Category: Lévy

L’Allemagne désigne le mouvement BDS (boycott contre Israël) comme antisémite

Le parlement allemand a voté vendredi pour condamner comme antisémite un mouvement connu sous le nom de BDS, qui appelle aux pressions économiques contre Israël. 

Sous couvert de « mettre fin à l’occupation des terres palestiniennes, accorder aux citoyens arabes des droits égaux et reconnaître le droit au retour des réfugiés palestiniens », le mouvement, selon les déclarations de son fondateur, milite pour la disparition de l’Etat d’Israël et l’expulsion des juifs du Moyen-Orient.

Dans un geste salué par Israël, la majorité des législateurs du Bundestag ont voté en faveur d’une motion visant à qualifier le mouvement international Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) d’entité qui utilise des tactiques antisémites pour atteindre ses objectifs politiques.

Les schémas et méthodes d’argumentation utilisés par le mouvement BDS sont antisémites », peut-on lire dans la motion présentée par les conservateurs de la Chancelière Angela Merkel, leurs partenaires de la coalition sociale-démocrate ainsi que les Verts et les Démocrates libres.Reuters

Assurer la survie d’Israël est une priorité pour l’Allemagne depuis la défaite de la dictature nazie qui a commis l’Holocauste, au cours duquel environ six millions de Juifs ont été tués.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a salué la décision du Bundestag.

« J’espère que cette décision entraînera des mesures concrètes et j’appelle les autres pays à adopter une législation similaire », a-t-il déclaré sur Twitter.

BDS a condamné la motion comme étant anti-palestinienne.

La France, dont la loi punit sévèrement le boycott, laisse les groupes de boycott manifester et appeler à la destruction d’Israël dans les rues des principales villes, y compris Paris.

  • PUBLIÉ PAR CHRISTIAN LARNET LE 18 MAI 2019 .

Le BNVCA condamne la profanation de la stèle commémorative de la “Rafle du Vel d’Hiv”. Le BNVCA dépose plainte.

Le BNVCA indigné, condamne avec force la profanation de la stèle commémorative de la rafle du Vel d’Hiv.

Ce monument est situé Rue Nélaton, Paris 15eme à quelques mètres du Ministère de l’Intérieur. Il est érigé en mémoire des enfants juifs victimes de la rafle du 17 juillet 1942, déportés à Auschwitz Birkenau et tués en totalité.

Les vandales antisémites ont souillé cette stèle en effaçant au feutre noir les noms de certains enfants  gravés dans le marbre ainsi que le chiffre de 4115 qui rappelle le nombre de ces petites victimes.innocentes.

Pour le BNVCA ceux qui ont commis ce crime contre la mémoire, contre des enfants, ne sont que des lâches.

Selon nos informations les services de la police scientifique ont été saisis et les tags effacés par les services de la Ville de Paris.

Nous demandons aux autorités que tout soit mis en oeuvre pour identifier et interpeller les auteurs antujuifs. Leur méfait doit être sérieusement punis.

Le BNVCA  qui a décidé de se constituer partie civile a demandé à son conseil Maitre Charles  Baccouche de déposer immédiatement plainte auprès du Procureur de la République de Paris,

UN RAPPORT ALLEMAND MET EN GARDE CONTRE LA MONTRÉE L’ANTISÉMITISME ISLAMIQUE


L’agence de renseignement a décrit cette étude comme un bond en avant, au milieu de préoccupations croissantes sur la montrée de la haine dans le pays

JTA — L’agence de renseignement d’Allemagne a écrit ce qui est défini comme son analyse la plus importante sur la montée de l’antisémitisme par des extrémistes islamistes. Le Bureau fédéral pour la Protection de la Constitution, ou BfV, a décrit sa brochure de 40 pages comme un outil pour les éducateurs, les travailleurs sociaux et les autres personnes qui travaillent étroitement avec les immigrants ou réfugiés musulmans récemment arrivés.

Intitulé « L’antisémitisme dans l’islamisme », le rapport récemment publié représente un bond en avant en terme de focalisation par l’agence sur le sujet, a déclaré la porte-parole Angela Pley au JTA dans un entretien téléphonique. Elle a déclaré que l’agence n’a jamais publié d’analyse aussi large du sujet en se basant sur des données empiriques. « Nous sommes un système d’avertissement précoce », a expliqué Pley. « Les recommandations sur ce qui doit être fait doivent venir de la société et des responsables politiques. » Pley a déclaré qu’il n’y avait eu aucune réaction publique au rapport par des associations musulmanes en Allemagne, et qu’il avait été téléchargé 1 439 fois depuis sa publication.

Il s’agit de l’une des quelques récentes mesures gouvernementales qui témoignent de la préoccupation croissante sur l’antisémitisme en Allemagne.

En 2018, le gouvernement a nommé un émissaire spécial, Felix Klein, pour se pencher sur le sujet. En 2012, une commission du Bundestag a été établie pour faire un rapport sur l’antisémitisme dans le pays et dans toutes les catégories.

« L’antisémitisme dans l’islamisme » se focalise sur la dimension islamiste extrémiste, qui représente une menace qui se profile, a déclaré l’agence, même si relativement peu de crimes antisémites ont été attribués à l’islamisme extrémiste en Allemagne.

Le rapport fait la distinction entre l’islam, la religion, et « l’islamisme », qu’il décrit comme une forme d’extrémisme politique qui « vise à une abolition partielle ou complète de la constitution libérale démocratique de la République fédérale d’Allemagne ». Entre 2010 et 2016, le centre de recherche Pew a annoncé que le nombre de Musulmans vivant en Allemagne a grimpé à près de 5 millions, soit 6% de la population, contre 3,3 millions, ou 4,1 % en 2010.

La vaste majorité des crimes antisémites en Allemagne viennent de l’extrême-droite. En 2018, un total de 755 actes antisémites ont été recensés. 670 ont été attribués à l’extrême droite et 25 à des « étrangers ». Des 707 cas de l’année précédente, 651 ont été attribués à l’extrême-droite et 15 à des étrangers.

Mais le nouveau rapport, qui identifie des organisations et des mouvements islamistes et leur propagande, avertit que la radicalisation et l’incitation à la haine antisémite « forment le terreau pour une escalade violente ».

Le rapport mentionne quelques cas spécifiques de ces dernières années:

    En avril 2016, une femme à Berlin a été approchée par deux hommes d’origine arabe qui lui ont posé des questions sur le pendentif en forme d’Etat d’Israël qu’elle portait. Les hommes ont répondu : « Pu****s de Juifs! Vous êtes les déchets de la terre ».

    En décembre 2017, une lycéenne juive à Berlin a été prise à partie par un camarade de classe arabe qui lui a dit : « Vous êtes des meurtriers d’enfants, vous devriez avoir la tête coupée ».

    Ce même mois, deux agresseurs ont attaqué une synagogue dans l’Etat de Rhénanie-du-Nord-Westphalie et s’en sont pris au personnel, déclarant qu’ »Al-Quds nous appartient! Partez, fils de p***s! » Al-Quds est le nom arabe pour la ville de Jérusalem

Les croyances antisémites défendues par des groupes et des individus islamistes « représentent déjà un défi considérable pour une coexistence paisible et tolérante en Allemagne », a expliqué le rapport.

Ce n’est pas la première fois que l’agence a étudié l’antisémitisme dans ce contexte : d’anciens rapports annuels sur le crime extrémiste se sont penchés sur l’islamisme et ses composantes antisémites. Une conférence s’est tenue sur le sujet au début des années 2000, a déclaré Pley au JTA.

Juliane Wetzel, chercheuse au Centre de Recherche sur l’Antisémitisme à l’Université technique de Berlin, a qualifié le rapport « d’ »excellente contribution sur le sujet ». « La conclusion est importante : l’antisémitisme islamiste se diffuse en Allemagne », a déclaré Wetzel, membre de la commission des experts sur l’antisémitisme du Bundestag.

Le nouveau rapport est important, même le sujet de l’antisémitisme dans l’islamisme n’a pas été tabou en Allemagne comme certains critiques l’ont affirmé, a déclaré le politologue Clemens Hani, directeur du Centre international de Berlin pour l’Etude de l’Antisémitisme. Entre autres organisations, « l’agence de renseignement en parle depuis des années », a déclaré Hani au JTA.

Dans sa définition de l’antisémitisme, la brochure inclut l’antisionisme, puisqu’il « vise à une élimination complète de l’Etat d’Israël », et définit à tort le conflit du Moyen-Orient « comme une ‘guerre juive d’annihilation’ contre les Palestiniens ». La brochure précise que les antisionistes en Allemagne avancent souvent l’argument qu’ils sont contre Israël, mais pas contre les Juifs. Pourtant, étant donné qu’ »Israël est le seul Etat juif dans le monde et que sa destruction entraînerait inévitablement la mort et l’expulsion de millions de Juifs, cette argumentation est devenu un tour de passe-passe pour cacher le véritable sens de l’anti-sionisme », a conclu le rapport. Entre autres points, la brochure aborde les clichés antisémites repris dans l’islamisme et le rejet de l’Etat d’Israël par des organisations islamistes.

Sa liste de groupes et de mouvement extrémistes islamistes en Allemagne comprend, entre autres, les Frères musulmans et le Hamas.

Même s’il n’y a pas eu de réaction publique de la part d’organisations musulmanes en Allemagne, l’Association libérale islamique a récemment publié son propre apport de 178 pages sur les résultats de son programme de trois ans, Extreme Out: Empowerment, Not Antisemitism. Le projet visait à « mettre en lumière le travail [contre] les attitudes antisémites parmi les jeunes de confession musulmane », et à aider les jeunes à se sentir intégrés dans la société allemande.

Source : timesofisrael.com, 10 mai 2019

Pascal Bruckner – Ce négationnisme qui échappe aux procès

Comme le rappelle Thierry Wolton, chez de nombreux intellectuels perdure un « négationnisme de gauche » qui minimise la barbarie communiste.

Par Pascal Bruckner | Le Point 

Pascal Bruckner - Ce negationnisme qui echappe aux proces

Notre représentation du mal se limite exclusivement à la peste brune. Il ne vient à l’esprit de personne d’inclure la catastrophe du communisme et ses dizaines de millions de morts dans ce bilan. Bien que beaucoup d’intellectuels se battent depuis Hannah ArendtRaymond AronFrançois Furet, pour équilibrer les totalitarismes, le deux poids deux mesures se poursuit. Comme le relève l’historien Thierry Wolton dans un livre (1) à la fois glaçant et mélancolique, il n’y a pas eu de Nuremberg du communisme. L’URSS s’est effondrée sans procès et la Russie n’a pas, comme l’Allemagne postnazie, procédé au moindre travail de mémoire. Rappelant que le système concentrationnaire a commencé dès 1918 sous la direction de Trotski, que Lénine est le véritable inventeur du totalitarisme, que le NKVD (la police politique) utilisait des camions à gaz lors de la grande terreur de 1937-1938 pour liquider les opposants, l’auteur déplore qu’à l’hypermnésie du nazisme corresponde l’amnésie du communisme. Mais ce négationnisme qui minimise les faits ou les déforme ne choque personne lorsqu’il s’agit d’évaluer l’histoire de la Chine, du bloc soviétique ou du Cambodge. Les régimes marxistes sont toujours pardonnés en raison de la pureté de leurs intentions. Qu’importent alors leurs dommages collatéraux, ils gardent le monopole de l’espérance et sont exonérés du simple fait de la noblesse de leur idéal. Pourtant, si le fascisme a tué au nom de la race, le communisme a tué sans relâche au nom de la classe.

Assourdissant silence. Les deux négationnismes se rejoignent dans la synthèse brun-rouge dont témoignent de nos jours tant de nos intellectuels. Serge Thion, militant d’extrême gauche, ardent défenseur, comme le linguiste américain Noam Chomsky, des Khmers rouges, soutient Robert Faurisson sur la négation de la Shoah. Chomsky, lui, préfacera en 1980 un ouvrage du même Faurisson publié à La Vieille Taupe. Il s’agit toujours de minimiser les crimes réels du communisme pour mieux souligner ceux du capitalisme. Le goulag ? « La meilleure source de propagande pour l’Occident », dira Régis Debray en 1979 dans un dialogue avec Noam Chomsky et Jean-Pierre Faye. En 1987, il dénoncera « les imposteurs du Goulag Circus » sans en souffrir dans sa brillante carrière de conseiller du prince et de phare désabusé de l’intelligentsia. Le négationnisme de gauche oscille entre deux positions : soit atténuer les horreurs constatées – « les communistes n’ont pas de sang jusqu’aux coudes », s’exclame Jean-Luc Mélenchon. Ou bien soutenir que le vrai communisme n’a jamais existé, qu’il reste à venir ; ainsi exonère-t-on les régimes qui s’en réclament. Thierry Wolton rappelle avec cruauté que feu Daniel Bensaïd, tête pensante de la Ligue communiste révolutionnaire, refusa de sabler le champagne à la chute du Mur en 1989 et conseilla plutôt à ses amis de prendre un Alka-Seltzer. Les trotskistes, ces staliniens faillis, ont soutenu sans sourciller le Vietnam de Hô Chi Minh, le castrisme, le chavisme, comme ils soutiennent aujourd’hui l’islamisme, par détestation de l’Etat bourgeois.

Mais, dans ce domaine, la part du lion revient au philosophe Alain Badiou. Fondateur et mâle dominant d’une secte autoproclamée qui contrôlait les lectures et la sexualité de ses membres, Alain Badiou regrettera la défaite des Khmers rouges face aux troupes vietnamiennes en 1979 dans un article du Monde, « Kampuchea vaincra ». Il ne reconnaîtra du bout des lèvres son erreur qu’en… 2012, ici même, dans Le Point. Pour Badiou, l’ennemi suprême n’est pas seulement le capitalisme ou l’empire nord-américain, c’est la démocratie, ni plus ni moins. D’où l’adulation qu’il porte à Mao Tsé-toung, ce « seigneur marxiste du désordre », comme le baptise son disciple slovène, Slavoj Zizek. « Le problème des tentatives révolutionnaires à ce jour n’a pas été qu’elles étaient “trop extrêmes”, mais qu’elles n’étaient pas assez radicales », poursuit Zizek, qui vante la liquidation des paysans pratiquée par Mao lors de la famine du « Grand Bond en avant ». Alors que Hitler a commis un « excès irrationnel » en tuant les juifs, Mao savait exactement ce qui se passait en disant : « Il se pourrait que la moitié de la Chine doive mourir. » Résultat : « 38 millions de Chinois furent affamés et réduits en esclavage mortel. » Il ne s’agit plus de nier le crime, mais de le louer pour le bien de la cause. Affamer des millions de paysans est excusable pour construire le communisme ; exterminer des millions de juifs ne répond à aucune logique.

Il est vrai que, sur cette ligne, nos penseurs furent précédés par Sartre, qui expliquait à Michel-Antoine Burnier que « les révolutionnaires de 1793 n’ont probablement pas assez tué ».

L’assourdissant silence qui accompagne le calvaire communiste vient de l’impunité qu’il procure à ses défenseurs. Ni la ruine économique ni la désolation culturelle et écologique ne leur sont imputées. Comment s’étonner alors que Che Guevara, véritable tueur en série, soit devenu une icône christique, que le Venezuela de Maduro soit soutenu par La France insoumise, que même un Claude Lanzmann n’ait vu la Corée du Nord que sous l’angle narcissique d’une idylle avec son accompagnatrice locale ?

Liens consubstantiels. Il n’est pas surprenant que la mort du messianisme communiste ait libéré un espace d’utopie dans lequel le djihad s’est engouffré. Bertrand Russell, dès les années 1920, et le sociologue Jules Monnerot l’avaient établi : l’islam politique et le communisme ont des liens consubstantiels. Une idéologie totalitaire et une religion totalisante qui mobilise des millions d’hommes et prescrit leur vie quotidienne dans ses moindres gestes ont plus d’une analogie. Régis Debray, toujours lui, confessera « une certaine compassion pour les djihadistes de chez nous » et leur trouvera même un romantisme révolutionnaire.

Il était inévitable que les négationnistes finissent par enfourcher le vieux cheval fourbu de l’antisémitisme. Dans la lignée d’un Garaudy passé du stalinisme a la haine des juifs, Zizek, avec de gros sabots, et Badiou, plus subtilement, tonnent de conserve contre la « religion » de l’Holocauste et l’alibi qu’elle fournit à l’Etat colonialiste d’Israël, qui fait des Palestiniens les nouveaux damnés de la Terre. Pour Badiou, les Palestiniens étant aussi des juifs, comme toutes les victimes, font de l’Etat d’Israël qui les opprime un Etat antisémite.

Les jeunes générations, ayant oublié le désastre soviétique et maoïste, ne voient plus désormais que le capitalisme comme source du mal. Dès lors, elles applaudissent de vieux staliniens juchés sur une montagne de cadavres et retrouvent de la séduction aux utopies marxisantes. Les Faurisson rouges peuvent dormir tranquilles : aucune loi Gayssot ne viendra les sanctionner§

1. « Le négationnisme de gauche » (Grasset, 224 p., 18 €).

* Philosophe et romancier. Dernier livre paru : « Un an et un jour » (roman, Grasset, 2018).

Le BNVCA indigné par le comportement de la “Boutique de la Cité des Vins de Bordeaux”

                                                COMMUNIQUE

Le BNVCA, informé par des citoyens indignés que la Boutique de la Cité du Vin de Bordeaux expose dans sa vitrine des vins de différents pays et se permette de désigner des vins d’Israël, produits en Haute Galilée dits-Golan seraient issus de «Colonies israéliennes».

Le BNVCA dénie à des Commerçants dont la profession est d fournir des biens et services à leurs clients, le droit de se substituer au gouvernement pour décider ce que serait ou non une Colonie. La Galilée est un territoire sous souveraineté incontestée d’Israël et la marque

« Golan » est une marque de commerce sans lien avec un quelconque conflit international.

Cette décision de cette Boutique de la Cité du vin… relève de la discrimination interdite par le code pénal qui interdit le boycott en ses articles 225-1 et 225 -2

Le BNVCA exprime son inquiétude devant des initiatives qui s’assimilent plus à des comportements antisémites et racistes sous jacents, car aucune raison légitime ne peut justifier ces traitements discriminatoires et de l’importation d’un conflit étranger à la France.

Le BNVCA dont la vocation est de combattre tous les racismes et toutes les discriminations par les voies de droit, a décidé de saisir le Parquet de Bordeaux et a donné instruction à son avocat M° Charles Baccouche de déposer plainte entre les mains du Procureur de la République de cette ville.

Appel à DON IFI 2019 IR 2019

Chers Amis,

La date limite pour l’IFI approche. Si vous même ou votre entourage êtes soumis à l’IFI ou à l’IR, Faites-en bénéficier le BNVCA, Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme qui combat inlassablement ce fléau.

Vu l’excellence de nos relations que nous entretenons avec le Consistoire, vous avez la possibilité dans le cadre de votre imposition à l’IFI, d’établir un chèque à l’ordre de « FONDATION DU PATRIMOINE JUIF DE France », dont l’une des missions est de « Sécuriser les Bâtiments de notre Communauté.

Ou dans le cadre de « l’Impôt sur le Revenu » au nom du BNVCA.

75 % du montant de votre don au BNVCA pourra être déduit de votre impôt.

Dans les 2 cas ils seront à envoyer à l’adresse suivante :

BNVCA – 19 Rue Saint Georges – 75009 Paris

Un reçu Cerfa vous sera délivré dès réception.

Veuillez, pour toute information complémentaire, contacter Monsieur Ghozlan 01 77 38 49 44 ou

Monsieur Levy 06 08 27 14 18.

Nous vous en remercions par avance.

Recevez nos très sincères salutations.

René Lévy – Secrétaire Général

La cellule terroriste voulait s’attaquer à l’Elysée


Attentat déjoué : la cellule terroriste voulait s’attaquer à l’Elysée

Les personnes arrêtées, mardi, envisageaient d’attaquer le palais de l’Élysée à la Kalachnikov. LP/Frédéric Dugit

Selon nos informations, les quatre hommes interpellés en région parisienne vendredi dernier avaient effectué des repérages aux abords de la présidence de la République.

En garde à vue, ils n’ont pas caché leur adhésion à l’islam radical. Ni leur projet d’action violente, déjà à un stade avancé lors de leurs interpellations. Selon des sources concordantes, les quatre suspects, Alexandre B., Karim B., Anis M. et M.C., arrêtés vendredi et mis en examen mardi pour « association de malfaiteurs terroriste et criminelle » et écroués, envisageaient d’attaquer l’Élysée à la Kalachnikov, mais aussi le commissariat d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). C’est ce qui ressort des investigations menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui a fait usage de techniques de surveillance très intrusives, pour mettre hors d’état de nuire le groupe.

Plusieurs des suspects, âgés de 17 à 39 ans et interpellés à Paris, dans le Val-d’Oise ainsi qu’en Seine-Saint-Denis, ont effectué des repérages rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où est située la présidence de la République. Des analyses téléphoniques laissent penser qu’ils se trouvaient dans le secteur. Dans leurs discussions, l’un des suspects se serait même vanté de bien connaître l’endroit. L’enquête vise à déterminer s’ils cherchaient à attaquer des policiers en faction ou s’ils envisageaient de rentrer dans le bâtiment pour frapper aveuglément. Fait inquiétant : l’un des terroristes présumés aurait évoqué l’idée de chercher une entrée de service.

Un passage à l’acte pour le ramadan évoqué

Les investigations démontrent aussi que la cellule avait ciblé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, département d’où sont originaires deux des suspects. « Je m’en fiche de tirer sur des flics », a expliqué en substance l’un des suspects en garde à vue.

Le groupe, qui échangeait sur des messageries chiffrées et se revendique de Daech, avait collecté 1200 euros pour acquérir un fusil d’assaut Kalachnikov. Des réunions entre les protagonistes ont eu lieu à Chelles (Seine-et-Marne). Un passage à l’acte lors du début du ramadan ce week-end a été évoqué, précipitant le coup de filet des enquêteurs de la DGSI.

L’un des suspects, M.C., le mineur, était fiché S : il avait été condamné pour un projet de départ en Syrie puis placé en centre éducatif fermé. Les trois autres n’étaient connus que pour des délits de droit commun. Le plus âgé, Alexandre B., était fonctionnaire à la mairie de Paris, affecté à un stade du nord de la capitale.Jean-Michel Décugis, Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê02 mai 2019, 13h17 | MAJ : 02 mai 2019, 14h20leparisien.fr/

Dans la poudrière identitaire

Dans la poudrière identitaire – Le Point

Islamistes, identitaires, indigénistes, néo-évangéliques, Gilets jaunes… Trois mois d’enquête au plus près de ces Français au bord de la sécession.

Dossier réalisé par Nadjet Cherigui et Clément Pétreault Modifié le 02/05/2019 à 12:11 – Publié le 02/05/2019 à 11:45 | Le Point

Des militants de Generation identitaire tractent et collent devant la gare de Metz, le 21 mars.
Des militants de Génération identitaire tractent et collent devant la gare de Metz, le 21 mars.
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  • Ségrégation. Des militants de Génération identitaire tractent et collent devant la gare de Metz, le 21 mars.
  • Religion. Rassemblement de fidèles et religieux musulmans, le 6 avril, devant la basilique pour protester contre la fermeture administrative de mosquées à Saint-Denis.
  • Violence. Heurts avec la police le 16 mars, à Paris, lors de l’acte 18 des gilets jaunes. Casseurs et Black blocs se sont déchaînés sur les Champs-Elysées.
  • Prosélytisme. Messe dominicale du mouvement évangélique à La Courneuve (Seine-Saint-Denis), le 24 mars.
  • Territoires perdus. Parc Corot, une cité délabrée de Marseille où mafias et religieux prospèrent sur la misèr

Rien, à part peut-être l’imagination, ne semble aujourd’hui capable d’épuiser les nouvelles passions de l’affirmation de soi. Religion, opinion politique, origine géographique, sexualité, couleur de peau, goûts musicaux, niveau de revenu, maladie… N’importe quelle aspérité personnelle peut servir de point d’arrimage à une revendication particulariste, un repli sur une appartenance victimaire. Pas un endroit de France ne semble échapper à ce phénomène, chaque événement de la vie publique peut potentiellement devenir prétexte à une instrumentalisation identitaire, comme n’ont pas manqué de nous le rappeler ceux qui ont fait annuler la représentation des « Suppliantes » d’Eschyle à la Sorbonne le 25 mars. Même le gilet jaune aura été – au début du mouvement tout du moins – le symbole de ralliement d’un mouvement aux motivations identitaires implicites. Ceux qui fréquentent les réseaux sociaux peuvent mesurer à chaque instant combien la période fait fleurir ces identités vindicatives et composites, parfois contradictoires comme ces « antiracistes » qui ne veulent plus se mélanger « aux Blancs », ces féministes plus promptes à défendre le droit des femmes à porter le voile que leur droit à se dévoiler, ou ces exaltés de la « blanchité » qui proposent une citoyenneté conditionnée à des critères pigmentaires.

« L’affirmation identitaire revendique toujours un statut d’exception. Il y a ceux qui ont un statut et les autres. Cela conduit souvent au conflit de normes dans l’espace social », explique Gérald Bronner, sociologue et auteur de « Déchéance de rationalité » (Grasset). L’obsession identitaire, après avoir pris le contrôle des consciences, peut vouloir prendre celui du monde réel, imposant ses codes, ses lois et ses représentations peu portés sur l’altérité et les règles jusqu’ici communément partagées. « Risque-t-on sérieusement de voir des enclaves salafistes, zadistes, identitaires, régionalistes, mafieuses, que sais-je encore, faire sécession sur le sol hexagonal, chacune observant les autres avec méfiance et le doigt sur la gâchette ? Oui, c’est une hypothèse qu’il faut considérer », prévient Eric Delbecque dans son ouvrage « Les ingouvernables » (Grasset). L’expert en intelligence économique et stratégique utilise le terme de « France léopard » pour désigner cette juxtaposition de replis, l’essayiste Jérôme Fourquet y voit un processus d’« archipélisation », quand le géographe Christophe Guilluy décrit un réseau de « fractures françaises »… Tous trois racontent et documentent ce phénomène d’émiettement qui ronge aujourd’hui la société et qui bouleverse profondément les démocraties occidentales.

Notre méthode

Pour réaliser ce dossier, nous avons parcouru la France du nord au sud, en TGV, en voiture, en TER, en RER, à pied… Nous avons discuté avec des militants d’extrême droite, d’extrême gauche, des imams, des évangéliques en mission dans des gares… Nous avons aussi rencontré des migrants déboussolés, des dealers suspicieux, des gilets jaunes en colère, des féministes découragées, des enseignants inquiets, des chefs d’entreprise désemparés. Nous avons passé du temps avec des fonctionnaires, des députés, des maires, des syndicalistes, des universitaires, des responsables associatifs… et d’innombrables inconnus, qui, pour beaucoup d’entre eux, nous ont demandé de préserver leur anonymat. Car la France fracturée est un monde peuplé d’inquiétudes.

Replis et assignations. Sommes-nous condamnés à vivre repliés dans un paysage d’îlots identitaires ? Pour Didier Leschi, président de l’Institut européen en sciences des religions, réveil identitaire et réveil religieux vont nécessairement de pair. « Nous assistons à un réveil des identités premières, rustres et tribales », indique l’ancien chef du bureau central des cultes, qui constate « un retour global du religieux comme identité première ». Les fondamentalismes religieux se révèlent particulièrement actifs dès lors qu’il s’agit d’offrir à leurs convertis le confort d’une identité toute prête. Ainsi peut-on assister dans certains quartiers à une concurrence des prosélytismes, néo-évangéliques contre salafistes, deux cultes dynamiques cherchant à recruter et à sauver les âmes égarées (lire p. 42).

La quête identitaire est aussi portée par des mouvements politiques qui supportent difficilement la nuance. « On voit, du coup, émerger un mouvement de refus de l’autre, une ligne de défense qui passerait par le fait que l’autre représente un obstacle à sa propre existence. Celui qui refuse de rentrer dans le rang est alors désigné comme traître et s’expose à un châtiment », poursuit Didier Leschi. Voilà qui expliquerait la violence qui s’abat régulièrement sur nos concitoyens immigrés, hâtivement qualifiés de « traîtres à leur race » dès lors qu’ils s’écartent des modèles entretenus par les obsédés de l’identité de tout bord. « C’est de l’assignation à résidence identitaire », affirme Amine El-Khatmi, président du Printemps républicain, un mouvement laïque de gauche qui cristallise les obsessions de la gauche particulariste et des islamistes de tout poil. « Lorsque Marine Le Pen dit que l’islam est en conquête, la gauche lui répond “fasciste”, c’est facile. Mais lorsque des gens de gauche qui ont ma tête et mon nom disent que l’islam doit se soumettre aux lois de la République, c’est tout à coup plus compliqué de nous taxer de fascistes », s’amuse-t-il, si souvent confronté aux menaces et aux violences verbales qu’il ne s’en émeut même plus.

Ainsi va l’époque : l’assignation identitaire est devenue l’arme ultime de ceux qui prétendent la combattre. Et gare à celui qui s’écarte de la trame manichéenne proposée par ces bricoleurs de l’identité, inspirés par les mouvements américains de défense de l’organisation communautaire. Quelle que soit l’identité transformée en cause politique, le rattrapage communautaire s’organise en construisant inlassablement l’idée d’un « nous » et d’un « eux » bien étanches, en dressant l’inventaire compulsif de ce qui nous divise plutôt que de ce qui nous rassemble. Avec un seul objectif : augmenter la conflictualité et durcir les débats, faire en sorte que personne ne puisse plus adopter de position raisonnable. La mouvance dite « décoloniale » et le Parti des indigènes de la République sont passés maîtres en la matière : ils s’appuient sur une histoire de France tronquée pour entretenir la victimisation d’un côté et la culpabilité coloniale de l’autre. Assumant pleinement la dimension identitaire de sa réflexion, Houria Bouteldja, fondatrice de ce mouvement racialiste, n’écrit-elle pas : « Le foulard renvoie un message clair à la société blanche : nous ne sommes pas des corps disponibles à la consommation masculine blanche » ?

Cette passion pour les origines et les assignations grossières empêcherait-elle les ambitions collectives ? C’est le risque que souligne le sociologue Gérald Bronner, pour qui « la définition de l’identité par les origines empêche la projection vers un avenir commun. L’héroïsme se tourne alors vers le passé, entraînant dans son repli l’émiettement de l’idée de progrès ». Plus problématique encore, ces constructions identitaires imperméables à l’idée d’un avenir commun peuvent, lorsqu’elles se conjuguent à un récit victimaire, aboutir à des formes d’identité plus radicales. « Djihadisme ou grand remplacement font appel aux mêmes ingrédients : un récit identitaire victimaire, fondé sur l’urgence à agir et l’indignation morale, cet héroïsme à portée de main », explique Bronner.

Question ethnique. Plus optimiste, Malek Boutih juge ces phénomènes de repli exagérés, « le dynamisme de la culture française est hyperpuissant, confie l’ancien député PS. La capacité assimilationniste de la France est telle qu’elle a absorbé des peuples avec lesquels elle était en guerre il y a quarante ans ». La rhétorique de l’indignation permanente agit comme un cordon sanitaire qui interdit de penser le collectif. Y compris chez ceux qui sont censés organiser la vie de la cité. Ainsi Hamid, élu (PS) chargé du logement dans une ville de l’Essonne, raconte comment il fait preuve de prudence quand il tente d’organiser la mixité ethnique dans le parc social de sa commune. « Comme j’ai peur d’être traité de raciste, j’agis en douce, en utilisant par exemple le contingent de la ville pour rétablir un semblant de mixité. En fait, je travaille la question ethnique sans avoir le droit de le faire, tout en ayant à l’esprit qu’il est nécessaire de le faire sans le dire… Bref, c’est intenable », révèle l’élu, qui se montre inquiet : « Lorsque vous assistez à une concentration de femmes voilées, de dealers, de gamins qui ne traînent qu’entre Blacks… ça devient dangereux. Après les “petits Blancs” ne veulent plus venir dans ces logements, car ils considèrent qu’il y a trop de Rebeus et de Blacks et ça devient impossible à gérer. Les gens ne sont pas forcément racistes, mais ils n’ont pas envie d’être en minorité dans leur immeuble ou leur quartier », explique-t-il. 

Pour aller plus loin

« L’archipel français », 

de Jérôme Fourquet (Seuil, 2019).

« Déchéance de rationalité », 

de Gérald Bronner (Grasset, 2019).

« Le temps des passions tristes »,

de François Dubet (Seuil, 2019).

« La dictature des identités », 

de Laurent Dubreuil, (Gallimard, 2019).

« La nouvelle question laïque »,

de Laurent Bouvet (Flammarion, 2019).

« Les ingouvernables »,

d’Eric Delbecque (Grasset, 2019).

« No Society »,

de Christophe Guilluy (Flammarion, 2018).

« L’obsession identitaire »,

de Philippe Forget (Berg International, 2017).

La peur de devoir affronter un torrent de réprobations hante la politique. L’ancien ministre de la Ville Patrick Kanner, aujourd’hui président du groupe socialiste au Sénat, se souvient du tollé général qu’il avait déclenché lorsqu’il avait expliqué qu’une centaine de quartiers en France « présentaient des similitudes potentielles » avec Molenbeek : « C’était 110 à 120 quartiers. Avec des élus débordés qui gèrent la paix sociale à tout prix et des mouvements salafistes structurés qui gèrent une économie liée à la drogue. Nous avions croisé les données des ministères de l’Intérieur, des Sports et de la Ville pour constituer ces analyses. » Et les clubs sportifs tenus par des religieux (lire p. 52) faisaient déjà partie des signaux forts.

Le marché identitaire est infini et se reconfigure en permanence, au gré de l’actualité. « Tout fonctionnait comme si nos valeurs premières se propageaient mécaniquement, comme si l’ouverture nous avait permis de nous affranchir de tout risque de penser. Si nous n’avons pas d’idées, d’autres en ont pour nous, c’est un marché ouvert », avançait Emmanuel Macron lors de son débat avec les intellectuels. L’universalisme est en voie de ringardisation, attaqué par les petits boutiquiers de l’identité, prêts à surfer sur les angoisses pour élargir leur fonds de commerce. S’ils se détestent et s’affrontent en façade, tous ont bien compris, dans un monde sans idéologie et sans repères, que tous les coups sont permis§

Saint-Denis, berceau de l’indigénisme

S’il devait y avoir une capitale de la pensée indigéniste en France, ce serait sans conteste la ville de Saint-Denis. A en croire certains militants laïques, ce serait ici, dans cet ancien faubourg ouvrier à quelques stations de métro au nord de Paris, qu’a été théorisé et mis en pratique un rapprochement entre la mouvance islamiste et les courants d’un communisme déclinant des années 2000. Saint-Denis, berceau de la pensée décoloniale et de l’« islamo-gauchisme » français ? « Oui ! » répond Djemila Benhabib, auteure de « Ma vie à contre-Coran » (H&O). Avec sa famille établie à Saint-Denis pour fuir les islamistes de la décennie noire algérienne, elle a assisté de l’intérieur à ce glissement de la gauche vers ces nouvelles alliances. « La ville de Saint-Denis s’est ghettoïsée et communautarisée, elle a perdu son visage universaliste et le terreau indigéniste a prospéré », déplore-t-elle. C’est effectivement à Saint-Denis que s’est développé le centre Tawhid lié à Tariq Ramadan ; à Saint-Denis toujours que s’est installé le centre de formation d’imams proche des Frères musulmans ; à Saint-Denis encore que des universitaires de Paris-8 étayent les fondations idéologiques de ce mouvement à grand renfort d’études intersectionnelles sur la démultiplication des dominations. Il ne faudrait pas oublier le rôle joué par la Bourse du travail, une salle souvent prêtée aux associations, qui a accueilli le congrès fondateur du Parti des indigènes de la République le 28 février 2010. Depuis, cette salle ne cesse d’accueillir des rassemblements de militants venus renforcer ce courant de la gauche radicale, identitaire, particulariste, décoloniale, proreligieuse et racialiste. On ne compte plus les meetings « contre l’islamophobie et le climat de guerre sécuritaire », les réunions en « non-mixité racisée » (entendez : Blancs s’abstenir) ou encore les réunions politiques avec un Tariq Ramadan bénéficiant, à l’époque, d’une large audience. Si aujourd’hui la mairie récuse toute proximité avec ces réseaux, certains élus proches du Parti des indigènes de la République, tel Madjid Messaoudene, ne manquent aucune occasion de manifester leurs sympathies avec les religieux. Ces rapprochements politiques mènent parfois à des situations inhabituelles : ainsi, le 6 avril, on a pu voir défiler des conseillers municipaux La France insoumise aux côtés de dirigeants et fidèles de mosquées venus protester contre la fermeture administrative de deux mosquées à Saint-Denis (photo)§ 

Une synagogue attaquée en Californie lors de la Pâque juive : une femme tuée

L’auteur présumé de la fusillade, John Earnest, revendique son antisémitisme et son islamophobie. Le président Donald Trump dénonce « un crime motivé par la haine ».

Par L’Obs avec AFP

Un homme de 19 ans se revendiquant comme antisémite et islamophobe a tiré à l’arme automatique sur une synagogue près de San Diego, au sud de la Californie aux Etats-Unis. Il a tué une femme et fait trois blessés, dont un rabbin.

C’est une femme de 60 ans qui a succombé à ses blessures, tandis que les blessés sont une mineure, le rabbin et un homme de 34 ans, a indiqué le shérif du comté de San Diego, Bill Gore, au cours d’une conférence de presse. Leurs jours ne sont pas en danger.

L’attaque, au dernier jour des festivités de la Pâque juive, a visé la communauté juive de Poway, une ville d’environ 50.000 habitants.

Inspiré par la tuerie de Christchuch

La police locale a annoncé que le tireur présumé, un jeune homme de 19 ans habitant San Diego, avait été arrêté. Il s’appelle John T. Earnest, et n’était pas connu des services de police.

D’après les médias locaux, il avait annoncé publiquement sur internet son intention de tuer des juifs.« Nous avons des copies de ses publications sur les réseaux sociaux et de sa lettre ouverte, et nous les examinerons pour déterminer leur authenticité et savoir ce que cela apporte à l’enquête », a précisé le shérif.

Le texte présenté par les médias comme sur celui du tueur, lu par l’AFP, revendique comme inspiration celui écrit par Brenton Tarrant, un Australien suprémaciste blanc qui a tué 50 personnes dans l’attaque de mosquées le 15 mars à Christchurch (Nouvelle-Zélande).« Tous les Juifs sont responsables du génocide méticuleusement organisé de la race européenne » , a-t-il notament écrit. « Défendez-vous, rappelez vous Robert Bowers, rappelez vous Brenton Tarrant. »

Par ailleurs, il revendique un incendie volontaire contre une mosquée de Californie une semaine après les attaques de Christchurch.

L’arme s’est enrayée

Le shérif a précisé que le jeune homme était entré dans la synagogue Chabad peu après 11h20, à une heure où une centaine de fidèles y étaient rassemblés. Il a ouvert le feu avec une arme qui apparemment s’est enrayée, ce qui explique le faible nombre de victimes.

Il s’agissait d’un fusil d’assaut AR-15, utilisé dans de nombreuses fusillades aux Etats-Unis ces dernières années.

« J’étais devant la maison, je m’apprêtais à faire du jardinage, et j’ai entendu six ou sept détonations », a raconté à la télévision locale NBC7 Christopher Folts, qui habite à proximité de la synagogue.« Il y a eu une pause, une voix d’homme qui criait et six ou sept autres détonations ».

Le tireur s’est enfui en voiture à l’arrivée de la police, mais a ensuite été rattrapé, interpellé et conduit au commissariat de San Diego.

Placé en détention

Un garde-frontière de repos, qui se trouvait sur place, a tiré sur le suspect au moment où il s’enfuyait et il a atteint sa voiture. L’arrestation est l’oeuvre d’une brigade cynophile qui s’est précipité sur les lieux, a précisé le chef de la police de San Diego, David Nisleit.« Lorsque le policier a arrêté l’homme de 19 ans, il a clairement vu un fusil sur le siège passager du véhicule. L’homme a été placé en détention sans autre incident », a-t-il ajouté.

Une veillée d’hommage était prévue dans une église presbytérienne toute proche samedi soir. La police de Los Angeles a indiqué qu’elle renforçait sa surveillance autour des synagogues et autres lieux de culte.

Veillée à la bougie en hommage aux victimes de l’attaque de la synagogue de Poway, ici au sein de la communauté presbytérienne Rancho Bernardo de Poway

Veillée à la bougie en hommage aux victimes de l’attaque de la synagogue de Poway, ici au sein de la communauté presbytérienne Rancho Bernardo de Poway

Le maire de Poway a rendu hommage « aux membres de la congrégation qui se sont opposés au tireur et qui ont évité ainsi un incident beaucoup plus horrible ».

« La Nation tout entière est en deuil »

Le président américain Donald Trump a présenté ses « plus sincères condoléances »« A ce stade il semble qu’il s’agisse d’un crime motivé par la haine », a-t-il déclaré depuis la Maison Blanche.

Puis, arrivé pour une réunion publique à Green Bay (Wisconsin, nord), il a dit que « la Nation tout entière (était) en deuil ».« Nous condamnons avec force les maux de l’antisémitisme et de la haine, qui doivent être vaincus », a-t-il souligné.

Onze personnes avaient été tuées exactement six mois auparavant, le 27 octobre, dans une fusillade dans une synagogue de Pittsburgh, en Pennsylvanie (est des Etats-Unis). Il s’agissait de l’attaque la plus meurtrière contre la communauté juive jamais commise aux Etats-Unis.

LIRE : 11 morts dans une synagogue à Pittsburgh, la pire attaque antisémite aux Etats-Unis

« Il est temps de passer à l’action, de déclarer une guerre déterminée (à l’antisémitisme), et pas de condamner mollement, ce qui permet aux forces de la haine de revivre les heures sombres de l’histoire », a estimé l’ambassadeur d’Israël à l’ONU, Danny Danon.

« Une attaque sur quelque lieu de culte que ce soit, depuis les églises du Sri Lanka ou de France, en passant par les synagogues de Jérusalem, jusqu’aux mosquées de Christchurch, sont une agression contre la dignité humaine et notre droit en tant que croyants de prier Dieu », a affirmé le centre Simon-Wiesenthal de Los Angeles.

L’Anti-Defamation League, une organisation qui combat l’antisémitisme, avait dénombré un bond de 57% des incidents antisémites aux Etats-Unis en 2017, la hausse la plus brutale depuis les années 1970.

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Le quotidien The New York Times a présenté ses excuses après la publication d’une caricature du Premier ministre israélien

Le quotidien américain The New York Times a présenté ses excuses après la publication d’une caricature antisémite représentant le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou en chien-guide du Président Trump……Détails……

The New York Times s’est excusé après la publication d’une caricature antisémite représentant le Premier ministre israélien et le Président des États-Unis ayant scandalisé les médias israéliens et les usagers de Twitter.
La caricature, publiée le 25 avril dans l’édition imprimée internationale du journal, montre Benyamin Netanyahou en chien-guide avec une étoile de David sur son collier et qui conduit Donald Trump, lequel porte des lunettes noires et est coiffé d’une kippa.
La caricature était sans légende et n’était liée à aucun des articles de la même page.V

Dans ses excuses publiées sur Twitter et à paraître également dans l’édition de lundi, la section Opinion du New York Times estime que «l’image était offensante, et que c’était une erreur de jugement de la publier».
Plusieurs personnalités ont condamné la caricature pour l’antisémitisme.
«Répugnant. Je n’ai pas de mots pour l’antisémitisme flagrant qui est affiché ici. Imaginez que cela soit dans une autre publication et non pas dans un journal de gauche ? », déplore pour sa part Donald Trump Jr.
«Un chien juif Netanyahou conduisant un Trump aveugle à la recherche de Juifs Dans l’édition internationale du New York Times. 
Combien bas sommes-nous tombés. Méprisable», s’est indigné Mark Dubowitz, directeur exécutif de la Fondation pour la defense des démocraties. 

Source Sputnik NewsV

“Pour être antisémite, il faut être un salaud, mais en plus un imbécile” : l’interview de Robert Badinter dans “Envoyé spécial”

Après la diffusion dans “Envoyé spécial” d’un reportage sur “l’antisémitisme au quotidien”, Elise Lucet reçoit Robert Badinter. L’ancien ministre de la Justice, adolescent pendant la Seconde Guerre, ami de Simone Veil, s’exprime longuement, avec force et émotion, sur la résurgence du “poison pour la société” qu’est l’antisémitisme, manifestation de “cette haineuse connerie : le racisme”. ENVOYE SPECIAL / FRANCE 2

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France 2France Télévisions

Robert Badinter est l’invité d'”Envoyé spécial” après la diffusion d’un reportage sur “l’antisémitisme au quotidien”. Que lui inspire la résurgence des actes antisémites en France (ils ont bondi de 74% en 2018), au point que des Juifs de France redoutent d’habiter dans leur propre pays ? “D’abord une réaction d’indignation à l’égard de ceux qui les menacent, qui se livrent à ces agressions verbales, voire physiques, qui peuvent aller jusqu’au crime. Y compris, ces dernières années, les vieilles femmes qu’on jette par la fenêtre, y compris la petite fille tuée par Mohamed Merah d’une balle dans la tête.” C’est la même chose, souligne-t-il, très ému, qu’“un comportement de SS des Einsatzgruppen dans la forêt ukrainienne, qui abattent les Juifs parce qu’ils sont juifs. C’est d’abord cette résurgence-là qui fait naître chez moi cette rage. Je ne croyais pas que c’était possible”.

Qu’on s’en prenne au portrait de Simone Veil : “quelle profondeur de haine !”

Comment imaginer voir, au XXIe siècle, un portrait de Simone Veil barré d’une croix gammée ? “Du côté des fanatiques que sont par définition les antisémites, tout est toujours possible. Ils s’attaquent au symbole, à quelqu’un qui incarne la condition si cruelle des Juifs au XXe siècle. Il ne faut jamais oublier son parcours si significatif, les camps de concentration, Auschwitz et, dans son cas, sa mère morte dans un  camp, dans ses bras, rappelle celui qui était son ami. Elle a vécu là l’extrême limite de la détresse humaine. Qu’on s’en prenne à ce symbole-là… quelle profondeur de haine, quelle abjection !”

“Les mêmes clichés et affabulations” qu’il y a trois quarts de siècle

Sur la question de la “libération” de la parole antisémite sur les réseaux sociaux, où “tout ce qu’il y a de méprisable s’exprime aisément, et encore plus dès l’instant où c’est l’anonymat”, posant “un problème de droit extrêmement complexe (…), il faut la volonté au moins de la lutte”, juge celui qui a “connu ces événements adolescent, il y a soixante-quinze ans”, et retrouve “les mêmes clichés et affabulations” que devant l’exposition Le Juif et la France au palais Berlitz en 1941 : “L’or juif, le Juif aux doigts crochus, au nez crochu, un mélange bizarre de rabbin et de banquier, et puis cette haine qui se perpétue à travers les siècles… Comment ne pas prendre la mesure de ce que ça signifie ?”

“Qui peut croire sérieusement au complot juif mondial ?”

“Vous savez, j’ai beaucoup réfléchi à l’antisémitisme, poursuit Robert Badinter. Et je vais vous dire le fond de ma pensée. Non seulement, pour être un antisémite, il faut être, comme pour tous les racistes, un salaud, mais en plus il faut être un imbécile. Qui peut croire sérieusement au complot juif mondial, (…) au protocole des Sages de Sion, qui est un faux, fabriqué dans les caves de l’Okhrana, la police tsariste, avant la guerre de 14 pour nourrir l’antisémitisme ? Et que l’on retrouve ensuite chez Goebbels, et un siècle plus tard, sous forme de cassette, traduit en arabe au marché du Caire…”

“On a pensé que la bête était gavée de sang. Pas du tout : elle renaît”

“On a pensé que la bête était gavée de sang, avec les six millions de morts en Europe, femmes, enfants, vieillards, hommes génocidés par Hilter. Pas du tout : elle renaît.” Que faut-il faire ? Se souvenir, d’abord. Eduquer, dire “non, absolument non”. L’Etat fait-il ce qu’il doit ? L’ancien garde des Sceaux s’en dit “convaincu, ce n’est pas de ce côté-là que l’on doit porter la critique. C’est à chacun de faire défense dans l’âme des enfants, et de s’opposer de toutes ses forces à ce poison, cette infamie… et, à bien des égards, une haineuse connerie : le racisme.”

Pourra-t-on dire un jour : “L’antisémitisme, c’est terminé” ? “Je le croyais, mais je me trompais. On a vu renaître, doucement, puis de plus en plus, sous le masque de l’antisionisme, l’antisémitisme de toujours.” L’invité relève tout de même unsigne encourageant dans ce contexte de montée des partis populistes et d’extrême droite : en Ukraine, “pays qui a une très longue tradition d’antisémitisme”, le nouveau président de la République… est juif.

“Disons-le clairement, conclut un homme qui s’est toujours su obsédé par la justice. C’est un combat qui ne peut pas ne pas requérir constamment toute l’attention de chacun. Parmi les grands combats qu’on puisse mener pour un monde plus juste, il y a le combat contre le racisme. C’est une grande et noble cause. Que nos jeunes s’en souviennent et agissent en conséquence.”

Interview diffusée dans “Envoyé spécial” le 25 avril 2019.

Journaliste saoudien : « Allah nous a ordonné d’aimer et de respecter » les juifs – « l’antisémitisme dans le monde arabe est le produit d’une éducation raciste détestable »

Dans son éditorial paru le 3 mars 2019 dans le grand quotidien saoudien publié à Londres Al-Sharq Al-Awsat, le journaliste et homme d’affaires saoudien Hussein Shobakshi a condamné la haine des juifs profondément enracinée dans la culture islamique, dans laquelle le terme « juif » est fortement péjoratif. Shobakshi s’est interrogé sur la raison pour laquelle les musulmans ne font pas de différence entre les sionistes israéliens et les juifs en général, alors même qu’Allah a ordonné aux musulmans d’aimer et de respecter les juifs et les chrétiens, et que le prophète Mohammed lui-même a épousé une juive, a conclu des pactes avec les juifs et a entretenu des relations avec eux. Il a appelé les musulmans à trouver en premier lieu la paix entre eux et avec ceux qui les entourent, et à reconnaître qu’ils sont atteints d’une haine antisémite et d’un racisme profonds, et qu’ils sont néanmoins capables de suivre le commandement d’Allah et de respecter les juifs. Extraits :

Lorsque les extrémistes des organisations de l’islam politique veulent diffamer un dirigeant du monde arabe, ils répètent à l’envi que « sa mère était juive » ou qu’il « a des racines juives ». Souvent, les partisans d’un dirigeant répondent en disant du dirigeant des Frères musulmans que « sa mère était juive ». [1] Cela m’a interpellé sur l’étendue de la haine envers les juifs dans notre culture, et sur notre incapacité à distinguer entre les juifs en tant que Peuple du Livre – qu’Allah nous a ordonné d’aimer et de respecter et nous a permis de commercer avec eux, de partager leur nourriture et de nous marier avec eux – et le projet politique sioniste israélien, qui a instillé [en nous] la schizophrénie [dans notre attitude envers les juifs] et dont nous ne sommes toujours pas sortis.

L’intensité de la haine des juifs diffusée par les médias et par l’art, la littérature et les caricatures politiques [dans le monde arabe] a atteint un degré qui ne peut être ignoré. Personne, bien entendu, ne soutient que la scène juive et israélienne est elle-même exempte de culture de la haine en son sein. Dans les écoles juives religieuses extrémistes, il existe le même takfir [l’accusation d’hérésie, comme chez les musulmans] et la différentiation entre le peuple [juif] et les « gentils » qui ne valent rien et peuvent être volés et tués. De ces écoles ont émergé des terroristes extrémistes notoires, comme Meïr Kahana et Baruch Goldstein.

Toutefois, l’antisémitisme dans le monde arabe est le produit d’une éducation raciste détestable, ancrée dans la mentalité arabe, habituée à étiqueter les gens en fonction de leur affiliation tribale, familiale et raciale, et selon l’école religieuse à laquelle ils appartiennent. C’est cette éducation qui a amené des milliers de juifs citoyens de pays arabes à émigrer après la création de l’Etat d’Israël… [c’est la même mentalité à laquelle sont confrontés les chrétiens de l’Orient arabe et tous les autres courants religieux (non-musulmans) de la région].

Le prophète Mohammed a épousé une juive, il a conclu un accord de coexistence pacifique avec les juifs de Médine, a mis en gage son bouclier au profit de son voisin juif,[2] et il s’est rendu aux funérailles d’un juif, et le Coran dit des gens du Livre qu’ils ne sont pas tous semblables [c’est-à-dire qu’il y a des gens respectables parmi eux].[3] [Toutefois], nous négligeons toutes ces références très positives [aux juifs] et nous présentons des théories, interprétations et motifs qui justifient la haine des juifs et, sur ce fondement, nous avons formulé des opinions pleines de suspicion et de crainte envers eux, qui découlent en vérité de la haine…

Il est inconcevable que [toi, musulman] soutiennes que ta religion t’ordonne de respecter le Peuple du Livre sans toutefois mettre cela en pratique de manière concrète. Mais le [véritable] défi [auquel tu fais face est de répondre aux questions] : La paix avec l’autre est-elle possible, sans avoir au préalable fait la paix avec toi-même et avec ceux qui t’entourent ? Et avons-nous un problème de haine et de racisme envers les juifs ? Une réponse honnête et crédible à ces questions est nécessaire, et  elles pourraient être les premières d’une série de questions embarrassantes, que nous nous abstenons depuis de nombreuses années de traiter et de résoudre.L

NEMRI

Notes :

[1] Ici, Shobakshi fait allusion aux Frères musulmans, qui ont accusé plus d’une fois le président égyptien Al-Sissi d’avoir une mère juive. Pour plus de détails sur ce sujet et sur les contre-accusations selon lesquelles le fondateur des Frères musulmans Hassan Al-Banna était juif, voir MEMRI Special Dispatch No. 5657, Muslim Brotherhood Supporters, Opponents Accuse Each Other Of Being Jewish, 25 février 2014.

[2] Selon un hadith de la troisième épouse de Mohammed, « Quand le Prophète est mortson bouclier était mis en gage, chez un juif, pour trente mesures d’orge. »

[3] Coran 3:113 : « Mais ils ne sont pas tous pareils. Il est, parmi les gens du Livre, une communauté droite qui, aux heures de la nuit, récite les versets d’Allah en se prosternant [dans la prière]. »

« Le BNVCA était partie civile au procès Merah »


4 semaines d’audiences et de combat pour faire reconnaître la complicité d’assassinat contre Abdelkader Merah, la Cour d’Assises a pris acte de la réalité du dossier. Le BNVCA représenté par Me Stéphanie Cohen, Me Muriel Ouaknine Melki et Me Oudy Bloch, Avocats de l’OJE, solidaire de l’ensemble des parties civiles, s’en félicite et continue ” le combat contre l’antisémitisme et la haine anti Juive”. 


Agression à domicile d’un couple de juifs à Aubervilliers le 22 avril à 22 h

Le. Bnvca condamne l’agression violente dont a été victime un couple de confession juive Shalom H. à leur domicile à Aubervilliers (93)  le lundi 22 avril à 22 h. Les 4 auteurs cagoulés ont probablement repéré  leurs victimes à la “mezouza” apposée sur la porte de l’appartement et qui contient des passages écrits en hébreu. Les victimes ont été violentées menacées de mort et dévalisées. Elles sont de surcroît très traumatisées. Nous demandons à la police de tout mettre en œuvre  pour découvrir les agresseurs et les mettre à la disposition de la justice. Encore une fois le mythe du juif et l’argent conduit les malfaiteurs à s’attaquer de préférence à des juifs qui sont  pris pour cible. Le BNVCA qui recense les actes antisémites observe, que depuis près d’un an les juifs sont attaqués au plus proche de leur domicile.

Le BNVCA a décidé d’apporter son aide aux victimes de cette agression tant sur le  plan social qu’administratif et judiciaire. 

Le BNVCA horrifié, condamne avec force la série d’explosions survenue au Sri- Lanka visant des Eglises pendant la messe de Pâques et faisant 310 morts et plus de 500 blessés.

 

Les déflagrations se sont produites dans l’Eglise Saint Anthony de Colombo, l’Eglise Saint Sébastien de Negombo, et l’Eglise de Batticaloa.

Nous sommes scandalisés par ces attentats terroristes qui s’attaquent lâchement à des hommes, des femmes des enfants, en prière et sans défense.

Cette guerre anti-chrétienne s’apparente aujourd’hui à la guerre antijuive. Elles sont menées par des  mouvements religieux, extrémistes, racistes, intolérants, dominateurs et hégémoniques. 

FOG – L’escroquerie du halal

Présentée comme une prescription séculaire, cette fiction récente isole les hommes et inflige des souffrances révoltantes aux animaux.

Publié le 12/04/2019 à 09:01 | Le Point

FOG - L’escroquerie du halal

La halalisation de la France est en marche. Apparemment, rien ne l’arrêtera. Après les boucheries, des commerces de toute sorte se mettent au halal (« licite », en arabe).

Certes, toutes les religions ont ou ont eu des codes alimentaires, et les musulmans ont les leurs comme les enfants d’Israël ont la cacherout, qui, dans la Bible hébraïque, fixe les interdits (porc, fruits de mer, poissons sans écailles ni nageoires, etc.). 

A ceci près : le halal n’est pas un héritage du passé, mais une mode sans fondement qui prétend réglementer aussi l’eau, les dentifrices, les rouges à lèvres, les loisirs, les « vacances éthiques ». Sans rapport avec les traditions musulmanes, la sphère s’étend chaque jour un peu plus. 

Dire cette évidence vous exposera à une campagne de haine sur les réseaux sociaux : c’est qu’en 2019 l’ignorance ne cesse de faire des progrès et que d’incroyables foutaises sont désormais inscrites sur le marbre des stèles de la bien-pensance. Les vessies deviennent des lanternes. 

A force d’être répétés, les mensonges deviennent des vérités. Ainsi, aux yeux de nos contemporains, Israël est une terre arabe que les juifs ont envahie alors que c’est exactement le contraire qui s’est produit, comme le montre l’histoire des trois derniers millénaires si l’on prend la peine de l’étudier. De la même façon, le halal est toujours présenté faussement comme une prescription vieille de plusieurs siècles, alors qu’il s’agit d’une fiction nouvellement créée au cœur du système capitaliste mondialisé. 

L’auteur de ces lignes croyait que le halal remontait aux temps premiers de l’islam jusqu’à ce qu’il tombe, par un pur hasard, sur l’un des livres les plus subversifs et sulfureux de cette décennie, et qui, au train où vont les choses, sera peut-être interdit un jour. Sa publication, en 2017, a au demeurant été accueillie, à la notable exception du quotidien Libération, par un silence assourdissant. « Le marché halal ou l’invention d’une tradition » (1), de Florence Bergeaud-Blackler, fait voler en éclats la ridicule légende urbaine selon laquelle le halal serait consubstantiel à l’islam. A lire d’urgence. 

Florence Bergeaud-Blackler n’est pas une polémiste en quête de buzz, mais une anthropologue très sérieuse, rattachée à l’université de recherche Paris-Sciences-et-Lettres. Elle explique que le halal n’est pas une coutume islamique, mais l’enfant monstrueux des industriels de la viande et des fondamentalistes, Frères musulmans ou mollahs iraniens, qui ont trouvé là, à la fin du siècle dernier, un moyen de creuser le fossé entre les musulmans et l’Occident. 

Jusqu’aux années 1970, les musulmans pouvaient manger comme les chrétiens ou les juifs. La cinquième sourate du Coran le stipule clairement : « Vous est permise la nourriture des gens du Livre, et votre propre nourriture leur est permise. » En 1987 encore, l’ancien recteur de la mosquée de Paris, le cheikh Abbas, considérait que le sacrifice du mouton était une pratique « non obligatoire ».

Qu’est-ce qui a changé depuis ? La vogue halal, fruit de l’appât du gain des industriels de la viande et de la volonté de puissance des intégristes qui ont décidé de retrancher les musulmans des sociétés occidentales, de les empêcher de s’assimiler. Contrairement à ce qui se passe dans le reste de l’Europe, la lâcheté de la France a fait le reste : le « djihad économique » a permis de jeter les bases d’une islamic way of life.

Marginal chez les juifs, qui ne le respectent guère, mais en pleine croissance chez les musulmans, l’abattage rituel, donc sans étourdissement, est un scandale moral tant est grande la souffrance des animaux tués dans ces conditions, leur agonie pouvant durer plus d’un quart d’heure. De nombreux pays refusent cette méthode barbare et imposent que la bête subisse un choc électrique avant d’être saignée. 

Pourquoi ne pas être humains avec les animaux ? Bien qu’elles exportent beaucoup de viande vers des pays musulmans tels que l’Indonésie, la Jordanie ou les Emirats, l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’en étourdissent pas moins les animaux avant de les tuer. Comme le rappelle l’association L214 dans « La face cachée de nos assiettes » (2), pour beaucoup d’experts religieux, l’étourdissement par choc électrique est « compatible avec les textes sacrés » puisque la bête n’est pas cliniquement morte au moment de la saignée. 

Dans cette affaire, nous autres Français, nous nous sommes encore couchés devant les islamistes radicaux, au mépris de la souffrance animale. Nous mangeons donc de la viande halal sans le savoir puisque, pour « ne pas stigmatiser », le mode d’abattage ne figure pas sur les étiquettes. En dégustant notre steak, soit dit en passant, nous finançons de surcroît l’islam, dont les autorités reçoivent une taxe proportionnelle aux kilos de bêtes abattues. 

Comment s’étonner si, de démission en démission de ce genre, notre pays devient de plus en plu

Notre Dame en Flammes par MICHEL GURFINKIEL, Special to the Sun

Traduit par nos soins

Sur le plan émotionnel, l’incendie qui a détruit la cathédrale Notre-Dame à Paris peut être décrit comme le 11 septembre de la France. Peu importe ce que la cause puisse révéler. À l’instar de New York, qui, même en temps de guerre, était censé être à l’abri d’attaques étrangères, Paris était censé être épargnée par des catastrophes irrémédiables, civiles ou militaires.

Cela a pris fin pour New York en 2001. La dernière fois que la capitale de la France a été détruite à grande échelle a été la guerre franco-prussienne de 1870 et 1871 et sa suite révolutionnaire, la Commune de Paris, qui a brûlé le palais royal des Tuileries et l’hôtel de ville.

En 1918, dernière année de la Première Guerre mondiale, l’artillerie allemande trouva sa marque à Paris, notamment dans le Marais. Contrairement à Londres, Berlin, Varsovie ou Florence, Paris «n’a pas brûlé» pendant la Seconde Guerre mondiale. Le résultat fut que la plupart des parisiens se sont livrés, tout au long de la seconde moitié du XXe siècle et des deux premières décennies du XXIe siècle, au fait que leur ville était trop belle, trop «historique», et faisait trop partie du patrimoine mondial de l’Unesco pour être frappée.


On a rappelé aux Parisiens que les choses pouvaient aller dans le sens contraire, après tout. Il y a eu des émeutes, des attaques terroristes, des bombardements. Mais Paris elle-même semblait être immortelle. Les gens ont commencé à se réveiller véritablement après la tuerie islamiste de novembre 2015, au théâtre Bataclan et ailleurs. Plus récemment, plusieurs scènes effrayantes se sont succédées à la suite de la récente manifestation des Gilets jaunes: saccage de l’Arc de Triomphe, incendies des boutiques et des restaurants des Champs-Élysées. Et maintenant, Notre-Dame était en flammes. De ma fenêtre, je pouvais voir une colonne de fumée noire et rougeâtre s’élever au-dessus des toits, un hélicoptère tournant au-dessus du feu. La flèche de fer, une addition du XIXe siècle à l’église gothique, s’est effondrée soudainement – révélant des hoquets d’horreur non seulement à Paris mais aussi dans le monde entier. Un peu comme le moment où les tours jumelles du World Trade Center sont tombées soudainement. Aujourd’hui, toute la France et le monde entier tremblaient sous l’effet de l’ampleur de ce qui se passait. Même si l’incendie était accidentel (il a peut-être commencé à un endroit où des travaux de rénovation étaient en cours), il s’est avéré être la coda d’un hiver inquiétant. Et on ne pourrait pas non plus entièrement écarter la possibilité d’un incendie criminel: de nombreux incidents antichrétiens ont été récemment rapportés, notamment le vandalisme d’églises, de cimetières ou de sanctuaires; et des groupes djihadistes ont à plusieurs reprises menacé de faire «quelque chose de grand» à Paris, de préférence contre un bâtiment emblématique. Rien d’étonnant à ce que le président Macron ait reporté le discours télévisé à la nation qu’il était censé prononcer ce soir et que, avec son épouse Brigitte et le Premier ministre Edouard Philippe, M. Macron s’est approché au plus près de la cathédrale. Il n’est pas nécessaire d’être catholique, ni chrétien, ni même religieux pour être dévasté par la destruction de Notre-Dame. La cathédrale, vieille de neuf cents ans, est le cœur de la France: elle se trouve sur l’île de la ville, entre les deux canaux de la Seine, un lieu qu’elle partage avec le Palais de justice (le premier palais royal du Moyen Âge); et tout kilométrage dans le pays commence symboliquement à «kilomètre zéro», juste en face de la cathédrale. Pendant que les rois étaient couronnés à Reims par l’archevêque du lieu, Napoléon se couronna à Notre-Dame, devant le pape Pie VI. Notre-Dame est le premier lieu parisien visité par De Gaulle en 1944, lorsque la capitale fut libérée des Allemands. C’est de Notre-Dame que De Gaulle traversa la ville jusqu’à l’Arc de Triomphe. Il est difficile d’imaginer la France sans Notre Dame. Laissons la reconstruction commencer.

L’appel de 39 intellectuels dans Le Figaro: «L’assassin de Sarah Halimi ne doit pas échapper à un procès»

  1. Vox
  2. Vox Société

Par Tribune Collective 

FIGAROVOX/TRIBUNE – Il y a deux ans, une Française juive était tuée sauvagement à Paris aux cris d’«Allah akbar». La question du discernement du suspect est au cœur de l’instruction. Une troisième contre-expertise a conclu à son irresponsabilité. Trente-neuf intellectuels, parmi lesquels Alain Finkielkraut, Jacques Julliard, Pierre Manent, Pierre Nora, Mona Ozouf et Paul Thibaud, demandent que ce crime soit jugé.

Voici deux ans, dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, à Paris, dans une HLM de Belleville, rue Vaucouleurs, Sarah Attal-Halimi, une retraitée de 65 ans, était tirée de son sommeil à 4h30 par un voisin âgé de 27 ans. Kobili Traoré se déchaîne contre elle, il la frappe pendant plus de vingt minutes. Les cris de douleur de madame Halimi alertent immédiatement les voisins qui entendent aussi les insultes que Traoré lui adresse, les «Allahou Akbar» et autres psalmodies coraniques. Un petit effectif de police est rapidement sur les lieux, mais pensant être en présence d’un terroriste, les policiers n’interviennent pas et attendent des renforts. Tout le monde entend donc le calvaire de Sarah Halimi. Finalement, peu avant 5h00, Kobili Traoré défenestre sa victime, tout en criant à la police postée dans la cour: «attention! Une femme va se suicider», comme pour couvrir ce geste final qui tuera sa victime. Le rapport du médecin légiste est terrible: «la mort de Sarah Halimi est due à un poly-traumatisme par chute d’un lieu élevé», relevant «des lésions d’hémorragie massive pulmonaire, myocardique, méningée, et diverses fractures associées», plus d’une vingtaine sur le corps et le visage. 

Avant son forfait, l’assassin s’était d’abord introduit dans l’appartement mitoyen, celui de la famille Diarra. Il ne cherche pas à les attaquer. Effrayés par la grande nervosité de Kobili Traoré qu’ils connaissent bien, leurs familles venant du même village du Mali, les Diarra se verrouillent dans une pièce et contactent la police, se considérant comme «séquestrés» par Kobili Traoré. En fait, ce dernier avait quitté les lieux pour enjamber le balcon et entrer par effraction chez Sarah Halimi. Il reprendra le même chemin à l’issue du meurtre pour venir terminer ses prières et changer de vêtements chez les Diarra. La police attend toujours sur le palier… Presque une heure après le début des faits, la porte est enfoncée. L’Arrêt du 5 juillet 2018 indique «précisément à 5h35, les effectifs de la BAC du 11èmearrondissement assistés d’effectifs de la BAC 75, présents sur les lieux suite à l’appel d’une des filles de la famille Diarra ayant indiqué que sa famille était victime de séquestration, interpellaient Traoré, en train de réciter des versets du Coran». Kobili Traoré n’oppose aucune résistance à l’interpellation. Mais à son arrivée au commissariat, il est pris d’un soudain accès de violence. Il sera immédiatement transféré en hôpital psychiatrique. Il ne fera pas une minute de garde à vue, ni ne sera interrogé par la police.

Pour mieux étouffer l’affaire, on communautarise le crime.

La sauvagerie de ce crime fit irruption dans une campagne électorale où les sujets de sécurité sont quasi absents. Cet assassinat dérange, le profil de l’assassin sans doute davantage que celui de la victime. D’autant que le caractère antisémite du crime est vite identifiable: Kobili Traoré a ciblé sa victime, il ne s’est pas attaqué à un membre de la famille Diarra chez qui il s’est invité en pleine nuit, il a fait ses prières avant d’aller chez Sarah Halimi, cette voisine qu’il côtoie depuis vingt ans qu’il traitera de «Sheitan» (Satan) tout en la frappant. L’enquête de voisinage montrera que Sarah Halimi et ses proches qui la visitaient, avaient été l’objet d’insultes antijuives de la part de certains membres de la famille Traoré. Dans les heures et jours précédant le crime, la police apprendra qu’il avait fréquenté assidûment la mosquée salafiste défavorablement connue de la rue Jean-Pierre Timbaud. Tout cela est embarrassant en pleine élection présidentielle et les candidats comme les médias généralistes ignorent l’évènement. Pour mieux étouffer l’affaire, on communautarise le crime: «l’émotion dans la communauté juive» est évoquée, comme pour passer à autre chose, comme si Sarah Halimi n’était pas, d’abord, une citoyenne française.

Deux mois après cet assassinat barbare, pour rompre ce silence médiatique, dix-sept d’entre nous avions publié une tribune pour informer l’opinion publique. Deux ans après, rejoints par d’autres signataires, nous venons informer des avancées de l’enquête, de la probabilité d’un non-lieu «psychiatrique» pour le mis en examen. Alors que Kobili Traoré a reconnu les faits d’homicide dès le départ, la juge principale du dossier, Anne Ihuellou, aura paru conduire une instruction à décharge, davantage qu’à charge et à décharge, posture équilibrée de mise au cours d’une instruction. 

Tout d’abord rappelons les épisodes de la procédure judiciaire. Après son interpellation et son accès de violence au commissariat, Kobili Traoré est placé en Unité pour Malades Difficiles (UMD). Il reconnaît les faits, mais assure n’avoir pas été dans son état normal. Le 10 juillet 2017, il est mis en examen pour homicide volontaire. La gravité de l’affaire conduit dès le départ à la nomination d’une seconde juge, Virginie Geyte. Entre le crime et cette mise en examen, l’élection présidentielle et les législatives sont passées ; l’affaire est désormais davantage médiatisée, notamment autour de son caractère antisémite de cet assassinat. 

Kobili Traoré est un délinquant multirécidiviste connu dans son quartier, craint dans son immeuble. Il vend notamment de la drogue, il est lui-même un consommateur compulsif de cannabis. Si son casier est déjà chargé par vingt-deux condamnations pour violences et vols, il n’a en revanche aucun antécédent de troubles psychiatriques. Avant le 3 avril 2017, il a été incarcéré à quatre reprises, dont une peine d’un an qu’il vient d’accomplir. Au cours de ses périodes de prison, Kobili Traoré n’a apparemment pas été identifié par l’administration pénitencière pour des troubles psychologiques quelconques. 

Tout au long de la procédure, les avocats de la partie civile ont été contraints de faire des demandes d’actes pour être tenus informés de l’avancée de l’instruction. 

Le 27 février 2018, a enfin lieu l’interrogatoire du mis en examen devant la juge Ihuellou. Après onze mois, sur insistance du Parquet, la juge finit par retenir la circonstance aggravante d’antisémitisme. En revanche, elle et sa collègue résistent à toute reconstitution, ce qui est pourtant habituel dans les affaires criminelles de ce type. Il serait, en effet, indispensable de clarifier la chronologie des faits en organisant une reconstitution, d’autant que ce crime a pratiquement eu lieu sous les yeux des voisins et de la police, que des témoignages ont été recueillis et doivent être mis en regard des faits tels qu’ils pourront être reconstitués in situ. Pour les avocats des deux parties, il est nécessaire de vérifier l’enchainement des évènements durant ces 70 minutes, entre le moment où Kobili Traoré pénètre chez les Diarra et celui où il est interpelé, de retour chez eux, après l’assassinat de Sarah Halimi. L’avocat du mis en examen lui-même accède à la logique d’une reconstitution, mais la juge Ihuellou s’y oppose, par humanisme à l’égard de Kobili Traoré, voulant «protéger le mis en examen d’une possible décompensation et d’un milieu hostile (…) lui qui ne possède plus que des bribes de souvenirs filmiques» (sic). 

Tout au long de la procédure, les avocats de la partie civile ont été contraints de faire des demandes d’actes pour être tenus informés de l’avancée de l’instruction. Suite à une saisie d’un d’entre eux en janvier 2018, la 6è chambre de l’instruction est réunie le 30 mai. Le 5 juillet 2018, elle annonce suivre l’avis de la juge concernant la non-opportunité de reconstitution. Pas plus que ne sont retenus les actes de torture et de barbarie ainsi que la préméditation que les avocats de la partie civile avaient demandé voir inscrits dans le cadre de l’instruction. Depuis cette date, aucun nouvel acte de procédure n’a été réalisé.

La procédure judiciaire est aussi ponctuée par des rebondissements d’expertises psychiatriques essentielles dans ce dossier puisque les conclusions des experts-psychiatres sur l’état de Kobili Traoré au moment de la commission des faits, contribuent à déterminer le choix des juges d’instruction: le renvoi devant la Cour d’Assises ou le non-lieu pour irresponsabilité pénale.

Une première expertise est ordonnée. La juge désigne un expert-psychiatre reconnu, Daniel Zagury. Au bout de six mois, il conclut que Kobili Traoré a fait une bouffée délirante aiguë (BDA) suite à une consommation massive de stupéfiants (cannabis). Zagury estime qu’il y a eu altération du discernement mais que le mis en examen est responsable. A ce titre, il peut être jugé devant une cour d’Assises. Il indique que l’identification de Sarah Halimi comme juive l’a diabolisée aux yeux de Kobili Traoré: «L’existence avérée d’une bouffée délirante aiguë n’était pas incompatible avec une dimension antisémite. Un crime pouvant être délirant et antisémite». Pour Daniel Zagury, le simple préjugé antijuif se serait transformé en conviction absolue que Sarah Halimi était l’incarnation du Sheitan (Satan) à tuer. Il explique en outre que la lucidité dont a fait preuve l’assassin avant de la défenestrer est compatible avec une BDA.

Est-ce parce que cette expertise déplaît à la juge d’instruction qu’elle en ordonne une seconde? On peut se poser cette question dans la mesure où ce type de requête provient habituellement de l’avocat de la Défense, qui ici n’avait formulé aucune demande en ce sens. Cette fois, Anne Ihuellou nomme trois experts au lieu d’un. Kobili Traoré est entendu le 24 mai pendant deux heures par deux experts- psychiatres, et le 7 juin durant deux heures trente par le troisième. Ils viennent contredire la première expertise et rendent leurs conclusions le 10 juillet 2018: la BDA de Kobili Traoré signifie pour eux abolition du discernement. À leurs yeux, il était irresponsable au moment des faits. La juge pourrait dès lors prononcer un non lieu ; il n’y aurait pas de procès aux Assises. Voici quelques extraits édifiants de ce second rapport d’expertise: «Kobili Traoré souffre d’un trouble psychotique chronique, vraisemblablement de nature schizophrénique, faisant suite à un épisode délirant aigu inaugural. Il souffre par ailleurs d’une addiction ancienne au cannabis. Il dispose encore d’une personnalité pathologique antisociale et d’une propension à la violence. Oui, son discernement était aboli. Kobili Traoré est inaccessible à une sanction pénale. (…) Nous sommes en plein accord avec le diagnostic d’état psychotique aigu et avec l’analyse qui est faite de la dimension antisémite du geste, même si nous ne pensons pas qu’elle a été déterminante dans le processus psychopathologique du passage à l’acte. Nous dirions en résumé que Monsieur Traoré était au moment des faits, du fait de la prégnance du délire, un baril de poudre. Mais que la conscience du judaïsme de Madame Attal a joué le rôle de l’étincelle».

La psychiatrisation serait-elle le nouvel outil du déni de réalité ? 

Outre qu’au cours de sa vie Kobili Traoré – qui a croisé à de nombreuses reprises l’institution judiciaire – n’a jamais été détecté comme porteur de «trouble psychotique chronique» ; outre qu’il est rarissime qu’une pathologie schizophrénique surgisse à 27 ans sans aucun antécédent clinique ; outre que l’apparition brutale de troubles délirants suite à l’usage de stupéfiants est peu probable chez un sujet qui consommait depuis des années de fortes quantités de cannabis… On pourrait penser à lire les dernières lignes que nous avons soulignées, qu’en France, aujourd’hui, être juif serait, en quelque sorte, une incitation au meurtre pour les déséquilibrés psychiatriques. Et puisque les trois experts désignent Traoré comme schizophrène, a-t-on observé une recrudescence de passage à l’acte criminel antijuif chez les centaines de milliers de personnes souffrant de schizophrénie en France? Si c’était le cas, ce serait une nouvelle expression de cette pathologie qui devrait alerter urgemment l’Académie de médecine… À moins qu’il ne s’agisse de proposer à l’opinion une réinterprétation des assassinats de Français juifs depuis 2003 par des islamistes? La psychiatrisation serait-elle le nouvel outil du déni de réalité? 

Devant ces conclusions contraires à la première expertise, les deux juges en commandent une troisième. Quatre experts devaient rendre leur conclusion en octobre 2018, elles ont finalement été reçues mi mars 2019. Interminable attente pour la famille et leurs avocats. Finalement, cette troisième expertise confirme l’avis de la précédente: Kobili Traoré était victime d’une BDA avec abolition du discernement.

Désormais, la balle est dans le camp des deux juges d’instruction. Elles peuvent rendre une ordonnance de non lieu «psychiatrique», avec un renvoi vers la chambre de l’instruction pour juger notamment des mesures de sureté à prendre à l’égard de l’assassin. Dans ce cas, la société tout entière se trouvera exposée car ses médecins affirment que Kobili Traoré va mieux, qu’il ne souffre pas de pathologie mentale chronique. Sa place ne sera donc ni en prison (irresponsabilité pénale pour abolition du discernement lors de la commission des faits), ni en hôpital psychiatrique (absence de pathologie mentale chronique). Il est à parier, que d’ici quelques mois, l’amnésie médiatique aidant, il sortira libre de l’hôpital psychiatrique où il réside actuellement, avec une simple obligation de suivi psychiatrique en ville.

Mais les juges ne sont pas tenues par les expertises judiciaires pour ordonner le non lieu. Elles peuvent aussi décider de rendre une ordonnance de mise en accusation devant la Cour d’Assises. On ne saurait ignorer la possibilité d’un acquittement si les jurés estiment que Kobili Traoré était pénalement irresponsable comme l’affirment deux expertises sur trois. Néanmoins, il y aurait un procès, des débats contradictoires. Existerait au moins un espoir que justice soit rendue à Sarah Halimi, victime d’un assassinat antisémite barbare.

Signataires : Michel Aubouin, ancien préfet ; Élisabeth Badinter, philosophe ; Georges Bensoussan, historien ; Laurent Bouvet, professeur de science politique ; Pascal Bruckner, philosophe ; Philippe d’Iribarne, sociologue ; Élisabeth de Fontenay, philosophe ; Bernard de la Villardère, journaliste ; Jacques de Saint Victor, historien ; Alain Finkielkraut, philosophe ; Martine Gozlan, journaliste ; Noémie Halioua, journaliste ; Jacques Julliard, historien ; Suzanne Julliard, professeur de lettres ; Alexandra Lagnel-Lavastine, philosophe ; Josépha Laroche, politiste ; Michel Laval, avocat ; Marcel Gauchet, philosophe ; Damien Le Guay, philosophe ; Jean-Pierre Le Goff, sociologue ; Barbara Lefebvre, essayiste ; Bérénice Levet, philosophe ; Sonia Mabrouk, journaliste ; Yves Mamou, journaliste ; Pierre Manent, philosophe ; François Margolin, réalisateur ; Lina Murr Nehmé, historienne ; Pierre Nora, historien ; Michel Onfray, philosophe ; Mona Ozouf, historienne ; Céline Pina, essayiste ; Pierre-André Taguieff, historien ; Jacques Tarnero, chercheur ; Paul Thibaud, philosophe ; Michèle Tribalat, démographe ; Monette Vacquin, psychanalyste ; Caroline Valentin, essayiste ; Jean-Pierre Winter, psychanalyste ; Michel-Gad Wolkowicz, psychanalyste.

Au procès du frère Merah, un témoin raconte « l’insoutenable » à l’école juive

Par AFPAujourd’hui, 17:29  0

Jonathan, 17 ans au moment des faits, a raconté la douleur “de ce 19 mars 2012, devant la cour d’assises spéciale de Paris, au procès d’Abdelkader Merah

Par AFP

Des policiers devant l'école Ozar Hatorah, à Toulouse, le 19 mars 2012. (Crédit : AFP/Archives Remy Gabalda)

Des policiers devant l’école Ozar Hatorah, à Toulouse, le 19 mars 2012. (Crédit : AFP/Archives Remy Gabalda)

C’était le moment de la prière des morts (le Kadish) quand Mohamed Merah a surgi et tué un enseignant et trois enfants de l’école Ozar Hatorah de Toulouse : Jonathan, alors 17 ans, a raconté lundi la douleur « insoutenable » de ce 19 mars 2012, devant la cour d’assises spéciale de Paris.

Il ne regarde pas Abdelkader Merah, le frère du tueur, rejugé après avoir été condamné à 20 ans de réclusion en première instance pour association de malfaiteurs terroriste mais acquitté du chef de « complicité ».

Elève avocat, le jeune homme surmonte sa peine pour tâcher d’être précis, relater en détail ces 36 secondes d’horreur et les heures interminables où les élèves restèrent confinés au réfectoire, pendant que les médecins légistes travaillaient dans la cour.!

Ce jour-là, il est dans la synagogue de l’école quand il entend les premiers coups de feu. « Des pétards », pense-t-il. Mohamed Merah vient de tuer Jonathan Sandler, professeur de religion, 30 ans, et ses deux fils, Arié et Gabriel, 5 et 3 ans. Se penchant à la fenêtre, il voit « une personne casquée entrer dans l’école » qu’il imagine être « un coursier ».

Les tirs reprennent. Brian, comme les autres enfants, s’est rué dans l’école pour se mettre à l’abri. Dans la cour, le tueur a fait feu sur Myriam, revenue chercher son cartable. Puis il rattrape Gabriel, qu’il achève d’une balle dans la tête.

Brian peine à prononcer le prénom de Myriam, dit le plus souvent « la fille du directeur ». Il garde de cet instant le souvenir de la douleur et une cicatrice de 30 cm. Tout le reste est plus flou, mais il a tenu à venir : « c’est une étape de mon rétablissement ».

Jonathan Sandler, shot to death Monday in Toulouse, France, pictured with his two slain sons and with his wife (who was not hurt in the attack). (photo credit: via Facebook)

Jonathan Sandler, avec ses deux fils assassinés par Mohammed Merah à Toulouse en mars 2012, et son épouse, qui n’a pas été blessée physiquement dans l’attaque. (Crédit : Facebook)

Les tirs reprennent. Dans la cour, le tueur a fait feu sur Myriam Monsonégo, 8 ans, la fille du directeur d’école, revenue chercher son cartable.

La conseillère pédagogique fait irruption dans la synagogue et crie « Il y a un tireur dans l’école ! » Jonathan répète le message au directeur. « Ses yeux s’écarquillent, il court. Dehors, il tombe sur sa fille ».

Dans cette « toute petite école », 200 élèves de la 6e à la terminale, tout le monde se connaît. Comme une « famille ». Jonathan a déjà gardé Myriam, une gamine discrète, qui se cachait dans sa chambre sauf quand il « se mettait au piano ». Il a aussi gardé Arié et Gabriel, des petits joyeux.

Dans la panique qui croît, les élèves cherchent un réconfort. « J’ai 17 ans, les plus petits viennent vers moi, me prennent les mains, les bras. » Ils vont être conduits au réfectoire, où il seront confinés de 8H00 à 11H00.

« Moment de folie »

Reproduction photo of 8-year-old Miriam Monsonego (Flash90/JTA)

Reproduction photo of 8-year-old Miriam Monsonego (Flash90/JTA)

« Il y a 50 ou 60 gamins qui hurlent, pleurent, tapent du poing contre les murs. Un gamin de 13 ans hurle à se griffer le visage, jusqu’à s’en arracher les vêtements. Il crie ‘Myriam est morte, Myriam est morte !’. C’est quelque chose qu’on n’est pas censé vivre », dit le jeune homme.

« C’est tellement insoutenable que j’ai un moment de folie. C’est trop dur. Je sors, je cours vers la sortie. Je tombe. Il y avait du sang partout, je vois le cartable de Myriam plein de sang. Même les médecins avaient l’air choqués », poursuit-il.

Sept ans plus tard, « la vie reprend ses droits » mais il y pense « tout le temps ». « Il n’y a rien ni personne qui pourrait réparer ça ». Il dit sobrement « la peur » des survivants, ceux qui ne vont plus jamais au cinéma ou en terrasse, ceux qui sont venus témoigner et ceux qui n’ont pas eu la force.

Futur avocat, il a « totalement conscience du droit de la défense à un procès équitable », et il espère que les preuves permettront de « retenir la complicité » d’Abdelkader Merah. « J’ai du mal à vivre avec l’idée que peut-être il est complice et que peut-être il ne sera pas condamné pour ça. »

Les portraits des sept victimes – Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad, Gabriel Sandler, Aryeh Sandler, Myriam Monsonégo et Jonathan Sandler – de Mohamed Merah pendant une cérémonie de commémoration organisée par le CRIF à Toulouse, le 19 mars 2014. (Crédit : Rémy Gabalda/AFP)

Le matin de ce 19 mars, le jihadiste s’était caché dans une résidence pour tuer deux autres militaires, qu’il n’est pas parvenu à approcher. Furieux, il avait alors tourné en scooter dans les rues et s’était retrouvé devant l’école juive, avait-il lui-même expliqué aux enquêteurs avant d’être abattu par la police.

Sans prononcer le nom d’Abdelkader, Samuel Sandler, qui a perdu un fils et deux petits-enfants, avait peu avant cité Albert Camus : « On ne pense pas mal parce qu’on est meurtrier. On est meurtrier parce qu’on pense mal. C’est ainsi qu’on peut être meurtrier sans jamais tuer apparemment ».

Cette journée du 19 mars clôt la déambulation sanglante de Mohamed Merah, qui avait déjà tué trois militaires – Imad Ibn Ziaten, 30 ans, Abel Chennouf, 25 ans, et Mohamed Legouad, 23 ans – les 11 et 15 mars.

Le verdict est attendu le 18 avril.

“Je voulais tuer un Juif ” : un homme agresse violemment un habitant de Bourdon au couteau

Vendredi 5 avril, un habitant de Bourdon agresse violemment un voisin parec qu'il voulait "tuer un Juif" / © FTV
Vendredi 5 avril, un habitant de Bourdon agresse violemment un voisin parec qu’il voulait “tuer un Juif” / © FTV

Vendredi 5 avril, à Bourdon dans la Somme, un homme a violemment agressé au couteau un habitant de ce village situé entre Abbeville et Amiens. Il a été mis en examen pour tentative de meurtre en raison de la race ou de l’éthnie : il aurait justifié son geste par sa volonté de “tuer un Juif”.

Par Jennifer AlbertsPublié le 08/04/2019 à 12:04
Les faits se sont déroulés vendredi 5 avril à Bourdon dans la Somme, un village situé entre Abbeville et Amiens. Vers 15h, un homme s’introduit chez un de ses voisins. Il se retrouve face à face avec deux personnes dont le propriétaire des lieux. Celui-ci lui demande ce qu’il vient faire chez lui.

8 coups de couteau

L’intrus se jette alors sur lui et le frappe violemment de plusieurs coups de couteau : 8 au total, à l’abdomen et au visage.

La deuxième personne qui se trouvait chez la victime maîtrise alors l’agresseur en le frappant à la tête.

Sur place, les secours découvrent deux blessés. L’agressé, gravement touché au foie et à la face, est transporté en urgence absolue au CHU d’Amiens. Il est opéré dans les heures qui suivent. Le lendemain, son état de santé ne présentait plus d’inquiétudes. Et l’agresseur qui a pris plusieurs coups sur le crâne et sur une de ses mains. Il sera hospitalisé sous le régime de la garde à vue.

Le suspect n’a pas encore été entendu

L’enquête est confiée à la brigade de recherche d’Amiens. Une enquête qui va prendre un tournant inattendu au vu des premiers témoignages recueillis par les policiers. Plusieurs témoins leur auraient confié que l’agresseur aurait justifié son geste en disant qu’il voulait “tuer un Juif”. Un élément suffisamment prégnant dans la procédure pour que le parquet d’Amiens le retienne pour la qualification des faits.

Car le suspect, inconnu des services de justice et de police, n’a pour l’heure pas encore pu être entendu par le juge d’instruction désormais en charge du dossier. Et cela en raison de son état de santé. Il n’a donc pas pu donner sa version des faits ni confirmer ou infirmer le mobile de son geste. “Il était dans un tel état au moment de sa mise en examen qu’il n’a pas pu comprendre les chefs d’accusation retenus, explique Stéphane Diboundje, son avocat. Il n’a même pas pu signer plusieurs documents. Il y a pas mal d’irrégularités de procédure. C’est pour cette raison que je vais saisir la chambre d’instruction et également faire appel de sa détention provisoire.”


Tentative d’évasion

Son client a été écroué à la prison d’Amiens sous un régime médical et sera entendu “quand son état de santé le permettra”, précise le Parquet. Il doit subir une opération à la main ce lundi.

Le jeune homme de 18 ans, sans emploi, est malgré tout mis en examen pour tentative de meurtre en raison de la race ou de l’éthnie. Car d’autres chefs d’accusation vont s’ajouter.

Alors hospitalisé, le suspect aurait essayé de s’évader du CHU et blessé dans sa tentative de fuite deux des gendarmes qui le surveillaient. L’un d’eux a eu une ITT d’une journée. Il est dès lors mis également en examen pour tentative d’évasion et violences volontaires sur gendarmes. Des analyses toxicologiques et d’alcoolémie sont en cours. Une autre, psychiatrique, devrait également être pratiquée.

La victime a été instituteur à la Chaussée-Tirancourt et directeur de l’école primaire de Flixecourt. Toujours hospitalisé, ce père de famille de 58 ans va mieux.

France 3 Hauts de France

Sarah Halimi, un crime sans responsable?

Une nouvelle expertise psychiatrique a conclu à l'”irresponsabilité pénale” du tueur présumé

parOudy Ch. Bloch – Causeur.fr

Rassemblement contre l’antisémitisme à Paris, février 2019. ©LAURE BOYER / HANS LUCAS 

Deux ans après le massacre de Sarah Halimi dans son appartement parisien, la perspective d’un procès s’éloigne. Une troisième expertise psychiatrique du tueur présumé, Kobili Traoré, a conclu à son « irresponsabilité pénale ». 


Deux ans.ADVERTISING

Il y a deux ans, presque jour pour jour, Sarah Halimi mourait sous les coups de poings acharnés de son agresseur, celui-ci alternant insultes, sourates du Coran, cris d’ « Allahou Akbar » et de « Sheitan ».

Sarah Halimi, deux ans de combat

Deux ans de combat. Pour tenter d’obtenir la reconnaissance de la préméditation, des actes de torture et de barbarie, une reconstitution. Vaines tentatives, toutes les demandes d’actes ayant été rejetées par la juge d’instruction.

Il aura fallu attendre dix mois à compter de ces faits ignobles pour que la circonstance aggravante d’antisémitisme soit enfin retenue.A

Deux ans et trois expertises judiciaires dont deux penchent désespérément vers l’abolition du discernement, alors que la première avait seulement estimé qu’il était altéré. Une abolition provoquée, nous dit-on, par l’usage abusif de cannabis. Deux ans après les faits, sur les seules déclarations du tueur présumé Kobili Traoré, deux collèges d’experts concluent à la démence de ce dernier pendant les 20 minutes de torture qu’il a fait subir à Sarah Halimi. Pas de démence avant, pas non plus après.

Qui est irresponsable ?

Peu importe que Kobili Traoré ait eu suffisamment conscience de la présence du chandelier et de la Torah dans l’appartement de Mme Halimi ce qui aurait accentué son agressivité.

Peu importe que Kobili Traoré ait eu suffisamment conscience de la présence des policiers dans la cour de l’immeuble pour leur hurler qu’une femme venait de se suicider après avoir défenestré sa victime encore vivante.A

Peu importe que Kobili Traoré ait vécu plus de vingt ans un étage en dessous de l’appartement de Mme Halimi et savait, comme tous ses voisins, qu’elle était juive pratiquante.

Peu importe que Kobili Traoré ait prétendument décidé de fumer du cannabis toute la journée précédant le meurtre alors qu’il avait parfaitement conscience de l’effet de la drogue sur son organisme – pour en consommer à haute dose depuis l’âge de seize ans. Mais dès lors, eut-il subi une bouffée délirante aigüe causée par une surdose cannabinique intentionnelle, ne reste-t-il pas néanmoins responsable de ses actes pour s’être mis délibérément dans cet état ?

In memoriam Sarah Halimi

Alors que la consommation volontaire d’alcool est une circonstance aggravante dans tous les délits, se pourrait-il que l’intoxication volontaire au cannabis soit désormais considérée comme une circonstance atténuante dans les procès criminels ?

Et les terroristes sous drogue qui commettent des attentats seront-ils considérés comme irresponsables pénalement ?

Dément, Kobili Traoré ne serait pas pénalement responsable. Mais en l’absence de pathologie mentale chronique, il ne serait pas non plus hospitalisable d’office à long terme.A

Deux ans et un procès aux assises qui semble s’éloigner.

Que fera-t-on de Kobili Traoré ?

Que fera-t-on pour la mémoire de Sarah Halimi ?

Que fera-t-on pour que justice soit rendue ?

Le BNVCA vous appelle à venir nombreux pour assister à l’office religieux à la mémoire de Madame Mireille Knoll lâchement assassinée

Chère famille et amis, 

Daniel et Allan Knoll  vous prient d’être à leurs côtés jeudi 11 avril au soir à la synagogue de la place des Vosges à 18:45 pour assister à  l’office religieux qui sera  donné pour leur regrettée maman,  MIREILLE KNOLL .

Le vendredi 12 avril, au cimetière de Bagneux, nous poserons  la pierre tombale.

Les horaires vous seront communiqués.

Nous et nos enfants vous embrassons

Allan et Daniel

Khalkhin-Gol, 1939 : la guerre oubliée qui a fait basculer le monde


Pendant cinq mois, les Russes et les Japonais s’affrontent en Mongolie. Ce sont les Russes qui l’emportent… 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

Une « guerre oubliée » s’est déroulée de mai à août 1939 le long du Khalkhin-Gol, une rivière de quelque deux cents kilomètres qui serpente au milieu de la steppe glaciaire d’Extrême-Orient. Non pas entre les Chinois et les Mongols, ennemis héréditaires depuis trois mille ans, mais entre les deux puissances qui les ont supplantés : les Russes, venus d’Europe au XVIIe siècle, et les Japonais, européanisés depuis le XIXe siècle. Ce conflit s’achève au moment précis où commence la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est pas un hasard.

Entrés en Sibérie en 1582, les Russes ont atteint l’océan Pacifique en 1647. Quelques années plus tard, ils sont en contact avec Mandchous, un peuple nomade apparenté aux Mongols, qui vient de conquérir la Chine et d’y fonder la dynastie Qing. Le traité de Nertchinsk, en 1689, place la frontière entre les deux Empires au nord du fleuve Amour : dans une sorte de no man’s land. Mais au XIXe siècle, les Russes ont bénéficié, comme tous les Européens, d’une révolution technologique, et donc militaire, tandis que la Chine s’est endormie sur ses traditions. Le traité de Pékin, en 1860, consacre un nouveau rapport de forces : la frontière suivra désormais le lit de l’Amour jusqu’à Khabarovsk, puis descendra jusqu’aux confins de la Corée, six cents kilomètres plus au sud. Les Russes y fondent un port moderne, libre de glaces tout au long de l’année. Ils le baptisent Vladivostok : « Dominateur de l’Orient ».

Le mouvement s’accélère avec l’avènement de Nicolas II, en 1893. La Russie obtient de prolonger le transsibérien par une ligne transmandchourienne, qui relie Tchita à Vladivostok en passant par Harbin, puis par d’autres lignes allant jusqu’à Pékin, Séoul ou encore Port-Arthur, une base navale dont elle a pris le contrôle.

Le Japon somnolait, comme la Chine. Il se réveille brusquement en 1868, avec la « Révolution Meiji », qui construit un pays de type occidental en moins de trente ans. En 1894, le nouveau Japon écrase la Chine. En 1900, il participe, aux côtés des Occidentaux, à l’occupation de Pékin. Mais pourrait-il tenir face à la Russie, si celle-ci s’installait durablement en Mandchourie et même en Corée ? Mieux vaut prendre les devants : en 1904, les Japonais lancent une attaque surprise sur Port-Arthur, assiègent la ville, obtiennent sa reddition ; ils progressent ensuite en Mandchourie, du sud au nord. La Russie décide de contre-attaquer en frappant le Japon lui-même par la mer : la flotte de la Baltique fait le tour de l’Europe, de l’Afrique et de l’Asie, et s’approche enfin de la mer du Japon – pour y être détruite en quelques heures, les 27 et 28 mai 1905, par la flotte japonaise, dans le détroit de Tsushima. Le traité de Portsmouth, fruit d’une médiation américaine, attribue aux Japonais la moitié sud de l’île de Sakhaline, Formose, Port-Arthur, une position dominante en Corée, et contraint les Russes à renoncer à la Mandchourie.

Pendant les trente années suivantes, par delà la conversion de la Russie au communisme, les deux Etats veillent à ne plus entrer en conflit. L’anarchie qui règne en Chine après la chute du pouvoir impérial, en 1911, est fort utile à cet égard : l’ancienne province chinoise de Mongolie-Extérieure, nominalement indépendante, devient un glacis soviétique en 1924, la République populaire de Mongolie ; la Mandchourie, rebaptisée Empire du Mandchoukouo en 1932, un glacis japonais. Mais celui-ci se développe beaucoup plus vite que celle-là. Le Mandchoukouo compte 30 millions d’habitants en 1934, et les Japonais y ont créé d’importantes industries. La Mongolie, avec 700 000 habitants seulement, ne dispose que d’une économie archaïque, mis à part quelques mines exploitées par les Soviétiques.

Certains militaires japonais, notamment ceux de l’armée du Guandong, qui occupe la Mandchourie et la Chine du Nord et a pris l’habitude d’agir sans en référer au gouvernement impérial, commencent à rêver à une conquête de l’Extrême-Orient russe. Un événement imprévu et rocambolesque précipite les choses. Le 13 juin 1938, le chef du NKVD – la police politique soviétique – pour l’Extrême-Orient, le général Genrikh Lioushkov, se réfugie au Mandchoukouo avec une valise emplie de documents secrets. Il a en effet appris qu’il serait bientôt « liquidé ». Le débriefing auquel il se soumet convainc les services secrets japonais que l’URSS a été totalement désorganisée par les purges staliniennes. Et que l’Armée rouge n’est plus opérationnelle.

Quelques semaines plus tard, en août 1938, l’armée du Guandong lance un raid dans une zone frontalière, au sud de Vladivostok, pour éprouver les positions soviétiques. En fait, celles-ci tiennent bon. D’où l’idée d’une autre tentative, dans une direction opposée : le long du Khalkhin-Gol, qui sert de frontière entre la Mongolie et le Mandchoukouo. Une zone quasi désertique, très éloignée de l’URSS proprement dite. Si l’opération réussit, les Japonais pourront s’emparer de la Mongolie et menacer la Sibérie orientale. Si elle échoue, ils prétendront que ce n’est qu’un incident de frontière entre les deux Etats « souverains », et que ni Tokyo, ni Moscou ne sont concernés.

L’armée du Guandong lance son offensive le 14 mai 1939, sans prévenir l’état-major impérial. Mais Staline s’attendait à une opération de ce type. Il a considérablement renforcé l’armée d’Extrême-Orient et nommé à sa tête un général de quarante-trois ans, épargné par les purges : Georgy Joukov, un cavalier, ancien sous-officier de l’armée impériale, qui a gravi tous les échelons sous le nouveau régime. Sa mission n’est pas seulement de repousser les Japonais mais aussi d’expérimenter un nouveau concept stratégique, fondé sur l’emploi massif des forces motorisées et de l’aviation. Elaborées par le maréchal Mikhaïl Toukhatchevski, une victime des purges de 1937, ces méthodes ressemblent beaucoup au Blitzkrieg que prépare la Wehrmacht allemande. Avec une différence majeure : elles attachent autant d’importance à la défensive qu’à l’offensive.

Alors qu’ils progressent en territoire mongol, les Japonais sont soudain confrontés aux forces de Joukov : une armée entièrement motorisée (500 chars et 400 automitrailleuses), appuyée par l’aviation. Ils tentent de réagir en bombardant des positions de l’Armée rouge en URSS : Tokyo s’y oppose. Joukov opère à près de 800 kilomètres de ses bases sibériennes, mais une noria de 2600 camions le ravitaille constamment en matériels et en troupes fraiches. Les unités japonaises, plus proche de leurs propres bases, n’ont pas prévu un ravitaillement analogue. Elles sont laminées.

Le 23 juillet 1939, les Japonais tentent de mener une contre-offensive. Nouvel échec. Début août, Joukov les leurre en leur permettant de repousser successivement trois assauts soviétiques : ses pertes sont élevées, mais il peut reconnaître le dispositif ennemi et surtout persuader les commandants japonais de ne pas battre en retraite. Ce qui lui permet, le 20 août, de donner le coup de grâce, en déployant trois divisions blindées, deux divisions mécanisées, 4000 camions de ravitaillement, 550 avions. Les Japonais sont encerclés le 25 août, anéantis le 31 août.

Première conséquence de cette bataille : le Japon décide de renoncer à toute nouvelle confrontation avec l’URSS, vidant ainsi de toute substance le pacte de défense mutuelle (dit « anti-Komintern ») qu’il avait conclu en 1936 avec l’Allemagne national-socialiste. En avril 1941, il signe même un pacte de non-agression avec son voisin du nord. Les deux parties s’y tiendront scrupuleusement jusqu’en août 1945 : Tokyo n’ouvre pas de second front en juin 1941, quand l’Allemagne envahit la Russie. Ni en décembre 1941, quand Hitler déclare la guerre aux Etats-Unis.

Deuxième conséquence : la défaite du Khalkhin-Gol fait perdre la face à l’armée du Guandong et favorise la Marine, sa principale rivale au sein de l’état-major impérial. A la conquête de la Sibérie, celle-ci préfère l’occupation des colonies occidentales d’Asie du Sud-Est, même au prix d’une guerre avec les Etats-Unis. Le compte à rebours vers Pearl Harbor commence.

Troisième conséquence : la guerre du Khalkhin-Gol se déroule au moment où Staline et Hitler négocient leur propre pacte de non-agression et le partage de l’Europe orientale. Leurs accords sont signés le 23 août, alors que les Japonais s’effondrent. Staline se sent suffisamment fort. Hitler admet que, provisoirement, il ne peut mener une guerre sur deux fronts.

Quatrième et ultime conséquence : le Khalkhin-Gol a servi de laboratoire à une nouvelle Armée rouge. Celle-ci n’est pas encore pleinement déployée en 1941, lors de l’attaque allemande : Staline croyait disposer d’un répit de deux années supplémentaires au moins. Mais ce sont les unités d’élite d’Extrême-Orient qui sauvent Moscou en décembre 1941. Et c’est Joukov, le vainqueur de Mongolie, qui est nommé chef de l’état-major général en 1941, et qui conquiert Berlin en 1945.

© Michel Gurfinkiel & Valeurs Actuelles, 2019

Fondateur et président du Colloquium Jean Bodin, Michel Gurfinkiel est Ginsberg-Ingerman Fellow au Middle East Forum.

Des tags antisémites et racistes ont été découverts sur des commerces à Lyon

Des inscriptions racistes et antisémites ont été taguées sur des commerces à Lyon. Le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation se trouve dans la même rue.

Lyon croix gammées

Acte antisémite et raciste à Lyon

Ce sont de nouveaux actes antisémites et racistes que connait la France. Une vingtaine d’inscriptions ont été taguées sur des commerces et un cabinet d’infirmier dans le 7ème arrondissement de Lyon. Des croix gammées et des insultes racistes faites à la peinture orange ont été retrouvées dans l’avenue Berthelot. Inscrites dans la nuit de jeudi à vendredi, les autorités ont “unanimement condamné ces actes odieux, d’autant plus dans une ville comme Lyon qui fut le théâtre de la Résistance” , a rapporté le service de presse de la préfecture.

La ministre de la santé Agnès Buzin, en visite à Lyon, s’est rendue sur les lieux ce matin, accompagnée du préfet du Rhône Pascal Mailhos et du maire de la ville Gérard Collomb. Le président de la Métropole David Kimelfeld a posté sur Twitter son dégout en exprimant avoir “de la nausée à la colère” . “La Ville de Lyon et la mairie du 7e arrondissement font le nécessaire pour que ces horreurs soient effacées rapidement. Les coupables devront être traduits devant la justice” , écrit-il. Il insiste également sur le fait que ces inscriptions avaient été taguées sur l’avenue où se trouve le Centre d’histoire de la Résistance et de la Déportation. Ces inscriptions sont d’autant plus prises au sérieux car le Centre commémore demain la rafle des enfants d’Izieu.

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David Kimelfeld@DavidKimelfeld

De la nausée à la colère. Des tags infâmes ont été découverts ce matin avenue Berthelot à #Lyon : SS, croix gammées, “arabes”, “negro”… Avenue qui accueille le centre d’histoire de la résistance et de la déportation.

Un acte odieux

Ces mots ne sont pas anodins, ils s’inscrivent dans un contexte de multiplication des actes et propos racistes” , exprime l’association SOS Racisme dans un communiqué remis au HuffPost. ”Ces tags à Lyon visent à la fois les arabes, les noirs, et font l’apologie du nazisme. SOS Racisme se tient aux côtés des personnes visées, en solidarité des commerçants et habitants indignés qui ont découvert ces inscriptions macabres” , conclut l’association.

Vidéo intégrée

Agnès Buzyn@agnesbuzyn

Arrivée devant les croix gammées et les insultes racistes taguées avenue Berthelot à Lyon, tout près du Centre National d’Histoire de la Résistance et de la Déportation. @CHRDLyon

Révoltant, insupportable. #ÇaSuffit35212:20 – 5 avr. 2019 · Lyon, France

Zineb El Rhazoui : « Si on applique les textes islamiques, cela donne un totalitarisme absolu et liberticide »

GRAND ENTRETIEN 1/2. L’ex-journaliste de « Charlie Hebdo » évoque sa famille, son athéisme, le 7 janvier 2015 et ce qu’elle nomme le « fascisme islamique ».

Propos recueillis par Thomas Mahler | Le Point 

Confessions. << Je me suis revendiquee athee a l'adolescence, vers l'age de 15 ans >>, se souvient Zineb El Rhazoui.”/><figcaption><em><strong>Confessions. </strong>« Je me suis revendiquée athée à l’adolescence, vers l’âge de 15 ans », se souvient Zineb El Rhazoui.</em></figcaption></figure><p>Le Point : En décembre, vous avez reçu de nouvelles menaces de mort pour avoir déclaré que « l’islam doit se soumettre à la critique ». Où en êtes-vous côté sécurité ?</p><p><strong>Zineb El Rhazoui :</strong> C’est cyclique. Ces tempêtes de menaces de mort s’accompagnent aussi d’énormément de messages de soutien, qui proviennent de l’ensemble du spectre politique français, de la gauche, voire de l’extrême gauche (la cellule JR Hébert du 18<sup> e</sup> arrondissement, qui se revendiquait comme l’aile laïque de La <a href=France insoumise avant d’en être exclue pour les mêmes raisons), à la droite souverainiste. Cela démontre que c’est une question républicaine qui transcende les partis politiques. Ce qui est très difficile à vivre, ce n’est pas tant les menaces que l’impunité. Alors que je peux parfois recevoir des centaines de menaces par jour sur les réseaux sociaux, il faudrait pour chaque menace faire un constat d’huissier à plusieurs centaines d’euros et saisir un avocat. C’est très difficile financièrement de poursuivre ces gens et donc de faire valoir ses droits. J’ai récemment redéposé plainte, mais pour l’instant ça n’a abouti à rien. Est-ce à la police qu’il faut le reprocher ? A la justice ? Aux plateformes comme Facebook ou Twitter, qui rechignent à faire le ménage ? Ou simplement à l’absence de volonté politique de retrouver les auteurs ? L’impunité mène à la banalisation, puis à la normalisation.

Votre première fatwa date de 2009. S’habitue-t-on aux menaces de mort ?

En 2009, la ligue Mohammedia des oulémas du Maroc a, à la suite du pique-nique que nous avions organisé pendant le ramadan avec le Mouvement alternatif pour les libertés individuelles (Mali), fait un communiqué qui me désignait nommément comme chef de file de ce mouvement hérétique et qui dénonçait un acte odieux défiant les enseignements d’Allah et du Prophète, donc méritant un châtiment exemplaire. Vous vous rendez compte ? Parce que nous voulions manger pendant le ramadan ! Pour moi, une fatwa, c’est un galon d’honneur. La première, j’avais envie de l’imprimer et de l’accrocher dans mon salon. Quand les plus hautes juridictions islamiques commencent à vous désigner comme une personne à abattre, cela veut dire que vous avez mis le doigt là où ça fait mal. Mais bien sûr qu’on ne s’habitue jamais aux menaces de mort, comme on ne s’habitue pas à vivre sous surveillance. On l’intègre comme une donnée du quotidien, mais il ne faut pas s’y habituer, car ce serait normaliser quelque chose de fondamentalement inacceptable.

Comme beaucoup d’athées de culture musulmane, vous insistez sur le fait que islam n’est pas « religion de paix et d’amour ». C’est peut-être ce qui choque le plus, même chez les non-musulmans, non ?

Connaissez-vous une religion inventée il y a des dizaines de siècles que l’on peut vraiment présenter comme telle selon nos normes contemporaines ? N’importe quelle société appliquant une religion à la lettre, même le christianisme, ne sera guère exemplaire en matière d’acceptation de l’homosexualité, de contraception, de divorce… Je ne comprends pas pourquoi les musulmans tiennent absolument à ce qu’on considère leur religion comme étant de paix et d’amour, alors qu’ils censurent toute tentative de critique rationnelle de leur dogme. Les textes islamiques sont des textes misogynes. Ils autorisent explicitement la polygamie et l’esclavage, incitent à la barbarie, comme dans la 8e sourate du Coran), verset 12 : « Je jetterai la terreur dans le cœur de ceux qui ont mécru. Vous pouvez les frapper au-dessus du cou et les frapper sur chaque doigt. » Aujourd’hui, ce que l’islam exige de ses ouailles, que ce soit dans les pays où il est religion d’Etat ou à travers la mainmise communautariste de ses représentants autoproclamés en Occident, c’est quand même l’application d’un totalitarisme se considérant comme supérieur aux droits humains. Ce qui ne veut pas dire que l’essentiel des musulmans ne sont pas des gens pacifiques, mais ils le sont parce que leur humanité prévaut sur l’application à la lettre de leurs textes sacrés. Affirmer que l’islam est une « religion de paix et d’amour », c’est mentir, car l’islam s’est largement répandu par le sabre, qui figure sur le drapeau du royaume d’Arabie saoudite, celui de la République islamique d’Iran(verticalement), sur celui des Frères musulmans, celui des Talibans pakistanais ou encore celui du Front Moro philippin. Aujourd’hui encore, dans les théocraties islamiques, la foi n’est pas une option, elle est imposée par la coercition.

Courage. Zineb El Rhazoui, en mars. « Ceux qui se taisent lorsqu’il s’agit de dénoncer une injustice mettent en danger ceux qui parlent. »

Vous refusez aussi la distinction entre islam et islamisme. Pourquoi ?

Je fais déjà une distinction entre Islam et islam. L’islam avec un petit « i », c’est la religion musulmane, les textes coraniques, la sîra, la sunna, l’exégèse… L’Islam avec un grand « i », c’est la civilisation islamique qui recouvre d’autres réalités : le droit coutumier, des cultures poétiques, musicales ou culinaires, une Histoire qui n’est pas forcément islamique mais qui est aussi païenne, juive, chrétienne, zoroastrienne… L’islamisme est le courant politique qui croit que l’islam doit intervenir dans la cité. L’application stricto sensu de l’islam avec un petit « i », c’est bien l’islamisme. Il n’y a pas de séparation entre la spiritualité et la notion d’oumma, la nation islamique. L’islam est d’ailleurs une orthopraxie : le bon musulman, selon l’islam, est celui qui accomplit scrupuleusement les rituels religieux : les cinq prières, le ramadan, le pèlerinage à La Mecque, où certaines sunnas, comme le sacrifice du mouton, ou la omra (pèlerinage facultatif). La foi doit se voir dans la façon de vivre. Si on applique les textes, cela donne un totalitarisme absolu et liberticide. Mais cet islamisme peut bien sûr avoir des degrés divers. Cela va de l’islamisme « fréro-salafiste » de l’UOIF, qui affirme hypocritement être pacifique, voire compatible avec la société moderne, jusqu’à l’islamisme de Daech, qui a la prétention de singer dans les moindres détails la société primitive du Prophète et de ses compagnons, tout en utilisant des kalachnikovs et des smartphones fabriqués par les mécréants.

Mais est-ce vraiment nécessaire, comme vous le faisiez dans votre dernier livre, de parler de « fascisme islamique », lorsque l’on sait que le fascisme est un phénomène historique du XXe siècle ?

Mais l’islamisme est un phénomène du XXe siècle, précisément né dans les années 1930, d’ailleurs ! C’est non seulement nécessaire, mais salutaire d’identifier cette idéologie mortifère comme étant un fascisme, parce qu’elle n’a jamais été autre chose. La quasi-totalité des organisations ou régimes islamistes qui existent aujourd’hui sont sortis de la matrice de la secte des Frères musulmans, cette mouvance créée par Hassan el-Banna, le grand-père de Tariq Ramadan, en Egypte, en 1928, à l’époque où les idéologies fascistes avaient le vent en poupe dans le monde et notamment en Europe. Hassan el-Banna n’a d’ailleurs jamais caché sa grande admiration pour Hitler. Par ailleurs, la simple observation de ce qu’est l’islamisme en 2019 nous permet de constater qu’il ne s’agit pas là d’une spiritualité individuelle, mais plutôt d’un bloc identitaire qui possède nombre des caractéristiques méthodologiques des fascismes. D’abord, il y a la vénération aveugle, la quasi-déification du leader éternel, le prophète Mahomet, qui quinze siècles après sa mort continue à tuer. On a vu ce qu’il est arrivé aux derniers qui ont essayé d’ironiser sur sa figure – ce sont mes collègues de Charlie Hebdo. Comme dans tous les fascismes, l’islamisme possède également des bras armés, des milices qui tuent au nom de cette idéologie. Il y aussi cette aversion profonde pour les intellectuels et les arts : lorsque les partis islamistes comme le Parti de la justice et du développement (PJD) marocain accèdent au pouvoir, ils commencent à parler d’« art propre », avec cette notion d’art pur et impur. Comme dans les fascismes, on constate un sexisme répressif envers les femmes et les homosexuels. L’Etat islamique a jeté les homosexuels des bâtiments les plus hauts et, même dans les théocraties islamiques se disant « light » comme le Maroc, l’homosexualité est punie de prison. Et a-t-on dans l’histoire de l’humanité connu un sexisme plus oppressif que cette idéologie souhaitant quasiment faire disparaître le corps des femmes du paysage public ? Comme les fascismes, qui sont expansionnistes, l’islamisme a clairement une logique impérialiste : par le djihad ou par le prosélytisme politique, il faut étendre cette foi partout. Le monde selon cette idéologie se divise en deux : Dar al-Islam, « la maison de l’islam », et « Dar al-Harb, « la maison de la guerre ». Il y a également un uniforme : pour les hommes, la barbe ou le qamis ; pour les femmes, toutes les gradations du voile. Cet uniforme sert d’outil de marquage visuel pour identifier les adhérents et non-adhérents à l’idéologie, comme cela s’est fait dans d’autres fascismes. Et puis les fascismes, avant l’accession au pouvoir, prétendent apporter des réformes sociales, s’adresser aux plus faibles. Mais une fois au pouvoir, ils appliquent un libéralisme effréné. On voit bien dans des pays comme l’Arabie saoudite ou le Qatar que les droits des travailleurs ne sont absolument pas respectés et qu’il n’y a pas beaucoup de place pour les revendications sociales. Enfin, il y a le sentiment d’appartenance à une communauté persécutée, qui doit se redresser pour accéder à une grandeur fictive perdue. Les fascismes se sont tous fondés sur ce sentiment exacerbé d’un âge d’or. Aujourd’hui, malheureusement, nous avons en France des personnes à gauche qui alimentent ce sentiment victimaire et qui ne comprennent pas qu’elles jouent avec le feu. La seule différence, finalement, avec d’autres fascismes, c’est que l’islamisme a réussi à se draper d’une respectabilité aux yeux de ceux-là mêmes qu’il veut détruire.

Vos parents sont-ils religieux ?

Lorsqu’on naît au Maroc, la question de la religion ne se pose pas. Il y a deux communautés religieuses officielles, l’islam et le judaïsme. Si l’on n’est pas juif, on est considéré comme étant musulman sunnite de rite malékite par défaut. C’est cela, un Etat non laïque. Mon grand-père maternel a toujours eu une aversion pour la bigoterie et l’islam visible. La famille de mon père était, elle, une famille marocaine lambda, avec la foi du charbonnier. Mon père se définit comme musulman, mais avec une pratique très minimaliste, faisant uniquement le jeûne du ramadan par tradition, comme beaucoup de Marocains. Dès l’école primaire, on commence l’apprentissage du Coran. En plus des cours coraniques, il y avait des cours de charia ou des cours de hadiths. Dans ma famille, je voyais ma grand-mère paternelle, tatouée au menton et analphabète, accomplir la prière. Pourtant, cette femme traditionnelle marocaine, qui est toujours vivante, n’était pas voilée. Lorsque je vais la voir, elle qui chaque année fait sa omra à La Mecque me dit qu’elle prie pour moi lorsqu’elle est à la Kaaba, un lieu que je rêve de voir ouvert aux touristes un jour. Et, lorsque je lui rends visite pendant le ramadan, elle se lève pour me préparer son thé à la menthe et un plateau de victuailles. L’islam de ma famille était donc un islam traditionnel, mais pas traditionaliste. La consommation d’alcool et les mariages mixtes ne posaient pas problème. Le voile islamique que l’on voit aujourd’hui en France, et que l’on présente maintenant comme inhérent à l’identité islamique, nous l’avons vu apparaître dans la société marocaine seulement dans les années 1990. Lorsque je me rends dans des villes marocaines non touristiques, dans ce « Maroc inutile », selon Lyautey, un Maroc pauvre et enclavé, je constate avec horreur que quasiment toutes les femmes portent le voile, alors qu’il n’est absolument pas obligatoire dans les textes de loi et qu’il était quasi inexistant dans mon enfance. Les premières qui ont commencé à le porter n’étaient d’ailleurs pas des filles de milieux populaires, mais des étudiantes qui se sont frottées à l’idéologie de l’islam politique dans les universités marocaines dans les années 1980.

Comment votre famille regarde-t-elle vos engagements ?

La famille El Rhazoui, très nombreuse, me soutient de manière indéfectible, y compris ceux parmi eux qui se définissent comme musulmans. Ils estiment que ma liberté est un droit absolu et qu’elle porte la parole d’une partie de la société marocaine qui en est privée. Mon oncle paternel, venu en France à l’âge adulte, a une reconnaissance infinie envers la France de l’avoir accueilli, de lui avoir permis de trouver un travail, de vivre dignement. Lorsqu’il est avec ses amis au bistrot, il est très fier de me voir passer à la télévision. Pour lui, je donne une image plus positive, plus moderne des Arabes ou musulmans. Mes parents me soutiennent, mais, évidemment, ils ont aussi peur. Si je ne réponds pas à un SMS de ma mère dans le quart d’heure, elle s’imagine le pire. Dans ma famille, il y a aussi des gens plus bigots, car malheureusement l’islamisme n’a épargné aucune strate de la société marocaine. J’ai par exemple plusieurs tantes voilées. Mais mes critiques envers le voile n’ont jamais altéré notre lien d’affection. Dans leur sagesse teintée de bon sens, elles comprennent que s’opposer à l’idéologie n’est en aucun cas une attaque personnelle, une haine de l’individu.

A quel moment êtes-vous devenue athée ?

Je me suis revendiquée athée à l’adolescence, vers l’âge de 15 ans. J’ai cessé de pratiquer le ramadan tout en continuant à faire semblant, car, socialement, on ne pouvait pas s’afficher en tant que tel. Mais l’athéisme n’est pas quelque chose qui vient du jour au lendemain. C’est toujours un processus qui prend des années lorsqu’on a reçu une éducation religieuse qui confine au lavage de cerveau, surtout quand on est enfant et qu’on est très malléable. Au lycée, me dire athée m’a procuré un certain confort intellectuel intime, car c’était en adéquation avec la liberté à laquelle j’aspirais et l’aversion que je ressentais pour la religion qui, en tant que femme, ne me réservait que mépris et la perspective de n’être que la moitié d’un homme, une mineure à vie. Le point de départ de mon athéisme était ainsi féministe. Je savais que la religion est un joug dont il faut se débarrasser, mais j’ai continué pendant quelque temps à manquer d’outils intellectuels me permettant de théoriser mon athéisme. J’ai alors entamé une quête intellectuelle. J’ai commencé à lire tout ce qui pouvait me tomber entre les mains, en sachant que les livres sur l’athéisme sont censurés au Maroc. J’ai d’abord lu des romans évoquant d’autres réalités à travers le monde. Puis des livres d’exégèse, en essayant de leur appliquer un esprit critique. Pourquoi le Prophète, qui avait au moins treize femmes officielles, a-t-il limité le nombre à quatre pour les autres ? Pourquoi était-il obsédé par sa sexualité ? En arrivant en France pour mes études, j’ai eu accès à tous les livres. Je me suis plongée dans les penseurs issus de l’islam, mais qui ont émis des critiques, telle la grande féministe égyptienne Nawal el-Saadawi, mais aussi dans des textes sur les Lumières. En 2004, assistante à l’université française au Caire, j’ai découvert à la bibliothèque de l’université Al-Azhar des thèses de doctorat plus débiles et dangereuses les unes que les autres. Je me souviens d’une thèse se demandant si l’on avait le droit d’ouvrir le ventre d’un mort en charia. Si c’est une personne ayant avalé un diamant hors de prix, les quatre écoles de jurisprudence s’accordent pour dire que c’est possible. Mais, si c’est une femme enceinte avec un bébé toujours vivant, on ne peut ouvrir son ventre que si une autre femme est disponible pour l’opération. Même pour sauver une vie, il faut à tout prix éviter qu’un homme puisse ressentir un émoi sexuel devant un cadavre ! Les bigots de l’islam accusent ses apostats d’ignorance, mais c’est le contraire qui est vrai. Il suffit de se plonger dans la doctrine islamique pour en mesurer toute l’absurdité et la fantaisie.

Le 7 janvier 2015, alors que les frères Kouachi abattent vos collègues de Charlie Hebdo, vous êtes à Casablanca…

Avec Charb, on avait un deal. Si je ne venais pas à la réunion, je lui envoyais un mail avec mon sujet avant 10 heures du matin. Cette semaine-là, je lui ai dit que je voulais écrire sur le tract de Daech réglementant la vente et l’achat de femmes yézidies. Quand Charlieavait commencé à parler de djihad sexuel, on s’était fait attaquer par plein de gens nous qualifiant d’islamophobes, et qui prétendaient que cette histoire d’esclaves sexuelles était une infox. Or, dans ce tract, les femmes avaient un prix selon leur âge, les deux tranches les plus chères étaient les femmes qui ont entre 0 et 10 ans, et celles qui ont entre 10 ans et 20 ans. Ce document répondait à des questions juridiques du type : « Si j’achète deux sœurs, ai-je le droit de coucher avec les deux ? » (la réponse est non, on peut coucher avec l’une et garder l’autre pour le ménage, par exemple). J’avais écrit à Charb tôt pour qu’il ne m’engueule pas. J’étais certaine qu’il allait me prendre le sujet. Puis mon téléphone marocain s’est mis à sonner. C’était un ami journaliste, affolé, qui m’a prévenue qu’il y avait une fusillade à Charlie. J’ai appelé Charb, Luz, Luce Lapin… Je me disais que c’était un allumé venu avec une arme de poing et qui a dû casser deux vitres… Luce me répond et me dit qu’elle était planquée dans le bureau de Cécile Thomas, responsable des éditions Les Echappées, avec un autre collègue. « Il y a au moins dix morts, Charb est mort », m’annonce-t-elle. J’avais du mal à y croire, je pensais qu’elle me faisait une blague, comme souvent à Charlie, puis j’ai entendu des hurlements de bête blessée. C’était Patrick Pelloux qui pleurait. Je suis tombée sur les genoux. J’ai rappelé Charb en lui laissant un message : « Allez, mon vieux, ça va le faire. » Je ne voulais pas accepter sa mort. Devant la liste des morts qui s’allongerait, j’ai senti le sol se dérober sous mes pieds, je me suis même demandé si après un tel cataclysme il fallait rentrer en France. Mais, quand j’ai appris que Simon Fieschi, mon grand pote, était entre la vie et la mort, je me suis dit : « Il faut y aller. » J’ai atterri à Paris le 8 janvier par le premier avion.

C’est à l’aéroport que vous découvrez votre premier officier de sécurité et cette prison ambulante qui sera désormais votre vie…

A la porte de l’avion, je suis cueillie par Cyril. J’ai découvert ce qu’était vraiment la protection policière. Je n’avais pas d’appartement à Paris. Je squattais d’habitude chez ma mère, mais de son salon on voyait l’immeuble où habitait l’un des frères Kouachi. Pendant des mois, jusqu’en mai, j’ai été une SDF, passant des canapés d’amis à des hôtels. J’ai rapidement été mise en protection très élevée, du fait de menaces très ciblées à la suite de mes interventions dans des médias arabophones. C’était une période de ma vie où je me ramassais à la petite cuillère. J’avais des crises de larmes très fréquentes, mais les flics étaient là. Ils me disaient qu’il me fallait manger, alors que ce n’est pas leur boulot. Le matin, souvent, je ne voulais pas me lever, j’étais dans un état de marasme absolu. Les policiers du SDLP, qui détestent habituellement les VIP qui les font poireauter, ont compris l’état dans lequel je me trouvais et ont fait preuve d’une grande humanité. Mes flics m’ont littéralement retenue à la vie, car cette protection, si contraignante qu’elle pouvait être, m’obligeait à m’astreindre à un agenda, à honorer mes rendez-vous et à faire bonne figure. En plus, ils étaient là pour éventuellement qu’on meure ensemble. Cela crée un lien extraordinaire de confiance. Ils ont suivi les aléas de ma vie privée, ont vu naître ma fille. Mais cette protection m’a aussi extraite de la société. Je n’ai pas pris le métro depuis décembre 2014. Quand je suis au supermarché et que j’achète du PQ ou des serviettes protectrices, entourée de gentlemen, bonjour l’intimité. Je dis d’ailleurs souvent à mes officiers de sécurité : quel est ce pays où des types surentraînés comme vous, plutôt que d’aller tuer des terroristes, doivent m’accompagner pour faire mes courses ?

Qu’avez-vous pensé de la réaction des Français après les attentats ?

On espérait vraiment qu’après Charlie il y aurait un sursaut, un éveil national. Quand, le 11 janvier, on a marché boulevard Voltaire entourés de millions de personnes, une foule souffrant avec nous, on s’est dit : « Enfin, ils ont compris notre travail. La mort de nos amis n’aura pas servi à rien ! » Mais très rapidement il y a eu ce débat nauséabond, avec toujours les mêmes « je condamne les attentats, mais je ne suis pas Charlie ». Après le 13 novembre 2015, on a entendu des gens dire aux Parisiens affligés : « Il y a eu des attentats à Beyrouth, mais on ne vous a pas entendus vous indigner. » J’avais envie de leur répondre : « Quand tu perds ton frère, ça te fait mal, non ? Pourtant, le même jour, des milliers d’autres personnes meurent sur cette planète. Tu ne leur veux aucun mal, c’est juste que tu souffres plus pour ton frère que pour un inconnu ailleurs. » Les ressorts de ce discours pestilentiel sont nombreux : le négationnisme, qui ne veut y voir aucun lien avec l’islam, le complotisme, qui attribuait les attentats à des forces obscures, ceux qui estimaient que les musulmans sont les premières victimes, ceux qui ont attribué les attentats à la politique étrangère française, voire au racisme supposé du peuple français, etc. Même cette douleur pour les nôtres nous a été reprochée en tant que Français. Après, il y a eu Nice. Un type au volant d’un camion s’est dit qu’il allait tuer des enfants venus admirer les feux d’artifices du 14 Juillet au nom d’Allah. J’en étais si meurtrie que j’ai voulu révoquer ma protection, car tout le monde était désormais menacé. Quel sens a cette protection si des enfants se font tuer dans leur poussette ? Mes amis m’en ont dissuadée, me disant que j’étais ciblée à titre individuel. Peut-être que l’histoire aurait été différente si en 2006 tous les journaux de France et du monde avaient décidé de publier les caricatures de Mahomet. Ceux qui ont alors maquillé leur couardise en un prétendu respect de la religion ont contribué à isoler et à cibler Charlie. Ceux qui se taisent lorsqu’il s’agit de dénoncer une injustice mettent en danger ceux qui parlent.

«Revenants» du djihad: le piège de l’angélisme

LE FIGARO
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Par Isabelle Lasserre et  Adrien Jaulmes

DÉCRYPTAGE – Rapatrier les djihadistes exposerait la France à de nombreux risques.

Sur le sujet ultra-sensible des «revenants», la politique française a fluctué en fonction de l’actualité syrienne ou de la politique intérieure. Ainsi a-t-on vu, au fil des années, la ministre des Armées espérer que les djihadistes français tombent au combat, le chef de la diplomatie désirer qu’ils soient jugés par ceux qu’ils ont combattus, le président prôner des solutions au cas par cas et le ministre de l’Intérieur envisager leur retour. Plus récemment, les tweets de Donald Trump annonçant le retrait américain de Syrie et enjoignant aux Européens de rapatrier leurs combattants ont poussé la garde des Sceaux à considérer leur retour avant de préférer, une fois la certitude acquise que les États-Unis maintiendraient 200 hommes, qu’ils soient jugés sur place. «La politique du gouvernement a été inconstante. Les problèmes étaient prévisibles mais la France a laissé l’abcès se développer», regrette Marc Hecker, spécialiste de l’Ifri, lors d’une rencontre au Conseil européen des relations internationales (ECFR).» LIRE AUSSI – Ces «revenants» du djihad libérables en 2019 qui inquiètent les services antiterroristes

Devenue brûlante depuis l’effondrement du califat, l’épineuse question du retour des djihadistes a trois volets: les hommes, les femmes et les enfants. Des personnalités de gauche ont réclamé, au nom de «nos valeurs» et en signant des pétitions, le retour des «enfants de Daech» qui n’ont pas choisi leur sort. On peut se demander pourquoi, dans le long cortège de malheurs semé par l’organisation djihadiste depuis qu’elle s’est transformée en État au cœur du Moyen-Orient, leur compassion s’adresse en priorité aux enfants de ceux qui ont perpétré ces crimes, avant ceux de leurs victimes, par exemple les orphelins yazidis convertis de force à l’islam par les meurtriers de leurs parents. L’argument selon lequel Paris aurait des devoirs envers les enfants de ceux qui ont choisi de rejoindre une organisation responsable de la mort de centaines de Français peut paraître spécieux. Comme peut être contestable celui qui consiste à affirmer qu’ils sont plus dangereux à l’étranger qu’en France. Les adolescents entraînés par Daech qui se trouvent dans le camp de déplacés d’al-Hol au nord-est de la Syrie sont des combattants plus que des enfants, endoctrinés par une idéologie qui ne laisse pas beaucoup de place à la discussion et aux bons sentiments. C’est l’une des raisons pour lesquelles le gouvernement français, prudent, n’a pour l’instant rapatrié que cinq orphelins, en mars 2019, qui se trouvaient dans une situation «vulnérable».

Risques de récidive

Les nouveau-nés et les enfants en bas âge peuvent sans doute être rapatriés et élevés en dehors de l’idéologie de l’EI, surtout s’ils ont de la famille en France qui peut les accueillir. Mais ils devraient alors revenir avec leurs mères, dont la plupart n’ont pas exprimé de regrets envers leurs victimes et adhèrent à l’idéologie islamiste. Présentées par certaines associations comme des victimes, elles sont pourtant parfois jugées «aussi violentes et dangereuses que les combattants» par les spécialistes.

Certains voudraient que les djihadistes adultes soient jugés en France, où les procédures mises en place depuis le début de la guerre ont déjà permis de «traiter» plus de 300 revenants. Mais la plupart nient avoir combattu au sein de l’EI, se faisant passer pour des cuisiniers ou des brancardiers. Or, les preuves de leur culpabilité manquent souvent. Les spécialistes soulignent en outre les risques de récidive: départ vers une autre terre de djihad, attaques perpétrées en prison, attentats commis après la sortie. Cinq cents terroristes et mille détenus radicalisés peuplent déjà les prisons françaises. «80 % des personnes emprisonnées pour terrorisme seront libérables d’ici 2022», prévient Marc Hecker, le chercheur de l’Ifri. Le camp d’al-Hol, où s’est reconstituée sous les tentes de l’ONU une petite ville peuplée d’environ 65 000 djihadistes, est par ailleurs loin d’être le plus insalubre des camps de réfugiés. L’afflux imprévu de dizaines de milliers de personnes sorties de la poche de Baghouz pendant la dernière bataille contre l’EI a pris de court les Nations unies, mais les conditions matérielles se sont depuis améliorées. Les familles de Daech y sont aussi bien traitées que les autres réfugiés dans la région. Et beaucoup mieux que l’étaient les prisonniers de l’État islamique. 

Approche précautionneuse

Tous les pays européens confrontés au problème mènent des réflexions différentes. Seuls le Danemark et la Grande-Bretagne pratiquent la déchéance de nationalité pour les binationaux. Y compris désormais pour les enfants en ce qui concerne le Danemark. Le Quai d’Orsay a adopté une approche précautionneuse, privilégiant le jugement des combattants sur place. «Les Européens durcissent leur ligne et sont de plus en plus réticents à l’idée du retour des djihadistes», observe Anthony Dworkin, chercheur au Conseil européen des relations internationales (ECFR). Les Kurdes syriens, qui détiennent à al-Hol plus de 9 000  djihadistes et familles de djihadistes étrangers, réclament pour les juger la création d’un tribunal international spécial. La France a émis des réserves vis-à-vis de cette idée très «complexe» à mettre en œuvre: le Rojava, la région autonome des Kurdes de Syrie, n’est pas reconnu internationalement, le territoire reste au regard du droit celui du régime de Damas et la Chine et la Russie ne manqueraient pas de mettre leur veto à la création d’un tribunal onusien. «Les Européens ont tous les mêmes dilemmes. On ne sait que faire des djihadistes de Daech car on ne sait pas quoi penser d’eux. Qui sont-ils? Des combattants ennemis? Ou bien, depuis que le califat est à terre et qu’ils ont perdu la guerre, des criminels ayant violé la loi en rejoignant une organisation terroriste?» interroge Anthony Dworkin.

Selon l’ex-aide de Trump, l’enquête Mueller l’a visé pour ses liens avec Israël

George Papadopoulos a dit à la radio israélienne que l’attention portée aux accords commerciaux avec l’Etat juif révélait une enquête “corrompue” lancée à son encontre

Par TIMES OF ISRAEL STAFFAujourd’hui, 19:25  0

George Papadopoulos, ancien conseiller de campagne de Trump à l'origine de l'enquête sur la Russie, lors de sa première apparition devant les enquêteurs du congrès au Capitole, à Washington, le 25 octobre 2018 (Crédit : AP Photo/Carolyn Kaster)

George Papadopoulos, ancien conseiller de campagne de Trump à l’origine de l’enquête sur la Russie, lors de sa première apparition devant les enquêteurs du congrès au Capitole, à Washington, le 25 octobre 2018 (Crédit : AP Photo/Carolyn Kaster)

George Papadopoulos, ancien conseiller de Donald Trump au cours de sa campagne électorale de 2016, a affirmé dans un entretien accordé à une station de radio israélienne que ses interrogatoires dans le cadre de l’enquête menée par Robert Mueller s’étaient concentrés sur ses liens avec Israël et non avec la Russie.

S’exprimant samedi au micro de la radio militaire, Papadopoulos a clamé que ses accords commerciaux passés avec l’Etat juif avaient été « déterminants » dans son dossier.

« Ce pour quoi j’ai été réellement pris pour cible par l’équipe de Mueller et par ces individus n’avait rien à voir avec la Russie. Cela avait à avoir avec mon travail en Israël et mon travail en tant que lobbyiste dans le secteur de l’énergie », a-t-il dit.R

Papadopoulos, conseiller en politique étrangère de Trump durant sa campagne, a purgé une peine de 14 jours de prison après avoir admis qu’il avait menti au FBI au sujet d’une conversation avec un professeur maltais en 2016, qui lui avait dit que la Russie avait des « saletés » à sortir sur Hillary Clinton – sous la forme de courriels piratés.

Les informations concernant les contacts de Papadopoulos pendant la campagne avaient lancé l’enquête du FBI au sujet de la Russie.

Le président Donald Trump s’adresse aux médias avant de monter à bord de l’Air Force One, pour se rendre à Washington depuis l’aéroport international Palm Beach, le dimanche 24 mars 2019. (Crédit : AP/Carolyn Kaster)

Interrogé pendant l’interview de samedi sur les conclusions de l’enquête Mueller – qui a statué qu’il n’y avait pas eu de collusion entre la campagne de Trump et les responsables russes – Papadopoulos a répondu : « je pense qu’il s’agit d’une légitimation totale de la campagne, l’équipe de transition et de l’administration actuelle. »

Il a ajouté qu’il pensait qu’une nouvelle enquête devait dorénavant être ouverte pour découvrir « ceux qui ont mené cette chasse aux sorcières illégale et injuste, comme l’a qualifiée le président. Je n’ai jamais rencontré un seul responsable russe dans ma vie entière et même pendant la campagne de Trump. Toutes ces personnalités apparues dans mon histoire et qui ont été décrites à tort comme des Russes par le FBI et par Bob Mueller étaient en fait des agents des renseignements occidentaux envoyés pour tenter de saboter la campagne de Trump. »

Alors qu’il lui était demandé s’il pensait que Trump lui rendrait grâce par le biais d’une ordonnance, Papadopoulos a répondu : « Mes avocats pensent qu’il pourrait le faire – je n’ai de toute façon aucune attente particulière. Je pense que le fondement du dossier contre moi était malhonnête, et le président Trump constatera que l’enquête entière de Mueller sur moi a concerné mon travail avec Israël et non avec la Russie. »

Une version rédigée du rapport établi par le conseiller spécial Robert Mueller sera transmise au Congrès américain à la mi-avril et ne sera pas présentée au préalable à la Maison Blanche, a expliqué vendredi le procureur général américain William Barr.

Le calendrier de Barr, inclus dans une lettre adressée aux présidents des commissions judiciaires de la chambre et du sénat, laisse présager une épreuve de force possible avec les parlementaires démocrates qui insistent sur le fait qu’ils souhaitent accéder au rapport dans son intégralité dès cette semaine.

Le procureur spécial américain Robert Mueller après avoir assisté à une messe à Washington, DC, le 24 mars 2019. (Crédit : Tasos Katopodis/Getty Images/AFP)

Dans sa lettre, Barr indiquait partager le désir que le Congrès comme le public puissent lire les conclusions de Mueller, intégrées dans le rapport de presque 400 pages soumis le 22 mars par le procureur spécial. Deux jours après, Barr avait envoyé une lettre de quatre pages au Congrès qui détaillait les « conclusions principales » de Mueller.

Barr a déclaré que Trump avait le droit de ne pas communiquer certaines informations sur le rapport – un privilège présidentiel aux Etats-Unis. Mais il a noté que Trump « a publiquement établi qu’il avait l’intention de s’en remettre à moi, et il n’y a donc aucun projet de soumettre le rapport à la Maison Blanche pour révision ».

Mueller n’a pas pu prouver que Trump s’était coordonné ou qu’il avait conspiré avec la Russie, a écrit Barr, et il n’a pu tirer de conclusion sur une éventuelle obstruction à la justice de la part du président américain. Barr a noté que lui et le procureur général adjoint avaient décidé seuls que les preuves apportées par Mueller étaient insuffisantes pour établir une éventuelle entrave à la justice.

INQUIÉTANTE ALLEMAGNE


Jusqu’à présent, depuis la seconde guerre mondiale l’Allemagne avait toujours agi en amie des Juifs et d’Israël. Quand on parle de l’Allemagne il s’agit évidemment de l’Allemagne de l’ouest, celle de l’est étant alignée sur l’antisémitisme soviétique rebaptisé antisionisme.

L’Allemagne de l’ouest s’est fait un devoir d’indemniser les victimes juives de la politique nazie et Israël avec des dommages de guerre non négligeables.

Elle a également accueilli de façon proactive les Juifs soviétiques qui fuyaient les persécutions communistes et elle a souvent soutenu Israël dans les enceintes internationales. Elle a largement octroyé la nationalité allemande à une immigration juive venant de tous pays.

L’Allemagne a toujours estimé avoir une dette imprescriptible à l’égard d’Israël.

Mais, depuis 2 ou 3 ans cette retenue bienveillante a totalement disparu.

Les incidents antisémites sont en augmentation exponentielle sans qu’une parade véritable soit mise en place par les autorités allemandes.

Le seul restaurant israélien de Berlin fait l’objet de plusieurs agressions hebdomadaires, insultes, outrages, agressions, menaces de mort, jets de projectiles, tout y passe, et les autorités ne bougent pas ni celles de la ville de Berlin ni celles de l’État.

Toujours à Berlin en 2018 un israélien arabe qui avait fait le pari de se promener avec une kippa dans la rue n’a fait que quelques mètres avant de se faire casser la gueule d’importance par un migrant syrien au cri de yahoud, Juif en arabe. Le syrien interpellé n’a eu qu’une peine de principe.

L’Allemagne ne soutient plus du tout Israël au sein de l’Union Européenne et à l’ONU à la différence d’autres pays européens qui restent amis d’Israël.

Mais en donnant l’Ours d’or du festival international de cinéma de Berlin en 2019 au cinéaste israélien Nadav Lapid pour son film intitulé Synonymes, le principal festival allemand a franchi une ligne rouge proprement incroyable, une ligne qui nous ramène indiscutablement à des temps obscurs.
Dans ce film qui reçoit l’équivalent de la palme d’or de Cannes, on entend l’acteur représentant Nadav Lapid dire je le cite « Je suis arrivé en France pour fuir Israël. Fuir cet État méchant, obscène, ignorant, idiot, abominable, sordide, fétide, grossier, odieux, lamentable, répugnant, détestable, abruti, étriqué, bas d’esprit, bas de cœur » fin de citation.
A noter aussi que l’auteur refuse dorénavant de parler l’hébreu, langue à laquelle il voue la même haine.

Voilà donc ce qui a charmé notre grand jury du festival de Berlin.

Convenons qu’on peut faire plus amical et qu’il est étonnant que dans le pays des nazis on ose vilipender ainsi l’État Juif et la langue la plus parlée au monde par les Juifs, l’hébreu. Curieux retour en arrière sauf que là c’est au nom de la culture et du boboisme qui ont bon dos.

Quelle jouissance pour les antisémites de tous poils que de trouver un israélien qui vienne autant satisfaire leurs désirs les plus sombres.

C’est une constante dans le cinéma israélien. Ceux qui veulent trouver une oreille attentive et des spectateurs en Europe doivent dire le plus de mal possible d’Israël et là, la critique unanime s’extasie devant le chef d’œuvre et prime le film anti-israélien.

On peut peut-être penser que ce film est génial mais il n’en est semble-t-il rien.
Il n’y a qu’à voir la bande annonce pour constater qu’il est d’un ennui absolu.

Cas unique dans la presse française trop contente de taper sur Israël par le biais de la culture avec un grand K, le canard enchainé classe ce film en dernière position des sorties de la semaine dans la rubrique la plus négative sous l’intitulé « les films qu’on peut ne pas voir cette semaine ».

Quand l’Allemagne retrouvera-t-elle la raison ?
Imagine-t-on par exemple que serait primé un film parlant ainsi de l’Allemagne ou de la France ? Que dirait-on en France d’un cinéaste qui insulterait ainsi la France et la langue française ?
Qu’un cinéaste israélien le fasse c’est donc la preuve que tout est possible en Israël, une démocratie qui peut en remontrer à beaucoup.

Mais ce manque de clairvoyance et cette haine exprimée via ce grand prix du cinéma de Berlin devraient logiquement provoquer une vague d’indignation en Allemagne et en Europe.

On en est loin et désormais l’Allemagne ne pourra plus s’exonérer de sa grande part de responsabilité dans la renaissance d’un antisémitisme virulent sur son sol. Elle l’adore.

Raphaël NISAND

Chroniqueur le lundi matin 8H30 sur Radio Judaïca.

Magnifique lettre ouverte à Leila Shahid de Patrick Simon

Posté le 30 mars 2019 Tribune Juive

Madame,

Je ne suis ni juif, ni musulman, seulement né chrétien et de philosophie bouddhiste attaché viscéralement aux principes de vie et de liberté de conscience. J’ai des amis en Israël, mais aussi en Palestine, en Égypte, au Liban, en Syrie; comme organisateur, j’ai participé activement aux conférences de Genève et de Lausanne pour la paix au Liban où j’ai eu l’occasion et souvent le plaisir de côtoyer les Gemayel, Chamoun, Michel Aoun, Nabi Berrih et Walid Joumblatt et j’ai toujours eu une empathie profonde pour les persécutés pour lesquels je me suis toujours investi et pour lesquels j’ai prêté mon aide sans distinction de race ou de religion afin de trouver des solutions durables à la paix au Proche-Orient ce, depuis plus de 30 ans.

Leila Shahid

Or, j’ai cru, en lisant l’article dans le Monde, que j’avais une brutale déficience de la vue et que je ne comprenais plus la langue de Molière, tant vos propos sont éloignés de la réalité. Vous transgressez, travestissez, pervertissez, maquillez la vérité, mais ça, vous en avez l’habitude, puisque vous mentez, trompez, volez, exilez et assassinez ceux que vous prétendez défendre ce, dans le seul but de vivre une existence interdite au 99% des gens qui vous font confiance n’ayant pas d’autre choix que l’enfer du Hamas ou du Hezbollah ou la corruption du Fatah !

Singulier paradoxe que vos propos, car la vérité est que cette guerre vous arrange car elle est pour vous synonyme de puissance, de reconnaissance et de richesse, basée sur une corruption permanente et omnipotente présente à tous les niveaux qui a permis au Hezbollah et au Hamas de prendre l’ascendant sur le mouvement duquel vous êtes issue et dont vous êtes la triste représentante auprès de l’Union européenne. Les détournements dont votre mouvement s’est rendu coupable et dont certains ont été révélés au grand jour à la mort de Yasser Arafat avec des milliards de dollars ou d’Euros subtilisés à la collectivité devraient vous faire rougir de honte tout comme l’argent que vous et vos coreligionnaires dilapidez en dépenses fastueuses et dont la presse se fait régulièrement l’écho.

Comme le Hezbollah et le Hamas, vous terrorisez les populations dont vous prétendez être les défenseurs, vous vous camouflez dans les régions hautement densifiées, dans les hôpitaux, les écoles, obligez des enfants de maternelle, auxquels vous volez l’enfance, à se tenir derrière les roquettes que vous lancez sur les territoires israéliens ou à suivre des formations paramilitaires ce, depuis le plus jeune âge, afin de les transformer en robots disciplinés afin de devenir de parfaits petits chahids en se faisant exploser près de femmes et d’enfants, peu vous importe, pourvu qu’ils soient juifs.

Vous voulez faire comparaître Israël et ses militaires devant une juridiction internationale pour crimes de guerre ? J’en serais enchanté si, parallèlement, l’on pouvait faire citer tous les meurtriers et assassins dont votre mouvement est l’un des formateurs confirmés, le seul problème est qu’il faudrait redimensionner la taille des tribunaux et le nombre de prisons eu égard au nombre des futurs inculpés !

Je suis aujourd’hui convaincu, qu’il n’y aura pas de paix possible dans cette région du monde, tant que vos mouvements terroristes alimentés par les monarchies pétrolières et les extrémistes religieux de tous bords, trouveront de quoi jeter une fusée, une grenade ou un caillou contre les juifs et les israéliens. Votre seule volonté est de faire perdurer les avantages que vous vous êtes octroyés par le sang de vos enfants et de gens asservis à une cause perdue, en réduisant ces derniers au désespoir, car votre vie est faite du mépris de celle des autres.

Je ne vous salue pas, Madame !

Patrick Simon

Quand les nazis prétendaient que le Coran annonçait la venue d’Hitler

Alors que, dans « Mein Kampf », Hitler évoque l’infériorité raciale des peuples non européens, pendant la dernière guerre, la propagande allemande en Afrique du Nord tentait de le présenter comme « le protecteur de l’islam ».

Par notre correspondant à Genève, Ian Hamel | Le Point.fr 

Pendant la campagne de Libye en 1942, un jeune autochtone et un soldat allemand.
Pendant la campagne de Libye en 1942, un jeune autochtone et un soldat allemand.© ULLSTEIN

La photo d’Amin al-Husseini, le grand mufti de Jérusalem, en grande conversation avec le Führer à Berlin en 1941 a déjà été publiée des dizaines de milliers de fois. Durant la Seconde Guerre mondiale, les Allemands s’étaient attaché les services de quelques religieux qui appelaient les musulmans de l’ex-Union des républiques socialistes soviétiques (URSS) et des Balkans à rejoindre le Reich. Le Croissant et la Croix gammée, paru en 1990, montre également le grand mufti en train de passer en revue des Waffen-SS bosniaques, tout en faisant le salut nazi*. Mais de là à imaginer que la propagande allemande à destination du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord était allée jusqu’à promouvoir un Adolf Hitler grand protecteur de l’islam. Et à diffuser sur les ondes une chanson qui scandait « Allah au ciel, Hitler sur terre »… 

« Achever le travail du prophète »

C’est ce que nous révèle David Motadel, professeur d’histoire internationale à la London School of Economics and Political Science, dans l’ouvrage Les Musulmans et la Machine de guerre nazie, qui vient d’être traduit en français**. David Motadel est déjà l’auteur d’Islam and Nazi Germany’s War. Il raconte que Heinrich Himmler, l’un des plus hauts dignitaires du IIIe Reich, donna l’ordre à l’Office central de la sécurité de « trouver quels passages du Coran fournissent aux musulmans un fondement à l’opinion selon laquelle le Führer était déjà prédit dans le Coran et [avait] reçu l’autorisation d’achever le travail du prophète ». Les experts de la section Orient de l’Office central de la sécurité du Reich finissent par lui répondre que Hitler ne pouvait tout de même pas être décrit comme un prophète. En revanche, pourquoi ne pas le présenter en « Issa » (Jésus), dont le retour était « prédit dans le Coran et qui, à l’instar du chevalier George, triomphe du géant Dajjal, roi des juifs, à la fin du monde ».

Radio Berlin appelle à tuer les juifs

Cette propagande est bien évidemment liée à l’arrivée en 1941 de l’Afrika Korps de Rommel en Afrique du Nord, venue à la rescousse des troupes italiennes (qui occupaient un territoire correspondant à l’actuelle Libye), de plus en plus en difficulté face aux Britanniques. Les Allemands se battent en Tunisie, en Libye, passent la frontière égyptienne et arrivent en juillet 1942 dans le désert à 250 kilomètres du Caire. La campagne anti-juive devient virulente. Le présentateur arabe de Radio Berlin affirme que les juifs fuient le pays et déclare : « Nous remercions Dieu de purifier l’Égypte de ces reptiles venimeux. » Il va jusqu’à inciter ses auditeurs à la violence : « Tuez les juifs avant qu’ils ne vous tuent. »

Mohammed V contre les lois anti-juives

Malgré la montée de l’opposition au sionisme dans cette région, liée à l’arrivée massive de juifs en Palestine, David Motadel constate qu’il n’y a pas eu d’émeutes majeures contre les juifs pendant la guerre. De leur côté, les troupes allemandes n’ont pas eu le temps d’organiser l’extermination de la population juive, car, après leurs premiers succès, à partir de 1943, les militaires britanniques reprennent le dessus. Le sultan du Maroc, Mohammed V, s’oppose même aux lois anti-juives promulguées par le gouvernement de Vichy. En Algérie, une partie des dignitaires musulmans « se montra également solidaire de la population juive », lit-on dans Les Musulmans et la Machine de guerre nazie.

Les Frères musulmans financés par l’Axe

Finalement, les tentatives allemandes d’utiliser la religion pour nourrir l’effort de guerre en Afrique du Nord ont échoué. Est-ce très étonnant ? Les Arabes n’étaient-ils pas, aux yeux des nazis, des sémites, au même titre que les juifs ? Hitler, le premier, insistait sur l’infériorité raciale des peuples non européens. En revanche, en Égypte, l’organisation des Frères musulmans exprimait de la sympathie pour l’Axe. Dès les années 1930, « la délégation allemande au Caire avait même soutenu financièrement les Frères musulmans », révèle David Motadel. Certains de ses membres auraient distribué des tracts favorables aux Allemands au moment où les troupes de Rommel marchaient sur Le Caire. Un court instant placé en garde à vue, Hassan el-Banna, le fondateur de la Confrérie, s’en était sorti en déclarant publiquement qu’il faisait « allégeance aux autorités en place ».

Les musulmans et la machine de guerre nazie, David Motadel (Éditions, La Découverte).© La découverte

* Roger Faligot et Rémi Kauffer, Albin Michel.

** Éditions La Découverte, 435 pages.

Pourquoi l’antisionisme est un antisémitisme

Être antisioniste, ce n’est pas contester la politique du gouvernement israélien

parOudy Ch. Bloch – 25 février

Manifestation qui appelle au boycott d’Israël à Lyon, 2016. ©KONRAD K./SIPA / 00759052_000002

Être antisioniste, ce n’est pas contester la politique du gouvernement israélien. Être antisioniste, c’est contester l’existence même de l’Etat israélien, parce qu’il est juif. Une tribune d’Oudy Bloch.


Oui, l’antisionisme est bien la forme réinventée de l’antisémitisme. Et ce n’est pas nouveau.

Écoutons le philosophe Vladimir Jankélévitch en 1978 : « L’antisionisme est la trouvaille miraculeuse, l’aubaine providentielle qui réconcilie la gauche anti-impérialiste et la droite antisémite ; l’antisionisme donne la permission d’être démocratiquement antisémite. » 

Et Martin Luther King encore un peu plus tôt (1967) : « L’antisémitisme, la haine envers le peuple juif, a été et reste une tache sur l’âme de l’humanité. Nous sommes pleinement d’accord sur ce point. Alors sache aussi cela : antisioniste signifie de manière inhérente antisémite, et il en sera toujours ainsi. »

Être antisioniste, c’est refuser aux Juifs la qualité de peuple

Être antisioniste, ce n’est pas contester la politique de tel ou tel gouvernement israélien, ce que les Israéliens font assez bien eux-mêmes sans avoir besoin des leçons de morale indigéno-gauchisantes.

Non. Être antisioniste, c’est refuser aux Juifs la qualité de peuple et son corollaire : le droit à l’auto-détermination et à un État. La finalité de l’antisionisme est la disparition de l’État d’Israël. Or, remettre en cause l’existence même de l’État d’Israël – compte tenu de sa spécificité juive – ne peut s’analyser autrement qu’au travers du prisme de l’antisémitisme.

Derrière les attaques contre l’existence même d’Israël au prétexte d’une prétendue solidarité pro-palestinienne, ce sont les Juifs qui sont visés. Si ce n’était pas le cas, d’autres pays seraient également, et plus encore qu’Israël, visés par ces boycotts incessants : le Liban, la Jordanie, la Syrie, l’Irak, l’Égypte… pour leur traitement véritablement discriminatoire des Palestiniens.

Personne ne condamne l’Arabie saoudite

Nombreuses sont les accusations d’État-apartheid contre Israël. Pourtant tous les citoyens israéliens, quelle que soit leur culture, couleur, religion, idées politiques, orientation sexuelle disposent des mêmes droits. Les musulmans, les druzes, les chrétiens israéliens ont le droit de vote, sont députés, juges, hauts-gradés dans l’armée, acteurs, chanteurs, travaillent en Israël, ont le droit de se marier avec des Israéliens de toutes religions, peuvent s’exprimer librement au point de souhaiter publiquement le bombardement de Tel-Aviv par le Hamas même quand ils sont députés comme Hanin Zoabi. C’est un juge arabe, Salim Joubran, qui a condamné Moshé Katsav, ancien président de l’Etat d’Israël, à une peine de prison. Ce sont des arabes israéliennes qui ont représenté Israël à l’Eurovision et au concours de Miss Monde. Alors de quel « apartheid » parle-t-on ?

A lire aussi: Ce « nouvel antisémitisme » que les médias refusent toujours de nommer

Personne ne condamne la Malaisie ou l’Arabie saoudite qui refusent d’accueillir des sportifs israéliens, ni l’Iran ou le Maroc dont les athlètes ont interdiction de concourir contre des athlètes israéliens, ni l’Autorité palestinienne qui, d’après Mahmoud Abbas, interdira la présence d’israéliens dans un éventuel État palestinien. Alors comment expliquer cette focalisation sur Israël si ce n’est en raison de sa spécificité juive ?

Personne ne reproche aux 57 pays de l’Organisation de la coopération islamique d’être officiellement musulmans ni au Vatican d’être catholique ? Pourquoi en serait-il différemment avec Israël ?

L’antisionisme est dirigé contre les Juifs

Qui voudrait encore nous faire croire qu’un Etat binational, comme le souhaitent BDS et consorts, avec une population qui serait vite majoritairement palestinienne et musulmane serait un lieu de coexistence pacifique ? Tous les jours, les Palestiniens de Gaza comme de Cisjordanie sont soumis à une violente propagande anti-juive.

Les prêches et des discours officiels promouvant les « Protocoles des Sages de Sion », les livres scolaires palestiniens qui enseignent depuis des décennies à haïr les Juifs, les programmes télévisés pour la jeunesse dans lesquels de jeunes enfants ânonnent que les Juifs sont les descendants des singes et des porcs et qu’ils souhaiteraient mourir en martyrs en en tuant le plus possible, l’interdiction légale de vendre des terres à des Juifs sous peine de mort, autant d’exemples qui illustrent la volonté des dirigeants palestiniens, qu’ils soient islamistes ou à tendance nationaliste, de ne jamais accepter les Juifs à leur côté.

L’antisionisme ou l’éloge du Juif errant

Alors, refuser aux Juifs l’État d’Israël, c’est les condamner à fuir comme ils ont dû fuir les pays arabes après la création à partir de 1948, non sans avoir auparavant été privés de leurs biens, de leurs commerces, de leur argent. 800 000 Juifs chassés d’Irak, de Syrie, d’Égypte, du Yémen, d’Algérie, du Liban, du Maroc dont personne ne se soucie du retour ni de l’indemnisation.

Les Juifs devront fuir, mais pour aller où ? En France où la foule pogromiste tente d’incendier des synagogues et crie « mort aux Juifs » dans les rues, où les croix gammées fleurissent sur les murs, où les cimetières sont profanés, où les tags antisémites du plus ordurier au plus sinistre « Juden ! » sont désormais quasiment quotidiens, où l’on agonit d’injures un philosophe dont personne n’ignore qu’il est Juif en le traitant de « sale race », « sale sioniste » – comment ne pas faire le lien – ? En Russie où l’on prétend que la guerre en Ukraine est un complot juif ? En Afrique où l’islamisation à l’œuvre dans de nombreux pays laisse libre cours à une propagande antisémite ?

Israël est devenu le prétexte commode à la détestation des Juifs.

Il n’y a pas si longtemps, sur les quais de Seine, des partisans de BDS déclaraient que les Juifs devaient quitter la Palestine pour retourner « chez eux », c’est-à-dire nulle part précisément. Le Juif errant, voilà le seul juif supportable pour les antisionistes.

C’est aussi en tout cela que l’antisionisme confine à l’antisémitisme. C’est aussi pour cela qu’il faut le condamner.

Souleimane – Suis-je juif ?

CHRONIQUE. Le jeune écrivain syrien installé en France raconte son expérience de l’antisémitisme dans le métro parisien il y a quelques années.

Par Omar Youssef Souleimane Le Point.fr 

<< Je suis juif quand il s'agit de l'Holocauste ou lorsque les islamistes invitent a aneantir les juifs. >>”/><figcaption>« Je suis juif quand il s’agit de l’Holocauste ou lorsque les islamistes invitent à anéantir les juifs. »</figcaption></figure><ul><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a></a></li><li><a class=
  • Minuit dans le métro parisien. Il tend le bras et palpe doucement la poche de l’homme assis juste derrière lui. Le pickpocket est en face de moi et personne ne remarque son manège. D’un clin d’œil, il me signifie de ne rien dire et je le regarde à mon tour avec insistance. Il ne trouve rien à voler dans la poche de son voisin et échange quelques mots dans un dialecte du Maghreb avec son camarade. Je détourne le regard jusqu’à l’arrivée à la station Robespierre.

    Le pickpocket se lève, s’approche de moi et me demande un mouchoir. Je ne réponds pas. Il me demande alors comment je m’appelle. Je n’ouvre pas la bouche. «  Je hais les juifs, vous êtes des tueurs, des animaux, vous détestez les musulmans. Je vais te casser la gueule, je vais te tuer  », me dit-il en français. Il pose ses mains autour de mon cou et m’étrangle presque. Je prends ses mains et le repousse vivement. Il recule d’un pas, s’arrête devant la porte de la rame qui vient de s’ouvrir. Il sort alors un couteau de sa poche et hurle : «  Sale juif, espèce de connard ! Descends et tu vas voir ce que je vais faire de toi !  » Un des voyageurs se lève et lui donne un coup de pied qui le fait tomber sur le quai où son copain le suit. Je dis alors aux voyageurs : «  D’habitude je ne suis pas juif, mais aujourd’hui je le suis.  » Le signal de départ retentit et les portes se referment. Depuis le quai, le pickpocket fait glisser une vitre du wagon et me crache dessus ainsi que sur l’homme qui l’a frappé. Le métro repart. Une jeune fille se met à pleurer, elle veut retourner à la station Robespierre histoire de lui apprendre la politesse. Son ami la calme et, arrivés au terminus, tout le monde descend.

    «  Vous, les Souleimane, vous êtes bien des juifs. Pas étonnant que vous fassiez autant de mal autour de vous !  »

    Chaque fois que ma grand-mère se disputait avec mon grand-père, elle lui disait : «  Vous, les Souleimane, vous êtes bien des juifs. Pas étonnant que vous fassiez autant de mal autour de vous !  » Je me demandais alors pourquoi ma grand-mère répétait à l’envi ces paroles. Une fois, j’ai osé poser la question à mon oncle. Il m’a répondu qu’à l’époque ottomane, un de nos ancêtres, appelé Souleimane, était un commerçant juif de Damas. Quelques années plus tard, j’ai étudié l’arbre généalogique de la famille et tout ce que j’ai trouvé, c’est que le père de mon grand-père s’appelait Younès. Il s’était établi à Quotayfa, à cinquante kilomètres au nord de Damas, comme beaucoup d’autres familles ayant quitté la capitale lors du mandat français.

    Notre origine juive est toujours restée confuse et secrète. Dans notre village, comme dans tous les pays arabes, le mot «  juif  » est synonyme de bassesse, d’avarice, de haine et de perfidie. Dans mon enfance, je n’avais pas besoin de demander pourquoi nous détestions les juifs. Les aînés nous mettaient en garde de ne jamais rester seuls avec un juif, le prophète Mahomet ayant dit un jour : «  Un juif ne reste pas avec un musulman sans songer à le tuer. » Mon grand-père possédait un modeste magasin de chaussures à Quotayfa et chaque semaine se rendait à Damas s’approvisionner auprès d’un commerçant juif. Parfois, lorsqu’il rentrait tard le soir, ma grand-mère lui demandait s’il avait faim et lorsqu’il lui répondait qu’il avait mangé chez son collègue juif, elle lui rétorquait que c’était «  haram  » et que les gens du Livre ne doivent pas être pris comme amis.

    Des «  racines  » juives, réelles ou fictives

    Pendant les congés d’été, nous allions à la mosquée pour y apprendre le Coran et le cheikh nous répétait ce verset : «  Tu constateras que les plus agressifs vis-à-vis des croyants sont les juifs et les polythéistes  » (Coran, sourate 5, La table dressée, verset 82). Il nous racontait l’histoire de la bataille contre la tribu juive des Banu Quorayza pendant laquelle le prophète aurait fait égorger 40 hommes, 300 d’après certaines sources. Après quoi il s’empara de leurs terres, de leurs biens, de leurs femmes et de leurs enfants pour avoir collaboré avec les Quoreychites lors de la bataille du Fossé. Après tous ces récits et ces textes pleins de haine, je ne m’étonnais plus que ma grand-mère utilise le mot juif à chaque fois qu’elle voulait insulter mon grand-père.

    L’incident du pickpocket a précédé de deux mois le massacre de l’équipe de Charlie Hebdo et des clients juifs de l’Hyper Cacher. Un pickpocket arabe a agressé un autre Arabe issu d’une famille musulmane pensant qu’il était juif du fait de son apparence physique. Je me dois de le remercier pour m’avoir rappelé les «  racines  » juives de ma famille, qu’elles soient réelles ou fictives. Si elles étaient prouvées, cela ne changerait rien à ma façon de voir le monde. Quoi qu’il en soit, je suis juif quand il s’agit de l’Holocauste ou lorsque les islamistes invitent à anéantir les juifs. Je suis juif et je suis fier d’avoir combattu les régimes qui persécutent les juifs tout en condamnant, dans le même temps, la politique de l’État d’Israël à l’égard des civils palestiniens.

    Antisémitisme | Le Figaro.fr – BNVCA

    La France dit non à l’antisémitisme |
    Par  Loris Boichot  Stéphane Kovacs

    Après la profanation du cimetière juif de Quatzenheim, en Alsace, anonymes et politiques se sont rassemblés mardi en grand nombre, partout dans le pays, pour protester contre la recrudescence des actes antisémites.

    La place de la République a retrouvé ses couleurs tricolores. Ceints de leur écharpe bleu-blanc-rouge, des centaines d’élus de tous bords entonnent une Marseillaise avec le chanteur Abd Al Malik, à la tribune. Nicolas Sarkozy est venu demander «une fermeté extrême» face à la recrudescence des actes antisémites (+74% en 2018).

    Son successeur, François Hollande, exprime son «indignation». «Ça suffit les croix gammées, les insultes! On a besoin d’actes», a insisté un peu plus tôt le président du parti Les Républicains (LR), Laurent Wauquiez, avant de se ranger parmi les élus, silencieux. Le premier ministre Édouard Philippe est arrivé avec ses ministres. «Vive la France unie et débarrassée de toutes ses peurs!», lance une voix au micro, avant que des collégiens récitent des poèmes devant la foule.

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    Politiques, représentants des cultes ou anonymes, quelque 20.000 personnes se sont rassemblées mardi soir, au pied de la colossale Marianne de bronze, à Paris, comme dans une soixantaine de villes françaises. De Marseille, où le député La France insoumise (LFI) Jean-Luc Mélenchon a dénoncé «les actes racistes et antisémites», jusqu’à Saint-Denis de la Réunion. Arborant parfois des pancartes «Ça suffit!», ces Français répondaient à l’appel de 54 formations – 22 partis politiques et 32 associations et syndicats -, lancé à l’initiative du Parti socialiste (PS). Avec un mot d’ordre: «Non, l’antisémitisme, ce n’est pas la France!».

    Des milliers de personnes manifestent contre l’antisémitisme à Paris – Regarder sur Figaro Live

    «Un sursaut républicain»

    Durant de longues minutes de silence, des représentants des cultes se recueillent. Juifs, catholiques, protestants, orthodoxes, musulmans, bouddhistes, ils ont appelé, dans une déclaration commune rendue publique un peu plus tôt, à «une ambition, à la fois civique, spirituelle et humaniste, de partager et poursuivre, ensemble, notre destin commun». «C’est un sursaut républicain», salue le grand rabbin Haïm Korsia, avec qui le numéro un du PS, Olivier Faure, en première ligne du rassemblement, a discuté avant de lancer son appel à la mobilisation.

    «Enfin un rassemblement organisé par les représentants de la nation, et non par les institutions communautaires juives!, se félicite Sammy Ghozlan, président du Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA). J’aimerais aussi attirer l’attention des partis de gauche sur le fait que leurs actions de soutien aux organisations propalestiniennes incitent à la haine d’Israël, qui elle-même pousse à l’acte anti-Juifs». Pour témoigner d’«un soutien sans faille à la communauté juive», Mgr Thibault Verny, évêque auxiliaire de Paris, et Mgr Olivier Ribadeau Dumas, secrétaire général et porte-parole de la Conférence des évêques de France (CEF) ont souhaité se joindre à la manifestation parisienne.

    Happening de l’UEJF lors d’un cours d’Elie Hatem, anti-sioniste et monarchiste

    Mégaphone au poing, le président de l’UEJF a confronté le professeur de droit et ex-conseiller de Jean Marie Le Pen à quelques-unes de ses déclarations passées

    Par TIMES OF ISRAEL STAFF6 février 2019, 14:06  1

    Elie Hatem sur la chaîne de télévision Al Arabiya le 12 février 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube/MEMRI)

    Elie Hatem sur la chaîne de télévision Al Arabiya le 12 février 2016. (Crédit : capture d’écran YouTube/MEMRI)

    « Vous faîtes partie d’un mouvement antisémite, un mouvement qui soutient Charles Maurras. Est-ce que vous êtes proche d’Alain Soral, de Serge Ayoub, de Fréderic Chatillon ? »

    Des militants de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF) sont allés perturber un cours de droit donné par l’avocat Elie Hatem, cadre de l’Action française (AF) à l’université de Bobigny le 31 janvier 2019.

    Mégaphone au poing et face à l’amphithéâtre, Sacha Ghozlan, président de l’UEJF a confronté Elie Hatem à quelques-unes de ses déclarations et de ses fréquentations :

    A cette liste de figures à l’antisémitisme éprouvé, et parfois condamné par la justice, Elie Hatem, sarcastique, ajoute : « Et de Jean-Marie Le Pen! » .

    En effet, Elie Hatem a été le conseiller politique de l’ancien président du Front national (aujourd’hui Rassemblement national) Jean-Marie Le Pen. Il est cependant très hostile à sa fille Marine Le Pen qui lui a succédé à la tête du mouvement.

    Il en donne les raisons : « Nous savons que Marine Le Pen se rapproche de certains mouvements qui contrôlent l’opinion publique en France, a déclaré Hatem, chrétien maronite d’origine libanaise, sur Al Arabiya TV en février 2016. Une transcription de cet entretien a été traduite depuis l’arabe par le site de veille sur les médias arabes et orientaux MEMRI.

    « Elle a agi ainsi afin de blanchir le Front national. Ces mouvements comprennent les mouvements sionistes et la franc-maçonnerie qui contrôlent la presse et le gouvernement en France », avait alors déclaré Hatem.

    Plus récemment, Elie Hatem a également été annoncé à une réunion de personnalités de l’extrême droite antisémite et complotiste, qui tente de récupérer une partie du mouvement de protestation des gilets jaunes.

    Ils s’étaient donnés rendez-vous à Paris pour participer à une « grande réunion publique » le 19 janvier dernier autour du thème « Gilets jaunes ou la révolution qui vient ».

    On y retrouvait Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste et pétainiste ‘L’œuvre française’, dissout en 2013 après la mort de Clément Méric, mais aussi Jérôme Bourbon. Directeur de l’hebdomadaire d’extreme-droite Rivarol, Bourbon appelle régulièrement à la réhabilitation d’Adolf Hitler. Il y a un an, la Licra se plaignait auprès de Twitter que le compte de Jérôme Bourbon soit toujours actif.

    Alain Soral d’Egalité et Réconciliation et Hervé Ryssen étaient également présents à cette réunion « publique » dont le lieu confidentiel n’est dévoilé que via téléphone.

    Le militant d’extrême droite Hervé Lalin, dit Ryssen, a été condamné en juin dernier à Paris à un an de prison, la peine maximale encourue, pour des messages antisémites dans une vidéo diffusée sur la plate-forme YouTube.

    Aujourd’hui, l’UEJF demande publiquement « au président de l’Université, Jean-Pierre Astruc, d’exclure Elie Hatem de ses fonctions de professeur ».o

    L’engouement pour l’étude du Talmud conquiert la Corée du Sud

    Certains pensent que la clé de la réussite scolaire réside dans les approches juives de l’éducation, et ont conduit à la création de dizaines d’institutions basées sur la “havruta”

    Par TIM ALPER6 février 2019, 12:211

    SEOUL, Corée du Sud (JTA) – En 2014, Kim Hye-kyung s’est retrouvée dans un abîme éducatif.

    Cette mère de deux enfants vit en Corée du Sud, un pays passionné par les études, où les parents versent chaque année plus de 17 milliards de dollars en soutien scolaire privé. Les enfants commencent tôt – 83 % des enfants de 5 ans reçoivent une éducation privée – et le rythme ne cesse de s’accélérer jusqu’à ce que, à 18 ans, les élèves passent le redoutable examen d’entrée de huit heures à l’université de Suneung. Si vous échouez au concours de Suneung, vos perspectives d’emploi pourraient s’effondrer. Si vous réussissez avec brio, vous pourrez décrocher une place convoitée dans une université de premier ordre.

    « J’ai détesté l’idée d’envoyer mes enfants dans des écoles privées, où les enseignants amoncèlent l’information dans la tête des jeunes sans penser à nourrir la créativité », a déclaré Kim Hye-kyung. « Quand mes enfants étaient plus jeunes, je leur lisais des livres ou je les sortais au lieu de les envoyer à l’école. Mais en grandissant, j’ai commencé à m’inquiéter de ce que leurs résultats scolaires pâtissent de mes décisions. »R

    Kim Hye-kyung se trouvait dans ce dilemme lorsque, par hasard, elle est tombée sur un livre d’un auteur coréen sur ce qui était pour elle une nouvelle méthode d’étude. C’était la havruta, une méthode utilisée par les érudits du Talmud dans laquelle des binômes d’étudiants débattent et se posent des questions basées sur des textes rabbiniques anciens.

    « Quand j’ai lu un article sur la havruta, j’ai tout de suite senti un lien émotionnel », a dit Kim Hye-kyung. « C’était le chemin éducatif dont j’avais rêvé. J’ai cru que mon cœur allait éclater de joie. »

    La plupart des Sud-Coréens n’ont jamais rencontré de juif. A part un petit centre Habad dans cette capitale et quelques groupes informels d’expatriés juifs (pour la plupart laïcs), la communauté juive de Corée du Sud est pratiquement inexistante. Ainsi, les Sud-Coréens ne savent pratiquement rien sur la façon dont les Juifs vivent, ce qu’ils mangent (et ne mangent pas) ou ce en quoi ils croient.

    Une Sud-Coréenne et son enfant lisent des livres sur le Talmud dans une librairie de Séoul. (Tim Alper via JTA)

    Cependant, il y a un point concernant les Juifs que presque tous les Sud-Coréens peuvent raconter.

    « Les Juifs ne représentent que 0,2 % de la population mondiale, mais 23 % des lauréats du prix Nobel sont des Juifs », a déclaré Choi Jae-young, étudiant à Séoul. « Et malgré tout le temps et l’argent que nous consacrons à l’éducation, un seul Coréen a déjà reçu un prix Nobel. Cela irrite beaucoup de Coréens. Ça nous donne envie d’apprendre les secrets des Juifs. »

    Certains Sud-Coréens pensent que la clé pour percer ces « secrets » se trouve dans les approches juives de l’éducation.

    « Les Coréens n’ont pas besoin d’imiter les systèmes de croyances juives, a déclaré le chercheur en éducation Seol Dong-ju, mais nous devons copier la façon dont les Juifs enseignent à leurs enfants.

    Il en résulte des douzaines d’écoles privées sur le thème de la chavruta, avec des succursales très fréquentées dans les grandes villes du pays, s’adressant à tous, des tout-petits aux adultes. Certains utilisent des textes talmudiques en coréen, tandis que d’autres suivent des programmes entièrement laïcs.

    Kim Jung-wan, qui dirige l’une de ces institutions – la Havruta Culture Association – explique que la quête d’éducation juive en Corée du Sud a plus de 40 ans. Tout a commencé au milieu des années 1970, lorsque les traductions coréennes d’histoires inspirées du Talmud de Rabbi Marvin Tokayer, aumônier militaire américain en poste au Japon, ont fait leur apparition dans des librairies de Séoul.

    Les histoires de Tokayer ont rencontré un vif succès. Le Talmud, le vaste recueil hébreu et araméen des lois et coutumes du premier millénaire, est effectivement devenu viral en Corée du Sud : Au cours des décennies qui ont suivi, des centaines de versions coréennes du Talmud ont été publiées, la plupart provenant de traductions et de commentaires en anglais. Il peut s’agir de livres d’images pour enfants ou de volumes plus épais et plus lourds pour les adultes.

    Mais la fièvre sud-coréenne pour le Talmud a également suscité une grande fascination pour le savoir juif – une fascination qui a donné naissance à toutes sortes de publications remarquables, dont une traduction en coréen de la Haggadah, le livre que les Juifs lisent lors du Seder de Pessah.

    Traduction en coréen de la Haggadah, le livre que les Juifs lisent au Seder de Pessah. (Tim Alper via JTA)

    Et, comme l’explique Kim Jung-wan, l’intérêt pour le Talmud a fini par amener les universitaires coréens à étudier comment les Juifs étudient les textes religieux. Ils ont commencé à apprendre à connaître les yeshiva, des académies qui se consacrent à l’étude du Talmud. Des consultants sud-coréens se sont rendus dans certains des centres d’études du Talmud les plus fréquentés d’Israël.

    Ce qu’ils y ont découvert les a subjugué : de vastes salles qui résonnaient de la clameur des discussions animées des élèves, sans que les voix des enseignants puissent se faire entendre. Des binômes d’étudiants du Talmud – havruta vient d’une racine hébraïque signifiant « ami » ou « compagnon » – étaient plongés dans un débat animé sur les textes, analysant leur logique et débattant une série de questions écrites posées par des rabbins.

    Pour de nombreux penseurs sud-coréens, c’était le « secret » qu’ils recherchaient depuis les années 1970 : une méthodologie d’apprentissage qui ajoutait du dynamisme à l’apprentissage basé sur le livre et supprimait l’enseignant en tant que point focal des leçons.

    Le long chemin de Kim Jung-wan en havruta a commencé en 2001, lorsqu’une connaissance universitaire lui a suggéré d’utiliser le Talmud comme outil d’enseignement pour son fils, alors âgé d’à peine un an.

    « J’ai continué à explorer le sujet. J’étais fasciné », dit-il.

    Kim Jung-wan a ensuite étudié l’hébreu au Israel Culture Center, une filiale de l’ambassade d’Israël à Séoul.

    « Finalement, j’ai commencé à essayer de traduire en coréen certaines parties du texte original du Talmud en utilisant la traduction anglaise de Schottenstein comme référence », dit-il. « Ce mois-ci, je vais me rendre dans une yeshiva en Israël, où je vais étudier pendant un mois. Ce n’était pas facile pour un non-juif comme moi d’être admis, mais j’ai réussi. »

    En fait, la plupart des yeshivot orthodoxes ont pour politique de dissuader avec tact les non-juifs de poursuivre l’étude du Talmud. Les universitaires sud-coréens, cependant, ne semblent pas découragés.

    Photo illustrative d’une yeshiva ultra-orthodoxe de Jérusalem, 16 août 2018. (Aharon Krohn/Flash90)

    Les sceptiques appellent à la prudence, notant que les modes éducatifs sud-coréens ont tendance à aller et venir, en particulier dans le monde ultra-compétitif des institutions universitaires privées. Les critiques mettent en garde contre le fait que même si les partisans chantent actuellement les louanges de la havruta dans les talk-shows télévisés, le phénomène pourrait s’avérer être éphémère.

    Mais les faits suggèrent le contraire.

    La méthodologie est de mieux en mieux acceptée par le grand public, passant des écoles privées aux salles de classe publiques classiques. En décembre, l’un des plus grands syndicats d’enseignants du pays, la Fédération coréenne des associations d’enseignants [Korean Federation of Teachers’ Associations – KFTA], a conclu un protocole d’accord avec la Havruta Culture Association. Le partenariat qui en résultera verra des dizaines d’enseignants traditionnels apprendre à initier des sessions d’apprentissage de type havruta.

    « Beaucoup de nouvelles tendances en matière d’éducation sont apparues et ont disparu ici », a déclaré Lee Hyo-sang des fédérations des enseignants. « La plupart tombent en désuétude après environ cinq ans après avoir manqué aux promesses de leurs promoteurs. Mais pour la havruta c’est différent. Son histoire remonte à des siècles.

    « Les experts de la KFTA ont visité de nombreuses écoles de havruta et ont constaté que, plutôt que d’être trop calmes comme la plupart des salles de classe coréennes typiques, elles étaient toutes animées de discussions et de débats bruyants. C’est une percée dans la culture scolaire coréenne. Il pourrait trouver des applications dans les écoles, les ménages et même les entreprises. »

    Même les enfants d’âge préscolaire participent à cette initiative.

    Yoojung Kindergarten, une école maternelle du nord de Séoul, a récemment ajouté des modules de havruta à son programme. Les enfants écoutent les histoires du Talmud, puis se lancent dans des discussions en binômes de type havruta.

    Des parents prient pour que leurs enfants réussissent le test d’aptitude scolaire au temple Jogye à Séoul, Corée du Sud, le 15 novembre 2017 (AP Photo/Ahn Young-joon).

    « Nous voulions trouver une activité amusante et vivante en classe qui encouragerait la créativité, mais aussi l’éducation morale », a déclaré le directeur Jung Geum-sook. « La havruta semble cocher toutes ces cases. »

    Les parents croient aussi qu’ils peuvent jouer un rôle. Alors qu’elle se documentait sur la façon dont les étudiants juifs pratiquent la havruta dans les yeshivot, Kim Hye-kyung a commencé à réfléchir à des moyens d’adapter la même méthodologie à la maison.

    Elle a commencé par des lectures familiales de livres d’histoires illustrées, encourageant son mari et ses enfants à se poser des questions dans le style de la havruta, à chaque étape du processus.

    « Cela a ouvert tout un monde de pensées et de sentiments inexprimés », dit-elle. « Nous avons découvert que les questions que nous avons posées n’avaient pas de bonnes ou de mauvaises réponses. Tout le processus est devenu à la fois instructif et amusant. »

    Kim Hye-kyung a ensuite appliqué sa méthodologie de la havruta à la maison à un éventail de matières laïques, y compris les mathématiques, les langues et les sciences, et a fini par écrire deux livres populaires de style manuel décrivant ses méthodes.

    « L’apprentissage basé sur la discussion en havruta est même efficace pour les enfants qui se préparent aux examens », dit-elle. « Ça les aide à s’attacher émotionnellement à du matériel d’étude impersonnel qui, autrement, les ennuierait à en pleurer. »

    Maître Nisand avocat du BNVCA à Strasbourg

    Raphaël Nisand: Le retour des djihadistes en France, un risque inconsidéré


    Qu’est-ce qu’un djihadiste ?

    Pour moi c’est quelqu’un, homme ou femme, qui en toute connaissance de cause a décidé d’entrer en guerre contre toutes les personnes et institutions qui n’adhèrent pas à la charia, la loi islamique fondamentaliste.

    Ces gens ont pris les armes afin de terroriser l’humanité entière vouée à devenir un grand califat où s’appliquerait une loi moyenâgeuse. Les djihadistes français ont quitté la France pour mener cette guerre contre le monde entier et d’abord contre leur propre pays qu’ils affrontent les armes à la main. Les djihadistes ont donc sciemment trahi la France qui les a vus grandir et ils sont partis en terre de djihad afin d’y commettre les pires crimes. Là-bas ils ont décapité, forcé des enfants à exécuter des prisonniers devant les caméras, ils ont réduit des populations en esclavage, violé et contraint au mariage forcé les femmes yézidies, ils ont fait creuser des fosses communes par des prisonniers qu’ils exécutaient ensuite, bref ils se sont comportés en barbares et ont fait régner une terreur comme rarement il y en eut.

    Le nombre de djihadistes qui pourraient revenir en France atteint le nombre de 700. Photo d’illustration. MaxPPP/PHOTOPQR/LE MIDI LIBRE

    Ceux d’entre eux qui sont revenus en France après entraînement ont déjà commis les pires attentats terroristes comme par exemple ceux commis à Toulouse, au Bataclan ou encore au musée Juif de Bruxelles.

    Le terroriste de Bruxelles auparavant tortionnaire de journalistes français otages en Syrie n’hésite pas quant à lui à faire plaider que les vieux israéliens assassinés par lui ont été en fait tués par le Mossad.

    Ces gens ne renoncent en rien à leur idéologie mortifère et ils ne respectent rien. Alors on nous explique aujourd’hui qu’au fur et à mesure des pertes territoriales de l’état islamique, des islamistes étrangers de plus en plus nombreux tombent entre les mains des forces kurdes et que les kurdes menaceraient de les relâcher dans la nature si la France ne les récupère pas.

    On nous explique aussi qu’il serait donc dans l’intérêt de la France de rapatrier les djihadistes avec leurs femmes, plusieurs par homme puisque c’est la polygamie qui prévaut, ainsi que des centaines d’enfants dont certains déjà endoctrinés.

    Tout ceci est très problématique. D’abord on fait semblant d’oublier que pour qu’un système carcéral fonctionne, il faut que les détenus soient d’accord pour purger leur peine. Dans le cas contraire le personnel des prisons est confronté à des fauves ingérables ce qui est déjà le cas avec de nombreuses tentatives d’égorgement qui transforment en enfer le travail des surveillants de prison.

    Rajouter à cette actuelle problématique déjà existante des centaines d’individus forcenés et qui ont par nature accompagné l’état islamique jusqu’au bout, c’est faire courir un risque considérable au personnel pénitentiaire bien sûr mais aussi à tout le pays.

    De combien d’attentats la France sera-t-elle victime suite à ces retours ?

    Que deviendront les Juifs, cible première comme l’ont montré Merah et Nemmouche ?
    Que deviendra l’ordre public dans notre pays lorsqu’on admettra des centaines de familles polygames qui auront parfaitement droit aux allocations familiales et donneront un signal exécrable dans tout le pays alors que la polygamie est un interdit absolu en France.

    En bref on le voit, le prix à payer pour ce rapatriement est beaucoup trop élevé et ceci pour complaire à des principes dépourvus de réalité en ce qui concerne ces gens.

    Alors évidemment il n’y a pas de solution toute faite et il faudrait poser tous les termes de ce débat. Dire que ces gens seront jugés à leur retour n’a pas de sens. La justice française ne pourra pas connaitre l’étendue des crimes commis par chaque individu dans ces contrées lointaines où aucun témoin non acquis à la cause islamiste ne pouvait survivre et où les rares journalistes qui y sont allés ont été tués ou pris comme otages. La justice française a besoin de preuves et il n’y en aura pas et ce seront donc de faibles peines de principe qui, à défaut de preuves seront prononcées.

    Les djihadistes avec leurs familles seront donc nos voisins de demain, ce qui donne à penser.
    François HOLLANDE avait imaginé la déchéance de nationalité mais il n’a pas réussi à faire passer cette idée qui l’a même empêché de se représenter.

    Les américains ont Guantanamo, prison spéciale très décriée située hors des Etats-Unis dont personne ne s’est jamais évadé pour commettre un attentat, mais une telle solution est-elle possible pour la France ? Non bien sûr en raison notamment des engagements internationaux de la France et de la convention européenne des droits de l’homme.

    Les américains toujours eux avaient interné les familles japonaises dont ils se méfiaient pour des raisons de sécurité intérieure après Pearl Harbour. Autre temps autres mœurs ces solutions là ne semblent ni possibles ni souhaitables mais il faut trouver des solutions sécuritaires qui préservent tous les français d’un éventuel retour de ces terroristes sur le sol français.

    Raphaël Nisand 
    Chroniqueur le lundi matin 8H30 sur Radio Judaïca.

    Posté le 3 février 2019 par admin — 1 commentaire ↓

    Holocauste: Comment Une Série Télévisée Américaine A Changé L’Allemagne


    DivertissementBy Sameh On Jan 30, 2019

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    Toujours de la série télévisée sur l'Holocauste
    description de l’image
    La mini-série a dramatisé le génocide des nazis à travers l’histoire fictive de la famille Weiss

    C’était un gros budget pour la télévision américaine avec Meryl Streep. Et en 1979, la mini-série L’Holocauste a changé la façon dont les Allemands ont perçu leur propre histoire. 

    Il introduisit l’horreur des crimes nazis dans les salons des gens et fit du mot “Holocauste” un terme couramment utilisé en allemand. 

    Ce mois-ci, le drame a de nouveau été diffusé à la télévision allemande – et il est toujours aussi d’actualité. 

    Un tiers de la population ouest-allemande, soit environ 20 millions de personnes, a vu en 1979 au moins une partie de la série en quatre parties. 

    L’Holocauste raconte l’histoire d’une famille juive fictive – Karl Weiss, médecin réputé à Berlin, et de sa femme et de ses enfants – qui documente leur parcours tragique allant de la prospérité bourgeoise aux chambres à gaz. 

    Une histoire parallèle se concentre sur Erik Dorf, un avocat au chômage qui, au départ, était apolitique mais trouve un travail avec la SS de Hitler et devient partie intégrante de la machine à tuer nazie. 

    Les effets sociaux des victimes des nazis

    La série a déclenché un débat national. Les sondages montrent que 86% des téléspectateurs ont discuté de l’Holocauste après le programme avec des amis ou la famille. 

    Dix mille Allemands ont appelé la station de radio WDR, beaucoup en larmes pour exprimer leur choc et leur honte. Dans certains cas, d’anciens soldats se sont manifestés pour confirmer les détails des crimes nazis.

    C’était la première fois qu’un grand drame grand public décrivait la vie des victimes de Hitler.

    À cette époque, un documentaire sérieux traitait de faits et de chiffres et, dans les années 1960, le débat était principalement axé sur les auteurs, dont certains avaient été déclenchés par les procès d’Auschwitz à Francfort entre 1963 et 1965. 

    “Les survivants sont venus aux procès d’Auschwitz, et les journalistes ne les ont même pas interviewés, et personne ne s’est intéressé aux victimes, ce qui a changé avec l’Holocauste (la série télévisée)”, explique le professeur Prof. Frank Bösch, historien.

    Il a écrit un livre sur les événements majeurs de 1979 qui ont changé le monde. Il pense que ce drame télévisé fait partie de ceux-ci aux côtés de la révolution iranienne et de l’élection de Margaret Thatcher. 

    La mini-série sur l’Holocauste raconte des histoires personnelles émotionnelles de gens ordinaires – faciles à identifier pour les téléspectateurs et accessibles à la société ordinaire. 

    De manière inhabituelle, les auteurs ne sont pas diabolisés comme des sadiques fous diaboliques, mais paraissent comme de simples Allemands, cogs de la machine nazie qui ont contribué à l’Holocauste par le biais de petites atrocités quotidiennes ou de la lâcheté. 

    La série était controversée et ne venait presque jamais en Allemagne. Il a été produit par la chaîne de télévision américaine NBC et observé en 1978 par 120 millions d’Américains. 

    Les commentateurs allemands, cependant, ont salué la série comme étant un feuilleton mélodramatique au fromage qui banalise la Shoah (l’Holocauste). 

    Les néo-nazis ont même bombardé deux chaînes de télévision pour arrêter des émissions en Allemagne. 

    Les gauchers ont accusé les chaînes de télévision américaines d’exploiter cyniquement le crime nazi pour obtenir des subventions à la télévision. Les nationalistes de droite se sont plaints que les victimes de guerre allemandes aient été oubliées. 

    La série a été critiquée à ce jour: certains survivants de l’Holocauste ont déclaré que le drame avait été réaménagé et simple. Mais cela a changé la manière dont l’Allemagne gère son passé nazi. 

    Et le débat national a conduit à une soif de connaissances. Dans les années 1980, les écoles réclamaient davantage de matériel pédagogique, les historiens allemands se concentraient de plus en plus sur l’Holocauste et les camps de concentration ouvraient les premières grandes expositions et monuments.

    Certains responsables allemands ont d’abord craint que la série ne conduise à une attitude anti-allemande à l’étranger, explique le professeur Bösch. Cependant, les recherches nationales sur l’âme suscitées par le drame ont conduit l’Allemagne à faire face à son crime par le passé. 

    Un rappel opportun pour les Allemands

    Maintenant que la minisérie touche à sa fin à la télévision, l’Allemagne a réévalué la façon dont le drame a changé le pays il ya 40 ans. 

    Le souvenir de l’Holocauste et les mots “plus jamais” sont devenus des principes clés de l’identité politique de l’Allemagne moderne. 

    Cependant, l’alternative d’extrême droite pour l’Allemagne (AfD) stipule que les Allemands devraient maintenant passer à autre chose et tracer une ligne dans cette culture du souvenir. 

    Le chef de l’AfD, Alexander Gauland, a décrit le régime nazi l’année dernière comme “un simple excrément d’oiseau dans plus de 1 000 ans de réussite de l’histoire allemande”.

    Et moins de la moitié des étudiants allemands savent ce qu’était Auschwitz, selon une enquête de la Fondation Körber.

    Quarante ans après la première diffusion de l’Holocauste en Allemagne, des drames accessibles sont toujours nécessaires pour mettre en lumière les crimes nazis.

    Quelques mois après la diffusion de la série, l’Allemagne a levé la période prescrite pour le meurtre afin de permettre aux nazis d’être jugés pour leur participation à l’Holocauste. 






    Alfred Nakache, le «nageur d’Auschwitz», bientôt au Panthéon mondial de la natation


    MEMOIRE  Champion de natation à la vie brisée par la Seconde Guerre mondiale, Alfred Nakache (1915-1983) intégrera au mois de mai le Swimming Hall of Fame de Fort Lauderdale, aux Etats-Unis…

    Nicolas Stival

    Le nageur Alfred Nakache en 1946.
    Le nageur Alfred Nakache en 1946. — AFP
    • Né dans une famille juive en Algérie, le nageur Alfred Nakache s’est bâti un impressionnant palmarès à Paris puis à Toulouse.
    • Rescapé du camp d’extermination d’Auschwitz, il y a perdu sa femme et sa petite fille.
    • Brisé par la déportation, cet homme exceptionnel est parvenu à retrouver le haut niveau et à participer aux Jeux olympiques de Londres, en 1948.

    En engloutissant les JO de 1940 et 1944, au zénith de sa carrière, l’Histoire l’a sans doute privé de médaille olympique. Alfred Nakache (1915-1983) sera pourtant intronisé le week-end du 18-19 mai au Swimming Hall Of Fame de Fort Lauderdale, en Floride. Ce panthéon mondial de la natation s’apprête à accueillir le « nageur d’Auschwitz », rescapé des camps de la mort, dont sa femme Paule et leur petite Annie, deux ans, ne sont pas revenues.

    Deuxième d’une fratrie juive de onze enfants, Alfred Nakache a vu le jour à Constantine, en Algérie. Il s’est éteint sur une plage des Pyrénées-Orientales, à Cerbère, des suites d’un malaise cardiaque survenu lors de son kilomètre de natation habituel. Entre ces deux bornes, près de 68 ans d’une vie exceptionnelle et tragique, dont la famille du nageur, sa nièce Yvette Benayoun-Nakache en tête, entretient le souvenir.

    Un grand sportif rattrapé par l’Histoire

    15 titres de champion de France, deux records du monde, trois d’Europe et neuf de France. Le puissant Alfred Nakache est un modèle de polyvalence : quatrième du relais 4×200 m nage libre aux Jeux olympiques de Berlin, en 1936, il participera douze ans plus tard, à Londres, au 200 m brasse papillon (deux disciplines alors jumelées) et… au tournoi de water-polo.

    « Enfant, il n’aimait pourtant pas l’eau, assure Yvette Benayoun-Nakache, ancienne députée de la Haute-Garonne, de 1997 à 2002. C’est son père David qui un jour l’y a poussé. Il ne l’a plus quittée. » Parti de son Algérie natale en 1933, à 18 ans, Alfred rejoint Paris, son prestigieux lycée Janson-de-Sailly et le Racing Club de France. Il y devient professeur d’éducation physique, comme son épouse Paule.

    Fin 1940, l’abrogation du décret Crémieux par le régime de Vichy le prive de sa nationalité française. Il fuit la capitale pour la zone libre.

    A Toulouse, Artem (son surnom) intègre les Dauphins du TOEC où il tissera des relations pour la vie, notamment avec son entraîneur Alban Minville et la famille du nageur Alex Jany. Le Constantinois se rapproche aussi des réseaux de résistance juifs, dont il entraîne les recrues, dans le gymnase qu’il gère avec sa femme. Dénoncée, la famille est arrêtée le 20 novembre 1943, déportée vers Drancy puis Auschwitz. A l’arrivée dans le camp d’extermination, Alfred y sera immédiatement séparé de Paule et d’Annie. Il ne les reverra plus.

    L’horreur et la reconstruction

    « Alfred se rendait à la gare Matabiau où arrivaient les convois des déportés, pour voir si sa femme et sa fille revenaient, raconte-t-elle. Jusqu’au jour où le responsable d’un convoi lui a tendu un billet, qui disait qu’elles avaient été gazées dès leur arrivée à Auschwitz. »

    Avril 1945 : Alfred Nakache ne pèse plus qu’une quarantaine de kilos, la moitié de son poids normal, lorsqu’il est libéré de Buchenwald. Il avait rallié ce camp depuis Auschwitz au cours des marches de la mort organisées par les nazis devant la progression des Soviétiques. A son retour à Toulouse, il est recueilli par son frère Prosper, le père d’Yvette Benayoun-Nakache.

    Une postérité gravée dans la pierre

    Brisé, l’athlète se reconstruira, en redevenant champion de France puis en battant le record du monde du 3X100 mètres trois nages dès 1946. Il se remariera avec Marie, originaire de Sète où l’ancien nageur terminera sa vie, après un passage par La Réunion. Sur sa tombe du cimetière Le Py, à quelques mètres de celle de Georges Brassens, deux autres prénoms sont couchés : ceux de Paule et d’Annie.

    Paris, Montpellier, Nancy, Sète… Le « nageur d’Auschwitz » a donné son nom à de nombreuses installations sportives. Dix ans après sa mort, l’Etat d’Israël lui a décerné en 1993 le trophée du grand exemple au Musée du sport juif international. A Toulouse, un espace nautique a été baptisé en juin 2018. Mais dès 1944, le maire de l’époque Raymond Badiou avait inauguré la piscine d’hiver Alfred-Nakache, près du Stadium.

    Beaucoup plus tard, elle découvrira une autre facette de sa personnalité, bien plus enjouée. « A Sète, il nous recevait dans sa maison de pêcheur sur la corniche, au mois d’août. Toute la famille était là. Il sortait ses médailles, et il les distribuait. » Dans un peu moins de quatre mois, c’est Alfred Nakache qui sera honoré en Floride, au côté des plus grands nageurs de l’Histoire.Société

    « Mon oncle avait été déporté et on pensait alors qu’on ne le reverrait pas vivant », explique Yvette Benayoun-Nakache. Enfant, l’ancienne députée se souvient d’un homme qui l’« impressionnait par sa voix, sa carrure et ses sourcils ». « Il ne parlait pas beaucoup de la déportation. »

    Source 20 Minutes

    Kurdes: Donald Trump lance un sévère avertissement à la Turquie

    Ceux qui affirmaient que l’annonce du départ des troupes américaines de Syrie constituait une trahison des alliés kurdes auront été un peu trop rapides. Après les avertissements du conseiller à la Sécurité nationale américaine John Bolton, c’est le président Donald Trump lui-même qui a menacé Ankara.

     par Shraga Blumjanvier

    Avec son style direct et sans détours, le président américain a tweeté: “Si les Turcs s’attaquent aux Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie, les Etats-Unis détruiront l’économie turque”. Le président américain a également demandé aux Kurdes de ne pas provoquer inutilement la Turquie.

    La colère de Donald Trump provient aussi de l’affront fait la semaine dernière par le président turc Recep Tayyip Erdogan à John Bolton, en refusant de le recevoir alors qu’il se trouvait déjà à Ankara pour le rencontrer. Le président turc avait précédemment refusé la demande américaine exprimée en Israël par le conseiller à la Sécurité nationale de ne pas s’attaquer aux groupes kurdes de Syrie du Nord, la qualifiant de “grave erreur”.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a rapidement répondu en déclarant: “Les Etats-Unis n’obtiendront rien en menaçant l’économie turque. Les tweets du président américain ne sont destinés qu’à éa politique intérieure américaine et la coopération stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie ne doit pas se faire par le biais des réseaux sociaux”.

    Les dirigants turcs feraient bien d’être un peu moins arrogants et sûrs d’eux. Lors de la dernière crise entre Washington et Ankara sur fond de refus turc de libérer le pasteur américain Andrew Bruson, les mesures de rétorsion économiques avaient fait plonger la livre turque et chanceler l’économie du pays.

    L’Union européenne n’a jamais cessé de financer le boycott anti-israélien



    23 janvier 2019 |

    Un rapport publié mercredi par le ministère des Affaires stratégiques (MSA) a révélé que, contrairement à la politique déclarée de l’Union européenne notamment par la voix de sa ministre des Affaires étrangères, Federica Mogherini, celle-ci finance toujours et n’a jamais cessé de financer des ONG qui encouragent le boycott d’Israël. L’UE aurait transféré des millions d’euros  à ces  organisations en 2017 et en 2018…

    Ce rapport fait suite à une étude approfondie publiée en mai 2018 par le ministère des Affaires stratégiques sur le financement accordé par l’UE aux organisations de boycott d’Israël en 2016. À cette époque, le ministre des Affaires stratégiques, Gilad Erdan, exhortait Mogherini à cesser immédiatement le transfert de fonds à ces organisations. En réponse, la ministre des Affaires étrangères de l’UE a répondu que des procédures strictes de surveillance et de vérification étaient en place, assurant le ministre Gilad Erdan qu’aucun fonds de l’Union européenne n’était utilisé pour promouvoir le boycott d’Israël.P

    Gilad Erdan a demandé à son ministère d’élargir son examen des données de l’UE publiées entre 2017 et 2018 et a constaté que, malgré les déclarations de Federica Mogherini et contrairement à la politique officielle de l’Union européenne en matière de lutte contre le boycott, un financement de plus de 5 millions d’euros avait été transféré à dix organisations promouvant le boycott  contre l’Etat d’Israël.

    À la lumière des conclusions du rapport actualisé du MSA, le ministre Erdan a adressé une lettre au ministre des Affaires étrangères, Mogherini, soulignant la nécessité de mettre fin à  la politique schizophrénique de l’UE qui, d’une part, s’oppose officiellement aux boycotts contre l’État d’Israël mais d’autre part, soutient des organisations de boycott.

    Le rapport de la MSA a également révélé que deux des plus importantes organisations de boycott d’Israël, Al-Haq et Al-Mezan, avaient reçu une subvention pluriannuelle de plus de 750 000 euros de l’UE, qui aurait apparemment débuté en 2018. Ces conclusions concordent avec celles d’un récent rapport de la Cour des comptes européenne, l’organe de contrôle financier de l’Union Européenne, qui pointait d’importantes lacunes dans la capacité de l’UE à contrôler les fonds transférés aux nombreuses organisations recevant son aide. La CCE a averti que l’Union européenne manquait d’informations et de transparence quant à la manière dont ces fonds étaient distribués ou utilisés.

    En décembre 2018, la Cour des comptes européenne a appelé à « mettre immédiatement fin au financement des ONG qui encouragent activement le boycott d’Israël » en expliquant que le Conseil européen ne disposait pas d’informations suffisantes et suffisamment détaillées sur la manière dont ces ONG utilisaient ces fonds.

    Tel-Avivre – source Aroutz7

    .

    Le BNVCA dénonce et condamne les menaces antisémites anonymes découvertes le 18 Janvier 2019 dans les boites aux lettres de certaines familles juives, demeurant quai Gallieni à Champigny Sur Marne.

    Ces courriers anonymes introduits dans les boites aux lettres représentent les dessins d’une valise et d’un cercueil . Le message envoyé est clair et peut se traduire par “vous devez partir ou nous vous tuons”.

    Le BNVCA a recommandé aux victimes de déposer plainte auprès des services de Police.

    Nous demandons aux Autorités de Police et de Justice du Val de Marne de tout mettre en œuvre pour identifier et interpeller les auteurs de ces menaces antijuives.

    Nous rappelons que déjà, dans cette même commune, des faits à caractère antisémite se sont produits le 4 février 2012 à l’intérieur de la Salle de Cinéma « 66 », au cours de la projection du film « LA VERITE SI JE MENS 3 », des individus ont crié et répété « à Mort Les Juifs » perturbant la séance, obligeant la Direction à suspendre la projection du film.

    L’atmosphère nauséabonde qui se dégage encore aujourd’hui dans notre pays, notamment avec l’antisémitisme que manifestent des groupes de “GILETS JAUNES” qui le font renaître depuis le 1711/18, provoque un malaise qui s’accroît progressivement et inquiète nos concitoyens confession Juive.

    Trump en croisade contre l’antisémitisme en Europe

    Donald Trump a promulgué une loi mettant en exergue la nécessité de combattre l’antisémitisme sur le Vieux Continent et d’assurer la sécurité des communautés juives européennes. Le chef d’Etat américain a signé lundi (photo ci-dessus) une loi sur la lutte contre l’antisémitisme en Europe, annonce un communiqué de la Maison-Blanche…….Détails……..

    Selon le texte de la loi, approuvé en 2017 par la Chambre des représentants, il est «dans l’intérêt national des États-Unis de combattre l’antisémitisme sur le sol américain et à l’étranger». 
    Il met notamment l’accent sur la nécessité d’assurer la sécurité des communautés juives d’Europe, «des synagogues, des écoles et des cimetières».
    «Les États-Unis devraient continuer à mettre en exergue l’importance de la lutte contre l’antisémitisme dans les institutions internationales», dont l’Onu, l’Union européenne et l’OSCE, indique le texte de loi.
    Il oblige le Département d’État à rendre compte des efforts déployés par les États-Unis pour former un partenariat avec les forces de l’ordre européennes et des groupes de la société civile pour lutter contre les incidents antisémites.
    Cette loi serait une réponse à la croissance du nombre d’incidents antisémites en Europe, où les Juifs sont visés par des persécutions verbales ou physiques, voire même par des attaques terroristes.
    Le texte apporte des amendements à la loi de 1998 sur la liberté religieuse (International Religious Freedom Act). 
    Il est désormais prévu que le rapport annuel du Département d’État sur la liberté de religion comporte une description des défis sécuritaires et besoins des communautés juives européennes, pour chaque pays européen touché par l’antisémitisme.

    Source Sputnik News

    Une Israélienne atteinte de paralysie cérébrale diplômée en médecine au Technion

    Hodaya Oliel, 27 ans, qui a réalisé son rêve de devenir médecin, veut se spécialiser en neuropédiatrie

    Par TIMES OF ISRAEL STAFF

    Dr. Hodaya Odiel (Capture d'écran : Hadashot TV)

    Dr. Hodaya Odiel (Capture d’écran : Hadashot TV)

    Hodaya Oliel, une jeune femme de 27 ans atteinte de paralysie cérébrale, a réalisé son rêve de devenir médecin après avoir obtenu son diplôme au Technion – Israel Institute of Technology.

    « J’en ai rêvé toute ma vie », a déclaré Oliel à la chaîne d’information Hadashot samedi dernier.

    Oliel est née trois mois avant terme et ne pesait que 930 grammes à la naissance, après quoi elle est descendue à seulement 760 grammes.

    Enfant, Odiel a été hospitalisée dans le service orthopédique, mais « l’autre moitié [du service] était le service de neuropédiatrie, et cela m’a toujours intéressée ».

    « Pendant tout ce temps, je me disais, entre mes propres [opérations], que je voulais être médecin et que je voulais me spécialiser en neuropédiatrie ».

    Hodaya Oliel entre dans le bâtiment de l’école de médecine au Technion à Haïfa. (Capture d’écran Hadashot TV)

    Ses parents étaient inflexibles sur le fait que Hodaya, atteinte de paralysie cérébrale, grandirait aussi normalement que possible.

    Hadas Odiel, sa mère, a dit qu’elle ne laisserait personne les convaincre que leur fille avait besoin d’une éducation spéciale.

    « La jeune fille parle et comprend parfaitement, pourquoi la placer dans un jardin d’enfants pour enfants en difficulté », a-t-elle raconté, rappelant qu’elle et son mari ne voulaient pas que le mot « handicapés » sorte de leur bouche.

    « Ce n’est pas de la sémantique, c’est un mode de vie », et ils l’ont toujours traitée comme une personne ordinaire, a ajouté son père, Michael Oliel.

    Après avoir subi cinq opérations avant d’entrer au lycée, Oliel a obtenu son diplôme avec les meilleures notes et a servi pendant un an dans le programme de service national israélien pour les filles religieuses qui choisissent de ne pas rejoindre l’armée.

    En poursuivant ses études de médecine, Oliel a trouvé que le bâtiment de l’école était un défi, sans ascenseur ni rampe dans les escaliers. Elle a aussi choisi de vivre seule dans un appartement, confiant à la chaîne de télévision qu’elle faisait de son mieux pour ne pas penser aux études intensives qui l’attendaient et aux défis physiques quotidiens.

    Le professeur Ido Fefferkorn, de l’hôpital Carmel de Haïfa, s’est dit impressionné par la réaction de ses patients face à la « petite étudiante en médecine au grand cœur ».

    « Je pense qu’en fin de compte, le patient se moque de savoir si le médecin a des béquilles, des lunettes ou un appareil auditif », dit Fefferkorn. « Ils veulent un professionnel qui connaît la médecine. »

    Avec une partie de son internat passée dans un service pour prématurés, Oliel a déclaré : « C’est émouvant parce que je sais que certains d’entre eux vont sortir d’ici dans une situation semblable à la mienne ».

    Bien qu’elle soit diagnostiquée comme souffrant de paralysie cérébrale « légère », elle a ajouté : « La question est de savoir ce que signifie légère et pour qui elle l’est exactement ? Je ne sens pas vraiment que ce soit léger pour moi parce que je dois me lever tous les matins et accomplir mes tâches ».

    Le chef du service des prématurés, le professeur Ofer Lavi, a salué la force de la jeune médecin.

    « Avec ce que vous projetez et ce que vous avez traversé, avec votre expérience et la façon dont vous vous exprimez, nous avons beaucoup à apprendre à la jeune génération (de médecins) », a dit Lavi. « Vos actions, le fait que vous soyez tellement meilleurs que tant d’autres, nous aident à aiguiser ces sensibilités. Vous avez une force que personne d’autre n’a. »

    Kurdes: Donald Trump lance un sévère avertissement à la Turquie

     par Shraga Blumj

    Ceux qui affirmaient que l’annonce du départ des troupes américaines de Syrie constituait une trahison des alliés kurdes auront été un peu trop rapides. Après les avertissements du conseiller à la Sécurité nationale américaine John Bolton, c’est le président Donald Trump lui-même qui a menacé Ankara.

    Avec son style direct et sans détours, le président américain a tweeté: “Si les Turcs s’attaquent aux Kurdes après le retrait des troupes américaines de Syrie, les Etats-Unis détruiront l’économie turque”. Le président américain a également demandé aux Kurdes de ne pas provoquer inutilement la Turquie.

    La colère de Donald Trump provient aussi de l’affront fait la semaine dernière par le président turc Recep Tayyip Erdogan à John Bolton, en refusant de le recevoir alors qu’il se trouvait déjà à Ankara pour le rencontrer. Le président turc avait précédemment refusé la demande américaine exprimée en Israël par le conseiller à la Sécurité nationale de ne pas s’attaquer aux groupes kurdes de Syrie du Nord, la qualifiant de “grave erreur”.

    Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu a rapidement répondu en déclarant: “Les Etats-Unis n’obtiendront rien en menaçant l’économie turque. Les tweets du président américain ne sont destinés qu’à éa politique intérieure américaine et la coopération stratégique entre les Etats-Unis et la Turquie ne doit pas se faire par le biais des réseaux sociaux”.

    Les dirigants turcs feraient bien d’être un peu moins arrogants et sûrs d’eux. Lors de la dernière crise entre Washington et Ankara sur fond de refus turc de libérer le pasteur américain Andrew Bruson, les mesures de rétorsion économiques avaient fait plonger la livre turque et chanceler l’économie du pays.

    Le BNVCA exprime son étonnement et sa déception suscités par la légère sanction (rappel à la loi) décidée conte l’auteur d’injures antisémites violentes.

    Le BNVCA exprime son étonnement et sa forte déception suscités par la trop légère sanction infligée le 10 décembre 2018 par le tribunal d’Alençon au sieur Ph POULAIN qui en septembre 2016, à Saint Sur Risle, avait  déversé des flots d’insanités et propos antisémites sur les réseaux sociaux 

    Le rappel à la loi décidé par ce Tribunal nous paraît très insuffisant, ni dissuasif, ni exemplaire au regard du déchaînement antijuif de cet individu qui a proféré des injures telles que: « le rôle important des juifs dans l’esclavagisme et la souffrance de l’humanité » (page 1)

    Citant à sa façon le « Lévitique » : « Les esclaves doivent rester un héritage et qu’il est permis de les traiter avec cruauté » «  Les rabbins qui ont vendu aux Romains Jésus de Galilée…. »

     «  si Dieu existe il en a fait (les juifs) des animaux, égoïstes….. »

     « Les juifs ont une idéologie raciste, communautariste, expansionniste, criminel ….. » c

    Et dans « le vrai talmud » Les juifs déverseraient « des immondices (sic) sur les chrétiens et les musulmans » en bref ce sont «  des monstres » (page 4)

     « les attentats du 11 septembre ont été bénéfiques pour Israël »

    Des qu’il en a été alerté le BNVCA avait déposé plainte espérant une peine sévère contre le prévenu. Nous considérons que cette forme d’indulgence décidée par le Tribunal d’Alençon n’est pas de nature à nous aider dans le combat incessant mené contre l’antisémitisme

    Le BNVCA vous appelle à venir nombreux pour rendre Hommage aux victimes Yohav Hattab, Yohan Cohan, Philippe Braham et François Michel Saada, lâchement assassinés.

    CRIF/HYPERCACHER – MERCREDI 9 JANVIER 2019 : LE CRIF VOUS INVITE À LA CÉRÉMONIE D’HOMMAGE AUX VICTIMES DE L’ATTENTAT DE L’HYPER CACHER

    Mercredi 9 janvier 2019 aura lieu la cérémonie d’hommage aux victimes de l’attentat de l’Hyper Cacher de janvier 2015.
    Nous ne les oublierons jamais
    En hommage aux victimes de l’attentat de l’Hyper Cacher, le Crif vous invite à la cérémonie d’hommage
    Mercredi 9 janvier 2019, à 19h30
    devant l’Hyper Cacher – 23, avenue de la Porte de Vincennes, à Paris

    Les Karaïtes, une communauté juive méconnue

    Peu connus et parfois considérés comme faisant partie d’une secte, “les Karaïtes ont pris leurs racines en Irak, en Crimée, ainsi qu’en Palestine. Plus tard, ils sont arrivés en Egypte”, raconte l’historienne Levana Zamir à i24NEWS.

    Les Juifs karaïtes “ne suivent que ce qui est écrit dans la Torah”, poursuit-elle. En effet, la particularité de cette petite communauté est de vivre selon les écritures hébraïques, sans addition ou soustraction au texte initial.

    “On peut tout à fait voir le judaïsme karaïte comme le judaïsme originel, qui conserve les premières traditions du peuple d’Israël depuis toujours et ce jusqu’à aujourd’hui. C’est en fait le diamant qui se trouve au sein de la couronne”, explique Shlomo Gaver, président de l’Association du judaïsme karaïte à i24NEWS.

    Alors que de nombreux Juifs célèbrent actuellement la fête de Hanoukka, les Karaïtes, eux, ne commémorent pas la victoire militaire des Maccabées sur la dynastie grecque des Séleucide en allumant le chandelier à neuf branches, car cette fête rabbinique n’est mentionnée à aucun moment dans l’Ancien Testament.

    “Il est indiqué dans la Torah ‘tu ne mangeras pas le chevreau dans le lait de sa mère’, les rabbins ont interprété cela, indiquant qu’il était interdit de mélanger le lait avec la viande mais pour les Karaïtes c’est le fait de cuisiner la viande, dans le lait, qui est interdit”, rien de plus, explique l’historienne.

    Ce fossé entre un judaïsme ‘interprété’ par les rabbins et un autre, littéral, a créé un fossé important entre les Karaïtes et les autres Juifs. “En Egypte, les Karaïtes ne pouvaient pas prier dans les synagogues rabbiniques ou se marier avec des Juifs traditionnels. Ils ne voulaient d’ailleurs pas ‘s’assimiler’ à ces communautés”, précise Levana Zamir.

    La communauté karaïte aurait représenté jusqu’à 40% de la population juive mondiale jusqu’au Xème siècle de notre ère. A partir de cette période, les rabbins traditionnels, qui considéraient les Karaïtes comme des hérétiques, ont tenté à plusieurs reprises de les exclure de la communauté israélite.

    “Les rabbins nous sont très hostiles, jusqu’à aujourd’hui”, confie Shlomo Gaver à i24NEWS.

    “Il s’agit d’une hostilité historique, dans la tradition karaïte, les rabbins ne sont que des messagers et interprètent la Torah au sens propre. Ils font l’intermédiaire entre les fidèles et la Torah. Alors que dans le judaïsme rabbinique, les rabbins ont le pouvoir d’interpréter la Torah et de décider de nouvelles lois, ce qui ne correspond pas au dogme karaïte”, explique-t-il. “Pour les Juifs karaïtes, la compréhension de la Tora dépend de l’individu, et non de son rabbin”, ajoute Shlomo Gaver.

    Les pratiques des Karaïtes “peuvent ressembler à celles de l’Islam, mais elles n’ont pas de rapport”, explique Levana Zamir.

    Alors que les Juifs de la communauté karaïte ôtent leurs chaussures pour prier et qu’ils s’agenouillent ou se prosternent, l’historienne rappelle qu'”à l’époque, on priait au temple de Jérusalem sans sandales”.

    “Aux alentours de l’an 700 après Jésus-Christ, pour se différencier de l’islam, le judaïsme rabbinique a décidé de ne pas continuer à prier comme les Musulmans et que la prière se ferait donc assise et plus en se prosternant”, explique de son côté Yossi Yefet, président adjoint de l’Association du judaïsme karaïte mondial.

    De nos jours, le courant karaïte se compose de quelque dizaines de milliers de fidèles seulement, dont la majorité se trouve en Israël et sont répartis dans une dizaine de communautés.

    Le judaïsme karaïte est reconnu par l’Etat hébreu mais pas par le tribunal rabbinique israélien.

    Source : i24News

    On peut être un grand footballeur mais encore un plus grand imbécile Monsieur Salah, honte à vous.

    Le chantage de Muhamad Salah du FC Liverpool

    Ceux qui ont suivi le dernier Mondial de football ont pu admirer les prouesses de l’ailier droit Muhamad Salah, magicien du ballon. Mais ce magicien qui joue actuellement dans le club anglais du FC Liverpool aimerait apparemment faire disparaître l’Etat d’Israël d’un coup de baguette magique.

    Muhamad Salah a menacé de quitter son club si celui-ci engage le joueur israélien Moanes Dabour qui évolue actuellement dans le club autrichien du Red Bull Salzbourg mais qui porte aussi le maillot de l’équipe nationale d’Israël. La haine que voue Muhamad Salah à Israël est telle qu’il met de côté que Moanes Dabur est lui-même arabe et musulman comme lui. Un site sportif égyptien est allé jusqu’à titrer: “Moanes Dabour va-t-il supprimer le gagne-pain de Salah?”.

    Moanes Dabour

    Ce dernier a été acquis en 2017 par le FC Liverpool à l’AS Roma pour la coquette somme de 42 millions d’euros et perçoit un salaire de 200.000 livres sterling par…semaine, soit environ 10 millions d’euros pour la saison!

    Muhamad Salah n’en est pas à sa première. Lorsqu’il évoluait au FC Bâle entre 2012 et 2014, il avait refusé de serrer la main aux joueurs du Maccabi Tel-Aviv avant et après la rencontre.

    Par le passé, trois joueurs israéliens ont joué dans l’équipe du FC Liverpool, Avi Cohen z.l., Rony Rosenthal et Yossi Benayoun et d’autres israéliens ont évolué et évoluent encore dans des clubs européens. Mais aucun d’entre eux ne s’est jamais prêté à une telle attitude anti-sportive et déshonorante envers des joueurs d’origine arabe.

    Pologne : l’Allemagne contribue à la création d’un mémorial à Sobibor

    Malgré le nombre important des victimes juives massacrées par les Nazis pendant la Seconde Guerre mondiale, entre les années 1942 et 1943, dans le camp de concentration de Sobibor, en Pologne, aucun monument n’a été érigé sur place pour rappeler leur sort tragique et personne n’a jamais pris l’initiative jusqu’à ce jour d’y construire un musée pour raconter leur terrible histoire.

    A présent, on apprend par les médias que le site va être transformé en lieu de commémoration. Un bâtiment dressé sur place abritera une exposition permanente qui ouvrira ses portes dans deux ans. Ce projet sera soutenu par le gouvernement allemand qui offrira 1 million d’euros. Ces fonds devraient être déposés dans un premier temps à la ‘Auschwitz-Birkenau Foundation’ avant d’être transférés aux responsables de la construction du nouveau musée.

    Il faut rappeler que plus de 170 000 Juifs ont été assassinés par les autorités allemandes dans ce camp qui, comme celui de Belzec et celui de Treblinka, a été ouvert dans le cadre de l’opération Reinhard. Parmi eux se trouvaient 34 000 enfants.

    Le camp a été détruit par les Nazis après la révolte des prisonniers juifs en 1943. Afin de cacher leurs crimes, les Allemands en avaient effacé toute trace. Mais c’était sans compter sur les témoignages des survivants

    En 2007, des archéologues polonais et israéliens ont entamé des fouilles à l’emplacement de l’ancien camp de la mort. En 2014, ils ont retrouvé des restes de chambres à gaz ainsi que des milliers d’objets personnels qui avaient été volés aux victimes.

    Le président de la fondation, Piotr Mateusz Andzej Cywinski, qui dirige également, depuis 12 ans, le Musée d’Etat d’Auschwitz Birkenau, a déclaré que ‘se souvenir de Sobibor était important’. Il a ajouté : « Ici, des détenus se sont soulevés contre les gardiens du camp et cela s’est produit dans deux autres endroits : à Auschwitz et à Treblinka ».

    De son côté, l’ambassadeur d’Allemagne en Pologne, Rolf Nikel, a estimé que ‘la contribution financière de son pays permettrait d’assurer que le mémorial rappelant les crimes commis par les Allemands, au nom de l’Allemagne, serait maintenu’.

    Claire Dana-Picard

    Centre Wiesenthal: “Paris brûle-t-il” ?

    Centre Wiesenthal : « Paris brûle et les Juifs sont les dommages collatéraux »

    Shimon Samuels a exprimé auprès du ministre de l’Intérieur français son indignation devant les dérives antisémites des manifestations “Gilets jaunes” menées à travers l’Hexagone

    Des manifestants se rassemblent autour d'une voiture en feu lors d'une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

    Des manifestants se rassemblent autour d’une voiture en feu lors d’une manifestation des Gilets jaunes contre la hausse du prix du pétrole et du coût de la vie, le 1er décembre 2018 à Paris. (Geoffroy VAN DER HASSELT / AFP)

    Dans une lettre adressée au ministre français de l’Intérieur, Christophe Castaner, le directeur du Centre Simon Wiesenthal pour les relations internationales, Shimon Samuels, a exprimé son indignation devant les dérives antisémites des manifestations « Gilets jaunes » menées à travers la France.

    Samuels a rappelé que « Hitler, lors de sa visite unique à Paris, a été tellement impressionné qu’il a créé le prix ‘Fur Alle ein Mahl in Paris’ (Un séjour à Paris pour chaque soldat de la Wehrmacht) en guise de récompense. Pendant l’évacuation nazie de 1944, il a téléphoné au gouverneur allemand pour vérifier si son ordre avait été respecté, et a crié ‘Paris brûle-t-il ?’ ».

    « Les manifestations/émeutes de samedi dernier auraient plu à Hitler, les Juifs devenant leurs victimes collatérales », a-t-il poursuivi.

    « Ce qui a commencé il y a quatre semaines par des marches ciblées contre les taxes sur l’essence a été infiltré et détourné par des vandales d’extrême droite et d’extrême gauche, des anarchistes et des staliniens radicaux soucieux de vol, d’incendie volontaire et de chaos… Leur point commun est la théorie du complot et la haine des Juifs, » a fait valoir le Centre.

    « Cela deviendra une menace mortelle avec le retour d’un groupe de plus de 2 000 combattants terroristes français survivants du Califat en ruines [État islamique]. Les entrainements de l’Etat islamique commencent dès l’âge de dix ans pour l’utilisation des armes à feu, la décapitation des otages et le lavage de cerveau pour haïr les Juifs ».

    La lettre ajoutait : « Samedi dernier, le centre de Paris était verrouillé. Les rues étaient désertes, alors qu’elles sont normalement bondées d’acheteurs [en cette période] de Noël qui ont réagi en s’imposant un ‘couvre-feu’. Les synagogues du secteur, jamais fermées le jour du Shabbat, étaient fermées pour leur propre sécurité. »

    « Habituellement bloquées par la circulation, les rues autour de notre maison étaient interdites de 6h du matin jusqu’au soir. C’était comme une zone de guerre, ornée de graffitis nazis et d’affiches du président sur lesquelles on pouvait lire ‘Macron, la pute des Juifs !’. »

    Monsieur le ministre, « la semaine dernière, la France s’est jointe aux 27 autres membres de l’Union européenne pour signer un manifeste historique contre l’antisémitisme. Cela doit maintenant être appliqué en imposant des mandats d’arrêt et des ordonnances de détention pour incitation à la haine et à la violence contre les Juifs, dans ce qui est devenu une ‘Intifada de Paris’ », a conclu Samuels.

    L’Australie va décider de l’installation de son Ambassade à JERUSALEM

    L’Australie met en garde ses citoyens avant une décision sur Jérusalem

    Le Premier ministre Scott Morrison va vraisemblablement annoncer samedi la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël

    Le Premier ministre Scott Morrison, à gauche, s'exprime devant les médias aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Marise Payne au parlement de Canberra, le 16 octobre 2018 (Crédit : Mick Tsikas/AAP Image via AP)

    Le Premier ministre Scott Morrison, à gauche, s’exprime devant les médias aux côtés de la ministre des Affaires étrangères Marise Payne au parlement de Canberra, le 16 octobre 2018 (Crédit : Mick Tsikas/AAP Image via AP)

    Le gouvernement australien, qui se prépare à reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël, a appelé vendredi à la vigilance ses citoyens voyageant dans le pays voisin d’Indonésie, pays musulman le plus peuplé au monde, par crainte de représailles.

    « Des manifestations ont eu lieu ces dernières semaines autour de l’ambassade d’Australie à Jakarta et du consulat général d’Australie à Surabaya », la deuxième ville d’Indonésie, a prévenu le ministère des Affaires étrangères dans un avis public.

    « Elles risquent de se poursuivre. Faites preuve de la plus grande prudence », a-t-il insisté.

    Le Premier ministre Scott Morrison va vraisemblablement annoncer samedi la reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, suivant l’exemple du président américain Donald Trump, ont indiqué à l’AFP des responsables australiens, tout en précisant que le projet pouvait encore être modifié.

    M. Morrison devrait cependant s’abstenir de déplacer l’ambassade d’Australie à Jérusalem, devant les implications en termes de coût et de sécurité.

    Le chef du gouvernement australien, qui redoute un revers électoral l’an prochain, espère séduire l’électorat juif et chrétien conservateur et s’attirer les bonnes grâces de la Maison Blanche.

    Cette décision risque cependant d’alimenter les tensions. Si elle se confirme, le gouvernement palestinien appellera les pays arabes et musulmans à « retirer leurs ambassadeurs » et à « prendre des mesures de boycott économique », a averti l’ambassadeur palestinien en Australie, Izzat Abdulhadi, interrogé par l’AFP.

    Le gouvernement indonésien avait déjà exprimé sa colère plus tôt cette année, suspendant un vaste projet d’accord commercial entre les deux pays.

    Le BNVCA demande l’annulation de la réunion palestiniste à risque organisée le 5/12/18 à Sevran par la Députée Clémentine Autain, avec le Député Jean Paul Lecoq.

    Le BNVCA demande au Préfet de la Seine Saint Denis l’annulation de la réunion prévue le 5 décembre à Sevran à  l’initiative de la députée LFI Clémentine Autain, en soutien à la Palestine, plus précisément consacrée à ce qu’elle appelle “la justice pour la paix et la solidarité avec le peuple palestinien”.
    Si le soutien au peuple palestinien ne souffre d’aucune objection, nous craignons que cette réunion ne tourne en une attaque d’Israel et à cette incitation à la haine de l’Etat juif, qui pousse immanquablement à l’acte anti-juif.
    L’invitation à intervenir faite au Député Communiste Jean Paul Lecoq est de nature à provoquer cette haine. Ce député est réputé pour avoir déjà exprimé son soutien aux terroristes palestiniens Salah Hamouri et Marwan Barghouti. Ce dernier, chef des Tanzim est l’auteur de nombreux attentats terroristes sanglants.
    Nous rappelons que Salah Hamouri est membre de l’organisation terroriste FPLP qui a revendiqué plusieurs actions terroristes, dont le détournement de l’avion d’Air France sur Entebbé, (Ouganda) en 1976 et la prise d’otages de passagers dont de nombreux français.
    Déjà en mai 2018 Jean Paul Lecoq qualifiait Israel ” d’Etat terroriste”. De plus refusant à Israel le droit de défendre sa population, il tend à justifier les agressions anti israéliennes, en ayant déclaré “si j’étais Gazaoui je n’aurais qu’une envie, c’est me trouver avec ceux qui sont face aux soldats israéliens”.
    Le BNVCA attire l’attention des autorités sur l’exode imposé aux citoyens juifs du 93, notamment en raison du ” palestinisme”, sans discernement des édiles Communistes du Département. La commune de Sevran qui n’est pas épargnée par ce mouvement risque de voir sa situation aggravée à la suite de cette réunion.

    Le Président
    Sammy GHOZLAN
    Ancien Conseiller Municipal de Sevran

     

    Paris : Mike Brant donne son nom à une place du XVIe arrondissement

    Paris : Mike Brant donne son nom à une place du XVIe arrondissement


    Paris rend hommage à l’israélien Mike Brant, l’un des chanteurs vedettes des années 1970. Le conseil d’arrondissement du XVIe arrondissement examinera ce lundi un vœu pour donner le nom de l’idole à la place située à l’intersection des rues Dufrenoy, Benjamin Godard et Spontini et de I’avenue Victor-Hugo…….Détails……..

    L’inauguration aura lieu dans les prochaines semaines.
    Le Conseil de Paris de décembre dernier avait adopté un vœu porté par Pierre Auriacombe, Président du groupe Parisiens Progressistes, Constructifs et Indépendants (PPCI) souhaitant donner le nom de l’idole à une place ou une rue dans le XVIe.
    « Au-delà de sa personnalité, le chanteur d’origine Israélienne a beaucoup œuvré pour la paix entre Israël et la Palestine », avait souligné l’élu du XVIe. L’interprète de « Laisse-moi t’aimer » et de « Qui saura » a, par ailleurs, vécut plusieurs années Victor Hugo avant de se suicider le 25 avril 1975, à 28 ans, en se jetant du 6e étage d’un immeuble de la rue Erlanger.

    VIDEO | Colère de Michel Boujenah : “L’antisionisme c’est bien la négation de notre pays et de notre peuple”

    VIDEO | Colère de Michel Boujenah : “L’antisionisme c’est bien la négation de notre pays et de notre peuple”

    L’humoriste Michel Boujenah a fustigé vendredi les indignés sélectifs qui ne manifestent que contre Israël et non en défense des Chrétiens de Syrie ou du Tibet occupé par la Chine.

    “Toutes les réactions négatives que j’ai eues, c’est à propos d’Israël. C’est-à-dire que tous les messages de haine que j’ai reçus c’est Regardez ce que fait Israël, et après vous vous étonnez qu’on vous déteste. C’était ça ! C’est fascinant quand même !”, a-t-il dit à nos confrères d’I24News, dans le cadre de l’émission “Le Grand Live Week-end”.

    “Moi, je n’ai pas vu un mec défiler à Paris pour les Chrétiens de Syrie qui se font massacrer. Je n’ai pas vu un mec dans la rue, ou très peu de gens descendre pour le Tibet. La montée de l’antisémitisme et l’antisionisme c’est pareil aujourd’hui. Faut arrêter avec ces conneries, c’est pareil”, a-t-il insisté.

    “L’antisionisme c’est les gens qui ne veulent pas que l’Etat d’Israël existe. J’ai beaucoup d’amis en Israël, il y a des gens qui ne sont pas forcément d’accord avec la politique de Netanyahu. Israël est une démocratie. Ne pas être d’accord avec tel ou tel gouvernement cela ne veut pas dire qu’on veut que le pays en question disparaisse. Il y a des gens qui n’aiment pas Trump, ça ne veut pas dire qu’ils n’aiment pas Tennessee Williams ou Julia Roberts. C’est délirant quand même. Je n’entends jamais dire un mec qu’il faut rayer les Etats-Unis de la carte parce qu’il n’aime pas Trump ! Donc, l’antisionisme c’est bien la négation de notre pays et de notre peuple”, a-t-il conclu.

    Michel Boujenah sera en tournée en Israël du 30 décembre 2018 au 3 janvier 2019.

    Une fresque de Dieudonné fait tache à Sélestat – France 3 Grand Est

    Une fresque de Dieudonné fait tache à Sélestat

    Un Dieudonné grimaçant et le doigt levé orne un mur au nord de la ville / © Carine Feix / France 3 Alsace
    Un Dieudonné grimaçant et le doigt levé orne un mur au nord de la ville / © Carine Feix / France 3 Alsace

    Par Sabine Pfeiffer 

    La fresque n’est pas récente. Le visage grimaçant de Dieudonné s’affiche depuis près de deux ans dans le quartier de la Filature, sur un petit bâtiment de trois mètres de haut, bien visible depuis la route de Strasbourg. Mais elle fait parler d’elle suite à l’article paru ce mercredi 17 octobre dans le Canard Enchaîné sous le titre “Dieudonné glorifié à Sélestat”.

    © Carine Feix / France 3 Alsace
    © Carine Feix / France 3 Alsace

    Singer un rabbin

    Dans cet article, notre confrère explique que l’humoriste est montré “effectuant un de ses gestes fétiches : le doigt levé pour dire ‘au-dessus, c’est le soleil’, en référence au caractère ‘sacré’ de la Shoah, avec un rictus censé singer le faciès caricatural d’un rabbin…”

    Peu de réactions dans la cité humaniste

    Les gens du quartier ne semblent pas gênés par le portrait. Beaucoup  n’y reconnaissent pas Dieudonné, ou ne savent pas qui c’est. “Je pense que c’est un révolutionnaire” a confié cet habitant à notre équipe. Une autre habitante, elle, admet qu’elle “adore” ce graff, au nom de la “liberté d’expression”.

    La conseillère municipale écologiste Caroline Reys s’indigne depuis longtemps de cette effigie de l’humoriste, dont l’auteur, un enfant du quartier, est connu sous le pseudonyme de Story. Elle a fustigé cette fresque dans une tribune publiée par le journal municipal en juin 2017, et aurait alerté le service jeunesse de la communauté de communes.

    A quelques mètres du cimetière israélite

    Le petit bâtiment orné du portrait de Dieudonné se trouve à quelques dizaines de mètres seulement du cimetière israélite de Sélestat. Une situation particulièrement choquante, selon Caroline Reys, car fin avril, les personnes qui participent aux cérémonies de commémoration des victimes de la Shoah sont obligées de passer devant cette fresque qui représente “une personne connue et condamnée pour ses propos antisémites”. L’élue écologiste estime qu’il y a “quelque chose de cynique de laisser ce visage les regarder, les narguer, au moment où ils rendent cet hommage.” Mais la municipalité, elle, n’a pas encore répondu aux sollicitations de France 3 Alsace.

    Le 13 novembre, la Bibliothèque Humaniste de Sélestat rénovée sera inaugurée par le ministre de l’Economie, Bruno Le Maire. Elle vient de ré-ouvrir après des travaux d’un montant de 15 millions d’euros, permettant de mieux valoriser l’inestimable collection de livres anciens de l’humaniste de la Renaissance Beatus Rhenanus. Un humaniste dont Dieudonné semble loin d’être un digne descendant.

    https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/bas-rhin/selestat/fresque-dieudonne-selestat-1560150.html

    Un bébé palestinien s’accroche après une greffe du coeur d’un enfant israélien | The Times of Israël

    Musa, originaire de Ramallah et âgé d’un an, a reçu le coeur, la semaine dernière, d’un nouveau-né juif décédé d’une maladie chronique

    Musa, un bébé palestinien de Cisjordanie, s’accroche à la vie au centre médical Sheba de Tel Aviv après avoir reçu un nouveau coeur, donné par un enfant israélien (Crédit : Centre médical Sheba)

    Un bébé palestinien se trouvait dimanche dans un état grave, luttant pour sa vie, dans un hôpital de Tel Aviv après une greffe cardiaque – un organe prélevé sur un petit enfant juif israélien.

    Cette transplantation réalisée la semaine dernière est la toute première à avoir permis à un bébé palestinien de recevoir une greffe d’un enfant israélien, a expliqué dans une déclaration le docteur David Mishaly, chirurgien en chef de l’unité de chirurgie cardiaque pédiatrique et congénitale de l’hôpital Sheba.

    Le donneur, un petit enfant juif âgé d’un an, est mort des suites d’une maladie chronique dans ce centre médical, situé à Tel Aviv.

    Le bébé palestinien, Musa, avait été envoyé par les médecins d’un hôpital local de Ramallah en Cisjordanie à l’hôpital Safra pour enfants de Sheba à plusieurs occasions pour tenter de le soigner et de stabiliser son état.

    Le docteur David Mishaly (Crédit : Centre médical Sheba)

    « Il y a eu plusieurs miracles qui se sont associés à cette intervention compliquée », a dit Mishaly. « Il n’existe pas, au sein de l’Autorité palestinienne, de ‘donneurs d’organe ou de liste d’attente de don d’organes’.

    Tandis que les donneurs d’organes et ces listes existent en Israël, il n’y avait pas de bébé israélien qui figurait sur cette liste d’attente quand le petit Palestinien, qui s’appelle Musa, a été amené à Sheba dans un état très grave ».

    « Par un coup du sort, un miracle, Musa a pu recevoir ce nouveau coeur de l’enfant juif, que les parents avaient accepté quelques heures auparavant de donner », a-t-il ajouté.

    Tandis que Musa a survécu à l’intervention, il se trouve encore entre la vie et la mort. Très malade à son arrivée, son état a connu de nombreuses complications, a expliqué Mishaly.

    Mishaly a salué l’hôpital, un symbole de coexistence, le qualifiant « d’île, d’oasis de paix, où la guérison est la priorité et où tout le monde, indépendamment de ce qu’il est, est traité à égalité, avec dignité et avec respect ».

    La grand-mère de Musa a déclaré que sa famille « aimerait rencontrer la famille de l’enfant juif dans un proche avenir et qu’elle la remercie pour sa générosité ».

    15 octobre 2018, 14:15 timesofisrael

    DES HABITANTS DE GAZA FUSTIGENT LE HAMAS DANS UNE VIDEO | i24NEWS

    Le coordinateur des activités gouvernementales dans les Territoires, le général Kamil Abu Rokun, a publié lundi une vidéo sur la page Facebook de COGAT en arabe dans laquelle des habitants de Gaza témoignent que l’organisation terroriste du Hamas reste la principale cause de la situation dans l’enclave.

    “Nous ne pouvons pas continuer. Nous avons suffoqué. Les gens sont morts”, pleurent des habitants.

    VISIONNEZ LA VIDÉO EN CLIQUANT ICI

    “Pendant des mois, les dirigeants du Hamas ont exigé que vous veniez chaque vendredi dans la zone de la barrière de sécurité, mettant votre vie en danger pour de violentes émeutes et des manifestations inutiles. Blessé et ayant besoin d’aide, le Hamas vous abandonne et ne prend même pas la peine de vous fournir un traitement comme vous le témoignez vous-même dans la vidéo suivante,” a écrit le major-général Abu Rokun aux habitants de Gaza.

    “Si vous recherchez les responsables de votre situation difficile dans la bande de Gaza, la réponse est très claire”, a ajouté le coordinateur des activités gouvernementales.

    Depuis le 30 mars, 179 émeutiers palestiniens, incluant de nombreux membres d’organisations terroristes, sont morts lors d’affrontements avec l’armée israélienne à la frontière.

    Israël accuse le Hamas, le mouvement terroriste islamiste qui contrôle la bande de Gaza, d’orchestrer les manifestations et soutient que les soldats ne font que protéger la frontière pour éviter des infiltrations de Palestiniens.

    Source : i24NEWS

    LA VÉRITÉ SUR AHED TAMIMI « L’ICONE PALESTINIENNE » | Infoequitable

    Le mythe Ahed Tamimi : trois faits peu connus sur « l’icône palestinienne »

    On ne présente plus Ahed Tamimi. Et pourtant, on devrait… Invitée vedette de la Fête de l’Humanité du parti communiste puis attendue à plusieurs manifestations à travers la France, elle a été largement décrite par la presse comme une jeune fille qui aurait été envoyée en prison pour une simple gifle, sans gravité et quasiment justifiée puisque donnée aux soldats d’un pays qui opprimerait le sien. La réalité est différente et les faits suivants gagnent à être connus et partagés auprès du plus grand nombre.

     

    1. Le rêve d’Ahed Tamimi n’est pas d’obtenir un Etat palestinien aux côtés d’Israël, mais de détruire l’Etat juif pour le remplacer par un unique 100% Etat arabe.

     

    Le monde doit reconnaître la cause palestinienne. L’occupation n’est pas seulement le vol de terres. Nous nous opposons au racisme, au sionisme, à tout le système d’occupation et pas seulement aux colonies.

     

    Lors d’un précédent voyage à Bruxelles, où le Parlement européen lui avait ouvert ses portes là aussi à l’initiative d’alliés d’extrême gauche, la jeune mais déjà chevronnée activiste avait bien expliqué que sa lutte « contre l’occupation et la colonisation » n’était pas uniquement contre la présence de Juifs israéliens en Cisjordanie (Judée Samarie). Ca, c’est ce que les occidentaux candides croient comprendre. C’est au sionisme lui-même qu’Ahed et ses soutiens s’opposent : c’est-à-dire au droit à l’autodétermination du peuple juif.

    Son père, qui travaille de concert avec elle, l’a confirmé le jour où il a déclaré qu’« Israël est une grande colonie ». En clair, pour les Tamimi, un Juif habitant à Tel Aviv ou à Eilat est un « colon ». Le but des Tamimi est de mettre les Juifs dehors, par tous les moyens y compris les plus violents. Quand les journalistes prônent la « solution à deux Etats » et font dans le même temps l’éloge d’Ahed qui, elle, milite pour que tout le territoire soit arabisé, le lecteur doit se poser la question de leur cohérence.

     

    AHED TAMIMI AU PARLEMENT EUROPÉEN AUX CÔTÉS DE LEILA KHALED, ANCIENNE TERRORISTE PALESTINIENNE IMPLIQUÉE DANS PLUSIEURS DÉTOURNEMENTS D’AVIONS DANS LES ANNÉES 1960 (FACEBOOK)

     

    Notons au passage que le village où habitent les Tamimi, Nabi Saleh, ne peut être décrit comme « occupé » si l’on considère que la Cisjordanie / Judée Samarie est gérée, tant qu’un autre arrangement n’est pas trouvé, selon les termes des Accords d’Oslo signés par Israël et par les Palestiniens. Nabi Saleh se trouve dans la zone B prévue par ces Accords : l’administration civile y est confiée à l’Autorité palestinienne et Israël gère la sécurité. Ce qui fait que la présence de soldats israéliens, qu’elle plaise ou non, y est parfaitement légitime.

     

    2. La famille d’Ahed Tamimi, qui met en scène sa « lutte » contre les soldats israéliens, est composée de meurtiers.

    On ne choisit pas sa famille. Mais l’esprit de « révolte » d’Ahed Tamimi est bel et bien celui de sa famille. Ses parents n’ont pas hésité à l’instrumentaliser dès son plus jeune âge. Sciemment habillée à la mode occidentale par un père impresario, tout est fait pour que la jeunesse puisse s’identifier à Ahed Tamimi qui avait déjà connu la « gloire » en 2012, alors pré-adolescente, pour une autre mise en scène dans laquelle elle levait son poing face à des soldats israéliens.

    Or cette famille est violente – et pas seulement dans le langage. Des proches d’Ahed Tamimi ont du sang sur les mains. Sa tante Ahlam Tamimi est le cerveau d’un attentat commis en 2001 dans la pizzeria Sbarro de Jérusalem qui fit 15 morts, dont 7 enfants et une femme enceinte, et 130 blessés. Ahlam, dont il faut écouter le témoignage glaçant sur sa volonté de faire le plus grand nombre de morts possibles, ne s’est jamais repentie, bien au contraire. Le mari d’Ahlam est Nizar, un cousin, qui avait lui été condamné en 1993 avec un autre cousin, Saïd, pour le meurtre d’un Israélien brûlé vif, Haïm Mizrahi.

    En 2012, Ahed et ses parents étaient présents au mariage de leurs cousins assassins, Ahlam et Nizar… Encore enfant, Ahed a été filmée au mariage en train de taper joyeusement dans ses mains (vidéo, passage à 1mn).

     

     

    SOURCE: THETOWER.ORG

     

    On compte par ailleurs d’innombrables preuves de la haine anti-juive des Tamimi dans leurs posts sur les réseaux sociaux.

     

    3. Condamnée pour une simple gifle ? Faux : Ahed Tamimi prône ouvertement la violence et les journalistes le savent mais ils vous le cachent.

    Passons outre le fait qu’Ahed Tamimi a donné toute une série de coups (coups de poing, coups de pied…) aux soldats et qu’elle y était encouragée par sa mère (quelle genre de mère met ainsi son enfant en danger ?) aux cris de “utrodo” (“اطرد”) – « expulse-les », « jette-les dehors ».

    La condamnation d’Ahed Tamimi ne visait pas seulement cet incident, mais aussi les mots d’une extrême violence qu’elle a eus :

     

    (…) que ce soient des attaques au couteau, des opérations de martyrs (c’est à dire des attentats-suicides à la bombe), des jets de pierres, tout le monde doit agir pour que nous puissions ainsi nous unir et permettre de faire passer notre message comme il convient, et atteindre l’objectif qui est la libération de la Palestine, si Allah le veut.

     

    Ahed Tamimi a lancé cet appel à tuer les Juifs devant une caméra tenue par sa mère juste après l’incident (à partir de la 38e seconde dans la vidéo). L’incitation à la violence faisait partie des chefs d’inculpation de l’activiste, qui n’a pas été envoyée en prison juste pour une modeste gifle.

     

     

    Les médias cachent systématiquement cette vidéo qui démolit complètement le narratif de la « non-violence ». InfoEquitable a démontré que BFMTV, comme d’autres organes de presse, le faisait en connaissance de cause.

    Les médias n’ont pas non plus parlé du soutien qu’elle à affiché en août 2018 au chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, qui partage avec elle l’objectif de détruire Israël : « Nous le soutenons tous et sommes fiers de lui », a-t-elle dit après avoir elle-même reçu le soutien du chef terroriste (vidéodont le mouvement a par le passé commis des attentats jusqu’en France (7 morts et 57 blessés à la rue de Rennes à Paris en 1986…).

     

    Conclusion

    Tous ces éléments parfaitement vérifiables sont connus de tout journaliste sérieux qui travaille sur le sujet. Ils sont aussi connus du Parti communiste français et des autres supporters de « l’icône de la résistance palestinienne ». Il ne faut pas perdre de vue que lorsque Ahed parle devant un public français à la Fête de l’Huma ou que les journaux lui tressent des louanges, le message de haine des Juifs parti de Nabi Saleh résonne à des milliers de kilomètres de là, en France où des Juifs ont déjà été tués pour « venger les enfants de Palestine » (le motif donné par Mohammed Merah pour son massacre à Toulouse). C’est un message dangereux qui peut susciter d’autres vocations similaires. Il est donc important de partager les éléments énoncés dans cet article auprès du plus grand nombre pour déconstruire le mythe érigé autour d’Ahed Tamimi.

    Source: InfoEquitable

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    Auteur : InfoEquitable. Si vous souhaitez reproduire cet article, merci de demander ici une autorisation écrite préalable.

    Image : capture d’écran YouTube – journal L’Humanité


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    le BNVCA condamne l’agression antisémite violente commise le 2/9/2018 à Paris, contre un jeune homme juif

    8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 2 Septembre 2018

    Le BNVCA condamne l’agression antisémite commise à Paris au préjudice d’un jeune homme juif, le 2/9/18 vers 3 heures du matin. Selon la victime Mr S.L., alors qu’il se promenait sur le Pont Alexandre III, il a été pris à partie par des individus arrivés en moto qui lui ont arraché son collier en or.

    Lorsque les auteurs ont découvert qu’il s’agissait d’une médaille juive, représentant l’Etoile de David, ils sont revenus vers lui, l’un d’eux a crié “C’est un sale juif” et ils ont proféré d’autres injures antisémites, l’ont frappé et l’ont dépossédé de son portefeuille, ses papiers, ses cartes bancaires etc, avant de s’enfuir.

    La victime, qui souffre de contusions sur le corps, les bras, les jambes et le torse, est profondément choquée. Mr S. L., qui décrit ses attaquants comme d’origine nord africaine, a déposé plainte au Commissariat de Police du 19e art de Paris et se rendra aux UMJ le 5/9/18. Le BNVCA demande que tout soit mis en oeuvre pour identifier et interpeller les agresseurs probablement repérés par la vidéo surveillance de la Ville. La victime nous a confié qu’elle s’est plainte par écrit auprès de l’IGPN et du Procureur de la République, du fait que les policiers du Commissariat du 8eme arrondissement de Paris où elle s’est immédiatement rendue, ont refusé de l’assister et d’enregistrer sa plainte.

    Antisémitisme à Pôle Emploi à Noisy le grand : Croix gammée dessinée sur la porte du bureau personnel d’un responsable. La victime dépose plainte.

    8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 3 Septembre 2018

    Le BNVCA dénonce et condamne l’acte de nature antisémite qui a visé un homme de confession juive, qui occupe au sein de Pôle Emploi de Noisy le Grand (93) la fonction de Directeur de la Plateforme de Contrôle de la Recherche d’Emploi de Pôle Emploi Île de France. La victime, qui a déposé plainte, nous a signalé avoir découvert le 21/8/18 vers midi qu’une croix gammée a été dessinée sur le côté intérieur de la porte de son bureau, qui lui est affecté personnellement et nominativement.

    Le BNVCA, qui a saisi le Préfet de Seine saint Denis et la hiérarchie de Pôle Emploi, demande que tout soit mis en oeuvre pour découvrir et interpeller les auteurs de cet acte, d’autant que selon la victime, Il faut être muni d’un badge pour accéder et entrer à l’intérieur des bureaux de l’établissement.

    Le BNVCA condamne les tags visant le Président Lévy de l’Université de Grenoble

    8 Boulevard Saint Simon 93700 Drancy

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 3 Septembre  2018

    Le BNVCA condamne les tags antisémites découverts dans la matinée du 3 septembre 2018,  et qui ont personnellement visé Mr Patrick Lévy, le Président de l’Université Grenoble Alpes. Parmi ces inscriptions ignobles on pouvait lire “Effacez les mails de Lévy” et “la rentrée ça gaze(ra)”.

    Ces faits ont été condamnés par la Ministre de l’Enseignement supérieur Mme Frédérique Vidal.

    Pour le BNVCA, le caractère antisémite ne fait aucun doute. Nous mettons en cause des nombreuses manifestations hostiles à Israël qui se déroulent à Grenoble à l’initiative de l’organisation illégale BDS, de même que les conférences organisées dans l’Université par les activistes de BDS qui veulent présenter Israël comme “un état apartheid”. Le BNVCA est convaincu que tant que ces opérations anti israéliennes ne sont pas interdites, et réprimées comme le prévoit et le punit le code pénal, l’antisémitisme va encore se développer dangereusement.  Le BNVCA demande que tout soit mis en oeuvre pour identifier les auteurs antijuifs et les interpeller.

    CRÉTEIL : VICTIME D’UNE AGRESSION ANTISÉMITE, 4 ANS APRÈS LE PROCÈS

    Le procès des agresseurs présumés d’un jeune homme juif et de sa compagne dans un appartement de Créteil, mardi 26/06/18 devant les assises du Val-de-Marne.

     

     

    Visualiser le Grand JT des faits Divers : cnews

    L’affaire, très médiatisée à l’époque, remonte à décembre 2014. Il ne s’agit pas d’un «simple fait divers», avait déclaré le ministre de l’Intérieur de l’époque, Bernard Cazeneuve, dans un discours à Créteil, quelques jours après les faits.

    «Derrière ce crime, il y a un mal qui ronge la République et que nous devons combattre à tout prix», avait-il dit, annonçant que le gouvernement ferait de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme une «cause nationale».

    Le verdict est attendu le 6 juillet.

     

    Tollé après la provocation antisémite du Maire de Bezons – Haguesher

     

    Tollé après la provocation antisémite du maire de Bezons

    DOMINIQUE LESPARRE A INAUGURÉ UNE « ALLÉE DE LA NAKBA » POUR RENDRE HOMMAGE AUX « VICTIMES DU CRIMINEL DE GUERRE BEN GOURION ». LE PRÉFET A ORDONNÉ L’ANNULATION DE LA MESURE MAIS LE MAL ÉTAIT FAIT : UN NOUVEAU CAP A ÉTÉ FRANCHI DANS L’INCITATION À LA HAINE.

    Le maire de Bezons, au nord-ouest de Paris, est un communiste et un anti-israélien fanatique. A telle enseigne que la quasi-totalité de nos coreligionnaires ont fui la commune, nous indique René Taïeb, président de l’Union des collectivités juives du Val-d’Oise (UCJ-95).
    Cette fois, Dominique Lesparre a dépassé toutes les bornes de la décence et de la morale publiques. Sans demander l’avis de son conseil municipal, il a fait apposer le 11 juin une plaque sur une rue adjacente à l’Hôtel de Ville pour la renommer « allée de la Nakba » (en référence à l’intitulé « Catastrophe » qu’utilisent les militants palestiniens pour désigner le jour de l’Indépendance d’Israël). Plus encore : sur la même plaque, rédigée en français et en… arabe, on pouvait lire que David Ben Gourion zal n’était autre qu’un « criminel de guerre » ayant « expulsé » des centaines de milliers de personnes. Le maire a inauguré lui-même cet affichage honteux lors d’une cérémonie où il a condamné « les massacres particulièrement effroyables perpétrés par l’armée israélienne à la frontière de la bande de Gaza. Nous sommes fiers de défendre, à travers cette initiative, le droit au retour des Palestiniens », a-t-il martelé.
    Dès le lendemain matin, René Taïeb a averti le préfet du département, Jean-Yves Latournerie, lui demandant de mettre un terme à cette mesure illégale à double titre : non validée par le conseil municipal et surtout contraire aux principes diplomatiques interdisant à des élus locaux de se substituer aux prérogatives du gouvernement et de prendre position sur un conflit international. Le préfet a immédiatement donné raison au responsable communautaire, précisant que ce genre de provocation risquait en outre de susciter de « graves troubles à l’ordre public ». Tandis qu’à Jérusalem, un cadre du ministère des Affaires étrangères saluait ironiquement, sur Internet, la naissance de la « première mairie Hamas de France », Dominique Lesparre a dû retirer la plaque dans les heures suivantes sur injonction du représentant de l’Etat. Entre-temps, l’ambassadrice d’Israël, Aliza Bin-Noun, avait communiqué sa colère à la presse face à cette incitation à la haine.
    Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) a constaté qu’une fois encore, un maire communiste poussait à « l’acte criminel antijuif » et a exigé sa démission. Le président de l’association, Sammy Ghozlan, dont le sang n’a fait qu’un tour, a écrit personnellement à Gérard Collomb, ministre de l’Intérieur, pour lui dire que « la situation s’aggrave et perturbe nos compatriotes juifs qui se sentent agressés, outragés, harcelés, insultés, menacés, mis au ban de la nation par des élus qui détiennent une parcelle de pouvoir et en abusent(…) en encourageant les islamo-terroristes qui sévissent dans notre pays. Mon Bureau reçoit de nombreuses plaintes et doléances de requérants qui nous déclarent : ‘Trop c’est trop, nous n’en pouvons plus, faites quelque chose. Que fait le gouvernement ?’ Monsieur le ministre, usez de votre pouvoir et adressez des remontrances officielles aux élus concernés », a conclu Sammy Ghozlan.
    Cette lamentable affaire a provoqué des remous à Bezons. Des groupes d’individus se sont précipités pour photographier la plaque avant sa disparition. Le maire a été menacé par des appels anonymes. Quant à son fils Fabien, ses opinions sont claires : c’est un antisémite pur et dur, ancienne manière. Après les menaces en question, il a réagi par voie numérique en insultant les Juifs dans leur ensemble, utilisant les termes orduriers en vigueur sous l’Occupation.

    Axel Gantz

    Lettre à Benoit Hamon, du BNVCA, suite à ses propos concernant la situation à Gaza, le 15 mai 2018, dans l’émission LA MATINALE en sa qualité d’Invité RTL

    Le Président
    Sammy Ghozlan
    01 77 38 49 44
    Réf : SG/ MU/N°18-27

    Monsieur Benoit Hamon
    Président Fondateur de GENERATION-S
    Ancien Ministre
    51 bis Avenue de la République
    75011 Paris

    Paris, le 18 Mai 2018

    Monsieur le Ministre, Mon Bureau a reçu un très grand nombre de protestations émanant d’auditeurs de RTL et d’internautes, profondément choqués par les propos que vous avez tenus lors de votre intervention le 15 mai 2018, dans l’émission LA MATINALE en votre qualité d’Invité RTL. A la question de la journaliste Elisabeth Martichaux “La Maison Blanche renvoie la responsabilité des 59 morts sur les palestiniens le Hamas. Israël se bat 10 ans après pour sa sécurité, 70 ans après sa création” vous répondez « HELAS LES MORTS NE SONT QUE D’UN COTE». Par ce lapsus révélateur, par ce mot “Hélas” que vous avez prononcé, vous semblez regretter qu’il n’y ait pas de morts juifs israéliens. Aucun mot n’a été assez dur contre la réponse d’Israël à la tentative d’invasion de son territoire souverain « usage disproportionné de la force, massacre, génocide crimes odieux, bain de sang », et j’en passe. Contrairement à toutes les allégations, ces manifestations ne découlaient en rien de la décision des USA d’installer leur ambassade à Jérusalem. Elles sont programmées depuis plus d’un an. Monsieur le Ministre vous n’ignorez pas que le peuple juif a la culture de la vie, contrairement à ses adversaires qui magnifient la mort. Monsieur le Ministre je ne parviens pas à comprendre qu’un homme d’état comme vous ait pu se laisser abuser par la désinformation propagée par des médias qui exprimaient leur état d’âme, mais ni la vérité, ni la réalité des faits. En effet, il ressort aujourd’hui que la prétendue “marche du retour” n’était pas une manifestation pacifique. Commandée par l’organisation terroriste Hamas, elle avait pour objectif d’utiliser des jeunes, des femmes et des enfants dans le but de violer la frontière, et comme l’avoue publiquement un gazaoui, permettre aux terroristes de tuer, et capturer des juifs israéliens pour en faire des otages. Pouvez-vous nous éclairer, Monsieur le Ministre sur la nature du “retour” invoqué par ces palestiniens. Pensez-vous possible que les juifs chassés des pays arabes, le million de français d’Algérie, puissent prétendre à un retour dans leur pays natal.
    Il serait temps que les dirigeants des nations éclairées comme la France fassent admettre à la
    partie palestinienne, d’abandonner son rêve de “retour” illusoire et impossible.
    La famille du bébé déclaré mort asphyxié par les gaz lacrymogènes a reconnu avoir été
    soudoyée par le Hamas pour présenter devant les caméras la fillette de 8 mois, déjà morte en
    raison de sa maladie cardiaque.
    Quant au nombre de victimes palestiniennes, c’est encore le chef du Hamas Bardaoui qui déclare
    publiquement que sur les 59 personnes tuées, plus de 50 sont des combattants armés du
    Hamas.
    La mémoire du peuple juif, qui a déjà gravé les propos du Général de Gaulle « Peuple juif sûr
    de lui et dominateur », du Premier Ministre Raymond Barre, « un attentat odieux qui voulait
    frapper les Juifs se trouvant dans cette synagogue et qui a frappé des Français innocents
    qui traversaient la rue Copernic », se souviendra encore longtemps de votre exclamation
    comme des propos du Président Macron qui a qualifié de « Crimes odieux » l’élimination de
    terroristes.
    Monsieur le Ministre, nous déplorons la mort de tout être humain, pour autant, et si nous
    reconnaissons à notre pays qu’il défende ses citoyens en bombardant nos ennemis situés à
    10.000 Km de nos frontières, nous attendons de nos hommes politiques qu’ils soient animés de
    plus de lucidité, qu’ils aient moins de préjugés négatifs sur Israël, notamment quand ce
    pays protège ses habitants, menacés, à 100 mètres de leur maison, par des fanatiques, islamo
    terroristes.
    Pour votre information, en réponse aux agressions des gazaouis qui ont envoyé des cerfsvolants
    qui ont enflammés les cultures, les israéliens frontaliers de Gaza ont renvoyés des cerfsvolants
    avec des messages de paix et d’amour.
    Monsieur le Ministre, l’intérêt que vous éprouvez pour le camp palestinien vous a conduit à tenter
    de faire reconnaître prématurément la Palestine par un vote à l’Assemblée nationale.
    Cette mesure n’a rien rapporté au PS qui a perdu les élections présidentielles. Les quartiers
    sensibles et les banlieues ne sont toujours pas apaisées, et les attentats n’ont pas été empêchés.
    Si nous ne considérons pas que les opposants à Israël soient tous antisémites, nous observons
    que l’incitation à la haine d’Israël reste la source principale du nouvel antisémitisme.
    Parce que comme vous, comme les israéliens, nous sommes épris de paix, nous sommes
    convaincus que la Paix viendra entre les belligérants, que l’état de Palestine indépendant sera
    établi, dès que les Palestiniens reconnaîtront l’existence de l’Etat juif d’Israël, de sa capitale
    éternelle Jérusalem.
    Dans l’attente de votre réponse que je ne manquerai pas de communiquer à tous nos requérants,
    je vous prie de croire Monsieur le Ministre à l’expression de ma parfaite considération.
    Monsieur Ghozlan

    Propos intéressants du chef de la diplomatie suisse sur l’Unrwa

    Propos intéressants du chef de la diplomatie suisse sur l’Unrwa

    Israël mène depuis des années une campagne active contre les activités et l’existence même de l’Unrwa, cette institution de l’ONU créée exclusivement pour s’occuper des “réfugiés” arabes palestiniens. Cette agence existe depuis sept décennies et elle se caractérise par deux anomalies: la perpétuation du statut de “réfugié” de père en fils, avec toutes les conséquences financières que cela implique pour l’ONU, et également l’enseignement de la haine antisémite et du négationnisme qui sont prodigués dans les écoles sous contrôle de l’Unrwa.

    Les nombreux documents, photos, brochures, enregistrements et films réalisés  (souvent en caméra cachée) –  sur le fonctionnement de l’Unrwa commencent à faire leur chemin dans les chancelleries occidentales. La question obtient de plus en plus d’attention depuis l’arrivée de la nouvelle Administration américaine, beaucoup plus volontariste que la précédente.

    C’est ainsi que des propos inédits ont été prononcés par le conseiller fédéral suisse en charge des Affaires étrangères Ignazio Cassis. De retour d’un voyage en Jordanie, il a déclaré que l’Unrwa “est un obstacle à la paix au Proche-Orient car elle entretient le conflit en ne développant pas assez l’intégration des réfugiés dans les pays concernés. Et tant que les réfugiés Palestiniens vivront dans ces camps, ils caresseront le rêve de rentrer un jour dans leur patrie”. Le chef de la diplomatie suisse a également reproché à l’Unrwa d’entretenir l’illusion

    Il s’agit d’une vérité triviale mais qui fait plaisir à entendre pour la première fois de la bouche d’un dirigeant occidental. Le conseiller fédéral a également évoqué les incidents de Gaza et le conflit israélo-palestinien, en exprimant une voix différente et bienvenue par rapport à la chorale  internationale: “Tant que les Arabes ne sont pas prêts à accorder à Israël le droit d’exister, Israël se sent menacé dans son existence et se défendra”.

    L’Unrwa avait été créée pour solutionner la question des ‘réfugiés’ arabes, mais dès 1948, les pays arabes avaient compris que le maintien de leurs frères dans des camps de misère permettrait de créer et de maintenir un foyer de haine aux portes d’Israël. Et aussi d’attirer la pitié de la communauté internationale qui faisait semblant d’oublier que ce ne sont pas les Israéliens qui ont parqué ces population dans des camps, mais bel et bien les pays arabes “frères” sur leurs propres territoires, leur refusant même la citoyenneté.

    Ignazio Cassis, qui en a discuté avec le Commissaire-général de l’ONU, Pierre Krähenbühl – suisse lui-aussi – est en faveur d’une intégration de réfugiés de longue date dans les pays où ils résident. “Plutôt que de soutenir des écoles et hôpitaux de l’UNRWA, la Suisse pourrait aider les institutions jordaniennes à encourager leur intégration”, estime le ministre.

    S’il s’agit d’une avancée sur le plan théorique, rien ne devrait changer dans les prochains temps dans la politique de la Confédération helvétique. Ce pays va continuer à contribuer au financement de l’Unrwa. “Si tous les Etats stoppaient leur contribution à cette agence de l’ONU, c’est tout un système qui s’écroulerait, alors qu’il contribue à une certaine stabilité”, reconnaît Ignazio Cassis, qui rajoute: “La communauté internationale ne peut pas se permettre des manifestations de colère des Palestiniens”! La Suisse, malgré sa petite taille, est le 8e plus gros donateur de l’Unrwa, avec une contribution en 2018 qui s’élèvera à 21,2 millions de francs suisses soit 18 millions d’euros.

    Inutile de dire que les propos d’Ignazio Cassis ont provoqué quelques remous dans son pays parmi les tenants de la doxa officielle sur le conflit israélo-palestinien.

    Dans le Vieux continent imprégné de préjugés anti-israéliens, il n’est pas bon de dire certaines vérités.

    Le BNVCA dépose plainte contre l’auteur du tweet antisémite présumé posté par Jérôme Bourbon

    Le BNVCA, qui observe depuis plusieurs années l’antisémitisme qui se développe sur internet, reçoit de nombreuses protestations d’internautes indignés par le message ANTIJUIF tweeté le 15 mai par Jérôme Bourbon, directeur du journal d’extrême droite RIVAROL, qui résulte des informations fausses et mensongères concernant les événements à Gaza, déversées abondamment par les médias et certains responsables politiques.
    Le 15 mai 2018 Bourbon écrit “FINALEMENT QUAND ON VOIT CE QUI SE PASSE EN PALESTINE OCCUPÉE UN DÉFUNT CHANCELIER AURAIT IL EU COMPLÈTEMENT TORT DANS SON ANALYSE DE LA QUESTION JUIVE LA QUESTION MÉRITE D’ÊTRE POSÉE”
    Dans ce tweet, BOURBON affirme soutenir le chancelier défunt” sous entendu Hitler, et son analyse de la question juive, comprenez la Shoa.
    Nous en déduisons que non seulement l’antisionisme c’est l’antisémitisme, mais que le “palestinisme” rapproche l’extrême droite, et l’islamo-gauchisme qui soutiennent ensemble le terrorisme islamiste, du moment qu’il est anti-israélien et anti-juif.
    Comme nous le craignions ces mensonges ont contribué à cultiver l’antisémitisme.
    Le lien suivant présente les discussions haineuses suscitées par ce tweet
    https://twitter.com/JeromeBourbon/status/996350734902972416.
    Le BNVCA tient à corriger ci dessous les “fake news” mises en cause, les plus répandues par les journalistes, reporters et hommes politiques. Ceux ci les prenant pour argent comptant, contribuent à déclencher cette haine d’Israël qui pousse à l’acte anti-juif sur notre sol, depuis 18 ans.
    1- Le territoire de Gaza n’est pas occupé par Israel mais gouverné par le mouvement terroriste Hamas.
    2- Un dirigeant du Hamas Bardaoui avoue que les gazaouis tués ne son pas des civils mais des “combattants” du Hamas.
    3- Un autre dirigeant qui témoigne devant les caméras confirme que les femmes et les enfants sont envoyés en première ligne et que l’objectif est d’envahir le territoire israélien pour tuer les habitants juifs de ce pays.
    4- La famille du bébé mort avoue que leur fillette de 8 mois a succombé à sa maladie de cœur, et non suite à l’inhalation de gaz lacrymogènes. Elle ajoute avoir été soudoyée par le Hamas pour mentir devant la presse internationale.
    Le BNVCA demandera au Gouvernement et au Parlement d’ouvrir une enquête, et désigner une Commission Parlementaire pour examiner les manquements à la déontologie de la Presse.
    Le BNVCA saisit le CSA à propos des informations et reportages diffusés sans avoir été vérifiées au préalable.
    Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Charles Baccouche de déposer plainte contre l’auteur du tweet antisémite.

    Berlin juge « assez extrêmes » les effets de l’antisémitisme en France

    Berlin juge « assez extrêmes » les effets de l’antisémitisme en France

    La crainte d’une résurgence de l’antisémitisme en Europe rencontre un écho particulier en France et en Allemagne

    Felix Klein, premier émissaire spécial du gouvernement allemand auprès de la communauté juive. (Crédit : ministère de l'Intérieur allemand)

    Felix Klein, premier émissaire spécial du gouvernement allemand auprès de la communauté juive. (Crédit : ministère de l’Intérieur allemand)

    L’antisémitisme et ses effets en France sont « assez extrêmes » et plus importants qu’en Allemagne, a estimé fin avril le nouveau responsable de ce dossier au sein du gouvernement de la chancelière Angela Merkel.

    « La situation est assez extrême en France, l’exode des juifs français vers Israël, – l’Alyah -, est un signe alarmant, c’est quelque chose que nous n’avons pas encore en Allemagne », a estimé lors d’une conférence de presse Felix Klein, qui occupe la fonction nouvellement créée de délégué gouvernemental pour la lutte contre l’antisémitisme.

    « Par chance, il n’y a pas beaucoup de juifs qui quittent l’Allemagne, comme c’est par exemple le cas en France », a ajouté M. Klein.

    La crainte d’une résurgence de l’antisémitisme en Europe rencontre un écho particulier en France et en Allemagne. Une agression antisémite récemment commise à Berlin par un jeune Syrien a suscité une vive émotion dans un pays toujours hanté par les crimes nazis.

    Suite à cette agression, des rassemblements en soutien à la communauté juive allemande ont eu lieu dans plusieurs villes du pays.

    De même, l’industrie nationale du disque vient de supprimer le principal prix musical annuel, les « ECHOs », après la remise d’une récompense à deux rappeurs aux textes pourtant accusés d’antisémitisme.

    En France, où vivent les plus importantes communautés juive et musulmane de l’Union européenne, la question de l’antisémitisme resurgit régulièrement, notamment depuis les attentats djihadistes de 2015. Et la situation est encore plus tendue depuis le meurtre en mars de l’octogénaire juive Mireille Knoll, pour lequel la justice française a retenu un motif antisémite.

    « Qu’une survivante de l’Holocauste soit assassinée en France simplement parce qu’elle est juive, c’est impensable », a estimé M. Klein.

    Pour mieux cerner et combattre l’antisémitisme en Allemagne, il veut créer une banque de données centralisant les actes anti-juifs, afin de mettre en évidence « les cas sous la limite des poursuites pénales », comme certaines injures ou clichés.

    Pour l’heure, « nous n’avons que les statistiques générales de la police », selon lesquelles « 90 % des délits antisémites » sont commis par l’extrême droite, a-t-il expliqué.

    Or, les juifs d’Allemagne « racontent tout autre chose, ils ressentent l’antisémitisme musulman comme beaucoup plus dangereux », a poursuivi M. Klein.

    « Nous sommes confrontés à de l’antisémitisme parmi les Allemands et aussi parmi les gens provenant du monde arabophone », a souligné récemment la chancelière Angela Merkel.

    Le BNVCA dénonce et condamne les graffitis antisémites tagués sur les murs de l’école juive Gustave Leven, Paris 16e

     

    Le BNVCA dénonce et condamne les graffitis antisémites tagués sur les murs de l’école juive Gustave Leven, 6 bic Rue Michel-Ange, Paris 16e.

    Des croix gammées et “SALE JUIF” ont été découverts ce Lundi 9 Avril. Selon un responsable de l’établissement, une plainte a été déposée.

    Le BNVCA demande qu’une enquête approfondi soit effectuée et que tous les moyens soient mis en oeuvre pour identifier et interpeller les criminels antijuifs. Nous espérons que l’exploitation des vidéos surveillance permettra d’aboutir à ce résultat.

     

    Dans le quotidien des habitants de la communauté juive de Sarcelles

    Posté le 19 mars 2018

    Avec environ 12 000 personnes sur une population totale de 60 000 habitants, c’est l’une des communautés juives les plus importantes en France.

    Synagogue Sarcelles

    C’était il y a six ans. Jonathan Sandler et ses deux enfants Arié et Gabriel et Myriam Monsonego, tombaient sous les balles du terroriste Mohammed Merah à l’école Ozar-Hatorah, à Toulouse. Un triste événement qui retentissait jusqu’à Sarcelles, où Eva Sandler, veuve de Jonathan Sandler, vivait après ce drame. Ce lundi, elle sera présente à la commémoration organisée par la municipalité (PS), pour un hommage à ces individus « lâchement assassinés parce que juifs », peut-on lire sur la stèle élevée par la ville. C’est aussi ce lundi que le gouvernement doit annoncer son nouveau plan de lutte contre le racisme et l’antisémitisme. « J’ai le sentiment que les autorités ne sont pas à la hauteur, indique François Pupponi, député (PS). Nous avions proposé d’être une zone expérimentale pour analyser les actes antisémites, les expliquer… » Rencontre avec les habitants de la communauté juive de Sarcelles, l’une des plus importantes de France. Ils sont environ 12 000 sur les 60 000 habitants de la ville.

    Pour les habitants, les choses ont changé avec le temps

    Avenue Paul-Valéry, à Sarcelles. Ici, tous les commerces proposent des produits casher. C’est dans ce quartier, dit celui de la « Petite Jérusalem », que vit une grande majorité des juifs de la commune. La récente agression d’un enfant de 8 ans qui portait une kippa a suscité beaucoup d’émotion. L’ancien maire (PS), Nicolas Maccioni, avait alors demandé au préfet des renforts pour plus de sécurité et songeait à organiser, avant sa démission, des journées de lutte contre l’antisémitisme.

    « Ah, Mazel tov ! », s’enthousiasme Maguy. Pour cette habitante de 72 ans, il y a urgence « à engager un travail sur cette question ». Elle est attablée à la terrasse d’une boulangerie avec Joëlle, 58 ans, fille de Liliane, 82 ans. Elles ont connu le Sarcelles d’antan. « Celui où tout le monde se mélangeait », assure tout sourire Maguy, nostalgique. « Il y a quarante ans, on n’avait pas de problème, on se sentait en sécurité, reprend Joëlle. Avec le temps, les choses ont changé. » Maguy, est religieuse. Elle sort la tête couverte. Joëlle ne l’est pas. « Je me suis retrouvée à inscrire ma fille dans une école juive parce qu’elle se faisait agresser au collège public », souffle-t-elle. « J’ai dû faire pareil. On s’en prend à eux parce qu’ils sont juifs, affirme Maguy. Le gamin de 8 ans, je suis sûre qu’ils l’ont frappé parce qu’il avait une kippa… » Joëlle aimerait que ça change : « On a grandi dans les mêmes quartiers, on a vécu les mêmes galères, je ne comprends pas comment on peut en arriver là », souffle-t-elle tout en tirant sur sa cigarette.

    « Tout n’est pas parfait mais pas besoin d’en rajouter »

    A quelques mètres de là, David* sort d’un magasin. A 34 ans, il n’a jamais vécu ailleurs qu’à Sarcelles et ne compte pas en partir. « Je suis bien ici. Il y a une bonne cohabitation entre les gens. Ici, j’assume ma kippa, je sais qu’on ne va pas me regarder bizarrement, alors qu’ailleurs je ne la mets pas forcément. Parfois je mets une casquette », concède-t-il. Un geste qu’il voudrait ne pas avoir à faire. « Qu’on porte une kippa, une croix ou un voile, on ne devrait pas être embêté. Moi, je m’en fiche. Chacun doit pouvoir vivre librement qu’il soit croyant ou non, sans avoir peur d’être agressé. » Le jeune homme est optimiste. « Les émeutes de juillet 2014 (NDLR : en marge d’une manifestation propalestinienne), ça a été dur. Ça a été un tournant pour la communauté. Mais pour moi, le vivre ensemble existe toujours. » Samuel, 21 ans, a grandi dans la rue Louis-Lebrun. « Je ne ressens pas du tout de danger à Sarcelles. Je trouve que les choses se passent bien. » Son amie, Rebecca, 22 ans, n’est pas aussi catégorique. « Ce n’est pas lié qu’à Sarcelles, c’est un climat général. Depuis les attentas à l’Hyper Cacher, j’ai peur. »

    Dan, père de quatre enfants, installé dans le quartier depuis trente ans, est « tranquille ». « Je vis bien ma vie, j’ai mes magasins casher, ma synagogue, je peux vivre ma foi tranquillement », insiste l’homme de 59 ans. Un sentiment partagé par Esther*. « Ça fait quarante-cinq ans que je suis à Sarcelles et les communautés vivent bien ensemble. Tout n’est pas parfait mais ça va, pas besoin d’en rajouter. »

    *Les prénoms ont été modifiés

    Laurent Berros, rabbin de Sarcelles et du Val-d’Oise

    Comment percevez-vous la vie de la communauté juive aujourd’hui à Sarcelles ?

    Laurent Berros : Elle vit bien. Elle a retrouvé ses esprits. Après les attentats de l’Hyper Casher en 2015 et plus encore après la manifestation [interdite] du 20 juillet 2014, on a eu beaucoup de départs. Ce dernier événement avait ébranlé la communauté qui s’est mise à douter, car les Sarcellois ne pensaient pas qu’un jour, ça pouvait arriver ici, chez eux. Car somme toute à Sarcelles, il fait bon vivre. Les communautés et les gens se respectent. Qu’on se balade avec une kippa ou en djellaba, ça ne choque personne. Le fait de vivre ensemble, d’aller au marché, contribue au fait qu’il n’y ait pas autant de tensions que l’on pourrait penser.

    Y a-t-il un travail à réaliser contre l’antisémitisme ?

    L.B : Il faut combattre l’antisémitisme et combattre le silence. La minorité silencieuse, qui ne participe pas, qui n’a pas de volonté de s’intégrer à la société, peut faire des dégâts. Tout le monde n’a pas les mêmes idées, mais il ne faut pas que la haine s’installe. Il ne faut pas que la lutte contre l’antisémitisme se fasse que dans la répression. Ça passe par un vrai dialogue, même musclé, avec des gens qui n’ont pas envie de parler. Il faut mettre en place des grands moments de rencontre.

    Comment ?

    L.B : Je crois aux marches citoyennes, aux marches républicaines. Il faut déambuler dans les quartiers, aller à la rencontre des gens pour briser le silence. Car ce silence s’est transformé en haine. Il faut briser cette haine.

    Comment qualifiez-vous les relations entre communautés ?

    L.B : Il y a un dialogue avec les communautés, ce sont des gens adorables. C’est peut-être une ville compartimentée mais dans chaque compartiment, il y a des gens de religions différentes. Il y a une vraie cohabitation. Celle-ci devient de plus en plus dure avec les nouvelles générations qui peuvent avoir des préjugés. Aujourd’hui par exemple, il y a le problème de l’école publique où on a des enfants qui ne peuvent plus être scolarisés à cause de leur appartenance religieuse et sont donc dans les écoles juives.

    Faudrait-il mettre en place des journées de lutte contre l’antisémitisme ?

    L.B : Ces journées doivent exister. Il faut impérativement lutter par l’information. Il faut réactiver le vivre-ensemble et la politique de la ville est prépondérante dans ce dialogue. Des lieux comme le conservatoire où les associations sportives, qui accueillent des gens de toutes confessions et où tout va bien, sont importants. Ce vivre-ensemble qui était normal avant devient utile et nécessaire aujourd’hui.

    Il n’y a plus de mixité :  Yolande a fait son Aliyah, avec son mari Jean-Paul

    Ils ont 68 et 66 ans. Yolande et Jean-Paul, ont quitté leur ville de Sarcelles, il y a deux ans et demi, où ils ont vécu pendant quarante-deux ans. « On a voulu faire notre Aliyah [immigrer en Israël] une fois à la retraite », indique le couple, rencontré avenue Paul-Valéry. Pour quelles raisons ? « Pour un meilleur cadre de vie, insiste Jean-Paul, canne à la main. Là-bas on a le soleil, la mer… C’est mieux. » Yolande fait la moue. « C’est aussi pour des questions de sécurité, intervient-elle. On voulait plus de sérénité. L’Aliyah, ça nous fait du bien. » Chaque année, ils reviennent à Sarcelles. « On a nos enfants qui vivent encore en France, à Paris. L’une de nos filles vient d’accoucher, se réjouit la retraitée. C’est pour ça qu’on est revenu en janvier et mon mari s’est fait opérer. » Ils comptent repartir bientôt. Ils aiment revenir à Sarcelles, « même si ça a changé ». « Il n’y a plus de mixité, plus de laïcité », déplore Yolande.

    Maïram Guissé

    Source leparisien

    ANDRÉ GLUCKSMANN: Pourquoi les médias occidentaux ont beaucoup d’indulgence pour le terrorisme palestinien ?

    Pourquoi les médias occidentaux ont beaucoup d’indulgence pour le terrorisme palestinien ?

    – Le terrorisme des irlandais (l’IRA) : condamné par tout le monde ;
    – Le terrorisme des basques : condamné par tout le monde ;
    – Le terrorisme ou simplement la résistance armée des tchétchènes : condamné par tout le monde
    Ca a beau être une guerre coloniale menée depuis 300 ans par les russes : pas question

    Le TERRORISME = l’attaque DÉLIBÉRÉE, INTENTIONNELLE, de gens sans défense par des gens armés.

    Il n’y a qu’un terrorisme, durant ces 10 dernières années, qui a été excusé, expliqué, avec plus ou moins de complaisance, ou bien héroïsé par d’autres, c’est le terrorisme des palestiniens.

    Est-ce par ce qu’ils sont musulmans ? Non, puisque les tchétchènes le sont aussi !

    Alors pourquoi une unicité de la cause palestinienne ?
    Pourquoi les palestiniens échappent-ils à la condamnation universelle ?
    La seule explication, si l’on excuse 1 seul terrorisme, c’est que leur cible est très particulière, c’est des juifs.

    Par André Glucskmann

    Contrebande d’armes à Gaza/France: Israël inculpe Romain Franck

    Contrebande d’armes à Gaza/France: Israël inculpe Romain Franck

    Le Shin Bet déclare qu’il a “cyniquement exploité” ses privilèges diplomatiques pour faire passer plus de 70 armes de Gaza en Cisjordanie ; Les liens avec Paris ne changeront pas

    Romain Franck (D), 24 ans, travailleur au consulat de France, et les Palestiniens Moufak al-Ajluni (G) et Mohamed Katout (C) comparaissent devant le tribunal de la ville israélienne de Haïfa le 19 mars 2018, pour faire face à des accusations de contrebande d'armes à Gaza (Crédit : AFP / JACK GUEZ)

    Romain Franck (D), 24 ans, travailleur au consulat de France, et les Palestiniens Moufak al-Ajluni (G) et Mohamed Katout (C) comparaissent devant le tribunal de la ville israélienne de Haïfa le 19 mars 2018, pour faire face à des accusations de contrebande d’armes à Gaza (Crédit : AFP / JACK GUEZ)

    Le ministère des Affaires étrangères a dénoncé lundi des accusations « très graves » de contrebande d’armes par un employé du consulat français à Jérusalem, mais a déclaré que l’incident ne compromettrait pas les relations diplomatiques entre les deux pays, les accusations de trafic d’armes ayant été confirmées par les autorités israéliennes.

    Le service de sécurité du Shin Bet a identifié le suspect comme étant Romain Franck. Il est accusé d’avoir utilisé une voiture officielle pour faire passer en contrebande des dizaines d’armes à feu de la bande de Gaza vers la Cisjordanie.

    Franck, âgé d’une vingtaine d’années, avait profité de contrôles de sécurité réduits pour les véhicules consulaires pour transporter les armes hors de l’enclave palestinienne, a indiqué l’agence.

    Franck a effectué cinq courses de contrebande, apportant 70 pistolets et deux fusils d’assaut en Cisjordanie provenant d’un employé palestinien du Centre culturel français à Gaza, a dit le Shin Bet. Le contact de Franck en Cisjordanie a ensuite vendu les armes à d’autres marchands d’armes.

    Romain Franck, employé du consulat français à Jérusalem. (Shin Bet)

    Le Shin Bet a déclaré que Franck était motivé par l’appât du gain. Il a précisé que ses supérieurs au consulat français à Jérusalem n’étaient pas au courant de ses actions.

    Neuf personnes ont été arrêtées dans cette affaire, dont un résident de Jérusalem-Est employé au consulat français à Jérusalem et des Palestiniens de Gaza qui résidaient illégalement en Cisjordanie, selon le Shin Bet.

    Un juge de Beer Sheva a prolongé la détention de Romain Franck, arrêté mi-février, jusqu’au 28 mars, dans un premier temps. Cinq Palestiniens, membres présumés du même réseau, ont également été inculpés.

    Les détails de l’affaire sont restés confidentiels jusqu’à lundi, et le tribunal de Beer Sheva n’a pas confirmé la comparution. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, devrait se rendre en Israël. L’ambassade n’a pas encore reçu de confirmation de la visite.

    « Il s’agit d’un incident très grave au cours duquel l’immunité et les privilèges accordés aux missions étrangères en Israël ont été cyniquement exploités pour la contrebande », a déclaré un responsable du Shin Bet, ajoutant que les armes auraient pu être utilisées dans des attaques contre des civils et des forces de sécurité.

    Faisant écho au Shin Bet, le ministère des Affaires étrangères a déclaré : « Il s’agit d’un incident très grave que nous traitons avec sévérité ».

    Elle a également remercié les autorités françaises pour avoir coopéré à l’enquête.

    « Les liens avec la France sont excellents et l’affaire ne leur porte pas préjudice », a souligné le ministère des Affaires étrangères.

    Un porte-parole de l’ambassade de France en Israël avait déclaré dimanche que « nous prenons cette affaire très au sérieux et sommes en contact étroit avec les autorités israéliennes ».

    Romain Franck avait été recruté au consulat général comme « volontaire international », statut qui permet à de jeunes adultes de bénéficier généralement d’un contrat d’un an, éventuellement renouvelable, pour une expérience professionnelle à l’étranger – mais ne bénéficie pas de la même immunité qu’un diplomate.

    Franck « a bénéficié et continue de bénéficier de la protection consulaire » accordée aux ressortissants français, a-t-il ajouté.

    Selon le quotidien Le Monde, la France ne va pas empêcher les poursuites, mais Franck pourrait purger sa peine en France et non en Israël. Le consulat général de Jérusalem n’a pas seulement une tâche consulaire, mais assure aussi une mission diplomatique sensible auprès de l’Autorité palestinienne, embryon d’Etat palestinien indépendant.

    Le général israélien Yoav Mordechai, qui supervise les activités israéliennes de nature civile dans les Territoires, a affirmé sur Facebook la nécessité de renforcer les procédures et la délivrance de permis, parce que « les organisations terroristes de Gaza ne reculent devant aucun moyen, qu’il s’agisse d’aide médicale ou internationale, pour servir leurs intérêts ».

    « Les relations avec la France sont excellentes et ne seront pas affectées par cette affaire », a dit un responsable israélien sous le couvert de l’anonymat.

    Du côté français aussi, on s’employait à contrôler les dommages. Le Quai d’Orsay prend le sujet « très au sérieux ». Romain Franck avait fait l’objet de contrôles et il n’y avait rien à lui reprocher, assure une source diplomatique.

    « C’est une affaire individuelle », dit-elle. Mais une enquête administrative « immédiate » sur place a été ordonnée, et « toutes les conclusions » en seront tirées, a souligné le Quai d’Orsay.

    L’inspecteur en chef du ministère des Affaires étrangères à Paris a été nommé pour diriger l’enquête. « Il s’agit de parvenir à des conclusions qui permettront aux employés du consulat général de poursuivre leur important travail dans des conditions optimales, malgré les circonstances difficiles », indiquait un communiqué de l’ambassade de France en Israël, publié en hébreu.

    L’AFP a contribué à cet article.

    Le BNVCA prend acte du Nouveau Plan Contre le Racisme et l’Antisémitisme et apporte son soutien aux personnalités nommées par le Premier Ministre pour combattre la Cyber haine en général et le Cyber antisémitisme en particulier.

    Le BNVCA qui a participé ce jour 19/3/18 à la présentation par le Premier Ministre Edouard Philippe, du nouveau Plan Contre le Racisme et l’Antisémitisme prend acte de la volonté du Gouvernement de lutter plus efficacement contre la “cyber haine “.
    Le BNVCA qui avait déjà mis en place son observatoire du Cyber Antisémitisme, souligne que le recensement des actes antisémites qu’il effectuait, incluant les signalements hostiles exprimés sur la toile et les réseaux sociaux, était toujours en décalage avec les chiffres officiels de la CNCDH.
    Alerté aussi par les internautes, le BNVCA a déposé plusieurs plaintes qui ont donné lieu à des enquêtes et des condamnations. D’autres  procédures pénales sont encore en cours.
    Nous attendons du dispositif décrit par le Premier Ministre que les vidéos, menaces injures antisémites soient immédiatement retirées et leurs auteurs poursuivis d’initiative par les Parquets compétents. Ces mesures doivent viser également les sites qui font la promotion de l’organisation illégale BDS, qui en incitant à la haine d’Israel poussent à l’acte anti juif.
    Depuis longtemps, le BNVCA considère que pour vaincre ce fléau d’antisémitisme, il faudrait le distinguer du racisme, car  les auteurs et les mobiles sont totalement différents.
    Pour le BNVCA  tout acte visant une personne ou un bien juif doit être à priori envisagé comme un acte antisémite, à charge pour l’enquête de démontrer le contraire.
    Le BNVCA  plaide en faveur de  la création d’un Office Central de Lutte Contre l’Antisémitisme, et d’une modification de la Loi portant sur l’aggravation des peines.
    Bien disposé à coopérer avec les personnalités missionnées par le Premier Ministre pour lutter contre la “cyber haine” le BNVCA  maintient sa vigilance et invite tous les internautes à signaler tout message antisémite en cliquant sur BNVCA.ORG et en complétant le formulaire réservé à cet effet.

    Un Israélien a inspiré l’une des plus grandes découvertes de Stephen Hawking

    Le scientifique Jacob Bekenstein s’est opposé à l’éminent physicien théoricien avant de coopérer avec lui sur les trous noirsLe physicien Stephen Hawking sourit lors d'un symposium en l'honneur de son anniversaire à l'Université de Cambridge le 11 janvier 2002 à Cambridge, Angleterre. (Sion Touhig/Getty Images, via JTA)

    Le physicien Stephen Hawking sourit lors d’un symposium en l’honneur de son anniversaire à l’Université de Cambridge le 11 janvier 2002 à Cambridge, Angleterre. (Sion Touhig/Getty Images, via JTA)

    Stephen Hawking, le célèbre physicien britannique décédé mercredi à 76 ans, entretenait des relations publiques tendues avec Israël.

    Bien que Hawking ait visité le pays à plusieurs reprises, donnant des conférences dans des universités israéliennes et palestiniennes, il a ostensiblement boycotté une conférence académique à Jérusalem en 2013 sur ce qu’un porte-parole de l’époque a déclaré être le « conseil unanime » de ses collègues palestiniens là-bas.

    Les organisateurs israéliens se sont sentis doublement insultés, soulignant que la conférence rendait hommage au président israélien de l’époque, Shimon Peres, considéré comme un symbole international pour la paix.

    Cependant, Hawking peut remercier un scientifique israélien pour certaines de ses recherches les plus révolutionnaires.

    Au début des années 1970, alors que Hawking avait déjà fait un travail essentiel sur les champs gravitationnels cosmiques appelés trous noirs, il s’est trouvé en désaccord avec Jacob Bekenstein, alors étudiant en doctorat à Princeton. Bekenstein, fils de parents juifs polonais au Mexique, avait la citoyenneté israélienne et enseigna pendant 25 ans à l’Université hébraïque de Jérusalem.

    Dans sa thèse de doctorat, qui a fait des vagues en 1972, Bekenstein a théorisé que les trous noirs ont une entropie, ou désordre dans leur système, et par la suite, selon les lois de la physique, une température. Hawking n’était pas d’accord, soutenant que les trous noirs ne pouvaient rien rayonner et n’avaient donc pas de température. Lors d’une conférence en France cette année-là, Hawking réunit quelques collègues et s’emporta contre Bekenstein.

    « Ces trois-là étaient des personnes âgées. Je venais de terminer mon doctorat. Tu t’inquiètes de savoir si tu es stupide et que ces types détiennent la vérité », a dit Bekenstein à propos de l’événement.

    Le regretté professeur Jacob Bekenstein, physicien théoricien, à l’Université hébraïque, le 9 mai 2012. (Miriam Alster/FLASH90)

    Mais en 1974, Hawking a confirmé la thèse de Bekenstein par un calcul complexe de la théorie quantique. Au début, il a tenu le calcul secret, craignant d’admettre son erreur. Il a finalement rendu sa découverte publique – aujourd’hui, elle est considérée comme l’une de ses plus importantes découvertes.

    Comme l’a écrit The New York Times lorsque Bekenstein est mort en 2015 d’une crise cardiaque, « sa découverte est considérée comme un repère dans la recherche, jusqu’à présent inachevée, pour réaliser le rêve d’Einstein d’une théorie unifiée de la gravité qui plie le cosmos et le chaos quantique qui y règne, ce qu’on appelle la gravité quantique. »

    Aujourd’hui, l’entropie d’un trou noir s’appelle entropie de Bekenstein-Hawking, mais le rayonnement émis par un trou noir s’appelle rayonnement de Hawking-Bekenstein, ou souvent simplement rayonnement de Hawking. Cela peut sembler injuste, mais c’est une distinction nécessaire, comme Bekenstein l’a dit lui-même.

    « L’entropie d’un trou noir s’appelle entropie de Bekenstein-Hawking, ce qui me paraît bien. Je l’ai d’abord écrit, Hawking a trouvé la valeur numérique de la constante, donc ensemble nous avons trouvé la formule telle qu’elle est aujourd’hui », a-t-il dit.

    « Les radiations étaient vraiment le travail de Hawking. Je ne savais pas comment un trou noir pouvait rayonner. Hawking l’a démontré très clairement. Ça devrait donc s’appeler radiation Hawking. »

    Certains estimaient que Bekenstein, qui portait une kippa et avait remporté le prestigieux prix Wolf d’Israël en 2012, aurait dû recevoir le prix Nobel pour sa contribution à la science (le prix n’est pas décerné à titre posthume). Mais son travail et ses liens avec Hawking perdurent : Hawking a dit qu’il voulait que l’équation d’entropie de Bekenstein-Hawking soit gravée sur sa pierre tombale

     

    Le BNVCA demande l’intervention des autorités pour faire respecter par tous moyens, la décision de la Présidence de l’Université Jean Jaurès de Toulouse d’interdire les conférences et manifestations BDS prévues à Toulouse

    Le BNVCA reçoit un très grand nombre d’appels et requêtes émanant de correspondants résidents de Toulouse et de Montpellier, qui se plaignent des nuisances provoquées sans cesse par les activistes de l’organisation illégale BDS.  

    Ces requérants protestent contre la tenue d’une conférence au sein de l’Université Jean Jaurès de Toulouse et à Maison Blanche le 14 mars 18, sous le thème fallacieux “Repenser la question palestinienne”.
    Le Président du BNVCA a contacté la Présidence de l’Université qui lui a confirmé avoir interdit la tenue de cette manifestation de nature anti israélienne qui va encore pousser à l’acte anti-juif  et de surcroit dans un contexte difficile que traverse l’Université en question.
    Le BNVCA rappelle que c’est dans cette même  ville de Toulouse qui génère des islamistes radicalisés que  les enfants juifs de l’Ecole Or Thora ont déjà payé un lourd tribu à cette incitation à la haine.
    Le BNVCA demande instamment au Préfet de la Haute Garonne d’user de son autorité pour faire interdire et réprimer ces manifestations.susceptibles de créer un trouble à l’ordre public, mettre encore en danger les habitants juifs de la Ville.
    Le BNVCA qui déplore que  des professeurs d’Université se prêtent à ces prétendus débats, saisit la Ministre de l’Enseignement supérieur.
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    Stains – Banderole Salah Hamouri – Le BNVCA prend CAPJPO Europalestine en flagrant délit de désinformation. Le BNVCA félicite le Préfet de Seine St Denis et le Juge des Référés du Tribunal Administratif de Montreuil

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 12 Mars 2018

    Le BNVCA vient de prendre en flagrant délit de propagandes mensongères CAPJPO Europalestine qui a publié sur son site le 10 Mars 2018, un article, selon lequel le juge des référés du tribunal Administratif de Montreuil, aurait autorisé des élus à soutenir la libération du franco-palestinien Salah Hamouri, prisonnier en Israël, membre d’une organisation terroriste FPLP.

    CAPJPO Europalestine a intitulé son article “Victoire pour la ville de Stains et sa banderole pour Salah Hamouri”. (http://www.europalestine.com/spip.php?article14011)

    Il s’agit d’une désinformation flagrante, puisqu’en réalité, Le juge des référés suspend l’exécution de la décision du maire de Stains d’apposer sur le mur d’enceinte de la mairie une banderole. Azzedine Taibi a donc l’ordre de l’enlever dans un délai de trois jours. Mais ce n’est que la première étape : le tribunal administratif, siégeant en formation collégiale, devra se prononcer définitivement sur la légalité de cette décision.”

    Le BNVCA salue l’action du Préfet de la Seine St Denis. 

    Le BNVCA accueille toujours avec satisfaction les décisions du Tribunal Administratif de Montreuil qui, régulièrement, annule des arrêtés de Conseils Municipaux de certaines communes qui se croient autorisées à excéder leurs pouvoirs locaux et prendre partie dans des conflits étrangers.

    Montmagny : le BNVCA demande que le caractère antisémite soit retenu

    Le BNVCA demande au Procureur du Val d’Oise de faire appel de la décision de la juge pour enfants de ne pas retenir le caractère antisémite de l’agression

    Des soldats français armés devant l'entrée de l'école juive  'La Source' à Marseille, le 12 janvier 2016. (Crédit : Boris Horvat/AFP)

    Des soldats français armés devant l’entrée de l’école juive ‘La Source’ à Marseille, le 12 janvier 2016. (Crédit : Boris Horvat/AFP)

    Le 28 mars dernier, quatre adolescents étaient interpellés dans le Val-d’Oise, peu après l’agression d’un garçon juif de 14 ans qui sortait de la synagogue de Montmagny, apprenait-on le lendemain de sources proches de l’enquête.

    La juge pour enfants a décidé de ne pas reconnaître le caractère antisémite de l’agression, contre l’avis du parquet et de la police, selon le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA).

    « Le BNVCA est d’autant plus interloqué que le parquet et la police avaient aussitôt retenu le caractère antisémite, du fait que la victime portait la kippa qui lui a été arrachée et volée, et qu’il sortait d’une synagogue, » explique l’association dans un communiqué.

    Le garçon a expliqué avoir d’abord été traité de « sale juif » par un groupe de huit jeunes alors qu’il jetait des pétards en compagnie de son frère et de sa sœur dans un parc à proximité de la synagogue, avant la célébration de la fête de Pourim, selon l’une de ces sources proche de l’enquête.

    A la fin de l’office, vers 20h, le garçon, aîné de la fratrie, était sorti de la synagogue peu avant sa famille.

    C’est alors que, « légèrement isolé », il aurait été encerclé par une dizaine de jeunes qui lui auraient donné des coups, notamment avec une branche d’arbre, cassé ses lunettes et volé sa kippa tout en proférant des insultes antisémites, ont ajouté les sources, confirmant en partie des informations d’Europe 1.

    « S’il est vrai qu’il peut s’agir d’une rixe entre jeunes, explique le BNVCA, il faut retenir toutefois que près d’une quinzaine de jeunes gens d’origine africaine et nord-africaine se sont abattus sur l’enfant juif, qu’ils ont frappé, battu, y compris au moyen d’une branche d’arbre, mais que seulement quatre d’entre eux ont été interpellés par la police et déférés devant le Tribunal pour enfants. »

    La victime s’est vue prescrire deux jours d’incapacité totale de travail (ITT), a précisé l’une de ces sources.

    Vers 22h30, quatre adolescents du quartier – trois de 14 ans et un autre de 15 ans – ont été interpellés par la brigade anti-criminalité (BAC) et placés en garde à vue pour violences aggravées, notamment en raison de la religion.

    Sans antécédents, ils « ont reconnu qu’ils étaient présents dans le groupe agresseur », sans donner de précisions, selon une source proche de l’enquête. Deux d’entre eux ont été reconnus par la victime.

    Fin janvier, une affaire impliquant dans ce même département, à Sarcelles, un garçon juif de huit ans avait suscité une vive émotion dans la communauté juive et la classe politique.

    L’enfant avait rapporté que, alors qu’il portait sa kippa, deux jeunes l’avaient fait tomber avec un croche-pied avant de lui donner quelques coups au sol. Le parquet de Pontoise avait retenu le caractère antisémite de l’agression.

    Agenda judiciaire chargé du BNVCA dans sa lutte contre le cyber antisémitisme

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 9 Mars 2018

    Le BNVCA salue l’action de la Police qui, suite à un nouveau signalement du BNVCA, a pu identifier l’auteur de messages antisémites et  menaçants.

    Le BNVCA qui depuis sa création surveille l’antisémitisme diffusé sur internet, reçoit sur son site BNVCA.ORG, dédié à cet effet, de nombreuses informations émanant d’internautes vigilants qui découvrent des messages des tweets,des posts antisémites tant sur la toile, que sur les divers réseaux sociaux.

    C’est ainsi que Dieudonné, Soral, Blanc, Zéon, Hevé Ryssen, Hicham Hamza Panamza, Nour, Mennel, Ludivina Nieto, Joe le Corbeau, Faurisson, Delacroix, Kemi Seba, les sites Ahmed Rami, Phenix, Stirpes, Forsane Alizza, et des centaines d’autres, ainsi que sur YouTube, les rap antisémites, ont été débusqués et poursuivis en justice systématiquement par nos soins, pour avoir “par tout moyen de communication au public par voie électronique, en l’espèce, diffusé sur leur blog, ou leur site internet, des images, des messages, des injures des photos de “quenelles” des vidéos à caractère antisémite”.

    C’est ainsi que suite à notre plainte déposée le 17/9/17, l’auteur de messages antijuifs violents, qui se cachait sous le pseudonyme Grégoire Denyssa, a été démasqué.

    Il est convoqué le 13 mars 2018 à l’audience du Tribunal Correctionnel de Brest, où il devra répondre de deux affaires découvertes par le BNVCA, du chef d’antisémitisme et de diffamation publique.

    L’avocat représentant le BNVCA, maître Le Guirriec, réclamera des sanctions sévères, dissuasives et exemplaires. 

    Le BNVCA dont l’agenda judiciaire reste chargé précise que suite aux plaintes déposées, l’auteur qui, sous le pseudonyme “dans ton Chat”, avait publié une charade antijuive sur son compte Facebook, domicilié en Suisse, a fait l’objet le 1 er Mars 2018, d’un rappel à la loi, ainsi qu’un stage de citoyenneté au mémorial de la Shoah le 20 et 21 Février.

    Le 28 Mars, Maître Charles Baccouche représentera le BNVCA à une audience au TGI de Paris pour contre Herve Ryssen, qui a publié une vidéo sur YouTube intitulée “Hervé RYSSEN Les juifs, l’inceste et l’hystérie”

    Le 11 Avril, à l’audience du TGI de Paris Maître Nicolas Benouaiche, avocat de l’OJE, représentera  le BNVCA à l’audience au TGI de Paris contre Gérard Filoche, prévenu pour avoir  posté un tweet représentant Emmanuel Macron porteur d’un brassard nazi, ou la croix gammée est remplacée par le signe du dollar, avec devant lui les photos de Patrick Drahii, Jacob Rotschild, Jacques Attali, et en légende “en marche vers le cahos mondial”.

    Le 29 mars, maître Nicolas Salomon (avocat de l’OJE), représentera le BNVCA dans l’affaire Hicham Hamza, qui a mis en ligne son article intitulé “le Bataclan vendu le 11 septembre par son détenteur, parti en Israël” et développant une thèse complotiste.antijuive.

    Le BNVCA qui lutte contre le cyber antisémitisme, invite tous les internautes vigilants à le prévenir des dérives antisémites en cliquant sur le site BNVCA.ORG ou en appelant sa hot line 0663883029

    Oxfam : les abus sexuels dans les ONG antisionistes©

    Les abus sexuels dans les ONG adeptes du dénigrement d’Israël

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    Le comportement pervers d’employés de la principale association caritative britannique, Oxfam – faisant partie d’Oxfam International – a récemment fait les grands titres dans les médias internationaux. Au cours des dernières semaines, ces commentaires se sont amplifiés pour déboucher sur un véritable scandale, dont on ne pourra mentionner que certains aspects ici. Beaucoup d’autres organisations sont impliqués dans des formes d’abus similaires.

    L’information initiale concernait la dissimulation de l’usage de prostituées par des membres de la mission humanitaire Oxfam en Haïti, après le tremblement de terre de 2010. L’organisme caritatif a mené une enquête interne en 2011, qui ont débouché sur la démission de trois membres d’équipe et le renvoi de quatre employés[1].

    Le scandale d’Oxfam n’est qu’apparemment sans relation avec Israël. Comme NGO Monitor l’a révélé en détail, Oxfam International et les branches au Royaume-Uni,[2] aux Pays-Bas[3] et en Belgique[4] incitent fréquemment contre Israël. Les organisations qui accusent Israël de tout ce qui va mal à Gaza ne doivent pas être simplement considérés comme des adversaires politiques. La façon dont ils politisent leurs actions d’aide les transforme en ennemis à mi-temps.

    Le comportement pervers d’ennemis à mi-temps devrait être autant rendu public que celui d’auteurs d’actes pervers chroniques. Les cascades de comportements répréhensibles de la part de membres d’Oxfam sont décrits au grand public, dans les rapports détaillés sur le scandale d’Haïti, depuis sept ans. C’était le secret le mieux partagé du monde. La patronne de l’association caritative-sœur sise en Hollande, Oxfam Novib, a reconnu avoir eu accès à ce rapport dès 2012 et a déclaré qu’elle l’avait partagé avec le Ministère hollandais des Affaires étrangères et la Cour des Comptes nationale[5].

    Comme il est plus qu’improbable que le groupe caritatif Oxfam, même après ce scandale, ne s’abstienne brusquement de diffamer Israël, il est important de rendre publique la nature de ce qu’on connaît jusqu’à présent sur cet organisme. Une femme haïtienne s’est présentée pour déclarer que le directeur de mission d’Oxfam avait des relations sexuelles avec elle deux fois par semaines contre de l’argent, alors qu’elle n’avait que 16 ans[6]. Ila y a aussi des accusations d’abus sexuels répétés par des membres d’Oxfam au Tchad et au Sud-Soudan[7]. L’un des employés renvoyés en 2011 pour abus sexuel en Haïti a été ré-embauché par Oxfam pour une mission en Ethiopie[8].

    Une personne qui a travaillé pour Oxfam, en Indonésie, après le Tsunami de 2004 a décrit la culture des travailleurs sociaux de cet organisme. Il a déclaré qu’alors qu’on pouvait sentir l’odeur des cadavres dans l’air, Oxfam avait ouvert un bar sur le toit de leur bâtiment. Les travailleurs de toutes les autres organisations d’aide s’agglutinaient là pour boire la nuit entière[9].

    La responsable exécutive-adjointe d’Oxfam, Penny Lawrence, a démissionné en 2018, dans le but de prendre sur elle la responsabilité de tout ce qu’elle savait déjà dès 2011. Une autre directrice exécutive d’Oxfam, Helen Evans, a démissionné en disant qu’il se déroule aussi des abus sexuels à l’intérieur même des boutiques d’Oxfam au Royaume-Uni[10]. Sous la pression, Oxfam a, à présent, publié le rapport de 2011 sur le scandale d’Haïti, qui déclare que trois des hommes accusés de comportements sexuels “inadaptés”, ont physiquement menacé les témoins au cours de l’enquête[11].

    Helen Evans

    Le Président d’Haïté, Jovenel Moise,  a déclaré que le scandale d’Oxfam n’est jamais que le sommet de l’Iceberg”. Il a ajouté que d’autres organismes caritatifs devaient aussi faire l’objet d’enquêtes pour s’être livré à de la prostitution masquée et autres délits sexuels, à la suite du tremblement de terre de 2010[12].

    Un rapport émis par Save The Children en 2007, avait déjà alerté Oxfam, parmi tant d’autres œuvres caritatives des abus sexuels massifs de locaux commis par les agences de l’ONU, les employés de gouvernements et d’ONG dans certains pays africains[13]. La Ministre britannique, Penny Mordaunt, Secrétaire au Développement International, a accusé Oxfam de trahison complète de la confiance placée en cette organisation[14].

    Il y a un autre aspect de cette question sur lequel on n’a pas insisté. Oxfam a reçu d’importantes récompenses et subventions de la part de l’union Européenne et de divers gouvernements, dont le gouvernement britannique. La Ministre Mordaunt s’est, maintenant, mise d’accord avec Oxfam que l’organisation ne soumettrait pas sa candidature pour de nouveaux financements d’Etat, jusqu’à ce que son département “soit satisfait de son atteinte des hauts niveaux de normes qu’in est en droit d’attendre d’elle[15]“.

    Quand Oxfam se sera sorti de cette situation déshonorante, on pourrait espérer que les gouvernements ne rendront de nouveaux financements disponibles qu’à la condition que cette organisation se limite à des activités d’aide sans la moindre incitation politique. Dans les années passées, dans les faits, plusieurs gouvernements européens et l’Union Européenne ont, indirectement, par l’entremise d’Oxfam, financé l’incitation à la haine contre Israël.

    On a aussi découvert que plus de 120 équipes appartenant à des associations caritatives internationales ont été limogées ou ont perdu leur travail en 2017, à cause de comportements d’abus sexuels. Justin Forsythe, l’ancien directeur-exécutif de Save The Children, a démissionné de son poste de Directeur exécutif adjoint de l’UNICEF.

    Il l’a fait après avoir reconnu avoir fait des “commentaires inconvenants et irréfléchis à trois jeunes femmes, membres de l’équipe de Save The Children[16]. Cet organisme charitable a aussi fait de l’incitation à la haine contre Israël en maintes occasions[17].

    Le groupe d’aide internationale, Médecins Sans Frontières, a annoncé qu’il traite 24 dossiers de harcèlement sexuel et qu’il a limogé 19 personnes en 2017[18]. Cette organisation a aussi fait de l’incitation anti-israélienne gratuite[19]. Le Comité International de la Croix-Rouge dit que 21 membres de ses équipes ont été limogés ou ont dû démissionner pour avoir payer des services sexuels depuis 2015[20].

    Une enquête menée par le Guardian a découvert les énormes échecs des Nations-Unis, en ce qui concerne le traitement des plaintes d’employées dans ses bureaux, sur toute la surface du globe, concernant le harcèlement sexuel. Partout, la culture du silence et de la dissimulation prévaut[21].

    Tout ce qui est mentionné ci-dessus reste, cependant, encore bien pâle, face au comportement de certaines des troupes des casques bleus de l’ONU. Comme l’a déjà souligné cet auteur, en 2012, il existe de nombreux exemples de crimes extrêmement graves commis par des casques bleus de l’ONU, dont des meurtres perpétrés par des soldts appartenant à diverses nations[22].

    Par Manfred Gerstenfeld

    Le Dr. Manfred Gerstenfeld a présidé pendant 12 ans le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem (2000-2012). Il a publié plus de 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

    Adaptation : Marc Brzustowski.

    En savoir plus sur http://www.jforum.fr/oxfam-les-abus-sexuels-dans-les-ong-antisionistes.html#VkYfQHzOe4uEzJds.99

    Coef :http://www.jforum.fr/oxfam-les-abus-sexuels-dans-les-ong-antisionistes.html

    Communique BNVCA Agression d’un enfant juif à Montmagny. Le BNVCA se constitue partie civile au côté de la victime et demande au Procureur du Val d’Oise de faire appel de la décision de la Juge Pour Enfants de ne pas retenir le caractère antisémite de l’agression

    Le BNVCA déclare être surpris de la décision de la Juge pour enfants prés le TGI de Pontoise qui ne retient pas la circonstance aggravante d’antisémitisme dans l”agression commise à Montmagny par plusieurs jeunes gens, contre un enfant de confession juive. Le BNVCA est d’autant plus interloqué que le parquet et la police avaient aussitôt retenu le caractère antisémite, du fait que la victime portait la kippa qui lui a été arrachée et volée, et qu’il sortait d’une synagogue.

    S’il est vrai qu’il peut s’agir d’une rixe entre jeunes, il faut retenir toutefois que près d’une quinzaine de jeunes gens d’origine africaine et nord africaine se sont abattus sur l’enfant juif, qu’ils ont frappé, battu, y compris au moyen d’une branche d’arbre, mais que seulement quatre d’entre eux ont été interpellés par la police et déférés devant le Tribunal pour enfants.Le BNVCA considère qu’en l’espèce, la décision de la juge pour enfant est en contradiction totale avec la Loi Lellouche qui remplace la loi Gayssot et stipule que “…la circonstance aggravante est constituée par tout acte de toute nature portant atteinte à l’honneur ou à la considération de la victime ou d’un groupe de personnes dont fait partie la victime à raison de leur appartenance  ou de leur non appartenance vraie ou supposée à une ethnie, une nation une race ou une religion déterminée”.

    n conséquence, par la voie de son conseil Maître Baccouche, le BNVCA a demandé au Procureur de la République du Val d’Oise, d’interjeter appel de la décision de la Juge pour enfants.Le BNVCA annonce qu’il se constitue partie civile aux côtés de la victime.Le BNVCA estime que pour lutter efficacement contre l’antisémitisme, il y a peut-être lieu de modifier la loi, afin que tout acte commis contre un bien ou une personne de la communauté juive, soit à priori considérée antisémite à charge pour l’enquête de démontrer le contraire.

    Procès en appel de George Benssoussan : les incohérences du gouvernement

    Posté le 1 mars 2018

    Alors que Georges Bensoussan sera à nouveau jugé en appel, dans une procédure du CCIF soutenue par le Parquet, il est permis de douter de l’efficacité des mesures à venir pour prévenir la radicalisation. Comment lutter contre l’islamisme s’il est interdit de désigner clairement l’ennemi ?

    Barbara Lefebvre est enseignante. Elle est co-auteur des Territoires perdus de la République (2002, rééd. Pluriel 2017) et vient de publier Génération «J’ai le droit» (éd. Albin Michel, 2018).

    Jacques Tarnero est chercheur à la Cité des sciences et de l’industrie et documentariste français, membre du Cercle de l’Oratoire. Il a été président de la Commission d’études politiques du CRIF. Il est contributeur régulier de Hatikva75, B’nai brith et Europe-Israël News.

    Caroline Valentin est coauteur d’Une France soumise, Les voix du refus (éd. Albin Michel, 2017).

    C’est au moment même où le gouvernement énonce toute une batterie de mesures «anti radicalisation» que notre justice poursuit ceux qui furent parmi les premiers à décrire la menace islamiste.

    Georges Bensoussan a été relaxé en première instance, en mars 2017, de tout propos diffamatoire ou raciste à l’égard des musulmans. Après avoir été débouté de sa plainte, voilà que le Comité contre l’islamophobie en France, (CCIF) persiste et signe dans une procédure d’appel qui se tiendra d’ici quelques semaines, soutenue par le ministère public, la Ligue des droits de l’homme et le MRAP. Faut-il imaginer que le procureur de la République soit myope au point de n’avoir pas repéré que sous la plainte intentée par le CCIF se dissimulait une stratégie visant à rendre respectable la radicalisation islamique? Comment la justice peut-elle être aveugle devant l’apparence antiraciste de cet épigone des Frères musulmans? Pourquoi n’a-t-elle pas déclaré cette plainte irrecevable?

    Dans les projets du gouvernement en matière de lutte contre la radicalisation il est proposé (entre autres) un repérage des signes de radicalisation. Une politique de prévention des risques ne saurait être désormais menée à bien sans cette observation des symptômes annonçant des logiques menaçantes.

    Quand le livre Les territoires perdus de la République fut publié en 2002, une chape de silence l’accueillit tant le politiquement correct ne voulait pas paraître «stigmatisant» envers les «jeunes des banlieues» en «difficulté» dans les «quartiers sensibles». Que d’euphémismes, que de termes aseptisés pour ne pas parler clair, ne pas nommer les choses. Ni la qualification d’islamophobe ni le concept d’islamophobie n’étaient encore en vogue.

    Ces témoignages sur la croissance de l’antisémitisme et du sexisme auraient dû attirer l’attention des pouvoirs publics et des commentateurs médiatiques (aujourd’hui friands des «balances» de tous les porcs ou supposés tels). Il n’en fut rien: les impératifs du «vivre-ensemble» primaient sur le réel. L’ouvrage ultérieur piloté par Georges Bensoussan, Une France soumise (2017) devait confirmer, en pire, le diagnostic précédent. La pénétration islamiste se confirme dans tous les milieux (scolaire, hospitalier etc.) sans que des réponses adéquates soient apportées pour lui résister. La culpabilisation par le biais de l’antiracisme dont s’affublaient les islamistes traçait son chemin auprès des «progressistes», «insoumis» et autres «indignés».

    L’épreuve judiciaire à laquelle Georges Bensoussan est assigné révèle la gravité des incohérences d’une politique qui prétend ne pas avoir peur des vérités dérangeantes. Avant lui Charlie Hebdo, Pascal Bruckner, Mohamed Louizi ont déjà été ou sont toujours l’objet de poursuites, confrontés à la sinistrose des prétoires. Être obligé de se justifier, de dire le bien-fondé de ses propos, perdre du temps et de l’énergie, payer des frais de justice, tout ceci s’inscrit dans une méthode qui utilise les mécaniques de la justice pour mieux épuiser les critiques et faire taire les opinons lucides. Ce djihad judiciaire, la justice elle-même en est victime. Pourquoi encombrer les tribunaux de ces procès? Pourquoi mobiliser tous les moyens de la démocratie alors que ceux-ci sont précisément dévoyés par ces plaintes? Est-on dupe à ce point dans les instances de la justice des lanternes islamistes? Et pendant ce temps, tant de justiciables doivent attendre des mois sinon des années pour voir aboutir leur procédure au civil ou au pénal. Pour certaines associations militantes bien conseillées et pouvant assumer le coût financier des procédures, la justice sait aller vite.

    Comment comprendre le moment présent? Une guerre a été déclarée à l’Occident, spectaculairement depuis 2001 avec l’attaque des tours de Manhattan, mais cette attaque aura été précédée par l’offensive idéologique de l’OCI (Organisation de la Conférence Islamique) menée lors d’une conférence de l’ONU à Durban durant l’été 2001 pour dénoncer le racisme dans le monde, où il fut essentiellement question de dénoncer Israël comme État raciste et le sionisme comme un autre nazisme. Inscrire le blasphème anti religieux comme une manifestation raciste en fut l’autre enjeu majeur. L’OCI dispose de nombreuses institutions dans tous les domaines (économique, culturel, éducatif, social, environnemental) pour diffuser son idéologie, via aussi un incroyable réseau d’ONG.

    Si la France est agressée par la même idéologie depuis près de trois décennies, alors la République doit dire les choses clairement et ne pas se contorsionner pour nommer l’ennemi. La simple expression de «lutte contre la radicalisation» pâtit de l’absence d’un adjectif. Pourquoi celui d’ «islamique» n’est-il pas ajouté? Quelle crainte inspire-t-il? Comment peut-on tomber dans le panneau conceptuel d’une «islamophobie» assimilée au racisme: les crimes commis au nom de l’islam, les Allah Akbar criés par celui qui égorge pour venger le prophète, ne devraient-ils pas légitimement inspirer de la crainte (phobie = peur)? Pourquoi ce qui est présenté comme une religion de «paix et d’amour» devrait échapper à la critique des pratiques commises en son nom? Pourquoi un texte, bien que considéré par ses adeptes comme dicté par Dieu lui-même, devrait échapper à l’analyse de la raison critique? Il existe en islam et dans le monde musulman suffisamment d’esprits lucides pour avoir dit, souvent au péril de leurs vies, que ça n’est pas rendre service aux musulmans que de ne pas les mettre face à cette réalité: c’est à l’intérieur de l’islam que l’islam joue son avenir. Si l’islamisme dévore la quête de spiritualité née du côté de La Mecque, c’est dans le chaos que l’islam ratera son rendez-vous avec la modernité.

    En attendant, nous qui vivons en démocratie, dans des États de droit, qui plus est dans une République laïque, nous n’avons pas à nous soumettre à ces nouveaux suprématistes identitaires. Nous devons continuer à cultiver le doute critique y compris sur les religions établies, aller chercher dans leurs textes et dans leur confrontation avec l’histoire, les éléments qui nous permettent de mieux saisir les ferments idéologiques qui nous menacent et les remèdes pour les neutraliser.

    Source lefigaro

    AFP – Agression Val d’Oise

    AFP

    Publié le jeudi 01 mars 2018 à 13h04

    Quatre adolescents ont été interpellés mercredi soir dans le Val-d’Oise, peu après l’agression d’un garçon juif de 14 ans qui sortait de la synagogue de Montmagny, a indiqué jeudi une source policière à l’AFP.

    Le garçon a expliqué avoir été encerclé par un groupe de jeunes qui lui donné des coups, notamment avec une branche d’arbre, cassé ses lunettes et volé sa kippa tout en proférant des insultes antisémites, a précisé cette source, confirmant en partie des informations de la radio Europe 1.

    Quatre adolescents du quartier – trois âgés comme lui de 14 ans et un autre de 15 ans – ont été placés en garde à vue pour violences aggravées. Le caractère antisémite de l’agression était pour l’heure retenu.

    Selon les premiers éléments, une altercation avait d’abord eu lieu vers 18H00, avant l’office à la synagogue, alors que le garçon jouait avec des pétards dans un parc en compagnie de son frère et de sa soeur, attirant l’attention d’une partie de ses agresseurs. Ces derniers auraient déclaré: “Tiens voilà les sales juifs.”

    A la fin de l’office, le garçon était sorti de la synagogue peu avant sa famille. C’est alors que, “légèrement isolé”, il aurait été pris à partie par le groupe de jeunes, selon la source policière.

    Fin janvier, une affaire impliquant dans ce même département, à Sarcelles, un garçon juif de huit ans avait suscité une vive émotion dans la communauté juive et la classe politique. L’enfant avait rapporté que, alors qu’il portait sa kippa, deux jeunes l’avaient fait tomber avec un croche-pied avant de lui donner quelques coups au sol. Le parquet de Pontoise avait retenu le caractère antisémite de l’agression.

    Communique de presse : Le BNVCA dénonce et condamne la lettre anonyme de menaces antisémites adressée à un médecin de confession juive de Montrouge (92)

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 2 Mars 2018

    Le BNVCA dénonce et condamne l’agression épistolaire dont est victime le docteur Madame Catherine C.de confession juive? médecin dans les Hauts de Seine.

    Le 1er mars 2018 la victime a reçu à son cabinet un courrier anonyme menaçant et antisémite posté le 27 février 2018 et libellé ainsi :

    “ECOUTE BIEN VIEILLE JUIVE ON EN A MARE QUE TU INSULTS TES CLIENTZ SURTOUT LES BLACKS ET LES ARABES YU EST JUIVE ET TON PAY N AI PAS LA FRANCE ALORS PREMIER AVERTISSEMENT TU VA ARRETAIT CAR ON VAT S OCCUPAIT DE TOI TU NAI PAS A TEL AVIVE  TU HUMILIENT ET INSULTE QUANT ON ES EN AVANCE ESPECE DE MERDE ON TE LE DIRAS PAS 2 FOIS ON VA TE FAIRE DE LA MISERE LA  RPROCHAIN FOIS QUE TU RECOMMENCE ET TU EST VISIBLE DE LOIN GROSSE VACHE TU ES PREVENU”

    La victime, qui a alerté et requis le BNVCA, a déposé plainte au Commissariat de Police de Montrouge qui a retenu le caractère antisémite. Elle déclare n’avoir aucun soupçon et dément formellement les assertions portées dans ce texte rempli de fautes d’orthographe.

    Le BNVCA, qui a décidé d’assister la requérante, demande au Préfet des Hauts de Seine de faire assurer la protection du domicile et du cabinet médical de la victime.

    Nous demandons à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier l’auteur de cette lettre de menace et le mettre à la disposition de la justice, qui devra les sanctionner très sévèrement.

    Ce nouveau signalement confirme que depuis plus d’un an les antisémites ciblent les citoyens de confession juive, à proximité de leur résidence, sinon directement à leur domicile.

    Agression d’un jeune juif à Montmagny (95), Le BNVCA salue l(action de la police du Val d’Oise qui a interpellé en flagrant délit les auteurs de l’agression

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944 

    Drancy le 28 Février 2018

    Le BNVCA salue l’action de la police du Val d’Oise qui a interpellé en flagrant délit les auteurs d’une agression violente, manifestement de nature antisémite, commise le 28/02/2018 à 20h30 dans le Parc Municipal, près de la synagogue de Montmagny (Val d’Oise).

    Selon nos informations, les auteurs seraient d’origine nord africaine. L’un d’entre eux était muni d’un bâton, pour frapper la victime qui a été blessée et dont les lunettes de vue ont été brisées.

    Le jeune juif, âgé de 14 ans G. Nathan, jouait dans le parc municipal à coté de la synagogue. Comme il portait la Kippa, les auteurs l’ont insulté, battu et lui ont arraché la Kippa de la tète.

    Le BNVCA demande que les agresseurs antisémites gardés à vue soient livrés à la justice, jugés sévèrement malgré leur minorité pénale, et incarcérés.

    Le BNVCA, en vertu de son objet, charge son conseil maître Charles Baccouche de déposer plainte auprès du Procureur de la république de Cergy Pontoise.

    Le BNVCA demande au Préfet du Val d’Oise l’annulation de l’arrêté municipal pris abusivement le 14/2/18 par la Ville de Bezons reconnaissant unilatéralement l’Etat de Palestine

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944

    Drancy le 1er Mars 2018

    Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme est requis par de nombreux administrés de BEZONS (95) qui expriment leur mécontentement et leur opposition à la décision du Maire, Monsieur Dominique Lesparre qui, le 14/2/18 a pris  un arrête municipal  dans lequel il s’autorise à reconnaître unilatéralement “L’Etat de Palestine”. Cette décision excède les pouvoirs confiés aux Communes et à leurs représentants, pris en la personne du Maire et de son Conseil Municipal. En conséquence, le Maire, ni le Conseil Municipal ne disposent d’aucune habilitation pour se substituer au pouvoir régalien de l’Etat.

    De plus, elle n’apporte rien à l’intérêt de la commune, sinon accroître le malaise que ressentent les citoyens de confession juive, et le sentiment d’insécurité antisémite qu’ils éprouvent, suscité par “l’activisme palestiniste” de certains édiles municipaux qui abusent de leur mandat pour agir en matière de politique extérieure, même si cela est au détriment de leurs administrés. Cet arrêté est en totale  totale contradiction avec la position de notre Président de la République, de notre Ministre des Affaires Etrangères et de notre Parlement.

    Le BNVCA saisit le Préfet du Val d’Oise et lui demande d’user des pouvoirs que lui confère sa fonction pour faire annuler ce décret inique et si nécessaire d’engager les procédures administratives et judiciaires qui s’imposeraient.

    Le BNVCA  rappelle que la Ville de Gennevilliers vient d’être contrainte par le Préfet des Hauts de Seine, alerté par nos soins le 22/1/18, de promulguer le 14/2/18 un nouveau décret  qui annule le décret de “Reconnaissance de la Palestine”  que son maire communiste avait pris abusivement le 22/1/18. Le BNVCA souligne que l’incitation à la haine d’Israël est la source principale du nouvel antisémitisme que les citoyens juifs subissent depuis près de 20 ans. Le BNVCA  reste vigilant et utilisera tous les moyens légaux pour prévenir l’antisémitisme d’où qu’il provienne.

    Le Préfet des Hauts de Seine informe le BNVCA que suite au recours gracieux qui lui a été adressé, Patrice Leclerc Maire de Gennevilliers annule par décret du 14/2/18 son décret de reconnaissance de la Palestine, pris unilatéralement le 21/1/18

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944 

    Drancy le 1er Mars 2018

    Le BNVCA félicite le Préfet des Hauts de Seine, Monsieur Pierre SOUBELET, pour son action en faveur de la lutte contre la haine et les discriminations en obtenant du Maire Communiste de Gennevilliers, Monsieur Patrice Leclerc, l’annulation du décret qu’il a abusivement promulgué le 21/1/18 dans le but de reconnaître unilatéralement “l’Etat de Palestine “.

    Dès le 2/1/18, le BNVCA, alerté par des administrés des Hauts de Seine, a aussitôt saisi le Préfet des Hauts de Seine qui nous a informé avoir adressé “un recours gracieux” au Maire de Gennevilliers afin d’annuler son décret litigieux. En réponse le maire “palestiniste” de Gennevilliers, contraint de respecter la légalité, informe le Préfet que le 14/2/18 il a pris un nouveau décret annulant celui du 21/1/18.

    Cette reculade ridiculise ceux qui pensent outrepasser impunément leurs prérogatives pour tenter d’imposer leur propagande aux citoyens et donner l’impression que leur parti politique n’est pas aussi moribond qu’il parait.

    C’est cette même date du 14/2/18 que choisit  le Maire Communiste de Bezons Monsieur  Dominique Lesparre, pour faire voter un décret du même type reconnaissant

    abusivement et unilatéralement ”L’ETAT DE PALESTINE” au mépris de la sécurité de ses citoyens juifs, et en totale contradiction avec notre Président de la république, notre Ministre des Affaires Etrangères et notre Parlement.

    Le BNVCA a décidé de saisir le préfet du Val d’Oise pour lui demander d’user de ses pouvoirs pour faire annuler ce décret sans intérêt pour les habitants de cette commune comme il l’avait fait en 2014, conjointement avec le Tribunal Administratif de Cergy Pontoise en condamnant la Ville de Bezons à retirer la plaque commémorative distinguant un terroriste palestinien.

    Sarah Halimi, crime antisémite

    Nous venons de célébrer les 11 mois de l’assassinat sauvage de Sarah Halimi.

    Après un long bras de fer avec la justice française, le caractère antisémite dans le meurtre de Sarah Halimi, à Paris, en avril 2017, a été retenu mardi par la juge d’instruction en charge de cette enquête très suivie dans la communauté juive.

    Pendant la nuit du 3 au 4 avril 2017, dans un HLM deBelleville, Kobili Traoré, 27 ans, s’était introduit dans l’appartement de sa voisine de 65 ans,  Sarah Halimi. Aux cris d’«Allah Akbar», entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, le jeune homme l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. «J’ai tué le sheitan» (le démon, en arabe)

    Commémoration à Netanya

    Samy Ghozlan, a pris la parole pour dénoncer le caractère antisémite de cet assassinat.

    Il a rappelé la montée de l’antisémitisme en France et a rappelé tous les crimes antisémites ces dernières années.

    Il a rappelé que malgré toutes les protections officielles, il est impossible de se protéger du voisinage

    L’antisémitisme en France

    L’antisémitisme en France est à notre époque, véhiculé par les extrémistes arabo-musulmans à travers toute la communauté musulmane et la Gauche française.

    Ce qui était une spécificité de l’extrème-droite est devenu une spécificité de l’extrème-gauche et des musulmans.

    La France a de tout temps été antisémite, avec des périodes plus ou moins intense.

    Après la fin de la dernière guerre et la volonté universelle de pays qui s’est emparé du monde occidental, l’occident s’est démobilisé et se laisse envahir.

    La guerre est déjà la, mais la France comme l’Europe ne sont pas préparés pour cette nouvelle forme d’invasion.

    Le BNVCA dénonce vigoureusement les agressions dont fait l’objet un Pasteur protestant, harcelé,insulté et menacé de mort pour avoir osé manifester publiquement sa sympathie pour Israël et le peuple juif

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944 

    Drancy le 28 Février 2018

    Le BNVCA dénonce vigoureusement les agressions dont fait l’objet un Pasteur protestant, Monsieur  Nicholson Al. de Corbeil Essonne (91), harcelé, insulté et menacé de mort pour avoir osé manifester publiquement sa sympathie pour Israël et le peuple juif.

    Les menaces qui visent également son épouse et ses enfants sont notamment proférées sur la toile par des individus qui se réfugient derrière des pseudonymes. Le pasteur est aussi harcelé, insulté et menacé au téléphone par des correspondants anonymes. Le Pasteur, qui a déposé plainte nous rapporte que “des voitures tous feux éteints stationnent au bas de son domicile”, et des appels téléphoniques menacent de l’égorger  de tuer  ses enfants et sa femme au motif fallacieux que cet homme d’église “tue les enfants palestiniens”.

    Le BNVCA demande à la police que tout soit mis rapidement en oeuvre pour assurer la protection du Pasteur et de sa famille, identifier et interpeller ses agresseurs.  Le BNVCA a décidé de se constituer en qualité de partie civile aux cotés du Pasteur Al.

    Nous constatons que les antisémites et les antisionistes agressent sans retenue et sans complexe les citoyens de confession juive, comme leurs amis non juifs, avec l’intention de les atteindre  au plus près de leur domicile, pour les menacer et les intimider.

    L’incitation à la haine d’Israël entretenue par des élus et partis politiques engagés dans un “palestinisme sans discernement” est source d’antisémitisme. Le combat contre l’antisémitisme  passe  par la mise hors d’état de nuire de ces antisionistes qui abusent impunément de leur mandat et mettent en danger une partie de la population nationale, les citoyens de confession juive, leurs amis ou sympathisants non juifs.

    Le BNVCA dénonce et condamne le croquis d’une croix gammée découvert dans la classe d’une professeur de confession juive, de l’Ecole Spécialisée du Château de Nice le 19/02/18

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944 –

    Drancy le 28 Février 2018

    Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme dénonce et condamne les tags antisémites découverts dans la classe d’un professeur de confession juive, à l’école  Spécialisée du Château à Nice (06).

    Selon la professeure des écoles qui a requis le BNVCA, lorsqu’elle arrive le 19/2/18 dans sa classe, Madame Hélène B. constate qu’une une croix gammée a été peinte sur une affiche avec des paillettes, et des pinceaux. Elle nous déclare que selon elle, la porte a été ouverte et refermée avec une clé, que l’alarme a été désactivée. Le tiroir de son bureau a été fracturé, les bons points jetés à terre et une tablette subtilisée. Le directeur de l’établissement a déposé plainte.

    De toute évidence, les auteurs ont cambriolé cette classe car ils savaient que c’était celle de la professeure de confession juive.  Le BNVCA tient à ce que les faits ne soient ni dénaturés ni minimisés dans le but d’en relativiser  la gravité et leur nature antisémite. 

    Selon nos informations, la vidéosurveillance installée par la Ville de Nice aura enregistré les silhouettes de deux jeunes individus (l’un coiffé d’une casquette, l’autre petit et brun) qui ont pénétré dans la classe, sans effraction, et peint cette croix gammée.

    Le BNVCA qui recommande à la requérante de déposer plainte en son nom pour les faits dont elle a été victime, a désigné Maître Baccouche pour l’assister juridiquement. Le BNVCA qui a décidé de se constituer partie civile, demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier les auteurs de l’infraction et les interpeller.

    Affaire Assassinat de Madame Sarah Halimi: Suite à la décision de la Juge d’Instruction en charge de l’assassinat de Madame Sarah Halimi, de reconnaitre le caractère antisémite, le BNVCA annonce qu’il se constitue partie civile.

    Le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme accueille avec une satisfaction non retenue, et un grand soulagement, la  décision de Madame la Juge d’Instruction en charge de l’assassinat de Madame Sarah Halimi de retenir enfin, ce mardi 27 février 2018, la circonstance aggravante d’antisémitisme que nous avions réclamée depuis 11 mois, et qui nous paraissait déjà évidente, compte tenu de la religion de la victime et du profil de l’auteur.

     

    Selon nos informations la Magistrate Instructeur “a procédé à la mise en examen supplétive” de Traoré en retenant enfin la  circonstance aggravante déjà réclamée par le Procureur de la République de Paris, les parties civiles et notre Association.

    Nous rappelons que dans la nuit du 3 au 4 avril 2017, Traoré s’est introduit dans l’appartement de Madame Sarah Halimi, Rue Vaucoiuleurs à Paris, aux cris d””Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du Coran. L’africain musulman radicalisé l’avait rouée de coups, avant de la défenestrer en hurlant “J’ai tué le sheitan” (le démon, en arabe).

    Le BNVCA n’a eu de cesse de réclamer la reconnaissance du caractère antisémite de ce meurtre prémédité.

    Le BNVCA annonce qu’en vertu de l’objet de ses statuts, il se constitue partie civile et désigne Maitre Alex Buchinger Avocat, pour le représenter et soutenir son combat.

    La cérémonie de receuillement et de prieres à Madame Sarah Halimi organisée par le BNVCA, SIONA, UPJF, OJE, CJFAI le 4 mars à Paris prend aujourd’hui toute sa raison d’être et confirme sa justification.

    Le BNVCA demande l’annulation pure et simple de l’invitation faite par le Parlement Européen à Omar Barghouti fondateur de BDS mouvement illégal source d’antisémitisme

    Le BNVCA condamne sans ambages l’invitation faite à Omar Barghouti, fondateur du mouvement BDS, à prendre la parole le 28 février 2018 au Parlement Européen à Bruxelles au cours d’une conférence intitulée “La colonisation israélienne en Palestine et l’Union européenne”.

    Cette invitation imprudente et provocatrice a été  organisée par l’Eurodéputée Portugaise Ana Gomes, membre du groupe de l’Alliance Progressiste des Socialistes et Démocrates (S & D).

    Le BNVCA qui recense les actes antijuifs commis en France lutte contre l’antisémitisme en France et contre toutes les sources de cet antisémitisme.

    Depuis 19 ans, le BNVCA a apporté devant les tribunaux la preuve que les commandos BDS participent de cette incitation à la haine d’Israël qui pousse à l’acte antijuif.

    Tous les auteurs des attentats terroristes commis contre des juifs en France ont avoué agir pour    “venger les enfants palestiniens”.

    Le BNVCA déplore qu’un mouvement subversif comme BDS, interdit en France, ait droit de cité dans l’enceinte du Parlement Européen.

    Nous considérons que le Parlement commet une faute grave qui aura des répercussions violentes antijuives prévisibles.

    Le BNVCA rappelle que nous  poursuivons en justice avec succès les activistes de BDS devant les Tribunaux Français, Cour d’Appel ou de Cassation.

    Nous soulignons que tous les plus hauts dirigeants français qui se sont succédés à la tête de l’Etat et du Gouvernement, Présidents de la République, Premiers Ministres, Ministres de l’Intérieur, ont tous déclaré en connaissance de cause, que ” l’antisionisme c’est l’antisémitisme.”

    La présence de Omar Barghouti au Parlement Européen va être interprétée par les pro palestiniens comme un ordre officiel de répandre leur propagande haineuse, et d’opérer leurs attaques antisionistes qui vont à court terme aggraver cette insécurité antijuive qui règne depuis près de 20 ans en Europe en général et en France en particulier.

    Nous demandons au Président du Parlement Européen ainsi qu’aux Députés Français de convaincre leurs collègues de faire preuve de bon sens et d’annuler cette invitation.

    Le Président du BNVCA

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    COMMUNIQUE DE PRESSE ANTISÉMITISME Le BNVCA à la cérémonie organisée par Sammy Ghozlan le 25/2/18 à Natanya à l’occasion des 11 mois de Sarah Halimi née Attal, lâchement assassinée par son voisin africain islamiste radicalisé le 4 avril 2017

    Le Président                                                      Drancy  26 février  2018
    Sammy GHOZLAN
    Plus de 250 personnes, hommes et femmes, ont participé à la cérémonie organisée ce dimanche 25 février, à Netanya, en hommage à SARAH HALIMI née ATTAL, lâchement assassinée à Paris le 4 août parce que Juive, par son voisin  un africain musulman radicalisé.
    Après les interventions de Sammy Ghozlan, Président du BNVCA, Yves Hazou, représentant d’Israël Forever, Moshé Lesage, Président du Centre Heikhal Eytan, Olivier Rafowicz, Conseiller de la Ministre israélienne de l’intégration, les grands Rabbins Rene Samuel Sirat, Grand rabbin du Consistoire Central, Rav Leur Kalman, Grand rabbin de Natanya, et le Rav David Nakache, ont prononcé les oraisons et les prières pour l’élévation de l’âme de Sarah Halimi.
    Ouvrant la cérémonie, Yves Hazout énumère les attentats antijuifs subis par les juifs de France et recommande ”le retour à la maison Israel”.
    Moshé LESAGE raconte l’histoire de ceux qui vivent tranquilles sur une France qu’ils croient être une île et qui n’est que la carapace d’un monstre marin. Et lorsqu’ils veulent allumer un feu pour se réchauffer, ils réveillent le monstre qui ne faisait que sommeiller. Leur situation est chaotique, le danger se réveille. C’est selon lui le cas des juifs encore en diaspora.
    Olivier Rafowicz a évoqué la disparition de sa famille arrêtée par la police française, et déportée en 1942 vers les camps de la mort. Soulignant que la France officielle n’est pas antisémite, il déplore que l’antisémitisme islamiste est plus prégnant aujourd’hui.
    De son côté Sammy Ghozlan relate les circonstances épouvantables de l’assassinat de Sarah Halimi. Il souligne que personne n’est venu au secours de la victime et déplore l’obsession de la juge d’instruction à nier la circonstance aggravant d’antisémitisme pourtant évidente, alors que le rapport d’expertise l’affirme, que les témoignages confirment que l’assassin criait Allah Ouakbar, récitait des versets du Coran, et a traité sa proie de Sheitan en la défenestrant du 3ème étage de l’immeuble devant 28 policiers impassibles.
    Sammy Ghozlan informe le public qu’il organise à Paris une cérémonie identique, avec l’UPJF, SIONA, l’OJE, la CJFAI, le 4 mars, dans la synagogue du Rav Elie Lellouche rue Emile Lepeu à Paris 11 en présence du Grand rabbin de Paris, Rav Michel Gugenheim, et des Rav Itsak Kats et Rav Mordehai Rottenberg, dirigeants des communautés orthodoxes auxquelles appartenait Sarah Halimi. Sammy Ghozlan considère que pour marquer leur solidarité avec la famille, et protester contre le déni de justice, c’est toutes les synagogues de France qui auraient dû rendre un tel hommage à Sarah Halimi.
    Quand le grand Rabbbin Sirat commence son discours, il évoque la douleur de sa famille à l’annonce de l’assassinat de son frère à Bône, en 1962, par un terroriste musulman alors qu’il sortait de la synagogue, veille de shabbat , tué parce que juif, d’une balle dans la tête. Les choses n’ont pas changé. Malgré tout, le grand rabbin appelle chacun a œuvrer pour la paix entre les cœurs et les esprits.
    Pour le rav Meir KALMAN, qui allume la bougie du souvenir, Sarah Halimi n’a pas besoin de Hazkara, elle est déjà très haut dans les sphères célestes du Paradis, proche du Trône de l’Eternel.
    Le Rav David Nakache a psalmodié les versets d’un psaume repris en chœur par les participants, ainsi que le “Hachem Melekh” chanté par le Grand Rabbin Sirat selon le rite observé à Constantine,
    ville dont les familles ATTAL et HALIMI sont originaires.
    La communauté francophone s’est engagée à construire un MIKVE (bain rituel) au nom de Sarah Halimi, destiné non seulement aux résidents mais aussi aux touristes qui sont nombreux à séjourner dans le centre prés  du Kikar Ha-asmaout de Natanya.
    La cérémonie organisée en osmose avec celle que la famille a organisée à Beit Vegan à Jérusalem, s’est terminée par une collation offerte dans le but de prier pour l’âme de SARAH HALIMi, fille de Maroma ATTAL.

    Sur la photo, Moshe Lesage, Sammy Ghozlan, Yves Hazout, Le Grand Rabbin Sirat, Rav David Nakache, Rav Meier Kalman, Mr Gérard Pomper UFE.

        

    Israël a aidé à déjouer un attentat en Australie

    Par   – Mis à jour  – Publié 

    Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé mercredi qu’un renseignement fourni en 2017 par les services de renseignements de son pays avait permis de déjouer un attentat du groupe jihadiste Etat islamique (EI) contre un avion en Australie. “Le service du renseignement israélien a empêché la destruction d’un avion” en Australie, a dit Benjamin Netanyahu devant une conférence de dirigeants juifs américains à Jérusalem.

    “Cela est l’une des multiples actions que nous avons entreprises pour faire face au terrorisme à travers le monde et mettre en échec des attaques terroristes”, a-t-il souligné, disant plus tard que l’attentat était planifié par l’EI. Selon un communiqué de l’armée israélienne, en 2017, une unité d’élite de la sécurité militaire a fourni aux autorités australiennes une information qui a conduit à l’arrestation de membres de l’EI qui préparaient une attaque contre un avion de passagers. Le pays de destination du vol n’a pas été révélé.

    L’unité israélienne a utilisé une technologie sophistiquée pour rassembler et analyser un renseignement et son action a permis de “sauver des dizaines de vie”, selon l’armée israélienne. L’an dernier, l’Australie avait annoncé avoir arrêté deux hommes et les avoir inculpés de complot pour faire exploser un avion de la compagnie Etihad Airways des Emirats arabes unis.

    Selon la police australienne, l’attentat déjoué avait été planifié par de “hauts membres de l’EI” basés à l’étranger.

    Laïcité : les 5 propositions choc du rapport Clavreul remis au gouvernement

    Laïcité : les 5 propositions choc du rapport Clavreul remis au gouvernement

    Le Figaro : Par   – Mis à jour  -Publié 

    C’est un document explosif, un rapport d’une quarantaine de pages qui met en lumière les failles du respect du principe de laïcité dans certains territoires. En amont de la présentation du plan de lutte contre la radicalisation, dévoilé vendredi par Édouard Philippe, le ministère de l’Intérieur a commandé au préfet Gilles Clavreul, proche de Manuel Valls, cet état des lieux intitulé «Laïcité, valeurs de la République et exigences minimales de la vie en société», qui esquisse plusieurs mesures choc. Le Figaro les révèle en exclusivité.

    1 – Conditionner le soutien de l’État (subventions, emplois aidés) au respect de la laïcité

    Estimant qu’il revient aux pouvoirs publics de «promouvoir les valeurs de la République», le préfet propose de «conditionner le soutien de l’État (attribution de subvention, agrément, soutien à un événement) à l’engagement de respecter et promouvoir» ces valeurs. Ainsi, en dépit des «réserves ou des commentaires» de l’Observatoire de la laïcité, il suggère par exemple de «faire signer une charte», comme le font certaines CAF et préfectures ; de «conditionner l’examen de subvention ou d’un emploi aidé à l’engagement de suivre une formation sur les valeurs de la République et la laïcité», comme le fait la préfecture des Bouches-du-Rhône ; ou encore d’«inciter le soumissionnaire ou le partenaire à conduire certaines actions, à contribuer à un évenement, ou à faire figurer la thématique ‘laïcité et valeurs de la République’ dans un document partenarial».

    2- Former tous les agents de l’État à la laïcité «d’ici à 2020»

    Gilles Clavreul entend instaurer «une formation laïcité pour tous les agents de l’État d’ici à 2020», en renforçant le plan de formation déjà déployé par le Commissariat général à l’égalité des territoires. Il envisage donc d’«élargir encore l’assiette des publics formés pour l’année en cours», en «réévaluant» à la hausse l’objectif 2018 qui table sur 13.000 personnes et en ciblant davantage les publics à former en priorité, à savoir «les adultes-relais, les membres des conseils citoyens, les agents des collectivités locales, les éducateurs sportifs, les intervenants dans le secteur péri-scolaire, les professionnels de la petite enfance, les acteurs de la prévention spécialisée, les agents du service public de l’emploi, ou encore les personnels de la fonction publique hospitalière».

    3 – Intégrer la laïcité dans les épreuves du Bafa

    Autre secteur ciblé par le rapport: la jeunesse, qui constitue l’un des principaux enjeux en termes de laïcité. Ainsi, pour assurer une meilleure «transmission des valeurs de la République», le préfet propose de «renforcer les exigences de formation à la laïcité et aux valeurs de la République du brevet d’aptitude à la fonction d’animateur (Bafa) et au brevet d’aptitude à la fonction de directeur (BAFD)». Il suggère également de «conditionner l’agrément des centres de formation au respect de cette exigence».

    4 – Cartographie des «situations problématiques»

    Le rapport stipule la mise en place, «au niveau national, des diagnostics fiabilisés des incidents relatifs à la laïcité, à la contestation des valeurs républicaines, et au non-respect des exigences minimales de la vie en société». Il s’agit d’établir une cartographie précise des «situations problématiques» rencontrées «dans le secteur sanitaire et social d’une part, et dans le milieu sportif d’autre part», pour réduire les «zones d’ombre» en matière de connaissance des dérives.

    5 – Établir un «corps de doctrine» sur les «atteintes à la laïcité»

    Pour «mieux établir un “corps de doctrine” s’agissant des atteintes à la laïcité», Gilles Clavreul dit vouloir «transformer» les Comités opérationnels de lutte contre le racisme et l’antisémitisme (Cora) en «comités départementaux pour la laïcité pour la promotion de la laïcité et des valeurs de la République». Pour ce faire, il entend «constituer, au niveau régional, une instance auprès de laquelle toutes les administrations pourraient évoquer des situations conflictuelles ou problématiques et solliciter un avis de sa part». Si elle voit le jour, cette structure nouvelle serait alors «présidée par un magistrat de l’ordre administratif».

    Quatre mois de consultations pour un constat alarmiste

    Pour élaborer son rapport, Gilles Clavreul s’est déplacé entre le 22 octobre et le 15 janvier dans des départements à «dominante urbaine», à savoir les Bouches-du-Rhône, l’Ille-et-Vilaine, la Loire-Atlantique, le Nord, le Bas-Rhin, le Rhône, les Yvelines, et un département rural, la Meuse, au contact des acteurs associatifs et des agents de l’État. Son constat est clair: les «manifestations d’affirmation identitaire se multiplient et se diversifient», avec, sur certains territoires – agglomérations de Lille, Maubeuge, Toulouse, Marseille, Lyon ou dans les Yvelines – des «contestations de la laïcité».

    Ces troubles sont majoritairement le fait d’un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes»

    Ces troubles sont majoritairement le fait d’un «islam rigoriste voire radical» et concernent également des mouvements de «catholiques intégristes», et «évangéliques et juifs orthodoxes». Ils ont été identifiés dans le cadre d’activités scolaires, culturelles et sportives.

    Ce sont, par exemple, des assistantes maternelles exerçant à domicile qui portent le voile et refusent parfois de remettre l’enfant au père, le cas d’auxiliaires en milieu scolaire «faisant acte de prosélytisme», des célébrations «spectaculaires» de certaines communautés juives, l’organisation de prières collectives chrétiennes et musulmanes. En ce qui concerne la restauration collective et le débat autour des fameux «repas de substitution», Gilles Clavreul note l’existence de cantines à Strasbourg qui proposent des menus halal et casher, ce qui peut porter atteinte au principe de laïcité.

    «Dans les lieux où la population de confession musulmane est présente, parfois de façon très majoritaire, le rapport à la République se tend sous l’effet d’une foi de plus en plus ouvertement revendiquée», est-il expliqué, entraînant la «différenciation et séparation croissante entre les hommes et les femmes», «le développement d’une offre éducative alternative», «la remise en cause des principes républicains et plus particulièrement de la laïcité, perçue comme une ‘arme contre les musulmans’». Le phénomène de radicalisation est notamment présent dans les structures sportives avec des tentatives de prosélytisme mais aussi des «parents qui exigent le voilement de leur fille».

    «L’adhésion aux principes républicains recule par endroits», constate Gilles Clavreul, ce qui génère «le désarroi et l’inquiétude parmi de nombreux agents publics et responsables associatifs». Autre enseignement notable: la sensibilisation à la laïcité et à la citoyenneté, qui a progressé après les attentats de 2015, «menace de retomber». «Ce fléchissement de la mobilisation doit être corrigé», exhorte Clavreul.

    Le choix d’un auteur clivant

    L’auteur du rapport n’est pas n’importe qui. Gilles Clavreul est un préfet engagé. Ancien conseiller à l’Elysée de François Hollande, où il suivait les dossiers de politique intérieure, il est devenu au fil des mois un proche de Manuel Valls, dont il partage aujourd’hui les combats. C’est d’ailleurs ce dernier qui l’avait nommé à la tête de la Dilcrah, la Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT, où il est resté en poste jusqu’au changement de majorité.

    Sortant volontiers de son devoir de neutralité, Gilles Clavreul s’est rapidement attiré les foudres sur les réseaux sociaux de nombreuses associations comme le Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), mais aussi du journaliste Edwy Plenel ou du chercheur Pascal Boniface. Il est par ailleurs l’un des membres fondateurs du mouvement «Printemps républicain», avec le politologue Laurent Bouvet, qui bataille pour une vision stricte de la laïcité. Ses prises de position s’inscrivent dans une ligne plus dure que celle portée par l’Observatoire de la laïcité, de Jean-Louis Bianco. Ce dernier a d’ailleurs vivement réagi dès jeudi après-midi, dans un communiqué au vitriol publié sur Twitter. «Je regrette le manque de rigueur méthodologique de ce rapport (…) et la méconnaissance d’actions déjà mises en œuvre par les pouvoirs publics», assène-t-il notamment, estimant que le travail de Gilles Clavreul «ne répond pas directement à la demande» de Beauvau.

    Pour sa première grande réunion mondiale de 2018 Facebook choisi de venir en Israël

    Pour sa première grande réunion mondiale de 2018 Facebook choisi de venir en Israël

    La source de cet article se trouve sur ce site

    Le maire de Jérusalem a accueilli une délégation du géant américain facebook à Jérusalem et a déclaré:

    « Facebook a choisi de tenir son premier événement dans le monde en 2018 à Jérusalem. Le lien entre Facebook et Jérusalem est un lien naturel et nécessaire entre les plateformes de croissance, de développement économique et d’influence sur le monde. Jérusalem est passée de 250 à 600 startups ces dernières années et est devenue l’une des villes ayant connu la plus forte croissance au monde dans le domaine de la haute technologie. Nous continuerons à coopérer avec Facebook pour promouvoir l’économie à Jérusalem, pour promouvoir les petites entreprises qui, grâce à Facebook, sont capables de dépasser les frontières et d’élargir le public et de promouvoir des objectifs sociaux importants ».

    Tragédie et Héroïsme. Un soldat de Tsahal sauve des vies même après son décès.

    Tragédie et Héroïsme. Un soldat de Tsahal sauve des vies même après son décès.

    Un accident impliquant un véhicule de Tsahal et un camion est survenu la semaine dernière, causant la mort du Sergent Eshto Tsepo (21 ans), de Petah Tikva et du Sergent Bar Yacoubian (19 ans).

    Mais malheureusement une nouvelle victime est à déplorée depuis avant-hier. Le soldat Shilo Siman Tov (23 ans) a succombé à ses blessures six jours après son hospitalisation. De cette véritable tragédie a malgré tout démontré une nouvelle fois tout l’héroïsme et l’altruisme des soldats de Tsahal. En effet, le Sergent de la brigade Golani a fait don de ses organes qui ont été transplantés immédiatement après son décès survenu avant-hier soir. Ces transplantations ont permis de sauver pas moins de six vies, y compris celle d’un enfant de deux ans et demi.

    L’oncle du soldat s’est exprimé hier et nous a permis d’en apprendre plus sur la personnalité de ce jeune homme admirable : « Nous savions que Shilo a toujours donné et a toujours voulu sauver des vies. »

    Le père de héros, M. Uzi Siman Tov, a aussi rappelé à quel point son fils était humainement extraordinaire : « Mon fils était un homme de don et de bénévolat. Il a sauvé des vies au cours de sa vie et même après. »

    Nos pensées vont vers les victimes et leurs familles. Et nous saluons l’héroïsme et la grandeur d’âme du regretté Shilo Siman Tov.

    Communiqué – Le BNVCA condamne l’agression lâche et criminelle commise délibérément contre le bébé du rabbin de Bron (69) brûléee par du White Spirit aspergé volontairement par un inconnu sur sa poussette dans la nuit du 18 au 19 février

    Le Président                                                      Drancy 22 février 2018
    Sammy GHOZLAN
    Le BNVCA condamne vigoureusement l’agression lâche commise contre le bébé d’un rabbin de la ville de Bron (Rhône) par un inconnu, dans la nuit de dimanche 18 à lundi 19 février 2018.
    Pour le BNVCA, ces faits sont passibles de poursuite judiciaire pour “empoisonnement”.
    Comme l’ont raconté Mr et Mme EL H, les parents du bébé, au bénévole chargé de la hotline du BNVCA et répété au président, leur fillette âgée de 14 mois a été brûlée lundi
    19 février par du “white spirit” aspergé sur sa poussette dans les conditions suivantes:
    La poussette est déposée dans le couloir de l’immeuble, garée dans le hall. La grand mère à mis l’enfant dans cette poussette pour la promener. Quelques minutes après l’enfant pleure, crie et se plaint. Il est conduit aux urgences de l’hôpital qui découvre que le bébé présente des brûlures au dos aux fesses et à la cuisse.
    De plus la grand mère constate que la poussette a été lacérée durant cette nuit de dimanche à lundi.
    Le papa du bébé, rabbin, âgé de 35 ans, qui a déposé plainte, nous confie que souvent son véhicule a fait l’objet de dégradations volontaires (pneus crevés…).
    Pour le BNVCA, ces faits sont manifestement de nature antisémite. Ils ont été commis  délibérément et intentionnellement afin de nuire et blesser.
    Le BNVCA demande à la police de tout mettre en oeuvre pour identifier le criminel, et faire expertiser par les services de la police scientifique la nature du produit mis en cause.
    le BNVCA a décidé de faire assister juridiquement  la famille ELH. et mettre à sa disposition l’avocat du BNVCA.
    Nous exprimons notre inquiétude de plus en plus grandissante, face aux nombreux signalements qui nous parviennent et relèvent de différends de voisinage qui dégénèrent en antisémitisme.
    Les bâtiments, les biens de la communauté juive, étant désormais protégés et surveillés, nous constatons que les personnes sont ciblées directement à leur domicile.


    L’agression de la famille Pinto à son domicile de Livry Gargan, l’assassinat de Sarah Halimi par son voisin islamiste radicalisé, les tags antisémites, signés Daesh ou les balles kalachnikov découvertes dans la boite aux lettres de Pascal à Noisy le Grand, continuent de hanter nos compatriotes de confession juive. Après le meurtre des écoliers juifs de Toulouse, l’antijjuif s’attaque à un bébé.

    L’horreur ne cesse de grandir.

    Cette  haine antijuive qui dépasse l’entendement atteint un niveau dangereusement élevé qui accroît le sentiment d’insécurité antisémite. 

          

    Conférence alya DIALOGIA – Entre « laïcs » et « religieux »

     

    Entre « laïcs » et « religieux »

    L’identité des olim originaires de France

    Mercredi 7 mars 2018 de 18.00 à 22.00
    à Zoa House, Beit Zionei America, Ibn Gvirol 26, Tel Aviv

    P.A.F : 20 NIS, nombre de places limitées
    Inscrivez-vous maintenant :
    [email protected]

     


    La récente série télévisée de la chaîne de télévision nationale
    d’Israël – “HaTsarfokayim”, les “Franco(maro)cains” – nous a
    donné à voir la façon dont les Israéliens – à tout le moins certains
    journalistes – perçoivent les olim de France. Ou, plutôt, ne les
    voient qu’à travers les prismes identitaires de la société
    israélienne…
    Quels sont ces prismes, en général méconnus des originaires de
    France?
    Pour approfondir cette question, Dialogia a commandité un
    sondage national qui nous révèle par où passent les lignes de la
    fracture identitaire. Nous en examinerons les traits essentiels.
    Comment les olim de France trouvent-il leur place dans ce
    classement symbolique et quels défis pose-t-il à leur propre
    identité?
    Plutôt que de se sentir égarés, pourraient-ils contribuer à forcer
    les clivages existants, à inventer une nouvelle façon d’être, utile
    à toute la société?
    C’est à une réflexion à plusieurs voix sur ces enjeux que Dialogia
    souhaite contribuer.

    Une conférence de


    PROGRAMME DE LA CONFERENCE

    17h45-18h00 : Accueil

    18h00-18h15 : Ouverture
    – Max Benhamou : Du bilan à l’action: le temps de la réflexion

    18h15-18h40 : Présentation du sondage de l’Institut Rushinek
    – Shmuel Trigano : La fracture identitaire israélienne

    18h40-20h00 : L’état des choses
    – Eliezer Ben Rafaël : Les défis d’une alya singulière
    – Sammy Ghozlan : L’inadaptation des cadres d’intégration
    – Eva Labi : Quelles écoles pour les jeunes olim de France?
    – Elyakim Symsovic : Le conflit entre la Foi et la Loi

    20h00-20h30: COCKTAIL

    20h30-21h30 : Perspectives
    – Denis Charbit : De la laïcité à la française au concordat à l’israélienne ?
    – Dov Maimon : Recoller les morceaux d’une société fragmentée ?
    – Esther Orner : Au fil du temps

    21h30-21h45 : Débat

    21h45-22h00 : Conclusion
    – Shmuel Trigano

    Les intervenants :

    Max Benhamou, président-fondateur des associations Dialogia et Ademas
    Charities

    Eliezer Ben-Rafael, Professeur Emérite de Sociologie, Université de Tel-Aviv.
    Spécialiste de la société israélienne, Prix Landau pour son oeuvre en sociologie

    Denis Charbit, maître de conférences à l’Open University d’Israël (Ra’anana).
    Auteur notamment de: Retour sur Altneuland : la traversée des utopies sionistes
    (L’éclat, 2018)

    Sammy Ghozlan, Commissaire honoraire de police, président fondateur du
    BNVCA et Vice-président du Consistoire, fondateur de la Coordination pour
    l’intégration des Olim de France

    Eva Labi, Directrice des programmes Israël-Tefutsoth pour KIAH, en charge des
    programmes de l’intégration des jeunes olim de France

    Dov H. Maimon, (PhD, MBA, BSc) Senior Fellow, Jewish People Policy Institute

    Esther Orner, écrivaine et traductrice de poésie hébraïque en français, auteur de
    nombreux livres, co-fondatrice de la revue Continuum. Chevalier de l’ordre des
    Arts et des Lettres en 2013

    Elyakim Simsovic, enseignant, traducteur et informaticien, a participé
    activement aux efforts de publication de la Fondation Manitou. Auteur de Israël,
    cinquante ans d’État, éd. Hirlé, Strasbourg, 1998.

    Shmuel Trigano, professeur émérite des Universités, prix Bernheim de la
    Fondation du Judaïsme Français, fondateur de l’Université Populaire du Judaïsme. Continue reading “Conférence alya DIALOGIA – Entre « laïcs » et « religieux »”

    Les Palestiniens contrariés : les manuels scolaires des Émirats arabes unis affirment que leur capitale est Ramallah 18 février 2018161

    Les Palestiniens contrariés : les manuels scolaires des Émirats arabes unis affirment que leur capitale est Ramallah

      

    Cette photo, apparemment tirée d’un manuel scolaire des Etats Arabes Unis, a circulé sur les réseaux sociaux :

    Le porte-parole du Hezbollah, Al Manar, a écrit avec colère :

    “Il semble que les Émirats arabes unis soient allés plus loin que l’Arabie saoudite dans la normalisation avec l’entité sioniste, et même dans l’adoption de la rhétorique du régime d’occupation.”

    “Quelques semaines après que le président américain Donald Trump ait reconnu Al-Quds (Jérusalem) comme capitale de l’entité sioniste et que Riyad soit devenu le fer de lance de la normalisation, les militants des médias sociaux ont partagé une photo montrant qu’Abu Dhabi reconnaissait Ramallah comme la capitale de Palestine.”

    La photo, partagée par le journaliste libanais Ali Mourad, montre un article – apparemment une partie d’un livre des Emirats – qui identifie les capitaux et les devises des pays arabes. Selon la photo, la capitale de la Palestine est «Ramallah», tandis que la devise est le «dinar jordanien».

    “Les EAU enseignent aux écoliers que la capitale de la Palestine est Ramallah ! (Un pays) qui falsifie sa propre histoire et sa propre géographie pour se créer gloire et culture, ne se relâchera pas pour falsifier l’histoire et la géographie des autres pays dans le but de plaire aux sionistes “, commente Mourad, spécialiste des affaires du Golfe a dit ce samedi.

    Al-Manar a contacté Mourad, qui a confirmé que la photo est prise d’une partie d’un livre émirati, précisant qu’il a obtenu l’image d’un “Palestinien qui vit aux EAU”.

    Pendant ce temps, le chercheur libanais a noté que la photo était également partagée sur les médias sociaux par plusieurs militants palestiniens.

    Jetant un coup d’œil sur certains comptes palestiniens sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, il était clair que la même photo était partagée par plusieurs Palestiniens qui mettaient en garde, dans leurs postes, contre les dangers d’un telle décision sur la cause palestinienne.
    Cette dernière phrase est quelque chose que la plupart des journalistes et des experts n’ont pas, et il est terriblement important de comprendre.

    La vérité n’est pas importante pour les personnes qui ont été élevées dans une culture d’honneur et de honte. Seules les apparences le sont.

    Que Ramallah soit ou non la capitale de l’AP en réalité (vous savez, où se trouve le siège du gouvernement) n’est pas du tout pertinent à la discussion. Le seul facteur pertinent est ce que les gens disent à haute voix, parce que dire la vérité à haute voix peut nuire à la cause – et causer un sérieux contrecoup.

    Les Occidentaux, et cela inclut les Israéliens, se soucient de la vérité, alors ils vont regarder tous les côtés d’un problème. Les Palestiniens et les autres Arabes ne feront que dire à haute voix ce qu’ils sont autorisés à dire pour éviter d’être honteux.

    C’est pourquoi vous ne voyez pas trop d’Arabes violer les règles tacites de ce que l’on peut dire ou ne pas dire.

    Ce manuel scolaire n’a pas de sens, mais les Arabes, très attachés au symbolisme, y voient un signe avant-coureur du monde qui se retourne contre eux sur Jérusalem. Ils doivent riposter rapidement et fort pour s’assurer que personne d’autre ne viole les règles non écrites de ce qui peut être dit à voix haute.

    Les journalistes occidentaux sont généralement trop paresseux pour creuser sous la surface dans des interviews avec des Arabes et des Palestiniens, contrairement à la façon dont ils traitent leurs compatriotes occidentaux. Ils acceptent tout ce qui est dit à leur valeur nominale. Et c’est une grande raison pour laquelle le récit palestinien a si souvent conquis la vérité que même les Palestiniens se connaissent.

    Antisémitisme à Sarcelles

    Ici, la synagogue de Sarcelles.

    Ici, la synagogue de Sarcelles. – Anthony Cortes
    Reportage

    Antisémitisme à Sarcelles : “Derrière la gesticulation, les choses ne changent pas”

    Deux semaines après l’agression d’un enfant juif, le lundi 29 janvier, la communauté de la “petite Jérusalem” cherche à oublier le déferlement médiatique qui a suivi. Et attend de vraies réponses des pouvoirs publics face à un phénomène devenu endémique.

    La neige tourbillonne sur l’avenue Paul-Valéry. Le tramway ne circule plus, le sol est gelé. Dans ce coin de Sarcelles, où tout le monde se connaît, on se remet lentement du tourbillon qui a secoué la ville les jours précédents : les caméras et les micros, les déclarations à l’Assemblée et même les tweets de soutien du président de la République… Et pourtant, « Il ne s’est rien passé ! » lance Namir, le patron du restaurant Inoun, un établissement huppé où se croisent les juifs du quartier, les médecins du cabinet voisin, et les clients venus spécialement de Paris. Devant, il y a le service voiturier, deux véhicules de la mission Sentinelle et des parachutistes. « Une agression antisémite ? Peut-être, on ne sait pas, en tout cas, c’est allé trop vite. Les télés et les radios qui débarquent aussitôt… Il y en avait partout, poursuit Namir. Le petit a été bousculé, il a pris des coups de pied, ça arrive tout le temps. » « Je connais les parents, ils sont dépassés, ils ne s’imaginaient pas que cela prendrait de telles proportions », explique Samuel, un client.

    Les faits remontent au lundi 29 janvier dernier, aux alentours de 18 h 30, avec l’agression d’un petit garçon de 8 ans. Porteur d’une kippa et des traditionnels tsitsits, ces franges qui dépassent de la chemise, il se rend à un cours de soutien scolaire avec son frère de 11 ans, lorsque deux individus surgissent, le jettent à terre et lui donnent des coups de pied dans le ventre avant de s’enfuir. Le lendemain, dans la nuit du mardi au mercredi, Emmanuel Macron tweete : « Chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse. » Dans la journée suivante une partie de la classe politique réagit à son tour sur les réseaux sociaux et dans l’hémicycle de l’Assemblée, en condamnant un acte qualifié d’antisémite en raison du port de signe distinctifs, et en appelant à la plus grande fermeté. Manuel Valls, les députés du Val-d’Oise François Puponi (8e circonscription, Garges, ancien maire de Sarcelles) et Dominique da Silva (7e circonscription, Sarcelles), sont en première ligne.

    Anthony Cortes.

    Dans l’Hémicycle, le premier ministre, Edouard Philippe, leur répond solennellement : « Lutter contre le racisme et l’antisémitisme, c’est évidemment avoir le courage de nommer les choses. Le courage d’affirmer, de reconnaître que, oui, il existe une nouvelle forme d’antisémitisme violente et brutale qui s’exprime de façon de plus en plus ouverte sur notre territoire. Nous ne pouvons pas accepter que des Français s’en prennent à d’autres Français en raison de leurs convictions religieuses, nous ne pouvons pas accepter qu’un enfant soit agressé en raison de signes extérieurs qui disent sa conviction religieuse. »

    “C’EST EMBÊTANT, CES COUPS DE PROJECTEUR JUSTE AU MOMENT OÙ LES GENS ÉTAIENT EN TRAIN DE REVENIR S’INSTALLER.”
    LE RABBIN BERROS

    Quelques minutes plus tôt, dans un communiqué du ministère de l’Intérieur, Gérard Collomb avait condamné « avec la plus grande fermeté cette lâche agression, contraire à nos valeurs les plus fondamentales ».

    « Pendant trois jours, on s’est fait agresser par les journalistes », déplore Isaac, jeune infirmier parisien de 28 ans, très religieux, qui « rêve de venir habiter à Sarcelles » : « Ici, il y a toujours eu de petits problèmes, on sait que ça peut arriver. Je mets une casquette sur ma kippa, je ne vais pas dans certains quartiers. Le climat d’antisémitisme, en fait, je le juge à l’aune de ce qui se dit dans les médias. Mais ici, on vit très bien, j’adore, il y a tout, les commerces, les lieux de prière, les librairies. J’étais à l’école ici, j’aimerais revenir, mais ma femme redoute un peu. » Chez la plupart des personnes que l’on rencontre, dans la rue, dans les cafés, dans les restaurants, le discours est ambigu et parfois déroutant : il n’y a pas d’antisémitisme… mais il y en a, et de plus en plus. Comme si la communauté craignait d’attirer l’attention sur elle lorsque certains de ses membres sont visés.

    “OUI, ÇA A CASTAGNÉ”

    « C’est embêtant, ces coups de projecteur, note le rabbin Berros. Cette histoire arrive au moment où les gens étaient en train de revenir à Sarcelles, après la vague de départs consécutive à l’attaque de la synagogue, en juillet 2014. » Cet été-là, une manifestation de soutien à la Palestine, rassemblant 5 000 personnes, avait dégénéré et des centaines d’individus menaçaient le bâtiment, armés de bâtons, de barres de fer, de pierres : « On avait mis des jeunes du SPCJ [service de protection de la communauté juive] , c’était un véritable état de siège. » « Oui, bien sûr, ça a castagné », reconnaît ce grand bonhomme à l’allure débonnaire. Dans les années qui suivent, les « alyas » à destination d’Israël se sont multipliées. Déjà, en 2012, le supermarché Casher Naouri de l’avenue du 8-Mai avait été incendié, sans que l’on puisse mettre la main sur les auteurs.

    Anthony Cortes

    Un climat délétère que la droite israélienne utilise pour appeler les juifs de France à quitter l’Hexagone. Dans le même temps, beaucoup de juifs de Sarcelles et de ses environs s’exilent vers un autre « eldorado », plus proche : le XVIIe arrondissement parisien et sa banlieue chic, Neuilly, Courbevoie et Levallois. Quand elle évoque cette dernière ville, Deborah, trentenaire, a des étoiles dans les yeux : « C’est mon rêve, et puis, de toute façon, je pense à l’avenir de mes enfants, à leur sécurité. Ici, le prix de l’immobilier a chuté et il est inenvisageable pour un jeune juif d’être scolarisé dans le public, on est obligés de les mettre dans des écoles confessionnelles. »

    “IL FAUT ATTAQUER CE FLÉAU AVEC COURAGE ET DÉTERMINATION, FAIRE DES LOIS EFFICACES, CERTAINS Y TRAVAILLENT, ÇA VA VENIR” MOÏSE KAHLOUN

    VIOLENCE GRANDISSANTE

    Pourtant, c’est plus à un phénomène de vases communicants auquel on assiste. Les gens qui réussissent quittent ce quartier populaire pour des secteurs plus confortables, quand ceux qui ne tiennent plus financièrement dans la capitale aspirent à retrouver une vie communautaire : « Les nouveaux arrivants viennent de Seine Saint-Denis et du XIXe arrondissement, Crimée, Bolivar, place des Fêtes » , explique le rabbin. Des quartiers de l’Est parisien où la gentryfication accentue la pression foncière et chasse les classes populaires, les juifs comme les autres : « Ceux qui agressent les juifs le font parfois avec l’idée que nous avons de l’argent, note Moïse, un jeune boulanger. Mais, si on avait de l’argent, on n’ habiterait pas ici. »

    Lui a toujours vécu à Sarcelles et, à 28 ans, constate une violence grandissante de la part des « petits » : « Ceux qui font des conneries ont 13 ou 14 ans. C’est une question d’éducation, on ne leur transmet pas les bonnes valeurs. Certains entendent chez eux qu’il ne faut pas aimer les juifs, alors ils reproduisent, ils ne savent même pas pourquoi. »

    Il y a aussi de banales histoires de quartier, des guerres de territoires. Rien de nouveau depuis West Side Story et Warriors, les guerriers de la nuit. Pour le petit frère de Moïse, Aaron, les choses sont simples. Ou très complexes, tout dépend du point de vue. « Les autres, ils savent qu’on est soudés, ils savent qu’on réagira, mais on est tranquilles », dit ce grand adolescent qui porte lui aussi kippa et tsitsits. Nous, qui ? « Mes potes de la tour. Il y a des Noirs, des musulmans. Non, ceux avec lesquels ça se passe pas bien, c’est les feujs de la rue de Crimée, dans le XIXe . Eux c’est vraiment des cons, ils pensent qu’à se battre, à fumer du shit et la chicha. » Là, on ne sait plus vraiment si comprendre, c’est déjà expliquer, ou le contraire.

    « Les gens vous disent qu’ils sont bien à Sarcelles, mais en fait ils sont bien à la “petite Jérusalem” », note René Taiëb, président de l’Union des communautés juives du Val-d’Oise, auteur, à la demande de Bernard Cazeneuve, d’un rapport sur l’antisémitisme en France, basé sur des études de terrain qui l’ont mené à Paris, Lyon et Marseille : « Ils n’en sortent pas, ou très peu. Il y a des bagarres de bandes, et une jalousie dans une ville où l’on trouve 50 à 60 % de logements sociaux, alors que ce secteur est constitué de copropriétés [lire l’encadré, ci-contre] , mais il ne faut pas s’y tromper, un appartement qui valait 200 000 € il y a quinze ans en vaut 110 000 aujourd’ hui. » « Quand mes parents sont arrivés du Maroc dans les années 70 [La population juive de Sarcelles est dans son écrasante majorité séfarade, juive d’Afrique du Nord] , nous vivions très bien, dans un logement social. Le confort était spartiate mais nous étions les plus heureux du monde, s e souvient Isaac Barchi-chat, expert-comptable et assistant parlementaire de Dominique da Silva. Aujourd’hui, mon père, qui est rabbin, doit passer devant des dealers dans sa cage d’escalier. Sarcelles n’est que le reflet d’un mal qui concerne toute la France. »

    Tous les dimanches matin, les habitants de Sarcelles se retrouvent à Oh ! Délices, café-boulangerie et institution sarcelloise, où l’on croise à coup sûr le maire, Nicolas Maccioni, le député François Puponi, comme on y croisait il y a quinze ans Dominique Strauss-Kahn. Le patron, Moïse Kahloun, est président de la communauté juive de Sarcelles, et donc représentant du Consistoire de Paris. Pour lui, le déferlement médiatique de ces derniers jours est une manière de mettre la poussière sous le tapis : « Le gouvernement et les médias organisent toute cette gesticulation, mais en fait, derrière, les choses ne changent pas. Le problème, c’est que les gens s’imaginent que dès qu’il se passe quelque chose c’est nous qui crions à l’antisémitisme, avant même que l’enquête n’ait avancé. Il y a sans doute eu des fuites de gens qui veulent se faire mousser dans les médias. Au lieu de cela, il faut attaquer ce fléau avec courage et détermination, faire des lois efficaces. François travaille à ça sérieusement, ça va venir. »

    COMBAT DE FOND

    Ça tombe bien, François Puponi est là, dans son gros blouson de ski : « Ça fait quelques années que, dans la ville, on a mis en place un système qui fait que dès que quelqu’un de la communauté est agressé, on va déposer plainte au commissariat. Même le jour de shabbat. Que ce soit une agression antisémite caractérisée, quand la personne se fait traiter de “sale juif ”, ou quand elle est porteuse de signes distinctifs, à fin d’enquête. On doit être vigilants et ne pas se voiler la face, l’antisémitisme progresse. Il faut dire stop ! » Lui aussi considère que, cette fois, les choses sont peut-être allées trop vite. Le mardi, jour qui a suivi l’agression, le procureur du parquet de Pontoise annonce à la réunion du comité départemental contre le racisme et l’antisémitisme qu’une agression antisémite a eu lieu : « A partir de ce moment-là, il y a des gens qui ont fait fuiter, avant même que l’on puisse “sécuriser” l’affaire, vérifier quatre fois. On ne peut pas que se reposer sur le témoignage d’un petit garçon de 8 ans. Il aurait fallu attendre que l’enquête ait avancé. Une fois que c’était lancé… »

    Car au-delà, il s’agit d’un combat de fond : « Il n’est pas normal que cela soit la communauté qui établisse elle-même les statistiques d’agressions, et que les gens doivent prouver, lorsqu’ils en sont victimes, qu’elle est bien due à leur appartenance confessionnelle. Oui, il y a de l’antisémitisme, un vieux fond qui fait d’une catégorie de personnes des boucs émissaires quand les choses vont mal, et un nouvel antisémitisme est dû au conflit israélo-palestinien. » La proposition de loi visera à ce que les statistiques soient établies par les services de l’Etat, à l’inversion de la charge de la preuve, et à la mise en place de mesures pédagogiques à destination des jeunes : « C’est un combat qui concerne tout le monde, et à tous les instants. »

    En attendant, des juifs continueront de dire, avec le sourire, que tout va bien. En prenant soin de mettre une casquette sur leur kippa quand ils sortent de leur quartier.

    COMMUNIQUE LILLE 1

    COMMUNIQUÉ DE PRESSE

    A Lille, le 17 février 2018

    Mercredi 14 février 2018, alors que notre association PankulturA terminait les préparatifs de la soirée d’ouverture de son festival culturel annuel à la Maison des Etudiants de l’Université de Lille, trente à quarante manifestants (menés par des professeurs de l’Université de Lille) ont fait irruption dans les locaux vers 18h30, brandissant des pancartes et des drapeaux, pour s’opposer à un événement festif et culturel apolitique.

    Devant la violence de leur propos et leur comportement parfois agressif, nous avons pris la décision d’annuler le festival cette année, ne pouvant assurer la sécurité de nos intervenants, festivaliers et des membres de notre association, ces manifestants ayant clairement annoncé qu’ils perturberaient chaque réunion ou événement.

    Nous déplorons qu’un événement culturel organisé dans le cadre de nos études et réalisé en suivant le calendrier officiel de l’Institut Français (2018 marquant “l’année croisée France-Israël”) ait été récupéré idéologiquement et politiquement par une minorité intolérante, prenant ainsi en otage un projet créé en 1997.

    En effet, notre association, composée de seulement 15 étudiants, avait prévu de présenter un festival culturel de 4 jours (du 14 au 17 février 2018) sur la culture israélienne au travers d’une exposition photos et d’une dégustation de vins notamment. Il n’y avait aucun message politique ni idéologique de quelque sorte dans notre désir de faire partager la culture d’un pays.

    Ce sont 7 mois de travail acharné qui sont réduits à néant et nous tenons à remercier particulièrement les intervenants et partenaires qui nous ont aidés dans la réalisation de ce projet, les participants mais aussi les personnes qui nous ont soutenues et qui continuent de le faire.

    Nous regrettons profondément ce qui s’est passé et restons convaincus que la culture ne doit pas devenir un outil politique mais permettre aux personnes de surmonter leurs différences et de se rassembler. Malgré ce regrettable événement,

    nous sommes déterminés à continuer notre projet culturel et à faire perdurer notre engagement en faveur de la démocratisation de la culture et de la promotion de l’interculturalité.

    Contact presse : [email protected]

    PankulturA

    Association loi 1901

    Ce qu’il faut retenir des J.O. de Munich 1972, selon « Le Monde »

    Ce qu’il faut retenir des J.O. de Munich 1972, selon « Le Monde »

    16 FÉVRIER 2018, 

    Ainsi, moi qui vous parle, je suis un fidèle lecteur du site d’histoire « Hérodote » dont, jusqu’à présent, je n’ai jamais été déçu, tant son directeur, André Larané, est un homme de culture objectif et à l’esprit universel. Concernant les J.O. et leur histoire, il a consacré plusieurs dossiers parfaitement documentés et passionnants, aussi bien sur le plan humain qu’historique.

    Le « grand-quotidien-de-l’après-midi » – vous voyez de qui je veux parler – s’est également essayé à une rétrospective des Jeux Olympiques pour y analyser comment la politique s’est progressivement invitée dans ces compétitions universelles qui réunissent de plus en plus de nations. C’est une louable intention. Las ! Les bonnes intentions connaissent leurs limites, surtout au Monde.

    Dans « Tribune Juive » de cette semaine, Raphaël Nisand, (président d’honneur de la section du Bas-Rhin de la LICRA, chroniqueur sur Radio Judaïca Strasbourg, avocat du BNVCA), pointe du doigt une étrange omission dans l’article sur deux pages du Monde du 10 janvier intitulé : « Jeux Olympiques, la politique entre en piste ». En effet, l’auteur y évoque en six photos des événements-clés de l’histoire des J.O. Ici, je cède la parole à Raphaël Nisand : « Deux photos concernent les jeux de Berlin en 1936 avec l’athlète noir américain Jesse Owens triomphant devant Hitler à la finale du 100 mètres. Une autre photo montre Melbourne en 1956 au moment précis de l’invasion de la Hongrie par l’armée rouge avec le hongrois Zador le visage sanguinolent après une bagarre de l’équipe russe de waterpolo. Pour les J.O. de Mexico en 1968, c’est la photo célébrissime des deux athlètes noirs américains Tommie Smith et John Carlos le poing levé sur le podium au moment où les couleurs de leur pays sont hissées en l’honneur de leur victoire, dénonçant ainsi la condition des noirs aux États-Unis. Une autre photo montre pour les jeux de Los Angeles 1984 le drapeau chinois et son porte drapeau pour la première fois présents aux jeux olympiques. Il n’y a pas de doute sur l’importance de ces événements triés sur le volet. Le Monde ne se trompe pas dans ses choix. Le journaliste sait ce qu’il montre mais il sait aussi ce qu’il cache. Il ne pouvait certes pas balayer tous les jeux olympiques depuis 1896 et la renaissance des jeux mais le problème c’est qu’il illustre aussi d’une photo les jeux olympiques de Munich de 1972 et pour le Monde, l’événement de ces jeux illustré par la photo c’est la victoire de l’Union soviétique en basket-ball face aux États-Unis ! La mise à mort de l’intégralité de la délégation israélienne aux jeux de Munich ne mérite ni une photo ni un mot dans cette double page consacrée pourtant à l’irruption de la politique dans les jeux. Le drame le plus sanglant de l’histoire des jeux, commis de surcroît dans le pays de la Shoah, moins de 30 ans après la fin de la guerre est caché dans cet article sous un voile dont on devine l’origine. Rappeler les crimes terribles du terrorisme palestinien, en l’occurrence c’était l’OLP de Yasser Arafat, ce n’est pas la ligne éditoriale du Monde. »

    On assiste aujourd’hui à un négationnisme qui n’est même plus le fait de quelques pseudo-historiens que leur antisémitisme viscéral aveugle. Ce négationnisme (parfois ce révisionnisme) a hélas gagné un corps d’hommes et de femmes dont la mission est pourtant d’informer : les journalistes. Soit ils affirment des choses sans en avoir vérifié les sources, soit ils choisissent délibérément d’écarter de leurs articles des réalités qui ne vont pas dans le sens de leurs convictions personnelles, tronquant et amendant ainsi l’histoire au gré de leurs fantaisies. Comment se peut-il qu’un journaliste, résumant quelques moments forts des J.O., ignore sciemment l’horreur qui s’est produite en septembre 1972, dans l’une des villes d’Allemagne où le nazisme fut si présent, à dix-sept kilomètres de Dachau, camp de concentration de sinistre mémoire créé dès 1933 ? Soyons bien certains qu’il ne s’agit pas d’une omission par négligence, mais d’une volonté affirmée de ménager certaines susceptibilités de la part de ceux qui couvrent complaisamment le terrorisme palestinien d’aujourd’hui qui fit irruption sur la scène de l’histoire ce 5 septembre 1972.

    Je tiens à citer un article de Wikipédia sur ce massacre : « Le 6 septembre est organisée une cérémonie commémorative durant laquelle le président du Comité Olympique Avery Brundage fait un discours saluant la force du mouvement olympique, sans mentionner les athlètes assassinés. [NDLR : c’est ce même Avery Brundage qui, lors des J.O. de Berlin en 1936, avait su ménager la sensibilité d’Hitler et de ses sbires]. Les Jeux reprirent le lendemain. La plupart des 80 000 personnes présentes dans le Stade Olympique pour assister au match de football opposant l’Allemagne de l’Ouest à la Hongrie se comportèrent comme si rien ne s’était passé la veille. Lorsqu’apparut une banderole portant l’inscription « 17 morts, déjà oublié ? » des agents de sécurité la saisirent et expulsèrent les spectateurs qui l’avaient déployée. »

    Il faut le dire et le redire : notre vigilance doit être totale et permanente face à tous les crimes perpétrés contre des individus ou des groupes ethniques à travers l’histoire pour la seule faute d’être nés. C’est vrai pour toutes les victimes, sans distinction de nationalité, d’appartenance religieuse ou politique.

    Nous, Juifs, devons être encore plus fidèles à l’évocation des massacres qui ont ensanglanté l’histoire et amoindri l’image de l’Homme.

    La semaine dernière, je m’émerveillais, certes un peu naïvement, sur le beau symbole des équipes des deux Corée défilant sous la même bannière et affrontant ensemble des équipes adverses. Je tempérais mon enthousiasme par la petite histoire idyllique du zoo et de la cage abritant ensemble un lion et un agneau (cf. ma Lettre n° 360). Cette semaine, l’article paru dans Le Monde nous ramène à plus de réalisme.

    Faudra-t-il pour autant perdre toutes nos illusions ? Je ne veux pas le croire et, pour rester dans le domaine du sport, je rappelle cet événement inouï qui va se dérouler du 4 au 6 mai prochain en Israël : les trois premières étapes du Tour d’Italie cycliste, lequel se poursuivra un jour plus tard sur la péninsule pour aboutir à Rome. De Jérusalem à Rome, en honorant au passage la mémoire d’un Juste des nations, le super champion cycliste Gino Bartali (vainqueur de trois tours de France et deux tours d’Italie avant et après la guerre), cette épreuve sportive réunira deux villes qui symbolisent des sommets de culture et de spiritualité, berceaux de deux grandes religions monothéistes. Et si, au lieu de la politique, c’était l’esprit qui s’invitait dans le sport et « entrait en piste », pour paraphraser le titre de l’inacceptable article du Monde ?

    Voici les noms des 11 sportifs israéliens assassinés lors de la prise d’otages des J.O. de Munich 1972 :

    Mark Slavin (18 ans, lutteur)

    Eliezaar Halfen (24 ans, lutteur)

    Andre Spitzer (27 ans, arbitre et entraineur d’escrime)

    David Mark Berger (28 ans, haltérophile)

    Zeev Friedman (28 ans, haltérophile)

    Yosef Romano (32 ans, haltérophile)

    Moshe Weinberg (32 ans, entraîneur de l’équipe de lutte)

    Yosef Gottfreund (40 ans, arbitre de lutte)

    Amitzur Shapira (40 ans, entraîneur de l’équipe d’athlétisme)

    Yakov Springer (50 ans, entraîneur de l’équipe d’haltérophilie)

    Kehat Schor (53 ans, entraîneur de l’équipe de tir)

    Daniel Farhi.

    plaque de l’État d’Israël à la mémoire des athlètes israéliens assassinés au J.O. de Munich en 1972.

    Abject ! BDS crée une « zone libre d’apartheid israélien »

    Abject ! BDS crée une « zone libre d’apartheid israélien »

    1940-2018 ! Attention, une zone libre peut en cacher une autre ! Quand BDS France 34 créé sa zone libre d’apartheid pour dénoncer toute discrimination !

    « Zone libre » : Une expression qui rappelle quelque chose à bien peu de français réputés pour avoir la mémoire courte ! Mais pour ceux-là… Oui bien sûr,

    1940 : « Le 2 juillet 1940, le gouvernement français s’installe à Vichy qui devient en quelque sorte la « capitale » de la zone libre, familièrement appelée « zone nono » (pour non occupée).

    Quelques jours plus tard, le 10 juillet 1940, le Parlement vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain qui promulgue « l’Etat français » et s’engage peu après dans une politique de collaboration avec l’occupant nazi… A commencer par les lois antijuives décrétées dès le 1er octobre 40 !

    Selon un tracé abstrait et arbitraire, la ligne de démarcation morcelle départements, communes, champs et bois. Sur le terrain, ce tracé subira diverses modifications, au gré de la fantaisie ou des exigences de l’occupant allemand. »

    La nouvelle zone libre version 2018

    2018 : Ce ne sont plus des occupants allemands dont il est question mais d’une association Charleroi- Palestine qui appelle (je cite !), tel « un exemple français des commerçants de Montpellier à refuser un spectacle soutenu par l’État d’Israël,  les invitant à créer une zone c’est à dire un périmètre situé géographiquement, au sein duquel, grâce à la mobilisation des habitants-tes, des commerçants-tes, des associations et de diverses institutions d’économie sociale, culturelles, sportives et autres, chacun veille dans son domaine et collectivement, à refuser de s’impliquer dans tout commerce ou échange avec l’État d’Israël en raison du système d’apartheid que celui-ci impose aux Palestiniens !

    Cette zone libre d’apartheid qui vise en premier lieu l’apartheid israélien, se construit sur la base des exigences de liberté, de justice, et d’égalité pour les Palestiniens, conformément au droit international et aux droits humains ». Et les commerçants de signer la pétition contre le spectacle soutenu par l’État israélien et afficher comme un seul homme, sur leur vitrine l’appel au rassemblement les 20 et 21 mars 2018.

    Aucun israélien toléré !

    Construire une zone libre d’apartheid israélien…. Nouvelle étape de la Campagne BDS France Montpellier dans la construction de la ZLAI Paillade (Zone Libre d’Apartheid Israélien).

    Après plusieurs interventions dans le quartier et au grand marché du samedi, il leur est proposé de signer la pétition demandant au directeur du théâtre Jean Vilar l’annulation du spectacle soutenu par Israël et demander accord pour apposer sur la vitrine de leur magasin une affichette appelant au rassemblement des 20 et 21 mars, soirées annoncées pour le spectacle.

    Sur les douze commerçants-tes rencontrés-ées une seule n’a pas signé, allant même jusqu’à refuser de discuter ! C’est dire combien les commerçants-tes de St Paul sont sensibles à la cause palestinienne et combien ils-elles ont compris le sens et l’importance du boycott de toute représentation ou forme de présence officielle de l’État israélien.

    (Les clients-tes et les habitués-ées qui fréquentent le centre commercial ont eux-elles aussi signé massivement la pétition qui a recueilli une centaine de signatures.) Bien sûr, comme le précise la pétition : « Ce n’est pas le contenu de cette pièce qui fait problème, ni le fait que l’artiste soit israélien, et encore moins qu’il soit juif ! (…),

    Non ? Deux fois plutôt qu’une, le problème vient de qui ajoute à un antisémitisme libéré de tous tabous, un antisionisme décidément très en vogue.

    Sujet récurrent s’il en était..

    Le BNVCA condamne l’expédition palestiniste de l’AFPS et de professeurs de l’Université de Lille 1 qui ont terrorisé les organisateurs du Festival Escale en Israel. Le BNVCA a décidé de les poursuivre en justice et d’interpeller la Ministre de l’Enseignement supérieur.

    Le BNVCA condamne l’expédition palestiniste de l’AFPS et de professeurs de l’Université de Lille 1 qui ont terrorisé les organisateurs du Festival Escale en Israel. Le BNVCA a décidé de les poursuivre en justice et d’interpeller la Ministre de l’Enseignement supérieur.

    Le BNVCA condamne l’expédition d’une bande d’activistes “palestinistes” de l’AFPS, qui  assistés de professeurs de l’Université de Lille 1 ont terrorisé les organisateurs d’un festival intitulé
    “ESCALE EN ISRAEL”, et conduit à l’annulation de ce festival culturel et pacifique qui se tenait sur le Campus à Villeneuve d’Ascq, le mercredi 14 février 2018.
    Pour le BNVCA cette opération commando s’apparente à une action de boycott et  constitue ce délit prévu et réprimé par nos lois.
    Le BNVCA a décidé d’interpeller Madame Frédérique Vidal, la Ministre de l’Enseignement Supérieur afin qu’elle interroge le Président de l’Université LILLE 1 sur les raisons de sa carence.
    Nous lui demandons de nous indiquer  les dispositions qu’elle entend prendre à l’encontre des Professeurs mis en cause qui se sont associés à cette subversion.
    Le BNVCA souligne que tous les plus hauts dirigeants de l’Etat ont déclaré que l’Antisionisme c’est l’Antisémitisme.
    Cette opération commando palestiniste participe de cette incitation à la haine d’Isrël qui pousse à l’acte antijuif, voire au crime antisémite.
    Le BNVCA a chargé son conseil Maitre Charles Baccouche de déposer plainte contre les auteurs et complices de cette manifestation qui a perturbé et empêché l’exposition photos et des cours d’hébreu faisant partie du projet monté dans le cadre de leurs études par des étudiants, en lien avec le calendrier de l’Institut français.

    Boycott : Des étudiants de Lille annulent leur festival consacré à Israël

    Boycott : Des étudiants de Lille annulent leur festival consacré à Israël

    Une exposition photos et des cours d’hébreu ont été perturbés sur le campus à Villeneuve d’Ascq ; les activistes pro-palestiniens évoquent Israël comme un pays apartheid

    Illustration. Des panneaux appelant au boycott d'Israël lors d'une manifestation anti-Israël à San Francisco, en avril 2011. (Crédit : CC BY dignidadrebelde, Flickr)

    Illustration. Des panneaux appelant au boycott d’Israël lors d’une manifestation anti-Israël à San Francisco, en avril 2011. (Crédit : CC BY dignidadrebelde, Flickr)

    Un festival intitulé « Escale en Israël » à Lille a été annulé par les étudiants qui l’organisaient dans le cadre d’un projet universitaire, après que des militants pro-palestiniens ont manifesté lors d’un premier atelier culturel, a-t-on appris jeudi auprès des associations.

    A l’appel de l’association France Palestine Solidarité Nord-Pas-de-Calais (AFPS) et de professeurs de l’université de Lille 1, quelques dizaines de personnes ont perturbé la tenue d’une exposition photos et de cours d’hébreu à la Maison des étudiants, mercredi soir sur le campus à Villeneuve d’Ascq.

    Organisé par une association composée d’une quinzaine d’étudiants de l’Institut d’administration des entreprises (IAE) de Lille, rattaché à l’université Lille 1, le festival devait proposer pendant quatre jours des ateliers de découverte de la culture israélienne, notamment de cuisine et de musique.

    La quinzaine d’étudiants membres de l’association a finalement décidé d’annuler ce projet monté dans le cadre de leurs études, en lien avec le calendrier de l’Institut français, qui mène en 2018 une « Saison croisée France-Israël ».

    « Les manifestants nous ont dit qu’ils allaient venir manifester à toutes nos activités. Donc on a décidé d’arrêter. On ne veut pas créer plus de polémique sur cela », a expliqué à l’AFP Gaëlle Robin, étudiante de 22 ans de la filière marketing, communication et culture, chargée des relations presse au sein de l’association.

    « On était neutre, on a bien dit qu’il n’y avait rien de politique ni religieux (…) Notre projet a été validé » par l’établissement, a-t-elle ajouté.

    Mercredi, une lettre signée de deux professeurs a été envoyée au président de l’université, pour demander l’annulation du festival.

    « Monsieur le président, autoriser une manifestation qui, sous couvert d’ouverture culturelle, fait l’apologie de cet Etat (Israël) nous choque profondément », écrivent Moussa Nait Abdelaziz et Abdellatif Imad.

    « Monsieur le Président, aurions-nous accepté d’organiser une manifestation édulcorée sur l’Afrique du Sud, au temps de l’Apartheid et de Mandela en prison ? » poursuivent-ils.

    Selon l’AFPS, la démarche des étudiants « met en valeur l’État d’apartheid israélien en prétendant se placer sur le terrain culturel en occultant les crimes commis régulièrement par cet état colonial à Jérusalem, en Cisjordanie, à Gaza ».

    Contactés par l’AFP, l’IAE n’a pas souhaité s’exprimer et l’université de Lille n’a pas donné suite dans l’immédiat.

    L’argent de l’Etat a servi à réaliser la propagande de l’Union française Juive pour la Paix

     

    L’argent de l’Etat a servi à réaliser la propagande de l’Union française Juive pour la Paix

    Dans son numéro de février, notre mensuel publie une enquête, réalisée en collaboration avec le centre « NGO Monitor » de Jérusalem, établissant que l’Union juive française pour la paix (UJFP) avait sollicité auprès du Commissariat général à l’égalité des territoires (CGET), institution dépendant du Premier ministre, une subvention dans le cadre du programme de « lutte contre les discriminations ».

    L’UJFP proposait de réaliser des documents, écrits et audiovisuels, pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Notre enquête avait établi que l’argent reçu avait servi à produire des documents, un livre et une série de clips vidéo diffusant un discours violemment antisioniste, accusant la France de racisme d’Etat et manifestant la sympathie de l’UJFP pour les tenants de l’islamisme radical.

    « L’UJFP a été mise en demeure »

    Après la publication de cette enquête, nous avons reçu de Corinne Gonthier, directrice de la communication du CGET, une lettre dont voici les principaux extraits :

    « Comme il est prévu dans ses attributions, le CGET finance notamment des actions en faveur de la lutte contre les discriminations.

    C’est à ce titre, qu’en 2016, il a subventionné à hauteur de 18 000 euros l’association Union Juive Française pour la Paix. Le partenariat visait à soutenir un projet dénommé « Une parole juive contre le racisme : production d’outils-réunions publiques ». Il consistait notamment à réaliser des clips vidéos portant sur la lutte contre le racisme et la déconstruction des discours antisémites de Dieudonné et d’Alain Soral en direction des enseignants, des étudiants des écoles supérieures du professorat et de l’éducation et des agents des centres sociaux.

    Les clips vidéo ont été mis en ligne sur le site de l’association fin 2017, avec un logo Premier ministre/CGET mais sans information préalable et sans avoir recueilli de validation du CGET.

    Alerté en décembre dernier sur la teneur de ces clips, le CGET a constaté qu’ils ne correspondent pas du tout au cahier des charges conventionné et ne sont pas admissibles car ils mettent en cause un prétendu « racisme d’Etat ».

    Dès le 19 janvier, l’association a ainsi été mise en demeure de retirer du site et des documents de l’association toute référence à un soutien de l’Etat. Ce qui a été fait. Parallèlement, le CGET a engagé une procédure de recouvrement de la subvention pour non-respect du cahier des charges. Enfin, le ministère de l’Education nationale a été prévenu et nous n’avons pas d’information sur une diffusion de ces clips en milieu scolaire.

    A l’heure où vous avez fait paraître votre article, le 7 février dernier, la subvention faisait donc déjà l’objet d’une procédure d’annulation et de recouvrement auprès de l’UJFP. »

    Cette lettre valide donc totalement le contenu de notre enquête, et par conséquent les accusations de détournement de fonds publics que nous avions formulées, sous forme interrogative, dans notre article.

    L’intervention de Manuel Valls

    Il est pourtant nécessaire de préciser que si la direction du CGET est intervenue (bien tard !) pour tenter de réparer ce grave dysfonctionnement d’une institution d’Etat, cela n’est pas sans rapport avec nos investigations, intervenues bien en amont de la date de publication de l’article de Causeur. C’est le cas notamment de l’intervention de l’ancien Premier ministre Manuel Valls, en fonction à l’époque des faits, auquel nous avons appris, début janvier, la manipulation dont avait été l’objet le CGET dont il exerçait la tutelle, ainsi que de celle du sénateur Loïc Hervé, auteur, fin décembre, d’une question écrite au Premier ministre, après que nous lui avons transmis les éléments du dossier. Manuel Valls nous avait indiqué qu’il allait tenter de tirer cette affaire au clair…

    Enfin, pour qu’il n’y ait pas de malentendus, précisons que ce n’est pas l’action militante, ni même le contenu de la propagande de l’UJFP que nous clouons au pilori, même si nous ne partageons pas, loin de là, son idéologie ni ses méthodes. Il s’agit, en l’espèce, d’une malversation caractérisée, d’un rapt d’argent public par la ruse. Qu’ils rendent donc l’argent, et le dossier, pour ce qui nous concerne, sera clos.

    Source:©   Causeur

    Communiqué : Le BNVCA reçoit les protestations de clients FREE et BOUYGUES, irrités par les messages qui les accueillent en PALESTINE alors qu’ils arrivent à Tel Aviv en Israël.

    Le BNVCA reçoit un grand nombre de protestations de clients FREE et BOUYGUES  Télécom, qui nous expriment leur mécontentement et leur colère après avoir reçu sur leur portable,à leur arrivée  à l’aéroport Ben Gourion de Tel Aviv en Israël, un message d’accueil en “PALESTINE”.
    Le BNVCA saisit par écrit les deux PDG, de Free et de Bouygues, et leur demande de faire corriger sans délai ce dysfonctionnement qui risque d’inciter leurs clients à choisir un autre fournisseur qui respecte la géographie de la région et l’existence de l’Etat d’Israël.
    Les messages en cause sont les suivants :

    1/ Pour Free : 
    “Free vous accompagne en Palestine. Composez le +33 au lieu de 0 pour appeler un numéro francais, le +970 pour un numéro local et le 666 pour joindre votre messagerie vocale. Depuis la Palestine, appels émis vers la France et la Palestine 2.19€TTC/min, appels recus 0.95€TTC/min, SMS émis 0.27€TTC/SMS, MMS émis 1.05€TTC/MMS, MMS recu 0.76€TTC/MMS, data 9.70€TTC/Mo.”

    2/ Pour Bouygues (voir les photos du message) :  “Bouygues Telecom vous informe, depuis cette destination (Palestine) : Appel émis vers ce pays, … … “

     

                              

    MOHAMED LOUIZI : “SI RÉFORME IL FAUT MENER, C’EST CELLE DE L’ISLAM ET NON DE LA LAÏCITÉ”

    MOHAMED LOUIZI : “SI RÉFORME IL FAUT MENER, C’EST CELLE DE L’ISLAM ET NON DE LA LAÏCITÉ”

    Certaines mesures envisagées par le chef de l’État à l’égard du culte musulman affaibliraient paradoxalement le modèle républicain, argumente l’auteur de Plaidoyer pour un islam apolitique.

    Publié le 13 février 2018 dans Le Figaro

    LE FIGARO. – Emmanuel Macron réfléchit à une réorganisation du culte musulman. Il entend, par exemple, réduire l’influence des pays étrangers et régler le problème du financement des imams…

    Mohamed LOUIZI. – Dans la communication du chef de l’État, la question de la laïcité et de l’islam souffre de prudence excessive et, je dirais, d’une volonté de dire certainement la vérité mais pas toute la vérité. Le président de la République entend avancer pas à pas. Sa vision du sujet restera donc partiellement opaque, échappant peut-être délibérément au débat public, exactement comme lors de la campagne présidentielle où cette question fondamentale n’a été abordée que furtivement.

    Cela dit, il faut en effet réduire l’influence des pays étrangers sur l’islam dit de France, notamment en interdisant clairement, dans les faits, tout financement étranger. Cela me paraît aller dans le bon sens. Cette mesure très souhaitable, cependant, ne suffira pas pour lutter efficacement contre l’islamisme. Car désormais notre pays se trouve face à un wahhabisme de France et à un frérosalafisme de France. Il n’est plus nécessaire d’aller en Égypte, au Qatar ou en Arabie saoudite pour apprendre les normes théologiques et juridiques de l’islam politique. Il suffit de s’inscrire à l’IESH (Institut européen des sciences humaines) à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), géré par les Frères musulmans, pour devenir un imam ou un aumônier frérosalafiste qui professe son idéologie tous les vendredis non seulement dans certaines mosquées, mais aussi au sein d’hôpitaux, de prisons et de régiments de l’armée française. Emmanuel Macron ira-t-il jusqu’à fermer ces centres frérosalafistes qui propagent une idéologie de rupture et de conquête? Par ailleurs, va-t-il oser un moratoire sur l’enseignement privé dit musulman qu’instrumentalisent les frérosalafistes pour préparer leur relève, parfois en signant des contrats d’association avec l’État? C’est le cas du lycée Averroès de Lille-Sud, du lycée Ibn-Khaldoun de Marseille ou du lycée Al-Kindi de la métropole de Lyon.

    La loi de 1905 n’est pas “un texte sacré”, affirme un proche du président dans leJDD. Qu’en pensez-vous ?

    En mai 2017, j’avais dévoilé le contenu d’un document de travail non public de l’Institut Montaigne, intitulé «L’islam français: le connaître, l’organiser – Présentation des recommandations au Comité directeur de l’Institut Montaigne». Ce document de 26 pages datait de juillet 2016. Deux recommandations m’avaient interpellé: «aggiornamento de la loi de 1905» et «extension du Concordat sur tout le territoire». Aujourd’hui, la presse rapporte qu’un proche d’Emmanuel Macron dit que la loi de 1905 «n’est pas un texte sacré.», arguant qu’«elle a déjà été modifiée treize fois». Que prépare-t-on? Le détricotage de l’équilibre atteint par la loi de 1905 serait-il «En marche!»? La laïcité mérite un débat sociétal franc, totalement transparent. Et si réforme il faut mener, c’est la réforme de l’islam et non la réforme de la laïcité.

    Quelle appréciation portez-vous sur les préconisations de l’essayiste Hakim El Karoui, qui s’est exprimé à plusieurs reprises dans les pagesDébats du Figaro et qu’Emmanuel Macron semble écouter ?

    Cet auteur a exposé sa pensée dansL’islam, une religion française (Gallimard). Au sujet de «l’insurrection culturelle» qu’il appelle de ses voeux contre les islamistes, Hakim El Karoui écrit: «Le libéralisme de Macron devrait l’inciter à permettre à la société civile française et musulmane de gérer le culte, indépendamment du ministère de l’Intérieur et des États d’origine». Je suis en désaccord avec cette analyse. Nous savons que la «société civile française et musulmane» est noyautée par les islamistes depuis plus de trente ans. L’essayiste mise sur l’engagement des «musulmans intégrés», mais on peut craindre que parmi cette catégorie il n’y ait aussi des «musulmans intégristes» en masse.

    Prenons un exemple. Dans les statuts de la Ligue islamique du Nord, longtemps présidée par l’islamiste Amar Lasfar, qui gère aussi la mosquée de Lille-Sud, il est écrit noir sur blanc parmi les buts de l’association: «Ouvrir des établissements scolaires et hospitaliers privés». On voit donc que le vœu d’Hakim El Karoui ne peut réussir. Loin de barrer la route aux islamistes, il contribuerait à leur permettre, à terme, de créer une société dans la société. À savoir la fameuse «partition» déjà évoquée par François Hollande avec ses mosquées-cathédrales, ses crèches, ses piscines, ses marchés, ses écoles, ses hôpitaux, sa police privée et ses banques islamiques.

    Le même essayiste recommande la désignation d’«un grand imam de France» chargé d’exprimer une doctrine musulmane «compatible avec les valeurs républicaines». Quel est votre sentiment sur cette proposition ?

    La progression de l’islamisme en France est la conséquence directe d’un laisser-faire, qui dure depuis plus de trente ans, et qui a permis à des autorités religieuses soi-disant du «juste milieu» de diffuser les normes de leur idéologie de rupture et de conquête. Et puis, ce grand imam va-t-il parler au nom des sunnites ou des chiites? Des soufis ou des islamistes? Des Marocains ou des Turcs?

    Ma crainte, c’est qu’en faisant «élire» un «Monsieur islam de France», qui de toute façon n’aura jamais la reconnaissance des fidèles, l’État instaure une sorte de corps intermédiaire islamiste servant une vision anglo-saxonne de la société par le contrôle effectif des citoyens musulmans français du berceau jusqu’à la tombe. Mon inquiétude, c’est que ces citoyens soient abandonnés pour toujours, quitte à modifier la loi de 1905 s’il le faut, entre les mains des organisations les plus structurées de l’islam politique bifide, à savoir: les Frères musulmans qui se sont beaucoup réjoui après la chute de François Fillon, auteur d’un essai intitulé Combattre le totalitarisme islamique.

    Il serait intéressant d’évaluer l’expérience de l’Autriche qui représente, à n’en point douter, une source d’inspiration pour l’Institut Montaigne. L’Autriche – qui, selon certains, est devenue une sorte de «démocrature», avec un gouvernement composé de 13 ministères, dont 6 confiés à l’extrême droite – avait mis en œuvre en 2015 ce que l’Institut Montaigne recommande de faire en 2018. N’y aurait-il aucun rapport de cause à effet entre la reconnaissance institutionnelle d’un certain islam par le Parlement autrichien en 2015 et l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite dans ce pays trois ans plus tard?

    Pour beaucoup, son nom est aujourd’hui le symbole du déni de l’antisémitisme

    Il y a 12 ans, la mort d’Ilan Halimi

    Pour beaucoup, son nom est aujourd’hui le symbole du déni de l’antisémitisme

    Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

    Ilan Halimi, enlevé et assassiné en 2006. (Crédit : autorisation de Stephanie Yin/JTA)

    Il y a 12 ans, Ilan Halimi, 23 ans, est retrouvé nu et agonisant, avec des traces de tortures et de brûlures sur le corps, au bord d’une voie ferrée dans l’Essonne. Le jeune homme succombe à ses blessures lors de son transfert à l’hôpital, sans parvenir à s’exprimer.

    Depuis chaque année, plusieurs associations organisent un rassemblement en son honneur, au 229 boulevard Voltaire à Paris, lieu de son dernier emploi dans un magasin de téléphonie, et place Ilan Halimi, dans le 12e arrondissement de Paris.

    Depuis sa disparition, le meurtre d’Ilan Halimi est évoqué à chaque nouvel acte antisémite, et il est souvent utilisé pour symboliser le déni de l’antisémitisme au début des années 2000.

    Ilan Halimi avait été enlevé trois semaines plus tôt, le 21 janvier 2006, attiré par une femme qui a servi d’appât.

    Dirigés par Youssouf Fofana, 25 ans à l’époque des faits et condamné en 2009 à la réclusion criminelle à perpétuité, ses bourreaux – qui se faisaient appeler le « gang des barbares » – avaient tenté en vain d’extorquer 450 000 euros à la famille de leur victime, qu’ils supposaient riche car de confession juive.

    Fofana avait ensuite contacté un rabbin, pensant que la communauté paierait une rançon si les proches ne le faisaient pas.

    Emprisonné depuis, Fofana s’est distingué par ses violences contre ses geôliers et son absence de remords.

    Le meurtre d’Ilan Halimi a fait l’objet de deux films, et selon certaines personnes proches du dossier, il existe un doute sur le fait que toutes les personnes impliquées dans son meurtre n’aient fait face à la justice.

    Rencontre informelle entre Gérard Collomb et Aryeh Deri à Paris

    Rencontre informelle entre Gérard Collomb et Aryeh Deri à Paris

    Invités par le Consistoire central à l’occasion d’un séminaire les ministres de l’intérieur français et israélien ont commenté une actualité chargée

    Le ministre de l'Intérieur Aryeh Deri lors d'une réunion de la Commission des affaires intérieures consacrée à l'expulsion des demandeurs d'asile africains à la Knesset, le 29 janvier 2018 (Crédit :Alster/Flash90)

    Le ministre de l’Intérieur Aryeh Deri lors d’une réunion de la Commission des affaires intérieures consacrée à l’expulsion des demandeurs d’asile africains à la Knesset, le 29 janvier 2018 (Crédit :Alster/Flash90)

    Les ministres de l’Intérieur israélien et français, Gérard Collomb et Aryeh Deri se sont rencontrés lors du récent séminaire des dirigeants communautaire du Consistoire de Seine et Marne.

    A cette occasion, Gérard Collomb a apporté quelques précisions concernant la situation sécuritaire des Juifs en France.

    « Les forces de police devant les bâtiments juifs ne seront pas réduits. Le dispositif ‘Sentinelle’ restera affecté à la sécurité de la communauté juive, » a-t-il affirmé.

    Face au climat d’antisémitisme, relayé à nouveau par de nombreux journaux français, le ministre de l’Intérieur français a regretté que certains juifs français sont contraints de changer de quartier, pour s’installer dans des zones considérées comme plus paisibles.

    « Chacun peut faire son alyah, a admis Gérard Collomb. Mais faire une alyah intérieure, ça c’est intolérable et je ne l’accepterai pas ! Et je mettrai tout en œuvre pour permettre aux Juifs de vivre en sécurité. »

    Commentant la situation à la frontière nord israélienne, Aryeh Deri a commencé par rassurer son auditoire sur l’état de santé du pilote israélienabattu par la défense anti-aérienne dans la matinée du samedi 10 février, suite à l’incursion d’un drone identifié par Tsahal comme iranien sur le territoire israélien.

    Selon le vice-président du Consistoire, Jack Yves Bohbot, Deri aurait « été marqué par la ferveur de la jeunesse juive ».

     

    FOG – Le génocide programmé d’Erdogan, Ubu roi de Turquie

    FOG – Le génocide programmé d’Erdogan, Ubu roi de Turquie

    Face au président turc Erdogan, l’Europe ne dispose pas d’un homme politique de la trempe de Winston Churchill. Malheureusement pour les Kurdes…

    PAR

    &#171; Ind&#233;crottable n&#233;gationniste, Erdogan programme maintenant de &quot;g&#233;nocider&quot;  une partie des Kurdes. Cet islamiste m&#233;galomane a quand m&#234;me quelques  qualit&#233;s dont la moindre n'est pas d'annoncer la couleur. &#187;
    « Indécrottable négationniste, Erdogan programme maintenant de “génocider” une partie des Kurdes. Cet islamiste mégalomane a quand même quelques qualités dont la moindre n’est pas d’annoncer la couleur. »

    © Emrah Yorulmaz / Anadolu Agency

    Joël Mergui : « L’antisionisme doit devenir un délit spécifique »

    Joël Mergui : « L’antisionisme doit devenir un délit spécifique »

    (DR)

    La réaction de Joël Mergui, Président des Consistoires pour agir avec la plus grande fermeté contre l’antisionisme et l’antisémitisme.

    « Il faut absolument continuer de nommer les choses. Ne plus perdre de temps. On a perdu plus de 10 ans pour dire que l’islamisme radical était à la source du terrorisme et d’une forme d’antisémitisme. Puisque les plus hautes sphères de l’Etat reconnaissent enfin que l’antisionisme et l’antisémitisme correspondent à une même réalité, il faut se donner les moyens de lutter concrètement contre l’antisionisme. L’arsenal juridique de lutte contre l’antisionisme n’est pas à la hauteur. Combattre l’antisionisme doit entrer dans le combat de toutes les haines (raciales, xénophobes, homophobes). C’est un délit spécifique qui participe de la banalisation de l’antisémitisme. J’ai demandé au président de la République que l’antisionisme soit reconnu juridiquement. Aujourd’hui, il n’y a plus débat sur une insulte comme « sale juif » – et la société admet globalement que lorsque l’antisémitisme avance, c’est la démocratie qui recule – mais ce n’est pas le cas avec la parole antisioniste. Il y a un combat de tous les instants à mener sur les réseaux sociaux. L’antisémitisme d’internet n’est pas assez pris en compte dans les statistiques. Le travail scolaire de lutte contre l’antisémitisme/antisionisme est également très insuffisant. Il est tout à fait inacceptable que des enfants juifs soient contraints de se retirer de l’école publique. Il ne peut plus exister de zone de non-droit. Sur le plan judiciaire, la réaction des autorités doit être plus immédiate. Il faut également alourdir les peines déjà existantes. Enfin, point important, lorsque l’antisémitisme est évident, il devrait être beaucoup plus simple d’obtenir la qualification d’antisémitisme. L’affaire de Sarah Halimi est à cet égard édifiante : pourquoi la juge n’a pas retenu le caractère antisémite du meurtre ? »

    «The Voice» : Mennel, l’erreur de casting qui empoisonne TF1

    «The Voice» : Mennel, l’erreur de casting qui empoisonne TF1

    VIDÉO – Postés sur les réseaux sociaux au lendemain des attentats de Nice et de Saint-Étienne- du-Rouvray, les messages complotistes de la candidate du télécrochet, qui a finalement décidé de quitter le concours, incommodent la chaîne en charge de sa diffusion.

    Exclure ou non Mennel Ibtissem de «The Voice»? Telle était la question posée à TF1 après la découverte des messages pro-islamistes postés par la candidate sur les réseaux sociaux au lendemain des attentats de Nice et de Saint-Étienne-du-Rouvray. Finalement, c’est la jeune chanteuse qui a décidé d’abandonner la compétition. Elle a annoncé sa décision dans la nuit de jeudi à vendredi dans une vidéo postée sur sa page Facebook. «Je vis très difficilement les tensions survenues ces derniers jours. Ces tensions masquent mon intention de faire l’apologie de l’amour, de la paix et de la tolérance. (…) J’ai donc pris la décision de quitter cette aventure.»

    La chaîne voulait prendre le temps de la réflexion. «Ce n’est pas une décision qu’on prend à la va-vite, il y a de l’humain là-dessous», se défendait-on encore jeudi au sein d’ITV Studios, société productrice du télécrochet.

    » LIRE AUSSI – Après ses messages controversés, Mennel annonce quitter The Voice

    Le 15 juillet 2016, après l’attentat qui a frappé la promenade des Anglais, à Nice, et fait 86 morts et 458 blessés, cette Bisontine, âgée aujourd’hui de 22 ans, a écrit sur son compte Facebook: «C’est bon, c’est devenu une routine, un attentat par semaine!! Et toujours pour rester fidèle, le “terroriste”prend avec lui ses papiers d’identité. C’est vrai, quand on prépare un sale coup, on n’oublie surtout pas de prendre ses papiers!» Une bien étrange interrogation. Si l’on avait des doutes sur la portée complotiste de ce message, ils sont balayés par celui publié par Mennel Ibtissem le 1er août 2016, quelques jours après l’attentat de Saint-Étienne-du-Rouvray, au cours duquel le père Hamel avait été égorgé. Selon elle, «les vrais terroristes, c’est notre gouvernement».

    Outre ces propos, on découvrait une chanson, intitulée Souris Palestine, enregistrée en juin 2015 pour Lallab, une association souvent considérée comme proche des Frères musulmans, ce qui a troublé les esprits. Tout comme sa promotion d’un livre de Tariq Ramadan ou son«like» d’une annonce d’un spectacle de Dieudonné. Cet historique a ressurgi sur les réseaux sociaux au lendemain de sa prestation samedi dernier. La chanteuse, qui s’est présentée d’origine syrienne face aux coachs, a été acclamée pour sa reprise d’Hallelujahde Leonard Cohen, moitié en anglais, moitié en arabe.

    Une liesse de courte durée. Françoise Laborde, journaliste et ancienne membre du CSA, a été la première à presser TF1 de réagir aux révélations accablantes. L’association des victimes niçoises Promenade des Anges – 14 juillet 2016 en a appelé ensuite «à la responsabilité» du diffuseur, ajoutant que les victimes se disaient «choquées par les propos tenus par la candidate». C’est enfin sur le plateau de «Touche pas à mon poste!», quatre jours après l’exhumation des messages de cette étudiante en master d’anglais, que sera réclamée son exclusion du show. En vain.

    Des problèmes au montage?

    «Il faut remettre les choses dans leur contexte, j’avais 20 ans, c’était à la suite d’un ­enchaînement d’attentats qui s’étaient déroulés un peu partout dans le monde»

    Mennel Ibtissem

    La Une et ITV Production ont fait le dos rond, pensant d’abord que la polémique allait sinon s’éteindre, du moins s’étioler. Au risque de ternir l’image de son programme populaire et familial qui a révélé Louane, Kendji Girac ou encore Amir, des poids lourds de la chanson aujourd’hui.

    Quant à la défense de la principale intéressée, jamais elle n’a été vraiment convaincante. Avant de présenter ses excuses pour ses messages concernant les attentats, Mennel Ibtissem a sous-entendu une erreur de jeunesse. «Il faut remettre les choses dans leur contexte, j’avais 20 ans, c’était à la suite d’un enchaînement d’attentats qui s’étaient déroulés un peu partout dans le monde», nous confiait lundi après-midi celle qui est âgée, rappelons-le, de 22 ans! «Ma famille vit à Nice et était présente sur les lieux de l’attentat ce soir-là», ajoutait-elle, comme si elle voulait relativiser la portée de ses publications.

    Sur sa proximité avec Lallab, elle explique avoir été invitée par l’association afin de célébrer son premier anniversaire en chanson. «Je ne prône rien de politique ou de religieux, je suis simplement artiste. Si je peux apporter un message d’amour, de paix et solidarité au travers d’une chanson, je le fais. Que ce soit la Palestine, Israël ou n’importe quel autre pays.»Au micro de RTL, elle assurait mercredi que ses anciens messages «ne reflétaient pas sa personnalité».

    Est-ce suffisant pour réclamer un droit à l’oubli? Sans doute pas pour TF1, qui déjà en coulisses jeudi, semblait envisager le départ de la candidate. Mais qu’attendait la chaîne pour officialiser cette disqualification? Se confrontait-elle à des problèmes de montage, afin de faire disparaître des d’images déjà enregistrées de Mennel Ibtissem? Après avoir passé l’audition à l’aveugle, elle s’est en effet qualifiée pour l’épreuve suivante. TF1 et ITV Studios ont pourtant le temps de régler cette difficulté: les épreuves de qualification sont toujours en cours de diffusion.

    Dès lors, comment ne pas s’interroger sur son recrutement dans cette septième saison? Comment ITV a-t-elle pu ignorer les convictions de la chanteuse? Contacté, Bruno Berberes, le responsable du casting, n’a pas voulu répondre à nos questions sans l’autorisation de la société de production. Que nous n’avons pas obtenue.

    L’erreur du casting

    Il n’était pourtant pas difficile de cerner le profil pour le moins ambigu de cette candidate. Manifestement, aucune recherche préalable n’a été effectuée sur les «talents» afin de se prémunir contre de telles mauvaises surprises.

    Selon le témoignage d’un ancien participant au télécrochet, un extrait de casier judiciaire ne lui a même pas été demandé pour intégrer «The Voice». Contractuellement, les candidats acceptent les termes du règlement, les conséquences de la médiatisation sur leur existence et assurent simplement avoir communiqué de manière «sincère, exacte et exhaustive» toutes les informations les concernant. En cas d’écart de conduite, présent ou passé, la production a le droit de procéder à une disqualification. En 2012, durant la première saison de «The Voice Australia», Carmen Smith avait été écartée juste avant les directs pour avoir participé à un clip du chanteur Guy Sebastian, la production estimant que cela allait l’avantager aux yeux du public.

    ITV Studios s’inspirera-t-elle de cet exemple pour changer le cours de sa septième édition? «The Voice» étant adapté d’un format néerlandais, il faut se référer à un cahier des charges précis pour intervenir dans le jeu. Avant d’annoncer finalement son départ, Mennel avait posté jeudi une nouvelle vidéo sur sa chaîne où elle reprenait Imagine, l’hymne pacifique de John Lennon. Madonna l’avait chanté place de la République, à Paris. C’était après les attentats du 13 novembre…

    La candidate de “The Voice” rattrapée par ses tweets complotistes

    Glamour, islam et beauté: Mennel, le cocktail manqué de TF1

    par

    Hervé Karnovic


    Mennel, la talentueuse et jolie candidate enturbannée de l’émission « The Voice » a été rattrapée par ses tweets complotistes. TF1 rate son rendez-vous avec la « diversité ».


    En allant chercher une jolie youtubeuse prénommée Mennel, pour son télécrochet « The Voice », TF1 a cru faire une bonne affaire. Un, la demoiselle est jeune et ravissante, avec des yeux bleus innocents propres à séduire la majorité des téléspectateurs. Deux, elle porte turban et est issue de la « diversité », comme on dit : elle touche donc un segment d’audience non négligeable dans une France de plus en plus multiculturelle. Trois, cette touche d’islam glamour (on pourrait l’appeler is-glam) a dû plaire aux « marketeurs » de l’équipe de prod’, pour se mettre au diapason des industries de la mode, des cosmétiques et du divertissement. Ces industries trouvent à la fois lucratif et hyper tendance de dérouler le tapis rouge à des jeunes femmes qui exhibent ce qu’elles ne veulent pas montrer. On comprend TF1 : Mennel était une poule aux œufs d’or en puissance, elle pouvait fournir à la chaîne l’occasion de sortir de son image franchouillarde.

    Mennel, la voix du vivre-ensemble… ou presque !

    L’enregistrement de l’émission a parfaitement rempli le cahier des charges. L’ange bleu halal, regard clair et voix légèrement tremblante, a eu la bonne idée d’interpréter la chanson « Hallelujah » de Leonard Cohen, donnant l’impression d’une entente parfaite entre des références musulmanes (le turban), catholiques et judaïques (Cohen, « Hallelujah », vous suivez ?). N’y voyant pas malice, le jury s’est lâché dans le dithyrambe, suivi par un auditoire bien conditionné par les chauffeurs de salle. Mennel, dûment sélectionnée, était bien partie pour être une locomotive de l’émission.

    Patatras ! Dès le lendemain de la diffusion, les révélations pleuvent. L’ange bleu en perd ses ailes : fan des organisations islamistes les plus virulentes (Baraka City notamment), fan de Tariq Ramadan, Mennel dégringole de son piédestal tout neuf à la vitesse où se répandent ses anciens tweets (effacés depuis, mais trop tard). Elle y met ainsi en cause le caractère terroriste de l’attentat de Nice, prétend que le vrai terroriste, c’est le gouvernement, reprend des théories complotistes sur les attentats de 2016… Une catastrophe.

    Cerise sur le gâteau, on se rend compte qu’en interprétant sa chanson à moitié en arabe, la candidate en a profité pour transformer la chanson de Leonard Cohen… en chant religieux islamique ! Un joli tour de passe-passe, car si les téléspectateurs non musulmans et non arabophones n’y ont vu que du feu, les entrepreneurs identitaires islamistes et leurs suiveurs n’en ont pas manqué une miette.

    TF1 « réfléchit »

    Malgré le tir de barrage habituel d’une partie de la presse, tentant d’étouffer le scandale en attribuant ces révélations à l’extrême droite, la pépite de TF1 est devenue, du jour au lendemain, une patate chaude. Que faire ? Virer la candidate, au risque de la transformer en victime et d’être qualifié de chaîne islamophobe ? La garder, et donner l’impression qu’on encourage les pires dérives islamistes ? Pour l’heure, TF1 « réfléchit ». Mieux vaut tard que jamais, mais réfléchir avant aurait été préférable.

    On en viendrait presque à plaindre Mennel, qui voit ses perspectives de succès grand public s’éloigner au galop. Elle a réagi une première fois, sur le mode Jawad : c’est pas moi, j’ai rien fait, ce n’est pas ce que j’ai voulu dire. Voyant que ça ne suffisait pas, elle s’est enfin excusée. Va-t-elle finalement sauver sa place ? TF1 nous emballera sa décision, au choix, dans la vertu républicaine ou dans le respect du talent, et tout le monde sait d’avance que ce sera du pipeau. L’image de la chaîne et l’équilibre financier de l’émission, voilà ce qui compte. Si le scandale autour de la candidate carbonise ses espoirs de carrière musicale, TF1 s’en remettra.

    L’islam radical dit « merci »

    Quant aux acteurs de l’islamisme radical en France, c’est tout bénéf’ pour eux, merci. Au cas où Mennel se ferait sortir de « The Voice », ils pourront la recycler en martyre en attendant de trouver une remplaçante, si possible aussi jeune et jolie. Il y a pléthore d’émissions où on peut lâcher de belles filles bien endoctrinées, que ces émissions soient politiques ou de divertissement. D’ailleurs, Cyril Hanouna l’a proclamé dès l’éclatement de la bulle Mennel, car il est cool Hanouna : venez me voir à « Touche pas à mon poste », pauvres filles voilées persécutées, moi je vous aime ! Dans l’islamosphère radicale, tout le monde ne demande que ça. On est patriarcal certes, on estime que les femmes ont des droits inférieurs et on les aime bâchées, mais ça n’empêche pas d’attirer le public, ce gros poisson, en lui servant les appâts qu’il réclame.

    Le débat sur la loi polonaise sur la Shoah enflamme les médias antisémites

    Le débat sur la loi polonaise sur la Shoah enflamme les médias antisémites

    Un journaliste de l’une des plus grandes radios polonaises déclare la “guerre aux Juifs” au cœur d’un regain d’antisémitisme

    TVP, la chaîne de télévision publique polonaise, s'est excusée auprès d'un ambassadeur israélien pour un tweet accusant Israël de motivations inavouées en s'opposant à une nouvelle loi réglementant la manière dont les Polonais peuvent discuter de l'Holocauste. (Flickr Commons/Piotr Drabik/via JTA)

    TVP, la chaîne de télévision publique polonaise, s’est excusée auprès d’un ambassadeur israélien pour un tweet accusant Israël de motivations inavouées en s’opposant à une nouvelle loi réglementant la manière dont les Polonais peuvent discuter de l’Holocauste. (Flickr Commons/Piotr Drabik/via JTA)

    VARSOVIE, Pologne (JTA) – Le débat sur une loi polonaise qui propose d’interdire la rhétorique accusant la Pologne de crimes nazis a suscité une vague de propos antisémites dans les médias polonais.

    RMF, l’une des plus grandes radios commerciales polonaises, a suspendu un journaliste qui parlait de la « guerre avec les Juifs ». La chaîne de télévision publique polonaise s’est excusée auprès de l’ambassadeur israélien pour un tweet prétendant que l’opposition juive à la loi faisait partie d’une tentative de saisie des biens polonais.

    En outre, un ancien prêtre a commencé à vendre des T-shirts niant la responsabilité polonaise d’un pogrom contre les Juifs par leurs voisins non juifs pendant l’occupation nazie.

    Ces trois événements sont survenus après l’approbation par le Sénat polonais d’un amendement à la loi nationale sur la commémoration qui prévoit une peine d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à trois ans pour ceux qui accusent la nation polonaise des crimes commis par l’Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale. Est aussi interdite l’expression « camps de la mort polonais ». Le projet de loi a été signé par le président mardi.

    Les historiens spécialistes de l’époque, les organisations juives, le département d’État américain et le gouvernement israélien sont tous critiques à l’égard de la loi, qui, selon eux, pourrait entraver la liberté universitaire et fausser le dossier historique de la Seconde Guerre mondiale.

    « Polonais, nous sommes en guerre ! Nous sommes en guerre avec les Juifs ! Ce n’est pas la première fois de notre histoire », a écrit Bogdan Zalewski, journaliste à RMF, sur sa page Facebook la semaine dernière.

    « Nous pouvons nous retrouver dans un état d’isolement absolu qui nous épuise complètement jusqu’à l’anéantissement. À mon avis, il faut que les Polonais soient conscients et travaillent au renforcement de l’esprit national. »

    Les sénateurs assistent à une séance de nuit au Sénat polonais à Varsovie, le 1er février 2018 (Crédit : PAP / Radek Pietruszka / AFP)

    Sa déclaration est parue juste après que le Sénat eut approuvé l’amendement.

    Il a ensuite accusé les Juifs pour la « poigne de fer » du pouvoir soviétique en Europe de l’Est, et a dit que les Juifs avaient fait régner la terreur contre les Britanniques et les Arabes en Israël.

    « Les autorités américaines étaient pleines de Juifs occupant de nombreux postes clés. Beaucoup de ces Juifs ont été activement engagés dans l’espionnage en faveur des Soviétiques », a-t-il dit.

    Un collègue de RMF a dénoncé les propos de Zalewski.

    « Je ne peux que condamner ces propos », a déclaré Bogdan Frymorgen, producteur et journaliste. Je ne peux qu’éprouver du mépris pour un homme qui, au 21e siècle, avec la pleine conscience des horreurs du siècle précédent, part en guerre contre les Juifs, même s’il n’est pas une figure publique. Virtuellement, je peux lui cracher au visage. »

    La station de radio a suspendu Zalewski, qui s’est excusé et a supprimé son post.

    L’ambassadrice d’Israël en Pologne, Anna Azari (à droite) avec le prêtre catholique Tadeusz Rydzyk à l’ambassade, à Varsovie, le 7 septembre 2016. (Crédit : Facebook/Ambassade d’Israël en Pologne)

    Le 2 février, l’ambassade d’Israël à Varsovie a condamné un tweet de la chaîne d’information TVP, propriété de l’Etat, affirmant que la réaction d’Israël à la nouvelle loi s’inscrivait dans le cadre d’une tentative de récupération de propriétés en Pologne.

    « Il est difficile de trouver un exemple plus éloquent d’une fausse nouvelle antisémite », peut-on lire dans la déclaration de l’ambassade.

    La chaîne de télévision publique s’est excusée auprès de l’ambassadrice israélienne Anna Azari, disant que le tweet « était une erreur » et s’est fiée à une source d’information non vérifiée.

    « Les conséquences disciplinaires seront tirées contre cette personne », a déclaré la TVP dans un communiqué.

    La semaine dernière, un animateur de la TVP et un invité se sont moqués des détracteurs de la loi, suggérant que les Juifs étaient en partie responsables de leur propre massacre pendant l’Holocauste et plaisantant que les camps de la mort devraient être qualifiés de « camps de la mort juifs ». L’hôte s’est excusé, mais l’invité, Rafał Ziemkiewicz, a dit qu’il ne regrettait pas d’utiliser le terme « camps de la mort juifs ».

    Michael Schudrich, grand rabbin de Pologne, récite une prière pour les victimes du massacre de Jedwabne au cimetière juif de la ville, le 10 juillet 2016. (Crédit : JTA/Cnaan Liphshiz)

    Ziemkiewicz, écrivain et journaliste, a également exigé la poursuite de l’exhumation des restes des victimes à Jedwabne, le lieu du massacre de centaines de Juifs perpétré en 1941 par leurs voisins polonais non juifs. Le plan contesté a été proposé en 2014 dans le but de fournir des preuves médico-légales irréfutables du massacre.

    « Puisque nous sommes déjà en guerre, je lance un appel à l’Institut du Souvenir national pour qu’il profite de cette occasion pour enfin faire exhumer à Jedwabne, bloqué en fait il y a plus de 10 ans par la pression des organisations juives », a-t-il écrit sur Facebook.

    Ziemkiewicz a dit que l’exhumation pourrait prouver que le crime « a été commis par les Allemands. »

    Le chef de l’Agence de presse polonaise, Wojciech Surmacz, a également accusé les Juifs de la mort d’autres Juifs pendant l’Holocauste, partageant sur Twitter une photo de la police juive du ghetto. Il a déclaré que la police était responsable de la mort de « millions de Juifs » en Pologne.

    Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki dépose une couronne en l’honneur des Ulmas, une famille polonaise tuée par les Allemands nazis pour avoir sauvé des Juifs pendant l’Holocauste, devant un musée retraçant leur destin dans le village de Markowa, au sud-est de la Pologne, le 2 janvier 2018,. ((AFP PHOTO / JANEK SKARZYNSKI)

    Les nazis forçaient souvent les Juifs à surveiller les ghettos, généralement sous la contrainte de la menace de mort.

    Surmacz est l’auteur d’un article de Forbes de 2013 accusant les dirigeants juifs polonais de bénéficier personnellement de la restitution des biens d’avant-guerre. Forbes s’est excusé plus tard.

    La semaine dernière également, un ancien prêtre, Jacek Miedlar, a commencé à produire des T-shirts et des sweatshirts portant l’inscription « Je ne suis pas désolé pour Jedwabne. »

    Des contre-manifestants ont scandé le slogan lors d’une marche anti-raciste à Bialystock en 2011. Deux ans plus tard, un tribunal déclarait que le chant incitait à la haine et condamnait ces contre-manifestants à des peines d’emprisonnement de six à dix mois avec sursis. Leur avocat a dit que « les recherches montrent que près de 50 % des Polonais ne veulent pas s’excuser pour Jedwabne. »

    Miedlar est associé aux nationalistes polonais et l’année dernière, il a été inculpé dans la ville de Wroclaw, dans l’ouest de la Pologne, pour « incitation publique à la haine fondée sur des différences religieuses et nationales ».

    En 2016, il prononça un discours dans lequel il appelait à la haine contre les Juifs et les Ukrainiens.

    Michał Szczerba, membre du Parlement du parti d’opposition Platforma Obywatelska, a déclaré qu’il allait dénoncer Miedlar au parquet pour avoir vendu les chemises.

    « Dans mes pires cauchemars, je ne m’attendais pas à entendre des blagues sur Auschwitz, les Juifs et les chambres à gaz à la télévision publique « , a dit à JTA Piotr Kadlcik, un éminent dirigeant juif de Varsovie.

    Haine d’Israël : Hamon

    Haine d’Israël : silencieux sur le massacre des Kurdes, Hamon et son micro-mouvement appellent à reconnaître un Etat palestinien

    L’ancien candidat socialiste à la présidentielle Benoît Hamon a qualifié lundi l’Etat d’Israël  “d’injustice historique infligée aux Palestiniens”.

    “Les votes au Conseil de sécurité et à l’Assemblée générale des Nations unies contre la décision américaine de reconnaître en Jérusalem la capitale d’Israël ont suscité une forte attention à travers le monde. Les Nations unies y ont démontré un bel exemple de ce qu’est le multilatéralisme que nous soutenons : celui où le droit ne le cède pas à la force, où le collectif des nations ne se laisse pas dicter sa loi par le plus fort. C’est que le sujet est d’importance”, déplorent dans une tribune Benoît Hamon et les membres de Génération.s, le micro-mouvement de l’ancien candidat socialiste à la présidentielle.

    “Nul besoin d’exposer le sujet dans toute sa complexité pour prendre la mesure de l’enjeu. Donald Trump, pour des raisons de politique intérieure et parce qu’il méprise profondément le multilatéralisme et le droit, bafoue le consensus international et entend faire reconnaître la réalité : Jérusalem appartient à Israël comme tout ce qu’Israël a conquis ou se réserve la possibilité de conquérir. Quelle ne fut pas sa surprise de s’entendre dire que ces réalités, le monde entier ou presque se refusait à s’y résigner : les bulldozers ne dicteront pas leur loi à la communauté internationale et ne priveront pas les Palestiniens de leur droit légitime. Bien sûr, la résistance de 14 membres du Conseil de sécurité et de 130 membres de l’Assemblée générale contre le diktat d’un seul ne renversera pas à lui seul le fait accompli de la colonisation israélienne. Mais Donald Trump a compris une chose avec les deux revers qu’il vient d’essuyer : la colonisation avance, mais n’efface pas le droit des Palestiniens”, poursuivent les signataires.

    “L’Europe, et la France, ne peuvent se désintéresser de cette cause. Oui, le terrorisme qui nous menace attire notre regard vers les théâtres de crise syro-irakien et libyen. Les migrations massives nous interrogent. La tragédie syrienne nous indigne. Mais si le chaos progresse dans ce monde arabe assailli de violence, c’est aussi parce que ce conflit continue de heurter la conscience politique des Arabes et des Européens. Au sud de la Méditerranée, l’injustice historique infligée aux Palestiniens est constitutive de la formation d’une conscience arabe moderne, indépendamment de la religion et de la nationalité. Au nord, l’enjeu ne se résume pas à la résolution d’un “conflit de basse intensité” ou d’une querelle de territoire. Il renvoie à la responsabilité historique des Européens d’aider l’Etat israélien né des décombres de la Seconde Guerre mondiale à s’insérer à long terme dans son environnement régional. Nous ne nous pardonnerions pas de voir Israël sombrer, ni dans le chaos ni dans l’apartheid”, assurent t-ils.

    En 2017, le candidat socialiste avait promis au chef de l’entité terroriste Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, de reconnaître la “Palestine” en cas de victoire à la présidentielle.

    Benoît Hamon, soutien de longue date de la “cause” palestinienne, est l’un des principaux instigateurs de la reconnaissance en 2014 d’un État palestinien par l’Assemblée nationale.

    Selon Le Canard enchaîné, l’élu aurait affirmé que cette initiative anti-israélienne est “le meilleur moyen pour récupérer notre électorat des banlieues et des quartiers”.

    Éric Hazan – © Le Monde Juif 

    COMMUNIQUE DE PRESSE : Suite au requêtes de correspondants indignés, par des informations révélées par CAUSEUR, Le BNVCA demande au Premier Ministre Monsieur Edouard Philippe, de cesser de faire subventionner l’UJFP, une officine anti-israélienne qui incite à la haine et la discrimination.

    Le BNVCA reçoit les protestations indignées de très nombreux citoyens qui s’élèvent contre le soutien financier apporté par le gouvernement à l’UJFP, une association antisioniste incitative à cette haine d’Israël qui pousse à l’acte antijuif.

    C’est la revue CAUSEUR de février 2018, qui révèle que le Commissariat Général à l’Egalité des Territoires (CGET), placé sous la tutelle du Premier Ministre, qui attribue plusieurs dizaines de milliers d’Euros à cette organisation qui usurpe le vocable de Juif, pour attaquer l’Etat juif et appeler au boycott d’Israël en infraction avec nos lois, en participant aux actions du mouvement illégal BDS.

    Le BNVCA rappelle que lors de son discours prononcé à l’Assemblée nationale, le Premier Ministre Edouard Philippe a mis en cause un nouvelle forme d’antisémitisme déjà identifiée, et décrié que cette nouvelle forme s’appelle l’antisionisme.

    Les prédécesseurs de Mr Edouard Philippe l’ont déjà déclaré, l’Antisionisme c’est l’antisémitisme. L’UJFP participe de cet antisionisme, source de l’antisémitisme contemporain.

     

    Le BNVCA demande instamment à Monsieur le Premier Ministre, Monsieur Edouard Philippe, de donner des instructions à ses services pour que ni l’UJFP, ni aucune autre organisation de ce type, ne reçoive plus aucun soutien ni financier, ni administratif, ni politique de l’Etat, de nature à cautionner leur propagande et des actions hostiles.

    La lutte contre l’antisémitisme passe d’abord par ces mesures qui mettront hors d’état de nuire toutes ces officines incitatives à la haine et à la discrimination.

    MENNEL ET TF1

    Les producteurs de «The Voice» ont organisé une réunion de crise ce mardi avec la jeune chanteuse, pour évoquer son avenir dans le télécrochet de TF1.

    Les anciens tweets de Mennel sur les attentats de 2016 vont-ils lui coûter sa place dans «The Voice » ?

    Ce mardi, la chanteuse originaire de Besançon a été convoquée à Paris pour une réunion de crise par les producteurs du télécrochet, ITV Studios France. Objectif : obtenir des «clarifications » de la protégée de Mika, apparue dans l’émission samedi dernier. Et rattrapée par des messages qu’elle aurait postés sur les réseaux sociaux en juillet 2016, après les attentats de Nice et de Saint-Etienne du Rouvray. Où cette étudiante en anglais de 22 ans accuserait notamment « le gouvernement » d’être « les vrais terroristes ».

    Accusée de complotisme

    Exhumées dès dimanche sur les réseaux sociaux et par des sites proches de l’extrême-droite, les captures desdits messages valent aujourd’hui à la jeune femme, qui porte le voile, d’être accusée de complotisme.

    « C’est devenu une routine, un attentat par semaine ! ! et toujours pour rester fidèle, le « terroriste » prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup on n’oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers ! ! #prenezNousPourDesCons », aurait notamment écrit Mennel quelques heures après l’attentat de Nice.

    Quinze jours plus tard, dans la foulée de l’attentat à Saint-Etienne du Rouvray, la jeune femme d’origine syrienne aurait rédigé, cette fois sur sa page Facebook :

    « Les vrais terroristes, c’est notre gouvernement».

    Répondant ce lundi aux internautes et associations – comme le Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme – demandant sa disqualification, Mennel a « condamné le terrorisme avec la plus grande fermeté » sur sa page Facebook. Sans toutefois donner des éclaircissements sur les premiers écrits qui lui sont reprochés. Lesquels ne figurent plus sur ses comptes personnels. Tout comme les messages où elle partageait des publications de Tariq Ramadan et Dieudonné.

    Un flou artistique difficilement tenable pour TF1, où l’on ne peut imaginer qu’une telle controverse soit durablement associée à son très familial divertissement du samedi soir. Car Mennel fait partie des visages phares de cette saison 7, dont les trois quarts ont déjà été enregistrés.

    La Une peut-elle se permettre de voir la polémique flamber à chaque apparition de la jeune femme ? Ou prendre le risque que d’autres messages compromettants refassent éventuellement surface ?

    Une exclusion créérait un déséquilibre

    Si la chaîne, qui n’avait pas pris de décision ce mardi soir, décidait de disqualifier Mennel, elle contraindrait les producteurs de « The Voice » à un travail de montage inédit dans l’histoire du programme. Car contrairement à « Nouvelle Star », où un candidat de plus ou de moins ne change rien, l’exclusion de Mennel créérait un déséquilibre dans la compétition de TF1, organisée en quatre équipes de dix-huit candidats, qui s’éliminent symétriquement entre eux pendant trois mois.

    « Sentir qu’un tournant se prépare. C’est à la fois excitant et ça peut aussi faire peur… » avait écrit Mennel sur Twitter le 2 février, la veille de son apparition de « The Voice ». Elle ne croyait pas si bien dire.

    Pascal Bruckner : « Ramadan rêvait d’une conquête pacifique de l’Europe »

    Pascal Bruckner : « Ramadan rêvait d’une conquête pacifique de l’Europe »

    Sans préjuger de son avenir judiciaire, l’écrivain décrit l’islamologue comme un redoutable prédicateur devenu maître dans l’art du double discours.

    VINCENT TREMOLET DE VILLERS

    Si Bruckner ne veut rien dire de l’affaire qui a plongé Tariq Ramadan dans la tourmente, il connaît avec précision les méthodes et la doctrine du prédicateur. À l’entendre, elles méritaient à elles seules une vigilance de tous les instants. Selon lui, l’islamologue a parfaitement intégré le progressisme européen pour mieux l’utiliser au service d’un islam politique et radical. C’est par cette méthode qu’il est parvenu à joindre à ses combats une partie de la gauche libérale comme la gauche anticapitaliste.

    LE FIGARO.- Si la mise en examen pour viols de Tariq Ramadan tient de la chronique judiciaire, son impact va bien au-delà…

    Pascal BRUCKNER.- Le vrai scandale ne réside pas seulement dans les accusations dont il est l’objet, et qui seront ou non confirmées, il est dans les complicités idéologiques dont il a bénéficié depuis vingt ans, dans la cécité des élites européennes à son égard. Tariq Ramadan a vite compris qu’il fallait attaquer l’Europe par son flanc progressiste, séduire une gauche en plein désarroi, toujours prête aux acrobaties idéologiques pour se consoler de la perte du prolétariat alors que les conservateurs, ancrés dans les traditions, seraient plus durs à convaincre. Le seul homme politique qui l’ait démoli à la télévision en 2003, c’est Nicolas Sarkozy ! Il suffisait de lire ses livres ou d’écouter ses discours pour comprendre les ambiguïtés de sa doctrine. S’il a vraiment commis les actes décrits par ses victimes, alors ce moralisateur qui n’avait que le mot vertu à la bouche est d’une duplicité vertigineuse. Il ferait alors penser au pasteur psychopathe de La Nuit du chasseur de Charles Laughton avec Robert Mitchum (1956). À gauche, seule Caroline Fourest avait osé l’attaquer dans Frère Tariq paru en 2004, dénonçant le double jeu du prédicateur, livre qui lui avait valu insultes, menaces de mort et ricanements des esprits forts.

    Vous avez débattu avec lui…

    Une première fois en 2004 à propos de la loi sur le voile islamique. Il m’avait dit : « Que faites-vous de la pudeur des femmes ? », je lui avais rétorqué : « Que faites-vous de la pudeur des hommes ? Pourquoi ne pas les coiffer d’un fichu Dior ou Hermès ? » Je l’ai revu à Genève à la fin du mois d’avril 2017 : il n’avait pas modifié d’un iota ses positions. Je lui ai demandé s’il avait réfléchi depuis 2003 à ses déclarations insensées sur la lapidation des femmes face à Nicolas Sarkozy (il avait demandé un moratoire !), il m’a répondu « vous n’allez pas recommencer avec ça ! ». Il a aussi dans une vidéo défendu les mutilations génitales féminines au nom du respect de la tradition. Tariq Ramadan, c’est l’homme qui a dit au moment des attentats : « Je ne suis ni Charlie ni Paris, je suis perquisitionnable. » En d’autres termes, qu’importent les morts, le scandale, c’est que la police tente de traquer les terroristes. Son fond de sauce idéologique est simple : l’islam est victime toujours et en tous lieux, quoiqu’il fasse, même quand, en son nom, des fanatiques tuent, assassinent, massacrent.

    Il est pudiquement qualifié de « théologien suisse ». Quelle est sa place dans l’islam européen ?

    Il est à mon sens l’un des leaders des Frères musulmans en Europe. Celui de la reconquête pacifique de l’Europe par la prédication après la perte de l’Andalousie en I492 et la défaite des armées ottomanes devant Vienne en I683. Ramadan a su concilier avec talent la rhétorique anticapitaliste sans sacrifier la doctrine islamiste. Il est un télévangéliste en terre infidèle, capable de donner des gages aux Kafir (« mécréants ») pour mieux avancer ses pions. Élégant, éloquent, il a été l’homme de la synthèse entre une interprétation rigoriste de sa religion et un accommodement avec les incroyants. Tel un miroir, il réfléchissait chaque fois l’opinion de ses interlocuteurs, accordant à chacun ce qu’il en attendait. Il se donnait même la générosité de défendre le christianisme (notamment les crèches dans les mairies) tout en expliquant que la France était d’ores et déjà un pays musulman. En février 2016, au congrès de l’UOIF, il proclamait : « La France est une culture maintenant musulmane. La langue française est une langue de l’islam. Vous avez la capacité culturelle de faire que la culture française soit considérée comme une culture musulmane parmi les cultures musulmanes. » C’est toute l’habileté des Frères musulmans par rapport aux djihadistes que de défendre la patience, l’entrisme, le combat culturel, la démographie, le djihad par la persuasion.

    Il a été le conseiller de Tony Blair…

    L’aveuglement des Anglo-Saxons sur l’islam politique est effrayant. Pour eux, la religion du prophète est parfaite, le terrorisme n’a rien à voir avec elle. Aux États-Unis comme en Angleterre, attaquer Tariq Ramadan vous valait encore récemment une accusation de racisme. Aujourd’hui même, la « féministe » Joan Scott et l’éditorialiste au New Yorker Adam Shatz, tous deux francophobes rabiques, osent écrire que le procès intenté à Ramadan flatte l’« islamophobie » des Français. Souvenons-nous que l’université d’Oxford lui a attribué une chaire (payée par le Qatar). En France, la gauche de la gauche s’est également fourvoyée à ses côtés : Alain Gresh, ancien directeur du Monde diplomatique, Edgar Morin sans oublier Mediapart totalement fasciné et qui tente aujourd’hui, de dénégations en contre-feu, de s’en dégager. Il faut reconnaître à Tariq Ramadan un talent indéniable : il est capable de lancer la pire perfidie avec le sourire et de jouer avec finesse sur la nature humaine. Il s’agissait presque d’un phénomène d’envoûtement. Je me souviens d’une vidéo éloquente, lors d’un meeting contre « l’islamophobie » quelques jours après les attentats de Charlie et de l’Hyper Cacher. Ramadan accueillait Edwy Plenel sous les applaudissements, l’inondait de compliments et Plenel se contorsionnait, ronronnait comme un vieux matou. J’ai admiré ce savoir-faire. Flatterie et caresse, emprise et magnétisme. Mohamed Louizi, cet ingénieur qui vient de publier une note passionnante pour la Fondapol, a quitté Mediapart, considérant le site trop complaisant vis-à-vis des Frères musulmans.

    La une de « Charlie » sur Ramadan au mois de novembre leur avait valu insultes et menaces…

    Charlie a été un formidable révélateur d’une certaine gauche qui ne sait plus à quel intégriste se vouer pour imaginer un avenir radieux. L’offense faite au prêcheur puis la semaine suivante la remise en cause d’Edwy Plenel, coupable de n’avoir rien dit et rien vu, a poussé ce dernier à la faute et à se comparer aux résistants de la Seconde Guerre mondiale contre Vichy. Le monde à l’envers ! Après quoi nous avons vu la pétition des 150 pour défendre Mediapart : Thomas Piketty, Caroline de Haas, Edgar Morin, entre autres. Quelle misère ! L’éclipse de Ramadan, qui n’a aucun successeur digne de ce nom – Marwan Muhammad du CCIF (Comité contre l’islamophobie en France) n’a ni son talent ni sa combativité – est une catastrophe pour le courant fondamentaliste comme pour l’ultra-gauche, tous deux orphelins de leur gourou. Les « rouges verts » sont en deuil. C’est aussi une excellente nouvelle pour l’islam de France, enfin débarrassé de ce faux prophète : le prédicateur Tariq Ramadan n’était pas moins dangereux que le (présumé) prédateur.

    * Auteur notamment de « Un racisme imaginaire », Grasset, 2016 ».

    Conseil Supérieur de l’Audiovisuel

    Copie de la lettre envoy§e ce jour à Monsieur Schrameck, Président du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel.

                                            Monsieur Schrameck

    Président du CSA

    Conseil supérieur de l’audiovisuel
    Tour Mirabeau
    39-43, quai André-Citroën
    75739 Paris cedex 15

     

    Paris, le 02 Février 2018

    Monsieur le Président,

     

    Mon BUREAU a été alerté par un grand nombre de téléspectateurs et d’internautes sur la personnalité d’une candidate à The Voice, “Mennel Ibtissen”.

    En proposant la chanson “Hallelujah” de Leonard Cohen, qu’elle a interprétée en anglais et en arabe, la candidate a tenté d’abuser les organisateurs et le jury pour faire passer son message, répandu sur les réseaux sociaux.

    Il s’avère qu’elle est l’égérie du mouvement illégal BDS qui diffuse sa chanson “Souris Palestine”.

    Des au lendemain de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés. Elle déclare, dans son tweet le 15 Juillet 2016 : “C’est bon c’est devenu une routine, un attentat par semaine !! Et toujours pour rester fidèle, le “terroriste” prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup on n’oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers !! #prenezNousPourDesCons”.

    En Août 2016, elle qualifie l’Etat Français de “vrais terroristes”.

    Monsieur le président, nous considérons que le personnel chargé des sélections aurait dû faire preuve de plus de rigueur  afin que ce jeu ne serve aucune propagande ni aucun complotisme.

    La beauté et le charme de la candidate, son talent, ne doivent, en aucun cas servir de prétexte à la Chaîne et à l’émission de télévision tentées par des retombées mercantiles nauséabondes.

    Monsieur le Président, nous considérons que Menne ne peut servir de modèle à des fans mal avertis. Elle n’est pas un bon exemple, elle n’est pas le bon choix, elle est dangereuse

    Je vous demande de bien vouloir faire procéder à une enquête sérieuse, et d’exiger de TF1 et de The Voice sa disqualification immédiate et sans appel.

    Dans l’attente de votre réponse que je ne manquerai pas de communiquer à nos requérants, je vous prie de croire à l’expression de ma parfaite considération ;

    Monsieur Ghozlan

    Parrainé par:

     

     

    François Pupponi :

    François Pupponi : ” Il n’est plus acceptable que ce soit la communauté Juive qui alerte la république sur l’antisémitisme en France”.

    Les nombreuses attaques à Sarcelles inquiètent et démontrent une montée de l’antisémitisme en France. François Puponi, membre du Parti socialiste et ancien maire de Sarcelles, qui a été réélu député en 2017 a tenu à prévenir l’actuel gouvernement de cette recrudescence mais a relevé un point important quand à la signalisation des actes antisémites.

    Aujourd’hui en France, ce ne sont pas les services de police qui font les statistiques des actes antisémites dans le pays, c’est la communauté juive elle même, qui fait ses propres statistiques et qui aujourd’hui sont sécurisées par le ministère de l’intérieur, mais il n y a pas lorsqu’on porte plainte, de case pour dire que c’est un acte antisémite.

    Il y a une anomalie, il faut que l’Etat, de la république connaisse enfin les vrais chiffres de l’antisémitisme dans notre pays. Il n’est pas acceptable que ce soit les membres de la communauté Juive, qui soit obligé d’alerter la république, sur le niveau de l’antisémitisme en France.

    Un discours qui a été suivi d’une ovation par l’assemblée.

    Le député devant une assemblée a dénoncé un manque de sérieux dans le suivi des actes antisémites et a demandé pour quelle raison le gouvernement n’est pas plus précis dans le nombre des actes antisémites et qu’il faut l’intervention de la communauté juive pour alerter le gouvernement.

    De plus, il a tenu a préciser qu’aujourd’hui les condamnations ne suffisent plus et que les actes sont attendus pour stopper ces agressions contre des enfants Juifs, des magasins casher et autres.

    Le ministre Gerard Collomb a confirmé cette montée de l’antisémitisme et a précisé sans prononcer “l’antisémitisme islamiste”, que c’est un nouvel antisémitisme qui ne se limite plus à celui de l’extrême droite.

    Communiqué : Le BNVCA, alerté par un grand nombre de téléspectateurs et d’internautes sur la personnalité réelle d’une candidate à The Voice, “Mennel Ibtissen”, demande sa disqualification immédiate

    Le BNVCA, alerté par un grand nombre de téléspectateurs et d’internautes sur la personnalité d’une candidate à The Voice, “Mennel Ibtissen”, demande sa disqualification immédiate et saisit le CSA.

    En proposant la chanson “Hallelujah” de Leonard Cohen, qu’elle a interprétée en anglais et en arabe, la candidate a tenté d’abuser les organisateurs et le jury pour faire passer son message, répandu sur les réseaux sociaux.

    Il s’avère qu’elle est l’égérie du mouvement illégal BDS qui diffuse sa chanson “Souris Palestine”.

    Dès le lendemain de l’attentat de Nice du 14 juillet 2016, qui a fait 86 morts et plus de 400 blessés, elle déclare, dans son tweet  le 15 Juillet 2016 : “C’est bon c’est devenu une routine, un attentat par semaine !! Et toujours pour rester fidèle, le “terroriste” prend avec lui ses PAPIERS d’identité. C’est vrai que quand on prépare un sale coup on n’oublie SURTOUT PAS de prendre ses papiers !! #prenezNousPourDesCons”.

    En Août 2016, elle qualifie l’Etat Français de “vrais terroristes”.

    Le BNVCA demande au personnel chargé des sélections, de faire preuve de plus de rigueur afin que ce jeu ne serve aucune propagande, ni aucun complotisme.

    La beauté et le charme de la candidate, son talent, ne doivent, en aucun cas, servir de prétexte à la Chaîne et à l’émission de télévision tentées par des retombées mercantiles nauséabondes.

    Le BNVCA demande au Ministre de la Culture, au Ministre de la Communication, ainsi qu’au Ministre de l’Intérieur, de prendre des mesures efficaces en ce sens.

    Mennel ne peut servir de modèle à des fans mal avertis. Elle n’est pas un bon exemple, elle n’est pas le bon choix, elle est dangereuse.

    Le BNVCA demande au CSA de faire procéder à une enquête sérieuse, et d’exiger de TF1 et de The Voice sa disqualification immédiate et sans appel.

    COMMUNIQUE DU BNVCA

    COMMUNIQUE DU BNVCA

     

    Le BNVCA a déposé plainte contre un individu qui agissant sous le couvert du compte TWEETER de Monsieur POUTOU candidat à la Présidence de la République, a publié sur la toile un message explicite :

    « salut ça gaze » accompagné de la photo d’une personne porteuse d’un drapeau et d’un brassard nazi.

    Le BNVCA a immédiatement déposé plainte entre les mains du Procureur de la République qui a lancé les poursuites.

    Le BNVCA félicite les services de Police pour leur efficacité qui a permis l’identification de l’individu se nommant Mahmad NAMOUDI.

    Ce délinquant a été renvoyé devant le Tribunal correctionnel d’Amiens qui l’a jugé le

    1er février 2018 pour diffamation à caractère nazie et antisémite et l’a condamné à une amende correctionnelle de 500 € assortie du sursis. Le BNVCA a été reçu en sa constitution de Partie civile et a obtenu des dommages et intérêts.

    Cependant, au regard de la gravité des faits commis par le prévenu, qui en plus de ses propos odieux, ne s’est pas présenté devant ses Juges et s’est caché derrière une personne honorable, le BNVCA regrette la mansuétude du Tribunal qui a prononcé une peine nullement dissuasive alors que le Ministère Public avait requis une peine de trois mois d’emprisonnement assortie du sursis.

     

    Loin de calmer les esprits cette peine qui ne correspond ni aux efforts de la Police pour le rechercher et le déférer, ni à dissuader le condamné de récidiver et ses admirateurs de l’imiter, n’est pas satisfaisante et suscite l’inquiétude légitime des communautés juives victimes de ces apprentis sorciers, dopés par la haine et l’assurance d’une relative impunité.

    LE BNVCA COMMUNIQUE

    LE BNVCA COMMUNIQUE

    Le site « Leboncoin », au début du mois de janvier a proposé sur son site en ligne, des articles de nature nazie visant à la destruction des juifs. « Étoiles jaunes et un brassards nazis »

    Sur injonction du BNVCA, le Responsable du Site « Leboncoin » a présenté des excuses et s’est promis d’engager des poursuites contre les auteurs de cette diffusion.

    Malgré cet engagement Leboncoin récidive en proposant une médaille sur laquelle apparaît nettement la mention NATIONAL SOZIALISHE

    A expertiser

    A expertiser

    A expertiser

     

    Le BNVCA est indigné que ce site de vente en ligne continue de proposer des insignes, médailles et brassards nazis qui se rapportent aux heures sombres de la shoah et de l’occupation.

     

    Le BNVCA rappelle à Leboncoin que son comportement est à la fois immoral et illégal, et que les horreurs dont il fait commerce sont passibles de poursuites pénales.

     

    Le BNVCA réserve tous ses droits quant aux suites qu’il est susceptible de donner à cette affaire.

    Communiqué: Baisse des actes racistes et antisémites Réaction du BNVCA

    Communiqué: Baisse des actes racistes et antisémites Réaction du BNVCA

     

    Le BNVCA confirme l’annonce faite par le Ministère de l’Intérieur qui constate que les violences racistes ont baissé en 2017, notamment celles commises à l’encontre des juifs et des musulmans.

    Pour le BNVCA cette baisse est due aux surveillances et la protection des bâtiments, des biens juifs par l’opération Sentinelle, et les dispositifs de vidéo surveillance qui équipent la plupart des synagogues, écoles juives et centres communautaires. Cependant les actions violentes sont dirigées vers les citoyens juifs, attaqués souvent à leur domicile.

    Le BNVCA salue la réaction des plus hautes autorités de l’Etat qui ont toutes condamné l’agression antijuive d’un enfant de 8 ans à Sarcelles. Cependant nous soulignons que ce qu’ils nomment “nouvelle forme d’antisémitisme” a été identifiée par le BNVCA depuis déjà 19 ans. Elle trouve sa source dans l’incitation à la haine d’Israël qui pousse à l’acte anti juif.

    Par ailleurs nous tenons à préciser que s’il est vrai que des actes racistes et anti-musulmans sont à déplorer, ils ne sont aucunement le fait des membres de la communauté juive. Par contre la majorité des actes antisémites sont commis par des individus qui appartiennent à ces communautés qui disent souffrir de racisme.

    Pour le BNVCA, toute attaque d’une personne ou d’un bien juif, doit être considérée à priori comme antisémite, à charge pour les services de police d’apporter la preuve du contraire.

    De plus l’antisémitisme pourra mieux être combattu lorsque les peines prononcées par les tribunaux seront plus sévères pour être plus dissuasives.

     

    La vérité sur la Pologne et la Shoah

    La vérité sur la Pologne et la Shoah

    “Regardez le sol”, ai-je dit à mes étudiants. Nous étions à Treblinka. Un endroit découvert, glacé, entouré de sombres forêts. Ils ont regardé le sol. « Sous vos pieds », ai-je dit, « il y a une ville de morts. C’est une ville qui fait deux fois la taille de Tel Aviv. 80 000 morts. Ils ne sont morts que pour une raison : ils étaient Juifs. »

    L’extermination de Treblinka a été supervisée par moins de 30 Allemands. La plupart des atrocités ont été commises par un escadron ukrainien. Les prisonniers qui ont tenté de s’échapper des trains qui les conduisaient aux camps ont été attrapés par les voisins polonais. Tout le monde était complice.

    La grand-mère de mon père, Hermione, a été arrêté par les Allemands en Serbie. Elle a été envoyée à Auschwitz, où elle a été tuée dans les chambres à gaz. Pourquoi avoir fait un si long chemin jusqu’à la mort ? Pourquoi la plupart des camps étaient établis en Pologne ? Les Allemands savaient qu’une bonne partie de la population locale coopérerait.

    Des centaines de résidents juifs de la ville de Jedwabne ont été tués par les Polonais. En juin 1941, ils ont été attrapés par leurs voisins polonais, enfermés dans une étable et brûlés vifs. Après la guerre, les Polonais ont prétendu que les Allemands avaient commis ce massacre, mais les Juifs qui y avaient survécu ont pu témoigner de la vérité.

    La nouvelle loi que le gouvernement polonais cherche à faire adopter nie tout cela. Pour que nous sachions que le phénomène « fake news » a atteint la Pologne, ils ont rédigé un titre mensonger. « Il n’y a pas eu de camp d’extermination polonais », disent-ils. « Les camps étaient allemands. »

    C’est une déclaration absurde. Personne n’a jamais dit que les camps de la mort ont été construits par les Polonais. Les Allemands les ont construits. Mais ils les ont construits sur le sol de Pologne, avec l’aide des Polonais, face au silence des Polonais.

    En Pologne, le contraire s’est également produit. Yad Vashem a reconnu 6 706 Justes parmi les nations. C’est le pays qui en compte le plus. La plupart d’entre eux étaient des gens normaux, dont la conscience ne leur permettait pas d’être de simples témoins.

    Ils ont caché des Juifs, été passeurs, ils ont sauvé des vies juives. Israël honore chacun d’eux, mais le fait qu’ils étaient des milliers prouvent l’ampleur de l’extermination. Les Juifs n’ont pas été cachés des Allemands, les Allemands ne patrouillaient pas dans chaque ville et village.

    Les Juifs étaient cachés des Polonais, des informateurs polonais, des meurtriers polonais. Trois millions de Juifs ont été assassinés, (et trois autres millions de Juifs d’autres pays). Les Allemands ont orchestré l’extermination, et en portent l’ultime responsabilité. Mais ils n’y seraient pas arrivés seuls.

    L’antisémitisme qui existait avant la montée du nazisme était omniprésent en Europe, et notamment en Pologne. Le pogrom de Kielce, en 1946, a été commis par des soldats polonais, des policiers, et des civils. C’est la preuve qu’il n’a pas disparu avec les nazis.

    La réaction à ce projet de loi sur les réseaux sociaux a été tissée d’antisémitisme, ce qui prouve bien qu’il n’a pas encore disparu.

    Nous n’avons pas oublié ni pardonné. Aucune nation ne peut pardonner et oublier le meurtrier de millions de ses fils et de ses filles, d’un million et demi d’enfants. Quand le Premier ministre annonce que nous allons entamer des négociations, c’est quelque chose que je ne peux pas accepter. Nous ne négocions pas avec la mémoire de la Shoah.

    Aujourd’hui, nous entretenons des relations amicales et positives avec la Pologne, mais quand cette loi arrivera au Sénat, les dirigeants polonais doivent savoir que cette amitié risque d’être mise à mal. Nous n’accepterons aucune réécriture de l’Histoire. Nous n’accepterons pas les tentatives de fuir une responsabilité. La ville des morts de Treblinka nous appelle depuis le sol.

     

    Macron condamne fermement l’agression d’un enfant juif à Sarcelles

    Macron condamne fermement l’agression d’un enfant juif à Sarcelles

    Philippe dénonce « une nouvelle forme d’antisémitisme violente et brutale »

    Le parquet a indiqué avoir pour le moment “retenu le mobile antisémite”

    Le président français Emmanuel Macron pendant une cérémonie à l'Arc de Triomphe, le 3 juin 2017. (Crédit : Charles Platiau/Pool/AFP)

    Le président français Emmanuel Macron pendant une cérémonie à l’Arc de Triomphe, le 3 juin 2017. (Crédit : Charles Platiau/Pool/AFP)

    Le président français Emmanuel Macron a estimé que « chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse », après l’agression d’un enfant de huit ans de confession juive dans la banlieue de Paris.

    « À chaque fois qu’un citoyen est agressé en raison de son âge, de son apparence ou de sa confession, c’est toute la République qu’on agresse », a écrit M. Macron mardi sur son compte Twitter.

    « Et c’est toute la République qui se dresse particulièrement aujourd’hui au côté des Français de confession juive pour combattre avec eux et pour eux chacun de ces actes ignobles », a-t-il ajouté dans un second tweet.

    Un garçon de huit ans de confession juive qui portait une kippa a été frappé lundi soir par deux jeunes à Sarcelles, en banlieue de Paris, une agression pour laquelle le parquet a indiqué mardi à l’AFP avoir pour le moment « retenu le mobile antisémite ».

    L’enfant a été agressé au moment où il se rendait à un cours de soutien scolaire, a précisé le parquet.

    Antisémitisme non retenu dans l’affaire Sarah Halimi : le parquet fait appel

    Antisémitisme non retenu dans l’affaire Sarah Halimi : le parquet fait appel

    La juge d’instruction a aussi refusé l’organisation d’une reconstitution avec le suspect

    Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017 à Paris. (Crédit : autorisation)
    Sarah Halimi, défenestrée en avril 2017 à Paris. (Crédit : autorisation)

    Le parquet de Paris a demandé à la cour d’appel de trancher le débat sur le caractère antisémite ou non du meurtre de Sarah Halimi, après le refus de la juge d’instruction de se prononcer à ce stade sur cette question, a appris mercredi l’AFP de source judiciaire.

    La juge, Anne Ihuellou, a rejeté lundi la demande de l’avocat des enfants de la victime, qui avait réclamé en décembre la requalification des faits en « assassinat » avec la circonstance aggravante de l’antisémitisme. Elle a aussi refusé l’organisation d’une reconstitution avec le suspect.

    Selon la source judiciaire, « le parquet a interjeté appel de l’ordonnance de refus des demandes des parties civiles ». Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi, avait été défenestrée par son voisin musulman à Paris en avril 2017.

    Le BNVCA indigné par cette décision.

    « C’est une insulte à (la) mémoire » de Sarah Halimi « et une douleur supplémentaire pour ses enfants et sa famille », a réagi sur Twitter Francis Kalifat, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), instance de représentation politique de la première communauté juive d’Europe.

    Pour le président de l’Union des étudiants juifs de France (UEJF), Sacha Ghozlan, la victime a été « assassinée parce que juive ». « Jusqu’à quand devrons-nous dénoncer et condamner? L’antisémitisme tue. Jusqu’à quand? », a-t-il tweeté.

    Cette requête des parties civiles faisait suite à une demande de requalification, formulée voici quatre mois par le parquet de Paris et restée sans réponse à ce jour. Le 20 septembre, après la remise du rapport d’expertise psychiatrique du suspect, le parquet avait requis que le caractère antisémite soit retenu, à la « satisfaction » des responsables juifs qui l’avaient réclamé sans relâche.

    Si la juge peut néanmoins encore procéder à tout moment à une requalification de la mise en examen, il reviendra donc à la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Paris de se prononcer.

    La communauté juive a vivement critiqué mardi le refus de la juge opposé aux parties civiles.

    « C’est une insulte à (la) mémoire » de Sarah Halimi « et une douleur supplémentaire pour ses enfants et sa famille », avait réagi le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Francis Kalifat.

    Interné au lendemain du drame, le suspect, Kobili Traoré, a été mis en examen en juillet pour meurtre sans que soient retenus la préméditation ni la motivation antisémite, au grand dam des parties civiles.

    Dans la nuit du 3 au 4 avril, ce jeune homme de 27 ans s’était introduit dans l’appartement de sa voisine. Aux cris d’ »Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, il l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer.

    L’expertise a conclu que le suspect avait été pris ce jour-là d’une « bouffée délirante aiguë » après une forte consommation de cannabis, mais que ce trouble psychotique n’était « pas incompatible avec une dimension antisémite » et n’écartait pas sa responsabilité pénale.

    En Europe, Rex Tillerson resserre les alliances transatlantiques

    Rex Tillserson à un pupitre ; derrière lui, une grande statue en granite noir adossée à un grand mur (Département d’État)
    Le secrétaire d’État des États-Unis, Rex Tillerson prononce une allocution lors d’une cérémonie de dépôt de gerbe au Monument à la mémoire des héros du Ghetto de Varsovie (Pologne), le 27 janvier. (Département d’État)

    En Europe, Rex Tillerson resserre les alliances transatlantiques

    Le secrétaire d’État Rex Tillerson a réaffirmé l’attachement des États-Unis à leurs alliances lors d’une tournée d’une semaine en Europe, où les États-Unis ont contribué au lancement d’une initiative mondiale destinée à empêcher les gouvernements de faire usage d’armes chimiques.

    Tillerson a conclu son déplacement le 27 janvier en Pologne. À Varsovie, il a déposé une gerbe au Monument à la mémoire des héros du Ghetto (en photo ci-dessus). « Il n’est pas permis, jamais, de rester indifférent face au mal », a-t-il déclaré lors de la cérémonie. Celle-ci était organisée à l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste et du 73e anniversaire de la libération du camp nazi de la mort à Auschwitz. « L’Alliance occidentale qui a vu le jour après de la Seconde Guerre mondiale s’est engagée à veiller à la sécurité de tous, pour que cela ne se reproduise jamais. »

    Voici quelques moments marquants de la tournée du secrétaire d’État Rex Tillerson en Europe, du 21 au 27 janvier :

    Varsovie

    Deux hommes à des pupitres, des drapeaux américains et polonais derrière eux (Département d’État)
    Le secrétaire d’État Rex Tillerson (à gauche) et le ministre polonais des Affaires étrangères, Jacek Czaputowicz, donnent une conférence de presse à Varsovie. (Département d’État)

    Lors de sa première tournée en Pologne en sa qualité de secrétaire d’État, M. Tillerson a félicité le pays pour ses actions visant à renforcer l’OTAN, notamment en allouant 2 % de son produit intérieur brut à la défense, et pour son soutien à l’Ukraine qui cherche à recouvrer sa souveraineté.

    La Pologne et les États-Unis s’inquiètent d’un projet d’oléoduc en Europe qui compromet globalement la sécurité énergétique du continent et la stabilité, a relevé M. Tillerson, et qui « donne à la Russie un outil supplémentaire pour politiser l’énergie ».

    Le secrétaire d’État a évoqué le caractère historique des liens entre les États-Unis et la Pologne. « Comme nous l’avons fait par le passé, les États-Unis sont fiers de tenir aux côtés du peuple polonais aujourd’hui, et nous continuerons à le faire dans l’avenir. »

    Davos

    Deux personnes en train de parler, assises dans des fauteuils (© AP Images)
    Le président Trump a eu un entretien avec Theresa May (à gauche) à Davos, le 25 janvier. (© AP Images)

    Le secrétaire d’État a accompagné le président lors des réunions que le chef de l’exécutif a eues avec des dirigeants étrangers et des représentants des milieux d’affaires à l’occasion du Forum économique mondial, tenu à Davos.  « L’Amérique est ouverte aux affaires », a déclaré le président Trump, le 26 janvier, aux personnalités réunies dans la ville suisse.

    En privé, le secrétaire d’État et le président se sont entretenus avec la Première ministre du Royaume-Uni, Theresa May, et le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. M. Tillerson a également eu un entretien avec le Premier ministre irakien, Haider al-Abadi, et le Premier ministre kurde, Nechirvan Barzani.

    Paris

    Rex Tillerson à un pupitre, des gens assis derrière lui (Département d’État)
    À Paris, M. Tillerson a déclaré que la Russie portait en partie la responsabilité des attaques chimiques présumées lancées par le régime d’Assad. (Département d’État)

    À Paris, M. Tillerson a demandé à la communauté internationale de mettre un terme à l’usage des armes chimiques. En toile de fond de sa requête : le lancement par les États-Unis, le 23 janvier, du Partenariat international contre l’impunité d’utilisation d’armes chimiques.

    Le régime syrien de Bachar al-Assad est soupçonné d’avoir gazé des civils au chlore dans la Ghouta orientale, enclave tenue par les rebelles. Le secrétaire d’État a déclaré que la Russie partageait la responsabilité des attaques chimiques menées par le régime d’Assad. « On ne peut tout simplement pas nier que la Russie, en protégeant son allié syrien, a manqué à ses engagements », a-t-il souligné.

    « Nous demandons à la communauté des nations responsables et civilisées de mettre fin à l’emploi des armes chimiques. La population de la Ghouta orientale regarde, et le reste du monde regarde aussi. » Plus de 25 pays ont adhéré* au Partenariat.

    Londres

    Boris Johnson et Rex Tillerson, debout sur un podium face à des personnes tenant des microphones (© Jack Hill/WPA/Getty Images)
    Rex Tillerson (à droite) et le ministre britannique des Affaires étrangères, Boris Johnson, répondent à des questions, à Londres. (© Jack Hill/WPA/Getty Images)

    À Londres, Rex Tillerson a réaffirmé la « relation spéciale » qui existe entre les États-Unis et le Royaume-Uni. Avec Boris Johnson, son homologue britannique, le secrétaire d’État a discuté d’une large gamme de dossiers, notamment la crise en Syrie, le Yémen et les liens commerciaux vitaux entre leurs deux pays.

    « Nous chérissons cette relation, et j’apprécie énormément la relation que Boris a avec moi personnellement ainsi que le travail que nous faisons ensemble sur ces nombreuses questions », a ajouté le haut responsable américain.

    Un sentiment dont Boris Johnson s’est fait l’écho : « Il n’y a pas d’autres relations économiques semblables », a-t-il affirmé, notant les liens d’affaires étroits qui unissent leurs deux pays.

    Kamel Abu Jaber, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères : La Jordanie n’a pas renoncé à sa souveraineté sur la Cisjordanie et devrait annuler son désengagement

    Kamel Abu Jaber, ancien ministre jordanien des Affaires étrangères : La Jordanie n’a pas renoncé à sa souveraineté sur la Cisjordanie et devrait annuler son désengagement

    Le sénateur et ancien ministre des Affaires étrangères jordanien Kamel Abu Jaber a déclaré lors d’une récente interview télévisée : « Le désengagement n’est qu’une déclaration politique du défunt roi Hussein à un moment donné ; il ne s’agit en aucun cas d’un désengagement politique ou religieux de la cause palestinienne […] Nous n’avons pas renoncé à la souveraineté sur la Cisjordanie. »

    S’exprimant sur la chaîne télévisée Jordan Today le 22 janvier 2018, Abu Jaber a aussi considéré que l’unité jordano-palestinienne serait une réponse appropriée aux mesures américaines et qu’elle « renverserait la situation, non seulement en Occident, mais dans le monde arabe ». Extraits :

    Kamel Abu Jaber : Trump a plus besoin de la Jordanie que la Jordanie n’a besoin de lui. Il est vrai que nous avons besoin d’un soutien matériel, mais il… Il prend en compte les élections de mi-mandat et les prochaines élections… Lorsque le roi et les dirigeants jordaniens rencontrent le vice-président [Pence], cela confère à ce dernier une certaine crédibilité, qui lui permet de s’adresser au Congrès. Le Congrès et le gouvernement américain sont à l’arrêt à l’heure actuelle. […] Laissez-moi penser à voix haute. Si je faisais partie du pouvoir jordanien aujourd’hui, je dirais que je veux recréer l’unité palestino-jordanienne. J’aimerais parvenir à un arrangement avec les Palestiniens sur 20 clauses, l’une après l’autre. Certaines de ces clauses concerneraient le court-terme et d’autres le moyen-terme…

    Journaliste : L’unité ou simplement l’abolition du désengagement jordanien de la Cisjordanie ? L’unité engloberait aussi Gaza.

    Kamel Abu Jaber : En ce qui me concerne – et je connais fort bien tous les détails – le désengagement n’était rien d’autre qu’une déclaration politique du défunt roi Hussein, à un moment donné, mais en aucun cas ne s’agissait-il de désengagement politique ou religieux de la cause palestinienne. Il s’agissait d’une déclaration politique avec un objectif, correspondant à la volonté des Palestiniens à cette époque d’avoir leur propre Etat et de parler en leur propre nom. C’était également en accord avec la résolution du sommet de la Ligue arabe de 1974 à Rabat…

    Journaliste : Vous pensez donc qu’une solution possible à la crise serait une unité jordano-palestinienne.

    Kamel Abu Jaber : Absolument. Ô là là, si cela arrivait… Mais il faut pour cela des cerveaux, et je ne sais pas s’il en existe.

    Journaliste : Vous pensez donc qu’en réaction aux mesures américaines, l’unité jordano-palestinienne pourrait renverser la situation ?

    Kamel Abu Jaber : Absolument. Et pas seulement en Occident mais aussi dans le monde arabe. […] Nous n’avons pas renoncé à la souveraineté sur la Cisjordanie.

    La communauté juive en émoi après l’agression d’un enfant portant une kippa à Sarcelles

    La communauté juive en émoi après l’agression d’un enfant portant une kippa à Sarcelles

    Frédéric Naizot
    30 janvier 2018, 20h05 | MAJ : 30 janvier 2018, 20h12

    Sarcelles (Val-d’Oise). L’agression a eu lieu avenue du 8-Mai-1945, artère principale des Grands Ensembles.

    Un garçon de 9 ans portant une kippa a été agressé par deux adolescents lundi, avenue du 8-Mai-1945. Le caractère antisémite de l’agression étant «pour l’heure» retenu par le parquet de Pontoise.

    La communauté juive en émoi. Un écolier de 9 ans qui portait une kippa a été agressé à coups de pied par deux adolescents, lundi soir à Sarcelles (Val-d’Oise). Les policiers de la Sûreté départementale ont été saisis de l’enquête. Le caractère antisémite de l’agression étant «pour l’heure» retenu par le parquet de Pontoise, contacté ce mardi.

    Les deux jeunes étaient à l’abri des regards derrière des poubelles lorsque le garçon est arrivé. Il est alors aux alentours de 18h30, sur l’avenue du 8-Mai-1945, l’artère principale du Grand Ensemble.

    L’écolier, qui s’apprête à suivre un cours de soutien scolaire à proximité, marche sur le trottoir et passe devant les deux jeunes gens. L’un d’eux lui fait un croche-pied. L’écolier tombe à terre, les deux adolescents lui portent alors deux ou trois coups de pied au bas-ventre et aux jambes. Ils prennent ensuite la fuite en montant dans un tramway à proximité. Pendant les faits, ils n’ont proféré aucune insulte. Ils n’ont aussi rien volé à la victime.

    L’écolier de Sarcelles a été rejoint par son père qui a ensuite déposé plainte. Le garçon a expliqué avoir été agressé par deux jeunes âgés selon lui d’une quinzaine d’années, des ados qu’il ne connaissait pas. Il indique également que les coups reçus n’étaient pas très violents et qu’il n’était pas blessé. Aucune incapacité n’a été délivrée.

    Le caractère antisémite de l’agression ne fait aucun doute pour René Taïeb, le président de l’Union des collectivités juives du Val-d’Oise, qui rapproche cette agression à celle survenue il y a deux semaines, à Sarcelles également. Une fille juive de 15 ans avait été attaquée par un homme d’une trentaine d’années, mais le caractère antisémite n’avait pas été établi avec certitude.

    «Cela n’est pas anodin»

    «Il est terrible que, sur des préjugés, on puisse attaquer un enfant» souligne ce mardi René Taïeb. «Si on ne peut plus marcher à Sarcelles avec une kippa, il y a un problème. Ce serait la même chose pour la communauté musulmane. Cela n’est pas anodin. Je me méfie des actes isolés. Cela peut monter en puissance. Il faut arrêter tout de suite ces actes odieux.»

    Il indique avoir pris contact avec les services de la préfecture. «J’ai demandé aux services de l’Etat d’avoir des patrouilles plus présentes sur le quartier, que l’opération Sentinelle soit plus soutenue. Je pense avoir été entendu. Je souhaite également connaître les suites judiciaires concernant les personnes poursuivies pour des actes antisémites. Nous n’avons pas d’informations. Cela découragerait peut-être certains.»

    Le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNCVA) a lui aussi fermement condamné ce mardi cette agression. Tout comme le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb. «Depuis le début de l’année 2018, je vois se multiplier à nouveau les actes antisémites, a-t-il réagi ce mardi dans un communiqué. Cela je ne m’y résignerai pas, car de tels actes bafouent notre République. Ils portent atteinte aux principes qui font l’unité de notre Nation.»

    Sarah Halimi : la juge rejette la demande de requalification antisémite

    Sarah Halimi : la juge rejette la demande de requalification antisémite

    Pour Anne Ihuellou, les parties civiles ne sont pas fondées à demander dans ce cadre une requalification de la mise en examen

    Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

    Sarah Halimi (Crédit : autorisation de la Confédération des Juifs de France et des amis d’Israël)

    Neuf mois après le meurtre de Sarah Halimi, la juge d’instruction n’a pas donné suite à une demande du parquet de Paris pour retenir le caractère antisémite et a rejeté lundi une demande similaire des parties civiles, a appris mardi l’AFP de source proche du dossier.

    L’avocat des enfants de cette femme juive, morte défenestrée par son voisin musulman le 3 avril 2017 à Paris, avait réclamé en décembre la requalification des faits en « assassinats » et avec la circonstance aggravante de l’antisémitisme.

    Lundi, la juge Anne Ihuellou a refusé cette requête au motif que les parties civiles n’étaient pas fondées selon elle à demander dans ce cadre une requalification de la mise en examen, selon son ordonnance consultée par l’AFP.

    La demande du parquet de Paris de retenir le caractère antisémite du meurtre, formulée voici quatre mois, est restée sans réponse à ce jour. Le 20 septembre, après la remise du rapport d’expertise psychiatrique du suspect, le parquet avait requis que le caractère antisémite soit retenu, à la « satisfaction » des responsables juifs qui l’avait réclamé sans relâche.

    La juge peut néanmoins encore procéder à tout moment à une requalification de la mise en examen.

    Interné aux lendemains du drame, le suspect, Kobili Traoré, a été mis en examen le 10 juillet pour meurtre, sans que soient retenus la préméditation ni la motivation antisémite, au grand dam des parties civiles.

    Le meurtre de cette ancienne directrice de crèche confessionnelle, juive orthodoxe âgée de 65 ans, a suscité une très vive émotion, dans la communauté juive et au-delà.

    Dans la nuit du 3 au 4 avril, dans un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville, ce jeune homme de 27 ans s’était introduit dans l’appartement de sa voisine, Lucie Attal, aussi appelée Sarah Halimi.

    Aux cris d’ « Allah Akbar », entrecoupés d’insultes et de versets du Coran, ce jeune musulman l’avait rouée de coups sur le balcon, avant de la défenestrer. « J’ai tué le sheitan » (le démon, en arabe), avait-il hurlé.

    L’expertise a conclu que le suspect avait été pris ce jour-là d’une « bouffée délirante aiguë » après une forte consommation de cannabis, mais que ce trouble psychotique n’était « pas incompatible avec une dimension antisémite » et n’écartait pas sa responsabilité pénale.

    Joël Mergui, président du Consistoire, devant les députés français pour parler de l’abattage rituel et de la circoncision, à l’Assemblée nationale, le 23 juin 2016. (Crédit : capture d’écran YouTube)

    Dans son ordonnance rendue lundi, la juge a également refusé de procéder à une reconstitution en présence du suspect, au motif qu’il reconnaissait les faits et que les éventuelles circonstances aggravantes « ne sauraient être établies par la reconstitution ».

    Début janvier, le président du consistoire, Joël Mergui, a déploré que « la justice de notre pays n’a toujours pas retenu la circonstance aggravante d’antisémitisme » dans cette affaire, recensée par le gouvernement israélien au nombre des actes antisémites commis en 2017 dans le monde.

    Hannah Arendt: Céline “allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs”

    Hannah Arendt: Céline “allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs”

    “Il allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs. (…)  les nazis, eux, le considérèrent toujours comme le seul véritable antisémite français.” 

     
    Hannah Arendt (1906-1975), philosophe allemande: 
    Céline

    “(…) la France avait produit un antisémite exceptionnel, qui avait compris toute la puissance et toutes les possibilités de la nouvelle arme. Cet homme était un romancier de valeur: en France, en effet, l’antisémitisme n’était pas socialement et intellectuellement discrédité comme dans les autres pays d’Europe.

    La thèse de Louis-Ferdinand Céline était simple, ingénieuse, et elle avait juste ce qu’il fallait d’imagination idéologique pour compléter l’antisémitisme rationaliste des Français. Selon Céline, les Juifs avaient empêché l’unité politique de l’Europe, provoqué toutes les guerres européennes depuis 843 et tramé la ruine de la France et de l’Allemagne en suscitant leur hostilité mutuelle. Céline avança cette abracadabrante explication de l’histoire dans L’École des cadavres, ouvrage écrit au temps de Munich, et publié en 1938. Un pamphlet publié précédemment sur le même sujet, Bagatelles pour un massacre (1937) ne donnait pas encore cette nouvelle clé de l’histoire européenne, mais était déjà remarquablement moderne. Céline n’établissait pas de distinctions entre Juifs nationaux et étrangers, entre bons et mauvais Juifs; il ne proposait pas des lois compliquées (l’une des caractéristiques de l’antisémitisme français):il allait droit au but et réclamait le massacre de tous les Juifs.

    Le premier livre de Céline fut reçu avec faveur par de nombreux intellectuels français, d’une part assez satisfaits de cette attaque contre les Juifs, et à demi convaincus que ce n’était qu’une nouvelle attitude littéraire (1). Pour les mêmes raisons, les fascistes français ne prirent pas Céline au sérieux. Mais les nazis, eux, le considérèrent toujours comme le seul véritable antisémite français.”

    [1] Voir en particulier une recension de la Nouvelle revue française, par Marcel Arland (février 1938), qui trouve “la position essentielle de Céline […] solide”. André Gide (“Les Juifs, Céline et Maritain“, avril 1938) pense que Céline, en décrivant seulement la “spécialité” juive, est parvenu à peindre non pas la “réalité” mais “l’hallucination que la réalité provoque”.

    Sur l’antisémitisme (1951), Seuil-Points, pp. 115-116.

    PIERRE MANENT – ALBERT CAMUS – CHARLES JOSEPH – GUSTAV MALHER ET LES JUIFS

    “Le peuple juif, en revenant en Israël, a accompli sa “sortie d’Europe”. Je veux dire: grâce au rétablissement de son État, il a cessé d’être dépendant spirituellement des nations européennes dans lesquelles il vivait ou vit encore. C’est l’issue d’une très longue séquence historique. Ce n’est pas seulement la conséquence de la destruction des Juifs d’Europe; c’est aussi la suite de l’effacement de soi auquel les nations européennes travaillent depuis vingt ans avec un zèle qui étonne. Étant ainsi “sorti d’Europe”, le peuple juif invite l’Europe à dire son nom. Il lui demande son nom.” (Pierre Manent, La raison des Nations)

    “On est toujours sûr de tomber, au hasard des journées, sur un Français, souvent intelligent par ailleurs, et qui vous dit que les Juifs exagèrent vraiment. Naturellement, ce Français a un ami juif qui, lui, du moins… Quant aux millions de Juifs qui ont été torturés et brûlés, l’interlocuteur n’approuve pas ces façons, loin de là. Simplement, il trouve que les Juifs exagèrent et qu’ils ont tort de se soutenir les uns les autres, même si cette solidarité leur a été enseignée par le camp de concentration.” (Albert Camus, 1947)

    “Une colère de 1800 ans me paraît avoir duré longtemps assez” (1801), Charles-Joseph, Prince de Ligne

    “Je suis trois fois apatride. Comme natif de Bohême en Autriche, comme Autrichien en Allemagne, comme juif dans le monde entier”, Gustav Mahler

    Communiqué : Le BNVCA condamne la nouvelle agression antisémite commise a Sarcelles contre un enfant de 8 ans le 29 janvier 2018 par 2 individus décrits d’origine africaine

    Le Président

    Sammy Ghozlan

    0177384944 

    Drancy le 30 Janvier 2018,

    Le BNVCA condamne sans réserve l’agression antisémite commise sur un enfant de 8 ans de confession juive, à Sarcelles, le 29 Janvier vers 18h30, par 2 individus décrits d’origine africaine.

    La victime N. Cohen,a été attaqué alors qu’il se rendait à un cours de soutien. Il portait une kippa au moment des faits, ce qui ne laisse aucun doute sur la nature antisémite de cette agression, d’autant que les auteurs ne lui ont rien dérobé. Ces derniers l’ont fait tomber au sol et lui ont donné des coups de pieds au corps. Le BNVCA s’étonne que dans ce secteur, fréquenté à cette heure de la journée, aucun des passants, témoins, n’aient porté secours à cet enfant.
    Nous espérons que cette fois, les caméras vidéo surveillance seront exploitées par les policiers et que les auteurs seront rapidement identifiés et interpellés.
    Le BNVCA demande au Préfet du Val d’Oise de mettre en place des mesures préventives (Plan Sentinelle, patrouilles pédestres  de police et militaires…) dans ce quartier sensible de Sarcelles où vit encore un grand nombre de familles juives.
    Le BNVCA traduit le sentiment d’exaspération exprimé  des nombreux citoyens juifs , indignés, irrités, et lassés par cette insécurité antisémite et situation délétère qui perdurent. .
    Le BNVCA a décidé de se constituer partie civile dan ce dossier.

    Shoah : l’hommage de la garde républicaine aux musiciens juifs déportés

    Shoah : l’hommage de la garde républicaine aux musiciens juifs déportés

    >|Vincent Mongaillard|
    Les violonistes Karel Froelich (au centre) et Pekarek (au fond à droite) au camp de concentration de Theresienstadt. Extrait d’un film de propagande nazi.

    USHMM/EXTRAIT DE « DER FUEHRER SCHENKT DEN JUDEN EINE STADT »

    L’orchestre symphonique de la garde républicaine rend hommage ce samedi soir à ces déportés juifs, qui, derrière les barbelés, n’ont jamais cessé de composer et de jouer.

    Ils se savaient condamnés à mort mais ont continué à créer opéras, sonates ou concertos derrière les barbelés, l’étoile jaune sur la poitrine. Dans le camp de concentration de Theresienstadt (aujourd’hui Terezin, en République tchèque), à 60 km de Prague, ces compositeurs juifs ont écrit leurs partitions avec du charbon sur du papier toilette. Plusieurs œuvres de ces cibles de la haine nazie vont être interprétées ce samedi soir dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne, à Paris, par l’orchestre symphonique de la garde républicaine.

    A l’occasion de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, cet événement, baptisé la Musique contre l’oubli, est organisé par le rectorat de Paris et le Mémorial de la Shoah. L’idée en revient à l’écrivain Marek Halter, qui a souhaité rendre hommage à ces virtuoses nommés Erwin Schulhoff, Gideon Klein ou Viktor Ullmann, qui ont tous combattu la barbarie à coups de clés de sol.

    «Leur histoire est peu connue, même au sein de la communauté juive», observe l’intellectuel d’origine polonaise. A partir de 1941, au cœur de la région des Sudètes annexée par le III e Reich, des dizaines de milliers de juifs, surtout de Tchécoslovaquie, ont été enfermés dans l’ancien fort militaire transformé en camp de concentration par la Gestapo.

    Propagande Nazie

    Parmi eux, des écrivains, des peintres mais aussi des chefs d’orchestre, des pianistes, des violonistes, des ténors de renom… «Ces musiciens ont su sauver leur part d’humanité dans ce monde inhumain, comme l’a dit Primo Levi, lui-même déporté à Auschwitz. Ils ont compris que le meilleur moyen de résister, c’était de composer et de jouer. C’est la force de l’homme de créer. Les barbares, eux, ne savent que gommer, liquider, anéantir», souligne Marek Halter.

    La propagande hitlérienne veut présenter au monde extérieur cette cité de l’horreur comme une colonie juive modèle, un havre de paix. Les bourreaux du ghetto se disent que cette élite culturelle en pleine production peut servir leurs intérêts en matière d’image. Alors pour alimenter la vitrine, la musique des compositeurs juifs y est tolérée, parfois même encouragée alors qu’elle est partout ailleurs interdite.

    Des concerts à l’ombre des miradors

    Les instruments ne sont pas confisqués lors des fouilles à l’entrée, surmontée du slogan «Arbeit macht frei» («le travail rend libre»). Des concerts, qui étaient clandestins les premiers mois, sont désormais donnés officiellement à l’ombre des miradors. Une billetterie est même mise en place par les nazis. Comble du cynisme, les gardiens du camp mais aussi les SS viennent applaudir les prisonniers inventeurs, à leurs oreilles, de cette «musique dégénérée» imaginée par «des sous-hommes». Un opéra est chanté par des enfants. Un jazz-band, nommé les Ghetto Swingers, se forme. Une équipe de cinéma est dépêchée. Un film trompe-l’œil y est tourné par le régime, intitulé «Le Führer offre aux Juifs une ville»

    «Ils ont été considérés comme des singes», décrit Marek Halter. Derrière cette infâme imposture, derrière le masque de l’indicible, des détenus meurent de faim, de froid, de tuberculose, de dysenterie… Certains sont assassinés. Beaucoup d’autres sont envoyés en Pologne, pour y être gazés dans les camps d’extermination d’Auschwitz et de Treblinka. Les orchestres doivent sans cesse se reformer au gré des disparitions. Rares sont les prisonniers qui ont survécu. Leur répertoire musical est, lui, éternel.

    Alerte à l’antisémitisme en Allemagne

    Alerte à l’antisémitisme en Allemagne

    La poussée de la droite populiste et de l’extrémisme musulman inquiète la communauté juive.

    Le cours sur les religions monothéistes a dérapé dans un collège berlinois. «Une synagogue», a répondu Ferdinand à la question du professeur sur le nom des lieux de culte. Une question suivie d’une autre, de ses camarades: «Mais, tu es juif?» Ses anciens copains de classe ne vont pas seulement se détourner de lui, ils vont lui faire vivre un enfer: «Insultes, menaces de mort, quasi-lynchage, simulacre d’exécution, énumère tristement son père. Nous avons été choqués par le désintérêt, voire l’agacement, que nous suscitions quand nous dénoncions ces faits. Dans cette école “inclusive”, avec des enfants de tous horizons, sociaux et ethniques, on a dû en plus subir des reproches de parents pour lesquels nous nuisions à la bonne réputation de l’école ou encore entendre le directeur nous répondre qu’il n’a pas eu le temps de prendre des sanctions parce qu’il s’était rendu à un séminaire sur les discriminations…» Ce directeur finira par reconnaître une erreur d’appréciation mais, après trois mois de harcèlement, Ferdinand a changé de collège.

    Yorai Feinberg, un restaurateur verbalement agressé et menacé début décembre par un riverain («Il n’y a que l’argent qui vous intéresse, vous allez tous finir au four!»), le déplore: «Pas une semaine sans que moi ou mon restaurant ne soient victimes d’un acte malveillant, un coup de fil menaçant ou un graffiti. Et je ne connais personne de ma communauté qui n’ait eu à subir des insultes ou des crachats…» Le pays de l’Holocauste n’enregistre pas officiellement de flambée des actes antisémites, autour de 1500 par an, mais le ressenti est différent.

    «À 85 ans, Charlotte Knobloch, survivante des pogroms de la Nuit de Cristal, constate avec dépit le «retour du mot “Juif” comme une insulte dans les cours d’école, comme quand (elle était) enfant.»

    Au Centre juif de Munich, qu’elle dirige, Charlotte Knobloch décrit une «communauté dont l’existence sur le sol allemand est en danger car menacée sur plusieurs fronts: extrémistes musulmans, de droite ou de gauche». À 85 ans, cette survivante des pogroms de la Nuit de Cristal constate avec dépit le «retour du mot “Juif” comme une insulte dans les cours d’école, comme quand (elle était) enfant». L’arrivée de réfugiés «en provenance de pays qui nient l’existence d’Israël» et la percée politique de l’AfD électrisent l’atmosphère.

    Selon Wolfgang Benz, historien spécialiste du IIIe Reich, «l’AfD est constituée d’un noyau dur d’extrême droite, raciste et antisémite, qui représente 5 % des électeurs, auquel est venue s’agréger toute une population d’insatisfaits de 10 %». «On est loin de la majorité et ce n’est pas un retour de Hitler aux portes du pouvoir», dit-il. Il n’empêche: pour la première fois depuis la guerre, des responsables d’un parti peuvent tenir des discours antisémites, ne pas être exclus, et leur parti faire son entrée au Bundestag. «Le droit à la critique contre la politique menée par Israël existe mais nous constatons qu’elle dérive très vite vers le droit à l’existence d’Israël», estime Josef Schuster, président du Conseil central des Juifs d’Allemagne. En témoignent ces manifestations propalestiniennes de début décembre à Berlin, au cours desquelles des drapeaux de l’État hébreu ont été brûlés.

    «Les Allemands ont réalisé un énorme travail de mémoire mais construire un monument aux Juifs assassinés ne doit pas exempter de combattre l’antisémitisme au quotidien.»

    Wenzel Michalski

    «Les Allemands ont réalisé un énorme travail de mémoire, contrairement à beaucoup de peuples coupables de massacres ethniques ou génocidaires, salue Wenzel Michalski, mais construire un monument aux Juifs assassinés ne doit pas exempter de combattre l’antisémitisme au quotidien.» En réponse aux scandales à répétition, le Bundestag a voté jeudi la création au gouvernement d’un poste de commissaire chargé de la coordination de la lutte contre l’antisémitisme, une fonction qu’Angela Merkel veut placer sous la tutelle directe de la Chancellerie. La proposition venue des bancs de la droite d’expulser tout étranger se rendant coupable d’actes antisémites fait moins l’unanimité.

    «Quid des Russes allemands ou des Polonais nés en Allemagne?  s’interroge Dervis Hizarci, à la tête d’une association qui combat les préjugés dans les écoles. Montrer du doigt une communauté, c’est déjà se tromper de combat. Toutes les études montrent que l’antisémitisme est également réparti dans toutes les classes sociales et dans tous les pays d’Europe.» Sawsan Chebli, sociale-démocrate d’origine palestinienne, souhaite que toutes les personnes vivant en Allemagne visitent un camp de concentration. Le directeur du Mémorial du camp de Sachsenhausenvoit davantage d’intérêt pédagogique «si la démarche est volontaire et si la visite est préparée. Avec des lycéens, nous perdons parfois un tiers de la visite à répondre à des questions basiques comme la différence entre démocratie et dictature».

    Le combat contre l’hydre antisémite remporte quelques victoires. Le Livre blanc du camp n’est plus souillé par des croix gammées et le mémorial n’est plus attaqué par les néonazis, comme dans les années 1990, à coups de cocktails Molotov ou de rafales d’armes automatiques. Le révisionnisme et les discours de haine ont davantage de mal à frayer leur chemin sur les réseaux sociaux, après l’adoption de la loi anti-fake news début janvier. Le restaurateur Yorai Feinberg a reçu plus de 700 messages de soutien depuis décembre «venus de musulmans comme d’électeurs AfD». Mais soixante-treize ans après Auschwitz, les institutions juives restent sous protection policière.

    1898-2018 : antisémitisme, l’éternel retour

    1898-2018 : antisémitisme, l’éternel retour

    Manifestation anti-israélienne à Paris. Photo © Samuel Boivin/Crowdspark/AFP

    Interview. Toujours présente mais différente, la haine antijuive persiste plus d’un siècle après l’affaire Dreyfus, déplore Alexis Lacroix.

    Le 13 janvier 1898, l’écrivain Émile Zola publiait dans l’Aurore le célèbre « J’Accuse…! », lettre ouverte pour dénoncer les manigances dans le procès du capitaine juif Alfred Dreyfus. Loin d’avoir disparu depuis, le préjugé antijuif se réactive sous une forme contemporaine, estime Alexis Lacroix. L’éditorialiste et directeur délégué de la rédaction de l’Express dénonce dans son nouvel ouvrage un néoantisémitisme issu aussi bien d’une « drumontisation islamo-gauchiste d’une partie des progressistes » que d’un nationalisme français dévoyé. Une thèse “géopolitiquement incorrecte” à laquelle on ne souscrit pas forcément mais qui a le mérite de mettre au jour les forces d’influence qui s’affrontent dans la société française.

    Pourquoi s’intéresser à l’affaire Dreyfus, cent vingt ans après ?

    Ce besoin de regarder “dans le rétroviseur”, vers une époque où les Français se sont déchirés sur le sort d’un petit officier, peut étonner. Il s’agit pourtant d’un réservoir de leçons historiques importantes pour la période actuelle. Cette affaire a représenté le moment culminant d’un brouillage entre la droite et la gauche, qui a débouché sur un populisme antirépublicain très violent. Elle signe la naissance d’un certain modèle d’intervention dans la Cité : ceux qui vont monter au front pour l’honneur du capitaine sont, en effet, les hommes de lettres et de presse, Émile Zola, des condisciples de Péguy, des savants et des poètes mais aussi un peintre, Claude Monet. Sans oublier un directeur de journal également homme politique, le radical Georges Clemenceau, qui eut un rôle fondamental dans l’éveil des consciences en théorisant le fait que l’iniquité envers un seul homme équivalait à se rendre coupable d’une iniquité envers tous. Cette conscience civique a donc été incarnée par les intellectuels, davantage que par les politiques. Parmi ces derniers, celui dont on célèbre encore le rôle aujourd’hui a été bien tardif à s’insurger. Jusqu’en février 1898, Jean Jaurès dort, il tergiverse, et même se montre réceptif au discours des antidreyfusards de gauche…

    Il y a pourtant un mythe largement répandu : “à gauche, le coeur nucléaire des défenseurs du capitaine ; à droite, ses ennemis”…

    En relisant les textes de cette époque, je me suis aperçu que cette distinction canonique ne tient pas : les choses sont infiniment plus nuancées et complexes. Il est vrai qu’un certain nombre de ténors du socialisme français pensaient qu’ils pouvaient faire un usage politique de l’antisémitisme. Au nom d’une “politique de la trouée”, la passion antijuive devait être une sorte de bélier pour enfoncer les institutions bourgeoises et libérales et faire passer en force la révolution. Et l’un des plus grands d’entre eux, donc, Jean Jaurès, resté une référence de la social-démocratie française, estimait encore au début de l’année 1898 que l’antisémitisme, pour condamnable qu’il soit, pouvait avoir une efficience, une légitimité ! Il avait même flatté les théories conspirationnistes de l’époque en écrivant qu’en France, l’influence politique des juifs était énorme mais indirecte, qu’elle s’exerçait non pas par la puissance du nombre mais par celle de l’argent. Ce ne sera que quelques semaines après le fameux « J’Accuse… ! », au printemps 1898, que Jaurès embrassera définitivement la cause du capitaine Dreyfus, sous l’influence du bibliothécaire de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm, Lucien Herr. D’autres socialistes, en revanche, ne reviendront pas sur l’idée que la dynamique de l’antisémitisme peut participer à l’accélération du combat révolutionnaire : leurs errements ont flétri à jamais le renom de cette utopie.

    Cette perception de l’antisémitisme comme levain de la révolution est-elle encore d’actualité ?

    Pas au sein du Parti socialiste. Aucun socialiste français, soyons clair, ne dit qu’en s’accommodant du néoantisémitisme, la cause de la justice sociale avancera dans les quartiers de banlieue. Un degré supplémentaire de lucidité sera atteint par ceux des camarades qui accepteront de considérer sincèrement les sinuosités du grand Jaurès. Et ce vieux fond rance d’anticapitalisme dont Proudhon a charrié les effluves. On ne peut malheureusement pas en dire autant de la formation politique de gauche qui concurrence le Parti socialiste, La France insoumise. Dans celle-ci, des personnalités connues et reconnues surfent sur des problématiques qui flattent l’antisionisme larvé ou avoué d’une partie de la jeunesse des cités. On trouve là un cocktail préoccupant : le rejet violent de la laïcité républicaine et de ses obligations par les mouvementistes de gauche et d’extrême gauche, qui jettent, pour certains, des passerelles avec un mouvement profondément réactionnaire comme les Indigènes de la République. Ou encore avec la mouvance décoloniale, à laquelle Gilles Clavreul a consacré récemment une remarquable étude. Un néotrotskisme de quartier, soutenu par le Parti des indigènes de la République (Pir), pense ainsi que l’on séduit la jeunesse issue de l’immigration en tenant un discours systématiquement péjoratif à l’endroit de l’État d’Israël et de ses citoyens. Ces dérives alarmantes ne doivent pas rester impunies. Surtout quand, pour des raisons électorales, des élus de La France insoumise qui ne partagent pas cette orientation se retrouvent contraints à faire des concessions à l’endroit d’un discours islamo-gauchiste que, secrètement, ils détestent. La posture qui vise à considérer à tout propos la République française comme discriminatrice est, en ce sens, également très dangereuse. Cette “politique du Pir” ne dit rien qui vaille… C’est une politique d’incendiaires des âmes.

    Quel est ce néoantisémitisme que vous évoquez ?

    Il n’existe pas de définition arrêtée à ce jour, mais c’est un ensemble de prises de position qui participe du retour d’une façon péjorative d’évoquer les juifs, d’une accoutumance progressive à leur diffamation. J’adhère à la caractérisation donnée par le premier à l’avoir théorisée, le politologue Pierre-André Taguieff. Celui-ci explique que la nouvelle judéophobie est d’abord un effet de cette religion palestinienne qui s’est emparée des meilleurs esprits. Et le vecteur de l’antisionisme, le refus de la légitimité historique d’Israël, est désormais le carburant principal du néoantisémitisme. Mais on ne peut pas totalement s’en tenir à cette définition : ce serait passer sous silence une composante historique plus ancienne, une forme spécifiquement française d’opposition plébéienne à la République et à sa philosophie, qui s’accompagne toujours de judéophobie.

    Deux récits aujourd’hui se partagent ainsi la scène et, malheureusement, ils sont en partie faux l’un et l’autre. Le premier subsiste dans des franges entières de la gauche : celui du palestino-progressisme des années 1970 qui consiste par principe à penser que les démunis auraient tous les droits, car ils sont, comme disait Frantz Fanon, les damnés de la Terre. Mais en face et presque symétriquement, il y a une école de pensée, puissante aujourd’hui, qui assigne entièrement l’antisémitisme actuel à son origine arabo-musulmane. Comme c’est réducteur ! Ne soyons pas hémiplégiques. Je suggère qu’il faudrait arriver à penser que le carburant du néoantisémitisme est presque autant le produit d’un vieux fond populiste français que celui de préjugés transmis au sein de l’islam intégriste.

    Cette “judéophobie à la française” est une thèse de Bernard-Henri Lévy, cité dans vos remerciements, à laquelle vous souscrivez…

    Oui. Je la revisite et, vérification faite, elle fonctionne plutôt bien. Selon cette thèse déployée dans l’Idéologie française, il existe deux France : une qui va conduire au vichysme et une qui, très tôt, avant l’affaire Dreyfus, s’oppose à cette évolution funeste, antirépublicaine. Une France des Lumières, qui pense que l’individu a une valeur en tant que tel car doué de raison et capable de s’arracher aux déterminismes culturels et familiaux. Et une autre France qui penche du côté des “anti-Lumières”, comme les a nommés justement Zeev Sternhell, et qui estime que la seule valeur est le collectif. Ces deux France ont existé bien avant l’affaire Dreyfus et je crois qu’elles perdurent aujourd’hui, sous des formes renouvelées. Certains pensent encore que l’humanisme des Lumières a signé une vaste régression. On assiste, me semble-t-il, à la réactivation d’un certain antiélitisme et d’un populisme français, marqueurs culturels communs d’une partie de la gauche extrémisée et de la droite radicale.

    Vous ne partagez donc pas la thèse d’Arthur Hertzberg, rabbin américain qui fut un grand penseur du judaïsme contemporain, selon laquelle l’antisémitisme moderne provient des Lumières ?

    Cette thèse, assez répandue dans les milieux juifs conservateurs, et que Mgr Lustiger avait, à sa manière, reprise, est intéressante, bien sûr. Forte philosophiquement. Elle consiste à voir dans les grandes catastrophes du XXe siècle, et en particulier dans la Shoah, les conséquences ultimes de l’individualisme rationaliste. Je la crois inexacte et, pour ma part, malgré l’antisémitisme athéiste avéré de leurs philosophes, je suis sensible à l’incroyable potentiel émancipateur qu’ont eu les idées des Lumières, machine à fracturer, fissurer, atomiser les identités fermées, avec l’idée que l’homme n’est jamais réductible à ses origines et à ses attributs essentiels.

    Si l’on peut distinguer deux sources d’antisémitisme, on ne peut toutefois mettre sur le même plan deux réalités différentes : l’antisémitisme de droite, lui, ne tue pas…

    Aujourd’hui, certes… À l’aune de la capacité à générer de la violence et des forces de destruction, l’antisémitisme traditionnel français, celui des monarchistes et des contre-révolutionnaires, est, en effet, en très net et constant déclin depuis 1945. Taguieff a raison, depuis longtemps, d’avoir prédit son extinction. Ce qui est inquiétant, en revanche, ce sont les nouvelles synthèses, entre les rouges-bruns, les négationnistes, et ces nouveaux courts-circuits idéologiques de ceux qui oeuvrent à une liaison fatale entre l’antisémitisme issu des quartiers (où prolifèrent, trop souvent, l’islamisme et le gangstérisme) et un fond de xénophobie et d’antiélitisme français, sur le modèle Drumont.

    Vous évoquiez tout à l’heure l’antisionisme comme “fuel”, ou carburant, de l’antisémitisme. Ne peut-on être antisioniste sans être accusé d’antisémitisme ?

    Il est vrai que certaines organisations juives américaines ont réduit un peu trop systématiquement la critique de la politique israélienne à de l’antisémitisme (ce qu’elle est parfois, mais pas toujours). Il ne faut pas tomber dans ce chantage, cette critique est légitime et, quand elle se déploie dans le cercle de l’échange démocratique, elle est nécessaire. Par exemple on ne peut réduire la remise en cause de l’extension des colonies juives de Judée-Samarie à de l’antisémitisme. Et sur le plan théorique, il est aussi possible d’être antisioniste sans être antisémite. C’est le cas de trotskistes des années 1960 ou 1970, comme l’islamologue et communiste dissident Maxime Rodinson qui aimait le peuple juif mais pensait que la création d’un État d’Israël avait été une catastrophe. C’est aussi l’avis d’un Abraham Léon ou, plus près de nous, d’un Edgar Morin. Il existe donc une modalité de l’antisionisme qui est épargnée par l’antisémitisme. Mais c’est une modalité très minoritaire ! La majorité des antisionistes ne reproche pas à Israël sa politique ou la démesure des extensions territoriales en Cisjordanie, mais son existence même. Ils sont donc, de ce fait, antisémites. Et malheureusement, la spécificité du néoantisémitisme est d’avancer masqué, sous le paravent du souci des victimes actuelles, mais derrière il y a la haine d’Israël, haine qui n’a jamais été plus proliférante depuis 1967.

    Propos recueillis par

    J’accuse ! 1898-2018, d’Alexis Lacroix, Éditions de l’Observatoire, 160 pages, 15 €.

    Le BNVCA indigné condamne la loi négationniste et révisionniste polonaise qui prévoit de punir quiconque attribuera une responsabilité de la Pologne dans la Shoa.

    LE BNVCA indigné condamne la loi polonaise qui prévoit de punir de prison quiconque attribuera une responsabilité de la Pologne dans la Shoah.

    Ces manoeuvres négationnistes et révisionnistes du Gouvernement Polonais pour tenter de nier toute responsabilité de ce pays durant la Solution finale sont scandaleuses.

    Toute l’histoire se rapportant à la  Shoa démontre que la Pologne ne fut pas qu’une victime de l’Allemagne nazie. Contrairement aux allégations des gouvernants Polonais, les crimes commis sur le sol Polonais, sont imputables au gouvernement polonais et à la population polonaise. Tous les ghettos dans lesquels les juifs ont été regroupés en vue de leur déportation vers les camps de la mort, sont polonais. Ils s’appellent Varsovie, Lodz, BiałystokCzęstochowaKielceCracovieLublinLwów, RadomCracovieLes juifs y ont été enfermés, affamés, privés de tout, vivant dans des conditions inhumaines. Lors de l’opération Barbarossa, le massacre de Jedwabne est perpétré par la seule population polonaise. Prés de 2000 Juifs sont torturés et mis à mort par une partie des habitants de ce village.

    La communauté juive polonaise a été quasiment anéantie lors de la Shoah. Sur les 6 millions de Juifs tués pendant la guerre, près de la moitié sont originaires de Pologne. Ils disparaissent notamment dans les camps d’extermination nazis, meurent de faim dans les ghettos ou fusillés.

    Nous comprenons que les autorités polonaises soient à la fois honteuses, et à la fois  embarrassées ou dérangées, par ces faits incontestables qui les accusent devant le tribunal de l’Histoire.

    Toutefois, nous restons convaincus que les tentatives du gouvernement polonais de faire oblitérer la faute de leur pays par l’encre d’une loi mensongère et abjecte, ne fera que maculer plus encore leur blason et souiller leur bannière.

    Ce gouvernement polonais actuel devra admettre que quoiqu’il fasse, l’altération de la Vérité, la falsification de l’Histoire n’auront aucune emprise sur la responsabilité de la Pologne dans les massacres antisémites commis durant la Seconde guerre mondiale. C’est pourquoi nous considérons que la Pologne doit abandonner cette loi votée au moment où le monde commémore, le 73 ème anniversaire de la Libération du Camp d’Auschwitz.

    “Coupeurs de têtes” aux “coupeurs de langues” : Du terrorisme djihadiste au terrorisme intellectuel

    “Coupeurs de têtes” aux “coupeurs de langues” : Du terrorisme djihadiste au terrorisme intellectuel

    January 27, 2018

    Psychologie du terrorisme : Les liens entre “coupeurs de têtes” et “coupeur de langues” sont évidents : Terroristes djihadistes, terroristes intellectuels institutionnels et leurs complices islamiquement corrects ont une même stratégie.

            Après 17 années de campagnes terroristes, la mort de centaines de milliers de personnes dans le monde musulman et des milliers dans les pays occidentaux, la précédente observation n’a cessé d’être confirmée : djihadistes, islamistes institutionnels et complices islamiquement corrects frappent en chœur.  Ainsi, en niant systématiquement tout lien entre terrorisme et islam, en diabolisant ceux qui interpellent les sources coraniques et chariatiques « légales » de la violence islamiste, en refusant de soumettre l’islam à un examen critique pourtant encouragé pour la religion chrétienne, les forces de « l’islamiquement correct », qui allient les idéologues politiquement corrects, les lobbies islamistes « institutionnels » et leurs alliés multiculturalistes « islamiquement corrects », ont contribué à poursuivre par des moyens légaux ou psychologiques le travail d’intimidation/soumission enclenché par les terroristes islamistes.

    A l’aune de cette observation, on a pu constater, depuis les années 1990, que plus l’islamisme terroriste a fait couler de sang, plus les pôles de l’islamisme institutionnel [1] vantent les mérites intrinsèques de l’islam et pleurent le triste sort de leurs fidèles « salis » par l’association entre islam et terrorisme, ceci alors même que les musulmans jouissent en terre chrétienne de tous les droits dont sont privés les non-musulmans en terre d’islam…

    Rétablissement de la “Oumma”

    Les pôles « officiels » de l’islamisme planétaire, reconnus comme interlocuteurs légitimes par les Etats occidentaux et les Nations Unies, prônent en effet, comme les djihadistes l’application de la Charià et, à terme, la restauration d’un Califat plus ou moins formel, à travers le sacro-saint principe de « l’unité des musulmans » (al Oumma al-islamiyya). Le rétablissement de la Oumma réunifiée par l’ordre califal universel demeure en effet l’objectif affiché des Frères musulmans, de l’Organisation de la Coopération islamique (OCI) et d’autres grandes institutions panislamiques mondiales [2].  Ces pôles de l’islamisme mondial, soutenus par les Etats islamiques sunnites qui en sont membres-actifs (Turquie, Arabie saoudite, Qatar, Pakistan, Soudan, etc) poursuivent en fin de compte la même fin néo-impériale, théocratique et suprématiste, que les djihadistes adeptes du Califat de Daesh. La stratégie n’est pas très éloignée. Seuls les moyens et les tactiques diffèrent radicalement, tout en étant extrêmement complémentaires, puisque le terrorisme violent des premiers est complété par le terrorisme intellectuel des seconds.

    Ingérence sous couvert d’interventionnisme “protecteur” contre des persécutions fantasmées

    Ces lobbies de l’islamisation « soft » qui dénoncent verbalement la violence djihadiste, qui n’aurait « rien à voir avec l’islam », pratiquent de leur côté une politique d’ingérence politique permanente dans les affaires de tous les pays du monde où vivent des musulmans, sous couvert de la « défense de l’islam » et des musulmans « persécutés ». Cet interventionnisme protecteur, en réalité néo-impérial et irrédentiste, qui se nourrit d’une « islamophobie » souvent imaginaire, est le fait des grands pôles de l’islamisation planétaire précités, qui, bien que divisés, ambitionnent, sous prétexte de « défendre de la religion », de contrôler la Oumma partout dans le monde, et surtout en Europe et en Occident.

    Ces pays post-chrétiens, que les islamistes feignent de dépeindre en « croisés » alors qu’ils savent que la religion chrétienne y est reniée et malmenée depuis des décennies de repentance, sont perçus comme des nations que l’ouverture à sens unique et la faculté à culpabiliser a rendus vulnérables et perméables à l’islamisation conquérante, dans ses versions soft (prosélytisme) et hard (recrutement de terroristes).

    La stratégie de ces pôles de l’islamisme mondial conquérant, consiste à distiller au sein des communautés musulmanes d’Occident, un sentiment de persécution et de paranoïa collective, puis les pousser à ne surtout pas s’intégrer aux mœurs locales « impies », au nom d’un « droit à la différence » et d’un anti-racisme dévoyés. D’évidence, l’objectif des suprémacistes islamistes est de pérenniser l’« extériorité » des musulmans et les pousser ainsi à vivre de façon séparée (des mécréants) dans une sorte de « ghetto volontaire », puis de se ranger symboliquement sous la bannière sans frontière de la Charià.

    Sécessionnisme

     Cet objectif panislamiste de nature sécessionniste, sous couvert de victimisme, déplait bien sûr en premier lieu aux Etats musulmans nationalistes (Emirats arabes unis, Egypte, Jordanie, Algérie Syrie des Assad, Kazakhstan, etc), qui craignent l’internationalisme islamique au nom de la défense de la souveraineté nationale. Nous pensons qu’il est pour cette même raison même voué à l’échec, à terme, en terre d’islam. Toutefois, en dépit des rivalités qui opposent les Etats et pôles islamistes entre eux dans la lutte pour le leadership musulman mondial, ces derniers ont réussi à rendre une partie des communautés musulmanes d’Occident hostiles à leurs pays de naissance ou d’accueil, perçus comme « mécréants », « pervers », et bien sûr « hostiles aux musulmans et à l’islam ». La force mobilisatrice des pôles violents et non-violents du totalitarisme islamiste consiste à miser sur leur « paranoïsation » et le fait de les appeler à refuser de s’intégrer aux mœurs et ordres « infidèles ». Ce pouvoir de nuisance considérable des pôles de l’islamisme qui développent au niveau mondial un impérialisme politico-religieux suprémaciste sous couvert de défense de la liberté religieuse, pose un problème géopolitique majeur à toutes les sociétés multicuturelles qui abritent des minorités musulmanes en lien avec les organisations et Etats qui les instrumentalisent. Et ces foyers potentiels de communautarisme sécessionniste sont autant de terrains d’expansion et de théâtres d’opérations sur lesquels prospèrent également les djihadistes qui eux aussi, prétendent « défendre » les communautés musulmanes « humiliées » et « persécutées » dans le monde, et misent sur la stratégie partitionniste de la « paranoïsation ».

    “Marketing négatif” : faire parler de l’islam

    Etonnement, l’objectif de guerre premier des terroristes, qui consiste à faire parler de l’islam et à intimider les non-musulmans dans une logique de soumission-conversion, est poursuivi par ceux qui tentent de criminaliser, intimider et faire taire tous ceux qui critiquent l’islam, « blasphèment », ou dénoncent l’islamisme conquérant qui retourne la tolérance des démocraties contre elles-mêmes.

    D’évidence, la médiatisation continuelle de la terreur recherchée par les djihadistes n’a pas déclenché dans nos sociétés culpabilisées une mise à l’index des préceptes sacrés et légaux qui justifient l’intolérance et la violence islamistes. Elle n’a pas culpabilisé les lobbies islamiques communautaristes qui ont au contraire hurlé à la recrudescence de l’islamophobie sous le seul prétexte que les médias osaient parfois associer islam, islamisme et violence. La multiplication des actes terroristes commis au nom de l’islam n’a pas déclenché en Occident une attitude de discrétion et de remise en question des activistes islamistes et des fidèles réislamisés par les associations musulmanes officielles en charge de la représentation des musulmans qui n’ont de cesse de convaincre leurs ouailles qu’elles sont les « vraies » victimes des actes terroristes qui n’ont « rien à voir » avec l’islam et qui font en fait le jeu des « ennemis de l’islam » désireux de « salir l’islam et les musulmans ».

    Depuis le 11 septembre 2001, l’islam et à la civilisation islamique en général n’ont cessé de bénéficier d’un traitement de faveur par rapport aux autres religions (qui font objectivement bien moins peur), et il est toujours dépeint de façon plus a-critique et positive, au nom du « rien à voir avec l’islam » et de la lutte contre « l’islamophobie » des Occidentaux choqués par les attentats islamistes ou par les persécutions de chrétiens en terre d’islam, et qui seraient les « vrais » responsables de la « radicalisation des musulmans » victimes permanentes et post-coloniales de l’hostilité des Occidentaux impérialistes.

    Loin d’être remise en cause par les violences islamo-terroristes dont sont victimes chaque jour les « mécréants » et les « apostats », la nouvelle doxa islamiquement correcte portée par les pôles de l’islamisme institutionnel et leurs alliés multiculturalistes, s’impose toujours plus au prétexte de juguler un danger présenté comme plus grave encore que la terreur jihadiste : le « risque de ternir l’image de l’islam et des musulmans », lesquels seraient traités « comme les juifs » hier et qui seraient les cibles de la pire forme de racisme moderne : l’islamophobie.

    Notre conviction, fruit d’années de recherches sur l’islamisme et les idéologies radicales et totalitaires, est que la police de la pensée « islamiquement correcte » qui interdit de nommer la menace islamiste et de demander des comptes aux leaders et pôles de l’islam mondial officiel, empêche à la fois de gagner la guerre contre le terrorisme, qui n’est que l’iceberg du totalitarisme vert, et surtout de juguler l’islamisme « institutionnel ». Ce dernier, plus subversif, a pignon sur rue dans nos sociétés ouvertes, mais il représente la partie immergée de l’Iceberg islamo-totalitaire, c’est-à-dire une réalité bien plus vaste, et ses objectifs sont les mêmes que ceux des djihadistes : intimider et terrifier les « apostats » ; séparer les musulmans des non-musulmans ; sidérer psychologiquement les mécréants par la violence symbolique, la culpabilisation, les procès ou la violence, afin d’obliger les non-musulmans à ne parler qu’en bien de l’islam, dans le but final de soumettre le monde entier au suprémacisme islamique et donc de convertir.

    Alliance rouge-verte

    En tant que totalitarisme conquérant, rompu, comme tous les totalitarismes aux techniques de ruses de guerre, de mensonge et de propagande subversive, l’islamisme radical sait bien profiter des contradictions internes et des complexes des sociétés post-coloniales occidentales, à la fois ouvertes à tous les vents, culpabilisées, et adeptes d’une forme de tolérance à sens unique. Cette nature subversive du totalitarisme vert, dont les pôles ont réussi depuis des décennies à investir nombre de structures de représentation de l’islam dans nos sociétés, explique et a permis l’alliance apparemment contre-nature avec des forces de gauche ou politiquement correctes occidentales qui lui servent de bouclier et de caution dans sa stratégie de faire baisser les gardes des sociétés d’accueil inhibées par leur repentance. Cette alliance des lobbies multiculturalistes-communautaristes et des lobbies anti-racistes progressistes a été très utile pour faire taire, disqualifier et dissuader la critique de l’islam et donc pour empêcher la remise en cause des sources légales et canoniques de la violence et de l’intolérance islamiques, critique elle-même assimilée à une forme de racisme « islamophobe ».

    L’alliance entre coupeurs de langue rouges, verts et politiquement corrects, qui ont de facto rétabli une forme nouvelle de censure religieuse sous couvert d’antiracisme dévoyé, est grave de conséquences, car elle empêche, sous couvert de « refuser l’amalgame » entre islam et violence, de combattre les sources doctrinales du terrorisme islamiste. Or en tant que réalité totalitaire éminemment idéologique et non seulement religieuse, l’islamisme ne pourra pas être vaincu s’il est combattu uniquement de façon militaire et sécuritaire et si on écarte par principe le fait qu’il ait aussi des bases théologiques légales qu’il conviendrait de rendre caduques et de réformer. D’évidence, tant que les islamistes terroristes pourront invoquer les dogmes « canoniques » de l’islam officiel (Charià, Hadith, Sira) qui justifient la violence, l’intolérance et le suprémacisme islamiques, et tant que l’on refusera l’idée même que les jihadistes puissent se référer à des textes hélas en vigueur qui légitiment clairement la haine envers les non-musulmans et les « apostats », le travail vital qui consiste à contrer la propagande idéologique et la guerre psychologique des mouvances jihadistes qui recrutent des loups soi-disant solitaires dans des mosquées, des réunions et des réseaux virtuels ne pourra simplement pas être mené.

    L’islamiquement correct, fondé sur la valorisation excessive de la civilisation islamique et de l’islam, miroir inversé de la haine envers l’Occident judéo-chrétien, fait à la fois le jeu des islamistes jihadistes – qui justifient leurs meurtres barbares par la dénonciations des «ennemis de l’islam » – mais aussi des grands pôles officiel de l’islamisme mondial (OCI, Ligue islamique mondiale, Frères musulmans, Etats islamiques du Golfe, Turquie d’Erdogan, Pakistan, etc), pour qui chaque nouvel attentat islamiste commis en Occident est une occasion d’exiger d’eux des professions de foi islamophiles « réparatrices ».

    L’argument officiel consiste à fustiger le fait qu’en faisant un lien entre le terrorisme et l’islamisme, les occidentaux « stigmatisent les musulmans et l’islam ». En réalité, ils savent très bien que les vrais responsables de ladite islamophobie sont avant tout ceux qui tuent au nom de textes sacrés musulmans que ces mêmes pôles refusent pertinemment de dénoncer ou réformer….

    [1] Pays du Golfe, Pakistan, Frères musulmans, Ligue islamique mondiale, Organisation de la Coopération islamique – OCI, etc. (qui représenteraient le « vrai islam », modéré » et dénoncent « la supposée » « islamophobie » occidentale)

    [2] Ligue islamique mondiale, ISESCO, etc.

    Source : http://www.atlantico.f

    On se souvient de l’Holocauste dans le monde entier

    Gros plan sur une main en train d'allumer une bougie avec une longue allumette, au milieu d'une rangée de bougies commémoratives (© Saul Loeb/AFP/Getty Images)
    Un homme allume une bougie à l’occasion d’une commémoration de la Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste, au United States Holocaust Memorial Museum à Washington. (© Saul Loeb/AFP/Getty Images)

    On se souvient de l’Holocauste dans le monde entier

    Aux États-Unis et dans d’autres pays, des monuments commémoratifs sont un rappel constant de l’horreur de la Shoah et de l’importance de lutter contre les forces du mal qui l’ont déclenchée. Les Nations unies ont déclaré le 27 janvier (journée anniversaire de la libération du camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau) Journée internationale dédiée à la mémoire des victimes de l’Holocauste.

    « Je vous en fais la promesse : Nous lutterons contre l’antisémitisme. Nous éliminerons les préjugés. Nous condamnerons la haine. Nous porterons témoignage. Et nous agirons », a déclaré le président Trump, en 2017, au United States Holocaust Memorial Museum.

    Les huit monuments commémoratifs ci-dessous ne sont qu’une infime représentation des statues, musées, jardins et autres lieux de commémoration du monde entier qui rendent hommage aux six millions de victimes juives de l’Holocauste et aux millions d’autres victimes du nazisme.

    Jérusalem

    Des photos sur une spirale montant vers le plafond (© Ulrich Baumgarten via Getty Images)
    (© Ulrich Baumgarten via Getty Images)

    Le Hall of Names, mémorial de Yad Vashem, à Jérusalem, rend hommage à tous les Juifs morts dans l’Holocauste. Le plafond de l’édifice (photo ci-dessus) est un cône de 10 mètres de haut qui s’élève vers le ciel et sur lequel sont accrochées 600 photos, un nombre infime par rapport à celui des hommes, femmes et enfants juifs exterminés pendant l’Holocauste.

    Berlin

    Un homme marchant entre des stèles en béton au Mémorial aux Juifs assassinés d'Europe, à Berlin (© Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images)
    (© Thomas Trutschel/Photothek via Getty Images)

    Le Mémorial aux Juifs assassinés d’Europe, à Berlin, comprend 2 711 stèles en béton, dalles utilisées depuis l’antiquité pour commémorer les disparus, disposées en maillage sur un terrain en pente. Peter Eisenman en est l’architecte, et ses 19 000 m2 s’étendent sur l’ancien emplacement du Mur de Berlin, au sud de la Porte de Brandebourg.

    La Nouvelle-Orléans

    Des piliers multicolores avec une étoile juive en son centre au Mémorial de l'Holocauste, à la Nouvelle-Orléans (Alamy)
    (Alamy)

    L’artiste israélien Yaacov Agam est le créateur du Mémorial de l’Holocauste de la Nouvelle-Orléans. Ce monument est situé dans le parc Woldenberg, sur les rives du Mississippi, en Louisiane. Il est composé de neuf panneaux qui représentent des images perçues différemment selon l’endroit où l’on se trouve, à commencer par l’étoile de David avant de s’avancer vers les ténèbres et le chaos, puis la foi, l’espoir et le renouveau.

    Vienne

    Des bougies allumées au Mémorial de l’Holocauste de Vienne (Dieter Nagl/AFP/Getty Images)
    (Dieter Nagl/AFP/Getty Images)

    Le Mémorial de l’Holocauste de Vienne est construit sur la Judenplatz, foyer de la communauté juive de Vienne au Moyen-Âge et emplacement d’une synagogue historique. Le monument commémoratif en acier et en béton, connu sous le nom de la « Bibliothèque sans nom », est construit comme des livres sur des étagères de bibliothèque dont les reliures font face au mur, symbolisant les vies abrégées des victimes de l’Holocauste.

    Budapest

    Des sculptures de chaussures sur les rives d’un fleuve (© Attila Kisbenedek/AFP/Getty Images)
    (© Attila Kisbenedek/AFP/Getty Images)

    Non loin du Parlement hongrois à Budapest, la promenade des Chaussures au bord du Danube commémore les milliers de Juifs tués par les milices fascistes, en 1944 et 1945. On obligeait les victimes à se déchausser avant de les fusiller et qu’elles ne tombent dans le fleuve. Les sculptures de chaussures d’hommes, de femmes et d’enfants sont scellées sur les rives du Danube, à titre de rappel permanent.

    Miami Beach

    Sculpture d’un bras de géant tendu vers le ciel avec des centaines de personnes qui y sont accrochées (Alamy)
    (Alamy)

    Un bras tendu aussi haut qu’un immeuble de quatre étages se trouve au cœur du Mémorial de l’Holocauste de Miami Beach, en Floride. Il porte le tatouage d’un numéro d’Auschwitz et des centaines de personnes y sont accrochées. « L’immensité de cette tragédie est infinie. En faire une représentation artistique, impossible … mais je me devais d’essayer », a déclaré son sculpteur, Kenneth Treister.

    Paris

    Murs d’un couloir couverts de milliers de petites lumières allumées (Alamy)
    (Alamy)

    Le Mémorial des Martyrs de la Déportation à Paris commémore les 200 000 Juifs, homosexuels, Roms (également appelés les Tsiganes) et les opposants politiques des nazis qui ont été déportés de France et envoyés dans des camps de concentration pendant la Seconde Guerre mondiale. Derrière la tombe d’un déporté inconnu se déroule un couloir de 200 000 bâtonnets de verre rendant hommage aux disparus.

    Minsk

    Sculpture de figures squelettiques descendant une colline à côté d’un escalier en pierre (© Linda D. Epstein/MCT via Getty Images)
    (© Linda D. Epstein/MCT via Getty Images)

    Le Pit, un mémorial dédié aux victimes de l’Holocauste en Biélorussie, est construit sur les lieux des massacres des 5 000 prisonniers juifs du ghetto voisin de Minsk. La sculpture en bronze, appelée « Le dernier chemin », représente des prisonniers descendant vers la fosse.

    Haley affirme à l’ONU qu’Abbas manque de courage pour faire la paix

    Haley affirme à l’ONU qu’Abbas manque de courage pour faire la paix

    “Nous n’insisterons pas avec un leadership palestinien qui manque de ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix”, a affirmé l’envoyée américaine

    Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, s'entretient avec la presse au siège des Nations unies à New York, le 2 janvier 2018 (Crédit : Drew Angerer / Getty Images / AFP)

    Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis auprès des Nations unies, s’entretient avec la presse au siège des Nations unies à New York, le 2 janvier 2018 (Crédit : Drew Angerer / Getty Images / AFP)

    Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis aux Nations unies, a critiqué Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, déclarant que son gouvernement soutenu par l’Occident « manquait de ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix ».

    S’adressant au Conseil de sécurité de l’ONU, Haley a affirmé qu’Abbas n’avait pas le courage de faire des compromis avec Israël.

    « Nous n’insisterons pas avec un leadership palestinien qui manque de ce qui est nécessaire pour parvenir à la paix », a affirmé Haley. « Il a rejeté tout rôle américain dans les pourparlers de paix. Il a insulté le président américain. Il a appelé à suspendre la reconnaissance d’Israël. »

    « Les discours remplis de haine et la fin des négociations ne nous mènent nulle part », a-t-elle dit, se référant au discours enflammé d’Abbas prononcé la semaine dernière à l’OLP.

    « La paix n’arrivera jamais sans des dirigeants qui ont du courage », a-t-elle dit, ajoutant qu’un accord « exigerait un compromis ».

    « La vraie paix exige des dirigeants qu’ils soient prêts à aller de l’avant, à reconnaître des vérités difficiles et à faire des compromis », a expliqué Haley. « Les Etats-Unis restent pleinement préparés et désireux de poursuivre le chemin vers la paix. »

    Le représentant des Palestiniens à l’ONU Riyad Mansour a estimé devant le Conseil jeudi, que la recherche de la paix avait été, pour M. Abbas, “le travail d’une vie”.

    Le rejet de la décision américaine sur Jérusalem n’avait pas pour objectif de “manquer de respect” mais était plutôt “une position ancrée dans le plein respect de la loi, des principes de justice et d’équité” a-t-il avancé.

    C’était la première réunion du Conseil de sécurité sur les tensions dans la région après l’adoption par l’Assemblée générale de l’ONU d’une résolution contre la décision de Donald Trump et la menace américaine de geler une partie de l’aide à l’UNRWA, l’agence onusienne qui vient en aide aux réfugiés palestiniens.

    Trump ne croit plus qu’Abbas souhaite la paix

    Trump ne croit plus qu’Abbas souhaite la paix

    Aux côtés de Netanyahu, le président américain déclare que la question de Jérusalem est “hors de table” – un propos qui ne peut laisser les Palestiniens qu’encore plus furieux

    David Horovitz
    Le président américain Donald Trump s'entretient avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d'une réunion bilatérale en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 25 janvier 2018 (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

    Le président américain Donald Trump s’entretient avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une réunion bilatérale en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos, en Suisse, le 25 janvier 2018 (AFP PHOTO / Nicholas Kamm)

    Lors de sa rencontre avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Davos ce jeudi, le président américain Donald Trump a parlé d’Israël et des Palestiniens. Si ses propos ont agi comme une douce mélodie aux oreilles de Netanyahu, ce fut l’exact opposé pour les Palestiniens.

    En mai, quelques heures après avoir rencontré à Ramallah Mahmoud Abbas, président de l’Autorité palestinienne, Trump avait déclaré dans son discours au musée d’Israël, également en présence de Netanyahu, que les Palestiniens « étaient prêts à rechercher la paix ». Conscient du scepticisme de Netanyahu, Trump a réitéré : « Je sais que vous avez déjà entendu cela. Je vous le dis. C’est ce que je fais. Ils sont prêts à rechercher la paix. »

    A Davos, en revanche, Trump a affirmé catégoriquement qu’Israël voulait faire la paix, mais qu’il n’était visiblement plus convaincu par Abbas et les Palestiniens. Les Palestiniens vont « vouloir faire la paix eux aussi, il n’y aurait sinon plus rien à faire », a-t-il dit. « Ils [les Israéliens] veulent faire la paix, et j’espère que les Palestiniens veulent faire la paix. Et si c’est le cas, à la fin tout le monde sera content. Des gens meurent depuis des années. Les gens se sont entretués pendant de nombreuses années. Ils doivent être fatigués et dégoûtés. »

    Interrogé sur le récent discours d’Abbas, dans lequel le dirigeant palestinien a fustigé les Etats-Unis et leur président, Trump a répondu : « Je n’ai pas personnellement lu ces remarques. Je ferais probablement mieux de ne pas m’y intéresser. Mais nous avons fait beaucoup pour eux et j’espère qu’ils vont faire la paix pour leur peuple. »

    Trump a, à plusieurs reprises, fait allusion au respect – ou plutôt au manque de respect qu’il ressent de la part des Palestiniens. « Ils nous ont manqué de respect il y a une semaine en ne permettant pas à notre grand vice-président de les voir », a-t-il protesté. Il les a appelés à « respecter le processus » et a fulminé leur échec « à respecter le fait que les Etats-Unis leur ont apporté un soutien énorme au cours des dernières années en termes de soutien monétaire et autre ». « Il faut respecter les Etats-Unis ou nous n’irons pas plus loin. »

    Durant les premiers mois de son administration, les Palestiniens, dirigés par Abbas, ont tenté de flatter et d’entreprendre une entente cordiale avec Trump. Ils refusent d’avoir des relations avec lui et son équipe depuis le 6 décembre, date à laquelle Trump a reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël.

    Cette opposition publique a atteint de nouveaux sommets le 14 janvier, quand Abbas a déclaré dans un discours furibond que « nous avons affirmé à Trump que nous n’accepterions pas son projet, son ‘affaire du siècle’, qui est en fait la ‘gifle du siècle’. Mais nous giflerons en retour. » « Que Dieu démolisse ta maison », a ajouté à l’adresse de Trump le dirigeant palestinien.

    Les responsables de l’administration américaine ont reconnu que la reconnaissance de Jérusalem par Trump était un coup dur porté aux Palestiniens – même si Trump a insisté le 6 décembre pour que les frontières de la souveraineté israélienne soient négociées entre les différentes parties – et a déclaré qu’une période de « refroidissement » serait nécessaire pour les Palestiniens.

    Mais ce jeudi, Trump est allé encore plus loin dans sa prise de position pro-israélienne concernant Jérusalem. Il a dit carrément, en se tournant vers Netanyahu, que « vous avez gagné un point » – sur Jérusalem – et qu’il faudrait donner du terrain sur d’autres questions si jamais les négociations allaient bon train. Il a indiqué que la question de Jérusalem était maintenant traitée et qu’apparemment, il n’était plus question de la négocier. « Nous avons enlevé Jérusalem de la table, donc ils n’ont plus à en parler. »

    Il a également affirmé qu’il espérait toujours que les dirigeants palestiniens « allaient faire la paix pour leur peuple » et qu’il espérait que « les b