprématie dans le monde. Le parcours idéologique et politique d’Alain Mondino tête de liste aux municipales de Villepinte démontre et confirme les liens entre l’extrême gauche et l’extrême droite depuis longtemps dénoncés par le BNVCA.

En effet après être passé par la LCR et le NPA, Mondino a rejoint le RN. Bien que satisfait de la décision du RN de désavouer son représentant et lui retirer l’investiture à Villepinte le BNVCA exige des instances du RN l’exclusion de Mondino. Le BNVCA a demandé à son conseil Maître Charles Baccouche de déposer une plainte motivée auprès de la Procureure de la République de Bobigny. Le BNVCA saisit entre autres Monsieur Leclerc, Préfet de la Seine Saint Denis pour lui demander d’engager une procédure d’inéligibilité définitive de ce candidat antisémite.

Le BNVCA qui reçoit près de 5 à 6 plaintes par jour, exprime le pessimisme de nombreux compatriotes de confession juive. Qu’ils soient ou non pratiquants les citoyens juifs sont la cible de cette haine qui ne cesse d’augmenter, de même de ces actes hostiles qui se développent en dépit des discours éloquents des dirigeants de l’Etat ou des mesures engagées par les autorités pour tenter d’éradiquer ce fléau qui nous inquiète au plus haut point. 

Pourquoi tue-t-on des juifs en France ?

CHARLIE HEBDO

YANNICK HAENEL· LE 4 MARS 2020 

Je me suis réveillé en sursaut, vers 4 heures du matin, avec cette phrase en tête : « Pourquoi tue-t-on des Juifs en France ? » J’avais lu, avant de m’endormir, cette liste : « 20 janvier-13 février 2006 : assassinat d’Ilan Halimi. 19 mars 2012 : assassinats à l’école juive Ozar-Hatorah. 9 janvier 2015 : assassinats à l’Hyper Cacher de Vincennes. 4 avril 2017 : assassinat de Sarah Halimi. 23 mars 2018 : assassinat de Mireille Knoll. 20 septembre 2018 : inscriptions sur une porte cochère de la rue Ordener : « Ici vivent des ordures juives. Notamment au troisième ». »

J’ai lu cette liste glaçante dans Il y a l’antisémitisme, un petit livre de Stéphane Habib qui vient de paraître aux éditions Les Liens qui libèrent. En 90 pages décisives, l’auteur condense ce qu’il en est de l’antisémitisme aujourd’hui : « la mise à mort de corps juifs ». Sa seule fin, dit-il – l’unique objet de cette haine qui n’en finit pas –, c’est le meurtre. 

Stéphane Habib remarque bien cette volonté qu’a l’anti­sémitisme de s’intégrer dans le débat, de se faire accepter comme une « opinion » : la perversité consistant à «  prêcher partout la croisade antijuive […] au nom des institutions démocratiques, au nom de la liberté d’opinion ». Car dans une société où triomphe le règne des communautarismes, tel adversaire de telle communauté s’octroie désormais le droit d’avoir tous les droits.

L’antisémitisme n’est pas une opinion

Mais l’antisémitisme n’est pas une opinion, ni même une simple opposition à la communauté juive : c’est, dit Stéphane Habib, une structure, un langage, une «  affaire politique  ». Réécrivant Jean-Claude Milner, Stéphane Habib définit le politique comme une « inquiétude pour la survie de corps parlants les uns avec les autres  ». 

On remarque qu’il ne s’agit déjà plus d’en appeler au « vivre-­ensemble », comme on le faisait après 2015, mais de témoigner d’un « survivre-ensemble », ce qui en dit long sur la menace criminelle qui rôde à chaque instant dans les rapports en France, menace qui ne relève d’ailleurs pas seulement de la possibilité d’attentats islamistes ou de l’abjection antisémite, mais d’une désinhibition radicale de chacun qui s’exprime par exemple sur les réseaux sociaux, où les appels au meurtre sont devenus une routine : en 2020, chaque conscience veut la mort de l’autre.

Le livre de Stéphane Habib pense cette folle diffraction de la mise à mort. Il analyse très bien ce qu’il y a d’ambigu dans l’anti­sionisme, qui peut tout à la fois répondre à l’abjection des lois proposées en Israël, et maquiller une haine des Juifs. Il redonne à penser le mot « réel », c’est-à-dire ce sur quoi on bute. Il relit l’extraordinaire lettre écrite le 4 mai 1924 par Arnold Schoenberg à Kandinsky (allez-y voir). Il se demande ce que c’est que de vivre une époque où tous les signaux passent au rouge.

Une liste de 12.000 nazis révélée en Argentine !

Une liste comprenant les noms de 12.000 nazis installés en Argentine a été révélée mardi par le centre Simon Wiesenthal de lutte contre l’antisémitisme et le racisme. Beaucoup d’entre eux «ont alimenté un ou plusieurs comptes bancaires au Schweizerische Kreditanstalt, devenu ensuite la banque Credit Suisse, dont le siège est à Zurich», a rapporté le centre, qui traque les criminels nazis de la Seconde Guerre mondiale…….Détails……..

Régime pro-nazi

«Nous pensons que ces comptes longtemps inactifs abritaient de l’argent volé aux victimes juives» du nazisme, estime le centre Simon Wiesenthal, dans un communiqué. 
«Pendant les années 1930, le régime militaire pro-nazi du président José Félix Uriburu, surnommé ‘Von Pepe’ pour sa germanophilie, et de son successeur Agustin Pedro Justo, a accueilli une présence nazie croissante en Argentine», explique le centre Wiesenthal.
En 1938, le NSDAP/AO, branche internationale du parti nazi, comptait ainsi 1400 membres en Argentine, où il avait pignon sur rue. 
Par ailleurs, un syndicat argentin sympathisant du nazisme, l’Union allemande des syndicats, recensait 12’000 membres, et 8000 personnes étaient affiliées à diverses organisations ayant prêté leur concours aux Nazis, selon le centre.

Tentative d’effacer les preuves

Celles-ci «allaient d’entreprises allemandes comme IG Farben (fournisseur du gaz Zyklon-B, utilisé pour tuer les Juifs et autres victimes du nazisme dans les camps) à des organismes financiers comme la Banque allemande transatlantique et la Banque germanique d’Amérique du Sud», selon le centre.
«Ces deux banques ont apparemment servi à effectuer des virements des Nazis vers la Suisse», a affirmé Shimon Samuels, l’un des directeurs de l’organisme. «De nombreuses personnes mentionnées dans la liste avaient des liens avec des entreprises pro-nazies figurant dans la liste noire des Etats-Unis et du Royaume-Uni pendant la Seconde Guerre mondiale», indique le centre Wiesenthal.

Des archives brûlées

Des groupes argentins pro-nazis ont tenté d’effacer les preuves de ces activités en brûlant des archives. 
Mais l’enquêteur argentin Pedro Filipuzzi, travaillant dans l’ancien siège des Nazis à Buenos Aires, y a découvert par hasard une copie originale de la liste de ces 12’000 noms et l’a communiquée au centre Wiesenthal.
Plusieurs dizaines de dirigeants nazis responsables de l’Holocauste, dont le docteur Josef Mengele et le SS Adolf Eichmann, responsable de l’acheminement des Juifs dans les camps de la mort, se sont réfugiés après-guerre en Argentine, majoritairement sous de fausses identités pour tromper les enquêteurs.

Source 24 heures

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Rare sight: Iranian and Israeli beauty gurus share championship podium

The two countries’ participants were also put in a joint work room early on, leading to an unusual friendship during a prestigious hairdressing, make-up and nail-art competition in Russia last week

Itamar Eichner 

The latest championship between beauty gurus and professionals in Russia brought an unusual sight, when an Israeli and an Iranian participant shared a podium after both finished second in the prestigious competition.Follow Ynetnews on Facebook and TwitterThe third International Open Championship CMC in hairdressing, make-up and nail-art took place last week in the Russian city of Yekaterinburg. As the two contenders stood side by side on the podium, the crowd erupted in cheers as they held up the flags of their respective countries simultaneously.

Israeli and Iranian hair stylists share the podium in an international competition in Russia

“Beauty trumped animosity,” said Moti and Rafael Rubin who jointly headed the Israeli hairstylist’s organization, “seeing such a friendship between Iranians and Israelis is a rare occurrence and a moving experience.”The Iranian and Israeli teams found out they would be working in the same work room at an early stage of the competition. But, after some initial tension, the Iranian team leader grabbed his Israeli counterpart, hugged him, planted a kiss on his cheek and said, “we love you guys.” From that moment on, all barriers fell, and the team members began forging warm friendships.”They have good methods and their style is advanced,” one Israeli stylist said. “It showed us how they work around the restrictions imposed by the Revolutionary Guard Corps to give their customers the best look possible.”One Iranian hairstylist confided in her Israeli counterpart that she had lost touch with a Jewish family she knew that had escaped Iran and probably relocated to Israel. She wondered whether there was any way to contact them and send warm regards.The Israeli team members said the Iranians expressed interest in learning about life in Israel and agreed the animosity caused by their respective leaders was a shame.The Israeli team returned home having won first, second and third prizes in six different categories.

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Amitié israélo-iranienne lors d’un concours en Russie

Publié le 4 mars 2020  dans Culture & Sports/Entre les Lignes

Lors du troisième concours international de coiffure et de cosmétique (International Open Championship CMC) à Ekaterinbourg en Russie, les compétiteurs israéliens et iraniens ont travaillé côte à côté et se sont même partagé la scène lors de la remise des prix. Sous les applaudissements nourris du public, les vainqueurs ont fièrement tenu leur drapeau, une image « rare et émouvante » pour le coiffeur israélien Motie Rubin.

Les équipes israélienne et iranienne devaient se partager le même espace et, après des tensions initiales, le chef de l’équipe iranienne s’est dirigé vers son homologue israélien, l’a pris dans ses bras et a dit Nous vous aimons. A partir de cet instant, l’amitié et l’harmonie ont régné entre les deux équipes. « Ils sont très professionnels et ont un style très moderne » a déclaré l’un des stylistes israéliens.

« Ils nous ont montré comment ils contournent les nombreuses interdictions du régime et s’arrangent pour que leurs clientes et clients soient aussi bien coiffés que possible ».Une telle photo reste une véritable sensation : des stylistes israéliens et iraniens célébrant ensemble leur victoire lors d’un concours en Russie (photo : Organisation israélienne de stylistes capillaires)

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Le journaliste saoudien Abd Al-Rahman Al-Rashed : Macron a raison de lutter contre l’extrémisme islamique dans son pays – Istanbul est la capitale mondiale de l’extrémisme

Le 18 février 2020, le président français Emmanuel Macron s’est rendu dans la ville de Mulhouse, riche d’une importante communauté musulmane et dans laquelle une grande mosquée est en construction, la mosquée Al-Nour, financée par des fonds étrangers, principalement en provenance du Koweït et du Qatar [1]. 

Dans un éditorial intitulé « Macron et les musulmans », paru dans le quotidien saoudien Arab News, le journaliste Abd Al-Rahman Al-Rashed, ancien rédacteur en chef d’Al-Sharq Al-Awsat et ancien directeur de la chaîne télévisée Al-Arabiya, défend les propos de Macron relatifs aux musulmans de France qui refusent de se conformer aux valeurs fondamentales de la République française. Tout en exprimant des réserves quant à certaines de ses positions, Abd Al-Rashed écrit qu’il soutient pleinement la lutte de Macron contre les mouvements islamiques extrémistes et séparatistes hostiles à la société et à la loi française. Macron, souligne-t-il, a raison de combattre ces groupes, liés à des organismes dangereux au Moyen-Orient et dirigés et financés depuis l’étranger – notamment par Istanbul, « capitale mondiale de l’extrémisme ». Accusant l’Europe de permettre à ces mouvements de profiter des libertés occidentales pour agir contre la liberté même de leurs pays d’accueil, il conclut : « Le fait d’interdire ces groupes sauvera les musulmans en Occidentet l’Occident de lui-même »

Dans sa conférence de presse donnée à Mulhouse, Macron a présenté la nouvelle stratégie de son gouvernement pour lutter contre l’extrémisme et le séparatisme islamiste en France. Cette stratégie prévoit de mettre fin aux cours d’instruction de langues et de cultures étrangères donnés en langue étrangère et non supervisés par l’Education nationale. Il prévoit en outre de mettre fin, progressivement, à l’importation d’imams étrangers pour les remplacer par des imams formés en France [2].

« Lorsque l’on a affaire à des individus ou à des groupes perturbateurs potentiellement dangereux au sein de la société, le défi consiste à faire la différence entre les brebis et les loups. C’est ce que le président Emmanuel Macron tente de faire en France.

Le problème ne se trouve pas chez les citoyens musulmans de France, mais chez les extrémistes. Il en va de même pour l’ensemble de la population du pays. S’il existe des groupes racistes extrémistes et hostiles dans d’autres secteurs de la société française, la majorité pacifique des membres de ces communautés ne fait pas l’objet de soupçons et de persécutions au même degré que les musulmans.

Macron s’est rendu dans une mosquée la semaine dernière [3], où il s’est adressé à la communauté musulmane et a fait des remarques qui n’ont pas plu à certains. Il a déclaré qu’il ne permettrait pas aux mouvements séparatistes de s’épanouir en France, puisque le pays est une seule et même République, et que tout le monde doit coexister et accepter ses lois. Il a dénoncé, par exemple, ceux qui refusent de serrer la main des femmes, qui évitent les traitements médicaux modernes ou qui refusent que leurs enfants fréquentent des écoles publiques, qualifiant ces actes de séparatisme culturel.

La vérité est que certains comportements sont des choix personnels. L’État ne peut forcer aucun homme à serrer la main des femmes, par exemple, mais il a le droit de prendre des mesures contre les parents qui tentent de limiter l’éducation de leurs enfants ou de les garder à domicile. Les autorités peuvent intervenir dans ce type de séparatisme culturelle, en s’appuyant sur la force de la loi, et punir les parents pour cela.

Comme de nombreux hommes politiques européens, Macron est favorable au respect de la liberté de religion et de culte, car ces droits sont inscrits dans la Constitution. Cependant, il déplore que certains groupes tentent de mobiliser l’importante communauté musulmane de France pour atteindre des objectifs politiques. Certains musulmans français ont souffert de l’extrémisme intellectuel et religieux, qu même titre que les musulmans dans leurs pays d’origine. Ce ne sont pas seulement les idées extrémistes qui se propagent quand les personnes se déplacent d’un pays à l’autre, ou sont transférées par les voyages et les interférences avec autrui. Ce sont surtout les activités organisées et dirigées par des groupes ayant des objectifs et des programmes politiques.

Macron a lancé un avertissement à la Turquie en particulier, l’accusant d’être une source de financement, de soutien et d’organisation de l’extrémisme. Cela fait effectivement partie du problème. Istanbul est aujourd’hui la capitale mondiale de l’extrémisme. Elle est la officiellement la destination privilégiée des groupes islamistes fuyant l’Égypte, les pays du Golfe, le Soudan, la Syrie et d’autres pays.

Le réel problème, cependant, ne concerne pas la Turquie mais l’Europe. L’Europe a permis à ces groupes d’exister et de créer des entités juridiques, économiques et politiques, même lorsqu’il est devenu évident qu’ils sont affiliés à des groupes dangereux au Moyen-Orient, et qu’ils opèrent conforméméent à un programme politique hostile aux régimes qui les abritent.

La notion occidentale de « liberté », que ces groupes utilisent comme couverture pour opérer, contredit leurs croyances fondamentales. Le fondateur de l’un de ces groupes a déclaré publiquement à Londres que l’Occident est semblable aux toilettes où il défèque.

Ces groupes ont été créés facilement, en profitant des libertés d’expression qui existent dans des pays tels que la France, la Belgique et les Pays-Bas. Aujourd’hui, ils sont devenus une source de préoccupation et une menace pour la sécurité de l’Europe, confrontée à un problème complexe : comment interdire l’expression d’idées problématiques tout en sanctifiant la notion de liberté ?

Le second problème est que l’Europe doit gérer d’autres groupes qui ne sont pas moins dangereux pour la société. Ils comprennent les fascistes d’extrême droite, les nazis et des extrémistes de gauche. Comment l’Europe peut-elle interdire les organisations islamistes alors que leurs membres ont appris les règles des jeux juridiques et politiques et jouissent de droits de la citoyenneté acquise ?

Ce qui rend ces groupes extrémistes affiliés à l’islam plus dangereux que d’autres organisations extrémistes est qu’ils s’opposent à la société dans son ensemble. Ils visent les musulmans avec leurs messages pro-changement, les utilisent, les isolent presque, les laissant à leur propre merci.

En outre, ces groupes sont soutenus par des bienfaiteurs étrangers qui disposent de considérables ressources financières, et sont également gérés et dirigés par des intérêts étrangers. Alors, comment devons-nous les percevoir : comme des marionnettes contrôlées par d’autres, ou comme des dissidents dans leurs nouvelles sociétés d’accueil ?

Après un long sommeil, l’Europe s’est éveillée au problème et a commencé à agir, très lentement, soit suite à des pressions électorales, soit en raison d’informations choquantes comme celles publiées par la presse française sur les personnes et les financiers qui se trouvent derrière ces groupes.

Interdire ces groupes sauvera les musulmans en Occident, et l’Occident de lui-même. » [4]

“Quand la République est fragile, la situation des Juifs est compliquée”, dit le grand-rabbin de France

INVITÉ RTL – Le grand-rabbin de France Haïm Korsia a notamment réagi à la recrudescence des actes antisémites en France. 

Plus d’un tiers des juifs de France se sentent menacés, selon une étude de l’Ifop. Mais le grand-rabbin de France, Haïm Korsia, réfute de dire que la France serait antisémite. 

Invité de RTL ce mercredi 26 février, il a ainsi affirmé que “pour un juif, la République, c’est l’espérance. Mais à chaque fois que la République est fragile, la situations des juifs est compliquée, l’antisémitisme à visage ouvert se poursuit”. 

“La France n’est pas antisémite. Mais quand la République tombe, comme en 1940, le statut des juifs est catastrophique”, a déclaré Haïm Korsia. Selon lui, la solution est de renforcer les institutions. “Plus on renforce la République, plus on renforce le statut de chacun et chacune dans le pays“, a déclaré le grand-rabbin de France, “on se plaint d’une société que nous contribuons à déstabiliser”.

Il faut muter les façons de lutter contre l’antisémitismeLe grand-rabbin de France Partager la citation

Selon le grand-rabbin de France, les Juifs en France ne considèrent pas qu’ils vivent dans une société antisémite. “Ils constatent que, malgré toute la volonté des pouvoirs publics, il y a une recrudescence des actes antisémites, parce qu’il y a une libération de la parole, parce que la haine sur Internet est dite quasiment sans contrôle“, déclare Haïm Korsia. 

«Non, Madame Obono, l’islamisme n’est pas une race!»

FIGAROVOX/TRIBUNE – En accusant Jean-Michel Blanquer de promouvoir un «racisme d’État» pour avoir parlé de séparatisme islamiste, la députée Danièle Obono dévoie le sens et le poids historique de cette expression, juge Céline Pina.Par Céline PinaPublié


Danièle Obono, députée LFI, dénonce une fois de plus dans un tweet le racisme d’État qui caractériserait la France et s’en prend par ce biais à Jean-Michel Blanquer. L’accusation est grave, on imagine donc que la phrase qui fait réagir la professionnelle de l’indignation raciale doit être particulièrement violente et insultante. Même si la dame est familière des positions aussi virulentes qu’incohérentes: selon elle, interdire des réunions aux Blancs parce qu’ils sont blancs n’est pas raciste, caractériser quelqu’un par la couleur de la peau, non plus. Difficile de s’y retrouver.

En attendant, voilà Jean-Michel Blanquer accusé d’être l’incarnation du racisme d’État pour avoir répondu, alors qu’il était questionné sur le séparatisme islamiste: «c’est une réalité depuis un certain nombre d’années. C’est un phénomène qui s’est accentué (…) Il m’arrive d’aller dans certaines villes où ça se voit.» Ainsi, selon la députée LFI, témoigner de l’existence d’un islamisme virulent qui impose sa marque sur notre société, en prônant le rejet de la France, de ses mœurs, de sa culture, de ses principes et de ses idéaux, c’est déjà être «raciste». Aujourd’hui on peut donc être qualifié de raciste envers une idéologie ou une idée. Par la grâce de Danièle Obono, et de bien d’autres hélas, l’islamisme est devenu une race. Rien qu’en écrivant la phrase ou en la lisant, l’absurdité intellectuelle de ce positionnement saute aux yeux.

Second point, le racisme aujourd’hui n’est même pas lié à l’individu, à la personnalité de Jean-Michel Blanquer mais à sa fonction: il représente la France, il parle donc au nom d’un État raciste et tout ce qu’il dit est une preuve de l’existence d’un racisme d’État. La vie est simple chez les alliés des islamistes et des indigènes de la république, surtout que nul ne s’embarrasse jamais de preuves. L’accusation suffit.La marque du pouvoir des islamistes se lit dans les comportements et la mentalité du quartier. Elle se dit, se vit et se donne à voir.

En effet, on se demande bien pourquoi tant de haine: la phrase de Jean-Michel Blanquer n’est en rien provocante, nombre de Français auraient pu la prononcer et la réalité dont il témoigne a été décrite dans nombre d’ouvrage depuis Les territoires perdus de la République, en passant par les ouvrages de Georges Bensoussan, Gilles Keppel, Pierre Vermeren, Davet et Lhomme, Bernard Rougier, David Thomson, Hugo Micheron, Jérôme Fourquet, les études de l’institut Montaigne, d’Anne Muxel sur les lycéens… la liste est loin d’être exhaustive. L’ancien ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, était même allé plus loin lors de son départ du gouvernement, évoquant à mots pas si couverts un risque de guerre civile, lié à la constitution d’une contre-société. Le Président lui-même s’en est inquiété.

» À voir aussi – L’islam de France en criseL’islam de France en criseDe moins en moins de musulmans de France se sentent représentés par le Conseil Français du Culte Musulman : Figaro Live revient sur les raisons de la crise au sein de la plus importante organisation de l’Islam de France. SharePlayUnmuteCurrent Time 0:38/Duration 7:29Loaded: 35.61% Fullscreen

En septembre 2019, l’IFOP et la Fondation Jean-Jaurès faisaient d’ailleurs état d’un sondage autour de l’affaire du foulard de Creil, 30 ans après. L’indication la plus inquiétante en était le renforcement de l’emprise de l’islam dans les comportements quotidiens. Cette emprise se traduisait par l’adhésion à des pratiques séparatistes: extension du domaine du halal (ce qui est considéré comme pur), investissement des marqueurs du radicalisme (voile, jilbeb, barbe fournie), accentuation de la pression sociale. Bref distinguer le musulman du non-musulman est l’un des objectifs de réislamisation, voilà pourquoi, sur les territoires où cette emprise est déjà bien avancée, le ministre a raison: «cela se voit». La marque du pouvoir des islamistes se lit dans les comportements et la mentalité du quartier. Elle se dit, se vit et se donne à voir. Pour se renforcer, en phase de conquête le pouvoir s’exhibe et pour déshonorer ceux qui osent l’attaquer, il se victimise dans le même temps. Cela a un avantage et il est de taille, manier à la fois la menace et la victimisation, c’est pouvoir passer d’un terrain à l’autre en fonction des besoins, c’est échapper à perpétuité à la responsabilité de ses actes.

Ainsi l’islamiste peut à la fois faire pression sur les femmes pour qu’elles ne puissent échapper au voile, transformé en marqueur identitaire. Ensuite, confronté à sa dimension sexiste, le même portera l’affaire sur le terrain du respect de la religion pour expliquer que le rejet du voile est un marqueur de la haine de l’islam, laquelle n’est que le faux-nez de la haine du musulman, laquelle dissimule la haine des Arabes. Combattre le voile devient par glissement sémantique l’attribut des racistes, le porter un acte de résistance et au nom de l’antiracisme, une partie de la gauche se met à défendre un signe ouvertement sexiste. À la fin pour défendre des prescriptions antidémocratiques, car l’idéologie des islamistes est ouvertement fasciste, une partie de la gauche sacrifie le droit des femmes et dévoie la lutte contre le racisme au profit du soutien apporté à une extrême droite islamiste qui ne les considère pourtant que comme des idiots utiles et sacrifiables le moment venu. Car cette danse de mort unissant islamistes et pseudos marxistes dans son lit n’est pas nouvelle. C’est un classique des remises en cause du pouvoir au Proche et Moyen-Orient. Le flirt eut lieu en Iran, plus récemment en Syrie. L’idylle s’est toujours terminée de la même façon par l’élimination, et pas seulement symbolique, de la partie marxiste au profit des islamistes.Pour censurer la réalité, il faut détruire le langage, le déstructurer.

Des antifascistes qui se comportent comme ne le renieraient pas les pires extrémistes de droite… Des personnes se présentant comme antiracistes mais ne prenant en compte l’autre qu’en fonction de sa couleur de peau… Des discours qui réhabilitent les pires marques de sexisme an nom du féminisme… Aujourd’hui le dévoiement permanent et perpétuel des combats et des mots a de quoi rendre fou, et c’est bien le but du jeu. Il faut ôter au politique comme au médiatique la possibilité de faire émerger le réel dans le champ du débat politique. Pour censurer la réalité, il faut détruire le langage, le déstructurer. C’est seulement à ce prix qu’ «une femme peut être père» , que «porter le voile peut devenir une liberté», que dire ce qui est peut vous valoir un procès en racisme.

Si les mots peuvent dire tout et son contraire, alors plus moyen d’être en phase avec le réel, plus moyen d’échanger, plus de référentiel commun. Et on arrive à cette absurdité de voir le qualificatif de racisme d’État utilisé sans discernement alors qu’il correspond à une réalité historique terrible. Car le racisme d’État a existé: en Allemagne, sous le régime nazi, en Afrique du sud à l’époque de l’apartheid, dans le Sud des États-Unis pour les États ségrégationnistes. Cela correspond à une vision du monde où l’égalité en droit des individus est refusée à raison de la couleur de peau ou de l’origine ethnique. Ce refus se traduit par des lois, des droits et des devoirs différents selon l’appartenance. L’existence de différences visibles se traduisant en hiérarchisation de la place des groupes ethniques dans la société. L’idéologie officielle, dans ces cas, s’appuie sur la reconnaissance de ces hiérarchies pour justifier et appuyer sa vision du monde.

Faire ce procès à la France est profondément absurde mais c’est oublier surtout que ce sont les Occidentaux et nombre de ces Blancs que la députée Obono vomit, qui ont pensé et théorisé la fin de l’esclavage, le refus de la référence à la race, le souhait d’égalité en droits entre tous les hommes au nom de leur nature commune.Faire ce procès à la France est profondément absurde.

Alors quoi? Peu importe ce que signifie le racisme d’État, qu’il ait eu de terribles conséquences et ait brisé nombre de vies? À rebours de toute honnêteté intellectuelle, ceux qui pensent comme Danièle Obono ne vont pas se laisser arrêter par la vérité des faits. Il suffit donc de substituer à la définition du racisme institutionnel, la reconnaissance d’un sentiment de persécution et là, tout devient justifiable. Du coup le racisme d’État peut être dénoncé même dans des pays où il n’existe pas. En effet, selon l’analyse de ceux pour qui la victimisation et le ressentiment sont les deux mamelles de la conscientisation politique, la promesse d’égalité n’est qu’un leurre puisqu’elle ne peut être totalement et parfaitement réalisée. C’est un subterfuge qui permet de maintenir un racisme de fait en affichant une égalité de façade.

Pourtant, le fait même que cette femme soit devenue députée démontre l’inanité de ces thèses par l’exemple. Mais surtout, il se trouve que tous ceux qui ont attaqué la démocratie en la réduisant à une promesse fallacieuse, le font alors qu’ils parlent de position souvent encore plus «idéalistes» ou déconnectées, au nom d’un Dieu par exemple ou d’une refondation totale de la nature humaine. Ils semblent surtout oublier que si la perfection n’est pas de ce monde, la façon dont un pays s’engage, détermine et choisit les principes qui le guident, change la manière dont on vit à l’intérieur de ses frontières. Demandez donc aux femmes iraniennes si la promesse d’égalité que porte l’Occident ne change pas concrètement la vie des femmes chez nous, ne se traduit pas par la jouissance de libertés fort concrètes? Demandez-leur si la vie d’une femme n’est pas différente selon que l’égalité femmes/hommes est un objectif politique ou pas? Demandez à Asia Bibi si cela ne fait pas une vraie différence de vivre dans un pays où le blasphème est interdit ou de vivre là où les libertés sont garanties?

Rappelons donc à Danièle Obono, marxiste revendiquée, qui s’étrangle à l’idée de dire «Vive la France» à la radio et s’en justifie bizarrement en expliquant qu’elle ne chante pas la Marseillaise tous les matins, que Danielle Casanova, résistante communiste, dénoncée par des Français, arrêtée par la police française, n’en a pourtant pas moins entamé La Marseillaise avec ses camarades lors de leur arrivée à Auschwitz. C’était à une époque où l’on savait combattre pour des idées et en payer le prix, sans haïr son pays ni ses habitants. Ces gens-là ont vécu la réalité de la violence raciale et idéologique, que ceux qui se réclament de leur héritage aient aujourd’hui la décence de se taire.

«L’activisme d’ultra-droite à propension violente: un problème aigu en Allemagne»

GRAND ENTRETIEN – Jean-Yves Camus, chercheur associé à l’IRIS et spécialiste des mouvements radicaux*, analyse les deux fusillades qui ont fait neuf morts en Allemagne. L’universitaire rappelle le poids particulier, outre-Rhin, d’une ultra-droite prompte à la violence, qu’il distingue de l’AfD, de ses membres et de ses électeurs.

Par Alexandre Devecchio

LE FIGARO.- Que penser de la tuerie perpétrée à Hanau (Hesse)?

Jena-Yves CAMUS.- Le rapport annuel des services de renseignement allemands pour 2018 signale une hausse des actes illégaux provenant de l’ultra-droite et d’ailleurs, celle-ci est la plus forte dans une région de l’Ouest, la Rhénanie-Westphalie, suivie par une région de l’Est, la Saxe, et par Berlin. La police isole désormais, à l’intérieur de l’ultra-droite, une catégorie de militants: ceux du mouvement des Reichsbürger, qui considèrent que la République allemande est juridiquement illégitime parce que le Reich n’a jamais cessé d’exister. Ces gens ont une propension à la violence qui se manifeste d’abord en Bavière. Autre catégorie nouvelle: les auto-radicalisés, qui n’appartiennent à aucun courant précis, comme cela semble le cas du terroriste de Hanau. La spécificité allemande, c’est le nombre des militants d’ultra-droite: 25.350 dont 12.700 jugés «orientés vers la violence». Autre spécificité: la majorité d’entre ceux-ci n’appartiennent à aucun parti, pas même au NPD néo-national-socialiste. Et évidemment pas à l’AfD qui est un parti légal. Il ne faut d’ailleurs pas commettre l’erreur de dater l’apparition de la scène violente d’ultra-droite de la période où l’AfD émerge électoralement: le 26 septembre 1980, l’attentat commis par des néonazis à la fête de la bière à Munich tue douze personnes et en blesse plus de 200. Dès les années 1990, les foyers de migrants et de demandeurs d’asile sont attaqués à coups de bombes incendiaires.À lire aussi : Allemagne: neuf morts dans deux fusillades près de Francfort, le mobile «raciste» ne fait plus de doute

La menace d’un terrorisme d’ultra-droite inquiète les autorités allemandes…

Ce risque est sérieux, selon les renseignements allemands, qui pointent un saut qualitatif et quantitatif remontant à ce qu’ils appellent le «mouvement anti-asile», consécutif à l’arrivée – avec l’accord explicite, assumé, de la chancelière et de son gouvernement – d’un million de réfugiés. Cet afflux n’a pas seulement fait d’Angela Merkel quelqu’un de détesté par l’ultra-droite (et la détestation est réciproque). Il n’a pas seulement fait monter l’AfD dans les urnes. Il a fait des élus de la CDU, pourtant un parti démocrate-chrétien de droite, une cible. D’ailleurs, la semaine passée, une cellule d’ultra-droite a été démantelée, qui envisageait à la fois d’attaquer des mosquées et des politiciens. L’assassinat du préfet de Kassel, en juin 2019, a été le premier meurtre politique de l’ère post-1945. C’est un fait considérable.

Fusillade en Allemagne: craignez-vous l’émergence d’un terrorisme d’extrême droite?

Fusillade en Allemagne: craignez-vous l’émergence d’un terrorisme d’extrême droite?Deux fusillades ont fait 9 morts près de Francfort. Le mobile «raciste» ne fait plus de doute. Craignez-vous l’émergence d’un terrorisme d’extrême droite?

S’agit-il de néonazis?

Le néonazisme stricto sensu, donc la tentative de reformer un parti national-socialiste ou de faire l’apologie du régime hitlérien, est interdit en Allemagne, et l’État ne lésine pas sur les interdictions de groupuscules. Horst Mahler, ancien avocat de la Fraction armée rouge devenu néonazi et négationniste, a beau avoir 80 ans passés, avoir été amputé d’une jambe et être très mal en point, il a été maintenu en détention. À côté des néonazis assumés, il y a ceux qui flirtent avec les limites légales: ainsi le NPD (Parti national-démocrate), qui se définit comme «social-national», minimise la Shoah et conteste la culture de la culpabilité. Après avoir conquis des sièges dans plusieurs parlements régionaux à l’est du pays, il est en déclin avec quand même environ 4000 militants. Il existe aussi une scène skinhead néonazie active, violente, qui se subdivise en deux groupes, Combat 18 et Hammerskins, qui reprennent certains codes associés au nazisme mais sont plutôt une «troupe d’assaut» à mi-chemin entre les SA et les gangs. Une des spécificités de l’ultra-droite allemande prête à l’action armée est l’existence de petits groupes locaux ou régionaux semi-clandestins ou clandestins du type Nationalsozialistischer Untergrund (NSU), ce groupe dont le noyau opérationnel comptait trois personnes et qui a écumé l’Allemagne entre 2000 et 2015, enchaînant 15 attaques de banques, 9 meurtres de personnes d’origine turque, celui d’une policière…Le poids historique du nazisme est évidemment spécifique à l’Allemagne. Il induit aussi une culpabilité collective dont une partie de la jeunesse refuse de porter le poids

Ce type de groupuscule est-il propre à l’Allemagne?

Numériquement, l’Allemagne est le principal vivier. La Grande-Bretagne connaît un fort regain d’activité de petits groupes racialistes qui préparent des actions terroristes, heureusement toujours déjouées à ce jour. Le Mouvement de résistance nordique, en Suède, reste sous surveillance de la police et se cantonne, à ce stade, à la violence physique comme aux manifestations de rue. À l’inverse l’Italie s’est débarrassée du «terrorisme noir» des années de plomb.

En quoi cela s’inscrit-il dans la culture et l’histoire allemande?

Le poids historique du nazisme est évidemment spécifique à l’Allemagne (et à l’Autriche, où le milieu terroriste néonazi semble contenu). Il induit aussi une culpabilité collective dont une partie de la jeunesse refuse de porter le poids. Pour les ultras de droite, l’Allemagne a aussi été une victime de la guerre: raison pour laquelle le NPD vient d’organiser à Dresde une cérémonie d’hommage aux 25.000 victimes des bombardements alliés qui ont détruit la ville en février 1945. Plusieurs survivants très âgés ont accepté de témoigner à cette occasion. Tous ont insisté sur l’horreur réelle des bombes au phosphore, sur leur malheur individuel et familial, sur ce qu’ils considèrent comme un crime de guerre anglo-américain.

Certains dénoncent la proximité de membres de l’AfD avec les néonazis. Est-ce le cas?

Une aile de l’AfD appelée Der Flügel, qui prédomine en Thuringe, est mise sous observation par les services de renseignement. Il lui est reproché son révisionnisme historique (la relativisation des crimes nazis, pas leur négation pure et simple), sa propension à un nationalisme agressif pangermaniste et antijuif. L’AfD a réagi au crime de Hanau en le relativisant aussi et en rappelant la propension à la violence de l’ultra-gauche et des antifas. On ne peut pas faire l’amalgame: l’AfD est un parti nationaliste identitaire, pas néonazi.

Ce type d’attaque ou celle de Christchurch en Nouvelle-Zélande pourraient-elles avoir lieu en France?

Ce type d’attaque peut avoir lieu partout. Un homme seul, un couteau ou un fusil et vous avez un massacre. Mais heureusement, à population égale, la France n’a pas 12.000 activistes d’ultra-droite à propension violente, nous n’en sommes pas même au dixième de cela.

* Jean-Yves Camus dirige l’Observatoire des radicalités politiques de la Fondation Jean-Jaurès.

COMMUNIQUE DE PRESSE EN SOUTIEN A JEAN CHRISTOPHE LAGARDE

DRANCY LE 20 FEVRIER 2020

En ma qualité de Président du BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme) et du CCJ 93 dont les sièges sont tous deux situés à Drancy, 8 Boulevard Saint Simon.

Je tiens à exprimer au Député Jean Christophe Lagarde, ancien Maire de Drancy, tout mon soutien, face à la calomnie dont il est l’objet, dans un livre l’accusant d’être un suppôt de l’islamisme et un complice du. “Gang des Barbares”.

Je peux témoigner que dès la nomination de Mr Lagarde à la Mairie de Drancy, le cirque Zavatta n’a plus été autorisé à installer son chapiteau Cité de la Muette devant les bâtiments du Camp de Drancy où avaient été détenus les juifs raflés et emprisonnés pour être déportés vers les camps de la mort.

Je peux témoigner que c’est Monsieur LAGARDE qui a obtenu le classement de la Cité de la Muette comme Monument Historique. C’est aussi Monsieur LAGARDE qui a travaillé avec Simone VEIL et Eric de ROTSCHILD pour la construction du bâtiment du Mémorial de la Shoah face à la Cité de la Muette.

Je peux témoigner que la communauté musulmane de Drancy dirigée notamment par mon ami l’imam Hassan CHALGHOUMI pratique un islam Républicain exemplaire. Je me souviens même que l’ouverture de cette mosquée avait été marquée par des manifestations violentes d’islamistes aux abords, si bien que les fidèles venaient prier, protégés par des policiers.

Je suis fréquemment invité dans cette mosquée où je peux prendre la parole devant près de 4000 fidèles dans un climat de tolérance et de fraternité.

Je peux témoigner que les musulmans de Drancy, organisent chaque année à l’occasion de la fête de L’Aid un dîner Républicain auquel en présence de M.LAGARDE, les plus hauts dignitaires juifs de France comme les Rabbins et Présidents des Communautés juives du 93 participent, reçoivent un repas cacher préparé et servi par un traiteur cacher.

Je peux témoigner que la Ville de Drancy est l’une des rares communes de la Seine St Denis où il fait bon vivre pour les citoyens de cette confession.

Drancy comme Pantin, les Lilas, Le Pré St Gervais, Epinay et Le Raincy,s ont les seules villes que les juifs n’ont pas fuies pour se réfugier dans d’autres communes ou d’autres département en raison du “clientélisme” de certains Maires et Conseils Municipaux. Ces derniers, édiles politiques, engagés dans un “palestinisme sans discernement” ont déclenché cette forme d’incitation à la haine d’Israël qui a poussé à l’acte antijuif, et qui a conduit de nombreuses familles juives à se déplacer.

Je peux témoigner que c’est cette forme d’insécurité qui a fait qu’il n’y a plus d’élèves juifs dans les Ecoles et les Lycées de la République, que des Professeurs juifs ont dû être mutés, qu’il n’y a plus d’étudiants juifs ou israéliens dans l’Université de Villetaneuse, et que le cursus d’études hébraïques a été réduit puis supprimé par l’Université de  Paris 8.

Déjà en 2002 sous ma présidence, le CCJ 93 avait dénoncé au Préfet le parti pris dangereux de même que le “clientélisme” de ces communes et du Conseil Général du 93 de l’époque, ainsi que leur financement à des associations pro palestiniennes illicites.

Les dirigeants des communautés juives du CCJ 93, le Bureau et les membres du BNVCA assurent Mr jean Christophe Lagarde de toute leur confiance 

 Le Président Sammy GHOZLAN 

Président du Conseil des Communautés Juives De Seine St Denis

Chevalier de la Légion d’Honneur

Commissaire Honoraire de Police

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme condamne fermement la Ville flamande belge d’Alost qui envisage de faire défiler le 23 février 2020 son carnaval manifestement antijuif.

Le BNVCA exprime les protestations de très nombreux correspondants indignés par ce  carnaval traditionnel qui voit défiler presque chaque année des chars antisémites. L’année dernière, des organisations juives mais aussi la Commission européenne avait pourtant condamné les caricatures antisémites du carnaval, Alost récidive cette année encore et  plus particulièrement en faisant défiler un char caricaturant des Juifs orthodoxes arborant des nez crochus, se tenant debout sur des sacs d’argent et entourés de rats. Ces stéréotypes reproduisent la propagande nazie la plus violente .

Le BNVCA demande aux autorités belges de ne pas se dédouaner en condamnant seulement l’organisation de ce défilé qui fait honte à la Belgique, , mais en l’interdisant officiellement et  en réprimant ses organisateurs.
Le BNVCA a décidé de saisir l’ambassadeur de Belgique en France pour lui demander d’exprimer à son gouvernement  notre réprobation , notre requête, et la colère légitime de tous nos concitoyens  .

Nous  demandons également à son excellence Mr François de Kerchove d’Exaerde , de rappeler aux dirigeants de son pays que la ville d’Alost est toute proche de la Kazerne Dossin à Malines, ce camp de transit d’où plus de 25 000 Juifs et Tziganes ont été déportés par les nazis entre 1942 à 1944 par 28 convois vers le camp d’extermination d’Auschwitz-Birkenau. Seuls 1 219 Juifs ont survécu.

Nous attendons de l’Etat belge que ce carnaval soit annulé cette année et définitivement interdit .

L’UE en a-t-elle fini avec l’arnaque palestinienne?

Il semble que même les Européens en aient assez de la méthode palestinienne de “militant des droits de l’homme de jour et terroriste de nuit” – sans parler de la demande de continuer à le financer.

 par  Shai Har-Zvi 

Au fil des ans, l’Union européenne a fourni un soutien économique de dizaines de millions de shekels à des organisations civiles palestiniennes sur la base d’une disposition standard appliquée aux ONG du monde entier: pour recevoir une aide financière, elles ne doivent avoir aucune affiliation avec des éléments terroristes.

Dernièrement, les Palestiniens ont été scandalisés par une stipulation supplémentaire et légitime que l’UE a introduite: les bénéficiaires des subventions de l’UE doivent s’assurer que des éléments tiers (tels que les sous-traitants, les participants à l’atelier et autres) qui ont des liens avec eux et bénéficient indirectement des fonds européens, ne figurent pas sur la liste des sanctions de l’UE. Les Palestiniens sont furieux et ont carrément refusé de signer la clause. Ils rejettent complètement la décision européenne, selon laquelle des groupes tels que le Hamas et le Front populaire de libération de la Palestine sont considérés comme des organisations terroristes car, de leur point de vue, ce sont des partis politiques légitimes.

L’innocence feinte des Palestiniens et leur position de rejet ne sont pas surprenantes. Fin 2019, l’agence de sécurité du Shin Bet a découvert un réseau terroriste complet et organisé du FPLP, qui a perpétré l’attaque au cours de laquelle Rina Shnerb, 17 ans, a été assassinée et son frère et son père ont été blessés. Les Palestiniens affirment que le FPLP n’est pas une organisation terroriste et ont cherché à cacher le fait que plusieurs membres du réseau terroriste découvert par le Shin Bet occupaient un certain nombre de postes clés dans l’ONG palestinienne Addameer (partie prenante de BDS). Ces dernières années, Addameer a reçu plus de 8 millions de shekels d’aide de la part de pays et d’institutions européennes. En 2018, par exemple, Addameer a reçu une subvention de 500000 NIS de la Suisse. Les hauts responsables d’autres ONG palestiniennes étaient membres de groupes terroristes déclarés depuis des années ; certains d’entre eux ont même purgé des peines de prison en Israël.

Le refus des organisations palestiniennes de délégitimation – qui sont soutenues officiellement par des éléments de l’Autorité palestinienne – de rompre les liens avec des organisations terroristes meurtrières, illustre la mesure dans laquelle les ONG sont utilisées pour camoufler et promouvoir la campagne armée menée par des organisations terroristes contre Israël.

L’écart d’interprétation entre l’UE et les Palestiniens est fondamental: la méthode du «militant des droits de l’homme de jour et terroriste de nuit», que les Palestiniens considèrent comme naturelle et légitime, est-elle acceptable pour l’UE?

Il semble que même l’UE en ait assez du métier de l’escroquerie palestinienne – sans parler de son financement. L’UE doit résister fermement à la campagne de pression concentrée des Palestiniens. Y succomber délivrera un message terrible, donnant aux organisations terroristes une forme de légitimité. L’UE doit subordonner toute fourniture d’aide à la renonciation complète aux affiliations terroristes – directes, indirectes, de premier degré, de deuxième degré, de tiers ou autrement. C’est la seule chose correcte, appropriée et morale à faire.

israelhayom.com

Les achats des musées sous l’Occupation

par Vincent Noce

Le 22 janvier, la ministre allemande de la Culture Monika Grütters a restitué à la famille d’Armand Isaac Dorville trois œuvres de Jean-Louis Forain et Constantin Guys, retrouvées dans la collection Gurlitt. Elle a ainsi reconnu le caractère forcé des ventes de succession de ce grand avocat parisien, décédé le 28 juillet 1941 en son château de Cubjac, en Dordogne, où il avait trouvé refuge. Ce n’est pas une excellente nouvelle pour la France. La commission d’indemnisation des victimes des spoliations (CIVS) doit en effet, à partir de mi-février, examiner une demande épineuse de restitution, qui rencontre l’opposition du service des musées nationaux. Cette démarche fait suite aux découvertes d’un généalogiste, Antoine Djikpa, et d’Emmanuelle Pollack, désormais chargée au Louvre de la recherche de provenance et de la restitution. La vente phare de la collection de tableaux de Dorville se tient à Nice du 24 au 27 juin 1942, sous le marteau de Me Jean-Joseph Terris. Les 450 lots comprennent neuf Vuillard, sept Vallotton, quatre Bonnard, 95 aquarelles de Guys, 34 de Forain et une de Manet. Le premier jour, le Commissariat aux questions juives dépêche un administrateur provisoire, Amédée Croze, qui part saisir les 8 millions de francs obtenus. René Huyghe discute avec lui des emplettes des musées nationaux, sans se soucier de cette situation imposée, constate-t-il, par «les nouvelles lois juives» alors même que le Louvre et le musée des Arts décoratifs ont bénéficié de généreux legs de ce collectionneur. Le conservateur achète douze œuvres pour près de 300 000 F, aujourd’hui détenues par le Louvre et Orsay. S’ajoutent quatre tableaux acquis via des donations après la guerre par le musée de Nice et celui de Troyes (déjà mis en cause pour les œuvres spoliées à René Gimpel).Une vente, quels qu’en soient les termes, consentie par une famille juive traquée peut-elle être considérée comme pleinement volontaire ?

Il faudra bien un jour que les institutions acceptent d’écrire cette histoire des acquisitions de biens «aryanisés», qui se sont poursuivies comme si de rien n’était. Mais, aujourd’hui, le service des musées de France est surtout occupé à plaider que cette succession est plus complexe qu’il n’y paraît. Il estime que la famille a dû consentir à cette mise aux enchères. Conservé sur des comptes, le résultat lui a été rétrocédé en 1947. La vente aurait été, au fond, normale. Du reste, le premier jour, avant l’arrivée de l’administrateur, certains légataires ont encore pu retirer 46 lots qu’ils souhaitaient conserver. Pour Me Corinne Hershkovitch, qui défend les héritiers, cela indiquerait plutôt qu’ils avaient été empêchés auparavant de conduire normalement le partage des biens. Et si l’argent n’avait pas été bloqué, la famille aurait-elle pu fuir à temps ? Il serait bon que la France se penche enfin sur cette interrogation, sur laquelle l’Allemagne et les Pays-Bas ont déjà avancé : est-il seulement concevable qu’une vente à cette époque, quels qu’en soient les termes, consentie par une famille juive traquée puisse être considérée comme pleinement volontaire ? L’avis attendu de la CIVS dans les mois qui viennent se heurte à une autre difficulté : si elle se montre favorable à la restitution, ce qui est bien possible, sa mise en oeuvre est toujours entravée par l’absence de dispositif facilitant, dans de tels cas, les sorties des collections nationales. La même avocate, au terme d’un procès retentissant, avait obtenu en 1999 la restitution de cinq tableaux provenant d’une vente de succession à Drouot, en 1941, que lui refusait le Louvre avec les mêmes arguments. En vingt ans, rien ne semble avoir changé dans la mentalité de l’administration de la Culture (on pourrait aussi citer le cas des céramiques de la collection Colloredo, dont la restitution, décidée il y a un an et demi, n’est toujours pas effective). En 1999, contre le Louvre, la cour d’appel de Paris avait jugé que les enfants Gentili, ayant dû fuir Paris, ne se trouvaient pas en situation de gérer la succession de leur père. Cinq parentes n’ont jamais pu hériter d’Armand Dorville : une sœur, deux nièces et leurs enfants, âgées de 2 et 4 ans, arrêtées en 1944 par la police française, envoyées et assassinées à Auschwitz. Une succession «normale» ? 

LA GAZETTE DE DROUOT

Affaire Mila: «Non, Madame Belloubet, injurier l’islam n’est pas une atteinte à la liberté de conscience!»

FIGAROVOX/ENTRETIEN – La Garde des Sceaux a déclaré ce mercredi matin sur Europe 1 que «l’insulte à la religion» est «une atteinte à la liberté de conscience». Richard Malka, l’avocat de Mila, rappelle que ces propos sont juridiquement faux.Par Paul SugyPublié le 29 janvier 2020 à 11:04, mis à jour le 29 janvier 2020 à 18:55Affaire Mila : «L’insulte à la religion, est une atteinte à la liberté de conscience»Au micro d’Europe 1, Nicole Belloubet, la Garde des Sceaux, a réagi à l’affaire Mila déclarant que «l’insulte à la religion» est «une atteinte à la liberté de conscience». Des propos qui ont provoqué un tollé. PartagerPlayUnmuteCurrent Time 0:06/Duration 0:22Loaded: 99.65% Fullscreen

Richard Malka est avocat au barreau de Paris. Spécialiste du droit à la liberté d’expression, il défend notamment le journal Charlie Hebdo.


FIGAROVOX. – «L’insulte à la religion, c’est évidemment une atteinte à la liberté de conscience, c’est grave» a déclaré le 29 janvier Nicole Belloubet, garde des Sceaux, sur Europe 1 à propos de Mila, une adolescente menacée de mort après avoir tenu des propos injurieux sur l’islam. Devant le tollé, Belloubet a regretté, plus tard dans la journée, une «expression maladroite» et jugé inacceptables les menaces dont cette adolescente est victime. Qu’en pensez-vous?

Richard MALKA. – Les propos de Nicole Belloubet mercredi matin sont tout simplement gravissimes! Ils participent à la mise en danger de Mila, qui a vu sa scolarité et sa vie sociale brisées après le harcèlement et les menaces dont elle a fait l’objet. Nicole Belloubet a fait montre à la radio d’une culture juridique fantaisiste, ce qui est extrêmement inquiétant, mais surtout elle donne ainsi raison aux milliers d’anonymes qui depuis plusieurs jours adressent lâchement des menaces à Mila en lui promettant de l’égorger, de la découper ou de la brûler!

On aimerait qu’elle lise davantage les fiches que lui préparent ses conseillers, et pas la propagande de la Ligue islamique mondiale qui milite partout en Europe pour l’interdiction du blasphème. Car c’est la terminologie exacte de cette organisation prosélyte, qui a plusieurs fois déposé des demandes en ce sens auprès de l’ONU: empêcher les injures envers l’islam au nom de la liberté de conscience. Nicole Belloubet a énoncé la définition même du blasphème telle que promue par la Ligue islamique mondiale ou l’Organisation de coopération islamique. Pris à la lettre, ses mots marqueraient le passage d’une société laïque et républicaine à une théocratie: si l’on ne peut pas offenser une religion, alors la respecter devient obligatoire. Le Code pénal du Pakistan l’énonce dans son article 295-C: «Toute injure ou tout propos abîmant une représentation de Dieu est un blasphème».On entrave la liberté de conscience en privant quelqu’un de la liberté de croire. Pas en injuriant sa religion.

Ce que dit la ministre de la Justice est donc parfaitement inepte, et heureusement toute la jurisprudence française en la matière dément ses propos. En 2007, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l’Agrif à la suite de la publication par Libération d’un dessin représentant le Christ nu avec un préservatif sur le sexe. Le juge n’a pas reconnu l’existence d’une injure envers un groupe de personne en raison de leur religion. Idem lors du procès des caricatures de Mahomet publiées par le journal Charlie Hebdo. Rappelons que le journal n’a pas été condamné, «en dépit du caractère choquant, voire blessant, de cette caricature pour la sensibilité des musulmans» pour reprendre les mots mêmes de la 17e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Et ainsi de suite. Jamais un seul juge français n’a reconnu que des propos, même vulgaires, même injurieux, envers une religion ou des symboles religieux pouvaient constituer une «atteinte à la liberté de conscience». Jamais! Et que Nicole Belloubet l’affirme au micro d’une émission de radio est irresponsable. Je la mets au défi de trouver une quelconque décision de justice qui corrobore ses propos!

La «liberté de conscience» est l’un des principes fondamentaux reconnus par les lois de la République, et elle garantit notamment la liberté de religion. Pourquoi ce terme est-il inapproprié en l’espèce?

Mais tout simplement parce que Mila n’a empêché personne de croire en l’islam! La liberté de conscience, c’est de croire dans ce que l’on veut. On y fait entrave en privant quelqu’un de cette liberté, en empêchant de se rendre dans une église, une synagogue ou une mosquée. Pas en injuriant sa religion.

C’est au contraire la liberté de conscience de Mila qui est ici en jeu, car elle a le droit de penser ce qu’elle veut de l’islam, et de le dire, même sur les réseaux sociaux. C’est ça le droit français: le fondement de la liberté de conscience n’est pas d’interdire la critique ou même l’injure, mais de protéger la liberté d’expression. Ces deux libertés n’ont rien d’incompatibles, au contraire elles participent l’une de l’autre. On peut tout aussi bien adhérer à une religion que la rejeter. Et prétendre le contraire, lorsqu’on est ministre de la Justice, c’est comme un ministre de l’Économie qui ne saurait pas compter.

Cette erreur est-elle selon vous symptomatique d’une méconnaissance grandissante des principes de la laïcité en France?

Bien sûr que la laïcité est de moins en moins bien connue et comprise. Ses termes juridiques échappent à beaucoup de nos concitoyens. On peut le déplorer, mais c’est hors sujet ici: on parle tout de même de la garde des Sceaux! Elle n’a pas le droit, elle, de se tromper à ce sujet. Même si c’est une confusion, elle est trop grave.

Ou alors, allons au bout de la logique: faut-il interdire aussi le Mahometde Voltaire? Lautréamont qui a représenté Jésus ivre? Nietzsche qui affirme que Dieu est mort? Ce serait anéantir le patient édifice des libertés que les siècles passés ont construit.

Encore une fois, il faut rappeler les mots qu’a employés le juge français lors du procès de Charlie: la liberté d’expression vaut aussi pour les paroles «qui heurtent, choquent ou inquiètent, ainsi que l’exigent les principes de pluralisme et de tolérance qui s’imposent particulièrement à une époque caractérisée par la coexistence de nombreuses croyances et confessions au sein d’une même nation». Cette mention est en réalité inspirée de la jurisprudence qui vaut à la Cour européenne des droits de l’homme depuis 1976: si l’on s’interdit de critiquer une religion, on ne peut plus vivre ensemble.

« La haine d’Israël sert de masque à l’antisémitisme »


INTERVIEW. Comme chaque année, le ministère de l’Intérieur dresse le bilan des actes de haine racistes, antisémites, antichrétiens et antimusulmans.

Propos recueillis par Valentine Arama

Frédéric Potier, le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), revient pour le Point sur les chiffres concernant les actes racistes en France. Le bilan dressé par le ministère de l’Intérieur  fait état d’une hausse importante des actes racistes et antisémites . Les données – communiquées dimanche 26 janvier – recensent, comme de coutume, deux types de faits : les « actions » (atteintes aux personnes et aux biens, comme les violences physiques, les dégradations…) et les « menaces » (propos, gestes, inscriptions…).

Le Point : Selon les données communiquées par le ministère de l’Intérieur, les faits antisémites sont de nouveau en hausse (+ 27 %), après le bond de + 74 % enregistré en 2018. Pas moins de 687 faits ont été comptabilisés par les services de police. Comment expliquer cette poussée ?

Frédéric Potier : Ce qu’on peut noter par rapport à l’an dernier, c’est qu’il y a une hausse qui est mesurée. Elle s’explique en partie par une augmentation des menaces (+ 50 % en un an) et des discours de haine, plus que par des atteintes aux personnes ou des dégradations de biens. Sur ces actions, les statistiques sont en nette diminution. Face à ces tendances inquiétantes, il y a tout de même une petite note d’espoir qu’il ne faut pas occulter, puisque les faits les plus graves reculent (les atteintes aux personnes ont reculé de 44 % par rapport à 2018, NDLR).

Toutefois, cette progression de l’antisémitisme se traduit par une montée des extrémismes identitaires, un climat de tension anxiogène général. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si les actes racistes montent en même temps que les actes antisémites ou antimusulmans. Il y a une forme de matrice de la haine, qui est le rejet de l’autre, le rejet de la tolérance.

Quelles sont, selon vous, les causes exactes de cette poussée de l’antisémitisme ?

Je distingue trois sources. Il existe évidemment un islamisme radical, qui se traduit par des actes striés, et des formes de communautarismes qui sont très présents et qui ont été clairement dénoncés par les plus hautes autorités de l’État. Il y a aussi la résurgence de l’extrême droite, de groupuscules qui ont réalisé un certain nombre de dégradations, comme on l’a vu notamment dans les cimetières juifs alsaciens . Je dirais donc que le nouvel antisémitisme n’a pas fait disparaître l’ancien… La dernière source d’antisémitisme, c’est évidemment la haine d’Israël, qui sert de masque à l’antisémitisme.

Ces trois problèmes ne datent pas d’hier, ils ont été identifiés et dénoncés depuis longtemps. Dès lors, comment lutter contre ces différentes formes d’antisémitisme ?

Ces sources-là ne disparaissent pas d’un coup de baguette magique. Ce qu’on essaye de privilégier, ce ne sont pas de grands discours moralisateurs, mais des actions très concrètes. Sur les discours de haine, il y a notamment la proposition de loi de Laetitia Avia, qui doit permettre de supprimer en 24 heures les contenus de haine sur Internet.

S’agissant des faits antichrétiens, leur nombre est assez stable sur l’année 2019 (1 052 faits recensés), et le nombre d’actes antimusulmans, quant à lui, demeure assez faible (154 faits). Si l’on ne peut que s’en féliciter, comment expliquer la forte différence avec les chiffres concernant l’antisémitisme ?

Il y a une difficulté qui est inhérente à ces chiffres-là : il y a quand même une explosion des actes racistes (qui ont augmenté en 2019, avec 1 142 faits comptabilisés, contre 496 en 2018, NDLR). Quand une personne se fait insulter de « sale Arabe » dans la rue, ça ne va pas figurer dans la liste des actes antimusulmans, mais dans celle des actes racistes. Il y a donc une difficulté à saisir tous ces chiffres-là.

Si je prends le côté vraiment religieux concernant les méfaits antichrétiens, ça vise surtout les cimetières. Là aussi, c’est parfois assez difficile de savoir ce qui dépend d’une profanation avec motivation idéologique ou d’un acte de pur vandalisme.

Vous parliez plus haut de la profanation des cimetières juifs en Alsace, la région est-elle aux prises à l’antisémitisme ?

Je ne dirais pas qu’il y a un antisémitisme alsacien, mais il y a effectivement des groupuscules très actifs, avec des signes de reconnaissance très directs, comme l’utilisation des chiffres 1-8, qui correspondent aux initiales d’Adolf Hitler. On a affaire à ce type de groupuscules, ils ne sont pas très nombreux, mais, hélas, ils sévissent beaucoup. C’est la raison pour laquelle le ministre de l’Intérieur a annoncé la création d’un « office national de lutte contre la haine » au sein de la gendarmerie.

Schiappa qualifie de « criminelles » les déclarations d’un responsable du CFCM sur l’affaire Mila

Abdallah Zekri, délégué du général du CFCM, avait réagi à propos de l’affaire Mila, l’adolescente menacée de mort pour avoir critiqué l’islam, en estimant qu’elle l’avait « cherché ».

Par L’Obs avec AFP

L’affaire Mila continue de faire réagir, jusqu’au gouvernement. Ce mardi 28 janvier, sur France-Inter, la secrétaire d’Etat à l’Egalité femmes-hommes, Marlène Schiappa, a qualifié de « criminelles » les déclarations du délégué général du Conseil français du Culte musulman (CFCM), Abdallah Zekri, contre la jeune Mila, une lycéenne qui avait tenu des propos hostiles à l’islam dans une vidéo.

Le responsable de l’institution représentative des mosquées, tout en se disant « contre » le fait que cette adolescente de l’Isère ait été menacée de mort sur les réseaux sociaux, avait estimé vendredi : « Qui sème le vent récolte la tempête. »

« Elle l’a cherché, elle assume. Les propos qu’elle a tenus, les insultes qu’elle a tenues, je ne peux pas les accepter », avait-il dit sur Sud Radio.

Ces mots sont « indignes d’un responsable, qui est un leader d’opinion et qui a une parole dans le débat public », a déclaré Marléne Shiappa sur l’antenne de France-Inter, rappelant que « s’adonner à du cyberharcèlement en meute » constitue « un délit ».Affaire Mila : où sont les voix de gauche ?

Ouverture de deux enquêtes

Dans un message diffusé sur Twitter après les propos d’Abdallah Zekri, le nouveau président du CFCM, Mohammed Moussaoui, avait pour sa part souligné que « rien ne saurait justifier les menaces de mort à l’égard d’une personne ».

« C’est la justice qui doit prononcer les sanctions prévues par la loi s’il y a provocation et incitation à la haine », avait-il ajouté.

Le parquet de Vienne (Isère) a ouvert deux enquêtes dans l’affaire de la jeune Mila, qui a dû être déscolarisée après un déferlement de menaces de mort.

L’une, « ouverte du chef de provocation à la haine raciale », a pour but « de vérifier si les propos tenus sur la vidéo diffusée » par la jeune fille « sont de nature à recouvrir une qualification pénale ou s’inscrivent dans la liberté d’expression reconnue à chacun ».

L’autre, « ouverte du chef de menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement » notamment, s’attache à retrouver et poursuivre les auteurs de ces faits « gravement attentatoires à l’intégrité » de l’adolescente, selon le parquet.

Le BNVCA tient à saluer la forte prise de position du Chef de l’Etat, à bord de l’avion Présidentiel, lors de son retour de Jérusalem.

● Affaire Sarah Halimi: «On ne peut pas, sur ces sujets, décider de s’en remettre uniquement à la justice»

«Je vais être très précis, parce que c’est un sujet compliqué». Après avoir relevé, depuis Jérusalem, le «besoin d’un procès » dans l’affaire de l’assassinat de Sarah Halimi, Emmanuel Macron clarifie sa position jeudi soir. Évoquant d’abord la reconnaissance du caractère antisémite du crime, il déclare: «Je crois qu’on ne peut pas, sur ces sujets, décider de nous en remettre uniquement à la justice. Il faut parfois assumer cette caractérisation, dont on estime qu’elle correspond au pays, et que la politique a sa part». Puis il a soulevé «la question de savoir s’il est possible de juger des fous», et il a dit n’être «pas pour qu’on aille dans une judiciarisation de la folie, parce que ça nous amènerait à des choses qui sont, à (son) avis, extraordinairement non-souhaitables». Il dit cependant vouloir «faire évoluer ou clarifier» – sans forcément passer par la loi – «l’idée que le rapport de l’expert ne (puisse) pas préempter la décision finale du juge, même sur ce sujet».

Le BNVCA tient à féliciter le Centre Simon Wiesenthal et tout particulièrement Monsieur Shimon Samuels pour l’accord conclu avec la Principauté de Monaco

Le ministre d’État de Monaco accorde au Centre Wiesenthal un accès complet aux archives liées à l’Holocauste
 
 «Nous avons commis l’irréparable … Des femmes, des hommes et des enfants ont fui vers nous … Nous ne les avons pas protégés comme c’était notre responsabilité … ils étaient venus chez nous chercher refuge, pensant qu’ils avaient trouvé un accueil neutre … Dire cela aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. Le dire aujourd’hui, ici et devant vous, c’est demander pardon. »
 
Jérusalem, 24 janvier
 
En marge du «5e Forum mondial de l’Holocauste» à Jérusalem, auquel ont participé des représentants de 49 États, le Centre Simon Wiesenthal et la Principauté de Monaco se sont rencontrés pour discuter de coopération.
 
Le directeur des relations internationales du Centre, le Dr Shimon Samuels, a noté «sa campagne pour accéder aux archives liées à l’Holocauste et indemniser tardivement les survivants et les familles des victimes, expulsés de Monaco».
 
Lors de leur réunion, le ministre d’État de Monaco, Serge Telle, a montré une politique de porte ouverte en offrant un accès aux domaines de préoccupation du Centre, notamment:
– Saisie d’objets de valeur;
– Comptes bancaires et coffres bloqués;
– Vol d’objets d’art, collections de livres, instruments de musique, etc .;
– Ventes aux enchères d’actifs et de biens juifs;
– Indemnisation pour spoliation et «aryanisation» des entreprises.
Le ministre d’État Telle a encouragé le Centre Wiesenthal “à nommer un chercheur professionnel pour commencer, espérons-le en mars 2020, l’identification des matériaux connexes”, a déclaré Samuels.
 
Le Centre a souligné que «ce projet contribuera à fournir une fermeture tant attendue aux familles des victimes et à Monte Carlo de rendre sa dette morale à l’histoire».
 
Le ministre d’État a déclaré: «Nous avons commis l’irréparable … Des femmes, des hommes et des enfants ont fui vers nous … Nous ne les avons pas protégés comme c’était notre responsabilité … ils étaient venus nous chercher refuge, pensant qu’ils avaient trouvé un accueil neutre … Dire cela aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. Le dire aujourd’hui, ici et devant vous, c’est demander pardon. »
 
  Le ministre d’État de Monaco accorde au Centre Wiesenthal un accès complet aux archives liées à l’Holocauste  «Nous avons commis l’irréparable … Des femmes, des hommes et des enfants ont fui vers nous … Nous ne les avons pas protégés comme c’était notre responsabilité … ils étaient venus nous chercher refuge, pensant qu’ils avaient trouvé un accueil neutre … Dire cela aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. Le dire aujourd’hui, ici et devant vous, c’est demander pardon. » Jérusalem, 24 janvier En marge du «5e Forum mondial de l’Holocauste» à Jérusalem, auquel ont participé des représentants de 49 États, le Centre Simon Wiesenthal et la Principauté de Monaco se sont rencontrés pour discuter de coopération.   Le directeur des relations internationales du Centre, le Dr Shimon Samuels, a noté «sa campagne pour accéder aux archives liées à l’Holocauste et indemniser tardivement les survivants et les familles des victimes, expulsés de Monaco».   Lors de leur réunion, le ministre d’État de Monaco, Serge Telle, a montré une politique de porte ouverte en offrant un accès aux domaines de préoccupation du Centre, notamment: – Saisie d’objets de valeur; – Comptes bancaires et coffres bloqués; – Vol d’objets d’art, collections de livres, instruments de musique, etc .; – Ventes aux enchères d’actifs et de biens juifs; – Indemnisation pour spoliation et «aryanisation» des entreprises …   image.jpeg Shimon Samuels avec Serge Telle Le ministre d’État Telle a encouragé le Centre Wiesenthal “à nommer un chercheur professionnel pour commencer, espérons-le en mars 2020, l’identification des matériaux connexes”, a déclaré Samuels.   Le Centre a souligné que «ce projet contribuera à fournir une fermeture tant attendue aux familles des victimes et à Monte Carlo de rendre sa dette morale à l’histoire».   Le ministre d’État a déclaré: «Nous avons commis l’irréparable … Des femmes, des hommes et des enfants ont fui vers nous … Nous ne les avons pas protégés comme c’était notre responsabilité … ils étaient venus nous chercher refuge, pensant qu’ils avaient trouvé un accueil neutre … Dire cela aujourd’hui, c’est reconnaître un fait. Le dire aujourd’hui, ici et devant vous, c’est demander pardon. » Pour plus d’informations, contactez Shimon Samuels à [email protected] ou visitez www.wiesenthal-europe.com

Monaco State Minister Grants Wiesenthal Centre Full Access to Holocaust Related Archives

Jerusalem, 24 January

 “We have committed the irreparable… Women, men and children fled to us… We did not protect them as was our responsibility… they had come to us seeking refuge, thinking they had found a neutral welcome… To say this today is to recognize a fact. To say it today, at this place and in front of you, is to request a pardon.”

On the sidelines of the “5th World Holocaust Forum” in Jerusalem, attended by representatives of 49 states, the Simon Wiesenthal Centre and the Principality of Monaco met to discuss cooperation.

The Centre’s Director for International Relations, Dr. Shimon Samuels, noted “its campaign to gain access to the Holocaust-related archives and belated indemnification to survivors and families of the victims, deported from Monaco.”

At their meeting, State Minister of Monaco, Serge Telle, showed an open door policy in offering access relating to the Centre’s areas of concern, including:

– Seizure of valuables;

– Blocked bank accounts and deposit boxes;

– Theft of art objects, book collections, musical instruments, etc.;

– Auction sales of Jewish assets and properties;

– Indemnification for spoliation and “aryanization” of businesses…

State Minister Telle encouraged the Wiesenthal Centre “to appoint a professional researcher to begin, hopefully in March 2020, the identification of related materials,” stated Samuels.

The Centre emphasized that “this project will help to provide a long awaited closure for the families of victims and for Monte Carlo to render its moral debt to history.”

The State Minister declared: “We have committed the irreperable… Women, men and children fled to us… We did not protect them as was our responsibility… they had come to us seeking refuge, thinking they had found a neutral welcome… To say this today is to recognize a fact. To say it today, at this place and in front of you, is to request pardon.”

or visit www.wiesenthal-europe.com

Antisémitisme en France : “On n’a pas la même vie” si on est juif, alerte un spécialiste

INVITÉ RTL – Dominique Reynié, professeur à Sciences Po, revient sur une enquête qui indique que 70% des juifs français ont déjà été exposés à un acte antisémite. 

https://www.rtl.fr/actu/debats-societe/antisemitisme-en-france-on-n-a-pas-la-meme-vie-si-on-est-juif-alerte-un-specialiste-7799935090

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Ainsi, 34% d’entre eux se sentent menacés au quotidien. “Nous ne menons pas la même vie en France. Nous ne menons pas la même existence“, explique sur RTL Dominique Reynié, professeur à Sciences Po et et directeur de la Fondaton pour l’innovation politique. 

On commémore cette semaine les 75 ans de la libération du camp d’extermination d’Auschwitz. À cet effet, Emmanuel Macron doit se rendre à Jérusalem pour l’un des plus grands rassemblement de chefs d’État jamais vu. Mais ce mardi 21 janvier, une étude Ifop pour l’American Jewish Committee montre un réel malaise chez les juifs de France

“Une jeune femme de 22 ans, de religion juive, me disait récemment que son père avait passé durant le weekend deux heures à effacer un tag antisémite sur le palier de leur appartement“, illustre-t-il. “Je ne suis pas juif, je ne suis pas du tout confronté à ça. On n’a pas du tout la même vie”, martèle le politologue. 

25% des agressions ont lieu dans les écoles

Ce dernier a rappelé que les questions de l’étude avaient été posées à un échantillon de juifs de France, mais aussi à un échantillon de non juifs. Les réponses illustrent une forte différences dans la vie au quotidien. “70% des juifs que nous avons interrogés ont connu un acte antisémite. 84% des 18-24 ans ont connu un acte antisémite”, révèle Dominique Reynié. 

Les personnes interrogées témoignent ainsi d’une augmentation des actes antisémites, qu’il s’agisse d’agressions ou de dégradations. “Ces agressions se déroulent dans la rue, dans nos écoles. 25% des agressions antisémites se déroulent dans nos écoles. 25% de nos compatriotes juifs n’osent pas dire, sur leur lieu de travail, qu’ils sont juifs”, explique-t-il. 

Dominique Reynié insiste sur le fait que “nous n’avons pas cette vie quand on n’est pas juif”. Un antisémitisme qui a trouvé dans en internet le “carrefour de toutes les expressions de l’antisémitisme”. Par ailleurs, l’islamisme est la première cause de l’antisémitisme, selon les juifs de France. 

Paris: une mannequin israélienne refoulée d’un défilé à cause de sa nationalité

i24NEWS

Illustration - Des mannequins défilant lors du défilé Louis Vuitton à Paris, le 1er octobre 2019.
Thomas SAMSON / AFP

“Le client est libanais et n’a pas accepté que je défile car je viens d’Israël”

La mannequin israélienne Arbel Kynan a été refoulée d’un défilé de mode à Paris en raison de sa nationalité, a rapporté mardi le magazine israélien de mode MakoFashion Forward.

“Le client libanais n’a pas accepté que je défile car je viens d’Israël”, s’est-elle désolée sur les réseaux sociaux.

“L’autre jour, je suis arrivée à Paris pour être photographiée par une entreprise de mode très réputée qui participe également à la semaine de la mode Haute Couture”, a-t-elle expliqué.

“Ils m’ont dit qu’ils seraient ravis que je participe au défilé également. Je suis arrivée le jour J avec beaucoup d’énergie, j’ai travaillé si dur !”, a poursuivi la mannequin.

“Ils ont demandé aux mannequins d’où nous venons, et j’ai répondu avec un grand sourire que je viens de Tel-Aviv”, a poursuivi Kynan.

“Quelques jours se sont écoulés, et j’ai reçu un e-mail de mon agence m’indiquant que le client était libanais et qu’il ne voulait pas que je participe parce que j’habite à Tel-Aviv en Israël”, a-t-elle affirmé.

“J’écris tout cela pour transmettre un message : au final, nous sommes tous humains, quelle que soit notre origine, la couleur de notre peau, la race ou quoi que ce soit. Soyez humains ! C’est la chose la plus importante”, a conclu la mannequin.

De nombreux abonnés ont demandé à Arbel Kynan de révéler le nom du créateur mais elle a refusé de le faire.

Mes remerciements au nom d’une femme syrienne

By Haï – Jan 17, 20202346

Au nom d’une femme syrienne, je vous transmets mes remerciements, Noam Shalev

Vendredi soir, petit restaurant au cœur de Stockholm. Je finis de manger et commande l’addition.

La serveuse s’approche et je lui tends ma carte de crédit qui soudain m’échappe et tombe par terre.

Elle se penche tout de suite pour la ramasser et observe ma carte. “D’où viens-tu ?” demande-t-elle. “Israël” ai-je répondu, alors que je la vois me dévisager, bouche bée, tremblante et commençant à pleurer.

Puis l’espace d’un instant elle disparaît, je me dépêche alors de prendre mon manteau et mon chapeau pour trouver la sortie la plus proche, car il me semble clair que je suis perçu comme juif indésirable, dans un environnement hostile.

Mais avant d’avoir pu m’enfuir dans la rue gelée, elle revient avec une autre fille vêtue comme une cuisinière et me pointe du doigt, toujours en pleurant et tremblant.

Je m’apprête à m’échapper à toute vitesse, mais remarque qu’il n’y a aucune animosité de leur part.

La serveuse me demande pardon, et sa sœur m’explique qu’elles n’ont jamais rencontré d’israélien, et que la seule chose qu’elles souhaiteraient… c’est me dire Merci.

Il se trouve qu’elles sont réfugiées syriennes, et qu’il y a quelques années leur mère est tombée très malade, elle était au seuil de la mort.

En pleine nuit, on l’a transportée à la frontière avec Israël, et de là à l’hôpital de Safed pour trois semaines.

Et aujourd’hui la mère est vivante et en pleine santé, et vit avec ses filles dans une banlieue de Stockholm.

La serveuse ne peut se retenir d’appeler sa mère, et je me retrouve en train de parler en arabe mêlé d’anglais et d’allemand avec une femme émue et en pleurs, qui me demande une seule chose : “transmets mes remerciements à tous tes frères d’Israël, parce que grâce à eux mes filles ont toujours une maman”.

Alors voilà, avec tout le cynisme, notre politique politicienne pourrie et l’énervement permanent pour beaucoup de choses dans notre vie en Israël, j’ai du voyager jusqu’à Stockholm pour ressentir les choses autrement.

Et au nom d’une femme syrienne je transmets donc ses remerciements, à nous tous.

Traduction du post de Noam Shalev par Michael Grynszpan

Sarajevo et l’histoire du sionisme

 par  Zehra Sikias  

Depuis 2018 une rue de Zemun, près de Belgrade, porte le nom de Theodor Herzl, le père de l’Israel, dont les parents sont originaires d’ici. Toutefois, au delà de ce lien familial, l’importance de Zemun est plus grande encore pour l’Israel car la petite communauté juive de l’ancienne Semlin autrichienne semble avoir joué un rôle crucial dans l’émergence de la pensée sioniste. La clef de cette énigme qui restera depuis toutes ces années méconnue s’appelle Yehuda ben Salomon Hay Alkalay, un érudit respecté né à Sarajevo en 1798 dont les idées sionistes ont précédé de 57 ans celles de Theodor Herzl et qui l’ont fortement influencé.

Officiant en tant qu’instituteur puis en tant que rabbin des deux communautés séfarade et ashkénaze de Zemun, Yehuda Alkalay a fréquenté la famille Herzl pendant près de 49 ans et sur deux générations : par le biais de Simon, le grand père de Theodor Herzl, et Jacob, fils de Simon et futur père de Theodor, qui comptera parmi ses élèves durant toute son enfance et son adolescence.

Qui est le rabbin Alkalay ?

Sous l’empire ottomane, la famille de Yehuda Alkalay, chassée d’Espagne en 1492, s’installe à Sarajevo vers 1521, amenée par le père Shlomo Haï Ben Moshe Alkalay de Salonique, appelée en ce temps la Jérusalem des Balkans. Né donc à Sarajevo, Yehuda Alkalay s’installe très jeune à Jérusalem en Palestine ottomane où il étudie mais en 1825, à l’âge de 27 ans, il retourne à Zemun où il restera jusqu’en 1874.


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Yehuda Alkalay

Le rabbin Alkalay commence très tôt à s’intéresser à la condition du peuple juif. En 1834, il publie son premier livre à Belgrade, Ecoute O Israël dans lequel il lance un premier appel à retourner en Palestine afin d’y regrouper tous les Juifs du monde. Toutefois, c’est en 1840 que sa pensée sioniste se forge, dans la foulée de l’affaire de Damas qui lui fait réaliser le danger de l’antisémitisme et lui fait comprendre l’importance de créer un mouvement d’émancipation juive qui réunirait les Juifs d’Orient et d’Occident pour un retour en Israel. Dans les années qui suivent, Yehuda Alkalay publie plusieurs livres : La Paix de JérusalemLes Chemins plaisants et en 1843, L’offrande de Juda préconisant le rassemblement des exilés en Israël, un Retour positif et constructif pour mettre fin à l’exil. Dans ce livre, il parle aussi de l’idée de constituer une assemblée nationale pour faciliter les conditions diplomatiques et politiques du Retour des Juifs et de la création d’un futur État pour protéger son peuple d’un déferlement antisémite comme dans l’affaire de Damas.


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Yehuda et Esther Alkalay à Vienne

Pour essayer de faire avancer son projet sioniste, le rabbin Alkalay parcourt l’Europe dont la Grande-Bretagne mais il ne rencontre qu’un succès limité auprès des communautés juives. Son projet, il le développe encore en 1857 dans le livre intitulé Désigné pour Dieu publié à Vienne dans lequel il préconise également la renaissance de la langue hébraïque, la création d’une société par actions à laquelle chaque Juif pourrait participer et le rachat par les Juifs qui souhaitent s’y implanter des terres en Palestine ottomane en accord avec le Sultan de Constantinople. Une idée qui se réalisera en 1901 avec la mise en place du futur Fond National Juif (Keren Kayemeth LeIsrael – KKL), suite à la conférence de Katowice en 1884 et le premier Congrès sioniste de Bâle de 1897.

En 1874, le rabbin Alkalay quitte Zemun et retourne à Jerusalem. Lui qui écrivait en ladino se consacre désormais à écrire en hébreu afin de sensibiliser les Juifs occidentaux à son projet sioniste. Quatre ans plus tard, il mourra dans la ville sainte à l’âge de 80 ans et sera enterré au Cimetière juif du mont des Oliviers avec son épouse Esther. En son souvenir, la ville de Or Yehuda, proche de Tel-Aviv, construite en 1950, porte son nom.

Influence de sa pensée sur Theodor Herzl

A l’âge de 13 ans, le père de Theodor Herzl quitte lui aussi Zemun pour s’installer en Autriche-Hongrie. En 1860, Theodor Herzl naît à Pest, non encore relié à Buda. Il y restera jusqu’en 1878 lorsque sa famille quitte Budapest pour Vienne, la capitale de l’empire double.

Élevé dans son enfance dans la tradition juive pratiquante, Theodor est initié aux idées sionistes par son père qui connaît bien le projet du rabbin Alkalay. Mais ce qui le pousse à l’action sioniste qui marquera sa vie, c’est surtout l’affaire Dreyfus qu’il couvre en 1894 en tant que journaliste pour la Neue freie Presse à Paris. Pour Theodor Herzl, l’affaire Dreyfus est ce que l’affaire de Damas fut pour Yehuda Alkalay 50 ans plus tôt, soit une véritable prise de conscience du danger antisémite et donc de l’importance de la création d’une nation pour les Juifs.

Deux ans après l’affaire Dreyfus, en 1894, Herzl publie à Vienne L’État juif. Laïc, assimilé à la modernité viennoise et inspiré des idées de lumières, Theodor Herzl devient un ardent sioniste qui ne cessera de se battre pour diffuser son projet, un projet qui s’inspire largement des idées du rabbin Alkalay.

Comme lui, Herzl motive l’origine du sionisme du fait de la persécution des Juifs, précise lui aussi le caractère collectif du Retour et l’action diplomatique auprès du Sultan pour y parvenir et devant les sionistes britanniques, il fait lui aussi une proposition de création d’un Fond National. Par ailleurs, dans son roman Altneuland (Pays ancien, Pays nouveau), celui qui est chargé d’acheter des terres en Palestine est un certain Alladino qui n’est pas sans rappeler notre rabbin : « La première chose que je fis, ce fut d’envoyer Alladino en Palestine pour acheter autant de terres que possible. C’était un juif séfarade, parlant l’arabe et le grec, un homme intelligent et sûr, appartenant à l’une de ces familles distinguées dont l’arbre généalogique remonte à l’expulsion d’Espagne ». Et pourtant, s’il reprend les principales idées du sionisme d’Alkalay, Herzl ne fera jamais pour autant référence à lui.


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Premier congrès sioniste à Bâle

En 1897, à Bâle, au premier congrès sioniste, la création d’une banque nationale juive est votée. Le mouvement sioniste est officiellement né. Theodor Herz meurt cinq ans plus tard, en 1902. Quarante-quatre après sa mort, Ben Gourion déclare l’Indépendance d’Israël le 12 mai 1948 sous le portrait de Theodor Herzl trônant au-dessus de la tribune officiel. Les cendres de Theodor Herzl ont été ramenées en Israël le 16 août 1949 et des obsèques nationales ont eu lieu le lendemain. Le titre de son roman Altneuland sera traduit en hébreu comme Tel-Aviv, la colline du printemps, et sera à l’origine du nom de la ville de Tel-Aviv.

par Zehra Sikias

Vingt siècles de judaïsme à Paris

Les synagogues se cachaient dans des rues secondaires. Cette discrétion s’est prolongée jusqu’à nos jours. Surprise, l’ouverture du Centre européen du judaïsme…

Par Michel Gurfinkiel.

Une présence juive est attestée en Gaule et à Paris dès l’époque romaine. Au IIIe siècle, quand Lutèce était l’une des capitales impériales, une communauté juive s’était constituée sur la rive gauche, près de l’actuel musée de Cluny. Au Moyen-Age, de nouveaux quartiers juifs se créèrent : d’abord dans la Cité, sur l’emplacement de l’actuel Quai des Orfèvres et du boulevard du Palais (correspondant à une « rue de Jérusalem » jusqu’en 1862), puis dans le Marais (avec une « rue des Juifs » renommée Ferdinand Duval en 1900). 5 à 10 % de la population de la capitale professe alors la foi mosaïque. Ces habitants ne se dotent pas de synagogues, au sens actuel du mot, mais d’« écoles »Scholae en latin, Batei-Midrash en hébreu -, des lieux consacrés à l’étude de la Torah, et accessoirement seulement aux offices.

On connaît mieux ces lieux depuis quelques décennies, avec l’essor d’une nouvelle discipline historique, « l’archéologie du judaïsme », qui sait réinterpréter et réattribuer de nombreux vestiges médiévaux. La découverte fortuite en 1976 de l’ancienne Schola Rhotomagi du XIIe siècle, enfouie sous le Palais de Justice de Rouen, permet de mieux représenter ce que pouvaient être les « écoles » parisiennes de la même époque : des bâtiments fonctionnels de grande taille, assez semblables aux « collèges » de l’Université de Paris, qui venait d’être créée. La bibliothèque pouvait contenir trois cents codex ; celle du roi était alors à peine mieux fournie.

Plusieurs édits de bannissement, en particulier un édit « définitif » pris en 1394, pendant la guerre de Cent Ans, frappent ensuite les juifs français : bon nombre d’entre eux émigrent en Allemagne puis en Pologne, où ils fondent le judaïsme dit « ashkénaze ». Cela n’empêche pas quelques petits groupes de se maintenir à Paris, par dérogation, notamment dans le Marais. A partir du roi Henri II, les juifs sont à nouveau acceptés de manière officielle et permanente au sein du royaume : en Lorraine, en Alsace, dans les ports de l’Atlantique (Bayonne, Bordeaux, Nantes), et enfin dans la capitale.

Les nouvelles communautés renouent le plus souvent avec le modèle de l’« école », mais sur un plan infiniment plus modeste : dans des appartements ou des arrière-cours. L’un de ces oratoires, créé vers 1750, subsiste à Paris, rue des Rosiers.

Emancipés par la Constituante en 1790 et 1791 – les décrets sont encore promulgués au nom de Louis XVI –, les juifs français ne voient leur culte reconnu et réorganisé que près de vingt ans plus tard, sous Napoléon. Ils se dotent alors, dans un double souci d’intégration et de respectabilité bourgeoise, d’édifices plus vastes et plus élégants. La construction du premier « temple » israélite parisien, rue Notre-Dame de Nazareth, dans le IIIe, est autorisée en 1819 par Louis XVIII. Rebâti en 1852, il peut accueillir mille deux cents fidèles assis.

Mais la population juive parisienne croît si rapidement sous le Second Empire que le baron Haussmann lance deux nouveaux chantiers, pris en charge pour moitié par l’Etat : cette fois, il s’agira de « cathédrales », susceptibles d’accueillir plus de deux mille fidèles assis.

La Grande Synagogue, rue de la Victoire, inaugurée sous la IIIe République, en 1875, est l’œuvre d’Alfred-Philibert Aldrophe, l’architecte attitré des Rothschild : elle a tout d’une basilique romane. Celle des Tournelles, dans le Marais, inaugurée un an plus tard, est beaucoup plus originale : Marcellin-Emmanuel Varcollier, disciple de Victor Baltard, a mis en valeur la charpente et les colonnes métalliques, mises au point par Gustave Eiffel aux ateliers de Normandie.

D’autres synagogues, un peu plus petites, seront bâties à la fin du XIXe siècle et au XXe siècle, avant et après la loi de 1905 sur la séparation des Eglises et de l’Etat. Dans tous les styles : éclectique (rue Buffault), alsacien (rue Chasseloup-Laubat, rue des Abondances à Boulogne), Art Nouveau (rue Pavée), Arts Déco (rue Sainte-Isaure), néo-classique (rue de Montevideo)…

Curieusement, ces monuments, en dépit de leur intérêt urbanistique, semblent toujours se cacher dans des rues secondaires. Reflet d’un statut, officiel ou officieux, de culte « minoritaire » ? La Grande Synagogue avait été bâtie sur un terrain offert personnellement par Napoléon III : mais il fut rapidement admis, tant par Haussmann que par les dirigeants du Consistoire, qu’elle ne pouvait entrer en concurrence avec l’église catholique Notre-Dame de Lorette, sa voisine, ni « dominer » la rue La Fayette,  percée en 1823, puis prolongée en 1862.

Les habitudes de discrétion  (qui n’ont pas eu nécessairement d’équivalent en province ou dans d’autres pays européens) ont persisté jusqu’à nos jours : peut-être, en ce qui concerne la fin du XXe siècle, pour des préoccupations nouvelles de « laïcité » ou d’effacement du religieux. La synagogue du Mouvement juif libéral de France, construite en 1980, est pour ainsi dire ensevelie au milieu des tours du Front de Seine. Et celle du XIXe arrondissement, ouverte en 1993, lovée dans une impasse.

En 1939, près de 1,5 million de juifs vivent dans l’espace géopolitique français : en France métropolitaine (350 000), dans les possessions d’Afrique du Nord et du Levant (400 000), mais aussi dans des pays pénétrés par des influences françaises indirectes, comme l’Egypte, la Turquie, la Grèce, l’Iran ou la Roumanie. Nombre de ces juifs français ou francisés périssent pendant la Seconde Guerre mondiale. Près de 700 000 sont ensuite chassés des pays musulmans entre 1948 et 1989.

Au terme de ces bouleversements, survivants, rapatriés et réfugiés constituent une nouvelle communauté, forte de 700 000 âmes au moins. Elle réinvestit les anciennes synagogues, ou en crée de nouvelles, notamment dans les banlieues parisiennes. Retour de balancier : l’« école », qualifiée de « centre communautaire », reprend l’avantage sur le « temple », et le fonctionnel sur l’esthétique.

Mais déjà une nouvelle crise se profile à partir des années 2000. C’est dans ce contexte que la « visibilité » du nouveau Centre européen du judaïsme (CEJ) prend tout son sens. Cet ensemble de trois bâtiments, dont une synagogue de cinq cents places aux larges baies vitrées, répond sans doute à l’afflux de juifs parisiens dans l’Ouest de l’agglomération, réputé plus sûr, ainsi qu’à « l’aliyah intérieure », un regain général de participation à la vie communautaire et religieuse. Tout comme de nombreux oratoires et deux autres synagogues en construction dans le XVIe arrondissement. Mais en acceptant désormais la pleine lumière, le judaïsme parisien semble aussi prendre position pour une France qui n’aurait pas peur d’elle-même.

Inauguré le 29 octobre dernier par le président de la République et par le président du Consistoire israélite de France, Joël Mergui, le CEJ se situe à l’angle de deux grandes artères du XVIIe arrondissement de Paris, la rue de Courcelles et le boulevard de Reims. Il donne sur un espace public que la maire de la capitale, Anne Hidalgo, a baptisé « place de Jérusalem ». Et il porte, sur l’une de ses façades, une étoile de David dorée.

Il y a là une sorte de défi. Joël Mergui a rappelé que lorsque le projet a été lancé, voici trente ans, « la question de la sécurité quotidienne ne se posait quasiment pas : on n’avait pas besoin de penser à des caméras, à des sas d’entrée, à des gardes statiques, à des rondes… » La situation est devenue bien différente : « Des territoires entiers de la République ont été perdus, conquis par des extrémistes islamistes qui ont semé la mort. » Conséquence inévitable : « Des milliers de juifs ont choisi de quitter certains quartiers, certaines banlieues, certains pays d’Europe, inquiets de voir l’histoire se répéter… »

Fallait-il donc que le judaïsme se replie sur lui-même, ou qu’il s’inscrive, plus nettement que dans le passé, dans le paysage urbain ? « Le doute nous a sans cesse poursuivis », reconnaît Mergui. Mais en définitive, le Consistoire – qui fédère la quasi-totalité des synagogues françaises – l’a surmonté. Le Centre européen du judaïsme est le symbole d’un pari sur l’avenir.

© Michel Gurfinkiel et Valeurs Actuelles, 2020

Contrairement à tous les commentateurs de la Presse écrite et parlée: Iran : Macron dit à Trump son «entière solidarité»

Par Le Figaro avec Reuters

Emmanuel Macron s’est entretenu dimanche avec Donald Trump au sujet des tensions au Moyen-Orient au surlendemain d’une frappe américaine en Irak ayant tué le général iranien Qassem Soleimani, a annoncé l’Élysée.

Au cours de cet entretien avec son homologue américain, le président français a dit son «entière solidarité» avec les alliés de la France et a souligné que la priorité «devait aller à la poursuite de l’action de la coalition internationale contre Daech, dans le plein respect de la souveraineté de l’Irak»«Le président de la République a souligné son entière solidarité avec nos alliés face aux attaques perpétrées ces dernières semaines contre les emprises de la coalition en Irak», est-il écrit dans un communiqué de l’Élysée.

«Il a exprimé sa préoccupation concernant les activités déstabilisatrices de la force Al Qods sous l’autorité du général Qassem Soleimani, rappelé la nécessité que l’Iran y mette maintenant un terme et s’abstienne de toute mesure d’escalade militaire susceptible d’aggraver encore l’instabilité régionale», ajoute la présidence française. «Il a marqué la détermination de la France à travailler aux côtés de ses partenaires régionaux et internationaux à l’apaisement des tensions.»

par Taboola

Des graffitis antisémites tagués sur la Synagogue de Londres pendant Hanouka

La police enquête sur un « crime de haine à caractère antisémite» après la découverte pendant la fête juive de Hanouka, de  graffitis tagués sur le mur d’une synagogue de Londres et sur les vitrines de plusieurs boutiques du nord de la capitale britannique…

.

Une étoile de David  et le chiffre 911 ont été peints à la bombe sur une synagogue et sur les vitrines de boutique à Hampstead (dont Oddbins et Esclot) et à Belsize Park samedi soir, le chiffre 911 fait référence à une théorie du complot antisémite qui suggère que les Juifs sont responsables de l’attentat du 11 septembre 2001.

« C’est un lieu de paix et de prière, profané par la plus ancienne haine du monde« , a twitté le conseiller conservateur de Hampstead, Oliver Cooper. Il s’est dit  «écœuré» et choqué après avoir découvert les graffitis dans neuf endroits différents du quartier. « Ma première réaction a été un choc et une horreur« , a-t-il commenté.

Oliver Cooper@OliverCooper

Sickened by the anti-Semitic graffiti on walls all over Hampstead and Belsize Park this morning. All decent people across Britain stand with our Jewish community – and we must move heaven and earth to eradicate this racist hatred, which was unimaginable just a few years ago.

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LE BNVCA A BESOIN DE VOUS
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Et il continue, encore et encore

Par mon Ami Alain KAMINSKI

Dans les colonnes de Libération du 17 décembre 2019, Jean-Luc Mélenchon persiste et signe. Sans vergogne, il s’en prend à nouveau au Président du CRIF Francis Kalifat en le traitant de manipulateur.
De qui se moque-t-on ? Qui est le manipulateur ? Mélenchon s’évertue à chercher une paille dans l’œil de son voisin sans voir la poutre qui est dans le sien et cette référence aux Evangiles dont je ne suis certes guère coutumier m’autorise à penser qu’en matière de manipulation, le leader de la France Insoumise mérite le titre de meilleur ouvrier de France.
Manipulateur étoilé, il n’hésite plus à alimenter son fond de commerce électoral sur la haine d’Israël, sur une théorie du complot et sur une existence de milices du CRIF qui seraient chargées d’exfiltrer des personnes indésirables lors de certaines manifestations comme celle à la mémoire de Mireille Knoll.
Francis Kalifat aurait au cours de cette manifestation « lâché sa milice » sur les élus de la France Insoumise, s’insurge-t-il, dans ces mêmes colonnes.
Dans la dialectique de nos jeunes d’aujourd’hui, on appelle cela du grand n’importe quoi.
Jean-Luc Mélenchon, réputé lettré, en a même perdu son latin pour user du mot milice. Une honte, un irrespect total pour nos coreligionnaires, âgés aujourd’hui, qui ont vraiment connu des milices lesquelles les ont vraiment exfiltrés non pas d’une manifestation mais du monde des humains.
Cracher son venin sur le CRIF en le qualifiant de “secte” ne lui suffisait plus, il lui fallait désormais l’attaque ad hominem.
Mais en constatant le naufrage intellectuel du Député des Bouches-du-Rhône, Francis Kalifat a clairement démontré que l’idéologie doriotiste avait droit de citer au sein de la France Insoumise, cette formation politique qui, dans un autre registre, reste la seule à ne pas s’être offusquée à l’annonce de la « clôture judiciaire » du meurtre de Sarah Halimi.
Dans ces mêmes colonnes, l’élu ose dire que tout le monde sait qu’il a de nombreuses raisons de ne pas être antisémite. C’est qui tout le monde ? Et de s’en justifier pose déjà problème et puis, après tout, qu’il nous les liste toutes ces raisons et on jugera sur pièces.
En attendant, tout cela me rappelle ce juste « point de vue » que me livra Roger Cukierman lors d’un dîner annuel du CRIF et que je prenais pour une galéjade : “Un antisémite c’est quelqu’un qui n’aime pas les juifs, plus que nécessaire.”
Cette vérité semble plus que jamais d’actualité.

Alain Kaminski
Rueil-Malmaison

Quand Valéry Zeitoun tacle Mélenchon, Le Bolloc’h et Gaccio……(Vidéos)

Par SUD RADIO

Le producteur de musique Valéry Zeitoun était invité, ce dimanche 22 décembre, dans l’émission Les Incorrectibles sur Sud Radio et animée par Éric Morillot, et l’émission était l’occasion de revenir sur les événements marquants de l’année 2019…….Détails & Vidéos………Valery Zeitoun, très actif sur les réseaux sociaux, et qui n’hésite pas à dire ce qu’il pense de l’actualité, a donné son avis sur quelques personnalités que nous vous proposons de voir dans la vidéo posté par Sud Radio.
Concernant Jean-Luc Mélenchon : « Ce monsieur a un ego surdimensionné, lorsque l’on dit ‘La république c’est moi, ma personne est sacrée’ on a un ego surdimensionné… je ne pense pas que ce monsieur fasse de la politique pour les gens, il fait de la politique pour avoir son ego rassasié. »

Dans la version intégrale disponible sur Youtube, Valery Zeitoun lance une phrase sur Jean-Luc Mélenchon qui pourrait faire grand bruit, il dit (à partir de 8:03 minutes) que le patron de La France Insoumise : 
« Vous remarquez que tous les pays qui sont dirigés aujourd’hui par des populistes, l’ont été avant par la gauche, il n’y a pas une seule exception… en Hongrie avant Monsieur Orbán c’était les socialistes, aux États-Unis, avant Monsieur Trump c’était Monsieur Obama, au Brésil, 15 ans de gauche, 2 présidents et un président qui sont tous éclaboussés par des scandales pour avoir les doigts dans le pot de confiture, donc je me dit qu’il y a un problème, cette gauche progressiste dans le monde… 
On voit aussi la raclée historique que Monsieur Corbin anti-sémite notoire soutenue par notre antisémite local, Monsieur Mélenchon a prise puisque la gauche Anglaise n’a pas pris une raclée comme ça depuis 35 ans. »
Interloqué, Éric Morillot lui demande s’il pense vraiment que Jean-luc Mélenchon est antisémite, ce à quoi répond Valery Zeitoun : « Oui bien sûr, il a lâché les digues en expliquant la défaite de Monsieur Corbin par une internationale juive qui serait au-dessus… « J’assume », ajoute-t-il.
« Quand on dit que c’est à cause du Grand Rabbin d’Angleterre et du CRIF Anglais que Monsieur Corbin a perdu les élections, alors que les juifs représentent 0,35% de la population Anglaise… 
il y a 300.000 juifs en Angleterre sur 70 millions d’habitants, il y en a 550.000 en France sur 67 millions d’habitants, donc je dit que quand un responsable politique met une défaite électorale sur une organisation tel quelle soit, pour moi, c’est de l’antisémitisme et aussi de l’antisionisme puisque il dit que le Likoud est un parti d’extrême droite, c’est une fausse information.
Le Likoud était le parti de droite Israélien classique, j’en veut pour preuve que le Likoud a participé à une époque au gouvernement de Simon Perez qui est réputé pour être quelqu’un de gauche. »

Yvan Le Bolloc’h et Bruno Gaccio sur Les Gilets Jaunes : « Ne mélangeons pas les torchons sales et les serviettes propres… 
Ces gens-là sont d’une démagogie extrême » en expliquant, dans des vidéos, « que Jean-Jacques Goldman et Gad Elmaleh sont pas des gens bien car ils ne vont pas dans les manifs des Gilets Jaunes. »
Il ajoute : 
« Faire un procès d’intention à Jean-Jacques Goldman qui ne va pas chez les Gilets Jaunes parce qu’il habite à Londres, Goldman, ça fait 30 ans qu’il nourrit les pauvres avec les restos du cœur… et je pense que les restos du cœur font plus bouffer de gens que ces deux messieurs-là »

Source Stephane Delarue

Le BNVCA dépose plainte contre l’auteur du post Facebook antijuifs très menaçants.

. Le BNVCA a été alerté par de nombreux internautes sur la présence de messages anti juifs violents et dangereux postés sur le réseau Facebook.

 Le BNVCA a décidé de déposer plainte entre les mains du Procureur de la République contre l’auteur de ces messages manifestement antisémites injurieux et contenant des menaces de mort collective.

Les services d’investigations de notre organisation amie auront peut-être permis d’identifier l’auteur de ces insanités grâce à la plaque d’immatriculation de son autocar.  

Le BNVCA informe et saisit immédiatement le Ministre de l’Intérieur afin qu’il décide de dispositions urgentes et efficaces de nature à mettre en état de nuire cet antisémite par toutes les voies légales.

Le BNVCA demeure vigilant notamment grâce à sa hotline téléphonique, son site https://www.bnvca.org/ ainsi qu’à son observatoire en ligne de lutte contre l’antisémitisme et l’antisionisme.      

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Erdogan autorise le Hamas à planifier des attaques contre Israël depuis la Turquie

Selon un rapport de mardi publié par le Telegraph, le gouvernement turc aurait accueilli des terroristes du Hamas sur son sol pour leur permettre de planifier des attaques terroristes contre des cibles israéliennes…

Avec la promesse de continuer à soutenir le groupe terroriste, Receip Erdogan a rencontré le week-end dernier, le chef du Hamas Ismail Haniyah. «Nous continuerons à soutenir nos frères en Palestine.» a déclaré le chef du gouvernement turc.

Lors de cette rencontre, la délégation du groupe terroriste palestinien du Hamas dirigée par son chef, Ismail Haniyeh,  aurait fait part à Erdogan de la situation humanitaire très difficile dans la bande de Gaza et aurait aussi évoqué le soutien de la Turquie au peuple palestinien, la question de Jérusalem et plus particulièrement celle du Mont du Temple. Ça c’est la version officielle de la diplomatie turque.

La version officieuse est moins convenable. Des  terroristes palestiniens dirigeraient depuis les plus grandes villes de Turquie, les activités du Hamas à Jérusalem, en Judée et en Samarie explique le rapport publié par le Telegraph. Le complot déjoué qui visait à assassiner le maire de Jérusalem a été selon le Telegraph, piloté depuis Istanbul. C’est Zacharia Najib, un terroriste du Hamas qui a planifié l’attaque à Jérusalem par l’intermédiaire d’Adham Muselmani, un Arabe de Jérusalem de 23 ans recruté pour l’occasion. Cette attaque déjouée visait Nir Barkat le maire de Jérusalem de l’époque. Selon le rapport, ces informations auraient été obtenues par le Shabak et le Mossad.

Le soutien tacite de la Turquie au Hamas viole l’accord conclu avec les États-Unis en 2015 dans lequel la Turquie a accepté d’empêcher le Hamas de fomenter des attaques contre Israël à partir de son sol.

Tel-Avivre –

Le BNVCA salue l’action de la Police qui a interpellé l’auteur de l’agression commise dans le métro le 9/12/2019 contre un étudiant israélien.


Le BNVCA salue l’action de la Police de Paris qui dans un temps proche de l’infraction a identifié et interpellé l’auteur de l’agression antisioniste de nature antisémite commise  contre un étudiant israélien le 9 décembre 2019 à 7 h du matin dans le métro station  Château d’Eau.

Prévenu sur sa ligne rouge d’urgence le BNVCA avait  conseillé, soutenu et pris en charge l’étudiant israélien et communiqué l’information.

Nous rappelons que l’agresseur s’était acharné contre l’étudiant israélien parce que celui-ci parlait en hébreu au téléphone laissant un message vocal à son père.

L’étudiant, victime des coups violents portés par l’agresseur  l’avait décrit ainsi grand, de couleur d’origine africaine, portant un manteau blanc à plumes.

Au BNVCA nous étions convaincu que le signalement  ainsi présenté, allait permettre aux enquêteurs  l‘arrestation rapide.

L’étudiant israelien assisté de notre collaborateur a maintenu et confirmé  sa plainte ce jour au commissariat de Police.

Il s’agit d’un mineur de 17 ans Oscar J…. déjà connu des services de police et qui  a reconnu les faits.

Pour le BNVCA cette agression illustre parfaitement l’agression antisioniste motivée par la haine d’Israel et la détestation de l’Etat Juif, propagées tant sur les réseaux sociaux, que par les organisations islamo gauchistes ou le mouvement illégal BDS.

Pour le BNVCA le mobile antisémite est clair et doit être retenu contre l’auteur comme circonstance aggravante.

Le BNVCA qui se constitue partie civile  confie la défense de la victime et celle du BNVCA à Maitre Charles  Baccouche conseil du BNVCA.

Nous demanderons qu’une peine sévère soit prononcée contre cl’agresseur en dépit de sa minorité pénale .

MÉMOIRE – COMMÉMORATION : SOUVENIRS DE LA RAFLE DES JUIFS DE TUNIS PAR L’ARMÉE NAZIE

Dimanche 8 décembre, à 10h45, une cérémonie commémorative en mémoire de la rafle des Juifs de Tunis par les soldats SS aura lieu au Mémorial de la Shoah. 

À la veille de la Seconde Guerre mondiale, 90 000 Juifs vivaient en Tunisie. Le 9 novembre 1942, les nazis envahissent le pays. Ils organisent des rafles, dont la plus importante se déroule à Tunis. Au total, près de 5 000 Juifs sont envoyés aux travaux forcés dans 32 camps éparpillés dans le pays. À partir d’avril 1943 commenceront les premières déportations vers les camps en Europe. 

Sur cette photo, des Juifs sont réquisitionnés par l’administration nazie pour le travail forcé, à Tunis. (Tunisie, décembre 1942)

La Société d’Histoire des Juifs de Tunisie (SHJT) et le Mémorial de la Shoah vous prient d’assister à la cérémonie commémorative de la rafle des Juifs de Tunis par les S.S. (9 décembre 1942)

qui se tiendra le Dimanche 8 Décembre 2019 à 10h45

au Mémorial de la Shoah

17 rue Geoffroy l’Asnier – Paris 4ème (Métro Hôtel de Ville)

sous la haute présidence du Grand Rabbin de France, et en présence de différentes personnalités civiles, militaires et religieuses.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site du Mémorial de la Shoah ou de la SHJT

Entrée libre et gratuite

Crédit Photo : © Mémorial de la Shoah/CDJC 

Iran : massacre à Mahshahr

ShareAmerica – 

Des individus masqués (© Vahid Salemi/AP Images)
Les forces de sécurité iraniennes, dont des membres en photo ci-dessus, sont accusées d’avoir tué des manifestants non armés en novembre 2019. (© Vahid Salemi/AP Images)

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a massacré jusqu’à 100 personnes à Mahshahr dans le sud-ouest de l’Iran, a déclaré Brian Hook, le représentant spécial des États-Unis pour l’Iran, lors d’un point de presse tenu le 5 décembre.

Le mois dernier, le CGRI a ouvert le feu sur des manifestants descendus dans les rues de Mahshahr, tuant plusieurs d’entre eux et forçant de nombreux autres à prendre la fuite pour tenter d’avoir la vie sauve, a-t-il ajouté. Les membres du CGRI se sont lancés à la poursuite des protestataires dans des camions équipés de mitrailleuses et les ont encerclés dans un marécage du coin.

« Ils ont alors ouvert le feu sur les manifestants, a ajouté M. Hook. Entre les salves des mitrailleuses, on entendait les cris des victimes. »

Une foule épaisse de gens assis ou debout dans une rue (© Mostafa Shanechi/ISNA/AP Images)
En Iran, la population a récemment manifesté pour protester contre les politiques du régime. (© Mostafa Shanechi/ISNA/AP Images)

Le massacre à Mahshahr n’est qu’un exemple des violences perpétrées par le régime iranien contre son propre peuple qui ont été révélées par internet une fois que Téhéran a levé son couvre-feu numérique qui avait affecté pratiquement tout le pays.

Le régime a fermé l’accès à internet le 16 novembre pour camoufler sa réponse aux manifestations, organisées au départ pour protester contre une hausse du prix de l’essence. Elles ont évolué pour dénoncer des décennies de répression aux mains du régime et sa mauvaise gestion de l’économie nationale.

Secretary Pompeo@SecPompeo

Last week, I asked the courageous Iranian people to send us evidence documenting the regime’s violent crackdown of #IranProtests. So far, we received nearly 20,000 messages. The U.S. already took action against Iran’s Disinformation Minister. More sanctions are coming.

Embedded video

Face à la censure d’internet, le secrétaire d’État américain, Michael Pompeo, a demandé aux Iraniens de fournir au gouvernement des États-Unis des vidéos des atrocités commises par Téhéran. Selon Amnesty International, les forces de sécurité du régime auraient tué des civils, puis même cherché à obtenir des compensations monétaires auprès des familles des victimes pour leur rendre la dépouille de leurs êtres chers.

Outre le massacre à Mahshahr, a souligné M. Hook, des centaines de manifestants auraient été tués à Téhéran et dans les environs de la capitale, y compris au moins douze enfants, dont certains âgés de 13 ans seulement.

« Nous sommes en train d’en apprendre toujours plus sur la façon dont le régime iranien traite son peuple, a dit M. Hook. Au fur et à mesure que la vérité émerge d’Iran, il semble que le régime aurait pu tuer plus de mille citoyens iraniens depuis le début des manifestations. »

Le régime a également détenu au moins 7 000 manifestants, dont beaucoup dans deux prisons décrites par M. Hook comme étant notoires pour leurs conditions inhumaines et leurs violations flagrantes des droits de l’Homme, notamment leur surpopulation, les infestations de rongeurs et les mauvais traitements, y compris les viols.

« Les États-Unis appellent à la remise en liberté immédiate de tous les manifestants détenus derrière les barreaux ainsi que de tous les prisonniers politiques actuellement placés en détention par le régime, a martelé M. Hook. Il est temps que tous les pays se tiennent aux côtés du peuple iranien, isolent le régime sur le plan diplomatique et prennent des sanctions contre les responsables qui se sont rendus coupables du meurtre d’Iraniens innocents. »

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DES ÉTUDIANTS DU TECHNION DÉVELOPPENT UN ALGORITHME POUR FAIRE ATTERRIR UN AVION EN PANNE DE MOTEUR

Un dysfonctionnement du moteur, des fuites de carburant ou un entretien inadéquat peuvent entraîner la mort des pilotes, de leurs équipages et de leurs passagers. Un groupe de recherche de l’ Institut de technologie Technion-Israël, dirigé par le professeur Nahum Shimkin, doyen de la Faculté de génie électrique de Viterbi, a développé un algorithme en ligne pour résoudre ce problème.

« L’algorithme en ligne calcule (et revérifie périodiquement) la trajectoire optimale globale en termes de perte d’altitude minimale, en tenant compte des obstacles de terrain générés par la descente et des estimations intenses dans le plan et dans le vent de travers », écrit le Technion dans un communiqué de presse. L’algorithme aiderait les pilotes en détresse, à l’instar de Chesley Sullenberger , qui a été contraint d’atterrir sur la rivière Hudson en 2009 après que ses deux moteurs aient été compromis.

“Puisque nous visons à aider un pilote soumis à un stress extrême, il est impératif de valider l’algorithme en vol réel”, a déclaré l’équipe à Technion. «Nous avons choisi de tester en vol notre algorithme optimal sur un Cessna 172 – afin de démontrer à la fois le choix optimal de la piste d’atterrissage, la génération de trajectoire et le suivi de cette trajectoire par le pilote en détresse.»

La simulation mise au point par les étudiants pour tester l’algorithme «implique la modélisation du vol, la génération de la trajectoire optimale vers la meilleure piste d’atterrissage et des repères sur un écran – pour que le pilote puisse suivre cette trajectoire. Cet environnement [simulé] a énormément contribué à notre débogage S / W intégré et donc au succès de notre expérience aéroportée », a déclaré l’équipe.

L’algorithme a pu acheminer un vol simulé en panne de moteur à l’ouest du mont Tabor jusqu’à une piste d’atterrissage à l’est de la montagne et lui a donné la trajectoire optimale à suivre par le pilote d’essai.

« Nous avons ainsi validé notre concept en vol, en tant qu’algorithme temps réel permettant de suivre la trajectoire optimale du pilote. Cet algorithme d’optimisation globale en temps réel, développé par l’équipe de recherche Technion, peut être facilement adopté dans les cockpits d’avions GA ainsi que pour les UAV », a déclaré l’équipe Technion.

Source : The Jerusalem Post

“Vous ne nous effacerez pas” : à Westhoffen, les paroles fortes du grand Rabbin de Strasbourg

Suite à la profanation de 107 tombes au cimetière israélite de Westhoffen (Bas-Rhin), découverte ce mardi, le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner s’est rendu sur place ce mercredi en fin de matinée. Il était notamment accompagné de représentants des cultes, d’élus bas-rhinois et de Jean-Louis Debré.

par Anne-Camille Beckelynck et Céline Rousseau ,

Pour L’ALSACE

Christophe Castaner s'est exprimé vers midi. Photo DNA - Franck Delhomme
Photo DNA - Franck Delhomme
107 tombes ont été couvertes d'inscriptions antisémites. Photo DNA - Franck Delhomme
Photo DNA - Franck Delhomme

12h. “Cette profanation, c’est la profanation, de toute la République”, a déclaré le ministre de l’Intérieur à la suite de sa visite du cimetière. Christophe Castaner a ensuite annoncé la création d’un Office national de lutte contre la haine.

Les enquêteurs sont toujours sur le site.

Attendu ensuite à la préfecture du Haut-Rhin (Colmar) pour une visite du service des étrangers, puis à une inauguration de l’espace France Services installé dans la sous-préfecture d’Altkirch, il a quitté les lieux vers 12h30.

Juste avant le ministre de l’Intérieur, le maire de Westhoffen, Pierre Geist, avait déclaré : “Ce n’est pas ça l’Alsace. C’est une terre de tolérance où catholiques, protestants et juifs ont vécu en harmonie parfaite pendant des siècles. Cette intolérance est inadmissible. Je ne pensais pas que ça arriverait chez nous.”

Harold Abraham Weill, grand rabbin de Strasbourg a a dénoncé un “acte ignoble” et remercié les représentants des autres cultes : “Malheureusement, on s’est trop croisés ces derniers mois….” Puis il a martelé ces paroles fortes : “Ce n’est pas un coup de peinture qui va effacer notre mémoire, ce n’est pas un coup de peinture qui va effacer notre identité, ce n’est pas un coup de peinture qui va effacer notre présence en Alsace depuis des siècles.” Et s’adressant à l’auteur ou aux auteurs des profanations : “Vous ne nous effacerez pas.”

Maurice Dahan, président du Consistoire israélite du Bas-Rhin, a pour sa part assené que “cette violence n’est plus supportable”.

Christophe Castaner✔

Profaner une tombe.
Souiller une sépulture.
Salir la mémoire de nos morts.
Qu’y a-t-il de plus lâche, de plus vil, de plus odieux ?
Ici, à Westhoffen, je le redis : nous nous battrons de toutes nos forces pour que le poison antisémite ne contamine jamais la République.

Voir l'image sur Twitter

11h30. Le ministre de l’Intérieur vient d’arriver à Westhoffen. Jean-Louis Debrė est également présent : sa tombe familiale fait partie des tombes profanées.

Christophe Castaner et Jean-Louis Debré entre les tombes profanées de Westhoffen. Photo DNA - Franck Delhomme
Christophe Castaner et Jean-Louis Debré entre les tombes profanées de Westhoffen. Photo DNA – Franck Delhomme

11h. Le 19 février 2019, le ministre de l’Intérieur était à Quatzenheim, où le cimetière juif venait d’être profané. Ce mercredi, le ministre de l’Intérieur était une nouvelle fois attendu dans le Bas-rhin, à Westhoffen, pour le même motif.

Ce mercredi matin, les enquêteurs sont toujours sur place. Le président de la Région Grand Est Jean Rottner, mais aussi de nombreux élus strasbourgeois, à commencer par le maire de Strasbourg Roland Ries et ses adjoints Alain Fontanel, Pernelle Richardot et Mathieu Cahn, ou encore le conseiller municipal d’opposition Jean-Philippe Vetter.

> Rappel des faits

Des inscriptions antisémites ont été découvertes ce mardi 3 décembre sur 107 tombes du cimetière israélite de Westhoffen, à l’ouest de Strasbourg.

Des croix gammées et le chiffre 14 ont été tracés sur les tombes. 
Le chiffre 14 ferait référence à un slogan suprémaciste blanc, en anglais, composé de 14 mots.

Des tags antisémites ont également été constatés mardi matin dans la commune de Schaffhouse-sur-Zorn. Tracés à l’arrière de la mairie, ils faisaient référence au cimetière de Westhoffen : c’est par cette voie que les gendarmes en sont venus à se rendre sur le lieu des profanations.

De même, des inscriptions à caractère raciste et antisémite découvertes le 26 novembre à Rohr, dans le Kochersberg, faisaient déjà référence à Westhoffen

Appel à témoins

Comme lors des récentes profanations commises à Herrlisheim et à Quatzenheim, c’est la Section de recherches (SR) de Strasbourg qui est chargée de mener les investigations relatives à la profanation du cimetière israélite de Westhoffen. Les gendarmes invitent les éventuels témoins et toutes les personnes susceptibles de fournir des informations utiles à l’enquête à se manifester auprès d’eux en composant le 17.

Proche-Orient: l’Europe peut-elle encore faire entendre sa voix?

DÉCRYPTAGE – Malgré ses divisions, l’UE veut préserver un consensus international de plus en plus menacé par les coups de boutoir de l’Administration Trump.

Par Cyrille Louis

Après le transfert de son ambassade à Jérusalem, la remise en cause de son soutien à l’agence des Nations unies en charge des réfugiés palestiniens (Unrwa) et la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le plateau du Golan, l’Administration Trump a franchi une nouvelle étape en estimant, le 18 novembre, que la colonisation juive en Cisjordanie occupée n’enfreint pas «en tant que telle» le droit international. Les Européens, qui assistent depuis deux ans à ces coups de boutoir contre un consensus vieux d’un demi-siècle, ont réagi par la voix de leur haute représentante pour les Affaires étrangères. «Toute activité de colonisation est illégale au regard du droit international et compromet la viabilité de la solution à deux États comme les perspectives d’une paix durable», a déclaré Federica Mogherini. Mais à l’heure où d’autres crises éclipsent le conflit israélo-palestinien, les Européens ont-ils encore les moyens et la volonté de défendre leurs positions?

● Comment l’Europe traite-elle les colonies israéliennes?

Considérant que la présence d’environ 435.000 colons en Cisjordanie sape la possibilité d’y créer un État palestinien viable, les gouvernements européens ont décidé en 2012 d’instaurer une politique de «différenciation» entre Israël et ses implantations situées à l’est de la «ligne verte». Celle-ci s’est d’abord traduite, en 2013, par la publication de «lignes directrices» qui prévoient d’exclure les Territoires occupés de tout futur accord signé par l’UE ou ses États membres avec Israël. Malgré les protestations de l’État hébreu, qui accuse l’Europe de faire le jeu des militants antisionistes, une clause «territoriale» a été intégrée au programme de coopération scientifique Horizon 2020 ainsi qu’à plusieurs textes réglementant l’agriculture biologique et les soins vétérinaires. En 2015, la Commission est allée plus loin en réclamant l’étiquetage des produits fabriqués dans les implantations (lire ci-dessous). «Si on examine les accords bilatéraux, il arrive que l’insistance de certains pays à intégrer une clause de différenciation fasse capoter un projet de partenariat. Mais force est de constater que la grande majorité des accords signés avec Israël continue de bénéficier aux colonies», déplore Hugh Lovatt, chercheur au European Council on Foreign Relations

Les Pays-Bas, qui ont réduit en 2016 le niveau des pensions de retraite versées à leurs ressortissants établis dans des colonies de Cisjordanie, font à cet égard figure d’exception. De même que le Danemark, qui s’est engagé l’an dernier à exclure les colonies de tout futur accord avec Israël. En France, une dizaine d’accords bilatéraux susceptibles d’être rouverts en vue d’y intégrer une clause territoriale ont été identifiés par le ministère des Affaires étrangères. Mais la décision d’engager des négociations sur ce point avec Israël n’a pas été prise.

En République d’Irlande, enfin, un projet de loi visant à interdire l’importation de produits fabriqués dans des colonies par une puissance occupante est en cours d’examen au Parlement, après avoir été approuvé par le Sénat. Le gouvernement de Leo Varadkar estime que son adoption contredirait l’accord de libre-échange signé entre l’UE et Israël, mais il n’a pas le pouvoir de s’y opposer. «Les produits des colonies représentent à peine 1 % du commerce avec Israël, observe-t-on au bureau de la sénatrice Frances Black, à l’origine du texte, mais c’est une question de principe. Si on dit que les colonies sont illégales, il faut les traiter en tant que telles.»

● Qu’a décidé la justice européenne sur l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies?

La Cour de justice de l’Union européenne (CJUE), saisie l’an dernier par un vigneron établi dans une colonie proche de Ramallah, a jugé le 12 novembre que les denrées alimentaires produites dans les implantations juives de Cisjordanie devront à l’avenir porter mention explicite de leur origine. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Israel Katz, a déploré une décision «inacceptable à la fois moralement et en principe». Son collègue Yuval Steinitz, en charge de l’Économie, a renvoyé aux heures sombres «durant lesquelles les produits juifs étaient étiquetés en Europe». Quant à Danny Danon, ambassadeur d’Israël à l’ONU, il a estimé que «la discrimination de l’UE contre l’entreprise sioniste fournit une couverture légale à l’antisémitisme».

À l’origine de l’arrêt controversé, une «notice interprétative» publiée en 2015 par la Commission européenne appelle à garantir la libre information des consommateurs sur l’origine des produits fabriqués dans les colonies. Selon une étude menée depuis lors par l’ONG European Middle East Project auprès de 189 magasins européens, seuls 10 % des bouteilles de vin produites dans les implantations de Cisjordanie et du Golan sont convenablement étiquetées. Paradoxalement, la saisine de la CJUE par les colons israéliens va donc contraindre les États membres à mettre en œuvre une réglementation qui n’était jusqu’à présent que peu appliquée. Dénonçant cette politique, les dirigeants israéliens soulignent qu’aucun étiquetage n’est imposé par l’Europe aux puissances impliquées dans des dizaines de conflits territoriaux comparables. «Ils oublient de dire que l’importation de produits fabriqués par la puissance occupante en Crimée ou dans la partie nord de Chypre est tout simplement interdite par l’UE», répond Hugh Lovatt.

● Une reconnaissance groupée de l’État de Palestine est-elle d’actualité?

Comme plus de 130 pays avant elle, dont une dizaine d’États de l’est et du sud de l’Europe qui ont franchi ce pas en 1988, la Suède a reconnu le 30 octobre 2014 l’État de Palestine. L’initiative visait à acter l’enlisement des négociations de paix amorcées à l’époque des accords d’Oslo (1993-1994), au terme desquelles Israéliens et Palestiniens étaient censés conclure une paix juste et durable. Cherchant à créer une dynamique, les Parlements de plusieurs pays européens ont dans la foulée appelé leur gouvernement à faire de même. Pour l’heure sans résultat. En décembre 2017, Emmanuel Macron a estimé qu’une telle reconnaissance unilatérale ne serait pas «efficace». Le président français semblait à l’époque vouloir attendre que Donald Trump présente le plan de paix sur lequel planchait son gendre, Jared Kushner, avant de reprendre éventuellement l’initiative. La Belgique, l’Irlande, le Portugal et le Luxembourg, qui étaient disposés à envisager une reconnaissance collective, ont aussi décidé d’attendre. Le récent revirement américain sur l’illégalité des colonies peut-il changer la donne? Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères, Jean Asselborn, a estimé le 20 novembre que «l’UE doit reconnaître l’État de Palestine». «La reconnaissance est un fusil à un coup, prévient une source diplomatique. La démarche peut avoir du sens si elle est collective, intervient au bon moment et s’inscrit dans une séquence. Mais la concevoir comme une réponse aux récentes décisions américaines serait la pire chose à faire.»

● Les divisions de l’UE empêchent-elle l’adoption d’une position commune?

L’Europe continue de dépenser chaque année plus de 600 millions d’euros pour soutenir l’Autorité palestinienne et financer l’Unrwa, mais ses États membres ont de plus en plus de mal à trouver un terrain d’entente sur l’issue au conflit. Si les grands pays de l’ouest du continent campent sur leur position traditionnelle (solution dite des deux États avec Jérusalem pour capitale, rejet de la violence et de la colonisation), la Hongrie, la Pologne, la République tchèque, la Roumanie, la Grèce et d’autres tendent à s’en éloigner. Depuis deux ans, plusieurs de ces pays bloquent chroniquement l’adoption de déclarations condamnant les politiques israéliennes à Jérusalem-Est et en Cisjordanie. Au printemps 2018, Prague et Bucarest ont envisagé d’emboîter le pas aux États-Unis en transférant leur ambassade à Jérusalem – avant de faire marche arrière. La République tchèque, la Slovaquie et la Hongrie y ont depuis ouvert une représentation commerciale en charge des relations avec Israël.

Les diplomates européens, sur le terrain, décrivent avec minutie l’érosion de la solution des deux États. Dans un rapport diffusé aux États membres en juillet 2018, ils évoquent une situation «d’occupation quasi permanente» et soulignent que «les Palestiniens subissent une discrimination légale en tant qu’individus et sont confrontés à des restrictions de mouvements permanentes et nombreuses». La haute représentante de l’UE, Federica Mogherini, évoque désormais «une réalité à un État avec des droits inégaux», sur fond d’«occupation et de conflits perpétuels».

«Dans ce contexte très difficile, observe la source diplomatique, il faut être lucide sur ce qu’on peut faire. Face aux récentes prises de position de l’Administration Trump, la France réaffirme constamment la primauté du droit international pendant que la Palestine poursuit sa stratégie de rehaussement de son statut diplomatique. Ces efforts ont contribué à protéger l’essentiel du consensus international face à des tentatives répétées de le mettre à mal.» Une façon de «tenir les murs», observe un bon connaisseur du conflit, en attendant des jours meilleurs.

LE BNVCA A BESOIN DE VOUS
THE BNVCA NEEDS YOU

Le coup d’état permanent

Shmuel Trigano

La démocratie israélienne traverse une crise structurelle. Le concept de « coup d’Etat permanent » que François Mitterand avait forgé du temps de l’Etat gaullien pourrait nous aider à décrire la situation qui prévaut en Israël depuis plusieurs années. Un arc de forces s’est créé objectivement entre la Cour Suprême, la police et les médias, en tension avec le pouvoir exécutif et donc aussi le pouvoir législatif, celui du parlement. Si ce dernier pouvoir repose sur une majorité parlementaire de centre-droit, le « coup d’Etat permanent » voit l’autorité judiciaire instrumentaliser le droit en fonction d’un credo politico-idéologique objectif qui s’oppose clairement à la politique voulue par la majorité.

On l’identifie en général à « la gauche » mais cette gauche-là n’a plus rien à voir avec la gauche d’antan, sioniste (face à la scène externe) et attachée au peuple juif (sur la scène interne).

On l’identifie aux « élites » qui, il est vrai, étaient celles de la gauche quand elle était au pouvoir mais qui, aujourd’hui, n’accapare que les étiquettes réputées nobles, comme celle de « gauche », ou celle de « démocratie » et bien sûr celle de « Droit ». Il y a des dizaines de citations qui l’attestent. Un simple exemple : il y a quelques jours quinze ambassadeurs israéliens (dont Elie Barnavi-) ont signé une pétition destinée à soutenir la discrimination économique (l’apartheid ?) d’Israël décrété par la Cour suprême européenne envers les produits commercialisés par les producteurs de Judée Samarie. Bel exemple de « patriotisme », et terrible lumière rétrospective sur la façon dont ces ambassadeurs ont défendu leur pays ces dernières années ! La gauche, qui a perdu depuis longtemps le pouvoir qu’elle avait avec le parti travailliste, un pouvoir pour ainsi dire confondu alors avec l’Etat, s’est en effet barricadée dans le système juridico-médiatique (et académique), à défaut d’avoir la majorité parlementaire.

Le problème n’est malheureusement pas qu’institutionnel et élitiste. Il s’inscrit aussi dans la politique politicienne comme le montre la paralysie du corps électoral résultatnt des exclusions lancées par les laïcistes (Yaïr Lapid et Liberman) envers la participation à une coalition où seraient présents les religieux, mais il s’inscrit aussi dans la détestation personnelle et jalouse de certains leaders envers Natanyahou, sans compter la détestation du corps électoral de droite, mise en œuvre de façon permanente par les élites et répercutée par les médias. Chaque année l’anniversaire de l’assassinat de Rabin est exploité par la famille Rabin et la gauche pour fustiger le fascisme de la droite. Et cette année n’a pas dérogé à ce rite de détestation et de ressentiment qui jette l’opprobre sur une majorité du corps électoral. Bien évidemment, les dimensions socio-économiques et identitaires se greffent sur ce clivage global.

En mettant en examen à tour de bras les hommes politiques de la majorité,en frappant à son cœur, le cercle autour de Natanyahou, la justice paralyse l’exécutif, empêche ses nominations, ruine son autorité, et, surtout, livre à Natanyahou une guérilla médiatique qui dure depuis des mois et des mois. Le moyen d’action est très simple : il suffit aux juges et à la police d’organiser régulièrement des fuites – et donc de trahir le secret de l’instruction – pour que les médias s’en emparent goulument et se livrent à une chasse à l’homme.

Le spectacle des informations télévisées est de ce point de vue devenu un cauchemar : chaque soir depuis des mois et des mois, une flêche est décochée sur Natanyahou, son épouse, ses fils, son entourage… Il n’est question que de mises en examen, de témoins de l’accusation, de procès… C’est devenu le quotidien de la « démocratie » (devenue méconnaissable). Ce qui se passe depuis un an est proprement inimaginable. J’ai fait le tour de toutes les chaines d’information israéliennes que j’ai désertées les unes après les autres au spectacle de cette traque odieuse, ni juridique, ni morale et en infraction avec la Loi, à l’écoute de ce discours judiciaire qui scande désormais la vie collective. Si rire est encore possible, ce spectacle est digne de Molière ! Champagne, cigares et recherche d’influence médiatique sont les pièces à conviction de la corruption de Natanyahou … Un grand avocat américain a déclaré que c’est la première fois dans le monde qu’une telle accusation prévaut contre un chef d’Etat. Quant à Sara Natanyahou, son majordome, qui a organisé chaque semaine pendant des mois une manifestation contre elle, lui reproche d’avoir fait des commandes excessives de victuailles en dehors de la cuisine du premier ministre, d’avoir maltraité une employée de maison, ou, pire, d’avouer une consommation excessive de glace à la pistache… Et tous ces gens, ces journalistes, ces juristes discutent doctement de la corruption du premier ministre…

L’origine de cette crise de régime est très claire. Elle a pour nom « la révolution constitutionnelle », une réforme de la Cour suprême, sous la houlette de son président d’alors, de 1996 à 2006, Aharon Barak, qui a étendu la juridiction de la Cour à des domaines qui n’étaient pas les siens, réservant son droit de retoquer les lois votées par le parlement, d’intervenir dans les domaines régaliens propres au pouvoir exécutif, y compris la sécurité et la guerre. Non plus au nom de la loi du parlement mais de droits « fondamentaux » supérieurs, quasi trancendants, dont la Cour suprême serait la représentante. Sans doute de droit divin ?

Un véritable monstre judiciaire s’est créé. Si l’on pense en termes français, la Cour suprême israélienne – soient 15 juges cooptés à vie, ni élus, ni contrôlés – est à la fois un Sénat, un Conseil d’Etat, une Cour constitutionnelle, une Cour de cassation, et on se demande aujourd’hui si elle pourra être aussi une Haute Cour de justice.

Celà n’a rien à voir évidemment avec l’équilibre des pouvoirs. Je rappelle son schéma classique : le parlement vote la loi, le gouvernement l’applique et l’autorité judiciaire veille à son application conforme. Quant à la Loi et aux principes du droit, en démocratie, ils émanent du parlement. La Loi n’a rien d’absolu. Le Parlement peut la changer. C’’est le peuple constituant qui en décide, sinon nous serions dans une théocratie, fût-elle laïque.

La judiciarisation de la vie collective sera fatale à la société, au sentiment du commun. Le peuple, le demos, a disparu derrière ses juges, alors que les électeurs de droite, majoritaires, sont dépeints artificiellement par les medias sous les traits de la violence, de la vulgarité quand ce n’est pas de l’« imbécilité » (selon un important professeur de droit ).

La judiciarisation qui tente de prendre le dessus dans la politique israélienne risque d’être fatale à un Etat qui, entre autres défis, doit faire face à une menace stratégique considérable et immédiate, c’est ce que tous ces importuns semblent avoir oublié. Un sondage récent montre déjà ses dégats sur le plan militaire. 62% des conscrits pensent que les juristes militaires avec leurs définitions légales de l’usage de la force, interfèrent dans leurs missions et nuisent à leur capacité de défendre le pays, sans compter qu’il pensent que la section légale de l’armée ne les soutiendrait pas s’ils prenaient une décision tactique inadéquate. On se souvient du scandale de l’affaire Elor Azaria, accusé d’avoir éliminé un terroriste (un cas très semblable à celui du Pont de Londres il y a 2 jours (29/11/2019) qui, au fait, n’a donné lieu à aucun scandale chez les hypocrites européens !). On comprend pourquoi les habitants du sud d’Israël, abandonnés aux missiles de Gaza, ont le sentiment que Tsahal a perdu sa volonté de vaincre légendaire.

Aujourd’hui, après l’armée, c’est l’Etat institutionnel qui est secoué sous l’effet du coup d’Etat légal avec une crise politique insoluble et un troisième tour d’élections au résultat incertain. L’administration de l’Etat est abandonnée depuis des mois dans l’impasse à laquelle l’autorité judiciaire assigne toute une société.

La judiciarisation de la Cité et de l’existence ne peut faire que des ravages ! Il faut rendre au parlement sa prééminence et à l’exécutif sa puissance. II n’est pas possible que le pouvoir des juges et de la police soient en roue libre. Ils doivent être sous le contrôle du Souverain, sans lequel ils ne sont rien.

La crise n’est pas uniquement politique et sociale. Elle est aussi spirituelle. L’état des faits actuel rappelle irrésistiblement le début du Livre de Ruth : Vayehi bymei shfot hashoftim : « Il était une fois aux jours du jugement des juges ». Le livre s’ ouvre sur la description d’une ville, Bethléem, ravagée par la pénurie et la famine et que s’apprête à quitter pour survivre la famille d’un juge, Elimelekh, qui part trouver refuge dans le pays de Moab. Le père et ses deux fils mourront laissant Noémi seule avec sa bru moabite, Ruth.

Cette désolation est éclairée par le verset inaugural. Le « jugement des juges », c’est autant une désignation d’un système de gouvernement régi par les juges qu’un jugement des juges eux-mêmes dans l’exercice de leur pouvoir, générateur de pénurie et de famine, de désertion d’une Cité autrefois prospère. La pénurie est le résultat de l’excès de pouvoir des juges, ainsi jugés par les effets qu’ils ont produits. En abusant du jugement, ils se sont jugés eux-mêmes et voué la Cité à la désolation au point d’en chasser les citoyens autant qu’eux-mêmes. L’excès de jugement vise à rendre si « transparente » l’épaisseur de l’existence et de la socialité qu’elles en sont ruinées. Tout n’est pas « jugeable » ! Le Juge Suprême lui même n’endosse pas à temps plein l’habit du jugement…

Le BNVCA accueille avec satisfaction la décision du Tribunal de Paris qui délibérant le 27/11/2019 condamne encore une fois Dieudonné à 9000 euros d’amende qu’il doit payer sous peine d’emprisonnement.

 Le B N V C A, qui poursuit sans répit sa lutte contre l’antisémitisme forcené de Dieudonné M’Bala M’Bala, approuve avec satisfaction de la condamnation infligée par la 17ème Chambre Correctionnelle à ce multirécidiviste, à une forte amende de 9 000 €, en délibéré du 27 novembre 2019 pour avoir diffusé une chanson ignoble sur le thème “C’est mon Shoaaaa” le 22 juin 2017.

Le B N V C A est à l’initiative de la plainte déposée par son conseil Maitre Charles Baccouche le 13/07/2017 contre cet individu qui se complait à ironiser sur la Shoah, le plus grand génocide de tous les temps commis contre l’humanité.

Le BNVCA était représenté à l’audience du 27 novembre 2019 par son avocat Maitre Charles Baccouche qui a réclamé une sanction forte et dissuasive, voire à une peine de prison.

Le jugement prévoit effectivement que si le prétendu humoriste qui ne fait plus rire personne depuis longtemps, ne s’acquitte de l’amende qui lui est infligée, pourrait enfin voir sa peine transformée en emprisonnement. 

 Le BNVCA insiste sur le mépris constant exprimé par cet individu à l’égard de ses Juges et à l’égard des victimes des nazis qui ont organisé et réalisé ce massacre industriel des juifs dans des conditions atroces et dans tous les pays d’Europe.

Nous considérons qu’il est temps de mettre l’influence néfaste de Dieudonné hors d’état de nuire et le contraindre légalement et par toute les voies de justice, à payer toutes les amendes auxquelles il a été condamné.

Le Président

Sammy GHOZLAN 

500 commissariats français seront équipés d’un système israélien…

Le “ kiosque” de l’entreprise israélienne Cellebrite est un système capable d’aspirer et de traiter toutes les données d’un téléphone portable en moins de dix minutes. Cellebrite fabrique des dispositifs d’extraction, de transfert et d’analyse de données cachées dans un dispositif mobile (téléphone, tablette, GPS) aussi bien dans le cadre d’enquête policière que dans d’autres services d’investigation. Le système israélien  sera installé dans 500 commissariats français, il suffira de brancher le téléphone et toutes les données seront extraites en 10 minutes pendant la garde à vue. L’entreprise israélienne qui fête ses 20 ans avait déjà fait beaucoup parler d’elle en 2016 dans l’affaire opposant Apple au FBI…

En février 2016, le FBI avait demandé les services d’Apple pour déverrouiller le smartphone de l’auteur de l’attentat de San Bernardino pour les besoins de son enquête. S’en est suivi un long bras de fer entre les deux et en mars 2016, le FBI a fait savoir qu’il n’avait plus besoin de l’aide d’Apple puisqu’une tierce partie (notamment Cellebrite) avait réussi à le faire. Déjà en 2016, Cellebrite  collaborait avec 15 000 forces de sécurité de par le monde. L’entreprise a par exemple été sollicitée par le gouvernement croate en 2012 dans une affaire de pédophilie. La société affichait un chiffre d’affaires dépassant la barre des 100 millions de dollars. Fort d’un effectif de 400 personnes, Cellebrite dispose de bureaux en Israël, aux États-Unis, au Brésil, en Allemagne, à Singapour et au Royaume-Uni. La startup, a été créée en 1999 à Petah Tikva, en banlieue de Tel-Aviv, par Yossi Carmil et Ro

Actuellement, en France, les téléphones saisis doivent être envoyés dans un des 35 centres spécialisés de la police technique et scientifique, qui sont souvent embouteillés. Avec le système “ kiosque”, qui sera installé dans les commissariats de premier niveau, il suffira de brancher le téléphone et toutes les données seront extraites pendant la garde à vue : SMS, photos géolocalisées…

Le système est en cours de déploiement dans le nord de la France. L’an prochain, cent nouveaux systèmes seront installés en Île-de-France et dans le Sud. En tout, cinq cents systèmes doivent être installés d’ici 2024, pour un coût de quatre millions d’euros. Il a déjà été testé lors du G7, pour traiter les téléphones des personnes gardées à vue, avec des résultats jugés “très positifs”…

Tel-Avivre source – Secours rouge

« Colonies israéliennes » : le Deux Poids-Deux Mesures de la Cour Européenne de Justice

par Soeren Kern
21 novembre 2019

Traduction du texte original: European Court Applies Double Standard against Israeli Product

  • La décision de la Cour de justice d’étendre à l’ensemble de l’Union européenne les normes d’étiquetage très strictes qui prévalent en France, a été fermement condamnée. De nombreux commentateurs y ont vu la réaffirmation du parti pris anti-israélien de l’Union européenne. D’autres ont fait remarquer que, de tous les conflits territoriaux qui hantent la planète – de la Crimée au nord de Chypre, en passant par le Tibet et le Sahara occidental –, seul Israël est soumis à des exigences d’étiquetage particulières.
  • « Plus de 200 conflits territoriaux meurtrissent la planète à l’heure actuelle, mais la CJUE n’a encore rendu aucune décision relative à l’étiquetage de produits originaires de ces territoires. La décision d’aujourd’hui est à la fois politique et discriminatoire à l’égard d’Israël. » – Ministère des affaires étrangères israélien.
  • « Cet arrêt va à l’encontre des normes commerciales internationales établies par l’Organisation mondiale du commerce … Ce sont des pitreries alors que Rome est en flammes. Que la Cour européenne mette Israël à l’index au nom de soi-disant « violations de la législation internationale sur les droits de l’homme » au moment même où le Hamas et ses acolytes bombardent des populations civiles innocentes en Israël est l’une des situations les plus perversement ironiques qu’il m’ait été donné de connaître » – Menahem Margolin, président de l’Association juive européenne, Bruxelles.
La Cour de justice de l’Union européenne a statué que les produits alimentaires fabriqués dans de prétendues colonies juives à Jérusalem-Est, en Cisjordanie et sur les hauteurs du Golan ne pouvaient être étiquetées « Fabriqué en Israël » ; ces produits doivent porter une étiquette spécifique. Cette décision est la conséquence d’un procès intenté par Psagot Winery (photo), qui exploite des vignobles dans un soi-disant territoire palestinien occupé, et par l’Organisation juive européenne. (Source image : iStock)

La Cour de justice de l’Union européenne, la plus haute juridiction de l’UE, a rendu un arrêt qui stipule que les produits alimentaires fabriqués dans les « colonies » juives de Jérusalem-Est, de Cisjordanie et des hauteurs du Golan doivent faire l’objet d’un étiquetage spécifique. Ces marchandises ne sauraient, à en croire les magistrats européens, se contenter de l’étiquette générique « Fabriqué en Israël. »

La protection des consommateurs européens et leur sécurité alimentaire n’est pas au fondement de l’arrêt de la Cour européenne de justice. Cet arrêt qui singularise Israël est en réalité une décision de politique étrangère et, plus particulièrement de politique étrangère anti-israélienne. Cette décision de justice a été vivement critiquée pour son parti pris, son caractère discriminatoire et son antisémitisme.

Cette affaire d’étiquetage repose sur une interprétation du règlement (UE) n°1169/2011 du 25 octobre 2011 portant sur l’information des consommateurs de produits alimentaires. Le règlement d’origine ne permettait pas d’aborder la question de l’étiquetage des produits alimentaires en provenance d’Israël.

Le 12 novembre 2015, dans un souci de clarification, la Commission européenne a publié une « Communication interprétative ». Cette notule règlementaire précise que les produits alimentaires en provenance d’Israël ne pourront pas être étiquetés « Fabriqué en Israël » s’ils ont été produits ou fabriqués en dehors des territoires qui étaient sous contrôle israélien jusqu’à 1967. Le document explique que :

« Conformément au droit international, l’Union européenne ne reconnaît pas la souveraineté d’Israël sur les territoires qu’il occupe depuis le mois de juin 1967, à savoir le plateau du Golan, la bande de Gaza et la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, et ne considère pas que ceux-ci font partie du territoire d’Israël, indépendamment de leur statut juridique en vertu du droit interne israélien. »

Le 24 novembre 2016, le ministère français de l’Économie et des Finances a publié au Journal Officiel un “Avis ministériel” (JORF n°0273, texte n° 81) qui a indiqué aux distributeurs l’interprétation qu’il convenait de donner à la législation de l’UE sur l’étiquetage des produits israéliens. Les exigences françaises, plus strictes que celles de l’UE, stipulent :

« En ce qui concerne les produits issus de Cisjordanie ou du plateau du Golan qui sont originaires de colonies de peuplement, une mention limitée à « produit originaire du plateau du Golan » ou « produit originaire de Cisjordanie » n’est pas acceptable. Bien que ces expressions désignent effectivement la zone ou le territoire au sens large dont le produit est originaire, l’omission de l’information géographique complémentaire selon laquelle le produit est issu de colonies israéliennes est susceptible d’induire le consommateur en erreur quant à la véritable origine du produit. Dans de tels cas, il est nécessaire d’ajouter, entre parenthèses, l’expression « colonie israélienne » ou des termes équivalents. Ainsi, des expressions telles que « produit originaire du plateau du Golan (colonie israélienne) » ou « produit originaire de Cisjordanie (colonie israélienne) » peuvent être utilisées. »

En janvier 2017, Psagot Winery Ltd., une entreprise vinicole israélienne exploitant des vignobles en « territoire palestinien occupé », et une association juive française appelée Organisation juive européenne ont engagé une actionauprès du Conseil de État. Ils ont demandé à la plus haute magistrature française d’annuler l’avis ministériel, au motif que les exigences françaises équivalent à un boycott économique d’Israël.

Le 30 mai 2018, le Conseil d’État a déclaré ne pas être en mesure de statuer et a renvoyé l’affaire devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Le 12 novembre 2019, la Cour de justice luxembourgeoise s’est prononcée en faveur du gouvernement français:

« Les denrées alimentaires originaires des territoires occupés par l’État d’Israël doivent porter la mention de leur territoire d’origine, accompagnée, lorsque ces denrées proviennent d’une colonie israélienne à l’intérieur de ce territoire, de la mention de cette provenance. »

« l’omission d’une telle mention est susceptible d’induire en erreur les consommateurs, en leur laissant penser que cette denrée alimentaire a un pays d’origine ou un lieu de provenance différent de son pays d’origine ou de son lieu de provenance réel.

« la Cour a précisé que le fait d’apposer, sur des denrées alimentaires, la mention selon laquelle l’État d’Israël est leur « pays d’origine », alors que ces denrées sont en réalité originaires de territoires disposant chacun d’un statut international propre et distinct de celui de cet État, tout en étant occupés par ce dernier et soumis à une juridiction limitée de celui-ci, en tant que puissance occupante au sens du droit international humanitaire, serait de nature à induire les consommateurs en erreur

« la mention du territoire d’origine des denrées alimentaires en cause est obligatoire …, afin d’éviter que les consommateurs ne puissent être induits en erreur quant au fait que l’État d’Israël est présent dans les territoires concernés en tant que puissance occupante et non pas en tant qu’entité souveraine.

« L’omission de cette mention, impliquant que seul le territoire d’origine serait mentionné, est susceptible d’induire les consommateurs en erreur. En effet, ceux-ci ne peuvent pas savoir, en l’absence de toute information de nature à les éclairer à ce sujet, qu’une denrée alimentaire a pour lieu de provenance une localité ou un ensemble de localités constituant une colonie de peuplement installée dans l’un desdits territoires en méconnaissance des règles de droit international humanitaire.

« L’information des consommateurs doit permettre à ces derniers de se décider en toute connaissance de cause et dans le respect non seulement de considérations sanitaires, économiques, écologiques ou sociales, mais également de considérations d’ordre éthique ou ayant trait au respect du droit international.

« La Cour a souligné à cet égard que de telles considérations pouvaient influencer les décisions d’achat des consommateurs. »

La décision de la Cour de justice qui étend à l’ensemble de l’Union européenne les normes d’étiquetage très strictes des français a été fermement condamnée comme la manifestation d’un parti pris anti-israélien. De nombreux commentateurs ont fait remarquer que de tous les conflits territoriaux qui hantent la planète – de la Crimée au nord de Chypre, en passant par le Tibet et le Sahara occidental – l’UE exige que seul Israël soit soumis à des exigences d’étiquetage particulières.

Le ministère israélien des Affaires étrangères a déclaré que cette décision était « inacceptable, tant au plan moral que sur celui des principes ». Dans un communiqué, il a ajouté :

« Israël rejette fermement l’arrêt récent de la Cour de justice européenne (CJUE), qui sert d’instrument à une campagne politique contre Israël. Le seul objectif de cet arrêt est de distinguer notre pays et de lui appliquer un deux poids – deux mesures. Il existe plus de 200 litiges territoriaux par le monde, et la CJUE n’a jamais décidé d’étiqueter les produits originaires de ces territoires. La décision d’aujourd’hui est à la fois politique et discriminatoire à l’égard d’Israël.

« Cet arrêt ne fait que diminuer les chances de parvenir à la paix et contredit les positions de l’Union européenne sur le conflit. Il fait le jeu de l’Autorité palestinienne, qui persiste à refuser d’engager des négociations directes avec Israël et encourage des groupes radicaux anti-israéliens qui appellent au boycott d’Israël et nient son droit à exister ».

L’ambassadeur d’Israël aux Nations Unies, Danny Danon, a déclaré que cette décision était le reflet du climat antisémite qui prévaut en Europe aujourd’hui :

« C’est un autre exemple de la préférence de l’Europe pour les ennemis d’Israël. Les discriminations de l’UE contre le projet sioniste offrent une couverture légale à l’antisémitisme. La décision de la Cour ne fera que réveiller le vieux sectarisme européen et encourager toutes les forces qui tentent de saper et de nuire à l’État juif. Aujourd’hui, une tache sombre a marqué l’action de l’Europe qui ne pourra pas être effacée ».

Le Lawfare project de New York, une association qui finance des actions en justice pour lutter contre l’antisémitisme, a déclaré que l’arrêt de la Cour de justice européenne autorise la discrimination à l’encontre des juifs israéliens et pave le chemin d’un usage politique des étiquettes :

« La décision de la Cour est à l’évidence discriminatoire ; les biens produits par les Juifs et les Musulmans dans la même région auront des étiquettes différentes en raison des choix politiques des responsables européens. Attribuer un caractère ethnique et religieux à l’étiquetage des produits est un précédent dangereux. De plus, la décision est totalement inapplicable dans des régions comme le Golan où il n’y a pas de « colonies » clairement définies et où l’application de l’arrêt nécessiterait une sorte de recensement qui obligerait à faire la différence entre nationalité et appartenance ethnique et/ou religieuse des producteurs afin de déterminer comment les produits doivent être étiquetés. L’illogisme de la décision tient également au fait que les musulmans palestiniens — cette population que la Cour considère comme les habitants légaux de la région et qui font des affaires dans les zones contrôlées par les Israéliens — seront eux-mêmes soumis à un étiquetage désobligeant. Israël est la patrie historique du peuple juif, mais la Cour considère que les juifs qui y vivent sont étrangers sur leur propre sol. Dire que la juste localisation ou l’adresse exacte du fabricant ne sont pas suffisantes, affirmer que l’étiquetage doit aussi comporter l’origine ethnique et/ou la nationalité des producteurs est une claire indication d’une intention de discriminer ».

La directrice exécutive du Lawfare Project, Brooke Goldstein, a déclaré que « la décision d’introduire la discrimination religieuse dans la loi est embarrassante pour l’Europe ». Elle a ajouté :

« Il n’y a aucune raison légitime pour que les produits fabriqués sur un même lieu géographique par les musulmans et par les juifs soient étiquetés différemment. Introduire un traitement distinctif en fonction de la religion correspond à la définition même du fanatisme et nous savons ce qui se produit lorsque l’Europe s’engage sur cette voie. Les musulmans qui résident là sous l’autorité de l’Autorité palestinienne sont des « colons » au même titre que les Juifs – ils sont légalement autorisés à s’établir en fonction du même traité, les Accords d’Oslo. »

L’avocat principal du Lawfare Project, François-Henri Briard, a déclaré que la Cour agissait en fonction de « préjugés politiques ». Il a ajouté :

« Si un tel étiquetage est appliqué aux produits israéliens, il devra évidemment s’appliquer à de nombreux pays dont les agissements peuvent être considérés comme étant en infraction avec le droit international. »

Le conseiller juridique de Psagot Winery, Gabriel Groisman, a déclaré :

« Alors que de nombreux efforts sont déployés pour discriminer et boycotter Israël, les personnes touchées par le boycott doivent continuer à défendre leurs droits devant les tribunaux de toutes les parties du monde. Malgré la décision défavorable de cette Cour, soyez assuré que Psagot ne cessera pas de se battre pour que ses droits soient respectés. »

Le département d’Etat américain a déclaré que les exigences que la Cour en matière d’étiquetage « suggéraient un parti pris anti-israélien ». Le Département d’Etat a ajouté :

« Cette exigence ne fait qu’encourager, faciliter et promouvoir les activités du mouvement Boycott, Désinvestissements, Sanctions (BDS) contre Israël. Les États-Unis s’opposent sans équivoque à toute tentative de BDS ainsi qu’à des pressions économiques, des manœuvres d’isolement ou de délégitimation d’Israël. Le processus de résolution du conflit israélo-palestinien passe par des négociations directes. L’Amérique se tient aux côtés d’Israël et s’oppose à des pressions économiques, ou toute autre tentative qui pourraient conduire à l’isolement ou à la délégitimation d’Israël ».

Eugene Kontorovich, professeur à la faculté de droit Antonin Scalia de l’Université George Mason et directeur du Kohelet Policy Forum, basé à Jérusalem, a déclaré que la Cour européenne « appliquait un nouveau type d’étoile jaune aux produits fabriqués par des juifs ». Il a ajouté :

« À présent, les marchandises produites par des juifs devront, seules, porter des étiquettes spéciales en fonction de leur origine. Cette discrimination flagrante oblige l’administration Trump à prendre le contrepied de Bruxelles et à officialiser cette vieille pratique américaine qui consiste à permettre à ces produits d’être labellisés « Fabriqué en Israël ».

« La décision montre également que ce sont les Juifs qui sont visés. Les Européens ont imposé le même règlement aux hauteurs du Golan, là où il n’y a ni Palestiniens, ni discussion d’un éventuel État palestinien. Le problème n’est pas non plus celui de l’occupation, car cette règle ne s’applique à aucun autre territoire occupé dans le monde ni ailleurs. »

Le président de l’Association juive européenne basée à Bruxelles, Menahem Margolin, a résumé la situation :

« Toute cette politique d’étiquetage est purement discriminatoire et ne vise que le seul État juif. Existe-t-il un autre pays au monde ayant un litige territorial qui soit soumis à une politique aussi unilatérale ? La réponse est non. Cet arrêt va également à l’encontre de la norme internationale des échanges établie par l’Organisation mondiale du commerce.

« Ce qui est particulièrement irritant, c’est le message que cela envoie au public israélien aujourd’hui.

« Alors qu’en Israël, les magasins, les écoles et les entreprises sont obligés de fermer à cause des tirs de roquettes massifs et aveugles en provenance de Gaza, alors que les Israéliens s’abritent et que les villes et villages frontaliers s’attendent au pire, l’Union européenne prend une décision punitive et inutile en matière d’étiquetage qui marque sa distance et son absence de solidarité.

« C’est la pire des chicaneries alors que Rome brûle. Cette Cour européenne qui épingle Israël en raison de ses « violation du droit international humanitaire » au moment même où le Hamas et ses acolytes bombardent des populations civiles innocentes en Israël fait preuve d’une ironie perverse qui demeure pour moi sans exemple à ce jour. »

Lionel Messi et son hommage émouvant «à la nation juive»

 Nathalie Sivan Pour COOLAMNEWs

Argentine-Uruguay c’est ce lundi soir et le match amical se joue en Israël. Lionel Messi ne se contente pas de fouler la pelouse, il se rend utile.  Le voici en visite auprès d’enfants du monde entier soignés à l’hôpital Wolfson.

L’hommage de la star du football est beau.  » La nation Juive travaille pour sauver des âmes partout dans le monde. Je suis fier de mener ensemble avec les meilleurs médecins en Israël ce projet extraordinaire de chirurgie cardiaque afin de sauver des vies « , a dit Lionel Messi.

Une petite phrase prononcée à l’hôpital Wolfson situé à Holon près de Tel-Aviv. Messi est l’un des parrains de l’association « sauver le cœur d’un enfant ». Au cours de son séjour en Israël, Lionel Messi a tenu à rendre visite à des enfants venus du monde entier pour une délicate opération du cœur.

A son arrivée à l’hôpital Wolfson et en compagnie de Sylvan Adams, l’initiateur du projet, le joueur argentin  a passé un bon moment avec des enfants africains. La plupart sont originaires de Zanzibar et du Sénégal. Des bambins qui n’en revenaient pas de côtoyer la star. Chacun a souhaité se faire photographier en sa compagnie.

L’un d’eux a eu ce commentaire amusant : « Les Israéliens ont sauvé mon cœur et la venue de Messi a provoqué un vrai coup de cœur ».

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Contre toute attente, Netanyahou rétablit sa popularité

Le Premier ministre israélien en difficulté, Benjamin Netanyahu, a inscrit un succès cette semaine, faisant revivre sa popularité politique avec une série de mesures habiles.

Cela commence par l’assassinat ciblé de Baha Abu al-Ata, leader du Jihad Islamique Palestinien, alors que la frappe aérienne israélienne a attaqué son domicile à Gaza le 12 novembre.

En plus d’éliminer l’un des ennemis terroristes les plus implacables d’Israël, Bibi a également défendu ses intérêts dans deux autres domaines. Avoir simultanément réduit à néant les options de son rival Benny Gantz de concocter un gouvernement minoritaire avec le soutien de la liste commune arabe.

Ce n’est pas une mauvaise semaine pour un homme qui risque toujours d’être inculpé de corruption et dont son avenir politique peut-être suspendu.

 Et malgré une bonne semaine, il est toujours suspendu à ce fil.

 Une question de timing

Abu al-Ata était le commandant de la division nord du JIP, à Gaza, et le principal instigateur de la terreur et des attaques contre Israël.

HISTOIRES APPARENTÉES

 La politique israélienne à Gaza : la recette de l’escalade

 Les tensions à Gaza menacent les chances du gouvernement israélien minoritaire

Les attaques à Gaza creusent le fossé entre les partis arabes d’Israël et Gantz dans des négociations de coalition

Le Hamas contre l’escalade du Jihad Islamique en faveur d’un accord avec Israël

Le rapprochement du Hamas avec l’Iran met en danger un accord avec Israël

L’élimination d’un dirigeant du Jihad islamique au service de Netanyahu et du Hamas

 Par Almonitor traduit de l’anglais par le BNVCA

Israël en a eu assez et l’a emmené via une frappe aérienne le 12 novembre. Le Jihad islamique, principal agent d’influence iranienne à Gaza, a lancé un barrage de roquettes sur Israël en réponse. Israël a intercepté la plupart des roquettes et seuls trois Israéliens ont été blessés. Les frappes aériennes israéliennes ont tué 34 personnes, dont 16 civils, dont huit enfants, selon le ministère de la Santé à Gaza.

L’ONU et l’Égypte ont négocié un cessez-le-feu entre Israël et le JIP, le 14 novembre. Le Hamas, le parti palestinien qui dirige Gaza, est resté sur les lignes de côté.

"Abstraction faite de l'analyse coûts-avantages de l'assassinat de terroristes de haut niveau, aussi diaboliques soient-ils, il y a une question de timing", écrit Akiva Eldar. Et par timing, Eldar signifie l'impact des événements sur les efforts de Gantz et de son parti bleu et blanc pour former un gouvernement.
Le plan était que Gantz obtienne le soutien "extérieur" d'au moins quatre à cinq des 13 membres élus des partis arabes pour renverser Bibi et former un gouvernement minoritaire.
 
La Liste commune, comme on le sait, est composée de quatre parties : Hadash, dirigée par Ayman Odeh ; le Mouvement arabe pour le changement, dirigé par Ahmad Tibi ; les islamistes dirigés par Mansour Abbas ; et Balad, à la tête de Mtanes Shehadeh.
Le flirt entre Gantz et les partis arabes allait probablement toujours rester taquin. Même avant le coup sur Abu al-Ata, Gantz a été chahuté pour toute transaction avec "les Arabes". Avigdor Liberman, chef du parti de droite Yisrael Betineu (avec huit sièges à la Knesset) et intermédiaire de force présumé de la prochaine coalition gouvernementale, n'aurait rien à voir avec la liste commune. Les trois membres de Balad, pour leur part, n'ont jamais été à bord.
« Il est impossible d’ignorer la campagne de délégitimassions menée avec succès par Netanyahu contre les citoyens arabes d’Israël, affirmant qu’ils ne devraient pas pouvoir influer sur la formation du gouvernement », écrit Afif Abu Much. "Les mesures considérées comme standard et légitimes dans tous les pays démocratiques, telles que l'adhésion à une coalition, méritent d'être condamnées quand il s'agit des citoyens arabes d'Israël et de leurs représentants."
Mais les parties à la liste commune ne soutiendront pas les assassinats ciblés ou les attaques à Gaza quelles que soient les conditions, même sans aucune affinité avec le Jihad islamique. Bien entendu, Gantz n'avait d'autre choix que de soutenir les grèves. Ce faisant, écrit Daoud Kuttab, « Gantz s'est éloigné de toute coopération potentielle avec la liste commune arabe et l'a contraint à rechercher une solution de coalition avec Avigdor Lieberman ou Netanyahu ». Ou à défaut, un troisième tour des élections.
Une sorte d’alliance Israël-Hamas contre le JIP
Le geste de Bibi contre Abu al-Ata présente également l’avantage étrange de rendre discrètement service à son ennemi de longue date, le Hamas, acronyme arabe du Mouvement de résistance islamique, et peut-être de creuser un fossé dans ses relations avec Téhéran. Le Hamas a cherché à gouverner et à fournir des services simultanément à Gaza tout en maintenant son rôle d'organisation de résistance liée à l'Iran. Abu al-Ata et le JIP, en revanche, sont des mandataires iraniens à part entière avec un soutien populaire limité.
"Al-Ata avait été assez épineux aux côtés des dirigeants du Hamas au cours de l'année écoulée", écrit Shlomi Eldar. Le JIP a « adopté une ligne de plus en plus provocante contre le Hamas, qui ne trouve rien de plus insultant que d'être décrit aux Palestiniens de partout comme ayant abandonné sa guerre sainte pour collaborer avec le« diable ». Al-Ata a frappé le dessous sensible du Hamas : son image. Le Hamas l'aurait depuis longtemps arrêté et emprisonné s'il n'avait pas été commandant en chef d'une organisation soutenue par l'Iran, ce qu'il ne veut pas fâcher maintenant qu'il a rétabli ses liens avec Téhéran à la suite d'une longue interruption de son ancien chef politique Khaled Meshaal. ”
 
Ben Caspit décrit l'intérêt commun entre Israël et le Hamas contre le JIP comme une "sorte d'alliance".
 
"Israël a fait le sale boulot du Hamas et le Hamas espère que le Jihad islamique recevra le message", conclut Shlomi Eldar. "Pour le moment, Israël a toutes les raisons de croire que le Hamas est sérieux et prêt à aller de l'avant avec un accord sur une trêve à long terme et un assouplissement du blocus imposé à Gaza par Israël."
 
Israël envoie-t-il un message à Soleimani ?
 
Le bilan d’Israël en matière d’assassinats ciblés est mitigé. Bien que personne n'ait remplacé le chef d'état-major du Hezbollah, Imad Mughniyeh, tué à Damas en 2008, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a été un remplaçant plus que redoutable d'Abbas al-Musawi, tué par Israël en 1992.
 
Mais les assassinats ciblés servent également à alerter les ennemis d’Israël : vous n’êtes jamais en sécurité.
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Les forces de sécurité israéliennes considéraient à la fois Abu al-Ata et Soleimani, « comme des personnalités presque complètement indépendantes », écrit Ben Caspit, « sans aucune entrave de la part de leurs organisations mères. Ils représentent une nouvelle classe de générateurs terroristes indépendants qui ne sont pas nécessairement connectés à une chaîne de commandement politique. Abou al-Ata avait tiré la langue au Hamas, torpillé tous les efforts en vue d’un arrangement entre Israël et le Hamas et tenté d’empiéter sur la souveraineté du Hamas dans la bande de Gaza. De même, selon des sources militaires israéliennes de haut rang, Soleimani mène une politique totalement indépendante dans les espaces libanais, syrien et irakien. Il n'est pas synchronisé avec le président iranien Hassan Rouhani et ne parle qu'avec le guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. "
 
Une bonne semaine, mais toujours sur un fil
 
Pour Netanyahu, la semaine a été bonne, mais les gains peuvent être plus tactiques ou temporaires que stratégiques.
 
Premièrement, le meurtre d’Abou al-Ata lui-même est une victoire sans réserve. Même à Gaza, il y a probablement peu de larmes sincères pour lui. Mais l’Iran et le JIP ne peuvent pas considérer le dernier round comme une perte totale. Le JIP affirme avoir accepté de mettre fin aux attaques à la roquette en échange d'Israël mettant fin aux assassinats ciblés et de ne pas tirer sur les manifestants palestiniens à la frontière entre Gaza et Israël. Le Jihad islamique "a consolidé sa position vis-à-vis d'Israël, du Hamas et de l'Égypte", écrit Shlomi Eldar. « L’Iran aussi peut être heureux que son aide inconditionnelle à l’organisation ait permis à son mandataire de ne pas se rendre à Israël ».
 
Deuxièmement, en ce qui concerne Soleimani, il peut probablement rester tranquille pour le moment. Malgré sa rhétorique, Netanyahu n'est pas pressé de faire sauter des choses dans la région. Selon des sources israéliennes, Netanyahu aurait hésité à prendre des mesures contre Soleimani. Bien sûr, tout cela pourrait changer sous Bibi, Gantz, Liberman ou tout futur Premier ministre. Les forces de sécurité israéliennes ont de fortes voix qui appellent à une telle action.
 
Troisièmement, Netanyahu a peut-être enterré l'option de Gantz pour une coalition minoritaire, mais c'était quand même un long plan. La véritable action a été prise lorsque le procureur général Avichai Mandelblit a accusé Netanyahu de corruption avant la date butoir de la mi-décembre, comme le rapporte Caspit. Si cela se produit effectivement en avance sur le calendrier prévu, Bibi pourrait ne pas être politisée par la coalition.

Israël n’a plus le temps d’éviter une troisième élection consécutive

Le chef de l'opposition israélienne, Benny Gantz, a jusqu'à mercredi pour préparer une coalition gouvernementale et éviter une troisième élection sans précédent. Le Président Reuven Rivlin a accepté d'accueillir Gantz chez lui samedi soir pour discuter de l'état actuel des négociations alors qu'un échec persistant n'a pas été trouvé pour parvenir à un accord de partage du pouvoir avec le Likoud du Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui se classait au deuxième rang derrière le parti bleu et blanc de Gantz aux Élections de septembre et échoué à réunir une coalition majoritaire de       61 sièges le mois dernier. Le Président devrait également rencontrer au début de la semaine prochaine les dirigeants du Shas, du United Torah Judaism, d'HaBayit HaYehudi et de la liste commune, avec les autres chefs de parti qui devraient suivre. Pendant ce temps, l'ancien Ministre de la Défense, Avigdor Liberman, chef du parti nationaliste laïque Yisrael Beitenou un roi potentiel, pourrait rencontrer dimanche Netanyahu après sa rencontre avec Gantz jeudi. Netanyahu refuse les demandes de démission de Rivlin s'il est inculpé de corruption. Le Procureur Général, Avichai Mandelblit, devrait rendre sa décision d'ici lundi prochain, le 25 novembre.   Le Premier Ministre a également mis en garde Gantz contre la formation d'un gouvernement minoritaire de l'extérieur par le parti arabe de la liste commune. Si M. Gantz ne présente pas un nouveau gouvernement avant le 20 novembre, tout membre de la Knesset disposera de trois semaines pour tenter de réunir une majorité de  61 sièges. Si cela échoue, Israël tiendra ses troisièmes élections législatives début avril. Le spectre d'une reprise du conflit avec des militants palestiniens dans la bande de Gaza plane sur la politique intérieure. Les pourparlers de la coalition ont été suspendus pendant deux jours la semaine dernière au milieu d’un barrage d’attaques à la roquette après que Israël ait tué mardi le principal militant du Jihad islamique Baha Abu al-Ata.


Par Al-Monitor Traduction BNVCA
 



















“Décryptages” Fac de Jussieu : une conférence sur le terrorisme interdite par des terroristes d’un nouveau genre

COMME LES CHEMISES BRUNES…

Fac de Jussieu : une conférence sur le terrorisme interdite par des terroristes d’un nouveau genre !

En mai 1968, “il était interdit d’interdire”. Pour leurs descendants bâtardisés de 2019 c’est “interdit de ne pas interdire”. 

Avec Benoît Rayski pour ATLANTICO

On connait la fameuse phrase de Max Frisch : “le silence des pantoufles m’effraie plus que le bruit des bottes”. Par cela, il voulait illustrer la passivité des spectateurs qui écoutaient sans mot dire les SA chanter le Horst-Wessel-Lied.

Le silence des pantoufles – celui des lâches donc – est incarné en France par Jean-Luc Mélenchon. Il participe à la manifestation contre l’islamophobie et se tait quand il entend la foule crier “Allah Akbar”. En même temps, c’est-à-dire le jour même, il va déposer une gerbe de fleurs devant le Bataclan là ou tant de jeunes gens ont été assassinés aux cris d'”Allah Akbar”. Cette gerbe est à gerber.

Il y a aussi chez nous d’autres pantoufles qui ne se contentent pas du silence. Elles crient très fort, vocifèrent. Elles sont à l’œuvre dans nos universités rongées par le gauchisme indigéniste. On les combat ? Non ! Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, se couche avec la bonne conscience de ceux qui en ne faisant rien pensent ne rien faire de mal.

Une conférence sur le terrorisme, en présence de Laurent Nunez, devait avoir lieu à Jussieu. Des groupes (l’UNEF ?, Sud ?, Solidaires ?) ont menacé de la perturber. Le président de l’université s’est aussitôt incliné et a annulé la conférence.

Mais Frédérique Vidal, manifestement contente d’elle-même a annoncé avoir trouvé une solution. Elle a “délocalisé” la conférence à l’Ecole militaire ! Pas de problèmes avec les képis. La prochaine aura sans doute lieu à l’Ecole de police… Les pantoufles de Jussieu, pour le coup, font un bruit de bottes.  

Elles ne brûlent pas encore les livres comme le faisaient leurs ancêtres bruns. Pour le moment, elles se contentent d’en interdire les auteurs, comme avec Sylviane Agacinski à Bordeaux. Mais ça viendra certainement. Il nous faudra un jour être brutaux et chausser des bottes pour écraser ces pantoufles là.   

Terrorisme : la France “est clairement le pays d’Europe le plus touché”

Dominique Reynié, directeur général de la Fondation pour l’Innovation, invité de franceinfo

franceinfoRadio France

La Fondation pour l’innovation politique (Fondapol, un laboratoire d’idées français d’inspiration “libérale, progressiste et européen”) a réalisé une étude sur les attentats islamistes commis entre fin 1979 et fin août 2019. Le but était de quantifier et de localiser ces phénomènes pour mieux les comprendre. L’un des constats est que la France “est clairement le pays d’Europe le plus touché”, a expliqué mercredi 13 novembre sur franceinfo Dominique Reynié, le directeur général de la Fondation pour l’Innovation.

franceinfo : Pourquoi avoir fait cette étude ?

Dominique Reynié : C’est une réalité dont on devine l’importance sans être en mesure de la documenter. Il y a des sources éparses, très incomplètes, esquissées pour une année ou un mouvement, mais jamais il n’avait été fait cet effort, et je comprends pourquoi maintenant, de les réunir dans une base commune documentée. C’était pour faire apparaître quelques faits, des vérités historiques et documenter, aussi précisément que possible, ce dont nous pouvons dire que nous sommes sûrs, s’agissant du terrorisme islamiste.

En 40 ans, le terrorisme islamiste représente 33 769 attentats sur la planète, 167 096 morts, dont la majorité des victimes sont des musulmans.

Ce sont très largement des musulmans qui périssent dans ces attentats qui ont lieu pour la plupart dans des pays musulmans. C’est une violence qui a peu à peu progressé, qui s’est installée. Depuis 1979, on a une apparition de ce terrorisme, puis un déploiement. Il atteint une très grande intensité dans la période 2013-2019.

Pourquoi avoir choisi 1979 comme date de début ?

C’est une date retenue par les spécialistes du monde arabo-musulman et du terrorisme parce qu’il y a eu l’invasion de l’Afghanistan par l’URSS, la révolution iranienne, la prise d’otages à la grande mosquée de La Mecque, les accords de camp David. Il y a toute une série d’évènements qui transforment en profondeur le monde arabo-musulman et font démarrer, à la fois une islamisation des problèmes dans le monde arabo-musulman, et une jihadisation de cette islamisation.

2001 est pour vous une vraie rupture ?

C’est un tournant parce que c’est la série d’attentats la plus dure dans l’histoire du terrorisme connu, plus de 3 000 morts, plus de 16 000 blessés. Il y a à la fois le signal d’une extension et d’une globalisation, et aussi l’incorporation du terrorisme jihadiste dans le réseau numérique. C’est un aspect important de voir comment pour recruter, pour la propagande, pour médiatiser, organiser, le numérique est un des facteurs de globalisation et d’intensification de cette violence.

En Europe, la France est-elle la plus touchée depuis 40 ans ?

Oui, c’est clairement le pays d’Europe le plus touché avec 71 attaques, 42 ont eu lieu entre 2013 et 2019. Pratiquement la moitié de ces attaques en France, depuis 2013, sont le fait de l’État islamique. Bien sûr, au cœur de ce moment-là, on a le 13-Novembre 2015 qui est un moment particulièrement dramatique et violent. Je crois que l’on peut dire que la France paie sa capacité à intervenir dans le monde. Il n’y a pas beaucoup de démocraties qui ont une capacité à intervenir dans le monde pour essayer de dénouer des conflits. Il y aussi un lien compliqué avec l’Histoire française et son passé colonial qui, dans certains pays comme l’Algérie, a pu favoriser un terreau de violence. La France est aussi un pays clé de l’espace européen qui détient aussi une double communauté importante. Une communauté musulmane nombreuse et une communauté juive également nombreuse, d’où une importation du conflit israélo-palestinien.

Emmanuel Macron a appelé à bâtir une société de vigilance pour éradiquer l’hydre islamiste. Est-ce que cela participe à la dérive ?

Cela pose une question très pertinente. Avons-nous la capacité de monter encore le niveau de surveillance policière du point de vue de l’État de droit ? Que serait notre société si nous augmentions encore la surveillance policière, les écoutes téléphoniques, les filatures… ? Est-ce qu’une des solutions n’est pas plus de solidarité entre citoyens pour se prémunir mutuellement d’un danger ? C’est un peu le choix entre la solidarité et l’État policier.

DRAME DES ENFANTS D’OSLO

Beth YossefD

Le Mercredi 20 Novembre à 17 H
(יום רביעי 20 בנובמבר בשעה 17:00) 

Le Maire de Jérusalem, l’Ambassadeur de Norvège, le Président de la Sokhnout, viendront commémorer, sous la Présidence d’honneur du Nassi Rivlin, les 70 ans des « enfants d’Oslo »* à Ohavei Tsion, Jérusalem.

Des monuments existaient un peu partout et c’est la 1ère fois que la capitale sera le centre des commémorations.
Voulant ainsi marquer le souvenir des difficultés des Alyahs d’Afrique du Nord et de Tunisie, nous sommes convaincus de votre large présence sur un sujet qui touche à notre Histoire.=

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10217948270792274&id=1049852572

Vers la fin des années 40, vivaient en Afrique du Nord environ 500.000 juifs, dont 120.000 en Tunisie.
Dès l’indépendance d’Israël, l’Alyat Hanoar a aidé les jeunes juifs, en particuliers ceux d’Afrique du Nord dont les familles étaient pauvres, à s’installer en Israël.

Le 20 novembre 1949, elle a affrété deux vols au départ de Tunis. Avant de partir en Israël, les enfants devaient être temporairement hébergés par la Norvège pour y préparer l’Alyah.
L’un des deux avions s’est écrasé à proximité d’Oslo et trente-quatre personnes, dont vingt-sept enfants, ont péri dans ce terrible accident (un seul enfant a survécu).

Chaque année est commémoré  ce « drame des enfants d’Oslo », comme l’un des épisodes les plus douloureux de l’Alyah des juifs d’Afrique du Nord et de Tunisie. Pour la Norvège, il s’agit aussi d’une grave catastrophe aérienne.
Des monuments à leur mémoire ont été érigés en Tunisie, en Norvège et dans plusieurs villes en Israël, sauf dans sa capitale, Jérusalem.

La communauté Ohavei Tsion, pilier du judaïsme d’Afrique du Nord et de Tunisie, a estimé qu’il était très important que Jérusalem, capitale d’Israël commémore également cet événement. En 2019, la manifestation centrale de cette cérémonie des 70 ans se tiendra donc devant le nouveau monument qu’elle vient d’ériger à Jérusalem.

La présence des plus hautes personnalités à cette manifestation témoigne de l’importance que ce sujet revêt pour elles. N’oublions pas que plus d’un million de juifs en Israël ont des racines en Afrique du Nord, dont plus de 300.000 en Tunisie.   

Notre combat contre le terrorisme islamiste face à l’indifférence européenne

Posted by Freddy Eytan on 11/13/19 • Categorized as Editorial

Au moment où des salves de roquettes tombent sur nos villages et dans des zones urbaines, semant la terreur et paralysant ainsi plus de la moitié de notre pays, il est triste de constater que seuls les Américains sont vraiment solidaires d’Israël.

Comment expliquer ce lâche mutisme à Paris à l’égard de la forte présence française dans notre pays, de ces milliers de franco-israéliens vivant sous la pluie de roquettes ?

Pourquoi cette indifférence de la part de l’Etat le plus touché de l’Union européenne par des attentats terroristes comme ceux du tristement 13 novembre 2015 qui a fait 130 morts à Paris et Saint-Denis, et plus de 400 blessés ?

Le président Macron ne préfère-t-il organiser que des cérémonies du souvenir ? A quoi sert un second Forum international pour la paix quand le terrorisme islamique frappe la France de plein fouet ?

Pathétique, la préoccupation européenne de marquer les produits israéliens en provenance des Territoires. Ridicule, de titrer à la une sur « l’assassinat » d’un leader palestinien quand il s’agit d’un terroriste notoire responsable de centaines d’attentats contre des femmes et des enfants israéliens.

Poster du Djihad islamique en mémoire de Baha Abu al-Ata : “Nous n’avons pas encore commencé”

Il est clair que les hostilités se poursuivront dans la bande de Gaza jusqu’au jour où le Hamas et le Djihad islamique déposeront les armes. Ce n’est sans doute par pour demain, ni pour après-demain. Seule une poignée de pacifistes naïfs et certains leaders politiques irresponsables y croient vraiment. Comment peuvent-ils condamner l’élimination d’un chef du Djihad et l’assimiler à des fins purement politiques tandis que le chef d’état-major et le chef du Shin Beit disent autrement en affirmant que l’opération a été préparée de longue date et qu’il s’agit d’une « décision professionnelle » ?

Nous n’avons pas le choix de poursuive notre combat inlassable contre le terrorisme de tous bords. C’est notre destin collectif, pour le meilleur et pour le pire. Voilà plus d’un siècle que nous combattons le fléau du terrorisme palestinien et, chaque jour, nous déjouons des intentions d’attentats et arrêtons chaque nuit des commanditaires, auteurs et suspects.

Grâce aux informations précieuses du Shin Bet, de nombreuses attaques terroristes ont été déjouées, dont des bombes humaines ; des centaines d’attentats ont été avortés depuis le début de l’année 2019, grâce au renseignement technologique sophistiqué.

Nous remarquons que le Hamas évite à ce jour d’intervenir et laisse faire. Le mouvement islamiste souhaite gagner du temps et du pognon et il est conscient que toute intervention lui coûtera très cher. Il a perdu sa bataille contre les forces de Tsahal dans la bande de Gaza et ne réussit pas à briser le siège et sa quarantaine depuis plus de 20 ans.

Pour renforcer son influence et son prestige au sein du peuple palestinien, le Hamas souhaite transférer la lutte armée vers la Cisjordanie. Son combat est à la fois contre l’Autorité palestinienne et contre « les colons » israéliens.

Quant au vieux Mahmoud Abbas, son apparition en public et ses discours se font rares et il ne maîtrise plus la situation.

Réunion de crise entre le Premier ministre Nétanyahou et le nouveau ministre de la Défense Bennett (photo GPO)

Encouragées, formées et financées par l’Iran, des cellules terroristes du Hamas et du Djihad à Hébron et à Naplouse sont aux ordres des Pasdaran. Les fréquentes visites des dirigeants du Hamas à Téhéran ont pour but de planifier des attentats « stratégiques et spectaculaires ».

Les Ayatollahs profitent de la retenue américaine et du désarroi européen face aux attaques contre les puits de pétrole en Arabie saoudite et la dernière crise dans le golfe Persique pour focaliser l’attention sur la cause palestinienne et contre l’Etat juif.

Les attaques contre les domiciles des chefs du Djihad, à Gaza et Damas, prouvent l’efficacité de nos services de Renseignement. Un message limpide aux Iraniens et leurs milices que rien ne nous échappe et que tous sont bien dans le collimateur de Tsahal.

Le but du Hamas et du Djihad islamique est d’enflammer les Territoires et de renverser Mahmoud Abbas pour prendre le pouvoir à Ramallah.

L’Etat juif est donc en légitime défense et dans le droit absolu de mener un combat, sans pitié et sans merci, contre tous les ennemis de tous bords, contre tous ceux qui veulent nous rayer de la carte qu’ils soient palestiniens ou iraniens.

Aucune leçon de morale, surtout de la part de l’Europe, ni aucune condamnation ne pourront empêcher le gouvernement israélien de poursuive, avec l’appui de Tsahal, du Shin Bet et du Mossad, la lutte inlassable et infinie contre le fléau du terrorisme à Gaza, à Damas, à Beyrouth ou à Téhéran.

Freddy Eytan  LE CAPE JERUSALEM

Plus de 15.000 enfants de moins de 5 ans décèdent chaque jour dans le monde

DRAME  De 2000 à 2017, 123 millions d’enfants de cette classe d’âge sont morts dans des pays à bas et moyens revenus

Un enfant souffrant de malnutrition au Yemen, le 19 mai 2019.
Un enfant souffrant de malnutrition au Yemen, le 19 mai 2019. — CHINE NOUVELLE/SIPA

Plus de 15.000 enfants de moins de 5 ans meurent chaque jour dans le monde, avec d’énormes disparités entre les pays, voire entre les régions, indique une étude publiée ce mercredi dans NatureDe 2000 à 2017, 123 millions d’enfants de 0 à 5 ans sont décédés dans les 99 pays à bas et moyens revenus sur lesquels portent ces travaux. Cela représente plus de 90 % des morts dans le monde pour cette classe d’âge.

Les principales causes des décès varient selon l’âge. Quand le nourrisson a moins d’un an, il s’agit le plus souvent des conséquences d’une naissance prématurée. De deux à quatre ans, ces enfants sont davantage susceptibles de succomber au paludisme, à des maladies diarrhéiques ou à des infections respiratoires comme la pneumonie.

Prof. Simon I. Hay@simonihay

Congratulations to all of the authors on publishing “Mapping 123 million neonatal, infant, and child deaths between 2000 and 2017” today in @Nature! https://www.nature.com/articles/s41586-019-1545-0 …

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Disparités en fonction des pays

Les disparités en fonction des territoires sont grandes. Les risques de mourir pour les enfants de moins de 5 ans sont dix fois plus élevés dans certains pays que d’autres, voire quarante fois si on compare des régions entre elles. Par exemple, en 2017, seuls quatre enfants sur 1.000 mourraient avant cinq ans dans la région de Santa Clara à Cuba. Mais ce taux se montait à 195 sur 1.000 dans la région de Garki, au Nigeria.

Ces travaux fournissent donc une cartographie précise et très fine de la mortalité infantile dans les 99 pays étudiés. « Nos travaux peuvent servir de base aux autorités sanitaires pour améliorer les systèmes de santé de façon ciblée », a estimé l’un des auteurs, Simon Hay, de l’Institut de métrologie et d’évaluation de la santé à l’Université de Washington. Pour la Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, « l’accès aux traitements médicaux n’est que l’un des éléments ». « Les facteurs qui contribuent aux décès sont liés à des maux plus vastes : la pauvreté, la discrimination et l’injustice. »

[Edito] Goldnadel – Manif contre l’islamophobie : le bolchislamisme est a la rue

Jean-Luc Mélenchon, Danièle Obono, Alexis Corbière et Clémentine Autin, dimanche lors de la manifestation contre l’islamophobie à Paris. Photo © ISA HARSIN/SIPA

Par  Gilles-William Goldnadel

Chaque semaine, l’avocat Gilles-William Goldnadel livre aux lecteurs de Valeurs actuelles  son regard sur l’actualité.

D’abord et avant tout un peu de vocabulaire dans le cadre d’un agit-prop gramsciste de bon aloi.

J’ai en effet toujours pensé et beaucoup écrit que le combat culturel, la bataille des esprits, la guerre contre la déculturation et même contre une décérébration historique était les clefs de la victoire électorale et politique. Dans ce cadre psychologique belliqueux, le mot est l’arme létale indispensable. Celui d’« extrême-droite » utilisé par l’extrême-gauche est désormais la dernière balle dans son canon liturgique excommuniant. La gauche ayant perdu son magistère intellectuel et moral, il ne lui reste plus en stock que sa capacité de pouvoir encore un peu tenter d’exclure en diabolisant.

Le sachant, j’ai décidé une fois pour toutes de renvoyer le compliment à l’envoyeur. Je préconise ici la recette : évoquer désormais tel journal « d’extrême-gauche » paraissant le soir et tel journaliste d’ « extrême-gauche » travaillant dans une radio de service public émettant des ondes d’« extrême-gauche » le matin. Ils ont la manie de considérer d’extrême-droite tous ceux qui s’opposent extrêmement à l’extrême-gauche : utilisez donc leur vocabulaire extrême avec ce même pouvoir unilatéral de bornage que les bornés utilisés à votre endroit.

Répondre à l’expression de « fachos » utilisée à foison par l’extrême gauche aux manettes

Ces précisions lexicales accomplies, j’en viens donc au terme de « bolchislamisme » qui me paraît correspondre à l’islamogauchisme tout en répondant vertement, avec les mêmes correspondances historiques outrancières, à l’expression de « fachos » utilisée à foison par l’extrême gauche aux manettes.

À dire le vrai, le bolchislamiste est plus bolcho qu’islamique. C’est lui qui pendant des années a empêché toute critique de l’islamisme radical en dévoyant radicalement l’antiracisme.

Il faut reconnaître que dans ce cadre d’intimidation, SOS-Racisme, le MRAP et la Ligue des Droits de l’Homme auront servi d’idiots utiles très idiots et très utiles. Et tant pis pour les femmes que l’on serre derrière des burkas ou les juifs que l’on massacra.

Mais trop c’est trop. Et le Manifeste publié par Libération et Médiapart et la manifestation d’hier 10 novembre auront été le Manifeste et la manifestation manifestement de trop.

La gauche en voie de se “corbyniser”

La belle pantalonnade à laquelle il nous a été donné d’assister aux premières loges : Yannick Jadot qui regrette d’avoir signé parce qu’il n’avait pas lu. Ruffin qui n’a pas bien lu parce qu’il mangeait une gaufre. Mélenchon qui a signé contre l’islamophobie mais qui n’aime pas le concept d’islamophobie. L’ineffable Caroline de Haas qui regrette d’avoir signé parce qu’elle n’avait pas vu qu’elle était la voisine d’un islamiste qui veut enfermer les femmes à double tour… mais qui ira quand même.

L’opinion s’est aperçue que la gauche s’est définitivement perdue dans sa complaisance pour l’islam radical et qu’elle est en voie d’être corbynisée par un long effet de plénelisation des esprits.

Ainsi, et alors que j’aurais passé une bonne partie de ma semaine à le dénoncer, l’« initiateur » attitré des tribunes dans Libéet dans Médiapart n’était autre que Madjid Messaouden dit Messaoud-haine, élu bien connu de la municipalité d’extrême-gauche de Saint-Denis. Celui-ci aura tenté sans succès de faire disparaître les tweets que lui a inspiré le massacre commis par Mohamed Merah à Toulouse contre des soldats français et contre des enfants juifs dans une école juive.

Pot – très – pourri de ses gazouillis : – « Tu fais quoi ce soir ? Suis en mode hommage j’arrête tout on va me dire que je suis pas touché pas ému. Du coup je vais m’entraîner à pleurer. » – « Guéant ne s’est toujours pas indigné du fait que le directeur de l’école juive semble ne pas parler français (NDLR :sale petit mensonge)Tant que c’est pas un imam. » – « Oui le père de Mohamed a perdu un enfant il a le droit lui aussi de pleurer son fils n’en déplaise au président apparemment fasciste. »

Tous ces tweets datent de mars 2012, quelques heures après que Merah avait couru derrière une petite fille de six ans, l’avait attrapée par les cheveux et lui avait logé une balle dans la tête.

Ainsi gazouillait donc l’être humain ayant initié la manifestation antiraciste derrière laquelle la gauche extrême a défilé contre « la stigmatisation ». « Stigmatisation » ? La ficelle de l’escroquerie était décidément trop grosse et indigeste à faire désormais à avaler à une France à qui l’islamisme avait immolé 260 de ses fils sur l’autel de sa haine.

Malgré et pendant cela, Dieu merci, aucun musulman n’a été tué es qualité, car les français sont vaccinés contre le racisme en dépit tout ce qu’on leur a fait.

Le chiffrage des actes commis contre les religions 2018 communiqué par le ministère de l’intérieur donne le coup de grâce à la thèse de la haine « raciste » anti musulmane : actes antichrétiens 1063. Actes antisémites 541 (en hausse) Enfin, et en dépit des différences démographiques : Actes anti-musulmans en baisse : 100. La tentative d’escroquerie intellectuelle et morale est acquise et a été condamnée définitivement par le tribunal de l’opinion française.

Si une grande partie de la gauche française n’avait pas perdu depuis longtemps son âme et son honneur dans le bolchislamisme, elle les aurait perdus un dix novembre.

L’opinion des Allemands sur une nouvelle Shoah

By Marc – 

L’opinion des Allemands sur une nouvelle Shoah et sur les Néo-Nazis

Manfred Gerstenfeld

Au début des années 1990, j’avais interviewé à Francfort, un membre du bureau de l’une des banques de premier plan en Allemagne. Cette conversation se déroulait dans le cadre de ma préparation pour un livre sur le potentiel politique et économique futur de l’Italie, que je co-rédigeais. J’en étais venu à débattre  des changements en Allemagne, après la réunification des années 1990. L’intérêt de mon interviewé pour notre conversation s’est  élevé d’un cran quand il s’est aperçu que j’étais Israélien. 

Il estimait qu’une autre Shoah pourrait bien survenir. Il disait qu’il y avait vraiment trop peu de choses qui avaient changé en Allemagne. A cette époque, j’ai ensé que c’était une remarque étrange. Pourtant, la récente étude du Congrès Juif Mondial (WJC) sur l’Allemagne a démontré que cette opinion est largement partagée dans le pays[1]. Le sondage prouvait que 25% des Allemands croient qu’une autre Shoah pourrait se produire. Ce pourcentage représente environ 18 millions de citoyens – puisque 71 millions d’Allemands ont plus de 18 ans, l’âge limite pour participer à ce sondage[2].  Une autre frange de 24% n’en était pas sûre. Cela ne laisse que 51% pour croire qu’une autre Shoah ne pourrait pas advenir en Allemagne[3].

L’étude majeure du CJM, dans laquelle 81 questions ont été posées, est essentiellement citée pour les données qu’elle apporte sur l’antisémitisme[4]. Pourtant, on peut en tirer bien plus. Les données quantitatives, conjuguées à des informations qualitatives déjà existantes, nous permettent de tirer des conclusions plus concrètes qu’auparavant.

Il y a encore plus d’Allemands, soit 38%, qui pensent qu’il est possible que quelque chose d’équivalent à la Shoah puisse se produire à l’avenir, dans d’autres pays européens. C’est un chiffre supérieur aux 33% qui pensent que cela ne peut pas se produire. 39% ont déclaré ne pas en être sûrs[5].

Près de 6 millions d’Allemands pensent que les gens devraient être autorisés à employer des slogans et des symboles nazis dans l’Allemagne d’aujourd’hui. 11%, -soit 8 autres millions- n’en sont pas sûrs. Les 54 autres millions disent que ce ne devrait pas être permis[6]. Encore plus de gens, près de 8 millions, soit 11%- pensent qu’il est acceptable qu’un individu ait des opinions néo-nazies. 8 autres millions n’en sont pas certains[7]. On peut en conclure que la “libre parole sans entrave” réclamée par les radicaux rendrait possible le développement d’un discours de haine anti-juive et anti-israélienne encore plus substantiel, dans un pays hanté par un passé aussi horrible que celui de l’Allemagne.

De temps en temps, des néo-nazis défilent à travers les villes d’Allemagne. Ces défilés obtiennent très fréquemment des autorisations. En octobre 2019, de tels manifestants ont défilé chaque lundi à Dortmund. La plus haute chambre administrative de Münster a décidé que les marcheurs avaient l’autorisation légale de faire usage du slogan : “Plus jamais, jamais, jamais Israël”. Le Tribunal a même prétendu que cela ne constituait pas de “l’incitation”. La police avait interdit ce slogan. Les néo-Nazis ont alors fait appel devant la Cour et ont emporté le procès aussi bien lors de la première que de la deuxième instance[8].

Après le massacre raté de Yom Kippour, cette année, à la synagogue de Halle, le gouvernement allemand a décidé que, dorénavant, tous les sites Web et réseaux sociaux devaient informer les services de sécurité et la police sur les contenus de haine[9]. Pourtant, on se demande comment le gouvernement allemand va s’y prendre pour contrôler les sites internet allemands en langue arabe et turque.

Les données ci-dessus nous aident aussi à comprendre le potentiel électoral de la branche ethnique extrémiste de l’AfD de droite populiste. On dit de cette faction qu’elle reste plus petite que le courant principal du parti, plus modéré. Durant les élections d’Octobre, dans l’Etat est-allemand de Thuringe, l’AfD est devenu le second parti avec 23, 4% des scrutins. Son leader dans ce land Bjorn Höcke, est la personnalité la plus réputée de la branche ethnique du parti[10]. Le parti le plus important au cours de cette élection était le parti d’extrême-gauche Linke, avec 31%. Ainsi, ces deux partis extrémistes ont conjointement plus de sièges que tous les partis des courants politiques principaux réunis au parlement de l’Etat.

On peut mentionner ici que quelques aspects de l’étude majeure du CJM. En l’analysant, on peut mettre en lumière plusieurs des réalités problématiques de l’Allemagne contemporaine. Il y a, effectivement, des dizaines de milliers d’Allemands en faveur d’un Etat démocratique qui fonctionnerait correctement. Pourtant, il reste encore plusieurs millions qui n’ont rien appris ou très peu, de l’expérience de la Shoah.

L’étude demande : d’où tirez-vous l’essentiel de vos informations à propos des Juifs? La source dominante était la télévision avec 32%, suivie d’Internet avec 16%, et les journaux avec 12%[11]. Il n’y a guère de raison valable de supposer que les chiffres seraient très différents, concernant Israël proprement dit. Une étude de 2015, émanant de la fondation Bertelsmann, révélait que 41% -soit près de 30 millions de personnes, en chiffres extrapolés – pensent que “Israël agit envers les Palestiniens commeles Nazis avaientagi envers les Juifs[12]“.

Il est raisonnable de supposer que cette opinion est fondamentalement généré par l’humeur qui circule dans les médias du pays. La télévision allemande est principalement détenue par le secteur public. Pour combattre l’antisionisme rampant dans le pays, on devrait entreprendre une étude en profondeur des programmes de la télévision allemande consacrés à Israël. On peut supposer que beaucoup de ses journalistes sont des libéraux de gauche, un segment de de la société où on trouve beaucoup de ceux qui diabolisent Israël.

Il y plusieurs raisons importantes pour expliquer que l’Allemagne est en pleine mutation. La récession économique en est une cause majeure. Le grand déclin des deux principaux partis qui ont dirigé le pays depuis ses premières élections d’après-guerre, les Démocrates Chrétiens (CDU) et les Socialistes (SPD), en est une autre bonne raison. Leurs pourcentages combinés du soutien qu’ils reçoivent dans les derniers sondages, n’est que d’environ 40%. Ce déclin est entièrement lié aux politiques d’immigration bien trop libérales des gouvernements CDU- SPD depuis 2015.

En 2017, la BBC a interviewé Niklas Frank, le fils de Hans Frank, qui était gouverneur-général de Pologne entre 1939 et 1945. Ce dernier a été convaincu de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, lors des procès de Nuremberg et exécuté en 1946[13]. Le fils méprise son père. Il a déclaré, à propos de l’Allemagne contemporaine : “Ne nous croyez pas!”. Les découvertes de l’enquête du CJM semble appuyer cette évaluation.

Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

La sénatrice italienne Liliana Segre, survivante de l’holocauste, mise sous protection policière face aux menaces reçues

I.V Pour RTBF

Liliana Segre, survivante de l'holocauste, mise sous protection policière
Liliana Segre, survivante de l’holocauste, mise sous protection policière – © Chaîne Youtube du sénat italien

A compter de ce jeudi, la police du commandement de la province de Milan escortera à vie la sénatrice, Liliana Segre, déportée en janvier 1944 de la plate-forme 21 de la Gare centrale vers le camp d’Auschwitz. Cette mesure de sécurité décidée à l’encontre de cette survivante de l’Holocauste a été décidée hier au sein du Comité pour la sécurité et l’ordre public et sous la supervision de la direction de la police.N

La sénatrice italienne fait, en effet, l’objet d’une augmentation exponentielle de menaces à son encontre, celle-ci avouant recevoir près de 200 messages de haine par jour, via les réseaux sociaux. Ce nombre élevé, conjugué aux participations fréquentes de la sénatrice à des conférences ou débats, a accéléré la prise de cette décision de la mettre sous protection policière. A 89 ans, Liliana Segre ne refuse jamais une invitation à un événement public. Celle-ci a réagi à ses menaces en déclarant que ” chaque minute doit être vécue. Nous devons voir les bonnes choses qui nous entourent et ne pas perdre de temps à écrire à une femme de 90 ans pour lui souhaiter la mort.”

L’origine de cette campagne de messages haineux à l’égard de Liliana Segre date de 2018. Un dossier avait été ouvert par le Procureur général sous la coordination du pôle anti terroriste, mais c’est l’actuelle ministre de l’Intérieur, Luciana Lamorgese, qui a fait de cette mise sous protection policière de la sénatrice, une priorité. Celle-ci sera d’application jusqu’à sa mort.

La sénatrice Liliana Segre avait été fortement applaudie (hormis par l’extrême-droite) ce 31 octobre suite à sa demande (et au vote de celle-ci) pour la création d’une commission extraordinaire contre la haine, le racisme et l’antisémitisme

Cohn-Bendit vante la démocratie musulmane : mon “ami”, tu t’es vendu à l’ennemi

Avatar de taoufikbenbrik

Par taoufikbenbrik
Écrivain

LE PLUS. L’écrivain et journaliste tunisien Taoufik Ben Brik considère qu’il a perdu un ami. Depuis le Printemps arabe en Tunisie, il ne supporte plus les prises de position de l’eurodéputé Daniel Cohn-Bendit concernant un islam qui peut aller de pair avec la démocratie. Il s’en explique.

Édité par helenedecommer  

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Daniel Cohn-Bendit à Lisbonne, le 21/06/13 (JEROME MARS/JDD/SIPA)

Daniel Cohn-Bendit à Lisbonne,

Je suis au bord de l’apoplexie. Je n’en reviens pas. Jugez-en par vous même : par les temps qui courent, les gens du nord, nos amis français, allemands, italiens, espagnols, hollandais, suédois… tiennent coûte que coûte à nous vendre une marchandise formatée dans leurs boîtes de renseignements et leurs polices de désinformation : la démocratie musulmane.

Cohn-Bendit débarque et sait mieux que nous

Voilà Daniel Cohen Bendit, la grande gueule de la rive gauche qui s’invite – depuis l’avènement du 14 janvier, la révolution Bouazizi – chez nous sans protocole ni grande pompe, pour prêcher : Il faut que la démocratie musulmane réussisse.

Et gare au bledard qui émet le moindre doute. Vous serez taxé de pauvre gauchiste stupide et obtus si jamais vous lui dites : “Dany, les islamistes sont pire que les fascistes. Ils veulent ériger un régime d’inquisition, anachronique et archaïque. Dany, n’oublie jamais qu’on a commis une révolution, et toute révolution s’impose l’égalité et le progrès. Elle réinvente la liberté, l’espoir, le bonheur. Tes islamistes veulent nous renvoyer à l’âge de pierre de la politique: plus de relais dans la société, plus de partis, plus de syndicat et bien sûr plus de presse. Dany, l’islamisme, c’est un récif d’acier sur lequel, le way of life du Tunisien se fracasse. L’islamisme c’est l’antidote du poison révolutionnaire”.

Là, Daniel, le faux monnayeur que j’aime, lâche sa phrase bidon : “C’est plus compliqué que ça. Tu te goures mon grand Toto. Pourquoi vous n’essayez pas de collaborer, de négocier ou chercher un compromis ?”

Je suis abasourdi : “Dany, mon petit, y a des limites. C’est plus compliqué que ça, dis-tu !? Tu débarques de ton pays froid et brumeux, pays de la pensée ivrogne, dans mon pays, pays de la lumière et de la pensée révoltée, et en un temps lumière, le temps d’un embarquement et d’un débarquement, juste une heure ; et déjà tu comprends ce qui m’est compliqué. Tu m’accuses d’être l’analphabète de mon propre pays ! Normal ? Tu veux m’enseigner la Tunisie ? Tu veux me faire gober ce qui est bon et moins bon, ce qu’il faut et ce qu’il ne faut pas pour le pays qui est le mien ? Tu veux faire la politique à ma place chez moi ? Tu veux me vendre ta pacotille ?

Nos routes se séparent 

Incroyable, tu deviens un blanchisseur des islamistes ? Hier seulement, tu étais mon ami. Je faisais appel à toi chaque fois que je me brouille avec Ben Ali. Tu m’accompagnais à Tunis et tu leur disais : “Ne touchez pas à mon pote”. Tu m’invitais au Parlement européen pour parler de la Tunisie bafouée, humiliée, meurtrie. Tu as préfacé mon livre “Ben Avi la momie”. Tu m’as offert un ordinateur portable pour écrire “Le rire de la baleine”.

Aujourd’hui, tu t’es vendu à l’ennemi. Nos routes se séparent.

Au temps où les hommes tuaient les hommes pour rien, un homme plus intelligent que moi, Albert Camus, disait aux fascistes de tous poils : “J’aime trop mon pays pour être nationaliste”. Au temps, mon temps, le temps des islamistes qui accablent mon pays avec le poids de la terreur, du charlatanisme et des chimères, je dis à Daniel Cohen Bendit : “J’aime trop mon pays pour accepter les islamistes.”

Daniel, j’aime mon  pays, la Tunisie. J’aime le sel de sa terre. J’aime son vent qui poursuit le vent, ses arbres qui marchent la nuit. J’aime son histoire, son bruit, sa fureur. Je ne défends pas mon droit d’y vivre, je défends le droit de mon pays de vivre. Libre. Comme c’est dur de défendre mon pays.

Pépites » Mantes-la-Jolie : des policiers et des pompiers attirés dans un guet-apens FRANCE 25 octobre 2019© PHILIPPE HUGUEN / AFP

PFRANCE25 octobre 2019© PHILIPPE HUGUEN / AFP 

VAL FOURRÉ

Selon des informations du Parisien, une centaine d’individus s’en sont pris aux forces de l’ordre et à des pompiers, jeudi soir, dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie. AJOUTER AU CLASSEURLECTURE ZEN312Avec Atlantico Rédaction

Une centaine d’individus s’en sont pris aux forces de l’ordre et aux pompiers, jeudi soir, dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie dans les Yvelines, selon des informations du Parisien

Les policiers et les pompiers seraient tombés dans un guet-apens. Les faits se sont déroulés jeudi soir, vers 23h. Les pompiers ont été appelés pour éteindre un véhicule en feu dans le quartier du Val Fourré, à Mantes-la-Jolie. Un équipage de policiers a été alors sollicité afin d’assurer leur protection. C’est à ce moment qu’”une centaine d’individus” ont convergé vers eux, d’après une source policière. 

Les pompiers ont été dans l’obligation de repartir sans avoir éteint l’incendie. Les forces de l’ordre ont ensuite été la cible, pendant de longues minutes, de jets de cocktails Molotov et de pierres ainsi que de tirs de mortier. Les policiers ont alors décidé d’appeler des renforts. Ils ont tenté de rétablir l’ordre pendant près d’une heure. Ils auraient fait usage de lanceurs de balles de défense et des grenades lacrymogènes.

Le calme est revenu après minuit. Aucun individu n’a été interpellé. 

Une enquête a été ouverte des chefs de “violences avec guet-apens, arme et en réunion“, “participation à un groupement formé en vue de la commission de violences” et “outrages” sur personne dépositaire de l’autorité publique, selon des précisions du parquet.

Un policier a été blessé à la cuisse par un tir de mortier. Deux jeunes se sont présentés dans la nuit aux urgences. Une vidéo de la blessure de l’un des deux jeunes a été relayée sur les réseaux sociaux. Au moins un des deux jeunes blessés à déjà déposé plainte auprès de l’IGPN.

Les forces de l’ordre, qui dénoncent le piège dont elles ont été victimes, ont prévu de renforcer leur présence ce vendredi soir au Val Fourré à Mantes-la-Jolie. 

D’après Le Parisien, depuis plusieurs jours et en cette première semaine de vacances scolaires, le quarier du Val-Fourré serait confronté à des “épisodes de petite délinquance urbaine : caillassage de voiture de police, jets de pierre…“.

27% DES ALLEMANDS ONT DES OPINIONS ANTISÉMITES


SONDAGE  Par CNEWS – 

Des manifestants néo nazis, le 1er mai 2019 à Plauen (Allemagne).[SEBASTIAN WILLNOW / DPA / AFP]

De quoi réveiller de mauvais souvenirs. Selon un saondage mené par le Congrès juif mondial, 27% des Allemands confient avoir des opinions antisémites, soit près d’un quart de la population du pays.

Et parmi la catégorie de population qualifiée «d’élite» (les diplômés gagnant au moins 100.00 euros par an), ce pourcentage s’élève tout de même à 18%, alors que traditionnelement il s’agit de la catégorie la moins susceptible de cultiver ce genre d’opinion.

Des policiers dans une rue de Halle (Allemagne) proche du site d'une fusillade qui a fait deux morts, le 9 octobre 2019 [Sebastian Willnow / dpa/AFP]

Autre chiffre inquiétant, 41% des Allemands pensent que les Juifs parlent trop de l’Holocauste, alors qu’un sur quatre estime que «quelque chose de similaire à l’Holocauste pourrait se répéter dans l’Allemagne actuelle».

Et cela continue. 28% des 1.300Allemands interrogés pour l’étude estiment que les Juifs ont trop de pouvoir économique, alors que 26% disent penser qu’ils ont trop de pouvoir dans le domaine de la politique. Et 48% pensent que les Juifs d’Allemagne sont plus loyaux envers Israël qu’envers leur pays de résidence. Des opinions intrinsèquement liées à la pensée antisémite.

Mais l’espoir demeure. Face à cette montée de l’antisémitisme, qui se traduit par le succès croissant des partis d’extrême droite – 65% des Allemands font le lien entre les deux phénomènes – une part croissante de la population se dit prête à s’opposer aux phénomène. Un tiers des Allemands seraient ainsi prêts à manifester contre l’antisémitisme, et deux tiers de «l’élite» seraient prêts à signer une pétition. 

«L’Allemagne a une obligation unique de prévenir le retour de l’intolérance et de la haine. Si plus d’un quart de la société s’identifie avec l’antisémitisme, il est temps pour les trois quarts restants de défendre la démocratie et la société de la tolérance», a estimé le président du Congrès juif mondial, Ronald S. Lauder.

CNEWS

Gernelle – Erdogan poursuit « Le Point » pour crime de lèse-majesté

ÉDITO. Le président turc a déposé une plainte contre notre journal à la suite de notre enquête intitulée « L’éradicateur ».

Etienne Gernelle Le Point.fr 

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Le président Erdogan n’a pas apprécié le dossier du « Point »© Mustafa Kamaci / Anadolu Agency

Recep Tayyip Erdogan a décidément un problème avec la liberté. Son avocat a déposé aujourd’hui une plainte contre Le Point, auprès du bureau du procureur général d’Ankara, pour « insulte au chef de l’État », selon l’agence de presse étatique Anadolu. Sont visés nommément le rédacteur en chef « international » du Point, Romain Gubert, et votre serviteur.

En cause ? Notre dernier dossier de couverture, intitulé « L’éradicateur », dans lequel nous détaillons son opération de nettoyage ethnique à l’encontre des Kurdes de Syrie. Notre reportage raconte les exactions, les évictions de populations, la crainte de l’anéantissement. Notre enquête explique également comment le pouvoir turc a pactisé avec d’anciens de Daech et Al-Qaïda, qui se chargent pour lui des sales besognes.

Il est logique que cela ne plaise pas à Erdogan. Bien évidemment, nous ne retirons pas un mot de ce que nous avons écrit.

De « dictateur » à « éradicateur »

Au contraire : le fait qu’il nous attaque pour « insulte au chef de l’État », sorte de crime de lèse-majesté, tend plutôt à confirmer notre précédente couverture à son propos, dont le titre était « Le dictateur ». À l’époque (c’était en mai 2018), il avait publiquement attaqué notre journal. Dans le même temps, en France, des affiches du Point étaient arrachées par ses partisans, et des kiosquiers étaient menacés. Notre journal aussi avait reçu des menaces de mort directes.


Erdogan a fait emprisonner de nombreux journalistes en Turquie et pense peut-être que ses pulsions de censure peuvent s’exercer aussi dans des pays où la presse est libre. L’hubris du maître d’Ankara connaît visiblement peu de limites. Il sera déçu : nous ne lâcherons rien.

Quand Attali fait le Jacques de mal en pitre

© Redon

Par Gilles-William Goldnadel 

Dans son éditorial hebdomadaire, l’avocat Gilles-William Goldnadel s’agace de la sortie de Jacques Attali à son encontre. Body

Quelques heures seulement avant qu’un islamiste ne massacre quatre policiers dans la préfecture de police, Jacques Attali aura commis l’une de ses plus belles impostures. N’ayant besoin cette fois de contrefaire personne, et profitant du climat hystérique de lynchage de l’affaire Zemmour, l’ancienne éminence grise du pouvoir mitterrandien, reconverti en affairiste, expliqua tranquillement dans l’un de ses poulets que le « souverainisme n’était qu’un antisémitisme ». Il expliquait encore que l’immigration islamique était une aubaine fabuleuse pour la France qu’il ne saurait être question de mettre en question. Et que ses questionneurs n’étaient que des racistes. Il expliqua enfin, cerise sur le ragoût, que les juifs Zemmour, Finkielkraut et Goldnadel étaient donc coupables d’une manière d’antisémitisme. Il fallait donc que les juifs et musulmans, main dans la main, s’unissent fraternellement contre eux.

Ceux qui me connaissent savent que je me soucie comme d’une guigne qu’un histrion veuille me clouer à son petit pilori riquiqui. Mais moi qui ignore toujours le mépris, j’avoue toute honte bue qu’il me faut cette fois lutter contre ce sentiment que je méprise, lorsque c’est la main d’un Attali qui tient les clous.

Passe encore son portrait hollywoodien et paradisiaque d’une immigration islamique que je respecte dans sa majorité et qui aura produit des gens merveilleux et qui sont mes amis. Mais elle aura fabriqué aussi des Mohamed Mehra, des Kouachi frères, des Coulibali, des Fofana et tant d’autres encore qui auront massacré des petits enfants ou des vieilles dames parce qu’ils ou elles étaient juifs ou chrétiens, au nom d’un islam conquérant qui n’a rien de pacifique ou d’ultra-minoritaire. Notons qu’en 2009 , ce génie autoproclamé de la futurologie avait proclamé avec autorité que l’antisémitisme musulman n’existait absolument pas en France et relevait de la pure propagande israélienne (Le Monde 21/10/09). Cette perspicacité quasi-prophétique n’aura, on le voit, aucunement ébréché son humilité. Passe enfin son racialisme écoeurant qui voudrait clouer le bec de Zemmour, celui de Finkielkraut et le mien parce que ce seraient des becs juifs.

Mais venant d’un Attali, devenu commissaire juif aux affaires juives, effectivement la chose est méprisable et m’incite au mépris. Je rappellerai en effet, pour autant que cela soit nécessaire, que ce donneur de leçons ès qualité de juif modèle aura été celui qui aura accepté de servir servilement, en très bon courtisan, ce président qui traita en ami et protégea en frère le sieur Bousquet, homme de gauche mais aussi celui qui participa, trempa les mains, et collabora chaudement avec ces nazis qui planifièrent et organisèrent la déportation des juifs de France. Non par antisémitisme, seulement par carriérisme…

Tout cela, j’en ai l’habitude et le cuir bien tanné.

Mais venant d’un Attali, devenu commissaire juif aux affaires juives, effectivement la chose est méprisable et m’incite au mépris. Je rappellerai en effet, pour autant que cela soit nécessaire, que ce donneur de leçons ès qualité de juif modèle aura été celui qui aura accepté de servir servilement, en très bon courtisan, ce président qui traita en ami et protégea en frère le sieur Bousquet, homme de gauche mais aussi celui qui participa, trempa les mains, et collabora chaudement avec ces nazis qui planifièrent et organisèrent la déportation des juifs de France. Non par antisémitisme, seulement par carriérisme…

Là où certains verraient un juif de Cour honteux, je ne veux voir qu’un pitre bouclant son dernier chapitre.

Quand des salafistes s’en prennent à une association de défense de la laïcité

Le ton est monté ce samedi entre des militants de l’observatoire de la laïcité de Saint-Denis (93) et un couple de salafistes. L’association demande des comptes à la mairie.

Par Clément Pétreault

Le Point.fr 

C'est a l'occasion d'un forum des associations, notamment sportives, que s'est deroule l'incident. Image d'illustration.
C’est à l’occasion d’un forum des associations, notamment sportives, que s’est déroulé l’incident. Image d’illustration.© PIERRE ROUANET / MAXPPP / PHOTOPQR/VOIX DU NORD

Que s’est-il passé au forum des associations de Saint-Denis samedi 5 octobre 2019 ? L’observatoire de la laïcité de Saint-Denis évoque une « provocation salafiste » à l’encontre de ses adhérents présents sur les lieux. Un long texte publié ce mercredi détaille les faits. Une demi-heure avant la fin de l’événement, « un homme portant un kamis blanc et une femme entièrement recouverte de la tête aux pieds d’un voile intégral noir  » se sont présentés devant le stand de l’observatoire de la laïcité. Un des adhérents, « surpris puis indigné par la présence d’une personne portant illégalement le voile intégral dans l’espace public, a pris le couple en photo », explique le président de l’observatoire. Cette photo a suscité « une réaction violente » de la part du couple, qui a exigé la destruction immédiate des images. « La personne voilée s’est introduite à l’intérieur du stand et a arraché le téléphone des mains [du militant] », relate le président de l’association. Le téléphone a ensuite été récupéré par un autre adhérent de l’association.L

« On marche sur la tête »

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. « Un quart d’heure plus tard, le couple est revenu, escorté de deux policiers municipaux (…) qui ont accusé le militant ayant pris les photos d’avoir brutalisé le couple. Puis ils l’ont sommé de détruire les clichés », explique l’association.L

André Gomar, qui préside l’observatoire de la laïcité de Saint-Denis, n’en revient toujours pas. « J’aimerais qu’on m’explique à quel titre des agents municipaux ont prêté concours à des gens en infraction ! Par ailleurs, nous avons tous été fouillés avant d’entrer sur le site, mais cette femme est rentrée sans problème. Alors qu’elle était en infraction manifeste avec la loi », s’emporte le président, qui a prévu d’interpeller l’équipe municipale dès ce soir. « On imagine facilement que la consigne est le laxisme sur le voile intégral, mais de là à soutenir les salafistes dans leurs opérations de menace sur des défenseurs de la laïcité, on marche sur la tête… » s’inquiète un militant de l’observatoire de la laïcité de Saint-Denis. L’association a demandé à être reçue d’urgence par le maire de Saint-Denis pour tirer cette affaire au clair.

Contacté par nos soins, le maire de Saint-Denis n’a, pour le moment, pas réagi sur le sujet.

Notre commentaire:

Voila l’occasion de montrer que l’Etat répond énergiquement à ces déviations et réprime sévèrement ces agitateurs et particulièrement ces employés municipaux qui n’appliquent pas la loi. Pratique courante à Saint Denis.

«Le niveau de la menace populiste est historiquement élevé»

INTERVIEW – «De toutes les démocraties, la France est sans doute la plus exposée à une amplification de la protestation électorale», analyse le politologue Dominique Reynié.Par Loris BoichotPublié hier à 20:47, mis à jour hier à 20:47

Professeur des universités à Sciences Po, Dominique Reynié est directeur général de la Fondation pour l’innovation politique (Fondapol).

LE FIGARO. – À lire votre enquête, les électeurs sont majoritairement protestataires, c’est-à-dire tentés par l’abstention, le vote blanc ou le vote antisystème. Est-ce bien nouveau?

Dominique REYNIÉ. – Oui, il y a une très spectaculaire montée des eaux protestataires. La dernière élection présidentielle l’a montré, avec un vote antisystème sans précédent dans notre histoire électorale. Dans ce prolongement du scrutin de 2017 se déploie une fébrilité sociétale inédite, entre les «gilets jaunes», les «zadistes», les animalistes, les écologistes… Sans parti ni représentants, ces formes de militantisme se transformeront nécessairement en puissance électorale en 2022. Plus encore qu’auparavant, c’est la future élection présidentielle, avec ses futurs candidats, qui récupérera cette agitation sociétale fragmentée et cette société en ébullition.

Quelle ampleur la protestation électorale peut-elle prendre lors de ce prochain scrutin national?

Le niveau de la menace populiste est historiquement élevé. D’autant que de toutes les démocraties, la France est sans doute la plus exposée à une amplification de la protestation électorale. Parce que l’élection directe du chef de l’État au suffrage universel semble faite pour les populistes. Et parce que la France, contrairement au Royaume-Uni par exemple, n’a pas une passion pour la démocratie représentative. En 2022, le système sera-t-il en mesure de réguler cette protestation électorale doublée d’une agitation sociétale? Résistera-t-il?À lire aussi : Enquête: les Français tentés par le vote protestataire

Pourquoi parlez-vous de «menace»?

L’élection en France d’un président populiste – par exemple Marine Le Pen – pourrait ouvrir une crise de l’Union européenne (UE), de l’euro, et une paupérisation radicale des Français. Dans le monde d’aujourd’hui, ce serait une aventure! Une élection a pour fonction de faire exister la confrontation dans la pluralité, mais cela ne saurait aller jusqu’à mettre en péril la nation qui l’organise. L’élection présidentielle serait à la fois la conséquence et la cause d’un effondrement historique.

L’alternance entre la droite et la gauche est aujourd’hui épuiséeDominique Reynié

Comment expliquer cette montée de la protestation électorale?

Ce mouvement est mû par les grandes forces de l’histoire. La fin des années 1980, marquée par la chute du communisme, l’entrée dans la globalisation et dans l’ère du numérique, a déstabilisé de façon existentielle la plupart des Français et des Européens. Ce phénomène a été aggravé par la question démographique, c’est-à-dire le vieillissement de la société et l’immigration. Depuis, notre système politique français ne parvient pas à donner le sentiment de reprendre le contrôle du destin des Français – souvenez-vous de «l’État ne peut pas tout» de Lionel Jospin, en 1999. À tel point que l’alternance entre la droite et la gauche est aujourd’hui épuisée. Devant les difficultés, le président socialiste sortant, en 2017, a même décidé de ne pas se représenter.

Avec la chute des deux mastodontes de la Ve République – la droite et la gauche -, Emmanuel Macron est-il devenu le leader du vote non protestataire?

Oui, la situation historique crée ce duel. Les bons vieux partis de gouvernement ont été portés au pouvoir et défaits à diverses reprises. Ils ont raté des rendez-vous, en refusant par exemple de redresser les comptes publics quand c’était encore possible, dans les années 1970 ; en permettant le regroupement familial, en 1974 ; en ouvrant les vannes de la dépense publique en 1981, etc. C’est leur échec qui a conduit au duel Macron-Le Pen, et non Macron-Le Pen qui les ont expulsés du pouvoir. Il ne faut pas inverser l’analyse. Ce qui se traduit dans le clivage entre partis populistes et partis de gouvernement, c’est une crise de la confiance dans les formes modérées de gouvernement et l’avènement d’un soutien à des formes plus radicales et moins conventionnelles.

Parler de «populismes», n’est-ce pas faire fi des différences entre le populisme protestataire de Mélenchon, doublé d’un national-populisme chez Le Pen?

Il n’y a qu’une seule différence entre les deux: la question du rapport à l’étranger. Ce qui fait le succès de Marine Le Pen, c’est son souci d’aborder à la fois la crise du «patrimoine immatériel» (le style de vie) et celle du «patrimoine matériel» (le niveau de vie). C’est ce populisme patrimonial qui triomphe, en France comme en Europe, quand Jean-Luc Mélenchon ne se limite qu’au patrimoine matériel. À la présidentielle de 2017, moins de deux points séparaient le chef de file de La France insoumise (LFI) et la candidate du Front national (FN). Aujourd’hui, le duel des populismes est terminé. Marine Le Pen a pris le leadership de la protestation électorale.

Si, un jour, un président du RN ne s’appelle plus Le Pen, le potentiel de ce parti sera encore plus élevéDominique Reynié

Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon n’échappent pourtant pas à l’usure de leur image, alors même qu’ils ne sont pas au pouvoir. Pourquoi?

Ils ont été candidats à deux présidentielles, en 2012 et 2017, et donc très exposés dans les médias. Le nouvel espace public, l’information en continu et les réseaux sociaux précipitent cette usure pour tous les politiques et eux aussi. C’est un phénomène nouveau, dans un cycle de dégagisme qui n’épargne pas les leaders populistes. Cela signifie aussi que leurs opposants doivent se réjouir de les voir demeurer en place. Car si, un jour, un président du Rassemblement national (RN) ne s’appelle plus Le Pen – un nom présent sans discontinuer dans la vie politique depuis 1974 -, le potentiel de ce parti serait encore augmenté. Cette usure des leaders populistes, conjuguée à l’attachement d’une majorité des Français à l’UE et à l’euro, est un frein à la tendance populiste.

Le développement de formes de démocratie participative ou directe est-il une réponse à cette crise de confiance?

Ces outils, pertinents à l’échelle locale, sont une façon d’interroger l’ingénierie institutionnelle. Mais nous ne manquons pas d’instruments pour savoir ce que veulent les Français. Nous manquons de moyens pour accomplir leur préférence. Et peut-être de détermination.

Le BNVCA condamne l’exposition de l’IMA qui raye volontairement Israêl de sa carte. Le BNVCA exige des autorités de tutelle de l’IMA qu’elles obligent cette institution publique à réparer son inexcusable grave faute.

Le BNVCA  furieux apprend par la presse ( Le Figaro .du 8/10/19, article de Madame Claire Bommelaer ) que l’Institut du Monde Arabe:

“raye Israel de sa Carte” et  prétend de surcroit que cette décisions est prise “par souci de clarté“.

Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations émanant de correspondants et de contribuables choqués et scandalisés. 

Comme le souligne l’article de presse l’exposition Al Ula Merveilles d’Arabie qui a ouvert ses portes le 8 octobre, présente une carte géographique de la région qui remplace Israel par “territoires palestiniens”.

Cet institut est financé par le Quai d’Orsay et son  Président est nommé par le Président de la République. 

Nous considérons que cette orgnisation et son Président Jack Lang ancien Ministre, (nommé en 2014 par Mr François Hollande) ne reconnaissent pas l’existence de l’Etat juif d’Israel en infraction avec la politique étrangère de notre pays et toutes les organisations internationales.

Nous saisissons par écrit le Président de la République ainsi que les autorités de tutelle de cet Institution Publique, (Ministre de la Culture Premier Ministre) afin qu’ils exigent du Président de l’IMA la correction de cette faute ou, l’interdiction de cette exposition. 

Nous soutenons que cet Institut porte mal son nom. Ignorant l’histoire des juifs des pays arabes qui vivaient nombreux dans les pays d’Arabie et d’Afrique du Nord, il devrait s’appeler aujourd’hui  INSTITUT DU MONDE MUSULMAN ou encore INSTITUT DU MONDE ISLAMIQUE. 

Par ce processus, l’IMA veut éliminer l’Etat juif comme ont été éliminées les populations juives des pays arabes et musulmans dont ils étaient natifs.

Au moment où notre Président de La République Monsieur Emmanuel Macron, appelle ” La Nation à faire bloc et combattre sans relâche  l’Hydre’ islamiste” nous considérons qu’il faut commencer par surveiller et mettre au pas cette Institution qui tend à dériver.

Nous rappelons que le BNVCA a formulé à plusieurs reprises  et chaque année depuis 2014 la demande d’organiser une conférence sur l’Histoire des Juifs arabes. Toutes nos lettres, tous nos rappels sont restés lettre morte.

Le BNVCA attend  du Président de l’Institut et des autorités de tutelle des mesures immédiates et efficaces.de nature à rétablir la verité historique politique et géographique qui pourraient apasiser la colère de nos mandants.

Le Président – Sammy GHOZLAN

Quand l’Institut du monde arabe raye Israël de sa carte

Dans l’exposition Al Ula, Merveilles d’Arabie, qui a ouvert ses portes mardi, l’État hébreu n’apparaît pas «par souci de clarté», explique l’IMA.

Par CLAIRE BOMMELAER

LE FIGARO CULTURE

Juste à l’entrée de l’exposition Al Ula, Merveilles d’Arabie, qui a ouvert ses portes le 8 octobre à l’Institut du Monde arabe, une grande carte est placardée. Elle vise à montrer aux visiteurs où se trouve la province d’Al Ula, dans le nord de l’Arabie saoudite. Or, au sud du Liban, et à l’ouest de la Jordanie s’étend une bande terre que l’on croyait être Israël.

Sur la carte, ce pays fondé en 1948 et reconnu par la France depuis 1949, prend le nom de Territoires palestiniens. De part et d’autre de ces territoires sont mentionnées la Bande de Gaza et la Cisjordanie. Un point c’est tout.À lire aussi : 

Comment une institution publique, financée par le Quai d’Orsay, a-t-elle pu réécrire la carte du monde contemporain? Il est de notoriété publique que l’Arabie saoudite, en dépit de discrets contacts diplomatiques avec Israël, ne reconnaît pas l’État hébreu. Le pays ayant financé l’exposition Merveilles d’Arabie, l’IMA aurait-il cédé à la vision du monde de son mécène?

Interrogée, l’institution donne pourtant une autre explication. «La carte est celle du monde arabe: comme d’autres cartes présentes à l’IMA, elle fait figurer les frontières de tous les États, mais uniquement le nom de ceux qui sont membres de la Ligue arabe.» Le tout, indique sans ciller le porte-parole de l’IMA, «par souci de clarté pour les visiteurs de l’Institut». Mission ratée.

Le Fol – Tuerie à la préfecture de police : cet islamisme qu’on refuse de voir

ÉDITO. L’attaque marque un tournant en matière de terrorisme islamiste. La complaisance et la lâcheté ont-elles gagné, comme l’écrit Riss ?

Par Sébastien Le Fol

Le Point.fr 

La tuerie a la prefecture de police a fait quatre victimes. L'assaillant a egalement ete tue.
La tuerie à la préfecture de police a fait quatre victimes. L’assaillant a également été tué.© Jair Cabrera Torres /dpa Picture-Alliance/AFP

Ainsi, le terroriste qui a commis l’attentat à la préfecture de police, au sein même des services luttant contre le djihadisme, « n’avait jamais présenté de signe d’alerte ni de difficulté comportementale ». C’est le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, qui l’a affirmé quelques heures après l’attaque. Alors même que la scène de crime témoignait d’au moins un égorgement. Castaner l’a répété quelques jours plus tard d’un ton bonhomme, tout en reconnaissant des « dysfonctionnements d’État ». Le premier flic de France ignorait donc qu’un informaticien (habilité secret-défense) dans une structure ô combien sensible et symbolique, la direction du renseignement de la préfecture de police (DRPP), s’était réjoui devant ses collègues de l’attentat deCharlie Hebdo, en 2015. Le ministre ne savait pas non plus que cet homme, converti à l’islam depuis une dizaine d’années, ne serrait plus la main de ses collègues femmes et fréquentait une mosquée salafiste du Val-d’Oise dirigée de février à décembre 2017 par un imam fiché pour son « fondamentalisme religieux ». L’enquête dira comment le terroriste a bien pu passer entre les mailles du filet policier. Pourquoi n’a-t-il pas été détecté ? À quelles informations sensibles sa fonction lui a-t-elle donné accès ? En attendant, cet attentat, qui touche l’État français, restera « comme un tournant majeur en matière de terrorisme islamiste », selon la formule de Gilles Kepel. C’est le symbole de l’ordre public dans notre pays qui a été mortellement blessé.Lire aussi Coignard – Le boulet Castaner

Ce n’est pas tout. Lors de cette tragédie, la machine à déni s’est emballée. Une nouvelle fois, on nous a joué le coup du « déséquilibré ». Tout juste nous a-t-on épargné les « couteaux fous », comme on parlait de « camion fou » pour désigner les terroristes de Berlin et de Nice. Mais on a bien pris soin de ne pas utiliser les mots trop sensibles : attentat, terroriste, islamiste… Comme les parents évitent de prononcer des gros mots devant leurs enfants. De quoi donner raison à Riss. Dans son livre Une minute quarante-neuf secondes (Actes Sud/Charlie Hebdo), le directeur de la rédaction de Charlie Hebdodresse un bilan implacable des quatre années qui se sont écoulées depuis l’attentat qui a touché le journal. Beaucoup de gens dans ce pays, journalistes, sociologues, magistrats, politiques…, refusent toujours de se pencher sur les causes du 7 janvier : la publication des caricatures de Mahomet.

« Esprit collabo »

Pour quelles raisons ? « 2015, écrit Riss, me fit comprendre ce qu’avait été la collaboration, car je pus observer à quel point le confort intellectuel copulant avec l’instinct de survie pousse les esprits les plus brillants vers la complaisance et la lâcheté. » Riss emploie une expression saisissante pour désigner le confort intellectuel qui aveugle certains face à l’islamisme : il appelle cela « l’esprit collabo ». À chaque attentat, ses représentants se déclenchent comme des répondeurs automatiques. Les mêmes messages préenregistrés sortent de leur bouche, gloubi-boulga de psychologie de comptoir et de sociologie simpliste. Les plus violents d’entre eux contre Charlie estiment que « critiquer l’islam reviendrait à critiquer les immigrés des classes laborieuses, dont ils pensent qu’ils pratiquent cette religion ».L

Qui écoutera Riss ? Qui veut seulement entendre la force de ses propos ? Dans les émissions de radio et de télé où il est invité, on s’étonne de voir à quel point les animateurs prennent des gants sémantiques. Ils s’adressent à lui comme à un rescapé d’une avalanche dans les Alpes et non à la cible d’un « crime politique ». Ils évoquent la violence qu’il a subie sans en désigner les auteurs et la matrice religieuse. Pour eux, seule la souffrance de Charlie a le droit de s’exprimer. Pas ses idées.

Sur France Inter, Riss n’a pas eu les honneurs de la matinale d’information animée par Léa Salamé et Nicolas Demorand, mais de Boomerang, le programme culturel d’Augustin Trapenard. La page Internet de l’émission présente ainsi son ouvrage : « Dans Une minute quarante-neuf secondes, il (Riss) revient sur un événement qui a changé le visage des médias français. » On a bien lu : l’attentat du 7 janvier 2015 a juste « changé le visage des médias français »…

Gernelle – Debout devant Zemmour, couchés devant Erdogan

Le président islamiste turc menace depuis longtemps les Kurdes syriens, sur lesquels il a déjà testé le nettoyage ethnique. Sans grande indignation jusqu’ici…

Par Étienne Gernelle  Publié le 09/10/2019 à 12:00 |

Le Point 

Gernelle - Debout devant Zemmour, couches devant Erdogan

Le troupeau des médias français ne déçoit pas : on ne peut que constater le gouffre séparant le traitement de ce que l’on appelle l’affaire Zemmour et celui de la menace immédiate d’un massacre doublé d’un nettoyage ethnique des Kurdes de Syrie par le président turc.

Ne cherchez pas pour autant dans ces lignes  une défense et illustration d’Éric Zemmour . Sujet à l’histrionisme, ce collectionneur de contre-vérités historiques, obsédé par « l’étranger », volontiers bileux, à l’occasion idiot utile des islamistes est plutôt facile à contredire. Sauf quand on veut lui couper le sifflet, ce qui est le plus grand service à lui rendre. Le faire taire dispense en outre de se poser des questions lorsqu’il en soulève de bonnes – cela arrive -, et puis, cela occupe. Mais Zemmour est-il un si gros poisson ? Pas vraiment, tant ce personnage sorti du journalisme tout en voulant y rester et sans réellement arriver autre part paraît fuligineux. Voilà pour le cas Zemmour, pas forcément exaltant mais qui suscite beaucoup de grands discours.L

Mesurée en décibels, l’indignation reste toutefois faiblarde en comparaison de la « menace » Zemmour 

En revanche, à propos d’Erdogan, notre petit monde des médias peine à trouver les mots. Il en est certes quelques-uns qui ont alerté régulièrement de la menace existentielle que l’autocrate d’Ankara fait peser sur les Kurdes : Patrice Franceschi, Caroline Fourest – qui sort un film sur le sujet, « Sœurs d’armes », le 9 octobre -, Bernard-Henri Lévy et – modestement – ce journal, ainsi que quelques autres, notamment L’Humanité. Mesurée en décibels, l’indignation est toutefois restée bien faiblarde en comparaison de la « menace » Zemmour.

Pourtant, il y avait de quoi. Erdogan a au moins cette honnêteté, il prévient. Tout est public. Les Kurdes sont pour lui assimilables à des « terroristes », et ce danger doit être supprimé. Galvanisé par la faiblesse de Donald Trump,  Erdogan a donc lancé son offensive contre les Kurdes de Syrie , dont l’objectif proclamé est de « nettoyer » les milices kurdes ou encore de s’en « débarrasser ». Seulement les milices ? Le caractère sélectif de l’opération est douteux, venant d’un homme qui consacre beaucoup d’énergie à nier le génocide arménien et qui a déjà pratiqué lui-même le nettoyage ethnique. C’était en janvier 2018 : les troupes turques envahissaient l’enclave kurde d’Afrine, déclenchant une vaste opération de purification ethnique. Environ 200 000 Kurdes ont été chassés. En vertu de l’accord passé entre Ankara et l’Armée syrienne libre (généreusement qualifiée de « rebelle » par le troupeau journalistique), à laquelle se sont adjoints des anciens de Daech et d’Al-Qaïda, des populations arabes leur ont succédé. Viols, tortures et pillages à l’encontre des Kurdes demeurés sur place sont devenus systématiques.

Autant dire que lorsque Le Monde, par exemple, dans un encadré à sa une, écrivait en début de semaine que « les États-Unis laissent la Turquie agir contre les Kurdes », le mot « agir » était une superbe litote.

Les seuls à résister vraiment au dictateur Erdogan sont peut-être des Turcs 

Les intentions affichées du maître d’Ankara n’ont jusqu’ici pas été suffisantes pour justifier l’utilisation d’un vocabulaire à la hauteur, pas assez nettes pour déclencher pétitions, manifestations et toute l’attention. Moins que pour le grand Éric Zemmour, en tout cas. Pourquoi ? Banale loi du mort-kilomètre, cette cynique règle de l’indifférence à ce qui est éloigné ? Encore que Zemmour n’a jusqu’ici tué personne… Ou alors ont-ils eu peur de critiquer un islamiste, au risque d’être qualifiés d’islamophobes ?

Savent-ils que les Kurdes, de Syrie comme d’ailleurs, sont dans leur immense majorité musulmans ? Ah ! mais, il est vrai, ils pratiquent un islam ouvert et tolérant, respectueux des femmes. Ce doit être suspect.

Il n’y a toutefois pas que les médias. Les dirigeants occidentaux sont depuis longtemps tétanisés par la Turquie, toujours membre de l’Otan, qui piétine tous les principes fondateurs de l’Alliance, achète des missiles russes mais tient en otageune base militaire américaine et des millions de réfugiés qu’elle menace de pousser sur les routes d’Europe. Les Kurdes ont payé le prix du sang pour vaincre l’Etat islamique, mais la gratitude n’est visiblement pas de ce monde.

Le danger s’est rapproché quand Donald Trump a promis de retirer ses troupes de la région, ravivant les pulsions d’Erdogan. Il a ensuite changé d’avis, sous la pression du charismatique sénateur républicain Lindsley Graham, qui a justement averti que cette décision serait « une tache sur l’honneur de l’Amérique ». L’hôte de la Maison-Blanche s’est néanmoins empressé de publier dans la foulée quelques tweets câlins pour la Turquie. Et puis voilà…

Les seuls à résister vraiment au dictateur Erdogan sont peut-être des Turcs, ceux, par exemple, qui lui ont fait perdre l’élection municipale d’Istanbul, en juin. Ils ont dû insister, puisque Ankara avait annulé le premier scrutin. Les gens avaient mal voté… Certains se souviennent que la Turquie a su autrefois se tourner vers l’avenir et la modernité. Que le droit de vote des femmes y a été reconnu, même partiellement, vingt ans plus tôt qu’en France. Pourtant, les Stambouliotes qui ont osé défier Erdogan, ses intimidations, son système judiciaire à sa botte et le reste ont reçu peu de soutien chez nous. Normal, il y a toujours plus important : Zemmour, par exemple §

Terrorisme et dérives communautaristes : ce « pas de vague » qui anéantit au quotidien les discours de rigueur

SOCIÉTÉ DE LA VIGILANCE

Mardi matin, Emmanuel Macron a évoqué dans son hommage aux victimes de l’attentat de la Préfecture de police de Paris, l’hydre islamiste contre laquelle la nation doit lutter. S’il a affiché son soutien aux hommes “du front” (les militaires, médecins, enseignants…), une incohérence demeure : le décalage entre le discours et la réalité des faits. 

Avec Gilles Clavreul, Céline Pina

Atlantico : De manière plus générale, il y a quelques années la critique du déni face des multiples fractures françaises et des tensions qu’elles engendrent (terrorisme, délinquance, incivilités, etc.) était très répandue. Les hommes politiques sont-ils toujours dans le déni sur le plan du discours ? 

Céline Pina : Ils sont toujours dans le déni face au délitement de notre société et encore dans le refus de regarder en face le fait que nous sommes attaqués par un nouveau totalitarisme qui n’a rien à envier au fascisme, l’islamisme (qu’il soit d’obédience wahhabite, salafiste ou frère musulman). Nous avons d’ailleurs eu un exemple frappant ces derniers jours, lors de l’attaque qui s’est déroulée à la Préfecture de police de Paris. Nul n’aurait eu l’idée de reprocher leur prudence aux politiques eu égard à la violence des faits et à leur charge symbolique face à ce dernier massacre, mais ce n’est pas ce qui s’est passé. Alors que tous les éléments qui sortaient au fur et à mesure de la journée faisaient pencher la balance vers l’attentat islamiste (choix de l’arme, égorgement, choix des cibles, conversion à l’islam du meurtrier…) le ministre de l’Intérieur a délibérément choisi de privilégier la piste qui l’arrangeait le plus, celle d’un coup de folie. La porte-parole du gouvernement a même mis en garde contre «les élucubrations sur les réseaux sociaux» en soulignant qu’il n’y avait «pas d’indication sur une éventuelle radicalisation» de l’auteur des faits, alors que nous étions déjà vendredi et que les informations qui étaient arrivée ne laissaient guère de doute.

Ainsi, même lorsque les premiers éléments ont commencé à sortir, éclairant le caractère islamiste de l’attentat, le choix du gouvernement mais aussi de la majeure partie de la presse mainstream a été de renvoyer vers l’extrême droite tous ceux qui suggéraient que le déroulé comme le mode opératoire désignaient probablement un attentat islamiste. Pire même, alors que ce fait ne posait plus aucun doute, Sibeth N’Diaye s’est mise à expliquer doctement que ce n’était pas parce qu’on était musulman que l’on était terroriste, sans que l’on sache très bien à qui elle s’adressait. Aux français, qu’elle suppose raciste et détestant les musulmans ? Parce qu’en l’occurrence, à part elle et ce gouvernement, nul ne pense cela et ne le dit. Une fois de plus, face au réel, alors que des nôtres sont morts, le gouvernement inverse la charge de la peur et ne pense pas à parler aux Français en tant que peuple uni, mais à rassurer d’abord une communauté particulière, les « musulmans ». Ce faisant, il les expose et oublie de combattre l’islamisme sur son sol, trop occupé à craindre que son peuple ne réagisse mal. Ce mépris pour le peuple français, qui pourtant est et reste d’une tenue exemplaire est juste sidérant.

Gilles Clavreul : La fragmentation de la société française n’est plus un fantasme aujourd’hui, c’est une réalité tangible. Cette réalité est de mieux en mieux documentée, à la fois par les résultats électoraux, ou par des enquêtes, que ce soit par celles de Gilles Kepel sur le terrain de l’islamisme, par celles de Jérôme Fourquet sur les fractures territoriales et identitaires, par celles de Laurent Bouvet sur l’insécurité culturelle, ou par celles d’Olivier Galland et Anne Muxel sur la radicalisation des jeunes. Les éléments factuels qui attestent des fractures françaises et notamment des fractures culturelles et identitaires, existent bel et bien. Bien évidemment, cela ne valide en rien les discours extrémistes comme ceux d’Eric Zemmour d’un côté, et de l’autre ceux des islamistes et des indigénistes de l’autre.

Les élites modérées ont eu, pour beaucoup d’entre elles, un terrible retard à l’allumage, en considérant que même si elles pouvaient partager, dans le secret des discussions entre gens de bonne compagnie, le constat que la France allait mal, elles étaient en fait convaincues qu’il ne fallait surtout pas le dire. Ce type d’attitudes a conduit à des choses comme la pétition « Nous sommes unis » de l’Observatoire de la laïcité, où on a demandé à des gens très bien de signer à côté de Médine et de représentants des Frères Musulmans, c’est à dire de les legitimer. On commence à sortir de ce déni même si Emmanuel Macron candidat, et même Emmanuel Macron Président de la République, a été porteur de ce discours « vivre-ensembliste ». Il semble décidé à vouloir en sortir aujourd’hui, dont acte. Mais il est grand temps d’agir

Si le déni s’est atténué au regard des déclarations des homme politiques, en est-il de même dans les faits ? 

Céline Pina : Sincèrement, si vous faites allusion au discours de Macron lors de l’hommage aux policiers assassinés, je trouve que l’on est monté d’un cran supplémentaire dans l’hypocrisie. Non seulement on est toujours en plein déni, mais l’irresponsabilité de ce pouvoir atteint des sommets. Le Président appelle le pays à faire bloc contre l’hydre islamiste et explique que c’est le devoir de tous ? Le problème c’est qu’en réalité, c’est plutôt la nation qui devrait appeler le gouvernement à faire face à l’hydre islamiste tant il s’est montré pusillanime jusqu’à présent. Là il inverse manifestement la charge de la preuve.

On est dans le cadre d’un discours quand même très particulier et d’un rare cynisme. L’attitude d’Emmanuel Macron me rappelle une blague de Chirac : “Quand on est dans la merde, il faut la mettre dans le ventilateur”. C’est juste ce que vient de faire Emmanuel Macron. L’incompétence et la lâcheté de ce gouvernement éclatent aux yeux de tous et c’est nous qui devons agir ? 

Mais nous, Français, n’avons pas failli ; nous dénonçons l’islamisation d’une partie de ce pays et il suffit de suivre les sondages pour voir que la conscience du danger est là. Malgré le refus d’agir de cette majorité et les accusations que subissent ceux qui dénoncent l’aveuglement du pouvoir, jamais les Français n’ont confondu islamistes et musulmans et n’ont eu de réactions violentes alors que la France est un des pays les plus attaqués.

On ne peut en dire autant d’un gouvernement qui a laissé la laïcité être remise en cause et qui est en train de construire un soi-disant Islam de France, déjà en partie dans la main des Frères musulmans. Un pouvoir qui nous a exposé et abandonné nous demande de faire le travail qu’il n’a jamais voulu faire et qui est pourtant sa raison d’être ? Le président ni ses ministres ne prennent pas leurs responsabilités et ils rejettent encore la faute sur le collectif ? Non seulement ce discours est honteux, mais on est là chez Tartarin de Tarascon : le brassage d’air est censé faire oublier l’absence d’action. Le discours était certes en mode martial mais on eut aimé moins de rodomontades et plus d’annonces claires. Par exemple :

– Pour commencer, l’imam islamiste actuel de Gonesse est-il en voie d’expulsion ?

– La petite mosquée radicalisée de Gonesse (non ce ne sont pas de gentils croyants bien sous tous rapports) doit se transformer en en vaste centre islamique, grâce à des financements qui ne proviennent pas de la poche des fidèles, le gouvernement compte-t-il agir ?

– Il parait qu’il y a une quinzaine de fonctionnaires radicalisés suivis à la Préfecture de Police de Paris, il est peut-être temps d’arrêter de “suivre” et de se donner les moyens de les révoquer (On a enchaîné les lois anti-terroristes sans que la question de l’entrisme islamiste au sein des institutions régaliennes ait été abordée avec un souci d’efficacité. On se pince après plus de 250 morts sur notre sol).

On reparle aussi des femmes voilées pour accompagner les sorties scolaires, de l’autorisation du burkini dans les piscines, de la poursuite des subventions étatiques à des associations totalement noyautées (planning familiale, Ligue des droits de l’homme, FCPE…) ? On reparle du maintien en poste à l’observatoire de la laïcité de deux de ses plus roués fossoyeurs, le duo Bianco-Cadène ? On reparle de ces états terroristes qui subventionnent la construction de mosquées sur notre sol ? La liste est longue des domaines où les islamistes installent leurs logiques, leurs représentations et leurs hommes pendant que le gouvernement, pourtant au courant, détourne le regard.

Enfin je rappelle que lorsqu’il a fallu mater les gilets jaunes, on a soudain vu que la justice pouvait être rapide et toucher beaucoup de monde. 3000 interpellations, un millier de condamnations, visiblement quand le président cible un mouvement, il trouve des moyens d’action. Quand il s’agit de lutter contre l’islamisme, là on ne sait plus faire.

Gilles Clavreul : La question qui se pose en effet, c’est celle des actes derrière le discours. Il faut répondre à une difficulté très lourde, qui est devant nous : après avoir laissé livrées à elles-mêmes les premières lignes de la République, c’est-à-dire essentiellement les fonctionnaires, mais aussi les associatifs, les médecins, etc., tous ceux qui sont en somme confrontés à la dureté de la réalité française ? Pendant des années, on les a laissées sans vision d’ensemble, sans soutien, se débrouiller pour toutes les difficultés qu’elles rencontraient.

Il y a donc un grand malaise dans l’Etat, qui vient de l’abandon, par les élites, des fonctionnaires de terrain qui se trouvent devoir gérer une réalité de plus en plus difficile et qui subissent des instructions de plus en plus compliquées, tatillonnes et procédurières. Le constat simple, clair et net des difficultés de terrain telles qu’elles sont n’est pas fait. Plus qu’une question de temps ou de moyens, c’est un problème de vision, de ligne directrice : au fond, on n’en sait rien, et on dit aux fonctionnaires « faites au mieux, mais attention ! Dans la fermeté et l’humanité ! ». Cela ne veut pas dire grand chose pour des gens qui attendent, avant tout, des directives concrètes et pas des balancements circonspects comme dans une copie de sciences po. On est très loin de donner au terrain une grille de lecture sur ce qui se passe, de le mettre en confiance sur les situations qui sont vécues, et de le rassurer sur le bien-fondé de son action. Je l’avais constaté pendant la rédaction de mon rapport sur l’application de la laïcité : il n’y a pas de ligne directrice de la part du gouvernement sur la manière dont on doit faire face aux attaques communautaristes et identitaires contre la République. On ne sait pas les traiter. Par ailleurs, autant on peut être d’une sophistication extreme pojr définir des cahiers des charges et edicter des prescriptions – par exemple en matiere de formation – autant on ne verifie jamais que les dispositifs sont effectivement mos en œuvre.  Cette absence de ligne et cette indifférence à l’exécution sont dommageables pour tous ceux qui concourent aux actions d’intérêt général : fonctionnaires, responsables associatifs, médecins, etc.

L’attentat à la Préfecture de Police de Paris la semaine dernière, mais aussi la vidéo qui tourne ces derniers-jours et qui montre l’agression d’une enseignante à Agde par la grand-mère d’un élève, sont assez révélateurs de ce qui sont vraiment confrontés aux fractures françaises. Les professeurs, les policiers, les pompiers, les chefs d’entreprise, les médecins, sont-ils selon vous assez soutenus ?

Céline Pina : Ils ne sont pas du tout soutenus. On les paye de mots au mieux, mais rien n’est fait pour améliorer la situation. Ces gens, indispensables à notre démocratie, travaillent dans des conditions souvent déplorables, sont mal payés, ont une hiérarchie à qui on fait vite comprendre qu’une carrière réussie est une carrière où on nie les problèmes et même s’ils veulent les saisir à bras-le-corps, l’institution est souvent  archaïque, peu réactive et n’a pas forcément de solutions à proposer même quand les problèmes sont récurents. Cela dure depuis si longtemps qu’il existe aujourd’hui une vraie lassitude dans cette partie de la fonction publique et une rupture qui n’atteint pas celle des citoyens avec leurs représentants mais qui s’en rapproche.

Surtout, ces fonctionnaires-là sont confrontés au réel, là où trop de nos politiques nationaux ne sortent pas des quelques arrondissements huppés qui leur montrent qu’ils ont atteint le sommet de la chaine alimentaire. Professeurs, policiers, pompiers, professionnels de santé, militaires, ils sont en première ligne pour tenter de pallier au délitement de la société. Leur désarroi est connu, mais le quartier général semble blasé et quand le mal-être remonte il se heurte au déni le plus puissant qui soit : celui de l’impuissance. Nous avons tous lu la lettre de la directrice d’école qui s’est suicidée. Elle s’appelait Christine Renon. Nous avons tous été bouleversés, mais vous croyez que c’est le début d’une prise de conscience politique ? D’un changement de système ? D’une autre manière de faire de la politique où on partirait du réel pour changer concrètement les choses ? Aujourd’hui c’est tout le service public qui est en crise dans une forme d’indifférence générale, parce qu’une partie de nos politiques poursuit un rêve : que l’Etat ne soit plus opérateur mais simplement garant. C’est le rêve d’une privatisation tout azimut, offrant de juteux marchés et qui pourrait bien finir par s’imposer. Entre revendication de séparatisme religieux et racial (la guerre des races tend à remplacer à gauche la lutte des classe) et rêve de privatisation de la santé, de l’enseignement, de la sécurité…, un point commun : la nécessaire destruction du pacte social élaboré à la sortie de la deuxième guerre mondiale, de ce programme de la résistance qui fit naître notre sécurité sociale. Pour cela il faut casser l’idée de peuple uni et rassemblé et le remplacer par des communautés fermées, qui se détestent et sont en concurrence pour leurs droits et privilèges. C’est l’évolution que je vois se dessiner et elle est dramatique. 

Gilles Clavreul : J’ai un exemple à vous donner. Quand on a des situations comme la recrudescence de la pratique de l’excision, on doit se poser des questions. Quelles sont les actions contre cette recrudescence ? Personnellement, je n’en vois pas. Cela devrait pourtant être une grande cause nationale !

Je suis en train de faire des formations sur la radicalisation. Ce que me disent les professionnels de terrain, c’est la chose suivante : on a des médiateurs embauchés par les mairies, qui constatent des violences conjugales, de faits très graves, mais qui disent : « non, moi je ne signale pas, je ne suis pas un délateur ». Quand les professionnels de terrain dont je parle alertent sur cette situation, il ne se passe rien ensuite. On peut faire tous les plans qu’on veut, tant qu’on n’a pas répondu à cela, on n’a rien fait.

Dans l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer a eu le grand mérite de dire qu’il fallait sortir de la culture du « pas de vague ». Mais cela crée derrière une obligation de moyens : lorsque des enseignants ont le courage de parler, il faut qu’ils soient écoutés, qu’ils soient le cas échéant soutenus, et qu’il y ait des suites. Là, tous les échelons de la hiérarchie ont une responsabilité : il suffit qu’on invite un directeur d’école ou une enseignante à « ne pas trop en faire » pour que l’effet de l’instruction soit ruiné à l’échelle d’un établissement et au-delà, car les nouvelles circulent vite.

Quelles réponses faut-il pour soutenir ces catégories qui sont en quelques sortes au front des tensions sociales et culturelles ? Ne sont-elles que juridiques ?

Céline Pina : Elles sont bien sûr politiques. Le poisson pourrit toujours par la tête dit le proverbe. C’est vrai. Si le chef n’a pas un discours clair et ne le traduit pas en acte, rien ne bougera et la situation pourrira. Or la crise du service public vient principalement de ce que nos élus en ont oublié la noblesse et le principe qui le fonde : l’intérêt général. Celui-ci implique qu’il soit défini car c’est ce qui permet la légitimité d’action des agents de l’Etat. Mais quand ceux qui doivent incarner notre monde commun sont incapables de le protéger face aux attaques d’une idéologie mortifère, inégalitaire, violente et antidémocratique, quand face aux discours séparatistes, intégristes et racistes des islamistes et de leurs alliés décoloniaux, ils ne savent plus faire valoir l’humanisme, les exigences de l’universalisme et la liberté, alors ce sont les institutions qui vacillent. Or normalement l’institution est là pour pallier la médiocrité potentielle du politique et assurer la continuité du domaine public. Ce que nous voyons aujourd’hui c’est que la constance dans la médiocrité est en train de faire s’écrouler ces bastions qui symbolisent pourtant notre patrimoine commun et nous garantissent une certaine prévisibilité de notre univers. Tant que le gouvernement et les élus ne se laisseront pas pousser le courage, ces catégories resteront exposées en première ligne sans soutien. Car ce n’est pas a posteriori que le soutien doit venir. Il doit être là a priori. Autrement dit, il est aujourd’hui nécessaire que les politiques montent au front et fassent leur boulot. Un exemple ? Quand Blanquer réagit devant l’affiche de la FCPE sur les femmes voilées accompagnatrices de sorties scolaires, il est parfaitement hypocrite. Il se fait une image de courageux mais le vrai courage c’est de trancher une fois pour toute, d’expliquer qu’il s’agit de temps scolaire et que ce signe sexiste n’est pas acceptable. Bref qu’il prenne ses responsabilités et assume sa position au lieu de laisser les directeurs d’école affronter l’orage. 

Enfin, mon grand-père qui était un sage disait toujours que la première reconnaissance, quand on est un travailleur, passe par le salaire et les conditions de travail. Force est de constater que l’Etat aujourd’hui envoie plutôt des signes de mépris à ceux qui sont pourtant ses soutiens et ses piliers.

Gilles Clavreul : Il faudrait donner la priorité à la formation et soutenir l’encadrement intermédiaire, donner des directives plus claires, plus simples, et réguler les exigences de reporting qui se traduisent par une prolifération délirante de tableaux de bord, qui ne rendent compte que du zèle et ne récompensent que le conformisme.

Cessons de créer des nouveaux dispositifs et assurons nous que ce qui a été décidé est effectivement mis en œuvre. Sur le papier, tous les fonctionnaires bénéficient d’une formation à la laïcité ; idem pour les candidats au bafa. Or, dans les faits, la plupart de ces formations sont superficielles, voire carrément déficientes. C’est un travail colossal qu’il faut faire et cela passe par des formations qui n’ont rien à voir avec ce qui a été fait jusqu’à présent. On en est tout juste à un stade des discours mais force est de constater que l’on a perdu un temps précieux .

Bernard Rougier : les territoires conquis de l’islamisme

Une enquête choc de l’universitaire paraîtra en janvier 2020. Son réquisitoire contre les « dénégationnistes » : ceux qui ne veulent pas voir la menace.

Propos recueillis par Thomas Mahler et Clément PétreaultPublié le 09/10/2019 à 12:14 | Le Point 


Bernard Rougier Professeur a la Sorbonne-Nouvelle et directeur du Centre des etudes arabes et orientales (CEAO).
Bernard Rougier Professeur à la Sorbonne-Nouvelle et directeur du Centre des études arabes et orientales (CEAO).

Il est l’un de nos meilleurs spécialistes du djihad et du salafisme. Professeur à la Sorbonne-Nouvelle et directeur du Centre des études arabes et orientales (CEAO), Bernard Rougier publiera à la rentrée une enquête choc, « Les territoires conquis de l’islamisme » (PUF), qui décrypte comment les réseaux islamistes se sont tissés dans des communes de banlieue. En avant-première pour Le Point,l’universitaire évoque les ressorts de cette stratégie de conquête, mais fustige aussi les « dénégationnistes » qui n’ont voulu voir dans la radicalité islamique qu’un phénomène psychologique ou sectaire et non pas une idéologie. Entretien. 

Le Point : Après l’attentat commis par Mickaël Harpon, votre collègue Gilles Kepel a évoqué dans Le Figaro un « tournant majeur », car l’intérieur de la Préfecture était censé être un bastion. Etes-vous du même avis ? 

Bernard Rougier : C’est effectivement un tournant majeur, mais je ne suis pas surpris. Avec Gilles Kepel, nous avions observé au sein des services de sécurité la présence de personnes originaires du Maghreb capables de prononcer des formules religieuses inattendues dans des établissements publics… On observe une porosité des influences religieuses dans leur manière de voir les choses, et parfois même de s’exprimer. Il m’est aussi arrivé d’entendre un fonctionnaire de police prononcer la formule, qu’on appelle l’eulogie, « que le salut et la bénédiction de Dieu soient sur lui », proférée lorsqu’on évoque le prophète de l’islam… comme si un fonctionnaire chrétien évoquait « notre très sainte Eglise » ou « notre très saint Seigneur Jésus-Christ ». Ces fonctionnaires ne sont évidemment pas islamistes, mais on constate des influences locales venues du quartier qui transparaissent inconsciemment dans leur manière de voir ou de faire. A l’inverse, on a aussi le cas de fonctionnaires franco-algériens qui ont été confrontés au problème islamiste dans les années 1990, et qui sont, eux, très lucides sur le phénomène. Il y a donc des fonctionnaires vaccinés par leur fréquentation du phénomène islamiste et qui en veulent aux Français qui, sous le couvert du respect des différences et de l’affirmation de l’identité culturelle, font preuve de tolérance envers l’islamisme. Et d’autres qui, dans leurs catégories de pensée, sont influencés par l’univers du quartier. 

Mais Mickaël Harpon ne correspond à aucun de ces profils, c’était un converti d’origine antillaise. 

Depuis une vingtaine d’années, des entrepreneurs religieux ont pris le pouvoir sur l’islam et tentent d’enrôler dans leur conception les catégories les plus vulnérables de la société. S’il y a un complexe, une frustration liée à la difficulté de l’intégration économique, à la couleur de peau ou à toute fragilité, cela peut faire l’objet d’un travail de resocialisation religieuse. C’est ce qui se passe dans les quartiers et grandes banlieues d’Europe, comme à Gonesse, où habitait Mickaël Harpon. Il y a un ciblage des quartiers, dans des lieux qui sont des friches industrielles où les solidarités anciennes ne jouent plus. Les entrepreneurs religieux, au nom d’une idéologie, vont créer un collectif musulman et penser la relation avec la société française dans un rapport d’hostilité systématique. Tout ce qu’on dira sur cet attentat sera d’ailleurs converti en « ils font l’amalgame » et « ils attaquent l’islam ». C’est tragique. La solution ne pourra venir que de l’intérieur, quand une opposition franche sera faite par des musulmans qui diront : « Tu n’as pas le droit de m’enrôler en ton nom. » Il faut que des penseurs, athées ou non, viennent les affronter sur le terrain en leur disant qu’ils ne se reconnaissent pas dans cette vision. Et pas nécessairement des intellectuels qui publient au Seuil ou chez Gallimard

L’infiltration dans les services de l’Etat est-elle un projet politique ou relève-t-elle de l’opportunisme ? 

Certains sites djihadistes recommandent par exemple aux étudiants de s’inscrire dans des doctorats en sciences sociales, car il faudrait infiltrer l’université. Il s’agit de connaître l’ennemi en entrant dans les lieux de pouvoir institutionnel ou intellectuel. C’est théorisé. Mais un Mickaël Harpon, je pense, relève plus d’un effet d’opportunisme, quelqu’un qui a changé dans son comportement. L’enquête nous le dira. 

Comme après l’attentat commis à Strasbourg par Cherif Chekatt, tout le monde a voulu voir dans le geste de Mickaël Harpon l’acte d’un fou. 

C’est encore une fois le déni. On ne veut pas voir. Il faut pourtant étudier la microhistoire. Chaque fois, il y a une histoire, des réseaux qui agissent localement. Derrière la demande légitime de construction de lieux de culte, par exemple, il y a un projet de reprise en main des populations. Pour une fois, les islamistes sont d’accord avec les gouvernements autoritaires des pays du Sud, qui ne veulent pas que les musulmans s’intègrent réellement. Le risque pour eux est de voir ces musulmans devenir une classe moyenne capable de s’opposer aux régimes non démocratiques. C’est pour cela que ces populations sont enfermées dans l’altérité, invitées à ne pas développer des formes d’islam privatisé et individualiste qui se détournerait des normes. 

Vous dirigez un livre choc, « Les territoires conquis de l’islamisme », qui sortira en janvier aux PUF. « Territoires conquis », vraiment ? 

Nous avons enquêté sur les écosystèmes islamistes. Il y a quatre forces dominantes. Les Frères musulmans, les salafistes, le mouvement tabligh et les djihadistes. Gilles Kepel, Hugo Micheron ou moi insistons sur la dimension collective et sociale du djihadisme. Tous les éléments de cet écosystème islamique ne sont bien sûr pas djihadistes, mais tous les djihadistes sont passés par cet écosystème qui a nourri leur vision du monde, avec notamment l’idée que l’Etat français est intrinsèquement « islamophobe ». Ce système alimente une culture du ressentiment. Une frange minime passe à l’action violente et bascule dans le djihadisme en tirant la conclusion de ce que dit cet écosystème de la société française. Dans la plupart des communes d’Ile-de-France, tout comme au Mirail, à Toulouse, ou à Roubaix, on retrouve les mêmes caractéristiques : la mosquée, la librairie islamique, la sandwicherie halal, la salle de sport… Il y a une mise en résonance de ces lieux emblématiques pour créer une identification collective en rupture avec la société. C’est une sociabilité irriguée par les réseaux religieux qui diffusent des visions du monde : ne pas prendre de douche dénudée dans les vestiaires, ne pas serrer la main aux femmes, ne pas avoir d’ami juif ou chrétien, bref, produire des rappels religieux pour que le quartier reste conforme à la norme religieuse et respecte les catégories du pur et de l’impur. La France, son histoire, ses institutions, sa sociabilité relèvent de l’impur. La laïcité est mauvaise pour eux, parce qu’ils ont décidé de la supprimer. Toutes les variantes de l’écosystème s’entendent pour la dénoncer à longueur de prêche, de rap, de livres… Il y a une imitation des premiers musulmans et des conquêtes des premiers temps de l’islam. On se réfère à des temps imaginaires où l’islam s’assumait comme conquérant. Les djihadistes prolongent ce récit héroïque, transposant le langage en acte et l’imaginaire en réalité. 

« En matière de recherche, on a fait des analyses bidon, en parlant de phénomène “sectaire” ou en privilégiant la psychologie. »

Y a-t-il eu un déni des pouvoirs publics en France ? 

Incontestablement, de la part des politiques, des hauts fonctionnaires et des universitaires. Ce phénomène islamiste n’a pas été étudié en France, alors qu’il a frappé les sociétés moyen-orientales et maghrébines depuis quarante ans. On avait les modèles iranien, algérien ou égyptien, avec des processus comparables : des populations mises en réseaux par des associations qui ont quadrillé et tissé des liens sociaux. La même chose s’est reproduite en Europe depuis vingt ans. C’est curieux d’avoir décrété qu’il y avait une coupure épistémologique entre les deux rives de la Méditerranée. Comme si ce qui s’est passé au Caire ne pouvait pas se passer en France ! Sur le plan de la recherche, on a ainsi fait des analyses bidon, en parlant de phénomène « sectaire » ou en privilégiant la psychologie. On a surreprésenté la part des convertis, qui représentent probablement 10 % des djihadistes. On avait pourtant les moyens de faire des analyses sociologiques et idéologiques, il fallait se pencher sur les réseaux de socialisation transnationaux qui ont implanté dans nos banlieues des manières de voir le monde à la façon du Moyen-Orient. Aujourd’hui, il est un peu tard pour s’en rendre compte… 

Avec Gilles Kepel, vous aviez fustigé il y a quelques mois les « dénégationnistes ». Qui sont-ils ? 

Ceux qui n’ont pas voulu voir la menace et qui ont préféré faire la promotion de la société multiculturelle… Tous ceux qui travaillent sur cette question, qui nous ont poussés dans des ornières idéologiques et nous ont privés des instruments pour penser le phénomène : Farhad Khosrokhavar et Olivier Roy notamment, tous ceux qui ne connaissent pas la langue arabe et qui ne peuvent pas lire les textes. Aujourd’hui, en France, on ne peut plus acheter de livres non salafistes dans des librairies islamiques… Alors que, après le 11 septembre 2001, il y a eu une montée de la demande d’informations sur l’islam. 

Y a-t-il une alliance entre les islamistes et l’extrême droite qui ne voient dans les musulmans qu’une masse homogène ? 

Les milieux identitaires et les milieux islamistes sont d’accord pour dire que l’islamisme, c’est l’islam. Or il faut toujours distinguer l’islam comme religion et l’islam comme idéologie. Dans le cadre de notre étude, on parle d’un islam idéologique. Les salafistes, dans leur travail de diabolisation de la société française, redéfinissent le lien social et justifient un entre-soi radicalisé. Les salafistes produisent une violence symbolique dans la société et, même s’ils récusent la politique institutionnelle, à l’inverse des Frères musulmans, ils produisent malgré tout du politique. Notre système français repose sur une dimension libérale, à savoir la démocratie, et sur une dimension républicaine, le bien commun. Les islamistes utilisent la dimension libérale pour nier la dimension républicaine. Ils opposent à la République un bien commun islamique, qui remplace la fraternité et les formes de solidarité nationale. 

Edouard Philippe a évoqué lundi une « sécession insidieuse » devant le Parlement. 

C’est la première fois que le gouvernement prend la mesure du phénomène. A travers cette expression, Edouard Philippe reconnaît que ce ne sont pas des dérives individuelles, des trajectoires cabossées, mais qu’il y a bien une dimension collective et sociologique. Au moins, c’est une prise de conscience. Mais sera-t-elle durable ?§ 

Un curieux imam, de nombreux fichiers… La police creuse les mystères du tueur de la Préfecture

Enquête Par Laurent Valdiguié Magazine Marianne

Publié le 09/10/2019

L’enquête sur la tuerie de la préfecture de police de Paris se concentre sur d’éventuelles complicités radicales du tueur, Mickaël Harpon. En parallèle, les policiers épluchent des milliers de données informatiques retrouvées dans son bureau. Une course contre la montre s’est engagée, au cas où Mickaël Harpon n’ait pas fini de nuire, même mort…

Après les dysfonctionnements au sein du renseignement de la préfecture de police de Paris (PP), l’enquête va-t-elle mettre au jour des dysfonctionnements dans le Val-d’Oise ? Les investigations sur Mickaël Harpon, l’informaticien modèle de la Préfecture qui a tué quatre de ses collègues le 3 octobre, se concentrent sur ses éventuelles connexions radicalisées à Gonesse. En ligne de mire, Ahmed Hilali, un imam qui y officierait toujours, dans des lieux de culte fréquentés par le terroriste.

Cet imam de 35 ans, d’origine marocaine, semble être passé entre les mailles du filet puisque, malgré une obligation de quitter le territoire signée du préfet du Val-d’Oise en 2015, il aurait finalement bénéficié d’une carte de séjour jusqu’en 2020. Pourquoi un tel changement de l’administration à son égard ? Le fait qu’il se soit marié entretemps, et qu’il soit devenu père d’une fille de nationalité française, l’expliquerait. « C’est quand même très surprenant », s’interroge à haute voix François Pupponi, l’ancien maire socialiste de Sarcelles et actuel député du Val-d’Oise, qui se souvient pour Marianne : « Je l’ai vu arriver en 2015, c’était un jeune qui venait d’une autre commune du département. Au départ, je n’avais rien ni pour, ni contre. Mais il a entrepris de faire venir des jeunes dans la mosquée et il a attiré des délinquants et des jeunes radicalisés. Très vite, cela s’est très mal passé avec les pratiquants traditionnels et sans histoire ».Ouverture dans 0Sponsorisé par JeepJEEP COMPASS BROOKLYN EDITIONLe SUV Jeep® Compass vous accompagnera dans toutes vos escapades.DÉCOUVREZ-LE >

UN CURIEUX IMAM

L’imam se présente une fois à un rendez-vous avec le maire en compagnie de trois jeunes délinquants notoires de Sarcelles, que François Pupponi n’avait pas « du tout prévu de rencontrer »… « Le jeune imam m’a dit qu’il voulait les remettre dans le droit chemin ! Il avait de drôles de prétentions, et je les ai mis dehors », raconte l’élu. Puis, au sein même de la mosquée de Sarcelles, les choses tournent au vinaigre entre les partisans du nouvel imam et les anciens fidèles. « Un jour, les jeunes ont changé la clé de la mosquée et s’est ensuivi une rixe entre les deux camps », poursuit François Pupponi. Le renseignement territorial s’en mêle et une enquête est lancée sur ce curieux imam. L’homme, soupçonné de prêches salafistes par certains habitués de la mosquée, serait alors fiché « radical ».

“Que la mosquée soit fréquentée par un informaticien de la PP, cela aurait pu attirer l’attention des policiers locaux…”

Puis le préfet du Val-d’Oise signe à son encontre une OQTF (obligation de quitter le territoire français). « Mais apparemment, les policiers ne l’ont pas localisé à son adresse pour lui signifier l’arrêté, il aurait été introuvable », croit savoir le maire de Sarcelles, qui se félicite à l’époque de voir l’imam quitter sa ville. Ahmed Hilali serait ensuite passé par une autre commune du département avant d’atterrir à la mosquée de Gonesse, fréquentée depuis 2014 – l’année de son mariage religieux – par Mickael Harpon. Officiellement, Ahmed Hilali en aurait été l’imam en 2017, entre février et novembre mais selon plusieurs sources, il serait toujours présent sur place. L’association musulmane locale, qui a publié sur son site Internet un long texte condamnant la tuerie de la Préfecture, se refuse à tout autre commentaire. « L’association musulmane de Gonesse n’a jamais toléré dans le passé et ne tolérera pas dans le futur un discours qui incite à la haine, à la violence et au rejet de l’autre », dit le texte, qualifiant Mickael Harpon « d’intrus parmi les fidèles ». L’imam Hilali a-t-il joué un rôle dans la radicalisation de l’informaticien ?LIRE AUSSILe tueur de la Préfecture a pu avoir accès à la liste des policiers infiltrés dans les mosquées, révèle le “Canard”

Interrogé par Franceinfo, l’intéressé a démenti « tout radicalisme religieux », assurant aussi « ne pas connaître Mickaël Harpon » : « Il était très discret, je ne connais pas son nom, où il travaille, où il habite. Je n’ai jamais parlé avec lui mais des fois, il m’a serré la main », a-t-il déclaré. L’enquête judiciaire devrait vérifier ces dires. Certains enquêteurs s’interrogent aussi sur le service de renseignement territorial du Val-d’Oise, en charge de la surveillance de la mosquée de Gonesse de l’imam Hilali… « Qu’elle soit fréquentée par un informaticien de la PP, cela aurait pu attirer l’attention des policiers locaux », s’affole un cadre du renseignement. En clair, les agents en charge de la surveillance auraient pu « tilter » en voyant parmi les fidèles un collègue de la préfecture : « Non pas que la seule fréquentation de la mosquée par Mickaël Harpon soit un problème, pondère cette même source, mais savoir que l’informaticien de la DRPP priait dans une mosquée un temps tenue par un imam salafiste, cela aurait pu être signalé à ses chefs… ». Couplé à d’autres indices le concernant, cela aurait pu éveiller les soupçons.

HARPON A TUÉ SES COLLÈGUES DIRECTS

En attendant, les policiers de la brigade criminelle poursuivent leur travail de bénédictins parmi les milliers de fichiers informatiques cryptés découverts dans le bureau du tueur à la Préfecture. « Un volume très important, nous glisse une source porche de l’enquête. Bien au-delà d’une seule clé USB, comme évoqué jusque-là ». Ayant accès à tous les ordinateurs des 800 agents de la direction du renseignement de la Préfecture, Harpon avait potentiellement les clés de toutes les entrailles informatiques du service. Y compris les plus confidentielles, puisque son habilitation au secret défense le lui permettait. « Pour l’instant, on ne sait pas pourquoi il conservait dans son bureau toutes ces données. Soit par conscience professionnelle, il stockait beaucoup de choses, soit il avait cette manie de recopier… », confie un enquêteur. Autre difficulté des policiers, les trois collègues directs du terroriste sont morts de ses mains et ne peuvent pas témoigner.

« Pour un service de renseignement, avoir un agent double en son sein, c’est le pire qui puisse arriver, se désole un ancien de la DGSI. Chez nous, tous nos fonctionnaires font l’objet en permanence de surveillance. Leurs bureaux peuvent être fouillés, leurs ordinateurs épluchés, ils peuvent même être mis sur écoute, voire suivis. Le b-a-ba d’un service d’espionnage moderne est que ses membres ne soient pas vulnérables… En plus, que la taupe soit un informaticien ayant accès à tout, c’est le comble ». Selon cette source, « la seule bonne nouvelle » est que Mickaël Harpon n’ait pas pu avoir accès à l’informatique de la DGSI ni à celui d’autres services de renseignement. « Tout est sécurisé pour être en circuit fermé. Si un bateau coule, les autres non », rassure cet ancien agent. Mais selon lui, le scénario du pire, pour la DRPP, serait que son informaticien ait disposé derrière lui des chevaux de Troie et autres logiciels espions. « On peut imaginer qu’il ait mis en place des systèmes informatiques véreux qui lui survivent… C’est une obligation de tout vérifier aujourd’hui », confie cette source, sans l’ombre d’une plaisanterie. « Si cela était arrivé à la DGSI, tout notre matériel informatique serait bon à passer à la poubelle ». C’est dire l’ampleur du « traumatisme Harpon » chez tous les espions français.

Allemagne : deux personnes abattues près d’une synagogue, l’antiterrorisme saisi.

Par Magazine MariannePublié le 09/10/2019

Une attaque à Halle, dans l’est de l’Allemagne, a visé notamment la communauté juive en ce 9 octobre, jour de célébration de la fête juive Yom Kippour.

Le choc en AllemagneAu moins deux personnes ont été tuées et deux autres blessées ce mercredi 9 octobre en pleine rue à Halle, une ville du Land de Saxe-Anhalt dans l’est du pays, dans une fusillade dont l’auteur présumé a été interpellé. Il s’agit d’un homme de 27 ans, selon les médias allemands. La police ne fait plus état, ce mercredi soir, d’un deuxième suspect comme il en avait été question dans l’après-midi.

L’attaque a visé notamment la communauté juive en ce jour de célébration de la fête juive Yom Kippour. Le parquet antiterroriste a été saisi. Le tireur a tenté de pénétrer dans une synagogue où se trouvaient plusieurs dizaines de personnes mais en a été empêché par les mesures de sécurité, a indiqué le responsable de la communauté juive locale. Ces mesures à l’entrée de l’édifice religieux “ont permis de résister à l’attaque”, a déclaré Max Pivorozki au magazine Der Spiegel, précisant que “70 à 80 personnes” se trouvaient à l’intérieur.Ouverture dans 0Sponsorisé par JeepJEEP COMPASS BROOKLYN EDITIONLe SUV Jeep® Compass vous accompagnera dans toutes vos escapades.DÉCOUVREZ-LE >

“UNE ATTAQUE ANTISÉMITE”

“Dans l’état actuel des choses, nous devons partir du principe qu’il s’agit d’une attaque antisémite”, a déclaré dans un communiqué le ministre de l’Intérieur allemand, Horst Seehofer, ajoutant que la justice suspectait un acte“d’extrême droite”.

UNE VIDÉO MONTRE UN HOMME CASQUÉ EN KAKI

Selon un témoin des faits, les tirs ont également visé un restaurant turc. Sur une vidéo amateur reprise par de nombreux médias et montrant manifestement un extrait de l’assaut, un homme habillé en kaki et casqué, d’apparence calme, tire au fusil d’assaut en pleine rue. Le suspect a par ailleurs filmé ses actes pour les diffuser en direct sur la plateforme Twitch, a indiqué une porte-parole de ce site spécialisé dans le jeu vidéo et l’e-sport. “Nous avons fait au plus vite pour retirer ce contenu, et nous suspendrons tous les comptes qui posteront ou reposteront des images de cet acte abominable”, a-t-elle complété auprès de l’AFP. 

Jean-Luc Testault@jltestault

Une vidéo effrayante d’un tireur des attaques de Halle en Allemagne où deux personnes sont mortes près de la synagogue le jour de la fête juive de Kippour via @MDRAktuell

Embedded video

LES REGARDS TOURNÉS VERS L’EXTRÊME DROITE

Cette attaque intervient quelques mois après l’assassinat, en Hesse (le Land voisin à l’ouest), de Walter Lübcke, un élu pro-migrants du parti conservateur de la chancelière Angela Merkel (CDU), dont le principal suspect est un membre de la mouvance néonazie. Cette affaire a créé une onde de choc dans le pays où l’extrême droite anti-migrants enchaîne ces derniers temps les succès électoraux, en particulier dans l’est. Dans l’autre Land voisin de la Saxe, à Chemnitz, l’extrême droite défile régulièrement depuis juin 2018contre les migrants. Une atmosphère qui a réveillé outre-Rhin la crainte d’une résurgence d’un terrorisme d’extrême droite, à l’image de celui du groupuscule NSU, responsable de l’assassinat entre 2000 et 2007 d’une dizaine de migrants.LIRE AUSSIAllemagne : l’hydre néonazie derrière le meurtrier du préfet pro-migrants

Ce matin même, une vague d’arrestations a eu lieu dans tout le pays parmi les 12.7000 militants de cette mouvance, jugés dangereux par les autorités. Selon le ministère de l’Intérieur allemand, l’extrême droite radicale se procure en effet de plus en plus d’armes de toutes sortes (armes de poing, fusils, équipements servant à la fabrication d’explosifs, couteaux, etc.), signe d’une propension accrue à recourir à la violence. Les policiers ont ainsi saisi 1.091 armes au total en 2018, contre 676 l’année précédente, dans le cadre d’enquêtes portant sur 563 délits attribués à des extrémistes de droite.

Le BNVCA condamne l’attentat antisémite commis devant la Synagogue de Halle en Allemagne ce 9/10/2019 jour saint de Yom Kippour pour tous les juifs dans le monde.

Le BNVCA choqué et attristé, condamne avec vigueur l’attentat antisémite commis devant la synagogue de Halle en Allemagne, ce jour du Grand Pardon Juif, par un individu qui a tué deux personnes à l’arme automatique et a filmé son acte qu’il a diffusé sur internet.

Selon nos informations l’un des suspect aurait été arrêté, il s’agirait d’un jeune homme de 27 ans, Stéphan B. qui a commenté sa vidéo par des allégations antisémites du genre 

” La racine de tous les problèmes ce sont les juifs “.

Si nous ne comprenons pas pourquoi le site religieux sensible ne faisait pas l’objet de protection policière ce jour particulier où les juifs sont réunis nombreux, nous attendons des autorités Allemandes qu’elles mettent tout en oeuvre pour interpeller les auteurs et mettre hors d’état de nuire les antisémites Allemands qui foisonnent tant sur les sites négationnistes et racistes, que dans des organisations néonazies.

Nous présentons nos condoléances aux familles des victimes, et assurons la communauté juive d’Allemagne de tout notre soutien et notre sympathie durant cette tragique et douloureuse épreuve.

Appel à Don

Chers amis (es),

Toute l’Equipe du BNVCA vous présente ses meilleurs vœux, que cette nouvelle année 5780 apporte santé bonheur joie et paix à toute la communauté.

Comme vous le constatez malheureusement tous les jours, une vague d’antisémitisme sans précédent depuis la fin de la seconde guerre mondiale ne cesse de sévir en Europe et particulièrement en France.

Nos besoins depuis septembre 2018 ont plus que doublé.

Le BNVCA ne peut œuvrer à aider les membres de la communauté juive qui subissent des actes antisémites et les accompagner tant sur le plan juridique que pour toute autre démarche (sans aucun frais à leur charge), que grâce à la grande générosité que vous manifestez à chaque fois que nous vous sollicitons.

Pour information le BNVCA ne bénéficie d’aucune subvention d’organisme de tutelle, régionale ou nationale.

Les dons collectés permettent au BNVCA de mener des actions essentielles, en matière du droit des personnes et tout particulièrement de les épauler, moralement et juridiquement tout au long des diverses procédures. Tous les frais générés par ces longues et difficiles démarches sont entièrement à la charge du BNVCA.

En vous remerciant de tout cœur de la part des permanents ainsi que des bénévoles.  

 Le Secrétaire Général

René LEVY, pour Sammy GHOZLAN

Veuillez adresser vos dons à : BNVCA  8, BD Saint Simon 93700 Drancy

Vous pouvez également faire un don en ligne  https://www.bnvca.org/faire-un-don/

Un reçu Cerfa vous sera adressé par retour.

Massacre à la Préfecture de police : quand le déni de réalité alimente l’islamisation des esprits

TERRORISME – Décryptages Massacre à la Préfecture de police : quand le déni de réalité alimente l’islamisation des esprits”    BERTRAND GUAY / AFP 

Si les Français veulent se protéger du terrorisme islamiste, la tuerie de la Préfecture de police de Paris devrait déboucher sur une transformation complète des mentalités. La question posée par l’islamisme n’est pas seulement politique, elle est d’abord et avant tout culturelle. 

Il faut en finir avec le déni de réalité qui consiste à refuser de considérer, dans l’origine des actes terroristes, ce que j’appelle, l’islamisation des esprits.

Tant que l’Etat et les politiques refuseront de s’attaquer au processus de la radicalisation, enclenché par l’islamisation des esprits, notre société continuera à fabriquer des terroristes.

L’islamisme est une idéologie totalitaire parce qu’elle confond le politique et le théologique et peut, de ce fait, conduire au massacre de ceux qui n’y adhèrent pas. L’islamisation est le phénomène qui rend possible l’adhésion à cette idéologie .Elle se manifeste par une radicalisation de la pratique religieuse.

Deux solutions s’offrent à la France, et à tous ceux qui partagent les valeurs de l’Occident, pour en finir avec le terrorisme : adhérer en masse à l’islamisme, selon le scénario de la soumission décrit par le romancier Michel Houellebecq, ou le combattre.

Encore faut-il que nous souhaitions conserver nos moeurs dans un ensemble commun, appelé la France ou l’Europe, et dans une vie commune qui ne se résignerait pas à devenir un univers multiculturel. Tel quue le désigne « le vivre-ensemble », qui sous entend, chacun selon les règles de sa communauté.

Pour combattre efficacement l’islamisme, il faudra s’attaquer aux deux facteurs principaux de sa diffusion dans les esprits.

1) Il s’agira dans un premier temps d’en finihj avec l’idéologie dominante, qui interdit, à gauche comme à droite, d’établir un lien entre la religion islamique et l’islamisme.

Analyser le lien objectif entre islam et islamisme ne veut pas signifier que tous les individus de culture ou de religion musulmane adhèrent à, ou verseront un jour dans, l’idéologie islamiste. Dire que l’islamisme provient d’une radicalisation de la religion musulmane, à laquelle adhèrent de plus en plus de musulmans, et qu’il constitue, dés lors, un danger pour la religion musulmane elle-même, et les pays musulmans (on l’a vu avec Daech en Syrie et en Libye), c’est parler d’une réalité, c’est dire la vérité. C’est le contraire du déni, qui est déraisonnable.

C’est le déni qui est cause du fait que l’on compte deux jours entre le massacre de la Préfecture de Police de Paris, qui débute à 12h53, le jeudi 3 octobre (et dure sept minutes) jusqu’au vendredi soir, pour qu’enfin, le parquet anti-terroriste prenne en charge l’enquête et re-qualifie le drame en attentat terroriste.

Mickaël Harpon, 45 ans, agent de la Préfecture de police depuis 2003, a attaqué 6 personnes, en a tué 4 à lui tout seul, avant d’être abattu. Il avait accès à des informations ultrasensibles, dont celles de la lutte contre l’islam radical. Il était habilité au secret-défense du pays, et pourtant il avait été repéré comme converti à un islam radical en 2015.

Une telle défaillance, au sein même de notre système de sécurité et de protection anti-terroriste, révèle un dysfonctionnement, non seulement de nature politique, mais plus profondément, d’origine culturelle.

D’ailleurs le déroulé de l’attaque aurait dû dès les premières minutes alerter et orienter la prudence en direction de la suspicion, par les autorités, d’un attentat islamiste : le mode opératoire, avec le choix de l’arme, un couteau en céramique de 33cm, la connaissance de la conversion à l’islam et, détail macabre, l’égorgement d’au moins une des victimes. Enfin, le signalement de la radicalisation de Mickaël Harpon, repérée à l’époque des attentats de Charlie Hebdo, qu’il avait ouvertement soutenus.

Au contraire, durant 48heures, la prudence, la précaution, ont été orientés dans un sens inverse à la réalité. On a pu entendre ad nauseam des phrases du type : « la conversion n’implique pas la radicalisation » ce qui n’est pas faux en soit, mais qui, ajouté à la concordance des faits, dans le mode opératoire de la tuerie, aurait dû interroger dans l’autre sens, et obliger la majorité des commentateurs à ne pas tomber dans le courage fuyons.

L’idéologie dominante, issue de la propagande anti-raciste des années 80, transformée aujourd’hui en crainte d’être taxé d’ « islamophobe », ou de passer pour un « raciste anti-musulman », a fait de la dénonciation de la radicalisation un tabou. Et si la radicalisation n’est pas un délit, sommes-nous contraints de nous soumettre à sa loi ?

Les plus hauts personnages de l’Etat, le ministre de l’Intérieur, Christophe Castaner, et la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, ont eux-mêmes donné l’exemple, en minimisant sciemment la réalité.

Le ministre affirmait, dès les premières heures de l’attentat, que l’auteur du massacre n’avait « jamais présenté de difficulté comportementale » ni « le moindre signe d’alerte ». La porte parole de son côté renchérissait: « Ce n’est pas parce qu’on est musulman qu’on est terroriste (…) Nous n’avons pas d’indication sur une radicalisation éventuelle de l’auteur de ces assassinats ».

La majorité des politiques sont pris dans un déni idéologique de la réalité, qui n’oppose aucun frein à la progression de l’islamisation des esprits. Ceux qui se sont succédés au pouvoir depuis le 11 septembre 2001 n’y font pas exception.

2) Il est par conséquent urgent de déconstruire les raisons culturelles de ce déni.

Marcel Gauchet, l’a montré dans La démocratie contre elle-même (Gallimard, 2002) : « Une démocratie qui n’entend plus la disposition globale de soi (…) qui n’est plus qu’attentive à la coexistence de ses parties (…) est une démocratie qui ne comprend plus non plus les bases sur lesquelles elle repose (…) Elle devient aveugle à ses conditions pratiques d’existence et susceptible, dès lors, de se retourner contre elle-même ». La démocratie fabrique sa propre destruction.

Nous en sommes arrivés là. Voilà l’explication à la crise de nos valeurs existentielles que sont la liberté et l’égalité.

C’est en effet au nom de la liberté que l’islamisme condamne nos moeurs démocratiques comme l’égalité entre hommes et femmes. Nous sommes passés du respect de la différence culturelle à l’auto-destruction de notre propre culture.

Aujourd’hui, des moeurs contraires à nos valeurs de liberté de conscience, de pensée et d’expression, sont admises et respectées au nom de la liberté individuelle.

5 janvier 2019 : « Vous êtes encore là ? » interrogeait en une le magazine Charlie Hebdo, quatre ans après la monstrueuse tuerie que le terroriste de la Préfecture de police approuvait déjà, à l’époque.

Lors d’un entretien accordé à atlantico.fr, le 6 janvier dernier, je m’étonnais « que la banalisation de la multiplication des foulards islamiques (…) ne soulève pas plus d’interrogations sur la montée de l’intégrisme islamique ».

Aujourd’hui je me pose cette question : comment notre démocratie en est-elle venue à accepter que, selon un rapport parlementaire sur la radicalisation au sein des services publiques, sur 150.000 policiers, une trentaine soient effectivement suivis pour radicalisation et par conséquent susceptibles de massacrer un jour leurs collègues?

L’attentat de jeudi, au sein même de la Préfecture de Police, apporte une preuve accablante de notre désarmement intellectuel et moral. Si nous voulons trouver les moyens de lutter contre la monstruosité de l’islamisme, et l’une de ses conséquences les plus horribles, le terrorisme, il y a un préalable obligatoire : comprendre et accepter la réalité de l’islamisation des esprits. Il y va de la survie de nos valeurs, qui sont la condition sine qua non de notre mode de vie, démocratique, libéral et si possible républic