Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

Plusieurs figures de l’extrême droite parmi les gilets jaunes

Anciens du GUD, membres de la fraternité St Pie X, plusieurs personnalités antisémites ont participé aux manifestations des gilets jaunes à Paris

Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d'incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d'écran Youtube)

Le militant Hervé Ryssen, déjà jugé coupable d’incitation à la haine, était présent le 17 novembre aux manifestations de gilets jaunes (Capture d’écran Youtube)

Alors que la mobilisation des gilets jaunes atteignait à Paris samedi 1er décembre un degré d’intensité en terme d’affrontements avec les forces de l’ordre et de détériorations encore inégalé depuis le début du mouvement, plusieurs témoins rapportent la présence d’une poignée de groupuscules « nationalistes et d’extrême droite », selon le journal Libération.

Déjà le 17 novembre, le militant néo-nazi Hervé Ryssen était signalé en marge d’une marche arborant un gilet jaune. On notait également la présence de Dieudonné, le polémiste jugé coupable à plusieurs reprises d’incitations à la haine et à la violence contre les juifs.

Lors des manifestations parisiennes du 1er décembre, le quotidien Libération a ainsi repéré « aux abords de la place de l’Etoile Yvan Benedetti, ancien président du groupe ultranationaliste ‘L’œuvre française’, dissous en 2013 après la mort de Clément Méric. Place des Ternes, de nombreux graffitis du GUD (Groupe Union Défense), une organisation étudiante d’extrême droite, ont été réalisés sur les devantures de commerces et sur le mobilier urbain ».

L’Oeuvre française n’est pas seulement ultranationaliste, il regroupe aussi des nostalgiques du maréchal Pétain et des antisémites. Ce groupe, très proche du Front National (FN, aujourd’hui RN) avant son changement de dénomination, se présente comme « à la pointe du combat nationaliste, de l’action anti-sioniste et anti-marxiste au sein de la nation française ».

À la suite de la mort du militant anti-fasciste Clément Méric, Manuel Valls, alors ministre de l’Intérieur avait annoncé le 24 juillet 2013 la dissolution de l’organisation à l’issue du Conseil des ministres.

Il déclarait que l’Œuvre française est une « association qui propage une idéologie xénophobe et antisémite, des thèses racistes et négationnistes, qui exalte la collaboration et le régime de Vichy, et qui rend des hommages réguliers au Maréchal Pétain, à Brasillach ou à Maurras ».

Marianne signale également la présence d’Axel Lousteau conseiller régional du Rassemblement national (RN), proche de Marine Le Pen et ancien membre du GUD. L’hebdomadaire évoque aussi la présence de plusieurs formations d’extrême-gauche comme les Black Blocs.

Plusieurs groupuscules catholiques intégristes, « notamment de la fraternité Saint Pie X, de l’église Saint-Nicolas-du-Chardonnet sont aussi présents, » note également Libération. La fraternité sacerdotale Saint Pie X, dont le fondateur Mgr Marcel Lefebvre a été excommunié en 1988, a été épinglée à plusieurs reprises pour la diffusion de propos antisémites.

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