Catégorie : Lévy

DES HABITANTS DE GAZA FUSTIGENT LE HAMAS DANS UNE VIDEO | i24NEWS

Le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, le général Kamil Abu Rokun, a publié lundi une vidéo sur la page Facebook de COGAT en arabe dans laquelle des habitants de Gaza témoignent que l’organisation terroriste du Hamas reste la principale cause de la situation dans l’enclave.

“Nous ne pouvons pas continuer. Nous avons suffoqué. Les gens sont morts”, pleurent des habitants.

VISIONNEZ LA VIDÉO EN CLIQUANT ICI

“Pendant des mois, les dirigeants du Hamas ont exigé que vous veniez chaque vendredi dans la zone de la barrière de sécurité, mettant votre vie en danger pour de violentes émeutes et des manifestations inutiles. Blessé et ayant besoin d’aide, le Hamas vous abandonne et ne prend même pas la peine de vous fournir un traitement comme vous le témoignez vous-même dans la vidéo suivante,” a écrit le major-général Abu Rokun aux habitants de Gaza.

“Si vous recherchez les responsables de votre situation difficile dans la bande de Gaza, la réponse est très claire”, a ajouté le coordinateur des activités gouvernementales.

Depuis le 30 mars, 179 émeutiers palestiniens, incluant de nombreux membres d’organisations terroristes, sont morts lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la frontière.

Israël accuse le Hamas, le mouvement terroriste islamiste qui contrôle la bande de Gaza, d’orchestrer les manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière pour éviter des infiltrations de Palestiniens.

Source : i24NEWS

LA VÉRITÉ SUR AHED TAMIMI « L’ICONE PALESTINIENNE » | Infoequitable

Le mythe Ahed Tamimi : trois faits peu connus sur « l’icône palestinienne »

On ne présente plus Ahed Tamimi. Et pourtant, on devrait… Invitée vedette de la Fête de l’Humanité du parti communiste puis attendue à plusieurs manifestations à travers la France, elle a été largement décrite par la presse comme une jeune fille qui aurait été envoyée en prison pour une simple gifle, sans gravité et quasiment justifiée puisque donnée aux soldats d’un pays qui opprimerait le sien. La réalité est différente et les faits suivants gagnent à être connus et partagés auprès du plus grand nombre.

 

1. Le rêve d’Ahed Tamimi n’est pas d’obtenir un Etat palestinien aux côtés d’Israël, mais de détruire l’Etat juif pour le remplacer par un unique 100% Etat arabe.

 

Le monde doit reconnaître la cause palestinienne. L’occupation n’est pas seulement le vol de terres. Nous nous opposons au racisme, au sionisme, à tout le système d’occupation et pas seulement aux colonies.

 

Lors d’un précédent voyage à Bruxelles, où le Parlement européen lui avait ouvert ses portes là aussi à l’initiative d’alliés d’extrême gauche, la jeune mais déjà chevronnée activiste avait bien expliqué que sa lutte « contre l’occupation et la colonisation » n’était pas uniquement contre la présence de Juifs israéliens en Cisjordanie (Judée Samarie). Ca, c’est ce que les occidentaux candides croient comprendre. C’est au sionisme lui-même qu’Ahed et ses soutiens s’opposent : c’est-à-dire au droit à l’autodétermination du peuple juif.

Son père, qui travaille de concert avec elle, l’a confirmé le jour où il a déclaré qu’« Israël est une grande colonie ». En clair, pour les Tamimi, un Juif habitant à Tel Aviv ou à Eilat est un « colon ». Le but des Tamimi est de mettre les Juifs dehors, par tous les moyens y compris les plus violents. Quand les journalistes prônent la « solution à deux Etats » et font dans le même temps l’éloge d’Ahed qui, elle, milite pour que tout le territoire soit arabisé, le lecteur doit se poser la question de leur cohérence.

 

AHED TAMIMI AU PARLEMENT EUROPÉEN AUX CÔTÉS DE LEILA KHALED, ANCIENNE TERRORISTE PALESTINIENNE IMPLIQUÉE DANS PLUSIEURS DÉTOURNEMENTS D’AVIONS DANS LES ANNÉES 1960 (FACEBOOK)

 

Notons au passage que le village où habitent les Tamimi, Nabi Saleh, ne peut être décrit comme « occupé » si l’on considère que la Cisjordanie / Judée Samarie est gérée, tant qu’un autre arrangement n’est pas trouvé, selon les termes des Accords d’Oslo signés par Israël et par les Palestiniens. Nabi Saleh se trouve dans la zone B prévue par ces Accords : l’administration civile y est confiée à l’Autorité palestinienne et Israël gère la sécurité. Ce qui fait que la présence de soldats israéliens, qu’elle plaise ou non, y est parfaitement légitime.

 

2. La famille d’Ahed Tamimi, qui met en scène sa « lutte » contre les soldats israéliens, est composée de meurtiers.

On ne choisit pas sa famille. Mais l’esprit de « révolte » d’Ahed Tamimi est bel et bien celui de sa famille. Ses parents n’ont pas hésité à l’instrumentaliser dès son plus jeune âge. Sciemment habillée à la mode occidentale par un père impresario, tout est fait pour que la jeunesse puisse s’identifier à Ahed Tamimi qui avait déjà connu la « gloire » en 2012, alors pré-adolescente, pour une autre mise en scène dans laquelle elle levait son poing face à des soldats israéliens.

Or cette famille est violente – et pas seulement dans le langage. Des proches d’Ahed Tamimi ont du sang sur les mains. Sa tante Ahlam Tamimi est le cerveau d’un attentat commis en 2001 dans la pizzeria Sbarro de Jérusalem qui fit 15 morts, dont 7 enfants et une femme enceinte, et 130 blessés. Ahlam, dont il faut écouter le témoignage glaçant sur sa volonté de faire le plus grand nombre de morts possibles, ne s’est jamais repentie, bien au contraire. Le mari d’Ahlam est Nizar, un cousin, qui avait lui été condamné en 1993 avec un autre cousin, Saïd, pour le meurtre d’un Israélien brûlé vif, Haïm Mizrahi.

En 2012, Ahed et ses parents étaient présents au mariage de leurs cousins assassins, Ahlam et Nizar… Encore enfant, Ahed a été filmée au mariage en train de taper joyeusement dans ses mains (vidéo, passage à 1mn).

 

 

SOURCE: THETOWER.ORG

 

On compte par ailleurs d’innombrables preuves de la haine anti-juive des Tamimi dans leurs posts sur les réseaux sociaux.

 

3. Condamnée pour une simple gifle ? Faux : Ahed Tamimi prône ouvertement la violence et les journalistes le savent mais ils vous le cachent.

Passons outre le fait qu’Ahed Tamimi a donné toute une série de coups (coups de poing, coups de pied…) aux soldats et qu’elle y était encouragée par sa mère (quelle genre de mère met ainsi son enfant en danger ?) aux cris de “utrodo” (“اطرد”) – « expulse-les », « jette-les dehors ».

La condamnation d’Ahed Tamimi ne visait pas seulement cet incident, mais aussi les mots d’une extrême violence qu’elle a eus :

 

(…) que ce soient des attaques au couteau, des opérations de martyrs (c’est à dire des attentats-suicides à la bombe), des jets de pierres, tout le monde doit agir pour que nous puissions ainsi nous unir et permettre de faire passer notre message comme il convient, et atteindre l’objectif qui est la libération de la Palestine, si Allah le veut.

 

Ahed Tamimi a lancé cet appel à tuer les Juifs devant une caméra tenue par sa mère juste après l’incident (à partir de la 38e seconde dans la vidéo). L’incitation à la violence faisait partie des chefs d’inculpation de l’activiste, qui n’a pas été envoyée en prison juste pour une modeste gifle.

 

 

Les médias cachent systématiquement cette vidéo qui démolit complètement le narratif de la « non-violence ». InfoEquitable a démontré que BFMTV, comme d’autres organes de presse, le faisait en connaissance de cause.

Les médias n’ont pas non plus parlé du soutien qu’elle à affiché en août 2018 au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui partage avec elle l’objectif de détruire Israël : « Nous le soutenons tous et sommes fiers de lui », a-t-elle dit après avoir elle-même reçu le soutien du chef terroriste (vidéodont le mouvement a par le passé commis des attentats jusqu’en France (7 morts et 57 blessés à la rue de Rennes à Paris en 1986…).

 

Conclusion

Tous ces éléments parfaitement vérifiables sont connus de tout journaliste sérieux qui travaille sur le sujet. Ils sont aussi connus du Parti communiste français et des autres supporters de « l’icône de la résistance palestinienne ». Il ne faut pas perdre de vue que lorsque Ahed parle devant un public français à la Fête de l’Huma ou que les journaux lui tressent des louanges, le message de haine des Juifs parti de Nabi Saleh résonne à des milliers de kilomètres de là, en France où des Juifs ont déjà été tués pour « venger les enfants de Palestine » (le motif donné par Mohammed Merah pour son massacre à Toulouse). C’est un message dangereux qui peut susciter d’autres vocations similaires. Il est donc important de partager les éléments énoncés dans cet article auprès du plus grand nombre pour déconstruire le mythe érigé autour d’Ahed Tamimi.

Source: InfoEquitable

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Auteur : InfoEquitable. Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander ici une autorisation écrite préalable.

Image : capture d’écran YouTube – journal L’Humanité


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le BNVCA condamne l’agression antisémite violente commise le 2/9/2018 à Paris, contre un jeune homme juif

8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 2 Septembre 2018

Le BNVCA condamne l’agression antisémite commise à Paris au préjudice d’un jeune homme juif, le 2/9/18 vers 3 heures du matin. Selon la victime Mr S.L., alors qu’il se promenait sur le Pont Alexandre III, il a été pris à partie par des individus arrivés en moto qui lui ont arraché son collier en or.

Lorsque les auteurs ont découvert qu’il s’agissait d’une médaille juive, représentant l’Etoile de David, ils sont revenus vers lui, l’un d’eux a crié “C’est un sale juif” et ils ont proféré d’autres injures antisémites, l’ont frappé et l’ont dépossédé de son portefeuille, ses papiers, ses cartes bancaires etc, avant de s’enfuir.

La victime, qui souffre de contusions sur le corps, les bras, les jambes et le torse, est profondément choquée. Mr S. L., qui décrit ses attaquants comme d’origine nord africaine, a déposé plainte au Commissariat de Police du 19e art de Paris et se rendra aux UMJ le 5/9/18. Le BNVCA demande que tout soit mis en oeuvre pour identifier et interpeller les agresseurs probablement repérés par la vidéo surveillance de la Ville. La victime nous a confié qu’elle s’est plainte par écrit auprès de l’IGPN et du Procureur de la République, du fait que les policiers du Commissariat du 8eme arrondissement de Paris où elle s’est immédiatement rendue, ont refusé de l’assister et d’enregistrer sa plainte.

Antisémitisme à Pôle Emploi à Noisy le grand : Croix gammée dessinée sur la porte du bureau personnel d’un responsable. La victime dépose plainte.

8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 3 Septembre 2018

Le BNVCA dénonce et condamne l’acte de nature antisémite qui a visé un homme de confession juive, qui occupe au sein de Pôle Emploi de Noisy le Grand (93) la fonction de Directeur de la Plateforme de Contrôle de la Recherche d’Emploi de Pôle Emploi Île de France. La victime, qui a déposé plainte, nous a signalé avoir découvert le 21/8/18 vers midi qu’une croix gammée a été dessinée sur le côté intérieur de la porte de son bureau, qui lui est affecté personnellement et nominativement.

Le BNVCA, qui a saisi le Préfet de Seine saint Denis et la hiérarchie de Pôle Emploi, demande que tout soit mis en oeuvre pour découvrir et interpeller les auteurs de cet acte, d’autant que selon la victime, Il faut être muni d’un badge pour accéder et entrer à l’intérieur des bureaux de l’établissement.

Le BNVCA condamne les tags visant le Président Lévy de l’Université de Grenoble

8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 3 Septembre  2018

Le BNVCA condamne les tags antisémites découverts dans la matinée du 3 septembre 2018,  et qui ont personnellement visé Mr Patrick Lévy, le Président de l’Université Grenoble Alpes. Parmi ces inscriptions ignobles on pouvait lire “Effacez les mails de Lévy” et “la rentrée ça gaze(ra)”.

Ces faits ont été condamnés par la Ministre de l’Enseignement supérieur Mme Frédérique Vidal.

Pour le BNVCA, le caractère antisémite ne fait aucun doute. Nous mettons en cause des nombreuses manifestations hostiles à Israël qui se déroulent à Grenoble à l’initiative de l’organisation illégale BDS, de même que les conférences organisées dans l’Université par les activistes de BDS qui veulent présenter Israël comme “un état apartheid”. Le BNVCA est convaincu que tant que ces opérations anti israéliennes ne sont pas interdites, et réprimées comme le prévoit et le punit le code pénal, l’antisémitisme va encore se développer dangereusement.  Le BNVCA demande que tout soit mis en oeuvre pour identifier les auteurs antijuifs et les interpeller.

CRÉTEIL : VICTIME D’UNE AGRESSION ANTISÉMITE, 4 ANS APRÈS LE PROCÈS

Le procès des agresseurs présumés d’un jeune homme juif et de sa compagne dans un appartement de Créteil, mardi 26/06/18 devant les assises du Val-de-Marne.

 

 

Visualiser le Grand JT des faits Divers : cnews

L’affaire, très médiatisée à l’époque, remonte à décembre 2014. Il ne s’agit pas d’un «simple fait divers», avait déclaré le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, dans un discours à Créteil, quelques jours après les faits.

«Derrière ce crime, il y a un mal qui ronge la République et que nous devons combattre à tout prix», avait-il dit, annonçant que le gouvernement ferait de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme une «cause nationale».

Le verdict est attendu le 6 juillet.

 

Tollé après la provocation antisémite du Maire de Bezons – Haguesher

 

Tollé après la provocation antisémite du maire de Bezons

DOMINIQUE LESPARRE A INAUGURÉ UNE « ALLÉE DE LA NAKBA » POUR RENDRE HOMMAGE AUX « VICTIMES DU CRIMINEL DE GUERRE BEN GOURION ». LE PRÉFET A ORDONNÉ L’ANNULATION DE LA MESURE MAIS LE MAL ÉTAIT FAIT : UN NOUVEAU CAP A ÉTÉ FRANCHI DANS L’INCITATION À LA HAINE.

Le maire de Bezons, au nord-ouest de Paris, est un communiste et un anti-israélien fanatique. A telle enseigne que la quasi-totalité de nos coreligionnaires ont fui la commune, nous indique René Taïeb, président de l’Union des collectivités juives du Val-d’Oise (UCJ-95).
Cette fois, Dominique Lesparre a dépassé toutes les bornes de la décence et de la morale publiques. Sans demander l’avis de son conseil municipal, il a fait apposer le 11 juin une plaque sur une rue adjacente à l’Hôtel de Ville pour la renommer « allée de la Nakba » (en référence à l’intitulé « Catastrophe » qu’utilisent les militants palestiniens pour désigner le jour de l’Indépendance d’Israël). Plus encore : sur la même plaque, rédigée en français et en… arabe, on pouvait lire que David Ben Gourion zal n’était autre qu’un « criminel de guerre » ayant « expulsé » des centaines de milliers de personnes. Le maire a inauguré lui-même cet affichage honteux lors d’une cérémonie où il a condamné « les massacres particulièrement effroyables perpétrés par l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza. Nous sommes fiers de défendre, à travers cette initiative, le droit au retour des Palestiniens », a-t-il martelé.
Dès le lendemain matin, René Taïeb a averti le préfet du département, Jean-Yves Latournerie, lui demandant de mettre un terme à cette mesure illégale à double titre : non validée par le conseil municipal et surtout contraire aux principes diplomatiques interdisant à des élus locaux de se substituer aux prérogatives du gouvernement et de prendre position sur un conflit international. Le préfet a immédiatement donné raison au responsable communautaire, précisant que ce genre de provocation risquait en outre de susciter de « graves troubles à l’ordre public ». Tandis qu’à Jérusalem, un cadre du ministère des Affaires étrangères saluait ironiquement, sur Internet, la naissance de la « première mairie Hamas de France », Dominique Lesparre a dû retirer la plaque dans les heures suivantes sur injonction du représentant de l’Etat. Entre-temps, l’ambassadrice d’Israël, Aliza Bin-Noun, avait communiqué sa colère à la presse face à cette incitation à la haine.
Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a constaté qu’une fois encore, un maire communiste poussait à « l’acte criminel antijuif » et a exigé sa démission. Le président de l’association, Sammy Ghozlan, dont le sang n’a fait qu’un tour, a écrit personnellement à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, pour lui dire que « la situation s’aggrave et perturbe nos compatriotes juifs qui se sentent agressés, outragés, harcelés, insultés, menacés, mis au ban de la nation par des élus qui détiennent une parcelle de pouvoir et en abusent(…) en encourageant les islamo-terroristes qui sévissent dans notre pays. Mon Bureau reçoit de nombreuses plaintes et doléances de requérants qui nous déclarent : ‘Trop c’est trop, nous n’en pouvons plus, faites quelque chose. Que fait le gouvernement ?’ Monsieur le ministre, usez de votre pouvoir et adressez des remontrances officielles aux élus concernés », a conclu Sammy Ghozlan.
Cette lamentable affaire a provoqué des remous à Bezons. Des groupes d’individus se sont précipités pour photographier la plaque avant sa disparition. Le maire a été menacé par des appels anonymes. Quant à son fils Fabien, ses opinions sont claires : c’est un antisémite pur et dur, ancienne manière. Après les menaces en question, il a réagi par voie numérique en insultant les Juifs dans leur ensemble, utilisant les termes orduriers en vigueur sous l’Occupation.

Axel Gantz

Lettre à Benoit Hamon, du BNVCA, suite à ses propos concernant la situation à Gaza, le 15 mai 2018, dans l’émission LA MATINALE en sa qualité d’Invité RTL

Le Président
Sammy Ghozlan
01 77 38 49 44
Réf : SG/ MU/N°18-27

Monsieur Benoit Hamon
Président Fondateur de GENERATION-S
Ancien Ministre
51 bis Avenue de la République
75011 Paris

Paris, le 18 Mai 2018

Monsieur le Ministre, Mon Bureau a reçu un très grand nombre de protestations émanant d’auditeurs de RTL et d’internautes, profondément choqués par les propos que vous avez tenus lors de votre intervention le 15 mai 2018, dans l’émission LA MATINALE en votre qualité d’Invité RTL. A la question de la journaliste Elisabeth Martichaux “La Maison Blanche renvoie la responsabilité des 59 morts sur les palestiniens le Hamas. Israël se bat 10 ans après pour sa sécurité, 70 ans après sa création” vous répondez « HELAS LES MORTS NE SONT QUE D’UN COTE». Par ce lapsus révélateur, par ce mot “Hélas” que vous avez prononcé, vous semblez regretter qu’il n’y ait pas de morts juifs israéliens. Aucun mot n’a été assez dur contre la réponse d’Israël à la tentative d’invasion de son territoire souverain « usage disproportionné de la force, massacre, génocide crimes odieux, bain de sang », et j’en passe. Contrairement à toutes les allégations, ces manifestations ne découlaient en rien de la décision des USA d’installer leur ambassade à Jérusalem. Elles sont programmées depuis plus d’un an. Monsieur le Ministre vous n’ignorez pas que le peuple juif a la culture de la vie, contrairement à ses adversaires qui magnifient la mort. Monsieur le Ministre je ne parviens pas à comprendre qu’un homme d’état comme vous ait pu se laisser abuser par la désinformation propagée par des médias qui exprimaient leur état d’âme, mais ni la vérité, ni la réalité des faits. En effet, il ressort aujourd’hui que la prétendue “marche du retour” n’était pas une manifestation pacifique. Commandée par l’organisation terroriste Hamas, elle avait pour objectif d’utiliser des jeunes, des femmes et des enfants dans le but de violer la frontière, et comme l’avoue publiquement un gazaoui, permettre aux terroristes de tuer, et capturer des juifs israéliens pour en faire des otages. Pouvez-vous nous éclairer, Monsieur le Ministre sur la nature du “retour” invoqué par ces palestiniens. Pensez-vous possible que les juifs chassés des pays arabes, le million de français d’Algérie, puissent prétendre à un retour dans leur pays natal.
Il serait temps que les dirigeants des nations éclairées comme la France fassent admettre à la
partie palestinienne, d’abandonner son rêve de “retour” illusoire et impossible.
La famille du bébé déclaré mort asphyxié par les gaz lacrymogènes a reconnu avoir été
soudoyée par le Hamas pour présenter devant les caméras la fillette de 8 mois, déjà morte en
raison de sa maladie cardiaque.
Quant au nombre de victimes palestiniennes, c’est encore le chef du Hamas Bardaoui qui déclare
publiquement que sur les 59 personnes tuées, plus de 50 sont des combattants armés du
Hamas.
La mémoire du peuple juif, qui a déjà gravé les propos du Général de Gaulle « Peuple juif sûr
de lui et dominateur », du Premier Ministre Raymond Barre, « un attentat odieux qui voulait
frapper les Juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents
qui traversaient la rue Copernic », se souviendra encore longtemps de votre exclamation
comme des propos du Président Macron qui a qualifié de « Crimes odieux » l’élimination de
terroristes.
Monsieur le Ministre, nous déplorons la mort de tout être humain, pour autant, et si nous
reconnaissons à notre pays qu’il défende ses citoyens en bombardant nos ennemis situés à
10.000 Km de nos frontières, nous attendons de nos hommes politiques qu’ils soient animés de
plus de lucidité, qu’ils aient moins de préjugés négatifs sur Israël, notamment quand ce
pays protège ses habitants, menacés, à 100 mètres de leur maison, par des fanatiques, islamo
terroristes.
Pour votre information, en réponse aux agressions des gazaouis qui ont envoyé des cerfsvolants
qui ont enflammés les cultures, les israéliens frontaliers de Gaza ont renvoyés des cerfsvolants
avec des messages de paix et d’amour.
Monsieur le Ministre, l’intérêt que vous éprouvez pour le camp palestinien vous a conduit à tenter
de faire reconnaître prématurément la Palestine par un vote à l’Assemblée nationale.
Cette mesure n’a rien rapporté au PS qui a perdu les élections présidentielles. Les quartiers
sensibles et les banlieues ne sont toujours pas apaisées, et les attentats n’ont pas été empêchés.
Si nous ne considérons pas que les opposants à Israël soient tous antisémites, nous observons
que l’incitation à la haine d’Israël reste la source principale du nouvel antisémitisme.
Parce que comme vous, comme les israéliens, nous sommes épris de paix, nous sommes
convaincus que la Paix viendra entre les belligérants, que l’état de Palestine indépendant sera
établi, dès que les Palestiniens reconnaîtront l’existence de l’Etat juif d’Israël, de sa capitale
éternelle Jérusalem.
Dans l’attente de votre réponse que je ne manquerai pas de communiquer à tous nos requérants,
je vous prie de croire Monsieur le Ministre à l’expression de ma parfaite considération.
Monsieur Ghozlan

Propos intéressants du chef de la diplomatie suisse sur l’Unrwa

Propos intéressants du chef de la diplomatie suisse sur l’Unrwa

Israël mène depuis des années une campagne active contre les activités et l’existence même de l’Unrwa, cette institution de l’ONU créée exclusivement pour s’occuper des “réfugiés” arabes palestiniens. Cette agence existe depuis sept décennies et elle se caractérise par deux anomalies: la perpétuation du statut de “réfugié” de père en fils, avec toutes les conséquences financières que cela implique pour l’ONU, et également l’enseignement de la haine antisémite et du négationnisme qui sont prodigués dans les écoles sous contrôle de l’Unrwa.

Les nombreux documents, photos, brochures, enregistrements et films réalisés  (souvent en caméra cachée) –  sur le fonctionnement de l’Unrwa commencent à faire leur chemin dans les chancelleries occidentales. La question obtient de plus en plus d’attention depuis l’arrivée de la nouvelle Administration américaine, beaucoup plus volontariste que la précédente.

C’est ainsi que des propos inédits ont été prononcés par le conseiller fédéral suisse en charge des Affaires étrangères Ignazio Cassis. De retour d’un voyage en Jordanie, il a déclaré que l’Unrwa “est un obstacle à la paix au Proche-Orient car elle entretient le conflit en ne développant pas assez l’intégration des réfugiés dans les pays concernés. Et tant que les réfugiés Palestiniens vivront dans ces camps, ils caresseront le rêve de rentrer un jour dans leur patrie”. Le chef de la diplomatie suisse a également reproché à l’Unrwa d’entretenir l’illusion

Il s’agit d’une vérité triviale mais qui fait plaisir à entendre pour la première fois de la bouche d’un dirigeant occidental. Le conseiller fédéral a également évoqué les incidents de Gaza et le conflit israélo-palestinien, en exprimant une voix différente et bienvenue par rapport à la chorale  internationale: “Tant que les Arabes ne sont pas prêts à accorder à Israël le droit d’exister, Israël se sent menacé dans son existence et se défendra”.

L’Unrwa avait été créée pour solutionner la question des ‘réfugiés’ arabes, mais dès 1948, les pays arabes avaient compris que le maintien de leurs frères dans des camps de misère permettrait de créer et de maintenir un foyer de haine aux portes d’Israël. Et aussi d’attirer la pitié de la communauté internationale qui faisait semblant d’oublier que ce ne sont pas les Israéliens qui ont parqué ces population dans des camps, mais bel et bien les pays arabes “frères” sur leurs propres territoires, leur refusant même la citoyenneté.

Ignazio Cassis, qui en a discuté avec le Commissaire-général de l’ONU, Pierre Krähenbühl – suisse lui-aussi – est en faveur d’une intégration de réfugiés de longue date dans les pays où ils résident. “Plutôt que de soutenir des écoles et hôpitaux de l’UNRWA, la Suisse pourrait aider les institutions jordaniennes à encourager leur intégration”, estime le ministre.

S’il s’agit d’une avancée sur le plan théorique, rien ne devrait changer dans les prochains temps dans la politique de la Confédération helvétique. Ce pays va continuer à contribuer au financement de l’Unrwa. “Si tous les Etats stoppaient leur contribution à cette agence de l’ONU, c’est tout un système qui s’écroulerait, alors qu’il contribue à une certaine stabilité”, reconnaît Ignazio Cassis, qui rajoute: “La communauté internationale ne peut pas se permettre des manifestations de colère des Palestiniens”! La Suisse, malgré sa petite taille, est le 8e plus gros donateur de l’Unrwa, avec une contribution en 2018 qui s’élèvera à 21,2 millions de francs suisses soit 18 millions d’euros.

Inutile de dire que les propos d’Ignazio Cassis ont provoqué quelques remous dans son pays parmi les tenants de la doxa officielle sur le conflit israélo-palestinien.

Dans le Vieux continent imprégné de préjugés anti-israéliens, il n’est pas bon de dire certaines vérités.

Le BNVCA dépose plainte contre l’auteur du tweet antisémite présumé posté par Jérôme Bourbon

Le BNVCA, qui observe depuis plusieurs années l’antisémitisme qui se développe sur internet, reçoit de nombreuses protestations d’internautes indignés par le message ANTIJUIF tweeté le 15 mai par Jérôme Bourbon, directeur du journal d’extrême droite RIVAROL, qui résulte des informations fausses et mensongères concernant les événements à Gaza, déversées abondamment par les médias et certains responsables politiques.
Le 15 mai 2018 Bourbon écrit “FINALEMENT QUAND ON VOIT CE QUI SE PASSE EN PALESTINE OCCUPÉE UN DÉFUNT CHANCELIER AURAIT IL EU COMPLÈTEMENT TORT DANS SON ANALYSE DE LA QUESTION JUIVE LA QUESTION MÉRITE D’ÊTRE POSÉE”
Dans ce tweet, BOURBON affirme soutenir le chancelier défunt” sous entendu Hitler, et son analyse de la question juive, comprenez la Shoa.
Nous en déduisons que non seulement l’antisionisme c’est l’antisémitisme, mais que le “palestinisme” rapproche l’extrême droite, et l’islamo-gauchisme qui soutiennent ensemble le terrorisme islamiste, du moment qu’il est anti-israélien et anti-juif.
Comme nous le craignions ces mensonges ont contribué à cultiver l’antisémitisme.
Le lien suivant présente les discussions haineuses suscitées par ce tweet
https://twitter.com/JeromeBourbon/status/996350734902972416.
Le BNVCA tient à corriger ci dessous les “fake news” mises en cause, les plus répandues par les journalistes, reporters et hommes politiques. Ceux ci les prenant pour argent comptant, contribuent à déclencher cette haine d’Israël qui pousse à l’acte anti-juif sur notre sol, depuis 18 ans.
1- Le territoire de Gaza n’est pas occupé par Israel mais gouverné par le mouvement terroriste Hamas.
2- Un dirigeant du Hamas Bardaoui avoue que les gazaouis tués ne son pas des civils mais des “combattants” du Hamas.
3- Un autre dirigeant qui témoigne devant les caméras confirme que les femmes et les enfants sont envoyés en première ligne et que l’objectif est d’envahir le territoire israélien pour tuer les habitants juifs de ce pays.
4- La famille du bébé mort avoue que leur fillette de 8 mois a succombé à sa maladie de cœur, et non suite à l’inhalation de gaz lacrymogènes. Elle ajoute avoir été soudoyée par le Hamas pour mentir devant la presse internationale.
Le BNVCA demandera au Gouvernement et au Parlement d’ouvrir une enquête, et désigner une Commission Parlementaire pour examiner les manquements à la déontologie de la Presse.
Le BNVCA saisit le CSA à propos des informations et reportages diffusés sans avoir été vérifiées au préalable.
Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Charles Baccouche de déposer plainte contre l’auteur du tweet antisémite.

Berlin juge « assez extrêmes » les effets de l’antisémitisme en France

Berlin juge « assez extrêmes » les effets de l’antisémitisme en France

La crainte d’une résurgence de l’antisémitisme en Europe rencontre un écho particulier en France et en Allemagne

Felix Klein, premier émissaire spécial du gouvernement allemand auprès de la communauté juive. (Crédit : ministère de l'Intérieur allemand)

Felix Klein, premier émissaire spécial du gouvernement allemand auprès de la communauté juive. (Crédit : ministère de l’Intérieur allemand)

L’antisémitisme et ses effets en France sont « assez extrêmes » et plus importants qu’en Allemagne, a estimé fin avril le nouveau responsable de ce dossier au sein du gouvernement de la chancelière Angela Merkel.

« La situation est assez extrême en France, l’exode des juifs français vers Israël, – l’Alyah -, est un signe alarmant, c’est quelque chose que nous n’avons pas encore en Allemagne », a estimé lors d’une conférence de presse Felix Klein, qui occupe la fonction nouvellement créée de délégué gouvernemental pour la lutte contre l’antisémitisme.

« Par chance, il n’y a pas beaucoup de juifs qui quittent l’Allemagne, comme c’est par exemple le cas en France », a ajouté M. Klein.

La crainte d’une résurgence de l’antisémitisme en Europe rencontre un écho particulier en France et en Allemagne. Une agression antisémite récemment commise à Berlin par un jeune Syrien a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis.

Suite à cette agression, des rassemblements en soutien à la communauté juive allemande ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.

De même, l’industrie nationale du disque vient de supprimer le principal prix musical annuel, les « ECHOs », après la remise d’une récompense à deux rappeurs aux textes pourtant accusés d’antisémitisme.

En France, où vivent les plus importantes communautés juive et musulmane de l’Union européenne, la question de l’antisémitisme resurgit régulièrement, notamment depuis les attentats djihadistes de 2015. Et la situation est encore plus tendue depuis le meurtre en mars de l’octogénaire juive Mireille Knoll, pour lequel la justice française a retenu un motif antisémite.

« Qu’une survivante de l’Holocauste soit assassinée en France simplement parce qu’elle est juive, c’est impensable », a estimé M. Klein.

Pour mieux cerner et combattre l’antisémitisme en Allemagne, il veut créer une banque de données centralisant les actes anti-juifs, afin de mettre en évidence « les cas sous la limite des poursuites pénales », comme certaines injures ou clichés.

Pour l’heure, « nous n’avons que les statistiques générales de la police », selon lesquelles « 90 % des délits antisémites » sont commis par l’extrême droite, a-t-il expliqué.

Or, les juifs d’Allemagne « racontent tout autre chose, ils ressentent l’antisémitisme musulman comme beaucoup plus dangereux », a poursuivi M. Klein.

« Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », a souligné récemment la chancelière Angela Merkel.

Le BNVCA dénonce et condamne les graffitis antisémites tagués sur les murs de l’école juive Gustave Leven, Paris 16e

 

Le BNVCA dénonce et condamne les graffitis antisémites tagués sur les murs de l’école juive Gustave Leven, 6 bic Rue Michel-Ange, Paris 16e.

Des croix gammées et “SALE JUIF” ont été découverts ce Lundi 9 Avril. Selon un responsable de l’établissement, une plainte a été déposée.

Le BNVCA demande qu’une enquête approfondi soit effectuée et que tous les moyens soient mis en oeuvre pour identifier et interpeller les criminels antijuifs. Nous espérons que l’exploitation des vidéos surveillance permettra d’aboutir à ce résultat.

 

Dans le quotidien des habitants de la communauté juive de Sarcelles

Posté le 19 mars 2018

Avec environ 12 000 personnes sur une population totale de 60 000 habitants, c’est l’une des communautés juives les plus importantes en France.

Synagogue Sarcelles

C’était il y a six ans. Jonathan Sandler et ses deux enfants Arié et Gabriel et Myriam Monsonego, tombaient sous les balles du terroriste Mohammed Merah à l’école Ozar-Hatorah, à Toulouse. Un triste événement qui retentissait jusqu’à Sarcelles, où Eva Sandler, veuve de Jonathan Sandler, vivait après ce drame. Ce lundi, elle sera présente à la commémoration organisée par la municipalité (PS), pour un hommage à ces individus « lâchement assassinés parce que juifs », peut-on lire sur la stèle élevée par la ville. C’est aussi ce lundi que le gouvernement doit annoncer son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. « J’ai le sentiment que les autorités ne sont pas à la hauteur, indique François Pupponi, député (PS). Nous avions proposé d’être une zone expérimentale pour analyser les actes antisémites, les expliquer… » Rencontre avec les habitants de la communauté juive de Sarcelles, l’une des plus importantes de France. Ils sont environ 12 000 sur les 60 000 habitants de la ville.

Pour les habitants, les choses ont changé avec le temps

Avenue Paul-Valéry, à Sarcelles. Ici, tous les commerces proposent des produits casher. C’est dans ce quartier, dit celui de la « Petite Jérusalem », que vit une grande majorité des juifs de la commune. La récente agression d’un enfant de 8 ans qui portait une kippa a suscité beaucoup d’émotion. L’ancien maire (PS), Nicolas Maccioni, avait alors demandé au préfet des renforts pour plus de sécurité et songeait à organiser, avant sa démission, des journées de lutte contre l’antisémitisme.

« Ah, Mazel tov ! », s’enthousiasme Maguy. Pour cette habitante de 72 ans, il y a urgence « à engager un travail sur cette question ». Elle est attablée à la terrasse d’une boulangerie avec Joëlle, 58 ans, fille de Liliane, 82 ans. Elles ont connu le Sarcelles d’antan. « Celui où tout le monde se mélangeait », assure tout sourire Maguy, nostalgique. « Il y a quarante ans, on n’avait pas de problème, on se sentait en sécurité, reprend Joëlle. Avec le temps, les choses ont changé. » Maguy, est religieuse. Elle sort la tête couverte. Joëlle ne l’est pas. « Je me suis retrouvée à inscrire ma fille dans une école juive parce qu’elle se faisait agresser au collège public », souffle-t-elle. « J’ai dû faire pareil. On s’en prend à eux parce qu’ils sont juifs, affirme Maguy. Le gamin de 8 ans, je suis sûre qu’ils l’ont frappé parce qu’il avait une kippa… » Joëlle aimerait que ça change : « On a grandi dans les mêmes quartiers, on a vécu les mêmes galères, je ne comprends pas comment on peut en arriver là », souffle-t-elle tout en tirant sur sa cigarette.

« Tout n’est pas parfait mais pas besoin d’en rajouter »

A quelques mètres de là, David* sort d’un magasin. A 34 ans, il n’a jamais vécu ailleurs qu’à Sarcelles et ne compte pas en partir. « Je suis bien ici. Il y a une bonne cohabitation entre les gens. Ici, j’assume ma kippa, je sais qu’on ne va pas me regarder bizarrement, alors qu’ailleurs je ne la mets pas forcément. Parfois je mets une casquette », concède-t-il. Un geste qu’il voudrait ne pas avoir à faire. « Qu’on porte une kippa, une croix ou un voile, on ne devrait pas être embêté. Moi, je m’en fiche. Chacun doit pouvoir vivre librement qu’il soit croyant ou non, sans avoir peur d’être agressé. » Le jeune homme est optimiste. « Les émeutes de juillet 2014 (NDLR : en marge d’une manifestation propalestinienne), ça a été dur. Ça a été un tournant pour la communauté. Mais pour moi, le vivre ensemble existe toujours. » Samuel, 21 ans, a grandi dans la rue Louis-Lebrun. « Je ne ressens pas du tout de danger à Sarcelles. Je trouve que les choses se passent bien. » Son amie, Rebecca, 22 ans, n’est pas aussi catégorique. « Ce n’est pas lié qu’à Sarcelles, c’est un climat général. Depuis les attentas à l’Hyper Cacher, j’ai peur. »

Dan, père de quatre enfants, installé dans le quartier depuis trente ans, est « tranquille ». « Je vis bien ma vie, j’ai mes magasins casher, ma synagogue, je peux vivre ma foi tranquillement », insiste l’homme de 59 ans. Un sentiment partagé par Esther*. « Ça fait quarante-cinq ans que je suis à Sarcelles et les communautés vivent bien ensemble. Tout n’est pas parfait mais ça va, pas besoin d’en rajouter. »

*Les prénoms ont été modifiés

Laurent Berros, rabbin de Sarcelles et du Val-d’Oise

Comment percevez-vous la vie de la communauté juive aujourd’hui à Sarcelles ?

Laurent Berros : Elle vit bien. Elle a retrouvé ses esprits. Après les attentats de l’Hyper Casher en 2015 et plus encore après la manifestation [interdite] du 20 juillet 2014, on a eu beaucoup de départs. Ce dernier événement avait ébranlé la communauté qui s’est mise à douter, car les Sarcellois ne pensaient pas qu’un jour, ça pouvait arriver ici, chez eux. Car somme toute à Sarcelles, il fait bon vivre. Les communautés et les gens se respectent. Qu’on se balade avec une kippa ou en djellaba, ça ne choque personne. Le fait de vivre ensemble, d’aller au marché, contribue au fait qu’il n’y ait pas autant de tensions que l’on pourrait penser.

Y a-t-il un travail à réaliser contre l’antisémitisme ?

L.B : Il faut combattre l’antisémitisme et combattre le silence. La minorité silencieuse, qui ne participe pas, qui n’a pas de volonté de s’intégrer à la société, peut faire des dégâts. Tout le monde n’a pas les mêmes idées, mais il ne faut pas que la haine s’installe. Il ne faut pas que la lutte contre l’antisémitisme se fasse que dans la répression. Ça passe par un vrai dialogue, même musclé, avec des gens qui n’ont pas envie de parler. Il faut mettre en place des grands moments de rencontre.

Comment ?

L.B : Je crois aux marches citoyennes, aux marches républicaines. Il faut déambuler dans les quartiers, aller à la rencontre des gens pour briser le silence. Car ce silence s’est transformé en haine. Il faut briser cette haine.

Comment qualifiez-vous les relations entre communautés ?

L.B : Il y a un dialogue avec les communautés, ce sont des gens adorables. C’est peut-être une ville compartimentée mais dans chaque compartiment, il y a des gens de religions différentes. Il y a une vraie cohabitation. Celle-ci devient de plus en plus dure avec les nouvelles générations qui peuvent avoir des préjugés. Aujourd’hui par exemple, il y a le problème de l’école publique où on a des enfants qui ne peuvent plus être scolarisés à cause de leur appartenance religieuse et sont donc dans les écoles juives.

Faudrait-il mettre en place des journées de lutte contre l’antisémitisme ?

L.B : Ces journées doivent exister. Il faut impérativement lutter par l’information. Il faut réactiver le vivre-ensemble et la politique de la ville est prépondérante dans ce dialogue. Des lieux comme le conservatoire où les associations sportives, qui accueillent des gens de toutes confessions et où tout va bien, sont importants. Ce vivre-ensemble qui était normal avant devient utile et nécessaire aujourd’hui.

Il n’y a plus de mixité :  Yolande a fait son Aliyah, avec son mari Jean-Paul

Ils ont 68 et 66 ans. Yolande et Jean-Paul, ont quitté leur ville de Sarcelles, il y a deux ans et demi, où ils ont vécu pendant quarante-deux ans. « On a voulu faire notre Aliyah [immigrer en Israël] une fois à la retraite », indique le couple, rencontré avenue Paul-Valéry. Pour quelles raisons ? « Pour un meilleur cadre de vie, insiste Jean-Paul, canne à la main. Là-bas on a le soleil, la mer… C’est mieux. » Yolande fait la moue. « C’est aussi pour des questions de sécurité, intervient-elle. On voulait plus de sérénité. L’Aliyah, ça nous fait du bien. » Chaque année, ils reviennent à Sarcelles. « On a nos enfants qui vivent encore en France, à Paris. L’une de nos filles vient d’accoucher, se réjouit la retraitée. C’est pour ça qu’on est revenu en janvier et mon mari s’est fait opérer. » Ils comptent repartir bientôt. Ils aiment revenir à Sarcelles, « même si ça a changé ». « Il n’y a plus de mixité, plus de laïcité », déplore Yolande.

Maïram Guissé

Source leparisien

ANDRÉ GLUCKSMANN: Pourquoi les médias occidentaux ont beaucoup d’indulgence pour le terrorisme palestinien ?

Pourquoi les médias occidentaux ont beaucoup d’indulgence pour le terrorisme palestinien ?

– Le terrorisme des irlandais (l’IRA) : condamné par tout le monde ;
– Le terrorisme des basques : condamné par tout le monde ;
– Le terrorisme ou simplement la résistance armée des tchétchènes : condamné par tout le monde
Ca a beau être une guerre coloniale menée depuis 300 ans par les russes : pas question

Le TERRORISME = l’attaque DÉLIBÉRÉE, INTENTIONNELLE, de gens sans défense par des gens armés.

Il n’y a qu’un terrorisme, durant ces 10 dernières années, qui a été excusé, expliqué, avec plus ou moins de complaisance, ou bien héroïsé par d’autres, c’est le terrorisme des palestiniens.

Est-ce par ce qu’ils sont musulmans ? Non, puisque les tchétchènes le sont aussi !

Alors pourquoi une unicité de la cause palestinienne ?
Pourquoi les palestiniens échappent-ils à la condamnation universelle ?
La seule explication, si l’on excuse 1 seul terrorisme, c’est que leur cible est très particulière, c’est des juifs.

Par André Glucskmann

Contrebande d’armes à Gaza/France: Israël inculpe Romain Franck

Contrebande d’armes à Gaza/France: Israël inculpe Romain Franck

Le Shin Bet déclare qu’il a “cyniquement exploité” ses privilèges diplomatiques pour faire passer plus de 70 armes de Gaza en Cisjordanie ; Les liens avec Paris ne changeront pas

Romain Franck (D), 24 ans, travailleur au consulat de France, et les Palestiniens Moufak al-Ajluni (G) et Mohamed Katout (C) comparaissent devant le tribunal de la ville israélienne de Haïfa le 19 mars 2018, pour faire face à des accusations de contrebande d'armes à Gaza (Crédit : AFP / JACK GUEZ)

Romain Franck (D), 24 ans, travailleur au consulat de France, et les Palestiniens Moufak al-Ajluni (G) et Mohamed Katout (C) comparaissent devant le tribunal de la ville israélienne de Haïfa le 19 mars 2018, pour faire face à des accusations de contrebande d’armes à Gaza (Crédit : AFP / JACK GUEZ)

Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé lundi des accusations « très graves » de contrebande d’armes par un employé du consulat français à Jérusalem, mais a déclaré que l’incident ne compromettrait pas les relations diplomatiques entre les deux pays, les accusations de trafic d’armes ayant été confirmées par les autorités israéliennes.

Le service de sécurité du Shin Bet a identifié le suspect comme étant Romain Franck. Il est accusé d’avoir utilisé une voiture officielle pour faire passer en contrebande des dizaines d’armes à feu de la bande de Gaza vers la Cisjordanie.

Franck, âgé d’une vingtaine d’années, avait profité de contrôles de sécurité réduits pour les véhicules consulaires pour transporter les armes hors de l’enclave palestinienne, a indiqué l’agence.

Franck a effectué cinq courses de contrebande, apportant 70 pistolets et deux fusils d’assaut en Cisjordanie provenant d’un employé palestinien du Centre culturel français à Gaza, a dit le Shin Bet. Le contact de Franck en Cisjordanie a ensuite vendu les armes à d’autres marchands d’armes.

Romain Franck, employé du consulat français à Jérusalem. (Shin Bet)

Le Shin Bet a déclaré que Franck était motivé par l’appât du gain. Il a précisé que ses supérieurs au consulat français à Jérusalem n’étaient pas au courant de ses actions.

Neuf personnes ont été arrêtées dans cette affaire, dont un résident de Jérusalem-Est employé au consulat français à Jérusalem et des Palestiniens de Gaza qui résidaient illégalement en Cisjordanie, selon le Shin Bet.

Un juge de Beer Sheva a prolongé la détention de Romain Franck, arrêté mi-février, jusqu’au 28 mars, dans un premier temps. Cinq Palestiniens, membres présumés du même réseau, ont également été inculpés.

Les détails de l’affaire sont restés confidentiels jusqu’à lundi, et le tribunal de Beer Sheva n’a pas confirmé la comparution. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devrait se rendre en Israël. L’ambassade n’a pas encore reçu de confirmation de la visite.

« Il s’agit d’un incident très grave au cours duquel l’immunité et les privilèges accordés aux missions étrangères en Israël ont été cyniquement exploités pour la contrebande », a déclaré un responsable du Shin Bet, ajoutant que les armes auraient pu être utilisées dans des attaques contre des civils et des forces de sécurité.

Faisant écho au Shin Bet, le ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Il s’agit d’un incident très grave que nous traitons avec sévérité ».

Elle a également remercié les autorités françaises pour avoir coopéré à l’enquête.

« Les liens avec la France sont excellents et l’affaire ne leur porte pas préjudice », a souligné le ministère des Affaires étrangères.

Un porte-parole de l’ambassade de France en Israël avait déclaré dimanche que « nous prenons cette affaire très au sérieux et sommes en contact étroit avec les autorités israéliennes ».

Romain Franck avait été recruté au consulat général comme « volontaire international », statut qui permet à de jeunes adultes de bénéficier généralement d’un contrat d’un an, éventuellement renouvelable, pour une expérience professionnelle à l’étranger – mais ne bénéficie pas de la même immunité qu’un diplomate.

Franck « a bénéficié et continue de bénéficier de la protection consulaire » accordée aux ressortissants français, a-t-il ajouté.

Selon le quotidien Le Monde, la France ne va pas empêcher les poursuites, mais Franck pourrait purger sa peine en France et non en Israël. Le consulat général de Jérusalem n’a pas seulement une tâche consulaire, mais assure aussi une mission diplomatique sensible auprès de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat palestinien indépendant.

Le général israélien Yoav Mordechai, qui supervise les activités israéliennes de nature civile dans les Territoires, a affirmé sur Facebook la nécessité de renforcer les procédures et la délivrance de permis, parce que « les organisations terroristes de Gaza ne reculent devant aucun moyen, qu’il s’agisse d’aide médicale ou internationale, pour servir leurs intérêts ».

« Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire », a dit un responsable israélien sous le couvert de l’anonymat.

Du côté français aussi, on s’employait à contrôler les dommages. Le Quai d’Orsay prend le sujet « très au sérieux ». Romain Franck avait fait l’objet de contrôles et il n’y avait rien à lui reprocher, assure une source diplomatique.

« C’est une affaire individuelle », dit-elle. Mais une enquête administrative « immédiate » sur place a été ordonnée, et « toutes les conclusions » en seront tirées, a souligné le Quai d’Orsay.

L’inspecteur en chef du ministère des Affaires étrangères à Paris a été nommé pour diriger l’enquête. « Il s’agit de parvenir à des conclusions qui permettront aux employés du consulat général de poursuivre leur important travail dans des conditions optimales, malgré les circonstances difficiles », indiquait un communiqué de l’ambassade de France en Israël, publié en hébreu.

L’AFP a contribué à cet article.

Le BNVCA prend acte du Nouveau Plan Contre le Racisme et l’Antisémitisme et apporte son soutien aux personnalités nommées par le Premier Ministre pour combattre la Cyber haine en général et le Cyber antisémitisme en particulier.

Le BNVCA qui a participé ce jour 19/3/18 à la présentation par le Premier Ministre Edouard Philippe, du nouveau Plan Contre le Racisme et l’Antisémitisme prend acte de la volonté du Gouvernement de lutter plus efficacement contre la “cyber haine “.
Le BNVCA qui avait déjà mis en place son observatoire du Cyber Antisémitisme, souligne que le recensement des actes antisémites qu’il effectuait, incluant les signalements hostiles exprimés sur la toile et les réseaux sociaux, était toujours en décalage avec les chiffres officiels de la CNCDH.
Alerté aussi par les internautes, le BNVCA a déposé plusieurs plaintes qui ont donné lieu à des enquêtes et des condamnations. D’autres  procédures pénales sont encore en cours.
Nous attendons du dispositif décrit par le Premier Ministre que les vidéos, menaces injures antisémites soient immédiatement retirées et leurs auteurs poursuivis d’initiative par les Parquets compétents. Ces mesures doivent viser également les sites qui font la promotion de l’organisation illégale BDS, qui en incitant à la haine d’Israel poussent à l’acte anti juif.
Depuis longtemps, le BNVCA considère que pour vaincre ce fléau d’antisémitisme, il faudrait le distinguer du racisme, car  les auteurs et les mobiles sont totalement différents.
Pour le BNVCA  tout acte visant une personne ou un bien juif doit être à priori envisagé comme un acte antisémite, à charge pour l’enquête de démontrer le contraire.
Le BNVCA  plaide en faveur de  la création d’un Office Central de Lutte Contre l’Antisémitisme, et d’une modification de la Loi portant sur l’aggravation des peines.
Bien disposé à coopérer avec les personnalités missionnées par le Premier Ministre pour lutter contre la “cyber haine” le BNVCA  maintient sa vigilance et invite tous les internautes à signaler tout message antisémite en cliquant sur BNVCA.ORG et en complétant le formulaire réservé à cet effet.

Un Israélien a inspiré l’une des plus grandes découvertes de Stephen Hawking

Le scientifique Jacob Bekenstein s’est opposé à l’éminent physicien théoricien avant de coopérer avec lui sur les trous noirsLe physicien Stephen Hawking sourit lors d'un symposium en l'honneur de son anniversaire à l'Université de Cambridge le 11 janvier 2002 à Cambridge, Angleterre. (Sion Touhig/Getty Images, via JTA)

Le physicien Stephen Hawking sourit lors d’un symposium en l’honneur de son anniversaire à l’Université de Cambridge le 11 janvier 2002 à Cambridge, Angleterre. (Sion Touhig/Getty Images, via JTA)

Stephen Hawking, le célèbre physicien britannique décédé mercredi à 76 ans, entretenait des relations publiques tendues avec Israël.

Bien que Hawking ait visité le pays à plusieurs reprises, donnant des conférences dans des universités israéliennes et palestiniennes, il a ostensiblement boycotté une conférence académique à Jérusalem en 2013 sur ce qu’un porte-parole de l’époque a déclaré être le « conseil unanime » de ses collègues palestiniens là-bas.

Les organisateurs israéliens se sont sentis doublement insultés, soulignant que la conférence rendait hommage au président israélien de l’époque, Shimon Peres, considéré comme un symbole international pour la paix.

Cependant, Hawking peut remercier un scientifique israélien pour certaines de ses recherches les plus révolutionnaires.

Au début des années 1970, alors que Hawking avait déjà fait un travail essentiel sur les champs gravitationnels cosmiques appelés trous noirs, il s’est trouvé en désaccord avec Jacob Bekenstein, alors étudiant en doctorat à Princeton. Bekenstein, fils de parents juifs polonais au Mexique, avait la citoyenneté israélienne et enseigna pendant 25 ans à l’Université hébraïque de Jérusalem.

Dans sa thèse de doctorat, qui a fait des vagues en 1972, Bekenstein a théorisé que les trous noirs ont une entropie, ou désordre dans leur système, et par la suite, selon les lois de la physique, une température. Hawking n’était pas d’accord, soutenant que les trous noirs ne pouvaient rien rayonner et n’avaient donc pas de température. Lors d’une conférence en France cette année-là, Hawking réunit quelques collègues et s’emporta contre Bekenstein.

« Ces trois-là étaient des personnes âgées. Je venais de terminer mon doctorat. Tu t’inquiètes de savoir si tu es stupide et que ces types détiennent la vérité », a dit Bekenstein à propos de l’événement.

Le regretté professeur Jacob Bekenstein, physicien théoricien, à l’Université hébraïque, le 9 mai 2012. (Miriam Alster/FLASH90)

Mais en 1974, Hawking a confirmé la thèse de Bekenstein par un calcul complexe de la théorie quantique. Au début, il a tenu le calcul secret, craignant d’admettre son erreur. Il a finalement rendu sa découverte publique – aujourd’hui, elle est considérée comme l’une de ses plus importantes découvertes.

Comme l’a écrit The New York Times lorsque Bekenstein est mort en 2015 d’une crise cardiaque, « sa découverte est considérée comme un repère dans la recherche, jusqu’à présent inachevée, pour réaliser le rêve d’Einstein d’une théorie unifiée de la gravité qui plie le cosmos et le chaos quantique qui y règne, ce qu’on appelle la gravité quantique. »

Aujourd’hui, l’entropie d’un trou noir s’appelle entropie de Bekenstein-Hawking, mais le rayonnement émis par un trou noir s’appelle rayonnement de Hawking-Bekenstein, ou souvent simplement rayonnement de Hawking. Cela peut sembler injuste, mais c’est une distinction nécessaire, comme Bekenstein l’a dit lui-même.

« L’entropie d’un trou noir s’appelle entropie de Bekenstein-Hawking, ce qui me paraît bien. Je l’ai d’abord écrit, Hawking a trouvé la valeur numérique de la constante, donc ensemble nous avons trouvé la formule telle qu’elle est aujourd’hui », a-t-il dit.

« Les radiations étaient vraiment le travail de Hawking. Je ne savais pas comment un trou noir pouvait rayonner. Hawking l’a démontré très clairement. Ça devrait donc s’appeler radiation Hawking. »

Certains estimaient que Bekenstein, qui portait une kippa et avait remporté le prestigieux prix Wolf d’Israël en 2012, aurait dû recevoir le prix Nobel pour sa contribution à la science (le prix n’est pas décerné à titre posthume). Mais son travail et ses liens avec Hawking perdurent : Hawking a dit qu’il voulait que l’équation d’entropie de Bekenstein-Hawking soit gravée sur sa pierre tombale

 

Le BNVCA demande l’intervention des autorités pour faire respecter par tous moyens, la décision de la Présidence de l’Université Jean Jaurès de Toulouse d’interdire les conférences et manifestations BDS prévues à Toulouse

Le BNVCA reçoit un très grand nombre d’appels et requêtes émanant de correspondants résidents de Toulouse et de Montpellier, qui se plaignent des nuisances provoquées sans cesse par les activistes de l’organisation illégale BDS.  

Ces requérants protestent contre la tenue d’une conférence au sein de l’Université Jean Jaurès de Toulouse et à Maison Blanche le 14 mars 18, sous le thème fallacieux “Repenser la question palestinienne”.
Le Président du BNVCA a contacté la Présidence de l’Université qui lui a confirmé avoir interdit la tenue de cette manifestation de nature anti israélienne qui va encore pousser à l’acte anti-juif  et de surcroit dans un contexte difficile que traverse l’Université en question.
Le BNVCA rappelle que c’est dans cette même  ville de Toulouse qui génère des islamistes radicalisés que  les enfants juifs de l’Ecole Or Thora ont déjà payé un lourd tribu à cette incitation à la haine.
Le BNVCA demande instamment au Préfet de la Haute Garonne d’user de son autorité pour faire interdire et réprimer ces manifestations.susceptibles de créer un trouble à l’ordre public, mettre encore en danger les habitants juifs de la Ville.
Le BNVCA qui déplore que  des professeurs d’Université se prêtent à ces prétendus débats, saisit la Ministre de l’Enseignement supérieur.
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Stains – Banderole Salah Hamouri – Le BNVCA prend CAPJPO Europalestine en flagrant délit de désinformation. Le BNVCA félicite le Préfet de Seine St Denis et le Juge des Référés du Tribunal Administratif de Montreuil

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 12 Mars 2018

Le BNVCA vient de prendre en flagrant délit de propagandes mensongères CAPJPO Europalestine qui a publié sur son site le 10 Mars 2018, un article, selon lequel le juge des référés du tribunal Administratif de Montreuil, aurait autorisé des élus à soutenir la libération du franco-palestinien Salah Hamouri, prisonnier en Israël, membre d’une organisation terroriste FPLP.

CAPJPO Europalestine a intitulé son article “Victoire pour la ville de Stains et sa banderole pour Salah Hamouri”. (http://www.europalestine.com/spip.php?article14011)

Il s’agit d’une désinformation flagrante, puisqu’en réalité, Le juge des référés suspend l’exécution de la décision du maire de Stains d’apposer sur le mur d’enceinte de la mairie une banderole. Azzedine Taibi a donc l’ordre de l’enlever dans un délai de trois jours. Mais ce n’est que la première étape : le tribunal administratif, siégeant en formation collégiale, devra se prononcer définitivement sur la légalité de cette décision.”

Le BNVCA salue l’action du Préfet de la Seine St Denis. 

Le BNVCA accueille toujours avec satisfaction les décisions du Tribunal Administratif de Montreuil qui, régulièrement, annule des arrêtés de Conseils Municipaux de certaines communes qui se croient autorisées à excéder leurs pouvoirs locaux et prendre partie dans des conflits étrangers.

Montmagny : le BNVCA demande que le caractère antisémite soit retenu

Le BNVCA demande au Procureur du Val d’Oise de faire appel de la décision de la juge pour enfants de ne pas retenir le caractère antisémite de l’agression

Des soldats français armés devant l'entrée de l'école juive  'La Source' à Marseille, le 12 janvier 2016. (Crédit : Boris Horvat/AFP)

Des soldats français armés devant l’entrée de l’école juive ‘La Source’ à Marseille, le 12 janvier 2016. (Crédit : Boris Horvat/AFP)

Le 28 mars dernier, quatre adolescents étaient interpellés dans le Val-d’Oise, peu après l’agression d’un garçon juif de 14 ans qui sortait de la synagogue de Montmagny, apprenait-on le lendemain de sources proches de l’enquête.

La juge pour enfants a décidé de ne pas reconnaître le caractère antisémite de l’agression, contre l’avis du parquet et de la police, selon le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

« Le BNVCA est d’autant plus interloqué que le parquet et la police avaient aussitôt retenu le caractère antisémite, du fait que la victime portait la kippa qui lui a été arrachée et volée, et qu’il sortait d’une synagogue, » explique l’association dans un communiqué.

Le garçon a expliqué avoir d’abord été traité de « sale juif » par un groupe de huit jeunes alors qu’il jetait des pétards en compagnie de son frère et de sa sœur dans un parc à proximité de la synagogue, avant la célébration de la fête de Pourim, selon l’une de ces sources proche de l’enquête.

A la fin de l’office, vers 20h, le garçon, aîné de la fratrie, était sorti de la synagogue peu avant sa famille.

C’est alors que, « légèrement isolé », il aurait été encerclé par une dizaine de jeunes qui lui auraient donné des coups, notamment avec une branche d’arbre, cassé ses lunettes et volé sa kippa tout en proférant des insultes antisémites, ont ajouté les sources, confirmant en partie des informations d’Europe 1.

« S’il est vrai qu’il peut s’agir d’une rixe entre jeunes, explique le BNVCA, il faut retenir toutefois que près d’une quinzaine de jeunes gens d’origine africaine et nord-africaine se sont abattus sur l’enfant juif, qu’ils ont frappé, battu, y compris au moyen d’une branche d’arbre, mais que seulement quatre d’entre eux ont été interpellés par la police et déférés devant le Tribunal pour enfants. »

La victime s’est vue prescrire deux jours d’incapacité totale de travail (ITT), a précisé l’une de ces sources.

Vers 22h30, quatre adolescents du quartier – trois de 14 ans et un autre de 15 ans – ont été interpellés par la brigade anti-criminalité (BAC) et placés en garde à vue pour violences aggravées, notamment en raison de la religion.

Sans antécédents, ils « ont reconnu qu’ils étaient présents dans le groupe agresseur », sans donner de précisions, selon une source proche de l’enquête. Deux d’entre eux ont été reconnus par la victime.

Fin janvier, une affaire impliquant dans ce même département, à Sarcelles, un garçon juif de huit ans avait suscité une vive émotion dans la communauté juive et la classe politique.

L’enfant avait rapporté que, alors qu’il portait sa kippa, deux jeunes l’avaient fait tomber avec un croche-pied avant de lui donner quelques coups au sol. Le parquet de Pontoise avait retenu le caractère antisémite de l’agression.

Agenda judiciaire chargé du BNVCA dans sa lutte contre le cyber antisémitisme

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 9 Mars 2018

Le BNVCA salue l’action de la Police qui, suite à un nouveau signalement du BNVCA, a pu identifier l’auteur de messages antisémites et  menaçants.

Le BNVCA qui depuis sa création surveille l’antisémitisme diffusé sur internet, reçoit sur son site BNVCA.ORG, dédié à cet effet, de nombreuses informations émanant d’internautes vigilants qui découvrent des messages des tweets,des posts antisémites tant sur la toile, que sur les divers réseaux sociaux.

C’est ainsi que Dieudonné, Soral, Blanc, Zéon, Hevé Ryssen, Hicham Hamza Panamza, Nour, Mennel, Ludivina Nieto, Joe le Corbeau, Faurisson, Delacroix, Kemi Seba, les sites Ahmed Rami, Phenix, Stirpes, Forsane Alizza, et des centaines d’autres, ainsi que sur YouTube, les rap antisémites, ont été débusqués et poursuivis en justice systématiquement par nos soins, pour avoir “par tout moyen de communication au public par voie électronique, en l’espèce, diffusé sur leur blog, ou leur site internet, des images, des messages, des injures des photos de “quenelles” des vidéos à caractère antisémite”.

C’est ainsi que suite à notre plainte déposée le 17/9/17, l’auteur de messages antijuifs violents, qui se cachait sous le pseudonyme Grégoire Denyssa, a été démasqué.

Il est convoqué le 13 mars 2018 à l’audience du Tribunal Correctionnel de Brest, où il devra répondre de deux affaires découvertes par le BNVCA, du chef d’antisémitisme et de diffamation publique.

L’avocat représentant le BNVCA, maître Le Guirriec, réclamera des sanctions sévères, dissuasives et exemplaires. 

Le BNVCA dont l’agenda judiciaire reste chargé précise que suite aux plaintes déposées, l’auteur qui, sous le pseudonyme “dans ton Chat”, avait publié une charade antijuive sur son compte Facebook, domicilié en Suisse, a fait l’objet le 1 er Mars 2018, d’un rappel à la loi, ainsi qu’un stage de citoyenneté au mémorial de la Shoah le 20 et 21 Février.

Le 28 Mars, Maître Charles Baccouche représentera le BNVCA à une audience au TGI de Paris pour contre Herve Ryssen, qui a publié une vidéo sur YouTube intitulée “Hervé RYSSEN Les juifs, l’inceste et l’hystérie”

Le 11 Avril, à l’audience du TGI de Paris Maître Nicolas Benouaiche, avocat de l’OJE, représentera  le BNVCA à l’audience au TGI de Paris contre Gérard Filoche, prévenu pour avoir  posté un tweet représentant Emmanuel Macron porteur d’un brassard nazi, ou la croix gammée est remplacée par le signe du dollar, avec devant lui les photos de Patrick Drahii, Jacob Rotschild, Jacques Attali, et en légende “en marche vers le cahos mondial”.

Le 29 mars, maître Nicolas Salomon (avocat de l’OJE), représentera le BNVCA dans l’affaire Hicham Hamza, qui a mis en ligne son article intitulé “le Bataclan vendu le 11 septembre par son détenteur, parti en Israël” et développant une thèse complotiste.antijuive.

Le BNVCA qui lutte contre le cyber antisémitisme, invite tous les internautes vigilants à le prévenir des dérives antisémites en cliquant sur le site BNVCA.ORG ou en appelant sa hot line 0663883029

Oxfam : les abus sexuels dans les ONG antisionistes©

Les abus sexuels dans les ONG adeptes du dénigrement d’Israël

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Le comportement pervers d’employés de la principale association caritative britannique, Oxfam – faisant partie d’Oxfam International – a récemment fait les grands titres dans les médias internationaux. Au cours des dernières semaines, ces commentaires se sont amplifiés pour déboucher sur un véritable scandale, dont on ne pourra mentionner que certains aspects ici. Beaucoup d’autres organisations sont impliqués dans des formes d’abus similaires.

L’information initiale concernait la dissimulation de l’usage de prostituées par des membres de la mission humanitaire Oxfam en Haïti, après le tremblement de terre de 2010. L’organisme caritatif a mené une enquête interne en 2011, qui ont débouché sur la démission de trois membres d’équipe et le renvoi de quatre employés[1].

Le scandale d’Oxfam n’est qu’apparemment sans relation avec Israël. Comme NGO Monitor l’a révélé en détail, Oxfam International et les branches au Royaume-Uni,[2] aux Pays-Bas[3] et en Belgique[4] incitent fréquemment contre Israël. Les organisations qui accusent Israël de tout ce qui va mal à Gaza ne doivent pas être simplement considérés comme des adversaires politiques. La façon dont ils politisent leurs actions d’aide les transforme en ennemis à mi-temps.

Le comportement pervers d’ennemis à mi-temps devrait être autant rendu public que celui d’auteurs d’actes pervers chroniques. Les cascades de comportements répréhensibles de la part de membres d’Oxfam sont décrits au grand public, dans les rapports détaillés sur le scandale d’Haïti, depuis sept ans. C’était le secret le mieux partagé du monde. La patronne de l’association caritative-sœur sise en Hollande, Oxfam Novib, a reconnu avoir eu accès à ce rapport dès 2012 et a déclaré qu’elle l’avait partagé avec le Ministère hollandais des Affaires étrangères et la Cour des Comptes nationale[5].

Comme il est plus qu’improbable que le groupe caritatif Oxfam, même après ce scandale, ne s’abstienne brusquement de diffamer Israël, il est important de rendre publique la nature de ce qu’on connaît jusqu’à présent sur cet organisme. Une femme haïtienne s’est présentée pour déclarer que le directeur de mission d’Oxfam avait des relations sexuelles avec elle deux fois par semaines contre de l’argent, alors qu’elle n’avait que 16 ans[6]. Ila y a aussi des accusations d’abus sexuels répétés par des membres d’Oxfam au Tchad et au Sud-Soudan[7]. L’un des employés renvoyés en 2011 pour abus sexuel en Haïti a été ré-embauché par Oxfam pour une mission en Ethiopie[8].

Une personne qui a travaillé pour Oxfam, en Indonésie, après le Tsunami de 2004 a décrit la culture des travailleurs sociaux de cet organisme. Il a déclaré qu’alors qu’on pouvait sentir l’odeur des cadavres dans l’air, Oxfam avait ouvert un bar sur le toit de leur bâtiment. Les travailleurs de toutes les autres organisations d’aide s’agglutinaient là pour boire la nuit entière[9].

La responsable exécutive-adjointe d’Oxfam, Penny Lawrence, a démissionné en 2018, dans le but de prendre sur elle la responsabilité de tout ce qu’elle savait déjà dès 2011. Une autre directrice exécutive d’Oxfam, Helen Evans, a démissionné en disant qu’il se déroule aussi des abus sexuels à l’intérieur même des boutiques d’Oxfam au Royaume-Uni[10]. Sous la pression, Oxfam a, à présent, publié le rapport de 2011 sur le scandale d’Haïti, qui déclare que trois des hommes accusés de comportements sexuels “inadaptés”, ont physiquement menacé les témoins au cours de l’enquête[11].

Helen Evans

Le Président d’Haïté, Jovenel Moise,  a déclaré que le scandale d’Oxfam n’est jamais que le sommet de l’Iceberg”. Il a ajouté que d’autres organismes caritatifs devaient aussi faire l’objet d’enquêtes pour s’être livré à de la prostitution masquée et autres délits sexuels, à la suite du tremblement de terre de 2010[12].

Un rapport émis par Save The Children en 2007, avait déjà alerté Oxfam, parmi tant d’autres œuvres caritatives des abus sexuels massifs de locaux commis par les agences de l’ONU, les employés de gouvernements et d’ONG dans certains pays africains[13]. La Ministre britannique, Penny Mordaunt, Secrétaire au Développement International, a accusé Oxfam de trahison complète de la confiance placée en cette organisation[14].

Il y a un autre aspect de cette question sur lequel on n’a pas insisté. Oxfam a reçu d’importantes récompenses et subventions de la part de l’union Européenne et de divers gouvernements, dont le gouvernement britannique. La Ministre Mordaunt s’est, maintenant, mise d’accord avec Oxfam que l’organisation ne soumettrait pas sa candidature pour de nouveaux financements d’Etat, jusqu’à ce que son département “soit satisfait de son atteinte des hauts niveaux de normes qu’in est en droit d’attendre d’elle[15]“.

Quand Oxfam se sera sorti de cette situation déshonorante, on pourrait espérer que les gouvernements ne rendront de nouveaux financements disponibles qu’à la condition que cette organisation se limite à des activités d’aide sans la moindre incitation politique. Dans les années passées, dans les faits, plusieurs gouvernements européens et l’Union Européenne ont, indirectement, par l’entremise d’Oxfam, financé l’incitation à la haine contre Israël.

On a aussi découvert que plus de 120 équipes appartenant à des associations caritatives internationales ont été limogées ou ont perdu leur travail en 2017, à cause de comportements d’abus sexuels. Justin Forsythe, l’ancien directeur-exécutif de Save The Children, a démissionné de son poste de Directeur exécutif adjoint de l’UNICEF.

Il l’a fait après avoir reconnu avoir fait des “commentaires inconvenants et irréfléchis à trois jeunes femmes, membres de l’équipe de Save The Children[16]. Cet organisme charitable a aussi fait de l’incitation à la haine contre Israël en maintes occasions[17].

Le groupe d’aide internationale, Médecins Sans Frontières, a annoncé qu’il traite 24 dossiers de harcèlement sexuel et qu’il a limogé 19 personnes en 2017[18]. Cette organisation a aussi fait de l’incitation anti-israélienne gratuite[19]. Le Comité International de la Croix-Rouge dit que 21 membres de ses équipes ont été limogés ou ont dû démissionner pour avoir payer des services sexuels depuis 2015[20].

Une enquête menée par le Guardian a découvert les énormes échecs des Nations-Unis, en ce qui concerne le traitement des plaintes d’employées dans ses bureaux, sur toute la surface du globe, concernant le harcèlement sexuel. Partout, la culture du silence et de la dissimulation prévaut[21].

Tout ce qui est mentionné ci-dessus reste, cependant, encore bien pâle, face au comportement de certaines des troupes des casques bleus de l’ONU. Comme l’a déjà souligné cet auteur, en 2012, il existe de nombreux exemples de crimes extrêmement graves commis par des casques bleus de l’ONU, dont des meurtres perpétrés par des soldts appartenant à diverses nations[22].

Par Manfred Gerstenfeld

Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation : Marc Brzustowski.

En savoir plus sur http://www.jforum.fr/oxfam-les-abus-sexuels-dans-les-ong-antisionistes.html#VkYfQHzOe4uEzJds.99

Coef :http://www.jforum.fr/oxfam-les-abus-sexuels-dans-les-ong-antisionistes.html

Communique BNVCA Agression d’un enfant juif à Montmagny. Le BNVCA se constitue partie civile au côté de la victime et demande au Procureur du Val d’Oise de faire appel de la décision de la Juge Pour Enfants de ne pas retenir le caractère antisémite de l’agression

Le BNVCA déclare être surpris de la décision de la Juge pour enfants prés le TGI de Pontoise qui ne retient pas la circonstance aggravante d’antisémitisme dans l”agression commise à Montmagny par plusieurs jeunes gens, contre un enfant de confession juive. Le BNVCA est d’autant plus interloqué que le parquet et la police avaient aussitôt retenu le caractère antisémite, du fait que la victime portait la kippa qui lui a été arrachée et volée, et qu’il sortait d’une synagogue.

S’il est vrai qu’il peut s’agir d’une rixe entre jeunes, il faut retenir toutefois que près d’une quinzaine de jeunes gens d’origine africaine et nord africaine se sont abattus sur l’enfant juif, qu’ils ont frappé, battu, y compris au moyen d’une branche d’arbre, mais que seulement quatre d’entre eux ont été interpellés par la police et déférés devant le Tribunal pour enfants.Le BNVCA considère qu’en l’espèce, la décision de la juge pour enfant est en contradiction totale avec la Loi Lellouche qui remplace la loi Gayssot et stipule que “…la circonstance aggravante est constituée par tout acte de toute nature portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur appartenance  ou de leur non appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation une race ou une religion déterminée”.

n conséquence, par la voie de son conseil Maître Baccouche, le BNVCA a demandé au Procureur de la République du Val d’Oise, d’interjeter appel de la décision de la Juge pour enfants.Le BNVCA annonce qu’il se constitue partie civile aux côtés de la victime.Le BNVCA estime que pour lutter efficacement contre l’antisémitisme, il y a peut-être lieu de modifier la loi, afin que tout acte commis contre un bien ou une personne de la communauté juive, soit à priori considérée antisémite à charge pour l’enquête de démontrer le contraire.

Procès en appel de George Benssoussan : les incohérences du gouvernement

Posté le 1 mars 2018

Alors que Georges Bensoussan sera à nouveau jugé en appel, dans une procédure du CCIF soutenue par le Parquet, il est permis de douter de l’efficacité des mesures à venir pour prévenir la radicalisation. Comment lutter contre l’islamisme s’il est interdit de désigner clairement l’ennemi ?

Barbara Lefebvre est enseignante. Elle est co-auteur des Territoires perdus de la République (2002, rééd. Pluriel 2017) et vient de publier Génération «J’ai le droit» (éd. Albin Michel, 2018).

Jacques Tarnero est chercheur à la Cité des sciences et de l’industrie et documentariste français, membre du Cercle de l’Oratoire. Il a été président de la Commission d’études politiques du CRIF. Il est contributeur régulier de Hatikva75, B’nai brith et Europe-Israël News.

Caroline Valentin est coauteur d’Une France soumise, Les voix du refus (éd. Albin Michel, 2017).

C’est au moment même où le gouvernement énonce toute une batterie de mesures «anti radicalisation» que notre justice poursuit ceux qui furent parmi les premiers à décrire la menace islamiste.

Georges Bensoussan a été relaxé en première instance, en mars 2017, de tout propos diffamatoire ou raciste à l’égard des musulmans. Après avoir été débouté de sa plainte, voilà que le Comité contre l’islamophobie en France, (CCIF) persiste et signe dans une procédure d’appel qui se tiendra d’ici quelques semaines, soutenue par le ministère public, la Ligue des droits de l’homme et le MRAP. Faut-il imaginer que le procureur de la République soit myope au point de n’avoir pas repéré que sous la plainte intentée par le CCIF se dissimulait une stratégie visant à rendre respectable la radicalisation islamique? Comment la justice peut-elle être aveugle devant l’apparence antiraciste de cet épigone des Frères musulmans? Pourquoi n’a-t-elle pas déclaré cette plainte irrecevable?

Dans les projets du gouvernement en matière de lutte contre la radicalisation il est proposé (entre autres) un repérage des signes de radicalisation. Une politique de prévention des risques ne saurait être désormais menée à bien sans cette observation des symptômes annonçant des logiques menaçantes.

Quand le livre Les territoires perdus de la République fut publié en 2002, une chape de silence l’accueillit tant le politiquement correct ne voulait pas paraître «stigmatisant» envers les «jeunes des banlieues» en «difficulté» dans les «quartiers sensibles». Que d’euphémismes, que de termes aseptisés pour ne pas parler clair, ne pas nommer les choses. Ni la qualification d’islamophobe ni le concept d’islamophobie n’étaient encore en vogue.

Ces témoignages sur la croissance de l’antisémitisme et du sexisme auraient dû attirer l’attention des pouvoirs publics et des commentateurs médiatiques (aujourd’hui friands des «balances» de tous les porcs ou supposés tels). Il n’en fut rien: les impératifs du «vivre-ensemble» primaient sur le réel. L’ouvrage ultérieur piloté par Georges Bensoussan, Une France soumise (2017) devait confirmer, en pire, le diagnostic précédent. La pénétration islamiste se confirme dans tous les milieux (scolaire, hospitalier etc.) sans que des réponses adéquates soient apportées pour lui résister. La culpabilisation par le biais de l’antiracisme dont s’affublaient les islamistes traçait son chemin auprès des «progressistes», «insoumis» et autres «indignés».

L’épreuve judiciaire à laquelle Georges Bensoussan est assigné révèle la gravité des incohérences d’une politique qui prétend ne pas avoir peur des vérités dérangeantes. Avant lui Charlie Hebdo, Pascal Bruckner, Mohamed Louizi ont déjà été ou sont toujours l’objet de poursuites, confrontés à la sinistrose des prétoires. Être obligé de se justifier, de dire le bien-fondé de ses propos, perdre du temps et de l’énergie, payer des frais de justice, tout ceci s’inscrit dans une méthode qui utilise les mécaniques de la justice pour mieux épuiser les critiques et faire taire les opinons lucides. Ce djihad judiciaire, la justice elle-même en est victime. Pourquoi encombrer les tribunaux de ces procès? Pourquoi mobiliser tous les moyens de la démocratie alors que ceux-ci sont précisément dévoyés par ces plaintes? Est-on dupe à ce point dans les instances de la justice des lanternes islamistes? Et pendant ce temps, tant de justiciables doivent attendre des mois sinon des années pour voir aboutir leur procédure au civil ou au pénal. Pour certaines associations militantes bien conseillées et pouvant assumer le coût financier des procédures, la justice sait aller vite.

Comment comprendre le moment présent? Une guerre a été déclarée à l’Occident, spectaculairement depuis 2001 avec l’attaque des tours de Manhattan, mais cette attaque aura été précédée par l’offensive idéologique de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique) menée lors d’une conférence de l’ONU à Durban durant l’été 2001 pour dénoncer le racisme dans le monde, où il fut essentiellement question de dénoncer Israël comme État raciste et le sionisme comme un autre nazisme. Inscrire le blasphème anti religieux comme une manifestation raciste en fut l’autre enjeu majeur. L’OCI dispose de nombreuses institutions dans tous les domaines (économique, culturel, éducatif, social, environnemental) pour diffuser son idéologie, via aussi un incroyable réseau d’ONG.

Si la France est agressée par la même idéologie depuis près de trois décennies, alors la République doit dire les choses clairement et ne pas se contorsionner pour nommer l’ennemi. La simple expression de «lutte contre la radicalisation» pâtit de l’absence d’un adjectif. Pourquoi celui d’ «islamique» n’est-il pas ajouté? Quelle crainte inspire-t-il? Comment peut-on tomber dans le panneau conceptuel d’une «islamophobie» assimilée au racisme: les crimes commis au nom de l’islam, les Allah Akbar criés par celui qui égorge pour venger le prophète, ne devraient-ils pas légitimement inspirer de la crainte (phobie = peur)? Pourquoi ce qui est présenté comme une religion de «paix et d’amour» devrait échapper à la critique des pratiques commises en son nom? Pourquoi un texte, bien que considéré par ses adeptes comme dicté par Dieu lui-même, devrait échapper à l’analyse de la raison critique? Il existe en islam et dans le monde musulman suffisamment d’esprits lucides pour avoir dit, souvent au péril de leurs vies, que ça n’est pas rendre service aux musulmans que de ne pas les mettre face à cette réalité: c’est à l’intérieur de l’islam que l’islam joue son avenir. Si l’islamisme dévore la quête de spiritualité née du côté de La Mecque, c’est dans le chaos que l’islam ratera son rendez-vous avec la modernité.

En attendant, nous qui vivons en démocratie, dans des États de droit, qui plus est dans une République laïque, nous n’avons pas à nous soumettre à ces nouveaux suprématistes identitaires. Nous devons continuer à cultiver le doute critique y compris sur les religions établies, aller chercher dans leurs textes et dans leur confrontation avec l’histoire, les éléments qui nous permettent de mieux saisir les ferments idéologiques qui nous menacent et les remèdes pour les neutraliser.

Source lefigaro

AFP – Agression Val d’Oise

AFP

Publié le jeudi 01 mars 2018 à 13h04

Quatre adolescents ont été interpellés mercredi soir dans le Val-d’Oise, peu après l’agression d’un garçon juif de 14 ans qui sortait de la synagogue de Montmagny, a indiqué jeudi une source policière à l’AFP.

Le garçon a expliqué avoir été encerclé par un groupe de jeunes qui lui donné des coups, notamment avec une branche d’arbre, cassé ses lunettes et volé sa kippa tout en proférant des insultes antisémites, a précisé cette source, confirmant en partie des informations de la radio Europe 1.

Quatre adolescents du quartier – trois âgés comme lui de 14 ans et un autre de 15 ans – ont été placés en garde à vue pour violences aggravées. Le caractère antisémite de l’agression était pour l’heure retenu.

Selon les premiers éléments, une altercation avait d’abord eu lieu vers 18H00, avant l’office à la synagogue, alors que le garçon jouait avec des pétards dans un parc en compagnie de son frère et de sa soeur, attirant l’attention d’une partie de ses agresseurs. Ces derniers auraient déclaré: “Tiens voilà les sales juifs.”

A la fin de l’office, le garçon était sorti de la synagogue peu avant sa famille. C’est alors que, “légèrement isolé”, il aurait été pris à partie par le groupe de jeunes, selon la source policière.

Fin janvier, une affaire impliquant dans ce même département, à Sarcelles, un garçon juif de huit ans avait suscité une vive émotion dans la communauté juive et la classe politique. L’enfant avait rapporté que, alors qu’il portait sa kippa, deux jeunes l’avaient fait tomber avec un croche-pied avant de lui donner quelques coups au sol. Le parquet de Pontoise avait retenu le caractère antisémite de l’agression.

Communique de presse : Le BNVCA dénonce et condamne la lettre anonyme de menaces antisémites adressée à un médecin de confession juive de Montrouge (92)

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 2 Mars 2018

Le BNVCA dénonce et condamne l’agression épistolaire dont est victime le docteur Madame Catherine C.de confession juive? médecin dans les Hauts de Seine.

Le 1er mars 2018 la victime a reçu à son cabinet un courrier anonyme menaçant et antisémite posté le 27 février 2018 et libellé ainsi :

“ECOUTE BIEN VIEILLE JUIVE ON EN A MARE QUE TU INSULTS TES CLIENTZ SURTOUT LES BLACKS ET LES ARABES YU EST JUIVE ET TON PAY N AI PAS LA FRANCE ALORS PREMIER AVERTISSEMENT TU VA ARRETAIT CAR ON VAT S OCCUPAIT DE TOI TU NAI PAS A TEL AVIVE  TU HUMILIENT ET INSULTE QUANT ON ES EN AVANCE ESPECE DE MERDE ON TE LE DIRAS PAS 2 FOIS ON VA TE FAIRE DE LA MISERE LA  RPROCHAIN FOIS QUE TU RECOMMENCE ET TU EST VISIBLE DE LOIN GROSSE VACHE TU ES PREVENU”

La victime, qui a alerté et requis le BNVCA, a déposé plainte au Commissariat de Police de Montrouge qui a retenu le caractère antisémite. Elle déclare n’avoir aucun soupçon et dément formellement les assertions portées dans ce texte rempli de fautes d’orthographe.

Le BNVCA, qui a décidé d’assister la requérante, demande au Préfet des Hauts de Seine de faire assurer la protection du domicile et du cabinet médical de la victime.

Nous demandons à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier l’auteur de cette lettre de menace et le mettre à la disposition de la justice, qui devra les sanctionner très sévèrement.

Ce nouveau signalement confirme que depuis plus d’un an les antisémites ciblent les citoyens de confession juive, à proximité de leur résidence, sinon directement à leur domicile.

Agression d’un jeune juif à Montmagny (95), Le BNVCA salue l(action de la police du Val d’Oise qui a interpellé en flagrant délit les auteurs de l’agression

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944 

Drancy le 28 Février 2018

Le BNVCA salue l’action de la police du Val d’Oise qui a interpellé en flagrant délit les auteurs d’une agression violente, manifestement de nature antisémite, commise le 28/02/2018 à 20h30 dans le Parc Municipal, près de la synagogue de Montmagny (Val d’Oise).

Selon nos informations, les auteurs seraient d’origine nord africaine. L’un d’entre eux était muni d’un bâton, pour frapper la victime qui a été blessée et dont les lunettes de vue ont été brisées.

Le jeune juif, âgé de 14 ans G. Nathan, jouait dans le parc municipal à coté de la synagogue. Comme il portait la Kippa, les auteurs l’ont insulté, battu et lui ont arraché la Kippa de la tète.

Le BNVCA demande que les agresseurs antisémites gardés à vue soient livrés à la justice, jugés sévèrement malgré leur minorité pénale, et incarcérés.

Le BNVCA, en vertu de son objet, charge son conseil maître Charles Baccouche de déposer plainte auprès du Procureur de la république de Cergy Pontoise.

Le BNVCA demande au Préfet du Val d’Oise l’annulation de l’arrêté municipal pris abusivement le 14/2/18 par la Ville de Bezons reconnaissant unilatéralement l’Etat de Palestine

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944

Drancy le 1er Mars 2018

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme est requis par de nombreux administrés de BEZONS (95) qui expriment leur mécontentement et leur opposition à la décision du Maire, Monsieur Dominique Lesparre qui, le 14/2/18 a pris  un arrête municipal  dans lequel il s’autorise à reconnaître unilatéralement “L’Etat de Palestine”. Cette décision excède les pouvoirs confiés aux Communes et à leurs représentants, pris en la personne du Maire et de son Conseil Municipal. En conséquence, le Maire, ni le Conseil Municipal ne disposent d’aucune habilitation pour se substituer au pouvoir régalien de l’Etat.

De plus, elle n’apporte rien à l’intérêt de la commune, sinon accroître le malaise que ressentent les citoyens de confession juive, et le sentiment d’insécurité antisémite qu’ils éprouvent, suscité par “l’activisme palestiniste” de certains édiles municipaux qui abusent de leur mandat pour agir en matière de politique extérieure, même si cela est au détriment de leurs administrés. Cet arrêté est en totale  totale contradiction avec la position de notre Président de la République, de notre Ministre des Affaires Etrangères et de notre Parlement.

Le BNVCA saisit le Préfet du Val d’Oise et lui demande d’user des pouvoirs que lui confère sa fonction pour faire annuler ce décret inique et si nécessaire d’engager les procédures administratives et judiciaires qui s’imposeraient.

Le BNVCA  rappelle que la Ville de Gennevilliers vient d’être contrainte par le Préfet des Hauts de Seine, alerté par nos soins le 22/1/18, de promulguer le 14/2/18 un nouveau décret  qui annule le décret de “Reconnaissance de la Palestine”  que son maire communiste avait pris abusivement le 22/1/18. Le BNVCA souligne que l’incitation à la haine d’Israël est la source principale du nouvel antisémitisme que les citoyens juifs subissent depuis près de 20 ans. Le BNVCA  reste vigilant et utilisera tous les moyens légaux pour prévenir l’antisémitisme d’où qu’il provienne.

Le Préfet des Hauts de Seine informe le BNVCA que suite au recours gracieux qui lui a été adressé, Patrice Leclerc Maire de Gennevilliers annule par décret du 14/2/18 son décret de reconnaissance de la Palestine, pris unilatéralement le 21/1/18

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944 

Drancy le 1er Mars 2018

Le BNVCA félicite le Préfet des Hauts de Seine, Monsieur Pierre SOUBELET, pour son action en faveur de la lutte contre la haine et les discriminations en obtenant du Maire Communiste de Gennevilliers, Monsieur Patrice Leclerc, l’annulation du décret qu’il a abusivement promulgué le 21/1/18 dans le but de reconnaître unilatéralement “l’Etat de Palestine “.

Dès le 2/1/18, le BNVCA, alerté par des administrés des Hauts de Seine, a aussitôt saisi le Préfet des Hauts de Seine qui nous a informé avoir adressé “un recours gracieux” au Maire de Gennevilliers afin d’annuler son décret litigieux. En réponse le maire “palestiniste” de Gennevilliers, contraint de respecter la légalité, informe le Préfet que le 14/2/18 il a pris un nouveau décret annulant celui du 21/1/18.

Cette reculade ridiculise ceux qui pensent outrepasser impunément leurs prérogatives pour tenter d’imposer leur propagande aux citoyens et donner l’impression que leur parti politique n’est pas aussi moribond qu’il parait.

C’est cette même date du 14/2/18 que choisit  le Maire Communiste de Bezons Monsieur  Dominique Lesparre, pour faire voter un décret du même type reconnaissant

abusivement et unilatéralement ”L’ETAT DE PALESTINE” au mépris de la sécurité de ses citoyens juifs, et en totale contradiction avec notre Président de la république, notre Ministre des Affaires Etrangères et notre Parlement.

Le BNVCA a décidé de saisir le préfet du Val d’Oise pour lui demander d’user de ses pouvoirs pour faire annuler ce décret sans intérêt pour les habitants de cette commune comme il l’avait fait en 2014, conjointement avec le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en condamnant la Ville de Bezons à retirer la plaque commémorative distinguant un terroriste palestinien.

Sarah Halimi, crime antisémite

Nous venons de célébrer les 11 mois de l’assassinat sauvage de Sarah Halimi.

Après un long bras de fer avec la justice française, le caractère antisémite dans le meurtre de Sarah Halimi, à Paris, en avril 2017, a été retenu mardi par la juge d’instruction en charge de cette enquête très suivie dans la communauté juive.

Pendant la nuit du 3 au 4 avril 2017, dans un HLM deBelleville, Kobili Traoré, 27 ans, s’était introduit dans l’appartement de sa voisine de 65 ans,  Sarah Halimi. Aux cris d’«Allah Akbar», entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, le jeune homme l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. «J’ai tué le sheitan» (le démon, en arabe)

Commémoration à Netanya

Samy Ghozlan, a pris la parole pour dénoncer le caractère antisémite de cet assassinat.

Il a rappelé la montée de l’antisémitisme en France et a rappelé tous les crimes antisémites ces dernières années.

Il a rappelé que malgré toutes les protections officielles, il est impossible de se protéger du voisinage

L’antisémitisme en France

L’antisémitisme en France est à notre époque, véhiculé par les extrémistes arabo-musulmans à travers toute la communauté musulmane et la Gauche française.

Ce qui était une spécificité de l’extrème-droite est devenu une spécificité de l’extrème-gauche et des musulmans.

La France a de tout temps été antisémite, avec des périodes plus ou moins intense.

Après la fin de la dernière guerre et la volonté universelle de pays qui s’est emparé du monde occidental, l’occident s’est démobilisé et se laisse envahir.

La guerre est déjà la, mais la France comme l’Europe ne sont pas préparés pour cette nouvelle forme d’invasion.

Le BNVCA dénonce vigoureusement les agressions dont fait l’objet un Pasteur protestant, harcelé,insulté et menacé de mort pour avoir osé manifester publiquement sa sympathie pour Israël et le peuple juif

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944 

Drancy le 28 Février 2018

Le BNVCA dénonce vigoureusement les agressions dont fait l’objet un Pasteur protestant, Monsieur  Nicholson Al. de Corbeil Essonne (91), harcelé, insulté et menacé de mort pour avoir osé manifester publiquement sa sympathie pour Israël et le peuple juif.

Les menaces qui visent également son épouse et ses enfants sont notamment proférées sur la toile par des individus qui se réfugient derrière des pseudonymes. Le pasteur est aussi harcelé, insulté et menacé au téléphone par des correspondants anonymes. Le Pasteur, qui a déposé plainte nous rapporte que “des voitures tous feux éteints stationnent au bas de son domicile”, et des appels téléphoniques menacent de l’égorger  de tuer  ses enfants et sa femme au motif fallacieux que cet homme d’église “tue les enfants palestiniens”.

Le BNVCA demande à la police que tout soit mis rapidement en oeuvre pour assurer la protection du Pasteur et de sa famille, identifier et interpeller ses agresseurs.  Le BNVCA a décidé de se constituer en qualité de partie civile aux cotés du Pasteur Al.

Nous constatons que les antisémites et les antisionistes agressent sans retenue et sans complexe les citoyens de confession juive, comme leurs amis non juifs, avec l’intention de les atteindre  au plus près de leur domicile, pour les menacer et les intimider.

L’incitation à la haine d’Israël entretenue par des élus et partis politiques engagés dans un “palestinisme sans discernement” est source d’antisémitisme. Le combat contre l’antisémitisme  passe  par la mise hors d’état de nuire de ces antisionistes qui abusent impunément de leur mandat et mettent en danger une partie de la population nationale, les citoyens de confession juive, leurs amis ou sympathisants non juifs.

Le BNVCA dénonce et condamne le croquis d’une croix gammée découvert dans la classe d’une professeur de confession juive, de l’Ecole Spécialisée du Château de Nice le 19/02/18

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944 –

Drancy le 28 Février 2018

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne les tags antisémites découverts dans la classe d’un professeur de confession juive, à l’école  Spécialisée du Château à Nice (06).

Selon la professeure des écoles qui a requis le BNVCA, lorsqu’elle arrive le 19/2/18 dans sa classe, Madame Hélène B. constate qu’une une croix gammée a été peinte sur une affiche avec des paillettes, et des pinceaux. Elle nous déclare que selon elle, la porte a été ouverte et refermée avec une clé, que l’alarme a été désactivée. Le tiroir de son bureau a été fracturé, les bons points jetés à terre et une tablette subtilisée. Le directeur de l’établissement a déposé plainte.

De toute évidence, les auteurs ont cambriolé cette classe car ils savaient que c’était celle de la professeure de confession juive.  Le BNVCA tient à ce que les faits ne soient ni dénaturés ni minimisés dans le but d’en relativiser  la gravité et leur nature antisémite. 

Selon nos informations, la vidéosurveillance installée par la Ville de Nice aura enregistré les silhouettes de deux jeunes individus (l’un coiffé d’une casquette, l’autre petit et brun) qui ont pénétré dans la classe, sans effraction, et peint cette croix gammée.

Le BNVCA qui recommande à la requérante de déposer plainte en son nom pour les faits dont elle a été victime, a désigné Maître Baccouche pour l’assister juridiquement. Le BNVCA qui a décidé de se constituer partie civile, demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier les auteurs de l’infraction et les interpeller.

Affaire Assassinat de Madame Sarah Halimi: Suite à la décision de la Juge d’Instruction en charge de l’assassinat de Madame Sarah Halimi, de reconnaitre le caractère antisémite, le BNVCA annonce qu’il se constitue partie civile.

Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme accueille avec une satisfaction non retenue, et un grand soulagement, la  décision de Madame la Juge d’Instruction en charge de l’assassinat de Madame Sarah Halimi de retenir enfin, ce mardi 27 février 2018, la circonstance aggravante d’antisémitisme que nous avions réclamée depuis 11 mois, et qui nous paraissait déjà évidente, compte tenu de la religion de la victime et du profil de l’auteur.

 

Selon nos informations la Magistrate Instructeur “a procédé à la mise en examen supplétive” de Traoré en retenant enfin la  circonstance aggravante déjà réclamée par le Procureur de la République de Paris, les parties civiles et notre Association.

Nous rappelons que dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, Traoré s’est introduit dans l’appartement de Madame Sarah Halimi, Rue Vaucoiuleurs à Paris, aux cris d””Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du Coran. L’africain musulman radicalisé l’avait rouée de coups, avant de la défenestrer en hurlant “J’ai tué le sheitan” (le démon, en arabe).

Le BNVCA n’a eu de cesse de réclamer la reconnaissance du caractère antisémite de ce meurtre prémédité.

Le BNVCA annonce qu’en vertu de l’objet de ses statuts, il se constitue partie civile et désigne Maitre Alex Buchinger Avocat, pour le représenter et soutenir son combat.

La cérémonie de receuillement et de prieres à Madame Sarah Halimi organisée par le BNVCA, SIONA, UPJF, OJE, CJFAI le 4 mars à Paris prend aujourd’hui toute sa raison d’être et confirme sa justification.

Le BNVCA demande l’annulation pure et simple de l’invitation faite par le Parlement Européen à Omar Barghouti fondateur de BDS mouvement illégal source d’antisémitisme

Le BNVCA condamne sans ambages l’invitation faite à Omar Barghouti, fondateur du mouvement BDS, à prendre la parole le 28 février 2018 au Parlement Européen à Bruxelles au cours d’une conférence intitulée “La colonisation israélienne en Palestine et l’Union européenne”.

Cette invitation imprudente et provocatrice a été  organisée par l’Eurodéputée Portugaise Ana Gomes, membre du groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S & D).

Le BNVCA qui recense les actes antijuifs commis en France lutte contre l’antisémitisme en France et contre toutes les sources de cet antisémitisme.

Depuis 19 ans, le BNVCA a apporté devant les tribunaux la preuve que les commandos BDS participent de cette incitation à la haine d’Israël qui pousse à l’acte antijuif.

Tous les auteurs des attentats terroristes commis contre des juifs en France ont avoué agir pour    “venger les enfants palestiniens”.

Le BNVCA déplore qu’un mouvement subversif comme BDS, interdit en France, ait droit de cité dans l’enceinte du Parlement Européen.

Nous considérons que le Parlement commet une faute grave qui aura des répercussions violentes antijuives prévisibles.

Le BNVCA rappelle que nous  poursuivons en justice avec succès les activistes de BDS devant les Tribunaux Français, Cour d’Appel ou de Cassation.

Nous soulignons que tous les plus hauts dirigeants français qui se sont succédés à la tête de l’Etat et du Gouvernement, Présidents de la République, Premiers Ministres, Ministres de l’Intérieur, ont tous déclaré en connaissance de cause, que ” l’antisionisme c’est l’antisémitisme.”

La présence de Omar Barghouti au Parlement Européen va être interprétée par les pro palestiniens comme un ordre officiel de répandre leur propagande haineuse, et d’opérer leurs attaques antisionistes qui vont à court terme aggraver cette insécurité antijuive qui règne depuis près de 20 ans en Europe en général et en France en particulier.

Nous demandons au Président du Parlement Européen ainsi qu’aux Députés Français de convaincre leurs collègues de faire preuve de bon sens et d’annuler cette invitation.

Le Président du BNVCA

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

COMMUNIQUE DE PRESSE ANTISÉMITISME Le BNVCA à la cérémonie organisée par Sammy Ghozlan le 25/2/18 à Natanya à l’occasion des 11 mois de Sarah Halimi née Attal, lâchement assassinée par son voisin africain islamiste radicalisé le 4 avril 2017

Le Président                                                      Drancy  26 février  2018
Sammy GHOZLAN
Plus de 250 personnes, hommes et femmes, ont participé à la cérémonie organisée ce dimanche 25 février, à Netanya, en hommage à SARAH HALIMI née ATTAL, lâchement assassinée à Paris le 4 août parce que Juive, par son voisin  un africain musulman radicalisé.
Après les interventions de Sammy Ghozlan, Président du BNVCA, Yves Hazou, représentant d’Israël Forever, Moshé Lesage, Président du Centre Heikhal Eytan, Olivier Rafowicz, Conseiller de la Ministre israélienne de l’intégration, les grands Rabbins Rene Samuel Sirat, Grand rabbin du Consistoire Central, Rav Leur Kalman, Grand rabbin de Natanya, et le Rav David Nakache, ont prononcé les oraisons et les prières pour l’élévation de l’âme de Sarah Halimi.
Ouvrant la cérémonie, Yves Hazout énumère les attentats antijuifs subis par les juifs de France et recommande ”le retour à la maison Israel”.
Moshé LESAGE raconte l’histoire de ceux qui vivent tranquilles sur une France qu’ils croient être une île et qui n’est que la carapace d’un monstre marin. Et lorsqu’ils veulent allumer un feu pour se réchauffer, ils réveillent le monstre qui ne faisait que sommeiller. Leur situation est chaotique, le danger se réveille. C’est selon lui le cas des juifs encore en diaspora.
Olivier Rafowicz a évoqué la disparition de sa famille arrêtée par la police française, et déportée en 1942 vers les camps de la mort. Soulignant que la France officielle n’est pas antisémite, il déplore que l’antisémitisme islamiste est plus prégnant aujourd’hui.
De son côté Sammy Ghozlan relate les circonstances épouvantables de l’assassinat de Sarah Halimi. Il souligne que personne n’est venu au secours de la victime et déplore l’obsession de la juge d’instruction à nier la circonstance aggravant d’antisémitisme pourtant évidente, alors que le rapport d’expertise l’affirme, que les témoignages confirment que l’assassin criait Allah Ouakbar, récitait des versets du Coran, et a traité sa proie de Sheitan en la défenestrant du 3ème étage de l’immeuble devant 28 policiers impassibles.
Sammy Ghozlan informe le public qu’il organise à Paris une cérémonie identique, avec l’UPJF, SIONA, l’OJE, la CJFAI, le 4 mars, dans la synagogue du Rav Elie Lellouche rue Emile Lepeu à Paris 11 en présence du Grand rabbin de Paris, Rav Michel Gugenheim, et des Rav Itsak Kats et Rav Mordehai Rottenberg, dirigeants des communautés orthodoxes auxquelles appartenait Sarah Halimi. Sammy Ghozlan considère que pour marquer leur solidarité avec la famille, et protester contre le déni de justice, c’est toutes les synagogues de France qui auraient dû rendre un tel hommage à Sarah Halimi.
Quand le grand Rabbbin Sirat commence son discours, il évoque la douleur de sa famille à l’annonce de l’assassinat de son frère à Bône, en 1962, par un terroriste musulman alors qu’il sortait de la synagogue, veille de shabbat , tué parce que juif, d’une balle dans la tête. Les choses n’ont pas changé. Malgré tout, le grand rabbin appelle chacun a œuvrer pour la paix entre les cœurs et les esprits.
Pour le rav Meir KALMAN, qui allume la bougie du souvenir, Sarah Halimi n’a pas besoin de Hazkara, elle est déjà très haut dans les sphères célestes du Paradis, proche du Trône de l’Eternel.
Le Rav David Nakache a psalmodié les versets d’un psaume repris en chœur par les participants, ainsi que le “Hachem Melekh” chanté par le Grand Rabbin Sirat selon le rite observé à Constantine,
ville dont les familles ATTAL et HALIMI sont originaires.
La communauté francophone s’est engagée à construire un MIKVE (bain rituel) au nom de Sarah Halimi, destiné non seulement aux résidents mais aussi aux touristes qui sont nombreux à séjourner dans le centre prés  du Kikar Ha-asmaout de Natanya.
La cérémonie organisée en osmose avec celle que la famille a organisée à Beit Vegan à Jérusalem, s’est terminée par une collation offerte dans le but de prier pour l’âme de SARAH HALIMi, fille de Maroma ATTAL.

Sur la photo, Moshe Lesage, Sammy Ghozlan, Yves Hazout, Le Grand Rabbin Sirat, Rav David Nakache, Rav Meier Kalman, Mr Gérard Pomper UFE.

    

Israël a aidé à déjouer un attentat en Australie

Par   – Mis à jour  – Publié 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi qu’un renseignement fourni en 2017 par les services de renseignements de son pays avait permis de déjouer un attentat du groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre un avion en Australie. “Le service du renseignement israélien a empêché la destruction d’un avion” en Australie, a dit Benjamin Netanyahu devant une conférence de dirigeants juifs américains à Jérusalem.

“Cela est l’une des multiples actions que nous avons entreprises pour faire face au terrorisme à travers le monde et mettre en échec des attaques terroristes”, a-t-il souligné, disant plus tard que l’attentat était planifié par l’EI. Selon un communiqué de l’armée israélienne, en 2017, une unité d’élite de la sécurité militaire a fourni aux autorités australiennes une information qui a conduit à l’arrestation de membres de l’EI qui préparaient une attaque contre un avion de passagers. Le pays de destination du vol n’a pas été révélé.

L’unité israélienne a utilisé une technologie sophistiquée pour rassembler et analyser un renseignement et son action a permis de “sauver des dizaines de vie”, selon l’armée israélienne. L’an dernier, l’Australie avait annoncé avoir arrêté deux hommes et les avoir inculpés de complot pour faire exploser un avion de la compagnie Etihad Airways des Emirats arabes unis.

Selon la police australienne, l’attentat déjoué avait été planifié par de “hauts membres de l’EI” basés à l’étranger.

Laïcité : les 5 propositions choc du rapport Clavreul remis au gouvernement

Laïcité : les 5 propositions choc du rapport Clavreul remis au gouvernement

Le Figaro : Par   – Mis à jour  -Publié 

C’est un document explosif, un rapport d’une quarantaine de pages qui met en lumière les failles du respect du principe de laïcité dans certains territoires. En amont de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation, dévoilé vendredi par Édouard Philippe, le ministère de l’Intérieur a commandé au préfet Gilles Clavreul, proche de Manuel Valls, cet état des lieux intitulé «Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société», qui esquisse plusieurs mesures choc. Le Figaro les révèle en exclusivité.

1 – Conditionner le soutien de l’État (subventions, emplois aidés) au respect de la laïcité

Estimant qu’il revient aux pouvoirs publics de «promouvoir les valeurs de la République», le préfet propose de «conditionner le soutien de l’État (attribution de subvention, agrément, soutien à un événement) à l’engagement de respecter et promouvoir» ces valeurs. Ainsi, en dépit des «réserves ou des commentaires» de l’Observatoire de la laïcité, il suggère par exemple de «faire signer une charte», comme le font certaines CAF et préfectures ; de «conditionner l’examen de subvention ou d’un emploi aidé à l’engagement de suivre une formation sur les valeurs de la République et la laïcité», comme le fait la préfecture des Bouches-du-Rhône ; ou encore d’«inciter le soumissionnaire ou le partenaire à conduire certaines actions, à contribuer à un évenement, ou à faire figurer la thématique ‘laïcité et valeurs de la République’ dans un document partenarial».

2- Former tous les agents de l’État à la laïcité «d’ici à 2020»

Gilles Clavreul entend instaurer «une formation laïcité pour tous les agents de l’État d’ici à 2020», en renforçant le plan de formation déjà déployé par le Commissariat général à l’égalité des territoires. Il envisage donc d’«élargir encore l’assiette des publics formés pour l’année en cours», en «réévaluant» à la hausse l’objectif 2018 qui table sur 13.000 personnes et en ciblant davantage les publics à former en priorité, à savoir «les adultes-relais, les membres des conseils citoyens, les agents des collectivités locales, les éducateurs sportifs, les intervenants dans le secteur péri-scolaire, les professionnels de la petite enfance, les acteurs de la prévention spécialisée, les agents du service public de l’emploi, ou encore les personnels de la fonction publique hospitalière».

3 – Intégrer la laïcité dans les épreuves du Bafa

Autre secteur ciblé par le rapport: la jeunesse, qui constitue l’un des principaux enjeux en termes de laïcité. Ainsi, pour assurer une meilleure «transmission des valeurs de la République», le préfet propose de «renforcer les exigences de formation à la laïcité et aux valeurs de la République du brevet d’aptitude à la fonction d’animateur (Bafa) et au brevet d’aptitude à la fonction de directeur (BAFD)». Il suggère également de «conditionner l’agrément des centres de formation au respect de cette exigence».

4 – Cartographie des «situations problématiques»

Le rapport stipule la mise en place, «au niveau national, des diagnostics fiabilisés des incidents relatifs à la laïcité, à la contestation des valeurs républicaines, et au non-respect des exigences minimales de la vie en société». Il s’agit d’établir une cartographie précise des «situations problématiques» rencontrées «dans le secteur sanitaire et social d’une part, et dans le milieu sportif d’autre part», pour réduire les «zones d’ombre» en matière de connaissance des dérives.

5 – Établir un «corps de doctrine» sur les «atteintes à la laïcité»

Pour «mieux établir un “corps de doctrine” s’agissant des atteintes à la laïcité», Gilles Clavreul dit vouloir «transformer» les Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Cora) en «comités départementaux pour la laïcité pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République». Pour ce faire, il entend «constituer, au niveau régional, une instance auprès de laquelle toutes les administrations pourraient évoquer des situations conflictuelles ou problématiques et solliciter un avis de sa part». Si elle voit le jour, cette structure nouvelle serait alors «présidée par un magistrat de l’ordre administratif».

Quatre mois de consultations pour un constat alarmiste

Pour élaborer son rapport, Gilles Clavreul s’est déplacé entre le 22 octobre et le 15 janvier dans des départements à «dominante urbaine», à savoir les Bouches-du-Rhône, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, le Nord, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, et un département rural, la Meuse, au contact des acteurs associatifs et des agents de l’État. Son constat est clair: les «manifestations d’affirmation identitaire se multiplient et se diversifient», avec, sur certains territoires – agglomérations de Lille, Maubeuge, Toulouse, Marseille, Lyon ou dans les Yvelines – des «contestations de la laïcité».

Ces troubles sont majoritairement le fait d’un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes»

Ces troubles sont majoritairement le fait d’un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes». Ils ont été identifiés dans le cadre d’activités scolaires, culturelles et sportives.

Ce sont, par exemple, des assistantes maternelles exerçant à domicile qui portent le voile et refusent parfois de remettre l’enfant au père, le cas d’auxiliaires en milieu scolaire «faisant acte de prosélytisme», des célébrations «spectaculaires» de certaines communautés juives, l’organisation de prières collectives chrétiennes et musulmanes. En ce qui concerne la restauration collective et le débat autour des fameux «repas de substitution», Gilles Clavreul note l’existence de cantines à Strasbourg qui proposent des menus halal et casher, ce qui peut porter atteinte au principe de laïcité.

«Dans les lieux où la population de confession musulmane est présente, parfois de façon très majoritaire, le rapport à la République se tend sous l’effet d’une foi de plus en plus ouvertement revendiquée», est-il expliqué, entraînant la «différenciation et séparation croissante entre les hommes et les femmes», «le développement d’une offre éducative alternative», «la remise en cause des principes républicains et plus particulièrement de la laïcité, perçue comme une ‘arme contre les musulmans’». Le phénomène de radicalisation est notamment présent dans les structures sportives avec des tentatives de prosélytisme mais aussi des «parents qui exigent le voilement de leur fille».

«L’adhésion aux principes républicains recule par endroits», constate Gilles Clavreul, ce qui génère «le désarroi et l’inquiétude parmi de nombreux agents publics et responsables associatifs». Autre enseignement notable: la sensibilisation à la laïcité et à la citoyenneté, qui a progressé après les attentats de 2015, «menace de retomber». «Ce fléchissement de la mobilisation doit être corrigé», exhorte Clavreul.

Le choix d’un auteur clivant

L’auteur du rapport n’est pas n’importe qui. Gilles Clavreul est un préfet engagé. Ancien conseiller à l’Elysée de François Hollande, où il suivait les dossiers de politique intérieure, il est devenu au fil des mois un proche de Manuel Valls, dont il partage aujourd’hui les combats. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’avait nommé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, où il est resté en poste jusqu’au changement de majorité.

Sortant volontiers de son devoir de neutralité, Gilles Clavreul s’est rapidement attiré les foudres sur les réseaux sociaux de nombreuses associations comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), mais aussi du journaliste Edwy Plenel ou du chercheur Pascal Boniface. Il est par ailleurs l’un des membres fondateurs du mouvement «Printemps républicain», avec le politologue Laurent Bouvet, qui bataille pour une vision stricte de la laïcité. Ses prises de position s’inscrivent dans une ligne plus dure que celle portée par l’Observatoire de la laïcité, de Jean-Louis Bianco. Ce dernier a d’ailleurs vivement réagi dès jeudi après-midi, dans un communiqué au vitriol publié sur Twitter. «Je regrette le manque de rigueur méthodologique de ce rapport (…) et la méconnaissance d’actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics», assène-t-il notamment, estimant que le travail de Gilles Clavreul «ne répond pas directement à la demande» de Beauvau.

Pour sa première grande réunion mondiale de 2018 Facebook choisi de venir en Israël

Pour sa première grande réunion mondiale de 2018 Facebook choisi de venir en Israël

La source de cet article se trouve sur ce site

Le maire de Jérusalem a accueilli une délégation du géant américain facebook à Jérusalem et a déclaré:

« Facebook a choisi de tenir son premier événement dans le monde en 2018 à Jérusalem. Le lien entre Facebook et Jérusalem est un lien naturel et nécessaire entre les plateformes de croissance, de développement économique et d’influence sur le monde. Jérusalem est passée de 250 à 600 startups ces dernières années et est devenue l’une des villes ayant connu la plus forte croissance au monde dans le domaine de la haute technologie. Nous continuerons à coopérer avec Facebook pour promouvoir l’économie à Jérusalem, pour promouvoir les petites entreprises qui, grâce à Facebook, sont capables de dépasser les frontières et d’élargir le public et de promouvoir des objectifs sociaux importants ».

Tragédie et Héroïsme. Un soldat de Tsahal sauve des vies même après son décès.

Tragédie et Héroïsme. Un soldat de Tsahal sauve des vies même après son décès.

Un accident impliquant un véhicule de Tsahal et un camion est survenu la semaine dernière, causant la mort du Sergent Eshto Tsepo (21 ans), de Petah Tikva et du Sergent Bar Yacoubian (19 ans).

Mais malheureusement une nouvelle victime est à déplorée depuis avant-hier. Le soldat Shilo Siman Tov (23 ans) a succombé à ses blessures six jours après son hospitalisation. De cette véritable tragédie a malgré tout démontré une nouvelle fois tout l’héroïsme et l’altruisme des soldats de Tsahal. En effet, le Sergent de la brigade Golani a fait don de ses organes qui ont été transplantés immédiatement après son décès survenu avant-hier soir. Ces transplantations ont permis de sauver pas moins de six vies, y compris celle d’un enfant de deux ans et demi.

L’oncle du soldat s’est exprimé hier et nous a permis d’en apprendre plus sur la personnalité de ce jeune homme admirable : « Nous savions que Shilo a toujours donné et a toujours voulu sauver des vies. »

Le père de héros, M. Uzi Siman Tov, a aussi rappelé à quel point son fils était humainement extraordinaire : « Mon fils était un homme de don et de bénévolat. Il a sauvé des vies au cours de sa vie et même après. »

Nos pensées vont vers les victimes et leurs familles. Et nous saluons l’héroïsme et la grandeur d’âme du regretté Shilo Siman Tov.

Communiqué – Le BNVCA condamne l’agression lâche et criminelle commise délibérément contre le bébé du rabbin de Bron (69) brûléee par du White Spirit aspergé volontairement par un inconnu sur sa poussette dans la nuit du 18 au 19 février

Le Président                                                      Drancy 22 février 2018
Sammy GHOZLAN
Le BNVCA condamne vigoureusement l’agression lâche commise contre le bébé d’un rabbin de la ville de Bron (Rhône) par un inconnu, dans la nuit de dimanche 18 à lundi 19 février 2018.
Pour le BNVCA, ces faits sont passibles de poursuite judiciaire pour “empoisonnement”.
Comme l’ont raconté Mr et Mme EL H, les parents du bébé, au bénévole chargé de la hotline du BNVCA et répété au président, leur fillette âgée de 14 mois a été brûlée lundi
19 février par du “white spirit” aspergé sur sa poussette dans les conditions suivantes:
La poussette est déposée dans le couloir de l’immeuble, garée dans le hall. La grand mère à mis l’enfant dans cette poussette pour la promener. Quelques minutes après l’enfant pleure, crie et se plaint. Il est conduit aux urgences de l’hôpital qui découvre que le bébé présente des brûlures au dos aux fesses et à la cuisse.
De plus la grand mère constate que la poussette a été lacérée durant cette nuit de dimanche à lundi.
Le papa du bébé, rabbin, âgé de 35 ans, qui a déposé plainte, nous confie que souvent son véhicule a fait l’objet de dégradations volontaires (pneus crevés…).
Pour le BNVCA, ces faits sont manifestement de nature antisémite. Ils ont été commis  délibérément et intentionnellement afin de nuire et blesser.
Le BNVCA demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier le criminel, et faire expertiser par les services de la police scientifique la nature du produit mis en cause.
le BNVCA a décidé de faire assister juridiquement  la famille ELH. et mettre à sa disposition l’avocat du BNVCA.
Nous exprimons notre inquiétude de plus en plus grandissante, face aux nombreux signalements qui nous parviennent et relèvent de différends de voisinage qui dégénèrent en antisémitisme.
Les bâtiments, les biens de la communauté juive, étant désormais protégés et surveillés, nous constatons que les personnes sont ciblées directement à leur domicile.


L’agression de la famille Pinto à son domicile de Livry Gargan, l’assassinat de Sarah Halimi par son voisin islamiste radicalisé, les tags antisémites, signés Daesh ou les balles kalachnikov découvertes dans la boite aux lettres de Pascal à Noisy le Grand, continuent de hanter nos compatriotes de confession juive. Après le meurtre des écoliers juifs de Toulouse, l’antijjuif s’attaque à un bébé.

L’horreur ne cesse de grandir.

Cette  haine antijuive qui dépasse l’entendement atteint un niveau dangereusement élevé qui accroît le sentiment d’insécurité antisémite. 

      

Conférence alya DIALOGIA – Entre « laïcs » et « religieux »

 

Entre « laïcs » et « religieux »

L’identité des olim originaires de France

Mercredi 7 mars 2018 de 18.00 à 22.00
à Zoa House, Beit Zionei America, Ibn Gvirol 26, Tel Aviv

P.A.F : 20 NIS, nombre de places limitées
Inscrivez-vous maintenant :
[email protected]

 


La récente série télévisée de la chaîne de télévision nationale
d’Israël – “HaTsarfokayim”, les “Franco(maro)cains” – nous a
donné à voir la façon dont les Israéliens – à tout le moins certains
journalistes – perçoivent les olim de France. Ou, plutôt, ne les
voient qu’à travers les prismes identitaires de la société
israélienne…
Quels sont ces prismes, en général méconnus des originaires de
France?
Pour approfondir cette question, Dialogia a commandité un
sondage national qui nous révèle par où passent les lignes de la
fracture identitaire. Nous en examinerons les traits essentiels.
Comment les olim de France trouvent-il leur place dans ce
classement symbolique et quels défis pose-t-il à leur propre
identité?
Plutôt que de se sentir égarés, pourraient-ils contribuer à forcer
les clivages existants, à inventer une nouvelle façon d’être, utile
à toute la société?
C’est à une réflexion à plusieurs voix sur ces enjeux que Dialogia
souhaite contribuer.

Une conférence de


PROGRAMME DE LA CONFERENCE

17h45-18h00 : Accueil

18h00-18h15 : Ouverture
– Max Benhamou : Du bilan à l’action: le temps de la réflexion

18h15-18h40 : Présentation du sondage de l’Institut Rushinek
– Shmuel Trigano : La fracture identitaire israélienne

18h40-20h00 : L’état des choses
– Eliezer Ben Rafaël : Les défis d’une alya singulière
– Sammy Ghozlan : L’inadaptation des cadres d’intégration
– Eva Labi : Quelles écoles pour les jeunes olim de France?
– Elyakim Symsovic : Le conflit entre la Foi et la Loi

20h00-20h30: COCKTAIL

20h30-21h30 : Perspectives
– Denis Charbit : De la laïcité à la française au concordat à l’israélienne ?
– Dov Maimon : Recoller les morceaux d’une société fragmentée ?
– Esther Orner : Au fil du temps

21h30-21h45 : Débat

21h45-22h00 : Conclusion
– Shmuel Trigano

Les intervenants :

Max Benhamou, président-fondateur des associations Dialogia et Ademas
Charities

Eliezer Ben-Rafael, Professeur Emérite de Sociologie, Université de Tel-Aviv.
Spécialiste de la société israélienne, Prix Landau pour son oeuvre en sociologie

Denis Charbit, maître de conférences à l’Open University d’Israël (Ra’anana).
Auteur notamment de: Retour sur Altneuland : la traversée des utopies sionistes
(L’éclat, 2018)

Sammy Ghozlan, Commissaire honoraire de police, président fondateur du
BNVCA et Vice-président du Consistoire, fondateur de la Coordination pour
l’intégration des Olim de France

Eva Labi, Directrice des programmes Israël-Tefutsoth pour KIAH, en charge des
programmes de l’intégration des jeunes olim de France

Dov H. Maimon, (PhD, MBA, BSc) Senior Fellow, Jewish People Policy Institute

Esther Orner, écrivaine et traductrice de poésie hébraïque en français, auteur de
nombreux livres, co-fondatrice de la revue Continuum. Chevalier de l’ordre des
Arts et des Lettres en 2013

Elyakim Simsovic, enseignant, traducteur et informaticien, a participé
activement aux efforts de publication de la Fondation Manitou. Auteur de Israël,
cinquante ans d’État, éd. Hirlé, Strasbourg, 1998.

Shmuel Trigano, professeur émérite des Universités, prix Bernheim de la
Fondation du Judaïsme Français, fondateur de l’Université Populaire du Judaïsme. Continue reading “Conférence alya DIALOGIA – Entre « laïcs » et « religieux »”

Les Palestiniens contrariés : les manuels scolaires des Émirats arabes unis affirment que leur capitale est Ramallah 18 février 2018161

Les Palestiniens contrariés : les manuels scolaires des Émirats arabes unis affirment que leur capitale est Ramallah

  

Cette photo, apparemment tirée d’un manuel scolaire des Etats Arabes Unis, a circulé sur les réseaux sociaux :

Le porte-parole du Hezbollah, Al Manar, a écrit avec colère :

“Il semble que les Émirats arabes unis soient allés plus loin que l’Arabie saoudite dans la normalisation avec l’entité sioniste, et même dans l’adoption de la rhétorique du régime d’occupation.”

“Quelques semaines après que le président américain Donald Trump ait reconnu Al-Quds (Jérusalem) comme capitale de l’entité sioniste et que Riyad soit devenu le fer de lance de la normalisation, les militants des médias sociaux ont partagé une photo montrant qu’Abu Dhabi reconnaissait Ramallah comme la capitale de Palestine.”

La photo, partagée par le journaliste libanais Ali Mourad, montre un article – apparemment une partie d’un livre des Emirats – qui identifie les capitaux et les devises des pays arabes. Selon la photo, la capitale de la Palestine est «Ramallah», tandis que la devise est le «dinar jordanien».

“Les EAU enseignent aux écoliers que la capitale de la Palestine est Ramallah ! (Un pays) qui falsifie sa propre histoire et sa propre géographie pour se créer gloire et culture, ne se relâchera pas pour falsifier l’histoire et la géographie des autres pays dans le but de plaire aux sionistes “, commente Mourad, spécialiste des affaires du Golfe a dit ce samedi.

Al-Manar a contacté Mourad, qui a confirmé que la photo est prise d’une partie d’un livre émirati, précisant qu’il a obtenu l’image d’un “Palestinien qui vit aux EAU”.

Pendant ce temps, le chercheur libanais a noté que la photo était également partagée sur les médias sociaux par plusieurs militants palestiniens.

Jetant un coup d’œil sur certains comptes palestiniens sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il était clair que la même photo était partagée par plusieurs Palestiniens qui mettaient en garde, dans leurs postes, contre les dangers d’un telle décision sur la cause palestinienne.
Cette dernière phrase est quelque chose que la plupart des journalistes et des experts n’ont pas, et il est terriblement important de comprendre.

La vérité n’est pas importante pour les personnes qui ont été élevées dans une culture d’honneur et de honte. Seules les apparences le sont.

Que Ramallah soit ou non la capitale de l’AP en réalité (vous savez, où se trouve le siège du gouvernement) n’est pas du tout pertinent à la discussion. Le seul facteur pertinent est ce que les gens disent à haute voix, parce que dire la vérité à haute voix peut nuire à la cause – et causer un sérieux contrecoup.

Les Occidentaux, et cela inclut les Israéliens, se soucient de la vérité, alors ils vont regarder tous les côtés d’un problème. Les Palestiniens et les autres Arabes ne feront que dire à haute voix ce qu’ils sont autorisés à dire pour éviter d’être honteux.

C’est pourquoi vous ne voyez pas trop d’Arabes violer les règles tacites de ce que l’on peut dire ou ne pas dire.

Ce manuel scolaire n’a pas de sens, mais les Arabes, très attachés au symbolisme, y voient un signe avant-coureur du monde qui se retourne contre eux sur Jérusalem. Ils doivent riposter rapidement et fort pour s’assurer que personne d’autre ne viole les règles non écrites de ce qui peut être dit à voix haute.

Les journalistes occidentaux sont généralement trop paresseux pour creuser sous la surface dans des interviews avec des Arabes et des Palestiniens, contrairement à la façon dont ils traitent leurs compatriotes occidentaux. Ils acceptent tout ce qui est dit à leur valeur nominale. Et c’est une grande raison pour laquelle le récit palestinien a si souvent conquis la vérité que même les Palestiniens se connaissent.

Antisémitisme à Sarcelles

Ici, la synagogue de Sarcelles.

Ici, la synagogue de Sarcelles. – Anthony Cortes
Reportage

Antisémitisme à Sarcelles : “Derrière la gesticulation, les choses ne changent pas”

Deux semaines après l’agression d’un enfant juif, le lundi 29 janvier, la communauté de la “petite Jérusalem” cherche à oublier le déferlement médiatique qui a suivi. Et attend de vraies réponses des pouvoirs publics face à un phénomène devenu endémique.

La neige tourbillonne sur l’avenue Paul-Valéry. Le tramway ne circule plus, le sol est gelé. Dans ce coin de Sarcelles, où tout le monde se connaît, on se remet lentement du tourbillon qui a secoué la ville les jours précédents : les caméras et les micros, les déclarations à l’Assemblée et même les tweets de soutien du président de la République… Et pourtant, « Il ne s’est rien passé ! » lance Namir, le patron du restaurant Inoun, un établissement huppé où se croisent les juifs du quartier, les médecins du cabinet voisin, et les clients venus spécialement de Paris. Devant, il y a le service voiturier, deux véhicules de la mission Sentinelle et des parachutistes. « Une agression antisémite ? Peut-être, on ne sait pas, en tout cas, c’est allé trop vite. Les télés et les radios qui débarquent aussitôt… Il y en avait partout, poursuit Namir. Le petit a été bousculé, il a pris des coups de pied, ça arrive tout le temps. » « Je connais les parents, ils sont dépassés, ils ne s’imaginaient pas que cela prendrait de telles proportions », explique Samuel, un client.

Les faits remontent au lundi 29 janvier dernier, aux alentours de 18 h 30, avec l’agression d’un petit garçon de 8 ans. Porteur d’une kippa et des traditionnels tsitsits, ces franges qui dépassent de la chemise, il se rend à un cours de soutien scolaire avec son frère de 11 ans, lorsque deux individus surgissent, le jettent à terre et lui donnent des coups de pied dans le ventre avant de s’enfuir. Le lendemain, dans la nuit du mardi au mercredi, Emmanuel Macron tweete : « Chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse. » Dans la journée suivante une partie de la classe politique réagit à son tour sur les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de l’Assemblée, en condamnant un acte qualifié d’antisémite en raison du port de signe distinctifs, et en appelant à la plus grande fermeté. Manuel Valls, les députés du Val-d’Oise François Puponi (8e circonscription, Garges, ancien maire de Sarcelles) et Dominique da Silva (7e circonscription, Sarcelles), sont en première ligne.

Anthony Cortes.

Dans l’Hémicycle, le premier ministre, Edouard Philippe, leur répond solennellement : « Lutter contre le racisme et l’antisémitisme, c’est évidemment avoir le courage de nommer les choses. Le courage d’affirmer, de reconnaître que, oui, il existe une nouvelle forme d’antisémitisme violente et brutale qui s’exprime de façon de plus en plus ouverte sur notre territoire. Nous ne pouvons pas accepter que des Français s’en prennent à d’autres Français en raison de leurs convictions religieuses, nous ne pouvons pas accepter qu’un enfant soit agressé en raison de signes extérieurs qui disent sa conviction religieuse. »

“C’EST EMBÊTANT, CES COUPS DE PROJECTEUR JUSTE AU MOMENT OÙ LES GENS ÉTAIENT EN TRAIN DE REVENIR S’INSTALLER.”
LE RABBIN BERROS

Quelques minutes plus tôt, dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb avait condamné « avec la plus grande fermeté cette lâche agression, contraire à nos valeurs les plus fondamentales ».

« Pendant trois jours, on s’est fait agresser par les journalistes », déplore Isaac, jeune infirmier parisien de 28 ans, très religieux, qui « rêve de venir habiter à Sarcelles » : « Ici, il y a toujours eu de petits problèmes, on sait que ça peut arriver. Je mets une casquette sur ma kippa, je ne vais pas dans certains quartiers. Le climat d’antisémitisme, en fait, je le juge à l’aune de ce qui se dit dans les médias. Mais ici, on vit très bien, j’adore, il y a tout, les commerces, les lieux de prière, les librairies. J’étais à l’école ici, j’aimerais revenir, mais ma femme redoute un peu. » Chez la plupart des personnes que l’on rencontre, dans la rue, dans les cafés, dans les restaurants, le discours est ambigu et parfois déroutant : il n’y a pas d’antisémitisme… mais il y en a, et de plus en plus. Comme si la communauté craignait d’attirer l’attention sur elle lorsque certains de ses membres sont visés.

“OUI, ÇA A CASTAGNÉ”

« C’est embêtant, ces coups de projecteur, note le rabbin Berros. Cette histoire arrive au moment où les gens étaient en train de revenir à Sarcelles, après la vague de départs consécutive à l’attaque de la synagogue, en juillet 2014. » Cet été-là, une manifestation de soutien à la Palestine, rassemblant 5 000 personnes, avait dégénéré et des centaines d’individus menaçaient le bâtiment, armés de bâtons, de barres de fer, de pierres : « On avait mis des jeunes du SPCJ [service de protection de la communauté juive] , c’était un véritable état de siège. » « Oui, bien sûr, ça a castagné », reconnaît ce grand bonhomme à l’allure débonnaire. Dans les années qui suivent, les « alyas » à destination d’Israël se sont multipliées. Déjà, en 2012, le supermarché Casher Naouri de l’avenue du 8-Mai avait été incendié, sans que l’on puisse mettre la main sur les auteurs.

Anthony Cortes

Un climat délétère que la droite israélienne utilise pour appeler les juifs de France à quitter l’Hexagone. Dans le même temps, beaucoup de juifs de Sarcelles et de ses environs s’exilent vers un autre « eldorado », plus proche : le XVIIe arrondissement parisien et sa banlieue chic, Neuilly, Courbevoie et Levallois. Quand elle évoque cette dernière ville, Deborah, trentenaire, a des étoiles dans les yeux : « C’est mon rêve, et puis, de toute façon, je pense à l’avenir de mes enfants, à leur sécurité. Ici, le prix de l’immobilier a chuté et il est inenvisageable pour un jeune juif d’être scolarisé dans le public, on est obligés de les mettre dans des écoles confessionnelles. »

“IL FAUT ATTAQUER CE FLÉAU AVEC COURAGE ET DÉTERMINATION, FAIRE DES LOIS EFFICACES, CERTAINS Y TRAVAILLENT, ÇA VA VENIR” MOÏSE KAHLOUN

VIOLENCE GRANDISSANTE

Pourtant, c’est plus à un phénomène de vases communicants auquel on assiste. Les gens qui réussissent quittent ce quartier populaire pour des secteurs plus confortables, quand ceux qui ne tiennent plus financièrement dans la capitale aspirent à retrouver une vie communautaire : « Les nouveaux arrivants viennent de Seine Saint-Denis et du XIXe arrondissement, Crimée, Bolivar, place des Fêtes » , explique le rabbin. Des quartiers de l’Est parisien où la gentryfication accentue la pression foncière et chasse les classes populaires, les juifs comme les autres : « Ceux qui agressent les juifs le font parfois avec l’idée que nous avons de l’argent, note Moïse, un jeune boulanger. Mais, si on avait de l’argent, on n’ habiterait pas ici. »

Lui a toujours vécu à Sarcelles et, à 28 ans, constate une violence grandissante de la part des « petits » : « Ceux qui font des conneries ont 13 ou 14 ans. C’est une question d’éducation, on ne leur transmet pas les bonnes valeurs. Certains entendent chez eux qu’il ne faut pas aimer les juifs, alors ils reproduisent, ils ne savent même pas pourquoi. »

Il y a aussi de banales histoires de quartier, des guerres de territoires. Rien de nouveau depuis West Side Story et Warriors, les guerriers de la nuit. Pour le petit frère de Moïse, Aaron, les choses sont simples. Ou très complexes, tout dépend du point de vue. « Les autres, ils savent qu’on est soudés, ils savent qu’on réagira, mais on est tranquilles », dit ce grand adolescent qui porte lui aussi kippa et tsitsits. Nous, qui ? « Mes potes de la tour. Il y a des Noirs, des musulmans. Non, ceux avec lesquels ça se passe pas bien, c’est les feujs de la rue de Crimée, dans le XIXe . Eux c’est vraiment des cons, ils pensent qu’à se battre, à fumer du shit et la chicha. » Là, on ne sait plus vraiment si comprendre, c’est déjà expliquer, ou le contraire.

« Les gens vous disent qu’ils sont bien à Sarcelles, mais en fait ils sont bien à la “petite Jérusalem” », note René Taiëb, président de l’Union des communautés juives du Val-d’Oise, auteur, à la demande de Bernard Cazeneuve, d’un rapport sur l’antisémitisme en France, basé sur des études de terrain qui l’ont mené à Paris, Lyon et Marseille : « Ils n’en sortent pas, ou très peu. Il y a des bagarres de bandes, et une jalousie dans une ville où l’on trouve 50 à 60 % de logements sociaux, alors que ce secteur est constitué de copropriétés [lire l’encadré, ci-contre] , mais il ne faut pas s’y tromper, un appartement qui valait 200 000 € il y a quinze ans en vaut 110 000 aujourd’ hui. » « Quand mes parents sont arrivés du Maroc dans les années 70 [La population juive de Sarcelles est dans son écrasante majorité séfarade, juive d’Afrique du Nord] , nous vivions très bien, dans un logement social. Le confort était spartiate mais nous étions les plus heureux du monde, s e souvient Isaac Barchi-chat, expert-comptable et assistant parlementaire de Dominique da Silva. Aujourd’hui, mon père, qui est rabbin, doit passer devant des dealers dans sa cage d’escalier. Sarcelles n’est que le reflet d’un mal qui concerne toute la France. »

Tous les dimanches matin, les habitants de Sarcelles se retrouvent à Oh ! Délices, café-boulangerie et institution sarcelloise, où l’on croise à coup sûr le maire, Nicolas Maccioni, le député François Puponi, comme on y croisait il y a quinze ans Dominique Strauss-Kahn. Le patron, Moïse Kahloun, est président de la communauté juive de Sarcelles, et donc représentant du Consistoire de Paris. Pour lui, le déferlement médiatique de ces derniers jours est une manière de mettre la poussière sous le tapis : « Le gouvernement et les médias organisent toute cette gesticulation, mais en fait, derrière, les choses ne changent pas. Le problème, c’est que les gens s’imaginent que dès qu’il se passe quelque chose c’est nous qui crions à l’antisémitisme, avant même que l’enquête n’ait avancé. Il y a sans doute eu des fuites de gens qui veulent se faire mousser dans les médias. Au lieu de cela, il faut attaquer ce fléau avec courage et détermination, faire des lois efficaces. François travaille à ça sérieusement, ça va venir. »

COMBAT DE FOND

Ça tombe bien, François Puponi est là, dans son gros blouson de ski : « Ça fait quelques années que, dans la ville, on a mis en place un système qui fait que dès que quelqu’un de la communauté est agressé, on va déposer plainte au commissariat. Même le jour de shabbat. Que ce soit une agression antisémite caractérisée, quand la personne se fait traiter de “sale juif ”, ou quand elle est porteuse de signes distinctifs, à fin d’enquête. On doit être vigilants et ne pas se voiler la face, l’antisémitisme progresse. Il faut dire stop ! » Lui aussi considère que, cette fois, les choses sont peut-être allées trop vite. Le mardi, jour qui a suivi l’agression, le procureur du parquet de Pontoise annonce à la réunion du comité départemental contre le racisme et l’antisémitisme qu’une agression antisémite a eu lieu : « A partir de ce moment-là, il y a des gens qui ont fait fuiter, avant même que l’on puisse “sécuriser” l’affaire, vérifier quatre fois. On ne peut pas que se reposer sur le témoignage d’un petit garçon de 8 ans. Il aurait fallu attendre que l’enquête ait avancé. Une fois que c’était lancé… »

Car au-delà, il s’agit d’un combat de fond : « Il n’est pas normal que cela soit la communauté qui établisse elle-même les statistiques d’agressions, et que les gens doivent prouver, lorsqu’ils en sont victimes, qu’elle est bien due à leur appartenance confessionnelle. Oui, il y a de l’antisémitisme, un vieux fond qui fait d’une catégorie de personnes des boucs émissaires quand les choses vont mal, et un nouvel antisémitisme est dû au conflit israélo-palestinien. » La proposition de loi visera à ce que les statistiques soient établies par les services de l’Etat, à l’inversion de la charge de la preuve, et à la mise en place de mesures pédagogiques à destination des jeunes : « C’est un combat qui concerne tout le monde, et à tous les instants. »

En attendant, des juifs continueront de dire, avec le sourire, que tout va bien. En prenant soin de mettre une casquette sur leur kippa quand ils sortent de leur quartier.

COMMUNIQUE LILLE 1

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

A Lille, le 17 février 2018

Mercredi 14 février 2018, alors que notre association PankulturA terminait les préparatifs de la soirée d’ouverture de son festival culturel annuel à la Maison des Etudiants de l’Université de Lille, trente à quarante manifestants (menés par des professeurs de l’Université de Lille) ont fait irruption dans les locaux vers 18h30, brandissant des pancartes et des drapeaux, pour s’opposer à un événement festif et culturel apolitique.

Devant la violence de leur propos et leur comportement parfois agressif, nous avons pris la décision d’annuler le festival cette année, ne pouvant assurer la sécurité de nos intervenants, festivaliers et des membres de notre association, ces manifestants ayant clairement annoncé qu’ils perturberaient chaque réunion ou événement.

Nous déplorons qu’un événement culturel organisé dans le cadre de nos études et réalisé en suivant le calendrier officiel de l’Institut Français (2018 marquant “l’année croisée France-Israël”) ait été récupéré idéologiquement et politiquement par une minorité intolérante, prenant ainsi en otage un projet créé en 1997.

En effet, notre association, composée de seulement 15 étudiants, avait prévu de présenter un festival culturel de 4 jours (du 14 au 17 février 2018) sur la culture israélienne au travers d’une exposition photos et d’une dégustation de vins notamment. Il n’y avait aucun message politique ni idéologique de quelque sorte dans notre désir de faire partager la culture d’un pays.

Ce sont 7 mois de travail acharné qui sont réduits à néant et nous tenons à remercier particulièrement les intervenants et partenaires qui nous ont aidés dans la réalisation de ce projet, les participants mais aussi les personnes qui nous ont soutenues et qui continuent de le faire.

Nous regrettons profondément ce qui s’est passé et restons convaincus que la culture ne doit pas devenir un outil politique mais permettre aux personnes de surmonter leurs différences et de se rassembler. Malgré ce regrettable événement,

nous sommes déterminés à continuer notre projet culturel et à faire perdurer notre engagement en faveur de la démocratisation de la culture et de la promotion de l’interculturalité.

Contact presse : [email protected]

PankulturA

Association loi 1901

Ce qu’il faut retenir des J.O. de Munich 1972, selon « Le Monde »

Ce qu’il faut retenir des J.O. de Munich 1972, selon « Le Monde »

16 FÉVRIER 2018, 

Ainsi, moi qui vous parle, je suis un fidèle lecteur du site d’histoire « Hérodote » dont, jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçu, tant son directeur, André Larané, est un homme de culture objectif et à l’esprit universel. Concernant les J.O. et leur histoire, il a consacré plusieurs dossiers parfaitement documentés et passionnants, aussi bien sur le plan humain qu’historique.

Le « grand-quotidien-de-l’après-midi » – vous voyez de qui je veux parler – s’est également essayé à une rétrospective des Jeux Olympiques pour y analyser comment la politique s’est progressivement invitée dans ces compétitions universelles qui réunissent de plus en plus de nations. C’est une louable intention. Las ! Les bonnes intentions connaissent leurs limites, surtout au Monde.

Dans « Tribune Juive » de cette semaine, Raphaël Nisand, (président d’honneur de la section du Bas-Rhin de la LICRA, chroniqueur sur Radio Judaïca Strasbourg, avocat du BNVCA), pointe du doigt une étrange omission dans l’article sur deux pages du Monde du 10 janvier intitulé : « Jeux Olympiques, la politique entre en piste ». En effet, l’auteur y évoque en six photos des événements-clés de l’histoire des J.O. Ici, je cède la parole à Raphaël Nisand : « Deux photos concernent les jeux de Berlin en 1936 avec l’athlète noir américain Jesse Owens triomphant devant Hitler à la finale du 100 mètres. Une autre photo montre Melbourne en 1956 au moment précis de l’invasion de la Hongrie par l’armée rouge avec le hongrois Zador le visage sanguinolent après une bagarre de l’équipe russe de waterpolo. Pour les J.O. de Mexico en 1968, c’est la photo célébrissime des deux athlètes noirs américains Tommie Smith et John Carlos le poing levé sur le podium au moment où les couleurs de leur pays sont hissées en l’honneur de leur victoire, dénonçant ainsi la condition des noirs aux États-Unis. Une autre photo montre pour les jeux de Los Angeles 1984 le drapeau chinois et son porte drapeau pour la première fois présents aux jeux olympiques. Il n’y a pas de doute sur l’importance de ces événements triés sur le volet. Le Monde ne se trompe pas dans ses choix. Le journaliste sait ce qu’il montre mais il sait aussi ce qu’il cache. Il ne pouvait certes pas balayer tous les jeux olympiques depuis 1896 et la renaissance des jeux mais le problème c’est qu’il illustre aussi d’une photo les jeux olympiques de Munich de 1972 et pour le Monde, l’événement de ces jeux illustré par la photo c’est la victoire de l’Union soviétique en basket-ball face aux États-Unis ! La mise à mort de l’intégralité de la délégation israélienne aux jeux de Munich ne mérite ni une photo ni un mot dans cette double page consacrée pourtant à l’irruption de la politique dans les jeux. Le drame le plus sanglant de l’histoire des jeux, commis de surcroît dans le pays de la Shoah, moins de 30 ans après la fin de la guerre est caché dans cet article sous un voile dont on devine l’origine. Rappeler les crimes terribles du terrorisme palestinien, en l’occurrence c’était l’OLP de Yasser Arafat, ce n’est pas la ligne éditoriale du Monde. »

On assiste aujourd’hui à un négationnisme qui n’est même plus le fait de quelques pseudo-historiens que leur antisémitisme viscéral aveugle. Ce négationnisme (parfois ce révisionnisme) a hélas gagné un corps d’hommes et de femmes dont la mission est pourtant d’informer : les journalistes. Soit ils affirment des choses sans en avoir vérifié les sources, soit ils choisissent délibérément d’écarter de leurs articles des réalités qui ne vont pas dans le sens de leurs convictions personnelles, tronquant et amendant ainsi l’histoire au gré de leurs fantaisies. Comment se peut-il qu’un journaliste, résumant quelques moments forts des J.O., ignore sciemment l’horreur qui s’est produite en septembre 1972, dans l’une des villes d’Allemagne où le nazisme fut si présent, à dix-sept kilomètres de Dachau, camp de concentration de sinistre mémoire créé dès 1933 ? Soyons bien certains qu’il ne s’agit pas d’une omission par négligence, mais d’une volonté affirmée de ménager certaines susceptibilités de la part de ceux qui couvrent complaisamment le terrorisme palestinien d’aujourd’hui qui fit irruption sur la scène de l’histoire ce 5 septembre 1972.

Je tiens à citer un article de Wikipédia sur ce massacre : « Le 6 septembre est organisée une cérémonie commémorative durant laquelle le président du Comité Olympique Avery Brundage fait un discours saluant la force du mouvement olympique, sans mentionner les athlètes assassinés. [NDLR : c’est ce même Avery Brundage qui, lors des J.O. de Berlin en 1936, avait su ménager la sensibilité d’Hitler et de ses sbires]. Les Jeux reprirent le lendemain. La plupart des 80 000 personnes présentes dans le Stade Olympique pour assister au match de football opposant l’Allemagne de l’Ouest à la Hongrie se comportèrent comme si rien ne s’était passé la veille. Lorsqu’apparut une banderole portant l’inscription « 17 morts, déjà oublié ? » des agents de sécurité la saisirent et expulsèrent les spectateurs qui l’avaient déployée. »

Il faut le dire et le redire : notre vigilance doit être totale et permanente face à tous les crimes perpétrés contre des individus ou des groupes ethniques à travers l’histoire pour la seule faute d’être nés. C’est vrai pour toutes les victimes, sans distinction de nationalité, d’appartenance religieuse ou politique.

Nous, Juifs, devons être encore plus fidèles à l’évocation des massacres qui ont ensanglanté l’histoire et amoindri l’image de l’Homme.

La semaine dernière, je m’émerveillais, certes un peu naïvement, sur le beau symbole des équipes des deux Corée défilant sous la même bannière et affrontant ensemble des équipes adverses. Je tempérais mon enthousiasme par la petite histoire idyllique du zoo et de la cage abritant ensemble un lion et un agneau (cf. ma Lettre n° 360). Cette semaine, l’article paru dans Le Monde nous ramène à plus de réalisme.

Faudra-t-il pour autant perdre toutes nos illusions ? Je ne veux pas le croire et, pour rester dans le domaine du sport, je rappelle cet événement inouï qui va se dérouler du 4 au 6 mai prochain en Israël : les trois premières étapes du Tour d’Italie cycliste, lequel se poursuivra un jour plus tard sur la péninsule pour aboutir à Rome. De Jérusalem à Rome, en honorant au passage la mémoire d’un Juste des nations, le super champion cycliste Gino Bartali (vainqueur de trois tours de France et deux tours d’Italie avant et après la guerre), cette épreuve sportive réunira deux villes qui symbolisent des sommets de culture et de spiritualité, berceaux de deux grandes religions monothéistes. Et si, au lieu de la politique, c’était l’esprit qui s’invitait dans le sport et « entrait en piste », pour paraphraser le titre de l’inacceptable article du Monde ?

Voici les noms des 11 sportifs israéliens assassinés lors de la prise d’otages des J.O. de Munich 1972 :

Mark Slavin (18 ans, lutteur)

Eliezaar Halfen (24 ans, lutteur)

Andre Spitzer (27 ans, arbitre et entraineur d’escrime)

David Mark Berger (28 ans, haltérophile)

Zeev Friedman (28 ans, haltérophile)

Yosef Romano (32 ans, haltérophile)

Moshe Weinberg (32 ans, entraîneur de l’équipe de lutte)

Yosef Gottfreund (40 ans, arbitre de lutte)

Amitzur Shapira (40 ans, entraîneur de l’équipe d’athlétisme)

Yakov Springer (50 ans, entraîneur de l’équipe d’haltérophilie)

Kehat Schor (53 ans, entraîneur de l’équipe de tir)

Daniel Farhi.

plaque de l’État d’Israël à la mémoire des athlètes israéliens assassinés au J.O. de Munich en 1972.

Abject ! BDS crée une « zone libre d’apartheid israélien »

Abject ! BDS crée une « zone libre d’apartheid israélien »

1940-2018 ! Attention, une zone libre peut en cacher une autre ! Quand BDS France 34 créé sa zone libre d’apartheid pour dénoncer toute discrimination !

« Zone libre » : Une expression qui rappelle quelque chose à bien peu de français réputés pour avoir la mémoire courte ! Mais pour ceux-là… Oui bien sûr,

1940 : « Le 2 juillet 1940, le gouvernement français s’installe à Vichy qui devient en quelque sorte la « capitale » de la zone libre, familièrement appelée « zone nono » (pour non occupée).

Quelques jours plus tard, le 10 juillet 1940, le Parlement vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui promulgue « l’Etat français » et s’engage peu après dans une politique de collaboration avec l’occupant nazi… A commencer par les lois antijuives décrétées dès le 1er octobre 40 !

Selon un tracé abstrait et arbitraire, la ligne de démarcation morcelle départements, communes, champs et bois. Sur le terrain, ce tracé subira diverses modifications, au gré de la fantaisie ou des exigences de l’occupant allemand. »

La nouvelle zone libre version 2018

2018 : Ce ne sont plus des occupants allemands dont il est question mais d’une association Charleroi- Palestine qui appelle (je cite !), tel « un exemple français des commerçants de Montpellier à refuser un spectacle soutenu par l’État d’Israël,  les invitant à créer une zone c’est à dire un périmètre situé géographiquement, au sein duquel, grâce à la mobilisation des habitants-tes, des commerçants-tes, des associations et de diverses institutions d’économie sociale, culturelles, sportives et autres, chacun veille dans son domaine et collectivement, à refuser de s’impliquer dans tout commerce ou échange avec l’État d’Israël en raison du système d’apartheid que celui-ci impose aux Palestiniens !

Cette zone libre d’apartheid qui vise en premier lieu l’apartheid israélien, se construit sur la base des exigences de liberté, de justice, et d’égalité pour les Palestiniens, conformément au droit international et aux droits humains ». Et les commerçants de signer la pétition contre le spectacle soutenu par l’État israélien et afficher comme un seul homme, sur leur vitrine l’appel au rassemblement les 20 et 21 mars 2018.

Aucun israélien toléré !

Construire une zone libre d’apartheid israélien…. Nouvelle étape de la Campagne BDS France Montpellier dans la construction de la ZLAI Paillade (Zone Libre d’Apartheid Israélien).

Après plusieurs interventions dans le quartier et au grand marché du samedi, il leur est proposé de signer la pétition demandant au directeur du théâtre Jean Vilar l’annulation du spectacle soutenu par Israël et demander accord pour apposer sur la vitrine de leur magasin une affichette appelant au rassemblement des 20 et 21 mars, soirées annoncées pour le spectacle.

Sur les douze commerçants-tes rencontrés-ées une seule n’a pas signé, allant même jusqu’à refuser de discuter ! C’est dire combien les commerçants-tes de St Paul sont sensibles à la cause palestinienne et combien ils-elles ont compris le sens et l’importance du boycott de toute représentation ou forme de présence officielle de l’État israélien.

(Les clients-tes et les habitués-ées qui fréquentent le centre commercial ont eux-elles aussi signé massivement la pétition qui a recueilli une centaine de signatures.) Bien sûr, comme le précise la pétition : « Ce n’est pas le contenu de cette pièce qui fait problème, ni le fait que l’artiste soit israélien, et encore moins qu’il soit juif ! (…),

Non ? Deux fois plutôt qu’une, le problème vient de qui ajoute à un antisémitisme libéré de tous tabous, un antisionisme décidément très en vogue.

Sujet récurrent s’il en était..

Le BNVCA condamne l’expédition palestiniste de l’AFPS et de professeurs de l’Université de Lille 1 qui ont terrorisé les organisateurs du Festival Escale en Israel. Le BNVCA a décidé de les poursuivre en justice et d’interpeller la Ministre de l’Enseignement supérieur.

Le BNVCA condamne l’expédition palestiniste de l’AFPS et de professeurs de l’Université de Lille 1 qui ont terrorisé les organisateurs du Festival Escale en Israel. Le BNVCA a décidé de les poursuivre en justice et d’interpeller la Ministre de l’Enseignement supérieur.

Le BNVCA condamne l’expédition d’une bande d’activistes “palestinistes” de l’AFPS, qui  assistés de professeurs de l’Université de Lille 1 ont terrorisé les organisateurs d’un festival intitulé
“ESCALE EN ISRAEL”, et conduit à l’annulation de ce festival culturel et pacifique qui se tenait sur le Campus à Villeneuve d’Ascq, le mercredi 14 février 2018.
Pour le BNVCA cette opération commando s’apparente à une action de boycott et  constitue ce délit prévu et réprimé par nos lois.
Le BNVCA a décidé d’interpeller Madame Frédérique Vidal, la Ministre de l’Enseignement Supérieur afin qu’elle interroge le Président de l’Université LILLE 1 sur les raisons de sa carence.
Nous lui demandons de nous indiquer  les dispositions qu’elle entend prendre à l’encontre des Professeurs mis en cause qui se sont associés à cette subversion.
Le BNVCA souligne que tous les plus hauts dirigeants de l’Etat ont déclaré que l’Antisionisme c’est l’Antisémitisme.
Cette opération commando palestiniste participe de cette incitation à la haine d’Isrël qui pousse à l’acte antijuif, voire au crime antisémite.
Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Charles Baccouche de déposer plainte contre les auteurs et complices de cette manifestation qui a perturbé et empêché l’exposition photos et des cours d’hébreu faisant partie du projet monté dans le cadre de leurs études par des étudiants, en lien avec le calendrier de l’Institut français.

Boycott : Des étudiants de Lille annulent leur festival consacré à Israël

Boycott : Des étudiants de Lille annulent leur festival consacré à Israël

Une exposition photos et des cours d’hébreu ont été perturbés sur le campus à Villeneuve d’Ascq ; les activistes pro-palestiniens évoquent Israël comme un pays apartheid

Illustration. Des panneaux appelant au boycott d'Israël lors d'une manifestation anti-Israël à San Francisco, en avril 2011. (Crédit : CC BY dignidadrebelde, Flickr)

Illustration. Des panneaux appelant au boycott d’Israël lors d’une manifestation anti-Israël à San Francisco, en avril 2011. (Crédit : CC BY dignidadrebelde, Flickr)

Un festival intitulé « Escale en Israël » à Lille a été annulé par les étudiants qui l’organisaient dans le cadre d’un projet universitaire, après que des militants pro-palestiniens ont manifesté lors d’un premier atelier culturel, a-t-on appris jeudi auprès des associations.

A l’appel de l’association France Palestine Solidarité Nord-Pas-de-Calais (AFPS) et de professeurs de l’université de Lille 1, quelques dizaines de personnes ont perturbé la tenue d’une exposition photos et de cours d’hébreu à la Maison des étudiants, mercredi soir sur le campus à Villeneuve d’Ascq.

Organisé par une association composée d’une quinzaine d’étudiants de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Lille, rattaché à l’université Lille 1, le festival devait proposer pendant quatre jours des ateliers de découverte de la culture israélienne, notamment de cuisine et de musique.

La quinzaine d’étudiants membres de l’association a finalement décidé d’annuler ce projet monté dans le cadre de leurs études, en lien avec le calendrier de l’Institut français, qui mène en 2018 une « Saison croisée France-Israël ».

« Les manifestants nous ont dit qu’ils allaient venir manifester à toutes nos activités. Donc on a décidé d’arrêter. On ne veut pas créer plus de polémique sur cela », a expliqué à l’AFP Gaëlle Robin, étudiante de 22 ans de la filière marketing, communication et culture, chargée des relations presse au sein de l’association.

« On était neutre, on a bien dit qu’il n’y avait rien de politique ni religieux (…) Notre projet a été validé » par l’établissement, a-t-elle ajouté.

Mercredi, une lettre signée de deux professeurs a été envoyée au président de l’université, pour demander l’annulation du festival.

« Monsieur le président, autoriser une manifestation qui, sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie de cet Etat (Israël) nous choque profondément », écrivent Moussa Nait Abdelaziz et Abdellatif Imad.

« Monsieur le Président, aurions-nous accepté d’organiser une manifestation édulcorée sur l’Afrique du Sud, au temps de l’Apartheid et de Mandela en prison ? » poursuivent-ils.

Selon l’AFPS, la démarche des étudiants « met en valeur l’État d’apartheid israélien en prétendant se placer sur le terrain culturel en occultant les crimes commis régulièrement par cet état colonial à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza ».

Contactés par l’AFP, l’IAE n’a pas souhaité s’exprimer et l’université de Lille n’a pas donné suite dans l’immédiat.

L’argent de l’Etat a servi à réaliser la propagande de l’Union française Juive pour la Paix

 

L’argent de l’Etat a servi à réaliser la propagande de l’Union française Juive pour la Paix

Dans son numéro de février, notre mensuel publie une enquête, réalisée en collaboration avec le centre « NGO Monitor » de Jérusalem, établissant que l’Union juive française pour la paix (UJFP) avait sollicité auprès du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), institution dépendant du Premier ministre, une subvention dans le cadre du programme de « lutte contre les discriminations ».

L’UJFP proposait de réaliser des documents, écrits et audiovisuels, pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Notre enquête avait établi que l’argent reçu avait servi à produire des documents, un livre et une série de clips vidéo diffusant un discours violemment antisioniste, accusant la France de racisme d’Etat et manifestant la sympathie de l’UJFP pour les tenants de l’islamisme radical.

« L’UJFP a été mise en demeure »

Après la publication de cette enquête, nous avons reçu de Corinne Gonthier, directrice de la communication du CGET, une lettre dont voici les principaux extraits :

« Comme il est prévu dans ses attributions, le CGET finance notamment des actions en faveur de la lutte contre les discriminations.

C’est à ce titre, qu’en 2016, il a subventionné à hauteur de 18 000 euros l’association Union Juive Française pour la Paix. Le partenariat visait à soutenir un projet dénommé « Une parole juive contre le racisme : production d’outils-réunions publiques ». Il consistait notamment à réaliser des clips vidéos portant sur la lutte contre le racisme et la déconstruction des discours antisémites de Dieudonné et d’Alain Soral en direction des enseignants, des étudiants des écoles supérieures du professorat et de l’éducation et des agents des centres sociaux.

Les clips vidéo ont été mis en ligne sur le site de l’association fin 2017, avec un logo Premier ministre/CGET mais sans information préalable et sans avoir recueilli de validation du CGET.

Alerté en décembre dernier sur la teneur de ces clips, le CGET a constaté qu’ils ne correspondent pas du tout au cahier des charges conventionné et ne sont pas admissibles car ils mettent en cause un prétendu « racisme d’Etat ».

Dès le 19 janvier, l’association a ainsi été mise en demeure de retirer du site et des documents de l’association toute référence à un soutien de l’Etat. Ce qui a été fait. Parallèlement, le CGET a engagé une procédure de recouvrement de la subvention pour non-respect du cahier des charges. Enfin, le ministère de l’Education nationale a été prévenu et nous n’avons pas d’information sur une diffusion de ces clips en milieu scolaire.

A l’heure où vous avez fait paraître votre article, le 7 février dernier, la subvention faisait donc déjà l’objet d’une procédure d’annulation et de recouvrement auprès de l’UJFP. »

Cette lettre valide donc totalement le contenu de notre enquête, et par conséquent les accusations de détournement de fonds publics que nous avions formulées, sous forme interrogative, dans notre article.

L’intervention de Manuel Valls

Il est pourtant nécessaire de préciser que si la direction du CGET est intervenue (bien tard !) pour tenter de réparer ce grave dysfonctionnement d’une institution d’Etat, cela n’est pas sans rapport avec nos investigations, intervenues bien en amont de la date de publication de l’article de Causeur. C’est le cas notamment de l’intervention de l’ancien Premier ministre Manuel Valls, en fonction à l’époque des faits, auquel nous avons appris, début janvier, la manipulation dont avait été l’objet le CGET dont il exerçait la tutelle, ainsi que de celle du sénateur Loïc Hervé, auteur, fin décembre, d’une question écrite au Premier ministre, après que nous lui avons transmis les éléments du dossier. Manuel Valls nous avait indiqué qu’il allait tenter de tirer cette affaire au clair…

Enfin, pour qu’il n’y ait pas de malentendus, précisons que ce n’est pas l’action militante, ni même le contenu de la propagande de l’UJFP que nous clouons au pilori, même si nous ne partageons pas, loin de là, son idéologie ni ses méthodes. Il s’agit, en l’espèce, d’une malversation caractérisée, d’un rapt d’argent public par la ruse. Qu’ils rendent donc l’argent, et le dossier, pour ce qui nous concerne, sera clos.

Source:©   Causeur

Communiqué : Le BNVCA reçoit les protestations de clients FREE et BOUYGUES, irrités par les messages qui les accueillent en PALESTINE alors qu’ils arrivent à Tel Aviv en Israël.

Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations de clients FREE et BOUYGUES  Télécom, qui nous expriment leur mécontentement et leur colère après avoir reçu sur leur portable,à leur arrivée  à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv en Israël, un message d’accueil en “PALESTINE”.
Le BNVCA saisit par écrit les deux PDG, de Free et de Bouygues, et leur demande de faire corriger sans délai ce dysfonctionnement qui risque d’inciter leurs clients à choisir un autre fournisseur qui respecte la géographie de la région et l’existence de l’Etat d’Israël.
Les messages en cause sont les suivants :

1/ Pour Free : 
“Free vous accompagne en Palestine. Composez le +33 au lieu de 0 pour appeler un numéro francais, le +970 pour un numéro local et le 666 pour joindre votre messagerie vocale. Depuis la Palestine, appels émis vers la France et la Palestine 2.19€TTC/min, appels recus 0.95€TTC/min, SMS émis 0.27€TTC/SMS, MMS émis 1.05€TTC/MMS, MMS recu 0.76€TTC/MMS, data 9.70€TTC/Mo.”

2/ Pour Bouygues (voir les photos du message) :  “Bouygues Telecom vous informe, depuis cette destination (Palestine) : Appel émis vers ce pays, … … “

 

                          

MOHAMED LOUIZI : “SI RÉFORME IL FAUT MENER, C’EST CELLE DE L’ISLAM ET NON DE LA LAÏCITÉ”

MOHAMED LOUIZI : “SI RÉFORME IL FAUT MENER, C’EST CELLE DE L’ISLAM ET NON DE LA LAÏCITÉ”

Certaines mesures envisagées par le chef de l’État à l’égard du culte musulman affaibliraient paradoxalement le modèle républicain, argumente l’auteur de Plaidoyer pour un islam apolitique.

Publié le 13 février 2018 dans Le Figaro

LE FIGARO. – Emmanuel Macron réfléchit à une réorganisation du culte musulman. Il entend, par exemple, réduire l’influence des pays étrangers et régler le problème du financement des imams…

Mohamed LOUIZI. – Dans la communication du chef de l’État, la question de la laïcité et de l’islam souffre de prudence excessive et, je dirais, d’une volonté de dire certainement la vérité mais pas toute la vérité. Le président de la République entend avancer pas à pas. Sa vision du sujet restera donc partiellement opaque, échappant peut-être délibérément au débat public, exactement comme lors de la campagne présidentielle où cette question fondamentale n’a été abordée que furtivement.

Cela dit, il faut en effet réduire l’influence des pays étrangers sur l’islam dit de France, notamment en interdisant clairement, dans les faits, tout financement étranger. Cela me paraît aller dans le bon sens. Cette mesure très souhaitable, cependant, ne suffira pas pour lutter efficacement contre l’islamisme. Car désormais notre pays se trouve face à un wahhabisme de France et à un frérosalafisme de France. Il n’est plus nécessaire d’aller en Égypte, au Qatar ou en Arabie saoudite pour apprendre les normes théologiques et juridiques de l’islam politique. Il suffit de s’inscrire à l’IESH (Institut européen des sciences humaines) à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), géré par les Frères musulmans, pour devenir un imam ou un aumônier frérosalafiste qui professe son idéologie tous les vendredis non seulement dans certaines mosquées, mais aussi au sein d’hôpitaux, de prisons et de régiments de l’armée française. Emmanuel Macron ira-t-il jusqu’à fermer ces centres frérosalafistes qui propagent une idéologie de rupture et de conquête? Par ailleurs, va-t-il oser un moratoire sur l’enseignement privé dit musulman qu’instrumentalisent les frérosalafistes pour préparer leur relève, parfois en signant des contrats d’association avec l’État? C’est le cas du lycée Averroès de Lille-Sud, du lycée Ibn-Khaldoun de Marseille ou du lycée Al-Kindi de la métropole de Lyon.

La loi de 1905 n’est pas “un texte sacré”, affirme un proche du président dans leJDD. Qu’en pensez-vous ?

En mai 2017, j’avais dévoilé le contenu d’un document de travail non public de l’Institut Montaigne, intitulé «L’islam français: le connaître, l’organiser – Présentation des recommandations au Comité directeur de l’Institut Montaigne». Ce document de 26 pages datait de juillet 2016. Deux recommandations m’avaient interpellé: «aggiornamento de la loi de 1905» et «extension du Concordat sur tout le territoire». Aujourd’hui, la presse rapporte qu’un proche d’Emmanuel Macron dit que la loi de 1905 «n’est pas un texte sacré.», arguant qu’«elle a déjà été modifiée treize fois». Que prépare-t-on? Le détricotage de l’équilibre atteint par la loi de 1905 serait-il «En marche!»? La laïcité mérite un débat sociétal franc, totalement transparent. Et si réforme il faut mener, c’est la réforme de l’islam et non la réforme de la laïcité.

Quelle appréciation portez-vous sur les préconisations de l’essayiste Hakim El Karoui, qui s’est exprimé à plusieurs reprises dans les pagesDébats du Figaro et qu’Emmanuel Macron semble écouter ?

Cet auteur a exposé sa pensée dansL’islam, une religion française (Gallimard). Au sujet de «l’insurrection culturelle» qu’il appelle de ses voeux contre les islamistes, Hakim El Karoui écrit: «Le libéralisme de Macron devrait l’inciter à permettre à la société civile française et musulmane de gérer le culte, indépendamment du ministère de l’Intérieur et des États d’origine». Je suis en désaccord avec cette analyse. Nous savons que la «société civile française et musulmane» est noyautée par les islamistes depuis plus de trente ans. L’essayiste mise sur l’engagement des «musulmans intégrés», mais on peut craindre que parmi cette catégorie il n’y ait aussi des «musulmans intégristes» en masse.

Prenons un exemple. Dans les statuts de la Ligue islamique du Nord, longtemps présidée par l’islamiste Amar Lasfar, qui gère aussi la mosquée de Lille-Sud, il est écrit noir sur blanc parmi les buts de l’association: «Ouvrir des établissements scolaires et hospitaliers privés». On voit donc que le vœu d’Hakim El Karoui ne peut réussir. Loin de barrer la route aux islamistes, il contribuerait à leur permettre, à terme, de créer une société dans la société. À savoir la fameuse «partition» déjà évoquée par François Hollande avec ses mosquées-cathédrales, ses crèches, ses piscines, ses marchés, ses écoles, ses hôpitaux, sa police privée et ses banques islamiques.

Le même essayiste recommande la désignation d’«un grand imam de France» chargé d’exprimer une doctrine musulmane «compatible avec les valeurs républicaines». Quel est votre sentiment sur cette proposition ?

La progression de l’islamisme en France est la conséquence directe d’un laisser-faire, qui dure depuis plus de trente ans, et qui a permis à des autorités religieuses soi-disant du «juste milieu» de diffuser les normes de leur idéologie de rupture et de conquête. Et puis, ce grand imam va-t-il parler au nom des sunnites ou des chiites? Des soufis ou des islamistes? Des Marocains ou des Turcs?

Ma crainte, c’est qu’en faisant «élire» un «Monsieur islam de France», qui de toute façon n’aura jamais la reconnaissance des fidèles, l’État instaure une sorte de corps intermédiaire islamiste servant une vision anglo-saxonne de la société par le contrôle effectif des citoyens musulmans français du berceau jusqu’à la tombe. Mon inquiétude, c’est que ces citoyens soient abandonnés pour toujours, quitte à modifier la loi de 1905 s’il le faut, entre les mains des organisations les plus structurées de l’islam politique bifide, à savoir: les Frères musulmans qui se sont beaucoup réjoui après la chute de François Fillon, auteur d’un essai intitulé Combattre le totalitarisme islamique.

Il serait intéressant d’évaluer l’expérience de l’Autriche qui représente, à n’en point douter, une source d’inspiration pour l’Institut Montaigne. L’Autriche – qui, selon certains, est devenue une sorte de «démocrature», avec un gouvernement composé de 13 ministères, dont 6 confiés à l’extrême droite – avait mis en œuvre en 2015 ce que l’Institut Montaigne recommande de faire en 2018. N’y aurait-il aucun rapport de cause à effet entre la reconnaissance institutionnelle d’un certain islam par le Parlement autrichien en 2015 et l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans ce pays trois ans plus tard?

Pour beaucoup, son nom est aujourd’hui le symbole du déni de l’antisémitisme

Il y a 12 ans, la mort d’Ilan Halimi

Pour beaucoup, son nom est aujourd’hui le symbole du déni de l’antisémitisme

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

Il y a 12 ans, Ilan Halimi, 23 ans, est retrouvé nu et agonisant, avec des traces de tortures et de brûlures sur le corps, au bord d’une voie ferrée dans l’Essonne. Le jeune homme succombe à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital, sans parvenir à s’exprimer.

Depuis chaque année, plusieurs associations organisent un rassemblement en son honneur, au 229 boulevard Voltaire à Paris, lieu de son dernier emploi dans un magasin de téléphonie, et place Ilan Halimi, dans le 12e arrondissement de Paris.

Depuis sa disparition, le meurtre d’Ilan Halimi est évoqué à chaque nouvel acte antisémite, et il est souvent utilisé pour symboliser le déni de l’antisémitisme au début des années 2000.

Ilan Halimi avait été enlevé trois semaines plus tôt, le 21 janvier 2006, attiré par une femme qui a servi d’appât.

Dirigés par Youssouf Fofana, 25 ans à l’époque des faits et condamné en 2009 à la réclusion criminelle à perpétuité, ses bourreaux – qui se faisaient appeler le « gang des barbares » – avaient tenté en vain d’extorquer 450 000 euros à la famille de leur victime, qu’ils supposaient riche car de confession juive.

Fofana avait ensuite contacté un rabbin, pensant que la communauté paierait une rançon si les proches ne le faisaient pas.

Emprisonné depuis, Fofana s’est distingué par ses violences contre ses geôliers et son absence de remords.

Le meurtre d’Ilan Halimi a fait l’objet de deux films, et selon certaines personnes proches du dossier, il existe un doute sur le fait que toutes les personnes impliquées dans son meurtre n’aient fait face à la justice.

Rencontre informelle entre Gérard Collomb et Aryeh Deri à Paris

Rencontre informelle entre Gérard Collomb et Aryeh Deri à Paris

Invités par le Consistoire central à l’occasion d’un séminaire les ministres de l’intérieur français et israélien ont commenté une actualité chargée

Le ministre de l'Intérieur Aryeh Deri lors d'une réunion de la Commission des affaires intérieures consacrée à l'expulsion des demandeurs d'asile africains à la Knesset, le 29 janvier 2018 (Crédit :Alster/Flash90)

Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri lors d’une réunion de la Commission des affaires intérieures consacrée à l’expulsion des demandeurs d’asile africains à la Knesset, le 29 janvier 2018 (Crédit :Alster/Flash90)

Les ministres de l’Intérieur israélien et français, Gérard Collomb et Aryeh Deri se sont rencontrés lors du récent séminaire des dirigeants communautaire du Consistoire de Seine et Marne.

A cette occasion, Gérard Collomb a apporté quelques précisions concernant la situation sécuritaire des Juifs en France.

« Les forces de police devant les bâtiments juifs ne seront pas réduits. Le dispositif ‘Sentinelle’ restera affecté à la sécurité de la communauté juive, » a-t-il affirmé.

Face au climat d’antisémitisme, relayé à nouveau par de nombreux journaux français, le ministre de l’Intérieur français a regretté que certains juifs français sont contraints de changer de quartier, pour s’installer dans des zones considérées comme plus paisibles.

« Chacun peut faire son alyah, a admis Gérard Collomb. Mais faire une alyah intérieure, ça c’est intolérable et je ne l’accepterai pas ! Et je mettrai tout en œuvre pour permettre aux Juifs de vivre en sécurité. »

Commentant la situation à la frontière nord israélienne, Aryeh Deri a commencé par rassurer son auditoire sur l’état de santé du pilote israélienabattu par la défense anti-aérienne dans la matinée du samedi 10 février, suite à l’incursion d’un drone identifié par Tsahal comme iranien sur le territoire israélien.

Selon le vice-président du Consistoire, Jack Yves Bohbot, Deri aurait « été marqué par la ferveur de la jeunesse juive ».

 

FOG – Le génocide programmé d’Erdogan, Ubu roi de Turquie

FOG – Le génocide programmé d’Erdogan, Ubu roi de Turquie

Face au président turc Erdogan, l’Europe ne dispose pas d’un homme politique de la trempe de Winston Churchill. Malheureusement pour les Kurdes…

PAR

« Indécrottable négationniste, Erdogan programme maintenant de "génocider"  une partie des Kurdes. Cet islamiste mégalomane a quand même quelques  qualités dont la moindre n'est pas d'annoncer la couleur. »
« Indécrottable négationniste, Erdogan programme maintenant de “génocider” une partie des Kurdes. Cet islamiste mégalomane a quand même quelques qualités dont la moindre n’est pas d’annoncer la couleur. »

© Emrah Yorulmaz / Anadolu Agency

Joël Mergui : « L’antisionisme doit devenir un délit spécifique »

Joël Mergui : « L’antisionisme doit devenir un délit spécifique »

(DR)

La réaction de Joël Mergui, Président des Consistoires pour agir avec la plus grande fermeté contre l’antisionisme et l’antisémitisme.

« Il faut absolument continuer de nommer les choses. Ne plus perdre de temps. On a perdu plus de 10 ans pour dire que l’islamisme radical était à la source du terrorisme et d’une forme d’antisémitisme. Puisque les plus hautes sphères de l’Etat reconnaissent enfin que l’antisionisme et l’antisémitisme correspondent à une même réalité, il faut se donner les moyens de lutter concrètement contre l’antisionisme. L’arsenal juridique de lutte contre l’antisionisme n’est pas à la hauteur. Combattre l’antisionisme doit entrer dans le combat de toutes les haines (raciales, xénophobes, homophobes). C’est un délit spécifique qui participe de la banalisation de l’antisémitisme. J’ai demandé au président de la République que l’antisionisme soit reconnu juridiquement. Aujourd’hui, il n’y a plus débat sur une insulte comme « sale juif » – et la société admet globalement que lorsque l’antisémitisme avance, c’est la démocratie qui recule – mais ce n’est pas le cas avec la parole antisioniste. Il y a un combat de tous les instants à mener sur les réseaux sociaux. L’antisémitisme d’internet n’est pas assez pris en compte dans les statistiques. Le travail scolaire de lutte contre l’antisémitisme/antisionisme est également très insuffisant. Il est tout à fait inacceptable que des enfants juifs soient contraints de se retirer de l’école publique. Il ne peut plus exister de zone de non-droit. Sur le plan judiciaire, la réaction des autorités doit être plus immédiate. Il faut également alourdir les peines déjà existantes. Enfin, point important, lorsque l’antisémitisme est évident, il devrait être beaucoup plus simple d’obtenir la qualification d’antisémitisme. L’affaire de Sarah Halimi est à cet égard édifiante : pourquoi la juge n’a pas retenu le caractère antisémite du meurtre ? »

«The Voice» : Mennel, l’erreur de casting qui empoisonne TF1

«The Voice» : Mennel, l’erreur de casting qui empoisonne TF1

VIDÉO – Postés sur les réseaux sociaux au lendemain des attentats de Nice et de Saint-Étienne- du-Rouvray, les messages complotistes de la candidate du télécrochet, qui a finalement décidé de quitter le concours, incommodent la chaîne en charge de sa diffusion.

Exclure ou non Mennel Ibtissem de «The Voice»? Telle était la question posée à TF1 après la découverte des messages pro-islamistes postés par la candidate sur les réseaux sociaux au lendemain des attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray. Finalement, c’est la jeune chanteuse qui a décidé d’abandonner la compétition. Elle a annoncé sa décision dans la nuit de jeudi à vendredi dans une vidéo postée sur sa page Facebook. «Je vis très difficilement les tensions survenues ces derniers jours. Ces tensions masquent mon intention de faire l’apologie de l’amour, de la paix et de la tolérance. (…) J’ai donc pris la décision de quitter cette aventure.»

La chaîne voulait prendre le temps de la réflexion. «Ce n’est pas une décision qu’on prend à la va-vite, il y a de l’humain là-dessous», se défendait-on encore jeudi au sein d’ITV Studios, société productrice du télécrochet.

» LIRE AUSSI – Après ses messages controversés, Mennel annonce quitter The Voice

Le 15 juillet 2016, après l’attentat qui a frappé la promenade des Anglais, à Nice, et fait 86 morts et 458 blessés, cette Bisontine, âgée aujourd’hui de 22 ans, a écrit sur son compte Facebook: «C’est bon, c’est devenu une routine, un attentat par semaine!! Et toujours pour rester fidèle, le “terroriste”prend avec lui ses papiers d’identité. C’est vrai, quand on prépare un sale coup, on n’oublie surtout pas de prendre ses papiers!» Une bien étrange interrogation. Si l’on avait des doutes sur la portée complotiste de ce message, ils sont balayés par celui publié par Mennel Ibtissem le 1er août 2016, quelques jours après l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, au cours duquel le père Hamel avait été égorgé. Selon elle, «les vrais terroristes, c’est notre gouvernement».

Outre ces propos, on découvrait une chanson, intitulée Souris Palestine, enregistrée en juin 2015 pour Lallab, une association souvent considérée comme proche des Frères musulmans, ce qui a troublé les esprits. Tout comme sa promotion d’un livre de Tariq Ramadan ou son«like» d’une annonce d’un spectacle de Dieudonné. Cet historique a ressurgi sur les réseaux sociaux au lendemain de sa prestation samedi dernier. La chanteuse, qui s’est présentée d’origine syrienne face aux coachs, a été acclamée pour sa reprise d’Hallelujahde Leonard Cohen, moitié en anglais, moitié en arabe.

Une liesse de courte durée. Françoise Laborde, journaliste et ancienne membre du CSA, a été la première à presser TF1 de réagir aux révélations accablantes. L’association des victimes niçoises Promenade des Anges – 14 juillet 2016 en a appelé ensuite «à la responsabilité» du diffuseur, ajoutant que les victimes se disaient «choquées par les propos tenus par la candidate». C’est enfin sur le plateau de «Touche pas à mon poste!», quatre jours après l’exhumation des messages de cette étudiante en master d’anglais, que sera réclamée son exclusion du show. En vain.

Des problèmes au montage?

«Il faut remettre les choses dans leur contexte, j’avais 20 ans, c’était à la suite d’un ­enchaînement d’attentats qui s’étaient déroulés un peu partout dans le monde»

Mennel Ibtissem

La Une et ITV Production ont fait le dos rond, pensant d’abord que la polémique allait sinon s’éteindre, du moins s’étioler. Au risque de ternir l’image de son programme populaire et familial qui a révélé Louane, Kendji Girac ou encore Amir, des poids lourds de la chanson aujourd’hui.

Quant à la défense de la principale intéressée, jamais elle n’a été vraiment convaincante. Avant de présenter ses excuses pour ses messages concernant les attentats, Mennel Ibtissem a sous-entendu une erreur de jeunesse. «Il faut remettre les choses dans leur contexte, j’avais 20 ans, c’était à la suite d’un enchaînement d’attentats qui s’étaient déroulés un peu partout dans le monde», nous confiait lundi après-midi celle qui est âgée, rappelons-le, de 22 ans! «Ma famille vit à Nice et était présente sur les lieux de l’attentat ce soir-là», ajoutait-elle, comme si elle voulait relativiser la portée de ses publications.

Sur sa proximité avec Lallab, elle explique avoir été invitée par l’association afin de célébrer son premier anniversaire en chanson. «Je ne prône rien de politique ou de religieux, je suis simplement artiste. Si je peux apporter un message d’amour, de paix et solidarité au travers d’une chanson, je le fais. Que ce soit la Palestine, Israël ou n’importe quel autre pays.»Au micro de RTL, elle assurait mercredi que ses anciens messages «ne reflétaient pas sa personnalité».

Est-ce suffisant pour réclamer un droit à l’oubli? Sans doute pas pour TF1, qui déjà en coulisses jeudi, semblait envisager le départ de la candidate. Mais qu’attendait la chaîne pour officialiser cette disqualification? Se confrontait-elle à des problèmes de montage, afin de faire disparaître des d’images déjà enregistrées de Mennel Ibtissem? Après avoir passé l’audition à l’aveugle, elle s’est en effet qualifiée pour l’épreuve suivante. TF1 et ITV Studios ont pourtant le temps de régler cette difficulté: les épreuves de qualification sont toujours en cours de diffusion.

Dès lors, comment ne pas s’interroger sur son recrutement dans cette septième saison? Comment ITV a-t-elle pu ignorer les convictions de la chanteuse? Contacté, Bruno Berberes, le responsable du casting, n’a pas voulu répondre à nos questions sans l’autorisation de la société de production. Que nous n’avons pas obtenue.

L’erreur du casting

Il n’était pourtant pas difficile de cerner le profil pour le moins ambigu de cette candidate. Manifestement, aucune recherche préalable n’a été effectuée sur les «talents» afin de se prémunir contre de telles mauvaises surprises.

Selon le témoignage d’un ancien participant au télécrochet, un extrait de casier judiciaire ne lui a même pas été demandé pour intégrer «The Voice». Contractuellement, les candidats acceptent les termes du règlement, les conséquences de la médiatisation sur leur existence et assurent simplement avoir communiqué de manière «sincère, exacte et exhaustive» toutes les informations les concernant. En cas d’écart de conduite, présent ou passé, la production a le droit de procéder à une disqualification. En 2012, durant la première saison de «The Voice Australia», Carmen Smith avait été écartée juste avant les directs pour avoir participé à un clip du chanteur Guy Sebastian, la production estimant que cela allait l’avantager aux yeux du public.

ITV Studios s’inspirera-t-elle de cet exemple pour changer le cours de sa septième édition? «The Voice» étant adapté d’un format néerlandais, il faut se référer à un cahier des charges précis pour intervenir dans le jeu. Avant d’annoncer finalement son départ, Mennel avait posté jeudi une nouvelle vidéo sur sa chaîne où elle reprenait Imagine, l’hymne pacifique de John Lennon. Madonna l’avait chanté place de la République, à Paris. C’était après les attentats du 13 novembre…

La candidate de “The Voice” rattrapée par ses tweets complotistes

Glamour, islam et beauté: Mennel, le cocktail manqué de TF1

par

Hervé Karnovic


Mennel, la talentueuse et jolie candidate enturbannée de l’émission « The Voice » a été rattrapée par ses tweets complotistes. TF1 rate son rendez-vous avec la « diversité ».


En allant chercher une jolie youtubeuse prénommée Mennel, pour son télécrochet « The Voice », TF1 a cru faire une bonne affaire. Un, la demoiselle est jeune et ravissante, avec des yeux bleus innocents propres à séduire la majorité des téléspectateurs. Deux, elle porte turban et est issue de la « diversité », comme on dit : elle touche donc un segment d’audience non négligeable dans une France de plus en plus multiculturelle. Trois, cette touche d’islam glamour (on pourrait l’appeler is-glam) a dû plaire aux « marketeurs » de l’équipe de prod’, pour se mettre au diapason des industries de la mode, des cosmétiques et du divertissement. Ces industries trouvent à la fois lucratif et hyper tendance de dérouler le tapis rouge à des jeunes femmes qui exhibent ce qu’elles ne veulent pas montrer. On comprend TF1 : Mennel était une poule aux œufs d’or en puissance, elle pouvait fournir à la chaîne l’occasion de sortir de son image franchouillarde.

Mennel, la voix du vivre-ensemble… ou presque !

L’enregistrement de l’émission a parfaitement rempli le cahier des charges. L’ange bleu halal, regard clair et voix légèrement tremblante, a eu la bonne idée d’interpréter la chanson « Hallelujah » de Leonard Cohen, donnant l’impression d’une entente parfaite entre des références musulmanes (le turban), catholiques et judaïques (Cohen, « Hallelujah », vous suivez ?). N’y voyant pas malice, le jury s’est lâché dans le dithyrambe, suivi par un auditoire bien conditionné par les chauffeurs de salle. Mennel, dûment sélectionnée, était bien partie pour être une locomotive de l’émission.

Patatras ! Dès le lendemain de la diffusion, les révélations pleuvent. L’ange bleu en perd ses ailes : fan des organisations islamistes les plus virulentes (Baraka City notamment), fan de Tariq Ramadan, Mennel dégringole de son piédestal tout neuf à la vitesse où se répandent ses anciens tweets (effacés depuis, mais trop tard). Elle y met ainsi en cause le caractère terroriste de l’attentat de Nice, prétend que le vrai terroriste, c’est le gouvernement, reprend des théories complotistes sur les attentats de 2016… Une catastrophe.

Cerise sur le gâteau, on se rend compte qu’en interprétant sa chanson à moitié en arabe, la candidate en a profité pour transformer la chanson de Leonard Cohen… en chant religieux islamique ! Un joli tour de passe-passe, car si les téléspectateurs non musulmans et non arabophones n’y ont vu que du feu, les entrepreneurs identitaires islamistes et leurs suiveurs n’en ont pas manqué une miette.

TF1 « réfléchit »

Malgré le tir de barrage habituel d’une partie de la presse, tentant d’étouffer le scandale en attribuant ces révélations à l’extrême droite, la pépite de TF1 est devenue, du jour au lendemain, une patate chaude. Que faire ? Virer la candidate, au risque de la transformer en victime et d’être qualifié de chaîne islamophobe ? La garder, et donner l’impression qu’on encourage les pires dérives islamistes ? Pour l’heure, TF1 « réfléchit ». Mieux vaut tard que jamais, mais réfléchir avant aurait été préférable.

On en viendrait presque à plaindre Mennel, qui voit ses perspectives de succès grand public s’éloigner au galop. Elle a réagi une première fois, sur le mode Jawad : c’est pas moi, j’ai rien fait, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Voyant que ça ne suffisait pas, elle s’est enfin excusée. Va-t-elle finalement sauver sa place ? TF1 nous emballera sa décision, au choix, dans la vertu républicaine ou dans le respect du talent, et tout le monde sait d’avance que ce sera du pipeau. L’image de la chaîne et l’équilibre financier de l’émission, voilà ce qui compte. Si le scandale autour de la candidate carbonise ses espoirs de carrière musicale, TF1 s’en remettra.

L’islam radical dit « merci »

Quant aux acteurs de l’islamisme radical en France, c’est tout bénéf’ pour eux, merci. Au cas où Mennel se ferait sortir de « The Voice », ils pourront la recycler en martyre en attendant de trouver une remplaçante, si possible aussi jeune et jolie. Il y a pléthore d’émissions où on peut lâcher de belles filles bien endoctrinées, que ces émissions soient politiques ou de divertissement. D’ailleurs, Cyril Hanouna l’a proclamé dès l’éclatement de la bulle Mennel, car il est cool Hanouna : venez me voir à « Touche pas à mon poste », pauvres filles voilées persécutées, moi je vous aime ! Dans l’islamosphère radicale, tout le monde ne demande que ça. On est patriarcal certes, on estime que les femmes ont des droits inférieurs et on les aime bâchées, mais ça n’empêche pas d’attirer le public, ce gros poisson, en lui servant les appâts qu’il réclame.

Le débat sur la loi polonaise sur la Shoah enflamme les médias antisémites

Le débat sur la loi polonaise sur la Shoah enflamme les médias antisémites

Un journaliste de l’une des plus grandes radios polonaises déclare la “guerre aux Juifs” au cœur d’un regain d’antisémitisme

TVP, la chaîne de télévision publique polonaise, s'est excusée auprès d'un ambassadeur israélien pour un tweet accusant Israël de motivations inavouées en s'opposant à une nouvelle loi réglementant la manière dont les Polonais peuvent discuter de l'Holocauste. (Flickr Commons/Piotr Drabik/via JTA)

TVP, la chaîne de télévision publique polonaise, s’est excusée auprès d’un ambassadeur israélien pour un tweet accusant Israël de motivations inavouées en s’opposant à une nouvelle loi réglementant la manière dont les Polonais peuvent discuter de l’Holocauste. (Flickr Commons/Piotr Drabik/via JTA)

VARSOVIE, Pologne (JTA) – Le débat sur une loi polonaise qui propose d’interdire la rhétorique accusant la Pologne de crimes nazis a suscité une vague de propos antisémites dans les médias polonais.

RMF, l’une des plus grandes radios commerciales polonaises, a suspendu un journaliste qui parlait de la « guerre avec les Juifs ». La chaîne de télévision publique polonaise s’est excusée auprès de l’ambassadeur israélien pour un tweet prétendant que l’opposition juive à la loi faisait partie d’une tentative de saisie des biens polonais.

En outre, un ancien prêtre a commencé à vendre des T-shirts niant la responsabilité polonaise d’un pogrom contre les Juifs par leurs voisins non juifs pendant l’occupation nazie.

Ces trois événements sont survenus après l’approbation par le Sénat polonais d’un amendement à la loi nationale sur la commémoration qui prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour ceux qui accusent la nation polonaise des crimes commis par l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Est aussi interdite l’expression « camps de la mort polonais ». Le projet de loi a été signé par le président mardi.

Les historiens spécialistes de l’époque, les organisations juives, le département d’État américain et le gouvernement israélien sont tous critiques à l’égard de la loi, qui, selon eux, pourrait entraver la liberté universitaire et fausser le dossier historique de la Seconde Guerre mondiale.

« Polonais, nous sommes en guerre ! Nous sommes en guerre avec les Juifs ! Ce n’est pas la première fois de notre histoire », a écrit Bogdan Zalewski, journaliste à RMF, sur sa page Facebook la semaine dernière.

« Nous pouvons nous retrouver dans un état d’isolement absolu qui nous épuise complètement jusqu’à l’anéantissement. À mon avis, il faut que les Polonais soient conscients et travaillent au renforcement de l’esprit national. »

Les sénateurs assistent à une séance de nuit au Sénat polonais à Varsovie, le 1er février 2018 (Crédit : PAP / Radek Pietruszka / AFP)

Sa déclaration est parue juste après que le Sénat eut approuvé l’amendement.

Il a ensuite accusé les Juifs pour la « poigne de fer » du pouvoir soviétique en Europe de l’Est, et a dit que les Juifs avaient fait régner la terreur contre les Britanniques et les Arabes en Israël.

« Les autorités américaines étaient pleines de Juifs occupant de nombreux postes clés. Beaucoup de ces Juifs ont été activement engagés dans l’espionnage en faveur des Soviétiques », a-t-il dit.

Un collègue de RMF a dénoncé les propos de Zalewski.

« Je ne peux que condamner ces propos », a déclaré Bogdan Frymorgen, producteur et journaliste. Je ne peux qu’éprouver du mépris pour un homme qui, au 21e siècle, avec la pleine conscience des horreurs du siècle précédent, part en guerre contre les Juifs, même s’il n’est pas une figure publique. Virtuellement, je peux lui cracher au visage. »

La station de radio a suspendu Zalewski, qui s’est excusé et a supprimé son post.

L’ambassadrice d’Israël en Pologne, Anna Azari (à droite) avec le prêtre catholique Tadeusz Rydzyk à l’ambassade, à Varsovie, le 7 septembre 2016. (Crédit : Facebook/Ambassade d’Israël en Pologne)

Le 2 février, l’ambassade d’Israël à Varsovie a condamné un tweet de la chaîne d’information TVP, propriété de l’Etat, affirmant que la réaction d’Israël à la nouvelle loi s’inscrivait dans le cadre d’une tentative de récupération de propriétés en Pologne.

« Il est difficile de trouver un exemple plus éloquent d’une fausse nouvelle antisémite », peut-on lire dans la déclaration de l’ambassade.

La chaîne de télévision publique s’est excusée auprès de l’ambassadrice israélienne Anna Azari, disant que le tweet « était une erreur » et s’est fiée à une source d’information non vérifiée.

« Les conséquences disciplinaires seront tirées contre cette personne », a déclaré la TVP dans un communiqué.

La semaine dernière, un animateur de la TVP et un invité se sont moqués des détracteurs de la loi, suggérant que les Juifs étaient en partie responsables de leur propre massacre pendant l’Holocauste et plaisantant que les camps de la mort devraient être qualifiés de « camps de la mort juifs ». L’hôte s’est excusé, mais l’invité, Rafał Ziemkiewicz, a dit qu’il ne regrettait pas d’utiliser le terme « camps de la mort juifs ».

Michael Schudrich, grand rabbin de Pologne, récite une prière pour les victimes du massacre de Jedwabne au cimetière juif de la ville, le 10 juillet 2016. (Crédit : JTA/Cnaan Liphshiz)

Ziemkiewicz, écrivain et journaliste, a également exigé la poursuite de l’exhumation des restes des victimes à Jedwabne, le lieu du massacre de centaines de Juifs perpétré en 1941 par leurs voisins polonais non juifs. Le plan contesté a été proposé en 2014 dans le but de fournir des preuves médico-légales irréfutables du massacre.

« Puisque nous sommes déjà en guerre, je lance un appel à l’Institut du Souvenir national pour qu’il profite de cette occasion pour enfin faire exhumer à Jedwabne, bloqué en fait il y a plus de 10 ans par la pression des organisations juives », a-t-il écrit sur Facebook.

Ziemkiewicz a dit que l’exhumation pourrait prouver que le crime « a été commis par les Allemands. »

Le chef de l’Agence de presse polonaise, Wojciech Surmacz, a également accusé les Juifs de la mort d’autres Juifs pendant l’Holocauste, partageant sur Twitter une photo de la police juive du ghetto. Il a déclaré que la police était responsable de la mort de « millions de Juifs » en Pologne.

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dépose une couronne en l’honneur des Ulmas, une famille polonaise tuée par les Allemands nazis pour avoir sauvé des Juifs pendant l’Holocauste, devant un musée retraçant leur destin dans le village de Markowa, au sud-est de la Pologne, le 2 janvier 2018,. ((AFP PHOTO / JANEK SKARZYNSKI)

Les nazis forçaient souvent les Juifs à surveiller les ghettos, généralement sous la contrainte de la menace de mort.

Surmacz est l’auteur d’un article de Forbes de 2013 accusant les dirigeants juifs polonais de bénéficier personnellement de la restitution des biens d’avant-guerre. Forbes s’est excusé plus tard.

La semaine dernière également, un ancien prêtre, Jacek Miedlar, a commencé à produire des T-shirts et des sweatshirts portant l’inscription « Je ne suis pas désolé pour Jedwabne. »

Des contre-manifestants ont scandé le slogan lors d’une marche anti-raciste à Bialystock en 2011. Deux ans plus tard, un tribunal déclarait que le chant incitait à la haine et condamnait ces contre-manifestants à des peines d’emprisonnement de six à dix mois avec sursis. Leur avocat a dit que « les recherches montrent que près de 50 % des Polonais ne veulent pas s’excuser pour Jedwabne. »

Miedlar est associé aux nationalistes polonais et l’année dernière, il a été inculpé dans la ville de Wroclaw, dans l’ouest de la Pologne, pour « incitation publique à la haine fondée sur des différences religieuses et nationales ».

En 2016, il prononça un discours dans lequel il appelait à la haine contre les Juifs et les Ukrainiens.

Michał Szczerba, membre du Parlement du parti d’opposition Platforma Obywatelska, a déclaré qu’il allait dénoncer Miedlar au parquet pour avoir vendu les chemises.

« Dans mes pires cauchemars, je ne m’attendais pas à entendre des blagues sur Auschwitz, les Juifs et les chambres à gaz à la télévision publique « , a dit à JTA Piotr Kadlcik, un éminent dirigeant juif de Varsovie.

Haine d’Israël : Hamon

Haine d’Israël : silencieux sur le massacre des Kurdes, Hamon et son micro-mouvement appellent à reconnaître un Etat palestinien

L’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a qualifié lundi l’Etat d’Israël  “d’injustice historique infligée aux Palestiniens”.

“Les votes au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale des Nations unies contre la décision américaine de reconnaître en Jérusalem la capitale d’Israël ont suscité une forte attention à travers le monde. Les Nations unies y ont démontré un bel exemple de ce qu’est le multilatéralisme que nous soutenons : celui où le droit ne le cède pas à la force, où le collectif des nations ne se laisse pas dicter sa loi par le plus fort. C’est que le sujet est d’importance”, déplorent dans une tribune Benoît Hamon et les membres de Génération.s, le micro-mouvement de l’ancien candidat socialiste à la présidentielle.

“Nul besoin d’exposer le sujet dans toute sa complexité pour prendre la mesure de l’enjeu. Donald Trump, pour des raisons de politique intérieure et parce qu’il méprise profondément le multilatéralisme et le droit, bafoue le consensus international et entend faire reconnaître la réalité : Jérusalem appartient à Israël comme tout ce qu’Israël a conquis ou se réserve la possibilité de conquérir. Quelle ne fut pas sa surprise de s’entendre dire que ces réalités, le monde entier ou presque se refusait à s’y résigner : les bulldozers ne dicteront pas leur loi à la communauté internationale et ne priveront pas les Palestiniens de leur droit légitime. Bien sûr, la résistance de 14 membres du Conseil de sécurité et de 130 membres de l’Assemblée générale contre le diktat d’un seul ne renversera pas à lui seul le fait accompli de la colonisation israélienne. Mais Donald Trump a compris une chose avec les deux revers qu’il vient d’essuyer : la colonisation avance, mais n’efface pas le droit des Palestiniens”, poursuivent les signataires.

“L’Europe, et la France, ne peuvent se désintéresser de cette cause. Oui, le terrorisme qui nous menace attire notre regard vers les théâtres de crise syro-irakien et libyen. Les migrations massives nous interrogent. La tragédie syrienne nous indigne. Mais si le chaos progresse dans ce monde arabe assailli de violence, c’est aussi parce que ce conflit continue de heurter la conscience politique des Arabes et des Européens. Au sud de la Méditerranée, l’injustice historique infligée aux Palestiniens est constitutive de la formation d’une conscience arabe moderne, indépendamment de la religion et de la nationalité. Au nord, l’enjeu ne se résume pas à la résolution d’un “conflit de basse intensité” ou d’une querelle de territoire. Il renvoie à la responsabilité historique des Européens d’aider l’Etat israélien né des décombres de la Seconde Guerre mondiale à s’insérer à long terme dans son environnement régional. Nous ne nous pardonnerions pas de voir Israël sombrer, ni dans le chaos ni dans l’apartheid”, assurent t-ils.

En 2017, le candidat socialiste avait promis au chef de l’entité terroriste Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de reconnaître la “Palestine” en cas de victoire à la présidentielle.

Benoît Hamon, soutien de longue date de la “cause” palestinienne, est l’un des principaux instigateurs de la reconnaissance en 2014 d’un État palestinien par l’Assemblée nationale.

Selon Le Canard enchaîné, l’élu aurait affirmé que cette initiative anti-israélienne est “le meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers”.

Éric Hazan – © Le Monde Juif 

COMMUNIQUE DE PRESSE : Suite au requêtes de correspondants indignés, par des informations révélées par CAUSEUR, Le BNVCA demande au Premier Ministre Monsieur Edouard Philippe, de cesser de faire subventionner l’UJFP, une officine anti-israélienne qui incite à la haine et la discrimination.

Le BNVCA reçoit les protestations indignées de très nombreux citoyens qui s’élèvent contre le soutien financier apporté par le gouvernement à l’UJFP, une association antisioniste incitative à cette haine d’Israël qui pousse à l’acte antijuif.

C’est la revue CAUSEUR de février 2018, qui révèle que le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), placé sous la tutelle du Premier Ministre, qui attribue plusieurs dizaines de milliers d’Euros à cette organisation qui usurpe le vocable de Juif, pour attaquer l’Etat juif et appeler au boycott d’Israël en infraction avec nos lois, en participant aux actions du mouvement illégal BDS.

Le BNVCA rappelle que lors de son discours prononcé à l’Assemblée nationale, le Premier Ministre Edouard Philippe a mis en cause un nouvelle forme d’antisémitisme déjà identifiée, et décrié que cette nouvelle forme s’appelle l’antisionisme.

Les prédécesseurs de Mr Edouard Philippe l’ont déjà déclaré, l’Antisionisme c’est l’antisémitisme. L’UJFP participe de cet antisionisme, source de l’antisémitisme contemporain.

 

Le BNVCA demande instamment à Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Edouard Philippe, de donner des instructions à ses services pour que ni l’UJFP, ni aucune autre organisation de ce type, ne reçoive plus aucun soutien ni financier, ni administratif, ni politique de l’Etat, de nature à cautionner leur propagande et des actions hostiles.

La lutte contre l’antisémitisme passe d’abord par ces mesures qui mettront hors d’état de nuire toutes ces officines incitatives à la haine et à la discrimination.

MENNEL ET TF1

Les producteurs de «The Voice» ont organisé une réunion de crise ce mardi avec la jeune chanteuse, pour évoquer son avenir dans le télécrochet de TF1.

Les anciens tweets de Mennel sur les attentats de 2016 vont-ils lui coûter sa place dans «The Voice » ?

Ce mardi, la chanteuse originaire de Besançon a été convoquée à Paris pour une réunion de crise par les producteurs du télécrochet, ITV Studios France. Objectif : obtenir des «clarifications » de la protégée de Mika, apparue dans l’émission samedi dernier. Et rattrapée par des messages qu’elle aurait postés sur les réseaux sociaux en juillet 2016, après les attentats de Nice et de Saint-Etienne du Rouvray. Où cette étudiante en anglais de 22 ans accuserait notamment « le gouvernement » d’être « les vrais terroristes ».

Accusée de complotisme

Exhumées dès dimanche sur les réseaux sociaux et par des sites proches de l’extrême-droite, les captures desdits messages valent aujourd’hui à la jeune femme, qui porte le voile, d’être accusée de complotisme.

« C’est devenu une routine, un attentat par semaine ! ! et toujours pour rester fidèle, le « terroriste » prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup on n’oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers ! ! #prenezNousPourDesCons », aurait notamment écrit Mennel quelques heures après l’attentat de Nice.

Quinze jours plus tard, dans la foulée de l’attentat à Saint-Etienne du Rouvray, la jeune femme d’origine syrienne aurait rédigé, cette fois sur sa page Facebook :

« Les vrais terroristes, c’est notre gouvernement».

Répondant ce lundi aux internautes et associations – comme le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme – demandant sa disqualification, Mennel a « condamné le terrorisme avec la plus grande fermeté » sur sa page Facebook. Sans toutefois donner des éclaircissements sur les premiers écrits qui lui sont reprochés. Lesquels ne figurent plus sur ses comptes personnels. Tout comme les messages où elle partageait des publications de Tariq Ramadan et Dieudonné.

Un flou artistique difficilement tenable pour TF1, où l’on ne peut imaginer qu’une telle controverse soit durablement associée à son très familial divertissement du samedi soir. Car Mennel fait partie des visages phares de cette saison 7, dont les trois quarts ont déjà été enregistrés.

La Une peut-elle se permettre de voir la polémique flamber à chaque apparition de la jeune femme ? Ou prendre le risque que d’autres messages compromettants refassent éventuellement surface ?

Une exclusion créérait un déséquilibre

Si la chaîne, qui n’avait pas pris de décision ce mardi soir, décidait de disqualifier Mennel, elle contraindrait les producteurs de « The Voice » à un travail de montage inédit dans l’histoire du programme. Car contrairement à « Nouvelle Star », où un candidat de plus ou de moins ne change rien, l’exclusion de Mennel créérait un déséquilibre dans la compétition de TF1, organisée en quatre équipes de dix-huit candidats, qui s’éliminent symétriquement entre eux pendant trois mois.

« Sentir qu’un tournant se prépare. C’est à la fois excitant et ça peut aussi faire peur… » avait écrit Mennel sur Twitter le 2 février, la veille de son apparition de « The Voice ». Elle ne croyait pas si bien dire.

Pascal Bruckner : « Ramadan rêvait d’une conquête pacifique de l’Europe »

Pascal Bruckner : « Ramadan rêvait d’une conquête pacifique de l’Europe »

Sans préjuger de son avenir judiciaire, l’écrivain décrit l’islamologue comme un redoutable prédicateur devenu maître dans l’art du double discours.

VINCENT TREMOLET DE VILLERS

Si Bruckner ne veut rien dire de l’affaire qui a plongé Tariq Ramadan dans la tourmente, il connaît avec précision les méthodes et la doctrine du prédicateur. À l’entendre, elles méritaient à elles seules une vigilance de tous les instants. Selon lui, l’islamologue a parfaitement intégré le progressisme européen pour mieux l’utiliser au service d’un islam politique et radical. C’est par cette méthode qu’il est parvenu à joindre à ses combats une partie de la gauche libérale comme la gauche anticapitaliste.

LE FIGARO.- Si la mise en examen pour viols de Tariq Ramadan tient de la chronique judiciaire, son impact va bien au-delà…

Pascal BRUCKNER.- Le vrai scandale ne réside pas seulement dans les accusations dont il est l’objet, et qui seront ou non confirmées, il est dans les complicités idéologiques dont il a bénéficié depuis vingt ans, dans la cécité des élites européennes à son égard. Tariq Ramadan a vite compris qu’il fallait attaquer l’Europe par son flanc progressiste, séduire une gauche en plein désarroi, toujours prête aux acrobaties idéologiques pour se consoler de la perte du prolétariat alors que les conservateurs, ancrés dans les traditions, seraient plus durs à convaincre. Le seul homme politique qui l’ait démoli à la télévision en 2003, c’est Nicolas Sarkozy ! Il suffisait de lire ses livres ou d’écouter ses discours pour comprendre les ambiguïtés de sa doctrine. S’il a vraiment commis les actes décrits par ses victimes, alors ce moralisateur qui n’avait que le mot vertu à la bouche est d’une duplicité vertigineuse. Il ferait alors penser au pasteur psychopathe de La Nuit du chasseur de Charles Laughton avec Robert Mitchum (1956). À gauche, seule Caroline Fourest avait osé l’attaquer dans Frère Tariq paru en 2004, dénonçant le double jeu du prédicateur, livre qui lui avait valu insultes, menaces de mort et ricanements des esprits forts.

Vous avez débattu avec lui…

Une première fois en 2004 à propos de la loi sur le voile islamique. Il m’avait dit : « Que faites-vous de la pudeur des femmes ? », je lui avais rétorqué : « Que faites-vous de la pudeur des hommes ? Pourquoi ne pas les coiffer d’un fichu Dior ou Hermès ? » Je l’ai revu à Genève à la fin du mois d’avril 2017 : il n’avait pas modifié d’un iota ses positions. Je lui ai demandé s’il avait réfléchi depuis 2003 à ses déclarations insensées sur la lapidation des femmes face à Nicolas Sarkozy (il avait demandé un moratoire !), il m’a répondu « vous n’allez pas recommencer avec ça ! ». Il a aussi dans une vidéo défendu les mutilations génitales féminines au nom du respect de la tradition. Tariq Ramadan, c’est l’homme qui a dit au moment des attentats : « Je ne suis ni Charlie ni Paris, je suis perquisitionnable. » En d’autres termes, qu’importent les morts, le scandale, c’est que la police tente de traquer les terroristes. Son fond de sauce idéologique est simple : l’islam est victime toujours et en tous lieux, quoiqu’il fasse, même quand, en son nom, des fanatiques tuent, assassinent, massacrent.

Il est pudiquement qualifié de « théologien suisse ». Quelle est sa place dans l’islam européen ?

Il est à mon sens l’un des leaders des Frères musulmans en Europe. Celui de la reconquête pacifique de l’Europe par la prédication après la perte de l’Andalousie en I492 et la défaite des armées ottomanes devant Vienne en I683. Ramadan a su concilier avec talent la rhétorique anticapitaliste sans sacrifier la doctrine islamiste. Il est un télévangéliste en terre infidèle, capable de donner des gages aux Kafir (« mécréants ») pour mieux avancer ses pions. Élégant, éloquent, il a été l’homme de la synthèse entre une interprétation rigoriste de sa religion et un accommodement avec les incroyants. Tel un miroir, il réfléchissait chaque fois l’opinion de ses interlocuteurs, accordant à chacun ce qu’il en attendait. Il se donnait même la générosité de défendre le christianisme (notamment les crèches dans les mairies) tout en expliquant que la France était d’ores et déjà un pays musulman. En février 2016, au congrès de l’UOIF, il proclamait : « La France est une culture maintenant musulmane. La langue française est une langue de l’islam. Vous avez la capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes. » C’est toute l’habileté des Frères musulmans par rapport aux djihadistes que de défendre la patience, l’entrisme, le combat culturel, la démographie, le djihad par la persuasion.

Il a été le conseiller de Tony Blair…

L’aveuglement des Anglo-Saxons sur l’islam politique est effrayant. Pour eux, la religion du prophète est parfaite, le terrorisme n’a rien à voir avec elle. Aux États-Unis comme en Angleterre, attaquer Tariq Ramadan vous valait encore récemment une accusation de racisme. Aujourd’hui même, la « féministe » Joan Scott et l’éditorialiste au New Yorker Adam Shatz, tous deux francophobes rabiques, osent écrire que le procès intenté à Ramadan flatte l’« islamophobie » des Français. Souvenons-nous que l’université d’Oxford lui a attribué une chaire (payée par le Qatar). En France, la gauche de la gauche s’est également fourvoyée à ses côtés : Alain Gresh, ancien directeur du Monde diplomatique, Edgar Morin sans oublier Mediapart totalement fasciné et qui tente aujourd’hui, de dénégations en contre-feu, de s’en dégager. Il faut reconnaître à Tariq Ramadan un talent indéniable : il est capable de lancer la pire perfidie avec le sourire et de jouer avec finesse sur la nature humaine. Il s’agissait presque d’un phénomène d’envoûtement. Je me souviens d’une vidéo éloquente, lors d’un meeting contre « l’islamophobie » quelques jours après les attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher. Ramadan accueillait Edwy Plenel sous les applaudissements, l’inondait de compliments et Plenel se contorsionnait, ronronnait comme un vieux matou. J’ai admiré ce savoir-faire. Flatterie et caresse, emprise et magnétisme. Mohamed Louizi, cet ingénieur qui vient de publier une note passionnante pour la Fondapol, a quitté Mediapart, considérant le site trop complaisant vis-à-vis des Frères musulmans.

La une de « Charlie » sur Ramadan au mois de novembre leur avait valu insultes et menaces…

Charlie a été un formidable révélateur d’une certaine gauche qui ne sait plus à quel intégriste se vouer pour imaginer un avenir radieux. L’offense faite au prêcheur puis la semaine suivante la remise en cause d’Edwy Plenel, coupable de n’avoir rien dit et rien vu, a poussé ce dernier à la faute et à se comparer aux résistants de la Seconde Guerre mondiale contre Vichy. Le monde à l’envers ! Après quoi nous avons vu la pétition des 150 pour défendre Mediapart : Thomas Piketty, Caroline de Haas, Edgar Morin, entre autres. Quelle misère ! L’éclipse de Ramadan, qui n’a aucun successeur digne de ce nom – Marwan Muhammad du CCIF (Comité contre l’islamophobie en France) n’a ni son talent ni sa combativité – est une catastrophe pour le courant fondamentaliste comme pour l’ultra-gauche, tous deux orphelins de leur gourou. Les « rouges verts » sont en deuil. C’est aussi une excellente nouvelle pour l’islam de France, enfin débarrassé de ce faux prophète : le prédicateur Tariq Ramadan n’était pas moins dangereux que le (présumé) prédateur.

* Auteur notamment de « Un racisme imaginaire », Grasset, 2016 ».

Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

Copie de la lettre envoy§e ce jour à Monsieur Schrameck, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

                                        Monsieur Schrameck

Président du CSA

Conseil supérieur de l’audiovisuel
Tour Mirabeau
39-43, quai André-Citroën
75739 Paris cedex 15

 

Paris, le 02 Février 2018

Monsieur le Président,

 

Mon BUREAU a été alerté par un grand nombre de téléspectateurs et d’internautes sur la personnalité d’une candidate à The Voice, “Mennel Ibtissen”.

En proposant la chanson “Hallelujah” de Leonard Cohen, qu’elle a interprétée en anglais et en arabe, la candidate a tenté d’abuser les organisateurs et le jury pour faire passer son message, répandu sur les réseaux sociaux.

Il s’avère qu’elle est l’égérie du mouvement illégal BDS qui diffuse sa chanson “Souris Palestine”.

Des au lendemain de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés. Elle déclare, dans son tweet le 15 Juillet 2016 : “C’est bon c’est devenu une routine, un attentat par semaine !! Et toujours pour rester fidèle, le “terroriste” prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup on n’oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers !! #prenezNousPourDesCons”.

En Août 2016, elle qualifie l’Etat Français de “vrais terroristes”.

Monsieur le président, nous considérons que le personnel chargé des sélections aurait dû faire preuve de plus de rigueur  afin que ce jeu ne serve aucune propagande ni aucun complotisme.

La beauté et le charme de la candidate, son talent, ne doivent, en aucun cas servir de prétexte à la Chaîne et à l’émission de télévision tentées par des retombées mercantiles nauséabondes.

Monsieur le Président, nous considérons que Menne ne peut servir de modèle à des fans mal avertis. Elle n’est pas un bon exemple, elle n’est pas le bon choix, elle est dangereuse

Je vous demande de bien vouloir faire procéder à une enquête sérieuse, et d’exiger de TF1 et de The Voice sa disqualification immédiate et sans appel.

Dans l’attente de votre réponse que je ne manquerai pas de communiquer à nos requérants, je vous prie de croire à l’expression de ma parfaite considération ;

Monsieur Ghozlan

Parrainé par:

 

 

François Pupponi :

François Pupponi : ” Il n’est plus acceptable que ce soit la communauté Juive qui alerte la république sur l’antisémitisme en France”.

Les nombreuses attaques à Sarcelles inquiètent et démontrent une montée de l’antisémitisme en France. François Puponi, membre du Parti socialiste et ancien maire de Sarcelles, qui a été réélu député en 2017 a tenu à prévenir l’actuel gouvernement de cette recrudescence mais a relevé un point important quand à la signalisation des actes antisémites.

Aujourd’hui en France, ce ne sont pas les services de police qui font les statistiques des actes antisémites dans le pays, c’est la communauté juive elle même, qui fait ses propres statistiques et qui aujourd’hui sont sécurisées par le ministère de l’intérieur, mais il n y a pas lorsqu’on porte plainte, de case pour dire que c’est un acte antisémite.

Il y a une anomalie, il faut que l’Etat, de la république connaisse enfin les vrais chiffres de l’antisémitisme dans notre pays. Il n’est pas acceptable que ce soit les membres de la communauté Juive, qui soit obligé d’alerter la république, sur le niveau de l’antisémitisme en France.

Un discours qui a été suivi d’une ovation par l’assemblée.

Le député devant une assemblée a dénoncé un manque de sérieux dans le suivi des actes antisémites et a demandé pour quelle raison le gouvernement n’est pas plus précis dans le nombre des actes antisémites et qu’il faut l’intervention de la communauté juive pour alerter le gouvernement.

De plus, il a tenu a préciser qu’aujourd’hui les condamnations ne suffisent plus et que les actes sont attendus pour stopper ces agressions contre des enfants Juifs, des magasins casher et autres.

Le ministre Gerard Collomb a confirmé cette montée de l’antisémitisme et a précisé sans prononcer “l’antisémitisme islamiste”, que c’est un nouvel antisémitisme qui ne se limite plus à celui de l’extrême droite.

Communiqué : Le BNVCA, alerté par un grand nombre de téléspectateurs et d’internautes sur la personnalité réelle d’une candidate à The Voice, “Mennel Ibtissen”, demande sa disqualification immédiate

Le BNVCA, alerté par un grand nombre de téléspectateurs et d’internautes sur la personnalité d’une candidate à The Voice, “Mennel Ibtissen”, demande sa disqualification immédiate et saisit le CSA.

En proposant la chanson “Hallelujah” de Leonard Cohen, qu’elle a interprétée en anglais et en arabe, la candidate a tenté d’abuser les organisateurs et le jury pour faire passer son message, répandu sur les réseaux sociaux.

Il s’avère qu’elle est l’égérie du mouvement illégal BDS qui diffuse sa chanson “Souris Palestine”.

Dès le lendemain de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés, elle déclare, dans son tweet  le 15 Juillet 2016 : “C’est bon c’est devenu une routine, un attentat par semaine !! Et toujours pour rester fidèle, le “terroriste” prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup on n’oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers !! #prenezNousPourDesCons”.

En Août 2016, elle qualifie l’Etat Français de “vrais terroristes”.

Le BNVCA demande au personnel chargé des sélections, de faire preuve de plus de rigueur afin que ce jeu ne serve aucune propagande, ni aucun complotisme.

La beauté et le charme de la candidate, son talent, ne doivent, en aucun cas, servir de prétexte à la Chaîne et à l’émission de télévision tentées par des retombées mercantiles nauséabondes.

Le BNVCA demande au Ministre de la Culture, au Ministre de la Communication, ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur, de prendre des mesures efficaces en ce sens.

Mennel ne peut servir de modèle à des fans mal avertis. Elle n’est pas un bon exemple, elle n’est pas le bon choix, elle est dangereuse.

Le BNVCA demande au CSA de faire procéder à une enquête sérieuse, et d’exiger de TF1 et de The Voice sa disqualification immédiate et sans appel.

COMMUNIQUE DU BNVCA

COMMUNIQUE DU BNVCA

 

Le BNVCA a déposé plainte contre un individu qui agissant sous le couvert du compte TWEETER de Monsieur POUTOU candidat à la Présidence de la République, a publié sur la toile un message explicite :

« salut ça gaze » accompagné de la photo d’une personne porteuse d’un drapeau et d’un brassard nazi.

Le BNVCA a immédiatement déposé plainte entre les mains du Procureur de la République qui a lancé les poursuites.

Le BNVCA félicite les services de Police pour leur efficacité qui a permis l’identification de l’individu se nommant Mahmad NAMOUDI.

Ce délinquant a été renvoyé devant le Tribunal correctionnel d’Amiens qui l’a jugé le

1er février 2018 pour diffamation à caractère nazie et antisémite et l’a condamné à une amende correctionnelle de 500 € assortie du sursis. Le BNVCA a été reçu en sa constitution de Partie civile et a obtenu des dommages et intérêts.

Cependant, au regard de la gravité des faits commis par le prévenu, qui en plus de ses propos odieux, ne s’est pas présenté devant ses Juges et s’est caché derrière une personne honorable, le BNVCA regrette la mansuétude du Tribunal qui a prononcé une peine nullement dissuasive alors que le Ministère Public avait requis une peine de trois mois d’emprisonnement assortie du sursis.

 

Loin de calmer les esprits cette peine qui ne correspond ni aux efforts de la Police pour le rechercher et le déférer, ni à dissuader le condamné de récidiver et ses admirateurs de l’imiter, n’est pas satisfaisante et suscite l’inquiétude légitime des communautés juives victimes de ces apprentis sorciers, dopés par la haine et l’assurance d’une relative impunité.

LE BNVCA COMMUNIQUE

LE BNVCA COMMUNIQUE

Le site « Leboncoin », au début du mois de janvier a proposé sur son site en ligne, des articles de nature nazie visant à la destruction des juifs. « Étoiles jaunes et un brassards nazis »

Sur injonction du BNVCA, le Responsable du Site « Leboncoin » a présenté des excuses et s’est promis d’engager des poursuites contre les auteurs de cette diffusion.

Malgré cet engagement Leboncoin récidive en proposant une médaille sur laquelle apparaît nettement la mention NATIONAL SOZIALISHE

A expertiser

A expertiser

A expertiser

 

Le BNVCA est indigné que ce site de vente en ligne continue de proposer des insignes, médailles et brassards nazis qui se rapportent aux heures sombres de la shoah et de l’occupation.

 

Le BNVCA rappelle à Leboncoin que son comportement est à la fois immoral et illégal, et que les horreurs dont il fait commerce sont passibles de poursuites pénales.

 

Le BNVCA réserve tous ses droits quant aux suites qu’il est susceptible de donner à cette affaire.

Communiqué: Baisse des actes racistes et antisémites Réaction du BNVCA

Communiqué: Baisse des actes racistes et antisémites Réaction du BNVCA

 

Le BNVCA confirme l’annonce faite par le Ministère de l’Intérieur qui constate que les violences racistes ont baissé en 2017, notamment celles commises à l’encontre des juifs et des musulmans.

Pour le BNVCA cette baisse est due aux surveillances et la protection des bâtiments, des biens juifs par l’opération Sentinelle, et les dispositifs de vidéo surveillance qui équipent la plupart des synagogues, écoles juives et centres communautaires. Cependant les actions violentes sont dirigées vers les citoyens juifs, attaqués souvent à leur domicile.

Le BNVCA salue la réaction des plus hautes autorités de l’Etat qui ont toutes condamné l’agression antijuive d’un enfant de 8 ans à Sarcelles. Cependant nous soulignons que ce qu’ils nomment “nouvelle forme d’antisémitisme” a été identifiée par le BNVCA depuis déjà 19 ans. Elle trouve sa source dans l’incitation à la haine d’Israël qui pousse à l’acte anti juif.

Par ailleurs nous tenons à préciser que s’il est vrai que des actes racistes et anti-musulmans sont à déplorer, ils ne sont aucunement le fait des membres de la communauté juive. Par contre la majorité des actes antisémites sont commis par des individus qui appartiennent à ces communautés qui disent souffrir de racisme.

Pour le BNVCA, toute attaque d’une personne ou d’un bien juif, doit être considérée à priori comme antisémite, à charge pour les services de police d’apporter la preuve du contraire.

De plus l’antisémitisme pourra mieux être combattu lorsque les peines prononcées par les tribunaux seront plus sévères pour être plus dissuasives.

 

La vérité sur la Pologne et la Shoah

La vérité sur la Pologne et la Shoah

“Regardez le sol”, ai-je dit à mes étudiants. Nous étions à Treblinka. Un endroit découvert, glacé, entouré de sombres forêts. Ils ont regardé le sol. « Sous vos pieds », ai-je dit, « il y a une ville de morts. C’est une ville qui fait deux fois la taille de Tel Aviv. 80 000 morts. Ils ne sont morts que pour une raison : ils étaient Juifs. »

L’extermination de Treblinka a été supervisée par moins de 30 Allemands. La plupart des atrocités ont été commises par un escadron ukrainien. Les prisonniers qui ont tenté de s’échapper des trains qui les conduisaient aux camps ont été attrapés par les voisins polonais. Tout le monde était complice.

La grand-mère de mon père, Hermione, a été arrêté par les Allemands en Serbie. Elle a été envoyée à Auschwitz, où elle a été tuée dans les chambres à gaz. Pourquoi avoir fait un si long chemin jusqu’à la mort ? Pourquoi la plupart des camps étaient établis en Pologne ? Les Allemands savaient qu’une bonne partie de la population locale coopérerait.

Des centaines de résidents juifs de la ville de Jedwabne ont été tués par les Polonais. En juin 1941, ils ont été attrapés par leurs voisins polonais, enfermés dans une étable et brûlés vifs. Après la guerre, les Polonais ont prétendu que les Allemands avaient commis ce massacre, mais les Juifs qui y avaient survécu ont pu témoigner de la vérité.

La nouvelle loi que le gouvernement polonais cherche à faire adopter nie tout cela. Pour que nous sachions que le phénomène « fake news » a atteint la Pologne, ils ont rédigé un titre mensonger. « Il n’y a pas eu de camp d’extermination polonais », disent-ils. « Les camps étaient allemands. »

C’est une déclaration absurde. Personne n’a jamais dit que les camps de la mort ont été construits par les Polonais. Les Allemands les ont construits. Mais ils les ont construits sur le sol de Pologne, avec l’aide des Polonais, face au silence des Polonais.

En Pologne, le contraire s’est également produit. Yad Vashem a reconnu 6 706 Justes parmi les nations. C’est le pays qui en compte le plus. La plupart d’entre eux étaient des gens normaux, dont la conscience ne leur permettait pas d’être de simples témoins.

Ils ont caché des Juifs, été passeurs, ils ont sauvé des vies juives. Israël honore chacun d’eux, mais le fait qu’ils étaient des milliers prouvent l’ampleur de l’extermination. Les Juifs n’ont pas été cachés des Allemands, les Allemands ne patrouillaient pas dans chaque ville et village.

Les Juifs étaient cachés des Polonais, des informateurs polonais, des meurtriers polonais. Trois millions de Juifs ont été assassinés, (et trois autres millions de Juifs d’autres pays). Les Allemands ont orchestré l’extermination, et en portent l’ultime responsabilité. Mais ils n’y seraient pas arrivés seuls.

L’antisémitisme qui existait avant la montée du nazisme était omniprésent en Europe, et notamment en Pologne. Le pogrom de Kielce, en 1946, a été commis par des soldats polonais, des policiers, et des civils. C’est la preuve qu’il n’a pas disparu avec les nazis.

La réaction à ce projet de loi sur les réseaux sociaux a été tissée d’antisémitisme, ce qui prouve bien qu’il n’a pas encore disparu.

Nous n’avons pas oublié ni pardonné. Aucune nation ne peut pardonner et oublier le meurtrier de millions de ses fils et de ses filles, d’un million et demi d’enfants. Quand le Premier ministre annonce que nous allons entamer des négociations, c’est quelque chose que je ne peux pas accepter. Nous ne négocions pas avec la mémoire de la Shoah.

Aujourd’hui, nous entretenons des relations amicales et positives avec la Pologne, mais quand cette loi arrivera au Sénat, les dirigeants polonais doivent savoir que cette amitié risque d’être mise à mal. Nous n’accepterons aucune réécriture de l’Histoire. Nous n’accepterons pas les tentatives de fuir une responsabilité. La ville des morts de Treblinka nous appelle depuis le sol.

 

Macron condamne fermement l’agression d’un enfant juif à Sarcelles

Macron condamne fermement l’agression d’un enfant juif à Sarcelles

Philippe dénonce « une nouvelle forme d’antisémitisme violente et brutale »

Le parquet a indiqué avoir pour le moment “retenu le mobile antisémite”

Le président français Emmanuel Macron pendant une cérémonie à l'Arc de Triomphe, le 3 juin 2017. (Crédit : Charles Platiau/Pool/AFP)

Le président français Emmanuel Macron pendant une cérémonie à l’Arc de Triomphe, le 3 juin 2017. (Crédit : Charles Platiau/Pool/AFP)

Le président français Emmanuel Macron a estimé que « chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse », après l’agression d’un enfant de huit ans de confession juive dans la banlieue de Paris.

« À chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse », a écrit M. Macron mardi sur son compte Twitter.

« Et c’est toute la République qui se dresse particulièrement aujourd’hui au côté des Français de confession juive pour combattre avec eux et pour eux chacun de ces actes ignobles », a-t-il ajouté dans un second tweet.

Un garçon de huit ans de confession juive qui portait une kippa a été frappé lundi soir par deux jeunes à Sarcelles, en banlieue de Paris, une agression pour laquelle le parquet a indiqué mardi à l’AFP avoir pour le moment « retenu le mobile antisémite ».

L’enfant a été agressé au moment où il se rendait à un cours de soutien scolaire, a précisé le parquet.

Antisémitisme non retenu dans l’affaire Sarah Halimi : le parquet fait appel

Antisémitisme non retenu dans l’affaire Sarah Halimi : le parquet fait appel

La juge d’instruction a aussi refusé l’organisation d’une reconstitution avec le suspect

Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017 à Paris. (Crédit : autorisation)
Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017 à Paris. (Crédit : autorisation)

Le parquet de Paris a demandé à la cour d’appel de trancher le débat sur le caractère antisémite ou non du meurtre de Sarah Halimi, après le refus de la juge d’instruction de se prononcer à ce stade sur cette question, a appris mercredi l’AFP de source judiciaire.

La juge, Anne Ihuellou, a rejeté lundi la demande de l’avocat des enfants de la victime, qui avait réclamé en décembre la requalification des faits en « assassinat » avec la circonstance aggravante de l’antisémitisme. Elle a aussi refusé l’organisation d’une reconstitution avec le suspect.

Selon la source judiciaire, « le parquet a interjeté appel de l’ordonnance de refus des demandes des parties civiles ». Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi, avait été défenestrée par son voisin musulman à Paris en avril 2017.

Le BNVCA indigné par cette décision.

« C’est une insulte à (la) mémoire » de Sarah Halimi « et une douleur supplémentaire pour ses enfants et sa famille », a réagi sur Twitter Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), instance de représentation politique de la première communauté juive d’Europe.

Pour le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Ghozlan, la victime a été « assassinée parce que juive ». « Jusqu’à quand devrons-nous dénoncer et condamner? L’antisémitisme tue. Jusqu’à quand? », a-t-il tweeté.

Cette requête des parties civiles faisait suite à une demande de requalification, formulée voici quatre mois par le parquet de Paris et restée sans réponse à ce jour. Le 20 septembre, après la remise du rapport d’expertise psychiatrique du suspect, le parquet avait requis que le caractère antisémite soit retenu, à la « satisfaction » des responsables juifs qui l’avaient réclamé sans relâche.

Si la juge peut néanmoins encore procéder à tout moment à une requalification de la mise en examen, il reviendra donc à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris de se prononcer.

La communauté juive a vivement critiqué mardi le refus de la juge opposé aux parties civiles.

« C’est une insulte à (la) mémoire » de Sarah Halimi « et une douleur supplémentaire pour ses enfants et sa famille », avait réagi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat.

Interné au lendemain du drame, le suspect, Kobili Traoré, a été mis en examen en juillet pour meurtre sans que soient retenus la préméditation ni la motivation antisémite, au grand dam des parties civiles.

Dans la nuit du 3 au 4 avril, ce jeune homme de 27 ans s’était introduit dans l’appartement de sa voisine. Aux cris d’ »Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, il l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer.

L’expertise a conclu que le suspect avait été pris ce jour-là d’une « bouffée délirante aiguë » après une forte consommation de cannabis, mais que ce trouble psychotique n’était « pas incompatible avec une dimension antisémite » et n’écartait pas sa responsabilité pénale.

En Europe, Rex Tillerson resserre les alliances transatlantiques

Rex Tillserson à un pupitre ; derrière lui, une grande statue en granite noir adossée à un grand mur (Département d’État)
Le secrétaire d’État des États-Unis, Rex Tillerson prononce une allocution lors d’une cérémonie de dépôt de gerbe au Monument à la mémoire des héros du Ghetto de Varsovie (Pologne), le 27 janvier. (Département d’État)

En Europe, Rex Tillerson resserre les alliances transatlantiques

Le secrétaire d’État Rex Tillerson a réaffirmé l’attachement des États-Unis à leurs alliances lors d’une tournée d’une semaine en Europe, où les États-Unis ont contribué au lancement d’une initiative mondiale destinée à empêcher les gouvernements de faire usage d’armes chimiques.

Tillerson a conclu son déplacement le 27 janvier en Pologne. À Varsovie, il a déposé une gerbe au Monument à la mémoire des héros du Ghetto (en photo ci-dessus). « Il n’est pas permis, jamais, de rester indifférent face au mal », a-t-il déclaré lors de la cérémonie. Celle-ci était organisée à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste et du 73e anniversaire de la libération du camp nazi de la mort à Auschwitz. « L’Alliance occidentale qui a vu le jour après de la Seconde Guerre mondiale s’est engagée à veiller à la sécurité de tous, pour que cela ne se reproduise jamais. »

Voici quelques moments marquants de la tournée du secrétaire d’État Rex Tillerson en Europe, du 21 au 27 janvier :

Varsovie

Deux hommes à des pupitres, des drapeaux américains et polonais derrière eux (Département d’État)
Le secrétaire d’État Rex Tillerson (à gauche) et le ministre polonais des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz, donnent une conférence de presse à Varsovie. (Département d’État)

Lors de sa première tournée en Pologne en sa qualité de secrétaire d’État, M. Tillerson a félicité le pays pour ses actions visant à renforcer l’OTAN, notamment en allouant 2 % de son produit intérieur brut à la défense, et pour son soutien à l’Ukraine qui cherche à recouvrer sa souveraineté.

La Pologne et les États-Unis s’inquiètent d’un projet d’oléoduc en Europe qui compromet globalement la sécurité énergétique du continent et la stabilité, a relevé M. Tillerson, et qui « donne à la Russie un outil supplémentaire pour politiser l’énergie ».

Le secrétaire d’État a évoqué le caractère historique des liens entre les États-Unis et la Pologne. « Comme nous l’avons fait par le passé, les États-Unis sont fiers de tenir aux côtés du peuple polonais aujourd’hui, et nous continuerons à le faire dans l’avenir. »

Davos

Deux personnes en train de parler, assises dans des fauteuils (© AP Images)
Le président Trump a eu un entretien avec Theresa May (à gauche) à Davos, le 25 janvier. (© AP Images)

Le secrétaire d’État a accompagné le président lors des réunions que le chef de l’exécutif a eues avec des dirigeants étrangers et des représentants des milieux d’affaires à l’occasion du Forum économique mondial, tenu à Davos.  « L’Amérique est ouverte aux affaires », a déclaré le président Trump, le 26 janvier, aux personnalités réunies dans la ville suisse.

En privé, le secrétaire d’État et le président se sont entretenus avec la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. M. Tillerson a également eu un entretien avec le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, et le Premier ministre kurde, Nechirvan Barzani.

Paris

Rex Tillerson à un pupitre, des gens assis derrière lui (Département d’État)
À Paris, M. Tillerson a déclaré que la Russie portait en partie la responsabilité des attaques chimiques présumées lancées par le régime d’Assad. (Département d’État)

À Paris, M. Tillerson a demandé à la communauté internationale de mettre un terme à l’usage des armes chimiques. En toile de fond de sa requête : le lancement par les États-Unis, le 23 janvier, du Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques.

Le régime syrien de Bachar al-Assad est soupçonné d’avoir gazé des civils au chlore dans la Ghouta orientale, enclave tenue par les rebelles. Le secrétaire d’État a déclaré que la Russie partageait la responsabilité des attaques chimiques menées par le régime d’Assad. « On ne peut tout simplement pas nier que la Russie, en protégeant son allié syrien, a manqué à ses engagements », a-t-il souligné.

« Nous demandons à la communauté des nations responsables et civilisées de mettre fin à l’emploi des armes chimiques. La population de la Ghouta orientale regarde, et le reste du monde regarde aussi. » Plus de 25 pays ont adhéré* au Partenariat.

Londres

Boris Johnson et Rex Tillerson, debout sur un podium face à des personnes tenant des microphones (© Jack Hill/WPA/Getty Images)
Rex Tillerson (à droite) et le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, répondent à des questions, à Londres. (© Jack Hill/WPA/Getty Images)

À Londres, Rex Tillerson a réaffirmé la « relation spéciale » qui existe entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Avec Boris Johnson, son homologue britannique, le secrétaire d’État a discuté d’une large gamme de dossiers, notamment la crise en Syrie, le Yémen et les liens commerciaux vitaux entre leurs deux pays.

« Nous chérissons cette relation, et j’apprécie énormément la relation que Boris a avec moi personnellement ainsi que le travail que nous faisons ensemble sur ces nombreuses questions », a ajouté le haut responsable américain.

Un sentiment dont Boris Johnson s’est fait l’écho : « Il n’y a pas d’autres relations économiques semblables », a-t-il affirmé, notant les liens d’affaires étroits qui unissent leurs deux pays.

Kamel Abu Jaber, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères : La Jordanie n’a pas renoncé à sa souveraineté sur la Cisjordanie et devrait annuler son désengagement

Kamel Abu Jaber, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères : La Jordanie n’a pas renoncé à sa souveraineté sur la Cisjordanie et devrait annuler son désengagement

Le sénateur et ancien ministre des Affaires étrangères jordanien Kamel Abu Jaber a déclaré lors d’une récente interview télévisée : « Le désengagement n’est qu’une déclaration politique du défunt roi Hussein à un moment donné ; il ne s’agit en aucun cas d’un désengagement politique ou religieux de la cause palestinienne […] Nous n’avons pas renoncé à la souveraineté sur la Cisjordanie. »

S’exprimant sur la chaîne télévisée Jordan Today le 22 janvier 2018, Abu Jaber a aussi considéré que l’unité jordano-palestinienne serait une réponse appropriée aux mesures américaines et qu’elle « renverserait la situation, non seulement en Occident, mais dans le monde arabe ». Extraits :

Kamel Abu Jaber : Trump a plus besoin de la Jordanie que la Jordanie n’a besoin de lui. Il est vrai que nous avons besoin d’un soutien matériel, mais il… Il prend en compte les élections de mi-mandat et les prochaines élections… Lorsque le roi et les dirigeants jordaniens rencontrent le vice-président [Pence], cela confère à ce dernier une certaine crédibilité, qui lui permet de s’adresser au Congrès. Le Congrès et le gouvernement américain sont à l’arrêt à l’heure actuelle. […] Laissez-moi penser à voix haute. Si je faisais partie du pouvoir jordanien aujourd’hui, je dirais que je veux recréer l’unité palestino-jordanienne. J’aimerais parvenir à un arrangement avec les Palestiniens sur 20 clauses, l’une après l’autre. Certaines de ces clauses concerneraient le court-terme et d’autres le moyen-terme…

Journaliste : L’unité ou simplement l’abolition du désengagement jordanien de la Cisjordanie ? L’unité engloberait aussi Gaza.

Kamel Abu Jaber : En ce qui me concerne – et je connais fort bien tous les détails – le désengagement n’était rien d’autre qu’une déclaration politique du défunt roi Hussein, à un moment donné, mais en aucun cas ne s’agissait-il de désengagement politique ou religieux de la cause palestinienne. Il s’agissait d’une déclaration politique avec un objectif, correspondant à la volonté des Palestiniens à cette époque d’avoir leur propre Etat et de parler en leur propre nom. C’était également en accord avec la résolution du sommet de la Ligue arabe de 1974 à Rabat…

Journaliste : Vous pensez donc qu’une solution possible à la crise serait une unité jordano-palestinienne.

Kamel Abu Jaber : Absolument. Ô là là, si cela arrivait… Mais il faut pour cela des cerveaux, et je ne sais pas s’il en existe.

Journaliste : Vous pensez donc qu’en réaction aux mesures américaines, l’unité jordano-palestinienne pourrait renverser la situation ?

Kamel Abu Jaber : Absolument. Et pas seulement en Occident mais aussi dans le monde arabe. […] Nous n’avons pas renoncé à la souveraineté sur la Cisjordanie.

La communauté juive en émoi après l’agression d’un enfant portant une kippa à Sarcelles

La communauté juive en émoi après l’agression d’un enfant portant une kippa à Sarcelles

Frédéric Naizot
30 janvier 2018, 20h05 | MAJ : 30 janvier 2018, 20h12

Sarcelles (Val-d’Oise). L’agression a eu lieu avenue du 8-Mai-1945, artère principale des Grands Ensembles.

Un garçon de 9 ans portant une kippa a été agressé par deux adolescents lundi, avenue du 8-Mai-1945. Le caractère antisémite de l’agression étant «pour l’heure» retenu par le parquet de Pontoise.

La communauté juive en émoi. Un écolier de 9 ans qui portait une kippa a été agressé à coups de pied par deux adolescents, lundi soir à Sarcelles (Val-d’Oise). Les policiers de la Sûreté départementale ont été saisis de l’enquête. Le caractère antisémite de l’agression étant «pour l’heure» retenu par le parquet de Pontoise, contacté ce mardi.

Les deux jeunes étaient à l’abri des regards derrière des poubelles lorsque le garçon est arrivé. Il est alors aux alentours de 18h30, sur l’avenue du 8-Mai-1945, l’artère principale du Grand Ensemble.

L’écolier, qui s’apprête à suivre un cours de soutien scolaire à proximité, marche sur le trottoir et passe devant les deux jeunes gens. L’un d’eux lui fait un croche-pied. L’écolier tombe à terre, les deux adolescents lui portent alors deux ou trois coups de pied au bas-ventre et aux jambes. Ils prennent ensuite la fuite en montant dans un tramway à proximité. Pendant les faits, ils n’ont proféré aucune insulte. Ils n’ont aussi rien volé à la victime.

L’écolier de Sarcelles a été rejoint par son père qui a ensuite déposé plainte. Le garçon a expliqué avoir été agressé par deux jeunes âgés selon lui d’une quinzaine d’années, des ados qu’il ne connaissait pas. Il indique également que les coups reçus n’étaient pas très violents et qu’il n’était pas blessé. Aucune incapacité n’a été délivrée.

Le caractère antisémite de l’agression ne fait aucun doute pour René Taïeb, le président de l’Union des collectivités juives du Val-d’Oise, qui rapproche cette agression à celle survenue il y a deux semaines, à Sarcelles également. Une fille juive de 15 ans avait été attaquée par un homme d’une trentaine d’années, mais le caractère antisémite n’avait pas été établi avec certitude.

«Cela n’est pas anodin»

«Il est terrible que, sur des préjugés, on puisse attaquer un enfant» souligne ce mardi René Taïeb. «Si on ne peut plus marcher à Sarcelles avec une kippa, il y a un problème. Ce serait la même chose pour la communauté musulmane. Cela n’est pas anodin. Je me méfie des actes isolés. Cela peut monter en puissance. Il faut arrêter tout de suite ces actes odieux.»

Il indique avoir pris contact avec les services de la préfecture. «J’ai demandé aux services de l’Etat d’avoir des patrouilles plus présentes sur le quartier, que l’opération Sentinelle soit plus soutenue. Je pense avoir été entendu. Je souhaite également connaître les suites judiciaires concernant les personnes poursuivies pour des actes antisémites. Nous n’avons pas d’informations. Cela découragerait peut-être certains.»

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA) a lui aussi fermement condamné ce mardi cette agression. Tout comme le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. «Depuis le début de l’année 2018, je vois se multiplier à nouveau les actes antisémites, a-t-il réagi ce mardi dans un communiqué. Cela je ne m’y résignerai pas, car de tels actes bafouent notre République. Ils portent atteinte aux principes qui font l’unité de notre Nation.»

Sarah Halimi : la juge rejette la demande de requalification antisémite

Sarah Halimi : la juge rejette la demande de requalification antisémite

Pour Anne Ihuellou, les parties civiles ne sont pas fondées à demander dans ce cadre une requalification de la mise en examen

Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

Neuf mois après le meurtre de Sarah Halimi, la juge d’instruction n’a pas donné suite à une demande du parquet de Paris pour retenir le caractère antisémite et a rejeté lundi une demande similaire des parties civiles, a appris mardi l’AFP de source proche du dossier.

L’avocat des enfants de cette femme juive, morte défenestrée par son voisin musulman le 3 avril 2017 à Paris, avait réclamé en décembre la requalification des faits en « assassinats » et avec la circonstance aggravante de l’antisémitisme.

Lundi, la juge Anne Ihuellou a refusé cette requête au motif que les parties civiles n’étaient pas fondées selon elle à demander dans ce cadre une requalification de la mise en examen, selon son ordonnance consultée par l’AFP.

La demande du parquet de Paris de retenir le caractère antisémite du meurtre, formulée voici quatre mois, est restée sans réponse à ce jour. Le 20 septembre, après la remise du rapport d’expertise psychiatrique du suspect, le parquet avait requis que le caractère antisémite soit retenu, à la « satisfaction » des responsables juifs qui l’avait réclamé sans relâche.

La juge peut néanmoins encore procéder à tout moment à une requalification de la mise en examen.

Interné aux lendemains du drame, le suspect, Kobili Traoré, a été mis en examen le 10 juillet pour meurtre, sans que soient retenus la préméditation ni la motivation antisémite, au grand dam des parties civiles.

Le meurtre de cette ancienne directrice de crèche confessionnelle, juive orthodoxe âgée de 65 ans, a suscité une très vive émotion, dans la communauté juive et au-delà.

Dans la nuit du 3 au 4 avril, dans un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville, ce jeune homme de 27 ans s’était introduit dans l’appartement de sa voisine, Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi.

Aux cris d’ « Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, ce jeune musulman l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. « J’ai tué le sheitan » (le démon, en arabe), avait-il hurlé.

L’expertise a conclu que le suspect avait été pris ce jour-là d’une « bouffée délirante aiguë » après une forte consommation de cannabis, mais que ce trouble psychotique n’était « pas incompatible avec une dimension antisémite » et n’écartait pas sa responsabilité pénale.

Joël Mergui, président du Consistoire, devant les députés français pour parler de l’abattage rituel et de la circoncision, à l’Assemblée nationale, le 23 juin 2016. (Crédit : capture d’écran YouTube)

Dans son ordonnance rendue lundi, la juge a également refusé de procéder à une reconstitution en présence du suspect, au motif qu’il reconnaissait les faits et que les éventuelles circonstances aggravantes « ne sauraient être établies par la reconstitution ».

Début janvier, le président du consistoire, Joël Mergui, a déploré que « la justice de notre pays n’a toujours pas retenu la circonstance aggravante d’antisémitisme » dans cette affaire, recensée par le gouvernement israélien au nombre des actes antisémites commis en 2017 dans le monde.

Hannah Arendt: Céline “allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs”

Hannah Arendt: Céline “allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs”

“Il allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs. (…)  les nazis, eux, le considérèrent toujours comme le seul véritable antisémite français.” 

 
Hannah Arendt (1906-1975), philosophe allemande: 
Céline

“(…) la France avait produit un antisémite exceptionnel, qui avait compris toute la puissance et toutes les possibilités de la nouvelle arme. Cet homme était un romancier de valeur: en France, en effet, l’antisémitisme n’était pas socialement et intellectuellement discrédité comme dans les autres pays d’Europe.

La thèse de Louis-Ferdinand Céline était simple, ingénieuse, et elle avait juste ce qu’il fallait d’imagination idéologique pour compléter l’antisémitisme rationaliste des Français. Selon Céline, les Juifs avaient empêché l’unité politique de l’Europe, provoqué toutes les guerres européennes depuis 843 et tramé la ruine de la France et de l’Allemagne en suscitant leur hostilité mutuelle. Céline avança cette abracadabrante explication de l’histoire dans L’École des cadavres, ouvrage écrit au temps de Munich, et publié en 1938. Un pamphlet publié précédemment sur le même sujet, Bagatelles pour un massacre (1937) ne donnait pas encore cette nouvelle clé de l’histoire européenne, mais était déjà remarquablement moderne. Céline n’établissait pas de distinctions entre Juifs nationaux et étrangers, entre bons et mauvais Juifs; il ne proposait pas des lois compliquées (l’une des caractéristiques de l’antisémitisme français):il allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs.

Le premier livre de Céline fut reçu avec faveur par de nombreux intellectuels français, d’une part assez satisfaits de cette attaque contre les Juifs, et à demi convaincus que ce n’était qu’une nouvelle attitude littéraire (1). Pour les mêmes raisons, les fascistes français ne prirent pas Céline au sérieux. Mais les nazis, eux, le considérèrent toujours comme le seul véritable antisémite français.”

[1] Voir en particulier une recension de la Nouvelle revue française, par Marcel Arland (février 1938), qui trouve “la position essentielle de Céline […] solide”. André Gide (“Les Juifs, Céline et Maritain“, avril 1938) pense que Céline, en décrivant seulement la “spécialité” juive, est parvenu à peindre non pas la “réalité” mais “l’hallucination que la réalité provoque”.

Sur l’antisémitisme (1951), Seuil-Points, pp. 115-116.

PIERRE MANENT – ALBERT CAMUS – CHARLES JOSEPH – GUSTAV MALHER ET LES JUIFS

“Le peuple juif, en revenant en Israël, a accompli sa “sortie d’Europe”. Je veux dire: grâce au rétablissement de son État, il a cessé d’être dépendant spirituellement des nations européennes dans lesquelles il vivait ou vit encore. C’est l’issue d’une très longue séquence historique. Ce n’est pas seulement la conséquence de la destruction des Juifs d’Europe; c’est aussi la suite de l’effacement de soi auquel les nations européennes travaillent depuis vingt ans avec un zèle qui étonne. Étant ainsi “sorti d’Europe”, le peuple juif invite l’Europe à dire son nom. Il lui demande son nom.” (Pierre Manent, La raison des Nations)

“On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français, souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. Naturellement, ce Français a un ami juif qui, lui, du moins… Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là. Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration.” (Albert Camus, 1947)

“Une colère de 1800 ans me paraît avoir duré longtemps assez” (1801), Charles-Joseph, Prince de Ligne

“Je suis trois fois apatride. Comme natif de Bohême en Autriche, comme Autrichien en Allemagne, comme juif dans le monde entier”, Gustav Mahler

Communiqué : Le BNVCA condamne la nouvelle agression antisémite commise a Sarcelles contre un enfant de 8 ans le 29 janvier 2018 par 2 individus décrits d’origine africaine

Le Président

Sammy Ghozlan

0177384944 

Drancy le 30 Janvier 2018,

Le BNVCA condamne sans réserve l’agression antisémite commise sur un enfant de 8 ans de confession juive, à Sarcelles, le 29 Janvier vers 18h30, par 2 individus décrits d’origine africaine.

La victime N. Cohen,a été attaqué alors qu’il se rendait à un cours de soutien. Il portait une kippa au moment des faits, ce qui ne laisse aucun doute sur la nature antisémite de cette agression, d’autant que les auteurs ne lui ont rien dérobé. Ces derniers l’ont fait tomber au sol et lui ont donné des coups de pieds au corps. Le BNVCA s’étonne que dans ce secteur, fréquenté à cette heure de la journée, aucun des passants, témoins, n’aient porté secours à cet enfant.
Nous espérons que cette fois, les caméras vidéo surveillance seront exploitées par les policiers et que les auteurs seront rapidement identifiés et interpellés.
Le BNVCA demande au Préfet du Val d’Oise de mettre en place des mesures préventives (Plan Sentinelle, patrouilles pédestres  de police et militaires…) dans ce quartier sensible de Sarcelles où vit encore un grand nombre de familles juives.
Le BNVCA traduit le sentiment d’exaspération exprimé  des nombreux citoyens juifs , indignés, irrités, et lassés par cette insécurité antisémite et situation délétère qui perdurent. .
Le BNVCA a décidé de se constituer partie civile dan ce dossier.

Shoah : l’hommage de la garde républicaine aux musiciens juifs déportés

Shoah : l’hommage de la garde républicaine aux musiciens juifs déportés

>|Vincent Mongaillard|
Les violonistes Karel Froelich (au centre) et Pekarek (au fond à droite) au camp de concentration de Theresienstadt. Extrait d’un film de propagande nazi.

USHMM/EXTRAIT DE « DER FUEHRER SCHENKT DEN JUDEN EINE STADT »

L’orchestre symphonique de la garde républicaine rend hommage ce samedi soir à ces déportés juifs, qui, derrière les barbelés, n’ont jamais cessé de composer et de jouer.

Ils se savaient condamnés à mort mais ont continué à créer opéras, sonates ou concertos derrière les barbelés, l’étoile jaune sur la poitrine. Dans le camp de concentration de Theresienstadt (aujourd’hui Terezin, en République tchèque), à 60 km de Prague, ces compositeurs juifs ont écrit leurs partitions avec du charbon sur du papier toilette. Plusieurs œuvres de ces cibles de la haine nazie vont être interprétées ce samedi soir dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, à Paris, par l’orchestre symphonique de la garde républicaine.

A l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, cet événement, baptisé la Musique contre l’oubli, est organisé par le rectorat de Paris et le Mémorial de la Shoah. L’idée en revient à l’écrivain Marek Halter, qui a souhaité rendre hommage à ces virtuoses nommés Erwin Schulhoff, Gideon Klein ou Viktor Ullmann, qui ont tous combattu la barbarie à coups de clés de sol.

«Leur histoire est peu connue, même au sein de la communauté juive», observe l’intellectuel d’origine polonaise. A partir de 1941, au cœur de la région des Sudètes annexée par le III e Reich, des dizaines de milliers de juifs, surtout de Tchécoslovaquie, ont été enfermés dans l’ancien fort militaire transformé en camp de concentration par la Gestapo.

Propagande Nazie

Parmi eux, des écrivains, des peintres mais aussi des chefs d’orchestre, des pianistes, des violonistes, des ténors de renom… «Ces musiciens ont su sauver leur part d’humanité dans ce monde inhumain, comme l’a dit Primo Levi, lui-même déporté à Auschwitz. Ils ont compris que le meilleur moyen de résister, c’était de composer et de jouer. C’est la force de l’homme de créer. Les barbares, eux, ne savent que gommer, liquider, anéantir», souligne Marek Halter.

La propagande hitlérienne veut présenter au monde extérieur cette cité de l’horreur comme une colonie juive modèle, un havre de paix. Les bourreaux du ghetto se disent que cette élite culturelle en pleine production peut servir leurs intérêts en matière d’image. Alors pour alimenter la vitrine, la musique des compositeurs juifs y est tolérée, parfois même encouragée alors qu’elle est partout ailleurs interdite.

Des concerts à l’ombre des miradors

Les instruments ne sont pas confisqués lors des fouilles à l’entrée, surmontée du slogan «Arbeit macht frei» («le travail rend libre»). Des concerts, qui étaient clandestins les premiers mois, sont désormais donnés officiellement à l’ombre des miradors. Une billetterie est même mise en place par les nazis. Comble du cynisme, les gardiens du camp mais aussi les SS viennent applaudir les prisonniers inventeurs, à leurs oreilles, de cette «musique dégénérée» imaginée par «des sous-hommes». Un opéra est chanté par des enfants. Un jazz-band, nommé les Ghetto Swingers, se forme. Une équipe de cinéma est dépêchée. Un film trompe-l’œil y est tourné par le régime, intitulé «Le Führer offre aux Juifs une ville»

«Ils ont été considérés comme des singes», décrit Marek Halter. Derrière cette infâme imposture, derrière le masque de l’indicible, des détenus meurent de faim, de froid, de tuberculose, de dysenterie… Certains sont assassinés. Beaucoup d’autres sont envoyés en Pologne, pour y être gazés dans les camps d’extermination d’Auschwitz et de Treblinka. Les orchestres doivent sans cesse se reformer au gré des disparitions. Rares sont les prisonniers qui ont survécu. Leur répertoire musical est, lui, éternel.

Alerte à l’antisémitisme en Allemagne

Alerte à l’antisémitisme en Allemagne

La poussée de la droite populiste et de l’extrémisme musulman inquiète la communauté juive.

Le cours sur les religions monothéistes a dérapé dans un collège berlinois. «Une synagogue», a répondu Ferdinand à la question du professeur sur le nom des lieux de culte. Une question suivie d’une autre, de ses camarades: «Mais, tu es juif?» Ses anciens copains de classe ne vont pas seulement se détourner de lui, ils vont lui faire vivre un enfer: «Insultes, menaces de mort, quasi-lynchage, simulacre d’exécution, énumère tristement son père. Nous avons été choqués par le désintérêt, voire l’agacement, que nous suscitions quand nous dénoncions ces faits. Dans cette école “inclusive”, avec des enfants de tous horizons, sociaux et ethniques, on a dû en plus subir des reproches de parents pour lesquels nous nuisions à la bonne réputation de l’école ou encore entendre le directeur nous répondre qu’il n’a pas eu le temps de prendre des sanctions parce qu’il s’était rendu à un séminaire sur les discriminations…» Ce directeur finira par reconnaître une erreur d’appréciation mais, après trois mois de harcèlement, Ferdinand a changé de collège.

Yorai Feinberg, un restaurateur verbalement agressé et menacé début décembre par un riverain («Il n’y a que l’argent qui vous intéresse, vous allez tous finir au four!»), le déplore: «Pas une semaine sans que moi ou mon restaurant ne soient victimes d’un acte malveillant, un coup de fil menaçant ou un graffiti. Et je ne connais personne de ma communauté qui n’ait eu à subir des insultes ou des crachats…» Le pays de l’Holocauste n’enregistre pas officiellement de flambée des actes antisémites, autour de 1500 par an, mais le ressenti est différent.

«À 85 ans, Charlotte Knobloch, survivante des pogroms de la Nuit de Cristal, constate avec dépit le «retour du mot “Juif” comme une insulte dans les cours d’école, comme quand (elle était) enfant.»

Au Centre juif de Munich, qu’elle dirige, Charlotte Knobloch décrit une «communauté dont l’existence sur le sol allemand est en danger car menacée sur plusieurs fronts: extrémistes musulmans, de droite ou de gauche». À 85 ans, cette survivante des pogroms de la Nuit de Cristal constate avec dépit le «retour du mot “Juif” comme une insulte dans les cours d’école, comme quand (elle était) enfant». L’arrivée de réfugiés «en provenance de pays qui nient l’existence d’Israël» et la percée politique de l’AfD électrisent l’atmosphère.

Selon Wolfgang Benz, historien spécialiste du IIIe Reich, «l’AfD est constituée d’un noyau dur d’extrême droite, raciste et antisémite, qui représente 5 % des électeurs, auquel est venue s’agréger toute une population d’insatisfaits de 10 %». «On est loin de la majorité et ce n’est pas un retour de Hitler aux portes du pouvoir», dit-il. Il n’empêche: pour la première fois depuis la guerre, des responsables d’un parti peuvent tenir des discours antisémites, ne pas être exclus, et leur parti faire son entrée au Bundestag. «Le droit à la critique contre la politique menée par Israël existe mais nous constatons qu’elle dérive très vite vers le droit à l’existence d’Israël», estime Josef Schuster, président du Conseil central des Juifs d’Allemagne. En témoignent ces manifestations propalestiniennes de début décembre à Berlin, au cours desquelles des drapeaux de l’État hébreu ont été brûlés.

«Les Allemands ont réalisé un énorme travail de mémoire mais construire un monument aux Juifs assassinés ne doit pas exempter de combattre l’antisémitisme au quotidien.»

Wenzel Michalski

«Les Allemands ont réalisé un énorme travail de mémoire, contrairement à beaucoup de peuples coupables de massacres ethniques ou génocidaires, salue Wenzel Michalski, mais construire un monument aux Juifs assassinés ne doit pas exempter de combattre l’antisémitisme au quotidien.» En réponse aux scandales à répétition, le Bundestag a voté jeudi la création au gouvernement d’un poste de commissaire chargé de la coordination de la lutte contre l’antisémitisme, une fonction qu’Angela Merkel veut placer sous la tutelle directe de la Chancellerie. La proposition venue des bancs de la droite d’expulser tout étranger se rendant coupable d’actes antisémites fait moins l’unanimité.

«Quid des Russes allemands ou des Polonais nés en Allemagne?  s’interroge Dervis Hizarci, à la tête d’une association qui combat les préjugés dans les écoles. Montrer du doigt une communauté, c’est déjà se tromper de combat. Toutes les études montrent que l’antisémitisme est également réparti dans toutes les classes sociales et dans tous les pays d’Europe.» Sawsan Chebli, sociale-démocrate d’origine palestinienne, souhaite que toutes les personnes vivant en Allemagne visitent un camp de concentration. Le directeur du Mémorial du camp de Sachsenhausenvoit davantage d’intérêt pédagogique «si la démarche est volontaire et si la visite est préparée. Avec des lycéens, nous perdons parfois un tiers de la visite à répondre à des questions basiques comme la différence entre démocratie et dictature».

Le combat contre l’hydre antisémite remporte quelques victoires. Le Livre blanc du camp n’est plus souillé par des croix gammées et le mémorial n’est plus attaqué par les néonazis, comme dans les années 1990, à coups de cocktails Molotov ou de rafales d’armes automatiques. Le révisionnisme et les discours de haine ont davantage de mal à frayer leur chemin sur les réseaux sociaux, après l’adoption de la loi anti-fake news début janvier. Le restaurateur Yorai Feinberg a reçu plus de 700 messages de soutien depuis décembre «venus de musulmans comme d’électeurs AfD». Mais soixante-treize ans après Auschwitz, les institutions juives restent sous protection policière.

1898-2018 : antisémitisme, l’éternel retour

1898-2018 : antisémitisme, l’éternel retour

Manifestation anti-israélienne à Paris. Photo © Samuel Boivin/Crowdspark/AFP

Interview. Toujours présente mais différente, la haine antijuive persiste plus d’un siècle après l’affaire Dreyfus, déplore Alexis Lacroix.

Le 13 janvier 1898, l’écrivain Émile Zola publiait dans l’Aurore le célèbre « J’Accuse…! », lettre ouverte pour dénoncer les manigances dans le procès du capitaine juif Alfred Dreyfus. Loin d’avoir disparu depuis, le préjugé antijuif se réactive sous une forme contemporaine, estime Alexis Lacroix. L’éditorialiste et directeur délégué de la rédaction de l’Express dénonce dans son nouvel ouvrage un néoantisémitisme issu aussi bien d’une « drumontisation islamo-gauchiste d’une partie des progressistes » que d’un nationalisme français dévoyé. Une thèse “géopolitiquement incorrecte” à laquelle on ne souscrit pas forcément mais qui a le mérite de mettre au jour les forces d’influence qui s’affrontent dans la société française.

Pourquoi s’intéresser à l’affaire Dreyfus, cent vingt ans après ?

Ce besoin de regarder “dans le rétroviseur”, vers une époque où les Français se sont déchirés sur le sort d’un petit officier, peut étonner. Il s’agit pourtant d’un réservoir de leçons historiques importantes pour la période actuelle. Cette affaire a représenté le moment culminant d’un brouillage entre la droite et la gauche, qui a débouché sur un populisme antirépublicain très violent. Elle signe la naissance d’un certain modèle d’intervention dans la Cité : ceux qui vont monter au front pour l’honneur du capitaine sont, en effet, les hommes de lettres et de presse, Émile Zola, des condisciples de Péguy, des savants et des poètes mais aussi un peintre, Claude Monet. Sans oublier un directeur de journal également homme politique, le radical Georges Clemenceau, qui eut un rôle fondamental dans l’éveil des consciences en théorisant le fait que l’iniquité envers un seul homme équivalait à se rendre coupable d’une iniquité envers tous. Cette conscience civique a donc été incarnée par les intellectuels, davantage que par les politiques. Parmi ces derniers, celui dont on célèbre encore le rôle aujourd’hui a été bien tardif à s’insurger. Jusqu’en février 1898, Jean Jaurès dort, il tergiverse, et même se montre réceptif au discours des antidreyfusards de gauche…

Il y a pourtant un mythe largement répandu : “à gauche, le coeur nucléaire des défenseurs du capitaine ; à droite, ses ennemis”…

En relisant les textes de cette époque, je me suis aperçu que cette distinction canonique ne tient pas : les choses sont infiniment plus nuancées et complexes. Il est vrai qu’un certain nombre de ténors du socialisme français pensaient qu’ils pouvaient faire un usage politique de l’antisémitisme. Au nom d’une “politique de la trouée”, la passion antijuive devait être une sorte de bélier pour enfoncer les institutions bourgeoises et libérales et faire passer en force la révolution. Et l’un des plus grands d’entre eux, donc, Jean Jaurès, resté une référence de la social-démocratie française, estimait encore au début de l’année 1898 que l’antisémitisme, pour condamnable qu’il soit, pouvait avoir une efficience, une légitimité ! Il avait même flatté les théories conspirationnistes de l’époque en écrivant qu’en France, l’influence politique des juifs était énorme mais indirecte, qu’elle s’exerçait non pas par la puissance du nombre mais par celle de l’argent. Ce ne sera que quelques semaines après le fameux « J’Accuse… ! », au printemps 1898, que Jaurès embrassera définitivement la cause du capitaine Dreyfus, sous l’influence du bibliothécaire de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Lucien Herr. D’autres socialistes, en revanche, ne reviendront pas sur l’idée que la dynamique de l’antisémitisme peut participer à l’accélération du combat révolutionnaire : leurs errements ont flétri à jamais le renom de cette utopie.

Cette perception de l’antisémitisme comme levain de la révolution est-elle encore d’actualité ?

Pas au sein du Parti socialiste. Aucun socialiste français, soyons clair, ne dit qu’en s’accommodant du néoantisémitisme, la cause de la justice sociale avancera dans les quartiers de banlieue. Un degré supplémentaire de lucidité sera atteint par ceux des camarades qui accepteront de considérer sincèrement les sinuosités du grand Jaurès. Et ce vieux fond rance d’anticapitalisme dont Proudhon a charrié les effluves. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la formation politique de gauche qui concurrence le Parti socialiste, La France insoumise. Dans celle-ci, des personnalités connues et reconnues surfent sur des problématiques qui flattent l’antisionisme larvé ou avoué d’une partie de la jeunesse des cités. On trouve là un cocktail préoccupant : le rejet violent de la laïcité républicaine et de ses obligations par les mouvementistes de gauche et d’extrême gauche, qui jettent, pour certains, des passerelles avec un mouvement profondément réactionnaire comme les Indigènes de la République. Ou encore avec la mouvance décoloniale, à laquelle Gilles Clavreul a consacré récemment une remarquable étude. Un néotrotskisme de quartier, soutenu par le Parti des indigènes de la République (Pir), pense ainsi que l’on séduit la jeunesse issue de l’immigration en tenant un discours systématiquement péjoratif à l’endroit de l’État d’Israël et de ses citoyens. Ces dérives alarmantes ne doivent pas rester impunies. Surtout quand, pour des raisons électorales, des élus de La France insoumise qui ne partagent pas cette orientation se retrouvent contraints à faire des concessions à l’endroit d’un discours islamo-gauchiste que, secrètement, ils détestent. La posture qui vise à considérer à tout propos la République française comme discriminatrice est, en ce sens, également très dangereuse. Cette “politique du Pir” ne dit rien qui vaille… C’est une politique d’incendiaires des âmes.

Quel est ce néoantisémitisme que vous évoquez ?

Il n’existe pas de définition arrêtée à ce jour, mais c’est un ensemble de prises de position qui participe du retour d’une façon péjorative d’évoquer les juifs, d’une accoutumance progressive à leur diffamation. J’adhère à la caractérisation donnée par le premier à l’avoir théorisée, le politologue Pierre-André Taguieff. Celui-ci explique que la nouvelle judéophobie est d’abord un effet de cette religion palestinienne qui s’est emparée des meilleurs esprits. Et le vecteur de l’antisionisme, le refus de la légitimité historique d’Israël, est désormais le carburant principal du néoantisémitisme. Mais on ne peut pas totalement s’en tenir à cette définition : ce serait passer sous silence une composante historique plus ancienne, une forme spécifiquement française d’opposition plébéienne à la République et à sa philosophie, qui s’accompagne toujours de judéophobie.

Deux récits aujourd’hui se partagent ainsi la scène et, malheureusement, ils sont en partie faux l’un et l’autre. Le premier subsiste dans des franges entières de la gauche : celui du palestino-progressisme des années 1970 qui consiste par principe à penser que les démunis auraient tous les droits, car ils sont, comme disait Frantz Fanon, les damnés de la Terre. Mais en face et presque symétriquement, il y a une école de pensée, puissante aujourd’hui, qui assigne entièrement l’antisémitisme actuel à son origine arabo-musulmane. Comme c’est réducteur ! Ne soyons pas hémiplégiques. Je suggère qu’il faudrait arriver à penser que le carburant du néoantisémitisme est presque autant le produit d’un vieux fond populiste français que celui de préjugés transmis au sein de l’islam intégriste.

Cette “judéophobie à la française” est une thèse de Bernard-Henri Lévy, cité dans vos remerciements, à laquelle vous souscrivez…

Oui. Je la revisite et, vérification faite, elle fonctionne plutôt bien. Selon cette thèse déployée dans l’Idéologie française, il existe deux France : une qui va conduire au vichysme et une qui, très tôt, avant l’affaire Dreyfus, s’oppose à cette évolution funeste, antirépublicaine. Une France des Lumières, qui pense que l’individu a une valeur en tant que tel car doué de raison et capable de s’arracher aux déterminismes culturels et familiaux. Et une autre France qui penche du côté des “anti-Lumières”, comme les a nommés justement Zeev Sternhell, et qui estime que la seule valeur est le collectif. Ces deux France ont existé bien avant l’affaire Dreyfus et je crois qu’elles perdurent aujourd’hui, sous des formes renouvelées. Certains pensent encore que l’humanisme des Lumières a signé une vaste régression. On assiste, me semble-t-il, à la réactivation d’un certain antiélitisme et d’un populisme français, marqueurs culturels communs d’une partie de la gauche extrémisée et de la droite radicale.

Vous ne partagez donc pas la thèse d’Arthur Hertzberg, rabbin américain qui fut un grand penseur du judaïsme contemporain, selon laquelle l’antisémitisme moderne provient des Lumières ?

Cette thèse, assez répandue dans les milieux juifs conservateurs, et que Mgr Lustiger avait, à sa manière, reprise, est intéressante, bien sûr. Forte philosophiquement. Elle consiste à voir dans les grandes catastrophes du XXe siècle, et en particulier dans la Shoah, les conséquences ultimes de l’individualisme rationaliste. Je la crois inexacte et, pour ma part, malgré l’antisémitisme athéiste avéré de leurs philosophes, je suis sensible à l’incroyable potentiel émancipateur qu’ont eu les idées des Lumières, machine à fracturer, fissurer, atomiser les identités fermées, avec l’idée que l’homme n’est jamais réductible à ses origines et à ses attributs essentiels.

Si l’on peut distinguer deux sources d’antisémitisme, on ne peut toutefois mettre sur le même plan deux réalités différentes : l’antisémitisme de droite, lui, ne tue pas…

Aujourd’hui, certes… À l’aune de la capacité à générer de la violence et des forces de destruction, l’antisémitisme traditionnel français, celui des monarchistes et des contre-révolutionnaires, est, en effet, en très net et constant déclin depuis 1945. Taguieff a raison, depuis longtemps, d’avoir prédit son extinction. Ce qui est inquiétant, en revanche, ce sont les nouvelles synthèses, entre les rouges-bruns, les négationnistes, et ces nouveaux courts-circuits idéologiques de ceux qui oeuvrent à une liaison fatale entre l’antisémitisme issu des quartiers (où prolifèrent, trop souvent, l’islamisme et le gangstérisme) et un fond de xénophobie et d’antiélitisme français, sur le modèle Drumont.

Vous évoquiez tout à l’heure l’antisionisme comme “fuel”, ou carburant, de l’antisémitisme. Ne peut-on être antisioniste sans être accusé d’antisémitisme ?

Il est vrai que certaines organisations juives américaines ont réduit un peu trop systématiquement la critique de la politique israélienne à de l’antisémitisme (ce qu’elle est parfois, mais pas toujours). Il ne faut pas tomber dans ce chantage, cette critique est légitime et, quand elle se déploie dans le cercle de l’échange démocratique, elle est nécessaire. Par exemple on ne peut réduire la remise en cause de l’extension des colonies juives de Judée-Samarie à de l’antisémitisme. Et sur le plan théorique, il est aussi possible d’être antisioniste sans être antisémite. C’est le cas de trotskistes des années 1960 ou 1970, comme l’islamologue et communiste dissident Maxime Rodinson qui aimait le peuple juif mais pensait que la création d’un État d’Israël avait été une catastrophe. C’est aussi l’avis d’un Abraham Léon ou, plus près de nous, d’un Edgar Morin. Il existe donc une modalité de l’antisionisme qui est épargnée par l’antisémitisme. Mais c’est une modalité très minoritaire ! La majorité des antisionistes ne reproche pas à Israël sa politique ou la démesure des extensions territoriales en Cisjordanie, mais son existence même. Ils sont donc, de ce fait, antisémites. Et malheureusement, la spécificité du néoantisémitisme est d’avancer masqué, sous le paravent du souci des victimes actuelles, mais derrière il y a la haine d’Israël, haine qui n’a jamais été plus proliférante depuis 1967.

Propos recueillis par

J’accuse ! 1898-2018, d’Alexis Lacroix, Éditions de l’Observatoire, 160 pages, 15 €.

Le BNVCA indigné condamne la loi négationniste et révisionniste polonaise qui prévoit de punir quiconque attribuera une responsabilité de la Pologne dans la Shoa.

LE BNVCA indigné condamne la loi polonaise qui prévoit de punir de prison quiconque attribuera une responsabilité de la Pologne dans la Shoah.

Ces manoeuvres négationnistes et révisionnistes du Gouvernement Polonais pour tenter de nier toute responsabilité de ce pays durant la Solution finale sont scandaleuses.

Toute l’histoire se rapportant à la  Shoa démontre que la Pologne ne fut pas qu’une victime de l’Allemagne nazie. Contrairement aux allégations des gouvernants Polonais, les crimes commis sur le sol Polonais, sont imputables au gouvernement polonais et à la population polonaise. Tous les ghettos dans lesquels les juifs ont été regroupés en vue de leur déportation vers les camps de la mort, sont polonais. Ils s’appellent Varsovie, Lodz, BiałystokCzęstochowaKielceCracovieLublinLwów, RadomCracovieLes juifs y ont été enfermés, affamés, privés de tout, vivant dans des conditions inhumaines. Lors de l’opération Barbarossa, le massacre de Jedwabne est perpétré par la seule population polonaise. Prés de 2000 Juifs sont torturés et mis à mort par une partie des habitants de ce village.

La communauté juive polonaise a été quasiment anéantie lors de la Shoah. Sur les 6 millions de Juifs tués pendant la guerre, près de la moitié sont originaires de Pologne. Ils disparaissent notamment dans les camps d’extermination nazis, meurent de faim dans les ghettos ou fusillés.

Nous comprenons que les autorités polonaises soient à la fois honteuses, et à la fois  embarrassées ou dérangées, par ces faits incontestables qui les accusent devant le tribunal de l’Histoire.

Toutefois, nous restons convaincus que les tentatives du gouvernement polonais de faire oblitérer la faute de leur pays par l’encre d’une loi mensongère et abjecte, ne fera que maculer plus encore leur blason et souiller leur bannière.

Ce gouvernement polonais actuel devra admettre que quoiqu’il fasse, l’altération de la Vérité, la falsification de l’Histoire n’auront aucune emprise sur la responsabilité de la Pologne dans les massacres antisémites commis durant la Seconde guerre mondiale. C’est pourquoi nous considérons que la Pologne doit abandonner cette loi votée au moment où le monde commémore, le 73 ème anniversaire de la Libération du Camp d’Auschwitz.

“Coupeurs de têtes” aux “coupeurs de langues” : Du terrorisme djihadiste au terrorisme intellectuel

“Coupeurs de têtes” aux “coupeurs de langues” : Du terrorisme djihadiste au terrorisme intellectuel

January 27, 2018

Psychologie du terrorisme : Les liens entre “coupeurs de têtes” et “coupeur de langues” sont évidents : Terroristes djihadistes, terroristes intellectuels institutionnels et leurs complices islamiquement corrects ont une même stratégie.

        Après 17 années de campagnes terroristes, la mort de centaines de milliers de personnes dans le monde musulman et des milliers dans les pays occidentaux, la précédente observation n’a cessé d’être confirmée : djihadistes, islamistes institutionnels et complices islamiquement corrects frappent en chœur.  Ainsi, en niant systématiquement tout lien entre terrorisme et islam, en diabolisant ceux qui interpellent les sources coraniques et chariatiques « légales » de la violence islamiste, en refusant de soumettre l’islam à un examen critique pourtant encouragé pour la religion chrétienne, les forces de « l’islamiquement correct », qui allient les idéologues politiquement corrects, les lobbies islamistes « institutionnels » et leurs alliés multiculturalistes « islamiquement corrects », ont contribué à poursuivre par des moyens légaux ou psychologiques le travail d’intimidation/soumission enclenché par les terroristes islamistes.

A l’aune de cette observation, on a pu constater, depuis les années 1990, que plus l’islamisme terroriste a fait couler de sang, plus les pôles de l’islamisme institutionnel [1] vantent les mérites intrinsèques de l’islam et pleurent le triste sort de leurs fidèles « salis » par l’association entre islam et terrorisme, ceci alors même que les musulmans jouissent en terre chrétienne de tous les droits dont sont privés les non-musulmans en terre d’islam…

Rétablissement de la “Oumma”

Les pôles « officiels » de l’islamisme planétaire, reconnus comme interlocuteurs légitimes par les Etats occidentaux et les Nations Unies, prônent en effet, comme les djihadistes l’application de la Charià et, à terme, la restauration d’un Califat plus ou moins formel, à travers le sacro-saint principe de « l’unité des musulmans » (al Oumma al-islamiyya). Le rétablissement de la Oumma réunifiée par l’ordre califal universel demeure en effet l’objectif affiché des Frères musulmans, de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) et d’autres grandes institutions panislamiques mondiales [2].  Ces pôles de l’islamisme mondial, soutenus par les Etats islamiques sunnites qui en sont membres-actifs (Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Pakistan, Soudan, etc) poursuivent en fin de compte la même fin néo-impériale, théocratique et suprématiste, que les djihadistes adeptes du Califat de Daesh. La stratégie n’est pas très éloignée. Seuls les moyens et les tactiques diffèrent radicalement, tout en étant extrêmement complémentaires, puisque le terrorisme violent des premiers est complété par le terrorisme intellectuel des seconds.

Ingérence sous couvert d’interventionnisme “protecteur” contre des persécutions fantasmées

Ces lobbies de l’islamisation « soft » qui dénoncent verbalement la violence djihadiste, qui n’aurait « rien à voir avec l’islam », pratiquent de leur côté une politique d’ingérence politique permanente dans les affaires de tous les pays du monde où vivent des musulmans, sous couvert de la « défense de l’islam » et des musulmans « persécutés ». Cet interventionnisme protecteur, en réalité néo-impérial et irrédentiste, qui se nourrit d’une « islamophobie » souvent imaginaire, est le fait des grands pôles de l’islamisation planétaire précités, qui, bien que divisés, ambitionnent, sous prétexte de « défendre de la religion », de contrôler la Oumma partout dans le monde, et surtout en Europe et en Occident.

Ces pays post-chrétiens, que les islamistes feignent de dépeindre en « croisés » alors qu’ils savent que la religion chrétienne y est reniée et malmenée depuis des décennies de repentance, sont perçus comme des nations que l’ouverture à sens unique et la faculté à culpabiliser a rendus vulnérables et perméables à l’islamisation conquérante, dans ses versions soft (prosélytisme) et hard (recrutement de terroristes).

La stratégie de ces pôles de l’islamisme mondial conquérant, consiste à distiller au sein des communautés musulmanes d’Occident, un sentiment de persécution et de paranoïa collective, puis les pousser à ne surtout pas s’intégrer aux mœurs locales « impies », au nom d’un « droit à la différence » et d’un anti-racisme dévoyés. D’évidence, l’objectif des suprémacistes islamistes est de pérenniser l’« extériorité » des musulmans et les pousser ainsi à vivre de façon séparée (des mécréants) dans une sorte de « ghetto volontaire », puis de se ranger symboliquement sous la bannière sans frontière de la Charià.

Sécessionnisme

 Cet objectif panislamiste de nature sécessionniste, sous couvert de victimisme, déplait bien sûr en premier lieu aux Etats musulmans nationalistes (Emirats arabes unis, Egypte, Jordanie, Algérie Syrie des Assad, Kazakhstan, etc), qui craignent l’internationalisme islamique au nom de la défense de la souveraineté nationale. Nous pensons qu’il est pour cette même raison même voué à l’échec, à terme, en terre d’islam. Toutefois, en dépit des rivalités qui opposent les Etats et pôles islamistes entre eux dans la lutte pour le leadership musulman mondial, ces derniers ont réussi à rendre une partie des communautés musulmanes d’Occident hostiles à leurs pays de naissance ou d’accueil, perçus comme « mécréants », « pervers », et bien sûr « hostiles aux musulmans et à l’islam ». La force mobilisatrice des pôles violents et non-violents du totalitarisme islamiste consiste à miser sur leur « paranoïsation » et le fait de les appeler à refuser de s’intégrer aux mœurs et ordres « infidèles ». Ce pouvoir de nuisance considérable des pôles de l’islamisme qui développent au niveau mondial un impérialisme politico-religieux suprémaciste sous couvert de défense de la liberté religieuse, pose un problème géopolitique majeur à toutes les sociétés multicuturelles qui abritent des minorités musulmanes en lien avec les organisations et Etats qui les instrumentalisent. Et ces foyers potentiels de communautarisme sécessionniste sont autant de terrains d’expansion et de théâtres d’opérations sur lesquels prospèrent également les djihadistes qui eux aussi, prétendent « défendre » les communautés musulmanes « humiliées » et « persécutées » dans le monde, et misent sur la stratégie partitionniste de la « paranoïsation ».

“Marketing négatif” : faire parler de l’islam

Etonnement, l’objectif de guerre premier des terroristes, qui consiste à faire parler de l’islam et à intimider les non-musulmans dans une logique de soumission-conversion, est poursuivi par ceux qui tentent de criminaliser, intimider et faire taire tous ceux qui critiquent l’islam, « blasphèment », ou dénoncent l’islamisme conquérant qui retourne la tolérance des démocraties contre elles-mêmes.

D’évidence, la médiatisation continuelle de la terreur recherchée par les djihadistes n’a pas déclenché dans nos sociétés culpabilisées une mise à l’index des préceptes sacrés et légaux qui justifient l’intolérance et la violence islamistes. Elle n’a pas culpabilisé les lobbies islamiques communautaristes qui ont au contraire hurlé à la recrudescence de l’islamophobie sous le seul prétexte que les médias osaient parfois associer islam, islamisme et violence. La multiplication des actes terroristes commis au nom de l’islam n’a pas déclenché en Occident une attitude de discrétion et de remise en question des activistes islamistes et des fidèles réislamisés par les associations musulmanes officielles en charge de la représentation des musulmans qui n’ont de cesse de convaincre leurs ouailles qu’elles sont les « vraies » victimes des actes terroristes qui n’ont « rien à voir » avec l’islam et qui font en fait le jeu des « ennemis de l’islam » désireux de « salir l’islam et les musulmans ».

Depuis le 11 septembre 2001, l’islam et à la civilisation islamique en général n’ont cessé de bénéficier d’un traitement de faveur par rapport aux autres religions (qui font objectivement bien moins peur), et il est toujours dépeint de façon plus a-critique et positive, au nom du « rien à voir avec l’islam » et de la lutte contre « l’islamophobie » des Occidentaux choqués par les attentats islamistes ou par les persécutions de chrétiens en terre d’islam, et qui seraient les « vrais » responsables de la « radicalisation des musulmans » victimes permanentes et post-coloniales de l’hostilité des Occidentaux impérialistes.

Loin d’être remise en cause par les violences islamo-terroristes dont sont victimes chaque jour les « mécréants » et les « apostats », la nouvelle doxa islamiquement correcte portée par les pôles de l’islamisme institutionnel et leurs alliés multiculturalistes, s’impose toujours plus au prétexte de juguler un danger présenté comme plus grave encore que la terreur jihadiste : le « risque de ternir l’image de l’islam et des musulmans », lesquels seraient traités « comme les juifs » hier et qui seraient les cibles de la pire forme de racisme moderne : l’islamophobie.

Notre conviction, fruit d’années de recherches sur l’islamisme et les idéologies radicales et totalitaires, est que la police de la pensée « islamiquement correcte » qui interdit de nommer la menace islamiste et de demander des comptes aux leaders et pôles de l’islam mondial officiel, empêche à la fois de gagner la guerre contre le terrorisme, qui n’est que l’iceberg du totalitarisme vert, et surtout de juguler l’islamisme « institutionnel ». Ce dernier, plus subversif, a pignon sur rue dans nos sociétés ouvertes, mais il représente la partie immergée de l’Iceberg islamo-totalitaire, c’est-à-dire une réalité bien plus vaste, et ses objectifs sont les mêmes que ceux des djihadistes : intimider et terrifier les « apostats » ; séparer les musulmans des non-musulmans ; sidérer psychologiquement les mécréants par la violence symbolique, la culpabilisation, les procès ou la violence, afin d’obliger les non-musulmans à ne parler qu’en bien de l’islam, dans le but final de soumettre le monde entier au suprémacisme islamique et donc de convertir.

Alliance rouge-verte

En tant que totalitarisme conquérant, rompu, comme tous les totalitarismes aux techniques de ruses de guerre, de mensonge et de propagande subversive, l’islamisme radical sait bien profiter des contradictions internes et des complexes des sociétés post-coloniales occidentales, à la fois ouvertes à tous les vents, culpabilisées, et adeptes d’une forme de tolérance à sens unique. Cette nature subversive du totalitarisme vert, dont les pôles ont réussi depuis des décennies à investir nombre de structures de représentation de l’islam dans nos sociétés, explique et a permis l’alliance apparemment contre-nature avec des forces de gauche ou politiquement correctes occidentales qui lui servent de bouclier et de caution dans sa stratégie de faire baisser les gardes des sociétés d’accueil inhibées par leur repentance. Cette alliance des lobbies multiculturalistes-communautaristes et des lobbies anti-racistes progressistes a été très utile pour faire taire, disqualifier et dissuader la critique de l’islam et donc pour empêcher la remise en cause des sources légales et canoniques de la violence et de l’intolérance islamiques, critique elle-même assimilée à une forme de racisme « islamophobe ».

L’alliance entre coupeurs de langue rouges, verts et politiquement corrects, qui ont de facto rétabli une forme nouvelle de censure religieuse sous couvert d’antiracisme dévoyé, est grave de conséquences, car elle empêche, sous couvert de « refuser l’amalgame » entre islam et violence, de combattre les sources doctrinales du terrorisme islamiste. Or en tant que réalité totalitaire éminemment idéologique et non seulement religieuse, l’islamisme ne pourra pas être vaincu s’il est combattu uniquement de façon militaire et sécuritaire et si on écarte par principe le fait qu’il ait aussi des bases théologiques légales qu’il conviendrait de rendre caduques et de réformer. D’évidence, tant que les islamistes terroristes pourront invoquer les dogmes « canoniques » de l’islam officiel (Charià, Hadith, Sira) qui justifient la violence, l’intolérance et le suprémacisme islamiques, et tant que l’on refusera l’idée même que les jihadistes puissent se référer à des textes hélas en vigueur qui légitiment clairement la haine envers les non-musulmans et les « apostats », le travail vital qui consiste à contrer la propagande idéologique et la guerre psychologique des mouvances jihadistes qui recrutent des loups soi-disant solitaires dans des mosquées, des réunions et des réseaux virtuels ne pourra simplement pas être mené.

L’islamiquement correct, fondé sur la valorisation excessive de la civilisation islamique et de l’islam, miroir inversé de la haine envers l’Occident judéo-chrétien, fait à la fois le jeu des islamistes jihadistes – qui justifient leurs meurtres barbares par la dénonciations des «ennemis de l’islam » – mais aussi des grands pôles officiel de l’islamisme mondial (OCI, Ligue islamique mondiale, Frères musulmans, Etats islamiques du Golfe, Turquie d’Erdogan, Pakistan, etc), pour qui chaque nouvel attentat islamiste commis en Occident est une occasion d’exiger d’eux des professions de foi islamophiles « réparatrices ».

L’argument officiel consiste à fustiger le fait qu’en faisant un lien entre le terrorisme et l’islamisme, les occidentaux « stigmatisent les musulmans et l’islam ». En réalité, ils savent très bien que les vrais responsables de ladite islamophobie sont avant tout ceux qui tuent au nom de textes sacrés musulmans que ces mêmes pôles refusent pertinemment de dénoncer ou réformer….

[1] Pays du Golfe, Pakistan, Frères musulmans, Ligue islamique mondiale, Organisation de la Coopération islamique – OCI, etc. (qui représenteraient le « vrai islam », modéré » et dénoncent « la supposée » « islamophobie » occidentale)

[2] Ligue islamique mondiale, ISESCO, etc.

Source : http://www.atlantico.f

On se souvient de l’Holocauste dans le monde entier

Gros plan sur une main en train d'allumer une bougie avec une longue allumette, au milieu d'une rangée de bougies commémoratives (© Saul Loeb/AFP/Getty Images)
Un homme allume une bougie à l’occasion d’une commémoration de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, au United States Holocaust Memorial Museum à Washington. (© Saul Loeb/AFP/Getty Images)

On se souvient de l’Holocauste dans le monde entier

Aux États-Unis et dans d’autres pays, des monuments commémoratifs sont un rappel constant de l’horreur de la Shoah et de l’importance de lutter contre les forces du mal qui l’ont déclenchée. Les Nations unies ont déclaré le 27 janvier (journée anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau) Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

« Je vous en fais la promesse : Nous lutterons contre l’antisémitisme. Nous éliminerons les préjugés. Nous condamnerons la haine. Nous porterons témoignage. Et nous agirons », a déclaré le président Trump, en 2017, au United States Holocaust Memorial Museum.

Les huit monuments commémoratifs ci-dessous ne sont qu’une infime représentation des statues, musées, jardins et autres lieux de commémoration du monde entier qui rendent hommage aux six millions de victimes juives de l’Holocauste et aux millions d’autres victimes du nazisme.

Jérusalem

Des photos sur une spirale montant vers le plafond (© Ulrich Baumgarten via Getty Images)
(© Ulrich Baumgarten via Getty Images)

Le Hall of Names, mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, rend hommage à tous les Juifs morts dans l’Holocauste. Le plafond de l’édifice (photo ci-dessus) est un cône de 10 mètres de haut qui s’élève vers le ciel et sur lequel sont accrochées 600 photos, un nombre infime par rapport à celui des hommes, femmes et enfants juifs exterminés pendant l’Holocauste.

Berlin

Un homme marchant entre des stèles en béton au Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, à Berlin (© Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images)
(© Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images)

Le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, à Berlin, comprend 2 711 stèles en béton, dalles utilisées depuis l’antiquité pour commémorer les disparus, disposées en maillage sur un terrain en pente. Peter Eisenman en est l’architecte, et ses 19 000 m2 s’étendent sur l’ancien emplacement du Mur de Berlin, au sud de la Porte de Brandebourg.

La Nouvelle-Orléans

Des piliers multicolores avec une étoile juive en son centre au Mémorial de l'Holocauste, à la Nouvelle-Orléans (Alamy)
(Alamy)

L’artiste israélien Yaacov Agam est le créateur du Mémorial de l’Holocauste de la Nouvelle-Orléans. Ce monument est situé dans le parc Woldenberg, sur les rives du Mississippi, en Louisiane. Il est composé de neuf panneaux qui représentent des images perçues différemment selon l’endroit où l’on se trouve, à commencer par l’étoile de David avant de s’avancer vers les ténèbres et le chaos, puis la foi, l’espoir et le renouveau.

Vienne

Des bougies allumées au Mémorial de l’Holocauste de Vienne (Dieter Nagl/AFP/Getty Images)
(Dieter Nagl/AFP/Getty Images)

Le Mémorial de l’Holocauste de Vienne est construit sur la Judenplatz, foyer de la communauté juive de Vienne au Moyen-Âge et emplacement d’une synagogue historique. Le monument commémoratif en acier et en béton, connu sous le nom de la « Bibliothèque sans nom », est construit comme des livres sur des étagères de bibliothèque dont les reliures font face au mur, symbolisant les vies abrégées des victimes de l’Holocauste.

Budapest

Des sculptures de chaussures sur les rives d’un fleuve (© Attila Kisbenedek/AFP/Getty Images)
(© Attila Kisbenedek/AFP/Getty Images)

Non loin du Parlement hongrois à Budapest, la promenade des Chaussures au bord du Danube commémore les milliers de Juifs tués par les milices fascistes, en 1944 et 1945. On obligeait les victimes à se déchausser avant de les fusiller et qu’elles ne tombent dans le fleuve. Les sculptures de chaussures d’hommes, de femmes et d’enfants sont scellées sur les rives du Danube, à titre de rappel permanent.

Miami Beach

Sculpture d’un bras de géant tendu vers le ciel avec des centaines de personnes qui y sont accrochées (Alamy)
(Alamy)

Un bras tendu aussi haut qu’un immeuble de quatre étages se trouve au cœur du Mémorial de l’Holocauste de Miami Beach, en Floride. Il porte le tatouage d’un numéro d’Auschwitz et des centaines de personnes y sont accrochées. « L’immensité de cette tragédie est infinie. En faire une représentation artistique, impossible … mais je me devais d’essayer », a déclaré son sculpteur, Kenneth Treister.

Paris

Murs d’un couloir couverts de milliers de petites lumières allumées (Alamy)
(Alamy)

Le Mémorial des Martyrs de la Déportation à Paris commémore les 200 000 Juifs, homosexuels, Roms (également appelés les Tsiganes) et les opposants politiques des nazis qui ont été déportés de France et envoyés dans des camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale. Derrière la tombe d’un déporté inconnu se déroule un couloir de 200 000 bâtonnets de verre rendant hommage aux disparus.

Minsk

Sculpture de figures squelettiques descendant une colline à côté d’un escalier en pierre (© Linda D. Epstein/MCT via Getty Images)
(© Linda D. Epstein/MCT via Getty Images)

Le Pit, un mémorial dédié aux victimes de l’Holocauste en Biélorussie, est construit sur les lieux des massacres des 5 000 prisonniers juifs du ghetto voisin de Minsk. La sculpture en bronze, appelée « Le dernier chemin », représente des prisonniers descendant vers la fosse.

Haley affirme à l’ONU qu’Abbas manque de courage pour faire la paix

Haley affirme à l’ONU qu’Abbas manque de courage pour faire la paix

“Nous n’insisterons pas avec un leadership palestinien qui manque de ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix”, a affirmé l’envoyée américaine

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, s'entretient avec la presse au siège des Nations unies à New York, le 2 janvier 2018 (Crédit : Drew Angerer / Getty Images / AFP)

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, s’entretient avec la presse au siège des Nations unies à New York, le 2 janvier 2018 (Crédit : Drew Angerer / Getty Images / AFP)

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, a critiqué Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, déclarant que son gouvernement soutenu par l’Occident « manquait de ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix ».

S’adressant au Conseil de sécurité de l’ONU, Haley a affirmé qu’Abbas n’avait pas le courage de faire des compromis avec Israël.

« Nous n’insisterons pas avec un leadership palestinien qui manque de ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix », a affirmé Haley. « Il a rejeté tout rôle américain dans les pourparlers de paix. Il a insulté le président américain. Il a appelé à suspendre la reconnaissance d’Israël. »

« Les discours remplis de haine et la fin des négociations ne nous mènent nulle part », a-t-elle dit, se référant au discours enflammé d’Abbas prononcé la semaine dernière à l’OLP.

« La paix n’arrivera jamais sans des dirigeants qui ont du courage », a-t-elle dit, ajoutant qu’un accord « exigerait un compromis ».

« La vraie paix exige des dirigeants qu’ils soient prêts à aller de l’avant, à reconnaître des vérités difficiles et à faire des compromis », a expliqué Haley. « Les Etats-Unis restent pleinement préparés et désireux de poursuivre le chemin vers la paix. »

Le représentant des Palestiniens à l’ONU Riyad Mansour a estimé devant le Conseil jeudi, que la recherche de la paix avait été, pour M. Abbas, “le travail d’une vie”.

Le rejet de la décision américaine sur Jérusalem n’avait pas pour objectif de “manquer de respect” mais était plutôt “une position ancrée dans le plein respect de la loi, des principes de justice et d’équité” a-t-il avancé.

C’était la première réunion du Conseil de sécurité sur les tensions dans la région après l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution contre la décision de Donald Trump et la menace américaine de geler une partie de l’aide à l’UNRWA, l’agence onusienne qui vient en aide aux réfugiés palestiniens.

Trump ne croit plus qu’Abbas souhaite la paix

Trump ne croit plus qu’Abbas souhaite la paix

Aux côtés de Netanyahu, le président américain déclare que la question de Jérusalem est “hors de table” – un propos qui ne peut laisser les Palestiniens qu’encore plus furieux

David Horovitz
Le président américain Donald Trump s'entretient avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion bilatérale en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 25 janvier 2018 (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

Le président américain Donald Trump s’entretient avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une réunion bilatérale en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 25 janvier 2018 (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

Lors de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Davos ce jeudi, le président américain Donald Trump a parlé d’Israël et des Palestiniens. Si ses propos ont agi comme une douce mélodie aux oreilles de Netanyahu, ce fut l’exact opposé pour les Palestiniens.

En mai, quelques heures après avoir rencontré à Ramallah Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, Trump avait déclaré dans son discours au musée d’Israël, également en présence de Netanyahu, que les Palestiniens « étaient prêts à rechercher la paix ». Conscient du scepticisme de Netanyahu, Trump a réitéré : « Je sais que vous avez déjà entendu cela. Je vous le dis. C’est ce que je fais. Ils sont prêts à rechercher la paix. »

A Davos, en revanche, Trump a affirmé catégoriquement qu’Israël voulait faire la paix, mais qu’il n’était visiblement plus convaincu par Abbas et les Palestiniens. Les Palestiniens vont « vouloir faire la paix eux aussi, il n’y aurait sinon plus rien à faire », a-t-il dit. « Ils [les Israéliens] veulent faire la paix, et j’espère que les Palestiniens veulent faire la paix. Et si c’est le cas, à la fin tout le monde sera content. Des gens meurent depuis des années. Les gens se sont entretués pendant de nombreuses années. Ils doivent être fatigués et dégoûtés. »

Interrogé sur le récent discours d’Abbas, dans lequel le dirigeant palestinien a fustigé les Etats-Unis et leur président, Trump a répondu : « Je n’ai pas personnellement lu ces remarques. Je ferais probablement mieux de ne pas m’y intéresser. Mais nous avons fait beaucoup pour eux et j’espère qu’ils vont faire la paix pour leur peuple. »

Trump a, à plusieurs reprises, fait allusion au respect – ou plutôt au manque de respect qu’il ressent de la part des Palestiniens. « Ils nous ont manqué de respect il y a une semaine en ne permettant pas à notre grand vice-président de les voir », a-t-il protesté. Il les a appelés à « respecter le processus » et a fulminé leur échec « à respecter le fait que les Etats-Unis leur ont apporté un soutien énorme au cours des dernières années en termes de soutien monétaire et autre ». « Il faut respecter les Etats-Unis ou nous n’irons pas plus loin. »

Durant les premiers mois de son administration, les Palestiniens, dirigés par Abbas, ont tenté de flatter et d’entreprendre une entente cordiale avec Trump. Ils refusent d’avoir des relations avec lui et son équipe depuis le 6 décembre, date à laquelle Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

Cette opposition publique a atteint de nouveaux sommets le 14 janvier, quand Abbas a déclaré dans un discours furibond que « nous avons affirmé à Trump que nous n’accepterions pas son projet, son ‘affaire du siècle’, qui est en fait la ‘gifle du siècle’. Mais nous giflerons en retour. » « Que Dieu démolisse ta maison », a ajouté à l’adresse de Trump le dirigeant palestinien.

Les responsables de l’administration américaine ont reconnu que la reconnaissance de Jérusalem par Trump était un coup dur porté aux Palestiniens – même si Trump a insisté le 6 décembre pour que les frontières de la souveraineté israélienne soient négociées entre les différentes parties – et a déclaré qu’une période de « refroidissement » serait nécessaire pour les Palestiniens.

Mais ce jeudi, Trump est allé encore plus loin dans sa prise de position pro-israélienne concernant Jérusalem. Il a dit carrément, en se tournant vers Netanyahu, que « vous avez gagné un point » – sur Jérusalem – et qu’il faudrait donner du terrain sur d’autres questions si jamais les négociations allaient bon train. Il a indiqué que la question de Jérusalem était maintenant traitée et qu’apparemment, il n’était plus question de la négocier. « Nous avons enlevé Jérusalem de la table, donc ils n’ont plus à en parler. »

Il a également affirmé qu’il espérait toujours que les dirigeants palestiniens « allaient faire la paix pour leur peuple » et qu’il espérait que « les bons esprits allaient l’emporter ».

Alors que Netanyahu, assis à ses côtés, l’écoutait attentivement, Abbas et la direction de l’Autorité palestinienne n’auraient pu qu’être en ébullition. Aussi longtemps que cette période de « refroidissement » était censée durer, elle durera probablement beaucoup plus longtemps.

Ce à quoi Trump, manifestement prêt à couper davantage l’aide des Etats-Unis fournie aux Palestiniens, répondrait probablement : qu’il en soit ainsi.

EN SAVOIR PLUS SUR :

Quand la sagesse nous est enseignée par des non-juifs

Quand la sagesse nous est enseignée par des non-juifs

Les références au nazisme ou au fascisme sont devenues un lieu commun dans le discours politique israélien. Il ne se passe pas de semaine où l’entend pas « qu’Israël commence à glisser vers le fascisme », que des policiers sont traités de « nazis » lors de certaines manifestations, que des politiciens s’invectivent avec des termes empruntés à ces périodes sombres, que des personnalités politiques sont caricaturées avec un uniforme nazi ou que des intellectuels et universitaires qui ne les ont pas connues s’imaginent qu’Israël d’aujourd’hui c’est l’Allemagne des années 1930 ou pire encore, carrément le régime du IIIe Reich.

Dernier exemples en date, la comparaison honteuse établie entre Ahed Tamimi et Anne Frank par le chanteur Yonatan Gefen ou celle, non moins révulsante, entre le sort des clandestins d’Afrique et les Juifs durant la Shoah, faite par des organisations de défense de ces population, soutenues notamment par le New Israel Fund.

C’est un député druze, Akram Hasson (Koulanou), qui a décidé de prendre le taureau par les cornes et de se mesurer à ce phénomène malsain qui a comme conséquence principale une banalisation progressive de la Shoah et de ses auteurs. Comme le disait à juste titre le regretté Elie Wiesel z.l. « à force d’affirmer que Gaza c’est Auschwitz, un jour on croira qu’Auschwitz c’était comme Gaza ».

Suite au post de Yonatan Gefen, le député Akram Hasson a décidé de présenter un texte de loi interdisant ce genre de comparaison, ainsi que l’utilisation – oralement ou par écrit – de termes empruntés au nazisme pour qualifier des personnes, des institutions ou des organisations ou encore le port d’objets relatifs à cette terrible période. Ainsi, traiter quelqu’un ou l’Etat d’Israël de « fasciste » ou de « nazi » sera passible d’une peine de six mois de prison et d’une amende de 100.000 shekels. Mais pas seulement: porter sciemment des habits rayés à l’image des déportés sera interdit, tout comme le port d’une étoile jaune lors de manifestations.

Il s’agit d’une excellente et sage initiative, mais qui risque de se heurter à une opposition de la Cour suprême au nom de la sacro-sainte liberté d’expression. Et comment imaginer que les députés arabes puissent vivre avec une telle loi, eux qui profitent de cette liberté d’expression presque absolue pour accuser à tout bout de champ Israël d’être un « Etat fasciste »?

Israël dévoile un outil contre l’antisémitisme en ligne

Israël dévoile un outil contre l’antisémitisme en ligne

Les villes dans les pays occidentaux avec les posts les plus antisémites étaient Paris et Londres, selon le ministère de la Diaspora

Illustration : Dark web via Shutterstock

Illustration : Dark web via Shutterstock

En prévision de la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste, le ministère de la Diaspora a dévoilé jeudi ce qu’il a qualifié de nouvelle technologie de détection de contenu antisémite sur Internet.

Le logiciel, appelé Système de surveillance de l’antisémitisme ou ACMS, est « le développement le plus avancé au monde pour surveiller l’antisémitisme en temps réel », a indiqué le ministère dans un communiqué.

Selon le ministère, l’ACMS suit les messages antisémites sur les médias sociaux et peut détecter leur degré de partage, qui les partage, et quelles villes et pays produisent le contenu le plus antisémite.

Le système utilise la définition de l’antisémitisme de l’Alliance Internationale du Souvenir de l’Holocauste lors de la recherche de contenu et surveillera initialement les publications en anglais, arabe, français et allemand sur Facebook et Twitter avant de les étendre à d’autres plate-formes et langues.

En plus du système lui-même, le ministère exploitera une « salle de guerre » pour analyser les messages antisémites et partagera le contenu avec les sociétés Internet afin de pouvoir les supprimer.

Au cours d’un essai d’un mois sur l’ACMS, le ministère a indiqué avoir détecté un total de 409 000 messages antisémites par 30 000 utilisateurs.

Le ministère a déclaré que les trois « villes les plus antisémites » étaient Santiago du Chili; Dnipro en Ukraine; et Bucarest en Roumanie. Les villes dans les pays occidentaux avec les posts les plus antisémites étaient Paris et Londres, selon le ministère.

Louant le système, Naftali Bennett, ministre des Affaires de la Diaspora, a déclaré que cela exposerait les antisémites en ligne « à la vue de tous ».

Le ministre de l’Education et chef du parti HaBayit HaYehudi Naftali Bennett lors d’une réunion hebdomadaire de sa faction à la Knesset, le 15 janvier 2017 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

« Il est temps de mettre un miroir devant nos ennemis et d’exposer le visage hideux de l’antisémitisme moderne », a-t-il déclaré. « A partir de maintenant, nous saurons qui sont les incitateurs antisémites. »

Bennett a également déclaré que « l’antisémitisme n’a pas disparu, il a changé de forme et est passé de la rue à Internet ».

« En particulier pendant la semaine où nous célébrons la Journée internationale du souvenir de l’Holocauste, nous devons exposer et mettre en lumière les sources d’incitation à l’antisémitisme », a déclaré Bennett.

Enfants de djihadistes: il faut éviter les “bombes à retardement” (procureur)

Le procureur de la République François Molins, lors d’une conférence de presse le 21 avril 2017, le lendemain de l’attaque revendiquée par le groupe Etat islamique qui a tué un policier 

CHRISTOPHE ARCHAMBAULT (AFP)

Les jeunes enfants de djihadistes doivent être pris en charge de manière “spécifique” après leur retour en France d’Irak ou de Syrie pour éviter que certains deviennent “des bombes à retardement”, a estimé mardi le procureur de Paris François Molins.

“Cela sera un des gros enjeux des années à venir d’assurer une prise en charge suffisamment spécifique et au long cours pour (…) que ces petits” mineurs de moins 13 ans, “qui sont peut-être des bombes à retardement compte tenu de tout ce qu’ils ont vu” en terme d’atrocités “soient véritablement éduqués”, a relevé le chef du parquet antiterroriste sur RTL.

Il faut absolument “innover” pour traiter ces enfants qui ont pu “être amenés par leurs parents” à “assister à des décapitations”, voir “des armes à la maison tous les jours” et vivre “sur des valeurs non tolérantes, anti-démocratiques”, a insisté François Molins, rappelant que les mineurs de plus de 13 ans qui ont pu participer à des combats faisaient eux l’objet de mandats d’arrêt ou de recherche.

Le procureur a de nouveau souligné qu’il fallait se départir de toute “naïveté et angélisme”. “Il y a (eu) une inflexion idéologique” à partir de l’été 2017 lorsque des organes liés au groupe Etat islamique “ont appelé les femmes et les enfants à participer au djihad armé”.

Quelques dizaines d’adultes -hommes et femmes- se trouvent actuellement dans des camps ou des prisons en Irak ou en Syrie avec plusieurs dizaines de mineurs, d’après une source proche du dossier.

Interrogé sur le sort d’une djihadiste allemande condamnée à mort dimanche en Irak pour avoir rejoint le groupe Etat islamique (EI), une première pour une femme européenne dans ce pays, François Molins a souligné que Bagdad avait “un gouvernement légitime” et “tout à fait le droit de décider” de les juger “lui-même” ou “de les remettre” à leur pays.

Mais “la situation est plus complexe” en Syrie, où les Français capturés sont détenus par les forces kurdes ou l’Armée syrienne libre (ASL), des factions qui combattent Bachar el-Assad et “n’ont pas une autorité légitime”, a-t-il reconnu.

Deux plaintes pour “détention arbitraire” ont été déposées la semaine dernière contre les autorités françaises par des avocats de familles de djihadistes qui dénoncent le souhait de Paris de les faire juger sur place par des “autorités locales” non reconnues légalement, en l’espèce les forces kurdes en Syrie.

Complotisme : à qui profite le crime ?

Complotisme : à qui profite le crime ?

France 3 diffuse ce soir un documentaire sur les acteurs et les bénéficiaires du complotisme.

 Ils sont assis à la tribune d’une réunion publique, à Brétigny-sur-Orge, en banlieue parisienne. Nous sommes le 17 janvier 2015, quelques jours seulement après les massacres de Charlie, de Montrouge et de l’Hyper Casher. Tariq Ramadan est au micro, disant à la salle combien il est content d’avoir entendu Edwy Plenel, dont il a cru comprendre qu’il réclamait, comme lui, « une commission d’enquête indépendante qui [me] rassure »… Edwy Plenel, qui, quelques minutes plus tôt avait émis l’idée que « les terroristes sont des agents provocateurs », ne réagit pas. «A qui profite le crime ?» demande donc, implicitement, Tariq Ramadan, sans que Plenel ne dise mot.

Cette question, « à qui profite le crime ? », est omniprésente dans le documentaire de Georges Benayoun, co-écrit avec Rudy Reichstadt, Complotisme – les alibis de la terreur  diffusé sur France 3 ce soir à 23 h 15.

 Le complotisme, une volonté d’en découdre

Rien n’arrive jamais par hasard, tout se tient, ou encore tout ce qui est officiellement tenu pour vrai doit faire l’objet d’un impitoyable examen critique, rien n’est tel qu’il paraît être disent les complotistes… « Je n’ai pas parlé de complot mais j’ai des questions en suspens », nous dit Tariq Ramadan à l’écran… Tous ces poncifs de ce que l’on nomme, dans les milieux initiés, « la pensée conspi », reviennent comme des leitmotivs. L’inquiétant documentaire de Benayoun et Reichstadt nous donne à les voir, à les entendre, parfois jusqu’à l’absurde. Sur le mur Facebook d’Amel Sakaou, une des femmes arrêtée avant d’avoir pu faire exploser une voiture piégée près de la cathédrale parisienne de Notre-Dame, diffuse par exemple une vidéo d’un soutien-gorge jeté sur son lit pendant que la voix qui l’accompagne affirme que les ajouts en silicone permettant de présenter une poitrine rebondie sont « une matière que mettent les sionistes, les juifs, pour les filles musulmanes, pour qu’elles tombent malades et qu’elles aient un cancer… ».

Le visionnage de ce film bien construit donne la chair de poule tant on comprend que le complotisme est d’abord le résultat de la haine et d’une volonté affirmée d’en découdre, sous prétexte de dévoiler des intentions ou des volontés prétendument cachées de tel ou tel groupe. Ces groupes que la « complosphère », nous explique le documentaire, voit nécessairement comme malveillants et dangereux. La voix d’André Dussolier nous guide parmi les différents acteurs de cette nébuleuse en nous montrant parfaitement combien ce type de schéma explicatif des évènements relève d’une pensée paranoïaque, d’assiégés et non pas uniquement d’une pensée de décervelés qui ne comprendraient rien à rien et chercheraient des clefs d’explication rassurantes de la marche du monde.

« Faites très attention… »

Quand Tariq Ramadan, évoquant le Darfour, interpelle une salle sur l’engagement de l’acteur Georges Clooney en faveur des populations locales, il sous-entend que ses prises de positions sont tout sauf fortuites : « faites très attention… », dit-il… La rhétorique est habile, réfléchie, les mots et les attitudes sont pesés. « Vous êtes intelligents vous, vous comprenez bien ce que cela signifie », veut ainsi dire Ramadan à son auditoire… La pensée complotiste flatte les crédules et les esprits faibles, leur laissant croire qu’ils sont des initiés à qui on fait confiance, qu’ils font partie de ceux qui savent, d’une élite… Les porteurs de ces discours ne sont pas des imbéciles : ils savent parfaitement ce qu’ils font et pourquoi ils le font. Ils savent flatter les ressentiments, installant les gens dans une posture rassurante de victime d’un système occulte qui leur voudrait du mal et expliquerait leurs échecs, leurs vies et les passages à l’acte.

La question de l’islamophobie s’inscrit pleinement dans cette lecture. Elle peut ainsi servir à justifier les assassinats et attentats comme étant autant de gestes défensifs. Quand, dans une tirade glaçante, Houria Bouteldja, porte-parole du Parti des Indigènes de la République (PIR), lance à une salle « Mohamed Merah c’est moi… (…) comme moi il a subi l’incroyable campagne politico-médiatique islamophobe », elle ne fait pas autre chose qu’excuser ses crimes par l’exclusion sociale et raciste qu’aurait vécue Merah.

Et tant pis si ce que nous dévoile le journaliste et écrivain Marc Weitzmann, dans son formidable article sur Abdelkader Merah1, dit totalement autre chose, tant pis si la psychologue clinicienne Amélie Boukhobza, en charge de jeunes radicalisés, corrobore, dans le film, ce que dit Weitzmann sur le rôle de la famille… Le schéma est trop beau et si simple : exclusion-réaction.

Rien à voir avec les Illuminati

L’antisémitisme, incontournable, est au cœur de la pensée complotiste, il en est un élément central qui revient régulièrement et parfois, chez certains, de manière obsessionnelle. Hani Ramadan, le frère de Tariq, nous en fait ainsi une belle démonstration : « les gens pensent être libres, mais il y a quelqu’un derrière qui dit gauche-droite, gauche-droite. Ça c’est quelque chose qui dépasse les frontières de tel ou tel pays aujourd’hui. Donc il y a des gens qui sont puissants qui représentent les lobbys financiers (…) ils peuvent orienter dans une forme de pensée unique les nations (…). Cette pensée unique elle va dans le sens d’élever très haut le projet sioniste et de condamner sans distinction tout ce qui relève d’un islam qui est engagé ». Les Juifs…

Il faut se garder de tout mettre sur le même plan et de considérer que toute idée complotiste présente le même degré de danger. Il n’y a rien de comparable à penser que Tom Cruise serait membre des Illuminati, comme peuvent le dire certains de mes élèves, et à croire que « les Juifs et les croisés » voudraient, par tous les moyens, détruire l’islam. Le choix du film, assumé par Benayoun et Reichstadt, est de s’intéresser aux théories complotistes et à ses thuriféraires quand elles sont un système de lecture politique des évènements et, au-delà, de l’histoire. La réalité de ce qu’ils nous montrent, c’est un complotisme qui représente un danger réel pour notre démocratie dont il sape les bases en décrédibilisant son fonctionnement mais aussi son existence même. « Tout complotiste met en jeu la question de la souveraineté, du pouvoir », explique ainsi le philosophe Jacob Rogozinski.

« Le complotisme est devenu un permis de tuer ou un passeport pour un massacre »

C’est, au final, le fil rouge du documentaire, qui fait le choix de ne diriger la lumière que sur les théories qui s’inscrivent dans une idéologie qui fait système. C’est le prétendu complot des Juifs et des Américains, sur lequel insiste notamment le film, dans sa version islamiste dont la dimension obsidionale n’échappe à personne : le complot contre l’islam. Se poser comme victimes est un trait essentiel des complotistes : tout comme les nazis étaient convaincus que la guerre était fomentée par les Juifs, les islamistes radicaux pensent que les « judeo-croisés » ne visent qu’à les détruire. Ces idées sont aujourd’hui répandues dans une partie des opinions publiques des pays arabes. Le journal libanais L’Orient-Le Jour s’interroge ainsi sur « l’obsession arabe pour les théories du complot ». Rien de plus légitime, quand on se vit comme victime, que de se défendre contre celui qui est vu comme le véritable agresseur. Revenant sur la signification ultime de cette vision du monde, le philosophe et historien des idées Pierre-André Taguieff explique que « le complotisme est devenu un permis de tuer ou un passeport pour un massacre ». La France a pu, ces dernières années, le vivre dans sa chair.

Les complotistes sont les ennemis de la démocratie, il nous faut le comprendre et on ne peut que s’étonner des tribunes qui sont offertes à ces pseudo-experts et vrais idéologues, parfois invités dans des émissions de télévision très regardées, comme si leur opinion en valait une autre. C’est à la fois surprenant mais aussi lamentable, tant ces animateurs reconnus font passer leur intérêt particulier (l’audimat) bien avant l’intérêt général sous prétexte de liberté d’expression. Les tribunes ainsi offertes à ces porteurs de haine, mais aussi les réseaux sociaux ou la Toile en général, sont autant de caisses de résonance des théories du complot dont la viralité n’est plus à démontrer.

Le complotisme, une volonté de simplifier le monde ?

Sombrer dans la théorie du complot peut être un premier pas vers la radicalisation politique et/ou religieuse. Être radicalisé c’est être nécessairement complotiste. Un récent sondage de l’IFOP pour la Fondation Jean Jaurès et le site Conspiracy Watch a révélé qu’une partie importante des générations entre 18 et 34 ans sont aujourd’hui sensibles aux théories du complot, mais aussi que la pénétration de ces idées est conséquente. Le plus inquiétant finalement, c’est que ces théories, nous dit le psychiatre Serge Hefez, sont autant d’outils qui permettent à des jeunes gens, angoissés par le réel, de « décrypter la complexité du monde » en proposant « des théories très simplificatrices qui ont le mérite d’entrer dans les systèmes de croyance habituels des jeunes : le bien le mal, le bon le mauvais, le juste l’injuste ». La tâche, celle de faire comprendre cette complexité du monde, celle du combat pour la science et la raison contre la pensée magique, est aujourd’hui immense et l’école est en première ligne, comme l’ont montré les répercussions des attentats de janvier 2015. Le monde politique, mais plus encore celui des médias, semble avoir découvert alors l’étendue des dégâts, quand des lanceurs d’alerte avaient essayé, depuis le début des années 2000, de tirer le signal d’alarme.

Qui est Laura Laune, l’humoriste dont la blague sur la Shoah ne passe pas ?

Qui est Laura Laune, l’humoriste dont la blague sur la Shoah ne passe pas ?

ZOOM – Une blague de l’humoriste Laura Laune, diffusée dans le JT de France 2, a provoqué la colère des téléspectateurs et des associations. Retour sur le parcours de la jeune femme, lauréate en décembre dernier de “La France a un incroyable talent” sur M6.

“Elles osent tout”. Dans un sujet consacré au renouveau de l’humour féminin, le JT de 20H France 2 diffusait vendredi 19 janvier un extrait du spectacle de Laura Laune. “Quel est le point commun entre les juifs et les baskets ?”, demande-t-elle. Silence dans la salle. Réponse de la jeune humoriste belge : “On en trouve plus en 39 qu’en 45”. On entend quelques rires, et de faibles protestations, avant de la retrouver, dans sa loge.

“Je n’ai jamais la volonté d’être trash pour être trash en fait”, explique-t-elle à l’équipe venue l’interroger. “J’écris des choses qui me font rire, je vois ce qui vient. Puis je teste devant les gens, je vois s’ils rient ou s’ils saignent des oreilles.” Visiblement, ils ont été nombreux à “saigner des oreilles” puisque la blague en question va provoquer de vives réactions sur les réseaux sociaux. Et continuer à être commentée pendant plusieurs jours…

“Service public : d’un côté on vante l’audace de la blague d’une femme sur la Shoah et de l’autre on vire Tex pour une blague sur les femmes”, écrit dimanche sur Twitter l’avocat Gilles-William Goldnadel.

Dimanche, le BNVCA (Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme) a annoncé son intention de saisir la ministre de la Culture et le CSA, estimant que “cette forme d’antisémitisme à la “Dieudonné” n’est ni de l’humour ni une quelconque forme de  liberté d’expression.”

Ce lundi, c’est Cyril Hanouna qui s’est insurgé, consacrant dans TPMP un débat autour de la vanne de Laura Laune. “On a dépassé, les frontières de l’acceptable”, lance son chroniqueur Gilles Verdez, en larmes. “Et moi je vous le dis, que ce soit en spectacle, en journal télévisé, on ne peut pas rire de la Shoah.”

Si son exposition dans le JT de France 2 fait aujourd’hui polémique, la Belge Laura Laune n’est cependant pas une inconnue du public français. Sur le service public, on l’a aperçue en 2011 dans “On n’demande qu’à en rire”, aux côtés de Philippe Peters avec lequel elle formait le duo Phil et Laura. Sur scène, elle assure la première partie de Jeff Panacloc et fait sensation avec son premier one-woman show, “Le Diable est une Gentille Petite Fille”, co-écrit avec Jérémy Ferrari, autre grand spécialiste de l’humour (très) noir.

Si je sors une vanne et que les gens sont juste choqués, c’est trop tard mais il ne faut pas la refaireLaura Laune, en décembre 2017 dans “C à vous”

En décembre dernier, on la retrouve à la télévision sur le plateau de “La France a un incroyable talent” sur M6. Elle l’emporte en finale avec un sketch sur la fausse-mort de son père, guitare en bandoulière, singeant un précédent candidat qui avait prétendu être l’ami d’une victime du Bataclan. “Les médecins m’avaient dit qu’il en avait jusqu’à mercredi maximum”, lance-t-elle au jury, hilare. Du coup, je m’étais dit ‘Génial, je vais écrire une chanson ! Les gens vont voter pour moi.”

“Je ne me prive pas au niveau des thèmes, au niveau des textes. Ma seule limite, c’est que ça fasse rire”, explique-t-elle quelques jours plus tard sur le plateau de “C à vous” sur France 5 où l’équipe souligne que toutes ses dates sont archi-complètes. “Si je sors une vanne et que les gens sont juste choqués, c’est trop tard mais il ne faut pas la refaire. ”

Prémonitoire ?

Lors de son passage sur M6, Laura Laune avait déjà divisé les internautes. Mais c’était sans commune mesure avec le scandale déclenché par l’extrait du sketch diffusé sur France 2. Et qu’elle joue actuellement sur la scène du Petit Palais des Glaces, à Paris, avant de partir en tournée dans toute la France.

Contacté par nos confrères de Télé-Loisirs, Mathieu Clée, son manager, assure que la jeune femme n’a pas l’intention d’alimenter “une polémique qui n’a pas lieu d’être”.  “C’est un extrait de son spectacle que France 2 a décidé de montrer, cela est de leur responsabilité éditoriale d’avoir choisi cet extrait en particulier”, insiste-t-il. “Durant son spectacle, elle fait des blagues sur les catholiques, les musulmans, les juifs et personne ne sort choqué de la salle.”

Gilles-William Goldnadel : «L’humour noir à demi n’est plus l’humour du tout»

Gilles-William Goldnadel : «L’humour noir à demi n’est plus l’humour du tout»

FIGAROVOX/CHRONIQUE – Gilles-William Goldnadel se dit capable de rire de tout, mais à condition que ce soit vraiment tout. Quand la télévision publique censure les blagues sur les violences conjugales mais diffuse des plaisanteries à propos de la Shoah, notre chroniqueur se demande si l’indignation médiatique n’est pas sélective.

Gilles-William Goldnadel est avocat et essayiste. Il est président de l’association France-Israël. Toutes les semaines, il décrypte l’actualité pour FigaroVox.

Je voudrais cette semaine radiographier la télévision publique avec une drôle d’histoire d’histoires drôles.

C’est avec ce genre de petites choses, qu’on comprend bien des choses.

J’avais traité dans ces mêmes colonnes il y a quelques semaines des mésaventures du malheureux Tex, qui a été renvoyé séance tenante par Mme Ernotte, présidente de France 2, sur dénonciation de Mme Schiappa, pour avoir osé faire de l’humour noir sur une femme à l’œil au beurre noir.

Cette semaine, sur la même télévision de service public mais dans le cadre encore plus noble et sérieux du journal télévisé, une rubrique était consacrée à ces «femmes humoristes qui osent tout».

Ci-après, plaisanterie soigneusement sélectionnée par la télévision d’état pour présenter l’humoriste belge Laura Lane, sur scène et sous les rires du public: «Quelle est la différence entre les juifs et les baskets? Réponse: aucune, on en trouve plus en 39 qu’en 45»…

Je pourrais commencer par vous dire, et je suis sûr que parmi mes lecteurs beaucoup le pensent, que les deux plaisanteries ne sont en rien équivalentes. Que l’une concerne une femme battue imaginaire tandis que l’autre concerne six millions d’hommes, de femmes et d’enfants qui, pour être partis en fumée, ont réellement existé.

Mais, que mes lecteurs me pardonnent, je ne me situe pas sur ce terrain miné et n’entends pas m’y arrêter.

Je suis de ceux qui pensent qu’on peut rire de tout, à condition que ce soit réellement de tout.

Or, la faute impardonnable mais tellement idéologiquement explicable de France 2 réside dans son esprit de sélection.

Pendant que l’on célèbre l’audace d’une humoriste femme au moyen de la violation du plus grand des tabous, on vire comme un malpropre un beauf bien blanc pour avoir osé plaisanter sur le tabou idéologique du moment. La femme humoriste peut tout se permettre tandis que le blanc mec est déjà un suspect.

Dès lors, la plaisanterie sur la Shoah dûment sélectionnée, me reste à travers le gosier.

Le deux poids, deux mesures valide donc le fait que sur cette télévision publique qui m’appartient aussi, on a le droit de rire des enfants morts mais pas des femmes battues. Mais l’humour noir à demi, n’est pas l’humour du tout. Et du coup, voilà que cette plaisanterie qui aurait pu, je l’avoue, me faire sourire, ne me fait plus rire du tout.

Mais plutôt que de pointer Laura Lane, ce que je trouverais injuste, je réclame que Tex ne soit plus à l’index.

Pour rester et finir sur le terrain de la mauvaise plaisanterie, je voudrais évoquer le comte de Paris.

Celui-ci a saisi le CSA, s’agissant de l’émission de RTL les Grosses Têtes, animée par Laurent Ruquier.

Le 2 janvier, alors qu’était évoquée la mort de son fils aîné, handicapé mental, décédé le 30 décembre, l’animateur a demandé aux participants où allait être enterré le prince François de France.

S’en est suivie une série de blagues sur les handicapés mentaux qui n’ont pas fait rire le père éploré.

Jusqu’à présent, le CSA, qui a lui aussi ses humeurs sélectives, est resté l’arme au pied.

Henri de France pourrait se demander, naïvement, ce qui peut pousser de bons esprits à en faire du mauvais lorsqu’il arrive le pire qui soit à des parents: d’enterrer leur enfant.

Il faut bien mal connaître l’âme l’humaine pour ignorer, ce que De Gaulle à Chirac on sait bien, que c’est ce qui arrive au plus fragile des enfants qui fait le plus grand mal.

Mais désolé Monsieur le Comte, les handicapés ne font pas partie des fausses victimes sacrées.

Ils sont trop authentiques pour être respectés par les petits marquis de la gauche médiatique.

Gilles William Goldnadel

Israël commémore l’exode des pays arabes

Israël commémore l’exode des pays arabes

Hier, Israël a commémoré le 70e anniversaire du Plan de partage de la Palestine mandataire. Avant la création de l’Etat israélien, près de 900 000 Juifs vivaient dans les pays arabes. Mais lors de la montée du nationalisme arabe, ces derniers ont subi des massacres ainsi que des discriminations et ont été contraints de quitter leurs foyers pour rejoindre Israël sans biens ni ressources. Découvrez cette histoire millénaire en images.

https://www.dailymotion.com/video/x6au5er

Rapport du ministère Israélien de la Diaspora : hausse importante de l’antisémitisme

Le ministre de l’Education Naftali Benett, leader du parti Habayit Hayehoudi, détient également le portefeuille de la Diaspora. C’est à ce titre qu’il a présenté au gouvernement son rapport annuel sur l’antisémitisme dans le monde et sur les activités menées par ses services pour lutter contre ce phénomène inquiétant.

Le document a été réalisé et commenté à l’occasion de la ‘Journée internationale à la mémoire des victimes de la Shoah’ qui sera marquée, comme chaque année, le 27 janvier, date anniversaire de la libération du camp de la mort nazi d’Auschwitz. Cette commémoration a été instituée à l’initiative des ministres de l’Education des Etats membres du Conseil de l’Europe. Elle a ensuite été adoptée par l’Onu.

Dans son exposé, Benett a notamment déclaré : « En 2017, nous constatons une fois de plus une forte présence de l’antisémitisme en ligne. La majorité de ces discours est liée aux changements de gouvernements dans le monde, à la crise des réfugiés et à la visibilité de l’antisémitisme dans les réseaux sociaux. Nous devons agir avec tous les outils dont nous disposons contre l’antisémitisme actuel pour assurer la sécurité du peuple juif en Israël et en diaspora ».

Dans l’étude qui a été réalisée, on peut noter un nombre ‘record’ d’incidents antisémites au Royaume Uni, avec une augmentation de 78 % des attaques physiques et une hausse globale de 30 % du nombre des incidents. En Allemagne également, d’après le document, on déplore un regain d’antisémitisme.

Même constatation en Ukraine où les incidents ont doublé, avec des actes de vandalisme contre des monuments et des musées juifs ainsi que contre des synagogues.

Selon ce document, la population des réfugiés deviendrait un facteur de risque pour les communautés juives, avec plus de 50 % de migrants en Europe de l’Ouest qui nourriraient des sentiments antisémites.

On peut ajouter à ce tableau préoccupant la montée des groupes nazis en Europe et aux Etats-Unis et les propos antisémites de plus en plus fréquents dans des milieux de gauche, entre autres dans certaines universités.

Benett a conclu en affirmant : « L’antisémitisme est un carburant dangereux qui alimente nos ennemis depuis des générations. Nous devons garantir à chaque Juif dans le monde qu’il pourra mener une existence sûre et fière ».

Le BNVCA demande aux Préfets des 92,93,94 de faire annuler l’arrêté illégal et abusif des Maires de Gennevilliers, Stains, Bondy, Vitry, qui veulent déclarer unilatéralement, la reconnaissance prématurée d’un Etat de Palestine.

De nombreux administrés de l’Ile de France en général et des départements 92,93,94, ont attiré l’attention du BNVCA sur une dépêche du Figaro, en date du 20/1/18, qui nous apprend que le Maire de Gennevilliers  a décidé de prendre  un arrêté pour reconnaître l’Etat de Palestine, et y entraîner les viles de Stains, Bondy, Vitry, dès le 22 Janvier 2018.

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/01/19/97001-20180119FILWWW00275-la-ville-de-gennevilliers-va-reconnaitre-l-etat-de-palestine.php

Le BNVCA demande aux Préfets des trois départements concernés, d’user des pouvoirs que leur confère leur haute fonction, pour faire annuler cette décision illégale qui sort de la compétence des communes, et constitue un abus de pouvoir Administratif et politique.

Décidément les Maires de ces Villes de Stains, Gennevilliers, Bondy, Vitry, persistent à vouloir se distinguer en prenant des dispositions qui n’ont aucun intérêt pour les citoyens de leur ville.

Après avoir fait l’apologie du terrorisme, en tentant de faire des terroristes, Barghouti ou Hamouri, des citoyens d’honneur, ils s’investissent dans le rôle qui prévaut à notre diplomatie et notre Président de la République.

Certains de ces élus ont été ou sont encore poursuivis en justice par le BNVCA.

Certes, la communauté juive de ces villes qui a subi et subit encore  les conséquences de cette “politique” s’est déportée vers d’autres zones plus tranquilles, mais le malaise s’installe.

Les décisions de ces Maires, et de leur Conseil municipal respectif, constituent un danger. Elles  sont de nature à provoquer la haine et la discrimination, comme à chaque fois qu’elles sont prises irrégulièrement et en totale irresponsabilité.

Le BNVCA est convaincu que le soutien que ces élus apportent aux terroristes palestiniens conforte aussi les islamo terroristes qui ensanglantent notre pays. Les terroristes incarcérés en France reçoivent le message 5/5 comme un encouragement à se rebeller

Ainsi, l’homme radicalisé, qui a agressé des gardiens de la prison de Borgo en Haute Corse, s’est drapé d’un drapeau palestinien, pour poignarder sauvagement ses geôliers en criant « Allah Akhbar »

Nous demandons au Ministre de l’Intérieur d’exprimer des mises en garde à ces élus engagés sans discernement et discriminante.

Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Baccouche, de déposer une requête en annulation devant chacun des tribunaux administratifs compétents.

TR :⁨ COMMUNIQUE DE PRESSE Antisémitisme sur France 2 le BNVCA dépose plainte contre tous les protagonistes de la séquence scandaleuse de Laura Laune qui moque les victimes de la Shoa⁩

Le BNVCA est requis par un grand nombre de correspondants, téléspectateurs, internautes scandalisés par les propos ignobles tenus
par une sorte d’humoriste Belge, Laura Laune, sur la chaine de télévision France 2, durant le journal de ‪20 h‬, le 20 janvier 2018.
Le présentateur Laurent Delahousse annonce un reportage sur cette humoriste réalisé par  Laurent Akim, Vincent Mauparti, Annie Trivoire.

https://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-2/20-heures/jt-de-20h-du-vendredi-19-janvier-2018_2558885.html   (Min 35.28 ..Min.35.44 …)

Filmée au cours de son spectacle, au Palais des Glaces à Paris, inconsciente, inculte, bête ou méchante, Laura Laune lauréate en 2017 du concours “La France a un Incroyable Talent” nous apparaît  plutôt décevante.
Pour tenter de faire rire son public elle pose une devinette qui a choqué voire révulsé un grand nombre de nos correspondants.
« QUEL EST LE POINT COMMUN  ENTRE LES JUIFS ET LES BASKETS » Sa réponse est cruelle « ON EN TROUVE PLUS EN 39 QU EN 45 »
Ce qu’elle croît être une plaisanterie ne fait rire personne et appelle notre réaction attendue par nos mandants.
Nous saisissons le CSA car nous considérons  que
1-le présentateur aurait dû visionner le reportage avant de le proposer aux téléspectateurs.
2-Les reporters auraient dû couper cette  partie de leur film.
Considérant que cette forme d’antisémitisme à la “Dieudonné” n’est ni de l’humour ni une quelconque forme de  liberté d’expression.
Nous saisissons Madame la Ministre de la Culture afin qu’elle prévienne les Directeurs de salles de spectacle de ne permettre aucun type de plaisanterie de ce genre.
Nous persistons à croire que l’on peut rire de tout, et encore moins de ce terrible génocide de 6 millions d’hommes, de femmes et d’enfants au motif qu’ils sont juifs.
L’antisémitisme persiste, perdure, et ce type d’allusions est de nature à le répandre plus encore.
Si on n’y prend garde, demain on rira aussi des victimes du Bataclan, de Charlie Hebdo de l’Hypercacher .
Le BNVCA charge son conseil Maître Charles Baccouche de déposer une plainte entre les mains du Procureur de la République de Paris afin que soient identifiés, confondus et poursuivis tous les responsables de cette ignominie (l’auteur, l’interprète,les vecteurs.)

À Auschwitz, un monde s’écroule pour beaucoup de jeunes musulmans

À Auschwitz, un monde s’écroule pour beaucoup de jeunes musulmans

L’antisémitisme ne s’extirpe pas avec un programme obligatoire.

Les jeunes se tiennent là, contemplant la photo, muets et pleins d’effroi: elle est pourtant tout à fait inoffensive, cette jeune fille avec un canard jouet.

Du moins jusqu’à ce que le regard s’imprègne de l’arrière-plan: des lits prévus pour deux adultes, dans lesquels seize enfants sont parqués. Des lits du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau.

Chaque année, depuis 2012, avec dix jeunes musulmans, nous allons visiter en Pologne l’ancien camp de concentration où 1,1 million de personnes ont été exterminées.

Mes collègues et moi tentons, avec le programme “Jeunes musulmans à Auschwitz”, de remédier à l’antisémitisme dont il est tant question ces temps-ci, dans la communauté musulmane et aussi dans le reste de la société.

“C’est un peu macabre”

La photo des enfants n’a jamais manqué d’émouvoir tous ceux qui la voient. Parfois, j’aperçois même les larmes couler.

Il y a trois ans, nous avions rencontré là-bas une famille israélienne, dont le grand-père avait été interné dans ces baraques pour enfants. Leurs sanglots étaient si terribles que nous en avions été physiquement secoués.

Deux de nos jeunes se sont spontanément portés vers eux pour leur exprimer leur compassion. Dehors, ils ont longuement parlé avec la dame israélienne. Pour les deux bords, cela avait représenté une expérience bouleversante.

L’un des jeunes m’avait ensuite déclaré: “C’est quand même un peu macabre que ce soit à Auschwitz que j’aie eu, pour la première fois, une conversation humaine avec une juive.”

L’antisémitisme comme moyen d’affirmation de soi

J’ai grandi à Duisburg-Obermarxloh, en Allemagne. Pour beaucoup de gens, ce quartier est, comme on dit, un “territoire interdit” en raison de la présence de très nombreux jeunes musulmans.

“Hé, le Juif, passe la balle!” C’est le genre de phrase que s’échangent là-bas les jeunes pour se rabaisser les uns les autres. Israël et les juifs passent pour les ennemis; les musulmans, pour les victimes.

C’est une vision de l’histoire simpliste, en noir et blanc, répandue par certains parents, certaines écoles coraniques et des contacts sur les réseaux sociaux.

Là où les cours d’histoire échouent

Et les cours d’histoire n’y font rien.

D’une part, parce que cet enseignement se concentre sur la période qui s’arrête en 1945 et n’aborde pas ce qui a un lien avec l’antisémitisme et agite beaucoup de jeunes, c’est à dire le conflit actuel au Proche-Orient, avec les récits antijuifs propagés, entre autres, par le Hamas.

D’autre part, parce que beaucoup de professeurs donnent aux musulmans le sentiment qu’ils ne sont pas Allemands.

Les jeunes se cherchent une identité. Ils se raccrochent au modèle antisémite incarné par certains de leurs parents et de leurs amis. Ils ne s’intéressent pas à l’histoire allemande car ils ne sont pas vraiment considérés comme en faisant partie.

Ce que nous faisons, nous

C’est pourquoi nous discutons abondamment avec ces jeunes de leur propre vie. Et l’envie de pouvoir enfin poser des questions amène même les jeunes issus de familles réactionnaires à coopérer avec nous.

Nous étudions l’histoire du nazisme à Duisburg et nous reconstituons la vie de juifs qui ont vécu ici.

Nous explorons l’antisémitisme actuel, qui s’expose rarement ouvertement mais se camoufle en critique d’Israël. Par exemple, nous décortiquons la charte du Hamas, et nous montrons aux jeunes comment ils peuvent reconnaître les vraies sources cachées derrière les vidéos de propagande douteuses des antisémites.

Ce n’est qu’après cela que nous allons à Auschwitz.

À Auschwitz, ils sont vus comme des Allemands

Beaucoup sont choqués de ce qu’ils y voient.

Beaucoup sont également choqués de ne pas ressentir de choc quand ils y sont. Auschwitz est parfois si noyé sous le nombre de visiteurs qu’il est difficile de vraiment s’impliquer dans l’Histoire.

Mais, à chaque voyage, voilà ce qui se passe: pour la première fois de leur vie, ces jeunes sont considérés comme des Allemands, que ce soit au mémorial du camp ou bien le soir, dans les restaurants de la vieille ville. Et ils se font copieusement insulter en tant que tels par des nationalistes polonais.

Pourtant, dès qu’ils remettent les pieds en Allemagne, ils redeviennent des “étrangers”.

Et cela les plonge dans la plus grande des confusions. Que signifient le terme de “responsabilité”, le fait d’être allemand? Ils constatent combien la notion d’identité est plurielle. Personne n’est uniquement musulman ou juif, ni uniquement turc ou allemand.

Des parents traitent leur fils de “porc juif”

Les jeunes de familles réactionnaires, en particulier, sont déconcertés, parce que leur vision du monde est perturbée. Ils remettent en question ce que leurs parents leur racontent.

Cela conduit parfois à de violents affrontements. Les parents d’un jeune ont recouvert les murs de la chambre de leur fils d’étoiles de David inscrites au marqueur et l’ont traité de “porc juif”.

Nous avons rendu visite aux parents et avons tenté d’arbitrer le conflit, avec l’aide de deux cousins du jeune qui nous accompagnaient. À la fin, le père n’était toujours pas d’accord avec notre travail, mais il nous a témoigné juste assez de confiance pour nous dire que “mieux valait que le garçon soit avec [nous] plutôt qu’à faire des conneries dans la rue”.

Au sein de leur cercle d’amis, ces jeunes se font souvent traiter de traîtres. Ils passent alors d’autant plus de temps avec ceux qui partagent leur curiosité et leur ouverture.

Un des jeunes a résumé cela par une jolie formule: “C’est pas moi qui ai perdu mes amis. C’est eux qui m’ont perdu.”

Pas de devoir de visite d’un camp de concentration

Mon travail me démontre encore et toujours à quel point il est important, dans ce domaine, de mener un travail éducatif.

Mais pas de la façon dont Sawsan Chebli, du parti social-démocrate, le réclame: en obligeant chaque migrant à visiter un mémorial d’un camp de concentration.

On ne peut pas extirper l’antisémitisme avec un programme obligatoire. On doit comprendre la dynamique qui y mène.

Les réfugiés doivent avoir la possibilité de se remettre de leurs terreurs et des attaques de l’extrême-droite sur leurs hébergements avant d’être confrontés à la machine de la terreur nazie.

Pour déconstruire les préjugés, nous devons tout d’abord clarifier des questions bien plus banales: qu’il est, par exemple, normal en Allemagne qu’un jeune homme célibataire de 18 ans quitte sa famille. Il faut faire prendre conscience des différences culturelles sans pour autant dévaloriser aucune des façons de voir.

Ce blog, publié à l’origine sur le HuffPost allemand, a été traduit par Alexis et Uta Becker pour Fast For Word.

G. Bensoussan: “Il y a en Europe une ‘part juive’ impossible à assumer depuis toujours” Georges Bensoussan, historien spécialiste d’histoire culturelle de l’Europe des XIXe et XXe siècle et, en particulier, des mondes juifs (histoire culturelle du sionisme et de la Shoah): “Il y a en Europe une “part juive” impossible à assumer depuis toujours et qui est devenue une impossibilité d’assumer l’Etat d’Israël. Face aux vraies menaces génocidaires qui viennent du Proche-Orient contre Israël, il semble bien que l’Europe trouvera toutes les raisons du monde pour ne pas lever le petit doigt en cas de danger extrême. Ce ne sera pas cette fois un génocide en acte, mais une non-assistance à peuple en danger. Sur ce plan-là, les choses vont plutôt dans le mauvais sens. Il y a plusieurs raisons à cela. D’abord, quelque chose de très anciennement ancré dans la culture européenne et qui est à l’origine du génocide. Il y a ensuite un facteur lié à la culpabilité née de la Shoah, laquelle n’a pas seulement induit une attitude faite d’empathie et de compassion, mais a aussi provoqué une culpabilité que l’on pourrait qualifier de “vengeresse”. Pour reprende une formule célèbre tirée d’un film d’Axel Corti: “Ils ne nous pardonneront pas le mal qu’ils nous ont fait”. Derrière les grandes manifestations de compassion chaleureuse organisées autour du 27 janvier, il me semble que nous sommes en présence, en Europe, d’une sourde culpabilité qui peut parfois se transformer en agressivité. Celle-ci ne se focalise pas forcément sur les Juifs en Europe, mais bien davantage sur l’Etat d’Israël, lequel représente aujourd’hui un facteur-clé de l’identité juive, même pour des gens qui ne sont pas sionistes. Un troisième facteur enfin entre en jeu, c’est cette aspiration (en soi évidemment légitime) à la paix, si fortement chevillée au cœur des Européens, et qui leur rend impensable l’idée de la guerre Les voici donc incapables d’imaginer qu’on puisse un jour devoir se battre pour défendre ses valeurs et son existence, faire couler le sang et mettre sa vie en péril. Psychiquement et moralement, l’Europe semble désarmée, dans une sorte d’état munichois avancé. Du coup, Israël est considéré à plusieurs titres comme un Etat gêneur, fauteur de guerre d’une part, culpabilisant d’autre part, parce qu’offrant l’image d’une nation prête encore à se battre pour défendre ses valeurs et sa vie.”

G. Bensoussan: “Il y a en Europe une ‘part juive’ impossible à assumer depuis toujours”

Georges Bensoussan, historien spécialiste d’histoire culturelle de l’Europe des XIXe et XXe siècle et, en particulier, des mondes juifs (histoire culturelle du sionisme et de la Shoah):

“Il y a en Europe une “part juive” impossible à assumer depuis toujours et qui est devenue une impossibilité d’assumer l’Etat d’Israël.  Face aux vraies menaces génocidaires qui viennent du Proche-Orient contre Israël, il semble bien que l’Europe trouvera toutes les raisons du monde pour ne pas lever le petit doigt en cas de danger extrême.  Ce ne sera pas cette fois un génocide en acte, mais une non-assistance à peuple en danger.

Sur ce plan-là, les choses vont plutôt dans le mauvais sens.  Il y a plusieurs raisons à cela.  D’abord, quelque chose de très anciennement ancré dans la culture européenne et qui est à l’origine du génocide.  Il y a ensuite un facteur lié à la culpabilité née de la Shoah, laquelle n’a pas seulement induit une attitude faite d’empathie et de compassion, mais a aussi provoqué une culpabilité que l’on pourrait qualifier de “vengeresse”.  Pour reprende une formule célèbre tirée d’un film d’Axel Corti: “Ils ne nous pardonneront pas le mal qu’ils nous ont fait”.

Derrière les grandes manifestations de compassion chaleureuse organisées autour du 27 janvier, il me semble que nous sommes en présence, en Europe, d’une sourde culpabilité qui peut parfois se transformer en agressivité.  Celle-ci ne se focalise pas forcément sur les Juifs en Europe, mais bien davantage sur l’Etat d’Israël, lequel représente aujourd’hui un facteur-clé de l’identité juive, même pour des gens qui ne sont pas sionistes.


Un troisième facteur enfin entre en jeu, c’est cette aspiration (en soi évidemment légitime) à la paix, si fortement chevillée au cœur des Européens, et qui leur rend impensable l’idée de la guerre  Les voici donc incapables d’imaginer qu’on puisse un jour devoir se battre pour défendre ses valeurs et son existence, faire couler le sang et mettre sa vie en péril.  Psychiquement et moralement, l’Europe semble désarmée, dans une sorte d’état munichois avancé.  Du coup, Israël est considéré à plusieurs titres comme un Etat gêneur, fauteur de guerre d’une part, culpabilisant d’autre part, parce qu’offrant l’image d’une nation prête encore à se battre pour défendre ses valeurs et sa vie.”

Tunnel terroriste : le troisième en deux mois

Tunnel terroriste : le troisième en deux mois

Le 14 janvier, les Forces de Défenses d’Israël ont achevé la destruction d’un tunnel du Hamas qui débutait dans la bande de Gaza, traversait la frontière d’Israël sous le poste frontière de Kerem Shalom, longeait les gazoducs et traversait également l’Egypte.

Voici l’annonce communiquée par le porte-parole de l’unité de l’armée :

“Hier matin, l’armée d’Israël a achevé la destruction d’un tunnel dans le secteur du poste frontière de Kerem Shalom.

Cette opération, menée par le commandement du sud de la région a été réalisée dans la région du côté israélien. Le tunnel appartenait à l’organisation terroriste du Hamas. Le tunnel traversait la frontière sous le poste frontière Kerem Shalom, longeait les gazoducs et traversait l’Egypte.

C’est une violation de la souveraineté de l’Etat d’Israël, une sérieuse menace aux civils israéliens et une menace aux efforts humanitaires qu’Israël autorise pour la population dans la bande de Gaza.

La fermeture du poste frontière de Kerem Shalom était une action prise pour maintenir la sécurité de tous dans la zone du poste frontière. Le Hamas est responsable des conséquences de la fermeture du poste et choisit à chaque fois de mettre en péril le bien-être des citoyens de la bande de Gaza…Lire la suite


Cliquer sur l’image pour voir la vidéo

À Gaza, Israël construit un mur antitunnels

À Gaza, Israël construit un mur antitunnels

L’armée israélienne érige un mur en béton souterrain le long de la frontière avec la bande de Gaza, pour empêcher les attaques menées par les groupes armés palestiniens depuis ce territoire.

PROCHE-ORIENT Le chantier s’étend à perte de vue le long de la frontière avec la bande de Gaza. De loin en loin, d’immenses engins de couleur jaune forent le sous-sol tandis que d’autres coulent du béton dans une tranchée ou manœuvrent des armatures d’acier aux proportions cyclopéennes. Un an après le début des travaux, l’armée israélienne affirme avoir construit quatre des soixante-cinq kilomètres du mur souterrain qui protégera à terme la population civile contre les tunnels offensifs du Hamas. Plusieurs centaines d’ouvriers, ajoute-t-elle, s’y affairent six jours sur sept et vingt-quatre heures sur vingt-quatre.

L’ouvrage, dont le coût est estimé à 3 milliards de shekels (environ 750 millions d’euros), devrait être achevé d’ici à l’été 2019. « On pourra alors dire aux habitants des localités voisines qu’ils sont à l’abri de cette menace », a assuré jeudi un haut responsable militaire lors d’une rare visite sur site organisé pour la presse étrangère.

La construction d’un tel mur souterrain, apparemment sans précédent, a été décidée après la guerre de l’été 2014. Tout au long de ce conflit de 52  jours, lors duquel plus de 2 100 Palestiniens et 73 Israéliens furent tués, les habitants des kibboutz frontaliers ont vécu avec la crainte de voir des combattants ennemis surgir des profondeurs via les tunnels percés sous la vieille clôture qui enserre Gaza.

À quatre reprises, d’ailleurs, des commandos du Hamas ont réussi à s’infiltrer en Israël. Le plus meurtrier de ces raids, conduit le 28 juillet 2014, a coûté la vie à cinq soldats israéliens postés dans une tourelle d’observation près du kibboutz de Nahal Oz. L’armée affirme avoir détruit 32 tunnels durant l’opération « Bordure protectrice », mais elle se dit convaincue que les groupes armés ont repris leurs travaux souterrains dès la fin des hostilités. Une commission d’enquête a par la suite accusé le gouvernement de ne pas avoir prêté suffisamment attention à une menace pourtant ancienne. En 2006, déjà, c’est par un tunnel qu’un commando palestinien s’était infiltré près de Kerem Shalom pour capturer le soldat Gilad Shalit…

Sommée de trouver une parade, l’armée a commencé par renforcer les moyens consacrés à la surveillance et à la détection des tunnels. Selon le haut gradé israélien, le Hamas et le Djihad islamique y ont développé « l’équi­valent d’un réseau de métro » dans lequel travaillent plusieurs milliers d’ouvriers. S’inspirant des ouvrages de contrebande qui permettaient, jusqu’à leur destruction à l’été 2013, d’acheminer toutes sortes de marchandises depuis la péninsule égyptienne du Sinaï, les groupes armés ont développé leur savoir-faire et sont désormais capables de creuser à plusieurs dizaines de mètres de profondeur. « Les plus sophistiqués de ces tunnels sont équipés d’un réseau électrique, de toilettes et même de salles de bains », assure l’officier, qui dénonce « le détournement cynique de matériaux dont le transfert a été autorisé dans un cadre humanitaire ».

À l’évidence de mieux en mieux renseignée, l’armée a récemment localisé et détruit trois tunnels dont les ramifications se prolongeaient côté israélien. Le 30 octobre, c’est d’abord un ouvrage édifié par le Djihad islamique qu’elle a fait exploser non loin du kibboutz Kissoufim. Cinq membres du groupe armé ont été tués sur-le-champ tandis que 9 sauveteurs sont morts, probablement d’asphyxie, au cours de leur intervention. Le tunnel, dont la presse a pu visiter jeudi ­l’extrémité est, mesure 1,80 mètre de haut, 80 cm de large et s’enfonçait 26  mètres sous terre en son point le plus bas – mais seulement à 6 mètres de profondeur sur le lieu de sa destruction.

Dimanche dernier, l’armée a aussi bombardé un tunnel percé sous le terminal frontalier de Kerem Shalom, par où transitent les marchandises destinées à Gaza. « Le Hamas est désormais sous pression », veut croire le gradé israélien, qui prévient : « D’ici à quelques mois, ses tunnels offensifs ne lui serviront plus à rien. »

Le mur souterrain, large d’environ un mètre, s’enfoncera à une profondeur que les autorités souhaitent garder secrète mais dont on comprend qu’elle se comptera en dizaines de mètres. Cinq usines de ciment ont été construites le long de la frontière et une vingtaine de foreuses seront à terme déployées sur le chantier. Une clôture haute de huit à neuf mètres, équipée de multiples détecteurs, complétera le dispositif en surface. Certains spécialistes préviennent qu’aucune construction, si solide soit-elle, ne peut offrir une protection absolue contre les tentatives d’intrusion souterraine. Mais les militaires se disent certains que le nouvel obstacle sera assez coriace pour leur laisser le temps d’intervenir en cas d’alerte.

Ce coup de projecteur sur un chantier jusqu’à présent piloté avec une relative discrétion intervient alors que le Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza depuis l’été 2007, affronte des difficultés d’une ampleur inédite. Les infrastructures sont à bout de souffle et l’économie tourne au ralenti, comme en témoigne la récente diminution de moitié de la quantité de marchandises qui pénètre chaque jour par le terminal de Kerem Shalom.

Cette crise contribue sans doute à expliquer la récente multiplication des tirs de roquette vers Israël, en dépit des efforts déployés par le mouvement islamiste pour contenir les factions les plus radicales. « Nous pensons que le Hamas ne veut pas d’une escalade, glisse l’officier de Tsahal, mais il suffirait qu’une roquette tombe sur un bus ou une crèche pour que la situation échappe à tout contrôle. »

Le Figaro – vendredi 19 janvier 2018

Le BNVCA accueille avec satisfaction le délibéré rendu ce 18/1/18 par la Cour d’Appel de Paris, qui condamné Soral, a 10.000 euros d’amende dans le dossier “CHUTZPAH HEBDO” avec possibilité d’emprisonnement en cas de non paiement.

Le BNVCA accueille avec satisfaction le délibéré rendu ce 18/1/18  par la Cour d’Appel de Paris, contre Soral, condamné à 10000 euros d’amende dans le dossier CHUTZPAH HEBDO avec possibilité d’emprisonnement en cas de non paiement.
En avril 2016, après les attentats de Bruxelles, le site Egalité et Réconciliation avait publié un dessin représentant une caricature titrée « Chutzpah Hebdo » (allusion à Charlie Hebdo) le visage de Charlie Chaplin devant l’étoile de David, avec dans une bulle “Shoah où t’es ?”.
Nous rappelons que c’est après que l’OJE ait signalé ce délit le 11 mai 2016, au Procureur de la République, que le Parquet de Paris a ouvert une information 
et que le BNVCA s’est constitué partie civile à la première audience, représenté par maître Nicolas Salomon, avocat de l’OJE.
SORAL avait été condamné en première instance, sur l’action pénale à 3 mois de prison ferme, et sur l’action civile à payer au BNVCA les sommes de 1.000 euros à titre de dommages et intérêts et 1.000 euros au titre de l’article 475-1 du Code de procédure pénale.
Sur l’action pénale, la Cour a confirmé la culpabilité mais a réformé la peine et l’a condamné à 100 jours-amende à 100 euros.
Cela signifie que SORAL devra payer 10.000 euros, à défaut, il devra exécuter 100 jours de prison.
Sur l’action civile, les condamnation ont été confirmées, et SORAL a été condamné à une peine supplémentaire de 1.000 euros au titre de l’article 475-1 du CPP en cause d’appel. La suppression sous astreinte du dessin sur le site qui avait été ordonnée en première instance a été confirmée.
Après être passé par le Parti Communiste, Soral s’associe à Dieudonné, fréquente le Front national qu’il quitte pour créer sa” Liste antisioniste”.
Le sieur SORAL est un récidiviste nuisible, plusieurs fois condamné, souvent à l’initiative du BNVCA. Il serait temps qu’il soit incarcéré, mis hors d’état de nuire et son site définitivement interdit.

Des rabbins libéraux pour la reconnaissance immédiate de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël. 

Des rabbins libéraux pour la reconnaissance immédiate de Jérusalem comme capitale de l’Etat d’Israël.

Je reviens pour la troisième fois sur la déclaration du président des États-Unis du 6 décembre dernier de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’État d’Israël et d’y déplacer son ambassade,  parce qu’il me semble important que l’opinion publique juive n’imagine pas que la position négative exprimée par certains rabbins libéraux américains et européens reflète l’intégralité de notre mouvement, loin s’en faut.

A la suite de ma première chronique sur le sujet (« Jérusalem, pour mémoire », n° 352, 14 décembre 2017), j’ai reçu de la part d’un membre fondateur et ancien président du MJLF, Félix Mosbacher, le texte du rabbin américain Ammiel Hirsch, senior rabbi of Stephen Wise Free Synagogue in New York, par ailleurs fils du rabbin Richard Hirsch, ancien directeur exécutif de la World Union for Progressive Judaism, paru dans la JTA (Jewish Telegraphic Agency) du 18 décembre 2017. Il m’a semblé essentiel de vous proposer la traduction que j’ai faite à votre intention de ce texte intitulé : My Reform colleagues were wrong on Jerusalem, « Mes collègues réformés ont eu tort à propos de Jérusalem ».

« En tant que président de l’Agence Juive, Natan Sharansky a remarqué : « La réponse du judaïsme libéral à la reconnaissance de Jérusalem a été terrible. Lorsqu’une […] superpuissance reconnaît Jérusalem, d’abord vous […] l’accueillez, puis vous manifestez votre désaccord. Ici, cela a été le contraire ». Sharansky se référait à la déclaration du 6 décembre faite par les seize organisations et affiliées du judaïsme libéral d’Amérique du Nord à la déclaration du président Donald Trump reconnaissant Jérusalem comme capitale d’Israël. Le passage important est ainsi rédigé : « alors que nous partageons la conviction du Président que l’ambassade des États-Unis devrait, au bon moment, être transférée de Tel-Aviv à Jérusalem, nous ne pouvons soutenir sa décision de commencer à préparer ce déménagement en l’absence, à ce jour, d’un plan global pour un processus de paix. »

Plusieurs tentatives ont été faites pour clarifier cette position, mais pas par l’ensemble des premiers signataires. C’est encore la position officielle de tout l’appareil du mouvement libéral d’Amérique du Nord. Si des membres de notre mouvement avaient éprouvé un regret, chacun d’eux aurait dû le dire à travers cette autre déclaration : « Nous avons commis une erreur. » S’il n’en est pas ainsi, et si nous nous en tenons à notre première déclaration, je désire que le monde juif sache que cette position n’est pas la mienne, qu’elle ne reflète pas les vues de beaucoup, peut-être la majorité, des Juifs libéraux.

Nous nous sommes trompés sur la politique. À l’exception d’un petit parti d’extrême-gauche, il y a accord total entre les partis sionistes à la Knesset pour soutenir le déménagement de l’ambassade. Nous avons rebuté les gens qui nous soutenaient dans notre campagne pour le pluralisme religieux et pour un financement équitable. Sharansky lui-même est le partisan le plus tenace et éminent du compromis sur le Mur des Lamentations.

Plus grave, nous nous sommes trompés sur le fond. Nous avons langui après Jérusalem pendant deux millénaires. C’est la source de notre force, l’endroit où le peuple s’est formé, où la Bible fut écrite. Les Juifs vivent libres et font des pèlerinages à Jérusalem depuis un millier d’années. Notre existence nationale a changé le monde et conduit à la création de deux autres grandes religions. La plus grande puissance du monde a finalement fait ce qu’il fallait faire, et nous nous y sommes opposés, pas même sur le principe, mais sur le timing. Le timing ? Ce n’est pas à présent le bon moment ? Après deux mille ans, ce n’est pas encore le bon moment ? Comme s’il y avait un processus de paix dans lequel les Palestiniens se soient engagés et qu’ils aient mené avec conviction.

Des critiques ayant été émises pour accuser le mouvement pour les droits civils d’aller trop vite, le révérend Martin Luther King répondit : « Le temps est toujours mûr pour faire ce qui est juste ». Dans sa « Lettre de la prison de Birmingham », King écrivait : « Depuis des années j’entends le mot « patientez », j’entends que notre action est prématurée. Ce « patientez » signifiait presque toujours « jamais ». Nous devons en arriver à comprendre qu’une justice trop longtemps retardée est une justice refusée ». King nous a souvent rappelé que le temps est quelque chose de neutre, qu’il peut être employé de façon constructive ou destructive. Les adversaires d’Israël ont mieux su employer le temps que nous ne l’avons fait. Ils ont tellement déformé l’histoire que beaucoup, de par le monde, mettent en question la légitimité des liens des Juifs à Sion et Jérusalem. Nous avons été négligents à enseigner et à transmettre, même à nos propres enfants, notre histoire d’amour millénaire avec la terre d’Israël, et Jérusalem qui est comme son cœur qui bat. Le judaïsme sans la terre d’Israël n’est pas le judaïsme. Le judaïsme sans Jérusalem n’est pas le judaïsme.

Ceci ne signifie pas que nous déniions à d’autres le droit de considérer Jérusalem comme sainte. Que nous déniions aux Palestiniens de chercher à faire de Jérusalem leur capitale. Je suis en faveur de deux états pour deux peuples. Pour en arriver là, des accommodements sur Jérusalem seront nécessaires. Si et lorsque ça se présentera, je les soutiendrai. Mais ne soyons pas stupides. La paix ne s’établira jamais sur des fondements de sable. Tout accord s’effondrera sous le poids de ses propres contradictions s’il est bâti sur un échafaudage de mensonges.

Le président Trump n’a fait que reconnaître la réalité. Il était grand temps ! Ç’aurait dû être fait depuis des décennies, en 1949 lorsqu’Israël a déclaré Jérusalem sa capitale. De nombreux présidents – Démocrates et Républicains – ont promis de déménager l’ambassade des États-Unis. L’ambassade sera située dans la partie ouest de Jérusalem. Qui conteste Jérusalem-Ouest ? Le président Trump n’a pas prédéfini les éventuelles frontières de Jérusalem. Il n’a pas exclu un accord permanent sur son statut. Il a simplement reconnu un fait. Où les gens peuvent-ils rencontrer les premiers ministres, les présidents, les parlementaires et la Cour suprême de justice, à Tel Aviv ? Où Sadate a-t-il pris la parole pour délivrer aux Israéliens un message de paix de la part du peuple égyptien : à Tel Aviv ?

C’est à chaque peuple de décider de sa capitale. Quelle autre nation déclarerait-elle une capitale qui ne serait pas reconnue par les autres nations ? Au nom de quoi un abus d’autorité particulier serait réservé à la nation juive ? En même temps, il est normal et nécessaire que nous nous rappelions à nous-mêmes et aux autres, que nous sommes engagés dans une solution à deux états qui nécessitera des compromis territoriaux des deux côtés, y compris sur Jérusalem. Nous devons continuer à insister auprès du gouvernement américain pour qu’il aide à établir une paix négociée. Nous devons également insister auprès de la communauté internationale pour qu’elle détrompe le mouvement populaire palestinien quant à ses attentes exagérées et ses efforts insidieux pour saper et effacer notre lien à Sion. Jusqu’à ce moment-là, la paix est une illusion. »

Rabbin Daniel Farhi.

Le tandem Trump-Nétanyahou marche à merveille, par Freddy Eytan.

Le tandem Trump-Nétanyahou marche à merveille, par Freddy Eytan

Voilà déjà un an que le Président Trump est entré d’un pas fracassant à la Maison Blanche. Dès le premier jour, il a gommé l’héritage de son prédécesseur, celui qui durant huit ans a mené une politique étrangère timide et parfois désastreuse.

Malgré toutes les critiques de la presse internationale, et les condamnations de plusieurs leaders de la planète sur le caractère impulsif et fougueux de Trump, et ses propos choquants sur les grands dossiers brûlants, nous constatons, en ce qui nous concerne, que sa politique va dans le bon sens de la logique et la simplicité, et vers les vérités historiques.

Contrairement à Obama, Trump ne pratique pas la langue de bois, et analyse la situation sans ambages. Durant toute cette année, il n’a pas non plus humilié Nétanyahou, ni critiqué sa politique dans les coulisses.

Plus encore, il a fait exploser au grand jour le politiquement correct, cette hypocrisie des chancelleries concernant la question palestinienne et le projet nucléaire iranien. Trump a lancé aux Ayatollahs un ultimatum et donne enfin raison aux avertissements alarmants de Nétanyahou.

Jamais depuis la création de l’Etat d’Israël, une administration américaine n’a été si favorable et si amicale à notre cause. Jusqu’à nouvel ordre, le tandem Trump-Nétanyahou marche en effet à merveille. 

De ce fait, la donne géopolitique et les paradigmes ont aussi changé, et avec eux les relations avec les Palestiniens. A l’égard de Mahmoud Abbas, Donald Trump adopte la feuille de route israélienne. Il dit crûment les 4 vérités :

Premièrement, un retour sans condition préalable à la table des négociations sous l’égide américaine. Rien ne sert de demander aux Nations-Unies ou aux Européens de servir d’intermédiaires. Aucun diktat ne sera acceptable.

Deuxièmement, plus de salaires scandaleux aux auteurs d’attentats et à leurs familles. L’arrêt total de l’incitation à la haine et le soutien au terrorisme est une condition sine qua non à toute négociation de paix.

Troisièmement, le budget américain sera réduit considérablement et notamment celui de l’organisation onusienne pour les réfugiés palestiniens, UNRWA.

Quatrièmement, Jérusalem est la capitale d’Israël et du peuple juif. Abbas devrait choisir Ramallah ou Abou Dis. L’ambassade américaine sera enfin transférée de Tel-Aviv à Jérusalem.

Affolé et dans une colère noire, Abbas, 82 ans, répond à toutes les revendications de Trump avec rage et tous azimuts. A Ramallah puis au Caire, il manipule les faits historiques avec une grossière désinformation, tout en revenant sur une rhétorique islamiste, antisémite et négationniste. D’ailleurs, sur ce sujet grave, nous n’avons pas entendu de condamnations de la part de la communauté internationale, et la presse étrangère n’a pas fait mention ni critiqué ces propos racistes.

Depuis toujours, Abbas ment sur toute la ligne, nous le savons parfaitement et nous ne sommes pas dupes. Les deux derniers discours d’Abbas ont dévoilé son vrai visage et ses véritables intentions, notamment sur Jérusalem.

Nous le constatons une fois encore, Abbas poursuit sans scrupule la politique de son prédécesseur Arafat. Une politique du va tout qui n’a rien changé réellement depuis la création de l’OLP en 1964 et la publication de la charte palestinienne. Ce qui était hier n’est pas périmé, ni caduc. Dans ce contexte, nous devrions être très vigilants, car malgré la coordination sécuritaire existante, l’Autorité palestinienne peut s’écrouler. Les affrontements, les attentats et une nouvelle opération dans la bande de Gaza ne sont pas à exclure.

Abbas est donc sur la corde raide et ses jours à la tête du mouvement palestinien sont bien comptés, la bataille de succession est devant sa porte.

Au pied du mur, Abbas souhaite obtenir de la communauté internationale un Etat sur un plateau d’argent, sans aucune concession ni négociation avec l’Etat juif. Il n’abandonnera jamais la « loi du retour » pour les réfugiés palestiniens, ni les salaires aux terroristes. Il ne renoncera pas non plus à ce que « El Qouds (Jérusalem) soit la capitale de l’Etat palestinien et de l’Islam ».

Celui qui a cru depuis les Accords d’Oslo que les dirigeants palestiniens changeraient un jour de narratif ont été bien naïfs et surtout irresponsables.

Abbas a rejeté tout compromis et notamment le plan généreux d’Ehoud Olmert qui lui proposait un retrait de plus de 90% des Territoires et un règlement sur le statut de Jérusalem.

Aujourd’hui encore, et après le discours belliqueux à Ramallah, certains observateurs et dirigeants européens se torturent d’explications. Ils osent nous expliquer qu’Abbas est un homme de paix mais « le pauvre, il est bien désespéré. Il ne veut pas claquer définitivement la porte de la négociation. Ce n’est pas lui le responsable de la situation chaotique, c’est bien le gouvernement Nétanyahou qui refuse toute concession. »

Certes, nous devrions trouver des solutions adéquates aux problèmes sociaux-économiques quotidiens des Palestiniens mais la responsabilité incombe à Abbas en premier.

Si les Européens s’empressent de trouver une solution sans prendre en considération les changements intervenus, ils devraient savoir qu’en réalité, le problème palestinien ne représente plus une urgence ni une priorité dans les affaires régionales. Abbas est bien isolé dans le monde arabe et impopulaire au sein de son propre peuple. La réconciliation entre le Fatah et le Hamas piétine toujours. Le maréchal Sissi préfère coordonner sa lutte contre le terrorisme de Daesh et du Hamas avec un allié sûr et puissant comme Israël, la destruction du dernier tunnel en est une preuve parmi tant d’autres.

Le roi Abdallah n’oubliera jamais le fameux Septembre noir, les affrontements sanglants qui menaçaient le royaume de son père, Hussein.  La présence de Tsahal dans la vallée du Jourdain est pour lui un gage de sécurité. Quant au roi d’Arabie saoudite, il est plutôt préoccupé par l’hégémonie iranienne et préfère accorder son violon avec Nétanyahou qu’avec Abbas. Il refuse d’admettre que Jérusalem soit la capitale de l’Islam et non La Mecque.

Après sa visite fructueuse en Inde, Nétanyahou aura l’occasion de rencontrer le président Trump, lors du prochain Forum économique de Davos. Dans l’attente, il accueillera à Jérusalem le vice-président américain Mike Pence avec tous les égards. Les entretiens et les discours prévus à la Knesset consolideront encore plus les relations stratégiques que nous avons aujourd’hui, et sur tous les plans, avec l’administration Trump.

Le refus d’Abbas de recevoir Pence à Ramallah est une erreur malheureuse pour l’avenir du processus de paix.

Tels que ses prédécesseurs, Choukeiry et Arafat, le chef actuel de l’OLP rate une fois encore les rendez-vous de l’Histoire et plonge son peuple dans le désespoir et la misère. Il a beau déclarer l’indépendance de son Etat devant chaque tribune, en fait, il réalise qu’il ne le verra jamais se créer de son vivant.

Freddy Eytan

Agression d’un homme de confession juive le 18/1/18 à 2 h du matin, par 3 individus cagoulés. Le BNVCA demande que l’enquête vérifie si l’agression est ou non aggravée d’antisémitisme.

Le BNVCA dénonce et condamne l’agression violente dont a été victime dans son pavillon de Montreuil (93) un homme de confession juive attaqué le 18/12/18 vers 2 h de matin.
Selon nos informations, la victime, Mr. S .H  a été surpris  pendant son sommeil, par 3 individus cagoulés, qui l’ont ficelé et battu pour le dévaliser.
Bien que grièvement blessé, au visage et à l’œil la victime est parvenue à s’enfuir, et prévenir la police. Elle est actuellement hospitalisée dans un établissement spécialisé pour y recevoir des soins à l’œil.
Le BNVCA demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier et interpeller les criminels.
Le mode opératoire utilisé par les malfaiteurs rappelle l’agression de la famille Pinto à Livry Gargan, et celle de Sarah Halimi.
Cependant, le BNVCA demande aux enquêteurs de  vérifier si cette agression est ou non inspirée par un mobile antisémite.
Le BNVCA  y reste attentif et que las échéant prendra toutes les dispositions qui s’imposent.

C. Autain membre du groupe d’amitié France-Israël, le BNVCA l’interpelle

C. Autain membre du groupe d’amitié France-Israël, le BNVCA l’interpelle

Dans une lettre adressée lundi à Clémentine Autain, le président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a soupçonné la députée La France Insoumise d’avoir adhéré au groupe d’amitié France-Israël “afin de contourner les lois démocratiques” de l’Etat hébreu, et de tenter de s’y rendre “pour y rencontrer le terroriste Marwan Barghouthi”.

Mme Autain a rejoint le groupe France-Israël quelques jours après qu’une délégation de sept élus français dont elle faisait partie, s’est vue refuser l’entrée sur leur territoire par les autorités israéliennes.

Ces élus souhaitaient se rendre en Israël au mois de novembre pour “alerter sur la situation de près de 6.000 prisonniers politiques palestiniens”, et réclamaient par ailleurs le droit de rencontrer Marwan Barghouti, emprisonné depuis plus de quinze ans après avoir été condamné par une cour civile israélienne à cinq peines de prison à perpétuité pour le meurtre de plusieurs civils, et la préméditation d’attentats terroristes au cours de la Seconde intifada au début des années 2000.

“J’ose espérer que votre adhésion au groupe d’amitié France-Israël n’a pas pour but de contourner les lois démocratiques d’Israël et tenter de vous rendre dans l’Etat juif pour y rencontrer le terroriste Marwan Bargouti”, a lancé Sammy Ghozlan en introduction d’un courrier adressé Clémentine Autain, désignée vice-présidente du groupe, dont i24NEWS a obtenu une copie.

Hunger strike leader Marwan Barghouti is an iconic figure for many Palestinians. Here he is seen with his cuffed hands raised above his head flashing a peace sign during his trial in 2003, an image that has been daubed on walls across the West Bank

“Contrairement à vos assertions, Barghouti est bien un terroriste et rien d’autre”, a-t-il insisté.

Mercredi dernier, la députée avait déclaré dans l’émission “Conversations avec Anna Cabana” sur i24NEWS, que “Marwan Barghouthi n’est pas un terroriste” mais “un militant et prisonnier politique”.

“Barghouti a été inculpé de 26 meurtres…et accusé d’avoir fondé le groupe terroriste Brigades des martyrs Al Aqsa. Il a avoué avoir commandité l’assassinat d’un civil israélien… et il est condamné pour avoir organisé l’attentat du Sea Food Market à Tel Aviv, dans lequel trois civils furent tués”, a détaillé Ghozlan, avant d’ajouter que “cet individu comme les autres prisonniers dont vous demandez la libération, ne sont ni des héros, ni des résistants comparables à nos valeureux compatriotes qui ont combattu l’occupant nazi”.

“Nos résistants n’ont jamais attaqué de civils sans défense, ni des clients à une terrasse de café, ni des bébés dans leur berceau. Bien souvent ils ont dû annuler leurs opérations qui mettaient en péril des civils”, a-t-il souligné.

Lors de son passage à i24NEWS, Mme Autain avait également rappelé que “700 prisonniers politiques étaient sous les verrous, sans avoir participé à aucun attentat”.

Israël défend la détention administrative, qui consiste en une arrestation sans inculpation ni jugement pour une durée de six mois renouvelable indéfiniment, comme un outil essentiel pour empêcher des individus présumés dangereux de nuire et de commettre des attentats, tout en gardant secrètes, pour des raisons supérieures de sécurité, des informations sensibles retenues contre eux. Mais ce système est critiqué par les Palestiniens, des organisations de défense des droits de l’Homme et des membres de la communauté internationale qui accusent l’Etat hébreu d’en faire une utilisation abusive.

“Permettez-moi de vous faire remarquer”, poursuit Ghozlan dans sa lettre à Autain, “que Merah, Coulibali, Kouachi, Nemouche, Bahlouel, Animour, Abdeslam, Mostefai etc, tous connus des services de police, auraient pu être empêchés d’ensanglanter notre pays, s’ils avaient été neutralisés avant leurs crimes”, a-t-il déploré.

Par ailleurs, “les dispositions prescrites par l’état d’urgence et la loi antiterroriste autorisent nos institutions (françaises) à employer les mesures relatives à la détention administrative”, a-t-il défendu.

La présidente du groupe d’amitié France-Israël, Elise Fajgeles, s’était pour sa part, déjà estimée dans l’obligation le 4 décembre, suite à “des interrogations sur les réseaux sociaux”, de publier un communiqué pour expliquer la présence à la vice-présidence du groupe, de Clémentine Autain qui a en outre co-signé en 2010 un texte dans Le Monde intitulé “Boycotter Israël, c’est lutter pour une paix juste”.

“Tous les députés disposent du droit de s’inscrire dans tous les groupes d’amitié qu’ils souhaitent”, avait expliqué Fajgeles, “et les présidents et vice-présidents sont désignés au sein de leur groupe politique”.

“Le rôle du groupe d’amitié est de tisser des liens entre les parlementaires français et… les acteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle”, avait-elle précisé.

“Toutes les opinions peuvent s’exprimer mais il ne peut y avoir au sein du groupe, aucune position qui remette en cause la légitimité et la sécurité de l’Etat d’Israël”, avait-elle insisté.

Solicitée par i24NEWS, Clémentine Autain n’était pas joignable lundi. Mais dans un communiqué du 7 décembre, la députée réagissait elle aussi à la polémique lancée sur les réseaux sociaux, déclarant vouloir faire entendre au sein du groupe “une autre voix que celle prônée par les autorités israéliennes et leurs défenseurs français”, et affirmant “représenter celles et ceux qui, parmi les Israéliens, défendent le processus de paix, avec pour préalable la fin de la colonisation et la reconnaissance des droits des palestiniens”.

“Suite aux déclarations éminemment dangereuses de Donald Trump sur la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël… je reste convaincue”, a-t-elle dit, “que la France doit agir contre l’engrenage de la violence et de la haine, pour promouvoir une solution durable dans cette région qui passe par une intervention de la communauté internationale et un respect des résolutions de l’ONU”.

Un respect, selon elle, entravé par Israël, “puisqu’il y a toute une série de résolutions de l’ONU qui demandent la reconnaissance de l’Etat palestinien et la fin de la colonisation”, dénonçait-elle mercredi sur i24NEWS.

Quand l’antisémitisme se banalise

Quand l’antisémitisme se banalise

 
	© CITIZENSIDE / JEAN ECKIAN / Citizenside / CrowdSpark / AFP
© CITIZENSIDE / JEAN ECKIAN / Citizenside / CrowdSpark / AFP

J’aimerais revenir brièvement sur un sujet majeur auquel

La Vie a consacré récemment un riche dossier. Je parle de l’inquiétude des Juifs de France. Fatalité pernicieuse de notre vie publique ordinaire : par le simple fait de son fonctionnement répétitif, on finit par banaliser, mécaniser, vider de sens, « ritourneliser » n’importe quoi. On en vient ainsi à transformer une idée, un concept, voire une tragédie en un simple refrain que, bientôt, on n’écoutera que d’une oreille distraite. C’est ce qui est en train d’arriver à propos de l’antisémitisme.

Aussitôt après un nouvel événement-symptôme (incendie, profanation, agression, etc.), on voit naître un concert de protestations outragées. Témoins, éditorialistes, hommes politiques, ministres : tous s’indignent avec une belle unanimité et renchérissent dans la dénonciation de « l’abominable ».

Le plus effrayant, c’est qu’avec cette banalisation, l’indignation perd peu à peu son pouvoir mobilisateur.

Ils ont raison. L’émotion, l’effroi, le dégoût que nous inspire à tous l’antisémitisme de retour sont le plus souvent sincères. Seulement, voilà, à force, eux aussi finissent par se banaliser. On dirait que ces nobles protestations ont pris leur place assignée dans ce qu’on pourrait appeler le panorama médiatique ordinaire, logées entre une dernière mode pipole ou un pugilat politicien.

Le plus effrayant, c’est qu’avec cette banalisation, l’indignation perd peu à peu son pouvoir mobilisateur. Devenue ritournelle, elle n’a plus beaucoup d’effet sur les esprits. C’est ce qu’on pourrait qualifier d’accoutumance. Nous pourrions donc fort bien assister jour après jour, horrifiés et impuissants, à une escalade insidieuse des agressions antisémites elles-mêmes. Insultes, profanations, violences… Et pourquoi pas, demain, crimes en série, comme on l’a vu avec les terroristes ? D’un point de vue médiatique, rien n’est donc plus urgent que de conjurer cette glissade. Mais comment ?

Osons une remarque. Si ces indignations verbales se banalisent, c’est aussi pour une raison de fond. Notre solidarité à l’endroit des Juifs ne devrait pas s’en tenir à ces témoignages de sympathie pour une communauté parmi d’autres. Il est temps de nous ressouvenir que, pour une large part, nous sommes tous consubstantiellement juifs et que l’antisémitisme est une insulte adressée à la nation tout entière. Le judaïsme n’est pas une étrangeté exotique qui n’exigerait de nous qu’une solidarité accueillante et « sentimentale ». D’une certaine manière, il est bien plus que cela.

 “L’antisémitisme insulte aussi les Juifs que, par emprunt, nous sommes aussi. Il est donc – directement – notre affaire.”

En d’autres termes, nous sommes les héritiers directs de ce messianisme inaugural sur lequel s’enracine lointainement aussi bien l’espérance chrétienne que le concept de progrès formulé aux Lumières. Songeons aux derniers témoins inspirés de ce prophétisme originel : les Franz Rosenzweig, Gershom Scholem, Emmanuel Levinas, Ernst Bloch, Léon Ashkénazi, Stéphane Mosès et bien d’autres.

Dire aujourd’hui que, nous, chrétiens, sommes originellement juifs, comme l’était le Christ, ce n’est donc ni un simple slogan ni une clause de style. Cela revient à reconnaître une évidence spirituelle. C’est aussi en tant qu’héritiers du judaïsme, indissolublement liés à son message, que prend sens notre fraternité. L’antisémitisme insulte aussi les Juifs que, par emprunt, nous sommes aussi. Il est donc – directement – notre affaire.

Abbas croit tant à ses mensonges qu’il en devient incapable de faire la paix

Abbas croit tant à ses mensonges qu’il en devient incapable de faire la paix

En 2008, le dirigeant palestinien a rejeté l’inégalable offre de paix d’Ehud Olmert ; son discours révoltant de dimanche à Ramallah a permis d’expliquer pourquoi

Mahmoud Abbas, président de l'Autorité palestinienne, s'adresse au Comité central de l'OLP à Ramallah, en Cisjordanie, le 14 janvier 2018 (Flash90)

Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, s’adresse au Comité central de l’OLP à Ramallah, en Cisjordanie, le 14 janvier 2018 (Flash90)

Il y a près d’une dizaine d’années, dans les derniers mois de son mandat de Premier ministre, Ehud Olmert a proposé à Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, à peu près tout ce que les Palestiniens réclamaient à Israël.

Accueillant Abbas à la résidence du Premier ministre à Jérusalem le 16 septembre 2008, Olmert a pris une grande carte et a spécifié les incroyables concessions territoriales qu’il proposait dans le but que les Palestiniens créent leur Etat pour mettre un terme, une bonne fois pour toutes, au conflit israélo-palestinien.

Olmert a proposé à Abbas ce qui représentait alors 100 % de la Cisjordanie – avec des échanges de terres à un contre un permettant à Israël d’étendre sa souveraineté sur trois grands blocs d’implantations et aux Palestiniens de prendre le contrôle sur des territoires se trouvant au sein des frontières souveraines d’Israël. Il a rejeté le « droit au retour » de millions de Palestiniens en Israël – un afflux qui condamnerait l’Etat juif – mais a indiqué sa volonté de répondre à l’appel de l’Initiative de paix arabe pour une solution juste et concertée face au problème des réfugiés, en proposant notamment une compensation financière et l’absorption symbolique de plusieurs milliers de réfugiés.

Ehud Olmert, le Premier ministre israélien d’alors, et le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas à Jérusalem en novembre 2008 (Crédit photo : Moshe Milner GPO / Flash90)

Le plus dramatique de tout cela : il avait proposé de diviser Jérusalem en différents quartiers contrôlés par les Israéliens et les Palestiniens et de renoncer à la souveraineté israélienne sur le mont du Temple et dans toute la Vieille Ville. Au lieu de cela, avait affirmé Olmert, le « Saint-Bassin » serait supervisé par une tutelle internationale non souveraine composée de cinq membres, que seraient Israël, l’Autorité palestinienne, la Jordanie, les Etats-Unis et l’Arabie saoudite.

Olmert ne voulait pas donner une copie de sa carte à Abbas tant que le chef de l’AP ne l’avait pas approuvée. Ce qu’Abbas a refusé de faire. A l’issue de cette réunion exceptionnelle, il a été décidé que les deux parties se rencontreraient à nouveau le lendemain afin de travailler sur la finalisation des termes de l’accord. Dans une interview télévisée accordée à une chaîne israélienne en 2015, Olmert déclarera : « Je lui ai dit : ‘Souvenez-vous de ces propositions. Vous devrez attendre 50 ans avant qu’un autre Premier ministre israélien ne vous propose ce que je vous propose aujourd’hui. Ne passez pas à côté de cette opportunité.’ »

Et c’est précisément ce qu’a choisi de faire Abbas. Il est retourné à Ramallah, où il a esquissé rapidement sa propre carte reprenant ce qu’Olmert avait proposé. Quelques heures plus tard, son négociateur en chef Saeb Erekat a appelé les Israéliens pour leur expliquer que la rencontre du lendemain ne pourrait avoir lieu comme prévu, les Palestiniens devant se rendre à Amman, mais que les entretiens pourraient reprendre la semaine suivante. Mais il n’ont jamais repris. Des années plus tard, Olmert affirmera avec tristesse qu’il attendait toujours des nouvelles d’Abbas.

En 2015, le chef de l’AP a reconnu qu’il avait rejeté la proposition d’Olmert, au motif que la clause concernant les réfugiés n’était pas satisfaisante et affirmant de façon sournoise concernant la division du territoire : « Il m’a montré une carte. Il ne m’a pas donné une carte… Il m’a dit : ‘Voici la carte’ et l’a emportée. J’ai respecté son point de vue, mais comment pouvais-je signer quelque chose que je ne recevais pas ? »

Un croquis de l’offre proposée par le Premier ministre Ehud Olmert au président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas en 2008. La carte a été dessinée à la main par Abbas. (Walla News)

Sans surprise, Abbas n’a fait aucune allusion à l’extraordinaire proposition de paix d’Olmert lors de son discours anti-Israël, anti-Trump et anti-paixde deux heures devant les dirigeants de l’OLP à Ramallah ce dimanche. Pourtant, ce discours consternant a fourni l’explication lugubre pour laquelle l’homme chargé de créer un Etat palestinien avait, près d’une décennie plus tôt, rejeté la plus belle opportunité qu’il aurait jamais afin de réaliser cette ambition déclarée.

La vérité est sortie de la bouche aigrie d’Abbas, désormais âgé de 82 ans : il croit lui-même en la virulente propagande diffusée d’abord par son défunt prédécesseur Yasser Arafat puis reprise à son compte durant les treize années qu’il a passées à la tête de l’Autorité palestinienne.

Bien sûr, Abbas a choisi de ne pas accepter l’offre inégalable d’Olmert. Il aurait fallu que les Palestiniens reconnaissent la légitimité d’un Israël qui, selon les propres termes d’Abbas, n’est qu’un « projet colonial qui n’a rien à voir avec le judaïsme ». Selon sa mauvaise réécriture de l’histoire, il aurait fallu que les Palestiniens partagent le territoire avec un peuple pour lequel la Terre sainte était si étrangère qu’ils ont préféré aller vers une mort certaine, orchestrée par les nazis que d’y migrer. « Les Juifs n’ont pas voulu émigrer, malgré les meurtres et les massacres », a-t-il dit. « Même durant l’Holocauste, ils n’ont pas émigré. »

La Terre sainte était si indésirable aux yeux des Juifs, a-t-il élaboré peu après dans son discours révisionniste révoltant, que David Ben Gurion eut besoin de forcer les Juifs du Moyen-Orient à y venir. « Ben Gurion ne voulait pas que les Juifs du Moyen-Orient viennent en Israël », a affirmé Abbas face à un auditoire enthousiaste, « mais quand il a vu l’étendue de cette vaste terre, il a été forcé d’y amener des Juifs du Moyen-Orient… qui ne voulaient pas y venir. Ils ont volé 50 000 Juifs au Yémen… Puis ils sont allés en Irak, qui comptait de grandes réserves de Juifs… »

L’homme dont la thèse de doctorat a blâmé le sionisme concernant l’Holocauste et remis en question le nombre de victimes juives, a déblatéré dimanche une série de mensonges évidents pour quiconque concernant les événements du 20e siècle. Il a détaillé une argumentation qui ne permettait aucune connexion juive historique à cette terre – aucune histoire biblique, aucun temple, aucune souveraineté ancienne. Il a nié le propre passé de la nation juive.

De toute évidence, aucun dirigeant aussi aveugle face à la légitimité de son ennemi n’aurait jamais pu accepter une réconciliation. Certes, l’excuse publique d’Abbas pour avoir rejeté l’offre d’Olmert en 2008 était : « Il ne m’a pas donné de carte. » Ce qui l’a cependant motivé était sa conviction insistante selon laquelle les Juifs n’ont pas le droit d’être ici.

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, s’adresse au Comité central de l’OLP à Ramallah, en Cisjordanie, le 14 janvier 2018 (Flash90)

Le plus tragique est que le leadership aveugle d’Arafat, puis celui d’Abbas, nous affecte tous. Aussi incommode soit-il, le fait est qu’on recense des millions d’Israéliens et de Palestiniens – Juifs, Chrétiens et Musulmans – qui vivent sur ce territoire et que nous devons trouver un moyen de coexister.

La solution, comme cela a toujours été clair pour ceux qui sont prêts à ouvrir les yeux, ne réside pas dans une tentative de solution diplomatique. Il est inutile d’essayer de forcer les deux parties à signer un accord dont ils ne veulent pas, selon un calendrier qu’ils ne respecteront pas. Au contraire, le long chemin à parcourir exige une certaine éducation – une éducation sur le fait déconcertant que certaines revendications sont concurrentes et contradictoires concernant cette terre.

Conscients que les Palestiniens n’iront nulle part et prêts à tout pour un accord qui pourrait nous libérer du choix de vivre entre le marteau et l’enclume, les Israéliens ont montré leur volonté – cela se caractérisant le plus significativement par l’offre d’Olmert – pour un profond compromis territorial. Ils ont évincé les Premiers ministres – notamment Benjamin Netanyahu en 1999 – dont ils estimaient qu’ils manquaient des opportunités en faveur de la paix.

Les Palestiniens, en revanche, ont refusé de reconnaître la légitimité juive et se sont convaincus qu’Israël représentait simplement une présence superficielle transitoire qui pourrait éventuellement être évincée, et ceci malgré les preuves spectaculaires qui font montre de force, de la résilience et de la prospérité de notre pays.

Il y a un siècle, il était évident dans l’Islam qu’il y avait eu des temples juifs au sommet du mont du Temple – c’est d’ailleurs la raison pour laquelle les Musulmans y ont par la suite construit des mosquées. Ce que le discours d’Abbas a si lamentablement souligné est que ce récit mensonger concernant l’histoire juive, qui a pris racine au cours des dernières décennies n’est pas seulement cyniquement diffusé par les dirigeants palestiniens à leur peuple, mais aussi largement accepté par les dirigeants eux-mêmes.

L’ONU peut s’opposer à Israël. La communauté internationale aveugle peut reconnaître unilatéralement un Etat palestinien – et ceci au détriment des Palestiniens, puisque ce « soutien » ne fait qu’accroître leur obstination. Mais la seule voie qui mènera à l’indépendance palestinienne passe par un accord négocié avec Israël.

L’offre Olmert d’il y a dix ans a montré jusqu’où Israël était prêt à aller pour établir un partenariat de paix avec les Palestiniens. Le discours ignoble, tragique et autodestructeur d’Abbas de ce dimanche soir a montré que, tant que les Palestiniens n’accepteraient pas la légitimité d’Israël, aucune offre israélienne ne serait convenable.

Ottawa aux petits soins pour le suspect de l’attentat rue Copernic

Ottawa aux petits soins pour le suspect de l’attentat rue Copernic

Après avoir bénéficié d’un non-lieu le 12 janvier, Hassan Diab, suspect dans cette affaire qui avait fait quatre morts et des dizaines de blessés à Paris en 1980, est reparti dans son pays d’adoption, le Canada. Un vol retour surprenant d’égards diplomatiques puisqu’il a été accompagné dans l’avion par un représentant de l’ambassade du Canada en France.

C’est un très mauvais message à destination des pays qui, comme dans l’enquête sur l’attentat de la rue des Rosiers en 1982, refusent de coopérer avec la justice française dans des dossiers antiterroristes. » En quelques mots, cet expert résume l’un des enjeux du dernier rebondissement de l’enquête sur l’attentat de la rue Copernic, le 3 octobre 1980, l’une des plus vieilles de l’antiterrorisme français. Paradoxalement, ledit rebondissement n’est pas le non-lieu prononcé le 12 janvier dernier en faveur du suspect, Hassan Diab, par deux juges d’instruction antiterroristes, dont Jean-Marc Herbaut principalement en charge du dossier.

La décision, s’opposant aux réquisitions du parquet, était en fait attendue depuis des mois, voire des années, par la défense et les parties civiles. Car le magistrat instructeur a cru à l’innocence du suspect canadien d’origine libanaise dès 2015, quand il a repris le dossier instruit par Marc Trévidic. Ce non-lieu n’a toutefois pas conclu l’affaire, et la suite s’est avérée classique : le parquet et les 24 parties civiles ayant fait appel, la décision finale revient à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris, qui, dans quelques semaines ou quelques mois, confirmera le non-lieu ou renverra Hassan Diab devant une cour d’assises spéciale. Ces derniers mois, cette même chambre de l’instruction, composée de magistrats du siège, a, statuant sur la liberté provisoire du suspect et non sur le non-lieu, jugé qu’« il existe des indices graves et concordants rendant plausible l’implication d’Hassan Diab dans les faits qui lui sont reprochés ». Mais tout a changé depuis ce week-end, et l’on peut se demander si la prochaine décision de la chambre de l’instruction, quelle qu’elle soit, a encore beaucoup d’importance.

Le vrai, et peut-être l’ultime rebondissement, de l’affaire Copernic est en effet survenu après le non-lieu, vendredi. Remis en liberté, Hassan Diab, 64 ans, a aussitôt profité de sa capacité de mouvement recouvrée pour prendre l’avion pour le Canada, d’où il avait été extradé en novembre 2014 après six ans de combat judiciaire.

Pour quitter la France, Hassan Diab, sur lequel pèse toujours le soupçon d’avoir posé dix kilos de pentrite devant une synagogue au nom d’un groupe terroriste palestinien (le FPLP-OS), a bénéficié d’un traitement de faveur. Selon le quotidien Ottawa Citizen, Hassan Diab, dont le nom figurait sur une « no-fly list », est revenu chez lui via l’Islande en utilisant un passeport provisoire, fourni par les autorités d’Ottawa, et accompagné dans l’avion par un représentant de l’ambassade du Canada en France. Il a déclaré que les diplomates canadiens avaient été « magnifiques » : « L’une m’a accompagné jusqu’à Ottawa et sans elle, je ne pense pas que j’y serais arrivé. En Islande, ils n’ont pas compris le passeport temporaire, elle est donc intervenue et leur a expliqué. » L’Ottawa Citizen croit savoir que son départ, « rapide et coordonné avec l’ambassade », s’est déroulé avec « la bénédiction des autorités françaises ». À son arrivée, Hassan Diab a été accueilli, sous les bouquets de fleurs, par sa femme, ses enfants et ses soutiens. Il a donné mercredi une conférence de presse au cours de laquelle il a critiqué la loi d’extradition canadienne et le système carcéral français, estimant que «justice a enfin été rendue». À Ottawa, l’affaire est en tout cas entendue : l’innocence d’Hassan Diab est gravée dans le marbre. Le message pour Paris est des plus clairs : à quoi bon aujourd’hui renvoyer Hassan Diab devant une cour d’assises spéciale et créer des tensions avec le Canada, si l’on sait qu’il restera outre-Atlantique ? En somme, une confirmation du non-lieu serait une façon raisonnable, diplomatique serait-on tenté de dire, de tourner la page… On imaginerait presque qu’Ottawa connaît la décision avant même qu’elle soit prise à Paris.

Un passeport à son nom trouvé à Rome

L’affaire Copernic va-t-elle se clore par cette version canadienne du « circulez, y a rien à voir », ce pied de nez au système judiciaire français, parquet et chambre de l’instruction mélangés, et aux parties civiles ? Si tel est le cas, l’impression de gâchis prévaudrait. Pour le travail de générations de policiers et de magistrats français qui, de 1980 à nos jours, ont travaillé, refusant obstinément de jeter aux oubliettes, comme l’ont fait nombre de nos voisins, ces « vieilles affaires terroristes » pour mieux dire aux tueurs d’hier, d’aujourd’hui et de demain qu’on ne massacre pas impunément en France. Pour les trente-sept ans d’attente des parties civiles (dix-huit personnes privées, dont des parents de deux des quatre victimes de Copernic, et six associations dont l’AfVT, la Fenvac, la Licra, le Mrap et l’Union libérale israélite de France). Et finalement aussi pour Hassan Diab, jamais tout à fait innocenté, mais soumis depuis près de dix ans à une vie rythmée par les bracelets électroniques canadiens et les cellules françaises.

Le 29 novembre dernier, le parquet de Paris requérait « la mise en accusation d’Hassan Diab devant une cour d’assises spécialement composée ». Il estimait que « (son) implication dans l’attentat de la rue Copernic repose sur des éléments solides » et considérait comme « nécessaire un examen par une juridiction de jugement et une discussion contradictoire des éléments à charge et à décharge ». Le ministère public résumait ainsi un dossier où, loin de visions caricaturales faisant d’Hassan Diab le coupable idéal ou un martyr de la liberté, les éléments à charge et à décharge s’affrontent, troublants sans toutefois jamais être décisifs. Car le temps a brouillé les souvenirs des témoins et empêché l’utilisation des méthodes modernes (point d’ADN dans ce dossier). Il est pourtant évident que sans éléments à charge, l’affaire Diab n’aurait jamais vu le jour. Et sans éléments à décharge, cet ex professeur de sociologie serait peut-être déjà renvoyé aux assises. En 2007, Hassan Diab déclarait au Figaro qu’il était innocent, qu’il n’avait jamais milité dans des organisations palestiniennes et qu’il était victime d’une homonymie. À l’appui de ses dires, une solide défense d’alibi tendant à établir qu’il ne pouvait être en Europe, et encore moins à Paris, en septembre-octobre 1980, car il passait ses examens au Liban. Son ex-épouse, qui avait refusé de répondre aux questions du juge Trévidic, affirme qu’il l’avait amenée à l’aéroport de Beyrouth le 28 septembre 1980. Parmi les anciens de la faculté de sociologie de Beyrouth, où étudiait Hassan Diab en 1980, quatre témoins déclarent qu’il a révisé les examens avec eux et qu’il n’a pas quitté le pays. L’université de Beyrouth précise enfin que les examens de sociologie ont eu lieu en octobre 1980. En novembre 2016, la chambre de l’instruction avait toutefois noté que le témoignage de l’ex-épouse « n’est en l’état assorti d’aucun élément matériel de preuve » et que « les investigations conduites au Liban ne s’accompagnent pas davantage d’éléments de preuve matérielle indiscutable de (la présence de Diab) au Liban le jour des faits ». L’ordonnance de non-lieu estime pour sa part que ces témoignages et l’attestation de l’université de Beyrouth « permettent d’estimer qu’Hassan Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période ». Elle balaie en revanche les éléments troublants pour le suspect. Qui demeurent pourtant. Pourquoi l’apolitique Diab est-il décrit par un de ses anciens amis comme un militant propalestinien, engagé au sein du FPLP ? Pourquoi ce même témoin précise-t-il qu’il avait été frappé, en 1980, par la ressemblance entre les portraits-robots du terroriste et son ami ? Comment expliquer que l’apolitique Diab soit très proche d’une femme fortement soupçonnée d’être une activiste propalestinienne ? Pourquoi une de ses ex-petites amies a-t-elle tenu à témoigner spontanément en indiquant qu’il lui avait dit avoir « fait exploser une voiture » ? Pourquoi le passeport d’Hassan Diab est-il retrouvé en 1981 dans les mains d’un activiste palestinien ? Pourquoi ce passeport porte-t-il trace d’un visa espagnol du 17 septembre 1980, d’une entrée et d’une sortie d’Espagne les 20 septembre et 7 octobre 1980 (pour commettre leurs attentats, les terroristes palestiniens avaient pour coutume d’arriver dans un pays tiers avec leur vrai passeport puis de gagner le pays visé avec un faux passeport) ? L’intéressé affirme avoir perdu ce passeport le 12 septembre 1980, tombé de sa moto sur une route libanaise. Comment croire qu’un inconnu ait pu trouver ce document le 12, 13, 14, 15 ou 16 septembre et se précipiter pour se procurer un visa espagnol le 17 septembre sans rien changer au document, à la photo qui y figure ? Et accepter de partir commettre un attentat avec ce document trouvé par hasard quelques jours plus tôt ?

Ces éléments, et quelques autres, ont été mis en avant par la chambre de l’instruction pour refuser à plusieurs reprises la remise en liberté du suspect et par le parquet pour demander son procès. Depuis Ottawa, l’ex-professeur n’aura plus à en répondre. Lors de l’interpellation d’Hassan Diab au Canada, en 2008, un ancien policier de la DST commentait l’événement en ces termes : « Il nous faut ne pas oublier, et consacrer du temps et des hommes pour sortir les affaires. » Pour l’heure, l’affaire Copernic semble bel et bien enterrée.

Le Figaro – jeudi 18 janvier 2018

Marie, une “revenante” de Syrie raconte comment les jihadistes de l’Etat islamique l’ont piégée

Par Benoît Zagdoun – France Télévisions

Une jeune Française, convertie à l’islam, endoctrinée et partie à Raqqa, témoigne dans le documentaire “Revenantes” réalisé par Marion Stalens pour “Infrarouge” sur France 2.

Marie est une “revenante”. En 2015, cette jeune Française est partie rejoindre les djihadistes du groupe Etat islamique dans leur fief de Raqqa, en Syrie. Elle est rentrée en France six mois plus tard, après avoir réalisé qu’elle avait été trompée. La trentenaire a accepté de témoigner, à visage masqué. Elle est l’une des “revenantes” du documentaire de la réalisatrice Marion Stalens, diffusé par “Infrarouge” sur France 2, mardi 16 janvier à 23h15.

Marie s’est convertie à l’islam. Endoctrinée, elle s’est radicalisée. Son recruteur l’a persuadée de partir en Syrie. “Très vite, je me suis posé la question de ce que je faisais là. J’avais honte, confie-t-elle. La personne qui m’avait fait venir était partie combattre et non pas aider qui que ce soit. Ça je l’ai vu et compris sur place.”

Retour en France, incarcération et déradicalisation

A ses yeux, les jihadistes qui ont investi Raqqa sont des occupants. “Ces combattants de Daech qui étaient venus soi-disant faire la guerre à Bachar Al-Assad… les voir se pavaner armés en permanence quand les Syriens ne l’étaient pas, moi, ça m’a posé question, explique-t-elle. Entendre des réponses comme : ‘Les Syriens sont sales, bêtes, dangereux, des traîtres’, ça m’a fait froid dans le dos.”

Marie a réussi à s’échapper. Rentrée en France, elle a été ‘débriefée’ par les services de renseignements. Puis elle a fait un séjour en prison qui, affirme-t-elle, lui a permis de “comprendre” et d’assumer son “erreur”, d’évacuer sa “haine”.

Dans ce documentaire de Marion Stalens, d’autres femmes témoignent de leur conversion à un islam intégriste, puis de leur radicalisation, de leur recrutement par des rabatteurs de l’Etat islamique, de leur départ – ou tentative de départ – en Syrie et de leur retour en Europe suivi de leur déradicalisation.

Voir la vidéo : https://mobile.francetvinfo.fr/monde/proche-orient/offensive-jihadiste-en-irak/video-marie-une-revenante-de-syrie-raconte-comment-les-jihadistes-de-l-etat-islamique-l-ont-piegee_2554437.html#xtref=https://www.google.com/

La ville de Nice expérimente “Reporty”, une application qui permet à chacun de filmer et signaler des délits en temps réel

Présentation de l\'application à la mairie de Nice, le 13 novembre 2018.

Présentation de l’application à la mairie de Nice, le 13 novembre 2018. (ROMAIN SOST / RADIO FRANCE)

La ville de Nice expérimente “Reporty”, une application qui permet à chacun de filmer et signaler des délits en temps réel

Conçue en Israël, l’application Reporty permet de filmer en direct et de transmettre les images avec son smartphone aux forces de l’ordre pour qu’elles interviennent. Pour la première fois en France, elle est testée à Nice depuis lundi.

C’est une première en France et elle est testée à Nice depuis lundi 15 janvier : l’idée de Reporty est de faire gagner de précieuses secondes aux autorités. Quand un délit ou un accident se produit, il suffit au témoin de lancer l’application et de filmer la scène avec son smartphone. Les images, le son et la position de l’utilisateur sont transmis en direct au centre de supervision urbaine. “Par exemple, quand une personne renverse un cycliste, il est paniqué et avec seulement l’audio, ne peut parfois pas donner sa position ou décrire la gravité de la situation…”, explique Serge Massierra, le directeur des systèmes d’information de la ville de Nice.

L’opposition s’inquiète du risque de dérives

Reporty provoque aussi un début de polémique car elle permet surtout de dénoncer des délits. Le maire de la ville ne s’en cache pas d’ailleurs. “En toute discrétion, les utilisateurs nous enverront des images pour que nous puissions réagir immédiatement, défend Christian Estrosi. Plus il y aura de citoyens actifs qui s’impliqueront, plus nous réussiront à surprendre, intervenir, prévenir et intercepter”, poursuit-il.

L’opposition socialiste de la ville dénonce un processus de délation généralisé. La mairie promet de son côté des garde-fous. Un manuel de déontologie a ainsi été distribué avec l’application aux 2 000 volontaires. Quant aux vidéos, seul le centre de supervision urbain y aura accès, pendant 10 jours maximum. L’expérimentation devrait durer deux mois à Nice. La ville, déjà en pointe déjà sur la vidéosurveillance, compte quelque 2 000 caméras urbaines.

https://mobile.francetvinfo.fr/faits-divers/police/la-ville-de-nice-experimente-une-application-pour-filmer-et-signaler-les-delits-en-temps-reel_2562647.html#xtref=https://www.google.com/

Attentats du 13 Novembre : quand Dieudonné écrit à Salah Abdeslam – Le Parisien

Ce n’est pas la première fois que Dieudonné entre en contact avec un détenu accusé de terrorisme. Il l’avait déjà fait avec le terroriste Carlos.

L’humoriste controversé voulait rendre visite au détenu écroué pour son implication présumée dans les attentats du 13 novembre 2015. Une démarche critiquée par les victimes.

Parmi les nombreuses lettres que Salah Abdeslam reçoit en prison, beaucoup émanent d’admiratrices. C’est un courrier plus surprenant encore que le terroriste présumé a reçu au début du mois d’octobre 2017 à la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne).

Selon nos informations, le dernier membre encore en vie du commando des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis, a été destinataire d’une lettre envoyée par l’humoriste controversé Dieudonné. Dans ce document dactylographié d’une page, daté du 30 septembre, au ton courtois, le comique, plusieurs fois condamné pour des injures et provocations à la haine raciale, propose à Salah Abdeslam de le rencontrer. Pour expliquer sa démarche, Dieudonné confie au détenu qu’il travaille avec deux auteurs à l’écriture d’un livre intitulé : « Comment arrêter les attentats en France ? ».

L’humoriste dit vouloir «comprendre l’état d’esprit» d’Abdeslam

« Nous ne voulons pas parler des actes qui vous sont reprochés, écrit Dieudonné. Ce qui nous intéresse est de comprendre votre état d’esprit et les raisons qui vous ont poussé à agir. La violence est un mode d’expression qui surgit quand tous les autres ont échoué : l’attentat a pour but d’envoyer un message fort qu’on ne peut transmettre autrement. C’est en tout cas comme ça que nous le comprenons. En discutant avec vous, nous espérons mieux comprendre la profonde révolte qui vous habite et à laquelle la société reste sourde. »

Pour appuyer sa demande, Dieudonné rappelle à Salah Abdeslam : « J’ai moi-même été condamné pour apologie d’acte de terrorisme, au moment de ce qu’il est convenu d’appeler les attentats de Charlie Hebdo, pour ne pas m’être senti assez Charlie : on m’a reproché d’avoir écrit sur Internet : Ce soir, en ce qui me concerne, je me sens Charlie Coulibaly. » Pour ces faits, la cour d’appel de Paris lui a infligé, en juin 2016, une peine de deux mois d’emprisonnement avec sursis et une amende de 10 000 euros.

« L’humoriste présente le terroriste comme une victime de la société »

Ce courrier à Abdeslam a provoqué la stupeur des parties civiles. « Cette lettre nous pose un problème, reconnaît Me Gérard Chemla, avocat de plusieurs victimes. Il y a une inversion des valeurs. L’humoriste présente le terroriste comme une victime de la société en état de légitime défense. A partir de cette analyse, on peut tout légitimer. » Tout en informant ses clients de l’existence de cette lettre, l’avocat a écrit au juge d’instruction afin de connaître la suite qu’il souhaite donner à cette demande. Contacté, un des avocats du polémiste confirme l’existence de ce courrier. « Il ne s’agit pas du tout d’une provocation ni d’une quelconque sympathie pour le terrorisme, se défend Me Jacques Verdier. Il y a une volonté de comprendre le moteur qui a conduit à ces actes. C’est un travail de construction que M. Dieudonné effectue avec deux psychothérapeutes. »

Le juge a refusé la demande de la rencontre

En l’occurrence, Florian Dupont et Jean-Marc Nguyen Duc, deux écrivains coauteurs du livre « Dieudonné, médecin malgré lui », publié il y a quelques mois et qui faisait suite à l’interdiction du spectacle « le Mur » de l’humoriste en 2014 pour provocation à la haine et la discrimination raciale.

Par ailleurs, ce n’est pas la première fois que Dieudonné entre en contact avec un détenu accusé de terrorisme. « C’est notamment le cas avec Carlos », indique Me Verdier, qui précise que la demande de rencontre avec Salah Abdeslam a été refusée par le juge d’instruction.

Vincent Vérier
15 janvier 2018, 19h42

http://m.leparisien.fr/faits-divers/attentats-du-13-novembre-quand-dieudonne-ecrit-a-salah-abdeslam-15-01-2018-7502793.php

Étoiles jaunes et un brassard nazi en vente sur Leboncoin : une association de lutte contre l’antisémitisme va porter plainte

Étoiles jaunes et un brassard nazi en vente sur Leboncoin : une association de lutte contre l’antisémitisme va porter plainte

Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a annoncé qu’il allait porter plainte, lundi, après avoir découvert sur leboncoin.fr des étoiles jaunes “juif” et un brassard nazi mis en vente.

Capture d\'écran d\'une annonce concernant une \"Etoile juif pour enfants\" sur le site leboncoin.fr, le 14 janvier 2018.
Capture d’écran d’une annonce concernant une “Etoile juif pour enfants” sur le site leboncoin.fr, le 14 janvier 2018. (CAPTURE ECRAN / FRANCEINFO)
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franceinfoRadio France

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Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a annoncé, dimanche 14 janvier, qu’il allait porter plainte, lundi, après avoir découvert sur internet que des étoiles jaunes “juif” et un brassard nazi étaient mis en vente sur le site Leboncoin.fr, a appris franceinfo confirmant une information du Parisien. L’étoile jaune était une pièce de tissu imposée aux personnes de confession juive par les nazis au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Encore visible dimanche après-midi

Dimanche après-midi, des annonces de ce type étaient encore disponibles sur le site de vente en ligne leboncoin.fr. Le message du vendeur le localise à Argenteuil dans le Val d’Oise.

Dans l’annonce, il met en vente une étoile jaune au prix de 60 euros avec une légende précisant “étoile juif pour enfants”. Une autre annonce propose également d’acheter un brassard nazi pour 60 euros a pu constater franceinfo.

Plainte déposée par le président du BNVCA

Contacté par franceinfo, le président du BNVCA, Sammy Gholzan, affirme avoir été “averti par des internautes.” Ce dernier explique vouloir “signaler ça au ministre de l’Interieur et au préfet directeur de la DILCRAH (Délégation Interministérielle à la Lutte Contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Haine anti-LGBT) de manière à ce que l’on essaye d’obtenir la disparition de ces produits qui sont proposés à la vente“. “Nous allons aussi déposer plainte car il s’agit d’un délit prévu et réprimé par nos lois” a-t-il ajouté.

De son côté, René Levy, secrétaire général du BNVCA, a également réagi : “c’est aberrant“. Le responsable se dit surpris qu’une telle annonce ait pu être validée sur le site. Selon lui Leboncoin a une responsabilité, “ils doivent quand même connaître la loi“.

Leboncoin présente ses excuses

Le directeur général du site internet, Antoine Jouteau, a déclaré être “horrifié par la publication de ces annonces, contraires à nos règles de parution et contraires à la morale“, sur franceinfo, après avoir présenté ses excuses sur le réseau social Twitter.

Les annonces ont été supprimées “suite au signalement“, a précisé le responsable. Le directeur du site envisage par ailleurs “d’engager toutes les poursuites nécessaires à l’encontre du responsable de ces annonces.”

Selon Antoine Jouteau, ces cas sont “extrêmement rares” alors que 28 millions d’objets sont en ligne sur le site. Pour autant, “on va en tirer les conséquences et travailler avec nos équipes d’ingénierie pour améliorer nos filtres et nos contrôles” promet le directeur du BonCoin.

Le président du BNVCA Mr Sammy Ghozlan tient à faire part ci dessous des termes de l’échange productif qu’il a eu avec Mr Antoine Jouteau, Directeur général du site ” LE BON COIN” qui s’est engagé à poursuivre les auteurs et responsables de l’annonce indigne et illicite qui faisait l’apologie du 3eme Reich.en proposant aux internautes des articles interdits à la vente par la loi.

De : Antoine JOUTEAU <
Date : 14 janvier 2018 à 20:48
Objet : Echange BNVCA / Leboncoin
À : [email protected]

Bonsoir.

Merci de nos échanges ce soir.
Comme convenu, voici notre communication parue sur Twitter sur cet incident :
“Je suis personnellement et au nom de Leboncoin totalement indigné par le contenu de ces annonces qui ne respectent pas nos règles de parution. Elles sont malheureusement passées à travers nos contrôles systématiques qui s’appliquent aux 800 000 nouvelles annonces quotidiennes. Nous nous réservons le droit d’engager toutes les poursuites nécessaires vis-à-vis de l’auteur et responsable de l’annonce. Je présente mes excuses à tous ceux qui comme moi en ont été choqués.”
Nous sommes à votre disposition pour travailler sur les moyens préventifs et empêcher ce type de publication sur les plateformes.
Bien sincèrement.
 Antoine Jouteau 
Le Bon coin
 
Le BNVCA a décidé de maintenir la plainte qui visera les auteurs et responsables de cette annonce abjecte et détestable.
Le BNVCA continue de veiller et guetter, pour empêcher la prolifération de l’antisémitisme sous toutes ses formes, y compris les nostalgiques du 3 eme Reich.
Le BNVCA remercie les internautes pour leur attentive vigilance, et tous ceux qui nous alertent soit par téléphone au 0663883029, soit sur notre site BNVCA.ORG.

Le BNVCA demande l’interdiction du site LEBONCOIN qui met en vente des articles qui font l’apologie du 3eme Reich en infraction avec la LOI Le BNVCA dépose plainte.

Le BNVCA a été informé par de nombreux internautes scandalisés par la découverte sur le site LEBONCOIN d’objets proposés à la vente, en infraction avec la loi car il s’agit d’articles qui font l’apologie du 3 eme Reich sont de nature antisémite notoire.
Nous demandons au Ministre de l’Intérieur et au préfet de la DILCRAH de prendre toutes les mesures administratives et pénales pour faire interdire ce site.
Le BNVCA charge son Conseil Maitre Baccouche de déposer plainte contre les auteurs de cette diffusion illicite.

Le BNVCA dénonce et condamne la nouvelle menace antisémite découverte ce 14/1/18 dans la boite aux lettres de la communauté juive de La Varenne St Hilaire. 94

Le BNVCA dénonce et condamne la nouvelle menace antisémite découverte ce dimanche matin du 14/1/18, par les dirigeants de la Communauté Juive de La Varenne Saint Hilaire.
Le Président de cette synagogue nous a transmis le courrier anonyme découvert dans la boite aux lettres expédié le 10 janvier 2018 et adressé au Centre Communautaire La Varenne Sainte Hilaire 94170
 Sur l’une des deux lettres anonymes encadrées de croix gammées,ont lit .”SALE JUIFS DE BATARDS HITLER VAINCRA” et sur l’autre:
“APRES CRETEIL C EST VOUS BANDE BATARDS QUI ALLEZ BRULER DANS LE QUARTIER “
Le dirigeant de la communauté a déposé plainte. Nous demandons aux services de police de tout mettre en oeuvre pour identifier le ou les auteurs de ces courriers antisémites.
Nous demandons au Préfet de prendre des mesures de nature à faire surveiller et protéger les sites de la communauté juive de La Varenne menacée d’incendie. Le ou les auteurs de ces courriers malveillants, font un sinistre rapprochement avec l’épicerie (Destock) de Créteil qui a été détruite par le feu le 9 janvier 2018 (jour anniversaire de l’attentat contre l’Hypercacher), parce qu’elle vendait des produits Cashers.
Décidément nous devons admettre que  la haine anti juive ne faiblit pas malgré toutes les mesures prises par les pouvoirs publics.
Le BNVCA recommande à tout témoin, toute victime d’un acte antisémite de l’alerter en appelant sur la ligne rouge 0663883029  ou en cliquant sur le site BNVCA.ORG.
Le BNVCA a chargé son conseil Charles Baccouche de déposer plainte contre inconnu.
Garanti sans virus. www.avast.com

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Attentat antisémite de la rue Copernic en 1980 . Le BNVCA salue la décision du Parquet de Paris de faire appel du non lieu prononcé en faveur de Hassan Diab par les juges d’instruction chargés de l’affaire.

Le BNVCA accueille avec satisfaction la décision de Parquet de faire appel du non lieu  prononcé  en faveur de Hassan Diab fortement suspecté d’avoir participé à l’attentat devant la synagogue
de la rue Copernic de Paris qui avait fait 4 morts et une quarantaine de blessés.
Cet attentat antisémite à la bombe était dirigé contre la synagogue d’ lULIF a été perpétré le vendredi 3 octobre 1980, soir de shabbat, et jour de la fête juive de Simha Thora qui attire un grand nombre de fidèles.
Nous avons été avisés de la décision salutaire et honorable du Parquet dès le 12 janvier, quelques heures seulement après notre requête formulée au Parquet de Paris.
Nous attendons que le prévenu soit de nouveau replacé en détention et que l’enquête soit conduite jusqu’à son terme, qui aboutira à la culpabilité du suspect.

Le BNVCA condamne l’agression commise contre une fillette juive à Sarcelles , commise par un homme décrit d’origine africaine, âgé de 30 ans, qui lui a tailladé le visage, le 10/1/18

Le BNVCA horrifié, condamne l’odieux attentat commis ce mercredi 10/1/18 à Sarcelles (95) contre une fillette juive par un individu d’une trentaine d’années qui lui a tailladé le visage avant de prendre la fuite.
Contactée par nos soins, la maman nous a rassuré sur l’état de santé de sa fille. L’enfant se remet peu à peu de son traumatisme. La blessure n’est pas profonde grâce aux lunettes que l’enfant portait, et qui par chance, ont quelque peu entravé le geste de l’auteur.
 
Selon nos informations, alors qu’elle regagnait son domicile vers le Haut du Roi, en empruntant l’allée Kergomard, une voie isolée, peu fréquentée à ce moment de la journée, l’homme s’est approché d’elle  et lui a donné un coup avec un objet tranchant, lui entaillant la pommette. La victime décrit l’attaquant comme un homme d’environ 30 ans, d’origine africaine, portant une doudoune, et qui s’est enfui après avoir commis son forfait.
Pour le BNVCA l’acte a été prémédité et son caractère anti juif ne fait aucun doute possible.
La fillette élève d’une école juive du Raincy, était vêtue d’une jupe bleue et d’une chemise blanche qui constituent l’uniforme des écolières de cet établissement religieux.
Cette attaque inspirée du mode opératoire des terroristes palestiniens est de nature à nous inquiéter vivement, car elle risque de se reproduire et mettre en danger les enfants juifs identifiables, partout où ils se trouvent.
La victime a déposé plainte. Le BNVCA espère que la police  mettra tout en oeuvre pour identifier l’auteur et l’interpeller.
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Le BNVCA horrifié, condamne l’odieux attentat antisémite commis ce mercredi 17/1/18 à Sarcelles (95) contre une fillette juive par un individu d’une trentaine d’années qui lui a tailladé le visage.

Le BNVCA horrifié, condamne l’odieux attentat commis ce mercredi 17 /1/18 à Sarcelles (95) contre une fillette juive par un individu d’une trentaine d’années qui lui a tailladé le visage avant de prendre la fuite.
Selon nos informations l’homme s’est approché d’elle et lui a donné un coup avec un objet tranchant, lui entaillant la pommette.
Pour le BNVCA l’acte a été prémédté et son caractère anti juif ne fait aucun doute possible.
La fillette élève d’une école juive du Raincy, était vêtue d’une jupe bleue et d’une chemise blanche qui constituent l’uniforme des écolières de cet établissement religieux.
Cette attaque inspirée du mode opératoire des terroristes palestiniens est de nature à nous inquiéter vivement, car elle risque de se reproduire, et mettre en danger les enfants juifs identifiables, partout  où ils se trouvent.
Le BNVCA demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier l’auteur et l’interpeller, en utilisant si besoin est, les caméras de vidéo surveillance qui sont disposées dans ce secteur de la ville de Sarcelles..
Nous assurons la victime et sa famille de notre solidarité et notre soutien, et lui souhaitons un prompt rétablissement.
Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Baccouche de déposer plainte .contre inconnu.

Des chanteurs israéliens entonneront l’ode aux survivants de la Shoah à l’ONU

Des chanteurs israéliens entonneront l’ode aux survivants de la Shoah à l’ONU

Amir Benayoun, Miri Mesika et David D’Or chanteront en hébreu, en anglais et en arabe

Les chanteurs israéliens Amir Benayoun, Miri Mesika et David D’Or chanteront « The Last Survivor », une chanson composée en 2014 par Benayoun, durant une cérémonie au Nations unies, prévue pour le 27 janvier, à l’occasion de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste.

Benayoun a confié au site Ynet qu’il est de son devoir d’être la voix des survivants, étant donné qu’ils ne seront bientôt plus là pour raconter leur histoire. Il a déclaré que la chanson, qui sera chantée en hébreu, en arabe et en anglais, sera l’un des outils de la lutte contre le négationnisme.

Le parolier et stratège politique Moshe Klughaft a déclaré à Ynet qu’il pensait à un avenir dans lequel il n’y aurait « qu’un seul juif vivant qui a traversé la Shoah », a-t-il dit. « C’est lui que j’avais à l’esprit en écrivant la chanson. »

I am the last one left, From The Depths I call out to you / Je suis le dernier, des Profondeurs je vous appelle
My soul calls out for the hope, I stayed alive even though I died. / Mon âme crie l’espoir, je suis resté vivant même si je suis mort.
I am the last one left, I remained a human being even when I was just a number / Je suis le dernier, je suis resté humain même quand je n’étais qu’un numéro
A loaf is bread is something that you eat, but under the pillow it I would always keep. / Un miche de pain, ce que vous mangeriez, je le cachais en dessous d’un oreiller

Refrain :

And in the relay race I was left alone / Et dans la course de relais, je suis resté seul
The torch is relayed now from hand to hand / Le flambeau passe désormais de main en main
Take from me everything, I am like the burning bush / Sortez moi de là, je suis comme le buisson ardent
You will remain here to tell the story. / Vous resterez pour raconter l’histoire

I am the last one left, still attached to the Israelites in the desert / Je suis le dernier, toujours attaché aux Israélites dans le désert
I have no rest, I wander and roam / Je n’ai pas de repos, j’erre et je vagabonde
All that remains are the memories from the cattle cars. / Tout ce qui reste ne sont que les souvenirs des wagons à bestiaux.
I am the last one left, returning now to the provinces of the past / Je suis le dernier, je retourne vers les provinces du passé
This grass is green from dread / L’herbe est verte d’effroi
I call out to you, Mother Nature / Je fais appel à toi, Mère Nature

Refrain :

And in the relay race I was left alone / Et dans la course de relais, je suis resté seul
The torch is relayed now from hand to hand / Le flambeau passe désormais de main en main
Take from me everything, I am like the burning bush / Sortez-moi de là, je suis comme le buisson ardent
You will remain here to tell the story. / Vous resterez pour raconter l’histoire.
Écrit comme une ode aux survivants, la chanson s’accompagne d’une vidéo, créée par les membres d’Amcha, une organisation israélienne qui offre un soutien psychologique et une assistance aux survivants de la Shoah et à leurs familles.

Plusieurs survivants ont été filmés dans la vidéo, qui comprend des photos de l’enfance des survivants.

La leçon de souveraineté de Churchill

 

La leçon de souveraineté de Churchill

L’essayiste a vu « Les Heures sombres », le biopic de Joe Wright. Une démonstration magistrale de la puissance du politique qui doit nous éclairer aujourd’hui.

TETREAU, EDOUARD
Clairefond

Il est gros et gras. Il a 65 ans mais en paraît 85. Fumeur compulsif, alcoolique notoire, financièrement ruiné, sujet à des bouffées dépressives incontrôlables – les morsures de ce qu’il appelle son « black dog » -, l’homme est une épave. Sa carrière politique, déjà longue d’une quarantaine d’années, est derrière lui. Elle alterne coups d’éclat fugaces et échecs pathétiques. Et pourtant, ce has been devint en ce mois de mai 1940 l’un des principaux héros du XXe siècle. Winston Churchill fit de la Grande-Bretagne le seul pays d’Europe à tenir tête à l’Allemagne nazie et à permettre la libération de l’Europe de l’Ouest.

Il faut voir Les Heures sombres de Joe Wright, film exceptionnel sorti le 3 janvier. Le film montre la vérité d’un homme fatigué, doutant de lui-même et de sa position jusqu’au-boutiste (pas de négociation avec les nazis). Tous se méfient de lui : le roi, son parti, l’armée, qui se souvient de ses initiatives désastreuses en 1914 aux Dardanelles. Mais il a une arme secrète contre lesquelles ni Hitler ni les appeasers, Neville Chamberlain et lord Halifax, ne peuvent quoi que ce soit. Cette rage absolue qui réveille le lion Churchill à l’idée même que la Grande-Bretagne ne soit plus maîtresse de son destin. Souveraineté. Si le mot n’est pas prononcé dans le film, il en constitue le fil rouge. La souveraineté, cette « autorité suprême » sur soi-même, qui est l’autre mot de la liberté, Churchill va s’en donner les moyens d’abord en rapatriant son armée de Dunkerque. « Sans la victoire, il n’y a pas de survie possible », disait Churchill. Comment vaincre, comment demeurer une démocratie, vivre en paix, sans la force armée pour nous défendre ?

L’autre souveraineté, c’est celle du peuple. Quand tout son cabinet de guerre, le fidèle Anthony Eden inclus, le pousse à négocier la paix avec l’Allemagne, que fait Churchill ? Il s’échappe. Il abandonne l’élite, les politiciens et les lords, et part au contact du peuple, dans une scène improbable dans le métro de Londres. Sans fard, il se présente, avec ses doutes et ses questions. « On me suggère de négocier la paix. Qu’en dites-vous ? » Fureur des Britanniques. Plutôt mourir. Fort de ce mandat informel mais authentique, il impose à son cabinet, et fait voter au Parlement, la poursuite de la guerre par tous les moyens.

Nous ne sommes pas le peuple britannique, et nous ne sommes pas en 1940. Le leadership politique français correspond à ce dont la transformation du pays a besoin aujourd’hui : un leadership jeune, optimiste, énergique, qui ne doute pas. Nous pensons collectivement qu’il sera toujours temps, lorsque viendront les heures plus sombres de la guerre d’ajuster le leadership. Oui, mais non. Les « heures sombres » que doit affronter Churchill en 1940 le sont parce que, à l’instar du lieutenant-colonel de Gaulle publiant Vers l’armée de métier en 1934, personne ne voulait l’écouter en temps de paix. Le réarmement face à la menace montante, les moyens les plus modernes de préserver la souveraineté (hier les chars, aujourd’hui le numérique, la robotique, l’intelligence artificielle) n’intéressaient ni l’opinion publique ni les décideurs.

Sommes-nous si éloignés que cela de cette situation-là ? En dehors de nos administrations régaliennes, une partie de notre appareil d’État, mais aussi de nos élites économiques et intellectuelles, néglige voire méprise ces sujets. Avec le porte-avions Charles-de-Gaulle en arrêt technique pendant dix-huit mois, nous ne pouvons plus projeter la force partout dans le monde ? « De toute façon, nous n’avons plus les moyens de nous payer ces jouets (sic). » Nous n’avons pas une once de souveraineté numérique, laissons les plateformes américaines aujourd’hui, chinoises demain, piller nos données personnelles comme les plus stratégiques, capter une part croissance de notre PIB, s’affranchir de l’impôt ? « Est-ce que tout cela n’est pas un peu exagéré ? »

Ce mal, que décrivait avec prescience Julien Benda dans La Trahison des clercs (1927), ou, le désastre accompli, Marc Bloch dans son Étrange Défaite (1940), est ancien. Il a un nom : l’abandon, par les élites économiques et politiques, du sentiment et du désir d’appartenance commune. Ne plus vouloir se battre pour maîtriser son destin, non seulement individuel – la liberté n’est pas qu’un caprice personnel – mais collectif.

Si l’exécutif actuel partage cette urgence et commence à proposer des solutions (service militaire obligatoire réactivé pour les grands corps ; inflexion dans les investissements pour nos armées ; réintroduction d’un récit national enfin positif dans les écoles), l’appareil d’État, mais aussi la société civile dans son ensemble, n’a pas encore fait sienne la priorité de notre époque : retrouver les moyens d’une souveraineté dans les domaines les plus stratégiques (économique et militaire, donc numérique). Et, en gardant l’espoir d’un projet européen que partageraient d’autres pays notamment l’Allemagne, se réapproprier notre bien commun le plus durable : la nation française. Les vieilles nations ne meurent jamais. Sauf lorsqu’elles s’oublient.

ÉDOUARD TÉTREAU

Donald Trump octroie un ultime sursis à l’accord nucléaire avec l’Iran

Donald Trump octroie un ultime sursis à l’accord nucléaire avec l’Iran

Le président américain a assorti son ultimatum de nouvelles sanctions ciblées contre quatorze individus et entités.

PHILIPPE GÉLIE

DIPLOMATIE De mauvaise grâce, et en y ajoutant de nouvelles conditions, Donald Trump a suivi, vendredi, la recommandation de ses conseillers, des élus du Congrès et des dirigeants européens de ne pas saborder l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015. Dans un communiqué, le chef de la Maison-Blanche déclare résister à sa « forte inclination » de dénoncer l’accord et consent, comme il y a trois mois, à maintenir la suspension des sanctions visant les banques et le pétrole iranien décidée par Barack Obama. Mais un conseiller du président souligne que « c’est la dernière fois ». Trump est prêt « à travailler avec nos partenaires européens pour prolonger l’accord » sur les questions en suspens, le programme balistique et la déstabilisation régionale reprochés au régime. Mais il n’entend pas négocier avec les Iraniens, « seulement avec les Européens pour réimposer des sanctions unilatérales » si l’Iran ne se plie pas aux exigences de la communauté internationale, explique le conseiller.

Trump a assorti son ultimatum de nouvelles sanctions ciblées contre quatorze individus et entités tenus pour responsables de violations des droits de l’homme et de la prolifération d’armes iraniennes. Figure notamment sur la liste le chef du système judiciaire, Sadeq Amoli Larijani, frère du président du Parlement Ali Larijani, « la preuve que nous visons le régime à la tête », dit un responsable du Trésor américain. Ces nouvelles mesures punitives, techniquement indépendantes de l’accord nucléaire, sont notamment justifiées par la répression contre les récentes manifestations – dans lesquelles 21 personnes auraient été tuées et quelque 4000 arrêtées – et par le soutien au Hezbollah libanais, actif en Syrie au côté de la Russie, de l’Iran et du président Bachar el-Assad.

Des sanctions plus lourdes auraient fait le jeu des « durs » du régime, ont plaidé les conseillers de Trump, et donné l’impression que Washington tournait le dos aux protestataires. Les mesures ciblées devraient suffire à « tester » la sincérité de l’engagement iranien à respecter l’accord de dénucléarisation. La Maison-Blanche se retient de « dé-certifier » que l’Iran ne respecte pas ses obligations nucléaires, ce qui contredirait les rapports de l’Agence internationale à l’énergie atomique (AIEA), chargée de mener les inspections. Le président se contente de « dé-certifier » que l’accord soit dans « l’intérêt de la sécurité nationale » américaine. Une loi, adoptée à l’époque par le Congrès républicain pour contraindre Obama, fait obligation au président de confirmer tous les trois mois la validité de l’accord. Trump ne supporte pas d’avoir déjà dû déclarer trois fois que le « deal » passé par son prédécesseur fonctionnait.

Les défenseurs du « plus mauvais accord jamais négocié », selon sa formule, ont donc trois mois au maximum, jusqu’à la prochaine « certification », pour remédier à aux lacunes pointées par les Etats-Unis, ou bien ceux-ci le dénonceront. Dans l’intervalle, le Congrès est invité à proposer de nouveaux mécanismes dispensant le président de certifier l’accord et instaurant à la place une réactivation « automatique » des sanctions si Téhéran ne remplit pas certaines conditions. Donald Trump énumère quatre exigences devant figurer dans la loi : l’exigence que l’Iran autorise sans délai toute inspection demandée par l’AIEA ; la garantie que l’Iran ne soit « jamais près » de posséder l’arme atomique ; l’absence de date d’expiration pour ces obligations ; la stipulation explicite que « les missiles balistiques et l’arme nucléaire sont inséparables ». « C’est la dernière chance, prévient Trump. Si à tout moment je juge qu’un arrangement n’est pas à notre portée, je me retirerai de l’accord immédiatement. »

Les Européens sont mis sous pression pour emboiter le pas de Washington et « prendre les mesures les plus fermes pour contrer les activités néfastes de l’Iran ». Leur affichage, jeudi, avec le chef de la diplomatie iranienne a été mal perçu à Washington. L’appel téléphonique passé à Donald Trump par Emmanuel Macron jeudi, réaffirmant « la détermination de la France de voir l’accord strictement appliqué » par toutes les parties aurait été interprété comme un « défi ». « C’est comme agiter un chiffon rouge devant un taureau furieux », commente au New York Times Mark Dubowitz, directeur de la Fondation pour la défense des démocraties.

Le département de la Justice a annoncé, jeudi, la création d’une « Task force » chargée de traquer les activités de blanchiment d’argent et de narcotrafic par lesquelles le Hezbollah s’enrichit, en collusion notamment avec les cartels mexicains. Une enquête internationale similaire, menée par la Drug Enforcement Agency (DEA), avait été neutralisée en 2014 par l’administration Obama pour ne pas compromettre les chances d’aboutir dans la négociation nucléaire, finalement scellée en juillet 2015. Le Hezbollah figure sur la liste américaine des organisations terroristes.

Une adolescente de 15 ans a été victime d’un homme d’une trentaine d’années, qui l’a assailli « sans lui adresser a moindre parole ». La famille a déposé plainte.

Une adolescente de 15 ans a été victime d’un homme d’une trentaine d’années, qui l’a assailli « sans lui adresser a moindre parole ». La famille a déposé plainte.

Une jeune fille de 15 ans a été violemment agressée ce mercredi à Sarcelles. Il est environ 12h30 quand l’adolescente est prise à partie, allée Kergomard. « Un homme d’une trentaine d’années s’est avancé vers elle et lui a entaillé la pommette droite », décrit la mère de la victime. Une information confirmée par une source proche du dossier. « L’individu qui arrivait en face de la jeune femme, lui a donné un coup avec un objet tranchant, sans lui adresser a moindre parole », détaille cette même source.

La lycéenne s’est retournée pour voir son agresseur, mais ce dernier est parti en courant. « Elle n’a pas pu donner de signalement », indique une source policière. « Ma fi

« Ça ressemble à une agression gratuite »

Dans la soirée, la famille est allée déposer plainte au commissariat de Sarcelles. « Ça ressemble à une agression gratuite, réagit une source policière. Elle n’avait aucun signe extérieur laissant supposer qu’elle est de confession juive. » La mère de la victime n’est pas aussi affirmative. « Ma fille rentrait du lycée privé Merkaz-Hatorah, au Raincy (Seine-Saint-Denis). Elle était en uniforme, vêtue d’une chemise et d’une jupe bleue. On n’a pas la preuve que ce soit une agression antisémite, mais on se pose la question. »

L’adolescente a repris le chemin de l’école ce jeudi. Elle a rendez-vous ce vendredi matin avec un médecin de l’unité médico-judiciaire.

le est revenue à la maison troublée, choquée », réagit la mère.

 

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CHATEAUBRIAND “1811 à 2018” LES SIECLES PASSENT LE PEUPLE ELU DEMEURE

CHATEAUBRIAND 2018

LES SIECLES PASSENT LE PEUPLE ELU DEMEURE

Pour bien commencer l’annèe, un bon texte, de Chateaubriand, connu mais qu’il est bon de se remémorer.

 

” Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité. Épris, il baisse la tête sans se plaindre; il souffre toutes les avanies sans demander justice; il se laisse accabler de coups sans soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre. Si quelque membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l’enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l’ombre du temple de Salomon.

Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystèrieux à des enfants qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu’ils faisaient il y a 5000 ans, Ce peuple le fait encore. Il a assisté dix- sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager; rien ne peut l’empêcher de tourner ses regards vers Sion.

Quand on voit les juifs dispersés sur la terre, selon la parole de Dieu, on est surpris sans doute; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays; il faut les voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer

Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre: et un petit peuple, dont l’origine précéda celle de ces grands peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici.

“Voyage en Orient, Itinéraire de Paris à Jérusalem et de Jérusalem à Paris”

Chateaubriand 1811

Hommage à Yoav Hattab, un Juif particulièrement universel

Hommage à Yoav Hattab,
un Juif particulièrement universel

  • BY YOHANN TAIEB
  • LE 10/01/2018

 

Mon ami Yoav Hattab, 21 ans, était un garçon juste. Il a été frappé par une injustice cruelle et arbitraire. Courageux, il a été abattu par un lâche. Animé par un puissant élan de vie, il a subi les assauts d’un homme gouverné par des pulsions de mort. Pieux et sincère dans sa religiosité, il est tombé sous les balles d’un homme qui était une abjecte caricature de la dévotion religieuse. Comme si une bataille des contraires avait eu lieu et qu’elle s’était soldée par la défaite de tout ce que je considère comme étant le bien. Il n’y a aucune leçon à tirer. L’assassinat de Yoav reste incompréhensible, inexplicable, impensable. Il en va de même pour les trois autres hommes assassinés le même jour dans cette épicerie, tous visés parce qu’ils étaient supposés être juifs.

Ma peine n’est rien à côté de celle que ressentent les parents de Yoav, ses frères et ses sœurs. Je leur envoie donc tout mon amour et tout mon soutien. Avishay, tu es mon frère et je suis à tes côtés. Betsalel, je t’ai promis des cours de guitare et on commence dès que tu rentres à Tunis. Votre famille est digne et pieuse. Elle est habitée par une confiance (Emouna) infaillible, qui m’inspire, et dans laquelle je sais que vous puiserez le courage de vivre malgré ce manque infini. Je souhaite aussi à Monsieur Batou Hattab de ne jamais se départir de la force responsable qu’il emploie pour animer la communauté juive de Tunis en tant que rabbin et en tant que directeur de l’école. Cette école, d’ailleurs, à la fois juive et française, rappelle le lien solide qui unit depuis un siècle les Juifs du bassin méditerranéen à la France, à sa langue et à ses valeurs. Yoav, citoyen tunisien qui ne possédait pas la nationalité française et qui avait rencontré les mêmes difficultés que les autres Maghrébins à obtenir un visa, n’est pas mort en France par hasard. Car la France représente un idéal. Un idéal qui s’écorne, certes, un idéal parfois honni, mais un idéal quand même.

Mon ami Yoav Hattab chantait remarquablement bien. C’est la première chose qui m’a marqué chez lui. Sa voix était légèrement cassée. Dans un autre monde, il aurait pu devenir une star d’Arab Idol, lui qui adorait la musique arabe. Je me rappelle d’un retour de soirée, où, relativement ivres, nous nous sommes mis à chanter tous les deux « Akdeb alik », façon Farid al-Atrach. J’étais tellement surpris qu’il connaisse les paroles par cœur.

Dans ce monde-ci, il serait devenu chantre de synagogue (hazan), maniant à merveille les techniques de cantillation de la Tora selon les traditions tunisiennes. Lorsqu’il conduisait une prière, d’ailleurs, il n’était pas rare qu’il emprunte des airs de chansons tunisiennes arabes profanes, en en ralentissant le tempo, rappelant indissociabilité de l’éthos juif tunisien et de sa culture environnante

Pour moi, Juif français d’origine tunisienne et amoureux de la langue arabe, moi qui évolue au sein du monde juif et du monde arabe, Yoav c’était du miel. Sa langue maternelle était un dialecte arabe à la fois proche et lointain de celui de ses compatriotes musulmans. Il m’en a enseigné quelques rudiments et m’a fait comprendre sans le vouloir, que ce judéo-arabe était avant tout une langue de l’affect, une langue pour la famille et pour l’humour. Une langue intime. Cette langue constitue aujourd’hui pour moi un objet de recherches universitaires en linguistique. La carrière que j’espère mener me rappellera toujours à lui.

Yoav avait 21 ans. Mais il faisait en sorte d’en paraître un peu plus, lui qui était toujours élégamment vêtu, tel un mannequin séfarade. En revanche, sa tendresse, sa candeur même, étaient celles d’un enfant. Nos discussions tournaient souvent autour de ce qui préoccupe généralement les hommes célibataires et je jouais avec lui, malgré moi, le rôle d’un conseiller aîné. Il n’hésitait pas à se confier comme un petit frère. Je pense qu’il se serait marié tôt et qu’il aurait été un père dévoué et attentif.

Nombreux sont ceux de mes amis qui m’ont fait part de leur peine alors qu’ils ne l’avaient rencontré qu’une seule fois. C’est que Yoav transmettait sa joie de vivre et sa gaieté immédiatement. Tout le monde l’aimait, tout simplement. C’est cette image que je garderai de lui. Cette image ainsi que le souvenir de son dernier geste, celui d’un homme brave et courageux qui a risqué sa vie pour tenter d’en sauver d’autres. Un vrai bonhomme !

Pour moi, « Je suis Yoav » n’est pas qu’un slogan choisi parmi une constellation de causes-étiquettes ponctuelles. Si « Je suis Yoav », c’est d’abord parce que j’aurais très bien pu me trouver dans cette épicerie moi aussi. Moi, ainsi que toutes les personnes à qui il arrive de fréquenter des commerces casher. Car ce sont bien des Juifs qui ont été visés, uniquement parce qu’ils étaient juifs.

Ce sont curieusement les mêmes qui s’en prennent à des Juifs, à des policiers et à des caricaturistes. Quel rapport y a-t-il entre toutes ces catégories ? Que symbolisent-elles ? Qu’ont-elles donc en commun pour être visées de concert ? Ce que visent les assassins de Paris ou de Toulouse, il me semble, c’est un universel qui laisserait à chacun la place d’être soi-même et d’être différent.

S’en prendre à la police, c’est attenter à l’autorité publique et à l’ordre républicain, deux notions dont les prétentions d’application sont universelles, deux notions qui ne visent qu’à doter la société d’un cadre dans lequel les individus évoluent librement selon leur conscience.

S’en prendre à des caricaturistes, c’est refuser que la liberté d’expression, par essence universalisable, puisse aller jusqu’au blasphème. C’est, par une obsession d’uniformisation, vouloir imposer une vision du monde particulière à toute la société.

S’en prendre aux Juifs, c’est s’en prendre à une collectivité dont toute la culture tend vers un but : la conciliation de l’universel et du particulier.Car les valeurs juives prétendent à l’universalité. Or, impossible gageure, c’est toujours en nous distinguant qu’il nous est demandé de les incarner. Douloureuse contradiction pour beaucoup d’entre nous. Insupportable provocation pour les assassins et pour les partisans du « tous pareils ».

Tout en étant juif très pratiquant, Yoav était tunisien et patriote. Mais tout en étant tunisien, il évoluait avec une grande aisance en France, où il était également un peu chez lui. Il parlait d’ailleurs le français sans accent – même si j’estime que quelques relents blédards étaient à l’origine de certaines imprécisions linguistiques. Et tout en étant (quasiment) français et entièrement tunisien, il pouvait parler l’hébreu avec une grande fluidité, en adoptant même l’accent des Israéliens. Yoav était multiple, polyglotte. Partout chez lui et juif partout. Il était particulier et il était universel. C’est cet idéal-là – rester soi-même sans se fermer aux autres – que les tueurs ont voulu faire disparaître, en vain. Cet idéal est également celui qui me semble être au fondement de la république française.

Le judaïsme, disait Elie Benamozegh, c’est l’universel comme but et le particularisme comme moyen. C’est cela que Yoav incarnait.

Repose en paix ya sahbi.

ברוך דין האמת, le juge de vérité est source de bénédiction.

Yohann Taïeb

ATTENTAT ANTIJUIF DEVANT LA SYNAGOGUE DE LA RUE COPERNIC. Le BNVCA demande au Parquet de faire appel de la décision des juges d’instruction d’ordonner un non lieu en faveur de Hassan Diab.

Le BNVCA est consterné par la décision des Juges d’Instruction d’ordonner un non lieu en faveur de Hassan Diab, fortement suspecté d’avoir participé à l’attentat devant la synagogue de la rue Copernic à Paris qui avait fait 4 morts et une quarantaine de blessés.
Dans leur ordonnance rendue contre l’avis du parquet qui avait requis le renvoi aux assises du prévenu, les juges ont estimé que les charges “ne sont pas suffisamment probantes“. Selon eux les investigations auraient mis en lumière “un certain nombre d’éléments qui permettent de  penser que, “Diab se trouvait vraisemblablement au Liban pendant cette période”.
Les termes mêmes utilisés par les Juges en question “pas suffisamment probantes, ou vraisemblablement” confirment que rien ne prouve que Diab ne soit pas coupable.
Cet attentat terroriste a été perpétré le vendredi 3 octobre 1980, soir du Shabbat et jour de la fête juive de Simhat Thora amenant un grand nombre de fidèles dans ce temple.
Nous recevons avec une grande amertume cette décision qui annule 38 ans de recherches, 38 ans d’enquêtes, de réquisitions internationales  et tous nos espoirs d’identifier et sanctionner les
auteurs du premier attentat antisémite commis en France.
Le BNVCA demande au Parquet de faire appel de cette décision et faire replacer Hassan Diab en détention.

Sammy Ghozlan : «Feujs et Keufs ont les mêmes ennemis»

(DR)

Tribune par Sammy Ghozlan, Président du BNVCA

« Au début de l’année 2001, lorsque commence à se manifester une haine antisémite dont l’origine n’est pas encore identifiée, je suis alors commissaire de police et j’alerte un collègue, affecté au cabinet du ministre de l’Intérieur, pour l’informer que de nombreux graffitis  « A MORT LES JUIFS » sont découverts sur les murs de la capitale et en banlieue.

Ce haut fonctionnaire, chargé de la sécurité m’écoute attentivement et me répond : « Il y a aussi des inscriptions contre les policiers ‘A MORT LES KEUFS’ ». Ce qui nous éclaire sur le sort (identique) réservé aux Juifs et aux policiers.

Les piliers fondateurs de la nation sont fragilisés. Déjà les professeurs ne sont plus respectés. Leur enseignement est contesté. Certains sont insultés, voire agressés dans leur classe ou en dehors des établissements scolaires.

Simultanément, des synagogues, des écoles juives, des centres communautaires, sont l’objet de jets de bouteilles incendiaires.

Désormais les écoles publiques sont désertées par les enfants de la communauté juive, au profit des écoles privées juives ou même catholiques, et souvent en accord avec les inspecteurs d’académie ou les recteurs, conscients du phénomène. Un professeur d’histoire a échappé de justesse à un cocktail «molotov» dans sa propre classe. Un autre a été empêché d’organiser les voyages éducatifs à Auschwitz comme il le faisait pourtant depuis longtemps.

Voilà maintenant 19 ans que le nouvel antisémitisme sévit et persiste malgré les mesures prises par les autorités. L’erreur est d’avoir voulu l’ignorer dès son apparition et notre dénonciation, et le fait d’avoir tenté de le minimiser, ne l’a pas empêché de se développer. Il en fut de même lorsqu’on a tenté de masquer à l’opinion que tous les soirs des voitures sont incendiées dans certains quartiers. Ces zones sont devenues des territoires perdus pour la République, et jamais repris par les forces de l’ordre.

« Les piliers de la nation sont fragilisés »

Déjà en 1991, alors que je venais d’être affecté au commissariat de police de Gennevilliers, j’ordonnais à une équipe de se rendre dans la cité du Luth pour assister un administré en difficulté. Mais, pour les empêcher d’exécuter leur mission, des inconnus, depuis la fenêtre d’un appartement de l’une des tours, ont jeté une machine à laver qui a atterri sur le toit de véhicule de police.Je pourrais raconter plusieurs autres anecdotes de ce type, la liste est longue. Nous retiendrons cependant ce qui s’est passé en 2016 devant la synagogue du 20e, lorsque des jeunes arrivent en moto, menacent avec une arme les policiers chargés de protéger le lieu de culte, puis s’enfuient fiers d’avoir « ridiculisés » les gardiens de la paix.

Les juifs sont insultés, dans la rue, via les réseaux sociaux ou les sites Internet. Des chanteurs utilisent le vecteur du Rap pour distiller leur venin antijuif, tout comme ils appellent à attaquer les forces de l’ordre et à se révolter contre les institutions de cette France qu’ils détestent.

C’est par exemple avec « Sacrifions les Poulets » (les policiers), que le groupe Ministère Amer s’est rendu populaire.

Quant à Booba, il chante sans vergogne : « J’aime voir des CRS morts. J’aime les pin-pon, suivis d’explosions et des pompiers. Un jour j’te souris, Un jour j’te crève… » Et incite à la violence : « Bang Bang dans vos têtes, on vous rafale, on a la rage comme Merah ».

Le rappeur Médine est hautement représentatif de la déchéance d’une partie de ceux qui résident sur le territoire français : « Un seul moteur : la haine. Un seul D.ieu : Allah, celui des djihadistes qui se drapent dans des oriflammes noirs en Irak et en Syrie ».

« Des chanteurs utilisent le vecteur du Rap pour distiller leur venin antijuif »

Et c’est bien au nom du Djihad que les terroristes agissent.

Rappelons-nous de Clarissa Jean-Philippe, cette jeune policière tuée par Coulibaly, pour l’avoir empêché de tuer des élèves de l’école juive de Montrouge. Le lendemain, il se vengera contre des juifs présents dans le magasin Hyper Cacher.

Les gendarmes, les CRS ne sont plus respectés, ni craints. Les délinquants ou terroristes n’ont qu’un but : les éliminer. C’est ainsi que le gardien de la paix, Ahmed Merabet, a été lâchement abattu à bout portant, par les islamo-terroristes qui ont attaqué Charlie en Janvier 2015, tuant un agent de maintenance et 10 personnes qui collaboraient au journal et représentaient la liberté d’expression.

A Clichy-sous-Bois, l’action des policiers est remise en cause, dans l’affaire « Théo » ou dans celle des deux délinquants retrouvés morts dans un transformateur électrique. Même scénario à Viry-Châtillon et à Marseille, ou encore ces derniers jours à Argenteuil. Et tout récemment, en marge d’une soirée non autorisée, des policiers sont pris à partie par des assaillants à Champigny dans la nuit du 31 décembre 2017. La vidéo montre au milieu de la foule quelqu’un qui crie « tabassez les! Ils sont deux, prenez leurs armes !… » C’est là que tout le monde s’est jeté sur eux…

La liste est bien trop longue pour tout énumérer ici. Les habitants des quartiers dits sensibles, souvent cautionnés par les idéologues de l’extrême gauche, ont décidé de terroriser le pays, de lui cracher dessus. Les policiers, les soldats et les juifs sont leurs premières cibles, leurs premières victimes. Ainsi, abusant de la liberté d’expression, les usagers malveillants usent de la toile ou de youtube, qui devient le vecteur de la haine, de l’appel à la désobéissance, à la révolte, à l’apologie du terrorisme et au meurtre des juifs comme des policiers ou des soldats. L’islamo-terroriste Merah en est le fruit, le stéréotype. Il assassine des soldats et des enfants juifs à Toulouse et Montauban.

A ce jour, la répression est encore trop faible. Des mesures préventives seraient plus indiquées, comme la fermeture des sites, la poursuite en justice des auteurs, des compositeurs de rap, et des maisons de disques. Le président de la République vient de décider de promulguer une loi contre les fake news (voir page 21). Les dispositions de ce texte devraient aussi s’appliquer à tous les sites antisémites, islamistes, anti-républicains car ce sont les mêmes qui prônent la violence et la haine contre les juifs et les policiers. Dieudonné, Soral, Hervé Ryssen, Amed Rami, Iqouissen, Forzane Alizza, Kemi Seba, Faurisson, Joe le Corbeau, etc…. Les sites antisémites sont pléthore. Selon le Congrès Juif Mondial un post antisémite est envoyé toutes les 80 secondes sur les réseaux sociaux.

Notre code pénal sera-t-il suffisant pour éteindre cet incendie xénophobe anti-feuj et anti-keuf ? »

Actualité Juive : http://www.actuj.com/2018-01/france-politique/6168-samy-ghozlan-feujs-et-keufs-ont-les-memes-ennemis#

AFRIQUE DU SUD : le roi de la nation zouloue se dresse contre la haine d’Israël du parti ANC de Mandela

Publié le 11 Jan 2018

AFRIQUE DU SUD : le roi de la nation zouloue se dresse contre la haine d’Israël du parti ANC de Mandela

Le roi de la nation zouloue d’Afrique du Sud a exhorté le Congrès national africain (ANC) au pouvoir, hostile à Israël, à maintenir des liens étroits avec l’Etat juif, rapporte la Fédération sioniste d’Afrique du Sud.

Le roi Goodwill Zwelithinii – le monarque constitutionnellement reconnu des 12 millions de Zoulous qui constituent le plus grand groupe ethnique d’Afrique du Sud – a dit à une délégation de la haute direction de l’ANC qu’il avait développé une relation étroite avec Israël et la communauté juive sud-africaine en raison de leur aide apportée dans les luttes contre le SIDA (campagnes de circoncision) et la sécheresse.

“Il y a deux cliniques construites par des organisations juives (la Fédération sioniste d’Afrique du Sud et les Amis sud-africains d’Israël) dans ce Royaume. Ils sont venus ici parce que je leur ai demandé de venir”, leur a rappelé le roi de la nation zouloue.

“Monsieur le Président, il y a des choses dont je n’aime pas trop parler, qui sont d’interférer dans des choses dont nous ne savons rien, je plaide que nous ne devrions pas nous engager dans des guerres dont nous ne savons rien, parce que nous trouverons que les personnes avec lesquelles nous nous impliquons, dans leurs guerres, sont les mêmes qui travaillent de manière à nous aider dans nos problèmes de sécheresse, auxquels nous sommes toujours confrontés et qui ne sont pas terminés parce que nos barrages ne sont toujours pas pleins. Changez cela et faites de nos barrages notre source de vie”, a-t-il ajouté.

Fin décembre, l’ANC  a adopté une résolution appelant le gouvernement à rétrograder le niveau de sa représentation diplomatique en Israël, en remplaçant l’ambassade par un simple bureau d’intérêt.

L’ANC a expliqué que cet appel est une “expression de solidarité envers le peuple palestinien opprimé”, et fait allusion à la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

L’ANC a décidé de boycotter Israël en 2012, mais l’initiative n’a jamais été mise en œuvre par le gouvernement sud-africain.

Faouzi Ahmed

ILE-DE-FRANCE : DE NOMBREUSES FAMILLES JUIVES QUITTENT LA SEINE-SAINT-DENIS

Trois ans après l’attentat commis dans l’Hyper cacher, des familles fuient les menaces et s’installent dans des quartiers réputés plus “tranquilles”.

Publié le 10 janvier 2018 sur le site de Europe1

Le Premier ministre Édouard Philippe rendait mardi soir hommage aux victimes de l’Hyper cacher. Après l’attentat de janvier 2015, qui avait fait quatre morts et neuf blessés, 7.000 juifs avaient quitté la France* pour faire leur “alya” vers Israël, c’est-à-dire partir vivre là-bas. Trois ans plus tard, le sentiment d’insécurité persiste et progresse même au sein de la communauté juive de France, traumatisée par une série d’agressions médiatisées. Un phénomène de mobilité, à l’intérieur même de l’Île-de-France, a été observé. Des familles juives déménagent ainsi pour trouver un quartier “plus tranquille”. Une sorte d'”alya intérieure” à laquelle s’est intéressée notre reporter.

Une lettre avec une balle. À la suite de chaque acte antisémite, des familles comme celle de Daniel et ses enfants déménagent. Eux ont passé 17 ans dans un pavillon de Seine-Saint-Denis, à Noisy-le-Grand, jusqu’à l’été dernier. À son retour de vacances, la famille trouve une lettre contenant une balle de kalachnikov. S’ensuivent d’autres courriers de menaces et des tags antisémites sur les murs de la maison : “La prochaine balle sera pour vous ! À mort les juifs !”. Trois mois plus tard, Daniel était parti : “Comme on ne sait pas d’où ça peut venir, on est tout le temps aux aguets, en train de surveiller la maison, à se lever en pleine nuit dès qu’il y a du bruit dehors pour voir ce qui se passe. On est sur le qui-vive constamment. On sort de la maison pour voir s’il n’y a pas quelqu’un qui vous guette dehors et c’est stressant. Nous, on ne se sentait pas protégés. On a préféré déménager.”

“Mouvement de fond”. Cette famille n’est pas un cas isolé : en l’absence de statistiques officielles, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA), une association communautaire, estime qu’en dix ans, 60.000 Juifs d’Île-de-France ont déménagé. Jérôme Fourquet, de l’Ifop, auteur d’un livre-enquête sur l’antisémitisme en France, y voit un “mouvement de fond”. “On constate des mouvements qui sont anormalement élevés et qui sont provoqués par cette montée de l’insécurité”, précise-t-il. “Cette population qui représente moins d’1% de la population totale focalise à elle seule la moitié des actes racistes en France. Un certain nombre de ses familles en a tiré la conséquence que pour elles et leurs enfants, il était urgent de déménager et d’aller dans des endroits plus cléments, sans craindre d’être importunés ou menacés.”

Vers l’ouest parisien. Concrètement, les familles quittent principalement la Seine-Saint-Denis. À la Courneuve par exemple, on est passé de 300 familles juives en 2000 à 80. À Tremblay ou à Aulnay, les communautés sont en train de s’éteindre, les synagogues sont désertées. Parfois, il n’y a même plus assez d’hommes pour conduire les offices religieux. Ces familles se rendent principalement vers l’ouest parisien, comme le 17ème arrondissement, quartier chic, qui accueillerait l’une des plus grandes communautés juives de France. Il y a dix ans, le quartier ne comptait que deux restaurants cachers. Aujourd’hui, ils sont plus d’une trentaine, assure Murielle Gordon-Schor. Elle est adjointe au maire du 17ème arrondissement et vice-présidente du Consistoire israélite de France et l’explique : “Très souvent, dès qu’il y a un local de libre, il est pris par des restaurants cacher. Les soirs de Shabbat, les gens se promène en kippa, ils ne se cachent pas, ils n’ont pas peur. La peur n’existe pas ici.”

Des dizaines de demandes de relogement. À la recherche de tranquillité, certaines familles préfèrent rejoindre une communauté religieuse existante, déjà bien installée, comme à Sarcelles, surnommée “la petite Jérusalem”. À tel point que Sarcelles reçoit “chaque mois, plusieurs dizaines de demandes de relogements” de familles juives selon François Pupponi, député du Val-d’Oise. Ces familles préfèrent donc effectuer ce qu’elles appellent une “alya intérieure”, plus facile à réaliser qu’une alya vers Israël, qui, pour beaucoup, reste “un rêve”.

*Source : JPPI, Jewish People Policy Institute.

L’UCCJ Ile de France se réjouit de la décision de la Justice, qui vient de renvoyer la Présidente de CAPJPO devant le tribunal correctionnel après l’annulation par Vanessa Paradis de son concert prévu le 19/2/11 à Tel Aviv

UNION DES CONSEILS DES COMMAUNAUTES JUIVES D’ ILE DE FRANCE

Siège social :U.C.C.J.I.F. 20, rue de Longchamp 75116 Paris

L’Union des Conseils des Communautés Juives d’Ile de France (UCCJIF) présidée par Sammy Ghozlan, Président du BNVCA, apprend avec satisfaction que Madame Olivia Zemor, dirigeante de CAPJPO, vient d”être renvoyée devant le Tribunal Correctionnel de Versailles ,pour provocation à la haine raciale ou religieuse, et provocation à la discrimination raciale ou religieuse.

Nous rappelons que le 15 janvier 2011, les activistes du mouvement illégal BDS, dont notamment des membres de l’association CAPJPO EUROPALESTINE ont manifesté devant la salle de concert de Conflans Sainte Honorine pour exhorter Vanessa Paradis à ne pas se rendre en Israël pour y chanter à Tel Aviv le 10 février 2011 comme elle s’y était engagée.

Vanessa Paradis justifie par des &quot;imperatifs professionnels&quot; l&#039;annulation de son concert en Israel.

Par l’intermédiaire de son avocat Maître Marc Bensimhon, l’Union des Conseils des Communautés Juives d’Ile de France (UCCCJ) a déposé une plainte pénale entre les mains du Doyen des juges d’instruction du Tribunal de grande instance de Versailles contre cette action illégale d’appel au Boycott, délit prévu et réprimé par nos lois.

Les activistes de BDS  portaient des pancartes sur lesquelles étaient écrits :

®      “Vanessa n’encourage pas les ghettos” ;

®     “Israël = Colonisation n’y vas pas !” ;

®     “Stop à la colonisation avec le terrorisme israélien” ;

®     “Vanessa Paradis Israël c’est l’enfer pour les palestiniens” ;

®     “Vanessa tu vas chanter pour l’occupant” ;

®     “Je boycotte Israël Inculpez moi” ;

®     “Vanessa que vas-tu chanter aux enfants de Gaza” ;

®     “Israël = Massacres de Gaza n’y va pas” ;

A la suite de cette manifestation Vanessa Paradis a annulé son concert prévu en Israël.

L’association EUROPALESTINE a publié des vidéos et des photos de cette manifestation d’appel au boycott sur son site internet.

L’UCCJIF souligne que la dame OLIVIA ZEMOR, récidiviste, est coutumière du fait et que le BNVCA l’avait déjà faite condamner par la Cour d’Appel de Paris le 24 Mai 2012.

Nous attendons que des peines sévères et dissuasives soient prononcées à son encontre, et que le site Europalestine CAPJPO soit interdit et supprimé.

Le BNVCA condamne les propos tenus le 10/01/18 par la députée Insoumise Clémentine AUTAIN, qui déclare sur I24News que Marwane Barghouti n’est pas un terroriste

Le BNVCA condamne les propos tenus le 10/1/18 par  la députée Insoumise Clémentine AUTAIN, qui déclare sur I24News que Marwane Barghouti n’est pas un terroriste, mais un détenu politique comme tous les prisonniers palestiniens emprisonnés qui n’ont participé à aucun attentat.
Cette position choquante tend à prouver que Mme AUTAIN est soit mal informée, soit qu’elle exprime un parti pris. 
A Mme AUTAIN, qui reproche à Israël ses mesures préventives, nous rétorquons que les Merah, Coulibali, Kouachi, Nemouche, Bahlouel, Animour, Abdeslam, Mostefai etc, tous connus des services de police, auraient pu être empêches d’ensanglanter notre pays, s’ils avaient été neutralisés avant leurs crimes qu’ils déclarent commettre pour venger les enfants palestiniens, en s’inspirant des modes opératoires des terroristes palestiniens comme la bombe humaine, l’attaque au couteau, à la hache ou à la voiture bélier.
La nouvelle Vice Présidente du Groupe d’Amitié France Israël à l’Assemblée Nationale devra veiller à ne plus commettre le délit d’appel au boycott promulgué par le Parlement auquel elle appartient désormais.
Nous l’invitons à consulter toutes les enquêtes effectuées par les médias qui découvrent les raisons pour lesquelles cet antisionisme qui pousse à l’acte antijuif depuis 19 ans, conduit les citoyens à quitter leur commune d’origine hostile, pour d’autres plus rassurantes car non engagées dans un “palestinisme” sans discernement.

Le BNVCA apprend avec satisfaction et soulagement que les éditions Gallimard ont décidé de surseoir à la publication des pamphlets de l’antisémite Louis Ferdinand Céline

Le BNVCA apprend avec satisfaction et soulagement que les éditions Gallimard ont décidé de surseoir à la publication des pamphlets de l’antisémite Louis Ferdinand Céline;
Nous rappelons que dans un courrier adressé à Monsieur Emmanuel Macron, le Président du BNVCA, Sammy Ghozlan, a demandé au Président de la République d’intervenir personnellement
pour dissuader Gallimard de publier ces textes.
Le BNVCA veillera à ce que ces pamphlets, qui sont la honte de la littérature et de la culture française, tombent définitivement dans les poubelles de l’histoire.

« Vous devez remercier D’ de pouvoir vivre en Israël ! » déclare un érudit égyptien à des étudiants arabes

« Remerciez D’ de vivre en Israël »

Par Judith Douillet.

Un érudit égyptien dit à des étudiants arabes de remercier D’ de vivre en Israël.

Rami Aziz, chercheur et analyste politique égyptien, dont les recherches portent sur la croissance et le développement de l’islam politique en Europe, a récemment répondu à un groupe d’étudiants arabes israéliens qui ont quitté la salle de conférence de l’Université de Tel Aviv après avoir interrompu et raillé le conférencier qui s’y trouvait.

Leur victime était un sociologue égypto-américain et l’un des principaux militants égyptiens des droits de l’homme et de la démocratie, Saad Eddin Ibrahim, qui a donné une conférence sur les relations israélo-égyptiennes et sur les moyens de les préserver (les étudiants arabes israéliens critiquent la conférence du héros des droits civils égyptiens, le qualifiant de « Sellout »).

« Des millions d’étudiants dans le monde arabe vous envient, vous devriez remercier D’ de vivre en Israël, bande d’hypocrites et de menteurs », a déclaré Aziz, très en colère, dans sa vidéo, représentant une tendance familière dans la société arabe de nos jours, trop occupée avec ses propres problèmes graves, tels que la menace iranienne, pour s’embêter avec les Arabes israéliens pleurnichards.

« C’est uniquement en Israël que les étudiants arabes peuvent crier à un conférencier égyptien qu’il se conduit comme un traître en se rendant dans une université sioniste. Et que font-ils exactement dans une université sioniste? Il n’y a pas de limite à l’hypocrisie, au dégoût et à l’exaspération des Arabes israéliens. Jusqu’à combien pouvez-vous mordre la main qui vous nourrit? « , a déclaré Aziz.

 

Source : The Jewish Press

Les meilleurs couscous de Paris

Les meilleurs couscous de Paris

PALMARÈS – En 2018, qu’en est-il de ce plat emblématique du Maghreb, très apprécié mais souvent malmené ? Entre Noël et le Jour de l’an, nous sommes partis à la recherche des plus convaincants de la capitale. Enquête haute en couleurs et en saveurs.

Il fut un temps, pas si éloigné, où le couscous arrivait en première position au hit-parade des plats préférés des Français. Une consécration qui nous étonnait autant qu’elle nous ravissait. Nos compatriotes d’ordinaire si chauvins se roulaient dans la semoule avec délectation, s’enflammaient pour un shot de harissa. Le soleil dans l’assiette, l’exotisme au bout de la brochette. Depuis, ils ont rétrogradé leur favori au 8e rang (selon un sondage Expedia de 2016), bien après le magret de canard, la côte de bœuf et la raclette. Et parallèlement, les bons restaurants du Maghreb se sont clairsemés dans la capitale, ceux-là mêmes qui avaient été ouverts par des rapatriés et immigrés d’Afrique du Nord, dans les années 1960. Ainsi, en 2010, lors de notre précédent palmarès, ils étaient encore pléthoriques. Il n’empêche. Le couscous est un plat de partage, de cœur, qui séduit toujours les Parisiens.

Multitude de recettes. Rappelons tout de même, au risque de paraître iconoclaste, qu’il est au Maghreb ce que le pot-au-feu est à la France. Avec une multitude de recettes, souvent héritées d’une tradition familiale, où chacun croit détenir l’authentique, la seule qui vaille. Plus compliqué encore: chaque pays, Maroc, Algérie, Tunisie, a ses propres traditions. En Algérie, par exemple, poser des merguez sur le couscous est considéré comme le comble de la vulgarité. Allez vous y retrouver dans tout cela!

Pour ce palmarès, nous avons opté pour le couscous dit «royal» (viandes, boulettes, merguez). Là encore, une hérésie au regard de certains initiés qui le prennent pour un gadget parisien, une création de pays nantis. Et il est vrai que les fondamentaux – dont la semoule, pièce maîtresse du couscous qui, lorsqu’elle est préparée dans les règles de l’art, doit obéir à un protocole assez sophistiqué – sont parfois oubliés. Mais nous assumons, au nom de la gourmandise. Bien nous en prend d’ailleurs car au Tagine, la patronne, Marie-José Mimoun, veille au grain, ou plutôt à la graine, autant qu’au reste. C’est notre gagnant.

» LIRE AUSSI – Marie-Josée Mimoun: «Un bon couscous nécessite de bons produits» 

Le palmarès

Test. Sans aller jusqu’à dire que le couscous est une feuille blanche sur laquelle chacun imprime (exprime) son style, il existe effectivement toutes sortes de recettes et d’interprétations de ce plat, commun à plusieurs pays du Maghreb. Devant choisir, nous avons donc opté pour la version «royale», aussi appelée «spéciale» ou «maison» selon les adresses. Celui traditionnellement servi avec de l’agneau, du poulet et des merguez, et souvent enrichi de brochettes de bœuf et/ou de boulettes. Nous avons sélectionné douze tables, dont certaines réputées, qui nous semblaient les plus légitimes pour ce test. Au risque bien sûr de passer à côté de la pépite de quartier, le sublime «couscous du coin de la rue» qui aurait échappé à nos radars. Le lot de tous les classements gourmands…

Méthode. Les couscous ont été dégustés de façon anonyme, par les journalistes de la rubrique Gastronomie, durant les deux semaines précédant la parution. Ils ont ensuite été notés en fonction d’une grille de lecture préétablie.

Critères retenus. Nous en avons sélectionné quatre, notés chacun sur 5 points pour une note finale sur 20. Soit la semoule (finesse, légèreté), le bouillon/légumes (parfum, saveur, fraîcheur et générosité des légumes), la viande (qualité, saveur, cuisson) et enfin l’ambiance/rapport qualité-prix, ce qui nous a permis d’élargir ce dernier critère en y incluant pour partie la qualité du lieu, tout en pondérant les autres critères en fonction de la facturation du plat.

Résultats. Il en va du couscous comme de tous les plats, ils sont soumis à fluctuation. Ainsi, certaines adresses que nous avions beaucoup appréciées en 2010 nous ont cette fois déçus (dont notre gagnant de l’époque, le Zerda Café), d’autres au contraire beaucoup plus enthousiasmés (c’est le cas de Mansouria, en 2e position, cette fois). Ce classement met aussi en lumière quelques paradoxes dont Paris a le secret. La Boule Rouge en fait partie (bon dernier de notre palmarès). Hormis l’affection indéfectible que lui portent Enrico M. et certains présidents le soir de leur élection, comment expliquer cette popularité? Sûrement pas par le contenu de l’assiette ni les prix. Plutôt par une ambiance, une chaleur qui fait que l’on s’y sente «comme là-bas». C’est cela parfois aussi, la magie du couscous. La nostalgie du pays.

NOTRE TOP 10 SEMOULE (SUR 5) BOUILLON/ LÉGUMES (SUR 5) VIANDES (SUR 5) AMBIANCE/ RAPPORT QUALITÉ PRIX (SUR 5) TOTAL (SUR 20) PRIX (EN EUROS)
1 LE TAGINE 13, rue de Crussol (XIe). Tél. : 01 47 00 28 67. 4,5 4,5 3,5 4 16,5 22 €
2 MANSOURIA 11, rue Faidherbe (XIe). Tél.: 01 4371 00 16. 3,5 4 4 4 15,5 26 €
3 YEMMA 119, rue du Chemin Vert (XIe). Tél. : 01 48 05 67 07. 4 3,5 4 3,5 15 17 €
4 CHEZ MAMANE 27, rue des cinq Diamants (XIIIe). Tél.: 01 45 89 58 87. 3,5 4 3 4 14,5 18 €
4 ex aequo LE CAROUBIER 82, bld Lefebvre (XVe). Tél.: 01 40 43 16 12. 4 4 3,5 3 14,5 24 €
6 404 69, rue des Gravilliers (IIIe). Tél.: 01 42 74 57 81. 4 3,5 3 3,5 14 26 €
7 L’ATLANTIDE 7, av. de Laumière (XIXe). Tél.: 01 42 45 09 81. 3,5 3,5 3 3,5 13,5 19,50 €
8 NINI 24, rue Saussier-Leroy (XVIIe). Tél.: 01 46 22 28 93. 4 3,5 3 2,5 13 30 €
9 LA CORNICHE 77, bld de Courcelles (VIIIe). Tél.: 01 42 27 38 97. 3 3 3 3 12 28 €
9 ex aequo ZERDA CAFÉ 15, rue René-Boulanger (Xe). Tél.:01 42 00 25 15. 3,5 3,5 2 3 12 21 €

ET LES AUTRES

11e CHEZ OMAR  47, rue de Bretagne (IIIe). Tél. : 09 86 39 91 14. Prix : 30 €. 11/20

12e LA BOULE ROUGE  1, rue de la Boule Rouge (IXe). Tél.: 01 47 70 43 90. Prix : 31 €. 8/20

 

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La synagogue de la Ghriba à Djerba a été incendiée

La synagogue de la Ghriba à Djerba a été incendiée

La synagogue historique de la Ghriba à Djerba a été incendiée hier soir a posté sur Facebook Elie Trabelsi, le fils de Perez Trabelsi, président de la synagogue précisant que les malfaiteurs ont utilisé des cocktails Molotov mais que l’incendie n’a pas fait de dégâts matériels considérables et que les précieux manuscrits sont également hors de danger..

Elie Trabelsi écrit  “qu’une tentative d’incendier la synagogue de Djerba avec des cocktails Molotov a échoué. La sécurité est intervenue rapidement pour éteindre le feu”. Il ajoute ironiquement que “cela intervient dans le cadre des manifestations contre l’augmentation des prix”. Les protestations que plusieurs régions du pays observent depuis quelques jours prennent de l’ampleur. Dans la nuit de mardi à mercredi, des affrontements entre manifestants et policiers se sont produits dans plusieurs villes tunisiennes. Plus de 200 personnes ont été arrêtées et des dizaines blessées lors de heurts dans plusieurs villes du pays, a indiqué ce mercredi le ministère de l’Intérieur. C’est la deuxième nuit de suite que de tels incidents se produisent. Un supermarché Carrefour de la banlieue sud de Tunis a été pillé, a précisé Khlifa Chibani, le porte-parole du ministère de l’Intérieur à des radios locales.. L’incident a eu lieu en marge de mobilisations pacifiques contre la hausse des prix et un budget d’austérité entré en vigueur au 1er janvier. Il prévoit de nombreuses hausses d’impôts.

Concernant la synagogue de la Ghriba à Djerba, un responsable de la sécurité aurait déclaré que « des assaillants inconnus dans un véhicule ont lancé des bombes incendiaires sur le site de prière au centre du quartier juif sur l’île de Djerba, avec l’intention de déclencher un incendie ».

La synagogue de la Ghriba à Djerba est vielle de plus de 2 500 ans puisqu’elle aurait été construite lors de la destruction du premier Temple  en 586 avant JC par des juifs fuyant Jérusalem. Elle est encore une destination prisée des pèlerins juifs d’origine tunisienne.

Tunisie : Des écoles juives partiellement incendiées sur fonds de grogne sociale

Tunisie : Des écoles juives partiellement incendiées sur fonds de grogne sociale

Des écoles talmudiques ont été prises pour cible dans le cadre d’un mouvement de contestation sociale vis-à-vis de la hausse des prix dans le pays

L'intérieur d'une salle d'étude de Talmud située dans la synagogue du Rabbin Beitsalel sur l'île de Djerba, en Tunisie (Crédit : autorisation Elie Trabelsi)

L’intérieur d’une salle d’étude de Talmud située dans la synagogue du Rabbin Beitsalel sur l’île de Djerba, en Tunisie (Crédit : autorisation Elie Trabelsi)

Sur l’île de Djerba, deux coktails molotov ont été jetés sur l’entrée de deux écoles talmudiques du quartier juif, Hara el-Kbira. « Il n’y a pas eu de dégâts à l’intérieur » dans les synagogues abritant les salles d’études de Talmud, a précisé Perez Trabelsi, un responsable de la communauté juive tunisienne.

« Il y a eu une tentative ratée d’incendier la synagogue dans le quartier juif de Djerba [Hara el-Kbira] en utilisant des cocktails Molotov, mais Dieu merci, personne n’a été blessé et la sécurité et la protection civile font maintenant leur travail », a écrit sur Facebook Elie Trabelsi, le fils du président de la synagogue, Pérez Trabelsi.

Le responsable de la sécurité a ajouté que le feu avait été contenu, l’intérieur des établissements n’ayant pas été endommagé puisque les cocktails Molotov ont été jetés sur le toit pour l’une des deux attaques.

Le toit d’une synagogue située sur l’île de Djerba, en Tunisie, le 10 janvier 2018 (Crédit : autorisation Elie Trabelsi)

En revanche une salle d’étude de la synagogue du Rabbin Beitsalel a été endommagée par le feu. La synagogue qui l’abrite n’a pas été touchée.

L’île de Djerba abrite par ailleurs la synagogue de la Ghriba, qui aurait été fondée en 586 de l’ère commune par des juifs fuyant la destruction du Temple de Salomon à Jérusalem. Elle a longtemps été une destination pour les pèlerins, en particulier les juifs d’origine tunisienne.

Le nombre de pèlerins visitant la synagogue a fortement diminué depuis qu’elle a été frappée par un attentat suicide d’Al-Qaïda juste avant le pèlerinage de 2002.

Avant l’attaque, qui avait fait 21 morts, le pèlerinage attirait jusqu’à 8 000 personnes par an.

Depuis, quelque centaines de personnes affluent sur le site chaque année.

En février, le ministère israélien des Affaires étrangères a demandé à ses diplomates d’appeler la communauté internationale à exhorter le gouvernement tunisien à protéger sa communauté juive.

La consigne a été émise suite à plusieurs incidents antisémites dans le pays. Quelque 1 500 juifs vivent aujourd’hui en Tunisie, contre 100 000 avant l’indépendance avec la France en 1956.

Une juive française priant à la synagogue de Ghriba à Djerba le 12 mai 2017 lors du premier jour du pèlerinage annuel à la synagogue sur l’île de Djerba, en Tunisie (Crédit : AFP PHOTO / FETHI BELAID)

Yad Vashem crée sa base de données des noms des victimes de la Shoah en français

Yad Vashem crée sa base de données des noms des victimes de la Shoah en français

La plus grande base de données de ce type, contenant plus de 4 700 000 noms de victimes de la Shoah, est disponible en anglais, en hébreu, en espagnol, en russe et en allemandHall des noms, Yad Vashem (Crédit : autorisation)

Hall des noms, Yad Vashem (Crédit : autorisation)

En amont de la Journée internationale de commémoration de l’Holocauste qui se déroule chaque 27 janvier, le centre de commémoration mondial de l’Holocauste, Yad Vashem, lance mercredi sa base de données centrale des noms des victimes de la Shoah en français, selon un communiqué du mémorial de Yad Vashem.

« Le rassemblement des noms de 6 millions de victimes de la Shoah dans cette base de données est un aspect unique de la mission de Yad Vashem qui garantit que chaque homme, femme et enfant Juif assassiné pendant l’Holocauste ne sera jamais oublié. Yad Vashem a créé sa base de données de noms afin de rendre ces noms accessibles au monde entier et dans le cadre d’un effort visant à reconstruire l’histoire de leurs existences, pour mieux souligner que chaque victime était avant tout un être humain, » lit-on dans le communiqué.

Le projet du souvenir des noms des victimes de la Shoah de Yad Vashem a établi un partenariat avec les communautés juives et les organisations du monde entier et encourage vivement les familles et les individus à trouver sur cette base de données les noms des victimes de la Shoah qui leur étaient familières, ainsi qu’à aider à mener à bien l’achèvement de ce registre historique par la soumission de pages de témoignages, de photographies et autres documentations personnelles au sujet des victimes.

La source de près de la moitié du nombre total de noms a été trouvée d’après les témoignages, et les autres ont été découverts dans des listes et des documents d’archives.

Aujourd’hui, la base de données des noms, qui contient les noms d’environ 4 700 000 victimes de l’Holocauste, est disponible en six langues : l’Anglais, l’hébreu, l’espagnol, le russe, l’allemand et le français. La base de données des noms sera désormais accessible sur le site internet de Yad Vashem en français.

« Les Allemands ont cherché non seulement à annihiler les Juifs mais ils ont également voulu effacer le peuple et la culture juive de la mémoire collective », a expliqué le président de Yad Vashem, Avner Shalev.

« Depuis des décennies maintenant, Yad Vashem a entrepris une mission vitale visant à rassembler les noms de six millions de victimes de l’Holocauste, à sauver leur identité des abysses de l’anonymat. Yad Vashem exploite la technologie et les connaissances les plus avancées au service de la mémoire, ce qui renforce la collecte des noms des victimes de la Shoah ainsi que l’accessibilité des informations relatives à l’Holocauste pour le public mondial. Tandis que nous avons trouvé le chiffre remarquable de 4 700 000 noms, plus d’un million de victimes restent non-identifiées. C’est une course contre la montre et nous oeuvrons sans relâche pour découvrir les noms restants afin d’assurer que leur mémoire et leur héritage perdurent ».

« L’Holocauste n’est pas arrivé à un seul endroit », explique le directeur de la salle des noms à Yad Vashem, le docteur Alexander Avram.

« Il est arrivé partout en Europe et en Afrique du nord à des Juifs d’origines et de nationalités variées et il est donc important que la base de données des noms soit accessible dans le plus grand nombre de langues possible. Avec cette nouvelle base de données en français, nous espérons toucher des publics plus larges, afin de continuer notre ouvrage et de collecter autant de noms de victimes que possible ».

La base des noms en français sera inaugurée aujourd’hui lors d’un événement à Paris en coopération avec la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, sanctionnant la fin d’un projet vieux d’une décennie de collecte des noms des victimes de l’Holocauste de la Grande Hongrie durant la Deuxième guerre mondiale. Ce projet a permis l’identification de plus de 200 000 noms qui ont été ajoutés à la base de données des noms des victimes de la Shoah. Aujourd’hui, Yad Vashem détient des informations sur 80 % des victimes hongroises de l’Holocauste.

Lettre d’Emile Zola à la France: « Quelle angoisse et quelle tristesse, France »

 

Lettre d’Emile Zola à la France: « Quelle angoisse et quelle tristesse, France »

En pleine affaire Dreyfus et avant de prendre à parti le Président de la République et l’opinion publique, française et internationale, avec son fameux J’accuse, publié le 13 janvier 1898, Zola harangue tous les maires de France dans cette lettre ouverte adressée une semaine avant, le 6 janvier 1898.

Acte de courage dans la tempête malsaine de l’époque, il invoque la France éternelle, la France mythique contre la gangrène de l’antisémitisme et cette sale affaire qui empoisonne la vie publique, divise le pays et menace la grandeur du pays.

Par cette lettre et ce geste, Zola contribuait à la naissance de l’intellectuel engagé, sorti des tours d’ivoire de l’art et de la création, descendu dans l’arène publique pour agir dans le monde.

zola lettre a la france

1898

« Dans les affreux jours de trouble moral que nous traversons, au moment où la conscience publique paraît s’obscurcir, c’est à toi que je m’adresse, France, à la nation, à la patrie !

Chaque matin, en lisant dans les journaux ce que tu sembles penser de cette lamentable affaire Dreyfus, ma stupeur grandit, ma raison se révolte davantage. Eh quoi ? France, c’est toi qui en es là, à te faire une conviction des plus évidents mensonges, à te mettre contre quelques honnêtes gens avec la tourbe des malfaiteurs, à t’affoler sous l’imbécile prétexte que l’on insulte ton armée et que l’on complote de te vendre à l’ennemi, lorsque le désir des plus sages, des plus loyaux de tes enfants, est au contraire que tu restes, aux yeux de l’Europe attentive, la nation d’honneur, la nation d’humanité, de vérité et de justice ?

Et c’est vrai, la grande masse en est là, surtout la masse des petits et des humbles, le peuple des villes, presque toute la province et toutes les campagnes, cette majorité considérable de ceux qui acceptent l’opinion des journaux ou des voisins, qui n’ont le moyen ni de se documenter, ni de réfléchir. Que s’est-il donc passé, comment ton peuple, France, ton peuple de bon cœur et de bon sens, a-t-il pu en venir à cette férocité de la peur, à ces ténèbres de l’intolérance ? On lui dit qu’il y a, dans la pire des tortures, un homme peut-être innocent, on a des preuves matérielles et morales que la revision du procès s’impose, et voilà ton peuple qui refuse violemment la lumière, qui se range derrière les sectaires et les bandits, derrière les gens dont l’intérêt est de laisser en terre le cadavre, lui qui, naguère encore, aurait démoli de nouveau la Bastille, pour en tirer un prisonnier !

Quelle angoisse et quelle tristesse, France, dans l’âme de ceux qui t’aiment, qui veulent ton honneur et ta grandeur ! Je me penche avec détresse sur cette mer trouble et démontée de ton peuple, je me demande où sont les causes de la tempête qui menace d’emporter le meilleur de ta gloire. Rien n’est d’une plus mortelle gravité, je vois là d’inquiétants symptômes. Et j’oserai tout dire, car je n’ai jamais eu qu’une passion dans ma vie, la vérité, et je ne fais ici que continuer mon œuvre.

Songes-tu que le danger est justement dans ces ténèbres têtues de l’opinion publique ? Cent journaux répètent quotidiennement que l’opinion publique ne veut pas que Dreyfus soit innocent, que sa culpabilité est nécessaire au salut de la patrie. Et sens-tu à quel point tu serais la coupable, si l’on s’autorisait d’un tel sophisme, en haut lieu, pour étouffer la vérité ? C’est la France qui l’aurait voulu, c’est toi qui aurais exigé le crime, et quelle responsabilité un jour ! Aussi, ceux de tes fils qui t’aiment et t’honorent, France, n’ont-ils qu’un devoir ardent, à cette heure grave, celui d’agir puissamment sur l’opinion, de l’éclairer, de la ramener, de la sauver de l’erreur où d’aveugles passions la poussent. Et il n’est pas de plus utile, de plus sainte besogne.

Ah oui ; de toute ma force, je leur parlerai, aux petits, aux humbles, à ceux qu’on empoisonne et qu’on fait délirer ! Je ne me donne pas d’autre mission, je leur crierai où est vraiment l’âme de la patrie, son énergie invincible et son triomphe certain.

Voyez où en sont les choses. Un nouveau pas vient d’être fait, le commandant Esterhazy est déféré à un conseil de guerre. Comme je l’ai dit dès le premier jour, la vérité est en marche, rien ne l’arrêtera plus. Malgré les mauvais vouloirs, chaque pas en avant sera fait, mathématiquement, à son heure. La vérité a en elle une puissance qui emporte tous les obstacles. Et, lorsqu’on lui barre le chemin, qu’on réussit à l’enfermer plus ou moins longtemps sous terre, elle s’y amasse, elle y prend une violence telle d’explosion, que, le jour où elle éclate, elle fait tout sauter avec elle. Essayez, cette fois, de la murer sous des mensonges ou dans un huis clos, et vous verrez bien si vous ne préparez pas, pour plus tard, le plus retentissant des désastres.

Mais, à mesure que la vérité avance, les mensonges s’entassent, pour nier qu’elle marche. Rien de plus significatif. Lorsque le général de Pellieux, chargé de l’enquête préalable, déposa son rapport, concluant à la culpabilité possible du commandant Esterhazy, la presse immonde inventa que, sur la volonté seule de ce dernier, le général Saussier hésitant, convaincu de son innocence, voulait bien, pour lui faire plaisir, le déférer à la justice militaire. Aujourd’hui, c’est mieux encore, les journaux racontent que, trois experts ayant de nouveau reconnu le bordereau comme l’œuvre certaine de Dreyfus, le commandant Ravary, dans son information judiciaire, avait abouti à la nécessité d’un non-lieu, et que, si le commandant Esterhazy allait passer devant un conseil de guerre c’était qu’il avait forcé de nouveau la main au général Saussier, exigeant quand même des juges.

Cela n’est-il pas d’un comique intense et d’une parfaite bêtise ! Voyez-vous cet accusé menant l’affaire ; dictant les arrêts ? Voyez-vous un homme reconnu innocent, à la suite de deux enquêtes, et pour lequel on se donne le gros souci de réunir un tribunal, dans le seul but d’une comédie décorative, une sorte d’apothéose judiciaire ? Ce serait simplement se moquer de la justice, du moment où l’on affirme que l’acquittement est certain, car la justice n’est pas faite pour juger les innocents, et il faut tout au moins que le jugement ne soit pas rédigé dans la coulisse, avant l’ouverture des débats. Puisque le commandant Esterhazy est déféré à un conseil de guerre, espérons, pour notre honneur national, que c’est là chose sérieuse, et non pas simple parade, destinée à l’amusement des badauds. Ma pauvre France, on te croit donc bien sotte, qu’on te raconte de pareilles histoires à dormir debout ?

Et, de même, tout n’est que mensonge, dans les informations que la presse immonde publie et qui devraient suffire à t’ouvrir les yeux. Pour ma part, je me refuse formellement à croire aux trois experts qui n’auraient pas reconnu, du premier coup d’œil, l’identité absolue entre l’écriture du commandant Esterhazy et celle du bordereau. Prenez dans la rue le petit enfant qui passe, faites-le monter, posez devant lui les deux pièces, et il répondra : « C’est le même monsieur qui a écrit les deux pages ». Il n’y a pas besoin d’experts, n’importe qui suffit, la ressemblance de certains mots crève les yeux. Et cela est si vrai que le commandant a reconnu cette ressemblance effrayante, et que, pour l’expliquer, il a juré qu’on avait décalqué plusieurs de ses lettres, toute une histoire d’une complication laborieuse, parfaitement puérile d’ailleurs, dont la presse s’est occupée pendant des semaines. Et l’on vient nous dire qu’on a trouvé trois experts, pour déclarer encore que le bordereau est bien de la main de Dreyfus ! Ah non, c’est trop ! Tant d’aplomb devient maladroit, les honnêtes gens vont finir par se fâcher, j’espère.

Certains journaux poussent les choses jusqu’à dire que le bordereau sera écarté, qu’il n’en sera pas même question devant le tribunal. Alors, de quoi sera-t-il question, et pourquoi le tribunal siégera-t-il ? Tout le nœud de l’affaire est là : si Dreyfus a été condamné sur une pièce écrite par un autre et qui suffise à faire condamner cet autre, la révision s’impose avec une logique irrésistible, car il ne peut y avoir deux coupables condamnés pour le même crime. M. Demange l’a répété formellement, on ne lui a communiqué que le bordereau, Dreyfus n’a été légalement condamné que sur le bordereau ; et, en admettant même qu’au mépris de toute légalité, des pièces tenues secrètes existent, ce que personnellement je ne puis croire, qui oserait se refuser à la révision, lorsqu’il serait prouvé que le bordereau, la pièce seule connue, avouée, est de la main d’un autre ? Et c’est pourquoi on accumule tant de mensonges autour du bordereau, qui est en somme toute l’affaire.

Voilà donc un premier point à noter : l’opinion publique est faite en grande partie de ces mensonges, de ces histoires extraordinaires et stupides, que la presse répand chaque matin ? L’heure des responsabilités viendra, et il faudra régler le compte de cette presse immonde, qui nous déshonore aux yeux du monde entier. Certains journaux sont là dans leur rôle, ils n’ont jamais charrié que de la boue. Mais, parmi eux, quel étonnement, quelle tristesse, de trouver, par exemple, une feuille comme L’Écho de Paris, cette feuille littéraire, si souvent à l’avant-garde des idées, et qui fait, dans cette affaire Dreyfus, une si fâcheuse besogne ! Les notes d’une violence, d’un parti pris scandaleux, ne sont pas signées. On les dit inspirées par ceux-là mêmes qui ont eu la désastreuse maladresse de faire condamner Dreyfus. M. Valentin Simond se doute-t-il qu’elles couvrent son journal d’opprobre ? Et il est un autre journal dont l’attitude devrait soulever la conscience de tous les honnêtes gens, je veux parler du Petit Journal. Que les feuilles de tolérance tirant à quelques milliers d’exemplaires hurlent et mentent pour forcer leur tirage, cela se comprend, cela ne fait d’ailleurs qu’un mal restreint. Mais que Le Petit Journal, tirant à plus d’un million d’exemplaires, s’adressant aux humbles, pénétrant partout, sème l’erreur, égare l’opinion, cela est d’une exceptionnelle gravité. Quand on a une telle charge d’âmes, quand on est le pasteur de tout un peuple, il faut être d’une probité intellectuelle scrupuleuse, sous peine de tomber au crime civique.

Et voilà donc, France, ce que je trouve d’abord, dans la démence qui t’emporte : les mensonges de la presse, le régime de contes ineptes, de basses injures, de perversions morales, auquel elle te met chaque matin. Comment pourrais-tu vouloir la vérité et la justice, lorsqu’on détraque à ce point toutes les vertus légendaires, la clarté de ton intelligence et la solidité de la raison?

Mais il est des faits plus graves encore, tout un ensemble de symptômes qui font, de la crise que tu traverses, un cas d’une leçon terrifiante, pour ceux qui savent voir et juger. L’affaire Dreyfus n’est qu’un incident déplorable. L’aveu terrible est la façon dont tu te comportes dans l’aventure. On a l’air bien portant, et tout d’un coup de petites taches apparaissent sur la peau : la mort est en vous. Tout ton empoisonnement politique et social vient de te monter à la face.

Pourquoi donc as-tu laissé crier, as-tu fini par crier toi-même, qu’on insultait ton armée, lorsque d’ardents patriotes ne voulaient au contraire que sa dignité et son honneur ? Ton armée, mais, aujourd’hui, c’est toi tout entière ; ce n’est tel chef, tel corps d’officiers, telle hiérarchie galonnée, ce sont tous tes enfants, prêts à défendre la terre française. Fais ton examen de conscience : était-ce vraiment ton armée que tu voulais défendre quand personne ne l’attaquait ? N’était-ce pas plutôt le sabre que tu avais le brusque besoin d’acclamer ? Je vois, pour mon compte, dans la bruyante ovation faite aux chefs qu’on disait insultés, un réveil, inconscient sans doute, du boulangisme latent, dont tu restes atteinte. Au fond, tu n’as pas encore le sang républicain, les panaches qui passent te font battre le cœur, un roi ne peut venir sans que tu en tombes amoureuse. Ton armée, ah bien, oui, tu n’y songes guère ! C’est le général que tu veux dans ta couche. Et que l’affaire Dreyfus est loin ! Pendant que le général Billot se faisait acclamer à la Chambre, je voyais l’ombre du sabre se dessiner sur la muraille. France, si tu ne te méfies, tu vas à la dictature.

Et sais-tu encore où tu vas, France ? Tu vas à l’Église, tu retournes au passé, à ce passé d’intolérance et de théocratie, que les plus illustres de tes enfants ont combattu, ont cru tuer, en donnant leur intelligence et leur sang. Aujourd’hui, la tactique de l’antisémitisme est bien simple. Vainement le catholicisme s’efforçait d’agir sur le peuple, créait des cercles d’ouvriers, multipliait les pèlerinages, échouait à le reconquérir, à le ramener au pied des autels. C’était chose définitive, les églises restaient désertes, le peuple ne croyait plus. Et voilà que des circonstances ont permis de souffler au peuple la rage antisémite, on l’empoisonne de ce fanatisme, on le lance dans les rues, criant : « A bas les juifs ! A mort les juifs ! » Quel triomphe, si l’on pouvait déchaîner une guerre religieuse ! Certes, le peuple ne croit toujours pas ; mais, n’est-ce pas le commencement de la croyance, que de recommencer l’intolérance du Moyen Âge, que de faire brûler les juifs en place publique ? Enfin, voilà donc le poison trouvé ; et, quand on aura fait du peuple de France un fanatique et un bourreau, quand on lui aura arraché du cœur sa générosité, son amour des droits de l’homme, si durement conquis, Dieu sans doute fera le reste.

On a l’audace de nier la réaction cléricale. Mais elle est partout, elle éclate dans la politique, dans les arts, dans la presse, dans la rue ! On persécute aujourd’hui les juifs, ce sera demain le tour des protestants ; et déjà la campagne commence. La République est envahie par les réactionnaires de tout genre, ils l’adorent d’un brusque et terrible amour, ils l’embrassent pour l’étouffer. De tous côtés, on entend dire que l’idée de liberté fait banqueroute. Et, lorsque l’affaire Dreyfus s’est produite, cette haine croissante de la liberté a trouvé là une occasion extraordinaire, les passions se sont mises à flamber, même chez les inconscients. Ne voyez-vous pas que, si l’on s’est rué sur M. Scheurer-Kestner avec cette fureur, c’est qu’il est d’une génération qui a cru à la liberté, qui a voulu la liberté ? Aujourd’hui, on hausse les épaules, on se moque : de vieilles barbes, des bonshommes démodés. Sa défaite consommerait la ruine des fondateurs de la République, de ceux qui sont morts, de ceux qu’on a essayé d’enterrer dans la boue. Ils ont abattu le sabre, ils sont sortis de l’Église, et voilà pourquoi ce grand honnête homme de Scheurer-Kestner est aujourd’hui un bandit. Il faut le noyer sous la honte, pour que la République elle-même soit salie et emportée.

Puis, voilà, d’autre part, que cette affaire Dreyfus étale au plein jour la louche cuisine du parlementarisme, ce qui le souille et le tuera. Elle tombe, fâcheusement pour elle, à la fin d’une législature, lorsqu’il n’y a plus que trois ou quatre mois pour sophistiquer la législature prochaine. Le ministère au pouvoir veut naturellement faire les élections, et les députés veulent avec autant d’énergie se faire réélire. Alors, plutôt que de lâcher les portefeuilles, plutôt que de compromettre les chances d’élection, tous sont résolus aux actes extrêmes. Le naufragé ne s’attache pas plus étroitement à sa planche de salut. Et tout est là, tout s’explique dès lors : d’une part, l’attitude extraordinaire du ministère dans l’affaire Dreyfus, son silence, son embarras, la mauvaise action qu’il commet en laissant le pays agoniser sous l’imposture, lorsqu’il avait charge de faire lui-même la vérité ; d’autre part, le désintéressement si peu brave des députés, qui affectent de ne rien savoir, qui ont l’unique peur de compromettre leur réélection, en s’aliénant le peuple qu’ils croient antisémite. On vous le dit couramment : « Ah ! si les élections étaient faites, vous verriez le gouvernement et le Parlement régler la question Dreyfus en vingt-quatre heures ! » Et voilà ce que la basse cuisine du parlementarisme fait d’un grand peuple !

France, c’est donc de cela encore que ton opinion est faite, du besoin du sabre, de la réaction cléricale qui te ramène de plusieurs siècles en arrière, de l’ambition vorace de ceux qui te gouvernent, qui te mangent et qui ne veulent pas sortir de table !

Je t’en conjure, France, sois encore la grande France, reviens à toi, retrouve-toi.

Deux aventures néfastes sont l’œuvre unique de l’antisémitisme : le Panama et l’affaire Dreyfus. Qu’on se souvienne par quelles délations, par quels abominables commérages, par quelles publications de pièces fausses ou volées, la presse immonde a fait du Panama un ulcère affreux qui a rongé et débilité le pays pendant des années. Elle avait affolé l’opinion ; toute la nation pervertie, ivre du poison, voyait rouge, exigeait des comptes, demandait l’exécution en masse du Parlement, puisqu’il était pourri. Ah, si Arton revenait, s’il parlait ! Il est revenu, il a parlé, et tous les mensonges de la presse immonde se sont écroulés, à ce point même, que l’opinion, brusquement retournée, n’a plus voulu soupçonner un seul coupable, a exigé l’acquittement en masse. Certes, je m’imagine que toutes les consciences n’étaient pas très pures, car il s’était passé là ce qui se passe dans tous les parlements du monde, lorsque de grandes entreprises remuent des millions. Mais l’opinion était prise à la fin de la nausée de l’ignoble, on avait trop sali de gens, on lui en avait trop dénoncé, elle éprouvait l’impérieux besoin de se laver d’air pur et de croire à l’innocence de tous.

Eh bien, je le prédis, c’est ce qui se passera pour l’affaire Dreyfus, l’autre crime social de l’antisémitisme. De nouveau, la presse immonde sature trop l’opinion de mensonges et d’infamies. Elle veut trop que les honnêtes gens soient des gredins, que les gredins soient des honnêtes gens. Elle lance trop d’histoires imbéciles, auxquelles les enfants eux-mêmes finissent par ne plus croire. Elle s’attire trop de démentis, elle va trop contre le bon sens et contre la simple probité. Et c’est fatal, l’opinion finira par se révolter un de ces beaux matins, dans un brusque haut-le-cœur, quand on l’aura trop nourrie de fange. Et, comme pour le Panama, vous la verrez, pour l’affaire Dreyfus, peser de tout son poids, vouloir qu’il n’y ait plus de traîtres, exiger la vérité et la justice, dans une explosion de générosité souveraine. Ainsi sera jugé et condamné l’antisémitisme, sur ses œuvres, les deux mortelles aventures où le pays a laissé de sa dignité et de sa santé.

C’est pourquoi, France, je t’en supplie, reviens à toi, retrouve-toi, sans attendre davantage. La vérité, on ne peut te la dire, puisque la justice est régulièrement saisie et qu’il faut bien croire qu’elle est décidée à la faire. Les juges seuls ont la parole, le devoir de parler ne s’imposerait que s’ils ne faisaient pas la vérité tout entière. Mais, cette vérité, qui est si simple, une erreur d’abord, puis toutes les fautes pour la cacher, ne la soupçonnes-tu donc pas ? Les faits ont parlé si clairement, chaque phase de l’enquête a été un aveu : le commandant Esterhazy couvert d’inexplicables protections, le colonel Picquart traité en coupable, abreuvé d’outrages, les ministres jouant sur les mots, les journaux officieux mentant avec violence, l’instruction première menée comme à tâtons, d’une désespérante lenteur. Ne trouves-tu pas que cela sent mauvais, que cela sent le cadavre, et qu’il faut vraiment qu’on ait bien des choses à cacher, pour qu’on se laisse ainsi défendre ouvertement par toute la fripouille de Paris, lorsque ce sont des honnêtes gens qui demandent la lumière au prix de leur tranquillité ?

France réveille-toi, songe à ta gloire. Comment est-il possible que ta bourgeoisie libérale, que ton peuple émancipé, ne voient pas, dans cette crise, à quelle aberration on les jette ? Je ne puis les croire complices, ils sont dupes alors, puisqu’ils ne se rendent pas compte de ce qu’il y a derrière : d’une part la dictature militaire, de l’autre la réaction cléricale. Est-ce cela que tu veux, France, la mise en péril de tout ce que tu as si chèrement payé, la tolérance religieuse, la justice égale pour tous, la solidarité fraternelle de tous les citoyens ? Il suffit qu’il y ait des doutes sur la culpabilité de ce Dreyfus, et que tu le laisses à sa torture, pour que ta glorieuse conquête du droit et de la liberté soit à jamais compromise. Quoi, nous resterons à peine une poignée à dire ces choses, tous les enfants honnêtes ne se lèveront pas pour être avec nous, tous les libres esprits, tous les cœurs larges qui ont fondé la République et qui devraient trembler de la voir en péril !

C’est à ceux-là, France, que je fais appel. Qu’ils se groupent, qu’ils écrivent, qu’ils parlent ! Qu’ils travaillent avec nous à éclairer l’opinion, les petits, les humbles, ceux qu’on empoisonne et qu’on fait délirer ! L’âme de la patrie, son énergie, son triomphe ne sont que dans l’équité et la générosité.

Ma seule inquiétude est que la lumière ne soit pas faite entière et tout de suite. Après une instruction secrète, un jugement à huis clos ne terminerait rien. Alors seulement l’affaire commencerait, car il faudrait bien parler, puisque se taire serait se rendre complice. Quelle folie de croire qu’on peut empêcher l’histoire d’être écrite ! Elle sera écrite, cette histoire, et il n’est pas une responsabilité, si mince soit-elle, qui ne se paiera.

Et ce sera pour ta gloire finale, France, car je suis sans crainte au fond, je sais qu’on aura beau attenter à ta raison et à ta santé, tu es quand même l’avenir, tu auras toujours des réveils triomphants de vérité et de justice !

Dernière lettre d’Emile Zola à Alfred Dreyfus

zola a dreyfus

Emile Zola ( 2 avril 1840 – 29 septembre 1902) consacrera de nombreuses années de sa vie à la défense d’Alfred Dreyfus. Convaincu de l’innocence du capitaine, il publie son fameux article « J’accuse » dans l’Aurore le 13 janvier 1898. Il sera condamné pour ça à un an de prison par le ministère de la Guerre, et contraint de s’exiler à Londres, il ne reviendra en France qu’un an plus tard. Cependant, Zola n’assistera pas à la réhabilitation du capitaine Dreyfus, car elle n’aura lieu qu’en 1906, quatre ans après son décès.

Le 8 mai 1901.

Cher monsieur Dreyfus,

J’achève la lecture de Cinq années de ma vie, et je ne sais rien de plus poignant, de plus éloquent, dans la simplicité et la concision. Je suis de ceux qui vous approuvent beaucoup de ne pas avoir tardé plus longtemps à nous donner ces pages. Il était nécessaire qu’on les connût, elles auraient manqué au dossier qui achève de se faire chaque jour. C’est un peu plus de lumière qu’elles apportent, elles vont font connaître définitivement. Elles dissent quel homme vous êtes et quel martyr vous avez été. Maintenant, la figure est complète, et d’une grande beauté d’innocence et de souffrance.

La victoire de demain est certaine, ces pages l’annoncent encore.

Avec toute mon admiration et mon affection.

Emile Zola

http://www.deslettres.fr/

Les antisémites et les irresponsables

Les antisémites et les irresponsables

Les antisémites et les irresponsables
Vue partielle de l’épicerie incendiée, dans un centre commercial de Créteil (Val-de-Marne), le 9 janvier 2018. (ALAIN JOCARD/AFP)

EDITO. En 2018, on est encore ciblé, vandalisé, menacé parce qu’on est juif ou qu’on vend des produits aux juifs.

Sale début d’année. Alors que la gauche s’écharpe, trois ans après les attentats de janvier 2015, pour savoir qui est toujours Charlie et qui ne l’est plus, qui baisse la garde ou qui stigmatise qui, alors que le président de la République, devant les représentants des cultes, s’interroge à haute voix sur le danger d’une radicalisation de la laïcité, des hommes et des femmes continuent, eux, d’être inquiétés en raison de leur confession sur le sol français.

Ça s’est passé à Créteil, aux portes de la capitale. Ça a commencé par des tags antisémites sur les rideaux de fer de deux magasins casher. Ça s’est terminé par l’incendie d’un des commerces désignés par la croix gammée. En 2018, on est donc encore ciblé, vandalisé, menacé parce qu’on est juif, ou en l’occurrence parce qu’on vend des produits aux juifs, ce qui ne change rien à l’affaire.

Les plus blasés ironiseront sans doute sur l’absence de nouveauté ou sur la naïveté d’une telle découverte. Le problème, c’est qu’à force de ne pas vouloir passer pour des naïfs on en viendrait presque à s’habituer, à ne plus s’indigner, ni se révolter.

L’antisémitisme est une saloperie qui ronge les cerveaux et pourrit les sociétés. Qu’il s’inscrive dans la vieille tradition de l’extrême droite française ou qu’il se refasse une jeunesse dans certains quartiers, qu’il s’exprime à coups d’immondes graffitis sur les murs ou de diarrhée verbale sur les réseaux sociaux, qu’il tente de s’abriter derrière une prétendue défense de la liberté d’expression ou une apparente analyse géopolitique du conflit israélo-palestinien, il sert toujours les mêmes objectifs : l’essentialisation et la désignation d’un bouc émissaire, c’est-à-dire viser le juif pour ce qu’il est, et le rendre coupable de tout le reste.

Rien de plus urgent à faire ?

On en est donc (encore…) là quand certains grands esprits de la république des lettres débattent de l’opportunité de rééditer les pamphlets antisémites virulents de Louis-Ferdinand Céline, comme “l’Obs” en a rendu compte dans ses pages, la semaine dernière.

Sans rire ? A une époque où l’on trouve encore des croix gammées dessinées sur les murs, où l’on n’arrive plus à enseigner l’histoire de la Shoah dans certains établissements scolaires, où des juifs se font menacer, agresser quand ce n’est pas séquestrer au prétexte bien connu qu’ils auraient de l’argent selon le vieux cliché, n’y a-t-il rien de plus judicieux ou de plus urgent à faire ?

Est-il bien raisonnable de republier, et donc, au sens propre, de redonner une forme de publicité à ces écrits nauséabonds, au nom de leur prétendu intérêt littéraire (on croit rêver !) ou historique (comme si on avait attendu cette réédition pour le révéler…) ? On ne fera évidemment pas ici aux promoteurs de cette désolante initiative un procès en arrière-pensées. Juste en irresponsabilité.

Matthieu Croissandeau

Manuel Valls: la lutte contre l’antisémitisme « le combat de ma vie »

Manuel Valls: la lutte contre l’antisémitisme « le combat de ma vie »

Par David Munk Le 10/01/2018 à 13h30 Rubrique France/Politique

L’ancien premier ministre était l’invité d’Europe 1 mardi 9 janvier.

Invité de la matinale d’Europe 1 mardi 9 janvier, Manuel Valls est revenu sur l’antisémitisme en France, alors que l’on célèbre cette semaine le 3e anniversaire des attentats de janvier 2015, et notamment la prise d’otages de l’Hyper Cacher (4 morts). Pour l’ancien premier ministre, il est incontestable que « l’antisémitisme est très profondément ancré dans notre société ». On apprenait d’ailleurs dans la journée qu’un incendie « probablement criminelle », selon la procureure de Créteil Laure Beccuau, avait frappé une épicerie cacher dans un centre commercial à Créteil (Val-de-Marne), dans la nuit de lundi à mardi.

« Ce qui a changé depuis trois ans, c’est la prise de conscience de ce niveau d’antisémitisme que nous dénoncions à quelques-uns déjà depuis plusieurs années » estime le député apparenté La République en marche. « En 2012, il n’y avait pas eu la mobilisation de tous face à ce qui s’était passé à Toulouse et à Montauban, et en 2014 il n’y a avait pas eu une réaction à la hauteur de l’événement quand on avait crié dans les rues de Paris, à l’occasion d’une manifestation pro-palestinienne : ‘mort aux juifs'”. Ça veut dire que l’effort éducatif, l’effort de sécurité, de justice, parce que ce sont des délits qu’il faut poursuivre et condamner, cet effort doit se poursuivre ». A ses yeux, la lutte contre l’antisémitisme est « le combat de [sa] vie ».

3 ans après l’Hyper Cacher, les actes antisémites inquiètent la communauté juive

Trois ans après l’attentat de l’Hyper Cacher porte de Vincennes, la communauté juive a encore été visée par l’incendie d’une épicerie à Créteil, lundi, ravivant les inquiétudes de toute la communauté sur le climat actuel.

Trois ans après, l'émotion est toujours vive autour de l'Hypercacher de la porte de Vincennes ©CHRISTOPHE ARCHAMBAULT - AFP

C’est le troisième anniversaire de l’attentat qui a frappé le magasin Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Lundi, une épicerie cacher a encore été incendiée à Créteil, dans le Val-de-Marne et la piste criminelle est privilégiée par les autorités. Un feu qui intervient une semaine après la découverte de tags antisémites sur cette même épicerie.

Des actes malveillants qui poussent la communauté juive de France à se sentir menacée, selon Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme.

“C’est le grand malaise, l’incertitude, la peur, a-t-il expliqué. Vous avez des gens qui n’osent plus sortir en portant une kippa, d’autres qui retrouvent leur voiture taguée ‘Sale juif’ ou avec des excréments dessus. C’est quelque chose de constant, qui perdure. Entre décembre et début janvier, nous en sommes déjà à une quarantaine d’actes antisémites recensés et les choses traînent.”

Pourtant, le nombre d’actes antisémites est en recul dans l’Hexagone, 345 en 2016, 276 en 2017 et 40 depuis décembre 2017. Moins d’actes, mais leur gravité augmente, selon Sammy Ghozlan : “Il y a eu une baisse sensible en 2016, encore une baisse en 2017, mais les faits sont plus graves. Alors que les bâtiments sont protégés, les écoles ou les synagogues sont devenues des forteresses, le phénomène s’est déplacé et atteint les Juifs sur leurs personnes et à leur domicile. Au cours d’un cambriolage, une victime juive a vu sur le mur de sa chambre ‘Sale juif’, ‘On va vous tuer’ ou ‘Vive Daesh’.”

Propos recueillis par Quentin Vaslin pour Sud Radio

https://www.sudradio.fr/societe/3-ans-apres-lhyper-cacher-les-actes-antisemites-inquietent-la-communaute-juive

Chantal Delsol : «Le problème religieux vis-à-vis de la laïcité française est spécifique aux musulmans»

Chantal Delsol : «Le problème religieux vis-à-vis de la laïcité française est spécifique aux musulmans»

Par Chantal Delsol
Mis à jour le 09/01/2018 à 15h40 |

FIGAROVOX/TRIBUNE – La philosophe rappelle que la laïcité est un produit de la tradition grecque et judéo-chrétienne. Dire que toutes les religions sont également hostiles à ce principe est faux et réducteur.

La volonté des gouvernants et des médias est constante de tenter de mettre le judéo-christianisme et l’islam sur un pied d’égalité, afin de diluer dans un grand chaudron étiqueté «religion» les comportements parfois si archaïques et inacceptables de l’islam. Certains de nos gouvernants sont tentés d’éradiquer tout signe religieux d’où qu’il vienne, afin de ne pas faire preuve de «discrimination» envers l’islam – idée simplissime, et contre-productive dans sa pathétique sottise.

» LIRE AUSSI – Ce que contient la loi de 1905 sur la laïcité

Un soupçon d’honnêteté nous impose pourtant de distinguer ce qui est tellement différent. Nos contemporains n’aiment pas distinguer, ils voient là des discriminations, et leur désir inaltérable d’égalité les emmène vers toujours plus d’indifférenciation. C’est ainsi qu’on se livre à longueur de médias à des amalgames assez monstrueux: il suffirait d’être un peu patient avec l’islam, puisque le catholicisme aussi a mis des siècles à devenir tolérant et à abandonner ses prétentions au pouvoir temporel.

Il n’y a ni séparation entre le politique et le sacré, donc ni sécularisation ni laïcité, dans la religion musulmane

Comme si la laïcité était un cadeau du temps, un simple produit de l’habitude. Alors que la laïcité est, en réalité, la manière française de dire cette séparation du politique et du sacré qui s’appelle sécularisation chez tous les Européens et apparaît très anciennement chez les Grecs (au VIIe siècle avant J.-C. avec la création de l’Archontat à Athènes), et surtout chez les chrétiens avec le «rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu».

Il n’y a ni séparation entre le politique et le sacré, donc ni sécularisation ni laïcité, dans la religion musulmane. Cela ne veut pas dire que nombre de musulmans de France, français ou non, ne peuvent adopter notre laïcité et la vivre même avec ferveur, en modernisant ou si l’on veut en «protestantisant» leur propre religion. C’est bien d’ailleurs parce que cette évolution vers la laïcité exige un changement profond, parce qu’elle ne correspond pas à la tradition islamique, qu’elle suscite la constitution de groupes intégristes bientôt terroristes.

La laïcité est à l’origine (sous forme de sécularisation), notre invention et notre produit: celui des peuples grecs et judéo-chrétiens. Elle découle directement, et même abruptement, des caractéristiques spécifiques de ce Dieu, qui donne la liberté à l’homme et par conséquent le laisse agir dans sa sphère, celle immanente – celle du politique. Un Dieu qui laisse sa créature faire et assumer ses propres errements. Il n’en va pas du tout de même avec l’islam, qui n’est pas une religion de liberté, mais d’inclusion et de soumission – c’est le mot même.

L’importance, et l’obligation, de respecter la laïcité, ne signifie pas du tout la même chose en France pour des judéo-chrétiens et pour des musulmans

Aussi l’importance, et l’obligation, de respecter la laïcité, ne signifie pas du tout la même chose en France pour des judéo-chrétiens et pour des musulmans. Pour les premiers elle est la suite légitime de toute leur histoire, qu’ils n’ont pas toujours, loin de là, respectée correctement, mais qu’ils n’ont pas de raison de ne pas respecter à moins de se nier eux-mêmes: on demande juste à l’inventeur de reconnaître son invention… Pour les musulmans, c’est autre chose, puisque toute leur histoire dit précisément le contraire.

On tient, et on a raison, à ce que toutes les religions sans exception se sentent concernées par la laïcité et obéissent à ses exigences. Cependant on n’a pas besoin d’empêcher les juifs et les chrétiens d’organiser des prières de rue ni de brandir le voile intégral dans l’espace public: ils ne le font pas. Le problème religieux vis-à-vis de la laïcité française est spécifique aux musulmans. Pour pouvoir se permettre de s’opposer aux usages musulmans qui vont à l’encontre de la laïcité, on se croit alors obligé d’aller reprocher aux chrétiens jusqu’à leurs legs culturels, comme l’exposition des crèches.

On ne peut pas, on ne doit pas, dans l’affolement face au terrorisme religieux et dans la volonté d’égalité de traitement entre les religions, supprimer toute mention évoquant la religion dans l’espace public

Rappel d’un événement vrai et fondateur pour les croyants, la crèche est devenue pour les non-croyants un mythe signifiant de l’histoire de l’Occident. Toute grande croyance établie sur le long terme laisse des mythes à ses bords, comme la vague de la mer laisse l’écume. En Occident, les mythes, histoires ni vraies ni fausses mais signifiantes et édifiantes, proviennent du judéo-christianisme, ce qui est normal puisque c’est cette religion qui nous a structurés.

S’il y a aujourd’hui un islam de France, puisque 10 % des Français sont musulmans (selon les chiffres d’Hakim El Karoui), pour autant nous ne sommes pas habités par les croyances/mythes des razzias de Mahomet ni la vision des femmes de Mahomet.

Nous sommes structurés par l’histoire d’Abraham et d’Isaac ou par les histoires des saints chrétiens. La crèche de Noël, à laquelle les chrétiens prêtent foi, représente pour les non-chrétiens un mythe culturel actif, racontant comment le salut ne vient jamais de la grandeur mais toujours d’une forme de la pauvreté. On ne peut pas, on ne doit pas, dans l’affolement face au terrorisme religieux et dans la volonté d’égalité de traitement entre les religions, supprimer toute mention évoquant la religion dans l’espace public. S’il est vrai que la foi est intime, la religion ne peut être tout à fait exclue ni bannie des apparences. Elle fait partie de notre existence au même titre que la culture et l’histoire. Elle représente une partie de l’atmosphère de notre incarnation.

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Il faut arrêter de sanctuariser l’islam pour se racheter face à d’anciens colonisés. Ce n’est pas seulement l’islamisme, c’est l’islam tout court qui doit tout apprendre sur la laïcité, la tolérance et l’émancipation des femmes

Depuis les premiers attentats meurtriers, il a été demandé avec force et bien légitimement d’éviter les amalgames entre les terroristes musulmans et la population musulmane largement modérée (c’est d’ailleurs cette population qui prend le risque de s’amalgamer elle-même aux terroristes quand elle garde un silence assourdissant – un des traits qui marque notre différence culturelle: il est clair que si un groupe de catholiques cinglés se mettaient à tuer ainsi en commandos, nous cesserions illico de dormir tant que nous n’aurions pas réussi à nous démarquer d’eux par tous arguments imaginables). Mais il est étrange de voir l’amalgame qui est fait dans le même temps, et d’aussi bon cœur, entre le judéo-christianisme et l’islam – comme si ces deux religions avaient autant de mal l’une que l’autre à assumer la nécessaire laïcité.

Alors que la première est simplement la mère nourricière de la laïcité, bien avant les républicains bruyants, et connaît la chanson mieux que tous ses successeurs donneurs de leçons. Et que la seconde, qui n’est pas née dans le même chaudron, doit tout apprendre de cette séparation du politique et du sacré. Ce qui est loin d’être acquis. Il faut arrêter de sanctuariser l’islam pour se racheter face à d’anciens colonisés. Ce n’est pas seulement l’islamisme, c’est l’islam tout court qui doit tout apprendre sur la laïcité, la tolérance et l’émancipation des femmes. Les 10 % (selon Hakim El Karoui) de musulmans français, ou installés en France, sont bienvenus s’ils acceptent notre art de vivre, et en premier lieu la laïcité avec tout ce qu’elle comporte. Mais ce n’est pas en nous inventant des vices que nous les porterons à notre niveau. C’est en les respectant tels qu’ils sont puis en leur donnant envie de nous ressembler – ce qui suppose que nous cessions de nous mépriser nous-mêmes.

Le BNVCA et son Président félicitent chaleureusement Monsieur Joël Mergui réélu brillamment Président du Consistoire de Paris

Publié le 8 janvier 2017 dans La Croix

Joël Mergui, président du Consistoire israélite de Paris depuis 2006, a été réélu, à l’unanimité moins une voix, à la présidence de cette institution lundi 8 janvier. Le vote a eu lieu lors du premier conseil des administrateurs franciliens statutairement recomposé à la suite des élections du 26 novembre 2017.

Pour la première fois dans l’histoire du Consistoire, dix administrateurs sur 26 sont des femmes.

Joël Mergui a redéfini les objectifs de chaque commission de travail, avec pour objectif de travailler sur « le progrès, la modernisation et l’amélioration des services consistoriaux », selon un communiqué du Consistoire.

Budget global de 25 millions d’euros

Fondé en 1808, par Napoléon 1er qui a organisé le culte israélite en France en créant le Consistoire central, organe fédérateur de 16 Consistoires régionaux, le Consistoire de Paris et d’Île-de-France est le plus important du pays, puisque 60 % de la communauté juive française vit dans cette région.

L’Association du Consistoire israélite de Paris (Acip), qui gère 82 communautés, auxquelles s’ajoutent une centaine d’oratoires et centres associés ou affiliés, salarie près d’un millier de personnes (un peu moins de 300 équivalents temps plein, dont les rabbins). Son budget global atteint 25 millions d’euros.

Comparativement, le budget du Consistoire central de France (qui comprend celui du séminaire rabbinique de France), s’élève à 2 millions d’euros.

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#FRANCE #MONTROUGE – GÉRARD COLLOMB REND HOMMAGE À CLARISSA JEAN-PHILIPPE, POLICIÈRE TUÉE À MONTROUGE EN 2015 Une cérémonie d’hommage a été rendue lundi à Montrouge à la mémoire de la policière, décédée à l’âge de 26 ans sous les balles du terroriste Amedy Coulibaly, en présence du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb. Publié le 8 janvier 2018 sur le site de France24 “Elle est devenue notre héroïne à tous” : le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a rendu hommage lundi 8 janvier, trois ans après sa mort, à Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale abattue par Amedy Coulibaly à Montrouge, près de Paris, trois ans auparavant. Au lendemain de l’attaque meurtrière ayant coûté la vie à douze personnes, dont une grande partie de la rédaction dans les locaux de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe est appelée pour un accident de la route au 72, rue Pierre-Brossolette, à Montrouge, où elle était policière municipale. “C’était il y a trois ans. Tout le monde se réveillait sous le choc”, a rappelé Gérard Collomb, “nous pleurions Cabu, Charb, Wolinski, nous étions tous Charlie”. “Elle allait être titularisée” Sur place, elle est assassinée par le terroriste Amedy Coulibaly, “froidement, lâchement, de deux balles dans le dos”, a souligné Gérard Collomb, qui a prononcé son discours devant la plaque installée à sa mémoire sur les lieux du drame. “Dans une semaine, elle allait enfin être titularisée”, a retracé le ministre de l’Intérieur. “Les Français se souviendront longtemps qu’une policière fut abattue dans la rue parce qu’elle avait promis de les protéger”, a-t-il encore assuré, “c’est pourquoi cette plaque constitue pour elle l’hommage solennel de toute la nation.” Gérard Collomb a ensuite affirmé que “le gouvernement est pleinement engagé pour renforcer les moyens humains et matériels” afin de lutter contre le terrorisme. “La loi du 30 octobre a donné plus de latitude d’action à nos forces de l’ordre”, s’est-il félicité, avant de réaffirmer qu’un grand plan de lutte contre la radicalisation devait voir les jours dans les prochaines semaines. “L’esprit du 11-Janvier doit se traduire tous les jours dans les faits”, a-t-il enfin martelé, avant d’observer une minute de silence et de déposer une gerbe à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe. “Une femme tournée vers l’autre” La maire de Paris Anne Hidalgo et la ministre des Outre-Mer Annick Girardin étaient également présentes. Mardi, une autre plaque hommage sera inaugurée, en face de celle déjà existante, à l’endroit exact où la policière a été abattue. Celle-ci se trouvera sur le territoire de la commune de Malakoff, séparée de Montrouge par l’avenue Pierre-Brossolette. Une autre cérémonie, en présence d’élus locaux, d’habitants et de membres de la famille de la victime avait eu lieu dans la matinée à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), où la jeune femme habitait. “Nous gardons le souvenir d’une femme épanouie, très tournée vers l’autre, l’ordre public, les valeurs de la République”, a souligné auprès de l’AFP le maire de la commune, Christophe Delrieu. Lire l’article en intégralité Source : France24

#FRANCE #MONTROUGE – GÉRARD COLLOMB REND HOMMAGE À CLARISSA JEAN-PHILIPPE, POLICIÈRE TUÉE À MONTROUGE EN 2015

Une cérémonie d’hommage a été rendue lundi à Montrouge à la mémoire de la policière, décédée à l’âge de 26 ans sous les balles du terroriste Amedy Coulibaly, en présence du ministre de l’Intérieur Gérard Collomb.

Publié le 8 janvier 2018 sur le site de France24

“Elle est devenue notre héroïne à tous” : le ministre de l’Intérieur Gérard Collomb a rendu hommage lundi 8 janvier, trois ans après sa mort, à Clarissa Jean-Philippe, la policière municipale abattue par Amedy Coulibaly à Montrouge, près de Paris, trois ans auparavant.

Au lendemain de l’attaque meurtrière ayant coûté la vie à douze personnes, dont une grande partie de la rédaction dans les locaux de Charlie Hebdo, Clarissa Jean-Philippe est appelée pour un accident de la route au 72, rue Pierre-Brossolette, à Montrouge, où elle était policière municipale. “C’était il y a trois ans. Tout le monde se réveillait sous le choc”, a rappelé Gérard Collomb, “nous pleurions Cabu, Charb, Wolinski, nous étions tous Charlie”.

“Elle allait être titularisée”

Sur place, elle est assassinée par le terroriste Amedy Coulibaly, “froidement, lâchement, de deux balles dans le dos”, a souligné Gérard Collomb, qui a prononcé son discours devant la plaque installée à sa mémoire sur les lieux du drame.

“Dans une semaine, elle allait enfin être titularisée”, a retracé le ministre de l’Intérieur. “Les Français se souviendront longtemps qu’une policière fut abattue dans la rue parce qu’elle avait promis de les protéger”, a-t-il encore assuré, “c’est pourquoi cette plaque constitue pour elle l’hommage solennel de toute la nation.”

Gérard Collomb a ensuite affirmé que “le gouvernement est pleinement engagé pour renforcer les moyens humains et matériels” afin de lutter contre le terrorisme. “La loi du 30 octobre a donné plus de latitude d’action à nos forces de l’ordre”, s’est-il félicité, avant de réaffirmer qu’un grand plan de lutte contre la radicalisation devait voir les jours dans les prochaines semaines.

“L’esprit du 11-Janvier doit se traduire tous les jours dans les faits”, a-t-il enfin martelé, avant d’observer une minute de silence et de déposer une gerbe à la mémoire de Clarissa Jean-Philippe.

“Une femme tournée vers l’autre”

La maire de Paris Anne Hidalgo et la ministre des Outre-Mer Annick Girardin étaient également présentes.

Mardi, une autre plaque hommage sera inaugurée, en face de celle déjà existante, à l’endroit exact où la policière a été abattue. Celle-ci se trouvera sur le territoire de la commune de Malakoff, séparée de Montrouge par l’avenue Pierre-Brossolette.

Une autre cérémonie, en présence d’élus locaux, d’habitants et de membres de la famille de la victime avait eu lieu dans la matinée à Carrières-sous-Poissy (Yvelines), où la jeune femme habitait. “Nous gardons le souvenir d’une femme épanouie, très tournée vers l’autre, l’ordre public, les valeurs de la République”, a souligné auprès de l’AFP le maire de la commune, Christophe Delrieu.

 

Netanyahu affirme qu’Israël a empêché le crash d’avions détournés en Europe

Netanyahu affirme qu’Israël a empêché le crash d’avions détournés en Europe

Le Premier ministre a dit aux ambassadeurs de l’OTAN que les renseignements israéliens ont déjoués “plusieurs douzaines d’attentats majeurs”, certains impliquant l’aviation civile

Le  Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une conférence de presse conjointe avec les ambassadeurs de l'OTAN en Israël à l'hôtel du roi David de Jérusalem, le 9 janvier 2018 (Crédit : Hadas Parushl/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d’une conférence de presse conjointe avec les ambassadeurs de l’OTAN en Israël à l’hôtel du roi David de Jérusalem, le 9 janvier 2018 (Crédit : Hadas Parushl/Flash90)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a laissé entendre mardi qu’Israël avait empêché des avions détournés de s’écraser sur des villes européennes.

« Nous avons, par le biais de nos services de renseignement, fourni des informations qui ont empêché des attentats terroristes majeurs dont un grand nombre prévus dans des pays européens », a-t-il déclaré aux diplomates étrangers réunis à Jérusalem.

« Certains [de ces incidents] auraient pu être des attaques massives, de la pire espèce, jamais connue sur le sol de l’Europe – et même pire parce qu’ils auraient impliqué l’aviation civile. Israël a empêché cela et a donc aidé à sauver de nombreuses vies européennes », a dit Netanyahu.

Il n’a fourni aucun détail sur la nature des attentats qu’Israël a aidé à prévenir.

Lors d’une rencontre des ambassadeurs de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) organisée en Israël, Netanyahu a indiqué que Jérusalem contribuait à la sécurité de tous les membres de l’alliance de défense occidentale dans la mesure où le pays lutte en permanence contre les courants chiites et sunnites de l’Islam radical.

Au-delà de la lutte contre le terrorisme de l’Etat islamique en direction des pays européens, Israël empêche également le groupe de créer un second bastion en Egypte, a-t-il dit.

« L’EI est détruit en Irak et en Syrie, mais tente d’établir une base territoriale alternative au Sinaï. Israël contribue à prévenir cela de nombreuses façons », a dit Netanyahu. « En général, je dirais qu’Israël est la force indigène la plus puissante au Moyen-Orient combattant l’Islam radical ».

De plus, Israël aide l’OTAN en luttant contre l’Iran, la puissance dominante chiite, a continué le Premier ministre. L’Etat juif ne cherche pas seulement à empêcher la république islamique d’acquérir des armes nucléaires, il est aussi « absolument déterminé à empêcher l’Iran d’établir une base militaire en Syrie. Et nos paroles seront suivies d’actes », a-t-il ajouté, faisant probablement allusion aux diverses frappes aériennes contre des convois d’armement et des usines qui auraient été menées par Israël.

De plus, l’Iran prévoit de faire venir 100 000 combattants chiites en Syrie dans le cadre de sa quête de domination pour finalement « conquérir » le Moyen-Orient, a-t-il accusé.

Images satellites israéliennes montrant les conséquences d’une frappe aérienne attribuée à Israël contre une base de développement de missiles, en Syrie, le 7 septembre 2017. (Crédit : ImageSat International)

Si Téhéran devait mener à bien ses efforts, les forces radicales sunnites et chiites s’affronteraient en Syrie, envoyant des millions de réfugiés vers les rives européennes, a averti le Premier ministre.

« Où les retombées [d’un conflit sunnite-chiite en Syrie] auraient-elles lieu ? En Europe. Où irait le flot humain ? En Europe. Qui empêche cela aujourd’hui ? Israël ? Aujourd’hui, Israël seulement. Mais je maintiens qu’il s’agit d’un intérêt commun », a-t-il déclaré aux ambassadeurs de l’OTAN durant la partie publique de l’événement.

Israël et l’OTAN coopèrent en termes de sécurité depuis des décennies, mais n’ont que récemment réévalué leurs liens de manière significative. L’année dernière, Israël a procédé à l’ouverture de son premier bureau au siège de l’OTAN à Bruxelles

Le BNVCA condamne avec la plus grande vigueur l’incendie criminel commis contre l’épicerie cacher Destock de Creteil, dans la nuit du 8 au 9 janvier 2018, plus précisément vers 4h30, provoquant de gros dégâts.

Le BNVCA condamne avec  la plus grande vigueur l’incendie criminel commis contre l’épicerie cacher Destock de Creteil,(94) dans la nuit du 8 au 9 janvier 2018, plus précisément vers 4h30, provoquant de gros dégâts.
Nous rappelons que cette épicerie est mitoyenne de la supérette Hypercacher dont les rideaux métalliques ont été tagués de croix gammées géantes, le 3 janvier 2018,
provoquant l’indignation générale, à la veille de la commémoration de l’attentat antijuif contre l’Hypêrcacher de la Porte de Vincennes le 9 janvier 2015.
Le BNVCA considère que les criminels ont voulu par leur geste sanctionner à leur manière le gérant musulman de ce commerce, et le punir pour avoir osé ouvertement déclaré qu’il n’avait lui, un musulman, aucun problème à vendre des produits cachers et  israéliens destinés à la clientèle juive de Créteil.
Le BNVCA qui déplore que cette zone commerciale ne dispose d’aucun dispositif de surveillance, demande au Maire de Créteil et au Préfet du Val de Marne de faire installer des systèmes dissuasifs de vidéo surveillance.
Le BNVCA exprime son soutien au gérant de Destock et demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier et interpeller les auteurs de cette nouvelle agression de nature antisémite.

Débats sur les contours du futur parquet antiterroriste

Débats sur les contours du futur parquet antiterroriste

PAULE GONZALÈS

UN CONTENTIEUX de masse et si spécifique que s’est imposée l’idée d’un parquet spécialisé à compétence nationale. Le 18 décembre dernier, Nicole Belloubet, le garde des Sceaux, a annoncé la création d’un parquet national antiterroriste. Il revient désormais à la Direction des affaires criminelles et des grâces d’en proposer les contours d’ici au mois de mars prochain.

Tous les acteurs reconnaissent les défauts de la « cellule C1 » mise en place au parquet de Paris en 1986, alors que sévissait le terrorisme basque, corse et de manière infinitésimale le terrorisme islamiste. L’ampleur actuelle de ce contentieux exige aujourd’hui une adaptation en profondeur. La France compte 2 370 ressortissants qui ont été impliqués sur les terrains d’opération. Aujourd’hui, plus 500 individus sont en détention pour faits de terrorisme et l’on compte 244 personnes ainsi que plus d’une soixantaine de mineurs revenus de Syrie et d’Irak.

Deux clans de grands juristes et de hauts magistrats rivalisent de propositions pour déterminer le périmètre de cette future structure. Le premier préconise un parquet spécialisé qui resterait dans le ressort parisien, comme le parquet national financier créé en 2014. Un procureur, épaulé de trois autres magistrats de même rang, animerait une ­équipe d’une vingtaine de « parquetiers ». De quoi répondre à trois défis majeurs : l’internationalisation d’un contentieux qui implique une entraide judiciaire croissante entre les États et les structures européennes. Mais aussi la nécessité d’assurer la remontée d’information – souvent de très basse intensité – en provenance de la province. Enfin s’assurer d’un dialogue d’égal à égal avec les grandes agences de renseignement, jugées trop autonomes par rapport aux magistrats du parquet anti-terroriste actuel. Ses jeunes substituts sont certes compétents mais absorbés par le suivi quotidien des affaires, depuis les gardes à vue jusqu’aux audiences, sans oublier les relations avec l’instruction et les juges de la liberté et de la détention. En ligne de mire aussi, le traumatisme de l’affaire Merah. Identifié par les services, il n’a jamais été « judiciarisé ».

Conséquences politiques 

D’autres magistrats penchent vers une structure complètement autonome élevée au rang d’un parquet général pilotant trois parquets spécialisés respectivement dédiés à l’antiterrorisme, à la criminalité organisée et au blanchiment d’argent. Cette solution est défendue par François Molins, le procureur de Paris, qui gère depuis 2015 les attentats, qui ont fait 241 victimes en France. Il a pour lui la légitimité d’une action que nul ne lui dispute et qui lui permet d’exiger un renforcement substantiel de ses effectifs et de ses pouvoirs.

Cette solution aurait actuellement le vent en poupe, mais beaucoup s’inquiètent des conséquences politiques d’une structure aussi autonome. Nicole Belloubet l’a promis, « il ne s’agit pas de créer une juridiction d’exception mais de mettre en place une structure efficace et plus lisible », a-t-elle affirmé lors de son annonce. « La création d’un parquet général spécialement dédié en ferait une structure complètement dérogatoire de l’organisation judiciaire actuelle et encourrait le risque de critiques de constitutionnalité », soulignent de bons connaisseurs de la lutte contre le terrorisme. De nombreux spécialistes font aussi remarquer qu’il « n’existe, en France, aucun lien avéré entre le terrorisme et la grande criminalité organisée. Aussi pourquoi les lier ? ». Derrière ces divergences, le choix entre une solution simple et pragmatique ou la création d’un superprocureur à la française.

Le BNVCA ne pense pas que les mesures telles que décrites soient en mesure de juguuler et encore moins d’éradiquer les actes terroristes sur notre sol. Seul un excellent fonctionnement echanges d’information en temps réer entre les diverse services (il y en a trop à notre avis concernant spécifiquement le terrorisme) et sans les infiltrations ou les retournements auprès des futurs djihadistes et mosquèes salafistes on aura des lendemains très difficiles. je sais très bien qu’en France on est suspect quand on préconise, concernant le terrorisme d’avoir des liens très étroits avec les iIsraeliens, mais peut être ne nous font ils pas confiance.