La cellule terroriste voulait s’attaquer à l’Elysée


Attentat déjoué : la cellule terroriste voulait s’attaquer à l’Elysée

Les personnes arrêtées, mardi, envisageaient d’attaquer le palais de l’Élysée à la Kalachnikov. LP/Frédéric Dugit

Selon nos informations, les quatre hommes interpellés en région parisienne vendredi dernier avaient effectué des repérages aux abords de la présidence de la République.

En garde à vue, ils n’ont pas caché leur adhésion à l’islam radical. Ni leur projet d’action violente, déjà à un stade avancé lors de leurs interpellations. Selon des sources concordantes, les quatre suspects, Alexandre B., Karim B., Anis M. et M.C., arrêtés vendredi et mis en examen mardi pour « association de malfaiteurs terroriste et criminelle » et écroués, envisageaient d’attaquer l’Élysée à la Kalachnikov, mais aussi le commissariat d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). C’est ce qui ressort des investigations menées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui a fait usage de techniques de surveillance très intrusives, pour mettre hors d’état de nuire le groupe.

Plusieurs des suspects, âgés de 17 à 39 ans et interpellés à Paris, dans le Val-d’Oise ainsi qu’en Seine-Saint-Denis, ont effectué des repérages rue du Faubourg-Saint-Honoré, dans le VIIIe arrondissement de Paris, où est située la présidence de la République. Des analyses téléphoniques laissent penser qu’ils se trouvaient dans le secteur. Dans leurs discussions, l’un des suspects se serait même vanté de bien connaître l’endroit. L’enquête vise à déterminer s’ils cherchaient à attaquer des policiers en faction ou s’ils envisageaient de rentrer dans le bâtiment pour frapper aveuglément. Fait inquiétant : l’un des terroristes présumés aurait évoqué l’idée de chercher une entrée de service.

Un passage à l’acte pour le ramadan évoqué

Les investigations démontrent aussi que la cellule avait ciblé le commissariat d’Aulnay-sous-Bois en Seine-Saint-Denis, département d’où sont originaires deux des suspects. « Je m’en fiche de tirer sur des flics », a expliqué en substance l’un des suspects en garde à vue.

Le groupe, qui échangeait sur des messageries chiffrées et se revendique de Daech, avait collecté 1200 euros pour acquérir un fusil d’assaut Kalachnikov. Des réunions entre les protagonistes ont eu lieu à Chelles (Seine-et-Marne). Un passage à l’acte lors du début du ramadan ce week-end a été évoqué, précipitant le coup de filet des enquêteurs de la DGSI.

L’un des suspects, M.C., le mineur, était fiché S : il avait été condamné pour un projet de départ en Syrie puis placé en centre éducatif fermé. Les trois autres n’étaient connus que pour des délits de droit commun. Le plus âgé, Alexandre B., était fonctionnaire à la mairie de Paris, affecté à un stade du nord de la capitale.Jean-Michel Décugis, Éric Pelletier et Jérémie Pham-Lê02 mai 2019, 13h17 | MAJ : 02 mai 2019, 14h20leparisien.fr/

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