Le BNVCA salue la décision du Parquet de Paris qui dans l’affaire de l’assassinat de Sarah Halimi a requis le renvoi aux assises du suspect Kobili Traoré.

Le BNVCA salue la décision du Parquet de Paris qui dans l’affaire de l’assassinat de Sarah Halimi, a requis le 17 juin 2019 le renvoi aux assises de Kobili Traoré prévenu du meurtre à caractère antisémite en 2017 de cette septuagénaire de confession juive, torturée et jetée par-dessus son balcon.

Nous rappelons que déjà le 20 septembre 2017, le Parquet de Paris, par la voix du Procureur de la République de Paris, Monsieur François MOLINS, a dû faire pression sur la Magistrate chargée de l’instruction afin qu’elle retienne le caractère antisémite de l’acte. Le BNVCA reste perplexe et doute sérieusement aujourd’hui que la Juge d’Instruction décide cette fois de la tenue de ce procès.

Depuis le début de l’affaire elle a refusé catégoriquement que les associations de lutte contre l’antisémitisme se constituent partie civile.

Elle a ordonné trois expertises psychiatriques contradictoires qui nous font craindre que le suspect soit reconnu comme pénalement irresponsable et bénéficie d’un non-lieu.

Pourtant, les faits sont clairs. Dans la nuit du 3 au 4 avril 2017 à Paris, Kobili Traoré, pris d’une “bouffée délirante” selon des experts, s’était introduit dans la nuit, par effraction chez sa voisine Lucie Sarah Halimi née Attal, au troisième étage d’un immeuble HLM du quartier populaire de Belleville, après avoir traversé l’appartement d’autres voisins qui s’étaient barricadés dans une chambre. Aux cris répétés d’”Allah Akbar”, entrecoupés d’insultes et de versets du coran, il l’avait rouée de coups, avant de la précipiter dans la cour devant les policiers impassibles, pourtant alertés dès le début de l’attaque et arrivés nombreux sur les lieux.

Le BNVCA ne peut accepter qu’un conducteur automobile en état d’ivresse voit sa peine aggravée en cas d’accident, alors qu’un assassin sous l’emprise de la drogue soit excusé légalement. C’est pourquoi nous avons saisi la Garde des Sceaux, à trois reprises (le 9/01/18, le 18/12/18 et le 10/04/19) lui exprimant nos craintes, nos appréhensions, nos remarques et en lui demandant d’intervenir personnellement dans ce dossier.

Dans sa dernière réponse au BNVCA en date du 5/06/19, la Ministre nous” assure avoir pris en compte la gravité des faits, l’émotion qu’ils ont suscitée et le trouble à l’ordre public qui en a découlé Soyez assuré que la Ministre de la Justice tien à la lutte contre l’antisémitisme comme fondamentale. Elle demeure une priorité de la Politique Pénale de la ¨Ministre de la Justice, qui entend soutenir une fermeté absolue face à des actes intolérables qui déshonorent notre République

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