France: des tags antisémites et racistes sur la maison d’un maire en Alsace

09/11/201820:39:47MIS À JOUR LE09/11/201821:30:08Écrit pari24NEWS – AFP

Deux croix gammées et des messages antisémites ont été découvert à l’entrée de la synagogue de Verdun
AFP

Des tags antisémites et racistes, visant notamment le préfet de la région Grand Est et les migrants, ont été inscrits sur la maison du maire de Brumath (Bas-Rhin) dans la nuit de jeudi à vendredi, a-t-on appris vendredi de sources concordantes.

“Toutes les façades de la maison et la porte du garage ont été taguées sur deux mètres de haut”, a expliqué le maire de Brumath, Etienne Wolf, “effaré”.PUBLICITÉ

Il était écrit, a-t-il détaillé: “Marx=Jude” (juif en allemand) à côté d’une croix gammée, “Le préfet juif Marx, on ne veut plus de migrants”, “Migrant raus” (dehors en allemand) ou encore “Elus alsaciens=vendus”.

“Mon nom n’était nulle part, mais ma maison a été visée en tant qu’élu alsacien”, a-t-il ajouté, précisant qu’il était de confession catholique et avait enseigné la religion pendant trente ans.

Une plainte a été déposée auprès de la gendarmerie et des techniciens en identification criminelle ont procédé à un relevé d’indices, a précisé l’élu, qui est aussi vice-président du conseil départemental du Bas-Rhin.

M. Wolf a ensuite fait recouvrir de peinture les inscriptions. “Ca fait 18 ans que je suis maire, je n’ai jamais été confronté à cette problématique”, a-t-il ajouté. 

DOMINIQUE FAGET (AFP)

Le Premier ministre Manuel Valls (G) et le préfet de Seine-et-Marne Jean-Luc Marx, le 2 juin 2016 à Nemours
DOMINIQUE FAGET (AFP)

Des inscriptions antisémites visant entre autres le préfet, Jean-Luc Marx, ont été relevées ces dernières semaines dans cinq autres communes du Bas-Rhin, a indiqué la préfecture.

Après deux années de baisse, les actes antisémites en France ont fortement augmenté (+69%) sur les neuf premiers mois de 2018, s’est alarmé le Premier ministre Edouard Philippe dans une tribune publiée vendredi sur Facebook.

Marine Le Pen a par ailleurs estimé vendredi que “refuser de désigner la cause” de la montée de l’antisémitisme, identifiée comme étant “l’islamisme radical” par son compagnon Louis Aliot, revenait à “se condamner à l’impuissance et donc renoncer à le combattre.”

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